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LE RESEAU ELECTRIQUE NATIONAL

I ) SCHEMA GENERAL :

II ) NECESSITE DU TRANSPORT EN TRES HAUTE TENSION THT :


L’énergie électrique présente le grand avantage de se transporter toute seule et sans bruit, par contre une
partie de l’énergie transporter se dissipe en chaleur, par effet Joule, dans la résistance de la ligne.

r I

Centrale de
Utilisation
production r

Soit à transporter l’énergie électrique fournie par une centrale thermique de puissance : S = 1200MVA
en U = 20KV.
S = U.I I = S/U = 60000A = 60KA.
Cette intensité très élevée entraîne des pertes importantes, par effet Joule, dans la ligne. Pour diminuer le
courant dans la ligne ( Càd les pertes Joule), il faut augmenter la tension U ; en effet ; les pertes Joules en ligne
sont données par la relation : Pj = Rt.I² = 2r.(S/U)² donc si U augmente Pj diminue.

II ) AVANTAGE DU TRANSPORT EN THT : Pj = r.S²/U²


III ) AVANTAGE DU TRANSPORT EN TRIPHASE :
I
I PH1 Récepteur
PH Récepteur PH2 triphasé
U monophasé PH3
N d
d
Monophasé

S Triphasé

½S

Pour une même puissance transportée :

* St = ½ Sm . * Vt = ¾ Vm.
1
Le transport en triphasé permet d’économiser la matière utilisée dans les câbles.
.
IV ) LES LIGNES :
1 ) Gammes de tensions :
Les lignes de transport se répartissent en 3 niveaux principaux de tensions :
THT HT MT
150KV 45KV 5KV
225KV 63KV 10KV
380KV 90KV 15KV
400KV 20KV
700KV 30KV
- Lignes THT : Constituent le réseau national dit de grand transport et d’interconnexion.
- Lignes HT : Servent à répartir l’énergie au niveau régional à partir des grands postes THT.
- Lignes MT : Servent à distribuer l’énergie électrique au niveau local (Moyenne distance) à partir des
postes HT.
2 ) Différents types de lignes :
2-1 ) Lignes aériennes : Les canalisations aériennes sont plus économiques que les canalisations
souterraines, sont utilisées pour les réseaux de transport THT et HT, pour la distribution en BT et MT, pour
l’éclairage.Fig1
Une ligne aérienne est composée de poteaux, de pylônes, de câbles conducteurs, de câbles de garde et
d'isolateurs :
a- Les isolateurs : Ils servent à fixer les conducteurs et les isoler des supports. Ils sont réalisés en
verre ( Silice + calcaire + soude) ou en porcelaine ( Kaolin + Quartz). Ils doivent supporter à la fois des
contraintes mécaniques et diélectriques. On distingue :
- Les isolateurs rigides pour la BT et MT.Fig2

- Les isolateurs montés en chaîne pour HT et THT. Les isolateurs sont d'autant plus nombreux que la tension
est élevée. Fig3

Légende :

(1) - Isolateur en porcelaine ou en verre composé d’une tète (1a) et d’une jupe (1b) en une seule pièce.
(2) - Axe de suspension en acier assurant la liaison avec l’isolateur inférieur.
(3) - Capot permettant d’assurer la fixation de l’axe de l’isolateur supérieur par un goupillage.
(4) - Scellement des pièces métalliques avec l’isolateur.

Fig3

b- Les poteaux ou supports : Ils assurent l’inaccessibilité aux conducteurs. Ils sont :
 En bois : Pour les pays froids où risque d’oxydation.
 En béton armé, surtout en BT et MT.
 Métalliques, surtout en HT et THT.
c- Les pylônes : Utilisés généralement pour supporter les lignes THT.Fig4

2
Fig4

d- Armement des supports : C’est l’ensemble constitué par les ferrures et les isolateurs avec les vis
de fixation. Il existe différentes dispositions.Fig5
2-2 ) canalisation souterraines : Le passage des canalisations en souterraine s’impose surtout pour des
raisons de sécurité ou d’esthétique.Fig6
2-3 ) Canalisations sous-marines : L’échange d’énergie se fait en continu pour question d’économie et
fiabilité, donc nécessité d’une double conversion d’énergie (Alternatif-continu).
V ) Poste d’interconnexion :
1 ) Fonction : Toutes les lignes sont interconnectées à des postes dites d’interconnexion qui assurent :
 La liaison entre les centrales de production et le réseau de transport.
 Les échanges des énergies entre les régions, aussi entre les pays voisins.
 En cas de défaut sur une ligne, on peut s’alimenter d’autre ligne.
2 ) Structure et constitution d’un poste :

