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Compte Rendu

T.P. 1 Méthode des éléments nis en 1D


Angel Junes

05 Novembre 2009

1.1 Problème physique


On étudie la variation de la température T (x) dans un barreau de longueur L, de section S
et de conductivité k , dont l'extrémité gauche est isotherme (i.e T (0) = Te ), et l'extrémité
droite reçoit un ux de chaleur φe . En plus de la conduction dans le solide (le ux de chaleur
par conduction dans une section s'écrit φ1 = −kS dT
dx ), le barreau échange de la chaleur par
convection avec l'air ambiant à la température Ta sur toute sa longueur. En notant h le
coecient d'échange par convection par unité de surface, le ux de chaleur par convection
s'écrit pour un élément de longueur dx : φ2 = hdxp(T − Ta ) (où p est le périmètre de la
section du barreau)).

En notant K = kS , et a = hp, l'équation d'équilibre avec les conditions aux limites s'écrit :

− d K dT  + αT = αT
a
dx dx
(1)
T (0) = T , −K dT (L) = φ
e dx e

FIG. 1.1  Température dans un barreau

1.1.1 Mise sous forme sans dimension


Dans le cas Te = Ta et pour des coecients constants, l'équation diérentielle (1) peut se
mettre sous la forme sans dimension avec les transformations suivantes :
 
d dT
− K + α (T − Ta ) = 0 (2)
dx dx

1
On fait : 
Soit X = x , T : x ∈ [0, L] y X ∈ [0, 1]
L
(3)
Θ (X) = T (x) − T → dΘ dX = dT = dΘ 1
a dX dx dx dX L

Donc, on peut écrire l'équation 2en utilisant3 comme suivi :


 
d dΘ 1 dX
− K + αΘ (X) = 0
dX dX L dx

 
K d dΘ
− 2 + αΘ = 0
L dX dX

L2
 
d dΘ
− + αΘ = 0 (4)
dX dX K

Les conditions aux limites sont transformées en :



Θ (0) = T (0) − T = T − T = T − T = 0 −→ Θ (0) = 0
a e a a a
(5)
−K dT (L) = −K dΘ 1 (1) = − K dΘ (1) = φ −→ dΘ
− dX (1) = L
dx dX L L dX e K φe

Finalement, en combinant les équations 4 et 5, on obtient l'équation diérentielle sans di-


mension suivante avec ses conditions aux limites dans le domaine Q = [0, 1] :

− d dΘ  + βΘ = 0
dX dX
(6)
Θ (0) = 0, − dΘ (1) = p
dx

Où : 
β = L2

(7)
p = L
K φe

La solution analytique de l'équation diérentielle 6 avec les conditions aux limites 7 est :

−p p 
Θ (X) = √  sinh βX (8)
cosh β

On fait la transformation inverse de variables et on obtient la solution à l'équation 1 :

−Lφe sinh Ω

Lx
T (x) = + Ta (9)
kSΩcosh (Ω)

Où :
r
hpL2
Ω=
kS

1.2 Approximation par éléments nis


Avant de faire la approximation de la solution de l'équation 1 par élément nis, d'abord on
va écrire la formulation faible de cet équation :

2
Formulation Faible :



 Trouver T (x) avec T (0) = Te tel que :

 Ĺ  Ĺ
K dT dv
(10)

dx dx + αT (x) v (x) dx+ = αTa v (x) dx − pv(L)
0
 0

∀v tel que v (0) = 0

Pour résoudre le problème (8), on recherche une solution numérique approchée T (x). En
éléments nis, cette solution approchée est construite à partir de 2 données :
1. Un maillage Mh du domaine de calcul Ω,
2. Un choix d'interpolation P k sur ce maillage.

