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MCA Lebib dit non, Boumdal dit oui «La présidence du Mouloudia m’intéresse» Boumechra, Ouamane et
MCA
Lebib dit non, Boumdal dit oui
«La présidence
du Mouloudia m’intéresse»
Boumechra, Ouamane et Belkhir sanctionnés
Michel «Je ne peux plus
accepter leurs absences»
Exclusif
LUNDI
De
notre envoyé
spécial en France
23
Les de révélations
Medjadi
Février 2009
(2 e partie)
QUOTIDIEN NATIONAL SPORTIF N°787 PRIX 20 DA
Achiou rassure les Kabyles
JSK
«JE VAIS BIEN,
MERCI !»
Yahia-Cherif
donne son OK
● «Des joueurs locaux
m’avaient accusé
d’avoir levé le pied
face au Brésil»
Hannachi-Haddad,
RDV confirmé
Boussefiane
«Belloumi et
Guendouz ne cessaient
USMA
d’attaque
Zemmamouche
pas de nous
insulter»
répond
● «Voilà pourquoi je
à Hannachi
m’appelle Liegeon»
si «Je
me demande
«Je me demande
si Chaouchi n’aurait
pas fait autant»
Guendouz
méritait
BOURAHLI out
Aujourd’hui votre
d’être en sélection»
supplément international
face au CRB
CRB
USMH
Voilà ce que
touchera Berguiga
USMB
LES JOUEURS
1,6 milliard
et un salaire
de 90 millions
MENACENT
«Notre argent,
sinon…»
Toual «Même
Oliver Khan n’aurait
pas sorti la reprise
de Penchai»
Anep 751817

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Le Buteur n° 787 Lundi 23 février 2009

Coup d’œil

ENTRETIEN

n° 787 Lundi 23 février 2009 Coup d’œil ENTRETIEN 2 e partie De notre envoyé spécial

2 e partie

De notre envoyé spécial en France Nacym Djender

Medjadi

«Je n’ai jamais connu mon père, mais je sais qu’il vit à Tiaret »

Que devenez-vous aujourd’hui ?

Je vis entre Menton et Lons-le-Saunier. J’ai ma

retraite de footballeur professionnel et j’ai une af- faire qui tourne à Menton. Je suis très proche de ma mère qui mérite vraiment beaucoup de bien. Je me suis rapproché encore plus d’elle depuis mon accident cérébral. Elle restait toute la nuit à mes côtés pour voir si j’allais bien. Elle a passé des moments difficiles depuis qu’elle nous a eus. Elle

a vraiment galéré la pauvre.

Vous comptez rentrer quand en Algérie ?

Je rentre au mois de mai prochain avec ma

mère. Ce sera un vrai pèlerinage pour moi. J’irai voir toute ma famille pour connaître tout le monde enfin. Je ferai du porte-à-porte jusqu’à la dernière maison. C’est une nécessité pour moi après ce que j’ai vécu durant toutes ces années. J’irai aussi voir les responsables de la Fédération pour leur proposer mes services. Je suis animé d’une énorme volonté. S’il faut que je reste sur

place, et bien je resterai jusqu’à la fin de mes jours.

A quel niveau vous voyez-vous servir le

football national à votre retour au pays ? Vu mes relations en France, je me verrais bien travailler en relation avec les joueurs profession- nels de l’EN. C’est ce qui m’intéresserait un jour. Mais je pense que la priorité, aujourd’hui, ce sont les jeunes espoirs. Je veux qu’on retrouve ces joueurs de talent qu’on avait avant comme Bel- loumi, Madjer, Assad, Guendouz, Merzekane…

C’étaient des joueurs de qualité. Pourquoi l’Algé- rie n’en a-t-elle plus produit d’autres ? Ce sont des questions qui sont directement liées à l’organisa- tion de la formation chez les jeunes. Pensez-vous que les locaux de l’époque avaient leur place en France ? Des 16 joueurs locaux qui composaient l’EN de mon époque, à mon avis, tout le monde pou- vait jouer en Ligue 1 en France. Il fallait voir comment ils jouaient tous. C’est vraiment dom- mage pour l’Algérie car ils auraient pu faire par- ler du football algérien encore plus. J’ai vu Madjer et Assad qui avaient joué en France par la suite. Je peux vous assurer qu’ils allumaient le feu ces deux- là. Ils avaient introduit un nouveau style, un nou- veau football, de très haute qualité. Je ne peux pas les oublier ces deux-là. Belloumi aussi était un peu comme Platini en France. Il était très timide, mais d’un talent incroyable. C’est un garçon que j’aimais beaucoup, même si ça avait été un peu chaud entre nous deux dans le vestiaire, après le match contre le Brésil.

Que s’est-il passé ce jour-

là au juste ?

La sélection algérienne lors dʼun match de préparation avant le Mondial-86. Debout de gauche à
La sélection algérienne lors dʼun match de préparation avant le Mondial-86.
Debout de gauche à droite : Medjadi, Guendouz, Megharia, Menad, Drid, Kaci-Saïd.
Accroupis de gauche à droite : Belloumi, Mansouri, Ben Mabrouk, Zidane, Madjer.

«Pourquoi déroule-t-on le tapis rouge à Zidane qui a refusé de jouer avec la sélection algérienne et insulte- t-on des joueurs comme Ben Mabrouk et moi qui avions la possibilité de jouer pour la France et qui avions opté pour l’Algérie ? Ce sont des choses que je ne comprends pas.»

professionnel pour ne pas verser dans ces bassesses.

Je n’ai jamais fait de déclaration pour dénigrer le jeu

ou le comportement de qui que ce soit. Contre le

Brésil, on avait fait le match qu’il fallait, seulement il

y a eu cette erreur d’incompréhension qui nous a

coûté le match nul. Si le gardien m’avait parlé, j’au-

rais tout de suite fait le nécessaire, mais il ne m’a rien dit et l’autre est arrivé comme un fou pour nous prendre le ballon. C’était en plus le grand Careca, il ne faut pas l’ou- blier…

C’est vrai. Ce n’était pas

n’importe quel joueur.

Quelques jours plus tard, il avait signé à Naples pour jouer au côté de Maradona. C’était l’un des meilleurs joueurs du monde à l’époque. Moi, je pense que sur ce match-là, ce but mis à part, on a été excellents à tous les ni- veaux. C’est là que tout a été

chamboulé. On aurait dû rester calmes et préparer le match suivant. Si on avait été aussi bons contre le Brésil, c’est qu’on avait des chances contre l’Espagne qui était d’un

niveau nettement moins bon. De plus, en

1986, on était très attendus car, en 1982,

le monde du football avait découvert le

talent de l’Algérien. On nous attendait au tournant. En 1986, certains vous ont repro- ché aussi d’être venu en EN après les éliminatoires, un peu quand la

se barrer du boulot sans l’autorisation de son em-

ployeur ? Il faut comprendre un peu cette situation. C’est pourtant simple, non ? Mais certains font ex- près de parler de ça, pour jouer sur la fibre nationa-

liste du peuple. Les gens sensés ne peuvent que comprendre. Et avant le match contre l’Espagne, il y a eu aussi quelques troubles au sein du groupe, non ? Je vais vous expliquer comment on était logés d’abord pour mieux comprendre la situation. En fait, à l’hôtel, on était séparés : les pros dans un bloc et les locaux dans un autre. On avait en fait nos bal- cons face à face. C’est la veille du match contre l’Es- pagne qu’il y a eu des échanges de mots entre nous des balcons. Il y avait qui contre qui ? De notre côté, il y avait Ben Mabrouk, Harkouk, qui ne comprenait pas un seul mot car il ne parlait que l’anglais et moi-même. De l’autre côté, on avait en face Guendouz en tête, Belloumi et d’autres joueurs.

«Contre le Brésil et l’Espagne, ce n’est pas Saâdane qui a joué.

C’est Guendouz et nous autres

joueurs qui étions sur le terrain.»

Qu’est-ce qui se disait au juste entre ces deux clans ?

Ça tournait toujours autour du pays. Ils nous di- saient qu’ils étaient les vrais Algériens, les gens du pays et qu’on n’était que des renégats et tout. Et de notre côté, c’était plutôt allez vous faire voir et des trucs comme ça. Qui a commencé les hostilités ? C’est Guendouz, suivi de Belloumi. Il ne vous aimait pas Guendouz ?

Attendez, on savait très bien dès le départ que les pros n’avaient pas la cote chez les joueurs locaux. Le seul à avoir été épargné c’était Dahleb. Et pour- tant il avait fait la même carrière que nous tous. On ne comprenait pas tout ce refus et toute cette haine.

Vous êtes quand même aussi algérien qu’eux

!

Mais allez leur expliquer cela ! Vous savez, même un joueur qui refuse de jouer pour l’Algérie gardera toujours cette étincelle de l’Algérie en lui. Vous n’avez qu’à voir Zidane. Il a joué toute sa car- rière pour la France, mais cela ne l’a pas empêché de garder l’Algérie dans son cœur. Alors, pourquoi dé- roule-t-on le tapis rouge à Zidane qui a refusé de jouer avec la sélection algérienne et insulte-t-on des joueurs comme Ben Mabrouk et moi qui avions la

possibilité de jouer pour la France et qui avions opté pour l’Algérie ? Ce sont des choses que je ne com- prends pas. On en fait plus pour lui que pour des joueurs qui se sont battus pour leur pays.

