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DROIT COMMERCIAL

LES SOURCES DU DROIT COMMERCIAL :

-LA CONSTITUTION : Le droit commercial est un phénomène constitutionnalisé, «


entreprendre n'est le privilège de personne », l'article 35 alinéa 3 de la nouvelle
constitution : « L'Etat garantit la liberté d'entreprendre et la liberté d'exercice,… »
-LA LOI: Règle écrite et obligatoire édictée par le Parlement ) législateur) confirmée
par la nouvelle constitution article 71 : « sont du domaine de la loi …le régime des
obligations civiles et commerciales, le droit des sociétés… »
Il existe des catégories de lois : lois du code de commerce et certaines lois civiles, ces
dernières ne s'appliquent qu'à l'absence d'une règle commerciale. (Article 2 du code de
commerce).
-LA JURISPRUDENCE : Il arrive souvent dans l'exercice du commerce, la naissance
des nouvelles pratiques dont il faut, en l'absence des textes, apprécier la validité et
préciser le régime juridique de l'interprétation faite par les juges.
-L'USAGE ET LA COUTUME COMMERCIALE : Les usages commerciaux sont
un ensemble de pratiques qui naissent spontanément du commerce par un assentiment
général et constant, soit dans le cadre d'une profession, soit dans un lieu
géographiques. Ces pratiques tellement usitées qu'elles acquièrent la force de la loi.
Article 2 du code de commerce prévoit que : « il est statué en matière commerciale
conformément aux lois, coutumes et usages du commerce… » .Elles se soumettent
qu'entre commerçants.
-L'ARBITRAGE COMMERCIAL : L'arbitre ou le tribunal arbitral indépendant et
impartial, compétent à trancher les litiges en application des règles de droit et des
usage du commerce qui lui sont applicables. L'arbitre rend une décision dite une
sentence arbitrale qui s'impose entre les parties et met fin aux litiges.

LES SOURCES INTERNATIONALES :


-LES CONVENTIONS BILATERALES : Afin de régler un problème particulier
entre deux Etats telles que les conventions douanières ou fiscales pour éviter les
doubles impositions. Ces conventions créent ou modifient des lois applicables au
niveau interne de chaque Etat rallié à la convention.
-LES TRAITES : Signés par le Maroc, caractérisés particulièrement par la
réglementation du commerce extérieur et portant sur les opérations internationales sur
la circulation des biens et services.
-LES USAGES INTERNATIONAUX : Développés dans la mesure ou le commerce
international a besoin de règles communes, les Etats édictent des règles qui
s'appliquent que sur leur territoire et inadaptés au commerce international, sauf en cas
de conclusion des conventions. Les usages comblent les difficultés dues à l'absence
d'harmonie entre les droits nationaux.
-L'ARBITRAGE INTERNATIONAL : Mode non étatique de règlement des litiges
et de résolution de conflits par les tribunaux de l'Etat, composé d un ou plusieurs
arbitres.
Première partie : « Les activités commerciales »
Section 1 : « Les actes de commerce par nature » (article 6 code de commerce)

I) LA DISTRIBUTION :
Le canal de distribution est une voie d'acheminement de biens et services entre le
producteur et le consommateur dont les réseaux de magasins ou les méthodes de vente
qui sont d'un même type. La commercialité de ces actes est acquise à condition qu'ils
soient réalisés dans un but spéculatif :
1-L'achat pour revendre des choses soit en nature soit après les avoir travaillés :
Actes de commerce les plus élémentaires, réalisés au quotidien par certains
commerçants (petits détaillants ou grandes surfaces) qui nécessitent 3 conditions
-Condition 1 : Il faut d'abord qu'il s'agisse d'un achat des biens meubles corporels
(marchandise), incorporels (droit de la propriété intellectuelle) ainsi que les
immeubles, c'est un acte de circulation et non de production. Ce qui exclu du droit
commercial les activités agricoles. En revanche, la jurisprudence considère la
transformation des produits agricoles en utilisant des machines modernes pour en
revendre constitue un acte de commerce. Ainsi les agriculteurs qui achètent en gros les
produits agricoles pour les revendre exercent le commerce car leur activité est basée
sur la spéculation.
-Condition 2 : Le marchand doit avoir l'intention de revendre et ne pas acquérir le
bien pour son propre usage. Critère intentionnel qui distingue le commerçant de
l'acheteur (le consommateur qui accomplit un acte civil).
-Condition 3 : La revente doit être faite dans un but spéculatif. Le commerce est une
activité qui a pour but de tirer un bénéfice. Le commerçant doit avoir l'intention de
revendre plus cher le produit qu'il achète.
2-La fourniture des biens et services :
Activité par laquelle le fournisseur s'engage à livrer, à durée déterminée, une quantité
de marchandise. La fourniture passe par la conclusion du contrat de distribution. La
fourniture peut avoir pour objet multiservices (distribution d'eau de gaz…). Par contre,
les activités d'enseignement privé, auto-école et aussi de conseil sont considérées
comme civiles, sont exercées par des personnes qui ont reçu un diplôme qui reconnaît
leurs métiers, qui a l'ordre d'une profession libérale réglementée.
