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Edition du Centre - ISSN IIII - 0074
Edition du Centre - ISSN IIII - 0074
Edition du Centre - ISSN IIII - 0074   Le Bonjour du «Soir»     C'est
 

Le Bonjour du «Soir»

 
 

C'est pas moi, c'est celui-là !

 

Finalement, Nezzar nous livre quelques clés qui nous manquaient pour comprendre ce qu'il s'est passé au début des années 90. Pas toutes les clés, cependant. Car, au fur et à mesure que les acteurs de cette période trouble témoignent, le mystère ne fait que s'épaissir ! Maintenant, même l'épouse du Président Chadli se met à parler. Pour nous apprendre qu'il n'était pas d'accord avec l'arrêt du processus électoral. Secret de

Polichinelle. Et puis, vous avez ces attaques frontales contre Betchine et Hamrouche Ces derniers vont répondre et, dans leurs réquisitoires, vont toucher d'autres anciens responsables qui, à leur tour, vont

réagir

Je ne sais pas quand s'arrêtera

cette ronde des souvenirs, mais nous connaissons déjà ceux qui ne pourront pas se défendre : Aït-Ahmed et Boudiaf. Un souhait : qu'on les laisse reposer en paix !

 

farahmadaure@gmail.com

l IMPORTATION DE VÉHICULES Qui gère les licences d’importation ? l En limitant les importations
l IMPORTATION DE VÉHICULES
Qui gère les licences
d’importation ?
l En limitant les importations
de véhicules sous régime
de licences à un volume précis, le
ministère de l’Industrie
et des Mines respecte-t-il la
réglementation ? Le
département de Abdesselam
Bouchouareb empiéterait-il sur
les prérogatives du comité
interministériel institué auprès
du ministère du Commerce ?
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l RÉVISION DE LA CONSTITUTION Retour sur le plus long chantier de Bouteflika PAGE 3
l RÉVISION DE LA CONSTITUTION
Retour sur
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Photo : Samir Sid
l CONFÉRENCE NATIONALE DES UNIVERSITÉS «Pas de recul sur le système LMD» PAGE 7 Photo
l CONFÉRENCE NATIONALE
DES UNIVERSITÉS
«Pas de
recul sur le
système LMD»
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Photo : NewPress
de recul sur le système LMD» PAGE 7 Photo : NewPress MERCREDI 13 JANVIER 2016 -

MERCREDI 13 JANVIER 2016 - 2 RABIE EL THANI 1437 - N° 7689 - PRIX 15 DA - FAX : RÉDACTION : 021 67 06 76 - PUBLICITÉ : 021 67 06 75 - TÉL : 021 67 06 51 - 021 67 06 58

DIGOUTAGE Par Par Arris Arris Touffan Touffan Comme quoi… Je connais, à l’étranger, de brillants

DIGOUTAGE

ParPar ArrisArris TouffanTouffan

Comme quoi…

Je connais, à l’étranger, de brillants Algériens qui galèrent grave pour essayer de poursuivre leurs études. Inscrits dans des filières pointues qui rendraient n’importe quel pays fier d’eux, ils sont tellement pauvres qu’ils consacrent deux tiers de leur temps à gagner chichement leur vie dans des jobs de mouise. Malgré ça, ils assurent côté performance. Sur l’autre versant, tu as des enfants de hauts respon- sables, nullissimes notoires, à qui la position de papa assure une bourse, un poste au consulat du coin ou Air Algérie ou dans une société étrangère redevable au paternel. En dépit de ce coton, la réussite intellectuelle ne vient pas. Comme quoi…

A. T.

arrisetouffan@yahoo.frarrisetouffan@yahoo.fr

PP

ERISCOOPERISCOOP

Soirperiscoop@yahoo.fr

Mercredi 13 janvier 2016 - Page 2

Soirperiscoop@yahoo.fr Mercredi 13 janvier 2016 - Page 2 Les Chinois en force Le ministère de l’Habitat

Les Chinois en force

Le ministère de l’Habitat vient de rendre publique la liste de présélec- tion des entreprises ou groupements d’entreprises ayant la qualification pour les «études et réalisation ou réalisation de cités intégrées avec VRD et équipements d’accompagnement à travers le territoire national, dont le mode de réalisation est basé sur la préfabrication». Selon cette liste des présélectionnés, on remarque la forte présence des entreprises chinoises.

GPS à Alger

Selon des informations, les autorités de la wilaya d’Alger ont entamé le changement des plaques des rues de la capitale. Celles qui vont être installées vont permettre aux utilisateurs des GPS d’être guidés avec plus de précisions notamment sur les numéros de rues. Voilà une nou- velle qui va réjouir les usagers de la route.

plus de précisions notamment sur les numéros de rues. Voilà une nou- velle qui va réjouir

Mouvement chez les chefs de Sûreté de wilaya

Le Directeur général de la Sûreté nationale procédera, très prochainement, à un très vaste mouvement à la tête des Sûretés de wilaya. C’est ce qu’affirment des sources bien informées, sans toutefois donner plus de détails sur les wilayas concernées.

1 million d’euros saisi à Constantine

1 million
1 million

Les éléments de la Brigade de recherches et d’investigations (BRI) de Constantine ont eu la main heureuse en perquisitionnant dans un magasin de la ville dont le propriétaire était soupçonné de s’adonner au change

parallèle. Ainsi, affirment des sources informées, les policiers ont pu mettre

la main sur la bagatelle de d’euros !

Un jour, un sondage Pensez-vousquel’Algériedevraitdévelopper un peu plus son partenariat avec l’Allemagne ? OUI
Un jour, un sondage
Pensez-vousquel’Algériedevraitdévelopper
un peu plus son partenariat avec l’Allemagne ?
OUI
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Sans opinion
Pensez-vous que la Ligue de football professionnel a bien fait de
domicilier le match CRB-MCA au stade du 20-Août ?
Résultat sondage
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Non :
Sans opinion :
34,28%
45,58%
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le match CRB-MCA au stade du 20-Août ? Résultat sondage Oui : Non : Sans opinion

Le Soir

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Actualité

Mercre di 13 janvier 2016 - PAGE 3

c t u a l i t é Mercre di 13 janvier 2016 - PAGE 3

RÉVISION DE LA CONSTITUTION

Retour sur le plus long chantier de Bouteflika

Seize années après son accession au pouvoir, Abdelaziz Bouteflika aura fini par «honorer» son plus ancien engagement : une révision en profondeur de la Constitution. Il ne l’a jamais caché et il le déclarait publi- quement, depuis avril 1999, «cette Constitution ne me convient pas». Il ne cessait d’accuser ses prédécesseurs «les présidents stagiaires», comme il les nommait, d’avoir, chacun, confectionné «un costume sur mesure», entendre les Constitutions de 1996 de Liamine Zeroual et de Chadli Bendjedid de 1989.

Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - Comme pour se venger de l’Histoire, Bouteflika ne se conten- tera pas de dénoncer la Constitution, mais se fera un malin plaisir à passer outre, à chaque fois que l’occasion se pré- sentait. Pourtant, et durant son premier mandat, Bouteflika ne fera qu’un seul amendement constitutionnel, sous la pression des événements de la Kabylie. C’était en 2002. Bouteflika, qui, trois années auparavant, au cours d’un mémo- rable meeting animé à Tizi Ouzou, déclarait que «tant que je serai là, tamazight ne sera jamais ni langue nationale, encore moins officielle», surprendra tout le monde : il convoquera une ses- sion extraordinaire du Parlement pour approuver un amendement constitutionnel, l’article 3 bis qui stipulera que «tamazight est éga- lement langue nationale». Le reste, tout le reste, il le promettra pour l’après sa «réélection» en 2004. Mais, immédiatement après le 8 avril 2004, il se consacrera entièrement à son projet, «la réconciliation nationale». Le cap sera mis sur son deuxième référendum, celui du 29 septembre 2005. Comme pour la «concorde civile», Bouteflika jet- tera toutes ses forces dans la bataille en menant notamment une campagne électorale des plus énergiques. Il sillonnera le pays pendant trois semaines, sans interruption, multipliant ses harangues et ses discours, des bains de foule mobilisant à l’occa- sion, et comme d’habitude, tous les moyens de l’Etat. Cet investis- sement personnel et hautement

généreux, Bouteflika le payera juste après cette campagne pour le référendum de 2005. En novembre, il sera ainsi vic- time de son premier grave acci- dent de santé, nécessitant une urgente évacuation à l’hôpital mili- taire français du Val-de-Grâce. Il ne regagnera le pays que le 30 décembre mais, déjà, l’homme n’est plus le même. A partir de cette date, Bouteflika ne sera plus jamais ce Président hyper-actif, omniprésent dans les médias, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, intervenant en permanence et en présence des caméras dans un style bien à lui. Depuis, effecti- vement, il réduira ses activités à leur plus simple expression, tout juste le minimum vital pour le bon fonctionnement de l’Etat. Même les réunions du Conseil des ministres ne se feront qu’occa- sionnellement. Paradoxalement, c’est à partir de cette période qu’il…musellera carrément son gouvernement. Le chef du gouvernement sera drastiquement réduit dans ses prérogatives avant même la révi- sion de la Constitution. A telle enseigne qu’à partir de 2007, Bouteflika interdit les réunions hebdomadaires du Conseil du gouvernement, lequel est également privé du droit de faire des communiqués, un privi- lège réservé exclusivement depuis au Conseil des ministres que Bouteflika préside. Le gouvernement devra, dès lors, se contenter de simples réunions hebdomadaires, quasi- ment clandestines, car privé de médiatisation. Pour mieux se faire comprendre, Bouteflika ordonne-

Photo : Samir Sid
Photo : Samir Sid

Abdelaziz Bouteflika, président de la République.

ra à la télévision nationale de ne plus assurer les couvertures médiatiques des activités ministé- rielles ni d’aucune autre institu- tion. Pendant des mois, on a eu ainsi droit à des journaux télévi- sés où toutes les activités offi- cielles sont présentées briève- ment, avec seulement l’image, mais jamais le son. Seul Bouteflika ouvrait droit à ce privilège. Sauf que, pour les besoins du troisième mandat, l’on rouvrira tout : il fallait bien préparer l’opi- nion à l’amendement constitution- nel prévu de longue date par Bouteflika. Ce sera fait en novembre 2008. Après une longue campagne «carnavalèsque», faite de visites présidentielles incessantes à tra- vers tout le pays, et des milliers de motions ou de déclarations «exhortant Son Excellence» à amender la Constitution et à pos- tuler pour un troisième mandat, Bouteflika accédera à «ce vœu de la nation», en procédant à la sup- pression de la limitation des man- dats introduite par Zeroual dans la Constitution de 1996 ! Au passa- ge, il y introduira une trentaine d’autres amendements dont,

notamment, ceux remplaçant la fonction de chef de gouvernement par celle de Premier ministre avec des prérogatives à peine dépas- sant celles d’un chef de daïra. Le pouvoir, tout le pouvoir, sera désormais réduit à la seule fonc- tion qui compte, en vertu de la Constitution amendée de 2008, celle de président de la République. N’empêche, Bouteflika s’engageait à procéder à une autre révision, «en profon- deur», de la même Constitution. Ce sera même le thème phare de sa campagne électorale pour la présidentielle du 9 avril 2009. Or, ce dossier sera vite oublié, dès sa reconduction à la tête de l’Etat. Un dossier qui ne ressortira, comme d’habitude, que sous la pression des événements. En pleine tempête dénommée abusivement «printemps arabe» Bouteflika sortira cette carte, «les réformes politiques», dans son fameux discours à la nation, le 15 avril 2011. La révision constitu- tionnelle constituant, bien sûr, le cœur même de ces réformes. De suite, il chargera Abdelkader Bensalah de conduire, en son nom, de vastes consultations nationales à ce sujet. Bensalah lui

remettra son rapport final dans les délais. Un rapport qui sera tout sim- plement mis sous le coude. En réalité, Bouteflika avait en parallè- le mis sur pied une commission restreinte chargée de lui préparer le texte final qu’il devait faire adopter en mai 2013. Auparavant, le Premier ministre Abdelmalek Sellal avait été chargé de mener d’autres consultations avec les partis politiques et d’installer une commission technique, dite la commission Kerdoune, du nom de son président et constituée de juristes. La révision prévue en mai 2013 devait en même temps constituer le coup de starter pour préparer l’opinion à l’annonce d’un quatrième mandat. Mais voilà que le 27 avril 2013, Bouteflika sera victime d’un autre accident de santé, ravageur celui- là, et dont il ne s’est plus jamais remis pratiquement. En tout cas, il s’en est sorti mais avec des séquelles très lourdes. Le quatrième mandat est donc imposé dans les conditions que l’on sait et, comme pour le justi- fier, Bouteflika remet sur la table le même projet de la révision constitutionnelle, avec de nou- velles consultations nationales dont sera chargé le ministre d’Etat, directeur de cabinet, Ahmed Ouyahia. Après des mois d’un autre tra- vail, en commission restreinte et demeurée secrète, des hésita- tions de changement des membres de ladite commission, et donc nécessairement du contenu de certains amendements, Bouteflika se décide enfin à faire aboutir son projet. Un projet qui consacre tamaz- hight comme langue officielle, la liberté de la presse, la liberté de culte et plein d’autres libertés indi- viduelles mais qui ne remet aucu- nement en cause la nature globa- le du régime qui demeure dominé par le président de la République. En amont comme en aval.

K. A.

PRÉSIDENT DU SÉNAT DEPUIS 2002

Bensalah ou l’homme au long souffle

Il est détenteur de records pas faciles à approcher, de là à égaler… Lui, c’est Abdelkader Bensalah qui a passé près de la moitié de sa vie, 35 ans, dans les travées parle- mentaires dont près de 20 ans comme second et troisiè- me homme de l’Etat.

M. Kebci - Alger (Le Soir) - Un sacré destin que lui envie- raient, tout naturellement, bien de ses concurrents et adversaires politiques, notamment ceux du sérail dont il fait partie intégrante. Surtout ceux qui n’aspiraient qu’à lui succéder à la tête de la Chambre haute du Parlement qu’il pilote depuis juillet 2002, le per- sonnage était donné «quasiment» sur le départ, à la faveur du tout récent renouvellement partiel des membres du Sénat. Tout ce beau monde a dû déchanter puisque le président de la République lui a renouvelé, une fois de plus, le bail, contredisant, ainsi, toutes les «prévisions» et

autres «analyses». Il est vrai que tout plaidait pour une retraite dorée au bout d’un très long par- cours politique fait de près de 35 ans comme député et sénateur, avec à la clé, 5 ans comme prési- dent de l’APN, 3 ans comme pré- sident du Conseil national de tran- sition et président du Conseil de la nation depuis 2002. L’homme est âgé, 75 ans, et il sort d’une période de convales- cence. Ajouter à cela cet autre ingrédient qui a pris tout le monde à contrepied, sa «démission» de la tête du RND en juin 2015 que tout le monde savait qu’elle était inspirée ailleurs, que plus d’un a vue comme le début d’une disgrâ-

ce, oubliant le cas Ouyahia qui a subi le même affront avant de se faire réhabiliter en se faisant nom- mer directeur de cabinet du Président et revenir reprendre le pilotage du RND à la place juste- ment de Bensalah. Ce dernier, auquel plus d’un s’est évertué à préparer le linceul de ses funérailles politiques, a bénéficié, une fois encore, de la confiance du chef de l’Etat afin de poursuivre sa mission à la tête du Conseil de la nation. Une option qui, si elle doit, à coup sûr, faire des mécontents parmi les prétendants au poste au sein du sérail, a réjoui, a contrario au sein même de l’opposition. La patronne du PT s’est dit réconfortée par cette reconduc- tion de Bensalah, elle qui avoue «avoir eu peur qu’un mafieux soit à la tête du Conseil de la nation». Et à Louisa Hanoune de recon-

Photo : New Press
Photo : New Press

Abdelkader Bensalah, président du Sénat.

naître en l’ex-secrétaire général du RND, un «homme d’État». Une qualité «intrinsèque» qui se vérifie en le personnage mais qui, sug- gère la secrétaire générale du PT, ferait cruellement défaut chez

d’autres parmi ceux qui se voyaient succéder à Bensalah, dans une allusion à peine voilée au secrétaire général du FLN, Ammar Saâdani.

M. K.

Le Soir

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Mercredi 13 janvier 2016 - PAGE 4

d’Algérie Actualité Mercredi 13 janvier 2016 - PAGE 4 MINISTÈRE DU COMMERCE Création d’une «cellule

MINISTÈRE DU COMMERCE

Création d’une «cellule exportations»

En vue de lever toutes les contraintes qui rendent diffi- cile l’acte d’exportation en Algérie, le ministre du Commerce, Bakhti Bélaïb, a proposé la création d’une cel- lule au niveau de son département avec comme mission de suivre les dossiers d’exportation qui butent sur des difficultés. Les services du ministère «interviendront immédiatement».

Younès Djama - Alger (Le Soir) - Bakhti Bélaïb, qui s’est réuni hier avec les exportateurs algériens au siège de l’Association des exportateurs algériens (Anexal), a fait savoir que ladite cellule va, du fait de ses interven- tions permanentes, essayer d’in- troduire «un nouvel état d’esprit dans l’univers de notre économie» caractérisé par d’énormes contraintes et freins. Le représentant du gouverne- ment, qui s’est dit attentif aux pré- occupations des opérateurs algé- riens confrontés à d’insurmon- tables difficultés pour exporter, a avoué que cette cellule interve- nait dans une conjoncture, dit-il, «où les pouvoirs publics consta- tent que la contrainte financière probablement va se resserrer durablement». Le ministre ne s’est pas privé de reconnaître que notre pays constituait à ses yeux «un univers qui ne coopère pas avec l’acte d’exportation». «Et à supposer que l’acte d’exportation bénéficie de tous les avantages l’acte en lui- même devient difficile», souligne-t- il. «C’est pour cela que, plus que le téléphone vert réclamé par les exportateurs, je propose, vu l’im- portance de l’enjeu, de créer une cellule à l’échelle du ministère du Commerce, on se réunit une fois par semaine, avec pour mission de compenser le manque de coopéra- tion des pouvoirs publics», énonce le ministre. A charge aux exporta- teurs qui se plaignent de nom- breuses difficultés, de présenter des «dossiers réels». Le ministre persiste à dire que l’Algérie constituait un univers hos- tile à l’exportation. Pour lui, l’acte d’importation est devenu infiniment plus rémunérateur que l’acte de

souvent faite, note-t-il. Et en sui- vant l’exemple de pays voisins, où les exportateurs réclament des zones de libre-échange avec les pays qui leur offrent les potentiali- tés réelles de placement de leur production. De son côté, le président de l’Anexal, Ali Bey Nasri, a appelé les pouvoirs publics à supprimer l’ordonnance 96-22 de la loi sur la monnaie et le crédit qui assimile un défaut de paiement à une fuite de capitaux et qui fait peser la menace de prison sur les exporta- teurs. «Nous avons pas mal d’opérateurs affiliés à l’Anexal qui sont menacés de prison par le fait de cette ordonnance», a indiqué Ali Bey Nasri. A ce propos, Arezki Issiakhem, P-dg du Groupe Isser Delices, raconte un fait anecdo- tique mais néanmoins symptoma- tique des contraintes auxquelles sont confrontés les exportateurs, qui lui est arrivé lorsque la douane lui a demandé de certifier un chèque de 2 000 DA, pour une machine importée dont la valeur est d’un demi-million d’euros. Durant leurs interventions, les opérateurs économiques ont rele-

Photos : DR
Photos : DR

Bakhti Bélaïb, ministre du Commerce.

vé la contradiction entre le dis- cours officiel en faveur de l’expor- tation et les règlements. Souvent, les exportateurs algériens se plai- gnent des délais de transit portuai- re jugés excessifs. Le président de l’Anexal a, dans ce sens, déploré que cer- taines décisions prises lors des rencontres officielles ne soient

pas suivies d’effet sur le terrain. Il cite en exemple une proposition endossée par la tripartite de 2011 visant à permettre aux exporta- teurs réalisant au minimum 50% de leur chiffre d’affaires à l’expor- tation d’importer des équipements d’occasion nécessaires au fonc- tionnement de leurs entreprises. Y. D.

création de richesses. «(…) Je ne diabolise pas pour autant l’acte d’importation, eu égard à son importance dans le fonctionne- ment de l’activité économique du pays», concède Bélaïb qui recon- naît que l’importation reste tout de même utile au pays. Le ministre n’a pas manqué de critiquer ouver- tement le fait que l’Algérie a signé plusieurs accords de libre-échange suivant avec des espaces où la production nationale a, selon lui, très peu de chance d’être connue. «On avait oublié de signer ces accords avec des pays dont les marchés offrent plus d’opportuni- tés à la production nationale», a consenti Bakhti Bélaïb qui exhorte les exportateurs algériens à reven- diquer la création de zones de libre-échange avec les pays «où ils ont des chances de placer leurs produits». Chose qui n’est pas

SONATRACH

Le plan d’investissement maintenu globalement

Le plan d’investissement de Sonatrach pour l’actuel quinquennat (2015-2019) a été «maintenu globale- ment», indiquait hier à Batna le prési- dent-directeur général du groupe, Amine Maâzouzi.

Chérif Bennaceur - Alger (Le Soir) - «Les projets structurants ont été maintenus surtout qu’ils vont générer de grands bénéfices pour le pays, pour la Sonatrach et les travailleurs», déclare M. Maâzouzi, en marge de l’inaugura- tion d’un centre régional médico-social des tra- vailleurs de la Sonatrach et des ayants droit et accessible à la population locale. Concernant les nouvelles découvertes faites par le groupe Sonatrach, Amine Maâzouzi, affirmant qu’il y a eu toujours de nouvelles

découvertes, a ajouté que «Sonatrach décou- vrait et découvrira, et que la majorité des découvertes sont réalisées sur ses propres fonds». Le P-dg de Sonatrach a voulu ainsi lever toute appréhension quant à la capacité de la compagnie nationale à poursuivre son effort de développement à moyen terme, dans le contex- te de contraction des revenus du pays suite au grave recul des cours du pétrole. Réitératif, le premier responsable du groupe l’était dans la mesure où il considérait, en sep- tembre dernier, que l’impact de la chute des cours ne devait pas être négatif sur le plan d’in- vestissement de Sonatrach. «Sonatrach se doit de préparer la reprise en maintenant son effort d’investissement dans les grands projets stratégiques et structurants de long terme»,

déclarait-il alors. A charge, ce faisant, pour la compagnie nationale d’une démarche d’optimi- sation, d’ajustement et de gestion efficiente des projets. «La priorité sera donnée aux projets les plus rentables économiquement dans toute décision d'investissement. Car, dans ce contexte de baisse des prix des hydrocarbures, la rentabili- té à court et à moyen terme des projets revêt une importance capitale», expliquait-il. Selon le P-dg de Sonatrach, la première priorité dans ce domaine consiste à soutenir l'effort d'exploration pour assurer la sécurité énergétique du pays à très long terme, mais aussi pour renforcer le rôle de l'Algérie en tant qu'acteur principal du commerce international de l'énergie.