A propos de Guendouz, il a affirmé dans

Le Buteur que Rabah Saâdane était à l’ori-

gine de l’élimination de l’Algérie au Mexique,

à cause de sa «faible personnalité ». Vous êtes

d’accord avec lui ? Il faut rester sportif et gentlemen jusqu’au bout. Moi je dis stop à ce genre de mensonges. Si on a perdu contre le Brésil et contre l’Espagne, je pense que c’est la faute aux joueurs et pas celle de l’entraî-

neur. Saâdane avait des joueurs compétitifs, il a fait ses choix, il nous a donné les consignes qu’il fallait et tout. Ces sont les joueurs qui avaient joué, pas lui. Que pouvait-il faire d’autre ?

Et sa personnalité, vous en pensez quoi ?

Moi je me demande surtout si Guendouz a tou- jours été à la hauteur en EN. Je ne veux pas les énu- mérer comme il le fait pour les autres. Contre l’Autriche, en 1982, n’y était-il pas pour quelque chose dans ces buts ? Alors qu’il arrête de s’en prendre aux hommes qui ont tout donné pour l’EN. Dans un match on peut faire 89 minutes ex-

cellentes et en rater la dernière. Il ne faut pas dire qu’il a été mauvais. Est-ce qu’on peut parler un peu de votre fa- mille ? Il n’y a pas de souci. Vous avez des frères, des sœurs ? Oui, j’ai grand frère qui s’appelle Tahar qui est actuellement entraîneur des Espoirs de l’équipe de France de basket-ball, puis il y a eu moi qui viens après dans l’ordre des naissances. J’ai aussi deux sœurs plus jeunes que moi. Une qui vit à Besan- çon et qui travaille comme infirmière et l’autre qui tient un restaurant à dix kilomètres d’ici (Lons-le- Saunier, ndlr). Votre nom a toujours été une énigme pour

le public. Vous avez deux noms de famille :

Liegeon et Medjadi. Pourquoi donc ? C’est difficile à dire ; même moi je ne peux pas vous l’expliquer. La différence est à chercher chez mes parents. Tout ce que je peux vous dire, c’est que, quand j’ai eu 16 ans, on m’a annoncé que mon vrai nom c’était Medjadi. Alors que jusque- là, dans ma tête, je m’étais toujours appelé Liegeon à l’école comme ailleurs. J’ai de- mandé à ma mère qui ne m’avait pas donné d’explication rationnelle. Elle tournait autour du pot pour ne pas me choquer. C’était tout de même bouleversant pour un gamin de 16 ans de voir son nom remis en question. A quoi aviez-vous pensé alors ? J’ai tout de suite compris que c’était le nom de mon vrai père. Vos parents avaient donc divorcé, c’est cela ? Oui, oui, ils étaient divorcés depuis qu’on était tout petits et ma mère s’était remariée avec Liegeon Maurice, mon beau-père. On m’avait donc donné son nom jusqu’à l’âge de 16 ans. Lorsque j’avais découvert mon vrai nom, j’ai de- mandé qu’on fasse le transfert et on m’a accordé ce double patronyme de Medjadi-Liegeon. Voilà tout. Mais c’était difficile pour un garçon qui n’a pas connu son père d’appendre qu’il existe et qu’il est vivant à l’adolescence.

«J’avais espéré que mon père m’appelle en 82 pour me dire qu’il voulait enfin me voir »

On a eu des échanges de mots dans le vestiaire parce que certains joueurs m’ont ac- cusé, tenez-vous bien, d’avoir touché de l’argent de la part des Brésiliens pour les laisser mar- quer leur but. De la rigolade quoi ! Vous vous imaginez l’équipe du Brésil venir me voir

moi Medjadi pour les aider à battre l’Algérie ? C’était infect comme rumeur. Ben Mabrouk s’est mis de mon côté pour me défendre et c’est parti en vrille. Pouvez-vous nous raconter exactement com- ment ça s’est passé dès la fin du match ?

A la fin du match, on pensait, comme de cou-

tume, à échanger nos maillots avec nos adversaires

et à l’entrée des vestiaires, on a entendu des insultes

et des mots peu tendres qui nous parvenaient du côté des joueurs locaux. Je ne peux pas vous dire

exactement qui les avaient prononcés. Est-ce Bel- loumi, Guendouz ou un autre joueur ? Franche- ment, je ne saurais dire.

Ils disaient quoi au juste ?

Qu’on avait été payés pour perdre le match et

qu’on n’avait pas été assez bons. Des choses comme ça. Ce sont des accusations graves tout de même, non ? C’est bizarre comme on a voulu focaliser sur

le

1-0 contre le Brésil et faire oublier la raclée

de

3-0 contre l’Espagne, non ?

Moi aussi je pouvais me mettre à les accuser d’avoir vendu le match et les critiquer lorsqu’ils ont pris ce 3 à 0 contre l’Espagne. Surtout que je n’étais pas sur le terrain pour ce match-là. Mais j’étais assez

guerre était finie.

Il faut d’abord se remettre dans le contexte du football en France de cette époque. Il ne

faut pas leurrer les gens avec ces raccourcis. En 1986,

il n’y avait aucune obligation faite aux clubs comme

aujourd’hui avec les dates FIFA qui accorde aux

joueurs de rejoindre leur sélection nationale. C’est

quand même Monaco qui me payait, bon sang ! Je

ne pouvais pas aller à l’encontre du règlement in- terne du club. J’aurais été en abandon de poste, je vous le répète. C’était mon métier après tout. Quel professionnel de n’importe quel autre métier peut

Le Buteur n° 787 Lundi 23 février 2009

Coup d’œil ENTRETIEN

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Vous avez revu votre vrai père depuis ? Non, je ne l’ai jamais vu de ma vie. Et vous savez au moins s’il est encore en vie ? On ne m’a donné de nouvelles de mon père qu’en 1986 lors de la préparation à la Coupe du

Monde du Mexique. C’est là qu’on m’avait dit qu’il

y avait une grande famille Medjadi du côté de Tia-

ret. C’est alors que je me suis dit qu’un jour, il va

bien falloir aller faire un tour là-bas, histoire de voir de près ma famille. Vous irez à la recherche de votre père ? C’est mon souhait, oui. J’aimerais bien le ren- contrer un jour pour savoir qui il est vraiment. Il ne s’est jamais manifesté ? Non, non, pas une seule fois. C’est ce qui m’a un peu surpris lorsque j’étais venu en 1982. Je m’étais dit que maintenant que je suis en équipe nationale, j’espère qu’un jour il va m’appeler pour

me dire : « Voilà je suis ton père et que j’ai envie de te rencontrer ». Et là, ou on devient intime et on vit notre relation père-fils normalement, ou alors

il reste lui en Algérie et nous en France, c’est tout. Sans être trop indiscret, vous êtes encore ouvert aujourd’hui ? Vous voulez le ren- contrer au mois de mai par exemple ? Vous êtes prêt à pardonner ? Mon problème est que je suis assez têtu. Pour moi, s’il y a bien quelqu’un qui s’est occupé de moi, c’est ma mère. Lorsqu’elle s’est séparée de mon beau-père, elle s’est retrouvée seule à assumer l’éducation de ses quatre enfants. C’est là qu’elle a touché à nouveau le fond de sa vie. On lui a enlevé la garde de ses enfants pour les placer à la DDAS. Mon frère et moi avions été alors placés dans une famille d’accueil pendant quelques mois. C’est une famille française ou maghrébine ? Non, française de souche. Nous avons été sé- parés pendant tout ce temps-là qui paraissait pour les enfants de notre âge une éternité. Ma mère a dû travailler dur avant de convaincre les services so- ciaux et nous récupérer. Elle a vraiment trimé de- puis sa jeunesse pour nous élever. Aujourd’hui, de ses quatre enfants, aucun n’a raté sa vie, Dieu merci. Elle a fait de moi un footballeur profession- nel, mon frère aussi, il sélectionneur de l’équipe de France de basket-ball tout comme mes sœurs qui ont réussi leur vie. Chacun a gagné sa place dans la société et cela grâce à notre mère. Ça va être diffi- cile aujourd’hui pour moi d’aller à sa rencontre après tant d’années de séparation. Avez-vous gardé des souvenirs de votre en- fance en Algérie ? Non, rien. Les seuls souvenirs que j’ai gardé du pays remontent à l’époque où j’avais été sélectionné avec l’EN. Qui vous a contacté pour venir en EN ? C’est Bendrama. Un vrai Monsieur celui-là. Lorsqu’il m’en avait parlé je n’en revenais pas. Je ne voulais pas le croire même s’il n’avait rien d’un ri- golo, car une grande émotion m’avait envahi. J’al- lais enfin retourner sur les traces de mon enfance. Alors là, je ne vous dis pas quand on m’a appelé du

bureau d’Air Algérie pour me dire d’aller récupérer mon billet d’avion. J’ai tout de suite appelé ma mère pour lui apprendre la nouvelle. Elle avait pleuré la pauvre ce jour-là. Que gardez-vous justement de ce jour où vous avez foulé le sol de votre pays pour la première fois depuis votre départ ?

