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LUMIERE SUR LA TRADUCTION DU COR-AN

Par Ahmed Miktar

INTRODUCTION

Le monde de la révélation divine s’est tracé à travers l’histoire, depuis la création de moyens annonçant l’apparition de l’Etre Humain. Certes Dieu s’est adressé aux anges avant la création d’Adam pour leur annoncer sa venue mais cela n’a été qu’un moyen utilisé par Allah pour montrer l’importance de cette créature humaine. Tout d’abord, comme nous le dit la tradition musulmane, Dieu créa la plume et la Tablette gardée et donna l’ordre à la Plume d’écrire ce qui était, ce qui est et ce qui aura lieu jusqu’au jour de la disparition du Temps et du Lieu. Cependant, l’Homme trouve sa place dans cet écrit qui n’a eu lieu que par une révélation de Dieu. Le discours divin ne peut être comprit que si on fait un grand voyage à travers l’histoire humaine, par lequel on comprend la dimension du temps et de l’espace et le rôle qu’elle joue dans la transmission du message sous sa forme verbale et textuelle. Or la nature du discours, celle du locuteur et celle de l’auditoire jouent un rôle primordiale dans la lecture du texte. Le discours divin est la Parole d’Allah faisant partie de Ses attributs et n’a par Lui ni début ni fin. Elle est parfaitement indissociable et forme un ensemble éminent qu’il faut prendre dans sa totalité et n’en négliger aucune partie. Aussi cette parole a ses spécificités quand elle est adressée pour un contexte bien défini. La créature a un début, qui l’appelle obligatoirement à une fin, elle est limitée par le temps et l’espace et elle est faillible. D’où l’importance de savoir que le discours divin est adaptée à la nature même de la créature. Ce qui a poussé certains philosophes musulmans du moyen âge à soulever l’idée de la supposée création Coran. Ce qui est réfuté rationnellement au consensus par la Oumma. Quant au texte, Allah dit dans la sourate les femmes, au verset 164 : « Et il y a des messagers dont Nous t’avons raconté l’histoire précédemment, et des messagers dont Nous ne t’avons point raconté l’histoire, et Allah a parlé à Moise de vive voix. » La logique humaine dans sa faiblesse montre bien qu’elle est dépassée par la splendeur et l’inimitabilité à tous les niveaux du texte coranique. En effet, le coran n’a jamais subi ni diminution, ni rajout depuis quinze siècles et ne fait qu’accompagner l’humanité dans sa démarche civilisationnelle en lui proposant le parfait état de vie. Le locuteur dans notre sujet est unique, rien ne Lui ressemble. (…Il n’y a rien qui Lui ressemble) 1 .Son langage est accessible selon le degré de connaissance de Son essence. Il s’est adressé à la plume comme Il s’est adressé aux cieux et à la terre. Il s’est adressé à l’Ange comme Il l’a fait pour Satan, le démon. Puis viendra le tour de cette nouvelle créature qui est l’homme en tenant compte de ses aspects et dimensions. L’homme est une créature terrestre qui a connu le monde paradisiaque avant d’exister sur terre. Dieu a révélé à Adam au Paradis le nom de toutes choses. Il lui a aussi permis de vivre au Paradis comme il voulait, lui et son épouse, de manger de tous ces fruits sauf un, qui leur a été interdit. Cependant on peut bien sur parler de licite et d’illicite puisque Dieu a rendu toute chose au Paradis licite sauf ce fruit interdit. Le discours divin envers Adam et sa progéniture sur terre serait différent puisque sur terre l’homme est appelé à construire et à organiser la vie. Donc à faire ce qui est bon (licite) et à s’éloigner de ce qui est mauvais (illicite).

1 Sourate 42, verset 11

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Le discours d’Allah marque le temps et l’espace ainsi que l’état humain dans lequel il s’inscrit pour organiser, construire et parfaire la vie (Al Khilafa). En effet, l’homme est le mandaté (khalifa) par Dieu pour une mission bien définit par Son discours. Ce qui nous montre que le rôle du discours divin est avant tout la gestion de l’existence de Sa créature dans un contexte voulu par Sa seigneurie et donc soumis à Sa divinité. Souvent certains croyants pensent que les prophètes et messagers ne sont que transmetteurs du discours divin, sans que ce dernier n’agi sur leur propre être et sans qu’ils (SBSE) n’y aient de réaction par leur propre volonté. Il nous reste à rappeler ici que le fidèle de Dieu, Jonas, prophète élu par son Seigneur, a quitté son peuple par sa propre volonté cherchant à être plus efficace à l’extérieur du contexte dans lequel il a été envoyé. Dieu le Très Haut raconte l’histoire de Jonas ( ou Dhu’n-Nun, c’est à dire l’Homme au poisson). Il l’avait envoyé comme prophète à Ninive où il invita les gens à adorer Dieu seul. Mais ils refusèrent et continuèrent à vivre dans l’incroyance, alors Jonas quitta la ville en colère, les menaçant du châtiment qui tomberait sur eux, dans trois jours. Dès qu’ils furent sûrs de ce qu’il avait dit et qu’ils apprirent qu’un prophète ne mentait pas, ils quittèrent le pays avec leurs enfants, leurs bêtes et leurs biens et supplièrent humblement leur Seigneur, qui leur épargna Son châtiment. Quant à Jonas, il quitta son peuple en colère et monta dans un bateau. Pris dans la tempête, l’équipage décida de faire un tirage au sort et de jeter l’homme tiré au sort dans la mer pour diminuer le chargement. Le premier tirage au sort tomba sur Jonas. L’équipage refit le tirage encore deux fois, et à chaque fois il retomba sur Jonas, qui se déshabilla et se jeta alors dans l’eau où un poisson ( une baleine) le recueillit et c’est pour cette raison qu’il est surnommé l’Homme au poisson ( Dhu’n-Nun). Jonas pensait que Dieu ne l’opprimerait pas dans le ventre du poisson ( ou que Dieu ne pourrait rien sur lui), alors il était dans l’obscurité des profondeurs de la mer et l’obscurité de la nuit, et c’est pour cette raison que Dieu dit : « Puis il fit, dans les ténèbres, l’appel que voici : « Pas de divinité à part Toi ! Pureté à Toi ! J’ai été vraiment du nombre des injustes. » 2 Aussi certains peuples ont fait de leurs prophètes et saints des moyens d’ascension (clergés), d’autres les ont vénéré jusqu’à les diviniser et d’autres au contraire ont lapidé, torturé et assassiné leurs prophètes. Alors qu’il n’y a de Dieu qu’Allah, Son discours est unique par Son essence divine, Ses envoyés n’ont fait qu’avertir leurs peuples de leur détriment t out en annonçant l’éternité au Paradis. Je suis arrivée là Dieu a envoyé des messagers à chaque communauté : « Il n’existe pas de communauté où ne sois passé un avertisseur ».Tous les messagers ordonnaient à leurs peuples d’adorer Allah, le Très haut et l’Unique. Ils leur recommandaient également de Lui obéir et de Le craindre : « Ô mon peuple ! Adorez ALLAH ! Il n’y a pas, pour vous, d’autre Dieu que Lui. Ne Le craindrez vous pas ? ». Chacun d’entre eux annonçait aux membres de son peuple le bonheur dans ce bas monde et les délices dans l’autre s’ils croient en Dieu seul et s’ils lui obéissent. Ils les mettaient également en garde contre la perdition de leur propre être, qui n’est autre que propriété d’Allah, s’ils Le renient et s’ils Lui désobéissent. Les messagers ne délaisseront aucune preuve évidente à leurs présenter avec sagesse et nobles caractères : « Nous avons inspiré les prophètes : ils annoncent la bonne nouvelle ; et ils avertissent les hommes, afin qu’après la venue des prophètes, les hommes n’aient aucun argument à opposer à Allah ». Pour cela tous les différents honorables prophètes (SBSE) avaient une mission identique. Elle avait pour objectif d’inviter les gens à l’Unicité de Dieu, à Son adoration et à la soumission à Ses ordres par crainte et par amour pour Lui, autrement dit, à l’Islam .C’est pour cela que nous affirmons que tous les messagers ont appelé à l’Islam et à la soumission à Allah, l’Unique Divinité et Seigneurie. Bien que l’Islam soit la religion de tous les messagers, certaines lois diffèrent d’un messager à l’autre, car chaque messager était un envoyé

2 sourate les prophètes, verset 87

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particulier à un peuple. Sa mission durait un certain temps jusqu’à ce que Dieu envoie un autre messager, toutes les lois rapportées par chaque messager correspondaient parfaitement au peuple auquel il était envoyé. Tout en sachant que les messagers partageaient les mêmes fondements dans leurs missions. C’est à dire dans la foi concernant l’Unicité d’Allah, Son adoration et la croyance au Jour des rétributions. Puis, Allah a envoyé Son prophète Muhammad (SBSL) à l’humanité entière, de tout temps et de tous lieux, jusqu'à la fin des contextes. Les lois qu’Allah lui a révélées étaient des lois éternelles valables en tous lieux et en tout temps. Ces lois accompagnées de la foi véritable étaient la dernière forme complète de l’Islam. Or, il est bien de faire un petit arrêt sur le mot «Islam » du point de vue de la langue, de la loi islamique et de faire un lien avec ce que nous avons évoqué ci-dessus. « L’Islam » signifie dans la langue arabe « soumission et obéissance totales aux ordres d’ALLAH ». Il veut dire dans la loi islamique : soumission et obéissance aux ordres d’ALLAH, conformément aux enseignements du prophète Muhammad (SBSL) avec abandon et satisfaction, tout en sachant que tout ce qui a été révélé à tous les messagers sans exception est la religion de l’Islam ou de la soumission. La dernière forme représentative de l’Islam ou de la soumission, est celle de la religion du prophète Muhammad (SBSL). Dans le saint Coran, les messagers ont été plusieurs fois qualifiés de musulmans. Il suffit par exemple de lire les versets (S.2, 127-136) pour s’apercevoir qu’Abraham et Ismaël (PBSE) invoquaient Allah en ces termes : « Notre Seigneur ! Fais de nous deux des croyants qui te seront soumis ; fais de notre descendance une communauté qui te sera soumise…. », Dieu nous a informé au sujet d’Abraham en disant : « Son seigneur lui dit : « soumets-toi ! » Il répondit : « Je me soumets au seigneur des mondes ! » Abraham a ordonné à ses enfants : - et Jacob fit de même- «Ô mes enfants ! Allah a choisi pour vous la religion ; ne mourez que soumis à lui ». De plus, les enfants de Jacob disaient selon le Coran : «. Et nous nous en remettons à lui »…. matières De nombreuses sourates ne cessent de scander ce sens dans plusieurs passages. Bien plus, le Saint Coran vient confirmer que l’univers avec ce qu’il contient est soumis à Dieu. En effet, Allah a dit : « Désirent-ils une autre religion que celle d’Allah, alors que tout ce qui est dans les cieux et sur la terre se soumet à lui, de gré ou de force et qu’ils seront ramenés vers lui ? » Pour cette raison, quiconque prend une religion autre que l’Islam se verra refuser énergiquement cet acte par Dieu : « Le culte de celui qui recherche une religion en dehors de l’Islam n’est pas accepté. Cet individu sera, dans la vie future, au nombre de ceux qui ont tout perdu ». Le saint Coran est pour tout musulman et musulmane la parole de Dieu, transmise par l’archange Gabriel à Son apôtre, Prophète et messager, Muhammad ibn Abdillah, exprimé en langue arabe littéraire et contenant la véritable Vérité qui est le discours divin. Il a abrogé en faisant synthèse de la totalité des messages antérieurs à son arrivée. Car son arrivée marque l’histoire humaine et révolutionne son existence. Il est la preuve évidente de la prophétie de Muhammad (SBSL) par sa loi destinée à guider l’humanité et par sa spiritualité d’essence divine comme apaisement des cœurs et soulagement des âmes. Il est une prière dont la récitation est adoration de Dieu. Son texte écrit regroupe cent quatorze sourates résumé par son ouverture préliminaire ( al fatiha). Il est le fondement même du mode de vie musulman puisqu’il traite de l’histoire humaine avant sa création, pendant son séjour au paradis, le début de son existence terrestre et l’éternité de la création après sa disparition. Le saint Coran est la source du bonheur de l’individu, la famille, la société et l’humanité entière. Puisque Dieu dit de Son messager qu’il n’ait été envoyé que miséricorde pour toute la création, y comprit les anges d’après l’Imam Chawqani. Il est aussi la source de toute science amenant l’humanité à son bonheur, de toute connaissance et compréhension lui permettant la construction de sa vie. C’est pour cela qu’il représente pour certaines imminences musulmanes l’océan de la connaissance dans lequel on n’a pas le droit de nager sans connaissance. L’Imam Suyuthi compose son livre des sciences du Coran ( la maîtrise…) en nous éclairant au sujet des étapes

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de sa révélation : Le mecquois du médinois, le journalier du nocturne, pendant le voyage et

pendant la résidence, le révélé d’été et celui de l’hivers, celui de l’éveil et celui du sommeil,

le terrestre et le céleste, celui du début et celui de la fin et les circonstances de sa révélation.

Ces notions ne nous éclairent que sur une partie des sciences du coran car il faut connaître aussi ce qui a été révélé totalement en sourates et ce qui a été révélé en plusieurs parties. La manière par laquelle il a été transmit au messager (SBSL) et celle de la réception de ses compagnons. Aussi à savoir comment il a été mémorisé, regroupé en manuscrit, et la biographie de ceux qui ont œuvré pour qu’il nous sois transmit. Les sciences du coran nous permettent la connaissance de son interprétation et de sa récitation qui font partie des plus

nobles adorations. L’Imam Ibnul Qayim dit à ce sujet : « l’inimitabilité du Saint Coran enrichit l’intellect et l’esprit humain par ses sciences d’interprétation et de psalmodie, car le Coran consiste une harmonie et cohésion entre son expression, sa signification et la beauté de

sa récitation. Allah, Le sublime, attire notre attention, exalté soit-Il, sur ces aspects en répétant quatre fois dans la même sourate : « En effet, Nous avons rendu le coran facile pour la méditation. Y a-t-il quelqu’un pour y réfléchir ? » 3 . Alors méditons ensemble à travers ce modeste effort de traduction des sens interprétés par plusieurs éminent savants que nous avons choisis selon un critère qui nous permet de contextualiser notre méditation du discours divin ( le Saint Coran). Les écoles musulmanes de ce domaine éminent qui est le tafsir ( exégèse) ont fixé des conditions de bases donnant une réalité contextuelle à l’authenticité textuelle. L’exégète doit être profondément croyant, bien instruit dans la connaissance de la langue arabe et ses sciences. Il doit avoir la capacité de comprendre et de saisir les sens profonds et apparents pour en faire un ensemble. Il ne doit pas se référer à une seule opinion exégétique

et commencer toujours par la recherche de l’interprétation du Coran par le Coran lui-même

tout en étant guidé par les explications prophétiques sans oublier l’importance qu’il faut avoir

de sa part vis-à-vis des récits des compagnons. Il doit considérer les récits des tabi’ins qui sont

dans le même chemin d’interprétation que leurs prédécesseurs. Enfin, consulter les opinions des autres écoles éminentes et surtout les contemporaines. Ibn Taymiyya nous dit que la meilleure interprétation du Coran selon les différentes écoles de pensée musulmane est l’explication du Coran par le Coran, puis par le Messager de Dieu (SBSL), qui agissait en

fonction de ce qu’il comprenait du discours divin ( le Coran ). Si rien ne permet d’avoir une interprétation telle que nous l’avons souligné auparavant dans le Coran et la Sunna, on peut puiser des recherches à travers les récits des compagnons comme on peut se tourner vers ceux des tabi’ins. Cependant, rien ne peut rivaliser avec la première démarche.

A travers l’histoire de cette science éminente, Ibn Abbas nous dit qu’il y a quatre aspects

d’interprétation du Saint Coran :

- celui que les arabes connaissent parce que c’est leur langue

- celui qui est connu de tous

- celui qui traite des connaissances obligatoires pour tout musulman (ex : le licite et l’illicite)

- celui qui n’est connu que par Allah.

Plusieurs livres importants dans la littérature de ce domaine (tafsir) nous ont permit à travers cette modeste recherche de corriger certaines erreurs de traduction en langue française faites par un nombres important d’orientalistes appelés aujourd’hui islamologue comme Kazimirski, Pesle, Masson, Mazighe, Kechride, Hamidoullah, Bercque… et d’autres. Ces livres d’exégèse d’éminents savants sont pour les plus anciens d’entre eux référés aux compagnons du Prophète Muhammad (SBSL) comme Ibn Abbas ( mort en l’an 68H, 687 après Jésus) ou Zayd Ibn Ali, ou bien au tabi’i moujahid et Said Ibn Joubayr. Selon Ibn Taymiyya , il est généralement agréé que l’œuvre la plus importante parmi les premiers livres

3 verset 17, sourate la lune

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d’interprétation du Saint Coran est celle de Attabari (mort 310 H, 922 CH). Notre recherche finira par l’éclaircissement de plusieurs versets mal interprété dans leurs traductions françaises, puisque certains traducteurs se permettaient sans outils d’interpréter le coran à travers leurs essais.

LES ORIENTALISTES

TEMOIGNAGE HISTORIQUE

Jetons un coup d’œil sur cette centaine d’individus qui vont faire connaître, à partir de 1845, non seulement à la France, mais à toute l’Europe hormis l’Angleterre, ce qu’est la langue arabe et ce qu’est l’Islam. Une quarantaine sur les cents viendront de vingt deux pays différents et une trentaine sont français. Mais très vite une vingtaine de français quitteront ce corps. Une dizaine va s’engager dans l’armée active et une dizaine donnera sa démission. Ces derniers quitteront l’orientalisme (Maghrébinisme), dégoûtés par ce milieu. Parmi eux, Gauthier et Bourcet, élèves de l’école des langues orientales, dans leur lettre de démission ne se gêneront pas pour dire : « qu’ils étaient dégoûtés de se voir donner pour collègue des entres méprisables ». Cela ne devait pas sentir bien bon, pour que vingt jeunes sur trente, qui avaient abandonné leur pays cherchant une carrière, qui s’étaient expatriés, lâchent tout d’un coup! Plus tard, cette équipe sera renforcée par les Baussier, Kazimirsky, Cherbonneau, Fagnan et De Slane. Ils donneront un peu plus de niveau aux travaux, les sortant du grossier et du vulgaire. Mais ils ne pourront changer la mentalité, car la souche sur laquelle ils vont se greffer est difficile. Ce ne sera pas eux qui vont influencer cette école, c’est elle qui va déteindre sur eux et elle portera ses tares congénitales jusqu’à la fin. En 1860, le système sera réorganisé et le travail réparti. Paris s’occupera de donner des rudiments d’arabe, de conditionner le futur orientaliste et surtout d’éliminer ceux qui, par leur manière de penser, ne seront pas aptes à fournir le travail que l’on attend d’eux. Paris s’occupera de la décantation et du tri, à Alger on se chargera de faire les travaux pratiques. C’est là, loin de l’atmosphère parisienne avec ses idées de liberté, de justices et de droit, que l’orientaliste sera façonné. C’est dans un milieu dominé par le racisme, le passe droit et le mépris de l’Homme, qu’il donnera les fruits que l’on attend de lui. Chaque plante a besoin d’un climat spécial pour s’épanouir. De plus en chargeant Alger, Rabat et Tunis du travail le plus gros, on déchargerait Paris des dépenses que cela occasionne, le contribuable français demande des comptes et pourrait critiquer, alors que l’administration Maghrébine n’a de comptes à rendre à personne. On recrutera, au compte goutte, quelques arabes de service au Maghreb, qui serviront d’antennes au système et ils plaideront toujours, auprès des leurs, la supériorité de l’Homme occidental sur le musulman. Leur champs d’action sera quelques intellectuels et des religieux, les seuls, qui à l’époque, étaient jugés potentiellement dangereux. A la fin du 19éme siècle, l’Algérie et la Tunisie étant entièrement occupées, vint le tour du Maroc. C’est sur ce pays que va se porter le gros de l’effort. On créera « la mission scientifique au Maroc » avec : « La revue du monde musulman ». C’était l’apothéose des orientalistes. Pour eux l’Islam n’a pas cinquante ans à vivre, le maraboutisme (des Zaouïa) qui était un danger, ne l’est plus au contraire, il est devenu le meilleur atout entre les mains des colonialistes. Les anciens chefs de confrérie ou de zaouïa, qui étaient des hommes de valeur, seront morts et remplacés par leur progéniture, que l’on a pris soin de déloyaliser. Jouisseurs et alcooliques, ils seront la docilité même de l’administration. Pour plus de sûreté, on créera même de nouvelles confréries comme El Amaria. Le chatelier, directeur de la « revue du monde musulman », pourra écrire en juin 1914, dans une introduction sur Lammens, ce qui suit : « Le père Lammens nous montre par son savant réquisitoire contre l’Islam, tout ce que l’on peut tirer de la méthode. Il

