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VERGERS EN AB : MAITRISE DE LA CHARGE ET

CONDUITE EN POMMIERS ET POIRIERS


Issu de la brochure Etudes et résultats éditée par la Morinière
Volet Agriculture Biologique

Sommaire
MAITRISE DE LA CHARGE ET CONDUITE EN POMMIERS ......................................................................... 1
Eclaircissage..................................................................................................................................... 1
Extinction ......................................................................................................................................... 7
Taille ................................................................................................................................................ 8
MAITRISE DE LA CHARGE ET CONDUITE EN POIRIERS............................................................................. 9
Eclaircissage..................................................................................................................................... 9

MAITRISE DE LA CHARGE ET CONDUITE EN POMMIERS


Eclaircissage
L’éclaircissage reste un moyen incontournable pour réguler la production et ainsi limiter l’alternance.
Manuellement, cette opération est trop onéreuse et difficile à réaliser dans les délais. La mise au
point de programmes utilisant des substances naturelles autour de la période de floraison et au
stade petits fruits doit permettre de régulariser la production, d’en réduire les coûts et d’améliorer le
calibre final et la qualité gustative des fruits.

Eclaircissage chimique
En 2014, cinq programmes d’éclaircissage chimique ont été testés pour comparer l’efficacité de
différents produits appliqués à des stades phénologiques distincts. Cet essai a été conduit sur une
parcelle conventionnelle d’Ariane cov plantée en 2005 afin d’avoir à disposition un matériel végétal
plus homogène.
Pleine floraison Fin de floraison
Fin Bois de 2 ans et Fin Bois de 2 ans et 9 mm 11 mm
Modalités Bois 2 ans et + Fin bois 1 an
début bois 1 an F2 bois 1 an
07-avr 08-avr 10-avr 11-avr 25-avr 30-avr
Témoin - - - - - -
BSC BSC (18 L/ha) BSC (18 L/ha) BSC (18 L/ha) BSC (18 L/ha) - -
Arb'Hiver + MSD (10 Arb'Hiver + MSD (10 Arb'Hiver + MSD (10 Arb'Hiver + MSD (10
Huile + Soufre - -
L/ha + 7,5 kg/ha) L/ha + 7,5 kg/ha) L/ha + 7,5 kg/ha) L/ha + 7,5 kg/ha)
BSC/Huile + Arb'Hiver + MSD (10 Arb'Hiver + MSD (10
BSC (18 L/ha) BSC (18 L/ha) - -
Soufre L/ha + 7,5 kg/ha) L/ha + 7,5 kg/ha)

Colorant noir (5 kg/ha) Colorant noir (5 kg/ha)


Colorant +
- - - - + Argile (40 kg/ha) + + Argile (40 kg/ha) +
Argile
Heliosol (2 L/ha) Heliosol (2 L/ha)

Huile - - - - Ovipron + (15 L/ha) Ovipron + (15 L/ha)


BSC = Bouillie sulfocalcique Polisenio : 380 g/L polysulfure de calcium Heliosol = alcools terpéniques 665 g/L
Ovipron + = huile minérale paraffinique 800 g/L Colorant noir = E153
Arb’Hiver = huile minérale paraffinique 800 g/L MSD = Microthiol Special Disperss
Produits non homologués pour cet usage
Tableau 1 : Modalités de l’essai 2014.

Les conditions climatiques printanières de 2014 (températures clémentes et pluviométrie réduite)


ont favorisé la pollinisation et la fécondation et par voie de conséquence la nouaison. Ces conditions
se sont néanmoins détériorées durant la dernière décade d’avril lors des applications aux stades
petits fruits. Le matériel végétal choisi pour l’essai présente des caractéristiques homogènes,
notamment en ce qui concerne le taux de floraison. Pour chaque modalité ont été comparés le taux
de nouaison, de fructification, la production, la répartition des calibres et la rugosité.

Taux A
350 325
AB
ABC
300 283
BC 271
238 C C
250
217 219
200

150

100

50

0
Témoin BSC Huile + BSC + Huile Colorant + Huile
Soufre +Soufre Argile

Figure 1 : Taux de fructification d’Ariane cov, 2014.