Si je dois dérouler le film de ce jour, je dirai que ce jour-là était empli d’émotion. J’en étais sub- mergé. C’est difficile de décrire cette scène avec des mots parce que ça faisait tout de même la première fois que je découvrais mon vrai pays. Vous étiez tout de même excité à l’idée de jouer pour les Verts, non ? Il y avait trop d’émotion liée au pays pour que je pense au football. Franchement, il n’y avait au- cune place ce jour-là pour le football. C’était trop fort pour penser à autre chose. Je vous dis que j’étais ailleurs. Je sentais tous les souvenirs de ma famille remonter à la surface. Ma pensée est allée vers ma mère et ma famille. Mais j’avais caché toutes ces émotions aux autres.

Et dire que certains avaient cru que vous al-

«En 86, on s’insultait des balcons de l’hôtel, entre locaux et pros»

liez laisser tomber l’Algérie pour jouer avec l’équipe de France. Je comprends cela parce qu’en 1982, j’avais réa- lisé une excellente saison avec l’AS Monaco et on m’avait fait comprendre que je pouvais prétendre à une place au sein de l’équipe de France. Qui vous l’avait dit, votre coach ? Oui, lui et le président du club disaient toujours que Liegeon pouvait bien faire partie de l’équipe de France. Mais dans ma tête, j’attendais secrètement un contact avec les Verts. Vous attendiez donc vraiment qu’on vous appelle d’Algérie ? Oui, bien sûr ! J’étais quand même un des meil- leurs espoirs du championnat de France. J’avais tout de même cette ambition de devenir interna- tional mais avec mon pays. Puis vint le jour où j’ai joué enfin mon premier match avec les Verts. Je crois que c’était contre le Zimbabwe si mes souve- nirs sont bons. Alors là, je ne peux pas vous expli- quer ce que j’avais ressenti ce jour-là. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre accident cérébral ? Il y a trois ans, j’étais au restaurant et d’un seul coup, je me suis effondré. Le Samu est arrivé et on m’a envoyé à l’hôpital de Lons-le-Saunier puis dans un centre spécialisé pour me remettre sur pied. J’avais perdu plusieurs facultés comme celle de lire ou écrire. J’avais même perdu l’équilibre. J’ai dû ré- apprendre petit à petit ces choses de base. J’avais

perdu la sensation du chaud et même des trucs bizarres comme par exem- ple les prénoms féminins. C’était vrai- ment incroyable. Je ne savais plus comment s’appellent mes propres nièces. Comment vous en êtes-vous sorti ? Je savais que ma vie n’allait pas s’arrêter comme ça. J’ai toujours été

Abdallah Medjadi (à gauche)petit écolier. interna- Le livret de famille montre que Maurice Liegeon est
Abdallah Medjadi
(à gauche)petit écolier.
interna-
Le livret de famille montre que Maurice Liegeon est son
beau-père et non pas son père.

un battant sur le terrain et dans la vie. Je me suis donc accroché à la vie de la manière la plus ferme. A tel point que les médecins n’en revenaient pas. Au- jourd’hui, je peux courir et même re- jouer au football avec les copains. C’est vraiment extraordinaire ce que j’ai vécu. Aviez-vous attendu un signe de la part de la FAF ? Sincèrement oui. Mais bon, je ne vais pas me lamenter sur un oubli ou une indifférence. Avec ce qui vous est arrivé, on peut comprendre qu’un ancien

espéré qu’on m’appelle comme on appellerait un vieil ami malade. C’est tout. Vous savez, ceux qui ont connu l’hôpital savent de quoi je parle. Lorsqu’on est cloué au lit, on espère tou- jours que les potes et la famille viennent vous rendre visite. Ça fait toujours plaisir. Vous avez été international tout de même. Ça donne quand-même à réfléchir tout ça, non ? Eh bien oui, ça doit donner à réfléchir aux

jeunes qui arrivent en sélection ou qui veulent faire un pas vers l’EN. Mais bon, je crois que c’est

une question d’organi- sation et le problème sera résolu. Rendez-vous donc

pour le mois de mai ? J’ai hâte d’y être. Je voudrais enfin dire aux Al- gériens qui m’ont témoigné de la sympathie depuis les années 80, que j’ai envie de frapper à leur porte pour dire à chacun d’eux merci du fond du cœur. Une ultime question. Vous est-il arrivé de couper une seule fois votre célèbre mous- tache ? (Il rigole) Pas une seule fois. Je la garde depuis l’âge de 16 ans à ce jour. Non, non, j’y tiens beaucoup.

Entretien réalisé à Lons-le-Saunier par Nacym Djender

tional peut facilement mourir dans l’indif-

férence totale, sans que la FAF ou le MJS ne soient mis au cou- rant. Sans doute. Mon ac-

cident date de trois ans et je n’ai pas reçu un seul un mot de réconfort de

la part des dirigeants du football algérien. Mais qu’on me comprenne bien aujourd’hui, je ne de- mande absolument rien à personne. Je dis juste que j’avais espéré recevoir une lettre ou un appel téléphonique de quelqu’un du bled pour me sou- haiter un prompt rétablissement, c’est tout. Cela m’aurait poussé à faire encore plus d’efforts pour guérir. Mais bon, personne n’était obligé à le faire aussi. Vous leur en voulez un peu aujourd’hui ? Vous rigolez ? Pourquoi en vouloir à quelqu’un alors que cet accident est un fait naturel de la vie ? Non, non, je n’en veux à personne. J’avais juste

«Je rentre en Algérie au mois de mai prochain»

Madame Liegeon Aouda

(maman de Medjadi)

«Abdallah a toujours été algérien à 100%»

Qui mieux que la maman de Medjadi pour nous raconter l’histoire énigmatique de son nom, Liegeon ? Khalti Aouda que nous avons eu l’honneur de rencontrer chez elle à Lons-le- Saunier, nous a accueillis avec une générosité remarquable et une extrême gentillesse. Elle nous a ouvert son cœur et son intimité comme personne ne l’aurait fait car, pour elle, le fait de sentir l’odeur du bled suffit à la mettre en confiance. Elle s’adresse ici, pour la première fois de sa vie, à un journaliste.

Racontez-nous la vraie version de la vie de votre fils Abdallah ? J’ai été mariée une première fois à un Algérien qui s’appelle Medjadi Âssed M’hamed, avec lequel j’ai eu mes deux garçons Tahar et Abdallah. C’est lui le vrai père d’Abdallah. Après notre divorce, la vie devenait de plus en plus dure tous les jours. Les pieds-noirs ne nous laissaient que des miettes pour subsister. Mon père était déjà décédé et ma mère n’arrivait pas à subvenir à nos besoins. On a vécu des moments extrêmement durs, sur lesquels je ne veux pas revenir sinon je vais me mettre à pleurer. Dieu seul sait ce que nous avons vécu. Le père d’Abdallah n’a pas accepté de garder ses enfants comme presque tous les hommes de l’époque. Je suis donc retournée chez ma mère avec mes en- fants. C’est là que j’ai connu les pires moments de ma vie, avec rien pour nourrir mes enfants. Mais d’où vient ce nom de Liegeon ? Après mon divorce, j’ai eu une demande en

mariage inespérée de la part d’un Français assez aisé, répondant au nom de Liegeon Maurice et qui a même accepté de se convertir à l’Islam pour m’épouser. Je ne pouvais tout de même pas me ma- rier à un chrétien ! C’est le responsable de la cellule des Moudjahidine à Tiaret, un certain cheikh Tahar, qui nous a mariés. Votre deuxième mari a accepté facilement vos enfants ? Oui, assez facilement parce qu’il tenait vrai- ment à m’épouser et il était assez aisé financière- ment. Il les a donc pris sous sa coupe. Il avait une boucherie à Oran et notre vie avait radicalement changé. Quelques années plus tard, il m’a dit qu’il voulait rentrer en France. Je l’ai donc suivi avec les enfants. Et le père de vos enfants, ne s’est-il pas op- posé à cela ? Je suis allée lui demander s’il voulait les récu- pérer ou me les laisser. Il a bien sûr refusé de les

garder. Il m’a même signé une décharge pour que Maurice Liegeon en soit le tuteur désormais. Et c’est comme ça que mes enfants ont hérité du pa- tronyme de mon second mari, Liegeon. Par la suite, une fois en France, c’est moi qui ai voulu que mes enfants gardent le nom de Liegeon pour les préserver du racisme. Un nom à consonance européenne, ça pas- sait mieux ? Exactement. J’avais fait cela pour les protéger de la société dans laquelle ils vi- vaient. Une fois en France, mon mari Liegeon avait complètement changé. Il a versé dans l’alcoolisme et ne faisait plus ses prières. Il m’a montré un visage à l’opposé de ce que j’avais connu en Algérie. Il a renié l’Islam et je l’ai tout de suite rejeté. J’ai donc vécu seule avec mes quatre enfants, car j’ai eu, entre temps, deux filles avec lui. J’ai alors galéré une fois de plus, et à l’étranger cette fois. Je ne vous raconte pas la misère dans laquelle nous avons vécu. Mais, malgré tout, j’ai réussi à élever mes enfants qui ont tous réussi leur vie au- jourd’hui par la Grâce d’Allah. C’est en revenant à chaque fois vers mes ori-

gines musulmanes et algé- riennes que j’ai réussi à garder la tête haute. Et qu’avez-vous pensé le jour où Abdallah vous a dit qu’il allait jouer pour l’Algérie ? Une immense fierté m’avait envahie. Vous ne pouvez pas imaginer mon bonheur. J’avais pris une belle revanche sur le sort ce jour-là. Les gens ont porté depuis un regard différent sur moi. On m’a respectée un peu plus car ils ont compris chez moi