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reprend dans la forme la plus moderne, l’ancienne lutte du christianisme contre l’Islam condamné l’adversaire touche des épaules…Aucun doute, la victoire de la vraie religion contre la fausse religion est complète ». ( Vraie religion, pour Le Chatelier c’est le christianisme). Comme on le voit, le directeur de cette revue est viscéralement anti- musulman. Son bras droit à l’époque était Massignon, membre du comité de rédaction de la revue. Massignon, maître de plusieurs pseudo spécialistes de l’Islam en France, parmi lesquels certains traducteurs du saint Coran qui serons sujets de notre critique analytique. De nos jours en France, quelques maturités malsaines se sont implantées dans le milieu intellectuel. Surtout que l ‘Islam est devenu un produit qui apporte argent et célébrité, quand on salit son image par le mensonge et l’amalgame fructifiant une islamophobie ambiante. Que ce soit Arkoune le cautionneur de Kazimirski, ou Malek Chabel le féliciter des antagonistes maîtres des ambiguïtés et d’autres, que Dieu épuise leurs plumes, qui sont à l’origine de toutes interprétations erronées et ignominies au sujet de l’Islam et des musulmans de France. Par contre ce pays a connu dans son monde intellectuel des hommes de grande qualité tel que Louis Gardet, Christian Cherfils ou de nos jours, Mrs Herbert, Geoffroi ou Maurice Bucaille. Sans oublier des étrangers comme Mrs Hamidullah, Draz ou Tarik Ramadan, qui tous contribuèrent à l’émergence d’une idée juste au sujet de l’Islam et sa place dans la civilisation contemporaine. Un travail qui fait notre ambition à travers cette modeste recherche, pour nous aligner à ces derniers. Nous voulons donc montrer le vrai visage de l’Islam, celui de la sacralisation du rationnel et la rationalisation du sacré. Un Islam, à travers le message coranique et la prophétie de Mohammed (qu’Allah le salut et le bénisse), qui est un mode de vie à portée universelle. Permettant aux musulmans partout dans le monde, quel que soit le type de société, de vivre leur Islam sans que cela ne soit une gêne pour eux ou pour leurs compatriotes non-musulmans. L’universalité de l’Islam enjoint alors le musulman à rechercher des moyens d’intégration lui permettant de vivre sa religion tout en tenant compte du contexte. Il n’est donc pas tenu d’importer dans son cadre de vie un modèle islamique particulier. Le Coran s’inscrit dans la continuité par rapport aux révélations précédentes que sont la Torah ou l’Evangile. L’Islam ne se présente donc pas comme la négation des autres religions monothéistes. Le Prophète Mohammed (SBSL) a bien exprimé cette idée en disant (SBSL) :

« Je n’ai été envoyé que pour parfaire et parachever la noblesse de caractère. » C’est dans ce cadre que l’Islam ordonne aux musulmans de croire en tous les prophètes de Dieu. On peut ainsi lire dans le Saint Coran : « Le messager a cru en ce qu’on a fait descendre vers lui venant de son Seigneur et aussi les croyants, tous ont cru en Allah, en Ses anges, à Ses livres et en Ses messagers, en disant : “ Nous ne faisons aucune distinction entre Ses messagers. ” ; et ils ont dit : “ Nous avons entendu et obéi. Seigneur, nous implorons Ton pardon. C’est à Toi que sera le retour ”. » 4 . De plus, l’Islam a donné un statut particulier aux gens du Livre (juifs et chrétiens) et il a invité les musulmans à dialoguer avec eux de la meilleure manière qui soit. C’est ce qui ressort des versets suivants :

« Dis : “ ô gens du livre, venez vers une parole commune entre nous et vous que nous n’adorions qu’Allah, sans rien Lui associer et que nous ne prenions point les uns les autres pour seigneur en dehors d’Allah”. Puis s’ils tournent le dos, dites : “ Soyez témoins que nous, nous sommes soumis. ” » 5 , « Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre sauf ceux d’entre eux qui sont injustes. Et dites : « Nous croyons en ce qu’on a fait descendre vers nous ?, tandis que notre Dieu et votre Dieu est le même et c’est à Lui que nous nous soumettons. » 6

4 Sourate 2, verset 285

5 Sourate 3,verset 64

6 sourate 29, verset 46

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La religion musulmane ne respecte pas seulement les gens du Livre, elle respecte l’humanité entière. La liberté de conscience fait partie de ses fondements, cela est clairement précisé dans le Coran où Allah, exalté soit-Il, dit : « Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement. Donc, quiconque mécroit au rebelle tandis qu’il croit en Allah saisit l’anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allah est Audient et Omniscient. » 7 Il dit aussi « Et dis : “ La vérité émane de votre Seigneur. Quiconque le veut, qu’il croit et quiconque le veut qu’il mécroit.”» 8 Ces paroles divines donnent à l’Homme le droit à la différence religieuse et la liberté de ne pas croire. L’Islam se caractérise donc par sa tolérance et par son respect de l’Homme dans sa diversité. Cela permet à cette religion de trouver sa place dans un grand nombre de cultures et de sociétés. La pluri-culturalité n’est pas un problème pour ce mode de vie qui se veut universel.

Bien que la culture musulmane implique le respect d’autrui, certaines personnes s’attachent à nous faire croire que l’Islam est une religion dangereuse et qu’elle va à l’encontre des droits de l’Homme. C’est malheureusement ce type de préjugés qui resurgisse en France et qui tente d’opposer l’Islam à la laïcité à la française.

Alors que les musulmans vivant dans ce pays en tant que citoyens à part entière ne doutent pas sur le caractère laïc qu’ils ont adopté auquel ils se sont adaptés et dans lequel certains d’entre eux ont baigné depuis leur enfance. Ce type d’approche souligne une méconnaissance du fait musulman. On se demande toujours pourquoi les enseignements concernant l’Histoire de France ne mentionnent que très peu, pour ainsi dire jamais, l’apport de la civilisation musulmane à l’Europe toute entière. En effet, la présence de l’Islam en Occident remonte au VIIIe siècle (711), elle s’est achevée politiquement en 1492 après la chute de Grenade. En 929 le Khalifat Omeyyade de Cordoue s’est distingué comme un état musulman d’Occident face au Khalifat Abasside d’Orient. L’Espagne musulmane (Andalousie) a fait connaître à l’Europe une émergence culturelle, civilisationnelle et socio-économique. D’éminents savants de l’Andalousie comme Ibn Ruchd (Avérroes), Ibn Badjah (Avenpace) et d’autres ont fait redécouvrir à l’Occident ses origines gréco-romaines en particulier à travers la philosophie. L’Europe et l’Islam ont cohabité pendant près de huit siècles et on voudrait nous faire croire que l’Islam est dangereux. L’Islam en tant que religion et mode de vie ne prétend pas être une nouveauté, c’est plutôt une réforme et une revivification, notamment du Judaïsme et du Christianisme. Le Coran confirme les messages antérieurs et Muhammad (SBSL) est le sceau des prophètes.

7 Sourate 2, verset 256

8 Sourate 18, verset 29

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Le coran et ses traducteurs

Tous les occidentaux qui ont entendu parlé de l’Islam savent que le Coran est pour les musulmans la source fondamentale de leur religion. C’est pourquoi quand quelqu’un veut comprendre l’Islam, il pense tout naturellement à lire le Coran. Cependant, la grande majorité des occidentaux ne peuvent pas lire le texte coranique en langue arabe et doivent de ce fait avoir recours à un Coran traduit. On peut dès lors se demander s’ils en ont retiré une idée juste de son contenu. En effet, il n’existe pas vraiment de traduction précise, définitive et concise. Nous sommes d’accord pour dire qu’une idée générale sur le saint Coran dans une autre langue que celle choisie par Dieu (l’Arabe) est possible. Mais faire dire au Coran ce qu’il ne dit pas ou lui faire dire le contraire de ce qu’il dit c’est autre chose.

Toutes les traductions se valent, mais il est curieux qu’aucun traducteur ne nous dit le pourquoi de sa traduction. Sauf Kazimirsky qui nous dit : « avoir été chargé de corriger celle de Savary, trouvée partisane ». Mais tous ceux qui ont traduit après Kazimirsky, que reprochaient-ils à leurs devanciers ? Si l’on traduit un livre déjà traduit, c’est que l’on considère que les traductions précédentes ne sont pas valables. Mais aucun traducteur ne le dit. Une véritable entente tacite.

Nous avons pris sept traductions dont nous analyserons une partie du contenu. Nous les avons choisies soit parce qu’elles sont les plus connues soit parce qu’elles sont les plus utilisées.

Nous avons analysé les sept traductions sur le même passage coranique. Nous n’avons pas disséqué le Coran pour cela, le lecteur s’apercevra que la majorité des exemples nous les avons tiré de la sourate « Al Baqara ». Ensuite, nous avons pris les traductions une à une en étudiant surtout les versets canoniques dit « d’al-Ahkam », qui ont ou qui posent problème pour le lecteur non musulman du livre sacré de l’Islam. Il ne s’agit donc pas d’une analyse systématique ou totale de chaque traduction, mais d’un simple échantillon. On trouvera le texte arabe du Coran. Il est suivi de ce que nous donne chaque traducteur, d’une note sur cette traduction qui reflète le sens du passage coranique selon notre effort personnel. Que Dieu nous guide tous dans sa voie illimitée.

Au Verset 11

Kazimirsky : « loin de là, nous y faisons fleurir l’ordre. » Pesle : « ils répondent : au contraire nous faisons le bien. » Blachère : « ils répondent : nous sommes seulement des réformateurs » Ce verset vise les hypocrites de Médine. Ils menaient une campagne sournoise contre le Messager et les croyants. Ils se concertaient avec les juifs sur la manière de combattre les musulmans. Leurs contacts avec les juifs de Médine et les Quraychites étaient connus et ils furent accusés de renseigner les deux ennemis de l’Islam. Pour se défendre, ils arguèrent qu’ils ne les contactaient qu’en vue de les concilier avec les musulmans. Il est amusant de constater que les derniers traducteurs ont tous utilisés le terme « réformateur ».

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Les membres du mouvement Salafi « Associations des Ulémas du début du 19ème siècle », née au début des années 30 se disaient les « Muslihin » Et l’administration française les surnommait les « réformateurs ». Les considérants comme une nouvelle église en Islam, comme ce fut le cas de Luther et Calvin dans le christianisme. De là l’usage du mot « réformateurs » pour « Muslih » chez les traducteurs d’après 1930.

La traduction exacte serait : Ils disent : « nous ne sommes que des conciliateurs »

Le terme arabe « salaha » rendre bon, concilier, lorsqu’il s’agit de rapports entre les gens. Comme dans les Versets 220 et 228 de la Sourate 2 : « Sur ce monde et sur l’au delà ! Et ils t’interrogent au sujet des orphelins. Dis : « Leur faire du bien est la meilleure action. Si vous vous mêlez à eux, ce sont alors vos frères [ en religion ]. » Allah distingue celui qui sème le désordre de celui qui fait le bien ( islah) . Et si Allah avait voulu, Il vous aurait accablés. Certes Allah est puissant et Sage. Et les femmes divorcées doivent observer un délai d’attente de trois menstrues ; et il ne leur est pas permis de taire ce qu’Allah a créé dans leurs ventres, si elles croient en Allah et au jour Dernier. Et leurs époux seront plus en droit de les reprendre pendant cette période, s’ils veulent la réconciliation ( islah) . Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance. Mais les hommes ont cependant une prédominances sur elles. Et Allah est Puissant et Sage. Si vous craignez le désaccord entre les deux [époux], envoyez alors un arbitre de sa famille à lui, et un arbitre de sa famille à elle. Si les deux veulent la réconciliation, Allah rétablira l’entente entre eux. Allah est certes, Omniscient et Parfaitement Connaisseur. 9 Il n’y a rien de bon dans la plus grande partie de leurs conversations secrètes, sauf sil l’un d’eux ordonne une charité, une bonne action, ou une conciliation entre les gens. Et quiconque le fait, cherchant l’agrément d’Allah, à celui-là Nous donnerons bientôt une récompense énorme. 10 Et ne semez pas la corruption sur la terre après que l’ordre a été prescrit… 11 …Et ne commettez pas de la corruption sur la terre après que Je vous ai amené l’ordre prescrit par votre Seigneur. Qui nous donne vraiment le sens du présumé (Islah) selon le contexte de la révélation.

Au Verset 30

Kazimirsky : « Je vais établir sur terre un vicaire. » Pesle: «qu'Il voulait avoir sur terre un représentant. » Blachère: « Je vais placer sur terre un vicaire. » Hamidoullah: « Je vais désigner un lieutenant » Masson: « Je vais établir un lieutenant sur terre. » Mazigh: « J'ai résolu d'établir un lieutenant à moi. » Kechrid: « Je vais placer sur terre un successeur. »

Nous avons pour « Khalifat »: vicaire, représentant, lieutenant et successeur. Le vicaire est le suppléant. Le pape est le vicaire de Dieu sur terre pour les Catholiques.

Le lieutenant est celui qui remplace, éventuellement son chef. Le "successeur" de Kechrid ne traduit pas le sens de ce mot coranique. Allah en créant l'homme lui a donné un mandat (une mission) de faire le bien et de réprimer le mal sur terre. Il l’a doté de moyen tel que

9 sourate 4, verset 35

10 sourate 4 verset 114

11 sourate 7, verset 56

9

l'intelligence. Il lui a également envoyé des guides et des livres pour lui enseigner ce qu'est le bien et ce qu'est le mal. La traduction du sens de ce verset serait donc ainsi: "je vais mandater quelqu'un sur terre". (En l'occurrence Adam)

Au Verset 47

Kazimirsky: Ô enfants d'Israël, souvenez-vous des bienfaits dont je vous ai comblé, souvenez- vous que je vous ai élevé au-dessus de tous les humains. Pesle: Fils d'Israël, reconnaissez la faveur que je vous ai faite, en vous donnant le pas sur tous les humains. Blachère: Ô fils d'Israël, rappelez-vous le bienfait dont je vous ai comblé, rappelez-vous que je vous ai mis au dessus du monde. Hamidoullah: Ô fils d'Israël, rappelez-vous mon bienfait dont je vous ai comblé, lorsqu'en vérité, je vous donnai excellence au dessus des mondes. Masson: Ô fils d'Israël! Souvenez-vous mes bienfaits dont je vous ai comblés. Je vous ai préféré à tous les mondes. Mazigh: Souvenez-vous, fils d'Israël de mes bienfaits insignés à votre égard, et du rang de peuple élu entre tous que je vous assignais! Kechrid: Ô fils d'Israël! Rappelez-vous mon bienfait que je vous ai accordé. Rappelez-vous que je vous ai préféré à vos contemporains.

Ici le terme "Fadhala" veut dire "obligation", "être l'obligé de quelqu'un" "avoir rendu quelqu'un un obligé" par des dons, une aide, une protection etc.… Que nous donnent les traducteurs pour ce terme? "Je vous ai élevé au-dessus de tous les humains." nous dit Kazimirsky "je vous ai donné le pas." Pesle "je vous ai mis au dessus du monde." Blachère "je vous ai donné excellence." Hamidoullah "je vous ai préféré." Masson et Kechrid. Comme on le voit, nous sommes loin du sens de Fadhala qui a le même sens qu'un terme utilisé couramment de nos jours par tous les Arabes: "Maziya". La traduction à notre sens est comme suit : « Ô enfants d’Israël, rappelez-vous les bienfaits dont je vous avais comblés et rappelez-vous que d’entre les peuples, vous aviez le plus d’obligations envers moi. » Et ALLAH continue, par les versets suivants, à leur énumérer tout le bien qu’Il leur a fait. Seul Kechrid ajoute « à vos contemporains ». Dans le langage tribale arabe, le plus grand hommage qu’on puisse rendre à un homme c’est de dire qu’il est « sahib fadhl », qu’il a rendu beaucoup de services, qu’il a beaucoup aidé. En un mot qu’il a beaucoup d’obligés.

Au Verset 62

Kazimirsky : Ceux qui ont cru, ceux qui suivent la religion juive, les Chrétiens, les Sabéens et quiconque a cru en Dieu et au jour dernier et qui aura pratiqué le bien, tous ceux-là recevrons une récompense de leur Seigneur. La crainte ne descendra point sur eux et ils ne seront pas affligés. Pesle : Certes, les juifs, les chrétiens, les sabéens, c’est à dire ceux qui croient etc…(même fin que Kazimirsky). Blachére : Ceux qui croient (les musulmans), ceux qui pratiquent le judaïsme, etc… Hamidoullah : Oui, ceux qui ont cru et ceux qui se sont judaïsés, etc …

10

Masson : Ceux qui croient, ceux qui pratiquent le judaïsme, ceux qui sont chrétiens, etc…

(même traduction du reste) en note

Mazigh nous donne :

« les croyants…… »Ce vocable désigne spécialement les musulmans. Nous ne croyons pas

devoir rapporter exclusivement cette énumération à la seule période du temps antérieur à l’avènement de l’Islam. Kechrid : Ceux qui ont cru, ceux qui sont revenus au droit chemin avec Moïse (les juifs) les

nazaréens (les chrétiens), le reste identique à Kazimirsky. Voyez l’astuce de Kazimirsky : il commence par le passé « ceux qui ont cru » puis passe au

présent : «ceux qui suivent la religion juive», alors que les deux sont désignés par deux verbes au passé. Pour les autres, il revient au passé. Pour bien montrer qu’il s’agit du passé, ALLAH utilise deux verbes au passé pour designer deux communautés, pour bien nous montrer qu’il ne s’agit pas des gens qui vivaient au temps du messager. Mazigh, lui ne s’embarrasse pas et nous dit directement : « les croyants, les juifs, les sabéens etc…. » Mais alors pourquoi l’Islam ? Qu’est venu faire l’Islam ? Il aurait été alors plus logique de dire : « embrassez le judaïsme ou le christianisme ».

« Ceux qui avaient cru, ceux qui avaient suivi le judaïsme, les sabéens, ceux qui ont été

chrétiens, ceux qui avaient cru en ALLAH et au jour du jugement et qui auraient fait le bien, auront leur récompense auprès de leur Maître. Ils n’auront rien à craindre et ne seront pas affligés ».

« ceux qui avaient cru » désigne tous les disciples de Noé, Abraham, Salah, Loth, Ismaël

Mazigh : Croyants, juifs, sabéens, chrétiens, etc…

Voici par Dieu le sens de ce verset :

etc…… le deuxième : « ceux qui avaient cru » concerne toutes ces personnes qui, depuis Abraham, et n’ayant disposé de personne pour être initiées, cherchaient ALLAH. Il y en avait jusqu’au temps de notre bien aimé Muhammad (SBSL), tels Waraka Ibn Nawfel,

Zeid Ibnu’Amru et le plus connu de tous Salmane le Persan avant son islamisation, et sans aucun doute les disciples du messager (les compagnons) dont le Coran loue souvent leurs apports autour de la mission de son envoyé Muhammad (SBSL) tels que Abdullah Ibn Salmane et Ubay Ibn Kaab… et d’autres.

Au Verset 83

Kazimirsky :Quand nous reçûmes l’alliance des enfants d’Israël. Pesle : Nous fîmes prendre aux enfants d’Israël, l’engagement de n’adorer qu’un Dieu. Blachére : Rappelez vous quand nous fîmes alliance avec les enfants d’Israël. Hamidoullah : Et quand nous avons pris alliance des enfants d’Israël. Masson : Nous avons fait alliance avec les enfants d’Israël. Mazigh : Nous fîmes alliance avec les fils d’Israël. Kechrid : Et lorsque nous primes sur les fils d’Israël, leur pacte.

