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VOILÀ POURQUOI IL EST INTERDIT AU NOIR AFRICAIN DE FOUILLER

DANS SON PASSÉ KAMITE

Comment les arabo-musulmans et les chrétiens d’Europe ont transformé la science de


Kemet (Egypte Antique) en mythe, en magie et en source de malédiction

Il faut d’abord savoir que la magie est définie comme l’art de produire un résultat souhaité par
l’utilisation de diverses techniques, tels que des mots spéciaux ou certaines actions. Ces actions ou ces
mots spéciaux sont perçus par la plupart des africains islamisés et christianisés comme des pouvoirs
surnaturels. Ils ont l’impression que ceux là qui pratiquent ladite magie pourrait
contrôler l’humain ou les forces de la nature.
Cependant, la pensée magique est un type de sophisme de cause à effet, de même que la pensée
magique est diamétralement opposée à la pensée scientifique. C’est à dire, sans la connaissance
des détails de la méthode, sans les connaissances de l’algorithme d’ingénierie, des formules
mathématiques ou de la procédure scientifique qui produira cette fameuse magie, l’observateur ou le
spectateur, dans sa recherche d’une explication de cette prouesse, pourrait facilement qualifier ce
résultat de « magique ».
Maintenant qu’est-ce qui différencie la magie du génie ? C’est le fait de savoir si oui ou non un
observateur est informé ou tout simplement si il serait un ignorant qui s’ignore… L’informé est au
courant de certaines pratiques scientifiques qui peuvent produire certains résultats que lui-même
qualifiera d’ingénierie, tandis que l’ignorant ou le mal informé sur la science qualifiera cette prouesse
scientifique de magique.
Les exemples sont nombreux en Afrique, il vous suffit d’observer le comportement de ces africains qui
sont bien endoctrinés dans les religions dites révélées à savoir les religions abrahamiques… Pour la
plupart, ils n’arrivent pas à expliquer ce qui est invisible et même visible, ils préfèrent se cacher derrière
des histoires farfelues fabriquées par les mêmes envahisseurs que nous connaissons tous.

Ceci dit, lorsque les arabo-musulmans et les chrétiens occidentaux considèrent les pratiques anciennes et
traditionnelles africaines comme des pratiques « magiques », les vrais africains devraient garder un
second regard sur ces mêmes pratiques. L’initié ou l’inventeur de cette ingénierie est le seul à savoir si
ces pratiques peuvent vraiment être considérées comme « magiques » ou « ingénieuses » dans le
contexte de sa culture.
Cela a été l’un des nombreux objectifs des chercheurs africains de montrer la relation entre les
philosophies et les théologies africaines avec les théories scientifiques. La relation entre le symbolisme
africain et le mythe des mathématiques modernes, de démontrer comment les artefacts, les
statues et les reliques africaines sont liées à la technologie.

HEKA: MAGIE OU GÉNIE AFRICAIN ?

Une étude d’un cas qui parle parfaitement de ce point de vue, est le concept du nom de « Heka » dans la
culture de Kemet et dont le mot est souvent traduit comme signifiant « magie, souhaits, charme,
incantations et tous les mots de puissance ». Cependant, Heka a également été considéré comme une
divinité qui était le patron de la médecine et de la guérison, de même que les médecins et les
guérisseurs dans Kemet étaient appelés « prêtres de Heka ».
Les plus vieux papyrus que l’on trouve en Afrique dans la vallée du Nil, décrivent les étapes détaillées
des méthodes scientifiques de Kemet avec une perspective scientifique plutôt qu’avec un point de vue «
magique ».

Heka peut également être traduit comme « activer son Ka » et lorsque nous étudions le concept du «
Ka », qui est souvent traduit comme « âme ou esprit », nous pouvons voir l’association scientifique du
Ka avec un phénomène électrique qui sert à animer une étincelle en nous.
Les observateurs arabo-musulmans et les chrétiens d’Europe ignoraient le processus ainsi que les
méthodologies du Heka, ces méthodes ont été qualifiées de pratiques « magiques ». Pourtant dans le
contexte de la culture de Kemet, Heka était utilisé pour désigner les pratiques analogues au génie
biomédical, au génie civil, au génie matériel et aux techniques de construction. Par conséquent, Heka
devrait être compris comme une forme ancienne africaine du terme « génie africain ».
Ce qui rend l’art, la langue, l’alimentation, les vêtements, la musique, la philosophie, la science
africaine, différents des autres, vient seulement des sentiments que les arabo-musulmans et chrétiens
occidentaux ont développé. Ce qui rend la science africaine différente de la science des arabo-
musulmans ou chrétiens occidentaux c’est qu’elle a été qualifiée de mythes ou de
pratiques magiques voire de sorcellerie afin de pousser les africains à ne pas rechercher cette même
science.
Ces mêmes observateurs extérieurs à Kemet ont d’ailleurs développé d’autres théories scientifiques et
d’autres méthodes d’ingénierie sur les bases de ces mêmes pratiques africaines dites magiques.
Malheureusement au fil des siècles, les africains ont été soumis à l’esclavage arabo-musulman et
européen ainsi que la colonisation, ils ont perdu une très grande partie de leurs connaissances
traditionnelles, leurs sciences sont devenues des théologies et des religions, leurs symboles
mathématiques sont devenus de simples mythes, leurs technologies sont devenues de simples «
fétiches » et leur ingénierie a été dégradée comme « une magie mensongère ». la suite dans la partie
II……