à Tiaret que je n’avais pas perdu mon temps à l’exil. Mon fils m’a réhabilitée aux yeux des miens. Bien évidemment, je l’avais encouragé à y aller tête bais-

sée. Il aurait pu jouer pour la France aussi, vous le saviez ? Bien sûr, mais pour moi, il n’en était pas ques- tion car Abdallah est avant tout un Algérien comme vous et moi. Ce n’est pas parce que le des- tin a voulu qu’il grandisse en France qu’il allait re- nier ses origines. Dans la famille, même si le nom de Liegeon nous a tou- jours accompagnés, nous sommes et nous resterons Algériens jusqu’à la mort. Certains ont cru en 1982, que votre famille n’avait que très peu d’at- taches avec l’Algérie. Vous n’avez qu’à voir autour de vous dans la maison. Je ne savais pas que vous alliez venir. Ab- dallah ne m’a appelée que cinq minutes avant votre arrivée. Vous ne pensez tout de même pas que j’aurais pu changer le décor en si peu de temps. Vous voyez, la télévision est branchée sur Canal Algérie, écoutez le Adhan (la prière de l’Îcha, ndlr),

regardez sur les murs tous ces tableaux de Coran et de Hadiths. Vous pensez que vous avez affaire à des non musulmans ? J’ai toujours gardé cette flamme de l’Algérie en moi. C’est vrai que mes en- fants parlent très peu l’arabe, mais il faut voir dans quelles conditions je les ai élevés ! C’est le lot de toutes les mères qui ont divorcé à l’étranger. Entretien réalisé à Lons-le-Saunier par Nacym Djender

le lot de toutes les mères qui ont divorcé à l’étranger. Entretien réalisé à Lons-le-Saunier par

Tours de piste pour Berchiche

En plus de Berramla absent, un autre joueur ne sest pas entraîné avec le groupe, malgré sa présence

Celui-

stade : Koceïla Berchiche.

au

ci s’est contenté deffectuer quelques

avant d’aller rejoin-

tours de piste, dre le vestiaire.

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Le Buteur n° 787 Lundi 23 février 2009

Berramla rate la reprise…

Berramla rate la reprise… Tous les joueurs ont répondu présents hier matin pour la re- prise

Tous les joueurs ont répondu présents hier matin pour la re- prise des entraînements, sauf un seul élément. Il s’agit de Tayeb Berramla qui a été autorisé à s’ab-

senter par la direction et l’entraî- neur. Le milieu de terrain kabyle

a fait savoir à ses interlocuteurs

qu’il ne pourra pas être de retour

à Tizi Ouzou qu’aujourd’hui dans

la soirée, le temps qu’il règle une

affaire personnelle. Il reprendra les entraînements demain avec le reste du groupe.

Entraînement

en solo

Resté à Oran alors que ses co- équipiers s’entraînaient à Tizi Ouzou, Tayeb Berramla n’est pas resté inactif. Bien au contraire, il s’est entraîné à deux reprises di- manche pour garder la forme.

Ambiance

décontractée

Les joueurs de la JSK ont repris le chemin des entraînements hier. Alors qu’on s’attendait à ce que l’ambiance soit plus ou moins lourde, après l’échec enregistré dans leur antre jeudi passé face à l’USMA, c’est le contraire qui s’est produit. En effet, il a régné une bonne ambiance entre les joueurs. Il faut dire que ces derniers n’avaient rien à se reprocher par rapport à la prestation qu’ils ont fournie jeudi dernier.

Coup d’œil JSK

Achiou rassure les Kabyles

J eudi dernier, la rencontre entre la JSK et l’USMA n’a pas été sans conséquences
J eudi dernier, la rencontre entre
la JSK et l’USMA n’a pas été sans
conséquences du côté kabyle en
matière de blessures. Le joueur le
plus en vue de cette confrontation,
en l’occurrence Hocine Achiou, a
contracté en seconde mi-temps une
blessure au niveau de la cheville. Il
avait eu du mal à terminer la partie.
La preuve, par moments ça se
voyait clairement qu’il boitait. A
l’issue de la rencontre, le milieu de
terrain kabyle montait difficilement
les escaliers qui menaient vers les
vestiaires, il ne pouvait le faire sans
s’appuyer contre le mur. A ce mo-
ment-là, certains avaient craint le
pire pour leur nouvelle coqueluche
qui a retrouvé la joie de jouer, après
plusieurs mois d’arrêt. Finalement,
ces craintes se sont avérées infon-
dés, car la blessure dont souffre
Achiou n’est pas aussi méchante et
il pourra être à nouveau compétitif
dès ce week-end. Tout comme pour
Boussefiane, nous avons cherché
confirmation auprès du kiné de
l’équipe : «Achiou n’a rien de grave.
La preuve, il s’est entraîné normale-
ment avec le reste du groupe et peut
jouer dès le prochain match.»
Lyes A.
vais bien,
«Je merci
Vous aviez contracté
une blessure jeudi dernier face
à l’USMA. Comment vous sen-
tez-vous à présent ?
Merci beaucoup, il s’agissait
d’une légère foulure à la cheville.
Dieu merci, je me porte mieux. La
preuve, je me suis entraîné le plus
normalement du monde avec le
reste du groupe.
Vous serez donc d’attaque ce
jeudi face au Khroub…
Je l’espère bien, nous avons toute
une semaine pour préparer ce ren-
dez-vous. J’espère qu’on sera à la
hauteur ce jeudi et qu’on reviendra
avec un bon résultat.
Vous ne semblez guère être af-
fectés après le nul concédé face
à l’USMA…
Non, pas du tout. Il faut bien
tirer un trait sur ce match. C’est
vrai qu’on aurait facilement pu
l’emporter. Dommage ! Mainte-
nant, il faut se focaliser sur les
matches à venir. Il faut tout oublier,
car nous avons d’autres rencontres
importantes à préparer. C’est pour-
quoi il faut se remettre au travail et
au plus vite.
Entretien réalisé par Lyès A.

Lang s’explique avec ses joueurs

Depuis qu’il a pris en main l’é q u i p e ,

ses joueurs Depuis qu’il a pris en main l’é q u i p e , Jean-Chris-

Jean-Chris-

tian Lang a instauré une cou- tume, celle de réunir ses joueurs avant la première séance d’en- traînement de la semaine et de leur parler durant un bon mo- ment. Dimanche, le technicien français n’a pas dérogé à cette règle. Les joueurs se sont placés au milieu du terrain autour de leur entraîneur. Celui-ci est re- venu avec eux sur la rencontre de jeudi passé face à l’USMA, no- tamment sur ce qui n’a pas mar- ché. Lang a demandé surtout à ses éléments de tirer les ensei- gnements nécessaires de cette contre- performance afin d’éviter de retomber dans les mêmes dif- ficultés à l’avenir.

Des sixtes

au menu

Pour clore la séance d’entraîne- ment d’hier matin, l’entraîneur de la JSK a organisé des sixtes qui ont permis aux joueurs de se défouler. C’était l’occasion pour les blessés, à l’instar de Achiou et Boussefiane, de prouver qu’ils sont d’aplomb.

Entraînement

ce matin

Tout comme hier, les joueurs de la JSK ont rendez-vous aujourd’hui sur le terrain du 1er-Novembre dans la matinée.

Boussefiane

reprend

Son souhait d’affronter jeudi passé son an-

cienne équipe, Boussefiane a dû le mettre au frigo, le temps qu’il se rétablisse, ce qui est dés- ormais le cas. En effet, hier à l’occasion de la re- prise, il a repris le chemin des entraînements. Mieux, il a travaillé le plus normalement du monde, au même titre que les autres joueurs. Pas

de travail spécifique au programme et le joueur

a même pu s’adonner à nouveau à une partie de

foot lors des sixtes organisés en fin d’entraîne- ment. Ce qui suppose qu’il est d’attaque, déduc- tion confirmée par le kiné du club, Rachid Abdeldjebbar, alias « Guillou ». «Avec Bousse- fiane, nous avons décidé d’aller doucement pour éviter une éventuelle rechute. Nous avons préféré lui faire rater deux matches et pouvoir compter sur lui pour le reste de la saison. Aujourd’hui (NDLR : propos recueillis dimanche), le joueur s’est entraîné le plus normalement du monde et je peux vous affirmer que sa blessure n’est plus qu’un mauvais souvenir. Maintenant en ce qui concerne son retour à la compétition, cela dépendra des choix de l’entraîneur.» Voilà qui est dit et Bous- sefiane peut à nouveau se concentrer sur ce qui sera sa première apparition sous le maillot ka- byle. Peut-être que cela se fera ce jeudi face à l’ASK. Wait and see. Lyès A.

