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La photographie de nu

Les grands thèmes de la photo Écrit par Administrator Mardi, 15 Janvier 2008 00:00

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Introductionqui restent la propriété de leurs auteurs respectifs. Nu, érotisme, éthique, pornographie, Quelles sont les

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IntroductionLieux et conditions de prise de vue Aspects techniques De tous temps, le corps humain a

De tous temps, le corps humain a été l’un des principaux sujets d'inspiration pour les artistes ; on en trouve des représentations sur les parois peintes des grottes et dans la statuaire préhistorique. Le nu masculin était très en vogue dans l'Antiquité, en particulier chez les Grecs, mais aujourd'hui la tendance s'est largement inversée et c'est bien davantage le corps féminin qui se trouve mis en valeur. Dès le début de la photographie, le nu fut une source d'inspiration pour les adeptes de cette nouvelle technique. La plupart des images obtenues alors étaient soigneusement gardées à l'abri des regards indiscrets ou, quand elles circulaient, c'était sous le manteau. La censure, d'ailleurs, veillait. À cette époque, les photographes faisaient souvent appel à des prostituées, en raison de la difficulté d'obtenir le consentement des personnes « de bonnes mœurs ».

Aujourd'hui, les représentations du corps humain sont partout, en particulier dans les annonces publicitaires où elles servent largement à promouvoir toutes sortes de produits et de services. Comme chacun peut le constater, il s'agit essentiellement, mais pas uniquement, de corps féminins.

Pour les débutants en photographie de nu, les difficultés et les causes d'échec ne manquent pas. Il est bon de connaître quelques notions de base et de prendre quelques précautions élémentaires avant d'aborder ce domaine qui reste délicat.

Nu, érotisme, éthique, pornographieavant d'aborder ce domaine qui reste délicat. Photo Richard Salvini Longtemps, les seuls nus autorisés à

qui reste délicat. Nu, érotisme, éthique, pornographie Photo Richard Salvini Longtemps, les seuls nus autorisés à

Photo Richard Salvini

Longtemps, les seuls nus autorisés à la publication ont été ceux qui accompagnaient les récits des explorateurs et des voyageurs, en particulier à l'époque coloniale. Les photos d'indigènes plus ou moins dénudé(e)s ont illustré les pages de revues prestigieuses comme le National Geographic ou celles de certains manuels scolaires. Il s'agissait alors essentiellement et officiellement de vanter la supériorité de nos

civilisations sur celles des « sauvages » que l'on pouvait trouver dans diverses régions du globe. Cependant toutes les prises de vues de cette sorte ne furent pas innocentes, loin de là. Ces nus qui n'osaient pas dire leur nom, de même que les reproductions de peintures que l'on pouvait trouver dans les

grands dictionnaires, ont contribué à l'éducation de plusieurs générations d'adolescents, à une époque qui dans l'ensemble était plutôt puritaine et collet-monté.

Jusque dans les années 1970, les nus étaient presque absents des revues photographiques et à de rares exceptions près, tous ceux que l'on pouvait y trouver étaient extrêmement académiques. Beaucoup étaient d'ailleurs retouchés, parfois lourdement. Néanmoins, malgré l'hypocrisie ambiante, de nombreux photographes, dont l'œuvre n'a d'ailleurs souvent été découverte que plus tardivement, ont su tracer des chemins originaux dans ce domaine.

De nos jours, la photographie de nu sent moins le soufre mais il existe de nombreux endroits, dans certaines familles, dans certaines villes, provinces ou pays, où elle est encore diabolisée, voire purement et simplement interdite. C'est par exemple le cas dans la plupart des pays soumis à l'islam. Parfois, les choses sont plus compliquées : au Japon, par exemple, le nu n'est pas interdit mais la présence des poils pubiens n'est pas admise. En transgressant ces règles, le photographe s'expose à être stigmatisé ou persécuté.

Le nu artistique est réputé chaste, cependant les photos de nu, tout comme les photos de guerre, d'accidents ou de catastrophes, oscillent forcément entre l'acceptable et l'inacceptable, deux domaines dont la frontière varie très largement selon les pays, les époques et les individus. « La pornographie, c'est l'érotisme des autres », disait André Breton.

Voici quelques années, à la grande époque de la photographie argentique, certains photographes louaient les services de modèles nus mais on ne voyait jamais le résultat des séances de pose. Normal, leurs appareils n'étaient pas chargés

Affirmons ici que la photographie de nu, tous styles confondus, ne peut aboutir à un résultat probant que si elle est pratiquée dans le cadre d'une certaine morale et d'une certaine éthique, qui valent aussi bien pour le photographe lui-même que pour ses modèles. Soyons par ailleurs conscients du fait qu'une photo non pornographique peut être parfaitement laide et vulgaire et qu'à l'inverse une photo pornographique peut aussi absolument superbe lorsque son auteur est un photographe talentueux et que le modèle, ou les modèles, ont du charme. Ceci posé une fois pour toutes, nous n'y reviendrons pas.

posé une fois pour toutes, nous n'y reviendrons pas. Quelles sont les motivations des photographes et

Quelles sont les motivations des photographes et des modèles?

Une très forte dissymétrie

La parité tant vantée en politique n'est guère respectée dans le domaine de la photographie de nu, c'est le moins que l'on puisse dire, et cette dissymétrie ne date pas d'hier. Le corps féminin a toujours été admiré par les hommes, en chair et en os mais aussi en représentation. L'apparition de la photographie a fait que beaucoup d'hommes par ailleurs incapables de dessiner, de peindre ou de sculpter sont devenus capables d'enregistrer plus facilement des images utilisables pour immortaliser certains instants d'équilibre et de beauté toujours fugitifs, mais souvent aussi utilisées à d'autres fins. Après des siècles et des siècles, on pourrait imaginer que tout a été fait dans ce domaine, que toutes les positions des corps et toutes les expressions des visages ont été enregistrées, pourtant le thème du nu féminin est toujours à la mode et la majorité des photographes qui le pratiquent sont des hommes.

Les questions d'argent

le pratiquent sont des hommes. Les questions d'argent Parallèlement, il faut se poser la question de

Parallèlement, il faut se poser la question de savoir ce qui motive les modèles féminins pour poser nues. Qu'on le veuille ou non, pour beaucoup, la raison principale est la petite ou parfois la grosse enveloppe qui leur est remise en échange de leur disponibilité et/ou de leur gentillesse. Beaucoup de ces modèles se moquent royalement du résultat, pourvu que les photos ne soient

Photo Pierre Thomas Karkau

pas publiées. Il existe, heureusement, beaucoup d'exceptions. Cependant, si la

rencontre d'un modèle expérimenté et d'un photographe imaginatif peut conduire à l'élaboration de photographies de haute qualité, il n'en reste pas moins que les rapports d'argent témoignent ici d'une double injustice : injustice entre les personnes conformes aux canons de la beauté et les autres, injustice entre les photographes qui ont les moyens de s'offrir des services payants et ceux qui ne les ont pas.

Pour les photographes et les modèles professionnels, les rapports d'argent sont la règle, que ce soit pour payer les services rendus ou pour obtenir la juste rétribution de leur travail. Pour les amateurs, les choses sont plus compliquées. Beaucoup d'entre eux, et pas seulement les jaloux et les nécessiteux, estiment que le statut d'amateur, celui qui aime, exclut par principe toute rémunération. Le photographe offre des tirages et prend à sa charge toutes les dépenses qui pourraient être occasionnées au modèle (déplacements, repas, fournitures, etc.) ; le modèle, de son côté, offre le temps nécessaire à la réalisation des prises de vues.

Le domaine de la pornographie est l'un de ceux qui brasse le maximum d'argent. Sur l'internet, il est en tête de toutes les catégories commerciales (d'ailleurs, les sites pornographiques sont parmi les plus évolués sur le plan technique) et dans la presse écrite de très nombreuses revues lui sont consacrées. Cependant, c'est un domaine dans lequel les éditeurs gagnent beaucoup plus d'argent que les photographes ; du reste, ces derniers ne sont manifestement pas toujours de haut niveau. C'est aussi un domaine où l'originalité n'est pas la règle, les poses sont très répétitives et il est évident que les photographes et les modèles les connaissent à peu près par cœur.

Que veut-on faire ?

Il y a beaucoup de manières d'aborder la photographie de nu mais la question fondamentale est toujours de savoir quelles sortes de photographies il s'agit d'obtenir. Il est important que le photographe et le modèle aient des idées précises à ce sujet et il est souvent intéressant, pour amorcer et nourrir la discussion, de partir d'exemples trouvés dans des revues, des livres, des expositions, etc.

Le temps est venu d'énoncer une idée primordiale : quels que soient le style et la manière décidés en commun pour les prises de vue à venir, la seule motivation du photographe et de son modèle est a priori de tout faire, ensemble, pour réussir les meilleures images possibles.

ensemble, pour réussir les meilleures images possibles. Apprentissage, recherche d'un style personnel et de

Apprentissage, recherche d'un style personnel et de prises de vues originales

d'un style personnel et de prises de vues originales Photo Richard Salvini Alexei Brodovitch disait que

Photo Richard Salvini

Alexei Brodovitch disait que si l'on regardait dans le viseur et que l'on y voyait quelque chose que l'on avait déjà vu auparavant, il ne fallait pas déclencher. Cette maxime qui vaut pour la photographie en général vaut aussi pour le nu, un domaine où il est bien difficile d'être original. Il peut être intéressant, lorsque l'on débute, de s'inspirer des travaux des grands photographes, de copier les poses qu'ils ont fait

prendre aux modèles, de comprendre comment ils ont utilisé la lumière ambiante ou composé leur éclairage, mais il faut très vite apprendre à s'en détacher pour rechercher des idées personnelles.

L'une des premières difficultés à résoudre tient au fait que le photographe ne regarde pas son modèle, même à travers le viseur de son appareil, comme il regarde sa représentation photographique sur une feuille de papier ou sur un écran. Le modèle est vivant et les rapports que l'on entretient forcément avec lui au cours de la prise de vue se chargent facilement d'émotions intenses qu'il n'est pas facile, et pas toujours souhaitable, de transcrire sur la photographie. En outre, il faut savoir à qui seront destinées les images. Si le public se limite au photographe et à son modèle, les traces des émotions ressenties lors de la prise de vue pourront subsister longtemps dans leurs mémoires mais pour les spectateurs qui n'ont pas vécu la séance de pose, ces aspects affectifs disparaissent complètement et le regard est tout autre, en général beaucoup plus critique.

Trouver des modèles Photo Pierre Thomas Karkau Les créatures de rêve que l'on voit régulièrement

Trouver des modèles

Trouver des modèles Photo Pierre Thomas Karkau Les créatures de rêve que l'on voit régulièrement sur

Photo Pierre Thomas Karkau

Les créatures de rêve que l'on voit régulièrement sur le papier glacé des magazines ou sur les écrans de télévision peuvent faire fantasmer de nombreux photographes mais le monde réel est quelque peu différent et sûrement moins idyllique. En général, c'est dans le quotidien qu'il faut chercher les richesses cachées et les sources d'inspirations, sans oublier tout ce que la vie peut apporter comme situations inattendues.

La première chose que devra faire le photographe entrant en relation avec son futur modèle est d'apporter la preuve de sa respectabilité et de son honnêteté et de bien préciser quel genre de photographies il compte faire. La meilleure façon de convaincre est de montrer un album avec ses travaux, mais évidemment cela peut être un cercle vicieux pour celui qui débute vraiment. A défaut de pouvoir montrer des nus, on peut toujours montrer d'autres œuvres personnelles et en particulier des portraits. On peut aussi montrer des dessins, d'ailleurs le fait de dessiner des nus est une bonne préparation dans la mesure où cela oblige à étudier les poses et à mieux observer ses modèles. Des ateliers d'art se chargent d'initier les débutants ; les modèles y sont souvent très différent(e)s par leur âge, leur taille, leur corpulence, etc., et cela force à s'éloigner des visions stéréotypées des photographies glamour.

Dans tous les cas il faudra s'identifier clairement, le meilleur moyen pour ce faire étant de donner une carte avec son nom, son adresse, son téléphone, son site internet ou son mèl, éventuellement ses références (appartenance à une organisation, distinctions artistiques, etc.). Il ne faut pas oublier de préciser ce que l'on compte faire des photographies, car les termes de l'accord ne seront peut-être pas les mêmes si celles-ci doivent rester dans l'album de famille, être présentées à des concours, faire l'objet d'expositions ou être publiées dans un livre ou une revue à fort tirage.

Si l'on cherche à réaliser des photographies à caractère très intime ou explicite, il ne sera pas toujours facile de trouver un modèle. On trouve parfois parmi des personnes très proches quelqu'un(e) qui, après avoir fait la moue, finira par se prêter au jeu.

Les modèles amateurs

Le plus simple pour démarrer est sans doute de solliciter sa famille et son entourage immédiat. Beaucoup de photographes commencent évidemment par photographier leur partenaire, homme ou femme, ce qui présente bien des avantages sur le plan pratique, aussi longtemps du moins que le couple partage le plaisir de poser et de photographier.

Le plus important est que la personne à qui on demandera de poser nue se sente bien dans sa peau, ce qui facilitera beaucoup la collaboration et augmentera la probabilité d'obtenir de bonnes photographies. Il ne faut jamais oublier que le modèle aussi peut avoir des idées ou des souhaits particuliers.

Attention aux problèmes d'âge. Il faut s'assurer que les personnes photographiées sont bien majeures, même lorsqu'il s'agit de membres de sa propre famille. Si ce n'est pas le cas, une autorisation écrite des parents est généralement nécessaire, et même dans cette éventualité il convient de faire très attention avec les enfants et les adolescent(e)s, surtout bien sûr si les photos doivent être publiées.

Les modèles professionnels

Il en est de bons et de mauvais. En général ceux qui ont l'habitude de poser pour des magazines de glamour ou des défilés de mode louent leurs services à des prix élevés mais ne sont pas pour autant habituées à poser pour des photos de nu sérieuses. Les modèles qui posent pour des classes de dessin ou de peinture le font

souvent aussi pour des photographes, et à des prix plus modérés ; leur aptitude à rester immobiles pendant des durées importantes est généralement très bonne, en revanche on ne peut pas toujours leur demander une gamme très étendue de poses différentes.

Les modèles fournis par des studios spécialisés

Beaucoup de studios que l'on peut louer pour des prises de vue proposent également les services de modèles professionnels ou non et habitués des lieux. Il faut toujours se mettre parfaitement d'accord avec les responsables du studio sur la nature des prises de vues envisagées, d'autant qu'ils peuvent généralement donner de bons conseils. Dans l'ensemble ces modèles sont plutôt orientés « glamour » que nu académique.

Petites annonces

Beaucoup de journaux plus ou moins spécialisés acceptent les petites annonces des photographes qui recherchent des modèles. Il faut alors être très clair sur la nature des photos que l'on projette de réaliser et sur la rémunération envisagée pour le modèle. Il n'est pas évident d'obtenir beaucoup de réponses par ce procédé, mais la politesse la plus élémentaire commande de prendre chacune de celles-ci en considération, même lorsqu'elles ne paraissent pas vraiment intéressantes. Il est d'usage que le photographe prenne tous les frais à sa charge et n'hésite pas à fournir de nombreux tirages aux modèles qui auront finalement accepté de poser ; naturellement toute rémunération, même modeste, sera la bienvenue. On peut également consulter les annonces passées par des modèles qui proposent leur service mais comme il s'agit parfois de formes de prostitution plus ou moins déguisées, il convient d'être très prudent.

Lors des séances de prise vue qui suivent la première prise de contact, il est indispensable que le photographe veille soigneusement à sa propre sécurité et à celle de son modèle. Lorsque les prises de vues ont lieu au domicile de ce dernier, c'est comme pour une randonnée en montage, il faut toujours indiquer à son entourage à quel endroit l'on va se rendre.

Modèles de rencontre

Le thème de la photographie peut être abordé lors de conversations avec des collègues de travail ou des personnes rencontrées lors de réunions ou autres activités. Si l'on est tenté par ce mode de recrutement, il faut toujours conserver sur soi quelques très bonnes photographies personnelles au format carte postale, de façon à pouvoir montrer à toutes les personnes intéressées, ou dont on pense qu'elles feraient de bons modèles, un échantillon de son travail. Naturellement chacune de ces cartes portera au dos les coordonnées complètes du photographe.

Certains photographes n'hésitent pas à distribuer des cartes dans la rue ou ailleurs, demandant aux personnes rencontrées de rappeler si elles sont intéressées. Cette approche n'est pas forcément recommandable et nécessite en tous cas beaucoup de prudence. Si un contact est établi et aboutit à un accord sur le fait de poser pour des photographies de nu, alors il faut veiller à bien choisir l'endroit où se passeront les prises de vue de manière à assurer une sécurité maximale.

Être son propre modèle

Beaucoup de photographes, hommes et femmes, se sont pris eux-mêmes pour modèle. C'est une bonne idée pour débuter et parfois l'amorce d'une longue série de prises de vue qui peut s'étendre sur de nombreuses années. Parmi les grands photographes de nus qui sont passés par cette étape au cours de leur carrière, on peut citer par exemple Imogen Cunningham.

Se photographier soi-même n'est pas forcément facile. Tenir l'appareil à la main limite très fortement les possibilités, de sorte que l'on s'aperçoit très vite de la nécessité de travailler sur pied et de déclencher à l'aide

du retardateur ou mieux d'une télécommande. Par ailleurs, on ne peut pas à la fois poser devant l'appareil et garder un œil dans le viseur, de sorte que la composition des photos n'est pas toujours bien assurée et que les éclairages ne donnent pas toujours les effets escomptés. Un miroir de grande taille placé au niveau de l'appareil peut fournir des indications, mais on reste ici dans le domaine de l'approximatif. Les boîtiers numériques munis d'écrans orientables ne sont utilisables pendant la prise de vue que si l'appareil n'est pas trop éloigné, ce qui interdit pratiquement l'usage de focales un peu longues pourtant recommandées pour éviter les déformations dues à un point de vue trop rapproché.

Autorisations de publication ou d'exposition

Il faut toujours demander au modèle ou, s'il est mineur, à son représentant légal, de signer une autorisation

écrite lorsque les photographies sont destinées à des publications ou à des expositions. En publiant ou en exposant une photo sans autorisation, le photographe risque de se voir attaqué en justice et il doit savoir que

les dommages et intérêts résultant d'une condamnation peuvent être très lourds. On trouvera ici un modèle d'autorisation.

lourds. On trouvera ici un modèle d'autorisation. Lieux et conditions de prise de vue Recherche d'un

Lieux et conditions de prise de vue

Recherche d'un lieu

Lieux et conditions de prise de vue Recherche d'un lieu Photo Richard Salvini La photographie de

Photo Richard Salvini

La photographie de nu requiert généralement un endroit privé, de telle façon que les prises de vues puissent se dérouler sans dérangement et à l'abri des regards indiscrets. Un modèle nu est toujours vulnérable et se sentira rarement à l'aise si ces conditions ne sont pas réunies. La prise de vue en extérieur ne peut généralement se faire que dans des lieux reculés, bien que certains photographes aient parfois travaillé en plein

centre ville, en profitant de la lumière du petit matin. Dans la plupart des pays des lois proscrivent la nudité dans les endroits publics, de sorte qu'à l'extérieur comme à l'intérieur des lieux privés sont recherchés en priorité.

Il existe un grand nombre de studios commerciaux qui fournissent tout le nécessaire aux photographes.

Ceux-ci ont alors à leur disposition différents décors de fond, des systèmes d'éclairage évolués, un minimum de mobilier et parfois des accessoires de toutes sortes. Souvent, ces studios sont loués non pas à un photographe seul, mais à des groupes qui passent une ou plusieurs soirées à photographier des modèles portant des tenues suggestives ou entièrement nu(e)s. Il est bien rare que l'on puisse faire du travail sérieux

dans de telles conditions.

Certains clubs possèdent un studio et organisent de semblables séances, pour un coût bien moins élevé. Là encore, même si les participants photographient réellement (la légende des photographes qui se rincent l'œil à travers le viseur d'appareils vides de film a la vie dure), la production de chefs d'œuvres n'est jamais massive. Cependant, le pire n'est jamais certain et si les séances sont dirigées par une personne compétente, elles permettent aux novices d'apprendre beaucoup de choses sur le tas, et d'abord à surmonter une partie de leurs inhibitions.

Se faire accompagner ou non

A moins que vous opériez avec une proche connaissance, il n'est pas mauvais qu'une tierce personne soit

présente lors des prises de vue. Un(e) assistant(e) sera peut-être plus utile par sa seule présence que par son

aide, surtout si vous devez vous rendre au domicile de votre modèle. On peut aussi demander au modèle de venir accompagné(e) d'un(e) ami(e) plutôt que de venir seul(e) au rendez-vous.

Cette présence permettra au modèle de se sentir en sécurité et en confiance et elle constitue aussi une garantie pour le photographe contre toute accusation d'actes ou de comportements déplacés qui pourraient

être portés à son encontre.

Nécessité d'un coin vestiaire

Il faut assurer au modèle la possibilité de se changer à l'abri des regards. Les studios professionnels offrent des loges appropriées, mais un rideau ou un paravent peuvent suffire. A l'extérieur, les choses peuvent être plus compliquées et il faut souvent improviser. Un(e) assistant(e) est souvent utile pour aider le modèle, recevoir ou présenter les vêtements et repérer d'éventuels visiteurs alors que l'attention du photographe est toute entière consacrée à la prise de vues.

Les marques sur le corps

Les habits, et plus particulièrement les sous-vêtements serrés, les chaussettes, les chaussures,

dans la peau des traces en relief, généralement plus ou moins teintées de rouge, et qui ne disparaissent

parfois qu'au bout de plusieurs heures. De même, si un modèle s'assied ou même s'appuie pendant quelque

temps sur une surface présentant des motifs en relief (chaises à claires-voies, tissus plissé,

également les marques. Les modèles professionnels connaissent bien ces problèmes mais il faut les rappeler

aux modèles amateurs et leur préciser qu'ils doivent apporter des vêtements suffisamment amples pour laisser aux marques le temps de disparaître.

impriment

), il en portera

Il est bien rare que la présence de telles marques améliore une photographie. Les marques de bronzage sont un peu moins gênantes, il n'est pas facile de les faire disparaître sur les photographies en couleurs mais en noir et blanc il est possible de les atténuer fortement en utilisant un filtre orangé ou même rouge clair. En numérique on peut également utiliser ce genre de filtre mais on peut aussi réaliser les tirages à partir d'images couleur transformées en monochrome en faisant prédominer le canal rouge sur le vert et surtout le bleu.

Ambiance et confort

Après que le modèle est arrivé dans le studio, il doit quitter tous les vêtements qui peuvent laisser des marques et attendre sous une sortie de bain assez douce ou sous une robe ample que sa peau ait repris son équilibre. Si l'on opère chez le modèle, les choses peuvent être grandement facilitées de ce point de vue mais les lieux ne se prêtent pas forcément au style de photo recherché. Un bain pas trop chaud peut accélérer la remise en état de la peau et détendre le modèle.

En attendant que les conditions deviennent favorables, il n'est pas interdit de bavarder avec le modèle et des rafraîchissements, ou une tasse de thé, sont souvent appréciés. Une musique d'ambiance peut aider à maintenir une atmosphère détendue, il est recommandé de laisser le modèle choisir à son goût et de modérer le niveau sonore de telle manière qu'il ne couvre pas la conversation.

On considère généralement que la température idéale se situe autour de 24 °C. En-dessous, le modèle peut ressentir le froid s'il reste longtemps immobile, au-dessus ce sont les problèmes liés à la transpiration qui risquent d'apparaître. Le photographe, qui est plus couvert que son modèle, doit porter des habits légers. Si les prises de vue s'effectuent au flash, l'éclairage n'a pratiquement pas d'influence sur l'ambiance du studio. Au contraire, des lampes à incandescence puissantes ont tôt fait de transformer le studio en étuve, s'il est petit. Le caractère directionnel de ce type d'éclairage est d'ailleurs tel que le modèle reçoit beaucoup plus de chaleur que le photographe. La chair de poule donne rarement de l'attrait aux photos, mais trop de chaleur nuit !

de l'attrait aux photos, mais trop de chaleur nuit ! Aspects techniques Quel appareil ? Argentique

Aspects techniques

Quel appareil ? Argentique ou numérique ?

de l'attrait aux photos, mais trop de chaleur nuit ! Aspects techniques Quel appareil ? Argentique
Photo Richard Salvini coût moindre. Tout appareil permettant d'obtenir une qualité de niveau professionnel donnera

Photo Richard Salvini

coût moindre.

Tout appareil permettant d'obtenir une qualité de niveau professionnel donnera de bons résultats en photographie de nu, qui demande presque toujours une mise au point et un cadrage très précis. Les boîtiers reflex argentiques sont donc parfaitement indiqués, de préférence en moyen format pour obtenir des agrandissements de haute qualité ; les appareils 24 x 36 peuvent aussi donner de très bons résultats, pour un

Les appareils numériques de type « professionnel » ou « amateur expert » donnent aussi de bonnes photographies si l'on dispose d'objectifs de qualité et d'une définition d'au moins 5 ou 6 Mp. L'écran LCD permet une évaluation rapide des résultats mais il est généralement trop petit pour que l'on puisse contrôler vraiment la netteté, même en grossissant l'image à fond. Si l'on dispose d'un ordinateur, on peut montrer immédiatement le résultat au modèle et vérifier la qualité des clichés. Parfois, il est possible de recommencer une prise de vue ratée en corrigeant des défauts qui n'étaient pas apparus immédiatement.

Une autre manière d'obtenir immédiatement une idée de la prise de vue en cours est de réaliser des images sur un film Polaroid à développement instantané. Cette méthode était très pratiquée par les professionnels voici quelques années, mais elle est finalement très onéreuse et par ailleurs un certain nombre de films très utilisés, comme celui qui permettait d'obtenir des négatifs noir et blanc en même temps que les images positives, ne sont plus fabriqués.

La prise de vue numérique permet également de s'affranchir du passage par un laboratoire et donc des problèmes de confidentialité associés, en particulier dans les pays où le nu n'est pas vu d'un très bon œil. En noir et blanc il est relativement facile de développer ses films et de réaliser ses tirages, avec un peu d'habitude du laboratoire. Le tirage couleur n'est pas très compliqué à réaliser, contrairement à une idée répandue, en revanche il n'est guère conseillé de développer les films soi-même. Les laboratoires professionnels sont à même de réaliser ce travail dans de bonnes conditions, mais on peut aussi s'adresser à un petit laboratoire qui réalise le traitement sur place et discuter avec le responsable pour savoir s'il accepte de prendre en charge les photos de nu. Ceci reste vrai, naturellement, si l'on confie ses fichiers numériques à un laboratoire pour faire réaliser des tirages sur papier.

Beaucoup de photographies de nu célèbres sont tirées en noir et blanc ou en sépia, la couleur étant ici souvent considérée comme un élément superflu, ou perturbateur, par le fait que les petits défauts du modèle sont tout à coup mis en évidence. D'ailleurs, chacun pourra facilement constater qu'un nu raté en noir et blanc est simplement raté, tandis qu'un nu raté en couleurs devient facilement vulgaire.

Recherche de la qualité maximale

La plus haute qualité possible est obtenue en utilisant un appareil de grand format capable de fournir des négatifs de 10 x 12,5 cm (4" x 5") ou même 20 x 25 cm (8" x 10"). Le coût de revient de l'appareil et des photographies est élevé, l'utilisation est aussi beaucoup plus difficile que celle d'un appareil reflex 35 mm ou argentique, la profondeur de champ est très restreinte mais la retouche des négatifs est possible et l'on peut même réaliser des épreuves directement par contact, ce qui est essentiel si l'on souhaite par exemple faire des tirages de très haute qualité au platine.

