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Cette fiche de lecture traite Le contrôle de gestion dans les universités « Cas

des Universités Marocaines » cité dans la revue marocaine de contrôle de gestion


attribué à Mme Bouchra el abbadi PROFESSEUR DE L’ENSEIGNEMENT
SUPÉRIEUR, ECOLE NATIONALE DE COMMERCE ET DE GESTION, TANGER
parmi ces articles «La RSE en tant qu'aspect de la qualité perçue: un modèle des
déterminants sociaux de la qualité perçue pour prévoir la satisfaction de la clientèle
dans le contexte des services publics et industriels», avec charaf saidi Revue
internationale de l'innovation et des études appliquées, vol. 17, non. 3, pages 838 à
851, août 2016, Aussi Les déterminants de la qualité perçue dans la relation de
service: Application aux Services Publics à Caractère Commercial et Industriel avec
charaf saidi Revue internationale de l'innovation et des études appliquées, vol. 16,
non. 1, p. 25–37, mai 2016.

ainsi El ayachi benchikh, un enseigant chercheur à FSJEST – Département Economie


& Gestion, et finalement Mr rachid daanoune un encadrant Laboratoire de
Recherches et d'Etudes en Finance, Audit et Gestion, Université Abdelmalek
Essaadi, ENCG Tanger, Tanger, Maroc

Le présent article renseigne sur le contrôle de gestion au sein des organisations non
marchande en général et aux universités en particulier, outre l'aspect privé dans
lequel oppére depuis longtemeps le contrôle de gestion, cet article met l'accent sur
la mesure dans laquelle le systéme de contrôle de gestion serait nécessaire pour la
gouvernance des universités marocaines dans un contexte de contractualisation et
d'autonomie.

L'article remet en cause l'instrumentation de l'outil en mettant l'accent sur les


définitions récentes (Anthony en1988 et Simons en 1995) , cette ambiguité revient
à:

Erreur de traduction: en traduisant le management control par contrôle de


gestion c'est un fait discutable puisqu'en Anglais control signifie maîtriser d'abord
alors qu'en Français ça signifie vérifier tout d'abord
Flottement chez les spécialistes: comme exemple la définition la plus
répandue celle de robert newton anthony,Cette définition résume le contrôle de
gestion a un instrument de la stratégie pas plus, sa valeur réside dans sa capacité à
renseigner sur l'effictivité de la mise en ouevre d'une stratégie et l'efficacité ainsi
que l'efficience de la stratégie , cette définition met le contrôle de gestion dans un
cadre de suivi , autremment dit de contrôle à posteriori, robet a approfondi sa
réflexion et il a sorti après quelques années 1988 avec une autre définition du
contrôle qui se différe de celle de 1965, il a rajouté que le contrôle de gestion alors
que dans la seconde le contrôle est un instrument destinés à influencer le
comportement des collaborateurs. De simple instrument de suivi, il devient
instrument d'action.

contrairement à robert, un autre professeur à havard simons définie le contrôle de


gestion comme étant un outil qui demande l'information comptable financière et
opérationnelle comme une base et que les managers vont utiliser ces informations
afin d'influencer les membres de l'organisation

Donc outre le secteur privé, les établissement publics à caractére scientifique,


culturel et les évolutions qui ont subit montre la volonté accrue de la maîtrise des
outils de contrôle de gestion.

Le besoin d'un système de contrôle de gestion au sein des UM s'expliquent par deux
sortes de facteurs internes et externes

Les facteurs externes: qui expliquent le besoin des outils de contrôle de gestion
dans les organisations publiques

1- Evolution de la société vers le managérialisme:

( c'est à dire le nouveau management public défini par hood 1991 , et qui consiste
au fait que les méthodes du Management du secteur privé peuvent être transposé
au secteur public qui est rigide et bureaucratique )

2-Réformes structurelles de modernisation de la gestion publique:

à travers l'introduction du principe de globalisation des crédits et de


contractualisation dans le budget.

l'autonomie et la responsibilisation des gestionnaires constituent un facteur clé de


la modernisation de la gestion publique.