Comme on le voit, à part Pesle, toutes les traductions parlent d’une alliance qu’ALLAH aurait conclu avec les fils d’Israël. Qu’est ce qu’une alliance ? Le Robert nous dit : « union

contractée par engagement mutuel ». Les juifs ont pour fondement de leur religion « l’alliance avec Yahvé ». ce que les chrétiens nomment la première alliance. La deuxième étant celle que

« Dieu a fait avec tous ceux qui reconnaissent le sacrifice de Jésus ». grâce à ces deux

alliances, les juifs affirment que seuls eux iront au Paradis. Que les juifs et les chrétiens affirment avoir conclu un pacte avec Dieu, c’est leur conviction, mais faire légaliser cela par le Coran, c’est inadmissible. Nous pouvons comprendre à la rigueur Kazimirsky, il est juif,

11

mais il a été corrigé par Pesle ! comment se fait-il que tous ceux qui ont traduit après Pesle, ne se sont-ils pas demandé le pourquoi de cette différence entre les deux traducteurs ? La phrase commence par « Akhadhna ». c’est clair, nous avons accepté lorsqu’il s’agit d’ALLAH, nous avons pris lorsqu’il s’agit du commun des mortels. Or Blachère, Masson et Mazigh nous disent « nous avons fait alliance ». Le terme arabe ici c’est « Mithaq » : Nous retrouvons le même terme au verset 66 de sourate youssouf. Comme là, il ne s’agit pas de défendre la notion d’alliance, ces traducteurs donnent au terme son sens exact, c’est à dire le sens que lui a donné Pesle : engagement. Voici la traduction exacte du verset 83 de la sourate Al Baqara. « Nous avons bien reçu, des enfants d’Israël, l’engagement qu’ils n’adorent qu’ALLAH »

Au Verset 185

Kazimirsky : Quiconque aura aperçu cette lune se disposera aussitôt à jeûner. Pesle : Quiconque verra ce mois apparaître, devra commencer à jeûner. Blachère : Quiconque verra, de ses yeux, la nouvelle lune, qu’il jeune ce mois. Hamidoullah : Quiconque d’entre vous est présent à ce mois, qu’il jeûne. Masson : quiconque d’entre vous verra la nouvelle lune, jeûnera le mois entier. Mazigh : Quiconque d’entre vous poindra le croissant, jeûnera tout le mois. Kechrid : que celui d’entre vous qui constate la naissance du mois, le jeûne. Kazimirsky, Blachère, Masson, Mazigh sont tous d’accord sur le fait de voir la nouvelle lune, avec une précision chez Blachère qui ajoute « de ses yeux ». Hamidoullah lui, nous dit qu’il faut être présent. Présent où ? Les fouqahas nous disent que le chahid est celui qui est présent physiquement avec son ouie et sa vision. Hamidoullah veut nous dire peut être que le mot « chahida » rentre dans ces critères puisque le jeune du Ramadan n’est obligatoire que

pour le résident non pas le voyageur. Pesle parle de voir le mois apparaître. Kechrid nous dit qu’il faut constater la naissance du mois. Tout tourne autour du terme « Chahida ». il n’est absolument pas question de lune, nouvelle ou pas. Chahida, c’est être convaincu, dans le même sens que dans la proclamation de foi islamique « Achhadou », que les orientalistes donnent pour témoigner, ce qui ne rend qu’en partie le sens du terme. Les quatre premiers, par leur interprétation du terme chahida en : « voir la nouvelle lune », voudraient fermer toute autre recherche pour la fixation d’un calendrier islamique. Alors que le monde musulman de nos jours se réfèrent dans la fixation du début de ce mois béni aux calculs astronomiques, voire météorologiques. Le docteur Yussuf Al Qaradawi, président du Conseil de la Fatwa Européen, indique aux musulmans d’Europe de se référer plus à cette science qui est devenu certaine qu’à la vision qui dans le témoignage humain de nos jours est incertaine.

Quant à la traduction de cette phrase, la voici :

« Quiconque d’entre vous est convaincu du commencement de ce mois, qu’il le jeûne ».

Au Verset 187

Kazimirsky : Elles sont votre vêtement et vous êtes le leur. Pesle : Elles sont votre vêtement et vous êtes le leur. Blachère : Elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles. Hamidoullah, Masson, Mazigh, Kechrid même traduction que Blachère. Loin de tout ce qu’ont prétendu traduire ces écrivains, le mot clef est « Libas », qui en arabe signifie, protéger, couvrir. Le vêtement est un libas ; car il couvre, il protége. Mais en arabe, le vêtement c’est le thawb. On dit en arabe « Labissa assama assahab », c’est à dire les nuages ont couvert le ciel. On dit également, « Labisat al ardh al’achab », soit : la terre s’est couverte d’herbe. Dans la sourate Al anbiya verset 80 revient le mot libas, or tous le traduisent par cuirasse ou cotes de mailles, sauf Kechrid qui donne vêtement (cuirasse). Dans

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la sourate 25 Al Fourqane, verset 47 également revient le terme libas qui est traduit par voile, ou manteau ou vêtement, seul Kechrid nous parle d’un « arrêt complet » ! Donc, dans la langue arabe libas est ce qui cache, ce qui protége, ce qui couvre.

« Elles sont, pour vous, une protection contre la débauche, et vous êtes de même pour elles ».

La traduction dans le sens est ainsi :

Au Verset 255

Kazimirsky : « Dieu est le seul Dieu ;… » Pesle, Blachère, Masson : « Idem » Mazigh : « Dieu ! Il n’y a de Dieu que Lui !… » Hamidoullah : « Dieu ! Point de divinité à part Lui… » Kechrid : « Dieu, nulle divinité autre que Lui… » Tout d’abord, ce que nous pourrions observer chez ces traducteurs, à part Kechrid et

Kazimirski, c’est la présence de ce fameux point d’exclamation après l’utilisation du mot

« Dieu ». En langue française comme en langue arabe, le signe d’exclamation représente un

étonnement (en arabe ta’adjub) qui exprime le sentiment de stupéfiance, ici de la part du traducteur. Alors qu’Allah est l’évidence même au sujet de laquelle on ne peut éprouver d’exclamation. Le fait de traduire en langue étrangère le coran en expression humaine tout en la référant à Dieu est une tromperie. Dire qu’Allah à travers Sa parole exprime Son étonnement tout en parlant de Lui même, nous montre la limite des traducteurs face à la grandeur de la parole divine. Quant à Kazimirski, il ne traduit le début de ce noble verset que par une comparaison incertaine, alors que cette phrase en arabe reprend l’attestation de foi par laquelle tout individu devient musulman. C’est à dire rejeter tout autre divinité si ce n’est celle d’Allah. Ce qui est expliqué chez nos maîtres par le fait que le Seigneur utilise le

« nafiye », c’est à dire négation, réfutation, rejet…etc et le « ithbate » c’est à dire affirmation, conviction, certitude …etc. Tout cela veut dire que le début de ce verset élimine de notre certitude tout doute au sujet de l’unicité de Dieu qui est Allah, ce qui manquait à la traduction de Hamidoullah et Kechrid, qui aurait du mettre le nom suprême de Dieu Allah pour marquer Son unicité. L’une des erreurs que le groupe traducteurs d’Arabie Saoudite a corrigé récemment. Ce même groupe que nous allons essayé de corriger sa traduction qui est à notre sens trop masculine au sujet de certains versets d’Al ahkam, source de polémique chez plusieurs intellectuels malveillants d’Occident qui se référent à la traduction humaine tout en affirmant des propos au sujet du coran qui est pour tout musulman la parole divine.

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Le concept de la moralité

L’Islam associe la morale à tout aspect générant son mode de vie comme la loi, le culte, l’économie, le social, le médical etc. C’est que l’Islam n’est pas uniquement religion, il est

aussi droit, politique et science réunis dans trois sortes de rapports bien définis par les textes :

- rapport avec Dieu (conviction de foi, dogmatique)

- rapport avec soi-même ( cultuel)

- rapport avec autrui ( socioculturel).

Ces trois rapports sont les générateurs de la vie de tout musulman de partout dans ce monde, qui représentent un équilibre relationnel que nul ne peut négliger. La mission du Prophète (SBSL) est de transmettre le message à son peuple, un message par lequel comme il le dit lui même ( SBSL) : « Je n’ai été envoyé que pour parachever la noblesse de caractère. » La Prophétie de Muhammad (SBSL) est donc avant tout une moralité qui formule ses recommandations, précisant des droits comme des devoirs, tout en enseignant la vertu et action pie. La religion musulmane, par ce fait prend elle-même cet aspect de moralité et devient un moyen de moraliser, ou une application de la morale. Selon les jurisconsultes, le droit musulman est d’origine divine, la loi est une décision d’Allah, sous forme d’un discours, d’une communication, concernant les comportements et œuvres humaines. Le discours divin à travers le Saint Coran ne fait qu’enseigner à l’Homme son bonheur en lui interdisant tout ce qui pourrait causer son malheur. En exprimant à son égard son approbation ou son indifférence pour lui autoriser ou défendre et lui déterminer les conséquences de ses actes. Par ce fait, Dieu instaure des lois en relation étroite avec la morale, pour promouvoir le bien être de l’Homme sous ses trois aspects corporel, spirituel et intellectuel. Le but donc de la loi dans la conception islamique est de discipliner la vie humaine, en invitant à ce qui est louable et en ordonnant de quitter tout ce qui est blâmable. Les actions de tout individu sont pour lui selon la loi un bonheur (belles, louables) c’est à dire légales et licites ou bien elles sont un malheur (mauvaises, blâmable) c’est à dire illicites. Ces actions ont bien sûr leurs rétributions premières (ici-bas) et aussi dernières (dans l’au-delà) après la mort le jour de la résurrection. En effet, ce système organisationnel des relations humaines fut basé sur une éducation religieuse qui a pour fin de vouer l’existence du musulman à Dieu. Allah est pour le musulman la source et la finalité de sa vie. « Dis : En vérité, ma salat, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort sont voués pour Allah, Seigneur de l’Univers. » 12 Quant au prophète, il joue le rôle de celui qui éduque à l’aide du modèle pédagogique divin. L’Islam devient par ces faits une manière de vivre dont la finalité est Dieu, et où le repère est le Prophète (SBSL). Nous nous retrouvons devant une mentalité, qui est la mise en œuvre des valeurs précédemment dégagées. Il s’agit d’une attitude à l’égard de l’Homme, de la société des Hommes et du monde dont l’inspiration est divine. C’est une attitude saine de cœur et d’esprit qui est demandée dans la vie au quotidien en réponse à la miséricorde et au bienfait du Très haut. « Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très bienfaisant » la répétition de la bassemalah qui ouvre tout acte louable. L’Ikhlas 13 , qui est la totale pureté d’intention couvre le culte ainsi que l’organisation de la vie du Musulman pour atteindre l’agrément de Dieu.

12 Sourate 6, verset 162

13 sincérité

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Les Versets d’Al Ahkam et leurs exégèses

1. Le monothéisme parfait (TAWHID)

Sourate Al fatiha , verset 5 C’est Toi (seul) que nous adorons, et c’est Toi (seul) dont nous implorons secours

Ce verset est le pilier principal qui marque le lien entre le fidèle et son Créateur. Le croyant avant de réciter ce verset passe par l’évocation des noms et attributs qui sont la référence de l’unicité d’Allah dans Sa divinité, Sa seigneurie, Ses actes et Son essence. Ce qui apprend à tout musulman de commencer son adoration et son invocation, par l’évocation de son Seigneur se rappelant ainsi des bienfaits par lesquels Il l’a comblés. Celui qui récite ce verset avec concentration tout en comprenant ce qu’il engendre, passe par trois stations importantes appelées par les savants de l’Islam « les stations de la foi » :

L’amour d’Allah

La crainte

L’espoir en Allah, par Allah.

L’adoration ne peut atteindre sa ferveur que par l’amour de Celui qui est adoré de la part de l’adorateur. Le lien entre l’Adoré et l’adorant est un lien de besoin ; tout d’abord le besoin d’être aimé qui fait bénéficier l’adorant de la bienfaisance, la miséricorde et le soin de la part de l’adoré. Aussi le besoin de partager cet amour avec l’adoré permettant à ce lien d’être sincère et rajoutant à l’adorant de plus en plus de bienfaits de la part de l’adoré. Ibn Qayim nous indique dans son livre « la bonne parole » qu’il y a trois sentiments qui résultent de notre bonheur ici bas et dans l’au delà :

La gratitude

La patience

Le repentir.

A travers la gratitude, le cœur du croyant remercie son Seigneur pour ce dont Il la fait

bénéficier surtout le partage de son amour. La patience permet au fidèle de combattre tout ce qui l’empêche d’acquérir ce partage. Aussi, elle lui permet la stabilité et l’affermissement de cet amour partagé. Quant au repentir, c’est une nécessité afin que toute faillite durant ce lien soit remplacé par la réussite d’un nouveau.

La crainte que nous demande ce verset est celle de toute désobéissance et acte blâmable risquant de couper le lien ou de créer le désordre entre l’amant et son amour, Dieu. Or celui qui aime rencontrer son Seigneur doit craindre d’être en retard à son rendez-vous ou de le manquer, donc faillire à son engagement ! Cependant l’adorant ne doit pas perdre espoir, car

les rendez-vous avec l’adoré sont nombreux dont le plus proche de lui est celui du repentir.

Ce verset met aussi l’accent sur l’engagement de Dieu avec son fidèle. Un engagement solennel si l’adorant remercie, patiente et adore son Seigneur avec sincérité, Il lui assure

refuge et secours. Dans cette sourate, le secours que demande tout croyant se trouve à la suite

du verset 5 : « Guide-nous dans le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblé de

faveur, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés. »

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Le musulman doit avoir une foi certaine, que Allah exalté soit-Il, est Unique. Il n’a jamais engendré et n’a pas été engendré, nul n’est égal à Lui. Le Seul à être imploré, L’Unique maître de Sa création, Le Seul qui doit être adoré, vers qui se trouve le refuge absolu. L’Unique guide dans le droit chemin, qui comble Ses fidèles de toutes faveurs. « Allah point de divinité à part Lui. Le Vivant, ne subsiste que par Lui-même. Ni somnolence, ni sommeil ne le saisissent. A Lui appartient tut ce qui est dans les cieux et sur terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission ? Il connaît le passé et leur futur. Et de Sa science , ils n’embrassent que ce qu’Il veut. Son trône ( Kursiy) déborde les cieux et la terre, dont la garde ne lui coûte aucune peine. Et Il est le Très haut, Le Très grand. » 14 Allah, L’Unique et L’ Absolu ,’a besoin de rien alors que tout a besoin de Lui, ne dépend de rien alors que tout dépend de Lui. Il , loué soit-Il, ne ressemble en rien à Ses créatures. C’est Lui le Puissant, l’Omniscient, le Pardonneur des péchés, l’Accueillant au repentir, le Détenteur des faveurs, le Dur e, punition, vers Lui est la destination. Allah est L’Unique, Omnipotent, le Sage. C’est Lui qui a assujetti la mer afin que les vaisseaux y voguent par Son ordre. A Lui appartient la souveraineté et vers Lui remontent les louanges. IL donne la vie et la reprend comme Il veut. Il est le Premier avant le début et le Dernier après la fin. L’Apparent et le Transcendent, le Compatissant et le Très miséricordieux. Allah, l’Unique, exalté soit-Il, se dispense de tout et Il est digne de louange. C’est Lui Allah, le Pur, l’Apaisant, le Rassurant, le Prédominant, le Contraignant, l’Orgueilleux. Celui qui donne le commencement à toute chose, le Formateur. A Lui les plus beaux ,noms et les sublimes attributs. Tout ce qui est dans les cieux, la terre et de leurs contextes Le glorifient. Il ne peut être décrit ni estimé que par Lui-même. Louange à Lui, mon Seigneur et Celui de l’univers. Le Tout miséricordieux, le Très Miséricordieux, maître du jour de la Rétribution.

L’unicité d’Allah se compose de trois partie :

L’unicité dans Sa divinité

L’unicité dans Sa Seigneurie

L’unicité dans Ses attributs et noms.

1/ Allah est Le Seul Divin ( Dieu) C’est à dire Le Seul et Unique Créateur qu’il faut adorer selon Ses prescriptions sans aucun associé. Il dit, exalté soit-Il : « Saches donc qu’en vérité, il n’y a point de divinité à part Allah et implore le pardon donc pour ton péché, ainsi que pour les croyants et les croyantes. Allah connaît vos activités ( sur terre) et votre lieu de repos ( dans l’au- delà). » 15 Il dit également : « C’est Allah qui vous a créés et vous a nourris. Ensuite Il vous fera mourir, puis Il vous redonnera la vie. Y en a-t-il, parmi vos associés, qui fasse quoi que ce soit de tout cela ?Gloire à Lu ! Il transcende ce qu’on Lui associe. » 16 Allah est le Nom suprême du Seul Divin, mais Allah est aussi le Seul Seigneur, l’Unique dans ce qu’il ne faut pas se contenter de le citer par « Dieu » qui ne signifie qu’une partie de Son unicité. Chose qui a dévié les chrétiens qui lui ont associé Jésus et le Saint Esprit ( la Trinité). Dieu chez les chrétiens veut dire dans le nouveau testament « Le père, le fils et le Saint esprit. » 17 Allah est plus élevé que ce qu’il lui associe. On ne doit donc citer notre Seigneur, Créateur et bienfaiteur que par son nom suprême « Allah » accompagné si on veut de ses attributs ou

14 Sourate 2, verset 255

15 Sourate 47, verset 19

16 Sourate 30, verset 40

17 Référez vous à l’encyclopédie UNIVERSALYS définition du mot Dieu.

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noms selon le sujet de nos discussions ou nos écrits. Car Allah signifie Son unicité par laquelle Il s’est lui-même décrit à travers le sceau de sa Révélation.

2/ Allah est l’Unique Seigneur Qui signifie Le Seul Maître Possesseur, Propriétaire et Gérant de l’univers et ce qui s’y trouve. A qui il faut vouer l’obéissance selon Sa prescription : « Dis : « En vérité, ma salat, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l’Univers. » 18 Il dit aussi, exalté soit-Il : «Le messager d’Allah a cru en ce qu’on a fait descendre vers lui venant de son Seigneur et aussi les croyants : tous ont cru en Allah, en Ses anges, à Ses livres et en Ses messagers ; ( en disant) : « Nous ne faisons aucune distinction entre Ses messagers. » Et ils ont dit : « Nous avons entendu et obéi. Seigneur, nous implorons Ton pardon. C’est à Toi que sera le retour. » » 19

3/ Allah est Unique aussi dans Ses noms et attributs. C’est de croire formellement avec certitude en ce qu’Il s’est Lui-même attribué dans Sa parole ( Cor-an) et en ce par quoi Son messager Muhammad (SBSL) la décrit. Sans Le limiter, ni Le faire ressembler à autre que Lui , ni L’imaginer. Il dit, magnifié soit-Il :

« Créateur des cieux et de la terre. Il vous a donné des épouses { issues ] de vous-mêmes et des bestiaux par couples ; par ce moyens Il vous multiplie. IL n’y a rien qui Lui ressemble et c’est Lui l’Audient, le Clairvoyant. » 20 Egalement dans la sourate 112 : « Dis : « Il est Allah, Unique. Allah Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons. Il n’a jamais engendré, na pas été engendré non plus. Et nul n’est égal à Lui. »

Les conditions du tawhid

La phrase qui formule l’attestation de foi « Ach’hado ane la ilaha illallah » suscite sept conditions citées dans le Cor-an qui sont :

Le savoir et la connaissance et la compréhension . Allah dit : « Saches donc qu’en vérité, il n’y a point de divinité à part Allah et implore le pardon donc pour ton péché, ainsi que pour les croyants et les croyantes. Allah connaît vos activités ( sur terre) et votre lieu de repos ( dans l’au-delà). » 21 La certitude dans l’affirmation et la formulation. Allah dit : « Les vrais croyants sont seulement ceux qui croient e Allah et en Son messager, qui par la suite ne doutent point et qui luttent avec leurs biens et leurs personnes dans le chemin d’Allah. Ceux-là sont les véridiques. » 22 La sincérité signe de dévouement dans le monothéisme pure. Allah dit : « Nous t’avons fais descendre le Livre en toute vérité. Adore donc Allah en Lui vouant un culte exclusif. C’est à Allah qu’appartient la religion pure. Tandis que ceux qui prennent des protecteurs en dehors de Lui ( disent) : « Nous les adorons que pour qu’ils nous rapprochent davantage d’Allah. » En vérité, Allah jugera parmi eux sur ce en quoi ils divergent. Allah ne guide pas celui qui est menteur et grand ingrat. Si Allah avait voulu S’attribuer un enfant, Il aurait certes choisi ce qu’Il eut voulu parmi ce qu’Il a créé. Gloire à Lui ! C’est Lui Allah, l’Unique, le Dominateur Suprême. Il a créé les cieux et la

18 Sourate 6, verset 162

19 Sourate 2, verset 285

20 Sourate 42, verset 11

21 Sourate 47, verset 19

22 Sourate 49, verset 15

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terre en toute vérité. Il enroule la nuit sur le jour et enroule le jour sur la nuit et Il a assujetti le soleil et la lune ) poursuivre chacun sa course pour un terme fixé. C’est bien Lui le Puissant, le Grand Pardonneur ! Il vus a créés d’une personne unique et a tiré d’elle son épouse. Et Il a fait descendre créé pour vous huit couples de bestiaux. Il vous créé dans les ventres de vos mères, création après création, dans trois ténèbres. Tel est Allah, votre Seigneur ! A Lui appartient toute la Royauté. Point de divinité à part Lui. Comment pouvez-vous vous détournez [ de son culte] ? Si ne vous croyez pas, Allah se passe largement de vous. De Ses serviteurs cependant, Il n’agréé pas la mécréance. Et si vous êtes reconnaissants, Il l’agréé pour vous. Nul pécheur ne portera les péchés d’autrui. Ensuite vers votre Seigneur sera votre retour ; Il vous informera alors de ce que vous faisiez car Il connaît parfaitement le contenu des poitrines. Et quand un malheur touche l’homme, il appelle son Seigneur en se tournant vers Lui. Puis quand Il lui accorde de Sa part un bienfait, il oublie la raison pour laquelle il faisait appel, et il assigne à Allah des égaux afin d’égarer ( les gens) de Son chemin. Dis : « Jouis de ta mécréance un court moment. Tu fais partie des gens du feu. » Est-ce que celui qui, aux heures de la nuit, reste en dévotion, prosterné et debout, prenant garde à l’au-delà et espérant la miséricorde de son Seigneur… Dis : « Sont-ils égaux ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ? » Seuls les doués d’intelligence se rappellent. Dis : « Ô mes serviteurs qui avez cru ! Craignez votre Seigneur. » Ceux qui ici-bas font le bien, auront une bonne récompense. La terre d’Allah est vaste et les endurants auront leur pleine récompense sans compter. Dis : « Il m’a été ordonné d’adorer Allah en Lui vouant exclusivement le culte. » 23 Aussi à la sourate 98 au verset 5 : « Il ne leur été commandé, cependant, que d’adorer Allah, Lui vouant un culte exclusif, d’accomplir la salat et d’acquitter la zakat. Et voilà la religion de droiture. » La loyauté, qui est une forte sincérité, rajoutant la fois à la croyance. Allah dit : « Alif lam mim, Est-ce que les gens pensent qu’on les laissera dire : « Nous croyons ! » sans les éprouver ? Certes, Nous avons éprouvé ceux qui ont vécu avant eux, [ ainsi ] Allah connaît ceux qui disent la vérité et ceux qui mentent. » 24 Egalement : « Il est parmi les croyants, des hommes qui ont été sincères dans leur engagement envers Allah. Certains d’entre eux ont atteint leur fin, et d’autres attendent encore. Et ils n’ont varié aucunement ( dans leur engagement). » 25 L’amour et l’attachement ardent pour cette attestation de foi, sa signification et ce qu’elle engendre, comme action. Allah, exalté soit-Il, dit : « Parmi les hommes, il en est qui prennent en dehors d'Allah, des égaux à Lui, en les aimant comme on aime Allah. Or les croyants sont le plus ardents en l’amour d’Allah. Quand les injustes verront le châtiment, ils sauront que la force tout entière est à Allah et qu’Allah est dur en châtiment ! » 26 Aussi L’exalté dit : « Dis : « Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi , Allah vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » 27 La soumission aux prescriptions divines suivant la sunna de Son envoyé ( SBSL). Allah dit :