«Cette fois-ci, tout est OK !»

Accosté à la fin de la séance d’entraînement d’hier, l’attaquant Moha- med Boussefiane était tout heureux d’avoir réintégré le groupe. Il affirme dans l’entretien qui suit sa dis-

ponibilité à prendre part

au match de jeudi prochain

face à l’ASK.

Vous vous êtes entraîné au- jourd’hui avec le groupe ; est-ce à dire que vous vous êtes rétabli ? Oui, oui, ça va. Aujourd’hui, je n’ai pas eu de difficltés à supporter la séance. J’ai même pris part au sixte. Ça me réjouit d’avoir tenu le bout. J’avoue que j’étais quelque peu réticent au dé- part, mais finalement, ça s’est très bien passé.

Est-ce à dire que vous êtes prêt pour la compétition ? Normalement ! Je dis cela car je dois encore attendre un jour ou deux pour voir. En principe, tout est OK. Physi- quement aussi, je ne pense pas que j’ai

beaucoup de retard à rattraper.

Y a-t-il des chances pour que vous fassiez vos débuts ce jeudi face à l’ASK ? Tout est possible, même s’il faut at- tendre la décision du coach. C’est à lui que revient le dernier mot. Il a pu vé- rifier aujourd’hui que je me sentais bien. Après, on a encore jusqu’à mer- credi pour voir. Cela dit, personnelle- ment, j’ai envie de rejouer. Les circonstances ne me l’ont pas permis jusqu’ici, mais je piaffe d’envie, je ne vous le cache pas, de renouer avec la compétition.

Ça vous a fait quoi de rater le match face à l’USMA ? J’étais frustré. Ce match, j’aurais aimé le jouer. Ça me tenait à cœur, mais bon, je n’y pouvais rien du mo- ment que ma blessure à la cuisse m’en empêchait. Mais ce n’est que partie re- mise. Il y a ce match au Khroub qui se profile à l’horizon et j’aimerai bien y être. Quoi qu’il en soit, je ferai de mon mieux pour me préparer en consé- quence.

Entretien réalisé par Achour Aït Ali

en soit, je ferai de mon mieux pour me préparer en consé- q u e n

Le Buteur n° 787 Lundi 23 février 2009

5
5

Coup d’œil JSK

Yahia-Cherif

donne son accord

2009 5 Coup d’œil JSK Yahia-Cherif donne son accord Y ahia-Cherif à la JSK, si l’on

Y ahia-Cherif à la JSK, si l’on par- lait ? Ceci pourrait paraître far- felu d’annoncer la venue d’un

joueur aussi courtisé, encore lié de surcroît, au milieu de la saison ; mais l’info qui nous est parvenue hier est tellement crédible que ça vaut vrai-

ment la peine de s’y attarder. Le

joueur koubéen, qui n’est plus en odeur de sainteté du côté de Benhad- dad, aurait donné son accord de prin- cipe à Hannachi pour la saison prochaine. Les deux hommes, qui se sont parlés il y a quelques jours au té- léphone, ont donc renouvelé leur in- térêt mutuel. Il faut dire que Hannachi n’a jamais caché son désir d’enrôler l’ailier droit koubéen, à qui il ne rate jamais l’occasion de le lui faire savoir. Ainsi donc, les dernières mésaven- tures de Yahia-Cherif en club et cette prise de bec avec un groupe de sup-

porters à l’entraînement auraient dé- finitivement fait décider le joueur de rejoindre la JSK. Comme nous l’affir- mions donc plus haut, Hannachi et Yahia-Cherif ont, affirme une source

proche du dossier, tout réglé récem- ment. Il ne resterait donc que la

concrétisation de ce transfert par une signature d’un contrat en bonne et due forme. Ce qui ne risque pas de se faire, du moins avant la fin de la sai- son. En attendant, le joueur a laissé dire qu’il préférerait se concentrer sur son club, même s‘il a assuré que dans sa tête, il est déjà « Canari ».

Divergences autour de la durée du contrat

Seulement, il faut dire que dans ce dossier, les choses ne sont pas aussi claires que ça. Car une certaine diver- gence subsiste toujours quant à la durée du contrat de Yahia-Cherif au RCK. Au moment où le joueur sou- tient mordicus qu’il sera libre en juin, le président Hannachi s’est assuré de son côté que l’attaquant est encore lié au RCK jusqu’en 2010. Le joueur sou- tient, en effet, que son contrat ne peut pas aller au-delà de cette saison, conformément au bail de trois ans qu’il aurait paraphé au moment de sa promotion chez les A, au même titre que certains joueurs de sa génération. Quoi qu’il en soit, le doute subsiste encore. Voici justement le point qui

risque de faire traîner les choses. Car, jusqu’ici, c’est l’argument brandi par les dirigeants koubéens pour faire ca- poter le transfert de Yahia-Cherif que la JSK voulait il y a deux ans de cela.

Hannachi prêt à mettre trois joueurs dans la balance

Cela dit, ce détail aussi important soit-il ne semble pas décourager le président Hannachi qui est plus que jamais décidé à enrôler le buteur kou- béen. Et pour ce faire, il a déjà pris le taureau par les cornes en amorçant un premier round de négociations avec le président de section du RCK, Kamel Oughlis. Hannachi ira même plus loin en proposant trois joueurs de son effectif actuel en échange de Yahia-Cherif. La perspective de ra- cheter la lettre de libération de ce joueur n’effraie, a priori, pas Hanna- chi qui veut clore ce dossier dès main- tenant sachant que s’il tergiverse, d’autres clubs pourraient entrer en scène et ceci ne ferait que faire mon- ter davantage les enchères. Affaire à suivre.

Hannachi- Haddad, rendez-vous confirmé Et ça repart ! L’hypothèse faisant état de la venue de
Hannachi-
Haddad,
rendez-vous
confirmé
Et ça repart ! L’hypothèse faisant
état de la venue de l’homme d’af-
faires Ali Haddad à la JSK est de
nouveau remise sur la table. Le pré-
sident Hannachi et le patron du
groupe ETRHB devraient se voir
sous peu pour « re » discuter de la
manière dont le deuxième cité
pourrait aider la JSK. La perspective
d’un financement est très envisagée.
Notre source a affirmé que Haddad
et Hannachi ont évoqué de nouveau
le sujet lors d’une cérémonie à
Alger, datant d’il y a dix jours. Les
deux hommes ont convenu d’un
rendez-vous dans le bureau de Had-
dad, mais le départ de Hannachi en
France pour quelques jours a re-
porté ce tête-à-tête. Mais ce ne se-
rait que partie remise, rassure notre
source, puisque Hannachi et Had-
dad devraient se voir dans le cou-
rant de cette semaine pour discuter
d’une possible collaboration.

Et ça reparle de Amroune !

Comme rapporté dans l’une de nos dernières livraisons, la direction ka- byle songe dès maintenant à renfor- cer son effectif, en prévision de la saison prochaine. Ainsi, si la piste menant à l’attaquant burkinabé, Moussa Traoré, est sur le point d’aboutir, un autre dossier, nous dit- on est rouvert. L’on reparle, en effet, de l’ex-attaquant du CRB, Seif-Eddine Amroune. Celui-ci, qui a résilié son contrat avec Le FC Mons (D1, Bel- gique) a été proposé encore une fois à Hannachi. Pour le moment, ça ne fait que parler. Autrement dit, aucune dé- marche de recrutement n’est envisa- gée. Hannachi veut, à en croire notre source, d’abord s’enquérir de l’état de forme du joueur et de son parcours l’année dernière. Après, c’est vrai du point de vue des qualités intrin- sèques, Amroune reste une valeur sûre, mais à la JSK on ne veut pas se précipiter à prendre une décision hâ- tive. Nous y reviendrons.

A. A. A.

Amaouche : «Cette non-convocation

n’a pas affecté mon moral»

: «Cette non-convocation n’a pas affecté mon moral» Jeudi passé, vous n’avez pas été retenu dans

Jeudi passé, vous n’avez pas été retenu dans la liste des 18 joueurs en perspective de la rencontre face à l’USMA ; comment avez- vous pris cela ? Ce serait vous mentir que de dire que je n’ai pas ressenti un pincement au cœur. Il est vrai qu’un joueur veut prendre part à toutes les ren- contres, mais il y en a certaines qui l’enthou- siasment plus que d’autres par rapport à la qualité de l’adversaire, comme c’était le cas jeudi passé puisqu’en face il y avait l’USMA. Je vou- lais vraiment jouer ce match.

