A
EPIGRAPHE
« C’est dans l’effort que l’on trouve la satisfaction et non dans la
réussite. Un plein effort est une pleine victoire »
Marc AURELE, 1987
DEDICACE
B
A Tout Seigneur, tout honneur,
Ce travail est dédié à trois personnes particulières qui jouent un rôle
majeur dans ma vie
Il s’agit de :
- Mon Père Coco MUYEMBA ;
- Ma Mère Eugenie KIDUMU ;
- Mon Chéri Saint MASAMUNA
Eunice MUYEMBA MUHAU
AVANT-PROPOS
C
A l’issue de ce cycle de licence en Sciences Economiques et de
Gestion, nous nous faisons un agréable devoir de remercier de tout
cœur tous ceux qui ont contribué de quelle manière que ce soit à
nos études.
Notre reconnaissance s’adresse en premier à Dieu Tout Puissant
qui par sa miséricorde et s bonté a permis que nous puissions arriver
au terme de nos études.
Nous resterons obligés vis-à-vis de l’Université de Matadi, qui malgré
les multiple difficultés et l’environnement combien difficile, n’a
ménagé aucun effort afin de nous dispenser un enseignement de
qualité. A travers cette institution nous disons grand merci aux
autorités académiques et à tous nos professeurs, chefs de travaux et
assistants.
Nos pensées s’adressent à notre Directeur le Professeur Gabriel
LANDU VANGU qui, malgré ses multiples occupations, a accepté de
prendre en charge la direction de cette étude grâce à ses conseils
très précieux et ses remarques pertinentes, nous sommes parvenus
à l’aboutissement de ce travail.
A notre rapporteur, le chef de travaux Jason KITENDA BAKONGO
Versy, pour un bon encadrement, ses conseils très précieux et ses
remarques pertinentes et multiples sacrifices consentis à notre
égard ;
Nous serions ingrats si nous passions sous silence l’aide précieuse
que nous a apporté le chef de travaux Clinton NZAU MUANDA
pour des sages conseils et en étant toujours disponible pour nous
soutenir, qu’il trouve ici l’expression de nos sincères remerciements
et notre reconnaissance.
A mes frères et sœurs de la famille MUYEMBA, particulièrement à
Elie MUYEMBA, Adrienne MUYEMBA, Mervedi MUYEMBA, pour
leurs amour, conseils et prières.
A mes cousins et cousines, particulièrement à : Jael MULEO, Pyjeef
MULEO pour leurs affections.
A mes amie(e) Sophia BEKOKA, Exaucé TUNGA, Priscille
KUAKALA, Déolinda LUVUALU, pour leurs encouragements.
Nous remercions également nos amis de la promotion, pour l’esprit
de solidarité et de tolérance qu’ils ont toujours témoigné à notre
D
endroit, particulièrement à Marina DIAKIESE, Rebecca MBADU,
Miradie MUAKA, Freddy MAYUKU.
Que tous ceux qui de loin ou de près nous ont apporté un soutien
moral, matériel ou financier, acceptent aussi nos remerciements.
Eunice MUYEMBA MUHAU
E
LISTE D’ABREVIATIONS
I
0. INTRODUCTION GENERALE
0.1. PRESENTATION DU SUJET
Au terme de notre cycle de licence en Sciences
Economiques et de Gestion, nous nous sommes proposés d'orienter
notre recherche sur les entreprises publiques face à un
environnement concurrentiel, cas de la société nationale
d’assurance.
L'économie moderne repose en grande partie sur
l'entreprise et celle-ci peut être publique ou privée, de moyenne ou
petite taille toutes utilisent des ressources matérielles, humaines et
financières. Elles ont comme objet la production, l'échange et la
répartition du revenu sans oublier la consommation des biens et
services susceptibles des satisfaire les besoins et cela dans le but
lucratif.
Par ailleurs, par l'industrialisation ce monde connait une
production élevée des biens manufacturés et des services. Plusieurs
produits homogènes sont mis sur le marché pour créer un
environnement économique très concurrent.
Les produits et services proposés sont semblables et
arrivent à satisfaire les mêmes besoins tout en présentant les
mêmes avantages.
Dans cette situation toute entreprise doit adopter une
politique concurrentielle pour arriver à conserver ou à accroitre sa
part de marché et recourir à des stratégies marketing qui lui
permettront de se positionner, d'être compétitive dans
l'environnement où elle évolue.
De ce qui précède, comme la concurrence s'intensifie
d'année en année nous nous proposons d'étudier et de comprendre
les entreprises publiques face à un environnement concurrentiel, cas
de la société nationale d’assurance.
0.2. ETAT DE LA QUESTION
Tout chercheur qui s'engage dans une étude scientifique
est appelé à prendre connaissance des résultats de ses
prédécesseurs ayant abordé les sujets analogues en vue de ressortir
l'originalité de son propre sujet.
II
Ainsi, faire un état de la question signifie qu'il faut
chercher, montrer, expliquer comment d'autres chercheurs ont posé,
décomposé ou solutionné un problème semblable sous d'autres
cieux.
Pour KITABA KYA GHOANYS, l'état de la question est un
retour en revue des littératures qui ont existé de près ou de loin et
dont l'objectif et d'éviter le plagiat.1
BALLEY GULLER soutient que la lecture d'ouvrages des
chercheurs permet de présenter leurs pensées, d'apprécier les
difficultés qu'ils sont rencontrés et les moyens qu'ils ont utilisés pour
les surmonter et de saisir l'originalité de leur contribution et des
lacunes qu'un autre chercheur devra combler. Elle permet en outre
d'utiliser les résultats déjà acquis afin que la recherche à
entreprendre soit mieux faite et plus utiles2.
Notre sujet a déjà fait l'objet d'études et de recherche, de
plusieurs auteurs, chacun d'entre eux l'a exploité à son gré, c'est-à-
dire selon ses capacités et sa compétence. Chacun des auteurs que
nous avons consultés a abordé l'analyse des remèdes scientifiques
des entreprises dans un contexte différent, de ces chercheurs nous
pouvons citer :
- Jason KITENDA BAKONGO Versy dans son étude
intitulée « La concurrence et ses implications sur la
sensibilité d'une entreprise publique » note que la
concurrence est un instrument de marketing. Il semble
persuadé que la prospérité sera constatée dans
l'entreprise au moment où la mise en implication totale
de la concurrence interne des produits sera effective 3. En
ce qui nous concerne dans ce travail, notre préoccupation
sera les entreprises publiques face à la concurrence pour
qu'il puisse contribuer à la maximisation des recettes au
sein d'une entreprise ;
- Providence MBUTU KANGALU dans son travail portant
sur « L'analyse de la promotion des produits brassicoles
sur le marché concurrentiel » en prenant pour cas d'étude
la Bralima. Dans cette étude l'auteur a démontré que la
Bralima recourt à la promotion de ses produits. Cette
promotion ne produit pas d'effets escomptés pour la
1
KITABA KYA GHONYS, Cours des méthodes de la recherche scientifique, G2 FASEG, UK, Mbanza-Ngungu 2015-2016, inédit
2
BALLEY G., La recherche en sciences humaines, éd. Universitaire, Paris 1970, p. 33
3
Jason KITENDA BAKONGO Versy ; La concurrence et ses implications sur la sensibilité d'une entreprise publique, mémoire
L2 UK/ Mbanza-Ngungu 2017-2018, Inédit
III
simple raison que son chiffre d'affaires n'évolue pas alors
que la demande reste supérieure à l'offre. Sa promotion
intervient très souvent quand ses stocks sont pleins 4.
Quant à nous, nous mettons en place les éléments
déterminants les efforts produits dans la concurrence
dans une entreprise ;
- Un autre travail s'est attelé sur « L'impact de la
concurrence sur la politique commerciale d'une entreprise
de production de boissons gazeuses ». Tel est l'objet
d'étude de Véronique BATOLA BALANGIDILA. Cet
auteur a affirmé que la lutte concurrentielle est accrue,
l'accessibilité des produits et des services concurrents
devient plus grande, les exigences en matière de qualité
et de services du consommateur augmentent. Ce dernier
achète de plus en plus en fonction de valeur qu'il perçoit
de l'offre5. Par contre en ce qui nous concerne nous avons
mené l'étude sur les entreprises publiques face à la
concurrence;
Etant donné que nos prédécesseurs ont réfléchi d'une
manière ou d'une autre sur la concurrence, en ce qui concerne notre
travail, nous voulons aussi contribuer à l'épanouissement
scientifique minime soit-elle à faire monter les entreprises publiques
face à la concurrence
A cela, nous voulons évaluer cela à travers les services de
la SONAS qui nous permettra à bien mener des recherches et en
tirer des conclusions.
Au regard de ses conclusions et en ce qui nous concerne
dans ce travail notre préoccupation repose les entreprises publiques
face à la concurrence.
0.3. PROBLEMATIQUE
La concurrence est la rivalité entre plusieurs agents
économiques pour acquérir des parts de marché sur un même
marché, en vendant des biens et services identiques ou similaires.
La concurrence est ainsi une compétition entre des producteurs,
d'ordinaire des entreprises, pour capter la demande émanant des
consommateurs.
4
Providence MBUTU KANGALU ; L'analyse de la promotion des produits Bralima sur le marché concurrentiel, TFC
G3 Economie/ UNIMAT MATADI 2022 - 2023, Inédit
5
Véronique BATOLA BALANGIDILA ; Impact de la promotion des produits sur la politique commerciale d'une entreprise de
production de boisson gazeuses, TFC, UNIMAT/ MATADI 2023- 2024, Inédit
IV
Pour agir en concurrent, un agent doit disposer de la
liberté d'entreprendre et de la possibilité d'offrir ou demander une
ressource rare et excluable au sens économique, par exemple une
ressource naturelle, un bien ou service, du capital, du travail, ou de
la connaissance. La politique de la concurrence vise à assurer le
maintien de conditions permettant la concurrence sur les marchés 6.
La concurrence est la mise en compétition d'agents
économiques en vue de la fourniture de biens et de services sur un
marché. La concurrence renvoie ainsi à une rivalité dans la conduite
d'affaires commerciales. Un marché peut être plus ou moins
concurrentiel selon que les agents économiques sont plus ou moins
libres d'y entrer et de produire et vendre des biens 7.
La concurrence fait l'objet d'une politique dédiée, qui est
la politique de la concurrence, et dont l'objectif est d'assurer que les
marchés soient structurés et organisés de telle manière qu'ils
n'empêchent pas de nouvelles entreprises de produire ou des
entreprises déjà installées d'être injustement bloquées dans leurs
activités.
Cela pousse les entreprises à adapter en permanence
leurs produits/services aux attentes actuelles et futures de leurs
clients. Elle les pousse à innover, au sens de Joseph Aloïs
Schumpeter8, et à chercher à réduire les coûts. La concurrence étant
le plus souvent imparfaite, elle les pousse à adopter diverses
stratégies pour tirer au mieux leur épingle du jeu. Mais les
entreprises sont aussi des formes alternatives au marché qui
remplacent la concurrence par le contrat ou la hiérarchie.
L’existence d’une forme de concurrence, même imparfaite, crée
pour les entreprises, quelle que soit leur taille, une situation de
compétition vis-à-vis de leurs concurrentes qui les incitent à une
recherche permanente d’une meilleure efficacité économique, de
produits novateurs capables de maintenir ou d’augmenter leurs
parts de marché, et d’augmenter leur taux de marge.
De nombreuses études empiriques ont étudié le niveau de
rendement des investissements des entreprises en fonction du degré
de concentration des marchés c'est-à-dire de la faiblesse de la
concurrence. Ses études montrent que la profitabilité des entreprises
et leur concentration se seraient que faiblement corrélées. Il sied de
6
[Link] (Consulté le 19 Mars 2025 à 12h03)
7
8
Idem, p. 58
V
noter que si un monopole fait des profits, il doit exister des
entreprises voulant entrer sur le marché pour prendre une partie de
ces profits en vendant un peu plus et moins cher que le monopole en
place.
Cependant, l'analyse en termes de la concurrence conduit à un
double effet sur le prix d'un produit. Premièrement, la hausse du prix
provoque à la fois une hausse du profit de l'entreprise, mais aussi
une diminution de la production. Deuxièmement, la réduction des
volumes produits suscite une réduction nette de richesse pour les
producteurs.
Depuis l’année 2016 La RDC a ouvert le marché d’assurance au
public, c’est-à-dire d’autres entité peuvent entreprendre dans ce
secteur jadis en monopole. Le présent travail de fin du second cycle
poursuit un seul but, qui est celui de montrer l’état de la
concurrence que fait face l’entreprise publique sonas sur les
marchés d’assurance.
Ainsi notre question principale est de la suivante : le niveau de la
concurrence de la sonas est –il accru pour l’obliger de présenter les
nouvelles stratégies dans la compétition des assureurs ?
Au regard de ce qui précède, notre préoccupation dans le travail
tourne autour de questions suivantes :
- Quel est niveau de la concurrence que subit la SONAS ?