C. B.

EN VISITE EN ALLEMAGNE

Sellal appelle les opérateurs allemands à saisir les opportunités d'investissement en Algérie

Le Premier ministre Abdelmalek Sellal a appelé les par- tenaires allemands à saisir les «grandes» opportunités qu'offre l’économie algérienne exprimant l'espoir de voir les relations entre les deux pays se hisser au rang d'un partenariat fort.

Dans une allocution d'ouvertu- re d'une conférence de presse conjointe avec la chancelière alle- mande Angela Merkel, M. Sellal a rappelé les «grandes» opportuni- tés d'investissement dans tous les secteurs dont dispose l'économie algérienne qui a bénéficié d'une dynamique forte grâce aux pro- grammes de développement lan- cés par le président de la République M. Abdelaziz Bouteflika. Il a invité les partenaires alle- mands à «saisir ces opportunités notamment dans le domaine des PME capables de contribuer à l'in- vestissement productif et à la

création de richesses et de postes d'emploi, au transfert de technolo- gie et à la promotion de la forma- tion professionnelle». Pour M. Sellal, le forum écono- mique algéro-allemand qui a été inauguré ce matin et qui «a enre- gistré une participation record des hommes d'affaires des deux pays est une preuve de plus qui témoigne du grand intérêt accordé par les deux parties au développe- ment et à l'élargissement des opportunités de partenariat et d'in- vestissement». «Ensemble, nous souhaitons développer ces relations dans tous les domaines y compris le domai-

ces relations dans tous les domaines y compris le domai- Abdelmalek Sellal, Premier ministre. ne culturel

Abdelmalek Sellal,

Premier ministre.

ne culturel où nous avons convenu de conclure un accord qui ouvrira la voie à une coopération fructueu- se», a encore soutenu le Premier ministre soulignant que «les méca- nismes communs de coopération

et de concertation dont nous dis- posons et qui se réunissent régu- lièrement autour de questions poli- tiques, sécuritaires et écono- miques confortent davantage notre optimisme». Il a encore fait savoir que les entretiens «positifs» qu'il a eus avec la chancelière fédérale «ont permis d'évoquer tous les dossiers bilatéraux en axant sur la possibili- té de développer les relations entre les deux pays et les hisser au rang d'un partenariat fort». M. Sellal a mis en avant «le cli- mat de confiance mutuelle qui a toujours marqué les relations entre l'Algérie et l'Allemagne». «Nous avons évoqué de nom- breuses questions internationales ainsi que des questions d'intérêt commun», a poursuivi le Premier ministre qui s'est félicité de la convergence de vues entre les

deux pays, notamment en ce qui concerne la nécessité de privilé- gier, dans tous les cas, la voie pacifique dans le règlement des différends et conflits et de trouver les moyens d'asseoir la paix et la stabilité dans toutes les contrées du monde». «Nous sommes très optimistes voire convaincus d'atteindre cet objectif car nous avons la volonté politique et les moyens d'y parve- nir. Nos relations jalonnées d'ex- périences multiples, réussies et constantes, consolident cette conviction», a soutenu M. Sellal. Le Premier ministre a été reçu par la chancelière allemande et s'est réuni avec le président du parlement fédéral M. Norbert Lammert. Il a également été reçu par le président allemand Joachim Gauk. APS

Photo : Samir Sid

Le Soir

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Mercredi 13 janvier 2016 - PAGE 5

d’Algérie Actualité Mercredi 13 janvier 2016 - PAGE 5 IMPORTATION DES VÉHICULES Qui gère les licences

IMPORTATION DES VÉHICULES

Qui gère les licences d’importation ?

En limitant les importations de véhicules sous régime de licences à un volume précis, le ministère de l’Industrie et des Mines respecte-t-il la réglementation ? Le départe- ment de Abdesselam Bouchouareb empièterait-il sur les prérogatives du comité interministériel institué auprès du ministère du Commerce ?

Cherif Bennaceur - Alger (Le Soir) - Dans une note adressée il y a cinq jours aux concessionnaires automobiles, le secrétariat général du ministère de l’Industrie et des Mines annonce que l’importation des véhicules est soumise au régi- me des licences sur la base d’un quota. «Conformément aux disposi- tions du décret exécutif n°15/-306 du 6 décembre 2015 fixant les conditions et les modalités d’appli- cation des régimes des licences d’importation ou d’exportation de produits et marchandises, l’importa- tion de véhicules est soumise au régime des licences sur la base d’un quota global pour l’exercice 2016», indique cette note confidentielle.

pour l’exercice 2016», indique cette note confidentielle. Les concessionnaires dans le flou. range les véhicules dans

Les concessionnaires dans le flou.

range les véhicules dans la catégo- rie des produits soumis au régime des licences automatiques.

Mais serait-ce une licence non automatique ? Toutefois, la note fixe un certain volume d’importation pour les véhi- cules, et donc fixe un quota et par conséquent restreint les importa- tions. Ce que la loi n°15-15 du 15 juillet 2015 modifiant et complétant l’ordonnance n°03-04 du 19 juillet 2003 relative aux règles générales applicables aux opérations d’impor- tation et d’exportation de marchan- dises. Mais en limitant les importa- tions de véhicules en leur fixant un quota global d’une année, la note du ministère de l’Industrie range les

véhicules sous la catégorie des pro- duits soumis au régime des licences non automatiques. Cependant, ces licences, définies comme devant «gérer des contingents de produits et de marchandises à l’importation ou à l’exportation», sont accordées par le ministre chargé du Commerce selon l’article 5 du décret du 6 décembre 2015. De fait, le ministre du Commerce est censé délivrer ces licences non automatiques, sur pro- position du Comité interministériel permanent chargé de l’examen des demandes de licences. Présidé par le secrétaire général du ministère du Commerce, ce comité qui compte deux représen- tants du ministère des Finances (Directions générales des Douanes et des Impôts), un représentant du ministère de l’Industrie et des Mines, un représentant du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche et un représen- tant du ministère du Commerce, est

chargé de «l’examen des demandes de licences d’importation ou d’ex- portation par référence aux besoins exprimés et aux statistiques résul- tant de l’exploitation des données obtenues et/ou fournies par les départements ministériels ainsi que par les représentants des associa- tions professionnelles et patro- nales». Ce comité est également chargé de formuler des propositions au ministre du Commerce concernant, notamment : l’identification et l’ac- tualisation de la liste des produits et marchandises à contingenter ; la détermination des volumes quantita- tifs des contingents ; le choix des méthodes et modalités de répartition des quotas à attribuer aux opéra- teurs économiques concernés, sur les contingents ; le résultat de l’ex- ploitation et du traitement des demandes de licences d’importation ou d’exportation de produits et mar- chandises. En l’occurrence, il revient au comité interministériel d’exami- ner les demandes de licences d’im- portation de véhicules et de propo- ser au ministre du Commerce la liste des véhicules à contingenter, la détermination des volumes quantita- tifs des contingents ainsi que le choix des méthodes et modalité de répartition des quotas à attribuer aux concessionnaires.

Y a-t-il eu chevauchement de prérogatives ministérielles ? En ce sens, le ministère de l’Industrie aurait-il empiété, de fait ou involontairement sur les préroga- tives du comité interministériel insti- tué au niveau du Commerce, en fixant un certain volume d’importa- tion, un quota global pour l’exercice

2016, et en prédéterminant l’échéancier ? Rappelons que la licence d’importation est délivrée pour une durée de 6 mois, quoi- qu’une durée supérieure puisse être fixée, le cas échéant Le département d’Abdesselam Bouchouareb aurait ainsi mal ou peu respecté la réglementation tant en indiquant de facto et le contin- gentement et le mode de répartition des quotas qu’en informant les concessionnaires automobiles, cen- sés remplir les conditions de confor- mité, qu’ils peuvent introduire des demandes de licences. En effet, la note reste vague sur la localisation des lieux de dépôt des demandes de licences même s’il est laissé entendre qu’il s’agit des direc- tions locales de l’industrie et des mines. Cela en rappelant que les licences automatiques sont déli- vrées par le département concerné. Or, le décret de décembre 2015 sti- pule que les demandes de licences (sans préciser s’il s’agit des automa- tiques, des non automatiques ou les deux) «peuvent être déposées par les opérateurs concernés au niveau des directions du commerce des wilayas territorialement compé- tentes».

Quid d’un flou sur le plan réglementaire ? Ce que plusieurs concession- naires ont déjà commencé à faire. Des opérateurs qui se retrouvent néanmoins dans une situation de flou, encore une autre, dans la mesure où ils se conforment à une réglementation qui s’impose à tous. Mais une réglementation à laquelle le département ministériel de l’Industrie entend se conformer à sa manière. Notons que si la note en question évoque le contingentement de facto, elle doit être confortée par la publication par le ministère de l’Industrie d’un avis d’ouverture de contingent. Ce que le ministère du Commerce a déjà fait concernant les produits agricoles contingentés dans le cadre de l’accord d’associa- tion avec l’Union européenne. Mais à la décharge peut-être du ministère de l’Industrie et des Mines, les dernières dispositions réglemen- taires peuvent prêter à libre interpré- tation, le décret n’explicitant pas assez les modalités relatives aux licences automatiques comme il ne définit pas les cas d’exemptions ou de chevauchement des préroga- tives. Comme cette note reste assez générale dans son contenu. Voire, c’est une situation de flou réglemen- taire qui permettrait au département de l’Industrie d’agir de cette maniè- re.

C. B.

ment» aux dispositions du décret exécutif fixant les conditions et modalités d’application du régime des licences d’importation ou d’ex- portation de produits et marchan- dises.

S’agit-il d’une licence automatique ? Or, ce texte réglementaire publié un mois auparavant qui indique que «les produits et les marchandises

importés ou exportés, dans le cadre des régimes de licence, sont soumis

à une autorisation préalable dénom-

mée selon le cas “licence d’importa- tion” ou “licence d’exportation”», prévoit l’octroi de deux types de licences, soit les licences automa- tiques et les licences non automa- tiques. Concernant les licences automa- tiques, celles-ci sont «délivrées par les secteurs ministériels concernés sur la base d’une demande accom- pagnée de documents justifiant la conformité des produits et des mar- chandises selon leur nature et la situation juridique des opérateurs économiques», indique le décret. Notons que ce texte précise que

«des prescriptions administratives établies par les secteurs ministériels sous forme d’autorisations tech- niques et/ou statistiques préalables

à l’importation ou à l’exportation de

produits et de marchandises, doi- vent être mises en œuvre en confor- mité avec les régimes de licences automatiques, édictées par l’ordon- nance n°03-04 du 19 juillet 2003, modifiée et complétée». Par conséquent, le ministère de l’Industrie et des Mines est habilité à délivrer une licence, une autorisa- tion d’importation sur la base d’une demande accompagnée de docu- ments justificatifs, pour des produits tels les véhicules. Comme ce secteur peut établir des prescriptions administratives et/ou techniques qui doivent être cependant conformes aux disposi- tions légales. En ce sens, la note du secrétariat général du département de Abdesselam Bouchouareb semble conforme dans la mesure où elle permet aux concessionnaires automobiles d’introduire des demandes de licences d’importa- tion. Il semble ainsi que la note

L’industrie fixe un volume d’importations De fait, le département de Abdesselam Bouchouareb informe les concessionnaires automobiles qu’«à cet effet, tout concessionnaire remplissant les conditions conformes à la réglementation en vigueur peut introduire une deman- de de licences d’importation sur la base de 50% de la moyenne des flux courants de ses importations des années précédentes, corrélés au respect du cahier des charges (fixant les conditions et modalités d’exercice de l’activité de conces- sionnaires de véhicules automo- biles, remorques et semi-remorques neufs) ainsi que sa situation fisca- le».

Par ailleurs, l’on informe les opé- rateurs concernés que «toutes les livraisons de véhicules effectuées à partir du 1 er janvier 2016 sont auto- matiquement déduites des quantités autorisées par les quotas de 2016, au titre de ce dispositif». Dans ce contexte, l’on annonce qu’«une réunion regroupant l’ensemble des concessionnaires réguliers sera organisée à une date qui vous sera communiquée ultérieurement, au niveau du ministère de l’Industrie et des Mines, afin d’apporter les éclair- cissements relatifs à la mise en place du dispositif des licences». Ainsi, le département de Abdesselam Bouchouareb indique qu’il a déjà déterminé le volume des importations de véhicules soumises au régime des licences, «conformé-

Les quotas n’ont pas encore été fixés, selon le ministère du Commerce

Les quotas d’importation de véhi- cules sous régime des licences n’ont pas encore été fixés, indique-t-on au ministère du Commerce.

Cité hier par l’Agence nationale de presse, le président du secrétariat du comité installé auprès du ministère du Commerce et chargé de la délivrance des licences, Saïd Djellab, a indi- qué qu’aucune décision n’a encore été prise offi- ciellement par le comité. Néanmoins, Saïd Djellab a indiqué que la répartition par opérateur sera décidée par ce comité selon des critères précis à savoir : les courants d'échanges tradi- tionnels de l'importateur, la situation fiscale et le type d'investissement sur le territoire national. Auparavant, le représentant du comité avait indiqué que les licences d'importation pour les véhicules concerneront uniquement les opéra-

teurs qui font la revente en l'état. «Pour les véhi- cules, les licences concerneront les véhicules de tourisme et du transport de personnes ainsi que les véhicules commerciaux. Tandis que les engins tels que les camions et tracteurs que des gens importent pour le propre fonctionnement de leur entreprise, ne sont pas concernés par ce dispositif de licences», sou- ligne-t-il. Cette précision est apportée par ce respon- sable du fait que des particuliers qui ont voulu importer des véhicules (tracteurs, camions ) pour le fonctionnement de leurs sociétés se plai- gnent des banques qui refusent d'effectuer les opérations de domiciliation bancaire pour motif d'exigence de la licence. En outre, Saïd Djellab relèvera que le dispo- sitif des licences d'importation prévoit une

mesure visant à mettre fin au monopole de cer- tains importateurs pour certains produits. «Dans la répartition des contingents par opérateur, un des objectifs assignés est l'élimination du mono- pole. Ainsi, aucun opérateur n'aura le droit d'im- porter plus de 30% des contingents globaux fixés», précise ce responsable. Notons que la liste officielle des produits sou- mis aux licences d'importation ainsi que les quo- tas globaux fixés seront annoncés dans les pro- chains jours, et ce, avant de procéder aux dépôts des demandes des licences dont l'ouver- ture est prévue pour la deuxième quinzaine de janvier en cours. Cette liste contient une dizaine de produits agricoles et industriels dont les véhicules, le ciment portland gris et le rond à béton.

C. B.

Photo : Samir Sid

Le Soir

d’Algérie

Actualité

Mercredi 13 janvier 2016 - PAgE 6

d’Algérie Actualité Mercredi 13 janvier 2016 - PAgE 6 PROCÈS DE L’AFFAIRE SONATRACH 1 La défense

PROCÈS DE L’AFFAIRE SONATRACH 1

La défense contre-attaque

DE L’AFFAIRE SONATRACH 1 La défense contre-attaque pas trouvé de réponse, sachant qu’aucune expertise n’a

pas trouvé de réponse, sachant qu’aucune expertise n’a été établie durant toute la période d’instruction de cette affaire. Acculé par les dizaines de questions de la défense, M. Mohamed Rachid-Benali finira par dire que «Sonatrach n’a pas déposé une plainte où un quelconque contentieux a été révélé». Il est à noter que les questions des avocats s’arti- culaient essentiellement autour de «l’attribution des pouvoirs et la prise de décision dans l’attri- bution des contrats». Avocat de l’ex-vice-prési- dent chargé des activités Amont, M e Dhina porte à la connaissance du représentant de Sonatrach une directive élaborée et portant la signature de

son client M. Belkacem Boumediène et lui demande si «le contenu dudit document a été scrupuleusement respecté par son signataire ?». La réponse par l’affirmative de M. Mohamed-Rachid Benali a conforté la défen- se, qui a vu en l’audition de ce premier témoin un «début de victoire» dans cette importante bataille judiciaire qui l’oppose à l’accusation. Même constat pour l’avocat de Zenasni, l’ex- vice-président des activités Aval du groupe Sonatrach, alors que la défense de l’ex-P-dg a, de l’avis de tous les présents, marqué des points «capitaux», ce qui «confortera sa plaidoi- rie attendue en début de la semaine prochaine.

TRANSPORT FERROVIAIRE

L’audition des témoins consti- tuera un des points forts du procès de l’affaire Sonatrach 1. Cette importante étape du procès a débuté, hier, avec le passage à la barre du représentant juridique de Sonatrach. Déstabilisé par les questions de la défense, M. Mohamed-Rachid Benali avait toutes les peines du monde à don- ner des réponses précises.

Abder Bettache - Alger (Le Soir) - Durant plus de cinq heures d’audition, le représentant juridique de la compagnie Sonatrach n’a pas apporté de concret aux questions soulevées par la défense. A chacune de ses réponses, il dira «je ne suis pas au courant, je n’ai jamais visité ce site (base du 24-Février), ou encore inca- pable de vous le dire». Des arguments que les avocats de la défen- se ont qualifiés de «véritable fuite en avant» d’un témoin clé «d’une affaire dont les zones d’ombre ne sont toujours pas connues». En effet, M. Mohamed-Rachid Benali a eu toutes les peines du monde «pour expliquer le fonctionnement» de la compagnie qu’il repré- sente en la circonstance. L’attitude affichée par le représentant juridique de Sonatrach a encou- ragé la défense à poser des questions mettant le concerné dans des situations inextricables. D’ailleurs, ce dernier n’a pas pu donner une réponse exacte, lorsque un des avocats lui a demandé «où se situe réellement le préjudice subi par la compagnie». Une question qui n’a

En somme, c’est une véritable contre- attaque que la défense a engagée en ce quator- zième jour du procès. Il est à signaler que l’au- dition des autres témoins a été entamée dans l’après-midi d’hier. Au nombre d’une centaine, leurs témoignages va durer jusqu’à la fin de la semaine. Il est à noter que le président du tribunal cri- minel, M. Mohamed Reggad, a précisé que la défense interrogera la partie civile (Sonatrach) avant de procéder à l'audition des témoins, au nombre de 110, dont 82 ont assisté aux procès, 26 absents et 2 décédés. Pour rappel, la 13 e audience du procès des mis en cause dans l'affaire Sonatrach qui a eu lieu lundi passé a concerné l'audition des repré- sentants des groupes italien Saipem Contracting Algeria, algéro-allemand Contel Funkwerk ainsi que de la SARL Contel Algérie qui ont nié les charges retenues contre eux rela- tives notamment à la surfacturation et à la cor- ruption lors de la passation de marchés publics avec Sonatrach.

A. B.

TARIFS DE TÉLÉPHONIE MOBILE

Communiqué de l’ARPT

L’Autorité de régulation porte à la connais- sance du public que les prix de détail des ser- vices de télécommunications sont libres et fixés par le jeu de la concurrence. Ainsi, les cahiers des charges de la télé- phonie mobile GSM et de la téléphonie mobile 3G annexés aux décrets exécutifs d’approba- tion des licences, édictent respectivement dans leurs articles 20 et 18 que l’opérateur dispose de «la liberté de fixer les prix des ser- vices offerts à ses abonnés». Les opérateurs sont seulement tenus, selon les mêmes articles, de notifier tout changement tarifaire envisagé à l’Autorité de régulation 30 jours avant son application. Aussi, apprenant par le biais d’usagers qui se sont plaints à elle et par la presse qui a rap- porté que des changements tarifaires ont eu lieu, elle a entrepris les investigations néces- saires pour s’assurer que les opérateurs n’ont pas contrevenu à cette obligation de notifica- tion préalable à l’Autorité de régulation d’un changement d’offre tarifaire. Il s’avère, après investigation faite auprès des opérateurs et moult essais effectués par les équipes de l’Autorité de régulation, qu’au- cun opérateur n’a introduit de changement au tarif de détail de sa minute de télécommunica- tion sur ses différentes offres. Le seul change- ment qui a affecté cette matière est l’introduc- tion sur leurs offres «prépaid» par les deux opérateurs de téléphonie mobile, Djezzy et Ooreedo, d’un nouveau système de taxation pour la seule première minute qui devient indivisible alors qu’ils appliquaient jusque là, à l’initiation de l’appel voix, une tarification par palier de 30 secondes. Ainsi, un appel de moins d’une minute est désormais facturé au tarif d’une minute. Au delà de la première minute, le système de taxation par palier de 30 secondes reste inchangé. Les usagers sont informés à ce sujet que les articles précités du cahier des charges des opérateurs de téléphonie mobile n’imposent pas de mode de taxation aux opérateurs mais leur accordent au contraire «la liberté de fixer le système global de tarification». A ce titre, les opérateurs concernés ont porté à la connaissance de l’Autorité de régu- lation leur intention d’opérer ce changement de leur système de taxation relatif à la premiè- re minute indivisible, l’Autorité de régulation leur ayant alors enjoint d’en informer préala- blement les usagers au moyen de tout sup- port. Il reste que l’Autorité de régulation demeu- re attentive au respect par les opérateurs de leurs obligations en matière de tarification des services au public et traitera comme il se doit toute réclamation qui lui parviendrait sur cette question. L’Autorité de régulation saisit cette occasion pour rappeler aux usagers qu’un espace de réclamations leur est dédié sur son site internet (www.arpt.dz).

