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N"

20

mERE DE FAIRÉ CllteulËR eË joiJRNAL
G-i

i5

FEVRIER 1942

Lfr LWWWW Ww%ffiffiffiWffi
NOUVELLE SÉRIE DE GUERRE

FoNDÉE
RÉDACTIqN ET ADMINISTRATION
:

LE 1 5

ÀOUT 1940

OBERFELDKOMMANDANTUR,

EDITEUR RESPONSABLE

:

1, PLACE DU TRONE, BRUXELLES PETER PAN, JARDIN D,EGMONT, BRUXELLES
Eltre le sacri.0ce et le déshonreu!, le Ecige.de 1940 n'hesite pas plus que celci cle 1914, Le lutte sera dure, mais nui ne _peut dcuter du succès Ênai. in cause de la Buljjqre
est pure. Avec I'aide de Dieu, eile triomphera.

f'at loi dars nos destinêes. Un pays qui se défend s'impose au respect de tous. Ce pays j""tïr""RT. !e périt pas ! Dieu sera avec oous dans cette "ut"" Roi des Belges.
Àceptous provjsoirement ies sacriÊces qui nous sont imposés
I'heure Ce

et atteadons patiemment

téparatiotr.

A. MAX.

Eqverc les persodnes qui domlnent par la force militaire dotre pays, êyons les êgards gue commande I'intérèt général, Respectons les Íèqiements qu'elles nous imposent aussl longtemps qu'ils oe Fortent atteinte ni à la liberté de nos consciences chrétietrnes, ni à notre dignité patriotique. Monseiqneur Á4ERCIER.

*", F,-r,var.r pg ME'LEBR.EI(. $ans doute est-il nécessaite de rcconnaitre le pouvoir occupant comme Ín pouvojr de Íait et de lui obéir aussi dans les limrres des conventions inrernationales, .áis lu lr.-t"ie Belge continue à exister et toqs ses eaÍants lui doivent Êdelité et assistarce. Monseigneur VÀli iioEy.,

Quelle.que mit la. duée de-l'épreuve à subir, tous les Belges 0",""", ï:r::.t": d'ordre " Fors le Roi' nul ne sers

FermeÍÍeE,
quanq meme Je ne suls pas aussl stu-

P@uEIeÍ
sars.que ces camps ne sont pas situés en Angleterre et j'ai appris par votfe journaf Monsieur Poulleï ctu'ei TchecoSlovaquie on avait capruié dcs jeunes gens pour les asservir à des armès vic-

Je sais, Monsieur Poullet, que vous êtes intelligent et qu'à cóté de votre haute compréhension des problèmes internationaux. ma pau.vre jugeotte lait piètre figure. Mais permettez,

pide

pelgnez.

ni

aussi plat que vous me dé-

J'ai vu de mes amis tués au champ de bataille et les balles qui leur fracassai.ent le cràne n'étaient pas des balles anglaises: j'ai 70.000 compatriotes separés de leur femrne et de le"urs enlants qui souffrent ft oids et famines dans des camps de prisonnieÍs et. je

Je sais que je ne puis comme vous mettre ma plume au service de la <Nation Belge- > en 1939 et à celui du < Nouveau Journal > en 1940, que je ne puis traiter les discours du Fuhrer d'intamantes arguties et en faire après cela .mon Evangile. Je n'ai ni le sens de l'opportunisme ni celui de mon intérêt personnel assez développé pour

tofleuscs

dans un geste de.prevgyance peut être nral orgarrisé mais qui dans son principe méme était tout à fait iustilie, a

et que mon gouvernement,
jeunesse"

cela. Veuillez, je vous prie, m'en excuser Monsieur Poullet mais vos articles d'avant le l0 mai 1940 m'avaient inculqué ces gÍaves pÍéjugés. Je ne suis qu'un de ces pauvres imbéciles qui n'ont pas encore pris leur parti de la vente à l'encan des consciences à la-

agir de la sorte. Je suis peut-être un peu trop honnête et trop patriote pour

pays vers la France.et si elle quittait ses foyers et sa famille était-Ce par peur des Anglais Àlonsieur Poullet ? Je me ols que nl mot nt mes compaet surtout que la paix règne chez nous. Je sals que mon rol et mon gouvernement avaient décide d'adopte] une at-

fait partir toute la

de

mon

triotes n'avai.nt rien demandé à personne si ce n'est du pain et du travail

quelle I'Europe nouvelle nous fait as.sister.

D'ailleurs Monsieur Poullet dois-ie vous le dire vos bonnes raisons rie
'cre.

titude de neutralire dans lè conIlit oui se deroulait et je sais aussi que cèla n'a. selvi à rien, j'ai.vu entrer vos
amls cnez mot sans cÍleÍ gare, seruer

parviennent pas encore à me convain-

Vous voulez, dites-vous, sauver I'essentiel et I'essentiel si ie vous compÍends bien c'est qu'en ias de victoire allemande la Belgique en tant qu'étiquette subsiste même si elle était vi dée de son contenu. L'essentiel pour moi Monsieur Poullet ce n'est pas tant que subsiste une
tunisme et Ínon intérêt me fassent envisager de c@ur seÍein I'une ou l'autre victoire, I'essentiel pour mpi, Monsieur Poullet, c'est que triomphent la" morale

pour la deuxième fois en 25 ans ruines et misères morales et matérielles sur leur passage et je me permels de

dire, voyèz-vous, qutà mon'egard leur attitude a été immorale et cue cette entorse au droit doit être sai.rctionné. Vous comprenez dès lors Monsieur Poullet qu'au nom de ce préjuge que

tiel pour moi ce n'est pas que I'oppor-

étiquette mais bien un contenu, I'essen-

je ne puis resteÍ indifférent à une vic-

mes parents déjà appelaient

<<

morale

>

et Ie bon droit. Or avec mon gros bon sens je constate qu'au dix mai 1940 j'étais occupé à dormir la conscience et I'áme en -paix que j'ai été tiré de mon lit par le son des sirènes d'alarmes et de bombardiers déversant sur mon pavs des bombes cxplosives et incendiaires et j'ai constaté què ie n'étaient pas
dcs bombardiers anglais.

toire anglaise ou allemande, ,l'un n'est entré chez moi que pouÍ me déÍendre I'autre s'est insinué dans ma maison comme un voleur pouÍ m'enlever mes enlants les meilleuis et me voleÍ mes biens les plus chers. je ne pouvais rien dire je sens très bíen par Ie Íégime que vous táchez d'organiser actuellement que la Belgique que l'on veut créer ne serait plus la Belgique. Je n'ai que faire voyez-vous de óe que votre chef lui-même appelle les pélerins de Clabais ni d'un regime policier ni d'un Etat qui va fouiller mon arbre généalogi[ue ei celui de mes

iar

mêine si au nom de la moraÍe

aáis pour voir si,leur trisaieul n'avait pas les cheveux noirs et le nez crochu. . Jg r. souvie^ns que dans la Constitution dont nos pères nous dgtèrent en 1830, un article garantissait la liberté des citoyens et pas seulement la Iiberté pour vous Monsieur Poullet, four
tous, voyez-vous, même pour des imbéciles comme moi la liberté 9q penser et de dire ce qu'ils voulaient chez eux, sur les plateïormes.9g,Jrqm, dans les rues et les cafés et sans qu'un-triste vendu n'aille les dénoncer à I'une ou l'autre police d'irn pouvoir ennerhi. La liberté de pouvoir. même écrire ïans des jdurnaux ce qu'ils pensaient sans devoir pour cela passer quelóues années à l'une ou I'autre prison <ie Beleiquè car à'ce moment la priSon n'était pas encore devenrr ï'apanage <tes tronnOiei
gens.

LE MARTYROLOGUE

Edouard Uan llerbrusshen
Quelques détails sur la mort d'un de nos fusillés : Edouard Van Herbruggcn. Ce patrioie fut arrête le 22 ianvier lg4l. Il avait {ait des démarches pour partir en Angleterre et s'était adressó à une organisation sècrète qui devait*favoriser le départ des aspirants, jeunes aviateurs. Cette organisation commit des imprudences et fut découver{e; une liste Jut trouvée oir le nom cl'Edouard Van Herbruggen figurait. Arrêté et interrogé avec tous les rafïinements habïtïeb des interrogatoires allemànds de la Gesiapo, il tint cependant DOn et n avoua nen, Le i5 septembre 1941, on le iugea et il fut condamne à mort. Le 20 du même mois il introdulsi-t un recours en sráce. oui lut accepté. Pendant 4 mois on le fit lansuir, en lui ïonnánï tous les espoirs.. En[in,.le 20 janvier 1g42, on iui fit savoir que son reco"urs était refusé, qu'il serait fusillé le lendemain matii, avec neuf. autres Belges et un Fran.qais. Des ordres étaient arriíés de 5e!'hn. La rage de ces messieurs augmente -pays par suite de leur situation gé.nérale, en Russie et dans Íous les qu'ils occupent et quelques traïtres probablement dans nds payÀ les instiguenJ 4 faire. disparaitre ceux qui entretiennent la grande flamme de la résistance et le culte de la haine sacrée !. Le 21 janvier 1912, à l'aube, le jeune Belge-avíateur, mourut bravement, avec les l0 autres strppliciés, air cri dc <' Vive Ia -I3elgique >. Il avait 25 ans ! Mais patience, notíe tour vienclra un iour !