« Et quiconque soumet son être à Allah tout en étant bienfaisant, s’accroche réellement à l’anse la plus ferme. La fin de toute chose appartient à Allah. » 28 Et aussi : « Et revenez repentant à votre Seigneur, et soumettez-vous à Lui avant que ne vienne le châtiment et vous ne recevez alors aucun secours. Et suivez la meilleure révélation qui vous est

23 Sourate 39, versets 2 à 11

24 Sourate 29, versets 1 à 3

25 Sourate 33, verset 23

26 Sourate 2, verset 165

27 Sourate 3, verset 31

28 Sourate 31, verset 22

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descendue de la part de votre Seigneur avant que le châtiment ne vous vienne soudain sans que vous ne le pressentiez. Avant qu’une âme ne dise : « Malheur à moi pour mes manquements envers Allah. Car j’ai été certes parmi les railleurs. Ou qu’elle ne dise : « Si Allah m’avait guidée, j’aurai été certes parmi les pieux. » Ou bien qu’elle ne dise en voyant le châtiment : « Ah ! S’il y avait pour moi un retour !Je serai alors parmi les bienfaisants. » » 29 L’agrément, l’acceptation et l’approbation de cette attestation de foi en s’adonnant à la pratique de ses préceptes. Allah dit : « Les musulmans et musulmanes, croyantes et croyants, obéissants et obéissantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, donneurs et donneuses d’aumône jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur chasteté et gardienne, invocateurs souvent d’Allah et invocatrices, Allah a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense. » 30 Et aussi : « Leur récompense auprès d’Allah sera les jardins de séjour, sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement. Allah les agrée et ils L’agréent. Telle sera [ la récompense ) de celui qui craint son Seigneur. » 31

2. L’interdiction de la sorcellerie.

Sourate 2, versets 102 à 103 Et quand leur vint d’Allah un messager confirmant ce qu’il y avait déjà avant eux, certains à qui le livre avaient été donné, jetèrent derrière leur dos le Livre d’Allah comme s’ils ne savaient pas ! Et ils suivirent ce que les diables racontaient contre le règne de Solayman. Alors que Solayman n’a jamais été mécréant mais bien les diables : ils enseignent aux gens la magie ainsi que ce qui est descendu aux deux anges Harout et Marout, à Babylone ; mais ceux-ci n’enseignaient rien à personne, qu’ils n’aient dit d’abord : « Nous ne sommes rien qu’une tentation : ne sois pas mécréant » ; ils apprennent auprès d’eux ce qui sème la désunion entre l’homme et son épouse. Or ils ne sont capable de nuire à personne qu’avec la permission d’Allah. Et les gens apprennent ce qui leur nuit et ne leur est pas profitable. Et ils savent, très certainement, que celui qui acquiert ce [ pouvoir] n’aura aucune part dans l’au-delà. Certes, qu’elle détestable marchandise pour laquelle ils ont vendu leurs âmes ! Si seulement ils savaient ! Et s’ils croyaient et vivaient en piété, une récompense de la part d’Allah serait certes meilleure. Si seulement ils savaient !

Lorsque Muhammad leur apporta le Cor-an, Livre d’Allah qui confirme la Torah par ses préceptes et ses lois et par les informations sur les nations antérieurs, certains juifs choisirent d’abandonner la Torah et firent comme s’ils ignoraient complètement son contenu. Pourtant leurs Saintes écritures annonçaient l’avènement de Muhammad, décrivaient ses qualités et prédisaient son message. Mais ils ont observé un mutisme total à son sujet et l’ont renié. En reniant Muhammad et le Coran qui confirme la Torah, les juifs ont abandonné leurs Saintes écritures qui prédisent : « Dieu enverra aux humains un messager de la descendance d’Ismaël. »

29 Sourate 39, versets 54 à 58

30 Sourate 33, verset 35

31 Sourate 98, verset 8

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Dans le verset suivant, le Seigneur rapporte l’une des excuses juives leur permettant d’utiliser la sorcellerie tout en désobéissant à leur propre prophète et messager et continuaient toujours

à le faire vis à vis de l’envoyé d’Allah, Mohammad (SBSL).

Kazimirski a essayé de leur trouver une autre excuse leur permettant la ruse quand il a traduit ce verset comme suite : « Ils suivent ce que les démons avaient imaginé sur les pouvoir de Salomon ;… » Tout d’abord, cet orientaliste qui traduit le Coran avec une vision judéo- chrétienne, ne mentionne pas la lettre ( wa) signifiant « et », qui montre que les juifs ne se sont pas arrêtés à désobéir à Salomon mais aussi à tous les autres prophètes et messagers et surtout Muhammad (SBSL). Il prétendit que c’était de l’imagination pour trouver un prétexte

à leur désobéissance tout en rapportant à tord et à travers que les commentateurs disent que

les démons avaient enfouit sous le trône de Salomon le livre de magie et répandirent après sa mort le bruit quand n’avait qu’à chercher sous le trône le livre contenant la science par laquelle Salomon s’était soumis les hommes, les démons et les vents. Les exégètes musulmans ne demandent dans l’interprétation du verset de s’arrêter au sens littéral car toute histoire rapportée autour de ce dernier ne vient que de la part des israélites (Isra-iliyate). Ils ont préféré suivre les divulgations faites par les démons et les débauches sous le règne du Prophète Salomon. Ils ont prétendu qu’il n’était pas un prophète destiné à recevoir la révélation d’Allah, mais un magicien puisant son pouvoir dans la sorcellerie qui lui permit d’établir son royaume et de dominer les esprits, les oiseaux et le vent. Ils l’accusèrent d’athéisme. Mais il ne fut pas impie. Ce sont plutôt ces démons débauchés qui le furent. Car ils mentirent à son sujet et propagèrent la sorcellerie parmi les hommes et l’art divinatoire révélé aux deux anges Harout et Marout à Babel. Mais ces deux anges ne transmettaient jamais leur secret à quelqu’un sans lui dire : « Nous sommes une tentation. Nous t’enseignons ce qui conduit à l’impiété et sème le trouble. Sache cela et prends garde. »Les gens n’ont cependant pas suivi ce conseil et ont employé leurs connaissances à désunir l’homme avec sa femme, ou son semblable . Ces démons effrontés ont pris le chemin de l’impiété en divulguant ces mensonges dont ils se sont servis pour enseigner la sorcellerie aux juifs. Ils ne nuisaient ainsi à personne. Allah seul, s’Il le veut, autorise la nuisance. La sorcellerie nuit à ceux qui l’apprennent et la pratiquent, à la fois dans ce monde et dans l’au delà où ils rendrons des comptes au sujet du mal qu’ils ont fait. Eux-Mêmes savaient que celui qui suivait ce chemin ne pouvait s’attendre à aucune indulgence dans la vie future. Maudite soit l’ignorance dans leur choix, s’ils avaient été plus conscients. S’ils avaient cru sincèrement en Allah, à son envoyé et à leurs propres écritures sacrées qui prédisent l’avènement de Muhammad, s’ils avaient craint Allah, obéi à ses ordres et évitaient ce qu’Il avait prohibé, ils auraient été gratifiés par Allah, ce qui eut mieux valu pour eux. La récompense d’Allah aurait été plus importante que les profits et les intérêts éphémères dont ils se sont contentés! S’ils le savaient. C’est le cas de tout individu ou groupe, qui prétend ces mêmes revendications et ces mêmes actions. Le messager d’Allah Muhammad (SBSL) a dit :

« Evitez les sept péchés destructeurs… », il en site parmi eux la sorcellerie. Il dit aussi (SBSL) : « Il ne peut pénétrer au paradis celui qui pratique la sorcellerie… » Aussi le prophète (SBSL) a dit : « Toute personne qui consulte un(e) voyant(e) ou un(e) sorcier(e), a mécru. » Quand au sujet du contact avec le monde démoniaque, Allah Exalté Soit Il et Loué dit dans la sourate 72 au verset 6 : « Or, il y avait des hommes qui avaient recours à des males parmi les djinns, ce qui n’a fait qu’accroître leur perdition. » La sorcellerie est un acte odieux, son monde est sombre et malsain. Il nous est rapporté que le sorcier ne peut commencer cette pratique qu’après avoir conclu un pacte avec le diable. L’individu tenté par la vie d’ici bas et ses parures (l’argent, , etc.) par son ignorance et sa faible personnalité irait jusqu’à donner ce qui lui appartient et ce quine lui appartient pas pour atteindre ses fins. Il utilisera aussi tous les moyens qui lui permettront de vivre ces tentations.

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Cette personne va apprendre qu’il faut s’isoler un certain moment de la nuit ou de la journée dans un lieu malsain en citant des paroles sataniques ( des invocations pour satan et ses disciples). Elle évoquera des noms jusqu’à ce que le démon portant l’un de ses noms apparaît pour elle ou dialogue avec elle. La première chose qu’il lui demande est de mécroire, et de prendre pour seul dieu Ibliss. Aussi il la fera passer par des épreuves et des testes en lui ordonnant des pratiques démoniaques (que j’éviterai de citer). Le moment venu pour conclure le pacte cité ci-dessus, le démon promettra à cet individu d’être à son service et lui demandera des concessions comme par exemple : ne jamais se marier et être sexuellement à la disposition de ce démon. Dans le cas où cet individu est marié, il se peut que le démon lui

ordonne de ne plus toucher sa femme et c’est le démon qui le fera à sa place ou bien aussi de lui permettre de posséder sa progéniture ( ainsi que d’autres ordres odieux que j’éviterai de citer). Dès que le pacte est conclu, cet individu ne percevra du démon aucun avantage. Au contraire, il deviendra l’esclave soumis du monde démoniaque. « Et les gens apprennent ce qui leur nuit et ne leur est pas profitable. » Or, de ce fait cette personne regrettera infiniment ce qu’elle a entreprit et cherchera une solution. La seule sauvegarde et solution, si cette personne est munie de raison, est l’annulation de ce pacte avec un repentir véridique et sincère. Allah exalté soit-Il et loué ouvre ce champs largement par les versets 53, 54, 55 de la sourate 39 : « Dis : « Ô mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c’est Lui le pardonneur, le Très Miséricordieux. Et revenez repentant à votre Seigneur et soumettez-vous à Lui, avant que ne vous vienne le châtiment et vous ne recevez alors aucun secours. Et suivez la meilleure révélation qui vous est descendue de la part de votre Seigneur, avant que le châtiment ne vous vienne soudain, sans que vous ne le pressentiez. » Il faut que le regret de cette personne soit accompagné par une crainte pieuse ( Attaqwa) vis- à-vis d’Allah qui facilitera à cette personne de se débarrasser de cet engagement illicite. Allah dit dans la sourate 65 au verset 2 : « …quiconque craint Allah, Il lui donnera une issue

favorable. », au verset 4 : « …quiconque craint Allah cependant, Il lui facilite les choses

au verset 5 : « … quiconque craint Allah cependant, Il lui efface ses fautes et lui accorde une grosse récompense.» Aussi il faut rejoindre le rang des croyants et s’éloigner de toutes mauvaises compagnies. Allah dit dans la sourate 18 au verset 28 : « Fais preuve de patience en restant avec ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir, désirant Sa face. Et que tes yeux ne se détachent point d’eux, en cherchant ( le faux) brillant de la vie sur terre. Et n’obéis pas à celui dont Nous avons rendu le cœur inattentif à Notre Rappel, qui poursuit sa passion et dont le comportement est outrancier . » Quant au fléau de la sorcellerie, il ne peut atteindre une personne que s’il lui est destiné. L’expérience nous montre que tout croyant protégé contre ce maux reste par la volonté de son Seigneur invincible, ce fait d’être invincible s’inscrit dans sa destiné. Le messager d’Allah Muhammad ( SBSL), lui même était atteint de sorcellerie pendant une nuit telle que l’a décrit Aicha, mère des croyants : « Un soir, l’envoyé de Dieu (SBSL) avait l’impression d’être avec ses autres épouses alors qu’il était chez moi. Il me dit que deux hommes sont apparus à lui. L’un d’eux dit à l’autre que l’envoyé de Dieu est atteint de sorcellerie et que sa source qu’il faut désœuvré se trouve dans un puits. Dès son éveil, le messager d’Allah (SBSL) charge ces compagnons de cette mission. » Le prophète d’Allah (SBSL) nous laisse toute une tradition concernant la protection contre ce fléau comme suite :

Etre toujours en ablution

Faire ses prières à l’heure

Le rappel ( dhikr) matin et soir

»,

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Récitation de la sourate al baqara une fois tous les trois jours chez soi

Jeûner les lundis et jeudis ou les trois jours de pleines lunes

Prier en groupe l’Aube et Al Icha chaque jour

Faire des prières nocturnes selon les possibilités.

3. L’abrogation coranique

Sourate 2, verset 106 à 108 Si Nous abrogeons un verset quelconque ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur, ou un semblable. Ne sais-tu pas qu’Allah est Omnipotent ? Ne sais-tu pas qu’à Allah appartient le royaume des cieux et de la terre, et qu’en dehors d’Allah vous n’avez ni protecteur ni secoureur ? Voudriez-vous interroger votre Messager comme auparavant on interrogea Moise ? Quiconque substitue la mécréance à la foi s’égare certes du droit chemin.

Allah dit qu’il pourrait recommander une chose pour le bien qu’elle apporte, puis l’interdire quand cela s’avère mieux. Il ne remplace un ordre ou l’abroge qu’en lui substituant un autre qui soit moins sévère ou meilleur que celui qui est annulé. Allah prévient son Prophète qu’Il est capable de tout et qu’Il dispose totalement de l’univers et de son contenu. Il permet ce qu’Il veut et interdit ce qu’Il veut. Il décide comme Il veut et personne ne peut critiquer Ses décisions ni remplacer Ses ordres. Les fidèles doivent obéir aux ordres de leur Seigneur, suivre son Prophète et croire ce qu’il dit. Ce verset est une riposte aux polythéistes et aux juifs qui disaient : « Ne voyez-vous pas que Muhammad donne un ordre à ses compagnons qui le contredit, qu’il dit un jour une chose et le lendemain l’annule pour en dire une autre ? » Allah souligne à son Prophète qu’Il est le Tout haut, le seul maître des cieux et de la terre, que les humains n’ont d’autre soutien ni d’autre défenseur que Lui et qu’ils doivent l’écouter et Lui obéir. Libre à Lui d’abroger les règles qu’Il veut. Car les préceptes et les règles de la morale pourraient être utiles à un moment donné et nuisibles à un autre. Allah interdit aux fidèles de trop interroger le prophète Muhammad (SBSL) sur les choses avant qu’elles ne se produisent et ce par obstination et par suggestion, à la manière des fils d’Israël qui posaient des questions à Moise et lui demandaient des choses dans le but de le démentir et de le contredire. Ils lui dirent, par exemple : « Montre-nous Allah à l’œil nu ! » Allah compare ceux qui, au lieu de croire aux prophètes, de les suivre et de leur obéir, les contredisent, les démentissent et les accablent de questions dont ils n’ont pas vraiment besoin de connaître les réponses mais qui agissent ainsi par obstination et par impiété, à ceux qui échangent la foi contre l’incrédulité et l’égarement et perdent ainsi la bonne direction. ( Sur les raisons de la révélation de ce verset, l’on raconte que Rafe’i Ben Khouzayma et Wahab Ben zayd dirent un jour au prophète Muhammad (SBSL) : « Apporte-nous un livre du ciel pour que nous le lisions et fais jaillir les fleuves alors nous te suivrons. »)

4. La direction (Qibla)

Sourate 2, versets 142 à 145 Les faibles d’esprit parmi les gens vont dire : « Qui les a détournés de la direction (Qibla) vers laquelle ils s’orientaient auparavant ? » Dis : « C’est à Allah qu’appartient le Levant et le Couchant. Il guide qui Il veut vers un droit chemin. » Et aussi Nous avons fait de vous une communauté de justes pour que vous soyez témoins aux gens, comme le Messager sera témoin à vous. Et Nous avons établi la direction (qibla)

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vers laquelle tu te tournais que pour savoir qui suit le Messager ( Muhammad ) et qui s’en détourne sur ses talons. C’était un changement difficile, mais pas pour ceux qu’Allah guide. Et ce n’est pas Allah qui vous fera perdre [ la récompense] de votre foi, car Allah, certes est Omnipotent et Miséricordieux pour les hommes. Certes, nous te voyons tourner le visage en tout sens dans le ciel. Nous te faisons donc orienter vers une direction qui te plaît. Tourne donc ton visage vers la Mosquée sacrée. Où que vous soyez, tournez-y vos visages. Certes ceux à qui le Livre a été donné savent bien que c’est la vérité venue de leur Seigneur. Et Allah n’est pas inattentif à ce qu’ils font. Certes, si tu apportais toutes les preuves à ceux à qui le Livre a été donné, ils ne suivraient pas ta direction (Qibla) ! Et tu ne suivras pas la leur, et entre eux, les uns ne suivent pas la direction des autres. Et si tu suivais leurs passions après ce que tu as reçu de science, tu serais, certes, du nombre des injustes.