Les ambitions d’Alstom Algérie

à Alger. Un contrat qui a d’ailleurs permis à Alstom Algérie d’acquérir «un nouveau client qui est la SNTF avec un nouveau produit qui sont les trains régionaux». L’entreprise s’est ainsi engagée à fournir à la SNTF dix-sept trains de type Coradia polyvalents. Dotés des dernières innovations technolo- giques, ces trains de dernière génération joignent performances économiques, confort et protection de l’environnement. «Ce sont les mêmes trains qu’aujourd’hui Alstom livre à la SNCF (Société nationale des chemins de fer français) et les régions françaises. Ils roulent à 160 km/h et ont un avantage énorme, celui d’être hybrides, à la fois élec- triques et diesel», souligne Henri Bussery. Selon lui, le premier train de cette commande sera livré à la SNTF dès janvier 2018. «Ces trains seront justement adaptés à

l’Algérie, notamment avec un systè- me anti-sable et une climatisation très performante pour les régions du sud», ajoute-t-il. Alstom Algérie vise par ailleurs à augmenter son taux d’intégration locale. Un objectif pour lequel elle a toujours «pensé» et «travaillé». «Nous visons à atteindre 30% de la valeur du tram- way et nous sommes bien avancés sur cette question. C’est clairement notre stratégie de nous implanter localement, aussi bien en termes de ressources humaines qu’en acti- vités industrielles», précise le DG de l’entreprise. Et d’ajouter : «Nous ne travaillons pas uniquement sur les pièces de tôlerie ou d’usinage de petites pièces mais sur tous les types de pièces dont nous avons besoin dans la construction du tramway. Il est question de maximiser les chances d’augmenter l’intégra-

UN HOMMAGE A ÉTÉ RENDU À SON PREMIER PRÉSIDENT MOHAMED BELOUIZDAD

L’Organisation spéciale, le socle de la Révolution algérienne

mais aussi dans le Nord-constanti- nois, jouera dans la création et la direction de cette organisation militai- re. Convaincu comme d’autres mili- tants du Mouvement national de l’inanité de l’action politique et de la nécessité de l’action concrète, voire violente et notamment après les massacres de mai 1945, Mohamed Belouizdad, un homme de «coura- ge», a investi des efforts dans la mise en place d’une logistique et col- lecte d’armes pour préparer l’action armée en vue de l’indépendance de l’Algérie, considérera Mustapha Zerkaoui. Un engagement que plu- sieurs anciens moudjahidine et mili- tants politiques ont évoqué dans un documentaire, réalisé sous l’égide du Centre national des études sur l’his-

Alstom Algérie renfor- ce sa présence en Algérie grâce notamment à la conclusion d’un contrat avec la SNTF (Société nationale des transports ferroviaires). L’entreprise ambitionne aussi d’aug- menter son taux d’inté- gration locale.

Rym Nasri - Alger (Le Soir) - Avec le contrat passé avec la SNTF, Alstom Algérie a conclu une année 2015 plutôt «dynamique» et «fructueuse». La société entend se positionner comme un acteur de référence du transport ferroviaire, grâce notamment au «contrat que nous avons obtenu en juillet der- nier», a affirmé le directeur général Alstom Algérie, Henri Bussery, hier,

tion». Il cite ainsi les différents types de pièces ciblées, notam- ment les pièces de tôlerie, les pièces usinées, la pièce FRP (car- rosserie rames), le câblage, la rétrovision et affichage, le pellicula- ge et peinture, les sièges et vitrages, et le châssis et profilés structurels. Selon Henri Bussery, ce programme a été lancé il y a plus de deux années pour arriver aujourd’hui au concret. «Trois cents pièces vont être fournies en Algérie et montées pour le tramway de Sidi-Bel-Abbès et sept cent quaran- te autres pour le projet du tramway de Mostaganem», assure-t-il. Créé en 2001, Alstom Algérie SPA comp- te aujourd’hui six sites de projets tramway, une usine d’assemblage et d’entretien des rames du tram- way et trois centres de maintenan- ce.

Ry. N.

L’Organisation spéciale (OS) était «le socle de la Révolution algérienne», déclarait hier le militant et moudjahid Mustapha Zerkaoui qui était hôte du Forum de la Mémoire du quotidien El Moudjahid, organisé en association avec l’Association Machaâl Echahid.

Cherif Bennaceur - Alger (Le Soir) - Selon cet ancien responsable au sein de l’Organisation nationale des moudjahidine, c’est de cette structure militaire, mise en place dès 1947 sous l’égide du Mouvement pour le triomphe des libertés démo- cratiques (MTLD, parti continuateur de l’action du Parti du peuple algé- rien dissous en 1939) et démantelée en 1950 par les autorités coloniales, qu’ont émergé la plupart des mili- tants qui ont œuvré au déclenche-

ment de la guerre d’Indépendance nationale. «Ce sont les hommes qui ont créé l’OS, ce sont les armes récol- tées qui ont été à l’origine du déclen- chement de la Révolution», relèvera ce moudjahid, estimant que c’est grâce à cette dynamique que l’Algérie a arraché son indépendan- ce. Il saluera ainsi le rôle crucial que le défunt Mohamed Belouizdad, né en 1924 et décédé en 1952 et qui a été membre actif du PPA à Alger

toire du Mouvement national et du 1 er -Novembre 1954. Notons que l’OS dont le premier président était Mohamed Belouizdad était dotée d’un état-major dont les défunts Ahmed Ben Bella et Hocine Aït- Ahmed ont fait partie et l’ont dirigé par deux fois, et était structurée de manière cloisonnée, en grappes. Démantelée en 1950 par la police française, nombre de ses militants arrêtés, l’Organisation spéciale a été contrainte à mettre son activité «en veille», indiquera-t-on. Elle sera néanmoins à l’origine de l’étincelle du 1 er Novembre 1954, un grand nombre de ses membres ayant fait partie du groupe des 22 et des 6 chefs historiques.

C. B.

Le Soir

d’Algérie

Contribution

Mercredi 13 janvier 2016 - Page 7

d’Algérie Contribution Mercredi 13 janvier 2016 - Page 7 HÔPITAUX Nosbilansbiologiquessont-ilscontrôlés? L es

HÔPITAUX

Nosbilansbiologiquessont-ilscontrôlés?

L es trois dernières décennies ont vu la biologie clinique évoluer considérablement. Les progrès

réalisés dans toutes les disciplines qui composent la biologie clinique ont donné davantage de bases scientifiques au dia- gnostic et à la surveillance des traite- ments. Aussi, la part prise par les examens de laboratoire dans les dépenses de santé est maintenant sans commune mesure avec ce qu'elle était il y a une vingtaine d'années. Si au début des années 1950, quelques dizaines de méthodologies de laboratoire constituaient l'essentiel du savoir d'un biologiste clinicien, en 1985 il n'en est plus de même ; il apparaît mainte- nant nécessaire, devant l'extrême multipli- cité des analyses médicales, dont cer-

tout de consommation, caractérisées par la facilité. Une industrie nouvelle et en plei- ne expansion a déjà simplifié et mécanisé un grand nombre de méthodologies d'exa- mens : un important bio-marché internatio- nal s'est constitué où règne une concur- rence âpre pour la conquête de la clientèle des biologistes. La biologie médicale reflète de plus en plus les caractéristiques de la société de consommation : le biologiste clinicien est poussé à acheter le plus possible d'appa- reils et de kits. Une publicité très habile fait connaître et valoir les nouveautés du «bio- busines» aux biologistes et ce ne sont plus des visiteurs commerciaux classiques qui présentent la production, mais des person- nalités du monde biologique.

La biologie médicale reflète de plus en plus les caractéristiques de la société de consommation : le biologiste clinicien est poussé à acheter le plus possible d'appareils et de kits. Une publicité très habile fait connaître et valoir les nouveautés du «bio-busines» aux biologistes et ce ne sont plus des visiteurs commerciaux classiques qui présentent la production, mais des personnalités du monde biologique.

taines très sophistiquées, d'autonomiser certains secteurs de l'activité du laboratoi- re d'analyses médicales. Le laboratoire polyvalent devient, en effet, trop lourd, et dans les unités hospita- lières importantes, un seul biologiste clini- cien ne peut plus répondre à tous les types d'examens demandés.

Nouvelles données et ère des robots

De nouveaux facteurs sont apparus, qui obligent à reconsidérer l'organisation de la biologie clinique, tant sur le plan de la technique, que sur celui de la gestion. Essayons de préciser la nature de quelques-uns de ces facteurs. 1- La découverte continuelle de nou- veaux paramètres augmente régulièrement le nombre de tests de laboratoire. Pour s'en convaincre, il suffit de comparer deux répertoires d'examens biologiques édités à une vingtaine d'années d'intervalle. 2- Une prescription sans cesse crois- sante d'examens par le biais, particulière- ment, de bilans pluri-paramétriques d'ex- ploration fonctionnelle. Ces bilans tendent à devenir systématiques, car l'automatisa- tion a rendu certains examens de ces bilans, d'exécution facile et rapide sur des robots analyseurs de différents modèles. Le bilan automatique d'un robot de type donné est même devenu un mode courant de prescription d'examens.

Certains arguments sont exploités à l'extrême par la publicité pour entraîner le biologiste à abandonner les techniques classiques peu coûteuses : l'accent est mis sur la facilité et la rapidité d'exécution, sur la spécificité du réactif enzymatique tel l'exemple du dosage du glucose «vrai» dont la nécessité n'a pas été reconnue par le dernier congrès international de diabéto- logie, etc. jusqu'à faire planer maintenant des doutes sur l'examen manuel qualifié de désuet par certains biologistes abusés. 4- Le coût des réactifs manufacturés reste toujours plus élevé que celui des réactifs de fabrication artisanale, mais une disponibilité immédiate s'ajoutant à une méthodologie simplifiée séduisent pro- gressivement les biologistes et en particu- lier ceux dont les services sont surchar- gés, bien que la fiabilité de certaines méthodes soit loin d'être convaincante. 5- La simplicité d'exécution de certains tests fait, maintenant, que le travail de laboratoire, en particulier en biochimie, peut être confié à un personnel ordinaire, un peu habile mais sans qualification pré- cise. Cela a permis de généraliser, jus- qu'au niveau même du public, l'utilisation de certains tests. La biologie est passée progressivement du laboratoire, au cabinet médical puis au domicile du malade. Le test immunologique de grossesse et les bandelettes réactives sont bien connus

A ce niveau, les moyens sont un peu plus sophistiqués, mais à notre portée pour la plupart. L’Algérie dispose en effet des biologistes cliniciens nécessaires pour une telle entreprise : il suffit que nos autorités le veuillent, pour que cette industrie démarre, et, rapidement, produise pour couvrir l'essentiel de nos besoins.

Les bilans automatiques sont consti- tués d'un assemblage différent selon les modèles de robots, d'un certain nombre de paramètres de nature variable et plus ou moins liés cliniquement. Un bilan systématique est un bilan orienté par la clinique, composé non seu- lement d'examens biologiques, mais aussi d'autres examens de biophysique médica- le, destiné à l'exploration complète d'un tissu, d'un organe ou d'une fonction. 3- La mise à la disposition du biologiste par l'industrie de réactifs prêts à l'emploi sous forme de kits commerciaux a entraî- né de nouvelles habitudes de travail et sur-

du grand public. Les applications qualita- tives des bandelettes ont été suivies d'ap- plications quantitatives grâce à de nou- veaux appareils performants de réflecto- métrie et dans un avenir proche tous les types d'analyse biochimique (colorimétrie, fluorimétrie) pourront être réalisés sur ban- delettes. Mécanisé et assisté par quelques microprocesseurs préprogrammés, le réflectomètre constituera la pièce maîtres- se du robot analyseur de l'ultime généra- tion. En anticipant très légèrement, il pour- ra être un distributeur payant d'examens biologiques installé à côté de la balance automatique d'officine.

Les biologistes cliniciens constatent que les grands robots analyseurs, comme les dinosaures, disparaissent laissant la place à d'autres de dimensions plus modestes, moins encombrants et utilisant des méthodologies réduites à leur plus simple expression : généralement l'addi- tion du prélèvement à un réactif donne le résultat. D'ailleurs la simplification des méthodo- logies concurrencent maintenant les robots, et le spectrophotomètre manuel retrouve ses beaux jours. Le laborantin redevient compétitif par rapport au robot : il travaille aussi vite car la biochimie courante n'est plus qu'un simple mélange à faire dans des cuves photométriques jetables, à l'aide d'un jeu de pipettes mécaniques.

Aspects économiques de la nouvelle biologie clinique

Cette biologie évoluée est très sédui- sante, mais pour la faire, il nous faut importer intégralement tous ses moyens logistiques : appareils, réactifs, acces- soires. Si la durée de vie des appareils est généralement longue, s'ils sont ménagés et entretenus, les réactifs s'épuisent ou se périment très vite et notre dépendance dans ce domaine est totale vis-à-vis de l'in- dustrie étrangère. C’est l'importance des ressources d'un pays qui détermine son modèle de biologie clinique. 1- On est très riche et la facture devient accessoire : on importe tout, on automati- se et informatise à outrance pour travailler très vite et répondre à toutes les demandes. On peut acheter les robots ou les louer avec contrats de maintenance,

Par Yahia Dellaoui (*)

avec contrats de maintenance, Par Yahia Dellaoui ( * ) experte mais aussi dévouée pour les

experte mais aussi dévouée pour les main- tenir opérationnels en permanence ; c- il nous reste enfin à dire quelques mots d'une stratégie possible de dévelop- pement en matière de biologie clinique. C'est un point important à considérer, si l'on veut un jour maîtriser le coût croissant de la biologie et ses répercussions sur les budgets de santé, car bientôt, il y aura autant de prescriptions d'analyses que de médicaments. Il serait temps de songer à implanter des industries de réactifs biolo- giques dans nos pays. Bien qu'elle soit de haute technicité, cette industrie est caractérisée par des contraintes moins astreignantes que celles de l'industrie pharmaceutique : il n'y a pas en effet de protection de brevets, le coût des installations est moindre et le contrôle des produits finis plus simple et d'un autre

Le test immunologique de grossesse et les bandelettes réactives sont bien connus du grand public. Les applications qualitatives des bandelettes ont été suivies d'applications quantitatives grâce à de nouveaux appareils performants de réflectométrie et dans un avenir proche tous les types d'analyse biochimique (colorimétrie, fluorimétrie) pourront être réalisés sur bandelettes.

comme cela se passe dans beaucoup de pays développés. On peut aussi s'offrir le luxe d'un appel d'offres pour avoir de la biologie «résultats en mains». 2- Les ressources sont modestes, ce qui oblige à faire des choix et à définir une stra- tégie de développement. Je pense que notre pays se situe dans ce deuxième volet. Sans entrer dans le détail, on peut énumé- rer les principaux points à considérer :

a- choix du plus grand nombre possible de techniques classiques, manuelles ou semi-automatiques à recommander aux laboratoires d'importance moyenne ; b- dans les laboratoires plus impor- tants, on peut multiplier les postes de tra- vail à la paillasse, de façon à ne faire exé- cuter qu'une ou deux techniques au maxi- mum par agent. Ces dispositions ont l'avantage de créer des emplois et permet- tent une qualité d'examens satisfaisante grâce au travail en série. L'automatisation, lorsqu'elle est néces- saire, doit être rentabilisée au maximum, grâce au regroupement des examens automatisables de même nature dans un seul service et grâce aussi à l'utilisation de robots analyseurs les plus simples, mono- paramétriques de préférence, car les robots pluri-paramétriques sont d'un entre- tien plus délicat et leurs pannes immobili- sent plusieurs examens. Il est absolument exceptionnel que les gros robots fonctionnent tout le temps et il faut une maintenance non seulement

modèle. D'autre part, la mise en place peut se faire par étape à partir d'un premier niveau comportant la fabrication des simples solutions titrées d'analyse. Le deuxième niveau peut être abordé, par la suite, celui de la mise au point de réactifs plus élaborés de différentes provenances (animale, végétale, bactérienne). A ce niveau, les moyens sont un peu plus sophistiqués, mais à notre portée pour la plupart. L’Algérie dispose en effet des bio- logistes cliniciens nécessaires pour une telle entreprise : il suffit que nos autorités le veuillent, pour que cette industrie démarre, et, rapidement, produise pour couvrir l'essentiel de nos besoins.

Conclusion

Si l'évolution de la biologie clinique concerne tous les pays, les répercussions économiques de ses progrès sont ressen- ties différemment selon l'état de dévelop- pement d'un pays, ce qui laisse supposer différents schémas possibles d'adaptation. En ce qui nous concerne, nous Algé- riens, le problème à résoudre est d'es- sayer de rentabiliser au maximum nos res- sources dans ce domaine. C'est là la tâche principale de la commission de biologie cli- nique créée au niveau de notre société algérienne.

Y. D.

* Professeur, chef de service de théra- peutique. Faculté de médecine d’Oran.

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mercredi 13 janvier 2016 - Page 8

d’Algérie Régions mercredi 13 janvier 2016 - Page 8 ALGER Un groupe de malfaiteurs arrêté des

ALGER

Un groupe de malfaiteurs arrêté

des bombes lacrymogènes indivi- duelles. Effectuée avec l’autori- sation du parquet de Bab-El- Oued, cette intervention a eu lieu «suite à plusieurs plaintes enre- gistrées et sollicitations à travers le numéro Vert 1548 et celui de la police de secours 17, faisant état de la présence d’un groupe de personnes dans le quartier de Climat-de-France», précise-t-on encore. Les personnes arrêtées vont faire l’objet de présentation devant les instances judiciaires compétentes.

Ry. N.

Un groupe d’une vingtaine de personnes a été arrêté, hier, très tôt le matin, au quartier Climat-de- France dans la commune de Oued Qorriche, sur les hauteurs d’Alger.

Les services de la police judi- ciaire de la Sûreté de la wilaya d’Alger ont, en effet, procédé à l’arrestation de vingt-trois indivi- dus dont deux femmes. Selon une source policière, ces per- sonnes seraient derrière plu- sieurs méfaits. Il s’agit notam- ment d’agressions, coups et blessures volontaires, associa- tion de malfaiteurs, détention et consommation de stupéfiants et

comprimés psychotropes et détention d’armes blanches. Les services de la police judi- ciaire de la Sureté de la wilaya d’Alger ont, ainsi, saisi un lot important d’armes prohibées (couteaux, haches, épées artisa- nales), des produits pyrotech- niques (pétards, feux de détres- se,…), une grande quantité de stupéfiants, des quantités de tabac, une somme d’argent, et

Photo : DR
Photo : DR

BORDJ-BOU-ARRÉRIDJ

Zoom sur l’investissement

Une journée d'étude et d'information portant le thème de l'investissement PME/PMI a été organisée par la wilaya, le 11 janvier à la salle Bachir-Brahimi à l'université El Anasser.

Le wali, des directeurs de l'exé- cutif, une centaine d'opérateurs économiques, les professeurs de l’université, étudiants, et un nom- breux publics extra université sont venus assister au débat. Dans son allocution, le wali a rassuré les investisseurs de l'impor- tance de l'investissement privé, et se dit disponible pour apporter l'aide nécessaire, notamment l'allégement des procédures administratives, et l'accompagnement financier. En effet, le tissu industriel (agroalimentaire, l'électronique et le matériau de construction) au niveau du chef-lieu de wilaya pos-

sède une zone industrielle d'une superficie de 179 hectares et comp- te plus de 180 entreprises , à son actif 11 718 salariés. La zone industrielle de Mehchta-Fatima est de 382 hectares, dont 218 hectares ont été attribués pour la réalisation de 188 projets d'unités de produc- tion et de service, le nombre de création d'emploi selon les statis- tiques de la wilaya est de 9 571. La daïra de Ras-El-Oued dispo- se d'une zone industrielle de 134 hectares, 34 lots ont été attribués et représentent 33 projets d'investis- sement dont la création d'emploi serait de 1 662 travailleurs. Les sta-

AÏN-TÉMOUCHENT

Plus de 12 000 demandes d'emploi

Le taux de chômage a atteint, dans la wilaya de Aïn-Témouchent, 9,98% selon une source de la Direction de l'emploi de la wilaya, cepen- dant,le nombre de demandeurs d'emplois est de 12 416, alors que l'offre n'est que de 5 838 postes. Le programme d'insertion professionnelle a atteint le chiffre de 10 164 demandes selon les chiffres inscrits au niveau de l'agence Anem de la wilaya tandis que les offres de postes sont au nombre de 941, ajoute la même source.