- Quelles sont les principales menaces pour la sonas que les
nouveaux entrant présentent sur le marché d’assurance ?
0.4. HYPOTHESES
Selon G. TURNER ; l'hypothèse est définie comme étant
« la proposition des réponses aux questions que l'on se pose à
propos de l'objet de recherche. Elle sert de fil conducteur au
chercheur dans une recherche9. Toute question qu'on doit se poser
mérite une proposition de réponse à propos de l'objet de recherche.
Nous réservons quelques réponses provisoires aux
questions que nous nous sommes posées au niveau de la
problématique, et celles-ci seront pour nous une ligne conductrice.
Le niveau de la concurrence du secteur d’assurance est élevé,
qui diminue la part du marché de la sonas jusqu’à deçà de 50%
9
TUENER.G., Méthodes en sciences sociales, PUF, Paris 1968, p. 19
VI
Les principales menaces qui pèsent à la sonas sont la
numérisation du secteur par les concurrents, la proximité client
et les ajouts d’autres gammes d’assurance
0.5. OBJECTIF DE LA RECHERCHE
0.5.1. l'objectif global
est de vérifier si réellement la Sonas est dans un marché
concurrentiel et que ce dernier est obligé de présenter les nouvelles
stratégies pour rester compétitive sur le marché de l'économie
congolaise.
0.5.2. Les objectifs spécifiques
- Dégager le niveau de la concurrence que connait la SONAS
- Présenter les principales menaces que subit la sonas face aux
nouveaux concurrents
0.6. CHOIX ET INTERET DU SUJET
La préoccupation de tout homme de science est de voir sa
formation atteindre le niveau de son rêve et contenir les éléments
nécessaires d'un véritable bagage intellectuel pouvant l'amener à un
équilibre.
Au demeurant, pour ce qui est de ce sujet, le choix et
intérêt sont motivés par plusieurs raisons, notamment la
comparaison entre l'homme étant cellule biologique, et l'entreprise
qui est une cellule économique, l'expérience personnelle, la
discipline dont relève l'étude en question ; somme toute, nous
pouvons retenir, qu'ils sont justifiés par un triple intérêt ; personnel,
social et scientifique.
b. Intérêt personnel
Sur le plan individuel, le choix de ce sujet n'est pas un fait
du hasard, il est motivé par le souci d'un grand expert en économie
publique, nous devons nous imprégner de tous les outils qui
contribuent et développent à cette discipline récente et complexe
ainsi qu'à la bonne santé des entreprises. C'est ainsi que cette étude
est le fruit de notre curiosité et notre souci de maintenir l'existence
de l'entreprise.
VII
c. Intérêt social
Sur le plan social, nous sommes stimulés par le fait qu'un
dirigeant ou le manager, doit comprendre clairement la relation
existante entre l'entreprise et son environnement. Dans le cadre de
ce travail notre étude présente une importance de grande
envergure. En ce sens que les fruits de recherche permettront aux
responsables d'entreprises dont la concurrence relève de leurs
compétences de découvrir le bien fondé et la maitrise de cette
pratique.
d. Intérêt scientifique
Ce sujet nous a permis à travers nos investigations de
mettre en pratique toutes les théories apprises et acquises tout au
long de notre formation en économie publique. Par conséquent notre
étude sera une prolongation pour les autres chercheurs qui
aborderont l'un des aspects absents dans ce travail car notre but est
de contribuer à l'édifice scientifique avec nos connaissances.
0.7. METHODES ET TECHIQUES
0.7.1. Méthodes
La méthode est définie comme l'ensemble des opérations
intellectuelles par lesquelles une discipline cherche à étudier les
vérités qu'elle poursuit, les démontres et les vérifier. 10
En ce qui concerne notre travail, nous avons recourus à
la :
- La méthode structurelle doublée d'une approche
systémique afin de bien appréhender l'essentiel des théories
de la concurrence, entreprise ;
0.7.2. Techniques
Pour des raisons d'économie de temps, nous nous
limitons seulement à donner la définition proposée par Roger PINTO
et Madeleine GRAWITZ en ces termes : « la technique c'est un
moyen d'atteindre un but mais elle se situe au niveau de faits ou des
étapes intellectuelles.
10
MULUMBATI. N, Introduction à la science politique, aux éditions Africa, Kinshasa, Lubumbashi, 1977.p.24
VIII
Ceci étant, nous nous sommes servis des techniques ci-
après :
-
La technique documentaire (observation documentaire) :
consiste à étudier et analyser les documents pour avoir des
informations sur les faits ou les phénomènes que l'on étudie ».
On distingue deux catégories de documents : documents écrits
et les documents nos écrits11.
Nous avons mis l'accent sur les documents écrit qui
comprennent : les documents officiels (statistiques, archives
publiques, correspondances administratives, actes d'état civil,
archives judiciaires, débats des assemblées, etc.) les documents
rendus publics
- Le questionnaire par entretien (l'interview directe) définie
comme : « une technique qui a pour but d'organiser un rapport
de communication verbale entre deux personnes, l'enquêteur
et l'enquêté afin de permettre à l'enquêteur de recueillir
certaines informations de l'enquête concernant un objet précis
»12
0.8. DELIMITATION DU SUJET
Du point de vue spatial, notre champ d'investigation est la
Société National d’Assurance.
Du point de vue temporel, notre période d'examen va de
2020 à 2024. Le choix de cette époque nous est motivé par le souci
d'étendre l'espace temporel d'au moins 5 ans afin d'avoir des
tendances fiables pouvant nous permettre de faire une analyse
significative.
0.9. PRESENTATION SOMMAIRE DU TRAVAIL
En dehors de l'introduction et de la conclusion générale,
notre travail comporte trois chapitres dont :
- Le premier chapitre qui porte sur les notions théoriques ; nous
permet de nous pencher sur les explications des quelques
concepts clefs de notre étude afin de nous faire une idée plus
ou moins précise sur les notions telles que : entreprises, la
concurrence, la notion d’assurance que nous allons utiliser au
cours de notre travail.
11
MULUMBATI.N, Manuel de sociologie générale, aux éditions Africa, collection savoir et connaître, Lubumbashi, 2001,
p.26
12
ALBERT, B, Les méthodes des sciences sociales, Paris, éd, Montchrestien,1972, p207
IX
- Le deuxième chapitre est consacré à la présentation du cadre
d’étude ;
- Enfin le dernier chapitre analyse l’environnement concurrentiel
du secteur d’assurance dans la ville de Matadi.
1
CHAPITRE I : NOTIONS THEORIQUES DE L’ETUDE
Pour mieux comprendre en profondeur notre travail, nous
allons dans ce premier chapitre nous pencher sur les explications
des quelques concepts ayant trait à notre travail afin de nous faire
une idée plus ou moins précise sur les notions telles que l’entreprise,
la concurrence, le secteur d’assurance et tant d'autres que nous
allons utiliser au cours de notre travail.
Section 1. Définition des concepts
1.1. Notions sur les entreprises
1.1.1. Définitions
L'entreprise est une entité économique où participe
plusieurs groupes d'intérêts ayant des objectifs et motivations
propres et distincts variant selon les groupes et les prestations 13.
L'entreprise est une cellule économique où sont
combinées l'initiative et la responsabilité de l'entrepreneur. Les
facteurs nature, travail et capital favorisent la production des biens
et services dans un but de lucre14.
Partant de ces définitions, nous dirons que l'entreprise est
une unité économique qui se caractérise par un patrimoine propre,
une exploitation et une organisation autonome.
1.1.2. Rôle de l'entreprise
L'entreprise joue trois rôles à savoir :
- Economique : L'entreprise est un agent de production des
produits pour le marché en satisfaisant le besoin des
consommateurs. Le rôle économique satisfait les besoins de la
clientèle par la qualité des marchandises et des prix ;
- Social : L'entreprise distribue des revenus. Elle verse des
salaires au personnel, des impôts à l'État, des dividendes aux
actionnaires, et elle construit des écoles et des centres de
santé. Le rôle social consiste à chercher l'amélioration des
conditions morales et matérielles des agents qui y œuvrent
pour le fonctionnement de l'entreprise.
13
KRUGER A., FERRANDI J-M, INGARAO A., CARPENTIER L., Mini manuel de Marketing, Dunod, 2010, Bruxelles, p.15
14
LENDREVIE et LINDON, Mercator, Théorie et Pratique du Marketing, Dalloz, 7ème édition, Paris, 2003, p.274
2
- Financier : L'entreprise est une chaîne dans le circuit
économique. Pour jouer son rôle, elle doit disposer des
moyens15. Le rôle financier assure la rentabilité de l'entreprise
à son équilibre financier16.
1.1.3. Objectif
L'entreprise est une unité de production qui a pour
objectif, la vente des biens et services sur le marché en vue de
réaliser un profit17.
1.1.4. But
Le but de l'entreprise est de combiner les facteurs de
production en vue d'obtenir un produit qu'elle écoulera sur le
marché, elle a pour but de maximiser son profit.
1.1.5. Formes d'entreprises
L'acte uniforme OHADA reconnait quatre formes des
sociétés commerciales :
A) Société Anonyme
L'article 385 de l'acte uniforme OHADA définit la S.A
(société anonyme) comme une société dans laquelle les associés,
appelés actionnaires, ne sont responsables des dettes sociales qu'à
concurrence de leurs apports. Les droits des actionnaires y sont
représentés par des titres appelés « actions ». La S.A. peut être
co9nstituée par un seul actionnaire.
La S.A. est désignée par une dénomination sociale qui
doit être immédiatement précédée ou suivie des mots « Société
Anonyme » ou du sigle « S.A. », et du mode d'administration de la
société à savoir : S.A. avec Conseil d'Administration; S.A. avec
Administration Général18.
B) Société à Responsabilité Limitée (S.A.R.L)
15
AUDIGIER G, Marketing et action commerciale, 4ème Ed. Paris 2005, p 13
16
[Link] en ligne, consulté le 05/04/2016
17
Kotler, P. et Dubois, B., Marketing management, 10ème édition, Publi-union, Paris, p 59
18
MATHIEU, J-P et ROEHRICH, G. : Les Représentations et Tendances du Marketing au-travers de ses
définitions», Communication, 3èmeCongrès "Tendances du Marketing", Venise, Italie, Novembre 2003, p3
3
Ici, les associés ne sont responsables de dettes sociales
qu'à concurrence de leurs apports. En outre, leurs droits sont
représentés par des parts sociales.
C) Société en Nom Collectif (S.N.C)
Elle est constituée par deux ou plusieurs commerçants
pour faire le commerce sous une raison sociale. Dans cette société,
tous les associés sont définitivement et solidairement et
responsables des dettes de la société.
D)Société en Commandite Simple
Elle est constituée par deux personnes au moins, elle a
deux catégories d'associés : les commandité ou commerçants et les
commanditaires ou associés19.
1.1.6. Classification des Entreprises
L'entreprise est une structure productive qui crée des
biens et services marchands. Elle est aussi un groupement humain
qui cherche à mettre en évidence le rôle des hommes dans son
fonctionnement. Elle est par ailleurs, une organisation qui interagit
avec son environnement.
Enfin, chaque entreprise a une culture, une identité et
une image. Ces différents points correspondent à la diversité des
conceptions des entreprises.
Les entreprises sont classées sous divers critères
notamment d'après leur nature juridique, d'après leur taille
ou dimension et d'après leur domaine d'activité.
1. D'après leur nature juridique : On distingue dans ce cadre,
les entreprises privées, les entreprises publiques et les
entreprises mixtes.
o Les Entreprises privées : Sont celles qui appartiennent
à des particuliers ou celles dont la propriété est d'une
seule ou plusieurs personnes physiques ou morales. Et il
peut s'agir d'entreprises individuelles (propriété d'un
individu) ; des entreprises sociétaires qui réunissent les
19
KIYANA MWEHU, M., Diagnostic marketing-mix dans une entreprise commerciale. (Cas du magasin CHAVIZA), Mémoire
de licence en MAFID, UNIC, Likasi, Avril 1997
4
apports des capitaux de plusieurs milieux (actionnaires
des sociétés anonymes).
o Les Entreprises publiques : Ce sont celles qui
appartiennent en totalité à l'État, l'entreprise publique est
à l'inverse de celle du droit privé, constituée des capitaux
émanant de personnes morales de droit public. Elles
représentent l'instrument par lequel les pouvoirs publics
interviennent sur le marché et sortent ainsi de leur
neutralité légendaire.20
Dans l'article 2 de la loi n°78/002 du mois de janvier 1978, le
législateur congolais définit l'entreprise publique comme tout
établissement qui, quelle que soit sa nature :
- Est créée et contrôlée par le pouvoir public pour remplir une
tâche d'intérêt général ;
- Est créée à l'initiative des personnes morales de droit public
entre elles pour l'exploitation en commun d'un service ou d'une
activité donnée ;
- Est créée à l'initiative des pouvoirs publics en association avec
les personnes morales de droit public pour l'exploitation en
commun d'un service ou d'une activité donnée.