Pour notre domaine de calcul unidimensionnel Ω = [0, L], le maillage correspond à un


découplage de Ω en ne segments :
ne
Ω = ∪ [xi−1 , xi ] (11)
i=1

Sur chaque segment, on choisit une interpolation polynomiale de type P 1 . Donc on écrit la
fonction T sous la forme suivante :
nn
X
T (x) ' T h (X) = Ti φi (x) avec T (0) = Te (12)
i=1

Où φi sont les fonctions de base qui valent 1 au n÷ud i et 0 sur tout les autres n÷uds. Ti
est la valeur de la fonction T (x) en le n÷ud i.

FIG. 1.2  Fonctions de Base

Pour notre formulation éléments nis, on va introduire les conditions aux limites de type
Dirichlet avant de résoudre le système linéaire A.T = B car il est plus facile de l'écrire sur
Matlab. Les conditions aux limites de type Neumann seront introduites en la formulation
éléments nis. La fonction test v (x) a la forme suivante :

nn
X
v (x) ' v h (x) = δT h = δTi φi (x) car δT (0) = 0 (13)
i=2

3
On choisit comme fonctions tests les fonctions de base φi . Donc en remplaçant les équations
12 et 13 en la formulation faible 10, on obtient les nn équations qui nous permettent de
calculer les Ti après introduire les conditions aux limites de type Dirichlet.

ˆL nn ˆL Xnn ˆL
X dφj dφi
K Tj dx + α Tj φj φi dx = αTa φi dx − pφi (L) (14)
j=1
dx dx j=1
0 0 0

On peut écrire 14 sous la forme suivante :


 
ˆL ˆL  ˆL
nn
X  dφj dφi 
Tj  K dx + αφj φi d = αTa φi dx − pφi (L)
 
j=1
 dx dx 
0 0  0
| {z } | {z } | {z }
Kij Mij Bi
| {z }
Aij

Aij Tj = Bi (15)

Comme on peut voir en l'équation 15, notre formulation éléments nis est reduit à un
système linéaire dont la matrice solution, après d'introduire les conditions aux limites de
type Dirichlet, est une matrice qui contient les valeurs nodales de T h . Pour calculer Aij ,
on utilise les propriétés des fonctions de base φi , qui font que chaque intégrale élémentaire
de l'équation 15 soit non nulle sur un élément [xk−1 , xk ] si et seulement si les n÷uds S1 et
S2 appartiennent tous les deux à cet élément.
 soit i = k − 1 et j = k-1 ou k
 soit i = k − 1 et j = k-1 ou k

Donc pour un élément P 1 on a à calculer 4 intégrales élémentaires sur un élément k , que


l'on peut écrire sous forme matricielle :

ˆxk
dφnq dφnp
k
Kpq = K dx pour p = 1, 2 q = 1,2 (16)
dx dx
xk−1

ˆxk
k
Mpq = αφnq φnp dx pour p = 1, 2 q = 1,2 (17)
xk−1

où n1 = k − 1 et n2 = k sont les numéros des 2 sommets de l'élément k

Pour calculer 19 et 20, on utilise un élément de référence en faisant la transformation sui-


vante :

4
FIG. 1.3  Transformation du espace physique au espace de référence

FIG. 1.4  Fonctions de forme

Donc les fonctions de base dans ce nouveau système de référence seront les fonctions de
forme :
1−ξ 1+ξ
φk−1 (x) = N1 (ξ) = et φk (x) = N2 (ξ) = (18)
2 2
En introduisant 18 en 19 et 20, on obtient :

ˆ+1
2 dNp dNq
k
Kpq = K dξ pour p = 1, 2 q = 1,2 (19)
hk dξ dξ
−1

ˆxk
hk
k
Mpq = αNp Nq dξ pour p = 1, 2 q = 1,2 (20)
2
xk−1

Donc, pour un élément de référence les matrices K k et M k sont symétriques et ont la forme
suivante : " # " #
1 1
K 1 −1
k
K = et M = αhk
k 3
1
6
1
(21)
hk −1 1 6 3

En faisant le même processus pour le seconde membre, on obtient la matrice B k d'un élément
de référence.
ˆ+1
hk
Bpk = αTa Np−1 dξ (22)
2
−1
" #
1
Bpk = αTa hk 2
1
(23)
2