S. B.

tistiques ont ressorti que sur 169

456 demandes d'emploi, 68 065

ont eu un avis favorable pour un emploi. Les communes aussi ont leurs parcelles de terrains destinés à accueillir de futurs investisseurs. Il s’agit de : El Euch zone d'activité de 99 hectares en vue d'un investisse- ment d'un pôle pharmaceutique de 80 projets, création d'emploi en perspective 2 200 dans un avenir très proche, et 7 546 travailleurs à

la fin de la réalisation des projets en question. Mansourah zone d'activité de 160 hectares, 18 lots attribués, perspective d'emploi de 2 600 tra- vailleurs. El Mehir zone industrielle de

101 hectares, emploi en perspecti-

ve 1 500, actuellement en négocia- tion avec le groupe Sovac. Sidi-Embarek, Elachir, Aïn- Tagrout, Ouled-Braham, Birkasdali, El Euch, Bordj-Ghedir : 232 hec- tares seront à l'avenir dégagés au profit des investisseurs, une fois l'accord du ministère de l'Agriculture pour le déclassement des terrains en question. Medjana 13 hectares ont été attribués aux investisseurs en vue d'une extension de leurs activités. Pour leur part, de nombreux investisseurs se plaignent de la

bureaucratie des banques qu'ils considèrent comme clientélistes, des crédits d'exploitation sont accordés avec beaucoup de retard, ne parlons pas des nouveaux investisseurs, qui rencontrent des problèmes incommensurables. Les banques, disent-ils, doivent accom- pagner l'investissement avec céléri- té et dans un délai raisonnable. Pour ce qui est de l'extension des terrains pour les unités de pro- duction existantes, des opérateurs économiques se plaignent des délais trop longs, la période d'atten- te est de 1 à 2 années pour que les services de la wilaya daignent répondre par un avis favorable ou défavorable. D'autres opérateurs écono- miques se demandent pourquoi il existe en cette période de crise économique des importateurs, ces derniers ne créent pas d'emplois, souvent, ils ont juste un garage qui leur sert de bureau et d'entrepôt. Des opérateurs du BTP posent le problème des retards de plus de 7 mois d'attente et d'une augmenta- tion de 30% pour acquérir des engins, grues, tracteurs, camions, etc. Ils dénoncent aussi l'augmenta- tion par le groupe Eveco de 1 500 dinars sur une tonne d'acier, du ciment dont le prix du sac de 50 kg est passé de 250 à 1 000 DA que

l’on trouve uniquement sur le mar- ché parallèle. Les opérateurs économiques de la wilaya de Bordj-Bou-Arréridj payent en matière de charges fis- cales et parafiscales plus de 250 milliards de centimes, chaque année. En tout état de cause, la relance économique passe par une révision fiscale revue à la baisse, afin que les investisseurs créent d'autres unités de production et de facto de l'emploi. L'année 2016 s'annonce sous de sombres auspices pour les investisseurs, qui sont pris dans une spirale inflationniste due à la chute du prix du baril de pétrole. Il convient de se poser la ques- tion pourquoi nous sommes confrontés à une menace de crise économique. Parce qu’en haut lieu, des erreurs ont été commises, et que la vision économique était erro- née. La raison de l'économie a été façonnée par ceux qui la pensent, la crise est donc aussi une crise de la représentation, ceux qui sont chargés de façonner le cadre intel- lectuel de l'économie n'ont rien vu venir. Au final, Albert Einstein a eu rai- son de dire : «On ne résout pas les problèmes avec les modes de pen- sée qui les ont engendrés». layachi Salah eddine

Droit de réponse de l’APC de Tizi-Ouzou

Dans la page 11 de l’édition du 11 janvier 2016, votre quotidien a commis un article, signé R.N., sous l’intitulé «Des élus regret- tent la gestion en solo du maire», dont le contenu est aussi tendancieux qu’outrageux à l’égard de ma personne. L’article en question reprend une déclara- tion vindicative, sous le sceau de pseudo- élus de la commune de Tizi-Ouzou, regret- tant la situation «catastrophique qui prévaut au niveau de l’APC» et dénonçant de façon factice «le fait que le sort de la commune est

détenu par la seule personne du maire qui excelle dans la gestion unipersonnelle». Il va sans dire que ce chapelet de griefs, ciblant mon intégrité et, au-delà de ma modeste personne, la cohésion et la stabilité qui caractérisent l’Assemblée communale actuelle, ne repose sur aucun fondement. Je regrette que votre journal s’empresse de publier un texte courageusement anony- me, sans avoir préalablement vérifié la véra- cité des faits auprès de notre assemblée, fai- sant fi de l’éthique et des règles profession-

nelles les plus élémentaires. Heureuse coïncidence, l’assemblée qui a tenu sa pre- mière session ordinaire de l’année, ce jour du 11 janvier 2016, s’est indignée de ces accusations aussi abusives que calom- nieuses dont le dessein inavoué est de tordre le cou à la synergie et l’harmonie qui prévalent dans le groupe. Manœuvre vaine ; les 32 élus présents sur les 33 de l’assem- blée ont, dans un élan de sympathie émou- vant, unanimement exprimé leur indéfectible soutien au président de l’APC que je m’ho-

nore de représenter et pleinement réitéré leur confiance (ci-joint copie minute du registre des délibérations). Du reste, les citoyennes et les citoyens de la commune de Tizi-Ouzou sont témoins de l’entrain, des efforts consentis par les élus de la présente mandature et du saut quali- tatif enregistré tant dans la gestion et la rationalisation des ressources humaines et matérielles dont dispose notre commune, que dans la redynamisation des projets de développement. Fait à tizi-ouzou, le 12 janvier 2016

CommuNiqué
CommuNiqué

DemaNDez le Nouveau SmaRt liNe alCatel oNe touCh PiXi FiRSt De Djezzy PouR SeulemeNt 3990 Da !

oNe touCh PiXi FiRSt De Djezzy PouR SeulemeNt 3990 Da ! Une belle surprise en ce

Une belle surprise en ce début 2016 ! Djezzy vient de lancer le nouveau Smart Line pour le prix exceptionnel de 3 990 DA (avec une caution de 2 000DA). Il est composé d’un Smartphone Alcatel One Touch PIXI FIRST et d’un Forfait Line illimité au choix. Disponible dans toutes les

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à bénéficier des avantages gratuits et illimités. Djezzy marque ainsi le début de l’année avec une offre qui confirme l’engagement de l’entre- prise à renforcer sa position sur le marché de la téléphonie mobile avec des prix de plus en plus attractifs et compétitifs.

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Mercredi 13 janvier 2016 - PAge 9

d’Algérie Régions Mercredi 13 janvier 2016 - PAge 9 DÉVELOPPEMENT DURABLE À L’UNIVERSITÉ BADJI-MOKHTAR DE

DÉVELOPPEMENT DURABLE À L’UNIVERSITÉ BADJI-MOKHTAR DE ANNABA

2016, l’année des rendez-vous avec la recherche

durable et le deuxième en juin 2016 sur la biodiversité animale. Des dizaines de chercheurs et scientifiques d’une vingtaine de pays étrangers ont déjà donné leur aval pour y participer. D’autres manifestations scienti- fiques en relation avec le social, économie, physique, chimie, droit, informatique, culturel… figurent sur la liste des manifes- tations scientifiques officielle- ment programmées. Tout autant que la formation délocalisée pour le Master innovation et dévelop- pement durable de 70 étudiants à Bizerte (Tunisie). «Notre pays n’a pas que le pétrole. Il a des richesses que nous n’avons toujours pas exploitées parce que l’on ne s’est jamais intéressé à elles. Le moment est venu de le faire», souligne la P r Bouslama. Son ardeur est stimulée par le nou- veau siège du centre de recherches ayant pour sigle «Centre national de recherches environnement et développe- ment durable (CNRED)» dont elle sera la principale animatrice. Dans ses expressions il y a start-up, PME, PMI, recherches sciences. C’est que dans les objectifs de recherches, les res- ponsables ont placé le dévelop-

BILAN DE LA GENDARMERIE

255 étrangers arrêtés en 2015 à Sidi-Bel-Abbès

La gendarmerie de Sidi-Bel- Abbès a rendu public, dans la journée du lundi, le bilan de ses interventions et opérations coup- de-poing sur la période allant du 1 er janvier 2015 au 31 décembre de la même année. Si les saisies de drogues et psychotropes sont enregistrées régulièrement, un autre phénomè- ne est venu se graver massive- ment ces derniers temps aussi, à savoir l’immigration clandestine et les séjours illégaux de ressortis- sants étrangers. Quelque 255 ressortissants ont été appréhendés et 237 d’entre eux ont été écroués en 2015. Et ces chiffres ne concer- nent que les activités de la gen- darmerie qui, elle, a sous un œil attentif l’autoroute Est-Ouest, les routes nationales et tout autre axe routier en dehors du tissu urbain. Durant l’année écoulée, elle a effectué 443 opérations coup-de- poing lors desquelles 388 per- sonnes ont été interpellées. Sur le volet lutte contre la drogue et les psychotropes, elle a intercepté 1 459 kg de kif traité dans 69 affaires et 2 446 compri- més psychotropes dont 1 193 en possession d’une femme et 2,4 g de cocaïne chez une autre per- sonne et à l’issue des enquêtes menées, 114 personnes ont été interpellées et 83 d’entre elles écrouées par le procureur de la République de Sidi-Bel-Abbès. A. M.

Après le premier séminaire international sur Saint Augustin, le saint des saints, né à Thagaste (aujourd’hui Souk-Ahras), organisé sous le haut patronage du chef de l’Etat, l’université Badji-Mokhtar de Annaba remet ça.

«Nous avons reçu l’accord de principe du ministère de la Culture. Nous attendons celui de notre tutelle pour préparer la deuxième rencontre sur Saint Augustin le mois de novembre prochain», ainsi s’est exprimé le recteur de cette institution du savoir Ammar Haiahem. Entouré de ses proches colla- borateurs D r Boukhrofa et P r Bouslama, ce responsable a abordé cette question en réponse aux inquiétudes exprimées par de nombreux chercheurs, histo- riens, scientifiques et hommes de culture. D’autant que depuis le 1 er séminaire qui a vu la participation de nombreuses personnalités politiques, scientifiques et cultu- relles, le rendez-vous avec St Augustin, évêque d’Hippone, prévu pour être annuel était entré dans l’oubli. L’on avait même cru qu’il avait été abandonné. Ce qui n’est apparemment pas le cas avec la préparation active de cette manifestation. Ce qui n’est d’ailleurs pas une surprise quand on connaît le grand sens de la communication et de l’ouverture vers l’extérieur qui anime l’actuel recteur Ammar Haiahem. Ce que confirme du reste le fait qu’aussi- tôt installé à ce poste, il s’est atta- qué à la formation des ensei- gnants dans le cadre de stages de formation de courte et moyen- ne durée dans différentes univer- sités du monde. Il s’est ensuite intéressé aux chercheurs des 95 laboratoires de recherche de son institution en leur permettant d’effectuer leurs recherches dans le cadre de la coopération internationale. Ce qui justifie la signature fin 2014 de soixante-sept conven- tions avec des universités implantées dans 21 pays. Quarante-cinq d’entre-elles sont issues de pays européens, 18

arabes, une africaine, une aux Etats-Unis et une au Chili. Dans sa démarche, Ammar Haiahem a intégré la coopération interuni- versités en signant avec ses homologues des autres universi- tés le même type de conven- tions. Toute cette activité a pris de l’ampleur avec la désignation du docteur Boukhrofa au poste de vice-recteur chargé des rela- tions extérieures. Des dossiers de projets de recherches et des demandes de parrainage de séminaires, confé- rences et colloques dans diffé- rents domaines sous le bras et sur son bureau, le D r Boukhrofa multiplie les contacts avec les ini- tiateurs d’événements scienti- fiques, historiques et culturels. A ses côtés, il y a la P r Bouslama spécialiste dans la recherche pour le développement durable. En collaboration avec le Syndicat national des enseignants univer- sitaires (SNEU), celle-ci prépare deux importants rendez-vous internationaux pluridisciplinaires. Le premier est prévu le mois d’avril 2016 sur le développement

pement durable en tête de liste de leurs préoccupations. Ils esti- ment que pour contrecarrer les effets néfastes de la crise écono- mique, il est impérieusement nécessaire pour notre pays de concrétiser des projets de recherches. Ce qui ne pourrait se faire sans la multiplication des contacts et la participation des chercheurs de l’université Badji- Mokhtar à des rencontres scienti- fiques pour des échanges d’ex- périence et de savoir-faire. D r Boukhrofa a d’autres argu- ments à faire prévaloir en termes d’offensive de la recherche pour imposer le développement durable. «Nous avons 95 labora- toires de recherche qui ne demandent qu’à exprimer leur savoir-faire. Il y a autant de pro- jets de développement durable très prometteurs qui répondent tous à des appels d’offres qu’il s’agisse de projets nationaux ou internationaux. En 2011, il a été édité un grand nombre de projets nationaux ayant abouti dans les- quels nous devons puiser pour répondre aux préoccupations de développement durable de l’heu- re. Parmi ces projets, il y a les 216 réalisés par notre universi- té», a affirmé D r Boukhrofa. A. Bouacha

SALON INTERNATIONAL DE L’AGRICULTURE À ORAN

150 exposants du monde agricole attendus

Le Centre des conventions d’Oran s’apprête à accueillir du 20 au 23 janvier 2016, le Salon international de l’agricul- ture «Agripro-Expo» placé sous le patronage du ministre de l’Agriculture.

Cette édition, la première du genre, se veut d’emblée une pla- teforme de contact entre les diffé- rents acteurs du monde de l’agri- culture et un accompagnement pour un secteur sensible. Et pour cause, à l’heure où l’après-pétrole n’a pas été concré- tisé économiquement, l’Algérie reste un pays qui pour son auto-

suffisance alimentaire, est dépen- dante des importations. Dès lors, il est demandé au monde agricole des efforts consi- dérables de mise à niveau de développement pour intégrer la nécessité d’assurer cette suffisan- ce alimentaire. Des enjeux et des débats qui sans contexte seront au cœur de

cette manifestation économique qui devrait accueillir, selon les organisateurs, quelque 150 expo- sants. Ces derniers représentent la plupart des filières du secteur comme l’élevage, des vétéri- naires, le phytosanitaire, les semences, les équipements et machines etc. Les organisateurs espèrent atteindre le chiffre de 30 000 visi- teurs pour cette première édition, avec une participation d’étrangers qui auront certainement comme

objectif de se positionner sur un marché qui a besoin notamment de relever son taux de mécanisa- tion. Par ailleurs en marge du Salon, des communications seront données pour échanger et per- mettre aux acteurs algériens de l’agriculture de découvrir les nou- veautés et les avancées de l’agri- culture dans le monde. A l’Algérie de décider juste- ment quel type d’agriculture elle souhaite pour les générations futures.

Fayçal Moulay

CÉLÉBRATION DE YENNAYER À BOUIRA

Le collège Haddouche-Saïd honore nos aïeuls

Ce qui devait être une simple célébration scolaire de Yennayer 2966, s’est finalement transformé en un hommage grandiose et sin- cère envers les racines berbères de tout un peuple.

A la base, l’initiative d’organiser une fête à l’occasion du nouvel an berbère revenait à trois enseignantes en langue amazighe et en mathématiques ; Khitouche Nora, Benallal Rosa et Yahiaoui Kahina, travaillant au collè- ge Haddouche-Saïd de Bouira, dont les équipes, composées de groupes d’élèves, ont préparé, comme chaque année, le tradi- tionnel programme des festivités amazighes avec une pièce théâtrale, une chorale menée par M. Rabia Djamel et une exposition de l’art et des traditions de la région, concoctée par des dons personnels de l’équipe scolaire. Pourtant, sur une idée du directeur,

M. Lechheb, qui a proposé de faire de cette petite fête un événement plus important, l’équipe a réussi à transporter la modeste célébration au rang des grands et s’est tout naturellement que le programme s’est étoffé au plus grand plaisir des invités : inspecteurs, enseignants et parents d’élèves, entre autres. «Quand le chef d’établissement nous a proposé d’étendre cette journée au rang wilayal, nous n’avons pas hésité un seul ins- tant. Notre programme était riche malgré sa simplicité, il contenait déjà une belle pièce de théâtre, notre troupe de chant était bien rodée et on nous proposait d’agrémenter cela par un encadrement des services de la Direction de l’éducation via une distribution de cadeaux aux meilleurs élèves en la pré- sence du directeur d’académie en personne. Je dois dire que ce fût une belle réussite et un honneur de voir tant d’investissement pour

notre cause. Ce sont les élèves qui sont les plus optimistes et c’est à eux que revient tout le mérite de fêter Yennayer. On a voulu remercier et rendre hommage à certains élèves, arabophones, mais qui sont excel- lents en tamazight, véritablement passionnés par cette culture qui est également la leur. A travers cette journée, nous avons partagé avec nos invités et leur avons fait part de la symbolique et de la portée de Yennayer, de son histoire, on a tenu à traduire nos propos à ceux qui ne parlent pas le kabyle pour que chacun se sente à l’aise et puisse apprécier notre don et se sentir complètement des nôtres. Notre collègue, Massa Yahiaoui a adapté la pièce théâtrale que les enfants ont jouée à merveille, les acteurs ont réellement vécu la pièce et ont été plus brillants que ce qu’on espérait. J’espèce que tamazight va aller de l’avant, et malgré les embûches et les difficultés, nous avancerons main dans la

main, en tant qu’Algériens», dira l’une des organisatrices. Du côté des officiels, la parole a été don- née à un représentant de la Direction de l’éducation de Bouira qui s’est dit enchanté par le spectacle qu’il a vu ; «la Direction de l’éducation de Bouira emboîte le pas à l’initia- tive du ministère de l’Education nationale qui travaille en collaboration avec le HCA pour la promotion de la langue berbère. Bouira parti- cipe avec un groupe scolaire de l’établisse- ment Silem-Amar en participant à cette com- mémoration qui se tient dans la capitale, alors qu’un groupe d’enseignants en langue amazighe sera bientôt convié à prendre part à des conférences organisées par le HCA. Ici, à Bouira, cette initiative du collège Haddouche-Saïd est une belle réussite, la fête a régalé les visiteurs et a honoré les organisateurs», dira-t-il.

Katya Kaci

Le Soir Culture d’Algérie Mercredi 13 janvier 2016 - PAGE 10
Le Soir
Culture
d’Algérie
Mercredi 13 janvier 2016 - PAGE 10
LE COUP DE BILL’ART DU SOIR L’aveugle de la mosquée Par Kader Bakou L’homme est
LE COUP DE
BILL’ART DU SOIR
L’aveugle
de la mosquée
Par Kader Bakou
L’homme est très âgé et aveugle,
mais tient à accomplir ses cinq prières
quotidiennes à la mosquée du quartier,
située à quelques centaines de mètres
de sa nouvelle maison. Quand quel-
qu’un perd un sens, il en développe
d’autres. C’est comme si le vénérable
avait réussi à enregistrer dans son cer-
veau l’itinéraire de la maison jusqu’à la
mosquée. Ainsi, il arrive à rejoindre le
lieu de culte sans l’aide de personne.
Vous avez certainement remarqué à
Alger ces balcons d’où coule de l’eau
presque en permanence. L’aveugle
passe sous un de ces balcons-arrosoirs.
Après plusieurs douches froides, il déci-
de de ne plus passer par ce chemin. Il se
renseigne. Un jeune voisin lui montre un
autre chemin. C’est une rue parallèle à
celle qu’il empruntait auparavant. Mais
arrivé près du stade du quartier, il doit
passer par des escaliers afin de
rejoindre la rue qui mène jusqu’au seuil
de la mosquée. L’aveugle a très rapide-
ment mémorisé le nouvel itinéraire. De
nouveau, il accomplit ses cinq prières
quotidiennes à la mosquée, sans l’aide
de personne. Ce jour-là, comme tous les
autres jours, il arrive au niveau des
escaliers. Il se heurte à quelque chose
de métallique. Il devine que c’est une
voiture qui est stationnée là. Il essaye de
contourner le véhicule. Mais d’autres
voitures bloquent le chemin. Le lende-
main, il se heurte aux mêmes obstacles.
La petite place publique est devenue un
parking sauvage ! L’aveugle qui avait
réussi à surmonter son handicap a bais-
sé les bras devant la méchanceté des
hommes (et de la femme du balcon-arro-
soir). Maintenant, il est obligé d’accom-
plir ses cinq prières quotidiennes à la
maison.
K. B.
bakoukader@yahoo.fr

lesoirculture@lesoirdalgerie.com

OFFICIALISATION DE TAMAZIGHT

Le péril croissant de l’uniformisation

Au-delà des polé- miques en gestation, du grincement de certaines dents ou des cris de
Au-delà des polé-
miques en gestation, du
grincement de certaines
dents ou des cris de joie
fusant un peu partout,
l’officialisation «partiel-
le» de tamazight telle que
formulée par l’avant-pro-
jet de la nouvelle Consti-
tution implique surtout
des enjeux culturels.
C’est dans un climat poli-
tique délétère que la question
identitaire refait surface aux
plus hauts sommets de l’Etat.
Tamazight est devenue langue
officielle quinze ans après la
sanglante répression de 2001
qui a fait 127 morts et l’amen-
dement constitutionnel qui, un
an plus tard, a introduit tama-
zight comme langue nationale.
Une consécration d’un long
combat pour certains ; une
manipulation de plus pour
d’autres et la divergence des
interprétations est d’autant
plus justifiée que cette officiali-
sation maintient clairement le
statut inférieur de tamazight
par rapport à l’arabe qui
demeure «langue officielle de
l’Etat». Mais ce qui interpelle le
plus dans cet avant-projet est
la création d’une Accadémie
de tamazight sous la houlette
du chef de l’Etat en vue de tra-
vailler à l’unification et la stan-
dardisation de cette langue.
Or, c’est bien là la probléma-
tique principale qui caractérise
le débat autour des langues
berbères : si le vocable «tama-
zight» symbolise une longue
lutte pour que cesse le déni
identitaire et que soit enfin tout
un pan de l’Histoire de l’Algé-
rie, son statut de langue com-
mune aux Berbères d’Afrique
du Nord en général et d’Algérie
en particulier, est perçu de
manière assez exclusiviste par
certains «militants» et par
l’Etat central.
En effet, l’argument phare
du combat berbériste depuis
les années 1980 consistant à
rappeler l’héritage millénaire
partagé par l’ensemble de la
population algérienne a fini par
intervertir amazighité et langue
amazighe mais il se trouve que
cette dernière restait à…
inventer ! Autrement dit, les
similitudes existant indéniable-
ment entre les langues ber-
bères algériennes (kabyle,
chaoui, mozabite, tamashaq,
chenoui et zénète) se sont très
vite transformées en une
«preuve» irréfutable de l’unité
linguistique qui, elle, servait
d’argument bouclier contre les
détracteurs arguant de la mul-
tiplicité des «dialectes» et de
l’absence de représentativité à
une échelle nationale. Seule-
ment, cette obsession unifor-
misatrice va s’avérer plus que
dangereuse pour les langues
berbères vivantes : le recours
machinal aux néologismes et
la volonté effrénée d’asseoir
tamazight non plus comme un
concept identitaire large mais
comme une langue à part
entière destinée à englober et
unifier ce qui sera considéré
comme «dialectes», ont
conduit notamment depuis
2001 à une transposition pure
et dure de la méthode arabiste
avec cette différence notable
que la langue arabe littéraire
existe bel et bien !
Avec le nouveau statut de
«langue officielle» et l’insis-
tance des dirigeants sur la
nécessité d’accentuer le tra-
vail de standardisation à tra-
vers la création d’une Acadé-
mie mise sous le contrôle de
l’Etat, le péril menaçant la
diversité et la richesse linguis-
tique ainsi que l’ancrage
populaire des langues ber-
bères ne fera qu’accroître à
mesure que sera refusée à
ces dernières leur place légiti-
me dans l’enseignement, l’ad-
ministration, la recherche uni-
versitaire, etc. Qui peut alors
nous garantir que cette pseu-
do-reconnaissance ne se
transforme pas avec le temps
en une exclusion pure et
simple des différents idiomes
formant le substrat linguis-
tique berbère algérien ?
Depuis 2001, l’on sait que
tamazight en tant que
«langue» prétendument fédé-
ratrice n’est comprise que par
une infime catégorie de la
société berbérophone.
Or, elle est en phase d’être
imposée comme l’unique
représentation valable de la
berbérité de l’Algérie et c’est
en cela que consiste le but
recherché par les pouvoirs
centraux qui, après avoir
échoué à écraser tout simple-
ment cette revendication cul-
turelle, pourrait réussir aujour-
d’hui à la domestiquer et, pis
encore, à la dépersonnaliser.
Sarah H.
Photo0 : DR

FESTIVAL

Rêveries de l'acteur solitaire de Hamid

Benamra en compétition à Louxor

L e long métrage Rêveries de l'acteur solitaire du réalisa- teur algérien Hamid Benamra

prendre part à la compétition offi- cielle du 5 e Festival du film afri- cain de Louxor qui se tiendra du 17 au 23 mars prochain, a-t-on appris auprès des organisateurs. En lice pour le Grand Prix du Nil, cette nouvelle œuvre du réalisa- teur produite par Nunfilm se foca- lise sur les préoccupations d'un acteur, ses rêves, ses ambitions et sa philosophie en suivant l'ac- teur Mohamed Adar, personnage principal du film, lors du montage d'une pièce de théâtre. Exploitant beaucoup d'images d'archives, ce

film se veut également un hom- mage aux artistes, cinéastes et hommes de culture algériens et des pays arabes. Réalisateur, acteur et photo- graphe, Hamid Benamra avait sorti sa première œuvre, Pour une vie meilleure, en 1981, avant de se consacrer au court métrage puis au documentaire à partir de 2007. Plus récemment, le réalisa- teur avait présenté le documen- taire Bouts de vies, buts de rêves, en 2012, qui avait participé à une multitude de grands événements cinématographiques internatio- naux dont les Journées cinémato- graphiques de Carthage en Tuni-

sie (JCC) et le Festival panafri- cain du cinéma de Ouagadougou (Fespaco). Fondé par l'auteur égyptien Sayed Fouad en 2012, le Festival africain du film de Louxor vise à décentraliser les manifestations culturelles en Égypte et à soutenir le cinéma africain en encoura- geant la coopération et la copro- duction. La compétition de la 5 e édition se décline en plusieurs catégories dont des sections spé- ciales dédiées à la «liberté» et aux œuvres reflétant le quotidien des pays africains, en plus des sections long et court métrages de fiction, et film documentaire.