[Link]. Les caractéristiques et Rôles de
l'Entreprise publique
L'entreprise publique peut être considérée, comme le
disait le Président Roosevelt dans un message adressé au congrès
américain en 1933, comme une institution placée sous l'autorité du
gouvernement mais comportant la souplesse d'une entreprise
privée.
Cette idée résume le double caractère d'une entreprise
qui est une unité juridique, économique et financière affectée à la
production des biens et des services à caractère économique et
placée suivant des modalités divers sous l'autorité de l'Etat ou des
autres personnes.
[Link].1. Caractéristique
Les entreprises publiques sont du domaine de l'Etat, l'Etat
est pour ce genre d'entreprises, actionnaire principal dont la mission
20
TSHINKOBO B.M., Problématique de la redynamisation de la librairie Sainte Thérèse/Likasi, TFC en MAFID, UNIC, Likasi,
1996-1997
5
naturelle est celle de permettre la croissance économique et le
bienêtre social de sa population. 21 Elle peut s'attendre à cet effet,
comme une institution dotée de la personnalité juridique et de
l'autonomie financière relevant du secteur public et exerçant une
activité industrielle et commerciale.
Nous pouvons à notre niveau, dire que l'entreprise
publique, est une entreprise sur laquelle les pouvoirs publics
exercent directement ou indirectement une influence dominante, du
fait de la propriété, de la participation financière, ou des règles qui la
régissent. A condition qu'il ait une personnalité juridique, ou qu'elle
ait un but lucratif.
Les entreprises publiques se distinguent d'un pays à
l'autre par rapport à leurs missions et à leurs cadres juridiques. Mais,
dans leur ensemble, elles prestent toutes pour des raisons des
services d'intérêt général.
Il existe deux manières de créer une entreprise publique :
- Elle peut être directement créée par l'Etat ou par ses
démembrements ;
- Elle peut rentrer dans le secteur public par le biais d'une
nationalisation. La plupart des entreprises publiques ont été
créées à l'occasion, notamment, des deux grandes vagues de
nationalisations qui ont eu lieu à la seconde guerre mondiale.
Bien qu'arrivé à partir des années 1990, en passant par 2005 à
nos jours, beaucoup d'entreprises publiques ont été
privatisées. Cependant, le secteur public comporte encore un
grand nombre d'institutions.
Il est nécessaire de savoir précisément ce que l'on tend par
entreprise publique, car cette dernière est dotée d'une organisation
et d'un régime particuliers.
Pour bénéficier de l'appellation « entreprise publique», on doit
pouvoir réunir trois conditions :
1. Elle doit exercer une activité industrielle et commerciale ;
2. Il est nécessaire que l'institution soit dotée de la personnalité
juridique, qui lui attribue une certaine autonomie par rapport à
l'Etat, et qui délimite la spécialité de sa fonction. La
personnalité juridique peut aussi être de nature privée.
L'entreprise publique adopte ainsi la forme de société
21
Roland Pérez, La responsabilité sociale de l'entreprise, éd. Repères, Paris, 1995, pp24-33
6
commerciale de droit commun, généralement de société
anonyme.
3. Une entreprise, pour être publique, doit appartenir au secteur
public. Elle doit avoir un lien avec l'Etat, lien qui se manifeste
par la propriété du capital. Il faut que le capital soit au moins
majoritairement détenu par l'Etat.
Comme évoqué plus haut, les entreprises publiques
adoptent deux formes statutaires : la société commerciale et
l'établissement public. Un grand nombre de conséquences pratiques
en découlent. Par exemple, un établissement public n'est pas doté
de capital, ce qui l'empêche de procéder à des échanges de
participations croisées.
[Link].2. Rôle de l'Entreprise publique
Il est donc important de leur offrir les meilleures
conditions possibles pour qu'elles puissent réaliser leurs objectifs ; la
meilleure valeur concevable des services d'intérêt général. Pour
réaliser les objectifs de la Stratégie de l'économie nationale, c'est-à-
dire la croissance, les aspects sociaux et ceux de l'emploi ainsi que
la protection de l'environnement, tous les pays du monde ont besoin
d'infrastructures de grande qualité qui fonctionnent bien et des
services d'intérêt général prestés largement par ces entreprises.
Les nouveaux emplois sont créés, de plus en plus, dans
les petites et moyennes entreprises, par exemple dans des secteurs
comme le tourisme. Très souvent cela se fait dans les entreprises
publiques. Il faudra donc reconnaître et promouvoir le rôle et l'utilité
publique des entreprises publiques au niveau nationale ou
international.
A ce titre, les organisations publiques ou entreprises publiques ont
pour finalité la satisfaction du besoin publique du développement,
exemple :
- Éducation, santé et justice, logement, nourriture etc.
Autrement dit, l'entreprise publique résout les problèmes
socio-économiques dont les privées ne peuvent pas se charger. En
fin, la finalité d'une entreprise publique est d'assurer le bon
fonctionnement des services d'intérêt général.
[Link].3. Le contrôle externe des entreprises
publiques
7
Des organes de contrôle externe des entreprises
publiques sont prévus. Il existe une multiplicité de contrôles. Tout
d'abord, les entreprises publiques sont soumises au contrôle des
ministres de tutelle. Ensuite, contrairement aux entreprises privées,
le contrôle est effectué par le président de la cours des comptes (art.
L. 133-1 code des juridictions financière) Enfin, le parlement lui-
même peut procéder à un contrôle des entreprises publiques. Au
sein de chaque assemblée, peuvent être constituées des
commissions de contrôles qui ont pour fonction de collecter des
informations et de rédiger un rapport. Cette procédure a été utilisée
notamment à la suite des problèmes financiers du crédit Lyonnais.
[Link].4. Le personnel des entreprises
publiques
Les personnels des entreprises publiques sont, en
principe, soumis aux règles du Code du travail : ils ne sont donc pas
fonctionnaires. Il existe, cependant, de nombreuses exceptions. Les
dirigeants nommés à la discrétion du gouvernement sont
généralement qualifiés d'agents publics.
[Link].5. Les contrats des entreprises
publiques
Les contrats conclus par les entreprises publiques ne sont
pas, en principe, soumis aux procédures de passation que les
sociétés privées : il n'existe aucune exigence de mise en
concurrence et aucune contrainte pour le choix du cocontractant.
Ce principe comporte des exceptions. D'une part, les
entreprises publiques locales sont soumises au code des marchés
publics. D'autre part, le droit communautaire a exigé, pour certains
secteurs (télécommunication, transports, énergie et eau), appelés «
secteurs spéciaux », la mise en oeuvre d'une procédure de mise en
concurrence au niveau communautaire.
[Link].6. Les biens des entreprises publiques
Sauf hypothèses particulières, comme celle de la
concession, l'entreprise est propriétaire des biens qu'elle utilise. En
principe, lorsque l'entreprise publique est dotée d'une personnalité
juridique privée (société commerciale), elle ne peut être propriétaire
de dépendances du domaine public. Seuls les établissements publics
peuvent disposer de biens dépendant du domaine public, mais ce ne
sera pas toujours le cas.
8
o Les Entreprises mixtes : Sont celles qui ont un capital
mixte, l'État et le secteur privé, en d'autres termes les
entreprises mixtes sont des personnes morales mixtes,
car, elles associent des capitaux privés et des capitaux
publics lorsqu'elles ont un objet industriel ou commercial
ou lorsqu'elles optent pour l'une des cinq formes des
associés commerciales prévues par la loi ; elles sont
régies non pas par la loi n°78/002 du 06 janvier 1978 sur
les entreprises, mais par le décret du 27 février 1887 sur
les sociétés commerciales. Elles regroupent plusieurs
associés (dont l'État ou une personne morale de droit
public). Les associés se réunissent en assemblée
générale, le pouvoir public étant représenté par un
délégué ou mandataire (administrateur et commissaire
aux comptes).
Ainsi, les entreprises mixtes que l'on appelle aussi «
société d'économie mixte », fonctionnement de la même manière
que les entreprises privées au sens strict ; leur seule originalité
réside dans la participation des pouvoirs publics se trouvant en
position d'associés au même titre que les pouvoirs privés et ayant
les mêmes prérogatives (droits d'information, droits aux bénéfices)
et les mêmes obligations (réalisation complète des apports promis
pour libérer les actions ou parts sociales souscrites, contributions
aux pertes).
Reconnaissance de quelques avantages particuliers, car
l'État n'est pas un associé tout à fait comme les autres comme
semble implicitement l'attester l'ordonnance-loi n°78-012 du 29
mars 1978 portant réglementation du paiement des dividendes.
Cela n'exclut toutefois pas la revenant à l'État dans les sociétés
mixtes ; obligations de payer les dividendes dans les soixantièmes
jours qui suivent le dépôt du bilan.
2. D'après leur taille ou dimension : Le classement des
entreprises selon leur taille ou dimension s'avère indispensable
dans la mesure où le choix des indicateurs tels que les effectifs
des employés, le chiffre d'affaire ainsi que les capitaux propres
sont utilisés pour établir une hiérarchie des entreprises. 22 On
distingue les petites et moyennes entreprises ainsi que les
grandes entreprises.
22
KAFUMB NAWEJ, B. La problématique de la gestion d'une ferme agro-pastorale et sa promotion face à la concurrence
entrepreneuriale, Mémoire, UNIC-LIKASI, 2001-2012
9
o Les petites et moyennes entreprises : La définition
des PME est une notion difficile à cerner. Cela revient à
dire qu'il a multiplicité des définitions des PME. Pour
résoudre ce problème, chaque pays définit de sa façon
une petite et moyenne entreprise, selon les critères
spécifiques qui lui sont propres. Les uns la définissent
selon la qualité, les autres selon la quantité 23.
- Selon la qualité
Suivant la qualité les P.M.E. privilégient soit le degré de
propriété, de la dépendance ou de l'indépendance. En ce qui
concerne le genre de propriété et le degré de dépendance, les P.M.E.
sont celles qui appartiennent et sont gérées par une seule personne
indépendante qui n'occupe pas une place prédominante dans son
secteur d'activités. Elle a des contacts directs et permanents avec
son personnel.
- Selon la quantité
Suivant la quantité, elles se basent sur les critères tels
que : le chiffre d'affaire, le nombre des salariés, l'importance de
l'outillage, la technologie en place. Pour les pays d'Afrique, Caraïbes
et Pacifique (ACP), au sens le plus large du terme, les P.M.E.
englobent les entreprises industrielles modernes qui occupent
jusqu'à 50 personnes. Les unités familiales de 3 à 4 membres, les
industries villageoises, les associations de personnes ; les micro-
entreprises, les sociétés coopératives, les propriétaires exploitant et
les personnes travaillant à leur propre compte dans le secteur non
industriel de l'économie24.
Donc, les P.M.E. sont définies quantitativement comme
des entreprises juridiques et financières indépendantes dans
lesquelles les dirigeants assurent la responsabilité financière,
technique et sociale sans que ces éléments soient dissociés. Le seuil
maximum habituellement retenu se situe à 20 salariés pour une
petite entreprise alors que la moyenne peut avoir de 20 à 499
salariés.
23
MUKADI MUKUAMBALA, J.C., L'apport du marketing bancaire et son impact dans la maximisation des recettes de la BIAC,
Travail de fin d'études, gestion commerciale et financière, Institut Supérieur du commerce, Kinshasa-201
24
DUBOIS, P.L. et JOLIBERT, A., Le Marketing : Fondements et Pratique, Collection Gestion, édition
Economica, 3éme éd., Paris, 1998, p 523
10
o Les grandes entreprises : Ce sont des grandes unités
de production qui ont des très gros moyens financiers et
une main d'œuvre très importante dépassant 500
salariés. Ainsi, la quasi-totalité de ces grandes entreprises
sont des sociétés et entreprises publiques tandis que la
majorité de petites et moyennes entreprises est
constituée des entreprises individuelles.
D'après leur domaine d'activités
Selon ce domaine d'activité, on distingue :
o Les entreprises commerciales : Sont celles dont le but
principal est la revente des marchandises en état où elles
se trouvent. Tel est le cas de l'épicier du grand magasin
qui revend les marchandises dans l'état même où il les a
achetées sans leur apporter des transformations.
o Les entreprises de prestation de service : Sont celles
qui produisent ou vendent les services.
o Les entreprises agricoles : Sont celles qui achètent les
matières premières et autres fournitures en vue de
fabriquer les produits finis. Leurs activités bien
particulières les font distinguer des catégories
précédentes
1.1.7. Fonctions des entreprises
La fonction d'entreprise n'a de signification que dans le
cadre de l'environnement complexe dans lequel elle évolue. Elle
n'est qu'un sous-ensemble du système général formé par l'ensemble
des relations économiques et financières d'une part, et des relations
sociales d'autre part qui lient l'ensemble des agents.