Pendant qu’il était à la Mecque, le Prophète (SBSL) faisait ses prières en se tournant vers le rocher sacré à Jérusalem, imitant ainsi les prophètes des fils d’Israël. Mais il aimait mieux se diriger vers la Ka’aba, et souhaitait qu’Allah change la direction de la prière vers la ka’aba. Aussi il s’arrangeait pour se tourner vers les deux directions à la fois et ce en se tenant au sud de la ka’aba et en tournant la tête vers le nord. La ka’aba et le rocher sacré étaient alors du même côté. Les musulmans imitaient l’exemple de leur prophète. Mais lorsque Muhammad (SBSL) émigra à Médine, il ne lui était plus possible de se tourner à la fois et simultanément vers la ka’aba et vers Jérusalem. Il fit alors ses prières pendant seize mois en prenant la direction de Jérusalem. Puis Allah prescrivit de se tourner désormais vers la ka’aba, car elle fut la direction de son père Abraham. Allah prévint son prophète que les juifs allaient prendre ce changement comme un prétexte pour débiter des médisances sur son compte, ourdir des conspirations, mettre en doute son message et prétendre que leur religion est la bonne car au départ, Muhammad (SBSL) et ses compagnons s’étaient tourné vers Jérusalem qui est la direction des juifs. Pourquoi ont-ils ensuite abandonné la direction à laquelle ils étaient habités jusqu’alors ?. Les hypocrites, les idolâtres et ceux dont la foi était fragile et les cœurs malades ont été affectés par ces propos. Ce sont les ignorants auxquels Allah a fait allusion. Ils dirent : « Pourquoi les musulmans ont-ils abandonné leur direction ? » Allah le Tout haut leur répond : «L’Orient et l’Occident sont à Allah, maître de tout. Aucune des deux directions n’est meilleure que l’autre. Là où les gens tournent le visage ils trouveront le Seigneur. L’essentiel c’est de se résigner à Sa volonté sans être effleuré par le doute ou la moindre hésitation. Le Seigneur indique à qui Il veut le droit chemin menant au Paradis. Avant l’Islam, les gens étaient répartis en deux groupes, les uns étaient des matérialistes qui ne cherchaient qu’à satisfaire les besoins et les caprices du corps. Ce fut le cas des idolâtres et des juifs qui disaient : « Nous voulons jouir de notre vie et nous ne craignons que le temps qui s’écoule et qui causera notre perte. » Les autres étaient dominés par une tendance purement spirituelle et se livraient entièrement à des pratiques de dévotion et de mysticisme religieux, hantés par l’idée de se retirer du monde et d’abandonner les jouissances physiques. Ce fut le cas des chrétiens, des sabi’as et de quelques sectes indiennes. L’Islam est venu faire de ses adeptes une nation qui occupe un juste milieu entre les uns et les autres. Il stipula la satisfaction, sans excès, des besoins corporels tout en gardant la pureté spirituelle et la grandeur de l’âme car un être humain est un corps et une âme. L’Islam fit de ses adeptes une nation centrale afin qu’ils servent de témoins aux matérialistes qui ont complètement abandonné le Seigneur, se sont livrés aux jouissances du corps et détournés des questions spirituelles. Les musulmans sont également destinés à servir de témoins aux spirituels extravagants qui appellent à l’abandon des plaisirs matériels et à la privation de tout ce que

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Dieu a procuré dans cette vie. Allah voulut que le Prophète (SBSL) serve de modèle aux croyants, et de témoins que les musulmans suivent sa démarche et ses préceptes ou s’en détournent et devient en abandonnant la modération. Allah dit avoir permis au Prophète (SBSL) de se tourner d’abord vers Jérusalem, puis lui avoir commandé de se diriger vers la ka’aba pour distinguer ceux qui obéiraient au Prophète (SBSL) sans hésitation et sans le moindre doute, de ceux qui l’abandonneraient. Ce fut là une dure épreuve sauf pour ceux qui croiraient d’une manière absolue au Prophète et à son message. Ces croyants n’auraient aucun mal à changer de direction en faisant leurs prières. Répondant à ceux qui s’interrogent sur le sort des musulmans qui faisaient la prière en se tournant du côté de Jérusalem puis qui sont morts avant que Dieu ne change la direction vers la ka’aba. Allah dit : « Dieu ne fera pas perdre le bénéfice des bienfaiteurs. Il est plein de mansuétude et de clémence pour les hommes. » Lorsqu’il se réfugia à Médine, le Prophète (SBSL) se tournait en faisant ses prières du côté du rocher de Jérusalem. Les juifs en furent ravis. La qibla initiale d’Abraham ( la ka’aba) lui était cependant particulièrement chère. Il priait Allah en interrogeant le ciel du regard. Allah lui révéla alors ce verset dans lequel il lui désigne la direction de l’oratoire sacré à la Mecque. Allah prescrit aussi aux musulmans, là où ils se trouvent de tourner leur visage pendant la prière de ce même côté. Allah dit au Prophète (SBSL) et aux fidèles que les juifs qui reprochent aux musulmans de ne plus se tourner du côté de Jérusalem savent parfaitement que c’est Dieu qui a voulu ce changement de direction et que Muhammad (SBSL) en a reçu la révélation divine. Ils savaient déjà que le dernier des prophètes allait se tourner du côté de la ka’aba. Mais ils dissimulent cette vérité, mus par l’infidélité, l’envie et l’obstination, afin de duper ceux dont la foi est fragile et semer le doute et la discorde. Ils savent bien que c’est là une question qui relève du culte et que les fidèles doivent absolument se résigner à la volonté du Seigneur en adoptant la direction que Dieu désigne. Allah les menace ensuite en leur disant qu’il n’est pas inattentif à ce qu’ils font. Dieu dit que l’incrédulité des juifs émane de leur obstination et de leur arrogance. Aussi aucun argument quelque convaincant qu’il soit, ni aucune preuve, ne pourra les en dissuader. Allah le tout haut dit à son prophète (SBSL) : « Tu as beau leur apporter les preuves irréfutables que tu es le messager d’Allah et que tu dis la vérité révélée de la part du Seigneur, ils ne te suivront pas et ne croiront pas en toi, leur désobéissance étant la manifestation de leur arrogance, de leur obstination et de leur envie. Ils ne seront donc sensibles à aucun argument. Tu n’adopteras pas la direction des gens de l’écriture, car la votre est celle d’Abraham qu’ils vénèrent, est la plus digne d’être adoptées. Juifs et chrétiens n’inter changeront jamais leur direction. Les juifs ne se tourneront pas vers l’est, ni les chrétiens du côté de Jérusalem. Chacun d’entre eux s’attachent fermement à ses croyances et à ses habitudes, qu’elle soient vraies ou fausses, ne tenant compte ni d’arguments, ni de preuves. Si, après avoir reçu la vérité divine, tu te laissais entraîner par eux et tu te tournais vers leur qibla pour leur faire plaisir et faire en sorte qu’ils te suivent et te croient, tu te rangerais au nombre des iniques. Mais tu te garderas d’agir de la sorte car tu es infaillibles.

5. As-saffa et Al Marwah font parti des lieux sacrés d’Allah

Sourate 2, verset 158 As-saffa et Al Marwah sont vraiment parmi les lieux sacrés d’Allah. Donc, il est permit à quiconque faisant le pèlerinage à la demeure ou fait l’Umra de faire le va et vient entre ces deux monts. Et quiconque fait de son propre gré une bonne œuvre, alors Allah est Reconnaissant, Omniscient.

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Avant d’embrasser l’Islam, les alliés du Prophète à Médine acclamaient le tyran Manat et se sentaient gênés d’aller et de venir entre les deux collines Safa et Méroua. Ils interrogèrent à ce sujet le prophète (SBSL) en ces termes : « Nous éprouvions quelques gênes d’aller et de venir entre Safa et Méroua à l’époque de Jahiliya. » Allah envoya alors ce verset. Le Prophète (SBSL) prescrivit que l’on fasse sept fois l’aller et le retour entre ces deux collines. Personne n’est exempté de ce rite. Selon al-Cha’biy, la statue « Assaf » était érigée sur la colline Safa et la statue « Na ‘ila » l’était sur Méroua. Et ils les adoraient. Aussi, après avoir embrassé l’Islam , ils étaient gênés d’aller et venir entre ces deux statues. Allah envoya alors ce verset celui qui fera une œuvre pie en allant et venant une huitième ou une neuvième fois, Allah lui en sera gré et le gratifiera pour ses actes car Il n’est injuste envers personne.

*Comme ALLAH a honoré la Ka’ba en en faisant une orientation pour la prière, ALLAH a également distingué les deux monticules Al Safa et Al Marwa qui dominent la Ka’ba, en les joignant aux rites du pèlerinage. En effet, après le circuit autour de la Ka’ba (Al Tawaf) il faut faire le parcours rituel (Al Sa’yy) sept fois entre Al Safa et Al Marwa. Certains d’entre vous se sentaient embarrassés de faire cela, pensant que c’était là une coutume de la « Djahiliya » (l’époque pré-islamique). Or, en fait, c’est un signe particulier à l’Islam ; donc, celui qui a l’intention d’accomplir le Grand Pèlerinage (« Al Hadj ») ou le Petit Pèlerinage (« Al Omra ») ne devrait éprouver aucun embarras à faire le parcours rituel entre ces deux monticules. Que le croyant fasse le bien autant qu’il peut, car ALLAH connaît parfaitement ses actions et Il le rétribue pour elles.

6. Le devoir de partager les connaissances

Sourate 2, versets 159 à 160 Certes ceux qui cachent ce que Nous avons fait descendre en fait de preuves et de guide après l’exposé que Nous avons fait aux gens, dans le Livre, voilà ceux qu’Allah maudit et que les maudisseurs maudissent. Sauf ceux qui se sont repentis, corrigés et déclarés : d’eux Je reçois le repentir. Car c’est Moi, l’Accueillant au repentir, le Miséricordieux.

Allah menace de malédiction ceux qui dissimulent aux autres les signes de la vérité, la religion véritable et la bonne voie que le Seigneur a révélée aux gens dans Ses livres sacrés. Il s’agit des gens de l’Ecriture qui ont caché la vérité évoquée dans leurs livres sur le Prophète et ce que prédisent leurs écritures sur l’arrivée prochaine d’un prophète arabe qui croit en Allah. Ceux-là qui dissimulent aux gens la religion d’Allah et ses ordres afin de les égarer et de les détourner du droit chemin, Allah les maudira, ainsi que les anges et les fidèles. Ce verset concerne tous ceux qui cachent sciemment une vérité qu’Allah a exigé de révéler aux hommes. C’est pourquoi les chefs spirituels ont dit : « Celui qui voit de ses propres yeux les ordre de Dieu transgressés, les lieux saints violés, la religion piétinée en public et l’égarement l’emporter sur la fidélité et qui malgré cela ne défend pas la religion de Dieu, sera parmi ceux qui mériteront la malédiction du Seigneur et son châtiment. » Ceux qui se repentiront, feront le bien et se rachèteront en divulguant la vérité révélée par Allah sur le Prophète et son message, Allah leur pardonnera et effacera leurs péchés.

Ceux qui refusent de reconnaître votre religion sont de deux partis : le parti des gens du

Livre qui connaissent la Vérité mais la cachent par obstination, et le parti des polythéistes

dont les cœurs aveugles ne voient pas la Vérité et qui ont pris des dieux en dehors d’ALLAH.

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les gens du Livre qui ont connu les preuves de ta sincérité, ont reconnu la Vérité de ta religion puis ont caché ces témoignages et les ont dissimulés aux gens ; ALLAH déversera sur eux Sa colère et les privera de Sa miséricorde ; les anges dans leurs invocations, ainsi que les humains et les djinns croyants, les maudiront afin qu’ALLAH les prive de Sa miséricorde.

7. Le Licite et l’illicite dans la nourriture

Sourate 2, versets 172 à 173 Ô les croyants ! Mangez des (nourritures) licites que Nous vous avons attribuées. Et remerciez Allah, si c’est Lui que vous adorez. Certes, Il vous interdit la chair d’une bête morte, le sang, la viande de porc et ce sur quoi on a invoqué un autre qu’Allah. Il n’y a pas de péché sur celui qui est contraint sans toutefois abuser ni transgresser, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux.

Avant l’Islam, les polythéistes et les gens de l’Ecriture appartenaient à des groupes variés, certains d’entre eux se sont interdit des choses, tels les bahira et les sa’iba. D’autres se prohibaient la consommation de certains animaux. Les chrétiens, eux, se plaisaient dans la privation. Ils se privaient de viande et de beurre durant un certain type de jeune et s’interdisaient la consommation de poisson, de lait et d’œufs dans l’autre. Ces restrictions ont été établies par leurs chefs et sont totalement inexistantes dans la Torah. Elles n’ont pas non plus été copiées du Christ, le loué. Ils croyaient que le rapprochement de Dieu ne pouvait se faire que par le supplice de l’âme et l’abandon des besoins du corps. Dieu a fait des musulmans un peuple qui se tient au juste milieu et ne néglige ni les besoins du corps, ni ceux de l’âme. Dieu a permis aux fidèles de se nourrir des bons aliments qu’Il leur a octroyés et les a incités à Le remercier et à Lui témoigner leur reconnaissance. Dieu précise aux fidèles ce qu’il leur interdit de manger : les animaux morts d’une mort naturelle, le sang répandu, la viande de porc et tout animal égorgé sans être immolé au nom de Dieu, mais à celui des statues ou des idoles. Tout cela est illicite. Quant à ceux qui sont obligés d’en manger, qui ne trouvent aucun autre moyen pour se nourrir et qui transgressent donc ces ordres par nécessité, non par désinvolture et insoumission, ceux qui n’en mangent que le nécessaire pour se maintenir en vie jusqu’à ce qu’ils trouvent la nourriture légale, ceux- là ne commettront aucun péché et n’en seront pas châtiés Allah les absoudra car Il est indulgent et généreux.

Nous avons permis aux humains de jouir de tout ce qui est licite et crée par Nous sur la

terre ; et Nous leur avons interdit de suivre les pas de Satan. S’ils mettent cela en application, ils sont sur la bonne voie ; mais s’ils refusent d’obéir, alors Nous guideront seulement les croyants à qui Nous indiquerons ce qui est licite et ce qui est illicite. Ô vous les croyants, vous êtes autorisés à manger des aliments savoureux qui sont bons et pas nocifs. Louez ALLAH qui vous a accordé la grâce de prendre possession de ces bonnes choses qu’Il vous a rendues licites et louez-Le de vous avoir accordé la grâce d’être soumis et d’obéir à Ses ordres afin que votre culte soit parfait. Ce qui est illicite n’est pas ce que les polythéistes ni les juifs ont prétendu, mais ce qui est prohibé pour vous les croyants, c’est la bête morte qui est l’animal non égorgé, ainsi que la viande de porc, de même que l’animal qu’on égorge en prononçant un autre nom que celui d’ALLAH (un nom d’idole ou autre). Toutefois, celui qui, poussé par la nécessité, est contraint* de consommer de ces aliments prohibés, parce qu’il a faim et ne trouve rien d’autre, ou parce qu’on le force à en manger, celui-ci ne commet point de péché. Toutefois,

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qu’il évite d’agir comme les gens de l’époque préislamique, en recherchant ces aliments prohibés, et qu’il ne dépasse pas la quantité nécessaire pour combler sa faim.

8. Le Talion musulman

Sourate 2, versets 178 et 179 O les croyants ! On vous a prescrit le talion au sujet des tués : homme libre pour homme libre, esclave pour esclave, femme pour femme. Mais celui à qui son frère aura pardonné en quelque façon doit faire face à une requête convenable et doit payer des dommages de bonne grâce. Ceci est un allégement de la part de votre Seigneur, et une miséricorde. Donc, quiconque après cela transgresse, aura un châtiment douloureux. C’est dans le talion que vous aurez la préservation de la vie, ô vous doués d’intelligence, ainsi atteindriez-vous la piété.

Allah a dit aux fidèles qu’Il leur prescrit la justice et l’équité dans le droit, et donc que le talion leur est prescrit contre le meurtre pour que la peine soit équivalente à l’offense. Homme libre pour homme libre, si le meurtre est délibéré, esclave pour esclave, femme pour femme ( le prophète Muhammad (SBSL) a autorisé qu’un homme soit tué pour une femme et qu’un homme libre le soit pour un esclave si le meurtrier n’est pas le maître de l’esclave. S’il l’est, il doit alors être sévèrement réprimandé.) Allah somme les fidèles de ne pas agresser autrui ni de dépasser les limites prescrites. Il leur ordonne donc de ne pas imiter les juifs qui ont changé la loi du Seigneur. En effet, la tribu de Bani Qurayda était faible, celle de bani Noudayr forte. Lorsqu’un membre de bani Noudayr tuait un membre de l’autre tribu, on n’appliquait pas la loi du talion mais on se contentait plutôt de rançonner le meurtrier. Par contre, si un Quraydéen tuait un des Noudayr, la loi de talion était appliquée ou alors on devait verser une rançon deux fois plus grande que celle payée par l’autre tribu. Avant l’Islam, deux tribus arabes s’entre-tuèrent. Il y eut beaucoup de morts et de blessés. Ils allèrent même jusqu’à tuer les esclaves et les femmes. Certains ne s’apaisaient que si un homme libre de leurs rivaux était tué pour un de leurs esclaves et un homme des ennemis pour une femme des leurs. Ils s’abstenaient cependant de tuer un homme des leurs pour une femme qu’ils avaient délibérément tuée. Mais ils tuaient homme pour homme et femme pour femme. Dieu a dit alors : « Ame pour âme, œil pour œil. » Pour faire cesser ces pratiques. Si le vengeur du sang se montre indulgent et accepte la rançon pour acquitter le meurtrier, il faut qu’il le fasse modérément pour ne pas accabler le meurtrier en lui demandant l’impossible. A son tour, le meurtrier devra s’acquitter de la manière la plus appropriée. Il ne doit donc ni atermoyer, ni diminuer la valeur de la rançon et la verser correctement. Allah le Très haut dit :

Légitimer la rançon en cas de meurtre délibéré est une marque d’indulgence de ma part. Car les peuples antérieurs devaient appliqués la loi du talion ou acquitter le meurtrier. Si les vengeurs du sang sont nombreux et que l’un d’entre eux pardonne, il faut le suivre et la peine ne s’impose plus. (Selon certains, les fils d’Israël n’avaient d’autre choix que d’appliquer la loi du talion. Quant aux chrétiens, Dieu leur ordonna de pardonner et ils ne pouvaient donc percevoir le prix du sang en échange de leur pardon.) Allah menace de terrible châtiment celui qui rompt ce compromis et tue le meurtrier déjà acquitté après avoir payé le prix du sang. Le talion est la meilleure sauvegarde de la vie humaine car lorsqu’on sait que celui qui tue sera lui-même tué, l’on se refrène et la vie d’autrui est sauvegardée ainsi que celle de celui qui pense commettre un meurtre. Allah s’adresse plus particulièrement aux gens raisonnables pour dire qu’ils sont les seuls à apprécier la vie à sa juste valeur et à la préserver. S’ils

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saisissent la signification profonde de cette correction, ils éviteront d’agresser autrui et arrêteront l’effusion du sang.

Parmi les législations que Nous avons prescrites aux croyants, il y a les sentences concernant le crime prémédité. Nous vous avons prescrit la sanction de représailles en cas d’homicide. ne faites point comme les gens injustes de l’époque préislamique* qui tuaient la personne libre et innocente en échange d’un esclave, l’homme, qui n’avait point tué, pour une femme, le maître innocent, pour un subalterne meurtrier, sans punir le coupable lui-même. L’homme libre criminel sera exécuté en représailles.

9. Le Devoir de jeûner le Ramadan

Sourate 2, versets 183 à 187 Ô les croyants ! On vous a prescrit As-siyam comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, ainsi atteindriez-vous la piété. Pendant un nombre déterminé de jours. Quiconque d’entre vous est malade ou en voyage, devra jeûner un nombre égal d’autres jours. Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter qu’(avec grande difficulté), il y a une compensation : nourrir un pauvre. Et si quelqu’un fait plus de son propre gré, c’est pour lui ; mais il est mieux pour vous de jeûner ; si vous saviez ! Le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. Donc, quiconque d’entre vous est présent en ce mois, qu’il jeûne ! Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu’il jeûne un nombre égal d’autres jours. Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas la difficulté pour vous, afin que vous en complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants ! Et quand Mes serviteurs t’interrogent sur Moi…Alors Je suis tout proche : Je réponds à l’appel de celui qui Me prie quand il Me prie. Qu’ils répondent à Mon appel, et qu’ils croient en Moi, afin qu’ils soient bien guidés. On vous a permis, la nuit d’As-siyam, d’avoir des rapports avec vos épouses ; elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles. Allah sait que vous aviez clandestinement des rapports avec vos femmes. Il vous a pardonné et vous a graciés. Cohabitez donc avec elles, maintenant, et cherchez ce qu’Allah a prescrit en votre faveur ; mangez et buvez jusqu’à ce que se distingue, pour vous, le fil blanc de la nuit. Mais ne cohabitez pas avec elles pendant que vous êtes en retraite rituelle dans les mosquées. Voilà les lois d’Allah : ne vous en approchez donc pas (pour les transgresser). C’est ainsi qu’Allah expose aux hommes Ses enseignements, afin qu’ils deviennent pieux !

Allah prescrit le jeune aux croyants pour qu’ils se purifient et parce qu’Il l’a auparavant prescrit aux gens de l’Ecriture qui les ont précédé. Dieu commande le jeune aux croyants pour les préparer à Le craindre et pour qu’ils abandonnent les désirs charnels faciles à satisfaire. Il leur a prescrit le jeune afin qu’ils Lui obéissent et sollicitent Sa récompense. Cela leur permettra de se fortifier et de se perfectionner. Croyants, Allah vous a prescrit le jeune pour une durée déterminée. Il ne vous impose rien d’insupportable. Celui qui est atteint d’une maladie qui l’empêche de jeûner, celui qui voyage peut rompre le jeune. Mais il devra remplacer les jours de jeune manqués après son rétablissement ou son retour ( s’il se déplace). Celui qui n’est ni malade ni en voyage, mais qui peut difficilement jeûner pour une raison permanente comme la vieillesse ou le fait d’être atteint d’un mal incurable, peut rompre le jeune. Il doit alors racheter en distribuant de la nourriture aux pauvres, soit un pauvre nourri pour chaque jour manqué. Jeûner plus qu’il n’est prescrit est encore plus méritoire.