3-Les restrictions budgétaires:

Afin de mieux gérer les déficits publics en gardant des services publiques forts.

Les facteurs internes:

ça tient à l'élargissement de leurs missions et l'ouverture à de nouveaux


partenaires;

1- les nouvelles missions pour l'université:

La fiscalisation des activités marchandes ( la formation continue) ce qui oblige les


institutions d'avoir une comptabilité analytique.

2- l'ouverture des universités à des partenaires notamment aux entreprises:

-prendre des participations dans les entreprises publiques et privées ( inférieur à


20% du capital social)

-Créer des sociétés filiales ( au moins 50% du capital social de ses filiales)

3-modification des modalités de fonctionneùment:

Les universités jouissent d'une autonomie en échange de la responsibilité en vertu


de la prèsent loi poussé par le nouveau public management.

------------> les 6 facteurs qui justifient le besoin d'un systéme de contrôle de


gestion, mais ce n'est pas suffisant, il faut avoir des facteurs aussi selon l'auteur.

Dans une deuxième section les auteurs ont élaboré une étude qualitative vu
l'originalité et le terrain vierge du sujet.

Ils ont adopté comme approche méthodologique la démarche constructiviste qui se


situe entre la démarche hypothético-déductive et empirico-inductive c'est une
démarche qui consiste à faire des allers retours entre l'empirique et le théorique.
et comme méthode de recherche utilisé, ils ont opté pour une méthode quantitative
qui est sous forme d'un questionnaire destinés à toutes le UM (15) basé sur les
résultats de létude qualitative qui est elle même sous forme d'un entretien semi
directif.

Le postionnement épistémologique des auteurs, est fondé sur deux principaux


courants de recherche:

l'un se base sur le paradigme positiviste qui est objective dans la mesure où elle
correspond à la mise à jour de lois, d’une réalité immuable, extérieure à l’individu et
indépendante ( remise en cause à cause du caractére imprévisible et instable du
comportement des groupes humains)

l'autre se base sur le paradigme constructiviste: celui ci explique la réalité en


faisant une représentation issue d'une contribution à la construite la réalité sociale

Dans une 3éme section : les auteurs ont présenté les résultats de l'étude :

l'étude qualitative les a amené aux constats suivants:

-Aucun service dédié au contrôle de gestion, ni une comptabilité analytique ( sauf les
logiciels SAGE )

- Un dispositif de suivi-évaluation a pour objet d'avoir l'oeil sur les réalisations


( oppéré qu'aprés la signature des contrats de développement entre l'Etat et les
universités)

- une forte dispersion des pratiques du contrôle de gestion dans l'absence des
outils de contrôle de gestion entre les services centraux et les serices communs.

L'étude a démontré que le dit contrôle de gestion mis en place au sein de l'UAE est
sous forme des indicateurs et des TB donc contrôle de gestion classique par
conséquent absence totale des vraies pratiques du contrôle de gestion à savoir le
pilotage axé sur les activités. ça peut être expliqué par ke caractére routinier de
l'offre de la formation aussi son engagement à l'obligation des objectifs à réaliser.
en outre, un constat montre que l'UAE réalise deux sorte d'évaluation :

-Auto-évaluation conduite par une équipe présidentielle.

-Evaluation faire par équipe de 3 experts.

c'est donc une occasion pour sensibiliser les acteurs à la culture d'évaluation et
surmonter l'esprit traditionnel et la culturé d'école.

Ensuite les auteurs ont découvert d'aprés l'étude faite les obstacles de la mise en
place d'un contrôle de gestion efficace dans UAE:

ils ont au fait subdivisé ces obstacles en 2:

- les obstacles relatifs aux spécifités du secteur public: à savoir

* les difficultés liées aux moyens et aux résultats, objectifs.