3-Les ventes aux enchères publiques :
Les sociétés peuvent volontairement vendre leurs marchandises d'occasion ou neuves
par le biais des ventes aux enchères publiques.
II) L'INDUSTRIE :
1-Les industries de transformation:
Ces activités consistent à acheter des matières premières pour les transformer puis les
revendre en réalisant un profit. Nécessitant des structures matérielles et humaines
importantes à but spéculatif. De même l'activité artisanale a une dimension
économique modeste, possédant une main d'oeuvre réduite, une force motrice faible et
un savoir-faire propre à l'artisan inexistant dans le produit industriel.
2-Les industries extractives :
Elles se définissent par l'exploitation des ressources naturelles minérales -à l'état
solide, liquide ou gazeux- présentes dans le sol, sous-sol et sous-marin.
III) Les services :Des prestations contribuant à la satisfaction des besoins
individuels ou collectifs sans passer par le transfert d'un bien matériel
1-La location ou de sous-location de meubles :
La location est un acte juridique qui ne transfert pas la propriété du bien. Les
opérations de locations de meubles sont des activités commerciales par nature.
Le terme meuble englobe les machines, les outils, les véhicules,…Par contre, aucune
disposition ne traite la location immobilière. Certes elle a une importance économique
dans le domaine touristique et hôtelier. Cette dernière est une activité
COMMERCIALE non pas une activité CIVILE, il s'agit d'une entreprise qui a pour
but la location de meubles qui garnissent la chambre (lits, chaises,..).[Il faut distinguer
les locations qui prennent la forme des opérations particulières telles que le crédit ou
leasing bail.]
2-Le transport :
La qualité commerciale embrasse tout exercice professionnel de transport par une
personne physique ou morale. Il n'y a pas de différence entre le transport de personnes
ou de marchandise par air, mer, rail, voie routière ou fluviale, par extension le sont
aussi les entreprises de déménagement. Toute activité qui par nature relève du droit
civil n'est pas commerciale (auto-école, école de pilotage ou les écoles de voile sont
des activités d'enseignement).
3-Les activités intermédiaires :
La conclusion des contrats est facilitée par l'intervention d'intermédiaires
professionnels, dont l'entremise est déterminante en matière commerciale. L'alinéa 9 et
13 de l'Article 6 du code de commerce vise 3 catégories :
-Les courtiers : Leurs fonction est de rapprocher des personnes désirant contracter
sans être les représentants ni de l'une ou de l'autre. Présents dans de nombreux secteurs
: maritimes, assurances, publicités,…Leurs activités sont de qualité d'actes de
commerce (Article 405 du code de commerce), leurs renumérotation est due pour celui
qui l'a chargé de traiter l'affaire à défaut de convention, coutume ou d'usage contraire
(Article 418 du code de commerce).
-Les commissionnaires : Des mandataires qui effectuent des actes de commerce en
leur propre nom mais pour le compte du commettant dont ils ne révèlent pas son
identité (Article 442 du code de commerce). Un mandat régi par le droit commercial et
qui s'articule sur la représentation des intérêts commerciaux.
-Les agents d'affaires ou commerciaux : Assimilés à des intermédiaires, leurs
fonction est de gérer les affaires d'autrui, un mandat par lequel une personne, sans être
liés par un contrat de travail, ils s'engagent à négocier ou à conclure d'une façon
habituelle, des achats, des ventes,…pour autrui (commerçant). Ses actes sont
commerciaux qu'elle que soit la nature de l'opération d'ordre civile ou commerciale.
L'activité de service qui entraîne l'application de la commercialité.
4-Les activités financières ou d'assurance :
3 catégories distinguées par le code de commerce et la jurisprudence :
-Les opérations bancaires : Exercées par les banques et les établissements financiers
reviennent aux opérations de prêts d'argent, sur titre ou numéraires. Englobent le
change ordinaire de monnaie ou de devises de pays étrangers. Elles connaissent un
grand développement grâce à la multiplication des produits proposés et de la rivalité.
Ex : la bancassurance, crédit bail, …. Englobent aussi les opérations d'ouverture de
compte, service de caisse, la fourniture du crédit à la consommation,…
-L'achat ou la cession de valeurs cotées en bourse : Obéissent également au droit
commerciale, grâce à l'évolution du marché financier.
-Les opérations d'assurances terrestres, maritimes et aériens : Sont des activités
commerciales. Sont exclues les assurances mutualistes (de santé).
5-Les activités de communication :
De masse et d'information offertes par les nouvelles technologies informatiques et
électroniques qui bouleversent le cours de la vie économique actuelle de tout les pays.