Pour obtenir la matrice total du système, on doit faire l'assemblage de matrices cet-à-dire
que chaque élément fait sa contribution à la matrice du système. Après faire l'assemblage, on
obtient une matrice Annxnn symétrique et une matrice Bnnx1 . Pour introduire la contribution
de la condition au limite de type Dirichlet T (0) = Te , on ferra l'artice suivante : Tous les
éléments de la première le de la matrice Aij seront nulles à exception de l'élément A11 ,
lequel sera égal à 1 ; et l'élément B1 sera égal à Te . On fait cet artice dans le but d'obtenir
T (x = 0) = T1 = Te après résoudre le système 15.

1.2.1 Programme Matlab


L'algorithme que l'on va utiliser pour faire l'assemblage de la matrice Aij et du second
membre Bj d ← 1{dimension de l'interpolation}

5
A ← 0, B ← 0{initialisation de la matrice A et du second membre B}
pour k = 1 to ne faire {boucle sur les éléments}
Ke ← Kl , M e ← Mk , Be ← Bk {matrices élémentaires}
noi ← num(k){calcul des numéros des noeuds de l'élément}
pour p = 1 to d + 1 faire {début de l'assemblage}
ni ← noi[p]
pour q = 1 to d + 1 faire
nj ← noi[q]
A[ni, nj] ← A[ni, nj] + Ke[p, q] + M e[p, q]{assemblage de la matrice}
n pour
B[ni] ← B[ni] + Be[p]{assemblage du second membre}
n pour
n pour

Donc, on écrit un programme Matlab, implémentant cet algorithme pour la résolution nu-
mérique de 1et pour faire l'étude de la précision du méthode en variant la quantité des
éléments. On écrit une fonction qu'elle s'appelle MainProgram.m. Dans cette fonction, on
introduit les données d'entrée suivantes :
 k : La constant de conductivité
 L : Longueur du barrage
 D : Diamètre de la section droite
 T a : Température de l'ambiance
 T e : Température à x = 0
 phie : Flux de chaleur
 h : Coecient d'échange par convection par unité de surface
 Ne : matrice qui contient les nombres d'éléments pour faire l'étude de précision.

Ensuite, elle fait l'appelle à la fonctionchaleur.m qui fait le calcule de la matrice total
du système en appellant la fonction assemblage.m. Finalement, la fonction chaleur.m
résoudre le système AT = B en obtenant les valeurs nodales T h qui sont la solution à notre
problème. Pour faire l'étude de précision, on fait le même processus pour chaque nombre
des éléments. Comme on connait la valeur exacte de la température en x = L, donc on peut
calculer l'erreur d'approximation en utilisant les outils mathématiques du Matlab.

1.2.2 Application numérique


Pour la résolution numérique, on considère un barreau d'aluminium de longueur L = 3m ,
de diamètre D = 2cm, dont le coecient de conductivité thermique vaut k = 6000W/m/K .
Il est maintenu à la température ambiante Ta = Te = 20°C en x = 0 et on impose un ux
de φe = −pW en x = L. Il est refroidit dans l'air à température ambiante Ta par convection
forcée avec h = 50W/m2 /K (pour de la convection naturelle h ' 10W/m2 /K ). La valeur
du ux p est calculée en fonction des 4 derniers chires m de votre numéro d'étudiant par
la formule suivante :
m
p=2 W
100

Le numéro d'étudiant est 10910061, donc m = 0061,nalement p = 1.22 W.