être Ig.xiste ou V.N.V. pour pouvoir vivre au'grand soleil dLr bon Dieu. Je sais aussi ce que cela cofita à nos pères. La Place cles Martyrs a gravé en lèttres inaltérables la mèmoire de leur sacrilice en nos c@urs. La garde silencieuse du soldat de la Colonne du Congrès est_un gifantesque < souviens-toi > que des millr€rs dè morts clament encore nuit et iour dans la caoitale actÍelf€m€nt endeuillée et ce cri, voyez"-vous Monsieui porffel, vqtre ,Voix de fausset et tous vos- sophismes ne parviennent
pas à le dominer. je,,sais enfin Monsieur Poullet que dans toutes nos families. enÍermé dans un bel écrin, il esi un pauvre fichu oue I'on c,onserv€ avec les plus beaux souvenirs, il est rouge rju sang ge noq martyrs-et n'y touc,hez pas à ceux-là Monsiéur poullef, il est jaune de la couleur de l'or de nos moissons d,espéranceé et vous n'y serez pas convié à nos fêtês des moissoirs Monsieur Poullet, il est noir en souvenir des deuils qrre jamais nous

].C"ltg même- _Constitution garantissait à ious les ciroycns fégalité,. il ne fallait p_as à ce inoment montrer patte de vclóurs,

n'oublierons. . $i aujourd'h_ui nous ne pouvons en orner les Íaqades de nos demeures, sachez Monsieur- Poullet. qu'il flotte dejà dans nos ccedrs; que le. vent de l'espérance victbrieuse le déploie de jour en jour, de plus en plus. . Mujg I,e. jciur ori fièrement, il pourra passer cians nos rues, ce jour là Monsieur.Poullet, tàchèz encoj-e de sauver ce qui'esi et restera I'essentiel pour vous : votre peau. NICODEME
'.srL,-r

t

a répamse du herger à !a bergère

, Vers la Íin de 1939, I'aviation de chasse britannique disposait de deux avions excellents, le <..Spitfire > et le << ÍJurricáne >>, tous deux armés de huit mitrailieuses de 7,6 mm. auxquels lá Lrrftw.aife.opposa des bombarcliers du type Heinkel lti équip-es oe Íeservolrs autoctanches et de légers .blindases obur
protéger les qqtripages contre le feu meu"rtrier dcs Ëhass'eurs tlntannrques. En outre, elle mit en service ses lameux Messer_ s_chmitt 110, rapides bimoteur-biplaces, armés de <jeux canons de ?0 mm. et de quatre mitrailleuses, êalibre 8 mm,
allemard.es. devenaient ptus difficiles à abattre ét que l,armement
ses fruits. Les pilotes de la ^ lejte constaterent, dès le début de 1940. que iés machines K.A.l'.

LisÍe des Eelges Íuslllés . ,enÍre Ie 28-12-,41 eÍ Ie l-Z-42
-(-

nposte. ne tarda pas à porter
>>

Alfred, Joseph, Jules, né le 24-5-1915 à Bincne, oomlcllle á tJrnche, avenue de Burlet. 38_40. , ? Dehavay, Al.berJ, Emile, né Ic 7-10-1902 à Binche, domicjlie à binche, route de Charleroi. 33. 3" Mogenef Camille, Jean, Cilles, né 9-2-1910 à Melrgu{ Íggmrnune de Hotton), Joseph, à Nimy, rue des Cana_ domicilié
diens, 27.
22^10-1941 ,A€tes:,de,décès dressés le 30-12-1g41.

."1{ tr)erave.,.Jea4.

des

Toiis trois fusillés le

Fusillés le 28-12-104t. l-'. Clrarlier,.Joseph, né le 22-3-1890 ^ UÍthó (Luxembours). Durand. .Armánd, né le 5-8-1901 ^2". Urtho (Luxembourg).

2" Lenaerts,'Lbuis, de Hoboken. ï Yan de Walle,'Jules, de Hoboken.

1" De Renty, lean, d'Anvers.

à Tellin, domicilié à Bande, domicilié
21.

à

à

f'Cliglaig Maurice, né ie 29-3-1882 à Cand, domicité xelles-salnt-Josse-ten-Noode,
Bruxe_lles-Berchem-StejAg_athe, Brukelles-ScliaerbËeÉ, -avenue

. 9"_ nggel.Ogum, 4-braham, né le 22-6-1915 à Bruxelles-Anderlechtr qomicilie, à Bruxelles, avenue Clémenceau,
à Brurue Verboeckhaven, 24. 5" Hartveld, Adelin, né le 6-3-1917 à Anvers, domicilié à Bru-

<< Tornado >> et le << Typhoon >. Le Tornado > est donc comme le << Hurricane >, uï monoolacé monomoteur éqLripé d'un.moteur_Rolls-Royce de 1280 Hp, ce qui lui permet de voler à près de 680 km,-h.; son armement comporte trois canons de 20 mm. et 8 mitrailleuses de 7,6 mm.. amélioration considérable paÍ rapport à l'ancien < Hurricane'> qui n-e possédait que huit rnitrailleuses. Far la ,suite, Hawker transtorma encore cette machine et créa deux types d'avions distinct! par l'armement : le << Hurricane IIc > de Qiratre canons d'aile Oerlikon tirant ensemble 2400 coups à la 'minute et le .< Hurricane IIb >>, douze nritrailleuses de- 7,6 mm. cadence de tir 1200_ coups-minute., soit pour i'ensemble, une puissance de feu de 14.400 coups à la m_inute !!! Ajoutons que les moieurs oe ces avlons sont munls de surcompÍesseurs, ce qui se tra_ duit par une nette amelioration dcs qrralités de décollage ct oe vol a naute altltuoe.

tyg-e de machine et sortit le
<<

tre les blindages Íecouvíant les réservoiis, protégeant les moteurs et les équipases. La firme Hawlieiqui construisit les << Hurricane > modifia ce

(

SpitïiÍe

et des << Hurricane

>>

manquaient dtefficacité con_

xelles-lxelles, rue Defacqz" 60. ^ 6" Heymans, Hubert, ire te S-t-tgOO

_ 7o Lefever, Edgar, néle a-?-t902 à Saventheni, domicilié

à Bruxelles, domicilié rue de la Géiánce,'2g,
140.

à

*^nl"I?lllobert,-né^te l6-4-t9"10 à Wasmes, homicitié à Bnr_ xeiles, Lnamp ou l(ot. 3. . 9" Mottard, Cuy-óeorges, né le. 2}-2-tgl8 è Kilo (Congo
belge), domicilié à Bruxe'Íled, rue Riethuisen. 7s. l0 Peters, Henri, né I.e 5-6-1914 à MarquetÍe, domicilii.à Àlar_

ErCè* b.*oláËi,

à

bles modifications au <-Spitfire >; lès ailes sont'rognées, I'ancien moteur de 1145 IIP est remplacé par un nïuveáu de 1600 HP de fagon à porter la vitessé maximale à 650 km.-h,. et Ie plafond à 12.000 metres. Les'huit mitrailleuses de 7.6 nrm,, montées dans les ailes sont_ partiellement remplacées par des canons semblables à ceux des < Hurricane llC >.

. .De son."cóté, la Société^Vickers Supermarine apporte de nota-

,,11" V.an FgfFyg^gen, Edouard, né le 14-6-1916, à BruxellesUccte,-domrcllie à tsruxelles, rue du Maelbeek, 21.
Fusillés le

quet+ë-lez+Lille ( France).

L'AVIATION AMERICATNË

ET JAPOII{AISE

,,,.
,

2l ianvier 1942'. BELCES SONCEZ

A EUX AVEC

FIERTE

Les Américains annoncent qu'ils vonf construire mille quadrirnoteurs par mois.

_,1 ih.u,rq, artuelle, .la production_annuelle de I'aéronautique nrppone doit être de l'ordre de 3000 aooareils.

Encore

ln&$.

L, E"

L'Université libre de Br.uxelles_a spontanément suspendu ses cours pouÍ maintenir sa liberté de nbminations dans 'son corps enseignant,, refusant ci'y admettre trois créatLrres pro-alleniah_ ces, dont Jacobs, membre du Conseil des Flandrei, condamné à mort apres Ia gucrre l9l4-lB. -fut prise la quasi à unanimité cles professeurs . Cette dé.cision dans les diverses faculres. La Libre Bclgiqrre a publié dans son dernier, numéro les quelques rares nrfrs ^ cle ceux qui avaienÍ ac.cepte l'ukase du doktor Ipsen et désavoué Ie Conseil d,ad_ Pour punir cet acte intolerable cie resistance, devant I,obstiné refus du Conseil de revenir sur sa tlecision, lés Allemands ont envoyé dix membres du Conscíl et prcsitlenls dc Faculté à la forteresse de Huy. o.È ils sont soumis à un régirne nettement pius rigoureux que celui des otages ordinaircs. Les choses en étant là le Secrétaire Genéral à l,lnstruction publique, M. Nyns,. nommé à cette place par l,agrément des
protecte_urs entreprit

consultés ...... Nombre favorable ...... Idem assistants!:::.:r.: r rjl Observations éventuelles.... Le Secrétaire Cénéral m'a -d'ectairer prié d.e vous communiquer les nos coilègue's dani p:j:ï^r:y:,1nts, susceptibles
_ leuf oetermrnatlon,

ministration.