L'analyse de la fonction d'entreprise peut être menée
dans les optiques différentes selon que l'on privilégie ou selon que
l'on met l'accent sur les relations humaines.
Au sein de l'entreprise, on distingue des fonctions ci-après
:
1. La fonction administrative : c'est le cerveau de l'entreprise. Elle
dirige et coordonne les autres fonctions ; elle est réservée aux
chefs ;
2. La fonction financière : elle étudie les problèmes de
financement de l'entreprise et de la société financière ;
11
3. La fonction technique : s'occupe de la production nécessaire
dans le domaine de la technique, de la main d'œuvre, du
matériel et de l'organisation du travail ;
4. La fonction commerciale : pendant longtemps, la fonction
technique était l'unique sujet de préoccupation (production,
fabrication) et la fonction commerciale restait plutôt dans
l'ombre. La tendance actuelle assigne une importance
considérable à la fonction commerciale. De nos jours, on pense
d'abord à analyser le marché ensuite à produire.
1.2. Notion sur la concurrence
La concurrence est un concept polysémique qui varie en
fonction du domaine d'études dans lequel on se trouve ; soit dans le
champ marketing ou alors dans le champ de l'économie. Le champ
disciplinaire qui intéresse notre étude est celui de l’économie.
1.2.1. Les aspects liés au concept de concurrence
Du point de vue commercial et de l'entreprise, la
concurrence peut être définie comme « l'ensemble des
acteurs proposant des produits ou services répondant au
même besoin que celui auquel cherche à répondre
l'entreprise par le biais de son offre commerciale 25 ».
D'une manière claire et précise, il s'agit d'une rivalité d'intérêts
provoquant une compétition entre plusieurs personnes (physiques
ou morales) en particulier des commerçants et industriels qui
tentent d'attirer à eux la clientèle par les meilleures conditions de
prix ou de qualité26.
Cette notion englobe toutes les offres rivales, existantes ou
potentielles, qu'un client peut envisager acquérir. On distingue
généralement deux types de concurrence :
- La concurrence directe : celle-ci est caractérisée par l'ensemble
des entreprises qui offrent la même technologie, des produits
ou services similaires au même groupe de clients ;
- La concurrence indirecte qui est constituée des entreprises
proposant un produit ou service différent mais répondant au
même besoin que celui auquel l'entreprise cherche à répondre
par son offre commerciale.
25
Source : glossaire illustré du marketing, [Link], consulté le 23/03/2025
26
Voir le Dictionnaire Le petit Larousse Illustré, p. 245
12
La concurrence pousse les entreprises à adapter en permanence
leurs produits/services aux attentes actuelles et futures de leurs
clients27.
Cependant, il ne suffit plus de nos jours, pour une entreprise ou une
organisation, de comprendre uniquement les clients. Il est
également nécessaire d'analyser tous les facteurs qui influencent ce
phénomène éminemment complexe et multiforme. Nombreuses
théories ont été énoncées sur le sujet par plusieurs auteurs, mais
celle la plus aboutie dans le domaine du marketing et qui peut
expliquer le mieux la concurrence est la théorie des forces
concurrentielles.
1.2.2. La théorie des forces concurrentielles
La théorie des forces concurrentielles a été élaborée
par PORTER28 (1979). Il a considérablement diffusé l'analyse du
contexte concurrentiel dans une optique managériale en mettant en
évidence cinq forces qui définissent non seulement, l'attrait à long
terme d'un marché ou d'un segment 29, mais également l'analyse des
« règles du jeu concurrentiel » sur un secteur d'activités donné. Ces
différentes forces, qui diffèrent d'un marché à un autre,
correspondent chacune à une menace particulière pour
l'organisation en place.30
Ces cinq forces concurrentielles sont :
- La menace des nouveaux entrants : les concurrents
potentiels qui sont susceptibles d'entrer dans un marché
doivent être circonscrits par l'entreprise afin de mieux se
protéger. L'importance de cette menace dépend de la hauteur
des barrières à l'entrée et de la vigueur des réactions
auxquelles l'entrant potentiel peut s'attendre ;
- La menace des produits et services de substitution : les
produits de substitution sont ceux qui, pour une même
catégorie de clients, remplissent une fonction semblable mais
27
Ulrich Outou, Promotion des ventes, enjeux et perspectives de développement dans la téléphonie mobile: cas de TIGO au
Sénégal, - Master 2 en management: marketing et intelligence d'affaires 2010,Institut Africain de
Management [Link]
28
Michael Porter est professeur à la Business Harvard School où il dirige l'Institute for Strategy and Competitiveness. Il est
l'auteur de 17 ouvrages et de plus de 125 articles. Son premier champ de recherche a été la stratégie d'entreprise et
notamment la concurrence entre les firmes.
29
Philip Kotler et al, Marketing management, Paris, Nouveaux Horizons,13e édition, 2009 p.348
30
Denis Lindon, Frédéric Jallat, Le Marketing: études. Moyens d'action stratégie, Paris, Dunod, 5e édition, 2005 p.345
13
se basent sur une technologie différente. Ils constituent une
menace permanente dans la mesure où ceux-ci présentent un
rapport qualité/prix meilleur que le produit existant ;
- Le pouvoir de négociation des clients : les clients très
concentrés ou ceux achetant de grandes quantités par rapport
au chiffre d'affaires de l'entreprise, en l'occurrence les clients
grand compte, possèdent un pouvoir de négociation vis-à-vis
de celle-ci. Ils peuvent influencer la rentabilité potentielle d'une
activité en exigeant de l'entreprise des services plus étendus,
en la contraignant à consentir des baisses de prix ou des
conditions plus favorables. Tous ces facteurs montrent toute
l'importance stratégique du choix des clients car une firme
peut améliorer sa position concurrentielle par une politique de
sélection de sa clientèle ;
- Le pouvoir de négociation des fournisseurs : des
fournisseurs peu nombreux et puissants face à leur clientèle
peuvent menacer la rentabilité d'une activité par la possibilité
d'augmenter le prix de leurs livraisons, de réduire la qualité de
l'offre ou de limiter les quantités vendues à un client
particulier. Il faut signaler à ce titre que, la main d'oeuvre d'une
organisation fait partie intégrante de ses fournisseurs 31;
- L'intensité concurrentielle : Les entreprises concurrentes
luttent au sein d'un marché pour accroître ou simplement
maintenir leur position. Les rapports de forces entre elles sont
tels qu'ils sont fonction de l'attrait du marché, de ses
perspectives de développement, du caractère stratégique du
secteur ou encore de la possibilité de réaliser des économies
d'échelle32.
A ces forces sus citées, s'ajoute une autre variable d'une importance
non négligeable qui influence aussi le jeu de la concurrence :
les pouvoirs publics qui peuvent intervenir à tous les niveaux :
comme prescripteur (législation) ou alors comme fournisseur.
Section 2. Notion sur l’assurance en République
Démocratique du Congo
2.1 Historique33
31
Michael Porter, L'avantage concurrentiel, Paris, Inter Éditions, 1986
32
[Link]é[Link], consulté le 23/03/2025 à 15h02
33
BESSE, A, Assurance Maritime sur Corps - La Clause "Franc Sauf», Ed. LGDJ, Paris, 1997, pp.3-4
14
Depuis des siècles, l'homme a recours à l'assurance pour
protéger ses biens matériels. En effet, on trouve les premières
références à l'assurance vers l'an 2000 avant J.-C., sous forme de
contrats écrits stipulant des modalités de répartition des pertes lors
d'activités de transport, notamment par caravanes ou par voie
maritime. Il faut dire qu'à cette lointaine époque, les pirates, les
bandits et les pilleurs faisaient partie du « décor social » tant sur
terre que sur mer !
Ainsi, à Babylone, le Code d'Hammourabi prescrivait
qu'en cas de perte ou de vol des marchandises, le transporteur
désigné serait relevé de sa responsabilité de livraison, s'il était en
mesure de prouver ne pas être complice du méfait. La perte était
alors répartie à l'ensemble des marchands participants de la
caravane. Si un marchand effectue un prêt pour effectuer un
transport, il paye une somme supplémentaire au préteur. Le prêt n'a
pas à être remboursé si la marchandise se fait voler.
Si le brigand n'a pas été pris, l'homme dépouillé
poursuivra devant Dieu ce qu'il a perdu, et la ville et le cheikh sur le
territoire et les limites desquels le brigandage fut commis, lui
restitueront tout ce qu'il a perdu.
Si en route, pendant son excursion, l'ennemi lui a fait
perdre ce qu'il portait, le commis en jurera par le nom de Dieu, et il
sera quitte.
1000 ans plus tard, les habitants de Rhodes inventent la
mutualisation. Les marchands dont les biens arrivent à destination
remboursent ceux dont les biens ont été détruits lors d'une tempête.
Les grecs et les romains introduisent l'assurance santé et
l'assurance vie. Les Guildes du Moyen Âge remplissent un rôle
similaire, en participant aux frais d'obsèques de leurs membres
décédés.
Au début du premier millénaire est apparu le « prêt à la
grosse aventure », l'ancêtre réel de l'assurance maritime et de
transport. Les marchands avançaient les fonds au transporteur et
celui-ci ne les remboursait qu'au retour à bon port, s'il n'avait pas
subi d'avarie ou été assailli par des pirates.
Si le bateau parvenait à destination, alors les bénéfices
tirés de la vente de la cargaison se trouvaient partagés entre
l'armateur et le banquier. L'assurance a pris véritablement naissance
au tout début du second millénaire lors de la « révolution
économique » du Moyen Age, en 1063 plus précisément, lorsque des
15
marchands italiens (de Gênes et de Venise principalement) et
anglais ont trouvé un moyen de protéger leurs navires contre les
pertes subies lors d'un naufrage ou suite aux méfaits de pirates.
Formés en association, ils constituèrent un fonds qu'ils
approvisionnaient régulièrement et à même lequel ils se
dédommageaient (ils élaborèrent les premiers contrats
d'assurances).
Le terme de « police » qui désigne toujours le contrat
d'assurance, en tant qu'écrit, en est l'ultime souvenir dérivant du
terme italien « polizza». Leur organisation était connue sous le nom
de Code d'Amalfi.
L'Italie, le Portugal, l'Espagne et la France s'attribuent
l'origine de l'assurance maritime. On retrouve en effet dans ces trois
pays des archives datant des XIIIe et XIVe siècles qui traitent des
droits maritimes et stipulent les modalités d'assurance. Ainsi à
Toulouse se constitua en 1378, au pied de l'actuel bâtiment dit de la
« Manufacture » occupé par l'Université des sciences sociales, la
première société commerciale à responsabilité limitée, celle des
Moulins du Bazacle. De plus, c'est à Gênes que naquit, en 1424, la
première compagnie d'assurances des transports terrestres et
maritimes. Vers la même époque, Barcelone vit la publication de
Las capitulas de Barcelona que l'on considère comme le premier
recueil législatif de droit de l'assurance. Traduit du catalan en
castillan, puis en italien, en français et en allemand, il va
durablement influencer le droit européen de l'assurance.
Depuis ses premières heures, le marché des assurances
au Congo colonial et post colonial était caractérisé essentiellement
par le transfert de primes vers les sociétés d’assurances à l’étranger,
ce qui avait pour conséquence une faible contribution du secteur au
développement socio-économique du pays, malgré la multiplicité des
sociétés actives sur le territoire.
Lors de la nationalisation du secteur en 1966, un
monopole a été accordé à la Société Nationale d’Assurances «
SONAS ». Cette période qui à durée 50 ans pendant lesquels nous
noterons une inadéquation du modèle de gestion monopolistique du
secteur à la demande grandissante et au dynamisme de l’économie,
cela ayant pour résultat un taux de pénétration très faible, une
timide exploitation des produits d’assurances et une culture biaisée
de l’assurance au sein de la population.
C’est ainsi qu’a été promulgué la Loi n°15/005 du 17 mars
2015 portant Code des Assurances, suivi par le Décret n°16/001 du
16
26 Janvier 2016 portant création, organisation et fonctionnement de
l’Autorité de Régulation et de Contrôle des Assurances dans le but
d’animer ce marché nouvellement libéralisé. Les fondations sont
ainsi posées pour un développement rapide et harmonieux du
marché des assurances en République Démocratique du Congo.
Le gouvernement de la République Démocratique du
Congo a donc jugé nécessaire de libéraliser le secteur des
assurances s’appuyant sur une nouvelle législation uniforme,
moderne et complète afin de se conformer aux standards
internationaux en la matière et que le pays, les opérateurs, les
bénéficiaires, et la population de manière générale, puissent tirer
tous les bénéfices d’un secteur des assurances florissant.