Le code de commerce leur accorde une grande attention en décidant la commercialité
d'un grand nombre de leurs applications. L'édition en fait sujet dans ses diverses
formes et support de la poste et de la télécommunication. Une seule activité est de
taille (masse) est l'édition des journaux, à cela s'ajoute par extension et grâce à la
doctrine et la jurisprudence les autres activités sonores, visuelles et audiovisuelles
voire multimédias.
6-Les services de loisirs :
L'Article 6 du code de commerce confère aux organisations des spectacles publics
(pièces de théâtre, projection cinématographique, cirques,…). Les personnes qui
exposent leurs activités ou leurs créations ou leurs exploits en spectacle public
n'exercent pas d'activité commerciale. Cette activité rentre dans le cadre du droit
commercial car elle enrichit des entreprises. Cette activité sort du champ du droit
commercial si elle est à titre gratuit. En revanche, si elle est a but lucratif par le biais
d'une contrepartie du public pour les organisateurs l'activité est certes commerciale.

Section2 : « Les de commerce par accessoire »


Se sont des activités civiles mais puisqu'elles sont rattachées à des de commerce, elles
acquièrent de ce fait la qualité commerciale. Lorsqu'un acte civil est accompli par un
commerçant pour les besoins de commerce, il perd la notion de l'emprunt de
commercialité sa nature civile pour devenir commerciale.
I) Les conditions de la commercialité par accessoire :
Deux critères cumulatifs de l'accessoire sont exigés et doivent être respectés par la
jurisprudence : la qualité de l'auteur et le rattachement à une opération commerciale.
L'acte doit être accompli par un commerçant et doit avoir relation avec l'exercice de
son commerce.
1-L'auteur de l'acte doit être commerçant :
Qu'il s'agisse de personne physique ou morale. Cette preuve est confirmée par
l'inscription au registre de commerce.
2-L'acte doit se rattacher à l'activité commerciale :
La théorie de l'accessoire ne joue que si l'acte peut être rattaché à l'activité
commerciale exercée par le commerçant. La jurisprudence a résolu la difficulté de
détermination de l'usage professionnel ou personnel en posant une présomption de
commercialisation, en prouvant que l'acte a été fait pour satisfaire l'usage
professionnel.
II) Le domaine de la commercialité par accessoire :
En matière contractuelle, la commercialité par accessoire s'applique à tous les contrats
au moment qu'ils aient été conclus pour les besoins de l'activité commerciale. Ex :
contrats d'achats de meubles, de prêts ou de cautionnement, la location des immeubles
rattachée à l'activité commerciale, le caractère commercial concerne toutes les phases
du contrat, de la promesse, l'exécution ou la rupture des engagements passés . Ce
même principe est retenu à l'égard des engagements extracontractuels. Ainsi, les
obligations extracontractuelles relèvent du droit commercial dés qu'elles se rattachent à
l'exercice du commerce. En effet, la concurrence déloyale, la hausse illicite des prix,
l'enrichissement sans cause définis comme des comportements infractionnels perpétrés
dans le cadre de l'exercice du commerce et rentrent dans la catégorie des actes
commerce par accessoire. Par ailleurs, la règle embrasse les dommages causés par les
délits et quasi-délits de nature civile comme la détérioration des biens et blessures de
personnes causés par le mauvais fonctionnement des machines ou des équipements.
En revanche, le jugement des différents litiges relève de la compétence des tribunaux
de 1ere instance non pas des juridictions commerciales.
III) Les limites de la commercialité par accessoire :
Certaines actes et faits juridiques, échappent à l'application de la théorie de l'accessoire
à cause de leur nature particulière. Il s'agit en 1er lieu : des dettes fiscales et les
amendes pénales car leur enjeu et l'intérêt est étatique. De même, les litiges liés aux
accidents de circulation survenus au moment de l'exercice de l'activité commerciale,
relèvent toujours de la compétence des juridictions civiles.
Section3 : « Les actes de commerce par forme. »
Sont des actes qui ont toujours un caractère commercial. Sont commerciaux
indépendamment de leur but, quel que soit leur auteur et sans condition de fréquence.
I) Les effets de commerce :
Ce sont les titres écrits utilisés par les commerçants et parfois les non-commerçants
comme support de crédit : la lettre de change et le billet à ordre.
La lettre de change : C'est un titre par lequel une personne, le tireur demande à un
autre, le tiré de payer une somme d'argent à une troisième appelée le bénéficiaire. Elle
constitue un moyen de paiement simplifié en évitant toute circulation fiduciaire. Son
régime exorbitant lui reste spécifique. Il ne s'étend pas sans nuance aux autres effets de
commerce. Toutefois, la signature de la lettre de change ne donne pas la qualité de
commerçant à son auteur. Par ailleurs, tout les litiges et les contentieux relèvent
toujours de la compétence des tribunaux de commerce.