*la dimension culturelle et l'absence de système de motivation.

- les obstacles relatifs aux caractéristiques de l'UAE:

* la résistance au chanement : c'est plutôt une inertie qui se manifeste par la non
implication des acteurs pour passer d'une logique de moyens à une logique de
résultat)

*l'absence du système comptable: à cause du:

transfet de la proprièté foncier car les immobilisations sont entre les


mains de la tutelle cad la ministère de l'enseignement supèrieur.

Difficulté à déterminer les dotations aux amortissement à cause de


l'ignorance des années d'acquisition.

En plus des points qui justifient le besoin de mettre en place un système de contrôle
de gestion, les auteurs ont démontré les facteurs d'émergence de la pratique de
contrôle de gestion qui sont nécessaire a dépasser ces obstacles:

1- le rôle de la politique président: car c'est à lui seulement que revient la décision
de créer ou non un service de contrôle de gestion et de recruter le personnel qui a
cette compétence

2- Influence de la contractualisation ( programme d'urgence)

Les 2 contrats signés enttre 2009-2012;

un contrat externe entre UAE et état

un contrat interne entre présidence et établissement des UAE

c'est un facteur qui est nécessaire à la mise en place des outils de CG

3- Insuffisance des contrôles de l'Etat

Donc les conclusions que les auteurs ont apporté :

Il n’existe pas un service de contrôle de gestion au sein de l’UAE, mais il existe ses
pratiques ;

- Il existe un besoin de contrôle de gestion qui peut s’expliquer par des facteurs

environnementaux et des facteurs organisationnels ;

- La contractualisation favorise l’émergence des pratiques de contrôle de gestion tel


que les indicateurs et les tableaux de bord ;

- Le contrôle de gestion est un contrôle classique

-Absence totale du seevice comptable

-Le rôle du Président est un facteur déterminant dans la décision de mise en place
du contrôle de gestion et son développement.

Ces conclusions ont été utilisé afin d'élaborer un questionnaire destiné au 15


universités marocaines.

Finalement les auteurs ont suggéré un modèl relatif à la mise en place de contrôle
de gestion au sein des UM, c'est un modèl qui tient compte et du besoin de la
création des outils de cg et des facteurs d'émergence indispensables a savoir le
pouvoir du président, la contractualisation, la concurrence et l'effet de mimétisme

Besoin et facteurs --> mise en plce de système de cg.


les hypothéses prises dans ce modèl concernent seulement les 6 facteurs
d'émergence

donc on peut conclure que l’existence d’un déséquilibre entre besoin et capacité de
traitement de l’information faisait naître, dans les universités, un besoin de
développement des systèmes de l’information et plus particulièrement de contrôle
de gestion.

Toutefois en se basant sur des lectures que j'ai faite sur la même problématique et
parmi on cite l'article attribué au Marc bollecker Professeur des Universités en
Sciences de Gestion, parmi ses postes occupés , l'habilitation à Diriger les
Recherches soutenue « Le statut des contrôleurs de gestion », il a aussi une thèse
de doctorat en Sciences de Gestion, soutenue le 21 novembre 2001 à l’IAE de
l’Université Nancy 2 : « Systèmes d’information différenciés et contrôle des
services opérationnels : Une analyse empirique des mécanismes organisationnels de
contrôle et du rôle des contrôleurs de gestion », son analyse oppére dans le même
cadre que l'article analysé sauf quelques différences qu'on va mettre en évidence.

Semblable aux autre auteurs du premier article, marc justifie le besoin des outils
de contrôle de gestion par :

- les contraintes qui pèsent sur les ressources publiques ;

- le besoin de coordination inhérente à toute organisation ;

- le besoin d’adaptation des organisations à leur environnement ;

- le besoin de renforcer l’apprentissage organisationnel ;

- la nécessité de rendre des services de qualité aux usagers.