Sur les chambres de grand format, la mise au point se fait sur un verre dépoli au niveau où se formera l'image réelle qui impressionnera le film. Cela procure une netteté que même les meilleurs appareils reflex ne peuvent pas atteindre. Cependant, ces appareils sont totalement inadaptés à la photographie rapide et il faut de plus faire attention au flou de bougé dû aux mouvements du modèle, car la nécessité de fermer beaucoup le diaphragme oblige à adopter des temps de pose assez longs. Il y a également un décalage dans le temps entre la mise au point et la prise de vue elle-même, car il faut introduire le châssis contenant le film à la place du dépoli et ouvrir le volet de protection avant de pouvoir déclencher.

On est parfois très étonné de la qualité de rendu des détails de photographies datant parfois de 120 ou 150 ans. À l'époque, les surfaces sensibles et les objectifs étaient d'une qualité bien moindre que celle des

productions actuelles mais photographie.

les chambres de grand format régnaient en maîtresses dans le petit monde de la

Le studio

Ceux qui veulent installer leur propre studio doivent se rappeler que pour la photographie de nu et plus généralement de personnages en pied, les dimensions de la pièce sont très importantes. Pour photographier convenablement un modèle en position debout, il faut disposer d'un recul d'au moins 6 m et d'une hauteur de plafond d'au moins 3,5 à 4 m. Si la pièce n'est pas assez longue, il devient impossible d'éviter les déformations apparentes dues à un point de vue trop rapproché ; si elle n'est pas assez haute, on ne peut pas éclairer le modèle par le haut, mais seulement sous des angles trop faibles. De ce fait, les petits studios limitent très fortement les possibilités.

L'éclairage

La photographie de nu ne nécessite pas d'appareils d'éclairage spécialisés, tout équipement standard de studio peut convenir et l'on a toujours le choix entre les flashes et les sources de lumière continues. Si l'on souhaite faire bouger le modèle pour obtenir des photographies dynamiques, le flash s'impose par sa capacité à figer les mouvements, mais pour des applications plus statiques les sources continues sont beaucoup plus faciles à utiliser. En outre, la chaleur qu'elles dégagent est ici plutôt un avantage qu'un inconvénient.

Les kits d'éclairage de bas de gamme ne permettent généralement pas d'obtenir des résultats satisfaisants. Il vaut mieux consacrer un budget relativement important à l'achat de matériel de meilleure qualité, au besoin en recherchant des flashes ou des projecteurs de seconde main auprès de professionnels qui cessent leur activité ou renouvellent leur équipement.

Comme dans tous les autres cas de figure, les sources lumineuses procurent une lumière d'autant moins brutale qu'elles ont une surface plus importante et qu'elles se trouvent plus proches du modèle. On comprend vite dans ces conditions l'utilité des grandes « boîtes à lumière ». Les modèles professionnels sont souvent encombrants et on les déplace sur des roulettes, à moins qu'ils soient suspendus au plafond. Il existe aussi des modèles transportables que l'on peut replier. De nombreux photographes un peu bricoleurs (l'un ne va généralement pas sans l'autre) utilisent des solutions qui, pour être « de fortune », n'en sont pas moins efficaces :

* des panneaux de polystyrène éclairés par des sources ponctuelles et puissantes (lampes halogènes ou flashes),

* de grandes feuilles de papier calque éclairées par transparence ; les calques de type polyester sont

relativement chers mais ils sont très stables et assez neutres sur le plan de la colorimétrie, les calques d'origine végétale sont très peu onéreux mais ils sont sensibles à l'humidité et il faut faire attention à

l'équilibre des couleurs car ils sont souvent légèrement teintés de bleu, de jaune ou de vert.

* les écrans de projection mats ou surtout perlés constituent d'excellents réflecteurs de grande taille et il ne faut pas hésiter à les recycler parmi les matériels d'éclairage.

* un mur blanc fraîchement repeint ou des rideaux de tissus blancs peuvent suffir.

Le mélange de sources de températures de couleur différentes ne présente guère d'inconvénients en noir et blanc mais il n'en est pas de même en couleurs. Il faut en particulier faire très attention aux surfaces

réfléchissantes qui ont subi les outrages du vieillissement. En comparant un parapluie blanc ancien avec un nouveau, on constate souvent que le premier paraît jaunâtre à côté du second, et cette différence peut très bien être accentuée lors des prises de vue en raison d'une part de la composition spectrale de la lumière émise par les sources, surtout dans le cas où il s'agit de flashes, et d'autre part de la sensibilité spectrale des pellicules ou des capteurs, laquelle diffère sensiblement de celle de l'œil.

Les fonds et les décors

La plupart des photographes de nu affectionnent des fonds unis. Un mur peint constitue une bonne solution de base mais il laisse une démarcation avec le sol. Celle-ci peut être utilisée pour suggérer un décor

d'appartement (c'en est peut-être un en réalité

nappe de matériau disposée en arrondi et convenablement éclairée.

) mais on peut la supprimer à l'aide d'une feuille ou d'une

On peut discuter longtemps de la couleur de l'arrière-plan mais il faut remarquer ici qu'un fond blanc qui ne reçoit pas de lumière devient gris ou même pratiquement noir, tandis qu'un fond noir très éclairé devient gris. Un fond blanc peut aussi devenir rouge ou vert si on l'éclaire avec une lumière rouge ou verte

Des rouleaux de papier de grande largeur montés dans des supports appropriés fournissent des fonds adaptés à la plupart des situations mais en les multipliant on fait apparaître des problèmes de stockage, sans compter que l'addition peut vite devenir salée. Les petits défauts du papier se retrouvent sur les photographies mais ils peuvent être retouchés facilement lors du post-traitement ou déjà atténués en éloignant le modèle du fond. Lorsque le papier est endommagé (les blancs et les noirs sont très sensibles aux marques et aux salissures), il suffit de couper la partie devenue irrécupérable et de tirer un peu plus sur les rouleaux.

Attention à la propreté ! Si le sol du studio est poussiéreux, les pieds du modèle vont vite se salir, ce qui n'est pas du meilleur effet sur les photos, et en outre ils vont salir tous les objets avec lesquels ils entreront en contact, en particulier les papiers de fond.

Beaucoup d'amateurs recherchent des coupons de tissus dans les magasins spécialisés. Les fonds de tissus donnent en effet de très bons résultats mais les drapés ne sont pas toujours faciles à mettre à profit. Il vaut mieux un tissu carrément froissé qu'un tissu mal repassé. Naturellement, on ne jette pas un grand panneau de tissu comme on le fait avec du papier et si l'on souhaite varier les fonds, les problèmes d'entretien et de stockage ne tardent pas à se poser.

Il existe aussi des fonds peints, mais ils sont d'un usage moins général que les fonds unis. La projection d'un décor préalablement enregistré sur une diapositive peut constituer une alternative intéressante mais il faut bien se dire que plus on utilise d'équipement et d'accessoires, plus les choses deviennent compliquées et plus la probabilité d'essuyer des échecs augmente

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Le diaporama

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Finalisation : mise sous verre et numérotation des diapositives.sonore. Enregistrement de la synchronisation définitive. "La démarche que vais décrire ici verra sans doute

"La démarche que vais décrire ici verra sans doute quelques détracteurs car cette dernière est basée sur une grande rigueur. Je sais que certains diaporamistes préfèrent procéder au "feeling" en construisant leurs montages par tâtonnements successifs. Néanmoins je persiste à considérer que le diaporama nécessite une certaine construction méthodique. En effet, lors de l'élaboration d'un montage on constate que l'on se pose toujours les mêmes questions, alors pourquoi ne pas organiser les choses une bonne fois pour toutes afin de ne rien oublier à chaque fois. On a l'impression qu'une démarche méthodique est une perte de temps, au départ certes, mais on s'aperçoit très vite qu'en fait par la suite on gagne du temps et de la qualité. Et puis, entre nous, la rigueur ne gomme ni la créativité ni le sens artistique de l'auteur. Une chose importante avant de commencer, les problèmes techniques sont volontairement occultés afin de nous concentrer uniquement sur la démarche. Seuls quelques conseils techniques sont formulés afin de faciliter la compréhension du sujet."

Gabriel Mermet-Bouvier www.vivelediaporama.com

sujet." Gabriel Mermet-Bouvier www.vivelediaporama.com ECRITURE DU SCENARIO Le diaporama est une école de rigueur.

ECRITURE DU SCENARIO

Mermet-Bouvier www.vivelediaporama.com ECRITURE DU SCENARIO Le diaporama est une école de rigueur. L'écriture du

Le diaporama est une école de rigueur. L'écriture du scénario est une étape essentielle dans la réalisation d'un montage.

Il existe plusieurs façons de procéder toutes aussi valables les unes que les autres. Aussi vais-je vous livrer ma méthode qui n'est pas révolutionnaire mais qui a le mérite de fonctionner, et cela me permettra de vous montrer le cheminement qui va de l'idée jusqu'à la rédaction du synopsis.

Voici le plan de ce long sujet :

L'idée. De l'idée au synopsis. Les séquences. Les transitions. La chute. L'écriture du texte. Le choix des musiques. Les bruitages. Le synopsis Le synopsis à travers Sy(P).

Néanmoins je vous recommande la lecture de ce sujet d'un bout à l'autre, car tout s'enchaîne logiquement.

L'idée

Avant de se lancer dans l'écriture du scénario, il est bien évident qu'il faut avoir l'idée de son montage. Surtout, ne commencez rien tant que cette idée n'est pas complètement mûre dans votre esprit. Ici deux démarches sont possibles : soit on souhaite élaborer un montage à partir d'images déjà réalisées, c'est le cas d'un diaporama de voyage par exemple, soit on élabore un montage de fiction où tout est à faire. Dans ce deuxième cas, il convient déjà de penser aux images qui seront nécessaires, et surtout de savoir si ces dernières sont réalisables.

Ne brusquez pas les choses, quelquefois l'idée a beaucoup de mal à se concrétiser, dans ce cas pas d'affolement, laissez faire le temps, vous verrez, subitement, tout deviendra limpide comme par magie. Si certaines idées paraissent très simples, l'acte de création est un long parcours souvent semé d'embûches. Nul n'est besoin d'avoir chaque fois une idée géniale que personne n'a jamais eue, car une idée géniale mal réalisée ne fonctionnera pas. Par contre une idée plus simpliste bien réalisée, où vous aurez mis toute votre sensibilité et tout votre savoir faire touchera beaucoup plus le public. Car, c'est bien le public qui est visé, ne l'oubliez surtout pas.

Pour ma part à ce stade j'écris beaucoup, cela facilite ma compréhension du sujet et sert de support à ma réflexion. N'hésitez pas à vous remettre en cause, commencez déjà à prendre des avis. Si vous sentez que cela ne fonctionnera pas, n'insistez pas.

N'oubliez pas que le langage diaporamique n'est pas un langage littéraire. C'est de l'audiovisuel très court, ce qui implique que le texte, l'image et la musique doivent être très complémentaires pour tout exprimer. Donc, nul besoin d'un long développement, synthétisez vos idées par le texte et l'image. Certes, ce n'est pas simple, mais c'est dans cette difficulté que réside tout l'intérêt de la créativité diaporamique.

De l'idée au synopsis

Maintenant que l'idée est bien en place il convient de penser au minutage général, à savoir que le temps maximum accepté dans les festivals est de 12 minutes en général. Hé oui, il ne s'agit pas d'un film mais bien d'un montage créatif court. Pensez à l'évolution de votre montage dans le temps ainsi qu'au rythme général que vous souhaitez lui donner.

A ce stade il convient de découper votre montage en séquences cohérentes.

Les séquences

L'élaboration du synopsis commence par le découpage en séquences. Moment crucial dans la construction de

votre montage.

Une séquence est une partie du montage qui présente une unité qui peut être visuelle, émotionnelle, sonore de toute façon cohérente avec le thème général du montage. A ce stade ne vous préoccupez pas trop de la durée de chaque séquence, cela s'affinera par la suite, attachez vous uniquement à la recherche et au classement de toutes les séquences.

N'hésitez pas à réaliser une maquette d'une séquence précise si vous avez un doute sur son impact ou sur certains fondus. Dans la mesure où vous avez déjà les images évidemment.

Les transitions

Maintenant il convient de vous posez un certain nombre de questions au sujet du passage d'une séquence à l'autre :

Est ce que le passage sera brutal ou bien en douceur ? Se fera-t-il à l'aide du texte ou bien par un changement de musique ? Se fera-t-il par l'intermédiaire d'une image choc (à l'aide d'un cut) ou bien par un fondu lent au niveau de l'image et du son ?

Il n'est pas forcément utile de "téléphoner" le changement de séquence, tout peut se passer subtilement, en douceur. Pour ma part, je n'apprécie guère que l'on me guide dans la lecture d'un diaporama. Un montage où la structuration est trop marquée a beaucoup moins d'impact qu'un montage où tout est suggéré en finesse et où le passage d'une séquence à l'autre se fait discrètement dans une logique implacable. Le spectateur est grand, et surtout, il a l'habitude de l'audiovisuel maintenant.

Tout ceci pour dire qu'il est très important que les transitions soient réussies et que le travail de ces dernières est indispensable.

La chute

Quelle chute souhaitez vous donner à votre montage ? Difficile, car la chute doit surprendre tout en ayant été préparée tout au long du montage.

Vos séquences sont elles suffisamment travaillées en fonction de cette chute ? Si vous avez le moindre doute il convient de retravailler immédiatement ces dernières.

Prenez garde aux fausses fins, l'auteur ne s'en doute pas toujours au moment de l'écriture, donc essayez de les débusquer dès à présent.

Voulez vous une chute brutale, logique, forte, douce ? A vous de répondre à ces questions. N'oubliez surtout pas qu'à l'issue de la projection de votre montage, c'est la chute qui sera présente dans l'esprit du spectateur. Une mauvaise chute peut complètement gommer les qualités d'un montage. J'ai vu trop de très bons montages massacrés par une mauvaise chute.

L'écriture du texte

Maintenant vos séquences sont en place et vous avez trouvé une bonne chute. Il est temps de passer à l'écriture du texte. Attention n'en faites pas des tonnes, il convient d'être rapide et percutant, comme nous l'avons vu un montage c'est court, même si vous dites un texte du début à la fin vous avez 12 minutes maximum. Pour ma part je n'aime guère les montages trop verbeux, il faut aussi laisser parler les images et la musique, et même les silences. Un silence peut parfois exprimer beaucoup de choses. Là je vais me mettre à dos une certaine école qui proscrit tout blanc dans un montage, entre nous, pourquoi fixer de telles règles ?

Donc synthétisez au maximum vos idées, certes l'exercice n'est pas simple. Pour ma part je développe beaucoup chaque séquence de texte pour être sûr de penser à tout dire, et puis je réalise la synthèse de l'idée générale qui se dégage de tout ce texte. Avec un peu d'habitude on y arrive très bien. Pensez aussi que ce texte va être récité, donc il faut qu'il sonne bien et soit agréable à l'oreille. Faites une maquette d'enregistrement de votre texte en cas de doute, vous serez surpris, ce n'est pas pareil que sur le papier.

Évitez les répétitions et les développements philosophiques, un diaporama n'est pas un livre, c'est du multimédia. Au cours de l'écriture n'oubliez pas qu'il y a les images, donc surtout ne les décrivez pas, car là, c'est aussi une forme de répétition. Ne dites pas tout, laissez travailler l'imagination du spectateur, laissez lui

le

temps de rêver.

Si

vous n'avez pas de talent littéraire faites vous aider, le diaporama peut être aussi un travail d'équipe. Si

vous faites partie d'un club c'est encore mieux car vous aurez les conseils et l'aide de vos collègues.

Votre montage peut être l'illustration d'un poème ou d'un texte littéraire, donc dans ce cas aucun problème pour l'écriture du texte. Par contre il vous faudra trouver un excellent récitant et là c'est moins simple

S'il s'agit d'un reportage, le texte peut se résumer à une interview réalisée sur place, dans ce cas prenez garde à la qualité de l'enregistrement et veillez à la bonne égalisation des niveaux au moment du mixage sonore.

A ce stade vous êtes en mesure de faire une première estimation du minutage de chaque séquence.

Le choix des musiques

Ne pensez surtout pas que la musique doit être un simple fond sonore. Elle fait partie intégrante de l'écriture diaporamique, elle est là pour ponctuer les idées et les émotions que vous souhaitez faire passer.

Dans le cas d'une illustration de chanson, le problème du choix de la musique est réduit à sa plus simple expression, il s'agit de la même musique qui représente la totalité de la bande sonore. N'allez pas imaginer pour autant que ce type de montage soit un exercice aussi facile que cela. Par contre pour les autres types de montage, il convient d'effectuer le choix des musiques. Je dis bien des musiques, car je vous déconseille fortement d'utiliser le même morceau du début à la fin, à moins que votre montage se résume à une seule séquence, ce qui en réduit considérablement l'intérêt.

Les musiques devront correspondre à l'ambiance générale et au rythme du montage d'une part, et à l'ambiance et au rythme de chaque séquence d'autre part. Ce qui veut dire qu'il vous faut trouver une musique pour chaque séquence afin d'illustrer correctement votre oeuvre sans lasser le spectateur. Il n'est pas interdit de reprendre à la fin du montage la musique du début, cela dépend de la chute bien évidemment. Cette technique a pour effet de renforcer l'esprit général que vous avez voulu donner à votre montage.

Le moment est venu de choisir vos musiques, vous avez une idée du minutage de chaque séquence, il convient donc d'agir en conséquence. Il vous faut faire des recherches, écouter des heures de musique pour isoler la séquence musicale qui va bien. Certes, une bonne culture musicale aide beaucoup, mais tout le monde ne l'a pas forcément. Alors demandez des conseils à votre entourage, et là encore faire partie d'un club facilite grandement les choses.

Pour le choix des musiques il est difficile de vous livrer ici une recette miracle, seulement quelques conseils :

Évitez les morceaux trop connus, ils seront obligatoirement associés à un film, un clip vidéo, une émission de

télévision

n'oubliez pas que nous vivons dans une époque multimédia.

Évitez les morceaux chantés dans la mesure où votre montage a beaucoup de texte, sauf dans un cas bien précis où cela est vraiment indispensable.

Pour un montage de voyage, évitez de mettre trop de musiques locales, cela va très vite lasser le spectateur. Et surtout assurez vous de la signification de ces musiques, il y aura toujours un petit malin qui en connaîtra la signification et n'hésitera pas à vous faire remarquer que vous êtes hors sujet si tel est le cas.

Prenez garde aux musiques d'ambiance, libres de droit, vendues à la Fnac ou autres. J'appelle cela des "musiques au mètre", très répétitives, qui vont rapidement fatiguer le spectateur et pas forcément bien illustrer votre séquence. Vous pouvez en utiliser, certes, mais avec beaucoup de parcimonie.

Pensez toujours aux transitions musicales entre deux séquences, c'est important car une transition musicale ratée peut nuire considérablement à la qualité de votre montage.

Une fois que vous avez trouvé les musiques, faites un essai, si vous avez la chance de posséder déjà les diapositives. On peut être certain que théoriquement cela va fonctionner, parfois pratiquement il en est bien autrement. Dans la mesure où vous n'avez pas encore les diapositives, le mieux est de trouver plusieurs musiques possibles pour chaque séquence. Vous ferez le choix définitif lorsque vous aurez réalisé vos précieuses images.

Les bruitages

L'adjonction de bruitages à la bande sonore s'avère nécessaire notamment dans le cas d'un montage de voyage, d'un reportage ou d'un documentaire. Dans ces cas cela apporte énormément à l'ambiance sonore en rendant votre montage beaucoup plus vivant.

Pour ce faire, deux solutions : soit vous enregistrez le son sur place à l'aide d'un bon enregistreur de poche. Aujourd'hui on trouve de très bons enregistreurs numériques assez abordables. Soit vous utilisez des disques

de bruitages vendus dans le commerce. En effet, pour certains bruitages (mer, vent, feu

bruitages seront bien meilleurs que du son enregistré sur place. Par contre pour une scène de rue, un spectacle folklorique, une fête par exemple, rien ne vaut un enregistrement pris sur le vif.

) les disques de

Ensuite pour intégrer les bruitages au sein de la bande sonore, ce sera un long et fastidieux travail de mixage,

mais là c'est un autre sujet

ordinateur facilitent considérablement cette opération.

Cependant il faut savoir qu'aujourd'hui les logiciels de montage sonore sur

Le synopsis

Maintenant la maturation de votre montage est achevée, il convient de rédiger précisément votre synopsis. Il s'agit de rédiger un document (eh oui encore du rédactionnel !). Sur ce dernier vous allez retrouver tous les éléments de votre montage audiovisuel.

Pour ma part j'utilise un tableau réalisé informatiquement à l'aide d'un tableur. Pourquoi un tableur ? Tout simplement afin que les calculs de timing soient réalisés automatiquement, à la main on a vite fait de se planter dans ce genre de calculs. Et puis aussi les modifications et ajouts sont grandement facilités de cette manière. C'est clair, aujourd'hui l'ordinateur est indispensable tout au long de la fabrication d'un diaporama. Ce tableau fonctionne aussi bien pour un montage argentique que pour un montage numérique. Ici on ne se pose pas encore la question du support.

Je vous propose un exemple du début d'un scénario imaginaire pour vous présenter ce tableau. Voici le descriptif de chacune des colonnes :

La colonne "N° Diapo" contient le numéro que vous indiquerez physiquement sur votre diapo en respectant la normalisation en la matière dans le cas d'un diaporama argentique. Cette normalisation est développée en

détail au sein de l'article "pratique" "Numérotation des diapositives". La colonne "Image" contient soit un descriptif littéraire de l'image, soit un croquis de cette dernière (si vous êtes doué en dessin), soit, plus luxueux, une imagette de votre photo. La colonne "Type de transition" indique quelle transition à l'ouverture va être appliquée à cette image. Il convient de se limiter aux termes : fondu lent, fondu rapide, cut, fondu moyen, aller moyen, demi-aller

moyen, retour rapide

curseur dans le cas d'un montage argentique. Pour un montage numérique le nombre d'effets de transition

étant plus important on indiquera clairement le nom de l'effet (volet horizontal, zoom, translation,

La colonne "Durée cumulée" indique la durée de la transition additionnée au temps d'arrêt sur image. La colonne "Temps écoulé" contient le temps écoulé depuis le début du montage. Cette indication vous sera très utile au moment de construire la bande sonore. En d'autres termes il s'agit du time-code de l'image. La colonne "Texte" contient éventuellement le texte qui accompagnera cette diapo. La colonne "Musique et/ou bruitage" indique le nom de la musique et/ou du bruitage associé à cette image.

Ces termes qualifient le mouvement à effectuer sur une commande manuelle à

).

         

Musique

Diapo

Image

Type de

transition

Durée

cumulée

Temps

écoulé

Texte

et/ou

bruitage

 

Musique 1 :

0

Cut

4"

4"

Không Minh

assis au

       

balcon

1-3

1-3 Fondu moyen 7" 11"   Musique 1

Fondu moyen

7"

11"

 

Musique 1

 
  Demi-aller        

Demi-aller

       

2

moyen

10"

21"

Musique 1

 
  Retour     Il est un pays né de l'eau et du riz, forgé dans

Retour

   

Il est un pays né de l'eau et du riz, forgé dans la lutte et les combats.

 

1-3

moyen

10"

31"

Musique 1

       

Ce pays

 
 
  c'est le

c'est le

Vietnam,

Musique 1 + Bruitage d'un bateau à rames

4

Fondu moyen

10"

41"

patrie des

profondes

forêts

 

tropicales,

 

5

5 Fondu lent 11" 52" des plages de rêve et des rizières brumeuses. Musique 1

Fondu lent

11"

52"

des plages de rêve et des rizières brumeuses.

Musique 1

6

6 Fondu lent 10" 1'02"   Musique 1

Fondu lent

10"

1'02"

 

Musique 1

         

Petite fille

 
de l'eau,

de l'eau,

7

Fondu rapide

6"

1'08"

raconte

Musique 1

nous ton

pays.

8

8 Cut 6" 1'14"   Musique 1

Cut

6"

1'14"

 

Musique 1

Maintenant vous êtes prêt à réaliser l'ensemble de votre montage sur la base de ce synopsis. Au fur et à mesure de l'élaboration vous allez y apporter quelques retouches en fonction d'impondérables impossibles à identifier au début. Votre montage va s'affiner par la suite, mais vous l'avez compris, il est impossible de construire correctement un montage sans ce travail préalable. A l'issue de la réalisation vous aurez un synopsis complètement bouclé que vous allez conserver précieusement, il vous sera utile en cas de sérieux problèmes au niveau de la bande son, et il servira aussi de référence pour d'autres futurs montages.

Le synopsis à travers Sy(P)

Pour les utilisateurs du logiciel PicturesToExe il existe un complément gratuit fort intéressant, il s'agit du logiciel Sy(P) qui permet d'écrire son montage numérique à travers un synopsis. L'objet de Sy(P) est de permettre de visualiser, de modifier sous une forme synthétique les principaux paramètres d'un diaporama et aussi de les imprimer avec ou sans vignettes. Sy(P) met en oeuvre différents outils dont une table lumineuse et un tableur, à partir desquels il est possible d'effectuer sur les images différentes opérations, individuellement ou globalement: ajouter de nouvelles images, en supprimer, en dupliquer, modifier leurs paramètres, et aussi les réordonner.

Ce logiciel travaille uniquement à partir d'un projet PicturesToExe existant, il convient donc de créer un projet sous PicturesToExe avec la première image de votre montage et vous pourrez ensuite saisir la totalité de votre montage sous Sy(P). Ceci vous permet d'avoir toujours une vision globale de votre montage et de travailler sous forme de synopsis ce que ne permet pas PicturesToExe. De plus vous pourrez imprimer proprement votre précieux synopsis. Travailler sur papier de temps en temps, ce n'est pas mal non plus. Voici ce que donne notre extrait de montage exemple sous Sy(P) :

Malheureusement aujourd'hui Sy(P) ne permet pas d'associer des commentaires libres à une image, on ne

Malheureusement aujourd'hui Sy(P) ne permet pas d'associer des commentaires libres à une image, on ne retrouve donc pas nos colonnes "Texte" et "Musique et/ou bruitage". Afin d'identifier nos différentes séquences musicales il suffit d'utiliser la fonctionnalité "bornes temporelles" de Sy(P). Ainsi on va poser une borne au début de chaque séquence, puis nous allons utiliser la fonction export de bornes temporelles vers Audacity qui est le logiciel d'assemblage sonore avec lequel s'interface Sy(P). Ensuite au sein d'Audacity il suffit d'importer ces bornes temporelles, ainsi on aura l'indication temporelle précise pour assembler nos différentes séquences musicales. Sy(P) contient bien d'autres fonctionnaliés, vous pouvez le télécharger gratuitement sur DiaporamaForum, c'est ici.

gratuitement sur DiaporamaForum, c'est ici . SELECTION DES IMAGES Une fois que toutes les images sont

SELECTION DES IMAGES

Une fois que toutes les images sont réalisées, il convient de les sélectionner en les assemblant séquence par séquence sur la table lumineuse (argentique ou numérique). C'est ici que se passe l'essentiel de votre travail au niveau de l'image. Éliminez les photos de mauvaise qualité, soyez très exigent. Peut être allez vous trouver une image superbe mais, une fois placée sur la table lumineuse, vous vous apercevez qu'elle n'est pas dans la tonalité de la séquence, alors, n'hésitez pas à l'éliminer. Cet exercice est parfois cruel, il n'y a pas de doute.

Alignez vos images en respectant la similitude des couleurs, des formes et des lignes, et surtout recherchez la

fameuse "troisième image". Travaillez séquence par séquence certes, mais n'oubliez pas les transitions d'une séquence à l'autre.

pas les transitions d'une séquence à l'autre. PROJECTION CRITIQUE Une fois que toutes les images sont

PROJECTION CRITIQUE

Une fois que toutes les images sont sélectionnées, dans le cas d'un montage argentique mettez le tout en paniers et procéder à une projection de la totalité du montage. Dans le cas d'un montage numérique procéder à la prévisualisation du diaporama. Ceci afin de vérifier la cohérence de l'ensemble, la qualité des images et des transitions. Pour l'instant ne vous préoccupez pas trop des effets de transition, attachez vous seulement à visualiser le tout avec un grand sens critique sans perdre de vue l'objectif de votre montage. Ce sens critique devra être présent tout au long de cette démarche, c'est très important. Appliquez les corrections si nécessaire.