Le billet à ordre : Il n'est pas automatiquement un acte de commerce, le 2eme alinéa
de l'Article 9 précise que celui-ci signé même par un non commerçant n'est un acte de
commerce que lorsqu'il est signé à l'occasion d'une transaction commerciale. C'est un
document qui présente certaines spécificités d'une lettre de change, c'est le client
débiteur (le souscripteur) qui s'engage à payer, qui émet le billet et qui le remet au
bénéficiaire, lequel le présentera à l'échéance.
III) Les sociétés commerciales :
Les lois n° 17-95 du 30 août 1996 sur les sociétés anonymes et n° 05-96 du 7 janvier
1997 sur la société au nom collectif, la société en commandite simple ou par action, la
société à responsabilité limitée sont considérées commerciales quelque soit leur objet.
Elles ont les mêmes droits et obligations que les commerçants personnes physique,
elles acquièrent la qualité de commerçant dés leur formation : l'immatriculation au
registre commercial. Excepté, la cession des parts ou des actions sociales restent régie
par les dispositions du code civil.
Section4 : « Les actes de commerce mixtes. »
L'acte mixte est celui qui est commercial pour l'une et civil pour l'autre, il n'est pas une
catégorie supplémentaire d'actes de commerce mais une modalité des autres catégories
(exemple : la vente d'une voiture par un concessionnaire à un particulier, le contrat de
vente est commercial pour le concessionnaire et civil pour l'acheteur).
I) Le conflit des lois civiles et commerciales :
En principe, on applique les règles du droit civil à celui pou lequel il s'agit d'un acte
civil et les règles du droit commercial à celui pour lequel il s'agit d'un acte commercial.
Cela veut dire que les règles du droit commercial ne s'appliquent, en cas d'actes mixtes
que sur la personne qui a la qualité de commerçant (Article 4 du code de commerce).
II) Le conflit de juridictions :
Ce problème ne concerne que les pays ou il existe de tribunaux de commerce à côté
des tribunaux civils (France, Maroc, Egypte,..). A travers la jurisprudence et la doctrine
la juridiction compétente est déterminée de la qualité du défendeur.
Lorsque c'est le non-commerçant qui est assigné en justice c'est le tribunal de 1 ere
instance qui est compétent (à cause du caractère civil de l'acte). En revanche, si le
commerçant qui est assigné le civil aura le choix soit de l'assigner devant le tribunal de
commerce, soit devant le tribunal de 1ere instance.
2eme partie : « les commerçants.»
Chapitre (1) : « la qualité de commerçant. »
Section 1 : « L'exercice d'actes de commerce. »
Pour acquérir la qualité de commerçant il faut remplir certaines conditions et respecter
certaines obligations. La première concerne la nature des activités commerciales
exercées, la seconde porte sur l'exercice habituel et professionnel.
I) Les actes de commerce par nature :
Les actes considérés sont les actes de commerce par nature énumérés par l'Article 6 du
code de commerce puisqu'ils se rattachent au cœur même des activités de distribution,
production ou service.
II) Les autres catégories d'actes de commerce :
Sont exclus les actes de commerce par la forme comme : la signature de la lettre de
change même si renouvelée ne donne pas la qualité de commerçant à son auteur. Règle
applicable pour les actes de commerce par accessoire car ils sont liés aux activités de
commerce par nature.
Section2 : « L'exercice à titre professionnel ou habituel. »
I) Le caractère professionnel :
L'exercice professionnel du commerce est lié à la publicité dans le cadre de
l'immatriculation au registre du commerce, à la répétition et de la régularité de
l'activité. Il demande d'autre éléments qui le caractérise tels que : l'occupation des
locaux, l'exploitation d'équipements, l'outillages, les salariés, la possession d'un fond
de commerce….
II) Le caractère habituel :
Pour être considéré comme commerçant, il faut faire de l'activité commerciale sa
profession habituelle par application de l'alinéa 1 de l'Article 6 du code de commerce.
III) L'exercice indépendant d'actes de commerce :
Le commerçant doit exercer son activité à titre personnel, bien que cette condition ne
figure pas dans l'Article 6 de code de commerce. En revanche, la jurisprudence et la
doctrine sont unanimes à préciser que pour avoir la qualité de commerçant il faut de
l'intéressé soit indépendant dans son activité. Il doit agir à son propre nom et pour son
compte et à ses risques et périls, c'est-à-dire que les salariés ou les organes de direction
ne sont pas commerçants. Par contre, les personnes liées par un contrat de concession
ou de franchise sont considérées comme commerçants, car elles sont placées comme
dépendantes économiquement à l'entreprise concédante.
Chapitre (2) : « Le statut du commerçant. »
Section 1 : « Le principe de la liberté d'entreprendre. »
Le principe de la liberté d'entreprendre confère à tout entrepreneur la liberté
d'exploitation (principe constitutionnellement confirmé). Chaque commerçant peut
exercer son activité comme il entend, soit dans l'organisation, la gestion, les méthodes
de fabrication ou de distribution. D e ce principe découle la liberté de concurrence
loyale. En revanche, la loi peut limiter l'exercice de l'activité commerciale à cause
d'une incompatibilité ou d'interdiction et aussi d'une déchéance.