(iurv central ou iurv soécial): qli tle les paiticíparits éjt' temporaire et il eh sera de même pour toute désignation ultérieuie. Les suopleants seront_aussi invités à prendre part à cet enseignemerit. En cas de refus, jls seront eventuellemerrt remplacés" oar les
encore choisie

l) Ce n'est pas une Université qui s'ouvre sur les ruines de l'U.L.B. C'est une organisation próvisoire de cours destinés à preparer.les .etudiants à des examens, dont la forme n'est pas 2) Le
contra[

candidats. aux chaires antérieuremenl déclarées vacanteà: 3) Lc Conflit de novembre ayant pour base unique la'ouestion du droit pour l'enseignemeit libie de choisir li'brement ses collaborate,urs, les participants aux cours ne peuvent êire ac"

de trouver une solntion qui mit lin a,u conflit, bien entendu en donnant aux Allernands'toute satisfaction. Il rencontra dans ses tentatives au sein de l,Université des appuis, qui avec habileté tentèrent de créer dans lè.s esorits une coniusion et d'entrainer ainsi une reprise camouflee de j'activité universitaire. Finalement une propoiition concrète fut émise par le Recteur, dont le róle en ceiie áÍfaire manqÍe essentiellement de collrage et de clarte et sounrise à I'apprbbation irrdir.iduclle de tous les eiements rrniversitaires De quoi s'agit-il en somme et quels sont les arguments clont on .se sert pour decidcr les hésitairts ? L'Université libre du Bruxelles est déïinitivement fermée. Ainsi pense-t-on l'honneur est sauf. Mais à sa place. il est créé, dans I'intérêt des étudiants un ensemble de' cours donnés par ceux des ProÍesseurs et Cirargés de coLrrs qui acquiesceraient à la nouvelle formule. Ces proïesseurs àonneiaient leurs cours à titre indiviciue[, sans être' constitues en Facultés et à la fin de l'année les étudiants seraient interrogés pzu cies jurys spéciaux formés à_ l'e.remple du jury centr-al par des prolesseurs des autres Univcrsitós. Les titulaires des cours seraient nommés indivicluellement par le département. de I'lnstructicn publiqire et'dépendraient directement de celui-ci. Ils seraient en soriime fonciionnar.ises L'ensemble des cours .serait organisé par un directeur de cours nommé par le Ministère. L'orgánisation fonctionnerait dans son ensemble dans les locaux de l'Université. Il est bien entendu que les trois ostracisés flamingants seraient consultés et admis au même titre que tous les autres particinants. Voici le texte qui a été soumis à ious le's membres de l,Université et sur lequel ils avaient à sc prononcer par ouí ou Dar non, étant entendu que M. Nyns né marcheralt pour établir

deuxième année des nouveaux cours flamands

cLtsésdedésavouerleurattitudeantérieure. 4) L'enseignement flamand nouveau sera organisé conmei. prévu pour cette année. Si les circonstances eiigent la .prolongation des,cogrs pendant I'année académique-suivante, la -sera

L'appel sera envoyé à tous les membres de l'U.LrB.,ëX-r ccption .faite p.our ceux .qui. ont été I'objet d'un véto de I'Autorité militaire, l'an passe. ll sera aussi envoyé aux onze candidats aux chaires- vacanres qui avaient réqu t'agrément de cette autorite, mais qui par suite des circonstanceÉ n'ont encore pu être nommés. Il eir sera de même en outre pouÍ lès lrois professeLrrs de Cand qui ont fait I'obiet d'une noinination directe de la part du Conrmissaire allemarid. Tous ces Drofes;; seuÍs se rencontreront à I'occasion de leurs cours. coniriie .ils, se rencontreÍaient au lurv Central ou dans les Fondations. 6) L'appel sera audsi adressé aux détenus de Huv: Rien àe s.'.oppose à ce que ceux-ci reprennent leur enseignemênt,à:,ecin!,' dition que toute manifestation soit évitée. Touttfois les PrésL' dents de F-acuité ne pourront reprendre leurs Íonctions administratives. IÍ semble d'ailleurs que l'organisation intérieure des cours n'exigera par faculté qu'un inspecteur, délégué du Directeur des Cours. Mais cette organisation doit encbre être pr&
cisée.

5)

orga-nióéelli

C

l'organisation prévue que si 75 7 au moins cles èonsultés prononqaíent en Íaveur drr plojct.

se

Mon Cher

Le 17 janvier i942.
Collègue,

J'ai l'honneur_ de_ -porter à votre connaissance que le Secré_ taire Général du Mlnistr\re de I'lnstruction publiilue m,a fait part de son desir d'une ciouble irrtcrvcniion polrr 'pÍoteger les biens de I'U.L.B. et pour crganiser des cours à I'intenrión des etudiants qui, . inscrils à l'U.L.8., ne peuvrnt pour diverses 'universite
raisons poursuivre leurs études dans uire autrc
pays.
clrr

7) I-e bruit court que des étudiants ont été arrêtés à I'occasion du récent conÍlit, s'il en est ainsi, I'autorite, pjlitaire les - iF. ferait libérer. Tels sont les points qu'il vous est, ie crois, utile de connaïtre. I^e les soumets à votre examen et je vous prie d'agréer, Mon Cher Collègue, mes remerciments anticipés pour -l'aidê . oue vous m'apporterez ces jours-ci. VAN DEN DUNCEN Le Secrétaire Général du Ministère de l'lnstruction Publique. ':. Le Secrétaire Général du Ministère de la lustice, : Le Secrétaire Général du Ministère des Fiíances, Considérant que l'Université libre de Bruxelles et ses orgá, nes dirigeants se trouvent dans l'impossibilité de fonctionner; Considérant que dans les circonstánces présentes il imporíe d'assurer au mieux la gestion du patrimoine de la.,per.S'gq4e civile < Université libre de Bruxelles >: . Considérant que la.-loi du 12 aoirt 1911 n'a pas prevu une situation telle que. celle dans laquelle se trouve en ce moïnÊnt I'institution précitée: . ,,:
:

raient les biens,. tàchc quc le Conseil nc peut plrrs asàtrrci de_ puls sa suspensron. ,deuxième arrêté se Íapporte à l,organisation des cours. ^ Le Comme vous le veffez, ceui-ci seraient 6rganisés en utitis.ani en ordre princ.ipal les services du personilel de l,U.L.B. Le Secretarre Ueneral estime qu'il serait impossible de devoir avoir r.ecg!:{s à un trop grand nombre de niembres cles universités de l'ttat, aussi ne compte-t-il prendre cet arrêté que s,il est certain d'un concours important- de membre cle I'U.L.B. Dans ce but, il m'a ilemandé de procéder en son nom à u.ne enquête ofÍicieuse destinée à établir une première évalua_ tion numerique des chances de succès. Je. vous sa_urais gre, Mon cher Collègue, de bien vouloir m'arger dans l'accompilssenent de ma mission d'inÍormat,on en me tatsant savoir avant lundi prochain à 21 heures, le résultat de l'enquête à.laquelle vous -aurez pu procéder dans votre faculté. indications suivantes

le premier consacre la constitution cl'un comlte de fonctionnaires, dclégrres de trois ministères, préside par une personnalite 'non ócore choisie, óri -seË
pubhcatlon .est en-visagée;

V.ous

.

trouverez ci-joint

le texte

cies deux arr.êtés clont la

Vu la loi du 10 mai 1940 relative aLrx delégations des Douvoirs: Considerant I'impossibilite de recourir à J'autorité sripérielre; ARRETENT Article premier. - Jusqu'à nouvel ordre, l'Etat assume la gestlon du patrimoine de la personne civile << Universite libre, de Bruxelles >. A. cet effet, il est.représenté par irn Comité de gestion.conr, posé de cinq membres nommés par nous. ,.
Bruxelles, le

' Le Seuétaire

Considérant que l'Université libre de Bruxelles et ses orÀanes. dirigeants se trouvent dans l'impossibilité de ÍonctionnerJ Considérant que I'intérêt supérieur du pavs et le souci de I'avenir des miliiers d'étudiantd en cause èxígent l'intervention

Général du Ministère de ilnstruction Le Secrétaire Cénéral du Ministère des Finances,

Pubtiqqe,

de mesures spéciales;

l vous sulllra dc me iatre parvenir un papier portant les : Faculté ou Ecole de....... Nombre de proÍesseurs

Vu la loi du 10 mai lg40 relative aux délégations des pouvoiÍs: Considérant I'impossibilité de recourir à I'autorité stipérieurgi;, ARRETENT : Article premier. L'Etat organise à Bruxelles un enseiÀnement offrant aux -étudiants pr'ivés des cours de I'Univeisité Libre de Bruxelles, la possibilité de se préparer à rubir deS
examens à

la fin de la présente année

académique.