MISE AU POINT DE CHAQUE SEQUENCEtrès important. Appliquez les corrections si nécessaire. Lorsque vous êtes satisfait de l'ensemble il convient

Lorsque vous êtes satisfait de l'ensemble il convient de travailler chaque séquence. Il vous faut trouver le bon rythme de passage de chaque séquence, vérifier et régler les effets de transitions, puis chronométrer précisément le tout dans le cas d'un montage argentique. Pour un montage numérique vous travaillez directement en indiquant les temps d'arrêt sur image et les temps des effets de transition, donc inutile de chronométrer. A ce stade, si un fondu n'est pas satisfaisant, remettez le tout de suite en cause, car sur la table lumineuse il est quasiment impossible de juger de la qualité d'un fondu. Maintenant vous êtes en mesure de noter de manière quasi définitive le temps cumulé en regard de chaque image dans votre synopsis. En effet le temps noté au départ n'était qu'une approximation.

noté au départ n'était qu'une approximation. ENREGISTREMENT DE LA PREMIERE SYNCHRO Cette étape ne

ENREGISTREMENT DE LA PREMIERE SYNCHRO

Cette étape ne concerne que le diaporama argentique car dans le cas d'un diaporama numérique on ne peut synchroniser que sur une bande son, or à ce stade notre bande son n'est pas encore réalisée. On peut à tout moment prévisualiser l'ensemble du montage et régler chaque paramètre de chaque image. Le but de cette étape étant d'obtenir une synchronisation "à vide" de l'ensemble du montage, nous l'avons automatiquement dans le cas d'un montage numérique. Il convient seulement de ne pas oublier de mettre à jour votre synopsis.

Pour un montage argentique, chaque séquence étant au point maintenant, il est temps d'effectuer une première synchronisation de l'ensemble en respectant scrupuleusement le timing indiqué dans votre synopsis, qui ne vous quitte plus. Si vous êtes l'heureux possesseur d'un synchronisateur numérique vous n'aurez aucun

souci à ce niveau. Il vous suffira de saisir le timing évalué précédemment, difficile d'être plus précis. Par contre si vous possédez un synchronisateur analogique, c'est plus laborieux car il faut avoir un oeil sur

l'écran, l'autre sur le chronomètre et un troisième sur le synopsis, pas évident tout ça plante, et croyez moi on se plante, il faut tout recommencer depuis le début.

Et puis, si on se

Ne paniquez pas il y a des solutions à ce problème. La première consiste à vous faire aider par un collègue. Ce dernier surveillera le synopsis et le chronomètre et vous donnera oralement les indications. Vous pourrez ainsi vous concentrer sur les fondus et anticiper chaque action sur la manette. Si vous êtes vraiment seul, une autre méthode consiste à enregistrer oralement les indications sur la piste 3 du support d'enregistrement. Pour ce faire à l'aide du chronomètre et du synopsis vous prononcez le mot "top" à chaque passage de vue, et pour chaque diapo vous indiquez le type de fondu tel que vous l'avez écris dans votre synopsis. Cet enregistrement préalable effectué, au moment de l'enregistrement de la synchronisation, il vous suffit d'écouter la piste 3 au casque en même temps que vous enregistrez la synchronisation sur la piste 4. Avec une bonne table de mixage, c'est très simple. Cette méthode fonctionne très bien en limitant considérablement les risques de plantage et d'erreur humaine de la première méthode.

Ensuite visionnez plusieurs fois le montage synchronisé, toujours avec votre fameux sens critique. Si vous n'êtes pas entièrement satisfait, recommencez l'opération. Il est inutile de laisser passer la moindre erreur, car si vous la voyez, vous ne verrez plus qu'elle par la suite d'une part, et d'autre part il y aura toujours un spectateur qui lui aussi la verra.

Une fois que vous êtes entièrement satisfait repassez le montage en reprenant exactement tous les temps à l'aide du chronomètre. En effet, au moment de l'enregistrement de la synchronisation il y a parfois des écarts. Mettez à jour le synopsis, c'est important pour la suite.

à jour le synopsis, c'est important pour la suite. CONFECTION DE LA BANDE SONORE Vous êtes

CONFECTION DE LA BANDE SONORE

Vous êtes maintenant en possession de tous les temps précis, vous pouvez commencer la bande sonore. Si vous aviez un choix à faire sur une ou plusieurs musiques, vous êtes maintenant en mesure de procéder aux choix définitif. Pour ce faire projetez la ou les séquences concernées avec toutes les possibilités musicales et déterminez la musique qui va bien, prenez votre temps, ce choix est parfois difficile.

Une fois que vous êtes convaincu du choix de toutes les musiques, confectionnez la bande musicale. A l'aide du synopsis vous avez le timing de chaque musique, et savez quel type de transition musicale vous devez appliquer à chaque séquence. Une bonne table de mixage ou un logiciel informatique de mixage sont indispensables pour réaliser un travail propre à ce niveau. Je vous conseille fortement de travailler le son en numérique car c'est beaucoup plus facile, de plus on obtient une précision très fine au niveau du timing, on n'a aucune surprise à la restitution. Et surtout on s'affranchit des problèmes de distension de la bande qui peuvent provoquer des écarts de timing importants sur un montage un peu long.

Si vous avez des commentaires et/ou des bruitages à insérer, le moment est venu de le faire. Je vous conseille de procéder à leur enregistrement sur autre support que celui de la bande musicale. Enregistrer tous les commentaires et/ou bruitages les uns à la suite des autres en les espaçant par un généreux blanc. Ensuite il

convient de réaliser le mixage des deux bandes en insérant les commentaires et/ou bruitages en fonction du timing de votre synopsis. Prenez garde aux niveaux lors de cette insertion, là je n'ai pas de recette miracle, il vous faudra faire et refaire ce mixage plusieurs fois jusqu'à obtenir la bonne égalisation. Les commentaires doivent être très audibles avec une musique néanmoins présente, pas toujours simple. Pour ma part je note toutes les indications de mixage au sein d'un tableau. Ceci pour deux raisons, premièrement, c'est une sauvegarde des paramètres du mixage en cas de problèmes sérieux de la bande sonore (croyez moi ça arrive

même aux personnes très organisées la capitalisation de l'expérience.

Et puis cela sert de référence pour les futurs montages, cela s'appelle

).

Je vous propose donc le tableau suivant (basé sur exemple réel) :

 

Position

Niveau Musique

Niveau Insertion

 

34 s

4,5

8

 

2

m 06 s

7,5 à

4

9,5

 

4

m 08 s

7,5 à

4

9

5

m 50 s à 5m 58 s

7,5

7,5

 

7

m 26 s

7,5 à

4,5

9

8

m 06 s à 8 m 10 s

7,5

7,5

8 m 54 s

5

9

10 m 40 s

6

8

Pendant toute la durée du mixage : Master sur 7,5, sur les entrées 3 et 4 égaliseur Low à + 1,5.

La colonne "Position " indique le temps du début de l'insertion. Pour un bruitage on indique le point de départ et le point d'arrivée. Pour un commentaire on indique seulement le point de départ, car le point d'arrivée est signifié par le dernier mot du commentaire, que vous connaissez par coeur à ce stade de la réalisation.

La colonne "Niveau Musique" contient la valeur du volume de la musique au moment de l'insertion. Ce chiffre est propre à votre table de mixage, donc prenez ce tableau comme un exemple et non comme une référence. La notation xx à xx indique les valeurs de shuntage de la musique au cours de l'insertion.

La colonne "Niveau Insertion" indique la valeur à appliquer au volume du commentaire ou du bruitage au moment de l'insertion. Même remarque que précédemment au sujet de ce chiffre.

Le commentaire au bas du tableau indique quelques particularités propres au montage, ici la valeur du "master" pendant le mixage et le réglage de l'égaliseur sur les entrées 3 et 4. Je vous recommande de noter le maximum de choses au niveau de ce tableau, une table de mixage comporte beaucoup de réglages, et de plus on ne l'utilise pas tous les jours. Cela prend beaucoup de temps pour trouver les bons réglages, alors ces informations sont précieuses.

Voilà c'est très simple mais ça peut rapporter gros

documentation de votre montage. Libre à vous de créer votre propre documentation, encore une fois, ce que

Conservez précieusement ce tableau avec toute la

je vous livre ici, n'est qu'un exemple résultant de mon expérience personnelle.

ENREGISTREMENT DE LA SYNCHRO DEFINITIVEqu'un exemple résultant de mon expérience personnelle. Votre bande sonore est prête, il convient maintenant

Votre bande sonore est prête, il convient maintenant d'enregistrer la synchronisation définitive. En effet la première synchronisation avait pour unique but de déterminer le timing précis de chaque image afin de pouvoir élaborer la bande sonore. Certes, cette synchronisation fonctionnerait avec votre bande sonore, mais les fondus et différentes transitions ne seraient pas dans le rythme de la musique. L'exercice n'est pas simple, mais néanmoins très intéressant. Autant vous prévenir tout de suite, il vous faudra recommencer plusieurs fois avant que le rythme soit bon. Le diaporama est aussi une école de patience

Dans le cas d'un montage argentique, pour l'enregistrement de cette synchronisation, les conseils donnés au sein de l'étape "Enregistrement de la première synchronisation" sont toujours valables.

Une fois que votre synchronisation est au point, chronométrez une nouvelle fois l'ensemble de votre montage et mettez à jour les timing du synopsis, dans le cas d'un montage argentique. Dans le cas d'un montage numérique inutile de chronométrer, mais n'oubliez pas de mettre à jour votre synopsis. Cette fois c'est fait votre synopsis est définitif, conservez le soigneusement. Votre bande son est aussi définitive avec le résultat du mixage sur les pistes 1 et 2 et la synchronisation sur la piste 4 dans le cas d'un montage argentique. En effet on laisse toujours la piste 3 vierge pour éviter les éventuels problèmes de diaphonie, car lorsque les commandes de synchronisation bavent un peu sur les deux premières pistes je peux vous dire que cela perturbe considérablement l'écoute. Il est temps d'effectuer une copie de votre bande son et de la conserver précieusement de côté, en cas de coup dur, ça peut servir.

FINALISATIONune copie de votre bande son et de la conserver précieusement de côté, en cas de

Tout est fini ou presque, dans le cas d'un montage argentique il ne vous reste plus qu'à monter vos diapos sous verres, l'article "Mise sous verre" sur vivelediaporama.com traite à fond de cette opération. Puis numérotez toutes les diapos en respectant la normalisation édictée par la Fiap, l'article "Numérotation des diapositives" vous explique en détail comment procéder.

Voilà votre montage est fin prêt pour éblouir les spectateurs. Un conseil, lors de la première projection ne regardez pas l'écran mais les spectateurs, et là, vous saurez enfin si votre montage est bon.

Et puis, pourquoi ne pas faire concourir votre oeuvre dans les festivals, car s'il y a encore des diaporamistes qui font des montages, c'est bien pour que ces derniers soient vus

En savoir plus sur l'auteur de cet article

Photophiles.com remercie Gabriel Mermet-Bouvier, auteur de ce cours sur l'élaboration d'un diaporama argentique ou numérique et qui nous a permis de le publier sur www.cours-photophiles.com. Ne manquez pas son site internet www.vivelediaporama.com qui contient de nombreux autres cours sur l'ensemble des aspects techniques et artistiques du diaporama, ni le forum ForumDiaporama@ entièrement consacré au diaporama et réalisé en partenariat avec le site Espace Vision.

et réalisé en partenariat avec le site Espace Vision. < Préc Mis à jour ( Mercredi,

< Préc

Mis à jour ( Mercredi, 18 Juillet 2007 11:59 )

Par Emmanuelle Foray et François Vaille

 
 

Les réglages de l'appareil   

 

La composition de l'image    Les réglages de l'appareil   APN et conversions de focale   Conclusion Ce cours

APN et conversions de focale 

 

Conclusionde l'image APN et conversions de focale   Ce cours s'adresse essentiellement à tous ceux qui

Ce cours s'adresse essentiellement à tous ceux qui débutent dans la photographie, il vous donne les bases techniques nécessaires à l'utilisation d'un appareil photo reflex, ainsi que des conseils généraux pour composer vos images.

 
LES REGLAGES DE L'APPAREIL  

LES REGLAGES DE L'APPAREIL

 

Pour bien utiliser votre appareil, il est nécessaire de connaître quelques données techniques. Rassurez vous, cela n'a rien de très sorcier. La prise d'une photographie consiste tout d'abord à doser la lumière que doit recevoir votre pellicule pour être correctement exposé (ni trop sombre, ni trop clair). La lumière reçue par votre pellicule dépend bien entendu de la scène photographiée (un jour pluvieux sera beaucoup moins lumineux qu'un champ de neige sous le soleil), mais surtout des choix faits au moment de la prise de vue.Trois paramètres sont essentiels pour doser la lumière reçue par la pellicule: la sensibilité du film, l'ouverture, la vitesse d'obturation.

La sensibilité du film

 

Lorsque vous achetez votre film, qu'il soit de type papier ou diapositives, un nombre vous indique la sensibilité de

ce film : 100 ISO, 200 ISO, 400 ISO

etcUn

film 200 Iso est deux fois plus sensible à la lumière qu'un film 100iso,

il

vous permettra donc de prendre plus facilement des scènes d'intérieur, ou des temps pluvieux ou

 

maussades.Pourquoi dans ces cas là ne pas toujours utiliser un film très sensible (400iso par exemple) ? Tout simplement parce que ces films présentent une granularité plus forte et donc une perte de piqué ou finesse dans les détails. Le standard est le film 100 iso qui convient pour les scènes d'extérieurs correctement ensoleillées.

En numérique, l’appareil possède plusieurs sensibilités et parfois une sensibilité AUTO. Dans ce dernier cas l’appareil utilisera – à priori - la sensibilité la plus faible possible, donc le meilleur rendu, et l’augmentera en cas de faible lumière.

vaut mieux utiliser la sensibilité la plus faible (en manuel) car c’est la seule vraie sensibilité du capteur de votre appareil. Les sensibilités supérieures ne sont que des amplifications du signal qui augmentent le bruit et réduisent

Il

la

dynamique de l’image. Or, à part quelques appareils haut de gamme, le « grain » généré par le bruit numérique

est bien moins agréable à l’œil que le grain d’une pellicule de sensibilité élevée.

 

Il

faut savoir que les capteurs à forte définition (5M Pixels) des compacts sont handicapés en sensibilité par un

 

nombre élevé de capteurs disposés sur une très petite surface (chaque pixel ne reçoit que peu de lumière), la

sensibilité réelle de ces appareils est souvent de 50 ISO seulement.

 

L'ouverture

 

L'objectif de votre appareil utilise ce qu'on appelle un diaphragme doser la lumière qui entre dans le boîtier. Ce diaphragme fonctionne sur le même principe que l'iris de votre oeil qui s'agrandit pour laisser entrer plus de

 

lumière si la scène vue est très sombre, et qui inversement se ferme s'il y a trop de lumière. Pour les objectifs, on

a

quantifié ce degré d'ouverture. Ce sont ces fameux nombres : f/2, f/2.8, f/4, f/5.6, f/8, f/11, f/16

indiqués

en

général sur la bague d'objectif. Trois petites choses à retenir :

 

Un nombre faible (f/2 par exemple) correspond en réalité à une grande ouverture ; vous laissez passer beaucoup de lumière Un nombre fort (f/16) correspond à une toute petite ouverture et donc le passage de très peu de lumière.Quand on passe d'une valeur de diaphragme à la suivante, dans le sens croissant, on diminue par deux la quantité de lumière reçue par le film.Exemple :

Vous passez de f8 à f11, sans changer d'autres paramètres , votre film reçoit deux fois moins de lumière. Inversement si vous passez de f8 à f5.6, votre film recevra deux fois plus de lumière.

 

La durée d'exposition (aussi appelée "vitesse")

 

Autre paramètre pour doser la lumière reçue par le film, la vitesse d'obturation représente le temps pendant lequel votre appareil reste "ouvert", soit le temps pendant lequel il reçoit la lumière émise par la scène photographiée. Plus cette durée est longue, plus la pellicule reçoit de lumière. Cette durée est comptée en secondes et fractions de secondes. Les vitesses (le terme est inexact puisqu'il s'agit d'une durée, mais reste le plus utilisé) les plus courantes sont 1/30 1/60 1/125 1/250 1/500 etc.Si vous choisissez une vitesse d'1/60, cela signifie que vous indiquez à l'appareil de rester ouvert pendant une durée d'un soixantième de seconde. Un choix d'une vitesse de 1/500 laissera entrer beaucoup moins de lumière puisque l'appareil restera ouvert seulement 1/500 de seconde.Comme pour les diaphragmes, si vous passez de 1/60 par exemple à 1/125 vous diminuez par deux la lumière reçue par l'appareil. Les vitesses élevées (1/250, 1/500, 1/1000) sont appelées vitesses rapides, les vitesses plus basses (1s, 1/15, 1/30) sont appelées vitesses lentes.

Gérer l'ouverture et la vitesse

 

En dehors de la sensibilité du film qui est un choix qui se fait lors de l'achat de la pellicule, vous avez donc deux paramètres pour doser la lumière entrant dans votre appareil : l'ouverture et la vitesse.Pour la même scène photographiée, vous avez donc plusieurs combinaisons possibles _ aussi appelés couples_ de réglages de ces paramètres pour réaliser une exposition correcte de votre pellicule.Soit vous laissez entrer la lumière longtemps (1/30 par exemple) mais avec une faible ouverture (f/16 par exemple), soit vous laissez entrer la lumière très peu de temps (1/500) mais avec une grande ouverture (f/4).Nous avons vu que pour l'ouverture comme pour la vitesse, il y a un rapport de deux fois plus ou moins de lumière suivant le sens choisi. Ainsi, toutes ces combinaisons vous permettent d'obtenir exactement la même quantité de lumière:

 

Vitesse (s)

1/15

1/30

1/60

1/125

1/250

1/500

1/1000

1/2000

 
 

Ouverture

22

16

11

8

5.6

4

2.8

2

 

Nous verrons par la suite que malgré cette équivalence en terme de quantité de lumière reçue, ces choix ne conduisent pas à la même image

Exposer correctement

 

Reste encore à savoir quels réglages sont nécessaires en fonction de la scène à photographier. La cellule (ou posemètre) de votre appareil est là pour ça. Elle vous indiquera le réglage nécessaire ou plus exactement le couple de réglages nécessaires : si elle vous indique 1/125 à f8 à vous de préférer éventuellement le couple 1/250 à f5,6 puisque vous savez qu'en terme d'exposition il vous permettra d'obtenir la même quantité de lumière.

Pour photographier un paysage ensoleillé, elle peut vous conseiller par exemple (avec un film 100iso) des valeurs de l'ordre de 1/250 pour la vitesse et f8 pour l'obturation, par contre en soirée ou un jour maussade elle vous indiquera plutôt 1/125 à f4 car la scène est beaucoup moins lumineuse que sous le soleil et il faut à votre pellicule toujours la même quantité de lumière pour être exposée correctement.

En pratique, on peut avoir plusieurs modes de fonctionnement suivant le type d'appareil utilisé : mode manuel, mode semi auto, mode automatique, programmes résultats.Le mode manuel vous laisse déterminer un couple de diaphragme / vitesse et vous indique si l'image risque ou non une mauvaise exposition (sous exposition ou surexposition).Avec le mode semi auto, l'appareil va déterminer en fonction de la valeur d'ouverture que vous aurez choisie, le bon réglage de la vitesse.Le mode automatique sélectionne automatiquement un couple

diaphragme vitesse que vous pouvez éventuellement décaler : exemple, l'appareil vous indique 125 ème à f8, mais

vous préférez pour les raisons qu'on verra par la suite le couple 500 ème à f4 qui vous donnera exactement la même exposition.

 

Enfin, les programmes résultats choisissent des couples en fonction du type d'images que vous souhaitez faire

(portraits, paysages, sports

etc).

Sur un appareil numérique, les programmes résultats vont également modifier la sensibilité (si elle est en AUTO) :

par exemple dans un programme sport, si la lumière est insuffisante l’appareil va conserver une vitesse rapide pour avoir un sujet net, et augmenter la sensibilité (avec une dégradation de la qualité).

 

Quelle différence entre un couple vitesse-ouverture et un autre?

 

Nous avons vu précédemment qu'un couple vitesse / ouverture quel qu'il soit peut être "décalé" (cf. tableau précédent) en passant par exemple à la vitesse supérieure mais avec une ouverture plus grande : au niveau exposition, le résultat sera le même. Mais pour votre image cela change tout

 

Les conséquences du choix de la vitesse

 
 

Sur une scène fixe

Imaginons une scène où rien ne bouge, par exemple un bâtiment photographié seul. Le choix de la vitesse sera dans ce cas assez libre. Le seul mouvement qu'il peut y avoir c'est le vôtre en particulier si vous "tremblez", par

exemple avec un appareil trop lourd. Pour éviter d'avoir un "bougé" sur l'image, on considère en général qu'il faut une vitesse supérieure à l'inverse de la focale que vous utilisez. Si vous utilisez un objectif de 200 mm, il faudra au moins choisir une vitesse d'1/250. Que se passe t'il si vous n'avez pas assez de lumière et que vous ne pouvez sélectionner une vitesse rapide

même en utilisant la plus grande ouverture dont dispose votre objectif ?

Il vous faudra alors descendre en

 

terme de vitesse, par exemple au 1/60 ou 1/30, mais en utilisant un pied pour fixer votre objectif et éviter ainsi tout risque de bougé.

 

Sur une scène en mouvement

 

Notre immeuble de l'exemple précédent était immobile. Imaginons maintenant que vous souhaitez photographier un skieur dévalant une piste à toute vitesse. En plus des problèmes liés à vos propres mouvements pendant la prise de vue, se pose le problème du mouvement du skieur.

Le cas le plus classique est que vous souhaitez "figer" l'action, c'est-à-dire obtenir une photo où le skieur est très net, immobilisé dans son action : il vous faudra alors choisir une vitesse rapide pour éviter que pendant le temps qu'a duré l'ouverture de votre appareil, il ne se soit déjà déplacé.

Plus rarement, vous pouvez souhaiter au contraire montrer le mouvement en ayant un flou sur le déplacement du skieur, auquel cas il faudra choisir une vitesse lente et éventuellement fixer votre appareil sur un pied.

Enfin, une dernière possibilité (des plus intéressantes dans le domaine du sport) est de réaliser ce que l'on appelle un filé : vous choisissez une vitesse lente (par exemple une demi seconde) et tout en prenant la photo, vous suivez le skieur avec l'appareil, comme si vous aviez un caméscope. Cela aura pour conséquence de rendre le paysage derrière le skieur complètement flou puisque vous avez volontairement bougé, mais de conserver le skieur relativement net si vous avez réussi à suivre son mouvement parfaitement à la même vitesse. Autant vous prévenir tout de suite : ça ne se réussit pas forcément du premier coup et il est conseillé de refaire plusieurs fois votre prise de vue avec des choix de vitesse différents.Donc les conditions de prise de vue et surtout le résultat que vous souhaitez obtenir seront primordiales pour le choix de la vitesse.

Les conséquences du choix de l'ouverture : la profondeur de champ

 

L'ouverture choisie va être directement responsable d'un élément essentiel de votre image : la profondeur de

 

champ. La profondeur de champ représente la zone nette de votre photograhie. Vous pouvez obtenir une photo où tous les plans "sont nets" qu'il s'agisse des petites fleurs devant ou des montagnes au loin, ou avoir une photo où seul un visage est net et tout ce qui se trouve devant et derrière ce visage est flou.

Dans le premier cas, on a une très grande profondeur de champ, dans le second cas on a une profondeur de champ très faible.

Une grande ouverture (soit un petit chiffre de diaphragme f2, f2,8 f4 f5,6) va avoir pour conséquence une petite profondeur de champ. L'objet et le plan sur lequel vous faites la mise au point seront nets, mais les autres plans de l'image seront flous.

Une petite ouverture (f16, f22) va entraîner au contraire une très grande profondeur de champ et vous permettre d'obtenir la netteté sur plusieurs plans de l'image.

Compromis

Vous devez donc composer avec plusieurs paramètres.Votre image doit être bien exposée, ce qui avec l'aide de votre cellule, va vous permettre de déterminer une série de couples vitesse / ouverture possibles. Supposons que l'appareil vous donne f250ème f8. Nous avons vu que vous pouviez décaler ce couple tout en conservant la même exposition:

Vitesse (s)

1/30

1/60

1/125

1/250

1/500

1/1000

1/2000

Ouverture

22

16

11

8

5.6

4

2.8

Ensuite, il faut à chaque fois s'interroger sur le résultat que vous souhaitez obtenir en fonction de la scène :

Solution 1

Le skieur figé et l'arrière plan flou? pas de problème, vous choisissez le couple 1/1000 ème à f4: vitesse élevée et faible profondeur de champ.

Solution 2

- le skieur flou et tout la vallée derrière lui nette (ce qui sera pas forcément génial comme résultat, mais c'est

votre droit) : pas de problème, vous choisissez le couple 1/30 ème à f22.

Solution 3

- le skieur net et toute la vallée derrière lui nette? là, vous avez un problème, car si vous montez la vitesse à f500e et f1000, vous devez forcément ouvrir plus votre ouverture pour compenser la perte de lumière, et donc vous diminuez forcément la profondeur de champ. La solution : changer de pellicule et prendre un film plus

sensible (400 iso par exemple, 4x plus sensible que du 100iso) qui vous permettra de travailler à 1/500 e à f16 et donc d'avoir à la fois un mouvement figé et une grande profondeur de champ.

Solution 4

- je vous épargne le cas inverse, le skieur flou et le reste flou, parce que ca avec un peu bonne volonté et beaucoup de tremblote, on y arrive très bien tout seul.

Solution 5

- vous n'en savez rien? Vous laissez le couple proposé par l'appareil (mais bon, dans ce cas, c'était peut-être pas

la peine de vous casser les pieds à lire tout ça

).

Profondeur de champ : cas particulier du numérique

Du fait de la petite taille de leur pellicule ( leur capteur ), les APN ont des focales très courtes. Or la profondeur de champ dépend de la focale réelle, pas du grossissement. En terme de profondeur de champ un appareil photo numérique se comporte comme un objectif très grand angle, avec des profondeurs de champ très importantes. Hormis le cas des reflex numériques qui ont des capteurs plus gros ( en général 1,5 fois plus petit qu’une pellicule seulement ) et donc des focales plus proches de celle d’un appareil argentique, il vous sera très difficile de créer une faible profondeur de champ avec un numérique pour séparer un visage du fond par exemple. Il vous faudra utiliser le zoom maxi ( pour augmenter la focale au maximum ), et l’ouverture mini, malheureusement limitée car souvent les zooms ouvrent moins à pleine extension.

car souvent les zooms ouvrent moins à pleine extension. LA COMPOSITION Bon alors maintenant que vous

LA COMPOSITION

Bon alors maintenant que vous savez comment choisir vos réglages, il va falloir cadrer votre scène. Reste à savoir comment.

Avertissement

Tout ce qui suit sont des règles générales de la composition, ce ne sont pas des recettes magiques, mais il est intéressant de les connaître y compris pour les oublier ensuite.

Le cadrage horizontal ou vertical

Pensez à adapter le cadrage choisi au sujet photographié. Un cadrage horizontal conviendra mieux à une scène comportant des lignes horizontales, et un cadrage vertical à une scène comportant des lignes verticales (!). Vous éviterez ainsi de couper les lignes directrices qui pourraient donner de la force à votre image. Gardez aussi à l'esprit que les cadrages horizontaux invitent plus au calme, à la tranquillité, la stabilité alors que les cadrages verticaux sont considérés comme plus dynamiques, plus instables.

la tranquillité, la stabilité alors que les cadrages verticaux sont considérés comme plus dynamiques, plus instables.