6
La solution exacte de la équation diérentielle 1 est donnée par l'équation 9 dont le graphique
se montre à continuation :

FIG. 1.5  Solution exacte de l'équation diérentielle 1

La solution exacte en x = L = 3 m est :

T (x = L) = 20.5009 ºC

À continuation, on va résoudre numériquement le problème avec MATLAB. Pour faire cela,


on utilise le programme MainProgram.m pour une maillage de 5 éléments. La solution qui
nous donne MainProgram.m se montre à continuation :

Les matrice A et B du système avant d'introduire les conditions aux limites de type Dirichlet
est :  
3.7699 −2, 8274 0 0 0 0
 

 0 7.5398 −2.8274 0 0 0 

 0 −2.8274 7.5398 −2.8274 0 0 
A=
 


 0 0 −2.8274 7.5398 −2.8274 0 


 0 0 0 −2.8274 7.5398 −2.8274 

0 0 0 0 −2.8274 3.7699
 
276.1460
 

 552.2920 

 552.2920 
B=
 


 552.2920 


 552.2920 

2767.1460

7
Donc, on introduit les conditions aux limites de type Dirichlet en faisant le artice que l'on
a indiqué dans la partie antérieure et les matrices A et B s'écrivent de la forme suivante.
 
1 0 0 0 0 0
 
 −2, 8274 7.5398 −2.8274 0 0 0 
 
 0 −2.8274 7.5398 −2.8274 0 0 
A=
 


 0 0 −2.8274 7.5398 −2.8274 0 


 0 0 0 −2.8274 7.5398 −2.8274 

0 0 0 0 −2.8274 3.7699
 
293.0000
 

 552.2920 

 552.2920 
B=
 


 552.2920 


 552.2920 

277.3660
Donc, la solution au problème AT = B se montre à continuation :
 
20.0000
 

 20.0162 

 20.0431 
T =
 


 20.0988 


 20.2204 

20.4889

Le graphique de la solution approximé par éléments nis est comme suivi :

FIG. 1.6  Solution approximé de1 par éléments nis en utilisant une maillage de 5
éléments

8
La valeur de la solution approximé par éléments nis de l'équation 1 en x = L = 3 m est :

Tappr = 20.4889 ºC

L'erreur relative moyenne que l'on trouve c'est :



u − uh
= 0.000585
kuk

, laquelle est acceptable.

En déterminant la dérivée de la solution approchée, elle est constante par élément car les
fonctions d'approximation sont du type P 1 .

FIG. 1.7  Dérivée de la solution approchée en utilisant un maillage de 5 éléments

La valeur de la dérivée de la fonction approchée en x = L = 3 m est :

duh
= 4.5
dx

La valeur exacte de la fonction température en x = L est 0.6472 donc l'erreur d'approxima-


tion de la dérivée de la solution approchée est grande.

Ensuite, on fait l'étude de précision. Pour cela, on choisi diérents maillages. Chaque maillage
a un nombre d'éléments de la même longueur. Le vecteur qui contient le numéro d'éléments
de chaque maillage se montre à continuat :
 
ne = 1 5 10 25 50 100

Donc, pour chaque maillage on fait même processus que l'on a fait avant en calculant la
valeur de la solution approximée en x = L = 3 m. Après, on calcule l'erreur par rapport à
la solution exacte. On dessine à continuation la courbe Erreur vs Nombre d'éléments (Ne)
sur une échelle logarithmique :

9
FIG. 1.8  Erreur relative par rapport au nombre d'éléments

Conclusion :
Le problème de la température dans un barreau a été analysé par la méthode des éléments
nis. D'abord, on a écrit l'équation diérentielle avec ses conditions aux limites. Ensuite,
on a trouvé l'expression de la solution exacte de cette équation diérentielle et sa valeur en
x = L. Après, en écrivant la formulation faible discrète de l'équation diérentielle , on a pu
trouver la solution approchée. Pour faire cela, on a utilisé des polynômes d'approximation P 1 ,
ce qui nous donne une bonne approximation mais en utilisant des maillages plus grandes
avec des éléments plus petits car l'erreur d'approximation varie en O(h2 ), cet-á-dire en
fonction du longueur d'élément au carré. Par contre, si bien les fonctions P 1 sont une bonne
approximation de T (x), pour approximer la dérivées de T (x), ces fonctions introduisent des
erreurs car les dérivées des fonctions P 1 sont fonctions constantes et ne sont pas continues.

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