Par contre marc rajoute que la réticence que les acteurs des universités exprime
revient au statut des reponsables ainsi que leurs comportement stratégiques à titre
d'exemple on peut citer la publication du niveau détaillé de consommation des
ressources risque de mettre en évidence des disparités gênantes..

ce qui permet aux acteurs d'avoir une marge de manoeurvre en l'absence des outils
de cg.

Marc confirme qu'outre le rôle instrumental des outils de cg, ce dernier permet une
représentation partagée le contrôle de gestion aurait un caractère interactif
favorisant la clarification des missions de l’université de manière horizontale et
verticale et par la suite ceci permet de mettre en évidence le partage des
responsabilités, et il estime aussi qu'il s’agit d’un moyen de légitimation des
décisions par rapport aux organismes de tutelle pour la bonne utilisation des
sommes allouées.

Dans un soucis de comprendre la complexité de sa mise en ouevre , l'auteur a


également utilisé des entretiens semi directifs, étude documentaire, et une
observation

Marc a effectué 27 entretiens d'une durée allant d'une heure 30 a 2h auprès de 20


interlocuteurs entre septembre 2011 a mai 2012, puils il a structuré les entretiens
autout de 4 thèmes :

- la situation globale de l’université,

- les pistes d’amélioration envisagées

- le(s) rôle(s) perçus des systèmes de contrôle de gestion utilisés et souhaités

-la situation des Universités.

L’observation s’est traduite par la participation à différentes réunions organisées à


un niveau central et à un niveau local. Les réunions de la cellule d’aide au pilotage, du
conseil d’administration de l’établissement, de la commission des moyens ont permis
de récolter des données sur la situation globale et sur celle des UFR. Au niveau de
ces dernières, la participation à des conseils d’instituts, à des commissions
d’élaboration des budgets, à des réunions d’analyse des résultats (2011) ont permis
de recueillir des données locales.

L'auteur est également sorti par une conclusion que cette université présente un
absence totale des outils de gestion et à l'absence de ces outils la présidente
évoque que « face à un manque d’outils de pilotage et de prévisions, les décisions
peuvent être prises de manière que l’on pourrait qualifier d’irresponsable par la
présidence ».

l'entretien mené avec le doyen a aussi évoqué que « il faut un outil qui prend en
compte les coûts passés et qui permet de projeter dans le futur l’impact d’une
décision »

contrairement aux universités marocaines, les universités français ont développé


des pratiques plus ou moins émanant des démarches de contrôle de gestion chose
qui est motivante et qui explique leurs déclarations d'intentions a développer des
pratiques de contrôle de gestion au bon sens du terme

Par contre, l'auteur a puiser afin de clarifier les conditions qui doivent être pris en
considération pour la mise en oeuvre d'un contrôle de gestion d'établissement. et
pour se faire il a opté dans un premier lieu à l'explication des causes principales de
l'échec de l’émergence d’un contrôle de gestion global

la gouvernance de l’établissement et la faible légitimité de la présidence.

dans un second lieu, il a suggéré les mesures à mettre en place pour mettre en
oeuvre un systéme de contrôle de gestion efficace et efficient

La nécessité d'une présidence légitime et d'outils de contrôle partagés.

Contrairement au premier article qui explique le pouvoir que le président de


l'établissement détient, le deuxiéme article confirme que c'est l'affaiblissement du
pouvoir de la présidence qui empêche sa mise en oeuvre

On constate que les deux auteurs ont mené une étude qui a débouché à des
résultats différentsn mais ces résultats ne peuvent pas être généralisé d'un point
de vue méthodologique les études ne visaient qu’un seul cas et un nombre restreint
d’acteurs et de composantes. Ensuite, le caractère pluridisciplinaire de cet
établissement fournit une représentation probablement différente d’universités
plus spécialisées et plus homogènes dans leur offre de formation et dans leurs
activités scientifiques

Enfin, une étude plus approfondie dans une perspective multisite va mieux cerné la
diversité de ces pratiques.