CINÉMA

Premier tour de manivelle du film Papillon de Mesri El Houari

L e premier tour de manivelle du film

Papillon a été donné au début de

homme découvre qu’il était atteint du VIH. La nouvelle le plonge dans une véritable tourmente. Produit par une entreprise privée de production cinéma- tographique, le tournage du film devrait durer 15 jours, a affirmé M. El Houari, saluant la contribution et le soutien des autorités locales de la wilaya de Mila, pour la réalisation de cette œuvre ciné- matographique. Le réalisateur Mesri El Houari compte à son actif plusieurs œuvres dont le feuilleton télévisé Waka (des faits) en 2012, et les films Wajhan li wajh (Face à face), Oualadi (Mon fils), Bab al amn (La porte de sécurité), et Al adjab fi al madina (Un mystère dans la ville).

cette semaine à Mila, a indiqué

dimanche son réalisateur, Mesri El Houa- ri. D’une durée de 75 minutes, cette œuvre cinématographique relate la «double souffrance d’un jeune homme atteint du virus de l'immunodéficience humaine (VIH)/sida et marginalisé par la société», a précisé le réalisateur. Il a, à ce propos, ajouté que Papillon ouvre des voies de réflexion sur la maladie et sensi- bilise contre les comportements de rejet ou de jugement. Adapté d’un roman de Linda Berbadj, le film relate l’histoire d’un jeune Algérien, parti vivre au Canada. Les événements s’enchaînent et le jeune

INSTITUT FRANÇAIS D’ALGER (ALGER-CENTRE) Jeudi 14 janvier à 19h30 : Récital de musique d’Orient(s) avec

INSTITUT FRANÇAIS D’ALGER (ALGER-CENTRE) Jeudi 14 janvier à 19h30 : Récital

de musique d’Orient(s) avec le compositeur et multi-instrumentiste arménien Abaji. Entrée sur invita- tions. Réservation-inscription à l’adresse : musiquedumondeaba-

ji2016.alger@if-algerie.com

CENTRE CULTUREL MUSTAPHA- KATEB (5, RUE DIDOUCHE- MOURAD, ALGER-CENTRE) Jusqu’au 30 janvier : Exposition d’arts plastiques «La note bleue» de l’artiste Samia Boumerdassi. EZZOUART GALERIE DU CENTRE

COMMERCIAL ET DE LOISIRS DE BAB-EZZOUAR (ALGER) Jusqu’au 28 janvier : Exposition de l’artiste Jaoudet Gassouma. Samedi 16 janvier à 14h30 :

conférence de Jaoudet Gassouma intitulée «L’art contemporain algérien, est-ce une réalité ou un simple exercice de style ?». SALLE EL-MOUGGAR (ALGER-CENTRE) Jusqu’au 16 janvier : Film Refus de Mohamed Bouamari, à raison de 4 séances : 14h, 16h, 18h et 20h. Vendredi 15 janvier à 10h : Pièce théâtrale La promenade des Anges de la coopérative culturelle Talahoum de Djelfa. mise en scène : Sadi El Bachir. SALLE ATLAS (BAB-EL-OUED, ALGER)

Vendredi 15 janvier à 15h : Pièce théâtrale La promenade des anges de la coopérative culturelle Talahoum de Djelfa. Mise en scène :

Sadi Bachir. COMPLEXE CULTUREL ABDELOUAHEB-SALIM (CHENOUA, TIPASA) Vendredi 15 janvier à 15h :

Spectacle de marionnette Aâmi Tayeb de l’association culturelle El Skamla deTipasa. Jusqu’au 15 janvier 2016 :

Exposition artisanale : association El Founoun Koléa (Ustensiles, argent, cuivre, osier). Kaâda traditionnelle : exposition en coordination avec la direction de la

culture de Tipasa avec une association de Hadjret Ennous :

habits et plats traditionnels, céramique, arts plastiques. GALERIE DES ATELIERS BOUFFÉE D’ART (RÉSIDENCE SAHRAOUI, LES DEUX BASSINS, BEN AKNOUN, ALGER) Jusqu’au 14 janvier 2016 :

Exposition collective de peinture, par les artistes Yacine Belferd, Nouredine Chegrane et Ahmed Stambouli. GALERIE D’ARTS SIRIUS (139, BD KRIM-BELKACEM,TÉLEMLY, ALGER) Jusqu’au 31 janvier 2016 :

Exposition de peinture «Sirocco» de l’artiste Valentina Ghanem

Pavlovskaya. MUSÉE NATIONAL D’ART MODERNE ET CONTEMPORAIN D’ALGER (RUE LARBI-BEN-M’HIDI, ALGER-CENTRE) Jusqu’au 11 février 2016 :

7 e Festival international de l'art contemporain (Fiac). Avec la perticipation de Clémentine Carsberg (France), Patrick Altes (France), Patrick Maïssa (France), Francisco Javier Ruiz Carrasco (Espagne), Yannis Stefanakis (Gréce), Paul Alden Mvoutoukoulou (Congo), Gastineau Massamba Mbongo (Congo), les artistes algériens Fatiha Bouziane, Slimane Ould Mohand, Mohamed Skander, etc.

Photo : DR

Le Soir d’Algérie Mercredi 13 janvier 2016 - PAGE 11
Le Soir
d’Algérie
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Top

5

Décembre2015

Renault1 6616

1

6616

(+51%)

2

Hyundai2 4903

4903

(+58%)

Peugeot3 3695

3

3695

+104%)

4

Dacia4

3500

(-18%)

Toyota5 1534

5

1534

(+62%)

MEILLEURESVENTESPARMODÈLEDÉCEMBRE2015 1 Renault symbol 4 485 (+80%) 2 Hyundai Accent 3 728 (+60%) Dacia Logan
MEILLEURESVENTESPARMODÈLEDÉCEMBRE2015
1
Renault symbol
4 485
(+80%)
2
Hyundai Accent
3 728
(+60%)
Dacia Logan
3
2 060
(+2%)
4
Peugeot Partner
1 246
(+252%)
5
Peugeot 208
1 226
(+89%)

Petites citadines (segment A)

01/ Hyundai i10 02/ KIA Picanto 03/ Skoda Fabia 04/ Chevrolet Spark 05/ Ford Fiesta

01/ Hyundai i10 02/ KIA Picanto 03/ Skoda Fabia 04/ Chevrolet Spark 05/ Ford Fiesta
01/ Hyundai i10 02/ KIA Picanto 03/ Skoda Fabia 04/ Chevrolet Spark 05/ Ford Fiesta
01/ Hyundai i10 02/ KIA Picanto 03/ Skoda Fabia 04/ Chevrolet Spark 05/ Ford Fiesta
01/ Hyundai i10 02/ KIA Picanto 03/ Skoda Fabia 04/ Chevrolet Spark 05/ Ford Fiesta

7 562

7 335

2 715

765

587

Citadines (segment B)

01/ Peugeot 208

12 775

02/ Renault Clio 4

9 980

03/ Renault Clio Campus

4 639

04/ VW Polo

4 119

05/ Skoda Fabia

2 715

RÉSULTATS COMMERCIAUX 2015

LegroupeRenault dominelesdébats

L es résultats commerciaux de 2015 confirment la tendance à la baisse annoncée en début d’exercice et prévue, du reste, par les acteurs du secteur. On est bien loin des

volumes euphoriques de 2012 et 2013. Le marché semble amorcer un redi- mensionnement et une nette tendance à la production locale, encouragée, il est vrai, par les récentes dispositions du nouveau cahier des charges. La valse des hausses des prix se poursuit et la disponibilité des véhicules provoque des tensions dans les showrooms. La ruée vers le véhicule neuf s’estompe pour laisser la place à des acquisitions mesu- rées. Le logement remporte une bataille, mais la guerre est loin d’être gagnée car le besoin de mobilité se fait de plus en plus sentir face à un transport en com- mun largement défaillant. Et même si le retour à l’âge d’or de l’automobile en Algérie est peu probable, les rares offres des concessionnaires continuent à sus- citer de l’intérêt et les clients se laissent toujours émerveiller par la beauté en évolution des véhicules. Les volumes réalisés par les seules marques affiliées à l’Association des concessionnaires automobiles algériens (AC2A) ont atteint le chiffre approximatif de 255 000 ventes en 2015. A cela s’ajoutent natu- rellement les réalisations des marques chinoises dont les chiffres relèvent tou- jours du domaine du secret. On peut néanmoins estimer à quelque 15 000 ventes qui viendraient hisser le total général du marché à près de 270 000. Le groupe Renault avec ses deux labels Dacia et Renault confirme sa domination du marché algérien avec un volume global de l’ordre de 90 182, et un détail de 49 494 (-5%) pour la marque au losange et 40 688 (+3%)

de 49 494 (-5%) pour la marque au losange et 40 688 (+3%) pour Dacia. A

pour Dacia. A la 3 e place, on trouve l’autre marque française Peugeot qui réalise une performance de 36 323, soit une baisse de (-13%) comparativement à l’année précédente et une vedette nom- mée 208 qui continue à caracoler en tête de son segment. La marque coréenne Hyundai se hisse à la 4e posi- tion en cumulant un total de 31 306 véhicules vendus, soit une régression de -20%. La vénérable Accent et malgré l’âge poursuit sa séduction de la clientè- le locale en se plaçant en tête des ventes de la marque. De son côté, le japonais Toyota arri- ve à la 5e position avec un volume de 19 627 unités dont l’écrasante majorité est représentée par le Hilux. Côté véhi- cules, on retrouve l’indétrônable Dacia Logan en première position du palma-

rès avec le chiffre de 22 114 et une bais- se de 8% par rapport à 2014. Elle est talonnée de près par sa cousine germai- ne, Renault Symbol, qui réalise quelque 21 614 ventes et surtout une remar- quable progression qui atteint les +63%. On trouve aussi l’incontournable Hyundai Accent avec ses 19 525 exem- plaires vendus en 2015. A la 4e place, c’est la Peugeot 208 avec 12 775 ventes suivie par le pick-up de Toyota, le Hilux, qui s’est vendu à 11 468 unités. L’année 2016 s’annonce tout aussi incertaine en raison des fluctuations monétaires et des hausses qui en résul- tent, des contraintes imposées par le cahier des charges et d’autres éven- tuelles décisions coercitives des pou- voirs publics.

B. Bellil

Résultats 2015 par marque 01/ Renault 49 494 (-5%) 02/ Dacia 40 688 (+3%) 03/
Résultats 2015
par marque
01/ Renault
49 494
(-5%)
02/ Dacia
40 688
(+3%)
03/ Peugeot
36 323
(-13%)
04/ Hyundai
31 306
(-20%)
05/ Toyota
19 627
(-20%)
06/ KIA
15 099
(-40%)
07/ Volkswagen
12 455
(-53%)
08/ Skoda
8 514
(22%)
09/ Seat
6 551
(-63%)
10/ Suzuki
6 578
(-49%)
11/ Nissan
5 500
(-56%)
12/ Chevrolet
3 128
(-72%)
13/ Audi
1 860
(-16%)
14/ Mitsubishi
1 973
(-2%)
15/ Ford
1 520
(-69%)
Total général : 240 616

Compactes segment C

01/ Peugeot 308 02/ Seat Leon 03/ VW Golf 04/ Citroen C4 05/ Toyota Auris

01/ Peugeot 308 02/ Seat Leon 03/ VW Golf 04/ Citroen C4 05/ Toyota Auris
01/ Peugeot 308 02/ Seat Leon 03/ VW Golf 04/ Citroen C4 05/ Toyota Auris
01/ Peugeot 308 02/ Seat Leon 03/ VW Golf 04/ Citroen C4 05/ Toyota Auris
01/ Peugeot 308 02/ Seat Leon 03/ VW Golf 04/ Citroen C4 05/ Toyota Auris

4 813

2 216

1 312

320

74

Meilleures ventes 2015 par modèle

01/ Dacia Logan 22 114 (-8%) 02/ Renault Symbol 21 614 (+63%) 03/ Hyundai Accen 19 525 (-17%) 04/ Peugeot 208 12 775 (+1%) 05/ Toyota Hilux 11 468 (-8%) 06/ Renault Clio 4 9 980 (+5%) 07/ Dacia Sandero 9 909 (+31%) 08/ Dacia Duster 8 343 (+16%) 09/ Renault Kangoo 8 301 (-26% 10/ Hyundai i 10 7 562 (-19%) 11/ KIA Picanto 7 335 (-47%) 12/ Peugeot Partner 7 178 (+2%) 13/ Peugeot 308 4 813 (+40%) 14/ Peugeot 301 4 818 (-47%) 15/ Renault Clio Campus 4 639 (-38%)

SUV 4x4 (segment L)

01/ Dacia Duster 02/ VW Tiguan 03/ KIA Sportage 03/ KIA Sorento 05/ Hyundai Santa Fe

01/ Dacia Duster 02/ VW Tiguan 03/ KIA Sportage 03/ KIA Sorento 05/ Hyundai Santa Fe
01/ Dacia Duster 02/ VW Tiguan 03/ KIA Sportage 03/ KIA Sorento 05/ Hyundai Santa Fe
01/ Dacia Duster 02/ VW Tiguan 03/ KIA Sportage 03/ KIA Sorento 05/ Hyundai Santa Fe
01/ Dacia Duster 02/ VW Tiguan 03/ KIA Sportage 03/ KIA Sorento 05/ Hyundai Santa Fe

8 343

1 910

1 094

798

392

Berlines (segment B Plus)

Berlines familiales (segment D)

Pick-up

01/ Dacia Logan 02/ Renault Symbol 03/ Hyundai Accent 04/ Peugeot 301 05/ Citroën C-Elysée

22 114

01/ Mercedes Classe C 02/ Peugeot 508 03/ Skoda Superb 04/ Audi A4 05/ Toyota Avensis

382

01/ Toyota Hilux 02/ Nissan D2 03/ Hyundai Pick-up

11 468

21 614

356

1 961

19 525

196

1 528

4 818

71

04/ KIA pick-up 05/ VW Amarok

1 522

1 200

64

501

Photos : DR

Le Soir

d’Algérie

Sports

Mercredi 13 janvier 2016 - PAGE 13

d’Algérie Sports Mercredi 13 janvier 2016 - PAGE 1 3 HOCINE HARROUCHE (MILIEU OFFENSIF DE LA

HOCINE HARROUCHE (MILIEU OFFENSIF DE LA JSK) :

«L’unique objectif est de remplir le

1 er -Novembre»

Sollicité par plusieurs forma- tions du pays, plus particu- lièrement la JSK et l’ES Sétif, Hocine Harrouche a enfin tranché en faveur du club de la cité des Genêts. «Ma joie est indescrip- tible. Celle d’appartenir à l’un des meilleurs clubs d’Algérie. Désormais, je suis Kabyle. En vérité ce n’est qu’un retour dans un club que j’ai quitté durant l’intersaison. Je peux me concentrer sur mes entraînements», dira Hocine à la presse. Et d’affirmer ensuite : «j’ai opté pour la JSK dans le but de progresser davantage.» Pour Harrouche, qui a tenu à rassurer les supporteurs de la JSK, son adaptation au sein du groupe ne sera pas un handicap majeur. Il confir- me même qu’il est opérationnel de suite. «Pour mon intégration, je vais fondre dans le groupe très facilement, certains joueurs sont mes amis et ils vont me faciliter la tâche. Donc, pas de souci pour l’adaptation qui se fera dès la pre- mière séance»,a-t-il assuré. Au sujet des objectifs de la JSK, Harrouche avoue qu’«il est difficile de tracer un objectif pour la JSK, du fait qu’elle est éliminée de la Coupe et est loin du podium. Toutefois, cette situation ne va pas nous empêcher de remonter la pente et faire plaisir à nos fans qui ont soif de bons résultats», dira l’ancien attaquant du RCA. Avant d’enchaîner :

«notre principale mission est de faire revenir les supporteurs dans les gradins du stade du 1 er -Novembre et de façon massive», affirme-t-il. Et de conclure en exprimant sa gratitude envers le prési- dent de l’ES Sétif Hamar «qui a pensé à

moi».

A. A.

Et de conclure en exprimant sa gratitude envers le prési- dent de l’ES Sétif Hamar «qui

FOOTBALL

HOCINE EL-ORFI (MILIEU DÉFENSIF DE L’USMA) :

«Le titre n’est pas encore acquis»

l Hocine El-Orfi est certainement un des meilleurs milieux défensifs de sa génération. Formé dans la bonne école du Paradou AC, il a même été remarqué par le sélectionneur national Christian

Gourcuff qui a affirmé qu’il appréciait ses qualités. Mais des bles- sures à répétition l’ont brisé dans son élan et il est entré un peu dans l’anonymat. Aujourd’hui, il s’est remis et ne pense qu’à

retrouver sa place de titulaire et peut-être

l’EN.

Le Soir d’Algérie : Dans un entretien à la Chaîne 3, Christian Gourcuff a déclaré qu’il vous appréciait. Qu’en dites-vous ? Hocine El-Orfi : Oui, je l’avais entendu et je dois dire que je me suis senti très honoré. Qu’un entraîneur expérimenté et consi- déré comme M. Gourcuff parle de moi, c’est vraiment un grand hon- neur. A 28 ans, vous gardez l’es- poir d’être appelé en sélection, même si la concurrence est très rude ? Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir comme dit le proverbe. Par conséquent, pourquoi pas l’EN et puis la concurrence fait partie du jeu. Comment expliquez-vous le fait que le sélectionneur parle de vous et que vous ne soyez pas un titulaire indiscutable à l’USMA ? Il y a les choix du coach qu’il faut toujours respecter et puis les blessures à répétition qui ne m’ont pas épargné. Et aujourd’hui, êtes-vous à 100% de vos moyens ? Dieu merci, les blessures ne sont plus qu’un mauvais souve- nir. Je suis en train de travailler très dur pour retrouver ma forme optimale et une place de titulaire indiscutable. Ce ne sera pas facile avec

de bons concurrents comme Koudri et Bouchama Oui, mais comme je viens de vous le dire, la concurrence fait partie de notre métier. En ce qui concerne les objectifs, après l’élimination précoce en Coupe d’Algérie, il ne vous reste plus que le titre de champion qui est presque acquis. On a une bonne avance au championnat mais cela ne veut pas dire qu’il est déjà acquis. On va continuer sur notre lancée pour remporter le titre. Et retrouver cette LDC que vous avez ratée d’un cheveu cette année ? On a atteint la finale de cette Ligue des champions, ce qui n’est pas rien et on a été classés comme troisième meilleure équi- pe africaine. C’est bien et ça nous motive pour faire mieux à l’avenir. Il y a le cas de votre coéqui- pier Mohamed-Amine Aoudia qui n’arrive plus à retrouver sa forme et qui est devenu la cible des supporters. Un commentai- re ? C’est une situation difficile pour lui. Il a des qualités indé- niables et il ne faut pas oublier qu’il était un des meilleurs atta- quants du pays dans le passé. Je pense qu’il peut revenir à son vrai niveau. Il traverse un passage à

peut revenir à son vrai niveau. Il traverse un passage à Brahimi Zafour, quelques mois après,

Brahimi Zafour, quelques mois après, plus précisément lorsque le joueur de 27 ans a émis le vœu de changer d'air. «Le départ de Seddiki ne sera pas une perte», a réagi Zafour à la demande du joueur de résilier son contrat. Des propos qui ne seront pas pris en compte par la direction du NAHD, comme le témoigne son empresse- ment à engager le joueur en rache- tant son contrat pour près de dix (10) millions de dinars. «Certes, le président de la JSK a exigé quator- ze (14) millions de dinars pour rési- lier le contrat du joueur, mais nous avons réussi à le convaincre de

du joueur, mais nous avons réussi à le convaincre de vide et cela peut arriver à

vide et cela peut arriver à n’im- porte quel joueur. Les supporters doivent être indulgents et patients avec lui. Vous serez en fin de contrat au terme de la saison. Que pensez-vous faire au mois de juin prochain, rempiler ou quit- ter l’USMA ? Pour l’instant, je n’y ai pas encore réfléchi. Je suis très concentré sur mon travail et je crois qu’il est encore trop tôt pour penser à mon avenir. Vous avez été formé au PAC qui vient de se qualifier aux 8 es de finale de la coupe après avoir éliminé l’USMA auparavant. Croyez-vous que les Pacistes peuvent aller très loin ? Le PAC est une très bonne équipe avec beaucoup de quali- tés. Elle a les moyens d’aller très loin et pourquoi pas constituer l’une des grosses surprises de cette édition. Vous êtes leur premier sup- porter ? Tout à fait. Je suis de tout cœur avec cette équipe qui est

revoir à la baisse ses exigences. Finalement, la transaction nous a coûté moins de dix (10) millions de dinars», a déclaré le président du club algérois après la signature par Seddiki de son contrat avec le «Nasria». Seddiki a débuté sa car- rière en Suisse sous les couleurs d’Yverdon (2006-2007), avant de passer par Sedan et Moissy- Cramayel en France (2007-2009), Ulm en Allemagne (20011-2013) et Santa Clara au Portugal (2013-

2015).