3
3 ) Variation de la demande d’énergie :
Les variations de la demande sont surtout fonction :
• Des heures de la journée : Mini à 4h, Maxi à 10h-11h.
• Des jours de la semaine : Le jeudi et le mardi.
• Des saisons : Maxi en Janvier, mini en Août. Fig7

Mardi 16 décembre 1986


Mardi 17 juin 1986

60

50
Puissance (GW)

40

30

20

10

0
0
1 22 43 64 85 10
6 12
7 14
8 16
9 18
10 20
11 22
12 24
13
Heure

Dimanche 14 décembre 1986


Dimanche 15 Juin 1986

50
45
40
Puissance (GW)

35
30
25
20
15
10
5
0
0
1 2
2 4
3 64 85 10
6 12
7 14
8 16
9 18
10 20
11 22
12 24
13
Heure

Fig7

4 ) Ajustement de la production :
L’emploi des moyens de production est directement lié au coût du Kilowattheure produit et à la
disponibilité de l’énergie, c’est ainsi que l’on utilise dans l’ordre :
 Les centrales hydrauliques au fil d’eau : Utilisation optimale de l’énergie, ces centrales n’ont pas
de réserve.
 Les centrales thermiques nucléaires, elles sont utilisées à 90% de leur capacité : Prix du KWh
faible, peu de souplesse pour les variations de charge.
 Les centrales hydrauliques de montagne selon leur disponibilité en réserve d’eau.
 Les centrales de pompage et les turbines à gaz.
4
Les centrales nucléaires fournissent une puissance à peu prés constante, les centrales thermiques
classiques et hydrauliques sont surtout utilisées aux heures de pointes. Fig8

Puissance (GW)

80
Turbine à Gaz

Pompage + Barrage

Fuel lourd
Centrales thermiques à charbon
50

Centrales nucléaires

Centrales hydrauliques au fil de l’eau

0 4 8 12 16 20 24 Heure
Fig8

5 ) les dispatchings :
Ce sont des centres de coordination et d’exploitation. Les mouvements d’énergie sont réglés 24h/24h
par un centre national de coordination installé à casa et autres centres régionaux. Ils assurent les fonctions
suivantes :
 Etablissement des programmes de production des centrales.
 Contrôle des échanges avec les autres fournisseurs d’énergie.
 Surveillance et commandement de fonctionnement du réseau dans les limites géographiques de leur
responsabilité.
 Transmission des informations de démarrage ou d’arrêt des centrales.
 Gestion d’un certain nombre d’usines hydrauliques.
Les dispatchings travaillent sur des prévisions annuelles, hebdomadaires et journalières. Ils
établissent, à partir des consommations de l’année précédente, la courbe des charge prévisionnelles,
heure par heure, pour le lendemain.
Cette gestion d’énergie est effectuée par un ordinateur central qui communique avec des terminaux
régionaux afin d’optimiser en permanence l’exploitation du réseau national.
VI ) POSTE DE TRANSFORMATION :
1 ) Fonction : Les fonctions des postes de transformation sont :
 Elévation de la tension (Transport).
 Diminution de la tension (Distribution).
 Protection (Disjoncteur).
 Isolement (Sectionneur).
 Sécurité (Mise à la terre).
 Mesure de courant et de tension (TC + TP).
 Conversion du signal électrique (Alternatif-continu ou vice versa).

5
2 ) Structure d’un poste MT/BT :
I TP

Réseau S
KWh
20KV – 50Hz
TC

S
Légende :
I : Interrupteur aérien.
S : Sectionneur porte fusible.
D : Disjoncteur.
TP : Transformateur de potentiel.
TC : Transformateur de courant.
KWh : Compteur d’énergie. T : 20KV / 400V.
T : Transformateur de distribution MT/BT. S = 40KVA.

Arrivée en double
Dérivation. D

Vers utilisation.
Ces postes sont réalisés lorsque les besoins d’énergie augmente où on couple plusieurs
transformateurs en parallèles (Si nécessaire). L’alimentation des postes peut être : En simple dérivation (En
antenne), ou en double dérivation, ou en boucle (En coupure d’artère). Fig9

6
Fig9
3 ) Différents types de postes:

Il existe plusieurs types de postes électriques :

• Postes de sortie de centrale : le but de ces postes est de raccorder une centrale de production de l'énergie
au réseau ;
• Postes d'interconnexion : le but est d'interconnecter plusieurs lignes électriques

• Postes élévateurs : le but est de monter le niveau de tension, à l'aide d'un transformateur ;
• Postes de distribution : le but est d'abaisser le niveau de tension pour distribuer l'énergie électrique aux
clients résidentiels ou industriels.