Le marché des assurances présente à ce jour en moyenne
un taux de pénétration de l’ordre de 0,71% du PIB. Depuis sa
libéralisation, ce secteur a connu l’entrée de 6 nouvelles entreprises
dont 4 à titre de sociétés des assurances et 2 en tant que courtiers
d’assurance
2.2 Définition de l’assurance
Il existe plusieurs définitions de l'assurance dont les plus
usuelles sont juridiques et économiques. Du point de vue
économique, l'assurance est l'ensemble des actifs de couverture,
elle est représentative des créances conditionnelles.
Quant à la définition juridique, l'assurance est un contrat
passé entre une personne et une société (compagnie d'assurances)
ou une personne appelée assuré qui la garantit contre des risques
éventuels34.
Dans cette optique, une convention entre un assureur et
un assuré par la quelle une partie, l'assuré se fait promettre une
garantie moyennant un paiement préalable d'une somme appelée
prime
2.2.1 Description Théorique sur les Assurances
Comme nous l'avons dit ci-haut, l'assurance est une
opération par laquelle une personne, l'assureur, s'engage à
indemniser une autre personne, l'assuré, en cas de réalisation d'un
risque déterminé, moyennant le paiement préalable d'une prime ou
d'une cotisation. Dans ce cadre Chafton précise que l'assurance est
34
Atelier sur la SONAS avec NZAU MUANDA Clinton, Cours de Gestion Financière des Institutions Congolaises, L1 UNIMAT,
2017
17
la compensation des effets du hasard par la mutualité organisée
suivant les lois statistiques35.
Comparativement à l'approche juridique, l'approche
économique développée dans le paragraphe précédent est plus
claire. En effet, l'homme éprouve dans sa vie un besoin de sécurité.
Il cherche à se protéger contre les risques immédiats et futurs,
certains et incertains. Étant donné que ses ressources et son
épargne sont limitées, il ne peut pas couvrir tous les risques
auxquels il est exposé.
Ainsi recourt-il à la couverture réciproque des membres
d'une collectivité dont le souci est de se garantir contre les risques
de l'avenir.36
Cependant ces deux approches permettent de dégager les
caractéristiques principales des assurances à savoir le caractère
bilatéral, le caractère onéreux et le caractère aléatoire.
En fait, l'assurance met en relation deux agents :
- L’assuré et ;
- L’assureur.
Elle n'est pas gratuite et se réfère à la réalisation des
risques.
Dans la pratique, le contrat d'assurance appartiendrait au
contrat des biens contingents. Les biens contingents sont par
définition des biens qui ont une existence liée à la réalisation de
certains événements.
La livraison est conditionnelle en ce sens qu'elle
s'effectue lorsqu'un événement particulier se réalise. Le bien ici n'est
plus défini par ses caractéristiques physiques, sa localisation et la
date à laquelle il est disponible mais encore par un état particulier
de la nature.
Pour l'assurance, il ne s'agit pas de la livraison d'une
quantité donnée d'un bien mais plutôt d'une réparation ou
indemnisation du dommage causé ou subi ou alors du paiement
d'une rente ou d'un capital en cas de l'assurance vie.
L'indemnité et/ou la rente sont conditionnées par la
réalisation d'un événement heureux ou malheureux.
35
BESSE A, [Link] p. 18
36
Idem
18
En principe, la notion d'assurance fait ressortir quatre
acteurs à savoir :
- Le souscripteur de l'assurance,
- L’assuré,
- L’assureur et,
- Le bénéficiaire.37
1. Le souscripteur d'assurance : est celui qui signe la police
d'assurance et qui s'engage à payer la prime exigée par
l'assureur.
2. L'assuré : est la personne qui est couverte contre le risque ou
pour qui le patrimoine est assuré. Souvent il est en même
temps le souscripteur du contrat d'assurance.
3. Le bénéficiaire : est celui qui reçoit l'indemnité en cas de la
réalisation du risque. Dans certains cas le bénéficiaire peut être
l'assuré lui-même.
4. L'assureur : est la partie au contrat qui reçoit la prime et en
contrepartie s'oblige à payer l'indemnité prévue dans les
assurances de dommages ou la rente dans les assurances des
personnes. L'assureur est en pratique une société commerciale
ou une société civile dans le cas de mutuel. Du point de vue de
la comptabilité, les sociétés d'assurances généralement
appelées les compagnies d'assurance sont des unités
institutionnelles regroupées au sein du secteur institutionnel
appelé assurance.38
2.2.2 Les bases techniques de l'Assurance
Sont considérés comme bases techniques de l'assurance :
- Les déterminations des différences ;
- Les statistiques (indispensable pour le calcul des fréquences)
- La prime des lois fondamentales sur l'assurance ;
- La prime de l'assureur ;
- La technique de division des risques ;
- Le partage proportionnel des risques, des primes
2.3 Types d’assurance
37
Jason KITENDA BAKONGO, Théorie Mathématique des Assurances, Cours inédit à l'usage des Etudiants en L2 FASEG,
(Gestion Financière), UNIFA, p.23, 2022-2023
38
BEIGNIER (Bernard), Droit du contrat d'assurance, Paris, Presses universitaires de France, collection « Droit fondamental
», 1999, p.33
19
Il existe deux grands types d'assurance : les Assurances
de dommages et les Assurances de personnes.
- Les Assurances de dommages : Principalement, réparties
en plusieurs types de contrats : Incendie, Accidents, Risques
Divers, Transport (IARDT) pour les particuliers (Exemple :
multirisques habitation) ou bien pour les professionnels
(entreprises, Artisans et professions libérales, exploitations
agricoles, commerces, collectivités locales, etc.) ;
Ces assurances professionnelles peuvent aussi couvrir
des risques spécifiques tels que le "bris de machines", les "risques
informatiques", les "pertes d'exploitation", la "grêle et tempête pour
les récoltes", etc. ; Automobile (dommages au véhicule,
responsabilité civile et assurance personnelle du conducteur) ;
transport (ferroviaire, maritime ou fluvial, aérien, marchandises
transportées) ; construction (responsabilité civile décennale des
professionnels, assurance dommages-ouvrage des propriétaires) ;
responsabilité civile professionnelle pour les risques inhérents aux
différentes activités de production ou de services et, notamment,
pour couvrir les responsabilités liées à l'atteinte à l'environnement
(pollution) ou aux pratiques médicales ; crédit pour les risques
d'impayés ; protection juridique assistance.
Elles couvrent la réparation d'un préjudice, mais il faut
qu'il soit direct, c'est-à-dire qu'il porte sur un bien appartenant à
l'assuré. Elles couvrent une grande variété de risques tels que
l'incendie, le vol, le dégât des eaux, le bris de glaces, ou encore les
dégradations consécutives aux intempéries.
C'est pourquoi on l'appelle l'assurance de choses, ou
indirect, c'est-à-dire qu'il soit subi par un tiers du fait de l'assuré
(assurance de responsabilité)39. Dans un très grand nombre de cas,
les assurances de dommages se doublent d'une assurance au tiers,
couvrant la responsabilité civile de l'assuré (par exemple, dans le
cas de destructions causées par un incendie). L'indemnisation de
cette assurance s'opère sur la base d'une déclaration de sinistre, et
prend effet à partir d'un certain montant que l'on appelle la
franchise.40
39
Le Roy (Max), l'Évaluation du préjudice corporel, avec la collaboration de Carole Joët, Paris, Litec, 14e édition, 1998, p23
40
WILDIERS, P, & CAETHOVEN, M, Manuel Pratique des Assurances Maritimes - Marchandises-Corps. Éd, Lloyd Anversois,
1959, p.23
20
Il faut ajouter à tout ceci, que les dommages garantis
peuvent être corporels, matériels ou pécuniaires.
- Les Assurances de personnes : vie, décès, épargne,
retraite) ;
Elles garantissent l'individu contre les événements qui
touchent à son existence et à sa santé : il s'agit principalement des
assurances sur la vie, ou encore de celles qui couvrent les risques
liés à la maladie ou aux accidents. Elle se subdivise de la manière
suivante :
Assurance vie : L'assurance-vie est pratiquée en RDC par la
SONAS qui est selon l'ordonnance-loi organique qui l'a créée,
une société d'Etat à vocation commerciale et dotée de la
personnalité juridique. C'est à ce titre que la SONAS organise
l'assurance-vie en deux sous-branches à savoir : l'assurance-
vie individuelle et l'assurance-vie groupe.
L'assurance-vie donne droit pour les bénéficiaires au
versement d'une somme forfaitaire ou d'un revenu régulier.
En général, le souscripteur doit effectuer une visite
médicale préalable. Les primes d'assurance sont versées selon les
dispositions du contrat, mais l'assuré peut obtenir une avance sur sa
police et dispose alors de l'argent qu'il à verser à l'assureur. Il peut
aussi racheter son contrat ou obtenir une réduction du montant des
primes à venir. Les assurances souscrites par des individus se
distinguent des assurances de groupe.
Les assurances individuelles se répartissent en assurance
en cas de décès et en assurance en cas de vie. Dans ce type de
contrat, l'assureur respecte ses engagements en capitalisant une
partie des primes reçues par le système des intérêts composés.
Ainsi, les provisions mathématiques sont constituées par
l'accumulation des primes d'épargne et des intérêts versés sur elles.
Ainsi, la provision mathématique apparaît comme la somme des
excédents qui devrait permettre à l'assureur, après les avoir
capitalisés au taux légal de respecter ses engagements. La provision
mathématique est donc la différence entre les engagements futurs
de l'assureur et ceux du souscripteur.
Les provisions mathématiques sont la propriété de
l'assuré. Même s'il n'en dispose pas effectivement, il a un droit de
21
créance sur la provision mathématique. Ce droit est subordonné aux
conditions générales du contrat souscrit.
- Assurance en cas de décès : La souscription d'une
assurance-vie entière permet au bénéficiaire de recevoir le
paiement de la vie nominale de la police lors du décès de
l'assuré.
Pour s'assurer de pouvoir effectivement bénéficier du
montant de la police, sans risquer de tout perde en cas de résiliation
du contrat, l'assuré doit souscrire une police à valeur réelle. Il peut
dans ce cas, parvenir à percevoir le montant de la valeur de rachat
de la police souscrite et mettre fin à son contrat ou obtenir le
versement partiel de la valeur d'une police d'assurance-vie entière,
ou encore se voir attribuer, durant une période déterminée, une
assurance temporaire correspondant à la valeur nominale de la
police souscrite. Pour les contrats comportant une garantie décès, le
risque croit pour l'assureur puisque la probabilité de décès
augmente avec l'âge.
Par conséquent, l'assureur devrait demander à l'assuré
une prime croissante d'année en année. Mais pour des raisons
commerciales, l'assureur demande au souscripteur une prime
constante dite prime nivelée pendant la durée du contrat.
Par conséquent l'équilibre par
exercice n'est plus réalisé. En effet, la prime nivelée est supérieure à
la prime de risque dans les premières années, tandis que c'est le
contraire qui se produit dans les dernières années.
Ainsi l'assureur devra garder l'excédent des premières
primes et constituer des provisions mathématiques afin de suppléer
plus tard à l'insuffisance des dernières cotisations.
- Assurances mixtes : Les prestations des polices d'assurances
mixtes sont payables à la mort de l'assuré ou à une date
d'échéance déterminée si ce dernier est vivant.
L'assurance à terme fixe prévoit, quant à elle, la date à
partir de laquelle commencent les prestations de l'assureur. En
outre, toutes deux se distinguent par la nature des risques couverts.
Le versement des primes commence généralement le jour de la
signature du contrat et se termine à son échéance. Le paiement
peut, toutefois, porter sur un nombre limité d'années ou s'effectuer
en une seule fois de manière forfaitaire.
22
Le montant des primes correspondant à ces types de
police est nettement supérieur à celui d'autres assurances dans la
mesure où la valeur réelle de cette police croit très rapidement. Ces
polices d'assurances conjuguent épargne et assurance, et peuvent
être utilisées à des fins diverses (pour financer ses études, garantir
un emprunt en constituant une hypothèque, ou capitaliser en vue de
sa retraite).
- Assurances vie- groupe : Qu'elles figurent ou non dans les
conventions collectives, les assurances-vie de groupe
constituent un mécanisme d'assurance qui concerne, à titre
principal, les relations de travail.
Elles permettent d'assurer un nombre déterminé de
personnes travaillant dans une entreprise. Cette forme d'assurance
est très répandue au Japon. Le contrat conclu par le chef d'entreprise
concerne chacun des salariés, qui se voient remettre un certificat
stipulant le montant de l'assurance auquel il peut prétendre.
L'employeur s'acquitte de tout ou partie de la prime.
Le montant de l'assurance est généralement fonction de
l'ancienneté de l'assuré et proportionnel à son salaire. Par ailleurs,
ces polices sont généralement échangeables contre des polices
individuelles lors du départ du salarié. La prime liée à ce type
d'assurance est généralement moins élevée que pour les polices
individuelles puisque, à prestations égales, une réduction de groupe
est appliquée.
- Assurances-vie individuelles : elles concernent les
personnes qui contractent une assurance-vie à titre individuel
sans faire intervenir leurs employeurs.