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La durée déterminée du jeûne prescrite par le Seigneur se limite au mois de Ramadan. Allah fait l’éloge de ce mois et lui rend hommage. C’est le mois au cours duquel le coran a été révélé aux hommes comme un guide de conscience pour ceux qui y croient. Car il contient des preuves et des arguments clairs et précis pour celui qui les comprend et les assimile. Ces indices prouvent qu’il indique le droit chemin, celui du bien par opposition à l’égarement. Quiconque verra le croissant dès le premier jour du mois devra commencer le jeûne, s’il est installé dans le pays et ne souffre d’aucun mal. Allah répète que celui qui, par suite d’une maladie ou d’un déplacement, aura manqué des jours de jeûne, devra les remplacer, la durée du jeûne devant être d’un mois. Allah cherche aussi à faciliter aux hommes l’accomplissement des actes de piété. Une fois qu’il aura terminé le jeûne et effectué la prière, le fidèle devra louer le Seigneur de lui avoir indiqué la bonne voie, peut-être finira-t-il par lui être reconnaissant parce qu’Il l’a aidé à lui obéir, à bien le vénérer et à éviter ce qu’Il avait prohibé. Un bédouin interrogea le Prophète d’Allah (SBSL) : « Dieu est-il proche pour qu’on puisse lui parler ? Allah envoya alors ce verset : Si Mes serviteurs te questionnent sur Moi, dis-leur que Je suis près d’eux. Je réponds à l’appel de ceux qui M’implorent. » L’on trouve dans le hadith : « les cœurs sont des récipients dont certains sont plus larges que d’autres. O hommes, si vous implorez Allah, faites-le de tout cœur et en toute sincérité et tout en étant sûrs qu’Il répondra à votre appel. Car Allah ne répond pas à un appel lancé par une âme négligente. » Puis Allah commande à Ses serviteurs de L’écouter en observant le jeune et en acquittant l’aumône légale. Peut-être compteront-ils parmi les fidèles qui se maintiennent dans la bonne direction. Au début de l’Islam, il était permis à un musulman qui interrompait le jeûne de manger, de boire et d’avoir une relation physique avec sa femme jusqu’à l’heure de la dernière prière du jour au plus tard. A partir du moment où il faisait cette dernière prière, ou même s’il allait se coucher avant de l’effectuer, il lui devenait interdit de manger, de boire ou d’entrer en contact physique avec sa femme jusqu’à la nuit d’après. Ce fut trop dur pour les fidèles car ils vivaient en promiscuité. Allah allégea alors leur peine. Ici Dieu le Tout Haut dit aux fidèles :

« Il vous est permis de vous isoler avec vos femmes, la nuit du jeûne. Vous êtes rassurés auprès d’elles et elles le sont auprès de vous. Allah sait que certains fidèles s’isolaient clandestinement, mangeait et buvaient après la dernière prière du jour, ou après s’être mis au lit avant qu’il ne soit l’heure de cette prière. Allah vous absout et vous pardonne. » Allah leur apprend qu’Il les autorise à manger, boire et user de leurs femmes jusqu’à l’aurore ( c’est-à- dire jusqu’au moment où ils pourront distinguer les premières lueurs du jour.) A partir de ce moment-là, il devient interdit à celui qui observe le jeûne de faire ce qui lui a été permis durant la nuit. Son jeûne doit s’étendre jusqu’au coucher du soleil et au début de la nuit. Pendant le mois de Ramadan, ou encore en d’autres moments, les musulmans se retiraient dans les mosquées ou ailleurs pour se livrer à la prière et à la vénération de Dieu. Dieu leur interdit d’entrer en contact physique avec les femmes durant leur période de retraite spirituelle, même s’ils doivent rentrer chez eux pour régler une affaire ou satisfaire un besoin avant de reprendre la retraite à l’endroit même où ils étaient. Allah précise que ses indications et recommandations au sujet du jeûne, ce qu’il a permis ou interdit… ce sont les limites qu’Il a lui-même prescrites et que les fidèles ne doivent nullement dépasser. C’est ainsi que Dieu révèle à travers ses prophètes et ses envoyés ses lois, pour qu’ils sachent comment trouver la bonne voie et comment obéir. Peut-être se perfectionneront-ils ?

10. L’auto défense

Sourate 2, versets 190 à 195

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Combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent, et ne transgresser pas. Certes, Allah n’aime pas les transgresseurs ! Et défendez vous, où que vous les rencontriez ; et chassez-les d’où ils vous ont chassés :

l’idolâtrie est plus grave que le meurtre. Mais ne les combattez pas prés de la mosquée sacrée avant qu’ils ne vous y aient combattus. S’ils vous y combattent, tuez-les donc. Telle est la rétribution des mécréants. S’ils cessent, Allah est, certes, Pardonneur et Miséricordieux. Et défendez vous contre toute idolâtrie, pour que votre vie soit entièrement à Allah. S’ils cessent, donc plus d’hostilités sauf contre les injustes. Le Mois sacré pour le mois sacré ! Le talion s’applique à toutes choses sacrées. Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, à transgression égale. Et craignez Allah. Et sachez qu’Allah est avec les pieux. Et dépensez dans le sentier d’Allah. Et ne vous jetez pas par vos propres mains dans la destruction. Et faites le bien. Car Allah aime les bienfaisants.

C’est le premier verset révélé sur le combat à Médine. Selon certains interprètes du Coran, le Prophète combattait, après ce verset, contre ceux qui le combattaient et n’approchait pas ceux qui ne lui livraient pas bataille. Jusqu’à la révélation de la sourate du repentir où Allah dit :

« Combattez les idolâtres là où vous les trouverez. » ( voir sourate repentir, verset 5). Ce verset fut révélé à la suite de la trêve de Hudaybiya. Car les musulmans craignaient que les quraych ne les combattent. Or, ils répugnaient au combat pendant les mois sacré et dans les lieux sacrés. Dans ce verset, Allah autorise les croyants à se défendre dans la voie de Dieu, pour glorifier sa religion et faire prévaloir ses préceptes. Il leur recommande de respecter les lois du combat, de ne pas commettre d’injustices et de ne pas être les premiers à attaquer. (commettre des injustices en violant les règles du combat et en perpétrant ce que Dieu a prohibé serait par exemple, mutiler les cadavres, dissimuler une partie du butin, tuer les femmes, les enfants, les vieillards, ceux qui se recueillent dans les cloîtres, les lieus d’adoration et les ouvriers dans leurs lieus de travail ainsi que les agriculteurs dans leurs champs. Ce serait aussi brûler les arbres et tuer les animaux sciemment et inutilement.) Lorsqu’on combat dans la voie de Dieu, on est forcément porté à tuer des êtres humains. C’est pourquoi Allah prévient les croyants que l’idolâtrie des mécréants qui s’appliquent à égarer autrui et à éloigner les gens de la bonne voie de Dieu est encore plus grave que le meurtre. C’est ce qui a porté certains exégètes du texte coranique à soutenir que l’idolâtrie est plus grave que le meurtre. Allah prohibe aux croyants de combattre les polythéistes près de l’oratoire sacré, ( celui qui y entre sera en sécurité), à moins que ce ne soit les polythéistes eux-mêmes qui prennent l’initiative du combat. Si la guerre éclate, les croyants devront combattre et tuer les idolâtres là où ils les trouvent. Car il s’agira d’un acte de représailles et d’autodéfense, et d’une punition que l’on fera subir à ceux qui violent le pacte et attaquent les innocents. C’est pourquoi Allah autorise les musulmans à combattre et tuer les idolâtres, même si c’est dans l’oratoire sacré. Il leur recommande à bouter les idolâtres de la mecque, comme ceux-ci en ont auparavant bouté le Prophète et les croyants. Car en cherchant à détourner les musulmans de leur religion en leur portant préjudice, les torturant, les déportant et leur confisquant leurs biens, les idolâtres commettent ce qui est bien plus horrible que le meurtre dans le pays sacré. Si les idolâtres abandonnent leur paganisme et leur infidélité, s’ils se résignent à la volonté de Dieu et embrassent l’Islam en se repentant, l’Islam absoudra ce qui a précédé et Dieu leur pardonnera les péchés qu’ils ont commis, même s’ils ont tué des musulmans dans l’oratoire sacré. Car aucun péché, si terrible qu’il soit, n’est pour Lui impardonnable. Allah le Tout Haut recommande de combattre les idolâtres jusqu’à ce qu’ils perdent toute force de détourner les musulmans de leur religion, de les empêcher de l manifester et d ‘y

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appeler et jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’idolâtrie et que la religion de Dieu soit bien assise et ait la suprématie sur toutes les autres. Si les idolâtres abandonnent leur impiété et cessent de combattre les musulmans, ceux-ci ne devront plus les combattre. Car ils n’ont été autorisé à le faire que pour dissuader l’impiété, l’injustice et l’égarement. Allah prescrit la loi du combat pendant les quatre mois sacrés, à savoir les mois de rajab, dhoulqi’da, dhoulhijja et muharram. Celui qui profane un de ces mois sera châtié en étant privé à son tour de garanties qui lui sont normalement procurées durant les mois sacrés. Dieu en a fait une oasis de sécurité où le sang ne doit pas être versé, ni les biens pillés, ni les choses sacrés profanés. Mais celui qui veut causer un préjudice aux musulmans durant le mois sacrés, Diu autorise ces derniers à lui rendre la pareille, sans pour autant dépasser les limites prescrites, car ils doivent craindre Dieu qui est avec ceux qui le craignent. Les idolâtres empêchèrent le prophète d’entrer à la mecque où il entendait se rendre pour y visiter les lieux saints au mois sacré dhul qi’da en l’an six de l’hégire. Ils violèrent ainsi le caractère sacré de ce mois en interdisant aux gens de se rendre à l’oratoire sacré. Le Prophète (SBSL) qui avait auparavant conclu un accord avec eux, rebroussa alors chemin et les puni pour avoir violé le mois sacré. Les gens de Médine qui prêtèrent secours au Prophète mirent leurs biens au service de Dieu pour faire triompher sa religion. Ils vinrent en aide aux compagnons de Muhammad qui avait émigré de la Mecque et leur offrirent refuge. Lorsque l’Islam fut bien assis et que ses adeptes se multiplièrent, certains des habitants de Médine dirent les uns aux autres : « Et si nous nous appliquions maintenant à développer nos richesses ? » Allah révéla alors ce verset dans lequel il montre, que le fait de s’employer à prendre sin de ses biens, à les développer en abandonnant l’invasion, la lutte pour la gloire d’Allah et en ne les employant plus au service du Seigneur, est une chose très périlleuse. Ils reprirent alors la guerre sacrée et se remirent à employer leurs richesses au service de Dieu, à la glorification de son nom et l’accomplissement d’actes de bienfaisance. Dieu dit au croyant que le fait d’abandonner la lutte sacrée et de ne plus mettre ses richesses au service de Dieu entraîne, pour ceux qui avait l’habitude de la faire, un danger et le malheur. Si le fidèles deviennent avares et s’abstiennent de lutter pour la gloire de Dieu, ils seront vaincu et humiliés par leurs ennemis, car c’est comme s’ils préparaient de leurs propres mains leur malheur. Allah prescrit ensuite aux musulmans d’être judicieux dans leurs actions y compris dans l’emploi de leurs richesses. Il leur ordonne de faire des dons au service d’Allah, afin de répandre le message divin. De même qu’Allah le Tout haut met en demeure d’aider les orphelins et les pauvres pour protéger la société de l’intérieur, Il somme les musulmans de combattre les ennemis de la religion, afin qu’ils défendent le reste des croyants contre leur ennemis. C’est une obligation qui une fois remplie par certains membres de la société ne s’impose plus au reste du peuple. Il s’agit là d’un devoir qui s’impose à tout musulman, qu’il parte au combat ou qu’il reste. Il est prescrit à celui qui reste de venir en aide à tous ceux qui le lui demandent et de se lancer dans les combats s’il est appelé à y prendre part . Allah dit que cette obligation est une dure épreuve, puisqu’il faut , pour s’engager dans un combat, supporter les difficultés de la route et les hasards de la guerre où l’on risque de se faire tuer, blesser ou capturer. Il faut aussi que l’on abandonne derrière soi ses enfants, son commerce, son métier et tout son travail. Cependant cela peut entraîner le bien, parce qu’il peut mener à la victoire et permettre de s’emparer des richesses de l’ennemi. C’est ainsi qu’il arrive aux croyants de rechercher ce qui leur est nuisible, telle l’abstention de prendre part aux combats. En agissant de la sorte, l’on risquerait de se laisser envahir par l’ennemi. Allah est mieux informé que quiconque des conséquences de toutes choses. Le Prophète d’Allah (SBSL) envoya Abdullah Bna Jach à la tête d’un détachement chargé d’une mission précise. Le détachement rencontra Ibn Al-Hadramiy et le tua. Les éléments de l’unité n’étaient pas surs si ce jour-là était du mois de Rajab ou de Jumada Al Hira. Les

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polythéistes accusèrent alors les musulmans d’avoir tué pendant le mois sacré. C’est alors que Dieu révéla e verset dans lequel Il dit : « La guerre dans ce mois est en soi un sacrilège et un grand crime. Cependant , si l’on commet un sacrilège pour éliminer ce qui est encore plus grave, l’acte sera alors justifié. Renier Allah, détourner les fidèles du bon chemin, tenter de forcer les musulmans à renoncer à leur foi en les torturant et les menaçant, les faire sortir de la Mecque, tout cela est au regard du Seigneur un sacrilège plus grave que de combattre et de tuer pendant le mois sacré. Les idolâtres contraignaient les musulmans à renoncer à leur religion en les torturant et les terrifiant afin de les ramener à l’incrédulité. cela est au regard du Seigneur encore plus grave que le meurtre. S’ils e pouvaient, les infidèles ne cesseraient de combattre les musulmans et de tenter de les forcer à renier leur religion. Ils ne cesseraient d’empêcher l’Islam de se répandre et tenteraient d’y mettre fin, s’ils le pouvaient, bien entendu. Car ils sont terriblement hostiles aux musulmans. Allah menace les croyants qui fléchiront et céderont devant ces attaques. Il menace ceux qui p renieront leur religion et mourront infidèles qu’ils perdront le cas échéant le fruit de leurs œuvres dans ce monde et dans l’autres et seront voués au terrible châtiment du feu éternel. Les croyants qui ont été poussés par leur foi sincère à émigrer et à lutter avec le Prophète (SBSL) pour soutenir et donner la victoire à la religion du Seigneur et repousser le mal des mécréants, ceux qui ont la foi et qui supportent pour leur doctrine tout le mal qui leur est infligé par les idolâtres, Allah leur promet l’une des faveurs, à savoir la victoire ou le martyre. Ce sont ces croyants patients qui peuvent espérer la miséricorde de leur Seigneur. Dieu ne les décevra pas. Il est indulgent envers les repentis, plein de clémence pour les croyants.

11. Le cinquième pilier de l’Islam

Sourate 2, versets 196 à 203 Et accomplissez pour Allah le pèlerinage et l’Umra. Si vous en êtes empêchés, alors faites un sacrifice qui vous soit facile. Et ne rasez pas vos têtes avant que l’offrande [ l’animal à sacrifier ] n’ait atteint son lieu d’immolation. Si l’un d’entre vous est malade ou souffre d’une affection de la tête ( et doit se raser), qu’il se rachète alors par un siyam ou par une aumône ou par un sacrifice. Quand vous retrouverez ensuite la paix, quiconque a joui d’une vie normale après avoir fait l’Umra en attendant le pèlerinage, doit faire un sacrifice qui lui soit facile. S’il n’a pas les moyens, qu’il jeûne trois jours pendant le pèlerinage et sept jours une fois rentré chez lui, soit en tout dix jours. Cela est prescrit pour celui dont la famille n’habite pas auprès de la Mosquée sacrée. Et craignez Allah. Et sachez qu’Allah est dur en punition. Le pèlerinage a lieu dans des mois connus. Si l’on se décide de l’accomplir, alors point de rapport sexuel, point de perversité, point de dispute pendant le pèlerinage. Et le bien que vous faites, Allah le sait. Et prenez vos provisions ; mais vraiment la meilleure provision est la piété. Et redoutez-Moi, ô doués d’intelligence ! Ce n’est pas un péché que d’aller en quête de quelque grâce de votre Seigneur. Puis , quand vous déferlez depuis Arafat, invoquez Allah, à al- Mas’ar-al-Haram (Al mudzalifa). Et invoquez-Le comme Il vous a montré la bonne voie, quoique auparavant vous étiez du nombre des égarés. Ensuite déferlez par où les gens déferlèrent, et demandez pardon à Allah. Car Allah est Pardonneur et Miséricordieux. Et quand vous aurez achevé vos rites, alors invoquez Allah comme vous invoquez vos pères, et plus ardemment encore. Mais il et des gens qui disent seulement : « Seigneur ! Accorde nous [ le bien ] ici-bas ! » Pour ceux-là nulle part dans l’au delà.

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Et il est des gens qui disent : « Seigneur ! Accorde nous belle part ici-bas et belle part aussi dans l’au- delà ; et protège nous du châtiment du Feu ! » Ceux-là auront une part de ce qu’ils auront acquis. Et Allah est prompt à faire rendre compte. Et invoquez Allah pendant un nombre de jours déterminés. Ensuite, il n’y a pas de péché, pour qui se comporte en piété, à partir au bout de deux jours, à s’attarder non plus. Et craignez Allah. Et sachez que c’est vers Lui que vous serez rassemblés.

Allah prescrit aux croyants de s’acquitter du pèlerinage et de la visite des lieux saints et d’achever leurs rites de la meilleure manière qui soit. Ils doivent le faire sincèrement et en hommage à Allah, sans cherche à en tirer un profit matériel et sans que le pèlerinage ou la visite des lieux saints n’aient pour but le commerce. Si les croyants son empêchés d’entreprendre le pèlerinage ou de l’achever à cause d’un ennemi ou en raison d’une maladie u d’un inconvénient quelconque, Allah les autorise à faire une offrande suivant leurs moyens, puis de raser leurs têtes. Ceux qui n’en sont empêchés par aucun inconvénient doivent s’acquitter du pèlerinage et de la visite des lieux saints. Allah prescrit aux croyants de e pas se raser la tête avant d’achever les rites du pèlerinage et de la visite des lieux saints et avant que l’offrande ne soit parvenue au lieu où on doit l’immoler, à savoir la ka’aba. Celui qui est malade ou qui a une affection du cuir chevelu, comme par exemple le fait d’avoir des poux, Allah l’autorise à se raser la tête avant d’achever le pèlerinage ou la visite des lieux saints, à condition qu’il se rachète en observant trois jours de jeûne, ou en donnant à manger à six pauvres, ou encore en immolant un agneau et en distribuant la chair aux pauvres. Celui qui est atteint d’une maladie à le choix entre ces trois possibilités. En temps normal, et si les musulmans parviennent à effectuer leurs rites, celui qui ne se contentent pas de se rapprocher d’Allah en visitant les lieux saints, mais cherche à profiter des actes du pèlerinage, soit en s’acquittant du pèlerinage avant de visiter les lieux saints, soit en décidant de visiter tout d’abord les lieux saints, puis ayant terminer sa visite, s’acquitte du pèlerinage, devra donner une offrande et immoler au moins un agneau. S’il n’en trouve pas ou s’il n’en a pas les moyens, il devra jeûner trois jours pendant le pèlerinage ( et le mieux serait de jeûner avant le jour de Arafat). Certains oulémas jugent légitime de jeûner à partir du début de mois de chawal. Puis une fois rentré chez lui, il devra jeûner sept autres jours. Le pèlerinage s’effectue dans des mois bien précis à savoir chawwal, dhoulqi’da et dhouhijja. Nul ne doit entreprendre le pèlerinage en dehors de ces mois. Celui qui entreprend le pèlerinage doit s’abstenir de tout acte sexuel, d’actions et de paroles indécentes, de toute polémique et de toue dispute. Allah incite les fidèles à faire le bien et à abandonner les souillure, le mal et les disputent afin que les âmes se purifient, renoncent aux vice set acquièrent les vertus. Quelques-uns biens qu’ils fassent, Allah dit aux fidèles qu’Il en aura connaissance et qu’au jour du jugement dernier, Il les gratifiera généreusement pour leurs bienfaits. A ceux qui s’apprêtent à faire le pèlerinage, Allah recommande de s’approvisionner pour ne pas être obligés de demander aide à autrui, car des gens du Yémen et d’autres faisaient le pèlerinage sans se munir des provisions nécessaires. Allah leur dit que la piété, la crainte d’Allah et la bienfaisance sont les meilleures des provisions. Allah met ensuite en garde ceux qui sont doués de raison et de bon sens qu’Il réserve un terrible châtiment à ceux qui lui désobéissent. Au début de l’Islam, les fidèles musulmans crurent commettre un péché en faisant du négoce pendant le pèlerinage. Les arabes pratiquaient le commerce aux marchés d’Okaz , de Majanna et Dhilmajaz. Allah révéla ce verset pour prévenir les musulmans qu’il ne leur est pas interdit de faire du négoce pendant le pèlerinage, ni de chercher honnêtement à gagner de l’argent en faisant du commerce. Il ne fait cependant pas que, pendant le pèlerinage, le gain et le profit soient un but en soi. Lorsque les fidèles musulmans se déversent en foule du Mont Arafat,

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qu’ils visitent à partir de la fin du neuvième jour et jusqu’avant l’aube du jour de l’immolation ( se tenir sur le Mont Arafat est le pilier du pèlerinage), ils s’arrêtent en chemin vers Mina à Mudzalifa qui est une station sacrée , pour glorifier le nom de Dieu et le remercier de leur avoir indiqué le bon chemin, de leur avoir appris leur religion et fait connaître les lieux sacrés du pèlerinage, eux qui étaient naguère des égarés. Selon Aicha, mère des croyants la tribu des Quraych et ses alliés, à savoir les tribus de Kinana, Judayla et Qays, se tenaient sur le Mont Al-mudzalifa par arrogance et pour se distinguer des autres qui se mettaient sur Arafat. On les appelaient « les intransigeants », c’est à dire ceux qui n’admettent aucun compromis et ne font aucune concession sur les questions de la religion. Le reste des arabes s’arrêtaient à Arafat. A l’arrivée de l’Islam, Allah prescrit à son prophète le magnanime de venir à Arafat, de s’y arrêter avec le reste des fidèles et de s’e déverser. Il lui commande aussi , ainsi qu’au reste des croyants, de demander pardon au Seigneur et de glorifier son nom dans ces lieux bénis. Allah le Tout haut ordonne à son prophète (SBSL) et aux fidèles d’évoquer souvent le nom de Seigneur après avoir accompli les rites du pèlerinage. Selon Ibn Abbas, à l’époque préislamique et pendant la saison du pèlerinage, les arabes se vantaient « mon père donnait à manger aux pauvres et payait le prix du sang…etc. » Ils ne faisaient donc qu’évoquer les bienfaits de leurs pères. Allah a envoyé ce verset pour prescrire aux fidèles de L’implorer après avoir glorifié son nom à maintes reprises. Car cela montre bien qu’ils ont la foi en Allah. Allah blâme ceux quine l’implorent que pour être comblé en ce bas monde, alors qu’ils sont totalement insouciant des biens de l’autre.