DOCUMENTS POUR L'E
Le Cardinal

Van Roey

et I'O€CUpanÍ

M.

écceurante bassesse que celui auquel cet article .est consacré.

Nous avons donné dans notre numéro du 15 janvier Ie discours que sa Sainteté le Pape Pie XII a prononcé à I'occasion de la NoëI. S. E. Mgr Van Roey, primat de Belgique, vient à son tour de comm"enter ce tei'te.'Nous. extrayons-dé

sa lettre oastorale les passages suivants : < Fn cè qui regardé la Èelgique, cette première condition de I'Ordre Nouveau implique la restauration de notre pays dans son indépendance et son intégrité. Il appartiendra à la Betgique libre et souveraine de décider quel rÓle elle jouera
>>.

belge, à ruiner son administration, à détruire les communes rempart de nos libertés. Mais cette fois dans une ceuvre de longue haleine, il se voue à supprimer le dernier rempart de I'ordre belge : la gendarmerie, et à la remplacer par une garde prétorienne, à sa dévotion. Voici le dossier de cette trahison
caprtale

Romsée consacre tous ses efforts

à

désorganiser l'Etat

(cf. Acta apostolicae Sedis, IX, p. 419.) Plus Ioin lc Cardinal dit encore : << Pour nous enfant d'un petit, mais glorieux pays du vieil occident, profondément attaché à nos traditions millénaires de liberté et d'indépendance, conscient aussi du rÓle magnifique réservé dans l'histoire à notre. patrie. bien aimée, trous
puissance >. presse actuelle.

dans I'Europe nouvelle En note de ce texte nous lisons d'autre part : < Raooelons. que de même dans son tameux message ( attx cheÍs dêà peupleó belligérants du t-8-1917 > le pape Bènoit XV, oosait comme première condition de r:aix, l'évacuation totale áe la Belgique avec garantie de sa pleine indépendance politique, militaire et écónomique vis-à-vis -de n'importe quelle

pleine satisfaction. Elle n'appelait aucune réforme. Conformément aux Conventions de La Have. elle prêtait aux ordres de l'autorité d'occupation I'obéissancé requisê. Mais elle était restée profondément et loyalement belge. Cela ne pouvait convenir ni aux Boches ni à M. Romsée. D'une part un arrêté èans valeur pris par M. RomJee en vertu des pouvoirs qu'il s'est accordé à lui-même, a divisé ce corps

La gendarmerie est un corps d'élite qui a toujours

:

donné

Aussi a-t-on entrepris de transformer cette

gendarmerie.

sommes convaincus que sa restauration intégrale est une condition essentielle de la paix en Europe >>.

On comprend que ces textes n'aient pas été publiés par

la

Glue va Íaire Borginon

?

pays ait reconquis sa liberté et son indépendance. Vous ne m'err voudrez pas si j'ajoute que j'attends ce moment heureux avec une indéfectible confiance dans ses destinées. Veuillez agréer, Monsieur le Commissaire, I'assurance de ma considération distinguée. L'échevin ff. de bourgmestre

m'en occuper. Nous devons attendre que notre malheureux

fication du Crand Bruxelles, dont vous avez assumé l'étude, je crois de mon devoir de vous prévenir lovalement que, dans cette matière, je ne puis vous irêter aucu-ne collaboiation. Je me rappelle que, à notre dernière rencontre fortuite qui eut [ieu, sauf erreur, au mois de mai dernier, vous m'avez dit, en termes de conversation sur le même suiet : << Nous aurions maintenant l'occasion de réaliser I'uniïication. mais nous n'en avons Das le droit >. j'ai été satisfait alors d'entériner notre identité de jugement sur ce problème. Il n'est pas de ceux en Íaveur desquels on peut invoquer I'urgence. Rien dans nos lois ne m'autorise à

La réponse ne se fit pas attendre, voici la lettre qui lui fut adressée le 6 ianvier : B. 6.639. 6 janvier 1942. Monsieur le Commissaire, Suite à votre lettre du 5 et reque ce jour, je m'empresse de vous répondÍe que vous pouvez vous présenter à l'Hótel de Ville, entre 3 et 4 heures de relevée, le jour à votre convenance, sauf le jeudi et le samedi. Comme vous m'apprenez que I'entretien doit rouler sur l'uni-

la

M. Borginon, comme toutes les créatures de I'ordre nluveau est ténu de iustifier de son existence. Le voità pris d'une rage uniïicatrice. Après Anvers, les Bruxellois vont'connaïtre les bienfaits de I'unité. Le 5 janvier le commissaire << royal >> aux grandes agglomérations a sollicité un entretien avec M. Coelst pour réglcr
quesïion.

éclate. Ces officiers, on est allé les chercher Allemagne parmi un groupe de traïtres constitué au camp de Luckenwalde, le 22 Íévrier 1941, sous le nom de Leutnanf Dewinde kring. C'est l'autorité allemande qui a piocédé au choix de ces traitres. Voici le document qui l'établit : Le Commandant Militaire Dour la Belgique et le Nord de la France.

oÍïiciers ont été I'un après I'autre mis à pied. Derrière le colonel Dethise, chef de ce corps, tout l'état-major a été révoqué. Et l'on continue en vue de mettre à la tête de la bande de Romsée (car il n'y aura plus de gendarmerie) un traitre notoire le colonel van Coppenolle. Comme il fatlait remplacer les oÍÍiciers révoqués pour patriotisme on a ouvert les cadres de Ia gendarmerie aux officiers de l'armée. Fort bien dira-t-on ! Mais c'est ici que la trahison 'en

national en

un groupe flamand et un groupe wallon. Les

-

Militárv.erwaltungcheÍ
UNCI.

Bruxelles, le

5 aoÊt

1941.

chains jours, il y a donc lieu d'attendre le retour au pays de 150 officiers de carrière. L'Administration Mititaire vous prie, Monsieur le Secrétaire Général, de vouloir prendre sans retard les mesures nécessaires permettant l'incorporation immediate de ces oÍficiers, principalement dans les services d'ordre et de contróle du pays.

semble donc nécessaire. A la suite d'une demande à ce suiet adressée par Monsieur le Commandant Militaire à l'Oberkorirmando de Iá Wehrmacht et mentionnant spécialement l'urgence de t'utilisation envisagée de ces officiers dans le service public de leur pays, une décision a été prise dans le sens de la demande. Dans les pro-

3, rue de Louvain, Bruxelles. Monsieur le Secrétaire Cénéral. Les autorités centrales belges compétentes ont, à diÍÍérentes reprises, signaté avec insistance à I'administration militaire, qu'en vue de I'adaptation de certains services publics importants du pays, il est indispensable d'utiliser aussitót que possible un nombre assez important d'officiers de carrière capables, actuellement prisonniers de guerre. Ceci s'apptique principalement aux services d'ordre et de contróle; en outre, il y a lieu de prendre en considération que la gendarmerie doit, à I'avenir, intervenir d'une faEon plus efÍicate pour la sauvegarde du ravitaillement. Un renfórcerirent de cette- unité. dans rin temps aussi court que possible, par de nouvelles forces appropriéès

A Monsieur le Secrétaire Général du Ministère de I'lntérieur

-

(s) von CRAUSHAAR

Bravo M. Coelst, il s'agit maintenant de continuer Quant à vous, M. Borgïnon, dites-nous si votre nomination vous a fait changer d'opinion depuis le mois de mai dernier. Un petit conseil : Attention, un homme averti en vaut deux.

(s) J.

COELST

d'oi venaient les cent cinquante officiers auxquels Romsée pensait et qui ce traitre comptait mettre à leur tête, il ne put malgré son peu de fermeté habituelle éviter de protester dans la lettre que voici :
SECRETARIAT N" D/5026 t2-8-1941

Romsée avait. d'accord avec ses oatrons allemands avisé le général Keyaerts qu'il recruterait de's officiers de gendarmerie dans le cadre de l'armée. Mais lorsque cet officier général sut

ilapoléon en acÍion
M. Gérard Romsée, secrétaire allemand du ministère de I'lntérieur et homme à tout faire de I'occupant, n'a pas pour la
première fois les honneurs de nos colonnès. Mais n-ous èrovons que parmi .les nombreux actes de trahison du petit politïcien

limbourgeois aucun ne révèle une aussi proiondè et rine aussi

Monsieur le Secrétaire Cénéral. Au cours de l'entretien que j'ai eu avec vous, le samedi 9 ao0t, j'ai signalé à votre attention I'importance primordiale à attacher au choix des ofÍiciers destinés à concourir aux services de Contróle et de Police du ravitaillement et à renforcer ultérieurement le Corps de la Cendarmerie.

il

IF. ICATIOW
la lettre

ffiffi5 mËtGEs
Que se passe-t-il en effet à Tervueren ? M. Michiels (V.N.V.) s'applique au contraire à mettre en exécution les otdres et règlements de son chef, M. Romsée. Mais il se heurte à une

Romsée n'esÍ pas d'accord avec... Romsée
mit dans une colère digne de son rang et fit parvenir
Commissaire d'arrondissement TRES URGENT
Monsieur, ii-dessous.