Le choix du point de vue

Lorsque vous prenez une image, vous pouvez choisir différents angles de prise de vue. Supposons que vous souhaitez prendre un portrait votre adorable petite nièce en train de jouer dans le jardin : soit vous restez debout et pointez l'appareil vers le bas (prise de vue en plongée), soit vous vous mettez à sa hauteur en prenant votre image accroupi, soit enfin vous vous couchez dans l'herbe et pointez l'appareil vers le haut pour la prendre en contre-plongée.Suivant le point de vue que vous aurez choisi, le résultat sera complètement différent: vue du dessus votre petite nièce paraîtra un peu "écrasée " par votre haute taille, vue du bas, elle en sortira au contraire grandie et plus imposante, enfin vue à son niveau, vous obtiendrez probablement un portrait plus naturel.Pensez donc encore une fois à l'image que vous souhaitez obtenir avant de choisir votre point de vue.

L'arrière-plan et premier plan

Avant d'appuyer sur le déclencheur, forcez vous à regarder tout ce qui est dans le cadre que vous avez choisi et pas seulement le sujet qui vous a amené à photographier la scène. C'est valable pour tous les éléments qui peuvent gêner le rendu de l'image, comme par exemple un sac plastique abandonné dans l'herbe qui va provoquer sur la photographie une "tache" claire très visible (tant que vous y êtes, n'hésitez pas à le ramasser pour le mettre à la poubelle, et d'un vous ferez une bonne action et de deux, vous aurez une meilleure photo!).

Essayez aussi d'isoler votre sujet de l'arrière plan quand vous souhaitez le mettre en valeur (par exemple pour un portrait) : pour cela, il faut choisir un arrière plan relativement homogène et qui n'attire pas l'œil et diminuer au maximum la profondeur de champ en choisissant une grande ouverture (f2, f2,8, f4, f5,6).

Quand vous souhaitez donner de la profondeur à une scène, et en particulier pour les vues d'ensemble, les paysages, il faut au contraire jouer sur une profondeur de champ suffisamment importante pour que les différents plans soient nets, et surtout sur l'utilisation d'un premier plan, en incluant dans votre prise de vue les objets les plus près de vous (exemple un feuillage quelconque).

La règle des tiers

L'une des règles les plus classiques de la composition s'appelle la règle des tiers.

On considère que dans une image, il existe des lignes de force situées au 1 er tiers et 2 ème tiers de l'image horizontalement et verticalement, et des points de force situées à l'intersection de ces lignes. Un élément placé le long d'une de ces lignes aura ainsi plus d'impact.

 
 

Par exemple, si vous souhaitez photographier un arbre en fleurs au milieu d'un champ, il sera judicieux de le placer sur le premier tiers de l'image plutôt que de le centrer dans l'image.

 

(PS : si l'un d'entre vous se propose pour refaire les trois illustrations ci-contre et ci-dessous, il sera le bienvenu !)

De même, évitez de centrer les portraits et laisser en général du champ (de l'espace)

De même, évitez de centrer les portraits et laisser en général du champ (de l'espace) dans la direction regardée par la personne.

Les lignes directrices

Les lignes directrices

Les lignes directrices d'une image sont toutes les lignes formées par les

éléments photographiés, qu'elles correspondent à des lignes existantes (une route, un chemin soient suggérées (par la répétition d'objets , le regard d'un personnage ).

etc) ou qu'elles

Dans la culture occidentale, on "lit" une image de la gauche vers la droite, et

Dans la culture occidentale, on "lit" une image de la gauche vers la droite, et donc on suivra plus facilement une ligne débutant sur la gauche de l'image et nous permettant de parcourir celle-ci dans le sens de lecture habituel.Pensez aussi que vous devez essayer de garder le regard de la personne qui voit votre image à l'intérieur de celle-ci: éviter de créer des lignes directrices qui n'aboutissent sur rien, elles risqueraient de "faire sortir" le regard du lecteur.Bien utiliser les lignes directrices, c'est avant tout s'en servir pour amener le regard jusqu'au sujet de votre image. Imaginons que l'arbre dans le champ de tout à l'heure est maintenant vu du dessus et on découvre tous les chemins qui mènent à cet arbre.

La lumière

Soyez sensible aussi à la lumière qui éclaire votre scène. En extérieur, les lumières du matin sont vives et donnent du relief à votre prise de vue, celle du soir est la plus chaude ; elle va donner l'impression que vous êtes extraordinairement bronzé malgré un été pourri.

Evitez la lumière de midi pour la plupart des images, et en particulier pour les portraits, car elle crée des ombres très dures, avec de forts contrastes entre les zones d'ombres et de lumières, et elle "écrase" votre scène.

La lumière d'un ciel uniformément gris peut être intéressante pour des portraits doux, car elle permet d'éviter la présence d'ombres désagréables sur le visage, mais donnent en général des images assez "plates" soit sans relief.

Les plus belles lumières sont souvent les lumières d'orage (plus exactement juste après l'orage) lorsque le soleil perce les nuages, que l'air a été lavé par la pluie et que vous obtenez une lumière très vive et chaude sur des

fonds de ciels gris finisse

Evidemment cela sous-entend que vous êtes resté sous la pluie le temps que l'orage

Enfin, en intérieur méfiez vous d'un phénomène qu'on appelle la température de couleur. Les lampes d'intérieur vont provoquer sur vos images une dominante de couleur rouge orangée (surtout si vous utilisez un film diapositive) assez désagréable : mieux vaut utiliser soit un film prévu pour, soit plus simplement un flash ou la lumière venant des fenêtres.

APN ET CONVERSIONS DE FOCALE

APN ET CONVERSIONS DE FOCALE

Appareil argentique

 
 

Appareil numérique

 
 

La taille du capteur étant beaucoup plus petite qu’une pellicule, la distance focale est beaucoup plus courte à grossissement équivalent. Cela a un impact négatif pour qui cherche à réduire la profondeur de champ (qui dépend de l’ouverture et de la focale). Les coefficients multiplicateurs pour retrouver la focale « équivalente » d’un appareil 24x36 vont de 1x (Reflex pro) à 5x (compact) en passant par 1,5X (Reflex expert).

CONCLUSION

CONCLUSION

Toutes ces notions vous permettront, je l'espère, de débuter en photographie. Découvrez sur l'espace Formation de www.photophiles.com de nombreux autres cours sur la photographie.

Pensez aussi que pour progresser en photo, il est essentiel de montrer vos images et d'en obtenir des critiques. En tant qu'auteur d'une image, vous avez un rapport "affectif" à votre photo que des personnes extérieures n'auront pas : leurs critiques seront donc plus objectives et vous permettront d'améliorer vos images. Un bon moyen est de vous inscrire dans un club photo (il y en certainement un proche de chez vous, consultez l'annuaire de www.photophiles.com), où vous trouverez à la fois des conseils techniques et des avis sur vos images, ainsi que la découverte des images réalisés par d'autres passionnés de la photographie. Enfin, n'hésitez pas à nous faire part de vos remarques et critiques sur ce cours ou de vos attentes concernant les prochains.

La photographie numérique (I)

Les bases techniques de la photo Écrit par Administrator Samedi, 01 Septembre 2007 17:45

Écrit par Administrator Samedi, 01 Septembre 2007 17:45 Par Thierry Lombry Avant-Propos et historique Fonctionnement

Par Thierry Lombry

Avant-Propos et historiqueSamedi, 01 Septembre 2007 17:45 Par Thierry Lombry Fonctionnement d'un APN AVANT-PROPOS ET HISTORIQUE

Fonctionnement d'un APN2007 17:45 Par Thierry Lombry Avant-Propos et historique AVANT-PROPOS ET HISTORIQUE Avant-propos La photographie

AVANT-PROPOS ET HISTORIQUEAvant-Propos et historique Fonctionnement d'un APN Avant-propos La photographie numérique concerne toutes les

Avant-propos

La photographie numérique concerne toutes les techniques relevant de la prise de vue obtenue au moyen d'un capteur électronique et des techniques de traitement qui en découlent. Ce domaine qui relève autant de l'art que de la technique s'est surtout développé à partir des années 1980 ainsi que nous allons le découvrir.

Ayant gardé un pied dans la photographie professionnelle, il m'a paru intéressant de discuter dans cet article des appareils photos numériques (APN) réflex, de leur évolution technologique, leurs performances et leurs limites.

technologique, leurs performances et leurs limites. Le Canon EOS 350D Rebel XT de 8 Mpixels proposé

Le Canon EOS 350D Rebel XT de 8 Mpixels proposé à 820 € (2006), optique comprise.

Le sujet étant aussi vaste que les technologies qu'il exploite et en

perpétuelle évolution, il serait vain et prétentieux de tout expliquer en quelques pages ou de prétendre détailler tous les avantages ou inconvénients d'un système.

Comme dans tous les domaines, il faut faire des choix. Mes confrères professionnels pourraient donc de temps en temps juger les commentaires approximatifs ou incomplets mais qu'ils se disent que cet article ne constitue pas une encyclopédie sur le sujet. Cet article est destiné avant tout aux amateurs désireux d'acquérir un premier APN réflex et de se faire une idée aussi complète que possible du potentiel de ces appareils, de leurs points forts comme de leurs points faibles éventuels. Pour les lecteurs souhaitant approfondir certains détails, les coordonnées de plusieurs sites consacrés à la photographie numérique sont reprises à la fin de la dernière page.

Aujourd'hui, signe des temps, l'appareil photo est presque considéré comme un consommable du fait que la technologie et la fameuse Loi de Moore démodent et déprécient rapidement des modèles qui voici 3 ans à peine étaient à la pointe du progrès. Cette chute spectaculaire des prix incitera bientôt les amateurs à renouveler leur APN aussi rapidement que leur GSM !

Mais pour un photographe qui se respecte, un "bon APN" réflex, de qualité et performant reste un article cher, comme le sont d'ailleurs tous les nouveaux produits de qualité. Pour preuve, 36% des APN réflex coûtent plus de 1000 € sans optique.

Concurrent direct du Canon EOS 350D, le Nikon D50 est destiné au photographe occasionnel. Ce

Concurrent direct du Canon EOS 350D, le Nikon D50 est destiné au photographe occasionnel. Ce petit nerveux prêt en 0.15s affiche 6.2 Mpixels. En 2006 il était proposé à moins de 600 € avec une optique zoom DX de 18-55 mm

Comme on ne s'achète pas un chat dans un sac, pour le novice comme

pour le professionnel, investir 1000 € et certainement davantage dans un APN demande réflexion, d'autant plus que d'ici quelques années il

ne vaudra plus que 10% de sa valeur

On y reviendra.

Le prix et les performances des APN restent leur talon d'Achille, le plus sophistiqué et donc le plus cher réalisant en principe de meilleures photographies dans des conditions difficiles qu'un appareil bas de gamme vendu quelques centaines d'euros, sans pour autant dénigrer l'intérêt de ces petits modèles. Nous verrons un peu plus loin ce qui justifie cette différence de prix.

A l'intention des amateurs qui hésitent encore à franchir le seuil des magasins de photographie, nous allons brièvement passer en revue l'histoire de la révolution numérique pour discuter ensuite des caractéristiques des différents éléments d'un APN ainsi que leurs défauts éventuels, histoire de vous mettre en confiance face à cette

technologie. Nous en profiterons pour nous étendre si nécessaire sur des notions plus générales comme par exemple la compatibilité des anciennes optiques avec les nouveaux systèmes ou entre marques. Nous en profiterons également pour définir quelques notions de base de la photographie.

Les sujets traités dans cet article seront successivement :

- L'histoire de cette invention et l'état du marché actuel

- Le boîtier, y compris le grip, les écrans LCD et les différents types d'obturateurs

- Le capteur photosensible et ses caractéristiques

- Les formats d'images, complétés par quelques mots sur le format HDR

- Le stockage des images et les particularités des lecteurs de cartes externes

- Les objectifs, l'autofocus et la baïonnette

- Les mesures de lumière et les corrections d'exposition

- Le flash et la batterie ainsi que les connexions

- Les inconvénients des APN et les précautions à prendre

- Pour terminer par un résumé, quelques mots sur la fiabilité des APN et les questions essentielles à se poser avant achat.

Dans d'autres articles nous dirons quelques mots sur la calibration des APN , les raisons justifiant le prix des APN haut de gamme , l'évaluation de la qualité des images numériques et sur le métier de photographe , les débouchés et la crise qu'a connu ce secteur suite à la révolution numérique.

Histoire d'une invention

Observant depuis plus d'une génération l'évolution du marché de la photographie, il faut bien reconnaître

qu'à une époque où l'informatique a envahi tous les secteurs de la vie, la photographie a subit de plein fouet la vague du numérique, subissant pendant plus de vingt ans son ressac et dont les séquelles de la crise se ressentent encore aujourd'hui. En effet, cette véritable révolution technologique fit l'effet d'un séisme dans le petit monde de la photographie qui était enraciné dans des traditions classiques plus que centenaires mais qui, comme beaucoup, était loin de s'imaginer l'impact qu'allaient avoir les nouvelles technologies.

1981, présentation du Mavica

Une fois de plus c'est Sony qui fut la première société au monde à comprendre l'intérêt de la photographie numérique. Après avoir sorti en 1980 la première caméra vidéo CCD, le 25 août 1981 Sony présenta à Tokyo le premier appareil photo numérique, le Mavica, nom dérivé de "Magnetic Video Camera". Deux semaines plus tard seulement, le Time s'en fit l'écho.

Doté d'un capteur CCD au silicium de 279300 pixels (570 x 490 pixels) il était capable d'enregistrer 50 images couleurs (RGB) qu'il sauvegardait sur une mini-disquette appelée Mavipak. Il était alimenté par trois piles- crayons AA. Il ne disposait que d'une seule sensibilité, 200 ASA (ISO), et d'une seule vitesse, 1/60eme, mais il était déjà équipé de trois objectifs interchangeables à baïonnette et d'un mode d'expositions multiples. L'utilisateur pouvait visualiser les images sur une télévision ou les imprimer sur une imprimante thermique, la Mavigraph. Le Mavica était vendu 650$ et le lecteur de disquette 220$.

Comment réagirent leurs concurrents de l'époque ? La plupart des sociétés américaines concernées par cette innovation n'y crurent pas du tout, ayant elles-mêmes développé des appareils équivalents mais vidéo, notamment RCA.

des appareils équivalents mais vidéo, notamment RCA. Le Sony Mavica sorti en 1981 fut un succès

Le Sony Mavica sorti en 1981 fut un succès incontesté. En quelques années la gamme s'enrichit de plusieurs dizaines de modèles.

Quant à Kodak il ne jurait que par l'argentique. John Robertson, vice président de Kodak "ne voyait pas pourquoi on acheterait des caméras digitales dont la résolution ne dépassait pas celle des télévisions (350 lignes pour le Mavica contre 525 lignes pour le format NTSC) alors que les caméras vidéos fonctionnaient déjà sur le même principe". Il estimait que le "marché argentique aurait une croissance continue jusqu'à la prochaine décennie", donc grosso modo jusqu'au début des années 1990. Malheureusement pour lui, sa vision se confirmera. En suspens il disait "avoir discuté de la question depuis des années et avait décidé qu'il n'y avait pas de marché pour ce produit". Pour sa part Polaroid "ne voyait aucune raison de suivre Sony sur la route de l'image électronique". C'est à peine si les constructeurs américains ne voulaient pas qu'on invente une loi ou des règles protectionnistes pour empêcher Sony de conquérir leur marché ! Mais le public en décidera autrement.

Rappelons que 1981 fut une année charnière en matière de technologie. Cette année là IBM sortait son

fameux PC 5150 équipé d'un système d'exploitation inventé par une petite société appelée

Asahi Pentax sortait son réflex ME-F doté du premier autofocus. Malheureusement pour eux, les ingénieurs d'IBM ne crurent pas en leur invention et ne prirent pas de contrats d'exclusivité sur le PC-DOS ni sur les applications ou la souris. C'est ainsi que le plus grand fabricant d'ordinateurs de l'époque perdit le marché du siècle au profit de Bill Gates et Paul Allen.

Microsoft et

L'année suivante Sony récidiva en inventant le Compact Disc et les innovations se succédèrent. Ensemble, ces découvertes technologiques allaient bouleverser le monde du multimédia et notre façon de travailler.

Une génération plus tard, le Mavica existait toujours, bien sûr dans une version très évoluée,

Une génération plus tard, le Mavica existait toujours, bien sûr dans une version très évoluée, la caméra MVC-CD1000 commercialisé le 13 juin

2000 . Vous ne serez pas étonné d'apprendre que c'est

au monde doté d'un CD réenregistrable (CD-R) d'une capacité de 156 MB et doté d'un capteur très modeste de 2.1 mégapixels (Mpixels). Son succès fut mitigé. Suite au progrès technologique, cet appareil se vend aujourd'hui sur le marché d'occasion à peine 125 €, 10% de sa valeur originale. Depuis, Sony a créé d'autres modèles très performants et à prix compétitif tel l'Alpha DSLR-A100 de 10 Mpixels présenté en 2006.

le premier APN

Le Sony Alpha DSLR-A100 est équipé d'un capteur CCD de 10 Mpixels. En 2006 il était vendu 850 € avec un objectif de 18-70 mm. Anti-poussière et anti-vibrations garantis.

Que représente Sony aujourd'hui ? Sony reste l'une des sociétés les plus innovantes au monde et compte parmi les cinq fabricants d'appareils photos les plus agressifs. La qualité de ses produits n'est plus à démontrer.

Rappelons que Sony est apparue sur le marché occidental en 1955 avec

l'une des premières radios transistorisées . Depuis, la petite société fondée par Ibuka et Morita est devenue un géant. En 2004, son chiffre d'affaire atteignait approximativement 70 milliards de dollars pour un bénéfice brut avant impôt de 20 milliards de dollars. Sony est aujourd'hui présente dans tous les secteurs de haute technologie : informatique, imagerie, audio, vidéo, télévision, technologie sans fil, robotique, etc, au point qu'il y a probablement un représentant de la marque à moins de 10 km de votre domicile. Ainsi qu'ils le disent, welcome to the world of Sony !

Un marché pléthore

C'est à partir de 2002 qu'on observa en Europe qu'il se vendait plus d'APN que d'appareils photos traditionnels. Bien sûr l'essentiel des ventes concernait et concerne encore les APN compacts. L'année suivante, à la surprise générale, Canon sortit le premier réflex numérique destiné au grand public : l'EOS 300D surnommé "Digital Rebel". Equipé d'un capteur CMOS de 6 Mpixels, il était proposé à 999 € avec un objectif EF-S de 18-55 mm f/3.5-5.6. Situé sous la barre psychologique des 1000 €, son succès était programmé et allait contraindre les fabricants à réviser leurs prix.

Depuis toujours, la majorité des appareils photos numériques et des accessoires proviennent d'Extrême- Orient, ce sont pratiquement tous des "Made in Japan", portés par la vague du "Zero Defect" dont les Japonais et les Coréens furent longtemps considérés comme les dépositaires et continuent à le prétendre.

Grâce à l'invention de Sony, le marché des appareils photos numériques a littéralement explosé. En 2006, on recensait sur le site de Monsieurprix plus de 430 modèles différents d'APN (pockets, compacts, bridges et réflex confondus) disponibles sur le marché ! Canon se réservait la part du lion avec 10% des modèles suivi de près par Olympus, Kodak, Nikon et Sony. En termes d'intérêt (et non pas de ventes), depuis quelques années Canon arrive en tête avec 33% d'amateurs en 2006 suivi par Nikon (12%) et Sony (10%). Autrement dit, si ces clients potentiels devaient acheter un APN, ils le choisiraient parmi 3 fabricants seulement sur un total de 21 constructeurs; ces trois marques se réservent ainsi potentiellement 55% du marché des APN !

Pour ceux d'entre vous qui ne se sont plus intéressés à la "Photokina ", "PIE " et autre "PMA Show " depuis quelques années, la lecture des pages suivantes, complétées par celle des

la lecture des pages suivantes, complétées par celle des Depuis sa création en 1950, la Photokina

Depuis sa création en 1950, la Photokina de Cologne qui se produit tous les deux ans est un paradis pour le photographe où il peut tester à loisir les derniers produits d'imagerie (photo, vidéo, agrandisseurs, logiciels, etc). Il y a même des stands consacrés à l'astrophotographie. Ici le stand Canon,

magazines spécialisés et des revues de produits sur Internet vous feront découvrir quels progrès ont été réalisés en ce domaine depuis les années 1980 et tout l'intérêt de cette nouvelle technologie.

voici celui de Nikon. Documents Digit-life .

En une génération le bon en avant est prodigieux et même les professionnels sont parfois surpris par la vitesse de ce progrès et quelque peu déconnectés des innovations technologiques. En fait elles suivent l'évolution de l'électronique et notamment de la miniaturisation mais nul ne sait jusqu'où cela peut nous conduire. Car on constate que même lorsqu'il y a une limite ou un plafond technologique, quelqu'un invente le moyen de le percer et tout le secteur retrouve son élan.

La plupart des réflex numériques présentent aujourd'hui des performances tellement étonnantes que nos réflex traditionnels paraissent bien démodés, à l'image des vieux soufflets de nos grands-parents. Rappelez-vous.

Dictionnaires en ligne : Digital dictionary - DPReview Glossary

La boîte magique : arrêt sur image

- DPReview Glossary La boîte magique : arrêt sur image Du soufflet d'Eastman d'avant-guerre au réflex
- DPReview Glossary La boîte magique : arrêt sur image Du soufflet d'Eastman d'avant-guerre au réflex
- DPReview Glossary La boîte magique : arrêt sur image Du soufflet d'Eastman d'avant-guerre au réflex

Du soufflet d'Eastman d'avant-guerre au réflex digital de l'an 2000 (ici un Nikon D2x vendu en 2005 à 4500 € optique comprise), les progrès de l'électronique ont radicalement transformé cette boîte magique qui porte encore mieux son nom que jadis. Si les puristes considèrent que les appareils photos numériques(APN) n'offrent pas le piqué et les performances des émulsions argentiques dans certaines conditions (agrandissements, contre-jour, etc), il est parfois difficile de leur donner raison, tant les capteurs CMOS et les différents modes d'expositions sont devenus intelligents. Seul inconvénient, plus encore que leurs ancêtres, les APN sont rapidement dépassés par la technologie en terme de résolution et de sophistication.

Cinq ans après son achat, il n'est pas rare qu'un appareil de 1000 € soit bradé à

15% de son prix !

Maintenant que nous connaissons les origines de cette invention et avons saisi l'importance de ce marché, voyons les caractéristiques de ces APN "high-tech" tant convoités qui ont révolutionné notre façon de voir le monde.

Rappelons que nous ne discuterons que des APN réflex, c'est-à-dire des appareils photos dont la visée et la mesure d'exposition s'établissent à travers l'objectif (TTL, "through-the-lens"), laissant de côté pour des raisons de performances les modèles bridges (intégrés), compacts et autre pocket.

les modèles bridges (intégrés), compacts et autre pocket. FONCTIONNEMENT D'UN APN Devant le large éventail

FONCTIONNEMENT D'UN APN

Devant le large éventail d'APN disponibles sur le marché et une gamme de prix très très variable, on peut se demander si finalement ils utilisent tous la même

sur le marché et une gamme de prix très très variable, on peut se demander si

technologie. La réponse est mitigée.

A la question de savoir si la technologie est différente d'un APN à l'autre, la réponse est oui et non. Sur le principe, "non", rien n'a changé depuis le Mavica, preuve de l'esprit visionnaire des ingénieurs de Sony. Mais dans le détail la réponse est "oui", chaque constructeur a apporté sa solution, plus ou moins appréciée, pour améliorer tel ou tel élément ou caractéristique de l'appareil.

tel ou tel élément ou caractéristique de l'appareil. La bonne nouvelle est qu'en achetant un APN,

La bonne nouvelle est qu'en achetant un APN, si vous changez de marque vous ne serez pas très dépaysé par son fonctionnement; ça fera (presque) toujours "clic" et l'image sera sauvée dans une carte-mémoire extractible dont vous aurez au préalable vérifié la compatibilité avec votre ordinateur.

Ceci dit, on n'achète pas un APN dans une boutique d'informatique, mais chez un photographe.

En fait, dans son principe un APN ne peut pas fonctionner très différemment d'un appareil photo traditionnel, et celui-là en principe nous savons tous comment il fonctionne, même si c'est dans les grandes lignes.

Dans un réflex traditionnel, sur support argentique, la lumière du sujet suit une trajectoire bien connue allant de l'objectif à la chambre noire en passant par un miroir réflex et un viseur. "Réflex" signifie qu'avant la prise de vue, l'image traverse l'objectif et est réfléchie par un miroir incliné à 45° vers un viseur à travers lequel le photographe à une vue générale à la fois du sujet et de tous les paramètres de prise de vue. Autrement dit la visée comme la mesure d'exposition s'établissent à travers l'objectif. Ce système garantit une reproduction fidèle du sujet sans effet de parallaxe. Mais il ne garantit nullement les erreurs du photographe

Mais il ne garantit nullement les erreurs du photographe Le capteur CCD de 10.2 Mpixels du

Le capteur CCD de 10.2 Mpixels du Nikon D80 caché derrière le miroir réflex. Dans ce cas-ci l'obturateur mécanique a été ouvert.

Ce qui différencie le boîtier APN du réflex traditionnel c'est évidemment le fait que le film est remplacé par un capteur électronique photosensible qui transforme les photons en signaux numériques. Il est associé à tout un dispositif de traitement et de gestion d'image.

Les APN affichent également une kyrielle de boutons derrière lesquels peuvent se cacher des dizaines de fonctions, offrant au total plus 250 sélections sur le Nikon D200 ! Certains parmi ces boutons permettent d'accéder à des commandes directes sans passer par les menus (éclairage du LCD, ISO, balance des blancs, etc).

Enfin, le dos de l'appareil est équipé d'un écran LCD ou TFT couleur lui donnant un look "high-tech" qui ne laisse personne indifférent. C'est de la très haute technologie ainsi que nous allons le découvrir.

Comme leurs frères argentiques mais dans une version bien plus élaborée, les APN sont équipés de programmes et de modes d'expositions variés capables par exemple d'optimiser la mise au point ou le temps d'exposition sur base de mesures effectuées en différents points de l'image, de corriger les dominantes, de favoriser l'automatisme des vitesses ou de l'ouverture, de corriger la balance des blancs et, dans les modèles plus sophistiqués d'améliorer le rendu des couleurs, la netteté des images, de réduire le bruit électronique ou les vibrations parmi de nombreuses autres options.

Voyons à présent les différents éléments caractéristiques d'un APN réflex.

Le boîtier

Son importance est relative car en lui-même il n'a aucun intérêt sans optique, sauf qu'il contient toute

l'intelligence de l'appareil et qu'il ne doit pas être trop fragile ni trop lourd et être capable d'encaisser de petits chocs et des variations climatiques sans affecter l'électronique. C'est déjà tout un programme. On y reviendra.

De nos jours, les boîtiers argentés (blancs) ne plaisent plus au public qui préfère les modèles noirs, moins "tape à l'oeil" et au look "pro". Il a l'avantage de camoufler les petites égratignures et d'être plus discret (on ne parle pas du bruit!). Mais si la texture du boîtier est lisse et matte, les griffes seront tout aussi apparentes que sur un boîtier clair où les griffes laissent des traces noires. En revanche si la texture est légèrement mouchettée, gommée et en relief, les griffes passeront inaperçues. Les constructeurs proposent toutefois quelques modèles en version claire tel ce Nikon D40 argenté.