Les différentes substances appliquées ont eu un impact significatif sur le taux de fructification.
L’intensité de cet effet varie toutefois en fonction du produit utilisé et de la période d’application. En
effet, les applications florales (BSC/Huile + Soufre/BSC + Huile + Soufre) semblent avoir une incidence
plus prononcée que les applications aux stades petits fruits (Colorant + Argile/Huile). Outre la nature
des produits, cette distinction peut être liée aux mauvaises conditions climatiques rencontrées lors
des applications plus tardives.
Malgré cet effet significatif, le nombre de fruits supprimés lors de l’éclaircissage manuel reste
beaucoup trop élevé puisqu’il est compris entre 450 et 500 fruits/arbre. Dans ces conditions très
favorables à la nouaison, les applications réalisées n’ont pas été suffisamment sévères.
60.2 57.8 59 59.7 55 58.5 (t/ha)
100%

80% >80

75-80
60%
70-75
40%
65-70

20% <65

0%
Témoin BSC Huile + BSC + Huile Colorant + Huile
Soufre +Soufre Argile

Figure 2 : Répartition des calibres et production d’Ariane cov, récolte 2014.

La production ne semble pas avoir été affectée par les programmes d’éclaircissage réalisés. Seule
l’observation de la répartition des calibres permet de différencier les modalités entre elles. Celle-ci
confirme fidèlement les tendances mises en évidence via le taux de fructification. A production
identique, les applications florales combinant différemment la BSC, l’huile et le soufre, entraînent
une légère amélioration du calibre par rapport au témoin. Le colorant noir associé à l’argile présente
des résultats similaires au témoin alors que l’huile appliquée au stade petits fruits semble pénaliser le
calibre, ce qui confirme les résultats d’essais précédents.

Classe 0 : Fruits indemnes de rugosité Classe 1 : Rugosité légère Classe 2 : Rugosité forte

100%

80%

60% Classe 2

40% Classe 1

20% Classe 0

0%
Témoin BSC Huile + BSC + Colorant Huile
Soufre Huile + + Argile
Soufre

Figure 2 : Répartition des fruits d’Ariane cov par classe de rugosité, récolte 2014.

L’observation de la rugosité des fruits à la récolte permet de souligner l’effet légèrement rugogène
des applications de BSC, d’huile et de soufre à la floraison. Il est intéressant de noter que la modalité
« Colorant + Argile » présente moins de fruits de classe 2. Il est donc probable que les applications
d’argile jouent un rôle cosmétique qui améliore la qualité épidermique du fruit. C’est un élément
d’observation qui a été mesuré dans d’autres études.
En parallèle, un autre essai conduit sur Ariane cov a mis en évidence l’inefficacité du bicarbonate de
potassium appliqué trois fois en pleine floraison à une dose de 15 kg/ha.

L’essai 2015 a été réalisé sur une parcelle de Dalinette cov plantée en 2006. A l’image de l’année
précédente, les conditions climatiques ont été très favorables lors des différentes applications
florales.

Dose (en L ou kg/ha)


20-avr 22-avr 27-avr
Modalités
Début Pleine
Fin floraison
floraison floraison
Témoin - - -
BSC 18 18 18
Ovirpon + 10 10 10
MSD 7.5 7.5 7.5
Tableau 2 : Modalités de l’essai 2015.

120 88

100 62
Nb fruits supprimés/arbre

80 60

60

40

20

0
Témoin BSC Huile + Soufre

Figure 4 : Nombre de fruits éclaircis selon les modalités, 2015.

t/ha 271 268 228 Nb


fruits/arbre
60 54.3 55.5

50 45.7
>80
40 75-80

30 70-75
65-70
20
<65
10

0
Témoin BSC Huile + Soufre

Figure 5 : Répartition des calibres et production de dalinette cov, récolte 2015.