Certain-s bourgmestres de I'arrondissenrent de Beauraing ayant_ reÍusé d'appÍiquer les édits de M. Romsée, celui-ci sé
au

peÍite difficrrlté. '

(non contrólée) des externes, il résulte que le stock dépasse de loin la ration autorisée aux quelque 25 unités résidant à
la dite
de pommes de terre par jour et par unité (donc 15 kg. par 6c.is) ce qui est encore un privilège et propose d'enlever le surplus du stock en ïaveur de ses administrés. Le lieutenant colonel Van Coppenolle rétorque que d'autres runités sont encore attendues. A quoi Michiels répond qu'on

commune, avait fait sa provision de pommes de terre d'accord avec un cultivateur. Après déduction des plants et de la ratiotr
école.

L'école de gendarmerie des cadets, qui

a son siège en sa

Le 4-2-42

Le Bourgmestre estime qu'il est suffisant d'attribuer 500

gr.

J'ai l'honneur de vous communiquer la lettre collective cijointe adressée à Monsieur le Secrétaire Général du ministère de I'Agriculture et du Ravitaillement, par les bourgmestres du canton de Beauraing et censuranr en rermes absolïment inadmissibles l'activité dè ce haut ionctionnaire en ce qui concerne
Je vous prie d'instruiÍe cette affaire et d'entenrire les magistrats. communaux intéressés en vue de l'application à leur égard de l'art. 56 de la loi communale. Vous voudrez bien faire rapport sur cette affaire avant fin du mois. G, ROMSEE Inutile de dire que dans la mesuÍe du possible nous ferons, nous aussi rapport sur la question à nos lecteurs, mais oir la question se corse c'est lorsqu'on rapproche cette affaire d'événements qui se déroulent en ce moment à Tervueren, oi au contraire, on veut appliquer la loi mais oir Rontsée ne veut plus cette fois.
I'organisation du ravitaillement.

C

ajouter un article à vos ordonnances pour expliquer quand il-faLrt les appliquer et quand il ne Íaut lè Íaire ?'

rends personnellement responsable et je n'entends en-aucune faEon échanger des pommes de terre contre des timbreg >. À'[ais alors M. Van Coppenolle à quoi servent donc tous ces bearrx timbres ? Et vous M. Romsée, qu'en pensez-vous ? Ne pourriez-vous

n'est pas ar-rtorisé à Íaire des provisions pour des personne$ non inscrites dans la commune et qu'ils n'ont d'ailleurs qu'à apporter leurs timbres ou provisions respectives. Mais Van Coppenolle ne I'entend pas ainsi, il ne veut rendre aucrlne patate, même pour tous les timbres du monde. Il s'adresse dès lors à Michiels en ces termes : << Ie vous

J'ignorais, comme vous-même je suppose, au moment de notre entretien, que 150 oÍficiers étaient déjà arrivés depuis la veiile au soir en Belgique pour assureÍ les services
précités.

r

Lorsque, le 20 novembre 1940, I'autorité allemande me demanda une liste nominative d'ofÍiciers à rapatrier pour les besoins des organismes d'Etat et, notamment, du Ministère du Ravitaillement, j'ai fourni ces renseignemerrts me basant, comme je vous I'ai dit, sur le caractère et la valeur de ces officiers ainsi que sur leur état de santé ou leur situation de famille. Des premiers renseignements qui me parviennent, il semble qr-re toutes ces colisidérations ont été méconnues et que le retour de la majorité des oificiers rentrés vendredi du camp de Luckenwalde tiouve son origine dans'la marrifestation de sentiments incompatibles avec la dignité de l'of{icier car on ne peut, toute opinion respectée et mise à part, nier que I'Allemagne occupe actuellement notre palls en puissance ennemie et le traite comme tel. J'ose espérer.que des dispositions plus équitables présideront, cornme je vous en ai fransmis le vceu dans notre entretien du g courant, à la désignation r-rltérierire d'oÍficiers à

rapatrier

(é)

KEvAERTS

Romsée ne s'émeut pas pour si peu et sa Íeponse est simple, nette et gro,ssière

:

*.-

I I I

f i I

t=-l.--,:

Ministère de I'lntérieur et de la Santé Pubtique

Bruxelles, Ie 29 aofit

1941

Mon Général,
Faisant suite à notre entretien du g aorit, je vous remets sous ce pli copie de la lettre.par lqquglle l'autorité occupante me chargè d'affecter à des serviceà d'orilre et de contróle 150 officiers de carrière libérés de captivité à cette Íin. L'enquête à laquelle j'ai fait proceder etihlit que la maiorite cle ces officiers sont des hommes de valeur, qui n'ont en rien démórité'ni failli à-leur disnite d'ttfficier. _ II m'est-confirmé par'le Lieutenant-Colonel Van Coppenoile, àoni-i,estime de lonsue date la parfaite loyauté, que Ieut'retour n'a ete suliordorrne qu'à jà condition de-se mettre à Ia disposition des services d'ordre en Belsique. Le.stage auquel.ces officiers seront soumis dais'une ecole que j'organise en ce moment, permettra. d'ailleurs de porter suÍ eux un jugement plus cómpïet de maniere à *mieux les occuper dans les services qui correspondent le à leurs áptitudes protrd. LE SECRETAIRE GENERAL, (s) RoMSEe . Le 9. septembre à Deurne dans une ancienne dépendance de Ia place forte d'Anvers s'ouvrait une << école de police > oil une partie cles iraitres cle Luckdnrvalde recevait une formation dans le sens qu'on. devine. La séance fut ouverte par un colonel allemand de Ia Feldgendarmerie à I'indignation des quelques officiers belgds loyaux q,'i rtotáióni esutéi oans I ave.nture. e.t que Komsee gardait comme otages. Un otlicier allemand venu de ,!u:!{e|wato,e lou rl a Joue le rÓle essentiel dans I'organisation de Ia barrde de traitres, le.lteutenant Matzian,.s'est installé à Deurne pour surveiller de près l'exécution de sa mission. Les cours ont ét4 donnés par un certain nombre de fonctionnaires dont certaini sont plus que .douteux. citons les noms de Van,Keymeulen, Matth.ys, Buckinx, Èy"o.t, Dehondt, Meuleman, Verheyden et celui d_u Dr Lehembre qui suÍfilent à éclaii.er'd'uné tumrere erue ce que peuvent être ces << leqons fournée . En février la Luckenwalde un d' < ofiiciers ->_est.prête. Cinquante hommes gnviron, qui ont jprêté à. _première serment de fidélité' au Fuhrer, qui sont reniréJ!j mettre à Ia solde des Boches. Hitler et le nouvel equilibre europcen
>>.

au personne_l scientifique de I'institutión precitéè. Íl poui. voit, Ie cas échéant, aux vácances eventuelles óar Ia designation de membres du personnel ayant accepté de'donner cóurs et de membres du bersonnel dês Univeriités de I'Etat. Article 2. Lé Chef du Département de I'lnstruction Fublique nomme - < Directeur deó cours ) choisi dans le sein du un corps professoral. Ce Directeur des cours exerce les attributions qui lui sont confiées par le Chef du Département de I'lnstruction Publique et généialement celle devdlues aux recteurs des Universites- de I'Elat par les lois et règlements sur la maet tière.

Pour assurer cet enseignement

ENCORE L'U. L. B. ísuite) il fait appel aux

professeurs

ou voicj le releve des produits textiles préleves par l'AllesoNT PAssEs rEs PRoDUTTS- TEXTTTES ? Et
magne.

Stock au 15 iuillet 1940 Stock au 31 iuillet 1941
Utilisation
:

1.

COTON.

34.505 tonnes 3.329 tonnes

8.000 tonnes exportees en Allemagne 16.000 tonnes soit 70 lo du solde,-exportées filés vers l'Alle4.200 tonnes, soit 60 /o du nouveau solde, exportés vers l'Allemagne sous forme de tissus 2.800 tonnes ont pu être vendues comme tissus en Belgique. A I'avenir tout le stock restant devra être livré à l'Allemagne 2. LIN, I)eux tiers de la production sont partis pour I'Allemagne. 3, IUTE. Le dtock s'élevant au 31 juillet 1940 à quelque 9.000 tonnes, de toutes qualités. Environ 4.000 tonnes sont parties pour I'Allemagnc. 4. FIBRES DURES (sisal, manille). Le stock s'élevant au 31 juillet i940 à quelque 7.000 tonnes; 4.000 tonnes sont parties pour compte allemand. 5. LAINE. Stock aLr 15 juillet 1940 : 14.696 tonnes de laine brute, peignee ou déchets. 7.422 tonnes de laine brute 1.597 tonnes de laine peignée 4.076 tonnes de fils. soit au total environ 13.000 tonnes.
magne

Art.

du

prév^ues

de l'lnstruction Publique désignera les membres du personnel enseignant, scientifiilue, adáinistratif et de service, pouÍ la durée _de I'enseignement organisé par l'Etat. En ce qui concerne le personnèl enseignant et sèientifiquc, ces désignations se feront sur avis des lacultés competerites suivant les règles en vigueur dans les Universites dè l'Etat. Ces avis seront transmis au Chef du Département de l'lnstruction . Publique par l'intermediaire du Directeur des cours qui
Dé_partement

3. - AIin de pourvoir aux vacances autres que celles à l'article premier, alinéa 2 du présent arrête, le

Chef

y

Art. 4.,- Le Directeur_des couÍs píopose au Chef du Département de I'lnstruction Publique leó niesures d'exécution 'que requièrent la bonne marche de l'enseignement et l'application du présent arrêté. Art. 5. Si la situation reste la mêrne, les dispositions du -

joindra ses observations.