Il en est d’autres qui s’intéressent à la foi à la vie future et aux biens de ce monde. Ils disent :

« Réserve-nous, Seigneur, à la fois une belle part dans ce monde (cela englobe tout bien ici

bas) et dans l’autre ( c’est à dire d’avoir pour demeure le paradis et d’être préservé du supplice du feu). Cela exige de la part des fidèles d’éviter les choses prohibées et de ne pas commettre les péchés. Ceux-ci auront sûrement la part qu’ils ont méritée en implorant le Seigneur et en se fiant à lui. Allah ne tardera pas à exaucer les vœux. Il est rapide dans ses appréciations et accordera à

chacun ce qu’il aura mérité. Allah le Tout Haut commande aux croyants de le glorifier après les prières des jours fixés, à savoir le jour de l’immolation et les trois jours de lapidation qui suivent le sacrifice ( et pendant lesquels les fidèles effectuent, à Mina, le rituel de lapidation de stèles représentant Satan). Allah précise que celui qui quitte Mina, au troisième jour de fête, avant le coucher du soleil selon trois imams Abou Hanifa et qui manque de lancer des cailloux au dernier jour de fête, celui-ci ne commet pas de péché. Pas plus que celui qui reste à Mina plus que le délai prescrit. L’essentiel est d’observer les lois divines et de craindre Allah. Allah commande ensuite aux croyants de le craindre et les avertit qu’Il les rassemblera devant Lui au jour du jugement dernier .

12. L’interdiction de semer le désordre

Sourate 2, versets 219 et 220 Ils t’interrogent sur le vin et les jeux de hasard. Dis : « Dans les deux, il y a un grand péché et quelques avantages pour les gens ; mais dans les deux, le péché est plus grand que l’utilité. » Et ils t’interrogent : « Que doit-on dépenser ( en charité) ? » Dis : « L’excédent de vos biens. » Ainsi, Allah vous explique Ses versets afin que vous méditiez. Sur ce monde et sur l’au-delà ! Et ils t’interrogent au sujet des orphelins. Dis : « Leur faire du bien est la meilleure action. Si vous vous mêlez à eux, ce sont alors vos frères [ en

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religion] ». Allah distingue celui qui sème le désordre de celui qui fait le bien. Et si Allah avait voulu, Il vous aurait accablés. Certes Allah est Puissant et Sage.

Lorsque le Prophète d’Allah (SBSL) arriva à Médine, les gens buvaient des boissons alcooliques. C’est, pour l’Imam al-Chafi’i, toute sorte de boisson enivrante. Les arabes connaissaient et pratiquaient, d’autre part, le jeu de hasard. C’était pour eux un moyen d’aider les pauvres. Ils y jouaient à l’aide d’un morceau de bois te un crayon ou une flèche. L’on inscrivait un nom quelconque sur dix pièces dont une certaines rapportaient gros, d’autre moyen et trois de ces pièces rien du tout. Elles étaient baptisées Manih, Safihet Waghd.

Celui qui obtenait au tirage une flèche gagnante remportait une part du chameau égorgé égale

à la valeur de la flèche tirée. Celui qui , par contre, faisait un mauvais tirage devait verser une amende équivalente au prix du chameau égorgé et n’empotait rien en échange. Ceux qui pratiquaient ce jeu de hasard ne gardaient rien de leurs gain mais les distribuaient aux pauvres. Les arabes critiquaient celui qui ne pratiquait pas ce jeu et le traitaient de vilain ( waghd). Puis le jeu de hasard s’est développé, a pris d’autres formes et s’est fixé d’autres buts que celui d’aider les pauvres. Désormais, le joueur cherchait plutôt son propre intérêt. L’on interrogea le Prophète sur les enseignements d’Allah au sujet des boissons alcooliques et du jeu de hasard. Allah envoya alors ce verset. En buvant du vin et en jouant au hasard l’on commet un péché vis-à-vis de la religion, alors que l’agrément du jeu et du vin est plutôt de ce monde. Cependant, leurs agréments n’égalent pas les dommages qu’ils causent et qui sont tout

à fait évident étant lié à la raison et aux préceptes religieux. Les dangers que comportent le

vin et le jeu l’emportent donc sur les agréments. Les musulmans interrogèrent aussi le Prophète d’Allah (SBSL) sur ce qu’ils peuvent donner. Allah leur répond : Ce qui leur est facile de donner et ce dont ils n’ont pas besoin ni eux-mêmes ni leurs enfants ni leurs proches.( Le prophète (SBSL) dit : « la meilleure des aumônes est celle que l’on fait parce qu’on est aisé. Il vaut mieux avoir la main haute que basse. Commence par ceux aux besoins de qui tu dois pourvoir.) C’est ainsi que Dieu élève ses enseignements à travers ses lois, ses promesses et ses menaces. Sans doute est-il bon que vous méditiez à la fois la vie dans ce

monde et dans l’autre. C’est alors que vous serez un peuple qui se tient au juste milieu, qui ne

se rue pas sur ce bas monde et oublie l’autre, ni qui oublie totalement la vie dans ce monde. Car c’est un champs où l’on sème ce que l’on récolte dans l’autre vie.

A la révélation des deux versets suivants : « N’approchez les biens de l’orphelins qu’autant

que cela lui sera profitable. » ( sourate les bétails, verset 152) et « Ceux qui s’emparent injustement des biens des orphelins, c’est comme s’ils nourrissaient leurs entrailles de feu. Ils sont voués à l’enfer. » ( sourate les femmes, verset 10.) Celui qui s’occupait d’un orphelin commença à séparer sa nourriture de la sienne et mettait de côté les restes du repas de l’orphelin jusqu’à ce qu’il le mange ou qu’ils pourrissent. Ce fut une lourde obligation pour les musulmans. Ils en parlèrent au Prophète d’Allah (SBSL). Allah envoya alors ce verset qui signifie : Il est bon d’isoler les biens des orphelins, mais il est bon aussi de s’associer à eux, car ils sont des frères de foi. Dieu connaît les intentions des gens et discerne celui qui cherche le mal de celui qui œuvre pour le bien. S’il le voulait, Allah aurait pu imposer aux hommes des obligations plus lourdes encore et les aurait embarrassés. Il est

cependant généreux et a allégé ses obligations en les autorisant à s’associer au mieux aux orphelins et à les traiter en frère. Dieu fait grâce de tout ce qui a été toléré par les conventions car ceux qui gèrent les intérêts des orphelins ne peuvent pas s’en passer. Allah confie à leurs consciences d’être de bon administrateurs. Il observe ce que font les gens et rien ne lui échappe. L’important c’est d’avoir de bonnes intentions, de veiller sur l’intérêt de l’orphelin,

de craindre Allah et de lui obéir en secret et publiquement.

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Ils t’interrogent au sujet de la manière dont l’Islam exige qu’on agisse à l’égard des

orphelins. Dis qu’il est dans votre intérêt et le leur que vous les réformiez, que vous les accueillez dans vos maisons et que vous les fréquentiez avec l’intention de les réformez et non de les corrompre. Ils sont vos frères dans ce monde et mérite cela de votre part. Méfiez vous, car ALLAH sait quel est celui d’entre vous qui corrompt et quel est celui qui reforme. Si ALLAH l’avait voulu, Il vous aurait imposé des choses difficiles : par exemple, de prendre soin des orphelins sans les fréquenter, ou encore de les abandonner à eux mêmes sans leur expliquer leurs devoirs. Ainsi ils auraient grandi dans la haine de la communauté et cela aurait amené une corruption de votre communauté et une peine pour vous. En effet, le fait de les rejeter et de les humilier les amène à haïr la société et à y semer la corruption. ALLAH est le Tout-Puissant, mais Il est aussi le Sage qui n’impose que des lois qui sont pour votre bien.

13. Le mariage illicite

Sourate 2, verset 221 Et n’ épousez pas les femmes associatrices tant qu’elles n’auront pas la foi, et certes, une servante croyante vaut mieux qu’une associatrice, même si elle vous enchante. Et ne donnez pas d ‘épouses aux associateurs tant qu’ils n’auront pas la foi, et certes, un serviteur croyant vaut mieux qu’un associateur même s’il vous enchante. Car eux-là [ les associateurs] invitent à l’enfer ; tandis qu’Allah invite, de par Sa grâce, au Paradis et au pardon. Et Il expose aux gens es enseignements afin qu’ils se souviennent !

Allah proscrit aux croyants d’épouser des femmes idolâtres qui n’ont pas de livre sacré, que ce soit pour leur argent, leur beauté ou leur noble extraction, tant qu’elles n’ont pas acquis la foi. Car une idolâtre n’a pas de religion qui lui prohibe l’adultère, lui prescrit le bien et le somme de ne pas faire le mal. Elle pourrait aussi porter préjudice à la foi de ses enfants et à leur doctrine. Il affirme qu’une esclave qui a la foi est préférable à une idolâtre, même si celle-ci est plus plaisante. Certains estiment que ce verset fut révélé au sujet de Abdallah Bnu Rawda, un allié du Prophète à Médine. Il possédait une esclave noire qui le mit en colère. Il la gifla puis s’excusa auprès du Prophète. Il dit ensuite à Muhammad : « Par Allah qui vous a envoyé pour révéler la vérité, je l’affranchirai et l’épouserai. » Il fit critiqué par certains musulmans qui dirent : « Il a épousé une esclave. » Eux, ils préféraient épouser des idolâtres et se plaisaient à marier leurs filles à des idolâtres dont ils convoitaient la haute extraction. Dieu révéla alors ce verset. Allah interdit aussi aux musulmans de marier leurs filles aux idolâtres tant qu’ils n’ont pas acquis la foi. Selon la sunna, le mariage d’un homme de l’écriture et d’une musulmane est aussi prohibé. Les musulmans ont unanimes là-dessus. Car il est craindre qu’il le la détourne de sa religion, vu l’autorité qu’il exerce sur elle. Dieu le tout haut dit : fréquenter les idolâtres incite à s’engouer de la vie et à négliger l’accomplissement des devoirs religieux. Les conséquences en sont fâcheuses. Par ses préceptes et ses interdictions, Dieu appelle au pardon. Il divulgue ses enseignements aux hommes afin qu’ils sachent leur bien et qu’ils découvrent le bon chemin.

Si la fréquentation des orphelins ne présente aucun inconvénient, toutefois, il y a des

restrictions dans la fréquentation des polythéistes. Le croyant ne doit point épouser une polythéiste qui n’appartient à aucune des religions monothéistes. Que la fortune, la beauté, la

noblesse de sa famille ne pousse pas l’un d’entre vous à épouser une polythéiste : car une croyante réduite à l’esclavage vaut mieux qu’une polythéiste libre, riche, belle et de haute

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naissance. Que celui d’entre vous qui a une femme sous sa tutelle, ne marie pas celle ci à un polythéiste qui ne croit pas aux Livres révélés. Que la fortune et la noblesse d’un polythéiste ne vous poussent pas à lui accorder votre préférence, car un esclave croyant vaut mieux que lui : ces polythéistes entraînent leurs compagnons vers le péché et le polythéisme et ainsi ils méritent le châtiment de l’Enfer. En vous recommandant d’éviter d’épouser les polythéistes, ALLAH vous invite à faire ce qui est pour votre bien et dans votre intérêt, afin que vous gagniez le Paradis et le pardon et que vous suiviez avec facilité la voie du bien. ALLAH explique aux humains Ses lois et leur indique Sa voie ; peut être connaîtront ils leur bien et leur intérêt. On ne manque pas de rappeler, suite à ce qui vient d’être cité que le compagnon du prophète(SBSL) Abdullah Ibnu Omar avait pris ce verset comme référence pour interdire à tout homme musulman le mariage avec les juives et les chrétiennes. Pour lui qu’Allah l’agrée il n y’a pas plus idolâtre que ceux qui prétendent qu’Allah à des enfants qu’il faut adorer, en l’occurrence (Issa et Ouzair) Sourate 9 Versets 30 et 31 : « Les juifs disent : « Uzay est fils d’Allah » et les chrétiens disent : « Le christ est fils d’Allah ». Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu’Allah les anéantissent ! comment s’écartent-ils ( de la vérité) ? Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines ainsi que le christ fils de Maris comme Seigneurs en dehors d’Allah, alors qu’on ne leur a commandé que d’adorer un Dieu unique. Pas de divinité à part Lui ! Gloire à Lui ! Il est au-dessus de ce qu’ils [ Lui] associent. »

14. La progéniture licite

Sourate 2, versets 222 et 223 (ce qui suit est la traduction à notre sens qui corrige celle du groupe saoudien) Et ils t’interrogent au sujet du sang des menstrues, dis : « c’est une nuisance, alors n’ayez de coït pendant cette période. Quand elles n’ont plus leurs menstrues, alors ayez des rapports sexuels avec elles suivant ce qui vous a été prescrit par Allah, car Allah aime ceux qui se repentent, et Il aime ceux qui se purifient. » Vos épouses sont vos partenaires affectives, cherchez à puiser votre affection sexuelle comme vous le désirez et œuvrez pour vous-mêmes à l’avance. Craignez Allah et sachez que vous Le rencontrerez. Et fais gracieuse annonce aux croyants !

Ce dernier verset, tel que nous l’avons corrigé dans la traduction cité précédemment ne peut être compris que s’il est accompagné par le début du verset 187 de la même verset et le verset 21 de la sourate 30. Qui nous ont permit de lui donner son véritable sens à travers la traduction que nous proposons. Les circonstances de la révélation sont importantes dans la compréhension de cette dernière, aussi le contexte dans lequel le Coran a débuté et les individus qui l’ont reçu pour la première fois, qui étaient pour la plupart des marchands et chasseurs du désert, des bédouins et peu d’entre eux étaient citadins. Allah prend en compte la situation socio-économique de ces individus afin que Son discours leur soit accessible. Dans le texte original en langue arabe de ce verset nous nous trouvons face à une métaphore au mode de vie des premiers musulmans qui utilise comme trame de description le champs et le labourage. Car en effet, le Seigneur à travers cette description nous enseigne que le mariage est une bénédiction du Seigneur comme l’eau qui coule du ciel ( ex : verset 9 sourate 50 : « Et Nous avons fait descendre du ciel, une eau bénie, avec laquelle nous avons fait pousser des jardins et le grains qu’on moissonne. »)

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Selon Anas, les juifs ne mangeaient plus avec leurs épouses quand elles étaient en période de menstruation. Ils refusaient même de partager avec elles la même demeure. Les compagnons du prophète l’interrogèrent sur ce point et Dieu lui révéla ce verset. Mu’adhu bnu Jabal interrogea le prophète ( SBSL) sur ce qu’il lui était permis de faire avec sa femme pendant qu’elle était en période de menstruation. Le Prophète lui répondit : « Tout par-dessus la ceinture. Etre vertueux et s’en abstenir est encore mieux. » Les jurisconsultes sont tout d’accord qu’un homme doit éviter sa femme qui est en période de menstruation et qu’il ne doit l’approcher que lorsqu’elle termine ses règles et devient pure en se lavant ou si l’eau manque, en prenant de la terre propre et en s’en frottant le visage et les mains. Une fois en état de pureté, les hommes peuvent aborder leurs femmes par où ils les ensemencent. Dieu aime les repentis et ceux qui cherchent la pureté et s’éloignent des saletés, de la nocivité et des indécences. Les juifs disaient aux alliés du Prophète que celui qui abordait sa femme de derrière ou lorsqu’elle est allongée sur le côté ou sur le ventre aurait un enfant atteint de strabisme. Dieu révéla alors ce verset dans lequel il permet aux époux de saisir leurs femmes de là où l’enseignement est possible, pour engendrer des enfants. Il leur dit qu’ils peuvent le faire comme bon leur semble, mais qu’ils doivent éviter la pénétration anale et les menstrues, comme le dit le Prophète (SBSL). Allah prescrit aux croyants de se constituer un capital de bonnes œuvres, de s’éloigner des choses prohibées, de craindre Dieu et de se rappeler qu’ils doivent comparaître devant Lui au jour du jugement dernier où Il les jugera de toutes leurs actions. Dieu annonce aux croyants soumis à ses ordres et à ses interdictions qu’ils seront bien récompensés de leurs bonnes œuvres.

Ils t’interrogent aux sujets des rapports sexuels avec les épouses durant la menstruation.

Réponds leur que les menstrues sont un mal, aussi devez vous éviter d’avoir un rapport sexuel avec elles durant cette période et jusqu’à ce qu’elles soient purifiées. Lorsqu’elles sont purifiées ayez des rapports avec elles de la manière qu’exige la nature. Si l’un d’entre vous a commis une faute à ce sujet, qu’il s’en repente, car ALLAH aime le repentir fréquent de Ses serviteurs ainsi que leur pureté de toutes souillures et de toutes obscénités. Vos épouses sont le lieu où se fait la procréation, tout comme le lieu où les graines donnent naissance aux plantes. Il vous est licite d’avoir des rapports sexuels avec elles de la manière qui vous convient, tant que vous le faites dans l’organe génital. Craignez de désobéir à ALLAH dans vos relations avec les femmes et sachez que vous comparaîtrez devant Lui et qu’Il vous interrogera. Annonce la bonne nouvelle à ceux qui respectent les limites imposées par ALLAH – le Très Haut - et qui ne les transgressent pas.

15. L’usage des serments

Sourate 2, versets 224 à 227 Et n’utilisez pas le nom d’Allah comme objet, de vos serments, pour vous dispenser de faire le bien, d’être pieux et de réconcilier les gens. Et Allah est Audient et Omniscient. Ce n’est pas pour les expressions gratuites dans vos serments qu’Allah vous saisit : Il vous saisit pour ce que vos cœurs ont acquis. Et Allah est Pardonneur et Patient. Pour ceux qui font le serment de se séparer de leurs épouses, il y a un délai d’attente de quatre mois. Et s’ils reviennent (sur leur serment) celui-ci sera annulé, car Allah est certes Pardonneur et Miséricordieux ! Mais s’ils se décident au divorce, (celui-ci devient exécutoire) car Allah est certes Audient et Omniscient.

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N’usez pas de votre foi en Allah ni du nom de Dieu dans vos serments pour vous dispenser d’être vertueux et de raffermir les liens familiaux, si vous jurez de les abandonner. Respecter un serment qui empêche d’être vertueux est, pour celui qui fait le serment, un péché plus grave que le fait même de se libérer du serment en suivant les prescriptions du Seigneur. Car Allah n’admet pas que son nom soit un obstacle au bien. Pour certains, le verset signifie que le nom d’Allah ne doit pas être utilisé à tort et à travers, car cela va à l’encontre de la volonté de le glorifier. Se garder de trop jurer par Dieu permet d’être vertueux, entraîne la piété et la crainte du Seigneur et aide à faire régner l’entente parmi les hommes. Car celui qui se garde d’user le nom de Dieu dans ses serments est une personne respectable, digne de foi et écoutée d’autrui. Allah entend tous les propos et les serments des hommes et sait tout ce qu’ils disent, tout ce qu’ils font et ce qu’ils ont l’intention de faire. Allah ne demandera pas compte aux croyants des serments qui leur auront échappé par inadvertance mais uniquement par habitude, sans vouloir jurer ni insister ( comme le fait de dire « oui, par Dieu » ou « non, par Dieu ».) Celui qui fait ce genre de serment ne commet aucun péché expiatoire. Allah demande compte des serments que l’on fait en toute conscience et en sachant parfaitement que l’on ment. Allah est indulgent et miséricordieux envers les repentis. Une des mauvaises habitudes de la période préislamique était pour un homme qui n’aimait pas sa femme et qui ne voulait pas divorcer d’avec elle pour ne pas la voir épouser un autre que lui, de jurer de ne plus l’approcher. Il la laissait donc ni divorcée ni mariée. Au début de l’Islam, les musulmans en faisaient de même. Allah révéla ce verset pour sauver les femmes du préjudice qui leur était porté. Si l’homme jure de ne pas approcher sa femme pendant moins de quatre mois, il doit respecter ce délai puis reprendre ses relations normales avec elle. Avant la fin de ce délai imparti, l’épouse n’a pas à demander à son mari de l’approcher. S’il jure de ne plus approcher sa femme pendant quatre mois, elle a le droit de demander de reprendre avec elle les relations normales au terme de ce même délai. S’il refuse toujours de l’approcher, il doit alors divorcer d’avec elle. S’il revient sur son serment, il doit alors être indulgent et miséricordieux. L’homme doit en tout cas être prudent, craindre Allah et observer ses limites dans son attitude envers son épouse. S’il revient sur son serment, il doit reprendre des rapports sexuels normaux avec sa femme, se repentir, expier son serment et reprendre une vie conjugale normale. Au terme du délai de quatre mois, les jurisconsultes ne sont pas d’accord sur le fait de savoir si le divorce est automatique ou non. La plupart d’entre eux conviennent qu’il ne l’est pas, mais que si les époux conviennent de la répudiation mais ne divorcent pas, ils seront contraints de le faire. Allah entend leurs serments et sait tout. Ils en seront jugés au jour du jugement dernier.