I) L'incompatibilité :
Le législateur considère que l'exercice du commerce se contredit avec l'honorabilité
qui doit caractériser la conduite d'un fonctionnaire chargé d'une mission de service
(juge) public ou un membre d'une profession libérale chargé d'une mission d'intérêt
général (avocat).
II) L'interdiction :
Il s'agit des activités qui nécessitent soit des autorisations (transport routier) soit des
qualifications professionnelles (agences de voyages). Cette application concerne les
personnes physiques et les personnes morales.
-Les personnes physiques : Les interdictions s'appliquent très largement aux
étrangers pour des raisons politiques, sociales et sécuritaires. Il y a des cas qui ne
distinguent point entre les nationaux et les étrangers, dans le cas des activités ou l'Etat
jouit d'un monopole comme LA POSTE.
-Les personnes morales :
Les associations, les syndicats et partis politiques sont exclus du champ du droit de
commerce.
II) La déchéance :
Elle est définie par l'Article 771 du code de commerce : « La déchéance commerciale
emporte interdiction de diriger, gérer, administrer ou contrôler directement ou
indirectement, tout entreprise commerciale artisanale,… ». La déchéance constitue une
sanction contre des personnes dont le comportement s'est révélé préjudiciable aux
droits d'autres personnes où a l'ordre public. Ainsi, les personnes qui avaient déjà fait
l'objet de condamnation pénales pour des infractions contre les biens comme le vol,
l'abus de confiance,…sont interdites à l'accès à une activité.
IV) La capacité commerciale :
La protection du commerçant doit être assurée par sa capacité de comprendre et de
vouloir liée à la notion du décernement. Un commerçant trop jeune et partant de son
expérience de vie ou une victime d'une maladie mentale ou un prodigue atteint par un
vice de gaspillage, doivent être mis sous tutelle pour sauvegarder leurs biens.
L'âge de majorité révolue est de 18 ans pour un national tandis que pour un étranger
elle est de 20 ans.
Section 2 : « Les obligations du commerçant.»
I) L'obligation de publicité :
L'organisation de l'entreprise doit se caractériser par la transparence de son état, de son
patrimoine et de ses comptes. Ces activités sont en contact permanent avec
l'administration publique et la clientèle, il est nécessaire à l'Etat et aux particuliers
d'avoir certaines informations sur la capacité et la situation patrimoniale du
commerçant.
-La publicité par les moyens d'affichage et insertions dans les journaux et périodiques
habilités comme le journal d'annonce ou le bulletin officiel.
-L'affichage dans les locaux des tribunaux ou des administrations ou encore sur les
bâtiments de l'entreprise.
-Les inscriptions particulières et les dépôts de documents qui ont lieu au registre de
commerce local et a l'office marocain de la propriété industrielle et commerciale :
-L'immatriculation au registre de commerce : Donne la personnalité morale à la
société et confère au commerçant la présomption de commercialité. Le registre est tenu
par le greffier de chaque tribunal compétent, sous la surveillance d'un juge commis à
cet effet. Le greffier contrôle la validité juridique des déclarations et des actes des
entreprises lors de chaque dépôt au greffe.
-L'inscription modificative : Toute modification d'un élément figurant dans l'extrait
initial de l'immatriculation de l'entreprise doit également faire l'objet, dans un délai
d'un mois, d'une demande d'inscription au registre de commerce (Article 50 du code de
commerce).
-La radiation : C'est le cas lorsque le commerçant cesse d'exercer son commerce pour
des raisons très diverses : dissolution de la société, déchéance, décès du commerçant.
II) L'obligation de comptabilité et la conservation de la correspondance :
-Le livre journal : C'est un document sur le quel le commerçant doit enregistrer toutes
les opérations de l'entreprise de façon journalières. Ce document est tenu sans blancs,
ni ratures, suivi au jour le jour, indiquant précisément ses recettes et ses dépenses.
-Le grand livre : Obligatoire en 1992-1993, permet de classer méthodiquement selon
le plan comptable du commerçant, les écritures portées au livre journal (Article 2
alinéa 3 de la loi comptable).
-Le livre d'inventaire : Transcrit toutes les données d'inventaires et les comptes
annuels. L'obligation comporte d'élaboration d'un inventaire des effets mobiliers et
immobiliers d'une part aussi des dettes et créances.
Ainsi, la comptabilité permet de maîtriser le contrôle de l'Etat de sa caisse, elle
constitue une source d'information de point de vue fiscale, l'évolution de ses dettes et
ses créances, son passif et actif, les prix et la conjoncture du marché. Pour les tiers, elle
revêt une grande importance pour informer les fournisseurs et les banques dans le but
de se renseigner sur la solvabilité et ses capacités de développement.

« Les éléments constitutifs d'un fond de commerce.»