A lire : Guide de démarrage rapide du Nikon D200 (PDF de 5.4 MB) Fonctionnement en image d'un APN. Manuel préparé par Nikon Europe/France

d'un APN. Manuel préparé par Nikon Europe/France Description des différents éléments d'un APN réflex.
d'un APN. Manuel préparé par Nikon Europe/France Description des différents éléments d'un APN réflex.

Description des différents éléments d'un APN réflex.

Ergonomie

Le poids, l'encombrement, la forme et le touché du boîtier sont importants dans l'ergonomie de l'appareil. Un boîtier nu d'APN et sans batterie pèse entre 380 g (Olympus E-400) et plus de 1.26 kg (Canon EOS-1 Ds ). Sa dimension varie entre 130 x 91 x 53 mm pour l'Olympus qui tient dans la paume d'une main et 156 x 158 x 80 mm pour le Canon. A cela il faut ajouter les kits (grip, base, etc) qui peuvent augmenter son volume de plus de 50% comme on le voit ci-dessous et augmenter son poids d'environ 800 g.

Si le boîtier est trop encombrant ou trop lourd vous le délaisserez probablement au profit d'un modèle plus compact. Autant donc bien le choisir et n'hésitez pas à le prendre en main équipé de son optique et de tous ses accessoires pour apprécier son ergonomie et son équilibre.

Le touché dépend de la texture. Si le plastique ou le caoutchouc est trop lisse,

Le touché dépend de la texture. Si le plastique ou le caoutchouc est trop lisse, la prise en main de l'appareil sera plus difficile que s'il est recouvert d'une texture légèrement en relief ou gommée sur laquelle les mains adhèreront facilement et auront une meilleure prise. Ainsi, la poignée (grip) du Nikon D40 est en caoutchouc et offre une excellente adhérence. On apprécie ou non l'accessoire, on le trouve utile ou encombrant mais cela va surtout dépendre de votre activité.

Enfin, il y a le design et particulièrement la disposition des boutons. Si les plus petits peuvent encore facilement se loger ou être regroupés dans la même zone, les plus encombrants et généralement multifonctions seront placés au-dessus de l'appareil, soit à gauche soit à droite du pentaprisme, en fait là où il a de la place, ou sur la face arrière, juste à droite du moniteur. Les modèles sont très variables allant du bouton poussoir ou rotatif avec ou sans verrouillage au bouton multifonction. Une méthode peut-être meilleure qu'une autre car elle peut vous permettre d'accéder plus facilement et plus rapidement à certainement fonctions directes qui sont cachées dans des sous-menus sur d'autres appareils. Chacun de ces détails est peu important en soi mais ensemble ils améliorent grandement l'ergonomie de l'appareil.

Robustesse

Concernant sa robustesse, bien que ce n'est pas un inconvénient en soi car il faut tout de même prendre soin de n'importe quel matériel et plus encore d'une optique, un APN n'est généralement pas anti-choc, ni incassable ou waterproof !

Le boîtier d'un APN réflex est fabriqué en alliage d'aluminium (Nikon) ou de magnésium (Canon et Nikon D2Xs) préformé, parfois il est uniquement constitué de plastique hautement résistant (Nikon D100). Heureusement, certains haut de gamme tel le Canon EOS-1Ds ajoute des plaques de caoutchouc et des éléments hermétiques.

A lire : La NASA passe commande de 28 Nikon D2Xs

A lire : La NASA passe commande de 28 Nikon D2Xs Le boîtier désossé du Nikon
A lire : La NASA passe commande de 28 Nikon D2Xs Le boîtier désossé du Nikon

Le boîtier désossé du Nikon D200 en alliage d'aluminium et la version habillée. Un appareil photo s'achète généralement boîtier nu et le client le complète avec les optiques qui l'intéressent (grand angle, télé, macro, zoom). Ce Nikon D200 dispose d'un capteur CCD de

10.2 Mpixels au format APS-C. Lors de sa sortie fin 2005, il occupait le segment laissé libre entre le D2H/D2X et le D70S. Sans optique, ce "black body" coûtait 2000 € (1850$). Un an plus tard il avait déjà perdu 25% de sa valeur.

Si un APN compact peut encaisser avec quelques bosses ou une fêlure une chute d'une table si l'appareil est

éteint et le volet fermé, pour un réflex, une chute sur un sol dur est de très mauvaise augure. Bien que

certains modèles soient rembourés, vous avez toutes les chances de devoir retourner l'appareil à grands frais

et pour plus d'un mois chez l'importeur pour une révision générale. Alors un bon conseil, assurez-le dans tous

les sens du terme et fixez-le bien s'il doit survivre dans un environnement très chahuté. Ceci dit, il existe des boîtiers APN antichocs tel le modèle compact Ricoh Caplio 500G mais dont la résistance et les performances restent très limitées.

Nous reviendrons en dernière page sur la question de la fiabilité et du taux de panne des APN.

Le déclencheur

Le bouton de déclenchement contient généralement deux fonctions : pressé à mi-profondeur il active le mode d'exposition et l'autofocus quand l'appareil en est équipé, entièrement enfoncé il déclenche l'obturateur.

Sur certains modèles le déclencheur peut-être verrouillé au moyen d'une bague ON/OFF, une option utile car sinon et tant que l'appareil est sous tension, le moindre choc direct ou une fausse manipulation pourrait consommer la batterie ou déclencher une ou plusieurs prises de vues.

la batterie ou déclencher une ou plusieurs prises de vues. Le temps qui s'écoule entre la

Le temps qui s'écoule entre la mise sous tension de l'APN et l'activation possible du déclencheur varie d'un modèle à l'autre. Le Nikon D2Xs par

exemple est prêt en

4 fois "plus lent" : il est prêt en 0.15 sec, mais cela reste rapide si on le

compare à ses concurrents. Le Canon EOS 400D demande 0.54 sec, il faut

1.05 sec sur le Sony Alpha DSLR-A100 et patienter près de 2.5 sec sur le Canon EOS 10D ! Avec de tels délais d'attente, vous avez toutes les chances de rater un événement fugace.

Le bouton de déclenchement placé sur le grip du Nikon D80. Il est similaire sur d'autres modèles de la marque.

37 ms, un record. Par comparaison, le Nikon D50 est

Déclenchement à distance et pose B

Certains APN (et tous les modèles compacts) ne permettent plus de réaliser des poses longues. Leur programme est en général limité à des poses de 15 ou 30 secondes maximum. Adieu les belles rotations stellaires.

En revanche, tout réflex qui se respecte dispose d'une fonction T ("Time") qui propose trois modes de fonctionnement : instantané, longues expositions (jusqu'à plusieurs heures) et compteur (heure de début, heure de fin). Elle impose à l'opérateur d'appuyer une seconde fois sur le déclencheur en fin de pose. Chez Canon cette fonction est remplacée par une télécommande à fil TC-80N3 (133 €) ou RS-60E (23 €). Chez Nikon elle nécessite la télécommande à fil MC-20, MC-22 (80 €), MC-30 (100 €) ou MC-36 (170 €). Ses fonctions se rapprochent de celles de la télécommande infrarouge ML-3 (245 €) ou ML-L3 (20 €). Cette fonction a tendance à disparaître au profit de la pose B.

A propos du déclenchement à distance, si la photographie des éclairs vous intéresse, sachez que le Daniel,

ON4LDZ , propose sur son site une procédure permettant de construire un kit électronique basé sur la détection d'un signal VLF de 300 kHz. Les schémas de construction sont proposés pour les APN Canon,

Nikon et Sony.

Les Canon série EOS D, Nikon série D, Pentax série K et *ist, Sony série DSLR, etc, proposent une pose B intégrée au mode manuel ou séparée (Canon EOS 500D). Sa durée est illimitée. Toutefois, sur l'Olympus E-1 la pose B du mode manuel est électronique et ne dépasse pas 8 minutes.

Sur le Canon EOS 400D et le Nikon D200 notamment, on peut associer la pose B au bloquage du miroir en position haute, l'anti-vibration (VR) et la fonction de réduction de bruit (NR), toujours utile en astronomie ou pour les prises de vue de nuit. Certains APN dont les Nikon D70 et D200 offrent même la possibilité de réaliser une "dark frame" qui sera ensuite soustraite de l'image.

Précisons que sur beaucoup d'APN dont le Canon EOS 400D, l'ouverture maximale de la pose B dépend du type d'objectif utilisé.

Enfin, le cable de la télécommande ou de la pose B ne doit pas nécessairement être acheté chez le constructeur et peut se fabriquer pour quelques centimes d'euros ainsi que nous le montrent ces documents de Stijn Peeters (Canon EOS 300D) et de DSLR Focus (Canon série EOS). On peut également utiliser une commande infrarouge pilotée par un Palm Pilot grâce au logiciel OmniRemote .

La poignée ou grip

Pilot grâce au logiciel OmniRemote . La poignée ou grip Le grip du Sony Alpha DSLR-A100.

Le grip du Sony Alpha DSLR-A100.

L'ergonomie d'un appareil qu'on manipule constamment est importante. Il est nécessaire d'avoir le boîtier bien en main et de pouvoir accéder sans difficulté à tous les boutons de contrôle et les fonctions des menus. Cela vous semble évident, pourtant en pratique les concepteurs ont imaginé différentes solutions.

La première idée a été d'ajouter une poignée à l'appareil, le "grip" en anglais, ce qui a permis de déporter vers l'avant et à hauteur de l'index le bouton de déclenchement. Il est ainsi accessible moyennant très peu de mouvements du doigt, presque par un geste réflexe.

Chaque constructeur a apporté sa solution. Sur certains modèles le déclencheur effleure à peine du boîtier car il est serti dans une bague (Nikon), sur d'autres il est en relief (Sony) et l'emplacement légèrement préformé pour l'index. A chacun de juger sur pièce.

Dans la foulée, l'espace libéré par le déclencheur a permis d'installer un écran de contrôle ou un bouton multifonction (quand cet écran LCD est en place, le bouton multifonction est déporté du côté gauche de l'APN ce qui déroute généralement les photographes venant du monde argentique).

La poignée au touché et à la forme plus ou moins agréables selon les modèles contient également le récepteur infrarouge de la commande à distance, plusieurs commandes directes (fonction verrouillage, zoom, etc) et une molette de commande (dial) permettant d'accéder à des sous-menus de configuration ou relatifs à la prise de vue (activation de l'autofocus, accès aux modes, au contrôle d'exposition, à l'éclairage du LCD, etc). Parfois cependant les dimensions de la poignée sont un peu grandes pour les personnes qui ont de petites mains. C'est un point à vérifier.

Quand l'appareil est compact, la batterie indispensable au fonctionnement de l'appareil est logée dans la base du boîtier mais généralement l'APN dispose en option d'un pack tel celui présenté à droite comprenant le grip

pack tel celui présenté à droite comprenant le grip Grip MB-200 adapté au Nikon D200. Plus

Grip MB-200 adapté au Nikon D200. Plus qu'un gadget, il

d'alimentation et une base pouvant contenir deux batteries supplémentraires comme on le voit sur cette image , portant le total à 4 batteries ou 12 piles rechargeables.

Concernant l'alimentation, la poignée s'alimente toujours à partir de l'une des batteries puis sur la seconde. Cette méthode permet de remplacer les batteries indépendamment tout en gardant l'appareil fonctionnel.

apporte à l'appareil une plus grande ergonomie et plus d'autonomie. A réserver aux photographes ayant un usage intensif de leur appareil.

Précisons toutefois que ce grip d'alimentation n'est pas proposé avec tous les modèles d'APN. On y reviendra lorsque nous discuterons des batteries.

Le viseur

Le viseur d'un appareil réflex est un système optique TTL donnant une vision conforme à la prise de vue puisqu'elle s'établit à travers la visée réflex. Elle ne produit donc pas d'effet de parallaxe (lorsque l'axe de prise de vue de l'objectif ne coïncide pas avec l'axe de visée, comme c'est le cas avec les modèles compacts).

A ce sujet, notons que dans les APN d'entrée de gamme, le pentaprisme est remplacé par un pentamiroir, uns structure évidée contenant des miroirs réfléchissants sur les côtés. Le véritable pentaprisme donne une image plus brillante mais il est plus cher à fabriquer et augmente le prix du réflex.

Dans des conditions de faible éclairement, il est intéressant d'utiliser un oeilleton pour que votre oeil soit à l'abri des lumières parasites.

Le viseur affiche un certain nombre d'information qui varient en fonction du modèle d'APN, du type de mise au point et du mode d'exposition sélectionnés ainsi qu'on le voit sur l'image présentée ci-dessous à droite.

le voit sur l'image présentée ci-dessous à droite. A gauche, la face arrière du Canon EOS
le voit sur l'image présentée ci-dessous à droite. A gauche, la face arrière du Canon EOS

A gauche, la face arrière du Canon EOS 20D montrant le viseur muni de son oeilleton et l'écran LCD entouré des nombreux boutons permettant d'accéder aux fonctions. Rappelons que dans un APN réflex, contrairement aux compacts et aux bridges, l'image n'apparaît sur l'écran qu'après la prise de vue car le capteur est derrière le miroir et l'obturateur et ne permet donc pas de prévisualiser le résultat. A droite, les données affichées dans le viseur d'un APN varie énormément d'un appareil et d'une marque à l'autre ainsi qu'en fonction du mode de programme sélectionné. Dans ce modèle on distingue au centre la zone de mise au point par contraste de phase. Documents T.Lombry

Le viseur ne donne pas toujours une image complète du sujet mais la couvre à plus de 94% de la longueur ou

88% de la surface (0.94x0.94). Même s'il la couvre à 100%, en mode cadence élevée la couverture peut tomber à 97% de la longueur. Concrètement cela à pour effet de faire apparaître sur les images ou au tirage des détails que vous n'aviez pas vu dans le viseur.

Le grossissement du viseur varie entre 0.80 et 0.94x pour un objectif de 50 mm réglé sur l'infini. Un zoom parfois intégré à l'oculaire permet d'agrandir le sujet. En option certains modèles proposent un verre de visée plus clair avec une grille ou une loupe de mise au point. Ces accessoires sont généralement réservés aux modèles de milieu ou haut de gamme.

Actuellement les viseurs les plus grands et les plus lumineux sont ceux de Nikon et Pentax, Canon ayant encore du retard pour une raison inexpliquée, peut être justifiée par le prix plus concurrentiel de ses boîtiers.

La plupart des viseurs permettent de régler la dioptrie entre -3 et +1 dioptres et disposent d'un volet d'occultation qui permet d'obturer l’oculaire afin qu'aucune lumière parasite ne contamine le posemètre via le viseur (notamment en UV ou pour les prises de vues nocturnes).

Notons pour éviter toute confusion que les APN bridges (intégrés, tel le Minolta DImage ) n'utilisent pas de viseur optique mais un viseur électronique dit EVT donnant une image numérique similaire à celle d'un écran TFT.

Le miroir réflex

Le but du miroir réflex est de transmettre l'image passant par l'objectif au viseur afin que vous puissiez vérifier la prise de vue avant de déclencher l'obturateur.

Seul inconvénient, il se relève uniquement au moment du déclenchement pour laisser passer la lumière vers le capteur. Ce n'est donc qu'après que le capteur ait enregistré l'image qu'elle peut être visualisée sur le moniteur.

Si vous souhaitez visualiser l'image avant la prise de vue (comme sur un APN compact, bridge ou une caméra vidéo), vous devez utilisez un APN disposant soit d'un second capteur généralement placé dans le viseur soit un APN sans miroir réflex et disposant d'un obturateur électronique. C'est également pour cette raison que les APN réflex ne peuvent pas enregistrer de séquences vidéos.

réflex ne peuvent pas enregistrer de séquences vidéos. A gauche, aspect du miroir réflex du Nikon
réflex ne peuvent pas enregistrer de séquences vidéos. A gauche, aspect du miroir réflex du Nikon

A gauche, aspect du miroir réflex du Nikon D200 dans lequel se reflète le verre de visée. A droite, les deux trajets suivis par un rayon lumineux : une fraction de la lumière est réfléchie vers le capteur CCD "3D couleur" (posemètre) situé sur le plancher de la chambre noire où se situe également les capteurs de l'autofocus

Sur les APN, un motif se réfléchit sur le miroir réflex. Il est utilisée par le système de mesure d'exposition et l'autofocus. Ce motif se réfléchit dans le viseur et, sur certains APN, les zones de mise au point sont éclairées en rouge au moyen d'une LED.

Ce motif correspond en fait à l'image passive d'un verre de visée parfois amovible tel le Katz Eye situé au-dessus du miroir, juste sous le pentaprisme. Quant au trajet réel de la lumière, dans le Canon EOS 20D par exemple, le miroir réflex ne réfléchit que 60% de la lumière vers le viseur, les 40% restant étant réfléchis vers les cellules d'exposition et l'autofocus, d'où la perte de luminosité dans le viseur.

Notons également que sur la plupart des modèles le miroir réflex peut être relevé manuellement, une option intéressante si l'appareil est sensible aux vibrations ou pour assurer le nettoyage du filtre protégeant le capteur.

Enfin, parmi les problèmes inattendus, lorsque le miroir se rabaisse, il peut produire un bruit suffisamment important pour déranger un public venu écouter une représentation en mélomane ou assister à une cérémonie. Le Nikon D200 par exemple n'est pas réputé pour son silence. On peut toutefois réduire ce bruit en plaçant l'appareil dans une sacoche ou un étui spécialement adapté. C'est un problème récurrent des appareils réflex.

Le moniteur LCD et l'écran de contrôle

Ce qui frappe le plus le novice ou l'amateur encore habitué aux réflex traditionnels, c'est le fait que l'image enregistrée par un APN s'affiche sur un écran couleur LCD (ou TFT) placé au dos de l'appareil qu'on appelle le moniteur pour le différencier de l'écran LCD de contrôle situé au-dessus du boîtier (voir plus bas).

Le moniteur

situé au-dessus du boîtier (voir plus bas). Le moniteur Le moniteur TFT du Nikon D2x. Il

Le moniteur TFT du Nikon D2x. Il est fabriqué en polysilicium à basse température. Il est rétro- éclairage par des DEL blanches dont on peut modifier la luminosité.

Le moniteur LCD (ou TFT) est un écran couleur à haute résolution rétro-éclairé offrant l'avantage de reproduire exactement l'image du sujet telle qu'elle a été enregistrée dans ses couleurs et sa luminance réelles.

Cet écran affiche l'image quel que soit le rayonnement, UV, visible ou IR, puisque le capteur de l'APN convertit n'importe quel photon auquel il est sensible en électrons. On y reviendra.

Rappelons que sur les réflex il est impossible de cadrer et de visualiser l'image sur cet écran avant la prise de vue du fait que le capteur est placé derrière le miroir réflex (et l'obturateur mécanique quand il existe). Cet écran est toutefois d'une aide très précieuse pour s'assurer de la qualité de la prise de vue.

La diagonale du moniteur varie selon les modèles entre 38 et 63 mm

(1.5-2.5") et contient entre 150000 (1.5") et 235000 pixels (2.5"). L'image devient confortable et lisible à partir d'une diagonale de 50 mm, ce qui correspond à un écran de 3 x 4 cm.

Après la prise de vue, cet écran permet généralement d'afficher l'image en plein format ou sous forme d'images réduites. Certains APN permettent également de faire un zoom sur une zone de l'image, d'afficher un histogramme de la distribution des couleurs RGB et de la luminosité après la prise de vue ainsi que les zones surexposées de l'image (les zones "brûlées" clignotent).

Cet écran permet enfin d'accéder à toutes les options de configuration et de prise de vue. Le premier jour vous allez peut-être vous y perdre mais avec un peu d'habitude vous parcourrez aisément ce labyrinthe de menus et de fonctions. En général on accède à chaque option avec un jeu de deux boutons (directions et validation), un bouton multifonction ou une molette associée à un bouton de validation.

ou une molette associée à un bouton de validation. Aspect du moniteur lorsqu'il est mis sous
ou une molette associée à un bouton de validation. Aspect du moniteur lorsqu'il est mis sous

Aspect du moniteur lorsqu'il est mis sous tension. A gauche, l'un des nombreux menus de configuration du Canon EOS 20D. On peut lui reprocher d'être un peu désordonné et sombre. A droite, le menu "Shooting" (prise de vue) du Nikon D80. La plupart des APN disposent de 4 ou 5 menus de ce type chacun comprenant plus d'une dizaine ou une quinzaine de paramètres ajustables. On mémorise rapidement leur ordonnance. Ces menus sont parfois très colorés ce qui améliore leur ergonomie. Seul l'écran LCD de contrôle situé au-dessus du boîtier est resté N/B.

Selon les modèles d'APN certains menus sont mieux organisés et plus colorés que d'autres. Quand il s'agit d'afficher du texte sur ce petit écran, la taille des caractères est parfois trop petite si vous n'avez plus une parfaite vue. Même si le contraste est maximum, certains personnes peuvent avoir des difficultés pour lire les options des menus, notamment quand elles sont simplement surlignées d'un cadre bleu foncé sur fond noir (dire qu'il a a fallut être ingénieur pour l'inventer !). D'autres modèles d'APN, et parfois vendus par le même constructeur mais dans une autre gamme, sélectionnent votre choix en utilisant un curseur sur fond clair, jaune ou beige par exemple, ou jouent sur le contraste ou le relief des caractères pour souligner la sélection courante. C'est évidemment beaucoup plus ergonomique.

Cela vaut la peine d'explorer ce menu avant l'achat au risque de devoir passer quelques années avec une structure de menus, une taille de caractères ou des couleurs qui vous déplaisent.

Le principal inconvénient du moniteur LCD ou TFT est de ne pas être protégé des abrasions mécaniques et de ce fait, bien qu'il soit parfois placé en retrait du profil du boîtier, vous avez toutes les chances de griffer l'écran. Quelques appareils disposent d'une protection en plastique optionnelle qui se pose sur le moniteur et le protège de l'abrasion mécanique et des poussières, une option très utile si vous portez l'appareil en bandoulière autour du cou ou les rares fois où vous le poserez sur son dos.

L'écran de contrôle

Le second écran LCD dit de contrôle est réservé à l'affichage des paramètres de prise de vue et du statut des commandes générales. Il reprend en fait les fonctions et modes de fonctionnement essentiels l'appareil sous

forme texte et graphique. Il est généralement rétro-éclairé en blanc, en vert ou en orange.

rétro-éclairé en blanc, en vert ou en orange. L'écran LCD de contrôle du Canon EOS 20D
rétro-éclairé en blanc, en vert ou en orange. L'écran LCD de contrôle du Canon EOS 20D

L'écran LCD de contrôle du Canon EOS 20D (gauche) et du Nikon D200 (droite). Ce dernier a été rétro-éclairé à la mise sous-tension de l'appareil.

Son éclairage peut être activé selon différents modes. Sur le Nikon D200 par exemple il s'active par le bouton de mise générale sous tension, lors de la mesure d'exposition (CMS d3) ou encore à la pression sur n'importe quel bouton (CMS d7).

L'obturateur

Un obturateur est un dispositif qui permet de contrôler la durée d'exposition d'un capteur photosensible. Il peut également être utilisé pour gérer les impulsions lumineuses d'un flash ou d'un projecteur. Il existe différents types d'obturateurs : central (à iris), plan focal (à rideaux), rotatif (à volet ou secteur) et électronique.

Il ne faut pas confondre l'obturateur électronique avec l'obturateur mécanique contrôlé électroniquement. Dans ce dernier cas, c'est un système électronique ou magnétique qui déclenche la fermeture de l'iris ou du 2eme rideau. Cela n'a rien à voir avec le système électronique des APN.

Généralement un obturateur est testé entre 0 et 40°C et supporte moins de 85% d'humidité. Certains modèles tel celui de l'ancien Nikon F-1 pouvait fonctionner entre -30 et +60°C et supporter jusqu'à 95% d'humidité.

On imagine que les tous les APN disposent du classique obturateur mécanique à iris ou à deux rideaux. Si cela reste vrai pour les appareils argentiques, aujourd'hui tous les APN compacts et plusieurs bridges n'ont plus d'obturateur mécanique mais disposent d'un obturateur électronique, donc sans partie mobile. Seuls quelques APN réflex utilisent toujours un obturateur mécanique, parfois secondé par un obturateur électronique. Nous reviendrons sur le rôle de l'obturateur mécanique lorsque nous discuterons de la synchronisation du flash car, ainsi que nous allons le voir, il ne semble pas prêt de disparaître.

Fonctionnement de l'obturateur électronique d'un APN

En prenant l'analogie de l'écran LCD, c'est le passage ou non d'un signal électrique qui va activer ou désactiver le capteur, décharger les photodiodes (les "pixels") ou les rendre aussi froides que du métal (nous verrons page suivante le fonctionnement et les caractéristiques des capteurs photosensibles).

En résumé, le principe relève de la technologie CCD (charge-coupled device), c'est-à-dire du transfert de charges électriques. Sachant cela on comprend déjà un peu mieux comment peut fonctionner un obturateur électronique. Cet obturateur est en fait constitué d'électrodes placés dans le capteur même. Cet obturateur électronique assure la gestion du temps d'intégration (la durée d'exposition) de chaque photodiode et donc également le transfert des charges vers la broche de sortie du CCD où l'information est mesurée.

broche de sortie du CCD où l'information est mesurée. Schéma de fonctionnement de l'obturateur électronique

Schéma de fonctionnement de l'obturateur électronique d'un APN en cours d'exposition. Vous trouverez une animation Java sur le site d'Olympus.

Avant exposition, les électrodes étant portés à des potentiels donnés par le constructeur, le silicium de type P (attracteur d'électrons) de la photodiode accumule des électrons mais ne les décharge. En cours d'exposition, grâce à un dispositif électronique (control gate), il s'opère un chute de potentiel dans les électrodes qui permet aux électrons accumulés d'être transférés dans un puits de potentiel, une sorte de trappe au niveau de

la diode photosensible. Ce système empêche également de saturer les amplis de sortie. Dès cet instant la

charge est mesurée de façon séquentielle grâce à des registres (mémoires) à décalage. Ce temps d'intégration est géré par une horloge très rapide (~109 cycles/s) et dépend du temps d'exposition. C'est la fréquence du rayonnement qui détermine la quantité d'électrons. Il n'y en aura donc beaucoup moins en UV qu'en lumière visible ou en IR. Ce système intervient également dans la fonction "antismearing" de chaque photodiode (qui évite les traînées verticales dans les images de sujets en mouvement) et la répartition de la réponse des canaux R, G et B.

L'obturateur électronique permet d'effacer simultanément la charge (le contenu) de toutes les photodiodes sans affecter les registres à décalage, et donc de contrôler le temps de début (lecture) et de fin d'intégration (flushing). Les photodiodes sont ensuite réinitalisées pour l'exposition suivante. Le temps d'exposition d'un obturateur électronique varie entre 1/16000eme et la pose B.

L'obturateur électronique joue donc le même rôle qu'un obturateur mécanique à la différence que les photons captés ne vont pas s'accumuler mais sont évacués très rapidement des photodiodes vers des registres.

Dans ces APN, le capteur est donc bien visible au fond du boîtier, ce qui le rend très vulnérable à toute agression extérieure, notamment vis-à-vis des poussières et des grains de sable qui peuvent se déposer sur le filtre placé devant le capteur si vous l'utilisez dans des environnements très venteux ou en bordure de mer par exemple. Il faut en tenir compte et ne pas trop exposer l'APN dans ces conditions et procéder au nettoyage régulier et prudemment du capteur. On y reviendra.

Rappelons que la plupart des APN réflex sont toujours équipés d'un obturateur mécanique. Quant aux

images sur lesquelles vous verriez le capteur au fond du boîtier (comme l'image présentée en début de page), dites-vous que le miroir réflex a été relevé manuellement et l'obturateur mécanique a été ouvert en pose B ou

T afin qu'on puisse voir le capteur.

L'obturateur mécanique des APN

Après Nikon qui sortit en 2005 les D50 et D70 disposant d'un obturateur électronique et

Après Nikon qui sortit en 2005 les D50 et D70 disposant d'un obturateur électronique et mécanique à rideau, la même année Canon sortit l'EOS 350D également équipé d'un obturateur mécanique, rapidement suivi par l'EOS 5D (12.8 Mpixels, 2600 €).