Exporte vers I'Allemagne

:

présent arrêté continueront
la présente année

académique.

à sortir leurs

effets

au-delà

cle

Bruxeiles,

le

A

(iuels sorit maintenant les argurnents sur lesqueis se sont appuyés ceux qui au sein de cèrtaines Íacultés 'se sont faits les _apótles de cette formule, notamment les professeurs Cerard et Renaux à la Faculté de Médecine qui -ont exercé une pression incessante et directe sur chacun cles participants au
de' l'UniversitéÏ. Nbus sauvons ainsi le patrimgine de l'Université. Nous continuons d'en occuper le.s locaux. Si nous les quittons définitivement par suitê de notre reÍus,. l'Université sera fermee et Dieu sait quand et avec quels problé-matiques. appuis nous pouírons la rouvrir après la guèrre. 2) _Nos étudiants. Il faut Íaire quelque chose four eui puisgue Cassandre noulaccuse de pêu n-ous en soucier et que le Secrétaire Général Romsée nouÀ a aveÍtis. par une letti-e au Recteur, qu'ils seraient envoyés dans dei camps de travail belges, sous-entendu pour leur éviter d'être envovés dans des camps de travail allemands. Toutes ces tractations sont assez peu reluisantes et beaucouo de ceux qui ont donné leur accord se sont laisses surprendre de bonne foi,.sans peser suffisamment lcur geste. Ceriains lc
Íegrettent dela. dans Ie rétablissement des cours, les Allesur toute la ligne. L'Université, Íoyer possible de résistance, corps constituë oir on ne peut tóuchèr à un sans toucher à tous est definitivement fermée. A sa place. et dans ses locaux, Íonctionnerait un ensemble de cours.- donnés par les mêmes proÍesseurs. Mais ceux-ci dorénavaít seraient entièrement et individuellement dans la main dr-r Secrétaire Général et par lui dans celle des Allemands. Quelle, chance y a-t-il qqg le public Íasse ce distinguo. cie juristes imaginés paÍ ces Messieurs, qui consiste à dile que l'honneur est .sauf puisque l'Université est fermée, et qir'il n'assimile pas I'organisme reconstitué à I'ancien. Par.conóéquent-à ses yeux et à juste titre I'exemple solenQu_i ne voit que q.a.nds, gagneraient

services

cela s'aioute la bonneterie (1.200 tonnes) les achats des et des particuliers allemands établis en Belgique, etc.

I'occupant prévoit ce qui suit

Sur une production envisagée de 330.000 paires par mois;
:

OU

PASSENT NOS CHAUSSURES

?

plébliscite. Ces arguments peuvent se grouper ainsi

1) L'i;térêt

:

es. Vous verrez immédiatement ce que I'Allemagne paÍ une politique de saine collaboration.
fl

Consommation belge Belges qui savez lire, sachez aussi conclure devant ces chifentend

Wehrmacht

Allemagne

163.000 paires 30.000 paires 130.000 paires

Suite aux chifÍres donnes ci-dessus quant aux modestes prélèvements que les Allemands font quotidiennement sur nos stocks

M. VAN Ï{EE

EST

UN PETIT

TIUMORISTE

textiles nous tenons à soumettre un oetit texte de M. Van Hee < directeur der Textielcentrale >.-ll vient de publier un bilan de I'activité de la première année de son gioupement, nous ne résistons pas au plaisir d'en extraire quelques lignes

pour l'édification de nos lecteurs. < Dans le domaine de l'économie dirigée, nous sommes inexpérimentés. les directives émanant de la < Referat Textil > àuprès de la < Wirtschaïtabteilung >, de l'administration militaire allemande, sous la direction de O.K.V.R. Rausch, assisté paÍ M. Wegener et son subordonné M. Gminder, Oberleutnant Delius et son subalterne M. Huber. ainsi oue tous les autres collaborateurs. nous ont éte d'une très grande utilité poi:r conchiffres publiés nos lecteuÍs savent de quelles voies il s'agit). >> La centrale textile a également tiré profit des directives émanant du < Referat Verbrauch >> sous la direction du prof. Zwick et du Dr FÍanck, en vue de trouver une solution aux problèmes difÍiciles qui se posaient, solution qui serait acceptable oour la communauté >>. Que- les Allemands nous volent nos vêtements au point de nous Íaisser tout juste une feuille de vigne, soit encore. Mais que des Belges aillent leur rendre hommage à ce sujet c'est un peu Íort quand même. Rappelons d'ailleurs que << les milieux généralement bien jnformés > prétendent que M..Van Hee a vu son traitement porté de 90.000 à 240.000 francs pour avoir aidé nos protec-' teurs à découvrir des stocks textiles cachés.

duire l'industrie textile vers des voies nouvelles (gráce aux

nel d'indépendance et de résistance qu'avait fourni I'Université

et qui

I'avait_ encouragé lui dans sa résistence propre est sans valeur. Bien plus il . ne peut attacher à sa ieprise des cours que ta signification méprisable d'une complète soumission et d'un complet ÍetouÍ en arrière. Depuis le débirt de cette odieuse occupation, s'il est une chose dont nous avons souÍfert et qui nous- a dégorlté c'est de voir toutes les autorités constituées se soumettre. Nous attendions de grands exemples de résistance et que des voix écla-

fit bloc et derrière

raffermir' les faibles, soutenir les courageux. Rien n'est venu hormis I'eÍemple de M. Van de Meulebioeck et à sentir I'explosion. d'enthousiasme universel avec lequel ce geste fut accueilli on peut pressentir I'ansoisse qui óopressaii tous les ceurs. EnÍin, une' de nos autoïités légitimês' avait solennel-

tantes dominant le pays viennent orienter tous les hésitants,

elle, elle avait, elle a I'immense majorité dtr:: peuple entier. Cet exemple doit durer. VoÍs n'avez pas Ie droit, vous les timores .les hésitants. les chèvre-choutistes d'effacer

cet exemple magnifique et de leurrer une fois de plus

leffdnt

Pour la première ïois ensuite un corps constitué, l'Université,

résisté.

Belge de bonne foi qui s'était senti soulevé par le geste qu'en bloc vous aviez posé. Aucun argument ne peut l':emporter sur.',; celui-là. Si vous cédez. nous serons en droit de hausser ung,r fois de plus les épaules avec mépris. Au rnoment de mettre sous pÍesse nous apprenons que les pourparlers ont échoue encore. Bravo pour IU.L.B.

le

[-'

re

donc,une nouvelle guerre qui commence : la guerre des usines, Ia guerre oes metaux. Sil n'y avait en iace l'une de I'autre oue l'usine allemande d'une part, les usines alliées ou même l'uèine américaine seule d'autre part,. la guerre serait bien vite Íinie. Mais I'Allemagne s'est annexé comme territoires de production tous les pávs matériel qui directement ou à un stade ultérieur est'destiné à.la guerre. La guerre est aujourd'hui totale et tout l'álimente. U'est pourquoi il est si important que ces usines, si elles proqu'elle occupe provisoirement. TouteS ces usines fabricluent áu

.1942,,tout le monde le sait maintenant, sera I'anoi l'armemeít des alliés si inférieur au debut à celui des Allemands, après l'avoir rattrapé, le dépassera. Jamais, nous n'avons voulu nous bercer ou vous bercer d'illusions..Q_uand- je.suis revenu des Etats-Unis en mai clernier, je vo.us fai dit : _Mais ces tonnes de matériel, ce que ChurchilÍ .appelle I'avalanche, ne peut être attendu que l'àn prochain. L'an prochain d'alors, c'est cette année-ci.'c'est 1942. C,est
née cruciale de Ia guerre. C'est celle
.L'année

Allocution prononcée par M. GUTT, Mlnistre de la Défense Nationale devant le micro de Radio-Eelgiquà, le leudi 22 ianvier 1942
Íabrication d'une mitrailleuse lourde ou de deux mitrailleuses lógères, un kilo de laiton permet de sortir 10 chemises d,obus

dues. avec impatience dans les fonderies allemandes.