L'Article 80 du code de commerce énonce que la clientèle et l'achalandage sont des
éléments constitutifs du fonds de commerce. Cette condition sinequanon s'impose, car
la disparition de la clientèle est le corollaire de la disparition du fond de commerce
(son existence est l'exploitation effective de l'activité commerciale).
I) La qualification juridique de la clientèle :
La qualification juridique de la clientèle n'est pas précisée par les dispositions du code
de commerce. Le commerçant, n'a aucun droit sur la clientèle (ni sa propriété, ni sa
possession). Certes le fonds de commerce comprend obligatoirement la clientèle et
l'achalandage mais elles ne doivent pas se confondre avec son patrimoine, donc elles
demeurent libérées de tout sens juridique.
II) Les conditions de la clientèle :
-Condition 1 : La clientèle doit être communale, doit résulter de l'accomplissement
d'actes de commerce. Au contraire de la clientèle des professions libérales (activités
civiles) qui a un caractère civil.
-Condition 2 : Elle doit être actuelle et certaine, c'est-à-dire elle doit résulter d'une
exploitation en cours ou d'un commencement d'exploitation. Une clientèle virtuelle ou
potentielle ne saurait être prise en considération. Il n'est pas suffisent d'ouvrir les
portes de l'établissement commercial au public pour que la clientèle fasse son
apparition. Il en résulte que l'existence de la clientèle soit certaine avant l'ouverture de
l'établissement en utilisant l'enseigne ou la marque du réseau commercial, qui donne
une importante célébrité et notoriété au commerçant.
-Condition 3 : Elle doit être personnelle au titulaire du fonds de commerce, propre au
fonds et elle ne s'attache pas à un autre.
Chapitre (2) : « La nomenclature des éléments incorporels constitutifs a l'exploitation.
»
L'alinéa 2 de l'Article 80 du code de commerce précise ces éléments. Elle montre que
la liste des éléments incorporels cités n'a point de caractère limitatif. Ils n'en demeurent
pas moins impératifs que tous les biens concernés doivent être nécessaires à
l'exploitation du fonds de commerce.
Section1 : « Le nom commercial et l'enseigne de commerce ».
I) Le nom commercial :
C'est l'application sous laquelle une entreprise individuelle, ou un commerçant
personne physique ou morale exploite son activité professionnelle. La dénomination
sociale qui identifie l'entreprise en tant que personne morale et l'équivalent du nom de
famille pour une personne physique. Le nom commercial soude, rallie la clientèle et
symbolise la signature ou l'identité du commerçant ou de l'entreprise. L'Article 70 du
code de commerce protège le nom commercial et son utilisation exclusive par le
bénéficiaire légitime dés l'immatriculation au registre de commerce. C'est une garantie
légale contre la concurrence déloyale et l'usage frauduleux d'un nom publié, cette
utilisation crée la confusion chez la clientèle. La reproduction du nom commercial ne
doit pas se faire à la lettre, une simple imitation suffit, l'article 73 et 74 posent un terme
à l'utilisation d'un nom commercial.

II) L'enseigne de commerce :


L'enseigne est un signe visible qui sert à distinguer un local commercial et à permettre
au public de le différencier et ne pas le confondre à un autre compétiteur. Elle
correspond à une indiction fantaisiste pour attirer la clientèle. Elle bénéficie aussi de la
protection légale dans la mesure ou elle est inscrite au registre de commerce et à
l'office marocain de la propriété industrielle et commerciale.
Elle se distingue du nom commercial par son aspect concret. Une entreprise n'a qu'un
seul nom commercial. Par contre, elle peut avoir autant d'enseigne, elle peut également
ne pas avoir d'enseigne dans la mesure ou celle-ci est facultative.
Section2 : « Les autres éléments incorporels. »
I) Le droit au bail :
Révèle une autre particularité des éléments du fonds de commerce et des biens de
l'entreprise. C'est un droit contractuel, dont le commerçant non propriétaire d'un local
ou il exerce son activité commerciale. La reconnaissance et la protection de ce droit
sont capitales pour la stabilité de l'entreprise surtout pour préserver sa clientèle. Dans
ce sens la loi prend un grand soin de la réglementation de ce droit au bail ainsi les
rapports entre le bailleur et le commerçant (locataire).
La réforme du code de commerce permet au commerçant de céder son contrat de bail,
sans opposition possible du propriétaire. Si la cession du droit de bail et le
renouvellement de son contrat avantagent l'entreprise commerciale. Le propriétaire a le
droit en contrepartie certaines conditions spécialement l'augmentation du loyer.
-Conditions relatives aux deux parties : Un contrat de bail impose des conditions aux
deux parties.
-Pour le bailleur : Le titre de propriété qui preuve la qualité de propriétaire, en cas de
co-propriété, le bail doit être conclu avec leur consentement. Si la propriété est frappée
d'incapacité (mineur ou majeur incapable), c'est son représentant légal (tuteur) qui peut
consentir le bail.