Pour tirer avantage du capteur plein écran, "full frame" de 24 x 36 mm, ce réflex utilisa pour la première fois un obturateur plan focal à déplacement vertical (à gauche). Bien que le concept existait déjà sur l'EOS D30, celui-ci est de taille supérieure, plus perfectionné et deux fois plus rapide. Les deux rideaux sont chacun constitués de quatre lames, trois en KN Mylar et la quatrième en Duralumin hautement résistant, capables de soutenir 100000 expositions entre 1/8000eme et 30 secondes plus la pose B.

Afin de protéger le capteur plus efficacement, il est équipé d'un filtre anti-aliasing multifonction (deux filtres passe-bas, un filtre IR bloquant et un filtre de phase). Nous verrons dans un autre article quel est le rôle exact du filtre anti-aliasing ou anti-crénelage.

D'ores et déjà ces solutions semblent regagner de l'intérêt. Ainsi, en 2006 Nikon a poursuivi dans cette voie, équipant son D80 (10.2 Mpixels, 1300 €) d'un obturateur cette fois uniquement mécanique piloté électroniquement.

Allons-nous revenir au bon vieil obturateur mécanique ? En fait il n'a jamais vraiment quitter les tiroirs des constructeurs. Il a seulement évolué, passant du dispositif purement mécanique et aux performances limitées à un système asservi électroniquement ou électromagnétiquement, capable de soutenir des cadences très élevées et au moins deux fois plus d'obturations que l'ancien système. Nous verrons avec le temps si cet élément survivra et se perfectionnera encore.

La cadence des images

L'obturateur est capable de réagir très rapidement et de manière répétée. La plupart des APN supportent un "burst rate" de 2 à 3 images/seconde ou fps. A ne pas confondre avec l'effet stroboscopique du flash qui permet de décomposer un mouvement sur une seule image.

Une cadence plus élevée se sélectionne simplement dans le menu de l'APN et ne dépend nullement de l'ampérage disponible puisque l'APN épuise d'abord la première batterie avant de passer à la suivante. Mais en amont, elle requiert un bus de données rapide et suffisamment de mémoire. Concrètement, la cadence maximale dépend du taux de transfert entre le capteur et le processeur d'image, de la quantité de RAM disponible pour la mémoire-tampon (buffer) qui va assurer le stockage des données (démosaïsation de la grille de Bayer et construction de l'image) et du taux de transfert de l'APN vers la carte-mémoire. S'il y a un goulet d'étranglement à l'une de ces étapes, la cadence va automatiquement diminuer. Sur les APN performants on arrive à des cadences de 7 à 8.5 fps. On y reviendra.

Certains APN atteignent des cadences élevées mais au détriment de la résolution. Ainsi, si le Nikon D2X présente une résolution de 12.4 Mpixels à 5 fps, elle chute à 6.8 Mpixels à 8 fps.

Le "burst" ou "firing" mode n'est jamais continu durant un période indéterminée mais est généralement marqué par des temps d'attente. Ainsi le Nikon D80 est capable de prendre 15 images d'affilée à 2.5 fps mais il marque ensuite une pause de 5 secondes avant de pouvoir reprendre la cadence. Le Canon EOS 400D peut prendre 10 images à 2.7 fps puis doit rester au repos durant 6.5 secondes. Quant au Sony Alpha DSLR-A100, il garantit 13 images RAW à 2.5 fps puis ralentit à 1.3 fps, mais il ne s'arrête pas tant que la carte n'est pas remplie ou la batterie n'est pas épuisée.

Pour couvrir une action rapide, le photographe scientifique, de sport, de nature ou d'actualité ne peut pas toujours se contenter de ces performances. Généralement il a besoin d'une cadence d'au moins 5 fps, ce qui signifie souvent acheter un APN de milieu de gamme, par exemple un Nikon D200 ou un Canon EOS 30D ou les modèles "pro" vendus par les mêmes constructeurs qui atteignent 8 ou 8.5 fps.

A consulter : High-Speed Visual Imaging - Highspeed photography

Mais si le sujet est très rapide, le photographe risque encore de rater l'événement ou d'enregistrer une image floue. Essayez de capturer l'éclatement d'une goutte d'eau dans toute sa netteté (au flash à 1/500e ou en

pleine lumière à >1/3000 sec), le bon hors de l'eau inattendu d'un requin bouledogue (60 km/h), le vol d'un insecte ou le vol stationnaire d'un colibri (80 battements d'ailes/sec), la course d'une Formule 1 vue de profil (370 km/h ou 103 m/s par Antonio Pizzonia en 2004) ou la course d'un guépard (110 km/h ou 30 m/s) et

vous comprendrez la difficulté ! Comme on dit dans ces cas là : beaucoup ont abandonné ces conditions il est parfois plus pratique d'utiliser une caméra à haute vitesse.

En effet, dans

Bien que cela sorte du cadre de cet article, précisons simplement qu'il existe des caméras digitales à basse résolution (512 x 472 pixels) telle la FOR-A VFC-1000 couleur qui atteint 250 fps à 1/100000 sec (18000 €)

et des caméras analogiques professionnelles telle la Panavision Arriflex 16SR3 qui filme à 150 fps (>50000 €

d'occasion). Il en existe également qui dépassent 100000 fps chez Photron . Avec un poids qui dépasse

parfois 70 kg pour du matériel de studio, ce matériel est réservé aux émules de Luc Besson !

Avec beaucoup de savoir-faire et un APN, il vous reste donc la macrophotographie ou, plus accessible, la prise de vue au flash dans une pièce sombre. On y reviendra.

Accessoires

Certains APN disposent au sommet du boîtier d'un sabot pour le flash au standard ISO 518, pour les autres le flash est intégré.

Le boîtier dispose également d'un emplacement pour la carte-mémoire et de connecteurs supplémentaires permettant par exemple de fixer un flash externe, une commande à distance ou de relier l'appareil à un ordinateur par un port USB, Firewire ou WiFi. On reviendra sur ces détails.

Héritage des modèles argentiques, un boîtier numérique dispose également d'un bouton pour tester la profondeur de champ et d'un autre pour déverrouiller l'objectif.

Enfin, la base du boîtier dispose d'un pas de vis standard de 1/4" (ISO 1222) pour pouvoir le fixer sur un trépied ou sur le grip d'alimentation et, le cas échéant, du volet d'accès à la batterie.

Suite de l'article : Photographie numérique (II) - Le capteur photosensible - Les formats d'images - Le stockage des images

En savoir plus sur cet article

Pour une lecture plus confortable, l'ensemble de cet article a été découpé sur cours-photophiles en quatre articles distincts dont vous trouverez le détail ci-dessous.

Photographie numérique (I) : Avant-Propos - Fonctionnement d'un APN Photographie numérique (II) - Le capteur photosensible - Les formats d'images - Le stockage des images Photographie numérique (III) - L'objectif : grand-angle, zoom et télé - Les mesures de lumière et les corrections d'exposition - Le flash et la batterie Photographie numérique (IV) - Inconvénients des APN et précautions à prendre - En résumé

Vous pouvez aussi retrouver l'intégralité de cet article sur le site de son auteur Thierry Lombry :

http://astrosurf.com/luxorion/photo-numerique.htm

Cet article ne peut être reproduit sans l'autorisation de son auteur Thierry Lombry. Pour toute demande d'utilisation de ses textes ou images contactez le sur http://astrosurf.com/luxorion/index.htm . Visitez aussi la FAQ droit d'auteur de son site.

En savoir plus sur l'auteur de ce cours

Photophiles remercie Thierry Lombry, auteur de cet article Photographie numérique (I à IV). Thierry Lombry est webmaster du site http://astrosurf.com/luxorion/index.htm sur lequel vous trouverez de nombreux autres documents sur la photographie et l'astrophotographie entre autres. Son parcours atypique et de passionné éclectique est résumé sur sa page biographie http://astrosurf.com/luxorion/biographie.htm

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Mis à jour ( Lundi, 09 Mars 2009 14:52 )

La photographie numérique (IV)

Les bases techniques de la photo Écrit par Administrator Samedi, 01 Septembre 2007 17:30

Par Thierry Lombry

Samedi, 01 Septembre 2007 17:30 Par Thierry Lombry Cet article est la suite de l'article Photographie

Cet article est la suite de l'article Photographie numérique (III)

Inconvénients des APN et précautions à prendreest la suite de l'article Photographie numérique (III) Résumons-nous INCONVENIENTS DES APN ET PRECAUTIONS A

Résumons-nous(III) Inconvénients des APN et précautions à prendre INCONVENIENTS DES APN ET PRECAUTIONS A PRENDRE L'

INCONVENIENTS DES APN ET PRECAUTIONS A PRENDREdes APN et précautions à prendre Résumons-nous L' autonomie : Ainsi que nous l'avons expliqué,

L'autonomie : Ainsi que nous l'avons expliqué, les APN sont gourmands en énergie. Bien que les réflex utilisent des batteries 3 à 4 fois plus puissantes que les modèles compacts, il est possible de vider une batterie de 2000 mAh en une heure !

Que consomme une image ? C'est pratiquement impossible à déterminer de manière générale car cela dépendant de nombreux facteurs (activation ou non de l'autofocus, de l'AF servo, du flash, du moniteur, son éclairage mais également du système de mesure, du mode d'exposition, de la cadence, de la focale, du format, du type de carte-mémoire, etc). Disons qu'en moyenne une image pourrait consommer entre 1 et 5 mAh.

moyenne une image pourrait consommer entre 1 et 5 mAh. Pour gagner un peu d'énergie et

Pour gagner un peu d'énergie et quelques photos, éteignez donc l'écran lorsque vous ne l'utilisez pas ou mettez l'appareil hors tension. Si vous êtes économe vous allez pouvoir enregistrer jusqu'à 1900 images avec une seule batterie de 2000 mAh. Mais c'est un chiffre théorique correspondant à une utilisation bien précise et répétée dans le temps qui n'est donc pas représentative d'un usage réel. En général les utilisateurs savent que leur accu est chargé et prennent des photos aussi longtemps qu'il le permet. Cela s'étend sur une journée ou une semaine selon leur activité. Peu importe donc la consommation réelle.

La leçon a retenir est d'avoir toujours sur vous au moins une batterie de rechange et chargée (et même plusieurs en vacance) ainsi qu'un jeu de piles crayons ou rechargeables ou un chargeur à connecter sur l'allume-cigare de la voiture.

La batterie : Ainsi que nous l'avons dit, n'utilisez que des batteries sans effet mémoire (Li-ion ou NiMH). Les APN utilisent 1, 2 voire 4 batteries selon leurs performances ou deux fois plus de piles crayons ou rechargeables. Le temps de recharge d'une batterie de 2000 mAh est d'environ 90 minutes mais il peut atteindre 2h15m sur des modèles de grande capacité équipant les APN haut de gamme.

La capacité des cartes-mémoires : La capacité des cartes-mémoires n'est pas illimitée ! Ayez-en toujours une en réserve (et ici aussi plusieurs en vacance) et si possible de grande capacité (quelques GB), sinon au bout d'une heure vous pourrez ranger votre APN jusqu'au retour. Vérifiez toutefois leur compatibilité avec votre APN (FAT32 au-dessus de 2 GB).

Choisissez enfin une carte-mémoire performante, ayant un temps d'accès rapide (Kingston) sinon elle peut

pénaliser la prise de vue.

Beaucoup moins cher, Epson, Jobo et takeMS parmi d'autres fabricants vendent également des disques durs portatifs dans lesquels vous pouvez télécharger vos images par une liaison Firewire ou USB. Leur capacité peut dépasser 40 GB pour un prix de 164 € en 2006. L'idéal bien sûr est d'emporter avec vous un ordinateur portable équipé d'un lecteur Firewire pour télécharger les images au retour de chaque excursion ou de reportage.

Le grip d'alimentation : la poignée contenant les batteries améliore la prise en main de l'appareil. Auparavant réservée aux modèles haut de gamme, elle est aujourd'hui proposée avec la majorité des réflex. S'il est optionnel, vous devez choisir le type de grip que vous souhaitez (avec ou sans base) avant d'acheter votre APN sinon vous devrez racheter un autre appareil. En effet la plupart des modèles ne permettent pas d'acheter un boîtier "en kit", sans grip, puis de lui ajouter par la suite la poignée et plus tard encore la base.

La mise sous tension : certains APN (Canon EOS 10D par exemple) mettent plus de 2.5 secondes pour activer le déclencheur après la mise sous tension ! Pour un amateur occasionnel, cela peut-être sans conséquences mais c'est très long quand vous avez éteint l'appareil pour économiser la batterie et êtes surpris par un événement fugace que vous voulez absolument photographier. Généralement vous ratez l'occasion. Quelques APN présentent une mise sous tension très rapide en l'espace de 0.1 à 0.2 secondes (Nikon D50 et D200, Canon EOS 350D et 20D par exemple).

L'autofocus : la mise au point automatique, avec ou sans servo (suivi des objets en mouvements), prend un certain temps. Dans des conditions normales d'éclairage, la durée de mise au point et son verrouillage prennent environ 1/4 de seconde. C'est encore trop long pour photographier un mobile se déplaçant à 50 km/h car durant ce temps il aura parcouru environ 3.5 mètres. Dans des conditions difficiles, sur certains APN le verrouillage peut prendre jusqu'à 1 seconde, le temps que le sujet s'envole ou disparaisse dans les buissons ! Ajouté au temps de mise sous tension, si vous devez chaque fois attendre aussi longtemps avant de réaliser une photographie, faites commes beaucoup de photographes, travaillez uniquement en mode manuel.

Si vous utilisez l'AF servo, veillez à ce que le mode "priorité au déclenchement" (release priority) soit déactivé car cette option a pour effet de prendre une photo dès l'instant où vous appuyez sur le déclencheur sans référence aucune au statut de l'autofocus. Et c'est ainsi qu'on obtient par exemple des images macros floues, une bonne raison de plus de s'en passer.

La taille des images : La taille des images peut-être un inconvénient. Si une image JPEG de 10 Mpixels occupe à peine 6 MB, un APN haut de gamme qui demande 128 MB par image, c'est exceptionnel mais cela

existe, ne pourra enregistrer que 125 images

deux ou quatre fois plus volumineux ou du format HDR.

sur une carte flash de 16 GB ! Et que dire des fichiers TIFF

Si vous pouvez télécharger de très gros fichiers sur votre ordinateur, vous ne pourrez pas nécessairement les lire. Ce sera le cas si votre ordinateur dispose d'à peine 256 MB RAM et si vous utilisez un logiciel d'une ancienne génération incapable de lire des fichiers d'une taille supérieure à 11 Mpixels ou 7 MB (par ex. Photo Editor proposé avec la suite MS Office). D'autres logiciels heureusement pourront les lire, notamment Adobe Photoshop qui se débrouille avec la mémoire RAM disponible. Mais lui non plus ne fait pas de miracle et s'il doit manipuler dans cet espace mémoire des image de plus de 100 MB en plus de ses propres plugins, il préférera disposer de suffisant d'espace mémoire et donc d'un ordinateur performant. A défaut, attendez-vous à un manque de ressources et des lenteurs d'exécution.

Le taux de transfert : il est important que l'APN supporte un taux de transfert élevé et utilise une carte- mémoire également rapide et un buffer tout aussi performant au risque de pénaliser la vitesse des prises de vues à cadences élevées. Pour des images de 5 ou 6 Mpixels, vous devez disposer d'un taux de transfert d'environ 7.5 MB/sec et supérieure 12 MB/sec à partir de 8 Mpixels. Pour les lecteurs externes, utilisez de

préférence une carte-mémoire CF Type I ou Type II dont le temps d'accès sur un bus Firewire externe est inférieur à 2 ms.

Les menus : selon les modèles d'APN, certains menus du moniteur LCD ou TFT sont mieux organisés et plus colorés que d'autres. Cet aspect qui peut paraître secondaire aux yeux de certains à son importance car il apporte de l'ergonomie à l'appareil. Mieux vaut en effet distinguer une sélection au premier coup d'oeil que de se demander quel est l'option choisie parce qu'elle est surlignée d'une couleur sombre plutôt que claire. Même chose pour la taille des caractères.

Certains grands constructeurs ne suivent aucune règle et proposent des menus désordonnées et sombres sur certains modèles d'APN et plutôt bien organisés et très clairs sur d'autres. A vérifier au cas par cas au risque de passer quelques années avec un menu qui vous déplaît.

Le déclencheur : La plupart des APN présentent un temps de retard entre le moment du déclenchement et la prise de vue lié à la technologie du capteur. Ce délai peut atteindre une bonne fraction de seconde. Pour des prises de vues sportives ou de tout sujet rapide, c'est très ennuyeux car vous risquez de rater l'événement. Vérifiez ce paramètre car ce délai est très perturbant et énervant. On peut le considérer comme un inconvénient. Allié au temps de recharge du flash et d'autres petites exaspérations, vous pourriez finalement regretter votre achat. A terme, la technologie Fovéon pourrait supprimer ce délai de réponse.

De la même manière, certains APN d'entrée de gamme ne disposent pas de pose "B" (bulb) permettant de réaliser des expositions de longues durées, leur temps de pose maximum étant limité à 15 ou 30 secondes. D'autres modèles disposent d'une fonction "T" ou de la pose B dans les fonctions du mode manuel.

Les APN n'utilisent plus le déclencheur souple et standard de jadis. La plupart des marques utilisent leur propre standard et vous devez acheter leur propre système de télécommande à fil ou infrarouge.

Enfin, tous les APN ne permettent pas de verrouiller le déclencheur.

Le miroir réflex : Sur certains APN tel de Nikon D200, si le miroir est bien amorti quand il se lève, il est en

revanche assez bruyant lorsqu'il se rabaisse, un bruit inopportun que

concerts ! Une manière de réduire ce bruit est de placer l'appareil dans une sacoche voire sous un vêtement.

Mais ce n'est pas toujours faisable. Ce bruit disparaît aussi en mode rafale. A défaut, vous devrez changer d'appareil.

relèveront les mélomanes durant les

Le zoom numérique : Ainsi que nous l'avons signalé, ne tenez pas compte de la fonction zoom numérique qui, généralement, ne fait qu'agrandir les pixels par interpolation (fonction logicielle) et détériore la qualité de l'image. Désactivez cette fonction et limitez-vous aux performances du zoom optique.

Le flash : si vous choisissez un APN équipé d'un flash intégré, afin que votre optique ne porte pas d'ombre, choisissez un modèle dont le flash se relève très haut au-dessus du prisme. Choisissez également un modèle disposant d'un nombre-guide relativement élevé (20 à 40 pour 100 ISO) pour en tirer tout le bénéfice. Mais idéalement rien ne vaut un flash portatif et déporté de l'axe de prise de vue.

La lumière du jour : La "lumière du jour" d'un APN présente généralement une température de couleur 500 à 800 K inférieure à celle du flash (5800-6000 K). Utilisez dans les mêmes conditions d'éclairement, deux APN différents peuvent donc donner des images plus ou moins colorées.

La balance des blancs : Au sein d'une même marque, les capteurs de deux modèles identiques d'APN peuvent présenter une balance des blancs dont la différence de température de couleur se chiffre à plusieurs centaines de Kelvins. Si toute votre chaîne graphique est calibrée et que le problème persiste dans les conditions contrôlées d'un studio, reste à réétalonner votre APN chez l'importateur sous le couvert de la

garantie et exiger la copie du résultat du banc test. Bien sûr vous serez sans appareil durant quelques semaines mais c'est parfois préférable à devoir faire tous les jours les mêmes corrections de couleur sous Photoshop.

La luminosité : Le rendu des scènes prises à contre-jour et notamment les couchers de Soleil demeurent la bête noire des capteurs photosensibles (tant numérique qu'argentique) en raison des différences importantes de luminosité. Faites un essai en photographiant un coucher de Soleil très près de l'horizon au moyen d'une optique offrant un champ de 5 à 15°. Visuellement le disque du Soleil prend une teinte rouge vive absolument remarquable. Je vous mets au défi de réaliser une prise de vue où le Soleil n'est pas surexposé tout en préservant la clarté et les détails de l'avant-plan et sans truquage.

Le Soleil rouge : Tentez l'expérience !

Le Soleil rouge : Tentez l'expérience ! J'invite les photographes équipés d'appareils photos numériques ou

J'invite les photographes équipés d'appareils photos numériques ou argentiques, à photographier un coucher de Soleil rouge rubis (environ 15 minutes avant le coucher civil) dans un champ limité à 5-15° et dans un ciel sans brume (ce qui réduirait sa luminosité). A l'inverse des images présentées ci-dessus, si vous parvenez à préserver sa couleur rouge vive et les détails de la scène sans truquage, envoyez-moi l'image par email accompagnée du fichier EXIF en me décrivant votre technique et le mode d'exposition utilisé. Mais sachez que ce défi est perdu d'avance.

Comme le confirma un collègue photographe "ce défi est perdu d'avance en raison de la faible dynamique du capteur". Et de fait, le disque du Soleil sera éventuellement bien délimité mais sa couleur sera blanche, rose-pâle tout au mieux. Même les milliers d'algorithmes du mode matriciel 3D couleur de certains APN et le traitement d'image ne permettront pas de retrouver la couleur réelle du disque car les cellules photosensibles ont été saturées par la luminosité du Soleil comme on peut le voir sur les images présentées ci-dessus et dans cette galerie.

L'amateur qui vous dit le contraire par des arguments techniques n'a jamais fait réellement l'expérience ! Demandez-lui ses photographies et vous pourrez juger sur pièce. A ce jour, tous les amateurs équipés d'APN réflex ou de boîtiers argentiques à qui j'ai demandé de faire l'expérience n'y sont pas parvenus à leur plus grand étonnement; même si le Soleil était auréolé de rose, preuve qu'il était bien rouge, le disque lui-même est resté blanc. En fait seul le nouveau format HDR devrait résoudre ce problème.

Bien sûr la question ne se pose plus si vous utilisez un puissant téléobjectif (cata) ou un télescope qui offre un champ réduit à 1-2°. Dans ce cas le capteur s'adaptera correctement à la luminosité du Soleil et offrira en principe un rendu correct des couleurs. Mais dans ces conditions, il n'y aura plus d'avant-plan, il sera sous-exposé ou il se profilera en contre-jour devant le Soleil; à autres conditions, autres résultats.

Les options de sécurité : Certains APN acceptent d'enregistrer quelques prises de vues alors que vous n'avez pas inséré de carte-mémoire ! Plus étonnant, il est parfois possible de récupérer ces images qui sont restées stockées dans le buffer. Mais cela reste un sérieux problème quand vous vous en rendez-compte sur le comptoir du photographe, au retour de vos vacances

De même, certains APN acceptent de sauvegarder l'image et n'émette aucun signal d'alarme lorsque le volet d'accès à la carte-mémoire est ouvert.

Par sécurité, activez l'option qui verrouille la prise de vue en l'absence de carte-mémoire. A défaut, lisez bien l'écran, l'appareil vous avertira le cas échéant (avant la prise de vue et au moment de l'enregistrement).

Parmi les autres options de sécurité utiles citons le verrouillage du déclencheur (il empêche d'appuyer sur le déclencheur là où sur d'autres APN il faut mettre l'appareil hors tension), le verrouillage individuel des images (celles qui ne peuvent pas être supprimées) et la mise hors tension de l'APN (la plupart du temps) ou le déclenchement d'une alarme dès l'ouverture du volet d'accès à la batterie ou à la carte-mémoire.

Enfin, ainsi que nous l'avons dit, quand vous êtes au Soleil et n'utilisez pas votre APN, replacez toujours le bouchon sur l'objectif au risque d'assister à quelques accidents fumeux.

L'étanchéité : Méfiez-vous de la poussière et évidemment de l'eau. Les APN munis d'autofocus et de zoom accumulent facilement la poussière et le sable par appel d'air qui finissent par se loger sur le capteur photosensible et dont les traces se retrouvent donc sur les photographies comme autant de petits points noirs. Certaines marques ont essayé d'y remédier, mais ces solutions (ruban collant, couche anti-statique, vibrations, etc) ne sont pas toujours très efficaces ou ne font que retarder le problème. Vous pouvez bien sûr acheter un APN équipé d'un obturateur mécanique. Mais il n'y a pas de miracle. Si vous prenez soi de votre appareil et ne le considérez pas comme un jouet antichoc et amphibie à l'épreuve du vent et des embruns, bref invulnérable, vous éviterez bien des soucis. L'alternative consiste à acheter un APN haut de gamme qui est conçu avec des joints hermétiques.

La compatibilité : si vous disposez d'anciennes optiques de la même marque que l'APN que vous convoitez, vérifiez avant d'acheter votre nouveau boîtier si la compatibilité électrique est assurée et jusqu'à quel point. Les nouveaux APN disposant de système de mise au point et de posemètre très sophistiqués (matrice 3D couleur, i-TTL, etc), ce sont en général ces fonctions qui disparaissent, vous condamnant à utiliser votre ancienne optique en mode manuel ou au-dessus de certaines ouvertures uniquement.

Le poids : La plupart des APN sont fabriqués en alliage d'aluminium ou de magnésium recouvert de plastique ou simplement en plastique hautement résistant (polycarbonate). Le poids de la carrosserie est donc faible.

Même si un APN vous paraît léger, au bout d'une demi-heure de prises de vues il vous semblera déjà plus lourd. Alors imaginez le "boulet" qu'il peut représenter si vous devez réaliser un reportage durant quelques heures avec deux appareils sur l'épaule.

Maintenant tout dépend de votre activité, de l'appareil, de votre corpulence, de la taille de vos mains et de votre habitude. De façon générale, évitez les appareils lourds et encombrants dont le boîtier seul pèse plus de 1.26 kg (Canon EOS-1 Ds), ce qui représente deux fois le poids du Nikon D80 (585 g) et 3 fois celui de

l'Olympus E-400 (380 g). Indirectement ce poids se répercute dans une certaine mesure sur la taille de l'APN (voir Ecombrement).

Au poids du boîtier s'ajoute celui des optiques. Si un objectif de 50 mm pèse à peine 150 g, en général une optique discrète ou un zoom, pèse environ 500 g (de 200 à 750 g), sauf évidemment les très longues focales. Au total, un APN muni d'une optique ordinaire pèse environ 1 kg, un haut de gamme entre 1.5 et 2 kg.

On peut aussi juger que le poids n'est pas important si de toute manière vous utilisez la voiture, un trépied ou avez toujours l'appareil en bandoulière ou encore si la technologie prime sur ce détail. C'est une question pratique et de goûts personnels.

A l'inverse du passé où la qualité d'un réflex pouvait se juger au poids de ces éléments métalliques, grâce aux nouveaux alliages cette règle n'est plus valable aujourd'hui. Ne fait-on pas des "plastiques" aussi résistants que du métal (cf les casques) ? Mais on fabrique également des pièces en "fer blanc" aussi fragiles que du plastique. Il faut donc bien étudier la question avec le revendeur et consultez les revues techniques avant achat.

Le poids élevé que présentent certains modèles est avant tout lié à la technologie et aux nombreux éléments mécaniques et électroniques assurant des fonctions protectrices, le traitement d'image et des fonctions annexes. On peut pour ainsi dire que plus un APN est lourd plus il est robuste, sophistiqué et complexe (et donc cher), mais il ne fera pas pour autant de plus belles photos dans des conditions normales. A long terme un appareil lourd (plus de 1 kg pour le boîtier) auquel il faut ajouter environ 1 kg d'accessoires (batterie, optique, grip, etc) peut littéralement devenir pesant et vous décourager de l'utiliser. Une fois de plus, jugez donc son utilité en fonction de l'usage que vous en aurez et non pas par rapport à l'image élitiste qu'il donne.