2.4 La Réassurance et la Coassurance
2.4.1 La réassurance
La réassurance est une opération par laquelle une société
se fait assurer à son tour pour tout ou partie des risques qu'elle
demeure seule à garantir à l'égard de l'assuré. 41 La notion de
réassurance nous ramène à différencier le plein de souscription du
plein de conservation.
De ce fait, on appelle cédant l'assureur direct qui cède
une partie du risque au réassureur qui le garantit, et qui est appelé «
cessionnaire ». Le cessionnaire qui demande à son tour la garantie
41
LAMBERT-FAIVRE (Y), Droit des assurances, Dalloz, collection 10e édition, « Précis Dalloz », Paris, 1998,P.102
23
d'un autre réassureur est dit « rétrocédant » et son réassureur « le
rétrocessionnaire ».42
On désigne par le nom de traité de réassurance la relation
qui régit les rapports entre cédant et réassureur.
La réassurance peut être facultative et ne porter que sur
une affaire ou un groupe d'affaires sans que les parties soient liées
en permanence.
Elle peut être aussi obligatoire dans ce cas, le cédant
s'engage alors à céder au réassureur une partie de ses risques selon
les modalités prévues au contrat et le réassureur s'engage à les
accepter.
On distingue cependant deux types de réassurance à
savoir la réassurance de sommes et la réassurance de dommages.
2.4.2 La réassurance de sommes
La réassurance de sommes ou de partage des risques ou
réassurance proportionnelle s'applique aux risques couverts par le
cédant.
La part du réassureur est alors déterminée en fonction du
capital garanti par le cédant, il en reçoit la part de prime
correspondante et il supporte les sinistres dans la même proportion.
La réassurance de sommes revêt deux formes : la réassurance en
participation ou en quote-part et la réassurance en excédant
de risque.
A. La réassurance en participation ou en quote-part
Dans ce cas la part du risque et de la prime cédée au
réassureur est exprimée par un simple pourcentage uniforme et
constant et le réassureur participe pour la même part à tous les
sinistres quelle qu'en soit l'importance.
Il sied de signaler l'imperfection de cette forme
d'assurance, car d'une part elle oblige l'assureur direct à céder une
part de chaque risque même de ceux qui sont inférieurs à sa pleine
conservation et d'autre part les risques qu'il conserve à sa charge
42
WILDIERS, P, & CAETHOVEN, M, Commentaires des Polices Françaises d' Assurances Maritimes sur Corps de Navires, éd.
du Lloyd Anversois, 1964, p.19
24
sont uniformément réduits, mais non pas rendus homogènes dans
leur valeur ainsi que l'exigerait la technique de l'assurance.
B. La réassurance en excédant de risque ou excédant des
capitaux
Dans cette forme de réassurance, l'assureur ne cède pour
chaque risque que l'excédent du plein de conservation qu'il a
déterminé pour chaque branche en fonction de l'importance de son
Entreprise.
Ce procédé présente un double avantage de lui laisser la
gestion de tous les risques inférieurs qu'il peut garantir seul et de
niveler dans leur valeur les risques importants, atténuant ainsi, non
seulement l'irrégularité mais encore l'importance des écarts entre la
probabilité théorique des sinistres et leur fréquence statistique.
La réassurance en excédant de risque présente
néanmoins un danger que l'assureur direct n'accepte avec légèreté
des risques importants ; aussi les traités en excédant des capitaux
imposent-ils toujours au cédant de limiter son plein de souscription à
une multitude de son plein de conservation.
Ce type de réassurance est souvent utilisé dans l'assurance incendie
et l'assurance individuelle contre les accidents corporels, souvent
combinée d'ailleurs avec des modalités de réassurance de
dommages.
La réassurance en excédant de sinistres
Le réassureur ne prend en charge que la part excédant un
montant déterminé dans le traité et conservé par le cédant et qu'on
appelle « priorité ». Le réassureur peut donc avoir des dommages
très élevés, aussi pour que l'assureur direct ne soit pas tenté de
traiter avec légèreté les sinistres importants. La réassurance en
excédant de sinistres est- elle généralement assortie d'une
participation du cédant dans l'excédent.
La réassurance en excédant de pertes ou stop loss
La réassurance n'est pas calculée affaire par affaire, mais
globalement et forfaitairement lorsque l'ensemble des sinistres d'un
exercice dépasse un pourcentage déterminé des primes qui y sont
afférentes.
Cette formule permet à la réassurance de jouer
pleinement son rôle régulateur car un nombre important de petits
25
sinistres peuvent être aussi dangereux pour l'assureur direct que
quelques gros sinistres.
Le cédant est ici garanti de limiter ses pertes, ainsi
certaines clauses imposées par le réassureur sont-elles également
utiles pour inciter à la prudence. Le réassureur lui imposera soit des
pleins de souscriptions impératifs, soit une participation dans
l'excédent de pertes suivant un pourcentage fixé à l'avance.
Le stop loss est la forme de réassurance la mieux adaptée
aux assurances contre la grêle qui se caractérise toujours par des
variations très fortes de taux de sinistres.
2.4.3 La coassurance
Elle est l'existence simultanée, volontaire et organisée
d'assurances souscrites auprès de plusieurs entreprises
d'assurances pour la couverture intégrale d'un seul risque important.
On appelle société apéritive, la société qui, au nom des
autres sociétés d'assureurs appelées coassurances, discute des
conditions du contrat, rédige la police et constitue l'interlocuteur
normal de la coassurance auprès de l'assuré.
CHAPITRE II : PRESENTATION DU CADRE DE L’ETUDE
Le deuxième chapitre est consacré à la présentation de la
Société Nationale d’Assurance où nous montrons les éléments
susceptibles de fournir une quelconque information et nous donner
une idée sur cette entreprise, pour nous permettre de nous fixer sur
la gouvernance, les activités,… de notre champ d’investigation.
26
2.1. Historique, Statut Juridique Et Siege de la SONAS
2.1.1. Historique et création
Le Secteur privé des assurances remonte à la création de
l'Etat Indépendant du Congo. En 1889, est créée la « Société Charles
de Jeune » sous la forme d'une société privée à Responsabilité
limitée (SPRL). En 1931, elle deviendra une Société par Action à
Responsabilité Limitée (SARL) de droit Congolais sous la période
coloniale jusqu'à la création de la SONAS en 1966.
Il faut savoir que le secteur Congolais des assurances
était extraverti ; c'était un marché très étroit avec une seule
clientèle des expatriés et qui ne couvrait que quelques gros risques.
L'extraversion du secteur présentée de ce fait une extrême mobilité
des réserves techniques, dont la gestion était assurée par des
centres de décision situés à l'étranger.
Il en résultera comme conséquence néfaste l'inexistence
d'une industrie d' Assurances réellement insérée dans l'économie
nationale. Les Congolais occupaient dans cette société d'assurances
que de postes subalternes, ils étaient écartés de circuit de décisions
ou sommet stratégique.
Vers les années 1955 - 1956, les Sociétés et Courtiers
Evran au Congo Belge se répartissaient de la manière suivante :
A Léopoldville Il y avait les Sociétés d'assurances telles
que ;
- Charles le Jeune
- Bouls et Belauct
- Cetas
- Immoaf
- Immo- Congo
A Elisabethville (Kisangani), il y avait ; la Sab wabgata
Au Kivu, Bukavu, Goma ; la Castadot, le Courtier de Chancelier.
La plupart de ces sociétés étaient des filiales ou des
intermédiaires. Elles étaient soit des maisons de courtage soit des
Agences de grandes compagnies Européennes ou Américaines. C'est
ainsi que par exemple Immoaf son département d'assurances
exploitait toute la branche d'assurances en qualité d'agent des
plusieurs compagnies d'assurances parmi lesquelles : calendonia-
assurance, North British Edmand, National Union of Pittsburdh,
27
Mercantil, Union Marine et Général-Assurance, compagnie la
Concorde.
C'était également le cas de l'agence d'assurances du
CEDEC qui représentait : Northan Assurance et le Général- Trust
d'Afrique qui était courtier au Katanga du South- British.
Ces Caractères d'intermédiaire réduisaient pour les
Entreprises leur possibilité de placer leurs bénéfices et leurs
réserves techniques au Congo. Le seul fond dont elle pouvait
disposer librement était celui de commission d'assurances chiffrée à
20%. Leur rôle se limitait à l'encaissement des primes et règlement
des bénéfices et leur placement. Cela constituait une fuite
continuelle des capitaux du Congo vers les pays où étaient installées
les sociétés mères.
Il faut signaler cependant une présence insignifiante et
que des entreprises de droit Congolais qui exploitaient directement
les assurances pour leur compte à l'instar de:
- L'Agence générale d'assurances au Congo
- Amelot Louis Jos.
Toutes fois, elles demeuraient, elles aussi étrangères par
la composition de leur capital, leur direction, le personnel technique
et la politique générale.
Durant toute cette période la législation en matière
d'assurances était embryonnaire, elle ne se limitait qu'au contrôle
comptable des sociétés d'assurances et à la fiscalité sur les
bénéfices sociaux réalisés par ces sociétés, c'était la loi Belge de 25
juin 1930, complétée par son règlement du 07 juin 1931, qui
s'appliquait au Congo en vertu de son article 4. A part le contrôle
prévu par la loi Belge du 27 juin 1960, par l'autorisation préalable, le
marché Congolais d'assurances se caractérisait par un libéralisme
poussé ; ni le contrat, ni la profession d'assurances n'était
règlementée.
Le décret du 25 mai 1950 règlemente la responsabilité
civile en matière d'accident de circulation, l'ordonnance législative
du 21 Août 1958 règlemente la couverture obligatoire de leurs
responsabilités civiles par les exploitants et détenteurs de sociétés
de transport rémunérées par les personnes.
Donc, durant la période coloniale, le marché d'assurance
était exploité par plusieurs sociétés étrangères telles que
28
DECAMPOS. Ce type de marché d'assurance occasionnait la fuite des
capitaux vers l'étranger et cela affaiblissait l'industrie congolaise
(manque de moyens).
En 1960, juste après l'indépendance du Congo belge, la République
Démocratique du Congo par le canal de son gouvernement décida
de créer une société d'assurance qui porta le nom de la « la
compagnie nationale d'assurance » en sigle CONASCO spécialisée
dans trois domaines à savoir :
- Incendie
- Accident i' réassurance
Mais cette compagnie n'était qu'une maison de courtage
dépendant toujours de l'étranger.
Pendant la 2ème République, le Président Mobutu eu
l'initiative de remplacer CONASCO par « la société nationale
d'assurance» en sigle « SONAS » créée le 23 novembre 1966 par
l'ordonnance loi numéro 66/22bis qui sera plus tard abrogée et
remplacée par ordonnance loi n°78/194 du 5 mai 1978.
Bref, c'est par Ordonnance loi du 23 Novembre 1966 avec
l'idée d'arrêter l'hémorragie financière des compagnies d'assurances
étrangères que les pouvoirs publics interviendront pour créer la «
SONAS ». En vrai dire la SONAS était créée comme une société
d'Etat à vocation commerciale et dotée de la personnalité juridique.
La SONAS est établie comme une entreprise Publique à
caractère technique et commercial par l'ordonnance du 05 Mai 1978.
La SONAS avait pour objet toute opération d'assurances, et de
réassurances avec les sociétés étrangères établies à l'étranger,
toutes les opérations relatives aux transactions immobilières
notamment : la location, l'achat, la vente des immeubles
appartenant aux particuliers et dont la gestion lui est confiée le
service spécial de contrôle de véhicules automoteurs. Le monopole
accordé à la SONAS se justifiait par deux raisons :
- Réorganiser le secteur d'assurance,
- Protéger la jeune industrie naissante.
L'expertise nationale n'étant révélée inexistante et assez
faible dans le secteur des assurances pour gérer le pouvoir des
décisions, l'Etat trouvera la solution à confier l'exploitation des
assurances à une entreprise publique devant hâter l'avènement du
capital national dans ce secteur.
29
En réalité, le monopole qui n'était pas une fin en soi,
devait avoir un caractère provisoire. En effet, au départ le monopole
n'était accordé que pour cinq ans après le quel le marché de
l'assurance serait soumis au jeu de la libre concurrence, mais
l'évolution ira dans le sens de maintenir comme toujours le
monopole.
Au terme de l'article 3 de la loi du 10 Juillet 1974, le monopole de la
SONAS concernait les opérations suivantes :
Toute opération relative aux transactions immobilières
notamment l'achat, la vente, la location, en suite le service spécial
de contrôle de véhicules automoteurs. Pour marquer le caractère
temporaire de ce monopole, le dernier alinéa de cet article autorisait
les particuliers zaïrois (aujourd'hui Congolais) à exploiter ce secteur
en se conformant aux conditions qui préciseraient une ordonnance
Présidentielle, malheureusement celle-ci n'est jamais intervenu et de
ce fait il y a une consolidation du monopole de la SONAS.