4 ) Eléments constitutifs d’un poste :

On distingue parfois les éléments d'un poste en "éléments primaires" (les équipements haute tension)et
"éléments secondaires" (équipements basse tension)

éléments primaires éléments secondaires


• Transformateur électrique • relais de protection ,
• Disjoncteur à haute tension • équipements de surveillance,
• Sectionneur • équipements de contrôle,
• Parafoudre • système de télé conduite (Interrupteur
• Transformateur de courant aérien),
• Transformateur de tension • comptage d'énergie
• Combiné de mesure (courant + tension) • alimentations auxiliaires

5 ) Transformateur monophasé :

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a- Présentation :

b- Principe de fonctionnement : Circuit magnétique feuilleté


Noyau (colonne)

i1 i2
 

v1 ~ v2

Primaire Secondaire
N1 spires N2 spires

Le sens d’enroulement des bobinages du primaire et du secondaire est identique vu des bornes
homologues (). Conséquence :

- des tensions pointant vers des bornes homologues sont de même signe (donc en phase en
régime sinusoïdal)  v1 et v2 sont en phase sur l’exemple ci-dessus.
Loi de Faraday : une variation de flux à travers une spire crée une f.é.m : e. Inversement une f.é.m. e dans
une spire crée une variation de flux à travers celle-ci.
e = -dΦ/dt
C’est ce phénomène qui est exploité dans le transformateur.
Les courants i1 et i2 sont à l’origine d’un champ magnétique variable qui induit aux bornes du primaire
et du secondaire les f.e.m. e1 et e2 telles que : e1 = -N1dΦ/dt ; e2 = -N2dΦ/dt .
c- rapport de transformation :
e2 N
=− 2
e1 N1

8
v N N
 v2 = N2 =m avec m rapport de transformation du transformateur : m = N2 .
1 1 1
si m > 1, le transformateur et élévateur de tension ;
si m < 1, le transformateur est abaisseur de tension.

d- Transformation d’énergie:

ϕ ϕ

Symboles :

ou

Le transformateur est un convertisseur symbole :


statique (pas de pièce en mouvement). Il
transforme une tension sinusoïdale en une
autre tension sinusoïdale de valeur efficace
différente.

d- Transformateur réel :

Rapport de transformation :
U N
Le rapport de transformation se mesure à vide (pas de charge, I2=0) m= =
U N

Transformateur en charge :
On constate une chute de tension : U2 < U20 = m.U1.
Plus I2 augmente (la charge augmente) plus U2 diminue
Cette dernière observation vient du fait d’une chute de tension provoquée par la résistance du bobinage ∆U.
(si I2 augmente ∆U augmente aussi).
Schéma électrique équivalent en charge
V1≈E1=4,44×N1×f ×φˆ (Formule de Boucherot). Avec :
i1
1 f 2f
r1 mi2 i2 r2

i10
 
i10r i10a
U20
Lm Rfer

TP

v1 : Tension d’alimentation au primaire.


i1 : Courant absorbé au primaire.
i10 : Courant absorbé à vide.
9
l1f : Inductance représentant les fuites magnétiques de l’enroulement primaire.
r1 : Résistance de l’enroulement primaire.
Lm : Inductance magnétisante de l’enroulement primaire.
Rfer : Résistance représentant les pertes dans le fer de l’enroulement primaire.
l2f : Inductance représentant les fuites magnétiques de l’enroulement secondaire.
r1 : Résistance de l’enroulement secondaire.
v2 : Tension au bornes de charge.
i2 : Courant débité dans la charge.
U20 : Tension secondaire à vide.
Modèle de Kapp :
L’approximation de Kapp consiste à négliger le courant i10 devant i1 lorsque le transformateur fonctionne
en charge. Vu du secondaire, le transformateur est alors équivalent à une f.e.m. (Es) en série avec une
impédance (Zs) : Zs
I2
Rs
jXs

V2
Es Zcharge

avec :
Es =mV1=V20
Zs =R s + jXs
Rs = m 2 .r1 + r2
X s = (m 2 .1 f +  2 f )ω
Remarque :
- les grandeurs du primaire sont multipliées par m2 lorsqu’elles sont rapportées au secondaire

Bilan énergétique :

ϕ ϕ

Les pertes fer sont dues à l’hystérésis du matériau ferromagnétique et aux courants de Foucault. Les pertes fer
sont proportionnelles à Bmax 2 -donc à U12- et à la fréquence f (voir § 1.2.2.).