-Pour le preneur ou le locataire : Il doit avoir la qualité de commerçant, industrielle
ou artisanale. Les associations et les exerçant de la profession libérale en peuvent pas
en bénéficier.
-Pour le local commercial : Le local doit être dans un immeuble bâti, pas sur un
terrain nu, clos couvert et fixe. Les emplacements mobiles ou démontables échappent
aux statuts de baux commerciaux. Pour qu'ils puissent bénéficier au statut de baux
commerciaux accessoires loués, ils doivent appartenir au même propriétaire. Dans le
cas contraire, les locaux accessoires doivent être loués à la vue et au su du bailleur en
vue d'une utilisation commune.
-Exécution du bail commercial : (certaines règles a respecter)
La durée : Le bail doit être un contrat de durée déterminée. Les parties peuvent
anticiper les conditions de la rupture et même les supprimer. Le locataire peut donner
congé et mettre fin au contrat. Ce congé doit être donné suivant les usages locaux et au
moins 6 mois a l'avance par acte extra judiciaire, ce délai permet au bailleur de trouver
un autre locataire qui succédera a l'ancien (le non-respect de ce délai permet au bail a
avoir toujours ses effets juridiques). Pour le bailleur, dispose la faculté de résilier le
bail a l'issue d'une période de six mois (rénovation ou reconstruction du local).
Le loyer : Contrepartie pécuniaire de la jouissance des locaux, fixé librement par les
parties lors de la conclusion du contrat de bail. Il peut être révisé. Cette révision ne
peut intervenue qu'après 3 ans de l'entrée de jouissance du locataire ou après le bail
renouvelé.
La déspécialisation : Le contrat de bail originaire fixe la nature de l'activité exercée
(ex : vente de livres). Par contre si le locataire ne respecte pas la destination des
locaux, le bailleur peut résilier le contrat.
La déspécialisation partielle : Possible et très fréquente. Le locataire pour des raisons
économiques ou commerciales souhaite de modifier l'affectation initiale des locaux. Il
peut adjoindre à l'activité initiale des activités connexes ou complémentaires. Celui-ci doit
notifier son intention au propriétaire par acte extrajudiciaire, en indiquant la nouvelle
activité envisagée, en mesure d'informer et non pas de demander l'autorisation au bailleur,
car la déspécialisation partielle est un droit pour le locataire. De sa part, le bailleur peut
s'opposer à la déspécialisation à compter de 2mois du dépôt de la demande, en cas
d'absence de connexité ou complémentarité de l'activité.
La déspécialisation totale : Un changement total d'activité n'est pas toujours possible, car
considérée comme une mesure exceptionnelle et subordonnée a différentes conditions.
La 1ere est d'ordre économique : La demande doit être apprécie à la conjoncture
économique et aux nécessites de la distribution.
La 2d relative à l'immeuble dont dépendent les locaux loués : Les activités nouvelles
doivent être conformes à la destination de l'immeuble et a sa situation. Le locataire doit
demander l'autorisation du propriétaire afin de pouvoir changer l'activité par exploit
d'huissier, comportant l'indication de la nouvelle activité. Le bailleur à un délai de
réflexion de 3 mois, peut accepter tout comme il peut refuser. En cas de refus, il doit
signifier son refus ou les conditions qui subordonnent son accord. Le locataire peut
saisir le bailleur au tribunal si le refus ne comporte pas un motif grave et légitime. En
cas de silence du bailleur, il est supposer que la déspécialisation est acceptée.
-Le droit au renouvellement : Il est essentiel pour le locataire et pour la pérennité de
son activité, il est considéré comme un droit d'ordre public auquel aucune clause ne
déroger. Il se présente en deux cas :
1er cas : Le locataire qui veut bénéficier de ce droit doit expressément le demander par le
biais d'une lettre recommandée au bailleur dans les six mois qui précède l'échéance du
contrat où à tout moment en cas de tacite reconduction, pour permettre au bailleur de
réfléchir et d'étudier la décision à prendre. Au terme de ce délai le silence du bailleur
équivaut l'acceptation de renouvellement.
2eme cas : le bailleur peut par acte extra judiciaire avant les six mois de l'expiration de
contrat soit de proposer le renouvellement du bail aux mêmes conditions que le
précèdent, soit le soumettre à une augmentation de loyer soit refuser carrément le
renouvellement. Dans le cas de refus, le bailleur doit préciser les motifs et informer le
locataire qu'il a le droit a une indemnité d'éviction.
Le renouvellement avec indemnité d'éviction : Les motifs de refus sont très divers :
démolir pour reconstruction, récupérer définitivement son local commercial.
Le renouvellement sans indemnité d'éviction : 3 motifs : le 1er grave et légitime
comme le paiement irrégulier. Le 2eme motif est inhérent à l'immeuble en état
d'insalubrité où présente un danger de démolition. Le 3eme motif est la reprise du local
pour habitation personnelle (pour y faire habiter sa famille s'il n'a plus une habitation). Il
doit occuper personnellement les lieux avant un an du départ du locataire et durant 5 ans
au minimum.