N’abusez pas du nom d’ALLAH en faisant de Lui l’objet de vos serments, car cela ne

convient pas au caractère sacré du nom d’ALLAH. Le fait de s’abstenir de jurer trop souvent au nom d’ALLAH amène à une plus grande piété, une plus grande dévotion et à un pouvoir de réconciliation entre les gens ; car, celui qui s’abstient de jurer jouit d’une grande estime apurés des gens : comme ils ont confiance en lui, ils écoutent ce qu’il leur dit. ALLAH est Celui qui entend parfaitement vos paroles et qui connaît parfaitement votre foi et vos intentions. ALLAH vous pardonne certains défauts de vos serments. Les serments prononcés et qui ne sont pas accompagnés de l’intention ni d’une volonté du cœur, ou bien les serments faits sur une chose qu’on croyait être arrivée et qui n’a pas eu lieu, tout cela ALLAH ne vous le reprochera pas. Par contre, il vous punira si, dans votre cœur, vous avez décidé de faire une chose ou de ne pas la faire, et si vous avez menti en confirmant vos paroles par un serment. ALLAH est clément envers celui qui se repent ; Il est indulgent et pardonne le mal tant que ce

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dernier n’est point ancré dans le cœur. Un délai de quatre mois est accordé à ceux qui ont juré de ne point approcher leur femme. Si, au cours de ces quatre mois. Ils ont commerce avec leur femme, le mariage reste valable. Toutefois, ils doivent une expiation pour le serment fait. ALLAH leur pardonne et accepte l’expiation par miséricorde pour eux. Toutefois si, durant ce délai, ils n’ont point eu de rapports sexuels avec leur épouse, cela cause un tort à la femme et le divorce est inévitable. ALLAH est Celui qui entend parfaitement leur serment ; Il est Celui qui est parfaitement au courant de leur situation et Il les jugera sur cela le Jour du Jugement Dernier.

16. Le divorce et sa bienséance

Sourate 2, versets 228 à 231 « Et les femmes divorcées doivent observer un délai d’attente de trois périodes ; et il ne leur est pas permis de taire ce qu’Allah a créé dans leurs matrices (Uterus), si elles croient en Allah et au Jour Dernier. Et leurs époux seront plus en droit de les reprendre pendant cette période, s’ils veulent la réconciliation. Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance, et elles sont cependant à la charge de leurs époux. Allah est Puissant et Sage. » Ce verset ne peut être compris qu’à travers le meilleur exégèse choisit au consensus par les ulémas de l’Islam à savoir le coran, la sunna et les dires des compagnons d’après ce que nous avons vu dans notre introduction appelée l’interprétation (maethoure). Le coran lui-même nous fait l’exégèse de la deuxième partie de ce verset par le verset 34 de la sourate 4 qui est notons-le mal traduit par ce groupe de traducteur que nous avons cité auparavant et dans lequel Allah nous dit selon le sens français que nous donnons à l’exégèse de ce verset : « Les hommes ont à leur charge leurs épouses, en raison des obligations qu’Allah a accordé à ceux la par rapport à celles-ci… » Cependant la traduction de cette partie du verset 228 serait à notre sens : « Quant à elles, elles ont les mêmes droits et devoirs que leurs époux conformément à leur nature (féminine). Or les hommes ont cependant à charge leurs épouses. Et Allah manifeste Sa puissance et Sa sagesse. » « Le divorce est permis deux fois. Alors, c’est soit la reprise conformément à la bienséance, ou la libération avec gentillesse. Et il ne vous est pas permis de reprendre quoi que ce soit de ce que vous leur aviez donné, à moins que tous deux ne craignent de ne point pouvoir se conformer aux ordres imposés par Allah. Si donc vous craignez que tous deux ne craignent de ne point pouvoir se conformer aux ordres d’Allah, alors ils ne commettent aucun péché si la femme se rachète avec quelque bien. Voilà les ordres d’Allah. Ne les transgressez donc pas. Et ceux qui transgressent les ordres d’Allah ceux-là sont les injustes. » Le mot libération utilisé par les traducteur ici, montre que la vie conjugale devient une contrainte et cause de préjudice pour le couple. S’il divorce avec elle ( la troisième fois ) elle ne lui sera plus licite tant qu’elle n’aura pas épousé un autre. Et si ce (dernier) la répudie alors les deux ne commettent aucun péché en reprenant la vie commune, pourvu qu’ils pensent pouvoir, tous deux se conformer aux ordres d’Allah. Voilà les ordres d’Allah, qu’Il expose aux gens qui comprennent. Ils veulent dire dans cette traduction divorcer d’elles. Et quand vous divorcez d’avec vos épouses, et que leur délai expire, alors, reprenez-les conformément à la bienséance, ou libérez-les conformément à la bienséance. Mais ne les retenez pas pour leur faire du tort : vous transgressiez alors et quiconque agit ainsi se fait du tort à lui-même. Ne prenez pas en moquerie les versets d’Allah. Et rappelez-vous le bienfait d’Allah envers vous, ainsi que le Livre et la sagesse qu’Il vous a fait descendre, par lesquels Il vous exhorte. Et craignez Allah, et sachez qu’Allah est Omniscient.

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Allah prescrit aux femmes répudiées d’effectuer une retraite d’une durée de trois périodes

menstruelles pour s’acquitter de toute accusation en cas de grossesse et pour donner la chance

à

un changement éventuel d’attitude. Après s’être purifiée de a troisième période menstruelle,

la

femme divorcée peut se remarier si elle le veut. Il lui est interdit de dissimuler les germes

de maternité que Dieu a déposé en elle, si elle le sait. Allah la tient pour responsable et confie ce fait à sa foi. Car une croyante craint Dieu et se résigne à sa volonté. Elle est seule à savoir qu’elle est enceinte car il et difficile d’établir ce fait. Allah menace de châtiment si elle

dissimule la vérité. Le mari qui divorce d’avec sa femme a le droit de la reprendre quand elle est dans cet état, si réellement il est revenu à de meilleurs sentiments. Pour faire réussir le

mariage, il faut que chacun des deux partenaires remplissent ses devoirs. Aussi Allah le Tout haut dit : « Les hommes ont le pas sur les femmes. Allah les a élevés au-dessus des femmes par le dons qu’Il leur a octroyés et en leur imputant les charges de famille. » Certains interprétèrent « les maris ont la plus d’obligations vis à vis de leurs épouses. » Par le fait que c’est à l’homme que revienne la demande de reprendre la femme d’avec laquelle il a divorcée dans le délai prescrit. Allah accorde à l’homme un droit sous forme de devoir, car c’est lui qui

a divorcé d’elle. Allah est puissant et se venge sévèrement de celui qui lui désobéit et

transgresse ses lois. Au début de l’Islam, le divorce n’avait aucune limite de temps ni de nombre, un homme pouvait donc divorcer d’avec son épouse puis la reprendre. Un allié de Médine dit un jour à son épouse qu’il allait l’abandonner, ni divorcée, ni mariée. Elle se plaigna au prophète d’Allah (SBSL), à la suite de quoi Allah révéla ce verset. Il y prescrit que la répudiation ait lieu en trois fois. A la troisième fois, le divorce est irrévocable, à moins que la femme répudiée n’épouse un autre homme. La répudiation peut avoir lieu en deux fois. En cas de reprise, le mari doit traiter son épouse avec égards. S’il l’abandonne, il doit le faire avec correction. Le mari n’a pas le droit de reprendre son épouse qui effectue la retraite prescrite et qui est de trois périodes menstruelles, que si la répudiation n’a eu lieu qu’en deux fois. Si la répudiation a eu lieu en trois fois, il n’a le droit de la reprendre que si elle est divorcer d’un marie après lui. Un allié de Médine interrogea le Prophète d’Allah ( SBSL) : « Allah dit : «

la répudiation a lieu en deux fois. » où en est donc la troisième ? » Le prophète répondit en

récitant la suite du verset : « Si vous abandonnez, faites-le avec correction et en leur accordant

ce qui leur est dû et sans leur porter préjudice. » Allah le tout haut révèle aussi aux hommes croyants qu’il ne leur est pas permis d’ennuyer leurs épouses ni de les harceler pour les porter

à renoncer à ce qu’ils leur auront donné, à moins qu’elles le fassent de leur plein gré. Si les deux époux tombent en désaccord et craignent d’outrepasser les lois de Dieu en continuant à

vivre ensemble, la femme pourra racheter sa liberté en rendant à son mari ce qu’il lui aura donné, sans que cela soit interdit ni pour l’un ni pour l’autre. Il est cependant illicite qu’une femme demande à son époux de l’affranchir et lui verse de l’argent pour ce faire, sans qu’elle n’ait pour autant une raison valable pour agir ainsi. Elle commettra un péché de rendre tout à son époux et lui de l’accepter. Le Prophète d’Allah (SBSL) dit : « toute femme qui demande sans raison valable à son mari de la répudier sera privée de sentir le parfum du Paradis. » rapporté par Ahmad et At Thirmidhi qui rapportent également citant toujours le prophète « celles qui demandent le divorce en échange d’une somme d’argent versée au mari sont des hypocrites. » Selon l’Imam Ahmad, le mari n’a le droit de reprendre à sa femme que ce qu’il lui a donné. Le reste des jurisconsultes jugent légitime qu’il reprenne ce dont ils sont tous les deux convenus, même si cela s’avère être plus qu’il ne lui a donné. Les croyants ne doivent pas dépasser les limites de Dieu. Car qui les dépasse est injuste.

Si le mari répudie sa femme une troisième fois, il ne pourra la reprendre qu’après qu’elle aura

épousé un autre homme que lui. Les oulémas sont unanimes à considérer que le mariage avec

un second homme doit être effectif et qu’il ne doit pas s’agir uniquement d’un simple contrat.

Il faut donc que dans ce second mariage les relations conjugales soient entièrement établies,

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afin que cela serve de châtiment aux âmes faibles. Selon Ahmad et Al Nissa’iy, le Prophète d’Allah (SBSL)a maudit le législateur et celui qui en profite pour reprendre sa femme, le législateur étant celui qui s’allie à une femme répudiée dans le seul but de légaliser son retour

à son ancien époux. C’est donc quelqu’un qui se contente de contracter mariage avec la

femme répudiée sans jamais l’approcher. En revanche, si le second mari épouse la femme répudiée dans l’intention d’avoir avec elle un vie commune continue et qu’il la répudie à son tour, ce ne sera pas un péché pour aucun des deux anciens époux de reprendre la vie commune, à condition toutefois qu’ils pensent pouvoir respecter les lois de Dieu , c’est à dire de faire chacun son de voir envers l’autre, de lui être respectueux, d’avoir de bonnes intentions à son égard et d’être aimable pour lui. S’ils craignent qu’elle se rebelle ou qu’il lui porte préjudice, il sera détestable de reprendre la vie commune, telles sont les limites et les lois que Dieu décrète à l’usage des gens qui pensent. Un croyant qui répudie sa femme de telle sorte qu’il peut toujours la reprendre, Dieu le somme de bien la traiter quand elle est sur le point d’achever sa retraite légale. Il doit la reprendre en contractant mariage avec elle et

prenant des témoins sur cette reprise, avec l’intention de bien la traiter. Si non, il doit attendre qu’elle termine sa retraite légale et la renvoyer gentiment, sans dispute ni discorde. Dieu réitère ses ordres aux hommes de ne pas retenir leurs épouses arbitrairement dans le but de leur nuire ou de les agresser. Ils ne doivent donc pas reprendre leurs épouses dans l’intention de leur porter atteinte et leur nuire en les refermant et leur imposant une retraite plus longue, pour les pousser en fin de compte à racheter leur liberté. Dieu met en garde celui qui transgresse ses ordres et enfreint ses lois qu’il se fait un grand tord. Dieu interdit aux croyants de frauder et de plaisanter avec la répudiation. Ce serait plaisanter avec les enseignements de Dieu, et s’en moquer. Dieu le tout hait dit : « o croyant, souvenez-vous des bienfaits de Dieu qui vous a envoyé le Prophète (SBSL) et l’a chargé de vous indiquer le droit chemin. Montrez-vous dignes de ses bienfaits, lui qui vous a envoyé du ciel le livre et la sagesse ( c’est

à dire le Coran, la sunna et la connaissance des préceptes) afin de vous avertir en vous

prescrivant la bonne voie et vous prohibant de commettre les péchés. Quoi que vous fassiez et là où vous êtes, craignez toujours Dieu. »

Les femmes divorcées doivent attendre, pour se remarier, que s’écoule une période de

trois menstruations* Le délai pour la majorité des exégètes, est de trois menstrues. Pour l’Imam Al Chafi’i, le délai est de trois périodes de pureté entre les menstrues. Les différentes sortes de délai de viduité seront exposé dans d’autres versets, pour être sûres qu’elles ne portent rien dans leur matrice* Si la femme a une grossesse, à la date de la troisième menstrues elle ne risque pas d’avoir d’écoulement sanguins, ainsi la grossesse es confirmée. Or, les arabes ignoraient cela et le Prophète également. Le délai de viduité donne l’occasion à l’époux qui a répudié sa femme dans un excès de colère, de revenir sur sa décision durant ce délai. Toutefois, ceci lui est compté comme l’un des trois divorces qui lui sont autorisés. mais aussi pour envisager la possibilité d’une réconciliation. Il n’est point licite que les femmes cache une grossesse ou un sang de menstrues. C’est ainsi que doivent agir les croyantes qui aspirent à la rencontre d’ALLAH le Jour Dernier. Les époux ont le droit de reprendre leurs épouses durant le délai de viduité ; mais, en usant de ce droit, les maris doivent avoir l’intention de la réconciliation et non celle de causer du tort. Les épouses ont des droits comme elles ont des devoirs, comme le reconnaît la noble législation divine ; toutefois, les hommes sont d’un degrés au-dessus d’elles car ils doivent prendre soin d’elles, protéger la vie conjugale et les intérêts des enfants* ALLAH – qu’Il soit exalté – est prédominant au dessus de Ses créatures ; Il leur décrète des lois qui sont conformes à la raison. Le divorce peut avoir lieu deux fois : après chaque divorce le mari a le droit de revenir sur sa décision, soit en reprenant son épouse durant le délai de viduité, soit en l’épousant à

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nouveau avec un nouveau contrat ; dans ce dernier cas il faut qu’il ait l’intention d’être équitable envers elle et de bien la traiter. Sinon, il doit mettre un terme à la vie conjugale de manière décente, en la traitant avec générosité et sans l’opprimer. Vous, les maris, il ne vous est point licite de reprendre quoique ce soit des choses que vous aviez données à vos épouses, sauf si vous craignez de ne point respecter les droits conjugaux établis et prescrits par ALLAH – qu’Il soit glorifié et exalté -. Si vous craignez, vous les musulmans, que les épouses ne s’acquittent pas correctement de leurs devoirs conjugaux tels qu’ALLAH les a prescrits, dans ce cas l’épouse doit légalement offrir des biens pour que l’époux accepte de lui accorder le divorce. Telles sont les lois établies par ALLAH, appliquez les sans les transgresser, car celui qui n’obéit pas se fait du tort à lui même et nuit à la société où il vit. Si le mari répudie son épouse pour la troisième fois (après deux répudiations antérieures) elle ne peut licitement le reprendre pour époux que si elle épouse un autre homme et que le mariage est consommé. Si, après cela, le second mari la répudie et qu’elle peut se remarier avec un nouveau contrat, elle ne commet point de péché – son premier mari non plus – s’ils décident de reprendre une vie conjugale nouvelle avec un nouveau contrat de mariage. Ils doivent tous deux avoir l’intention d’établir une vie conjugale correcte où sont respectées toutes les sentences jurisprudentielles fixés par ALLAH – qu’Il soit glorifié et exalté -. Ces limites sont clairement expliquées pour celui qui accorde foi à la jurisprudence, qui recherche le savoir pour le mettre en application. Si vous répudiez les femmes et que leur délai de viduité est sur le point d’expirer, vous avez le droit de les reprendre comme épouses avec l’intention d’être équitables, de vivre dans l’entente et de ne point leur causer de tort. Toutefois vous pouvez les laisser jusqu’à l’expiration du délai de viduité tout en observant une conduite convenable, dénuée de toute sécheresse, au moment de la séparation. Il ne convient pas que vous repreniez votre épouse dans la seule intention de prolonger son délai de viduité ; celui qui agit de la sorte s’est privé du bonheur de la vie conjugale et de la confiance des gens en lui ; et il a mérité la colère d’ALLAH. Ne prenez pas à la léger, comme un jeu ou une plaisanterie, les sentences d’ALLAH concernant la famille. Ces sentences se trouvent dans les versets et confient la direction de la famille au tuteur : ne répudiez pas votre épouse sans raison et ne la reprenez pas dans le but de lui nuire ou de lui causer du tort. Pensez plutôt au bienfait d’ALLAH qui a organisé votre vie conjugale de la meilleure façon et qui vous a révélé un Livre clair expliquant le message de Muhammad, le savoir utile, les exemples, les récits dont vous tirez des leçons pour vous guider. Préservez vous de la colère d’ALLAH et sachez qu’ALLAH sait ce que vous cachez et ce que vous divulguez, vos intentions et vos actions et Il vous rétribue pour ce que vous avez fait.

17. Nul ne doit supporter plus que ses moyens Sourate 2, verset 233 Et les mères, qui veulent donner un allaitement complet, allaiteront leurs bébés deux ans complet. Au père de l’enfant de les nourrir et vêtir de manière convenable. Nul ne doit supporter plus que ses moyens. La mère n’a pas à subir de dommage à cause de son enfant, ni le père, à cause de son enfant. Même obligation pour l’héritier. Et si, après s’être consultés, tous deux tombent d’accord pour décider le sevrage, nul grief à leur faire. Et si vous voulez mettre vos enfants en nourrice, nul grief à vous faire non plus, à condition que vous acquittiez la rétribution convenue, conformément à l’usage. Et craignez Allah, et sachez qu’Allah observe ce que vous faites.

Dieu révèle aux mères que la durée complète de l’allaitement est de deux ans. Il dit que le père de l’enfant est tenu de pourvoir à la nourriture et à l’habillement de la mère répudiée

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d’une manière convenable et suivant les normes et les moyens du mari. Dieu met en garde et la mère et le père qu’ils ne doivent pas agir dans le bit de se nuire mutuellement. L’épouse ne doit pas renoncer à l’allaitement de son enfant avant le délai prescrit ( qui est de deux ans) afin de nuire au père. Celui-ci non plus ne doit pas arracher l’enfant à sa mère avant la fin de ce délai, dans le seul but de porter préjudice à la mère. L’obligation de pourvoir aux besoins de la mère et de l’enfant passe à l’héritier du père, si celui-ci est mort ou s’il est pauvre ou incapable de gagner sa vie. Si les deux époux sont d’accord pour sevrer l’enfant avant la fin

de ce délai, et si après s’être consultés, ils jugent une telle mesure utile à l’enfant, le sevrage prématuré sera alors permis. Si les deux époux sont convenus que le père de l’enfant le prend

à la mère soit parce qu’elle est incapable de l’allaiter ou pour une autre raison valable, le père

a le droit de le demander et elle de l’accepter, pourvu que le père paye à la mère ce dont il est

convenu avec elle, et qu’il mette l’enfant en nourrice. Dieu incite les croyants à Le craindre dans tous les cas et à ne pas agir dans le but de nuire à autrui car Il sait tout ce qu’ils font, rien ne Lui échappe et Il les jugera de leurs œuvres.

Les mères doivent allaiter* les ulémas se fondant sur le discours coranique, insistent sur

la nécessité de l’allaitement de la mère, car le lait maternel est la nourriture qui convient parfaitement au nouveau né ; sa quantité et ses composants augmentent avec la croissance du bébé. De plus, l’allaitement est profitable à la santé générale de la mère ; il permet aux organes génitaux de reprendre leur place naturelle après l’accouchement. l’enfant peut être sevré avant d’avoir deux ans, si son état de santé le permet ; mais s’il refuse tout aliment extérieur, il faut l’allaiter jusqu’à l’âge de deux ans. Leurs enfants durant deux années

entières et cela dans l’intérêt du nouveau-né. Si l’un des parents – ou les deux – exige que l’enfant complète la période où il a droit à l’allaitement, parce qu’il en a besoin, le père est alors obligé – puisque l’enfant est son fils- de subvenir aux besoins de la mère en lui assurant la nourriture et les vêtements dans les limites de ses moyens, sans gaspillage, ni parcimonie ;

car on ne peut imposer à une personne que ce qu’elle est en pou voir de faire. Il ne faut pas

,non plus causer du tort à la mère en la privant de son droit à la pension ou à la garde de son enfant. De même, l’enfant ne doit pas être une raison pour causer du tort à son père en lui imposant ce qui est au dessus de ses moyens ou en le privant de ses droits sur son fils. Si le père meurt ou s’il est pauvre, incapable de gagner sa vie, la dépense incombe à l’héritier de l’enfant si ce denier possède des biens. D’autre part, si l’un des parents – ou les deux-