Vous avez donc mal pris cette non convoca- tion ? Prendre mal une non-convocation, c’est faire du bruit autour d’elle, moi ce n’est pas le cas. Lorsque la liste des 18 a été annoncée, je n’ai rien dit et j’ai souhaité bonne chance à mes coéqui- piers avant de m’éclipser. J’ai dit simplement que je voulais jouer ce match et aider mon équipe, c’est tout.

Vous respectez le choix de l’entraîneur ? Ma réaction après l’annonce de la liste des 18 est la meilleure réponse. Je n’ai jamais été un joueur à problèmes, et ce n’est pas maintenant que je vais le devenir. Moi, je suis un joueur, je m’entraîne toute la semaine et je me tiens à la disposition de mon entraîneur et de mon équipe.

Cela vous a certainement donné un coup au moral Non, il n’y avait qu’à me voir à l’entraînement ce matin (ndlr : entretien réalisé hier) pour s’en rendre compte. Comme à mon habitude, j’ai af- fiché une très bonne forme. A travers les dures expériences vécues durant ma carrière, je me suis forgé un mental d’acier, je ne suis pas du genre à me laisser abattre facilement. Malgré cette non convocation, je continuerai à travail- ler sérieusement et me tenir prêt, au cas où mon équipe aura besoin de moi. Entretien réalisé par A. H.

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Le Buteur n° 787 Lundi 23 février 2009

Coup d’œîl MCA

Michel

«J’ai déjà l’équipe qui affrontera El Eulma»

Lachkham en solo

Le néo-milieu de terrain des Vert et Rouge, Chakib Lachkham, s'est entraîné hier matin en solo, alors que ses coéquipiers étaient en train d'affronter l'ESMK au ter- rain annexe du stade du 5-Juillet. Le Tunisien s'est contenté d'exer- cices de vitesse et d’accélération sous la houlette du kiné du club.

Tous les joueurs présents L'entraîneur français du Mou- loudia, Alain Michel, a enfin pu récupérer
Tous les joueurs
présents
L'entraîneur français du Mou-
loudia, Alain Michel, a enfin pu
récupérer tous ses joueurs lors de
ce match amical. En effet, tout le
monde était présent et ce depuis
plusieurs jours. Chaoui et Hadjadj
ont, à leur tour, repris avec le
groupe. La preuve, ils ont pris
part au match d'hier matin contre
l'ESM Koléa.
Yacef n'a pas joué
Hamza Yacef n'a pas pris part
au match amical contre l'ESM
Koléa. L'attaquant mouloudéen a
effectué l'échauffement avec
l'équipe de la première mi-temps,
mais a dû quitter le stade. Auteur
d'un but face au RCK, il va sans
doute retrouver la confiance après
un passage difficile lors de la pre-
mière phase de championnat.
A la fin du match amical disputé par son équipe
face à l’ESM Koléa, nous avons sollicité l’en-
traîneur des Vert et Rouge, Alain Michel, qui
s’est montré comme à son habitude disponi-
ble pour répondre à nos questions. On ne
une autre façon de jouer, une façon qui sort de l’ordi-
naire. Cela nous aurai aidés à évoluer et à jouer d’une
autre manière. Hélas pour nous, on devra patienter en-
core avant de pouvoir compter sur Faris. »
Il retrouve
son ami Amirat
Hamza Yacef était heureux de
retrouver son ami Athmane Ami-
rat lors de cette rencontre. Les
deux joueurs ont longtemps dis-
cuté avant le début du match. Il
est à noter qu’ils ont joué ensem-
ble à l'USMA et au NAHD.
pouvait donc entamer la discussion sans ouvrir la pa-
renthèse sur cette équipe qui a été alignée lors du pre-
mier half contre Koléa et qui ressemble, à deux
éléments près, à celle qui avait battu le RCK jeudi passé.
Un choix rarissime, tant le coach français avait pour ha-
bitude de faire jouer ceux qui manquent de compéti-
tion dans les jambes. « J’ai profité de ce match test pour
faire tourner l’effectif mais aussi pour mettre en place le
schéma tactique avec lequel on affrontera le MCEE ce
jeudi. C’est pour cette raison que j’ai fait jouer en pre-
mière mi-temps, pratiquement à un ou deux éléments
près, l’équipe type qui sera alignée ce week-end. Dans
ma tête j’ai déjà le onze qui affrontera El Eulma »
«J’ai préféré ménager
Yacef et Badji»
Alors qu’il a fait tourner pratiquement l’ensemble de
son effectif, Fayçal Badji et Hamza Yacef se sont conten-
tés de quelques tours de piste et d’une séance d’étire-
ment. Le coach a tenu à rassurer les Chnaoua sur ce
forfait, nous disant : « Je rassure tout de suite les sup-
porters, j’ai préféré ménager Badji et Yacef après tous
les efforts qu’ils ont consentis face au RCK en les dis-
pensant de prendre part au match amical. »
Bella heureux de
retrouver ses ex-
«La suspension
de Yacef ne m’inquiète pas»
Outre Amirat, qui a retrouvé
son ami Hamza Yacef, un autre
joueur était heureux lors de cette
«Je compte opter
pour une défense à trois»
rencontre. Il s'agit de l'ex-défen-
seur mouloudéen, Imad Bella, qui
Pour ce qui est du schéma tactique que Michel devra
prôner ce week-end, l’entraîneur mouloudéen nous dira
a opté pour l'ESMK lors du der-
nier mercato d'hiver. Il a en effet
discuté avec ses anciens coéqui-
piers.
« Comme vous l’avez constaté, j’ai joué avec trois dé-
fenseurs et deux arrières latéraux afin de renforcer mon
arrière-garde et pouvoir par la suite opérer par des
Au moment où il revient en force avec ce but de la
délivrance signé face au RCK, le week-end dernier,
Hamza Yacef devra déclarer forfait pour le match de ce
jeudi face au MCEE du fait qu’il sera suspendu pour
cumul de cartons. Une absence qui n’inquiète pas outre
mesure l’ex-technicien de Grenoble qui nous dira à ce
propos : « Certes, j’aurais aimé avoir Yacef pour le match
de ce jeudi du fait qu’il revient en force mais ce n’est pas
contres. C’est cette tactique que je compte appliquer face
à El Eulma »
Hamadou a repris
si dramatique que cela puisque je peux compter sur lui
pour le match suivant. »
Pour sa part, Yacine Hamadou a
effectué son grand retour à la
compétition après une longue pé-
riode d'absence due à une bles-
sure au genou. Le milieu de
terrain mouloudéen s'est blessé
lors du match USMB-MCA qui a
«C’est dommage que
Khenniche se blesse
à nouveau»
«J’ai aujourd’hui sanctionné
et Belkheir»
Durant cette rencontre amicale, Faris Khenniche s’est
une nouvelle fois blessé à l’adducteur alors qu’il comp-
tait énormément sur ce match test pour refaire surface.
eu lieu à Mouzaïa. Il a même raté
Une situation qui inquiète au plus haut point Michel
le stage hivernal de Sousse à cause
de ladite blessure. En principe, il
pourra reprendre du service à
partir de la quatrième journée.
qui aurait aimé récupérer son joueur pour la suite des
événements. « C’est dommage que Khenniche se blesse
Trois joueurs du Doyen à savoir, Boumechra, Oua-
mane et Belkheir, n’ont pas été alignés face à Koléa par
mesure disciplinaire. « J’ai décidé de sanctionner Oua-
mane, Boumechra et Belkheir en ne les faisant pas jouer
aujourd’hui contre Koléa par mesure disciplinaire. Le fait
de s’être absentés une nouvelle fois lors de la reprise m’a
incité à les sanctionner car c’est trop » conclut l’entraîneur
à nouveau. J’aurais vraiment aimé le récupérer pour la
mouloudéen, irrité par ces absences à répétition. T. Che
suite du championnat car il représente par ses qualités
Chaoui-Belaïd, une
charnière inédite
En amical : ESMK 0 - MCA 1
Alain Michel a aligné hier lors
du match amical ESMK-MCA
une charnière centrale inédite :
Un bon test avant le MCEE
Chaoui-Belaïd. Ces derniers ont
composé l'axe du Mouloudia en
seconde mi-temps.
Bedbouda a
joué les 90'
Le Mouloudia d'Alger a disputé
hier matin un match amical
contre l'ESM Koléa sur le terrain
annexe du stade du 5-Juillet.
Cette rencontre s'est soldée par
une victoire des Vert et Rouge sur
le score d'un but à zéro. L'unique
réalisation de la partie a été l’œu-
vre de Réda Babouche sur pe-
nalty, à la 12'. Le penalty a été,
pour rappel, provoqué par Hamza
Koudri. Les Mouloudéens ont do-
concrétiser pour autant les nom-
breuses occasions que se sont
créées. En ce qui concerne la se-
conde mi-temps, le jeu était assez
équilibré du moment que l'entraî-
neur des Vert et Rouge a changé
son effectif. Ce match a été l’oc-
casion pour Michel d'incorporer
les revenants, à l'image de
Chaoui, Hadjadj et Hamadou. Un
bon test pour les Mouloudéens à
quelques jours d’avant match très
difficile qui aura lieu contre le
Mouloudia d'El Eulma ce jeudi au
stade Messaoud-Zeggar. T. Che
Brahim Bedbouda est le
seul joueur à avoir disputé
l'intégralité de la rencontre. Il
miné la première mi-temps, sans
L'équipe de la 1 re mi-temps : Benhamou, Besseghir, Babouche, Zed-
dam, Coulibaly, Koudri, Bedbouda, Daoud, Khenniche, Younès, Bénié.
Celle de la 2 e mi-temps : Doukha, Bouchama, Bedbouda, Chaoui,
Belaïd, Hadjadj, Hamadou, Kabla, Amroune, Hadj Bouguèche.
en effet été aligné sur
a
le flanc
gauche de la défense du
Mou-
loudia. Il se pourrait
qu'il soit
Biquotidien
aligné d'entréece jeudi contre
hier
Les protégés d'Alain Michel se sont entraînés hier en fin d'après-
midi, soit juste après le match contre l'ESMK. Michel a opté pour le
biquotidien afin que ses joueurs maintiennent la forme.
le MCEE.