nécessité vitale pour les manquent de plus en plus. Jusqu'à il. y a quelciues moiê, ils n'oltt pas consommé, somme toute, énormément de nickel, de cuivre. de plomb.parce qu'ils n'ont pas conEommé beaucoup de munitions. La cahoagne de B_elgique .a.dure lB.jours, celle de France 2l jours'de plus; celle de Crèce aussi rapide. Mais celle de Russie a commencé Ie.22 juin. Pour une-guerre de mouvement, E,a été une guerre de m_ouvement. même ce qu'on appclie cle nrouve_ ments en sens divers ! Alors, on a bèau avóir accumulé des réserves de cuivre pour la guerÍe, on a beau en produire un certain tonnage en Allemagne et en Yougoslavie, 1l y a trop d obus en perspective, et on commence à loucher vers les lustres, vers les clinches de portes. On a beau avoir trouvé dans les pays envahis des stocks de nickel, il en faut encore et encoÍe pour fabriquer encore et encorê des mitrailleuses. pensez donc à toutes celles_ détruites en Lybie ou en l{ussie ou, mieux encore, abandonnées intactes par jes troupes allemande:j en retraite sur la cóte de Cyrenaïquè, devant Moscou. près de Kharkov. Et nos pièces de 5 francs, de 50 centimes sónï attenma_nds,

duisent, produisent le moins possiblé, le plus lentement possible, le .p.lus mal .possible. C'est pourquoi, airssi il est si importanÍ qu'elles req.oivent le..moins possib-le de matières premièrès, car 'Allecertajnes d'entre elles, d'une

mages seri.eux..à I'ennemi .et qui bàttent fièrèment belge. Cgg mitrailleuses toucheroht une troupe belge participant à Lrn raid ou debarquant en Belgique demáin. Dans quelqucs jours, j'epiriglèrai sur Ia poitrine d,un de nos Jeune.s aviateurs la croix de guerre. Il Jut touché aorès avoir engagé seul, au-dessus de la mer, le combat contré l0 Messerschmitt 109 et en avoir abattu un. Aveuglé par le sans. il a _pourtant trouvé le moyen d'atterrir, de s'éch"apt'er et, aprèï run long voyage, -de .regagner I'Angleterre. ll a p'erdu iln'ceil dans ce combat. D'ou venait la cartouche, le nickel. de la mitrai.lleuse ?,.QLrelle angoisse, n'est-ce pas'de devoir se poser

Et ces,cartouches, ces obus, ces mitrailleuses, vous vous en tuer des Anglais, des Belges, oes xusses, oes altles, ceux qul luttent pour notre liberté. Cet 'marins obus peut atteindre demain un de nos à bord de ces corvettes et de. ces patrouilleurs qui ont déjà infligé des dom"pavillon
rendg,z bien gompi.gr c'est pour.

cle 75.

celte ouestion

?

les Allemands ramassent les métaux'en Belgique. gu'ils les requisitionnent, qu'ils les paient, que ceux-ci Ëoient réclam.es en tant q.u'irnpóts, peu importe ! Que I'arrêté qui vous les reclamc, que le papier qui vous en donne quittancè soient signes d'un nom allemand ou d'un nom belge,'peu importe ! Ces métaux vont aux Allemands. Ils remplacent le'métal i1u'ils n'ont pas, ce qui est Ía même chose. Et ce métal tue dès soldats aliiés, retarde l'heure de la déÍaite allemande et de la libé20 Je vous l'ai dit l'autre soir : < C'est à nous de vous éclairer, mais c'est à vous de -êtès comment vous exécuterez iuger votre devoir patriotiquc. Vous en première ligne, la ur+ rnióre lign_e de la soullrance et du danger. Ce n'esipal à rious de vous dire : < Agissez de telle fagon >>. Nous vóus 'faisons confiance.. Ma_is je que,- rentrant à Bruxelles, le ^me rappelle 22 novembre 1918, je parlai, en une iournee, à une centainé de pefsonnes. Chacun débordar't d'enthousiasme. disait les',ex., ploits de I'armée, louait l'héroïsme des civiÍs. Mais, Dlus modeste, un de mes interlocuteurs avait sa petite fierté. u Et savezvous, me dit-il, commelt j'ai fait pour gárder mes cuivres ? Je suis bien tranquille. Í e jour oà- nous rentrerons, nous veíron.s.encore des processions de lustres réintégrant leur do-, micile légal traverser les rues; on sortira encore-des bouteilles ayant abrité des pièces de monnaie. Et quelle ioie de se dire : <Tout cela représente des vies belges quri nous avonc sauvées>:. Au revoir mes amis I
ratíon.

Je né veux attirer votre attention ce soir que sur deux ooints

i"

:

Voulez-vous quelques chiffres ? Un kilo de cuivre est nécessaire pour faire 100 cartouches de fusil d'inÍanterie, un kilo de

laiton pour en faire 70, un kilo de plomb pour Íaire ll0 cartouches pour fusil allemand, un kilo de nickel entre dans la LES PITRES

-

Par qui sommes-nous gouvernés

?

Tout le monde sait qu'en vertu de notre Constitution, notre Pouvoir Judiciaire est inilépendant et souverain. Personne n'oserait soutenir qu'il n'en etait pas ainsi sous le _ régime normal, avant le l0 mai'1g40. Tout le monde croire que ce régime, dont notre ^ n'a.eu-qu'à se pouvait résisterait aux pres--sions exterieures, Pays féliciter, gráce à la force de caractère que les instifutions solides confei rent généralement à ceux qui-doivent en assurer le fonctionTrois fois hélas. .. La. Cour d'Appel de Bruxelles devait élire un président. Ces electlons se pratiquent en audience solennelle. convoouée'oar Ie _Premier Préside-nt et sur presenration paÍ le Procureir CénéOr il s'est trouvé, cette^fois, une autorité occupante, qui a fait connaïtre au Secrétaire Oénéral du Ministère dê la lustice oue celui-ci avait,à signifier au ff. de Premier Président qu'il 'lui était interdit de réunir I'Assemblée générale et au ft. de'procureur géneral qu'il lui etait non móins interdit de reouérir la désignation envisagée, si la dite autorité occupante n'àvait au prealabJ.e marqué son accord sur le choix qui allait être soumis aux sunrages des magtstrats. Et,, chose plud étonnantè; il s'est trouvé un Secréiaire Général pourr transmettre cette commission, un ff. Premier Président et un .ff. Procureur Cénéral pour I'acóueillir et pour s,incliner. On peut bien dire que i'exemnle nous vierit d'en haut. Nous n'en dirons pàs plus. Mais que ces messieurs sachent
Íal.
nement.

Pour que nos protecteurs et les traitres.' modèrent leurs ébats
Le l5,janv,ier 1g42, ies gouvernements des pays soumis ont Souscilt la declaÍatton commune suivante : < . Les soussignes representant le gouveÍnement belge, le comlte natronal ïranqals, le gouvefnement hellenique, le gou_ vernement luxembougeois, le gouvernement des Pays-Bas-, Ie gouvernement polonais, le gouvernement Tchéco-SIovaque et Yougoslave : . l' affirment que. les violences exercées contre les populations civiles n'ont rien de commun ni avec la notion de'giterre ni avec celle du sentiment politique tel que le congoive"nt les Nations civilisées, 2o pÍennent acte des déclarations faites à cet ésard par Monsieur le President des Etats-Unis d'Amérique e-Í paf le Pre-

mier Ministre britannique. 3" placent parmi les buts principaux de guerre Ie chàtiment par voie d'une iustice organisce hes coupábles ou resDonsables. de ces crjmès qu'ils ló aient ordonné6, perpétres ou qu'ils

y arent partlcrpe.

immédiatement qu'il vise non seulement les'agissem'ents des ' Allemands mais ègalement de tous ceux qui gïavitent autour
o eux.

a) les coupables et responsables à quelque nationalité quiils appartienneht soient recherches,. livréê à'la justice et jugés; b) que les sentences soient exécutees. Il suffira de relire ce texte avec attention pour s'apercevoir
Traitres, attention donc
I

4" décident de veiller dans un esprit de solidarité à ce

que

ce que nous pensons d'eux

: Pouah

I

PeÍlÍes Nouvelles
Nos protecteurs Pour prévenir les iconoclastes bolcheviks. effrayés- de I'avance russe ont voultt empêcher qu'un certain nom6re de statues religieuses ne tombent- entre lés mains des iconoclastes russes. A óette fin, les troupes de projecteurs qui occupaient le chàteau de M. Denis à Liernu (province de Namurj ont, avant de quitter les lieux, decapité toutes les sta-

tues de saint qui s'y trouvaient. Un sort spécial a eté réservé au < Sacré Cceur > lequel a été coupe en quatre. Rappelons que le chàteau de Liernu possedait une magni-

fique collection de

statues.

garanti que l'émiss.ion.ne peut dépasse.r 30.000 séries. Pour faire mousser I'af{aire I'editeur vient d'ailleurs dejà d'afficher une série à 2.500 Ír. Jusqu'à présent une seule cliose manque... les acheteurs. Belges pas un sou pour les traitres !!! Exempla trahunt. Un sieur Max Mathieu a trouvé la Íorprépare à son tour à créer des vignettes au mule heureuse et se profit de la légion wallonne. Chiche que si les éditeurs de la < Libre Belgiq-ue >> en émettait nous ne saurions Íaire face aux demandes. Voulez-vous faire un petit concouÍs : traitres contre bon patriotes. Qui en ce cas I'emporterait croyez-vous ?