La BSC a permis de réduire le nombre de fruits total de 10 % par rapport au témoin alors que
l’association Ovipron + et Microthiol a entraîné une réduction de 20 % de ce même nombre de fruits.
Ces applications ont donc permis de limiter l’éclaircissage manuel. La modalité BSC obtient un
rendement comparable au témoin tout en garantissant une légère amélioration du calibre et de la
coloration. Les applications huile et soufre ont pénalisé le rendement sans pour autant entraîner une
amélioration du calibre. Connaissant la sensibilité de la variété Dalinette vis-à-vis du soufre, il est
possible que les applications de Microthiol ait affecté la physiologie des arbres et pénalisé la
production. Les comptages relatifs à la rugosité montrent qu’aucune des modalités n’est
significativement différente du témoin. En effet, les fruits dont la qualité épidermique se trouve
dépréciée (classe 2) sont en proportion assez élevée (30 %) quel que soit le produit utilisé.

En parallèle de cet essai éclaircissage, un screening variétal a été réalisé afin d’appréhender la
phytotoxicité du mélange huile (10 L/ha) et soufre (7.5 kg/ha). Trois applications ont ainsi été
réalisées lors de la floraison sur un panel de variétés (Opal, Juliet, Dalirène, Pilot, Daliclass et
Pirouette). Des symptômes de phytotoxicité ont été observés sur les feuilles des variétés Opal et
Juliet ce qui a eu pour conséquence d’entraver l’activité photosynthétique.

Phytotoxicité sur feuilles, variété Opal

Eclaircissage mécanique
En 2015, La Morinière a mis en place un essai d’éclaircissage mécanique sur des parcelles conduites
en agrobiologie. Comme précédemment c’est la variété Dalinette cov plantée en 2009 qui a fait
office de support d’expérimentation. L’objectif est de comparer l’efficacité éclaircissante du passage
de la Darwin à différents stades phénologiques.

Date d’application
Stade C Stade E2
Modalité (26/03/15) (14/04/15)
T0 - -
310Darwin
t/mi n à 5.7 Darwin
T1 km/h 260 t/mi n à 5 km/h
Darwin
T2 - 260 t/mi n à 5 km/h
Tableau 3 : Modalités de l’essai 2015.

Stade C Stade E2 Total


Témoin - - -
T1 -19% -28% -47%
T2 -46% -46%
Tableau 4 : Pourcentage de corymbes éliminés par passage.
Le premier passage de Darwin réalisé au stade C a entraîné l’élimination de 19 % des corymbes. Le
deuxième passage, effectué au stade E2, a permis l’élimination de 28 % des bouquets floraux. Ainsi,
pour la modalité T1, ce sont en tout 47 % des corymbes qui ont été retirés. Ce même résultat est
atteint avec un seul passage au stade E2 dans la modalité T2. L’efficacité éclaircissante d’un passage
précoce est donc nettement moindre que celle d’un passage à un stade phénologique plus avancé.
Outre l’aspect quantitatif, il est intéressant de noter que la Darwin a exclusivement impacté
l’extrémité des branches, ce qui pose problème en termes de répartition des bouquets floraux. En
d’autres termes, l’utilisation de cet outil nécessite une adaptation de la conduite des arbres (haie
fruitière) afin d’obtenir un éclaircissage homogène.

Taux nouaison Taux fructification


Taux
350
237
300
224
250
151
200

150 116

82 101
100

50

0
Témoin T1 T2

Figure 6 : Taux de nouaison et fructification de Dalinette, 2015.

120 110

100
68
Nb fruits/arbre

80
61
60

40

20

0
Témoin T1 T2

Figure 7 : Nombre de fruits éclaircis selon les modalités, 2015.

Quelque soit la modalité, le passage de la Darwin induit une augmentation du taux de nouaison et de
fructification par rapport au témoin. Le retrait d’une partie des corymbes a donc favorisé
l’accrochage des fleurs restantes. L’éclaircissage mécanique a également réduit le nombre de fruits
supprimés par arbre de l’ordre de 40 % lors de l’intervention manuelle sans que les modalités ne se
distinguent entre elles.
t/ha 322 248 184 Nb
fruits/arbre
66.6
70
56.8
60
>80
44.7
50
75-80
40 70-75
30 65-70
<65
20

10

0
T0 T1 T2

Figure 8 : Répartition des calibres et production de Dalinette, récolte 2015.