Ainsi au strict plan légal, le monopole de la SONAS ne
concernait que ces deux activités comme la coassurance et la
réassurance avec les compagnies d'assurance établies à l'étranger,
la SONAS ne jouit que du monopole de fait ou d'exploitation.
A la création de la SONAS, les anciennes compagnies
d'assurances n'ayant pas d'existence légale, ils leur étaient
impossibles de traiter des polices d'assurances souscrites auprès
d'elles.
Deux solutions seront retrouvées à cet effet :
Pour les polices d'Assurance antérieures au 01 Janvier
1967, elles étaient transférées à la SONAS par avenant au fur et à
mesure de leurs échéances, quant aux sinistres déclarés et
constituant le passif du portefeuille des anciennes compagnies, ils
continuaient à être gérés par celles-ci.
La grande décision sera le maintien des anciennes
compagnies d'assurances en tant qu'intermédiaires ou courtiers
d'assurances.
En effet, faute de moyens et de personnel qualifié, la
SONAS ne pouvait atteindre efficacement tous les clients.
2.1.2. Statut Juridique
30
La SONAS était créée par l'ordonnance loi n°66/22 du 23
novembre 1966 qui stipule que la SONAS est une société d'Etat à
vocation commerciale et dotée d'une personnalité juridique.
En vue de mettre un terme à l'hégémonie financière
pratique par les compagnies d'assurances étrangères, l'intervention
de l'Etat s'avérait indispensable.
Elle va concrétiser la création de la SONAS par
l'ordonnance loi n°66/22 bis toujours en 1966.
Ordonnance loi n°78/194 du 5 mai 1978 et par la loi du 06
janvier 1978. La SONAS est une entreprise publique à caractère
technique et commerciale dotée d'une personnalité juridique propre
et placée sous tutelle du ministère de finance, de l'économie, du
Budget et celui du portefeuille.
Actuellement, selon la loi n°08/007 du 7 juillet 2008
portant transformation des entreprises publiques et le décret
n°09/12 du 24 Avril établissant la liste des entreprises publiques
transformées en sociétés commerciales, établissements publics, la
SONAS est transformée en société commerciale précisément en
société par actions à responsabilité limitée(SARL).
La SONAS jouit du monopole des assurances en RDC qui
lui a été confié depuis le 2 juin 1967 par ordonnance loi n°67/240.
- Loi n° 74/007/ du 10/07/1974, particulière portant assurance
obligatoire de la responsabilité des constructeurs ;
- L'A.D. BCE/2100/044/77 du 15/08/77, réglementant l'assurance
sportive obligatoire ;
- La loi n° 78/002 du janvier 1978 portant structures organiques
déterminant les dispositions générales applicables aux
entreprises publiques ;
- L'ordonnance-loi n° 78/194 du 05 main 1978 lui donnant le
statut d'une entreprise publique
- Loi-cadre n° 86005 du 22/09/1986 de l'enseignement national ;
- Ar. Min n° MINESPES/CAB/MIN/001/746/95 relative au nouveau
tarif de l'assurance scolaire ;
- Ar. Min n° M.J/S.L/CAB/2100/0019/97 du 26 portant création de
la commission spéciale de suivi de l'assurance scolaire ;
- Note circulaire n° MINESPES/CAB/MIN/001/127/9/95 relative au
nouveau tarif de l'assurance scolaire
2.1.3. Situation Géographique
31
Le siège de la SONAS est placé dans la ville province de
Kinshasa, dans sa partie ouest précisément dans la commune de la
GOMBE, au croisement des avenues Bandundu et le boulevard du 30
juin en face de l'alimentation PELOUSTORE.
En dehors de Kinshasa on retrouve :
La direction régionale du Kongo-Central constitué des
agences ci-après :
- BOMA ;
- MWANDA ;
- MBANZA-NGUNGU et
- TSHELA.
La Direction Régionale du grand Katanga, grand Kasaï,
Kivu et Maniema avec une trentaine agences
La Direction Régionale Equateur, orientale et Bandundu
avec une quinzaine d'agences.
2.1.4. Objet Social de La SONAS
La mission principale de la SONAS est de sécuriser les
personnes et leurs biens et assumer également le développement du
pays par l'investissement dans plusieurs secteurs en apportant des
capitaux, elle résout aussi le problème de chômage en créant des
emplois.
Les missions définies à la SONAS suivant l'ordonnance loi
n°28/194 du 25 mai 1978 sont :
- Toutes les opérations d'assurances ;
- Les opérations des coassurances et de réassurance avec les
sociétés d'assurances établies à l'étranger ;
Toutes les opérations relatives à la gestion immobilière
notamment l'achat, la vente ou la location des immeubles
appartenant en propre à la SONAS ou aux particuliers, et dont la
gestion lui est confié et
Le service spécial de contrôle technique des véhicules
automoteurs depuis sa création en 1966.
2.1.5. Caractère économique
32
Vous savez ce que le sang est pour l'organisme humain,
c'est ce qu'est l'argent pour une nation ou une autre organisation en
développement. La SONAS aussi comme société paraétatique doit
contribuer à l'économie et au Budget du pays pour construire des
infrastructures nationales et s'acquitter d'autres devoirs qui sont à la
charge du pays.
2.1.6. Caractère financier
Comme la Banque a le rôle de prélever l'argent entre les
mains de ses clients pour éviter la thésaurisation et la mauvaise
utilisation pour le donner à ceux qui sont souples à faire le
commerce, la SONAS a aussi le même rôle de prélever des primes
aux assurés pour que lors de l'incendie, accidents et risques divers
ces derniers soient en mesure de s'en tirer de l'enfer par l'entremise
de la SONAS.
D'aucuns n'ont pas encore compris que c'est comme une
caisse de solidarité et d'entraide mutuelle. Comme nous sommes
dans un monde des ignorants et insensés, il faut passer par de
traquenard et bouclage pour récupérer ces primes d'assurances.
Avant de parler de la structure de la SONAS la question
qui se pose est celle de savoir c'est quoi l'assurance et quelles sont
les assurances exploitées par la SONAS.
2.1.7. Les assurances exploitées par la SONAS
Les assurances exploitées par la SONAS sont regroupées
en deux catégories de produits :
a. Produits de base exploitée depuis 1966
- Les assurances vie
- Les assurances automobiles
- Les assurances transport (fluviaux, maritimes et aériens)Les
assurances Incendies
- Les assurances des accidents et risques divers
b. Autres produits
Depuis 2008 une gamme de nouveaux produits s'est ajoutée à savoir
:
- Assurance santé ;
- Assurance obsèques ;
- Assurance téléphone portable ;
33
- Assurance pente loyer bailleur ;
- Assurance perte indemnité ;
- Assurance multirisque habilitations ;
- Assurance de l'étudiant ;
- Assurance protection juridique ;
- Assurance groupe axe ;
- Assurance-crédit commerciale ;
- Assurance automobile kilomètre ;
- Assurance taxe à prime journalière ;
- Assurance des pertes exploitations ;
- Assurance globale de collectivités locales ;
- Assurance tontinière ;
- Assurance prix de machine ;
- Assurance tous risque informatique ;
- Assurance des chambres froides et entrepôts frigorifique ;
- Assurance tous risque matériel électronique et installations de
courant faible ;
- Assurance de PM et PMI ;
- Assurance tous risques exploitation forestière ;
- Assurance des mandateurs sociaux ;
- Assurance R C vélo et charnelles à bas ;
- Assurance éducation ;
- Assurance globale des industries minières ;
- Assurance multirisque professionnelle et
- Assurance risque exposition ou manifestation.
2.1.8. Structure de la SONAS
La SONAS comprend deux structures : organisationnelle
et fonctionnelle 8.1. Structure organisationnelle de la SONAS
A. Avant la réforme des entreprises
Avant la réforme, la société nationale d'assurance comprenait :
1. Le conseil d'administration
Organe se trouvant au sommet de l'entreprise, il conçoit
et trace la politique générale de l'entreprise et assure-le suivie
Il est composé :
- Président du Conseil d'Administration
- Les Administrateurs dont les membres de Comité de Gestion
sauf le Président de la Délégation Syndicale.
34
2. Comité de Gestion
Organe se rapportant à la gestion quotidienne de
l'entreprise, elle s'occupe de la gestion de l'entreprise, rend compte
au Conseil d'Administration et exécute les décisions qui émane du
Conseil d'Administration.
Il est composé :
- L'Administrateur Délégué Général (ADG) qui assure la
présidence ;
- L'Administrateur Délégué Général Adjoint (ADGA) qui s'occupe
de l'administration générale ;
- L'Administrateur Directeur Financier (ADF) qui est responsable
des questions financières
- L'Administrateur Directeur Technique (ADT) qui traite de
questions relatives à l'exploitation des assurances.
3. Commissaire aux comptes
Surveille les opérations de l'entreprise, il est composé de
l'agent de cours de compte et du ministère de finance.
B. Après la reforme
La SONAS est structurée comme suit :
1. L'Assemblée Générale
C'est l'organe qui va remplacer le Conseil d'Administration elle a
aussi comme membres :
- le délégué de la présidence ;
- le délégué de la primature et
- Le délégué du ministère de tutelle
2. La Direction Générale
- Directeur Général (DG) et
- Directeur Général Adjoint (DGA)
B.1. Structure fonctionnelle de la SONAS
La Direction Générale est composée de :
- Directions techniques
35
- Directions fonctionnelles
A. Les Directions Techniques
Les Directions Techniques s'occupent des opérations
courantes de la gestion de police d'assurance, des opérations de
coassurances et traitement de dossiers des sinistres de l'entreprise.
Nous avons dans cette catégorie des directions ci-après :
- Direction automobile
Cette Direction s'occupe des opérations des assurances
automobiles, elle est donc chargée de faire de la souscription
d'assurance de véhicule automoteur.
- Direction Transport
Cette direction s'occupe des assurances transport (maritime, aérien).
- Direction vie
Elle s'occupe des assurances vie.
- Direction incendie, accident et risque divers
o Incendie
Elle s'occupe des opérations des assurances des
incendies qui frappent les patrimoines immobiliers.
o Accident et risque divers
Elle s’occupe des opérations des assurances scolaires,
sportif, risque de chantier, etc.
- Direction de réassurance
Elle s'occupe du placement des affaires souscrites par la
SONAS auprès des réassureurs.
B. Les Directions Fonctionnelles
Les Directions Fonctionnelles accompagnent les
Directions Techniques. Ces Directions Fonctions sont :
- La Direction des Services Généraux
36
Elle s'occupe de gestion de carrière du personnel et de
tous les problèmes administratifs.
- La Direction de Comptabilité
Elle contrôle toutes les opérations financières, contrôle les
documents comptables et élabore le bilan.
- La Direction de l'Audit
Elle s'occupe du contrôle de diverses opérations de la
société.
- La Direction Médicale
Elle s'occupe de la santé des personnelles de la SONAS et
des membres de leurs familles.
- Direction Juridique
Elle s'occupe de la gestion de contentieux entre la SONAS
et les tiers bref de tous les problèmes juridiques.
- Direction Financière
Budgétise toutes les opérations financières, gère toutes
les opérations bancaires, élabore le budget.
- Direction Informatique
Elle fait l'étude de l'organisation de structure des audits
sur l'organisation et la gestion de traitement automatique des
données.
37
2.2. Organigramme de la SONAS
38
CHAPITRE 3 : ANALYSE DE L’ENVIRONNEMENT
CONCURRANTIEL DU SECTEUR D’ASSURANCE
3.1 Présentation et analyse des statistiques des
produits d’assurance de la Sonas
La SONAS, fondée en 1964, a longtemps détenu le monopole sur le
marché des assurances en RDC. Elle offre une large gamme de
produits, notamment :
- Assurance automobile
- Assurance vie
- Assurance incendie
- Assurance transport
- Assurance santé
39
- Assurance multirisque habitation
Selon les données internes de la SONAS de 2018 à 2023 :
- L’assurance automobile représente 55 % de son chiffre d’affaires
- L’assurance incendie : 20 %
- L’assurance transport : 15 %
- Autres produits (vie, santé, etc.) : 10 %
Cependant, la performance commerciale de la SONAS est freinée par
plusieurs facteurs :
- Procédures de souscription lentes
- Faible digitalisation
- Mauvais service après-vente
- Réputation négative liée à la lenteur dans l’indemnisation
Malgré sa présence sur tout le territoire, elle fait face à une perte
progressive de parts de marché due à la concurrence privée
croissante.