Mehdi Aïzel

«Il y a possibilité de saisir l’IGF pour une

contre-expertise

financière»

Le comité directeur qui a laissé en- tendre que Amrous a dépensé 16 milliards de centimes depuis qu’il a pris l’équipe en main, comme nous l’a affirmé le secrétaire général du club et porte-parole de cette structure, en l’occurrence Mehdi Aïzel, a l’intention d’aller très loin de cette affaire. En effet, les membres du comité di- recteur, et au moment où le président du club est en train de procéder à un audit financier, comme il l’a dit, comptent saisir l’IGF pour une contre-expertise financière. «Comme je l’ai déjà affirmé, il y a 16 milliards de centimes qui ont été dé- pensés jusqu'à présent. En outre, ce n’est pas seulement la gestion financière de Amrous qu’on conteste, mais sa gestion sur tous les plans. En effet, Amrous est en train d’opérer un audit financier, comme il l’avait annoncé et j’aimerais bien y apporter des précisions. Ce der- nier compte faire seulement le bilan fi- nancier par le bisais du commissaire aux comptes, une personne intègre qui devrait aller au fond des choses. En plus clair, les bilans ne doivent au aucun cas être survolés. Par ailleurs, il y a possibilité qu’on saisisse l’IGF pour procéder à une contre-expertise du bilan financier », dira Mehdi Aïzel.

«Amrous a intérêt à démissionner et il ne peut plus délibérer»

D’autre part, Mehdi Aïzel estime que Amrous doit démissionner de son poste de président, du fait qu’il n’a plus le droit de délibérer. «Amrous a intérêt à démissionner. Il travaille seul, donc il ne peut plus délibérer, après la mission menée par le comité directeur. D’ailleurs, il sera saisi dans les jours qui viennent par la DJSL. Ce qui revient à dire que toutes ses décisions sont caduques, pour les raisons déjà citées. Amrous doit savoir que ce n’est pas son bilan financier ou les résultats de l’équipe qui vont le sauver. Au risque de me répéter, c’est toute sa gestion qui est contestée», a conclu Mehdi Aïzel.

K. M.

Khenniche rechute «encore»

Farès Khenniche s'est blessé en- core une fois. Cela s'est passé hier à l'issue de la rencontre amicale qui a mis aux prises le Mouloudia d'Alger avec l'ESM Koléa. Le milieu de ter- rain des Vert et Rouge s'est blessé en- core une fois. Selon une source autorisée, le joueur souffre d'une blessure à l'adducteur. Recruté lors du dernier mercato hivernal, l'ex-so- ciétaire de l'US Créteil s'est blessé pour la troisième fois en deux mois. Pis, il n'a même pas bouclé le deuxième mois, puisqu'il a rejoint le club à Sousse par un mardi 6 janvier. Il s'est même blessé lors de sa pre- mière apparition avec le Mouloudia, le jour de son arrivée à Sousse. Une blessure qui a poussé beaucoup de gens dans l'entourage du club à se poser des questions sur son recrute- ment. Les supporters ont même commencé à douter de cette transac- tion, ce n'est pas normal qu'un joueur se blesse à trois reprises en 52 jours. En dépit de cette situation, l'entraîneur mouloudéen croit tou- jours en ce joueur, surtout qu'il connaît ses capacités. A.Y.

Le Buteur n° 787 Lundi 23 février 2009

7

Coup neuf MCA

Lebib pressenti pour le COA

La piste Boumdal se précise

C omme rapporté dans notre précédente li- vraison, l’homme fort du Mouloudia, en l’oc- currence Rachid

Marif, a pris attache avec l’ex-prési- dent du club à l’époque de Sona- trach dans la fin des années 80, ainsi que Sid-Ali Lebib, qui avait occupé des hautes fonctions dans les institutions de l’Etat et les ins- tances sportives. Toutefois, il se trouve que ce dernier est pressenti pour prendre les destinées du Co-

mité olympique, où il fait l’unani- mité au sein du COA et les fédéra- tions sportives. Ainsi, la piste de Mâamar Boumdal se précise, puisqu’il a été contacté par des émissaires de Rachid Marif, qui veut opérer un changement au sein du vieux club algérois.

L’idée de Lebib ne date pas d’aujourd’hui

En effet, l’idée de proposer le poste de président à Sid-Ali Lebib ne date pas d’aujourd’hui. Il y a quelques an-

nées, d’anciens dirigeants avaient pris attache avec Lebib, mais ce dernier avait décliné poliment l’offre bien qu’il voue un grand amour pour ce club lorsqu’on sait qu’il était un athlète d’élite au MCA dans la spé- cialité du judo. Les Mouloudéens avaient songé à lui à cette époque, du fait que c’est une grande personnalité qui impose le respect par ses compé- tences et son charisme. D’autre part, il entretient d’excellentes relations avec toute la grande famille du club dont il en fait partie Et voilà que

cette idée vient de refaire surface, mais Lebib, comme précisé, est pressenti pour le COA.

Boumdal sera l’homme du consensus

Maintenant, il est clair que c’est Mâamar Boumdal qui est pressenti pour succéder à Amrous lors de la pro- chaine assemblée élective et ceux qui avaient pris attache avec lui comptent expliquer à leurs pairs les raisons qui ont motivé ce choix. Le nom de ce der- nier a été déjà évoqué la saison passée

après la démission de Karcouche, où des dirigeantsinfluentsl’ontproposé au cours d’une réunion pour qu’il se pré- sente aux élections en fin de saison, mais d’autres responsables n’avaient pas cautionné l’idée à l’époque. C’est à Am-

rous qu’ils avaient préparé le terrain, en étant le seul candidat après que Gaceb et Bachta se sont retirés à la dernière minute. Ainsi, Boumdal sera, sans aucun doute, l’homme du consensus lors de la prochaine AGE, à moins que d’autres noms soient proposés ces

K. M.

jours-ci.

Trente et une signatures ont été recueillies

Les deux tiers de l’AG passent à l’action

Comme déjà rapporté dans notre précé- dente édition, les membres de l’AG viennent d’emboîter le pas au comité directeur pour réclamer à Amrous de tenir une assemblée générale extraordinaire dans les plus brefs délais. Ainsi trente-deux membres de l’AG ont déposé leur signature pour provoquer l’AG extraordinaire, ce qui représente les deux tiers des membres de la composante de l’assemblée générale du MCA. Cela dit l’étau se resserre sur Amrous, lorsqu’on sait que l’action menée par les membres de l’AG est conforme aux règle- ments… En vertu des textes qui régissent les associations sportives, il est clairement stipulé que les deux tiers des membres de l’AG, qui est souveraine, ont le droit de pro- voquer une assemblée générale. Lorsque l’on sait que trente et un mem- bres, sur les quarante-quatre qui compo- sent l’AG du Mouloudia ont apposé leur signature, on peut dire d’ores et déjà que les règlements leur ouvrent le droit de deman- der la tenue d’une assemblée générale.

La demande sera déposée aujourd’hui à la DJSL

D’autre part, on croit savoir que ladite de- mande signée par les deux tiers de l’AG sera déposée aujourd’hui au siège de la DJSL, dont une copie sera adressé à Amrous par le biais d’un huissier de justice pour le sommer à tenir une assemblée générale dans les plus brefs délais. Le président du Mouloudia avait, lui-même, l’intention d’organiser une assemblée générale extraordinaire à la fin du mois de février, avant qu’il ne revienne sur sa décision, comme nous l’avons déjà évoqué lors de notre précédente livraison. De cela on pourra déduire qu’en plus de l’action menée par le comité directeur qui s’est appuyé sur l’article 54 du règlement inté- rieur du club, les deux tiers des membres de l’AG se sont mis au diapason de cette action.