Les tonnages à l’hectare soulignent l’efficacité éclaircissante de la Darwin. En effet, les modalités
éclaircies T1 et T2 ont respectivement des rendements inférieurs de 10 et 20 tonnes par rapport au
témoin. Le nombre de fruits suit cette même tendance. Cette réduction a permis une amélioration
du calibre dans la modalité T1, avec notamment une proportion de fruits supérieurs à 75 mm plus
importante. Ce constat ne s’applique pas à T2, dont les fruits, bien que moins nombreux, ne sont pas
plus gros. Enfin, il faut préciser que le ou les passages de Darwin ont légèrement favorisé la
coloration des fruits.

Extinction
Toujours en lien avec la maitrise de la charge, La Morinière a conduit en 2015 un essai sur le thème
de l’extinction dans des parcelles agrobiologiques. C’est la variété Opal qui a été choisie comme
support d’expérimentation du fait de sa forte propension à la coulure et à l’alternance. Au regard du
comportement des arbres les années précédentes, aucun éclaircissage chimique n’a été réalisé lors
du printemps 2015. Au cours de l’extinction, qui s’est déroulée le 31 mars, environ 40 % des
corymbes ont été supprimés avec pour objectif d’obtenir une répartition homogène des boutons
floraux restants.

Taux Taux nouaison Taux fructification

350
281
300

250 199
188
200
129
150

100

50

0
Témoin Extinction

Figure 9 : Taux de nouaison et fructification d’Opal, 2015.


62 52 Nb
t/ha fruits/arbre
25
19.5
20 >80
16.6
75-80
15
70-75

10 65-70
<65
5

0
Témoin Extinction

Figure 10 : Répartition des calibres et production d’Opal, récolte 2015.

A l’image des résultats obtenus avec la Darwin, l’extinction a favorisé l’accrochage des corymbes
épargnés, améliorant les taux de nouaison et de fructification. En revanche, la diminution de la
production ne se traduit pas ici par une amélioration du calibre. Les conditions favorables de l’année
n’ont certainement pas été suffisamment discriminantes pour mettre en évidence l’intérêt de telles
pratiques.

Taille
Les recours à certains leviers de régulation de la charge de l’arbre étant interdits en agrobiologie, il
est indispensable de chercher des alternatives. Un essai « taille » est donc conduit depuis 2013 sur la
variété Opal selon des modalités exposées dans le tableau ci-dessous. L’objectif est d’évaluer
l’incidence d’une taille plus ou moins sévère sur l’architecture de l’arbre, la régulation de la charge et
la production.

Témoin Taille intermédiaire (suppression de quelques branches fortes)


Taille légère Suppression d'une à deux branches fortes
Suppression de toutes les branches fortes à la base de l'axe et de la moitié des
Taille sévère
branches du reste de l'axe
Tableau 5 : Modalités de l’essai de 2012 à 2015.

Taille sévère Taille légère

Photo : Retour à fleurs 2014


t/ha
60 54,8 54,4
49,1
50
21,2
40 19,6 2015
35,0
2014
30
10,6 2013
11,0
20 2012
10,5 17,7
10 13,6
4,4
4,9 4,9 4,9
0
Légère Intermédiaire Sévère

Figure 11 : Production cumulée en tonnes/ha selon les modalités.