3.2 Présentation et analyse des statistiques de
produits d’assurance des entreprises privées
Depuis l’ouverture du secteur à la concurrence en 2015, plusieurs
compagnies privées se sont implantées avec succès. On peut citer
notamment :
-Activa Assurance
-Rawsur SA
-SFA-RDC
-Maisha Assurance
Les statistiques montrent que ces entreprises ont enregistré une
croissance rapide, notamment dans les grandes villes. Ces
compagnies ont ciblé les secteurs sous-exploités comme :
- L’assurance santé (gros développement en zone urbaine)
- L’assurance voyage
- Les micro-assurances
- L’assurance agricole (à petite échelle)
En 2022, par exemple :
- Rawsur a enregistré une progression de 30 % sur l’assurance santé
- Activa a conquis plusieurs contrats avec les entreprises minières
dans l’assurance industrielle
- SFA a renforcé sa présence via les partenariats bancassurance
40
Les compagnies privées misent sur :
- L’usage du digital (souscription en ligne, paiements mobiles)
- Des produits adaptés aux réalités congolaises
- La rapidité dans l’indemnisation
- La proximité client
Leur flexibilité, rapidité de traitement et innovation attirent une
clientèle plus large et plus exigeante.
3.3 Analyse de la part de marché du secteur des
assurances
Selon l’ARCA (rapport 2023) :
- SONAS détient 47 % de parts de marché (en baisse)
- Le secteur privé combiné représente désormais 53 %
- Rawsur : 20 %, Activa : 18 %, SFA et autres : 15 %
La tendance montre une recomposition progressive du marché, au
profit du secteur privé.
Plusieurs facteurs expliquent cela :
- Le manque d’innovation chez la SONAS
- La faible confiance du public dans l’administration publique
- Le professionnalisme et la souplesse du privé
- L’absence d’une vraie stratégie concurrentielle du côté public
La tendance montre une baisse progressive de la part de la SONAS
face à des concurrents plus dynamiques.
Cette recomposition du marché s’explique par la diversification des
offres, l’amélioration du service client chez les privés, et une
meilleure stratégie marketing.
3.4 Discussion des résultats
L’analyse montre que l’environnement concurrentiel du secteur
d’assurance en RDC devient de plus en plus tendu. La SONAS reste
dominante par sa couverture géographique et sa notoriété, mais
perd du terrain face aux sociétés privées mieux structurées et plus
réactives. Cette situation pousse les acteurs publics à revoir leur
modèle, à investir dans le digital, et à renforcer la transparence pour
conserver leur clientèle. La régulation du marché reste un enjeu
crucial pour garantir une concurrence saine et protéger les assurés.
41
L’environnement concurrentiel est désormais bien installé en RDC.
La SONAS conserve une force historique, mais elle doit aujourd’hui
repenser son modèle économique. Le marché devient exigeant,
notamment chez les entreprises et la classe moyenne émergente.
Les privés se démarquent par leur capacité à :
- Créer des produits ciblés
- Proposer des prix flexibles
- Réduire les délais d’indemnisation
- Utiliser les canaux numériques
Cela oblige la SONAS à moderniser ses services, revoir son image de
marque, et investir dans les ressources humaines et technologiques.
3.5. Synthèse comparative : forces et faiblesses des
acteurs
Analyse :
Critères Sonas Entreprises privées
Ancienneté Réseau etendu,forte Moins implantation en milieu
implantation nationale rural
Réputation Image affecter par Image plus moderne ,crédibilité
lenteur et litige croissante
passée
Produit Traditionnels, peu Diversifiés, souvent
renouvelés personnalisés
42
Innovation Faible digitalisation Utilisation de la technologie
offres mobiles
Relation client Approche Service client réactif et
administrative, distance accessible
Délai d’innovation Longs et bureautique Rapides et flexible
Part de marché 47% (en baisse) 53%(en hausse constante)
tarifications Uniforme, peu Flexible et adapté à la cible
concurrent
La SONAS bénéficie d’un avantage structurel (ancienneté, réseau),
mais souffre d’un déficit de modernisation. Les compagnies privées,
quant à elles, séduisent par leur agilité, la diversité de leur offre et la
qualité de leur relation client. L’avenir du marché dépendra donc de
la capacité de chaque acteur à s’adapter aux exigences croissantes
des assurés.
3.4 Vérification des hypothèses
Nous avons fait selon laquelle que la concurrence du secteur
d’assurance est élevée et qu’elle fait perdre considérablement la
part du marché à la sonas. Les résultats de nos recherches
confirment cette hypothèse, car la part du marché de la sonas n’est
actuellement que de 47%.
Enfin, nous avons posé aussi l’hypothèse selon laquelle que la sonas
est menacée par les nouvelles stratégies de concurrents telles que la
numérisation, la proximité client et l’ajout des autres gammes. Les
résultats de nos recherches affirment une fois de plus cette
hypothèse car, le secteur est actuellement numérisé grâce aux
concurrents, ces derniers appliquent la stratégie de proximité client
et ont ajouté les nouvelles gammes comme l’assurance voyage,
assurance santé.
Conclusion
L'analyse de l’environnement concurrentiel du secteur des
assurances en RDC met en lumière une transformation profonde du
marché. La libéralisation a permis l’entrée de nouveaux acteurs
privés qui, grâce à leur dynamisme, leur innovation et leur proximité
client, ont rapidement conquis une part importante du marché. La
SONAS, acteur historique, voit sa domination remise en question à
cause d’un manque d’adaptation stratégique, de lenteurs
administratives et d’une faible modernisation.
43
Cette nouvelle dynamique concurrentielle oblige tous les acteurs à
redéfinir leurs approches commerciales, technologiques et
relationnelles. L’efficacité, la confiance des assurés et la régulation
sont désormais au cœur des enjeux du secteur.
Recommandations
1. Pour la SONAS :
- Moderniser ses services par la digitalisation (souscription et
indemnisation en ligne).
- Réformer sa gouvernance interne pour plus d'efficacité.
- Diversifier son offre, en s’adaptant aux besoins des particuliers
et entreprises.
- Investir dans la formation continue du personnel.
2. Pour les compagnies privées :
- Étendre leur couverture en milieu rural et semi-urbain.
44
- Garantir la transparence et la rapidité dans la gestion des
sinistres.
- Collaborer avec l’État pour promouvoir la culture de l’assurance.
3. Pour les autorités (ARCA, gouvernement) :
- Renforcer la régulation pour assurer une concurrence saine et
protéger les assurés.
- Encourager les innovations par des incitations fiscales.
- Sensibiliser la population à l’importance de l’assurance dans la
vie sociale et économique.
Bibliographie
I. Ouvrages et manuels
- Mavungu, P. (2017). Économie des assurances en Afrique. Kinshasa
: Éditions Universitaires Congolaises.
- Kouassi, B. (2015). Le marché africain des assurances face à la
mondialisation. Abidjan : Presse Universitaire Ivoirienne.
- Drouet, A. (2014). Assurances : principes et pratiques. Paris :
Dunod.
II. Articles scientifiques et revues spécialisées
45
- Kanda, J. (2021). « La libéralisation du marché des assurances en
RDC : enjeux et défis », Revue Congolaise de Gestion, n°12, pp. 44-
60.
- Lukusa, T. (2022). « Compétition et régulation dans le secteur des
assurances », Revue Africaine de Droit Économique, vol. 9, pp. 75-
89.
III. Textes législatifs et réglementaires
- Loi n° 15/005 du 17 mars 2015 portant code des assurances en
République Démocratique du Congo.
- Décret n°16/001 du 26 janvier 2016 portant création, organisation
et fonctionnement de l'ARCA.
- Constitution de la RDC, 2006.
IV. Rapports et documents officiels
- ARCA (2023). Rapport annuel sur le marché des assurances en
RDC. Kinshasa.
- SONAS (2022). Statistiques internes sur les produits d’assurance,
Direction commerciale.
- Banque Mondiale (2021). RDC : Développement du secteur
financier pour la croissance inclusive. Washington D.C.
V. Sites internet consultés
- [Link]
- [Link]
- [Link]
- [Link]
ANNEXES
1. EVOLUTION DES PRIMLES EMISES SUR LE MARCHE EN USD
46
2.
47
48
49
TABLE DES MATIERES
EPIGRAPHE..................................................................................................................................A
DEDICACE.....................................................................................................................................B
AVANT-PROPOS........................................................................................................................C
LISTE D’ABREVIATIONS....................................................................................................E
0. INTRODUCTION GENERALE..........................................................................................I
0.1. PRESENTATION DU SUJET.........................................................................................I
0.2. ETAT DE LA QUESTION...............................................................................................I
0.3. PROBLEMATIQUE.........................................................................................................III
50
0.4. HYPOTHESES..................................................................................................................V
0.5. OBJECTIF DE LA RECHERCHE................................................................................VI
0.5.1. l'objectif global........................................................................................................VI
0.5.2. Les objectifs spécifiques.......................................................................................VI
0.6. CHOIX ET INTERET DU SUJET................................................................................VI
0.7. METHODES ET TECHIQUES....................................................................................VII
0.7.1. Méthodes....................................................................................................................VII
0.7.2. Techniques................................................................................................................VII
0.8. DELIMITATION DU SUJET.......................................................................................VIII
0.9. PRESENTATION SOMMAIRE DU TRAVAIL.....................................................VIII
CHAPITRE I : NOTIONS THEORIQUES DE L’ETUDE.................................................- 1 -
Section 1. Définition des concepts................................................................................- 1 -
1.1. Notions sur les entreprises...............................................................................- 1 -
1.1.1. Définitions...............................................................................................................- 1 -
1.1.2. Rôle de l'entreprise............................................................................................- 1 -
1.1.3. Objectif......................................................................................................................- 2 -
1.1.4. But................................................................................................................................- 2 -
1.1.5. Formes d'entreprises........................................................................................- 2 -
A) Société Anonyme.........................................................................................................- 2 -
B) Société à Responsabilité Limitée (S.A.R.L)..................................................- 2 -
C) Société en Nom Collectif (S.N.C)........................................................................- 3 -
D) Société en Commandite Simple..........................................................................- 3 -
1.1.6. Classification des Entreprises......................................................................- 3 -
[Link]. Les caractéristiques et Rôles de l'Entreprise publique.............- 4 -
L'entreprise publique peut être considérée, comme le disait le Président
Roosevelt dans un message adressé au congrès américain en 1933, comme une
institution placée sous l'autorité du gouvernement mais comportant la souplesse
d'une entreprise privée.............................................................................................................- 4 -
[Link].1. Caractéristique..............................................................................................- 4 -
[Link].2. Rôle de l'Entreprise publique...............................................................- 6 -
[Link].3. Le contrôle externe des entreprises publiques.........................- 6 -
[Link].4. Le personnel des entreprises publiques........................................- 7 -
[Link].5. Les contrats des entreprises publiques.........................................- 7 -
[Link].6. Les biens des entreprises publiques................................................- 7 -
1.1.7. Fonctions des entreprises............................................................................- 10 -
1.2. Notion sur la concurrence................................................................................- 10 -
1.2.1. Les aspects liés au concept de concurrence.....................................- 11 -
51
1.2.2. La théorie des forces concurrentielles..................................................- 12 -
Section 2. Notion sur l’assurance en République Démocratique du Congo
.........................................................................................................................................................- 13 -
2.1 Historique......................................................................................................................- 13 -
2.2 Définition de l’assurance......................................................................................- 15 -
2.2.1 Description Théorique sur les Assurances............................................- 16 -
2.2.2 Les bases techniques de l'Assurance........................................................- 18 -
2.3 Types d’assurance....................................................................................................- 18 -
2.4 La Réassurance et la Coassurance..................................................................- 22 -
2.4.1 La réassurance........................................................................................................- 22 -
2.4.3 La coassurance.......................................................................................................- 24 -
CHAPITRE II : PRESENTATION DU CADRE DE L’ETUDE.....................................- 25 -
2.1. Historique, Statut Juridique Et Siege de la SONAS............................- 25 -
2.1.1. Historique et création.....................................................................................- 25 -
2.1.2. Statut Juridique..................................................................................................- 29 -
2.1.4. Objet Social de La SONAS.............................................................................- 30 -
2.1.5. Caractère économique....................................................................................- 31 -
2.1.6. Caractère financier...........................................................................................- 31 -
2.1.7. Les assurances exploitées par la SONAS.............................................- 31 -
2.1.8. Structure de la SONAS....................................................................................- 32 -
2.2. Organigramme de la SONAS...........................................................................- 37 -
CHAPITRE 3 : ANALYSE DE L’ENVIRONNEMENT CONCURRANTIEL DU
SECTEUR D’ASSURANCE....................................................................................................- 38 -
3.1 Présentation et analyse des statistiques des produits d’assurance
de la Sonas................................................................................................................................- 38 -
3.2 Présentation et analyse des statistiques de produits d’assurance
des entreprises privées.....................................................................................................- 38 -
3.3 Analyse de la part de marché du secteur des assurances................- 39 -
3.4 Discussion des résultats.......................................................................................- 40 -
3.5. Synthèse comparative : forces et faiblesses des acteurs...................- 41 -
Conclusion.................................................................................................................................- 42 -
Recommandations................................................................................................................- 43 -
Bibliographie............................................................................................................................- 44 -
ANNEXES............................................................................................................................- 45 -
TABLE DES MATIERES.........................................................................................................- 49 -
52