Bilan des puissances : P = PJ + PJ + Pfer + P

Limitation des pertes fer


Pour réduire les pertes par hystérésis, il faut choisir un matériau ferromagnétique avec un cycle d’hystérésis le
plus étroit possible.
Pour réduire les pertes par courants de Foucault, le noyau est feuilleté. C’est-à-dire qu’il est constitué de tôles
vernies, donc isolées les unes des autres. La taille des boucles de courant de Foucault est alors limitée par
l’épaisseur de la tôle. Plus les boucles sont petites, plus les pertes sont réduites.

Rendement
Putilisée P P P − Pfer − PJ
η= = = ou η=
Pabsorbée P P + Pfer + PJ P

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PJ = PJ + PJ
Le rendement varie en fonction des conditions d’utilisation du transformateur. Le meilleur rendement
s’obtiendra pour les grandeurs d’utilisation nominales indiquées sur la plaque signalétique du transformateur.
Les bons transformateurs de fortes puissances peuvent atteindre un rendement de 98%.
Rq : Le rendement est maximal quand : Pj = Pfer. C à d : Rs.I2*² = Pfer.

Calcul du rendement
Mesure directe
P
Cette méthode consiste à mesurer avec deux wattmètres P1 et P2. η=
P

Mesure par la méthode des pertes séparées


Deux essais particuliers du transformateur permettent de mesurer séparément les pertes par effet joule (pj) et les
pertes ferromagnétiques (pfer).
Cette méthode consiste à évaluer les différentes pertes dans les conditions nominales d’utilisation.

Essai à vide : mesure des pertes fer


Montage :

Mesure à tension
nominale.

A vide le circuit secondaire est ouvert : I2 = 0 ⇒ P2 = 0 et PJ2 = 0


Bilan des puissances : P10 = PJ10 + Pfer.
Toute l’énergie absorbée au primaire est utilisée pour compenser les pertes fer et les
pertes joules au primaire.
Remarque : l’indice 0 (zéro) indique qu’il s’agit de valeurs à vide.
A vide I10 est très faible. Par conséquent PJ10 << P10.
Finalement : essai à vide P = Pfer
Complément : les pertes fer dépendent essentiellement du champ magnétique donc de la tension
U1 et de la fréquence f. Comme ces deux grandeurs restent les mêmes à vide ou en
charge, les pertes fer mesurées à vide sont les mêmes que celles en charge.
Il faut donc naturellement faire cet essai à la tension nominale (ex. U1N = 220 V).

Essai en court circuit : mesure des pertes joule


Montage :

Mesure à tension réduite et


courant nominal.

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Le circuit secondaire est en court-circuit : U2 = 0 ⇒ P2 = 0
Bilan des puissances : P1cc = PJ1cc + PJ2cc + Pfer.
Toute l’énergie absorbée au primaire est utilisée pour compenser les pertes fer et les
pertes joules.
Remarque : l’indice cc indique qu’il s’agit de valeurs mesurées en court-circuit.
En court-circuit, pour obtenir In, il faut travailler à très faible tension U1cc. Par
conséquent Pfer est très faible.
Finalement : essai en court-circuit P cc = PJ

Essai en charge
Montage :

il faut choisir une charge appropriée pour


travailler dans les conditions nominales de
tension et de courant.

On mesure P1.
P P − P − PJcc
Rendement : η = =
P P

Autres caractéristiques du transformateur

Lecture de la plaque signalétique


Selon la norme NF 15.100, on peut lire sur la plaque signalétique d’un transformateur industriel, les données
suivantes :
exemple : 5000 V / 235 V ; 50 Hz ; 8 kVA
Ce qui donne :
U1n = 5000 V tension nominale du primaire.
U20 = 235 V tension à vide du secondaire.
f = 50 Hz fréquence nominale de fonctionnement.
S1n = 8 kVA puissance apparente nominale au primaire

Isolation galvanique
Il n’y a aucun contact électrique entre le primaire et le secondaire. On parle d’isolation galvanique.

Transformateurs particuliers

Transformateur d’isolement
Transformateur de rapport m = 1 utilisé pour l’isolation galvanique entre deux parties d’une installation
électrique.
En effet, quelque soit le transformateur, il n’y a aucun contact électrique entre le circuit primaire et le circuit
secondaire.

Transformateur d’impulsion
Utilisé pour la commande de gâchette des thyristors, il transforme un signal carré en signal
impulsionnel .

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