La première taille, réalisée en 2013, a lourdement pénalisé la modalité « taille légère » dont la
production est 4 fois moins élevée que celle de la modalité « taille sévère ». Cette dernière a donc
permis d’endiguer le phénomène de coulure en limitant le nombre de corymbes puisque sa
production est supérieure à celle du témoin. Le retour à fleur 2014 illustre la sensibilité à l’alternance
d’Opal, puisque la floraison est très limitée dans la modalité ayant le plus produit l’année
précédente. A l’inverse, la modalité « taille légère » présente une floraison particulièrement
abondante. Pourtant, malgré cette différence marquée, les deux modalités précitées obtiennent une
production équivalente en 2014. Ce lissage est sans doute imputable à l’effet conjugué des
applications de BSC réalisées afin de réduire le nombre de fleurs dans la modalité « taille légère » et
à la limitation du phénomène de coulure dans la modalité « taille sévère ». En toute logique, la
floraison 2015 a été à la fois abondante et homogène. Cependant, en vertu des observations
passées, aucun éclaircissage chimique n’a été réalisé. Les bonnes conditions climatiques du
printemps ont dans le même temps fortement restreint la coulure. Ainsi, la production 2015 est en
progression par rapport aux années précédentes, notamment dans la modalité « taille légère » dont
le rendement est de 35 tonnes/ha. Les modalités « intermédiaire » et « sévère » obtiennent des
résultats assez semblables. Ces premiers résultats mettent en évidence le caractère décisif de la taille
dans la maitrise de l’alternance sur une variété sensible telle Opal.

MAITRISE DE LA CHARGE ET CONDUITE EN POIRIERS


Eclaircissage
L’importante propension des poiriers à l’alternance a incité La Morinière à mettre en place des essais
visant à développer l’éclaircissage afin de mieux maîtriser la charge et d’améliorer la qualité des
fruits. Cette opération, actuellement réalisée manuellement, engendre des coûts de main d’œuvre
importants. L’objectif est donc de tester l’efficacité de différents produits déjà utilisés sur pommiers,
afin de diminuer voire annuler l’alternance. Après plusieurs essais avec le Prev-Am® sans résultats
probants, en 2015 il a été décidé de comparer l’action de la Bouillie sulfocalcique et de la BNA sur la
variété Williams en 13ème pousse.
Date d’application
Pleine floraison Pleine floraison
Modalité (13/04/15) (15/04/15)
T0 - -
BSC 25 L/ha 25 L/ha
BNA 200 L/ha 200 L/ha
BSC Polisenio : Bouillie Sulfocalcique (380 g/l polysulfure de calcium)
BNA : chaux éteinte (650 g/L)
Tableau 6 : Modalités de l’essai sur Williams, 2015.

Taux Taux nouaison Taux fructification

600

500 410

338
400 289

300

200
91
71 47
100

0
T0 BSC BNA

Figure 12 : Taux de nouaison et de fructification sur Williams, 2015.

Témoin (T0) BSC (T1) BNA (T2)

Les applications de BSC et de BNA ont occasionné d’importantes brûlures sur les fleurs permettant
ainsi une réduction des taux de nouaison et de fructification. En tendance, la BNA semble avoir une
action plus prononcée que la BSC.
70
48
60
Nb fruits supprimés/arbre

50 28
30
40

30

20

10

0
Témoin BSC BNA

Figure 13 : Nombre de fruits éclaircis selon la modalité, 2015.

72 38 62 Nb
t/ha fruits/arbre
20 18
18 16.6
16 70-120
14
65-70
12 10
59-65
10
8 55-59
6 0-55
4
2
0
T0 BSC BNA

Figure 14 : Production et répartition des calibres selon la modalité, 2015.

L’éclaircissage ayant affecté la fructification, le nombre de fruits supprimés manuellement est


logiquement plus faible dans les modalités BSC et BNA. En revanche, il semble que cette intervention
manuelle ait été trop sévère dans la modalité BSC puisque la production de celle-ci est nettement en
deçà de celle du témoin. Les résultats affichés par la modalité BNA sont plus satisfaisants. En effet,
les arbres ont produit des fruits plus gros et le rendement a été maintenu à un niveau voisin de celui
du témoin. Ces applications de BNA seront reconduites l’année prochaine afin d’obtenir des
références supplémentaires.

Pour de plus amples renseignements, contactez votre interlocuteur


Benjamin GANDUBERT – IDfel / Station de la Morinière - gandubert.lamoriniere@orange.fr