Mokdad se rapproche, la piste Yesli écartée Le NA Hussein-Dey espérait conclure hier avec le milieu de ter- rain du MC Alger, Abdelmalek Mokdad, qui devrait être la deuxiè- me recrue du club de Ligue 1 algé- rienne après Ilyes Seddiki (JS Kabylie). Mokdad, pressenti au CS Constantine, n'a finalement pas trouvé un terrain d'entente sur le plan financier avec cette équipe de l'élite. Une aubaine saisie par le «Nasria» pour engager ce milieu offensif de 29 ans. En revanche, le club qui misait également sur le recrutement de Kamel Yesli, sans club après son départ de la JS Kabylie il y a deux mois, a fini par abandonner sa piste.

constituée de jeunes talents et qui peuvent acquérir une bonne expérience s’ils vont très loin en coupe. Vous êtes natif de Bou- Saâda, est-ce que vous imagi- nez terminer votre carrière dans le club de votre ville, l’ABS qui évolue en L2 ? Pourquoi pas ? C’est le club de ma ville natale où j’ai toute ma famille et peut-être qu’un jour, j’y retournerai pour faire accéder l’équipe en L1, si elle n’y parvient pas d’ici là.

Propos recueillis par Hassan Boukacem

IL REVIENT À DE MEILLEURS SENTIMENTS

Aoudia : «je n’irai nulle part ailleurs, je reste à l’USMA pour me battre»

Libéré pour l'USM Alger à titre de prêt, en août dernier, par le club allemand le FSV Francfort, Mohamed-Amine Aoudia a quitté le stage de l’USMA qui se déroule à l'Ecole supérieure en hôtellerie et res- tauration (ESHR) de Aïn Benian, après «une discussion un peu musclée» avec le prési- dent Rebouh Haddad lorsque ce dernier lui aurait demandé des explications sur les décla- rations du président de l’ES Sétif qui a affirmé que Aoudia voudrait rejoindre les rangs de l’Entente avant que d’autres informations l’annoncent au Club Africain (Tunisie). L’ex- international, qui a ainsi quitté le lieu du stage, s’est rétracté en fin de journée et annonce sur sa page Facebook qu’il n’ira nulle part ailleurs. «Je ne jouerai ni à l'Entente de Sétif, ni au Club Africain en Tunisie. Je resterai bel et bien à l'USMA et je vais me battre pour retrouver ma forme habituelle», a affirmé l’ancien attaquant de la JSK et du CRB qui n’est pas revenu sur sa discussion avec le prési- dent de l’USMA. Depuis son arrivée à l’USMA, Aoudia a été très peu utilisé par le staff tech- nique des Rouge et Noir. Il était d’ailleurs en convalescence pendant des semaines après sa blessure à l’œil gauche lors de la finale retour de la ligue des champions d’Afrique face au TP Mazembe début novembre dernier.

Ah. A.

NA HUSSEIN DEY

Sollicité par Vitoria Guimaraes, Bendebka restera au Nasria

l Le capitaine du NA Hussein Dey, Sofiane Bendebka, sollicité par le club portugais de Vitoria Guimaraes, terminera la saison au Nasria et «n'ira nulle part», a appris l'APS auprès du manager général du club Chérif Abdeslam.

«Bendebka terminera la saison au NAHD et n'ira nulle part. Le contact de Vitoria Guimaraes ne nous est pas parvenu de la part du club mais d'un manager, chose qui

a poussé la direction à ne pas

entrer en négociations», a indiqué Abdeslam à l'APS. Formé au Nasria, Bendebka a réussi à s'im- poser au sein de la formation des Sang et Or, devenant capitaine à l'âge de 23 ans. Il est sous contrat

avec cette équipe jusqu'en 2018. «L'idéal était d'être sollicité par le club via un email, et non pas par un agent. Le joueur qui voulait par-

tir certes, s'est montré compréhen-

sif et compte donner le meilleur de

lui-même durant le reste de la sai- son», a ajouté le manager général du NAHD. Côté recrutement, le dirigeant Nahdiste a souligné que

le club est «derrière la piste des

joueurs susceptibles de donner le plus», après l'officialisation du transfert du milieu de terrain de la

JS Kabylie Lyes Seddiki, signataire

d'un contrat de deux ans. En revanche, le club s'est passé cet hiver des services d'Aymen Madi alors que Salim Boukhenchouche a fait l'objet d'un prêt de six mois au CA Batna (Ligue 2).

Seddiki, un globe-trotter chez les Sang et Or Le milieu de terrain de la JS Kabylie Ilyes Seddiki s'est engagé lundi soir pour deux ans et demi avec le NA Hussein-Dey, le troisiè-

me club de la Ligue 1 algérienne de football pour lequel jouera le Franco-Algérien en 12 mois. Seddiki avait entamé son aventure algérienne en janvier 2015 au RC Arbaâ, un club avec lequel il a dis- puté sa première finale de Coupe d'Algérie, perdue face au MO Béjaïa (1-0). Ses prestations, jugées satisfaisantes au bout de cinq mois, ont attiré vers lui les

regards, notamment ceux du prési- dent de la JSK, Mohand Cherif Hannachi, qui s'était empressé de racheter son contrat de la forma- tion d'Ezzarga. Le milieu défensif a été alors présenté comme l'une

des meilleures recrues du club kabyle pour le compte du précé- dent mercato estival. Un avis que ne va pourtant pas partager le manager général des «Canaris»,

Le Soir

d’Algérie

Sports

Mercredi 13 janvier 2016 - PAGE 14

d’Algérie Sports Mercredi 13 janvier 2016 - PAGE 1 4 MO BÉJAÏA À Accra le 9

MO BÉJAÏA

À Accra le 9 février pour affronter l'Ashanti Gold

Le MO Béjaïa s'envolera pour la capitale ghanéenne Accra le 9 février

avec une délégation de 32 personnes, pour affronter l'Ashanti Gold en match

aller du tour préliminaire de la Ligue des

champions d'Afrique, a appris l'APS mardi auprès de la direction du club. Le match aller se jouera entre le 12 et le 14 février alors que la seconde manche

est prévue entre le 26 et le 28 février au stade de l'Unité maghrébine de Béjaïa. Le MOB participera pour la première

fois de son histoire à une compétition

africaine grâce à la deuxième place décrochée lors du précédent exercice derrière le champion en titre l'ES Sétif. Le club béjaoui est également détenteur de la Coupe d'Algérie 2015. En cas d'un exploit face aux Ghanéens, les Béjaouis devront rencontrer le vainqueur de la

double confrontation entre les Tunisiens du Club Africain et les Ivoiriens de l'AS Tanda. Neuf (9) clubs sont exemptés du tour préliminaire à savoir l'ES Sétif (Algérie), le TP Mazembe (RD Congo, tenant), Coton Sport (Cameroun), l'AC Léopards (Congo), Al-Ahly et Zamalek (Egypte), Al-Merreikh et Al-Hilal (Soudan), et l'ES Sahel (Tunisie).

NOUVEAUX SIÈGES DES TRIBUNES INFÉRIEURES DU STADE 5-JUILLET

La pose s'achèvera avant la fin de saison

La rénovation des tribunes infé- rieures du stade 5-Juillet (Alger) avec la pose de nouveaux sièges s'achèvera

«avant la fin de la saison footballistique en cours», a assuré hier Youcef Kara, le directeur général du complexe olym- pique Mohamed-Boudiaf. «Les premiers travaux d'usage précédant la pose des sièges ont déjà commencé. Nous atten- dons toujours l'arrivée de ces sièges pour passer à la deuxième et dernière étape. Une chose est sûre, tout sera terminé avant la fin du championnat», a affirmé à l'APS le premier responsable du complexe olympique. Le grand stade de la capitale avait connu des travaux de réhabilitation importants après sa fermeture en septembre 2013 suite à l'effondrement d'une partie des tribunes supérieures lors du derby USM Alger-

MC Alger, causant le décès de deux

spectateurs. Les travaux en question

ont touché, entre autres, ces tribunes

complètement refaites et dotées de nouveaux sièges. La même opération allait toucher également les tribunes

inférieures où l'on avait prévu la pose de nouveaux sièges avant la fin de décembre dernier. «Certes, il y a eu un

peu

de retard dans ce registre, mais

tout

rentrera dans l'ordre dans les pro-

chaines semaines», a encore promis

Kara, informant au passage que la pose

des nouveaux sièges ne devrait pas

gêner la programmation des compéti- tions dans cette enceinte. Le stade olympique avait rouvert ses portes le jeudi 11 septembre 2015 à l'occasion du derby NA Hussein dey-USM El Harrach dans le cadre du championnat de Ligue 1 algérienne. Cette infrastructure d'une capacité d'accueil de 60 000 places est réservée en particulier pour les matchs opposant les clubs de la capitale.

FOOTBALL

LE NOUVEAU PRÉSIDENT DEVRAIT L’INAUGURER

Le musée de la Fifa à Zurich ouvrira le 28 février

l Le musée de la Fédération

internationale de football, pour lequel 140 millions de francs suisses (128 M EUR) ont été investis, ouvrira à Zurich le 28 février, deux jours après l'élec- tion du nouveau président de l'instance en pleine tourmente judiciaire, a annoncé la Fifa hier.

«Nous ne savons pas si le nouveau président participera à l'inauguration», a expliqué Stefan Jost, le directeur du musée, préci- sant que «le secrétaire général par intérim Markus Kattner sera présent». L'idée d'un musée de la Fifa a été lancée par Joseph Blatter, président démissionnaire de la Fédération, suspendu 8 ans le 21 décembre pour un paiement

controversé de 1,8 M EUR à Michel Platini, président de l'UEFA, candidat à la succession du Valaisan et lui aussi suspendu pour 8 ans. L'inauguration du musée inter- viendra le 28 février, deux jours après l'élection du successeur de Blatter, lors d'un congrès extraor- dinaire organisé alors que la fédé- ration est secouée par le plus grand scandale de son histoire. Un grand nombre de ses membres ont été interpellés ou mis en examen, sur fond de soup- çons de corruption généralisée. «Nous n'avons pas pu ignorer les turbulences, a ajouté M. Jost. Mais ce n'est pas un musée consacré aux personnalités, mais à ce que le football apporte à tra-

vers le monde». Sur 3 000 m 2 et trois étages, le musée, aménagé dans un immeuble existant du centre de Zurich, expose de nom- breux objets retraçant l'histoire du football, offre des espaces interac- tifs ainsi qu'une bibliothèque réunissant plus de 5 000 ouvrages consacrés au sport le plus popu- laire au monde. «Nous avons commencé avec seulement deux objets dans notre collection, à savoir l'original du trophée de la Coupe du monde et un maillot de l'équipe d'Italie, championne du monde en 1938», a expliqué David Ausseil, directeur artistique. «Le fonds a ensuite été complété avec des dons, des prêts ou des acquisitions dans des ventes aux enchères», a-t-il ajouté. La Fifa,

LA CHAÎNE AMÉRICAINE ESPN N’A PAS DONNÉ LES VRAIES RAISONS

Annulation d'un débat entre les candidats à la présidence de la Fifa

porte-parole de la chaîne améri- caine a confirmé que le débat n'aurait pas lieu. «Nous avons invité les cinq candidats pour prendre part à un débat et on a fait tous les efforts possibles pour envisager avec eux toutes les options logistiques possibles. En fin de compte, nous n'avons pas eu les engagements nécessaires pour produire un programme fidè- le à nos standards». Un porte- parole du prince Ali a assuré à l'AFP que le Jordanien de 40 ans avait été «déçu en apprenant la nouvelle». Un membre de l'entou- rage de Gianni Infantino, l'actuel

l Un débat télévisé, prévu le

29 janvier à Londres entre les cinq candidats à l'élection à la présidence de la Fifa le 26 février, a été annulé, a regretté mardi le Français Jérôme Champagne, l'un des partici- pants annoncés.

«Très décevant que ESPN doive annuler ce débat télévisé, a regretté M. Champagne sur son compte twitter. Moi-même et M. Ali Al-Hussein avions accepté tandis que les trois autres ont refusé. Pas besoin d'autre com- mentaire». Contacté par l'AFP, un

secrétaire général de l'UEFA, a fait savoir à l'AFP que le candidat suisse s'était montré «favorable sur le principe» pour participer à l'émission. Les 4 e et 5 e candidats sont l'homme d'affaires sud-afri- cain Tokyo Sexwale et le prési- dent de la Confédération asia- tique cheikh Salman Bin Ebrahim Al Khalifa. Champagne, ancien cadre de la Fifa, le prince Ali, ancien vice-président de l'instan- ce mondiale, et les trois autres ont également été invités à parti- ciper séparément à un débat au Parlement européen de Bruxelles le 27 janvier.

JEUX OLYMPIQUES DE RIO

Pour une meilleure optimisation des conditions de préparation

l L’optimisation des condi-

tions de préparation des ath- lètes algériens aux Jeux olym- piques de Rio a été avant-hier au centre d’une rencontre élargie aux responsables des différentes structures de regroupement mobilisées en prévision de cette échéance sportive mondiale.

Invités à s’exprimer pour la cir- constance, les gestionnaires des écoles olympiques de Sétif et de Biskra, des écoles subaquatiques de Bordj El-Bahri et de Boukerdane, des centres de regroupement de Chlef et de Souidania, du CNLS de Tikjda, du centre national de médecine du sport et enfin du Fonds national de promotion des initiatives de la jeunesse et des pratiques spor- tives, se sont relayés tour à tour pour présenter un état des lieux respectif non sans attirer l’atten- tion du MJS quant aux contraintes auxquelles ils sont confrontés. «Nous ferons de notre mieux pour que les conditions de prise en charge de nos athlètes soient à la hauteur de l’événement» a tenu à répliquer El Hadi Ould-Ali, préci-

Photo : DR
Photo : DR

sant au passage que son départe- ment ne peut rester insensible quand il s’agit de préoccupations logiques et légitimes. Aussi, dans la foulée, le direc- teur du Centre national de méde- cine du sport devait indiquer que près de 20 000 athlètes ont béné- ficié de consultations en 2015 avec un accompagnement psy- chologique régulier. De son côté, le ministre de la Jeunesse et des Sports manifestement rassuré par la qualité de prestations fournie par ces espaces de regroupement en termes de prise en charge à tous les niveaux ( restauration, hébergement, récupération,

entraînement et suivi médical…) a exhorté les services centraux de son département ainsi que les directeurs de ces Epic et EPA à œuvrer en direction des fédéra- tions pour la domiciliation des stages et autres regroupements en Algérie. Enfin, El-Hadi Ould Ali, qui s’est enquis de manière géné- rale du climat et des conditions de préparation des athlètes jugées jusque-là favorables, devait réité- rer ses directives à l’adresse des responsables des structures à l’ef- fet de maintenir la cadence pour permettre à notre jeunesse de représenter dignement le pays. Mourad Benameur

qui ne disposait encore d'aucun musée, a pour objectif 250 000 visiteurs par an. A titre de compa- raison, le musée olympique de Lausanne, dont la Fifa s'est inspi- rée, a reçu en 2015 près de 300 000 visiteurs.

LIGUE 2 MOBILIS (16 e JOURNÉE)

MCS-MCEE délocalisée au stade des frères Bracci de Saïda

Initialement prévue au stade Boukhors, la rencontre mettant aux prises le MC Saïda au MC El-Eulma, comptant pour la 16 e journée du championnat de la Ligue 2 Mobilis, a été délocali-

sée par la Ligue de football pro- fessionnel (LFP) au stade des Frères Bracci. Les travaux de rénovation du stade Boukhors n’étant pas encore terminés, la LFP a ainsi décidé de faire jouer le match dans l’ancien stade de la ville doté d’une pelouse synthétique. Le MC Saïda était contraint de recevoir au stade de Mécheria après la fermeture du stade Boukhors. Après 15 journées de cham- pionnat, le MCS occupe la 15 e place, soit le 2 e relégable. La nouvelle équipe dirigeante tra- vaille pour tenter de sauver l’équipe, d’autant plus qu’une subvention de 50 millions de dinars a été octroyée par l’APC de Saïda pour régulariser les salaires des joueurs et du staff technique, de quoi motiver le

groupe.

Ah. A.

ATHLÉTISME

Mort subite d'un sportif à Chlef

Le monde de l'athlétisme à Chlef est en deuil. En effet, un grand coureur de cross et semi- marathon s'est effondré, hier, terrassé par une crise cardiaque alors qu'il effectuait un footing d'entretien au niveau d'un stade d’Oum-Drou. L'athlète Zenbadji Djillali, âgé de 50 ans, a com- mencé sa carrière sportive en 1984 sous la férule du célèbre entraîneur Guenaoui Bahloul. Il a participé à de nombreuses éditions du cross Klouche Ahmed et des courses natio- nales. Il se classait souvent à la seconde ou troisième place et participait à des semi-mara- thons. Professeur d'éducation physique à Mouafkia, il a su inculquer à ses élèves l'amour du sport et de la course à pied. En ces pénibles moments, Le Soir d’Algérie présente ses pro- fondes et sincères condo- léances à la famille et proches du défunt. A Dieu nous apparte- nons, à Dieu nous retournons. Medjdoub Ali

Le Soir

d’Algérie

Sports

Mercredi 13 janvier 2016 - PAGE 15

d’Algérie Sports Mercredi 13 janvier 2016 - PAGE 1 5 BASKET-BALL : TIRAGE AU SORT DES

BASKET-BALL : TIRAGE AU SORT DES 16 es DE FINALE DE LA COUPE D’ALGÉRIE

Le GSP et le NBS qualifiés d’office pour les 8 es

Le GSP et le NBS qualifiés d’office pour les 8 e s La Fédération algérienne de

La Fédération algérienne de basket- ball (FABB) a effectué lundi le tirage au sort combiné des 16 es et des 8 es de finales de la coupe d’Algérie, séniors garçons, avec l’entrée en lice des équipes de la super division A. Un tira- ge au sort qui a souri au NB Staouéli, exempt de ce tour, qualifié d’office pour les 8 es de finale. En effet, initialement seul le détenteur du trophée de la pré- cédente édition était qualifié d’office aux 8 es de finale, à savoir le GS Pétroliers, mais comme l’équipe de ASPTT d’Oran s’est retirée de la com- pétition, la FABB a été contrainte de faire qualifier une équipe des 31 en lice. Et le sort a choisi le NBS. Par ailleurs, les terrains, neutres, devant accueillir ces 16 es de finale, prévues le 29 janvier courant, seront désignés incessamment, nous a déclaré M. Boufenik, responsable de la commis- sion des compétitions. On notera par ailleurs le derby de Bordj Bou-Arréridj qui mettra aux prises l’IRBBBA à l’OSBBA.

Ah. A.

Programme des 16 es de finale 1- PS El-Eulma-ACB Tighennif 2- RC Constantine-Opow Tlemcen 3- O Batna-RA Draria 4- US Biskra-US Sétif 5- MRW Djelfa-COBB Oran 6- USM Blida-MC Saïda 7- AB Skikda-USB Médéa 8- MO Ouargla-OMS Miliana 9- USM Alger-OM Jijel 10- IRBB Bou-Arréridj-OS B Bou-Arréridj 11- CSCDK-MS Cherchell 12- CRB Dar El-Beïda-CSMB Ouargla 13- WA Boufarik-OM Bel-Abbès 14- NA Hussein-Dey-JSB M’sila NB Staouéli : exempt (qualifié aux 8 es ) GS Pétroliers : détenteur (qualifié aux 8 es )

Rencontres des 8 es de finale Vainqueur 2-NB Staouéli GS Pétroliers-Vainqueur 5 Vainqueur 1-Vainqueur 8 Vainqueur 3-Vainqueur 4 Vainqueur 11-Vainqueur 7 Vainqueur 14-Vainqueur 6 Vainqueur 12-Vainqueur 13 Vainqueur 10-Vainqueur 9

HANDBALL

À J-8 DE L’OUVERTURE DE LA 22 e CAN SENIORS-MESSIEURS

Algérie, quelques arguments pour poursuivre le règne africain !

l La sélection nationale de handball seniors-garçons bouclera ce vendredi son ultime regroupe- ment préparatoire en prévision de la 22 e édition de la CAN, prévue au Caire du 21 au 30 janvier. Une pré- paration qui semble satisfaire le staff technique national dirigé par Salah Bouchekriou. Lors de la phase finale d’Egypte-2016, l’ancien sélectionneur du Bahreïn ambition- ne de décrocher l’un des trois billets pour le Mondial-2017 en France. Une prévision dans les cordes des handballeurs algé- riens… Mohamed Bouchama - Alger (Le Soir) - Nonobstant l’objectif assigné aux camarades de Berkous durant cette Coupe d’Afrique des nations, où l’Algérie se présentera en tant que tenant du titre, et la possibilité pour les Verts de créer l’exploit de décro- cher l’unique sésame pour les JO de Rio de Janeiro, il est à se demander si réellement l’EN algérienne a réussi son pari de rattraper son énorme retard concernant la préparation du ren- dez-vous continental du Caire. Bien sûr que l’Algérie a le droit d’estimer légitimement qu’elle demeure l’une des trois puis- sances de la petite balle en Afrique. Et qu’elle compte l’un des effectifs les plus étoffés et les plus aguerris parmi les douze nations qualifiées à cette phase finale. Il n’en demeure pas moins que des incertitudes planent sur le degré de préparation atteint par les capés de Salah Bouchekriou depuis le lancement de la préparation en octobre der- nier. Une reprise qui a surtout valu par une large revue des effectifs effectuée essentiellement en Algérie et à l’issue de laquelle le revenant coach national a fini par s’apercevoir que la tâche de reconstruire le groupe de fond en comble, comme affirmé à sa prise de fonctions, fin septembre, n’était pas la meilleure des façons pour négocier positive- ment le tournoi africain d’Egypte. C’est ce qui explique le pourquoi du rappel d’un certain nombre d’éléments qui, à l’exemple de Mohamed Mokrani (34 ans), avaient annoncé leur retraite internationale au lendemain du Mondial qatari, au début de l’an

2015.