L'encombrement : Un Canon EOS-1Ds pesant 1.26 kg mesure 2 cm de long, 6 cm de haut et 3 cm de profondeur de plus qu'un Olympus E-400 de 380 g ! Bien sûr ils ne s'adressent pas au même public ni probalement au même sexe (cf le comparatif de Lyra Research publiés sur DPReview). Si vous ajoutez un sac fourre-tout pour y placer tout votre matériel (et l'étui de l'APN si vous l'utilisez seul), deux ou trois optiques supplémentaires (non, le cata restera dehors de même que le trépied !), des accessoires, cela finit par représenter quelques kilos et le volume d'un bagage à main, tout le symbole du photographe en reportage ! Pour le photographe occasionnel, ce n'est même pas imaginable même si chacun aimerait bien disposer d'un telle panoplie.

Le prix de la dépréciation : Le prix d'un APN dépend de ses performances, de la résolution du capteur, des innovations, de la qualité de ses optiques et de son ergonomie et bien sûr de sa marque. Aujourd'hui un APN réflex équipé d'un capteur de 10 Mpixels se vend 850 € avec une optique zoom standard. Mais dans 3 ou 5 ans vous pourrez acheter pour le même prix un 30 Mpixels plein cadre (24x36mm).

Si un APN reste cher à l'achat, contrairement aux appareils photos classiques, il se déprécie aussi vite que du matériel informatique car sa technologie suit la Loi de Moore. Un APN perd déjà 20% de sa valeur dès qu'il est vendu. Au bout de 3 ans il a déjà perdu plus de la moitié de sa valeur ! En l'espace de 5 ans (et même en 3 ans pour certains modèles ayant eu peu de succès), il peut voir son prix chuter de 85% à l'argus ! Non, je

ne plaisante pas, c'est même une très mauvaise blague si vous envisagez de revendre votre APN

comme à tout bonheur, malheur est bon dit-on, cette chute vertigineuse des prix fait l'affaire des amateurs

peu fortunés ou indécis qui souhaitent acheter un APN sans se ruiner. C'est l'occasion !

Mais

Nous reprendrons à la fin de la page suivante quelques sites de petites annonces belgo-françaises consacrées à la photographie. Quant à eBay je vous laisse seul juge de la qualité des vendeurs mais sachez que régulièrement les forums juridiques font état de non respect des accords conclus entre parties, donc prudence.

RESUMONS-NOUS - En général un APN compact ou bridge utilise un capteur CCD, un réflex

RESUMONS-NOUS

- En général un APN compact ou bridge utilise un capteur CCD, un réflex utilise un capteur CMOS ou Fovéon mais il y a des exceptions

- La taille des capteurs des APN réflex est généralement au format APS-C

(~23.7 x 15.7 mm), quelquefois "full frame", c'est-à-dire 24 x 36 mm sur

certains modèles de milieu et haut de gamme.

- Les capteurs sont sensibles à un spectre de rayonnements généralement

compris entre 200 et 1200 nm mais sont bridés (par les optiques et les filtres) à la seule fenêtre visible comprise entre 400 et 700 nm environ.

- Le rapport d'une image numérique est généralement de 3:2 sur les réflex et de 4:3 sur les compacts et les bridges (comme celle des écrans d'ordinateurs).

et les bridges (comme celle des écrans d'ordinateurs). Le Nikon D300 sorti en août 2007 (1980

Le Nikon D300 sorti en août

2007 (1980 € sans optique) vient

remplacer le D200 vieux de ans.

2

- Pour un usage ordinaire, le capteur doit présenter une résolution d'au

moins 3 Mpixels. De cette manière vous pourrez réaliser des images de 2048 x 1536 pixels et obtenir des agrandissements A4 de bonne qualité, mais pas supérieurs. A usage semi-professionnel, un capteur de 6 Mpixels est suffisant tandis qu'à usage professionnel (photographe d'art, portraits, réalisation de posters, etc) vous devez utiliser un APN dont le capteur offre la plus haute résolution, plus de 10 Mpixels.

- Généralement l'APN dispose de paramètres ajustables concernant la configuration (langue, alarme, cadence

des prises de vue, retardateur, verrouillage, débrayage des automatismes) et les prises de vues (résolution, balance des blancs, sensibilité, espace de couleurs, etc) ainsi que de fonctions aussi diverses que les priorités à la vitesse et à l'ouverture, une balance des blancs présélectionnée et manuelle, la fonction macro, l'autofocus, un zoom optique et numérique, un flash, etc. La plupart de ces fonctions sont même disponibles sur les modèles compacts. En complément, il est intéressant d'avoir l'option réduction du bruit, anti-vibrations, le bloquage du miroir réflex en position haute, une prise pour le flash, la télécommande et l'éclairage du LCD

pour le flash, la télécommande et l'éclairage du LCD - Le grip ou la base d'alimentation

- Le grip ou la base d'alimentation s'achète à la commande de l'appareil car ensuite il n'est généralement plus possible de modifier le boîtier

- Un APN dispose d'une sortie USB et supporte les cartes-mémoires CF, parfois SD ainsi que l'interface Firewire.

- Utilisez uniquement un APN tirant profit des batteries Li-ion ou NiMH pour éviter l'effet mémoire

- Disposez toujours d'un jeu de réserve de batteries et de cartes-mémoires ainsi que d'un chargeur de batterie

- Le facteur de grossissement ou de recadrage (crop factor) d'une optique traditionnelle installée sur un APN

équivaut à environ 1.5x celui de la même optique installée sur un boîtier argentique, donnant l'impression d'alonger toutes les focales de 50%. Les valeurs de focales indiquées sont les valeurs réelles. Généralement les catalogues ou les revues de produits ajoutent leur équivalent classique (ex. 300 mm, équivalent 450 mm). Pour retrouver un facteur de grossissement de 1 vous devez utiliser des optiques spécialement conçues pour le format de votre capteur, ou ce qui revient au même, utiliser un APN dont le capteur mesure 24x36 mm.

- Une optique zoom ou un téléobjectif doit être le plus lumineux possible (petite valeur de f:) au risque de

devenir rapidement inutilisable sans lumière d'appoint dans des conditions de faible éclairement, y compris en macro

- Les mesures d'exposition sont les plus précises en mode matriciel, tandis que la mesure spot est valable pour un sujet isolé

- La netteté des images peuvent être affectée par un traitement interne à l'appareil visant à accentuer le

rapport de contraste. Cette option est ajustable sur certains APN de milieu ou haut de gamme (sharpness).

- Le firmware peut-être mis à jour, offrant de nouvelles fonctionnalités à l'appareil.

La révolte des pixels

Voici un titre qui conviendrait à un roman de science-fiction. Nous aurions pu l'intituler pixels contre mégapixels. Tout amateur se demande s'il vaut vraiment la peine d'acheter un APN de plus de 10 Mpixels ou si 6 Mpixels par exemple ne suffiraient pas ?

Depuis la fin des années 1980, les constructeurs se sont fait une guerre farouche en inondant le marché d'APN offrant toujours plus de pixels à prix constant. C'est ainsi qu'en l'espace de trois à cinq ans votre bel APN s'est vu supplanté par un modèle équivalent mais offrant deux ou trois fois plus de pixels, une évolution qui contribua à améliorer la qualité des images.

A présent que l'on fabrique des capteurs de 12 et 16 Mpixels, on constate que les derniers modèles d'APN tel le Nikon D40 sorti fin 2006 ne propose d'un capteur de 6 Mpixels. On peut donc se demander ce qui poussa Nikon à limiter la résolution et si un nombre élevé de pixel est important. En deux mots, la réponse est "non". Ainsi que nous l'avons expliqué nous pouvons obtenir des tirages de qualité au format A4 ou A3 avec 6 Mpixels. Et effectivement, si on considère la cible visée par cet appareil grand public, la critique du Nikon D40 est excellente et il produit des images de qualité remarquable.

excellente et il produit des images de qualité remarquable. A priori on peut se dire qu'essayer

A priori on peut se dire qu'essayer de vendre un APN offrant seulement 6 Mpixels, un nombre relativement faible, est une erreur marketing car elle affectera (psychologiquement et négativement) le choix du client. Or il suffit de réaliser des photographies avec cet appareil pour

constater que les ingénieurs de Nikon ont respecté leur plan qualité :

En 2006, vendre un Nikon D40 de 6 Mpixels à moins de 600 € avec un zoom AF-S 18-55 mm f/3.5-5.6 G II ED n'est pas une erreur marketing. C'est une stratégie fondée sur un progrès technologique dont bénéficie le grand public.

un D70 ou un D200. Mais ne vous méprenez pas; le public ciblé est tout différent : le photographe occasionnel à qui s'adresse ce modèle n'a pas les mêmes exigences ni le même budget à consacrer à la photographie qu'un passionné. Dans ce contexte, Nikon a gagné son pari et va sans nul doute s'attirer de nouveaux clients.

offrir une excellente image, aussi fidèle que possible à la réalité. Non seulement le Nikon D40 hérite de la matrice 3D couleur des D1, D2x et D200 qui ont fait le succès de la marque depuis 1999, mais les rendus de couleurs, l'amplitude de la dynamique et le rapport signal/bruit sont excellents, tout cela dans un prix serré inférieur à 500 € sans optique.

Bien entendu ce modèle grand public est bridé comparé ne fut-ce qu'à

Fiabilité des APN

On peut regretter que le taux de panne des APN soit tenu secret par les constructeurs alors qu'il concerne un critère essentiel pour les clients potentiels. Même les magazines techniques indépendants y font très peu référence. Quant aux SAV, ils sont avares sur ce genre d'information et ceux qui connaissent les chiffres sont tenus par un soi-disant secret professionnel. Mais cela offre au moins l'avantage au client victime d'une panne dont il n'est pas responsable d'en faire porter l'entière responsabilité au constructeur et d'exiger réparation, d'autant plus si le SAV n'a pas tenu le même langage.

Pour en savoir un peu plus, on ne peut donc que réaliser des sondages en espérant que les lecteurs y participeront et faire attention aux annonces publiées par les constructeurs, et notamment résumées dans les News de DPReview longtemps avant les autres magazines.

Sur base des quelques sondages que j'ai réalisé sur plusieurs forums, il semblerait que très peu d'APN réflex tombent en panne comparé aux nombre de pannes constatées sur les compacts ou les bridges : sur 66 APN par exemple qui ont été cités et essentiellement utilisés par des amateurs, il y avait 29 réflex partagés à part égale entre Nikon et Canon dont trois haut de gamme Nikon, 27 compacts (Canon, Kodak, Nikon, Minolta, Panasonic, Pentax, Sony) et 10 bridges (Canon, Kodak, Minolta, Olympus). On rapporte 1 réflex en panne (3%) pour 9 compacts (30%) et 2 bridges (20%).

Toutefois il faut bien se dire que les compacts représentent aussi 90% du marché ! Nous avons donc naturellement toutes les chances d'en voir tomber plus en panne dans les mêmes proportions. Et en l'occurrence ce rapport est respecté dans ces sondages. Rappelons également que Canon se réserve 10% du marché suivi de près par Olympus, Kodak, Nikon et Sony. Dans ces sondages Canon présente 3 fois moins de panne que ses concurrents. Mais sans base statistique fiable et un échantillon limité, il ne faut pas interpréter ces faits autrement que pour ce qu'ils sont.

Ce type de sondage reste toutefois intéressant pour avoir un aperçu du genre de panne auxquelles ces appareils sont généralement sensibles. La bonne nouvelle si l'on peut dire c'est que généralement ces pannes se produisent sur des modèles différents et touchent donc indifféremment toutes les marques et différentes catégories d'APN. On peut également constater à travers ces sondages qu'en dehors des pannes, beaucoup d'APN et surtout des compacts nous tombent facilement des mains

et surtout des compacts nous tombent facilement des mains Bas ou haut de gamme, aucun APN

Bas ou haut de gamme, aucun APN n'est à l'abri de quelques "dead/hot pixels". Il ne faut pas trop s'en inquiéter dans la mesure où les convertisseurs RAW peuvent les ignorer (Adobe lightroom, PS CS2, Photo filtre, etc). A défaut ils seront remappés par le fabricant mais le capteur sera rarement remplacé sauf si le problème se répète 4-5 fois

durant la période de garantie.

Il ressort de ces sondages que contrairement à ce qu'on pense, si la majorité des APN (tous modèles confondus) sont très fiables et le restent même après 5 ans d'utilisation peu intensive, on constate que ce ne sont pas nécessairement les pièces mécaniques (obturateur, bouton de fonction, déclencheur, volet, etc) qui tombent en panne mais l'électronique (pixels morts ou chaud sur les images, allumage aléatoire, problème de mise hors tension, mauvais contacts électriques, capteur mort ou défecteux, problème de carte-mère, perte d'images dans le buffer, etc), et d'autant plus vite que l'APN est utilisé intensivement (20-50 images/jour durant 2 ans par exemple) ou dans des conditions difficiles (humidité, poussière, etc).

Ces pannes dépendent évidemment de la qualité de l'appareil et de son usage, du climat dans lequel il est utilisé (Sony et Canon ont rapporté officiellement des défaillances liées à l'humidité sur certains compacts) et du nombre de mise sous/hors tension parmi d'autres facteurs. En effet, nous savons tous combien un climat chaud et humide ou au contraire trop froid peut rapidement abîmer un appareil, corroder des pièces, décoler des éléments ou bloquer des mécanismes. Un APN ordinaire fonctionne entre 0 et 40°C, supporte moins de 85% d'humidité et n'est pas hermétique. Vous savez donc d'avance qu'il supportera en principe moins longtemps les rigueurs de la jungle, du désert ou d'un climat polaire. Evitez aussi à tout prix l'eau et le sable, comme la pluie et les embruns salés, sauf évidemment s'il est placé dans un caisson étanche (voir quelques modèles de kits sur Scubaland) !

Il faut ajouter à ces facteurs, l'effet de la chaleur dégagée par les composants comme les microdrives qui chauffent énormément et affectent très sérieusement le MTBF (temps moyen entre deux pannes qui diminue de moitié tous les 10°), la durée de vie limitée des composants électroniques comme les condensateurs papier, les soudures, des problèmes de conception du capteur ou du moniteur et enfin l'usure des circuits imprimés ou des cables souples qui sont régulièrement pliés et dépliés dans certains appareils.

Notons qu'on parle très peu dans ces sondages des optiques, sauf les rares fois où l'appareil est tombé et fut endommagé. Généralement les optiques sont affectées par l'humidité, des moisissures se développant dans les lentilles dans les pays tropicaux et indirectement par une éventuelle défaillance du système autofocus intégré.

Il faut bien se dire qu'aucun appareil manufacturé n'est jamais à l'abri d'une usure ou d'une panne. Un appareil de milieu ou haut de gamme pourra juste vous garantir être mieux protégé contre les aléas du climat (bien que ses tolérances soient très limitées) et être passé par un contrôle qualité plus sévère qu'un produit d'appel ou de grande consommation.

qu'un produit d'appel ou de grande consommation. Parmi les défaillances habituelles citons un faux contact

Parmi les défaillances habituelles citons un faux contact ou une panne d'un bouton-poussoir ou multifonction, y compris du déclencheur ou du bouton de mise sous/hors tension.

Enfin, ainsi que nous le rappellerons à propos des APN haut de gamme , il faut aussi relativiser les pannes. Si elles surviennent durant la période de garantie, beaucoup de photographes n'y prêteront pas attention et consentiront même à accepter de multiples pannes tant qu'elles ne leur coûtent pas d'argent. Mais leur point de vue sera tout différent au terme de la période de garantie. A cette occasion il sera peut-être temps de se demander s'il ne vaut pas mieux remplacer l'APN maintenant que d'attendre et subir d'autres pannes qui seront cette fois facturées !

Plaçons à part la fiabilité des cartes-mémoires. Nous avons expliqué précédemment qu'une carte CF était généralement garantie 5 ans et supporte l'enregistrement de 100000 à 1 million d'images, au-delà de quoi le substrat se dégrade. Rappelons qu'en cas de litige suite au mauvais fonctionnement d'une carte, même si la garantie peut éventuellement vous rembourser le voyage, ce dédommagement ne remplacera jamais les

photographies peut-être uniques que vous avez réalisées. Pour cette raison et éviter autant que possible tout risque d'erreur hardware, par précaution achetez d'office 2 ou 3 cartes-mémoires et alternez-les. Enfin, faites jouer la garantie à la première défaillance. Au-delà de 5 ans d'utilisation et plus de 100000 images sur la même carte, pensez à la remplacer.

En guise de conclusion

A présent que nous connaissons les points forts comme les points faibles des APN, pour terminer ce tour

d'horizon posons-nous quelques questions qui traversent souvent l'esprit du futur acheteur et qui pourraient

vous aider à choisir votre réflex. Non pas le modèle untel à tel prix avec telle option, mais la ligne de conduite à suivre pour faire le bon choix.

- Où achetez un AP ? Un appareil photo numérique est un produit sophistiqué qui doit être acheté chez un photographe. Le photographe de votre quartier qui soigne sa réputation vous accordera toujours tout le temps nécessaire pour vous expliquer le fonctionnement d'un appareil et vous donnera le temps de l'avoir bien en main, d'autant plus facilement s'il a la garantie d'aboutir à une vente. Et autant lui dire vos intentions précises tout de suite.

La vente d'un APN réflex qui va souvent de paire avec quelques accessoires est la cerise sur le gâteau du commerçant car elle représente une fraction significative de son chiffre d'affaire. N'hésitez pas à lui demander de pouvoir tester l'appareil ou l'optique durant une heure ou deux, même si certains ne l'acceptent que moyennant dépôt d'une caution, ce qui est tout à fait normal vu le prix de certains appareils.

- Pourquoi achète-t-on un AP ? Un APN est avant tout un outil au service d'un photographe et représente

le symbole de sa passion ou plus simplement le moyen de conserver une trace de ses souvenirs ou de ses

travaux. L'utilisation d'un appareil photo revête donc différents degrés d'intérêts selon la fonction qu'on lui accorde allant de l'utilité pratique, au confident des instants privilégiés de notre vie, à l'objet d'exception, l'oeuvre d'art technologique, trois valeurs tout à fait légitimes.

Selon l'importance que vous accordez à ces critères et vos exigences personnelles, un amateur occasionnel ne choisira donc pas son APN sur base des mêmes critères qu'un photographe d'art ou un scientifique. Cet aspect des choses peut-être important à considérer lorsque vous consulterez les revues techniques des différents APN (bien qu'en principe elles soient neutres) et surtout les critiques des utilisateurs, leur point de vue étant par nature influencé par leurs connaissances et leur expérience de la photographie.

Comparez les prix :

Amazon - Infomoinscher - Monsieurprix - omatica - Pixellium - Rue du Commerce

AP Compact

Destiné au grand public

Polyvalence limitée

Prix de 20 à 600 €

Taille et poids réduits

Qualité moyenne

AP Bridge

Destiné au photographe occasionnel

Polyvalence limitée

Prix de 120 à 1200 €

AP Réflex

Destiné au passionné et au pro

Polyvalence presque illimitée

Prix de 500 à 8000 € + optique

Taille et poids faibles à élevés

Taille et poids moyens à élevés

Très bonne qualité

Très bonne à excellente qualité

Choix très vaste (~350 APN)

Simple à utiliser

Fonctionnement simplifié

Modes automatique et manuel

Pose B de 15 ou 30 sec max.

Autofocus automatique

Ajustements peu précis

Résolution moyenne

Objectif fixe (zoom)

Capteur jusqu'à 7.2 x 5.8 mm

Technologie CCD (parfois CMOS)

Capteur au rapport 4:3

Peu ou pas d'accessoires

Viseur optique avec parallaxe

Moniteur LCD ou TFT fixe

Capacités photo et vidéo

Visualisation de l'image sur le moniteur avant la prise de vue

Choix limité (~30 APN)

Nécessite un apprentissage

Perfectionné

Modes automatique ou manuel

Pose B de 15 ou 30 sec max.

Autofocus automatique ou manuel

Ajustements plus précis

Haute résolution

Objectif fixe (zoom), parfois amovible

Choix moyen (~60 APN)

Nécessite un apprentissage

Simple à très perfectionné

Modes automatique ou manuel

Pose B programmée ou manuelle

Autofocus automatique ou manuel

Ajustements précis à très précis

Très haute résolution

Objectifs interchangeables Capteur APS-C ou 24 x 36 mm

Capteur jusqu'à 9.5 x 7.6 mm

Technologie CCD (parfois CMOS)

Capteur au rapport 4:3 ou 3:2

Peu d'accessoires

Viseur réflex ou électronique EVT

Technologie CMOS (parfois CCD)

Capteur au format 3:2 (parfois

4:3)

Nombreux accessoires

Viseur réflex optique

Moniteur LCD ou TFT fixe

Moniteur LCD ou TFT orientable

Capacité photo uniquement

Capacités photo et vidéo

Visualisation de l'image sur le moniteur avant la prise de vue

Visualisation de l'image sur le moniteur après la prise de vue

- Comment choisir son AP ? Vous devez choisir votre APN en fonction de votre budget, du temps que vous allez consacrer à la photographie, des types de photographies que vous allez réaliser et en tenant compte de la taille des agrandissements souhaités. Evitez de le choisir par rapport à la marque (sauf si vous disposez déjà d'accessoires de cette marque comme des optiques) ou pour son côté élitiste. Tout cela n'est pas vraiment rationnel.

Choisissez votre APN pour sa qualité, ses fonctions et ses performances. Expliquez tout cela à votre photographe avant d'acheter votre APN car cela aura un impact sur le prix de l'appareil mais également sur l'éventail ou le prix des accessoires disponibles. Notons à ce sujet que certains photographes préfèrent vendre certaines marques d'appareils plutôt que d'autres du fait qu'il présentent une plus grande compatibilité

avec les tireuses numériques qu'ils utilisent. Si le principe est louable, on ne peut pas influencer les goûts du client sur ce seul critère.

- Le prix d'un AP justifie-t-il ses performances ? Question difficile car tout dépend de vos critères de sélection. Dans l'absolu, toute option supplémentaire implémentée dans un appareil doit se payer en recherche et développement et se reflète donc sur le prix de vente. Mais si pour vous un agrandissement A4 est le maximum envisageable et des fonctions standards peu sophistiquées, un APN d'entrée de gamme comme le Nikon D50 (436 € en 2006) ou le Canon 400D (663 €) de 5 Mpixels suffit largement. Un photographe d'art en revanche tirera avantage d'un APN offrant 10 ou 16 Mpixels et de ses accessoires hors de prix.

Le prix reste le premier critère dans la sélection d'un APN suivi par la réputation de la marque car elle peut conditionner la qualité et les performances du produit ainsi que l'étendue de la panoplie de ses accessoiress. Mais en aucun cas la marque ne vous garantit la pérénité de votre achat. Il y a de grandes marques qui ont retiré leur APN haut de gamme du marché un peu plus d'un an après l'avoir commercialisé.

Un APN haut de gamme justifie son prix par sa qualité générale, sa robuste, ses innovations et le fait qu'il prend en charge automatiquement de nombreuses fonctions qui font appel à des corrections manuelles ou qui sont absentes sur les modèles bon marché. En principe, dans des conditions de prises de vues difficiles en terme de lumière ou de vitesse, un appareil très sophistiqué comme le Nikon D2XS (4362 €) ou le Canon EOS-1 Ds (6867 €) réalisera de plus belles images (considérant leur netteté et l'équilibre des luminances) qu'un APN d'entrée de gamme aux possibilités de contrôles et d'assistance plus limitées (mais qui, dans l'absolu, est probablement un bon appareil, beaucoup plus sophistiqué que n'importe quel appareil réflex traditionnel).

Ceci dit, même les APN haut de gamme ont leurs limites et utilisés dans les mêmes conditions de prise de vue (et notamment avec les mêmes optiques), ils ne se différencient pas beaucoup des performances des appareils d'entrée de gamme car c'est encore le photographe qui sait quand appuyer sur le déclencheur.

- Choisir un AP grand public ou semi-professionnel. Choisir un APN dans une gamme qui comporte aujourd'hui plus de 430 modèles tous formats confondus dont 10% de réflex et à peine 5% de modèles semi-pros et pros est une tâche difficile.

Pour le photographe amateur, les APN grands publics sont un marché, certes porteur, mais qui par nature ne proposera jamais d'appareils aussi sophistiqués et performants que ceux destinés aux amateurs avertis et aux semi-professionnels.

Si vous souhaitez acquérir un APN réflex de milieu de gamme dit "prosumer" (littéralement un article professionnel destiné au marché des consommateurs), bien que le marché présente un choix plus réduit que celui du marché grand public, il est tout aussi concurrentiel et confus. Mais ici encore, choisissez votre APN en fonction de votre budget et de vos besoins sans prétendre vouloir l'excellence à prix plancher.

Un APN de milieu de gamme coûte au minimum 1500 € sans optique. Et généralement,

Un APN de milieu de gamme coûte au minimum 1500 € sans optique. Et généralement, si vous acceptez de payer ce prix, vous allez naturellement vouloir des optiques performantes, dont le prix est tout aussi élevé. Cela fixe déjà le débat. C'est donc un achat qui ne se décide pas sur un coup de tête en lisant cinq minutes un catalogue. Un APN de cette gamme est un produit de qualité et performant, disposant de nombreuses fonctions automatiques, d'autres ajustables ou d'assistance toujours très appréciées.

La qualité et les performances de cet APN représentent un investissement que vous souhaitez durable et peut-être même rentable, en tous cas apte à vous offrir quelques grands moments de satisfaction. Vous pouvez considérer votre APN de deux manières, soit comme un outil technique que vous voulez maîtriser jusqu'au dernier bit soit comme un appareil photo permettant de libérer votre sens artistique, laissant de côté son aspect technique.

Mais globalement, passer de la photographie amateur occasionnelle à la passion exige que vous ayez de bonnes notions de photographie, un sens artistique et envie de vous investir dans ce hobby.

Si cette méthode est trop rapide pour vous, orientez-vous vers un modèle d'entrée de gamme à moins de 1000 € avec une optique zoom. Vous apprendrez ainsi la technique photo en même temps que vous développerez votre sens artistique. C'est seulement lorsque vous serez satisfait de votre achat et aurez bien maîtrisé la technique que vous pourrez éventuellement envisager d'acquérir un modèle plus sophistiqué.

- Choisir l'AP à la mode ou pour son prix. Certaines personnes succombent en effet à l'envie d'acheter un APN a priori, sur base de critères subjectifs voire irrationnels difficilement discutables. En matière d'APN, le seul avantage pratique d'acheter le modèle "à la mode", par exemple "l'APN de l'année", est d'avoir la certitude d'utiliser un modèle récent apprécié des critiques et tirant profit des dernières innovations. Mais cela ne signifie nullement que ses performances conviennent à votre usage ni que son prix soit démocratique. Par ailleurs le train de la mode est passager et changera forcément d'opinion l'année prochaine, vous laissant là avec votre appareil "démodé".

Choisir un APN parce qu'il est cher, par snobisme, est un argument absurde qui se retourne tôt ou tard contre son propriétaire. En effet, en principe un appareil haut de gamme devrait mieux résister aux effets du temps comme à ceux de l'environnement mais il ne palliera jamais à l'incompétence d'un débutant comme aux erreurs des professionnels; si le sujet est mal cadré, sophistiqué ou pas, votre bel APN va toujours couper les pieds du sujet ! Comme par ailleurs son utilisation nécessitera un certain apprentissage, s'il émousse votre patience vous finirez par le délaisser pour un modèle plus simple.

En fait on n'achète pas un APN onéreux pour le simple plaisir d'être à la mode ou par snobisme mais pour répondre à un besoin, en principe les exigences d'une passion ou d'un métier. Dans le cas contraire, il est fort

à parier que votre bel APN restera dans un tiroir ou ne sortira de sa boîte que 3 semaines par an pour réaliser quelques tirages 10x15. Laissez-le plutôt à ceux qui en ont l'usage.