mination-Vlaamsche Voorzorgskomité, creée pour les besoins de la cause et avec l'approbation du pouvoir occupant vient d'émettre une série de quatre vignettes au taux de 50 Jrancs pièce soit deux cents francs la série sans la moindre valeur it'affranchissement d'ailleurs. La série est vendue au prolit de la légion llamande et des Waifen-S.S., combattant sous I'Lrnitorrne allemand au front russe. Une circulaire << urgente > vient de recommander l'achat de ces vignettes. Il est par ailleurs

Le nouveau tableau de ravitaillement ou les timbres aux La firme Waroquiers sous le couvert de la dénotraitres.

liers de Jrancs ont été..volés. Ainsi par exemple un wagon -dans de tissrrs est presqu'entièrement vidé, un àutre 45 vËlos complètement montés ont disparu. .. Le denier^ de Judas. - M. Romsée, avocat pÈs la Cour d'Appel tle Bruxelles, Gouverneur de Ia province àu Limbours. secretaire gencral du Àlinistère de I'lntéiieur n'est évidemmeíÍ pas un cunrulard, Ia preuve en est que pour tous ces emplois, il ne touche qu'un seul traitement. Àlais... Le traitement dè secrétaire-g^enéral est -de 80.000 fr., celui. de gouverneur de province 95.000 aussi le satrape a-t-il génereusement renonié à son traitement de... secrétaire genéral et il se borne à toucher celui de gouverneur de province... Bénéïice : 15.000 francs. Un grave oubli. Hitler et Mussolini sont penchés sur la carte d'Europe. Soudain Benito s'écrie : < Adolrjhe nour avons oublié^quelque chose >. Hitler se redresse en pàlissant,
allon,s-y

- Quoi n'avons pas envahi la Suisse. Nous ..Adolplie se penche et... le front barré s'écrie:
?
>).

<<

C'est vrai

Cette fois le Duce pàlit et se mordant les' lèvres, les larmes dans la voix il dit : -- Promets-moi Adolphe que tu n'oublieras pas que Naples et Gênes sont déjà en ltalie. L'Ordre Nouveau ne craint pas la marche. Nous apprenons de Paris, que le 20 janvier, 25 nouvelles stations de métro ont été fermées au public, en raison du manque d'énergie électrique. Cela porte à 49 le nombre de stations actuellemènt

le butin - Pas question repond besogne et marchons et les territoires. le Fuhrer, de part et d'au- en avant et nous nous arrêterons à notre point de rencontre. tre

Mussolini revient à la carte et dit à son ami Partageons donc la

:

I'époque s'était fait nommer directeur du 9e groupc de la Corporation nationale de I'Agriculture et de l'Alirnentation vient
nouveau de faire parler de lui,

Au 9 G. de la C.N.A.A.

Le remuant petit monsieur qui

a à

Les mauvaises langues disent même qu'il ne serait pas resté étranger à de récentes perturbations parmi les dirigeants des diverses sections. Il aurait même pris la peine de dlesser des dossiers, à charge de ses divers collègues subordonnés. Attention jeune homme le vent tourne.

vorst ex-V.N.V. actuellement Nazi convaincu. Le Pésident et les membres, qui pendant près d'un an avaient subi les excentricités de ce triste inclividrr, avaient decidé de le déboulonner en douce. Bien mal leur en pris, en effet, à peine le Président lui eut-il signifié son congé, que le remuant petit bonhomme alla tÍouver ses amis et pÍotecteuÍs, qu'il en revint porteur du petit schein réglementaire enjoignant à ses supérieurs d'avoir à continuer à le subir lui et son utile collaboration. << J'ai toujours été Nazi et continuerai à le rester > aurait declaré Vandervorst, avec une emphase qui n'a d'égale que sa platitude à l'égard des protecteurs. Le petit bonhomme est resté en fonction.

il s'agit du denommé

Vander-

l!Í. 0.84 ^{. Dour la càisse maladie 0.91 ,fuI. ile taxe ordinaire. 1.35 M. de taxe de guerre. 0.70 À1. de taxe pour la ville. 0.70 M. pouí la D.A.F. (???) 0.14 À'1. pour [e Secours d'Hiver. 5.54 M. de retenues diverses,
14

D'autre part nos protecteurs viennent de réquisitionner chez nous une ïois de plus 170 locomotives. Les hauts salaires payés par nos Je pose 2 et retiens 3. pÍotecteurs aux ouvriers qui travaillent pour eux sont devenus l-égendaires. Voici un extrait de lettre d'un ouvrier belge à sa Ïemme : < Le grand point, c'est toujours l'argent et je t'avoue que cette semaine je suis passablement..découragé; tu vas voir pourquoi. Je vais te recopier ma feuille de comptes et tu verias ilar toi-niême si c'est gai. Le bureau a même retenu cette semaine les cinq nralheureux marks que je t'envoie toutes les semaines, car sinon il ne me serait absolument rien resté. Du reste juge par toi-même. > J'ai 25 À1. 35 à_toucher,- plus 5 M. 54 d'heures supplémentaires; cela fait 30 M.84. Maintenant j'ai à payer: tle taxe pour caisse d'invalidiié. 0.00

lerm ees.

ATTENTION. Un nommé Maesntan. habitanf 214. avenue Louise, à Bruxelles, se fait passeÍ comme sujet 'anglais, essaie de faire parler les gens, puis les denonce à la Gesiapo.
Depuis que les Altemands ont conquis Bakou, Depuis les grandes victoires que le Fuhrer remporte quotidiennement en Russje, le pétrole ne manque plus. C'est ainsi que le district de Liége vient de recevoir 5 futs de 100 litres pour 12 jours.

On me retient ensuite : M 10 pour deux se.maines. de.soupe du soir (je n'ai pu
manger que derrx fois...)

en

Le Bátonnier a ds cran. Le 21 janvier 1942, Mes Fogelbaum et Hartveld furent fusillés par les Allemanás pour d"élit de _patriotisme. _Le Barreau de Bruxelles attend torrjour,s que le Conseil de l'Ordre lui fasse Í:arvenir un Íaire-part-du deóès de ces deux confrères morts air champ d'honneur. Les protecteurs vont au cinéma. On a beaucoup parlé de manifestations de révolte, d'insubordination, etc. qLri- se sepi.en! produi_tes a-u _Marivaux, actuellernent Soidaten Kino, Bd Adólphe Max à Bruxelles, à l'occasion du << départ > dri Maréchal von Brauchitch. Les faits sont plus simples en réalité. mais non moins significatiÍs. Lorsque fut Íaite cette annonce les officiers présents se levèrent comme suÍ mot d'ordre et quittèrent la salle. Les soldats, d'abord interdits par l'attitude de leurs chefs, se ressaisirent bien vite et firent de même.
Dans I'Ouest dernièrement... ".. En garc de Kinkempois et de Bressoux des wagons venant de France et contenánt des tissus, du froment, iÍes raisins secs attendent depuis 5 à 6 jours une locomotive pour partir vers I'Allemagnt! et malgré unr turveillance de nuit et de jour, pour des centaines de mil-

possible de faire >. Pour la parade de la victoire. - L'Altemagne vient.de décréter une nouvelle levée de 3 millions d'homËes. L'armée russe étant anéantie, gráce au courage du général Beatse, Londres incendiée par Collin, ces troupes n'auront d'autre róle que de

le blanchisseur, le tram, le coifieur, etc. Je Íais tout ce qui in'est

3 lvl. 50 pour logement. 2 M. 00 pour la soupe de midi au bureau. > Ce qui fait encore 19 M.60, plus 5 M.54, c'est-à-dire en tout 25 À'1. 14. Il me reste 5.M.75, avec cela, je dois payer:

déÍiler < unter den Linden

>.

Encorc Peninsular. qui intéresseront oro- Renseignements bablement, ils touchent ceux qiri pour le' compte de I'enriemi essayent de ramasser les tissus dans notre pavs : Nouvelle constitution de Société en ianviei lg42: Union Générale. Péninsular, _Sté Coop., rue de ïamur, 51, Bruxelles. Administrateurs : Pedro Sobrino, rue Thérésienne 6,, Brux. (ltalien); _Char.les Vangenechten, av. Alex. Bertrand, 1,'Forest; Charles Flagothier ,rue- Washington, Brux. Commissairê : Verl camment fenri, rue St-Lambeit, 45, à Wol.-St-Lambert. La Société est chargée d'acheter pour compte des Allemands tous^ t jssus de bonne^ qualité dilponibles, .mêrire. ceux saisis par les Commissions de Contróle qui doiveni leur faire parvenir une copie des Procès-verbaux de saisie ! Sobrino Pedro, est également administrateur depuis ianvier 1942 de la Société Alliance-Européenne, à Koekelbérg. "