En effet, hormis les deux stages effectués en Serbie puis en Slovénie ponctués par 8 matchs de préparation face aux

Photo : Samir Sid
Photo : Samir Sid

clubs locaux et les sélections de Monténégro puis, lundi passé, celle de Slovénie, les coéquipiers de Rahim Abdelkader ont surtout travaillé les aspects physiques durant les deux premiers mois de leur préparation. L’aspect techni- co-tactique n’a été abordé fonciè- rement qu’avec l’arrivée des expatriés, au nombre de cinq (Boultif Saci, Hichem Kaâbache, Mohamed Mokrani, Abdelkader Rahim et Sylvain Kieffer). Avec pratiquement six semaines de travail spécifique, difficile de croi- re que les Verts ont atteint leur vitesse de croisière. Seulement, l’adversité proposée durant les deux premières phases de la compétition africaine (1 er tour et quarts de finale) n’est pas de taille. Durant le premier tour, à l’exception de l’Egypte et acces- soirement le Maroc, équipe qui retrouve de l’énergie et du génie à chaque fois qu’elle affronte les Algériens, le Nigeria, le Gabon ou le Cameroun ne présentent aucune forme de résistance pour espérer désorienter l’équipe à Salah Bouchekriou. Les sélec- tions composant la poule B ne sont pas, non plus, des foudres de guerre. La Tunisie, qui s’est attachée les services de l’ancien adjoint du sélectionneur de l’équipe de France, Claude Onesta, en l’occurrence M. Sylvain Nouet ne serait plus cet adversaire difficile à maîtriser. Certes, lors du tournoi Yellow Cup de Zurich, les Tunisiens ont fait la différence face aux Suisses (37-29) et les Autrichiens (34-29), il n’en demeure pas moins que des diffi- cultés entravent la préparation

des Aigles de Carthage au ren- dez-vous égyptien. Outre le fait que les joueurs n’arrivent pas à assumer les schémas proposés par le néo-sélectionneur Sylvain Nouet, ce dernier est confronté à certains cas d’indiscipline de quelques-uns de ses profession- nels évoluant à l’étranger à l’exemple de Soussi et Toumi qui ont préféré fuir le regroupement de la sélection pour respective- ment renforcer une équipe étran- gère (Qatar) ou rentrer en France (Montpellier). Dans une déclara- tion aux médias tunisiens, le technicien français a sévèrement critiqué les agissements de ces deux éléments. «Nous avons eu certaines difficultés comme le départ de Soussi au Qatar pour gagner un peu d'argent au détri- ment de la sélection. C'était inconcevable, il s'est mis hors jeu tout seul. Le deuxième problème concernait Aymen Toumi et ça datait du Mondial du Qatar. Il a dit certaines choses et préféré rentrer à Montpellier. Pour moi, on joue et on se bat pour le dra- peau tunisien. L'équipe n'appar- tient à personne. Les joueurs trop individualistes ne peuvent pas faire partie du groupe», a-t-il souligné affirmant, d’autre part, que la préparation de l’équipe n’était pas au top. «Si on compa- re notre préparation à celle de l'Egypte, je peux dire que nous avons un retard considérable. Il fallait assurer une bonne prépa- ration physique pour que les joueurs ne lâchent pas durant les derniers matchs. Si on ne fait que des matchs, nous n'aurons que des indicateurs. Je pense que l'année prochaine, nous

effectuerons une meilleure pré- paration avant le Mondial. L'équipe a été renouvelée à 50%. Il y a eu trop de change- ments en un temps record. Nous jouerons pour le titre mais un échec ne sera pas une catas- trophe.» Au sujet des principaux concurrents de la Tunisie lors de cet événement handballistique africain, Sylvain Nouet s’est mon- tré réservé et a évité d’évoquer l’Algérie et l’Egypte. «Nous tra- vaillons sur un logiciel qui nous permet d'analyser nos adver- saires. Nous avons un certain nombre d'enseignements sur les plans défensif et offensif. L'Egypte et l'Algérie ? Il faut tout d'abord battre les autres pour pouvoir les affronter. Il est clair que ces deux équipes nous ont pris beaucoup de temps mais il ne faut pas négliger nos premiers adversaires.» Les équipes dont parle Nouet sont, dans la poule B, le Kenya, RD Congo, Libye, Congo et l’Angola mais aussi les «figurants» du groupe A (Maroc, RDC, Cameroun et Nigeria) qu’il faudrait écarter avant les demi- finales. Une étape qui doit forcé- ment regrouper le trident Egypte- Algérie-Tunisie auquel il faudrait ajouter l’un des trois outsiders, en l’occurrence le Maroc, le Nigeria et l’Angola. C’est à partir de là que la CAN-2016 vivra le lancement des grandes manœuvres. Et c’est à ce moment que le Sept de Salah Bouchekriou apportera les réponses aux incertitudes recen- sées à quelques jours du début de l’épreuve continentale.

M. B.

Mobilis Partenaire de l’ESC pour le colloque «le Sponsoring sportif dans le monde du football»
Mobilis
Mobilis

Partenaire de l’ESC pour le colloque «le Sponsoring sportif dans le monde du football»

Mobilis, partenaire de l’Ecole supérieure du commerce, pour son col- loque international organisé les 12 et 13 janvier 2016 au pôle universitaire de Koléa, sous le thème : «La pratique du sponsoring sportif dans le monde du football : entre outil de communication marketing des entre- prises et panacée de financement des clubs». L’ordre du jour est de mettre en exergue l’expérience des entreprises et des organismes sportifs, dans le monde en général et en Algérie en parti- culier, en matière de sponsoring sportif : sa perception, sa pratique, sa

valeur ajoutée et ses contraintes. Mobilis, étant le partenaire incontournable du sport en général et du football en particulier, participe à ce colloque et partage son expérience et son savoir-faire dans le domaine du sponsoring sportif, notamment sa stratégie de communication adoptée et de ses retombées médiatiques. Mobilis, entreprise citoyenne par excellence, confirme, à travers ce partenariat, son engagement total pour la promotion et le développement du sport national.

Le Soir

d’Algérie

Monde

Mercredi 13 janvier 2016 - PAGE 16

d’Algérie Monde Mercredi 13 janvier 2016 - PAGE 1 6 TUNISIE Les islamistes d’Ennahdha pavoisent «La

TUNISIE

Les islamistes d’Ennahdha pavoisent

«La Tunisie est un oiseau qui plane avec deux ailes, à savoir “Ennahdha” et “Nidaa Tounès (NT)”». Cette affirmation est venue de la bouche du leader du parti islamiste, Rached Ghannouchi, en participant à l’ou- verture du congrès constitutif de NT.

De Tunis, Kattou Mohamed

Cette image n’était pas pour déplaire au fondateur de

NT

et son président d’honneur, Béji Caïd Essebsi. Celui-

ci

n’a pas hésité à violer la Constitution pour venir

remettre sur les rails un parti à la dérive et qui, sans son

intervention, aurait coulé. Si Ghannouchi a procédé à un rappel du démarrage de la politique consensuelle pour noter que ces deux partis sont dans l’obligation de mener la Tunisie à bon port, Béji Caïd Essebsi l’avait assuré se son soutien, sachant que la Tunisie ne peut pas être gou- vernée par un seul parti, comme l’avaient confirmé les

élections présidentielle et législatives de la fin de l’année 2014. Toutefois, l’accueil chaleureux et inattendu réservé à Rached Ghannouchi par les congressistes de NT a fait des mécontents. L’un des congressistes, membre du comité exécutif, a immédiatement présenté sa démission alors que Slim Riahi, le richissime président de l’UPL, a délégué l’un des siens pour lire son intervention à la tribune, considérant que Ghannouchi avait marginalisé le rôle de son parti dans le pays. Ce congrès a été tenu à l’initiative du Président Caïd Essebsi qui avait constitué un comité de 13 militants pour dénouer la crise éclatant entre le secrétaire général, démissionnaire, Mohsen Marzouk, et Hafedh Caïd Essebsi, le propre fils du Président, dans le but de sauver

ce qui peut l’être dans un parti en perdition. Finalement,

le congrès s’est tenu malgré la démission d’une quaran-

taine de membres ayant préféré rallier les rangs du clan

de Mohsen Marzouk. Finalement, le congrès dont les tra-

vaux ont connu des suspensions en raison de la colère des jeunes militants et des femmes se considérant comme marginalisés, s’est tenu pour aboutir à l’élection d’une nouvelle direction qui aura la charge d’assurer la gestion des affaires du parti durant la période précédant le prochain congrès prévu pour l’été prochain. Au même moment, le dissident Mohsen Marzouk tenait un meeting à Tunis pour annoncer la création pro- chaine (2 mars) d’un nouveau mouvement politique s’ins- pirant du «bourguibisme», s’attachant au respect des droits de l’Homme, œuvrant pour la séparation entre la religion et la politique et ouvert sur les valeurs univer- selles. Dans son discours, il n’a pas hésité à s’attaquer aux dirigeants de son ancien parti qui, a-t-il dit — en sub- stance — avaient dévié des principes ayant présidé à sa constitution. Le mouvement qu’il se propose de créer serait-il un «appendice» de Nidaa Tounès ? Ces deux évènements qui ont couronné la crise secouant NT ne font, selon les observateurs, qu’affaiblir NT sans pour autant favoriser la création d’un nouveau parti qui ferait le poids face au grand bénéficiaire, le parti islamiste dont le chef Rached Ghannouchi était tout content de répondre à l’invitation des congressistes de NT et de leur «lancer des fleurs», sachant que sur le terrain, son parti en sort vainqueur. En effet, bien que ne comptant que deux ministres dans la formation gouvernementale, Ennahdha détien- drait désormais le vrai pouvoir à l’Assemblée des repré- sentants du peuple (Parlement) suite à la démission de nombreux députés de NT et aux rapports conflictuels entre ces derniers et leur parti d’origine. Ceux qui avait dit que le parti islamiste était à l’origine de la crise de NT avaient-ils raison ?

K. M.

TURQUIE

Sanglant attentat-suicide au cœur d'Istanbul

La Turquie a été frappée hier par un nouvel attentat suicide attribué par les autorités à un Syrien qui a tué au moins 10 per- sonnes, pour l'essentiel des étran- gers, et en a blessé 15 autres dans le cœur touristique d'Istanbul.

Cette explosion intervient alors que le pays est en état d'alerte maximum depuis l'at- taque la plus meurtrière survenue sur son sol, attribuée au groupe Etat islamique (Daesh), qui a fait 103 morts en octobre devant la gare centrale d'Ankara. «Je condamne fermement cette attaque terroriste commise par une per- sonne d'origine syrienne», a lancé le Président Recep Tayyip Erdogan lors d'un dis- cours prononcé à Ankara, semblant pointer du doigt une responsabilité des terroristes isla- mistes. Longtemps soupçonné de complai- sance envers les rebelles radicaux syriens, le régime islamo-conservateur turc a rejoint l'été dernier la coalition antidjihadiste internationa- le et multiplié les arrestations de membres présumés de Daesh. A l'issue d'une réunion d'urgence autour du Premier ministre Ahmet Davutoglu, le porte-parole du gouvernement Numan Kurtulmus a annoncé que l'auteur de l'attentat avait été identifié comme un Syrien né en 1988, sans toutefois donner son nom. La déflagration, très puissante, s'est pro- duite à 10h18 locales dans le quartier de Sultanahmet, sur l'ancien hippodrome qui borde la basilique Sainte-Sophie et la Mosquée bleue, les deux monuments les plus visités de la plus grande ville du pays. Les premières photos prises sur place montrent plusieurs corps démembrés cou-

chés sur le sol pavé de cette grande esplana- de, traversée chaque année par des millions de touristes venus du monde entier. Selon le bureau du gouverneur d'Istanbul, le premier bilan s'élève à au moins 10 morts et 15 personnes blessées. «La plupart de ceux qui ont été tués sont des étrangers», a précisé le vice-Premier ministre Kurtulmus, ajoutant que 2 des 15 blessés avaient été gravement touchés. Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a, quelques heures après, annoncé par télé- phone à la chancelière allemande Angela Merkel que la plupart des victimes de l'attentat survenu mardi dans le cœur historique d'Istanbul étaient des touristes allemands, ont rapporté les médias. Lors de la conversation, M. Davutoglu a présenté ses condoléances à la chancelière et indiqué que «les détails de l'enquête, menée méticuleusement, seront partagés avec la partie allemande», a précisé une source gouvernementale à l'AFP. Selon la chaîne d'information CNN-Türk, six touristes allemands figurent parmi les blessés. Le ministère norvégien des Affaires étrangères a pour sa part indiqué qu'un de ses ressortis- sants figurait aussi parmi les victimes. Berlin a recommandé «avec insistance» aux Allemands d'éviter «provisoirement» les «attractions touristiques» à Istanbul, alors que Paris a conseillé aux Français d'éviter le sec- teur de l'attentat. Sitôt après l'explosion, de nombreux témoins ont évoqué le scénario d'un attentat-suicide. «J'ai entendu une très forte explosion, et puis de nombreux cris. Et puis j'ai vu une boule de feu et je me suis enfui», a raconté à l'AFP un homme turc qui n'a pas donné son nom, «je suis sûr à 100% qu'il ne s'agissait pas d'une bombe mais d'un

attentat-suicide». La Turquie vit en état d'aler- te permanent depuis le double attentat-suicide islamiste qui a visé un rassemblement de manifestants prokurdes le 10 octobre devant la gare centrale d'Ankara, faisant 103 morts et plus de 500 blessés. En janvier 2015 déjà, une femme kamikaze originaire du Daguestan russe, dont la presse locale avait affirmé qu'el- le avait rejoint les rangs terroristes en Syrie, s'était fait exploser devant un poste de police du quartier de Sultanahmet. Un policier avait été tué. «Le mode opératoire, un kamikaze, et la cible, un groupe de touristes, suggèrent un attentat djihadiste», a commenté hier à l'AFP un diplomate occidental. «Si c'est le cas, c'est le signe que Daesh a décidé de s'en prendre à l'Etat turc», a-t-il ajouté, «jusque-là, ses cibles en Turquie étaient les Kurdes». La Turquie est également secouée depuis l'été dernier par la reprise de combats meurtriers entre les forces de sécurité turques et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui ont fait voler en éclats un cessez-le-feu qui tenait depuis plus de deux ans. Les rebelles kurdes visent en priorité militaires et policiers mais le 23 décembre dernier, une organisation armée kurde, les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), a revendiqué une attaque au mortier qui a visé l'aéroport Sabiha Gökçen, sur la rive asiatique d'Istanbul, faisant un mort et un blessé. M. Erdogan a promis à plusieurs reprises d'éradiquer le PKK. «La fermeté de la Turquie n'a pas changé», a déclaré hier l'hom- me fort du pays. «La Turquie est la première cible de toutes les organisations terroristes actives dans la région parce qu'elle les com- bat toutes avec la même détermination», a-t-il ajouté.

L’ATTENTAT DE LA MOSQUÉE BLEUE OUVRE LE DÉBAT SUR LES AMBIGUÏTÉS ERDOGAN

Le piège Daesh se referme sur Ankara

toutes leurs composantes (latine chrétienne, orthodoxe, Eglises araméennes, armé- niennes, musulmans sunnites effrayés par le wahhabisme de Daesh, chiites, laïques, sans dieux et citoyens lambda— majoritaires —) et la détermination de l’armée régulière ont anéanti les espoirs turco-saoudiens de voir s’effondrer l’Etat syrien. Il est vrai que le posi- tionnement clair de la Russie en faveur de la Syrie n’a pas été pour peu dans la sauvegar- de de la Syrie. Depuis, le rapport de force a longuement évolué en faveur des forces anti- ténèbres. Partout, les criminels de Daesh sont combattus, pourchassés, terrassés. Les USA et la France n’ont plus, dès lors, d’autre issue que de se déclarer contre le ter- rorisme dans le Moyen-Orient. Les attentats du Bataclan, de la «Belle Equipe», du «Petit Cambodge» en la sanglante soirée du 13 novembre 2015, ne laissent, d’ailleurs, guère le choix à François Hollande que celui de consentir, enfin, que l’on ne peut vaincre Daesh sans dialoguer et coordonner avec Bachar Al-Assad. La diplomatie française change donc de fusil d’épaule, du moins dans les proclamations de foi. A la Turquie et à l’Arabie Saoudite, d’autres missions sont assi- gnées. Trois essentiellement. Charcuter la probable victoire syro-russe sur Daesh, être là

Erdogan, le Président turc, a du mal à prononcer le mot Daesh. Nous verrons pourquoi.

De notre bureau de Bruxelles,  Aziouz Mokhtari

Après l’attentat hier dans le quartier touris- tique d’Istanbul, instruction sans doute a été donnée aux médias proches du pouvoir de brouiller, encore un peu, encore un moment, les pistes. Quelques heures après, le commu- niqué officiel de l’agence Anatolia reprend les termes du Président et parle d’une «personne d’origine syrienne» comme étant celle qui s’est fait exploser à proximité de la mosquée Bleue. La Turquie est, sans doute, la puissan- ce régionale qui a le plus aidé, financé, mani- pulé et orienté le terrorisme en Syrie et en Irak. Le mouvement Daesh n’aurait jamais pris autant d’ampleur sans l’apport turc et l’ar- gent saoudien. Dès le début de ce que l’on a considéré comme insurrection contre le régi- me syrien, en définitive un vaste complot concocté par la CIA et l’Otan et dont le managment a été confié à la Turquie et à l’Arabie Saoudite, Ankara a accepté ce rôle avec un zèle et une disponibilité effarants. La résistance des populations syriennes dans

au moment des négociations sur le démantè- lement des réseaux terroristes dont la plupart sont l’œuvre de laboratoires occidentaux et annihiler le retour de l’Iran dans l’affaire. Les attentats d’hier aux alentours de la mosquée et sans doute d’autres à venir, sont la réponse immédiate et sanglante de Daesh à la nouvelle politique turque. «Tandhim Edawla» ne voulant pas, spé- cialement, être le dindon de la farce (force ?) des nouveaux plans de l’Otan comme l’ont été les nébuleuses Talibane en Afghanistan ou les GIA, AIS, FIS en Algérie qui, après avoir été actionnés ont été sommés d’accep- ter les défaites. Ceci, évidemment, après avoir été vaincus militairement et mis hors d’état de nuire. En Algérie, c’est l’ANP qui a déjoué le complot. En Syrie, ça sera sans doute aussi le cas.La turquie peut s’en sortir du piège avec la neutralisation ou le départ d’Erdogan. Un, deux ou trois autres attentats comme ceux de la mosquée Bleue et le débat s’ouvrira à Ankara sur la gestion aventureuse du terroris- me par l’Etat Erdogan. Selon les correspon- dants des principaux médias européens dans la capitale turque, il (le débat) a déjà lieu

A. M.

SAEB AREKAT, INVITÉ EN ALGÉRIE, DÉNONCE

Un colonialisme pire que le terrorisme

Reçu avant-hier par le président de la République et le ministre des Affaires étrangères, le secrétaire général du comité exécutif et chef du département des négociations de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) a fait un diagnostic de la situation actuelle dans laquel- le sombre le peuple palestinien.

Naouel Boukir - Alger (Le Soir) - Le colonia- lisme est «sans nul doute» la pire forme que peut prendre le terrorisme aujourd’hui, a insisté Saeb Arekat lors de la conférence qu’il a animée à l’am- bassade de l’Etat de Palestine. Ajoutant que ce réseau que manipule aujourd’hui Israël à l’échelle globale n’est qu’un «outil» chargé d’occuper l’ac- tualité internationale et d’écarter la cause palesti- nienne de toutes les préoccupations gouverne- mentales des Etats. Ceci en s’interrogeant sur la

différence existant entre un terroriste qui extermi- ne des civils et un colon qui «immole des enfants palestiniens innocents», s’est-il indigné. C’est dans ce sens qu’il rejoint ce qu’a déclaré l’ambassadeur palestinien précédemment lors de ses interventions médiatiques, disant que «jamais il n’y aura de paix dans le monde si la Palestine demeure sous le joug israélien». Interrogé sur le degré d’instabilité qui règne aujourd’hui dans l’Etat de Palestine, en agitation, l’intervenant a résumé «l’angoisse» de son peuple en une seule phrase. Une mère dont les enfants partent à l’école le matin ne se préoccupe pas tant de leurs résultats scolaires mais de leur «éventuel retour» à la maison en fin d’après-midi vivants. C’est une «guerre criminelle» que livrent aujour- d’hui les forces coloniales israéliennes contre le peuple palestinien «sans défense», a déclaré le chef de l’OLP. Emprisonnements, détentions, assassinats, blocus, expropriations des terres, exode forcé et destructions des domiciles des citoyens palesti-

niens sont les évènements qui font partie de «notre quotidien», a-t-il énuméré. Néanmoins «nous incarnons la résistance», a-t-il souligné. Il n’y aura jamais place au doute ou à l’hésitation quant à «notre cause». Outre dissocier la cause palestinienne de la scène internationale, c’est également effacer de la carte géographique la Palestine que vise le colon par ses dernières extensions. Saeb Arekat a lon- guement insisté qu’il n’y aurait pas un Etat de Palestine à proprement parler sans le départe- ment de Ghaza ou de Jérusalem, dans son ensemble, en tant que capitale. Par ailleurs, avant de travailler sur une coopé- ration «régionale ou internationale» plus dyna-

mique, qui n’est certainement pas négligeable, il y

a lieu de constituer une solide communion inté-

rieure, a confié le responsable. Il est, en effet, assez sensible d’amener les mouvements Hamas

et Fatah à collaborer entre eux et avec le gouver-

nement en place. De plus, des différents syndicats

et parties prenantes sociales dont la société civile.