- Faut-il attendre une baisse des prix ? Attendre une baisse des prix des APN est illusoire car à prix constant il y aura de nouveaux modèles plus performants. Bien que leur dépréciation soit très importante, c'est un très mauvais calcul. Si vous avez les moyens financiers, achetez un APN neuf ou d'occasion maintenant, sans attendre Noël ! En hésitant et en reportant toujours votre décision, finalement vous n'aurez pas d'APN, vous ne prendrez jamais de photos et vous ne pourrez pas partager votre expérience. Achetez-en un aujourd'hui dans votre gamme de prix, vous verrez plus tard si vous avez fait le bon choix. Le jour venu, vous pourrez discuter avec le photographe en connaissant le sujet.

discuter avec le photographe en connaissant le sujet. Ceci dit, mieux vaut investir un peu plus

Ceci dit, mieux vaut investir un peu plus d'argent maintenant dans un APN performant que d'acheter un bas de gamme qui ne vous satisfera pas et que vous allez de toute façon revendre pour racheter le modèle qui vous convient. En pensant faire une économie, vous avez en fait perdu plus d'argent que si vous aviez de suite choisi le modèle adéquat.

Quant à la question de sa dépréciation, rappelons que dès le moment où vous avez acheté votre APN, il a déjà perdu 20% de sa valeur et perdra plus de 50% de sa valeur au terme de la troisième année. Sans possibilité de l'amortir, vous n'avez donc aucun intérêt à le revendre à perte, d'autant moins que les composants électroniques sont très fiables (soit ils tombent en panne à la première utilisation soit pour ainsi dire jamais à moins d'être intensivement utilisés).

- Quel AP choisir ? Pour commencer, vous pouvez limiter votre investissement au plafond psychologique de 1000 € sous lequel se trouve aujourd'hui 64% des APN réflex. C'est une réalité commerciale à laquelle adhère la plupart des clients qui, a posteriori, sont satisfaits de leur achat. Mais méfiez-vous car on perce vite ce plafond quand il faut acheter quelques accessoires supplémentaires. Quant aux innovations et ces détails qui font ce "petit plus" des APN ayant une bonne réputation, ils poussent les prix à la hausse et risquent de faire exploser votre budget.

Enfin, n'hésitez pas à consulter les critiques des utilisateurs et les revue techniques des APN, posez éventuellement des questions sur des forums de discussions afin de resserrer votre choix sur quelques modèles. En général, pour des photographies ordinaires et même un peu plus, vous ne serez jamais déçu en choisissant un modèle qui a reçu la faveur du public avec "5 étoiles" ou éventuellement par celui classé

"modèle de l'année". Et si en plus il vous plaît, c'est tout bénéficie pour vous.

Bonne chance et faites le bon choix !

Les modèles présentés dans cet article sont donnés à titre indicatif. Les modèles concurrents peuvent apporter des solutions équivalentes. Sauf autre mention, les photographies ont été fournies par les constructeurs.

Retrouvez sur le site de l'auteur une liste de liens pour approfondir le sujet :

http://astrosurf.com/luxorion/photo-numerique10.htm

En savoir plus sur cet article

Pour une lecture plus confortable, l'ensemble de cet article a été découpé sur cours-photophiles en quatre articles distincts dont vous trouverez le détail ci-dessous.

Photographie numérique (I) : Avant-Propos - Fonctionnement d'un APN Photographie numérique (II) - Le capteur photosensible - Les formats d'images - Le stockage des images Photographie numérique (III) - L'objectif : grand-angle, zoom et télé - Les mesures de lumière et les corrections d'exposition - Le flash et la batterie Photographie numérique (IV) - Inconvénients des APN et précautions à prendre - En résumé

Vous pouvez aussi retrouver l'intégralité de cet article sur le site de son auteur Thierry Lombry :

http://astrosurf.com/luxorion/photo-numerique.htm

Cet article ne peut être reproduit sans l'autorisation de son auteur Thierry Lombry. Pour toute demande d'utilisation de ses textes ou images contactez le sur http://astrosurf.com/luxorion/index.htm . Visitez aussi la FAQ droit d'auteur de son site.

En savoir plus sur l'auteur de ce cours

Photophiles remercie Thierry Lombry, auteur de cet article Photographie numérique (I à IV). Thierry Lombry est webmaster du site http://astrosurf.com/luxorion/index.htm sur lequel vous trouverez de nombreux autres documents sur la photographie et l'astrophotographie entre autres. Son parcours atypique et de passionné éclectique est résumé sur sa page biographie http://astrosurf.com/luxorion/biographie.htm

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Mis à jour ( Lundi, 09 Mars 2009 14:49 )

La profondeur de champ (BM)

Les bases techniques de la photo Écrit par Administrator Lundi, 09 Juillet 2007 17:45

photo Écrit par Administrator Lundi, 09 Juillet 2007 17:45 Par Bernard Moreaux Théoriquement Les calculs Sur

Par Bernard Moreaux

ThéoriquementLundi, 09 Juillet 2007 17:45 Par Bernard Moreaux Les calculs Sur le terrain Une bizarrerie Quelques

09 Juillet 2007 17:45 Par Bernard Moreaux Théoriquement Les calculs Sur le terrain Une bizarrerie Quelques

09 Juillet 2007 17:45 Par Bernard Moreaux Théoriquement Les calculs Sur le terrain Une bizarrerie Quelques

Les calculs Sur le terrain

Une bizarrerieBernard Moreaux Théoriquement Les calculs Sur le terrain Quelques valeurs numériques Très souvent oubliée sur les

Quelques valeurs numériquesThéoriquement Les calculs Sur le terrain Une bizarrerie Très souvent oubliée sur les appareils autofocus dits

Très souvent oubliée sur les appareils autofocus dits "évolués", la profondeur de champ est pourtant un paramètre essentiel dans le rendu de l'image. La profondeur de champ est la distance qui sépare le premier plan net du dernier plan net. Selon son épaisseur, elle va permettre d'isoler le sujet de l'arrière-plan ou au contraire d'obtenir une netteté impeccable sur l'ensemble de la photo.

une netteté impeccable sur l'ensemble de la photo. THEORIQUEMENT Si, pour simplifier, on assimile notre

THEORIQUEMENTune netteté impeccable sur l'ensemble de la photo. Si, pour simplifier, on assimile notre objectif à

Si, pour simplifier, on assimile notre objectif à une simple lentille, on voit que d'un point A1 situé à la distance de mise au point on obtient un point A'1 net. Par contre le point B1 situé plus loin donne une image qui est une tache. (cf. Schéma ci-dessous)

En fermant le diaphragme, l'image B'2 forme une tache bien plus petite que B'1. (cf.

En fermant le diaphragme, l'image B'2 forme une tache bien plus petite que B'1. (cf. Schéma ci-dessous)

tache bien plus petite que B'1. (cf. Schéma ci-dessous) Notre œil loin d'être parfait ne nous

Notre œil loin d'être parfait ne nous permet pas de discerner un point d'une tache de 0.03 mm (cercle de confusion communément admis pour un film 24x36 mm). Si la tache B'2 est plus petite ou égale à 0.03 mm nous la verrons aussi nette que le point A'2. Le point B1 est hors de la profondeur champ alors que B2 est à l'intérieur de cette profondeur.

Autres valeurs du cercle de confusion :

Pour un film 6x6, on admet une valeur de 0,05 mm. Pour un film 4x5 inch, on admet une valeur de 0,1 mm. En numérique, le diamètre du cercle de confusion dépend de la taille des photosites du capteur. Vous trouverez ici http://www.dofmaster.com/digital_coc.html la liste des cercles de confusion communément admis pour votre boîtier numérique.

confusion communément admis pour votre boîtier numérique. LES CALCULS Avant d'en arriver aux calculs de la

LES CALCULS

Avant d'en arriver aux calculs de la profondeur de champ il nous faut déjà définir la distance hyperfocale. La distance hyperfocale est la distance de mise au point procurant, pour un diaphragme donné, la plus grande profondeur de champ. Pour être la plus grande, cette distance inclut l'infini.

Formule de calcul de la distance hyperfocale :

H=F²/(e x f)

Avec :

H

= hyperfocale en mm

F

= focale en mm

e = 0.03 (cercle de confusion) f = diaphragme

= focale en mm e = 0.03 (cercle de confusion) f = diaphragme Exemple de calcul

Exemple de calcul de l'hyperfocale pour un objectif de 120 mm à f/8 :

H=120x120/0.03x8=14400/0.24 = 60 m

Formule de calcul de la profondeur de champ :

PPN= (d x H) / (H + d) DPN = (d x H)/(H - d) PdC = DPN – PPN

Avec:

PPN = distance objectif – premier plan net en m

d

= distance de mise au point en m

H

= distance hyperfocale

DPN = distance objectif dernier plan net en m

PdC = profondeur de champ en m

Dans notre exemple l'objectif de 120 mm ouvert à f/8 a une H = 60m

Si nous faisons la mise au point sur l'hyperfocale :

PPN = 60x60/(60+60)=3600/120=30 m

DPN=60x60/(60-60)=3600/0=infini

L'image sera donc nette de 30 m à l'infini. La profondeur de champ sera :

PDC = infini – 30 = infini

Par contre si nous faisons la mise au point à 10 m par exemple :

PPN = 10x60/(60+10)=600/70=8.6 m DPN = 10x60/(60-10)=600/50=12 m Et PDC = 12-8.6=3.4 m

SUR LE TERRAIN Avec les anciens objectifs à mise au point manuelle, on disposait d'une
SUR LE TERRAIN Avec les anciens objectifs à mise au point manuelle, on disposait d'une

SUR LE TERRAIN

Avec les anciens objectifs à mise au point manuelle, on disposait d'une échelle de profondeur de champ qui nous permettait de voir que plus on ferme le diaphragme plus grand est la profondeur de champ. On pouvait également connaître l'hyperfocale, il suffisait de placer l'infini en face du diaphragme choisi. Enfin, et le plus important on pouvait choisir sa profondeur de champ et régler le diaphragme qui lui correspondait.

de champ et régler le diaphragme qui lui correspondait. Actuellement Minolta et Canon proposent des modèles

Actuellement Minolta et Canon proposent des modèles qui affichent la profondeur de champ en fonction de l'objectif, du diaphragme, et de la distance de mise au point mais ce n'est pas immédiat et il faut pianoter.

Sur notre exemple d'objectif ancien, il faut lire que la mise au point a été faite à environ 4 m, que le diaphragme choisi est f/8. La profondeur de champ est comprise entre les deux 8 c'est-à-dire d'environ 2.70 à 6 m. Si le diaphragme était de f/22 la profondeur de champ s'étendrait de l'infini à un peu plus d'un mètre. La distance de mise au point est en fait la distance hyperfocale.

Pour tous ceux qui n'ont ni objectifs anciens, ni les modèles sophistiques, il reste la calculette ou la mémorisation (cérébrale) d'un certain nombre de règles simples.

Pour un objectif donné, la profondeur de champ augmente quand on ferme le diaphragme. Elle diminue si on ouvre.

Par rapport à la distance de mise au point, la profondeur de champ se répartit sur environ 1/3 devant et 2/3 derrière le plan de mise au point (exception faite de la macrophotographie).

En macrophotographie, la profondeur de champ se répartir moitié devant, et moitié derrière.

La profondeur de champ diminue quand la distance de prise de vue diminue.

UNE BIZARRERIEde champ diminue quand la distance de prise de vue diminue. Pour finir, une curiosité que

Pour finir, une curiosité que peu de photographes connaissent : pour un même cadrage, la profondeur de champ est indépendant de la focale de l'objectif. Par contre pour obtenir ce même cadrage en changeant d'objectif il va falloir modifier la distance de prise de vue. L'angle de prise de vue va changer ainsi que la perspective.

de prise de vue va changer ainsi que la perspective. Sur les photos faites avec les

Sur les photos faites avec les différents objectifs, les points A et B délimitent le cadrage mais l'objectif de 24 mm embrasse un espace beaucoup plus grand que le 135 mm. Pourtant, au même diaphragme, f/8 par exemple, nous obtiendrons une profondeur de champ du même ordre (environ 7,5 m).

QUELQUES VALEURS NUMERIQUESune profondeur de champ du même ordre (environ 7,5 m). Vous trouverez ci-dessous quelques valeurs usuelles

Vous trouverez ci-dessous quelques valeurs usuelles (cas d'un film 24x36).

Par ailleurs, un calculateur de la profondeur de champ valable pour un matériel argentique et
Par ailleurs, un calculateur de la profondeur de champ valable pour un matériel argentique et

Par ailleurs, un calculateur de la profondeur de champ valable pour un matériel argentique et numérique

est disponible en ligne sur http://www.dofmaster.com/dofjs.html Attention, sur ce site les distances sont comptées à partir du plan du film et pas à partir du point nodal avant de l'objectif. Cela n'a guère d'importance pour les sujets éloignés mais les résultats sont sujets à caution dans le cas de la macrophotographie.

En savoir plus sur l'auteur

Bernard Moreaux est président du club Forum Photo à Chambéry. Passionné par la photographie, il s'est spécialisé en particulier dans la photographie animalière et la macro-photographie. Retrouvez les autres cours écrits par Bernard Moreaux sur ce site (rubrique Bases techniques). Si vous souhaitez le contacter, n'hésitez pas à nous envoyer un mail sur info@photophiles.com, nous lui transmettrons vos questions et commentaires.

Ressources sur la Profondeur de champ

Voir aussi : La profondeur de champ par Frédéric Kiener

Calculateur : http://www.dofmaster.com/dofjs.html

Valeurs du cercle de confusion en numérique : http://www.dofmaster.com/digital_coc.html

Merci de n'utiliser ce cours qu'à des fins personnelles. Pour toute autre utilisation, merci de nous contacter sur info@photophiles.com.

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Mis à jour ( Dimanche, 27 Février 2011 08:34 )

La profondeur de champ (FK)

Les bases techniques de la photo Écrit par Administrator Lundi, 09 Juillet 2007 17:45

Par Frédéric Kiener

Lundi, 09 Juillet 2007 17:45 Par Frédéric Kiener "Le but est de rappeler quelques notions comme
Lundi, 09 Juillet 2007 17:45 Par Frédéric Kiener "Le but est de rappeler quelques notions comme

"Le but est de rappeler quelques notions comme la notion de flou en photographie, les cercles de confusions, l'hyperfocale et enfin la profondeur de champ. Puis au delà de ces considérations, nous nous intéresserons à la façon de calculer ces valeurs simplement." Frédéric Kiener webmaster@technicphoto.com

IntroductionFrédéric Kiener webmaster@technicphoto.com Définition Profondeur de champ et distance de mise au point

Frédéric Kiener webmaster@technicphoto.com Introduction Définition Profondeur de champ et distance de mise au point

Définition

Profondeur de champ et distance de mise au point :Kiener webmaster@technicphoto.com Introduction Définition Profondeur de champ : agir sur l'objectif : Pourquoi la

Profondeur de champ : agir sur l'objectif :Profondeur de champ et distance de mise au point : Pourquoi la profondeur de champ varie

Pourquoi la profondeur de champ varie avec l'ouverture ?au point : Profondeur de champ : agir sur l'objectif : Est-ce que la profondeur de

Est-ce que la profondeur de champ est relative à la focale ?Pourquoi la profondeur de champ varie avec l'ouverture ? Calculons la profondeur de champ : En

Calculons la profondeur de champ :que la profondeur de champ est relative à la focale ? En conclusion Il faut retenir

En conclusionrelative à la focale ? Calculons la profondeur de champ : Il faut retenir que :

Il faut retenir que :la focale ? Calculons la profondeur de champ : En conclusion Cas particulier de la macro

Cas particulier de la macrola profondeur de champ : En conclusion Il faut retenir que : INTRODUCTION La technique au

INTRODUCTIONconclusion Il faut retenir que : Cas particulier de la macro La technique au service de

La technique au service de l'art !

Du portrait au paysage, la maîtrise de la profondeur de champ aura un rôle déterminant sur l'esthétique de votre image.

Afin de distinguer l'élément essentiel de votre composition, vous isolerez ce que vous souhaitez mettre en valeur grâce à un cadrage judicieux, mais également en jouant sur la profondeur de champ. Vous dirigerez le regard des autres sur votre photo, comme l'a été votre regard par votre sujet dans la réalité.

DEFINITIONété votre regard par votre sujet dans la réalité. La profondeur de champ désigne l'espace qui

La profondeur de champ désigne l'espace qui sera net lors de la prise de vue. Lorsque vous faites la mise au point sur un sujet, un espace devant et derrière ce plan de mise au point détermine la profondeur de champ. Une profondeur de champ réduite (sujet net et arrière-plan flou) mettra le sujet en évidence. Une profondeur de champ maximale (avant-plan net et arrière-plan net) rendra une scène avec tous les détails, le réalisme et la profondeur. La profondeur de champ d'un plan de mise au point est plus grande derrière celui-ci, que

devant.

devant. La profondeur de champ augmente d'un tiers devant le plan de mise au point pour

La profondeur de champ augmente d'un tiers devant le plan de mise au point pour les deux tiers derrière.

le plan de mise au point pour les deux tiers derrière. PROFONDEUR DE CHAMP ET DISTANCE

PROFONDEUR DE CHAMP ET DISTANCE DE MISE AU POINT

On remarquera que :

plus on est près du sujet, moins grande sera la profondeur de champ et plus le sujet est éloigné, plus grande sera la profondeur de champ.

Les sujets éloignés (plus de 3 mètres) offrent toujours beaucoup de profondeur de champ. Si vous désirez obtenir des effets de flou derrière ou devant un sujet, il faut que la scène offre des plans à des distances inférieures à trois mètres.

PROFONDEUR DE CHAMP : AGIR SUR L'OBJECTIFdes plans à des distances inférieures à trois mètres. Nous allons voir comment modifier la profondeur

Nous allons voir comment modifier la profondeur de champ en réglant son objectif et quels sont les paramètres qui vont modifier celle-ci. Il s'agît essentiellement de l'ouverture.

celle-ci. Il s'agît essentiellement de l'ouverture. POURQUOI LA PROFONDEUR DE CHAMP VARIE AVEC L'OUVERTURE?

POURQUOI LA PROFONDEUR DE CHAMP VARIE AVEC L'OUVERTURE?

Le contrôle du diaphragme détermine la quantité de lumière qui atteint le film mais aussi LA PROFONDEUR DE CHAMP.

Plus l'ouverture est fermée, plus les rayons lumineux forment un angle aigu, et plus le cercle formé sur la pellicule est petit, donc net.

Une grande ouverture (f: 2) donnera peu de profondeur de champ et une petite ouverture (f: 22) donnera une plus grande profondeur de champ.

(f: 22) donnera une plus grande profondeur de champ. Le film est représenté en rouge et
(f: 22) donnera une plus grande profondeur de champ. Le film est représenté en rouge et

Le film est représenté en rouge et la lumière en vert.

Le film est représenté en rouge et la lumière en vert. EST-CE QUE LA PROFONDEUR DE

EST-CE QUE LA PROFONDEUR DE CHAMP EST RELATIVE A LA FOCALE?

Oui et Non !

Non. Etant donnés une ouverture et un cadrage constant (donc un point de vue variable), quelle que soit la

focale, la profondeur de champ sera identique.

Par contre Oui, étant donnés une ouverture et un point de vue constant (donc un cadrage variable), la profondeur de champ augmente quand la focale diminue.

Mais nous verrons cela plus en détail par la suite.

Mais nous verrons cela plus en détail par la suite. CALCULONS LA PROFONDEUR DE CHAMP Avant

CALCULONS LA PROFONDEUR DE CHAMP

Avant de définir la profondeur de champ, il faut définir quelques notions comme le "flou" et les "cercles de confusion" ainsi que "l'hyperfocale".

Qu'est ce que le flou ?

En physique (mais ne vous effrayez pas !), par rapport à une lentille, on ne parle pas d'image mais de point. En simplifiant considérablement les choses, on se contentera du cas où l'objet (point O) à photographier est sur l'axe de l'objectif. Son image à travers la lentille (qui est biconvexe) sera aussi sur l'axe et sera matérialisée par un point parfaitement net (point I). Si on se place, ou plutôt si l'on place le film un peu avant ou un peu après, l'image I de l'objet O sera floue…

un peu après, l'image I de l'objet O sera floue… Heureusement, notre œil accepte une petite

Heureusement, notre œil accepte une petite marge d'erreur sans que l'on y voie de différence, c'est ainsi que nous allons définir les cercles de confusion.

Cercles de confusion

Les cercles de confusion sont deux points (deux minuscules cercles) placés l’un à côté de l’autre sur un négatif de manière à ce que leurs bords se touchent sans se chevaucher ni présenter un écart entre eux. Le diamètre de ces points a été mesuré sur le négatif dès que les points sont apparus nets et distincts sur le papier.

que les points sont apparus nets et distincts sur le papier. Le diamètre (e) de ces

Le diamètre (e) de ces cercles est appelé diamètre de confusion. Il est variable en fonction de la taille d’un négatif et aussi variable en fonction de l’observateur. Suivant les individus, on voit plus ou moins bien et la

notion de netteté est légèrement différente pour chaque humain.

En règle générale, on accepte :

un diamètre de 0.02mm pour un négatif 24*36pour chaque humain. En règle générale, on accepte : un diamètre de 0.05mm pour un négatif

un diamètre de 0.05mm pour un négatif 6*6on accepte : un diamètre de 0.02mm pour un négatif 24*36 un diamètre de 0.1mm pour

un diamètre de 0.1mm pour un négatif 4*5 inch.négatif 24*36 un diamètre de 0.05mm pour un négatif 6*6 Avant de calculer la profondeur de

Avant de calculer la profondeur de champ, il faut déterminer l'hyperfocale.

Distance hyperfocale, définition et calcul

La distance hyperfocale (H) c’est la distance minimum au delà de laquelle tout est net. En mettant au point à l'hyperfocale, on est net depuis la moitié de l'hyperfocale jusqu'à l'infini.

la moitié de l'hyperfocale jusqu'à l'infini. La distance hyperfocale se calcule pour chaque objectif.

La distance hyperfocale se calcule pour chaque objectif. Elle répond à la formule

se calcule pour chaque objectif. Elle répond à la formule avec F = la focale de

avec

F = la focale de l’objectif en mm

F

= la focale de l’objectif en mm

N = ouverture (diaphragme)

N = ouverture (diaphragme)

e = diamètre du cercle de confusion en mm

e

= diamètre du cercle de confusion en mm

Exemple : un objectif de 50mm à f 2 avec un négatif 24*36 cela donne

un objectif de 50mm à f 2 avec un négatif 24*36 cela donne à f 8

à f 8 cela donne 15,6m

avec un objectif de 100mm à f 2 on a 250m

Conclusion, l’hyperfocale est directement influencée par la focale de l’optique et inversement est influencée par l’ouverture de cette optique.

On a vu que lorsque l’on fait la mise au point sur un objet situé à l’hyperfocale, on est net de la mi - distance de l’hyperfocale jusque l’infini; dans le premier cas calculé, on sera net de 31.25m jusque l’infini.

Si on fait la mise au point sur un objet situé à une distance plus courte que l’hyperfocale, on remarque que

l’infini devient flou et que l’avant plan devant l’objet est flou aussi.

Cette zone de netteté entre les deux limites de netteté c’est la profondeur de champ.

Calcul de la profondeur de champ

Comme on considère nettes les images se trouvant entre les plans contenant les cercles de confusion on peut alors retrouver les objets de ces images.

Pour la facilité du dessin on remplace les cercles de confusion par des points (A’ et C’) et on recherche les objets de ces points.

Tous les points contenus entre A et C sont considérés comme nets sur la pellicule. On constate que le plan où

se trouve le point B s’appelle plan de netteté. Que le plan ou se trouve le point A s’appelle DPN (dernier plan net) et que le plan où se trouve le point C s’appelle PPN (premier plan net).

L’espace entre les points A et C s’appelle " profondeur de champ ". La profondeur de champ c’est une zone de netteté qui s’étend en deçà et au delà du plan de netteté. Elle se repartit 1/3 devant et 2/3 derrière. Les objets situés en dehors de la profondeur de champ seront flous sur l’image.

dehors de la profondeur de champ seront flous sur l’image. Les formules La profondeur de champ

Les formules

La profondeur de champ PDC = PPN - DPN

H = Hyperfocale et d = distance de mise au point

= PPN - DPN H = Hyperfocale et d = distance de mise au point avec

avec

- DPN H = Hyperfocale et d = distance de mise au point avec Exemple :

Exemple : un objectif de 50mm ouvert à f 2 a une hyperfocale à 62.5m. La distance de mise au point est de 10m ; Quel est la profondeur de champ ?

mise au point est de 10m ; Quel est la profondeur de champ ? La distance
mise au point est de 10m ; Quel est la profondeur de champ ? La distance

La distance de mise au point est de 10m et la profondeur de champ de 11.9 - 8.6 = 3.3m avec 1.4m entre l’objet et le PPN et 1.9m entre l’objet et le DPN.

EN CONCLUSION Sur le terrain, il est difficile de calculer la profondeur de champ avec

EN CONCLUSION

Sur le terrain, il est difficile de calculer la profondeur de champ avec exactitude surtout en reportage où l’on doit prendre rapidement des photos. Ce qu’il faut retenir pour une application pratique et rapide de ce réglage de la profondeur de champ, c’est qu’il y a trois facteurs qui influencent la profondeur. Dans les formules nous voyons que la distance de mise au point (d), la focale (F) qui se trouve dans la formule de H et l’ouverture du diaphragme (N) qui se trouve aussi dans la formule de H sont les trois facteurs que l’on dispose sur le terrain et qui nous permettent de régler la profondeur sans calculer.

IL FAUT RETENIR QUE :

IL FAUT RETENIR QUE :

Si

le diaphragme augmente (c’est-à-dire passer de f 2 à f 16) la profondeur de champ augmente.

Si

la focale diminue (c’est-à-dire passer de 50mm à 24mm) la profondeur de champ augmente.

Si

la distance de mise au point augmente (passer de 3m à l’infini) la profondeur de champ augmente.

CAS PARTICULIER DE LA MACRO

CAS PARTICULIER DE LA MACRO

Dans le cas de la macro, on va s'appuyer sur le grandissement de la solution optique utilisée.

C'est à dire soit un objectif macro dont on connaît le rapport de grandissement, soit un objectif à focale fixe ou un zoom auquel on ajoute des bagues allonges et dont on calcule le grandissement.

Comment calculer le grandissement :

le grandissement. Comment calculer le grandissement : Soit m la distance de mise au point, c'est

Soit m la distance de mise au point, c'est à dire la distance objet/objectif

Soit m' la distance objectif/film

Soit f la focale de l'objectif

Et G le grandissement

G = m' / f ou G = f / m

Dans le cas des objectifs macro, le grandissement n'est pas à calculer puisqu'il est indiqué sur l'objectif.

Profondeur de champ selon le grandissement G

PPN = m - n e * (1 + g) / g DPN = m + n e * (1+ g) / g²

= m – f² g² / h . ( 1 + g) = m + f² g² / h . ( 1 + g)

Bagues allonge

Qu'est ce que c'est?

Accessoire qui se place entre le boîtier et l'objectif, il permet d'augmenter le tirage entre les deux et par la, de permettre des grandissements supérieurs pour une utilisation en macrophoto d'un objectif non prévu pour cette utilisation ou même pour accroître encore le grandissement d'un objectif macro!

Un tube allonge n'a pas d'autre fonction que celle ci, il ne comporte aucune lentille.

Calculs : réglage sur infini

Les calculs qui suivent s'entendent avec un objectif dont la bague de mise au point se trouve placée sur l'infini. Grandissement obtenus avec ajout d'un tube allonge:

G

= Grandissement, T = Tirage apporté par le tube allonge, F = Focale de l'objectif.

G

= T / F

La distance de mise au point est donnée par l'expression suivante:

D

= Distance de mise au point, G = Grandissement, F = Focale de l'objectif.

D

= (1 + 1 / G) x F

Calculs : autre réglage

Pour un réglage de la bague de mise au point différent, il faut tenir compte du tirage apporté par l'objectif. On calcule alors le tirage T' apporté par l'objectif avec D' = Distance de la bague de mise au point e