II) Les droits de la propriété intellectuelle et industrielle :
1-Les brevets d'invention : Titre délivré par l'office marocain de la propriété
industrielle et commerciale, conférant à son titulaire le droit exclusif d'exploiter une
invention pendant une durée limitée. Apres l'avoir déposer et enregistrer auprès de
l'office pour qu'il soit juridiquement protégée et pour qu'il puisse se prévaloir de son
droit. Les seules inventions qui peuvent être brevetées sont celles qui répondent à
certaines conditions. Pour que les inventions soient brevetées, il faut qu'il s'agisse d'une
technique nouvelle. Les techniques deja connues ou divulguées ne peuvent être
brevetées. Il faut aussi que le brevet présente un caractère inventif, non pas destiné à un
professionnel. Enfin, les brevets doivent être susceptibles d'application industrielle ex :
les méthodes de traitement chirurgical, thérapeutique…
2-les marques de fabrique de commerce et de service :
Tout signe matériel, susceptible de représentation graphique servant à distinguer les
produits, objets et services d'une entreprise. Afin d'individualiser les produits fabriqués
ou vendus par le commerçant, pour attirer le client et retenir celui-ci en fonction des
vertus qu'il lui attribue. Une marque prend des formes diverses : mot, groupe de mot,
pseudonyme, sigle, etc.
Un signe figuratif : un dessin, un cachet, un logo, combinaison de couleurs,
hologramme…
Un signe sonore : un son, une phrase musicale.
Une marque olfactive
- Les critères d'éligibilité avant le choix de sa marque :
La marque doit être distinctive : originale, doit éviter l'utilisation des termes génériques
ou de caractéristiques générales.
La marque doit être licite : ne doit pas comporter d'éléments trompeurs qui pourraient
induire en erreur le consommateur, ni de signes interdits par la loi, comme les drapeaux,
les armoiries, ou être contraire a l'ordre public et les bonnes mœurs.
La marque doit être disponible : elle ne doit pas porter atteinte aux droits de propriété
industrielle disposés, elle ne doit pas non plus entretenir la confusion par rapport à un
droit antérieur. La marque offre aux consommateurs un point de repère essentiel c'est
l'image de l'entreprise. Sa protection ne commence qu'à partir de son enregistrement à
L'office marocain de la propriété industrielle et commerciale. Le titulaire légitime peut
se défendre en poursuivant en justice toute personne qui, imiterait ou utiliserait sa
marque.
3- Les dessins et modèles :
Cela désigne tout dessin nouveau, toute forme plastique nouvelle, tout objets industriel
qui se différencie de ses similaires, soit par configuration distincte et reconnaissable lui
conférant un caractère de nouveauté, soit par un plusieurs effets extérieurs lui donnent
une physionomie propre et nouvelle.
4-les licences :
En général, c'est contrat par lequel le titulaire d'un droit de propriété industrielle (brevet,
marque, dessin ou modèle) concède à un tiers, en tout ou en partie, la jouissance de son
droit d'exploitation, gratuitement ou à titre onéreux, moyennant le paiement de
redevance ou royalties. Ainsi, grâce à la licence de brevets, le propriétaire d'une
invention brevetée concède à un tiers une telle jouissance.
III) Les droits à la propriété intellectuelle ou artistique :
L'article 80 du code de commerce cite expressément la propriété littéraire ou artistique
parmi les éléments nécessaires du fonds de commerce quand cette propriété est attachée
audit fonds de commerce. En effet, les industries de film, les maisons d'édition du livre
et de la musique exploitent quasi exclusivement les œuvres visées. La plupart du temps
ils se hâtent de céder, totalement ou partiellement leurs droits matériels ou économiques
sur leur production intellectuelle à des professionnels de l'édition.
Les contrats d'édition conclus avec les auteurs deviennent de véritables biens
économiques d'une valeur parfois très élevée et d'une importance capitale pour l'éditeur.
Ils constituent par conséquent des éléments nécessaires à l'exploitation de son fonds de
commerce et l'essence de son activité. La complémentarité de cette conception avec les
dispositions de l'alinéa 11 de l'Article 6 du commerce ne fait pas de doute. Aux termes
explicites de ce texte, l'imprimerie et l'édition quelles qu'en soient la forme et le support,
sont des activités commerciales. L'examen de cet aspect de la question a eu lieu dans le
chapitre consacré aux activités commerciales.
La protection juridique des œuvres littéraires et artistiques commence dés
l'enregistrement au Bureau marocain du droit de l'auteur placé sous tutelle du ministère
de la communication est chargé de la protection et de l'exploitation des droits d'auteur et
des droits voisins. Résumé déposé le : 7/05/2012.

BONNE CHANCE