Pourtant, l’unité palestinienne, aujourd’hui, passe par l’entente interne. «Nul ne pourra nous aider si nous n’arrivons pas à coopérer entre nous», a confié Saeb Arekat. Oublier le langage des inté- rêts et se pencher davantage sur «notre cause commune» est ce qui se développe aujourd’hui. Questionné à propos de la reprise des rap- ports diplomatiques entre la Turquie et Israël, l’in- tervenant a révélé qu’il est «normal» que chaque Etat protège ses propres intérêts. Ceci en préci- sant que la Palestine et la Turquie ont toujours partagé des relations d’amitié. S’agissant de l’aide financière dont bénéficie l’Etat de Palestine annuellement, Saeb Arekat a souligné que c’est d’une «autonomie financière», entre autres, dont la Palestine a besoin. Ceci en dénonçant les accords et conventions signés et bafoués par Israël qui sont utilisés comme moyen d’ajournement perpétuel de la véritable cause palestinienne dont seul un référendum transpa- rent peut la libérer.

N. B.

Photos : DR

Le Soir

d’Algérie

magfemme03@yahoo.fr

Mercredi 13 janvier 2016 - PAGE 17

Le magazine de la femme

Page animée par Hayet Ben

BEAUTÉ

Les pires aliments pour la beauté de votre peau

Ben BEAUTÉ Les pires aliments pour la beauté de votre peau V ous avez bel et

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prolifèrent çà et là sur votre visage ?

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industriels, des fruits et des légumes le tout arrosé de beaucoup d’eau… sachez que certains aliments, d’apparence inoffensive, peuvent favoriser les boutons.

peu de produits

Irrésistible moelleux orange et chocolat

Irrésistible moelleux orange et chocolat Pour le gâteau (à faire la veille) : - 250 g

Pour le gâteau (à faire la veille) :

- 250 g de farine

- 250 g de sucre

- 250 g de beurre mou (+ 10 g pour le moule)

- 1 sachet de levure chimique

- 4 œufs

- 150 g de chocolat noir râpé

- 2 oranges + 1/2 orange Pour le glaçage :

- 100 g de sucre glace

- Le jus de 2 oranges et demi

Dans une terrine travaillez le beurre ramolli avec le sucre jusqu'à ce que le mélange soit crémeux. Ajoutez alors les œufs un à un, puis la farine avec la levure, le zeste râpé des oranges et le jus d'une orange et demie. Beurrez et farinez un moule à manqué. Garnissez le fond du moule de pâte. Saupoudrez de la moitié de chocolat râpé. Ajoutez une deuxième couche de pâte. Saupoudrez du reste de chocolat. Terminez par la pâte restante. Faites cuire 45 mn à thermostat 180°C. Dans une casserole, mélangez le sucre glace avec le jus de deux oranges et demi. Faites chauffer jusqu'à ébullition. Aussitôt cuit, démoulez le gâteau et arrosez-le de sirop chaud. Laissez- le s'imbiber (ne soyez pas impressionné par le volume de sirop). Dégustez froid.

Le sel Après la consommation de plats très salés, il vous arrive de vous réveiller avec les yeux bouffis ? C’est normal. Le sel favorise la rétention de liquide dans l’organisme et entraîne chez certaines personnes sensibles un gonflement des paupières et des poches sous les yeux, là où la peau est très fine.

Les fruits de mer Crevettes, autres fruits de mer sont naturellement riches en iode. Avec l’accumulation, l’acné est rapidement favorisée. Néanmoins, rien ne sert de se priver outre mesure. Ils ont un impact uniquement en cas de surconsommation.

Le lait Certains produits laitiers peuvent contribuer à une véritable poussée d’acné. Selon une étude datant de 2005 sur leur consommation, il existe une connexion spécifique entre le lait écrémé et l’acné. Probablement parce que les hormones biodisponibles sont beaucoup plus présentes, et stimulent excessivement le groupe de glandes responsables des sécrétions huileuses de la peau, d’où l’apparition de boutons.

Le sucre Moins surprenant, on sait que le sucre favorise le développement de boutons et stimule indirectement la sécrétion de sébum, avec pour résultat une peau grasse, brillante et des boutons. De plus, il nuit à la production de collagène rendant la peau plus vulnérable aux assauts du temps.

Info

Le gingembre

Info Le gingembre Durant des siècles, le gingembre a été largement utilisé dans les pays asiatiques

Durant des siècles, le gingembre a été largement utilisé dans les pays asiatiques pour soulager la douleur et notamment celle générée par l’arthrite et le rhumatisme. Cet aliment contient en fait des substances chimiques qui réduisent l’inflammation des muscles. Comme ces substances sont naturelles, peu ou pas d’effets secondaires sur la santé ont été liées à la consommation du gingembre.

Soupe veloutée au camembert

Soupe veloutée au camembert - 4 pommes de terre - 3 oignons - 3 tranches de

- 4 pommes de terre

- 3 oignons

- 3 tranches de pain mie

- 1 camembert

- 1 goussse ail

- 1 jaune d'œuf

- 20 cl de crème fraîche

- persil haché

- sel, poivre

Préparation de la recette :

Couper tous les ingrédients en petits morceaux, puis ajouter 2,5 l d'eau. Faire bouillir le tout pendant 20 mn, puis assaisonner et passer au mixer. Ajouter ensuite le persil, le jaune d'œuf et la crème fraîche. Servir.

Vrai/Faux

Le psoriasis peut se transmettre

FAUX Au contraire, le but de la méditation est de se plonger pleinement dans la réalité en essayant d’aller en profondeur en soi- même, au-delà du flot incessant de nos pensées et habitudes. Plus on la pratique, plus on développe de la clarté sur soi- même et le monde qui nous entoure.

Le massage est proscrit en cas de déchirure musculaire

Le massage est proscrit en cas de déchirure musculaire VRAI 40% des patients comptent un ou

VRAI 40% des patients comptent un ou plusieurs membres de leur famille atteints par la maladie. Quand un des parents est atteint, le risque pour l’enfant de souffrir de psoriasis varie de 5 à 10%.

La méditation permet de s’évader de la réalité

VRAI

La méditation permet de s’évader de la réalité VRAI Masser un muscle lésé par une déchirure
Masser un muscle lésé par une déchirure en pensant atténuer la douleur est une mauvaise

Masser un muscle lésé par une déchirure en pensant atténuer la douleur est une mauvaise idée. Une déchirure est comme une plaie et la manipuler peut avoir pour conséquence d’écarter les bords de cette plaie. De plus, la lésion peut saigner, un hématome peut se constituer et le masser pourrait entraîner des calcifications.

La viande apporte-t-elle en plus du fer d’autres vitamines ? Oui. Elle renferme des vitamines

La viande apporte-t-elle en plus du fer d’autres vitamines ?

Oui. Elle renferme des vitamines du groupe B et particulièrement de la vitamine B12. Cette dernière est surtout présente dans les viandes, poissons et crustacés. La vitamine B12 est essentielle à la croissance et au renouvellement de toutes les cellules du corps. Elle intervient à de très nombreux niveaux : systèmes enzymatiques, système nerveux, acides nucléiques constituant le noyau des cellules, globules rouges, etc.

Le Soir

d’Algérie

Détente

Mercredi 13 janvier 2016 - PAGE 18

d’Algérie Détente Mercredi 13 janvier 2016 - PAGE 18 M OTS F LÉCHÉS Par Tayeb Bouamar

M OTS

F LÉCHÉS

Par Tayeb Bouamar

Son nom Son Son ---------------- pays club Son prénom Acérée Pénalité ---------------- Contact
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Impie
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Terre
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Piété
Passée
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Ces colonnes abritent les noms de douze villes de Pologne. Une lettre ne peut être cochée qu’une seule fois. Définition du mot restant = «Roi»

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5- CRACOVIE 6- KATOWICE 7- BIATYSTOK 8- GDANSK

9- KOSZALIN 10- LUBLIN 11- PABIANICE 12- OLSZTYN

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3- WROCLAW

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GE-PETITE-VILAIN

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d’Algérie Détente Mercredi 13 janvier 2016 - PAGE 19 M OTS F LÉCHÉS G ÉANTS Par

M OTS F LÉCHÉS G ÉANTS

Par Tayeb Bouamar

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Le Soir

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Mercredi 13 janvier 2016 - PAGE 21

d’Algérie Publicité Mercredi 13 janvier 2016 - PAGE 21 NECROLOGIE DÉCÈS

NECROLOGIE

Publicité Mercredi 13 janvier 2016 - PAGE 21 NECROLOGIE DÉCÈS

DÉCÈS

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La famille Chenoui a l’immense dou- leur de faire part du décès de sa chère et regretté M me V ve Chenoui Zaïna née Chenane à l’âge de 83 ans, survenu le 11 janvier

2016.

La veillée mortuaire aura lieu le 12 jan- vier 2016 à son domicile, cité 2000-Logts, Nouvelle-Ville, Tizi-Ouzou. L’enterrement aura lieu aujourd’hui le 13 janvier 2016 à M’douha à 12 h. A Dieu nous appartenons, à Lui nous retournons.

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PENSÉES

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Pensée à la mémoire de Lakaf Tu es parti pour un monde meilleur. Ta gen- tillesse, ta générosité demeurent toujours pré- sentes. Ta très, très chère épouse, tes enfants et tes petits-enfants qui t’adorent, vava, demandent toujours à tous ceux qui t’ont connu d’avoir une pieuse pensée à ta mémoire. Que Dieu t’accueille en Son Vaste Paradis inch’Allah. F17680/B10

t’accueille en Son Vaste Paradis inch’Allah. F17680/B10 ––––––––––––––––––––

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Le 13 janvier 2014, tu es parti sans nous dire au revoir. La maison est vide sans toi, très cher et adoré frère Zerrougui Tahar Ses sœurs, son frère, ses neveux et nièces demandent à tous ceux qui l’ont connu d’avoir une pieuse pensée à sa mémoire et que Dieu l’accueille en Son Vaste Paradis.

F141328

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PERDU-TROUVÉ

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Suite au vol d’un cartable, nous, agence de communication, dégageons toutes responsabilités

quant à l’utilisation frauduleuse du registre du commerce n° 16/00- 0984859B12 daté du 25 septembre

2013

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FAIRE-PART

Les familles Fadel, Loukil, Sahli, Mechri et Atroun ont la douleur de vous faire part du décès de leur regretté grand-père et père

Fadel Abdelmadjid dit Haoues

La levée du corps se fera à son domicile 9, rue Emile-Lacanaux et l’enterrement aura lieu aujourd’hui mercredi au cimetière de Ben Aknoun.

«A Dieu nous appartenons, à Lui nous retournons».

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qui a soufflé sa 6 e bougie le 3 janvier 2016.

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PANORAMAPANORAMA
PANORAMAPANORAMA

TENDANCES

Officielle, dites-vous !

D es amis m’ont informé, deux jours avant, que tamazight allait être officiel dans la nou-

velle mouture de la Constitution. Je n’y ai pas cru, du tout. Chat échaudé craint l’eau froide, comme on dit. J’ai émis des doutes. Car j’ai eu, comme beaucoup d’Algériens, ma dose de promesses d’un système qui a fait du déni identitaire une carte de visite. J’ai dit et répété à ces amis que je ne croirai à ce miracle qu’une fois véri- fié, attesté, prouvé et certifié. Sinon, je continuerai à cultiver mes doutes. Une fois l’information rendue publique officiellement par le pou- voir, défendue par Ouyahia, un gar- dien du temple, avec la ruse qu’on lui connaît, dans les trois langues en usage, s’il vous plaît. Pour l’anecdo- te, le patron du FLN, offusqué du choix du patron du FLN-bis, à savoir le RND, sans raison ; car il fallait à notre Président la caution d’un ponte du régime qui soit trilingue, qui reflè- te la réalité linguistique du pays. Une fois l’information connue, donc, beaucoup d’Algériens, amazighs par- ticulièrement, ont crié victoire. Heureux, ils ont crié victoire, comme si la partie a été réellement mise dans la poche des acquis historiques de la cause identitaire. Je n’ai pas compris cette euphorie. Je n’ai pas compris cette rapidité à croire au miracle (au mirage ?). Il est vrai que notre désert est aride, au point où un mirage pourrait représenter une réali- té. Sauf que cette réalité est trompeu- se, comme l’est la promesse de ce projet de Constitution. Mais en fait, qui veut-on leurrer ? Personnellement, je voulais regar- der la chose par deux fois, avant de

Le Soir sur Internet :

http:www.lesoirdalgerie.com E-mail : info@lesoirdalgerie.com

réagir. C’est fait ! Les bras m’en sont tombés, comme un fétu de paille. C’est quoi ça ? me suis-je dit. C’est du sérieux ? Je me suis dit, une fois suffit à notre malheur. Un article 3 bis aurait suffi normalement au pou- voir pour tenter de nous feinter. Une fois suffit, messieurs ! De grâce, barakat ! Voilà donc, tamazight est officiel ; il occupe le même strapon- tin constitutionnel, comme la derniè- re fois, en 2003. Tamazight n’est pas encore national qu’il est déjà officiel. Tout est une question d’adverbe dans la rédaction viciée des rédac- teurs de cette mouture. Regardons bien les choses en face. L’arabe, qu’il faut protéger à tout prix, je me demande si ce n’est pas de lui- même, occupe royalement l’article 3, comme la dernière fois. Il règne en chef ; grand bien lui fasse. Je ne suis pas contre. Il n’est pas seulement langue nationale et officielle, il est langue officielle de l’Etat ( avec un E majuscule, s’il vous plaît !). Je vois, ici, comme un pléonasme constitu- tionnel. Une redite. Un doublon. Un tawkid, bien arabe, celui-là. Une langue officielle est langue de l’Etat, que je sache, non ? C’est ce que j’ai appris. Ou ai-je mal appris ? Langue offi- cielle de l’Etat, pour faire plaisir à qui ? Pour draguer quelle tranche de la société algérienne ? A moins que vous ne vouliez dire à tamazight :

«Reste tranquille, dans ton coin. Occupe-toi de ton folklore. Tu es loin de faire partie des flonflons de l’Etat. L’Etat ne veut pas de toi. Tu ne peux exprimer les passions de l’Etat, ni à l’intérieur, encore moins dans le cadre de notre diplomatie éclairée.» Tamazight est langue officielle. Tout court ! Non, il faut attendre que la future académie unifie la langue pour qu’elle soit officiellement offi- cielle. Ouf ! Je me rappelle de Mohand Idir Aït Amrane me dire :

«S’il faut attendre encore un siècle, ou deux, nous attendrons. Mais tamazight sera national et officiel.» J’ai bondi, ce jour-là, d’impatience. Je commence à croire qu’il avait rai- son, le père de «KKer a mis Umazigh». A ce rythme, on fera le siècle, ou deux. Un concept nouveau vient d’être inventé par les rédac- teurs de ce projet de Constitution :

«l’intention constitutionnelle», car il ne s’agit que de cela. Rien d’autre ! Mais dans quel but ont-ils fait cette concession ? Il faut chercher et creu- ser. Il y a crocodile sous roche ! Pour contrer le MAK, ai-je entendu quelque part. Peut-être ! Pour faire passer un cinquième mandat, ai-je entendu quelque part, aussi. Certainement, puisque la loi n’est jamais rétroactive. Normalement ! Parmi mes amis qui ont cru au mirage de l’officialisation de tama- zight, je leur dis que le strapontin constitutionnel, dénommé «article 3 bis» nous donnera des escarres, à coup sûr. On est loin de l’arrivée, car il faut qu’une langue unifiée sorte d’un laboratoire, un peu comme l’Espéranto, n’est-ce pas que la langue n’est qu’un ensemble de signes conventionnels, pour que tamazight devienne officiel, vraiment. Mais qui sont ces spécialistes qui vont contredire le verdict, déjà donné, par la société ? Puis, avant que ce projet ne devienne, lui, officiel que, déjà, des voix s’élèvent, ici et là, pour décrier cet article 3 bis, pas pour la même raison que moi. Que nous ! Je ne suis pas seul dans cet état d’esprit. Ceux-là, parmi eux quelques chefs de partis, nous oppo- sent l’unité de la Nation et un danger réel pour la langue arabe, qui, elle, a l’Etat dans son giron. Ouf, rien que ça ! Un danger pour l’unité de la Nation. Procédons par syllogisme : je suis amazigh, je suis donc un danger pour la Nation. A entendre ces gens-

je suis donc un danger pour la Nation. A entendre ces gens- Youcef Merahi merahi.youcef@gmail.com là,

Youcef Merahi merahi.youcef@gmail.com

là, je voudrais être apatride. Mais, je ne le ferai pas ce plaisir. Cette terre est mienne, aussi, n’en déplaise aux sycophantes. A vouloir trop tirer qu’elle risque de se casser, ya bani el-djazaïr. Plus loin dans ce projet de Constitution, je ne veux même me rappeler des articles, l’article 3 bis suffit à ma peine, des constantes sont mises en protection totale de la mère des lois. Y compris la langue arabe, dans ses caractères national et officiel. Sauf la langue amazighe qui ne figure pas dans le côté irrévo- cable de ces constantes. J’ai beau tenter de comprendre la logique des rédacteurs, je n’y arrive pas. Je suis submergé par la colère et l’impuis- sance. Si ma voix porte, qu’elle touche les sommets en berne de l’amazighi- té. Je suis triste de ne pas être plei- nement algérien. Et ce ne sont pas le cours sur Yennayer qui vont changer la donne, ni les statues de Massinissa, de Jughurta… qui vont satisfaire mon amazighité. En fait, mon algérianité !

Y. M.

POUSSEAVECEUX! 11,2% ou bess ! ParPar HakimHakim LaâlamLaâlam FLN. Saâdani fait observer une minute de
POUSSEAVECEUX!
11,2% ou bess !
ParPar HakimHakim LaâlamLaâlam
FLN. Saâdani fait observer une minute de silence en
hommage à…
hlaalam@gmail.com
@hakimlaalam
… David Bowie. Forcément, entre
artistes !
Comme je n’ai franchement pas le temps d’at-
tendre la déclaration du couturier de feu Chadli… feu
Smalto sur «qui a proposé quoi qui» à la démission
de Bendjedid, ni de guetter non plus les révélations
fracassantes de la veuve du chauffeur personnel du
cuisinier de l’époque à la présidence, je vais faire
avec ce que j’ai comme info vraie, recoupée, vérifiée
moult fois depuis sa publication. Et cette info aucune
veuve en réminiscence de souvenir, aucun ancien
silencieux rallumé au secteur alternatif ne pourra
venir la contredire, me l’enlever de sous ma dent :
11,2. Ne cherchez pas ce chiffre en ouverture dans
vos journaux et sites électroniquement exemplaires.
Vous ne le trouverez pas. Ou alors en très petit, en
caractères minuscules, lilliputiens, en bas, très en
bas de pages. Eh oui, le chiffre de l’augmentation du
taux de chômage, c’est moins vendant que les péripé-
ties post-chadliennes. Et pourtant, ce 11,2% vient
d’être officiellement communiqué il y a quelques
petites heures à peine. Rendant ridicules, pour ne pas
dire franchement obscènes, les crêpages de chignon
actuels sur la succession de Chadli, comment et par
quelle météo elle s’est faite, est-ce que Bendjedid a
démissionné de son plein gré consentant, ou alors
sur ordonnance délivrée par son médecin militaire.
11,2% ! Taux de l’ONS, l’Office National des
Statistiques. Je le précise, au cas où des sceptiques,
des amateurs du complot permanent penseraient que
je sors des statistiques de ma poche truquée. Et
comme l’ONS fait bien son boulot, faire du chiffre, il
en donne une autre de statistique édifiante : le taux
de chômage chez les 16-24 ans atteint les… 30% ! Elle
dit quoi la veuve Chadli ? Il dit quoi Nezzar ? Il
dément quoi Haroun ? Il assène quoi Betchine ? Il va
confirmer quoi Touati ? Et ça pèsera quoi au bout,
mis sur un plateau de la balance, en concurrence
avec le 11,2% et les 30% placés lourdement sur
l’autre plateau de la même balance ? Il ne s’agit pas
de verser dans la démagogie. D’ailleurs, à entendre
Laksaci, le gouverneur de la Banque d’Algérie, nous
n’avons même plus les moyens de nous payer de la
démago. Il s’agit juste de considérer ce fait, prioritai-
rement : l’Algérie, le Land-DZ a un taux de chômage à
deux chiffres et des poussières, beaucoup de pous-
sières derrière la virgule. Et le taux chez les jeunes
atteint près de la moitié de cette population majoritai-
re. Après, une fois que tu as posé ça sur ta table, tu
as le choix : t’extasier sur le refus de feu Aït-Ahmed
d’un poste de Président que Nezzar jure ne lui avoir
jamais proposé ou t’occuper du gros incendie social
qui gagne le pays. Là s’arrête mon boulot de journa-
liste. Rappeler les chiffres minimisés. Pour la suite,
pour les choix, voyez avec qui de droit. Ou de non-
droit ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar
continue.
H. L.