La DJSL veillera au respect des règlements

Conformément à la réglementation et si Amrous refuse de tenir l’AG dans les deux semaines qui suivent la demande, qui sera déposée au niveau de la DJSL aujourd’hui, cette instance, garante du respect des règle- ments, prendra l’affaire en main et pourra elle-même procéder à l’organisation de l’AG. Autrement dit, l’AG est inévitable au Mouloudia, au même titre que le change- ment. Les membres de l’assemblée géné- rale, qui est souveraine, vont se prononcer sur l’avenir du vieux club algérois.

K. M.

Boumdal : «Oui, je suis intéressé par la présidence du Mouloudia»

Comme annoncé exclusivement par Le Buteur lors de notre précédente édition, Maâmar Boumdal, président du Mouloudia entre 1983 et 1991 et un léger passage en 1996, a été approché par des personnes influentes au club afin de succèder à l'actuel président Sadek Amrous, qui se trouve dans sur un siège éjectable. Dans cet en- tretien, il nous a confirmé cette information, tout en abordant d'autres sujets. Ecoutons-le, c'est passionnant.

Vous vous êtes éclipsé de la vie du club depuis votre dernier passage à la tête du club en 1996, est- ce qu'on peut avoir vos nouvelles? Ça va. Dieu merci. J'ai préféré me re- tirer en restant concentré sur mes af- faires personnelles. Rentrons dans le vif, dernièrement on a commencé à évoquer avec in- sistance votre nom dans l'entourage du club comme étant le futur suc- cesseur de l'actuel président Sadek Amrous, peut- on avoir plus de dé- tails?

A vrai dire, oui. J'ai entendu cela par le

dé- tails? A vrai dire, oui. J'ai entendu cela par le deux reprises, la première entre

deux reprises, la première entre 1983 et 1991, et la seconde fois en 1996, lorsque Belkacem Bou-

chouika était parti. J'avais ainsi réussi à sauver

le club après un début de saison très difficile. Je

ne suis pas le seul, les anciens dirigeants du club ont tous été oubliés.

En tant qu’ancien président du club, il y a les autres sections qui ont changé d'appel- lation ; que pensez-vous de cela? Le Mouloudia n'est pas à diviser. J'ai présidé ce club avec dix sections sous la main. Vous

savez, dans la vie il y a des joies et des décep- tions. On ne peut pas mettre à l'écart une sec- tion qui présente un problème, et garder les sections qui ramènent des titres. Il n'y a qu'un seul Mouloudia, le Mouloudia club d'Alger. Il y

a eu deux conflits, le premier celui de l'associa- tion, et le seconde celui du GSP et le Moulou- dia. Il faut réunir tout le monde pour trouver une issue aux problèmes du club. Que pensez-vous de la gestion de l'actuel président, Amrous? Honnêtement, je ne peux pas donner mon avis sur la gestion du club par le président Amrous. Sûrement, il a eu des problèmes que je

ne connais pas. Mais vendredi passé, sur les ondes de radio El-Bahdja, le secrétaire général du club, en l'occurrence M. Aizel, a déclaré que l'actuel président a dépensé 16,5 mil- liards de centimes en six mois seulement, votre avis? Là aussi, je ne peux pas donner mon avis sur cette gestion dans la mesure où je n'ai pas les données nécessaires sur les dépenses. N'oubliez

pas que mon dernier passage à la tête du club était en 1996, et je pense qu'en treize ans tout a changé. Peut-on avoir votre avis sur l'action menée par les membres du comité di- recteur qui ont signé une motion de retrait de confiance à l'encontre du président Sadek Amrous? Moi, j'ai toujours pensé que le dialogue est la seule solution pour régler n'im- porte quel litige. Cependant, j'en suis sûr qu'ils ne se sont pas trompés. Je n'incri- mine personne, mais il faut savoir que ce n'est pas logique que les sept membres du comité directeur se trompent. Une personne peut se tromper, peut-être deux, mais pas les sept. Ils doivent avoir leurs raisons. Autre fait qui a fait couler beaucoup d'encre et de salive dans l’entourage du club, c'est la déclaration de M. Djouad, le président du GSP, qui a traité les membres du comité direc- teur de va-nu-pieds, un commen- taire? Moi, je respecte tout le monde. Durant la pé- riode où j'avais présidé le club, personne ne m'a touché d’un mot mal placé, ou quelque chose

de ce genre. A mon avis, Djouad n'a pas le droit

de traiter les membres du comité directeur de va-nu-pieds. Ce sont des enfants du Moulou- dia. Je vous raconte une anecdote, une fois je me suis déplacé dans un quartier chic lorsque j'étais président du MCA ; des gens m'ont dési- gné du doigt en disant ‘voila le président des va-nu-pieds’ mais je leur ai répondu poliment. Les jeunes qui vont au stade sont tous dans une situation sociale très difficile, mais ce ne sont pas des va-nu-pieds. Revenons à notre sujet de discussion, à sa- voir la présidence du club, on a même évo-

biais de plusieurs personnes. Il ne faut pas oublier que ce n'est pas la première fois que mon nom circule dans l'entou- rage du club. Mais, est- ce que vous avez été appro- ché? Oui, je le confirme. J'ai été approché par des personnes très influentes dans le club. J'ai discuté avec eux par téléphone, on a échangé les idées. Mais, jusqu'à pré- sent, on est au stade de réflexion seule- ment. Il ne faut pas trop s'enflammer. Mais vous confirmez les approches… Oui, il y a bel et bien eu des approches. Mais on attend le moment propice pour prendre des décisions. Est- ce que vous avez discuté avec M. Marif, en tant que président d'honneur du Mouloudia? Non. Sincèrement, je n'ai pas discuté avec M. Marif, qui est un très bon ami. Ça fait long- temps, qu'on n'a pas discuté ensemble.

Etes-vous intéressé par l'idée de présider le club ? Oui, pourquoi pas ? J'aime le Mouloudia. Je suis à la disposition de ce club pour l'aider de sortir de la situation très difficile qu’il vit ac- tuellement. C’est vraiment intolérable que le Mouloudia vive de tels problèmes. C'est un grand club, en principe ce qui se passe actuel- lement ne devrait pas se passer. Je suis l'actua- lité du club à travers la presse, et ça me touche beaucoup. Je suis prêt à servir le club encore une fois. Néanmoins, un problème se pose. Lequel?

Il ne faut pas oublier que je ne suis pas mem-

bre de l'assemblée générale. C'est le seul handi- cap, mais je pense que ça peut se régler. Cependant, ce que je n'ai pas compris, c'est que les gens qui ont établi cette liste ont oublié les gens qui ont beaucoup servi le Mouloudia. Pourquoi ça ? Je ne sais pas. Il faut faire appel aux gens qui ont servi ce club, au moins leur

permettre d'être des membres de l'AG du Mou- loudia. Moi, par exemple, j'ai présidé le MCA à

qué le nom de Sid-Ali Lebib…

Vous venez de m'apprendre cette informa- tion. Tout ce que je peux dire, c'est qu'il est le bienvenu. Je suis même prêt à travailler en col- laboration avec lui. Pour conclure, quels sont vos objectifs avec le Mouloudia, si bien sûr vous succé- dez à Sadek Amrous ? Tout d'abord, il faut que tous les gens sachent que je ne suis pas un demandeur d'emploi. Sin- cèrement, je suis bien avec mes enfants, en plus je suis retraité. C'est-à-dire que je suis à l'aise. Je veux rassembler toute la famille moulou- déenne. On doit aussi commencer à préparer la SPA, puisque le MCA doit se reconvertir aux nouvelles réglementations d'ici deux ans. Le plus important, c'est d'avoir de très bons ges- tionnaires ; l'argent seul ne suffit pas. Mais je sui persuadé qu'on trouvera des solutions.

Entretien réalisé par Hamza Rahmouni

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Le Buteur n° 787 Lundi 23 février 2009

Coup de colère USMH

Des joueurs réclament la deuxième tranche

A près avoir attendu plusieurs semaines du-

rant leur deuxième tranche de la prime de

signature sans rien voir venir, les joueurs

ont déjà commencé à manifester leur méconten- tement vis-à-vis de la direction. Griche et ses co- équipiers ne se sont pas gênés d’aller voir le président Laïb après la fin de l’entraînement, alors que d’autres les imiteront le lendemain du match contre le NAHD pour lui rappeler que les délais fixés étaient dépassés. Laïb, de son côté, a tenu à rassurer les joueurs qu’il était inutile de s’inquiéter et que tous les éléments de l’effectif percevront leur argent comme convenu au départ. Le premier res- ponsable de l’USMH a rappelé aux joueurs que la phase retour ne fait que commencer et que les dé- lais fixés au départ n’étaient pas vraiment dépassés et qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter.

Les dirigeants exigent des résultats

Si l’on tient compte de la déception des diri- geants, conséquence des derniers mauvais résul- tats de l’équipe, on peut supposer que le règlement de la deuxième tranche des joueurs n’est pas pour demain. Selon plusieurs dirigeants, la direction du club a donné assez d’argent lors de la première par- tie du championnat sans pour autant se montrer ferme avec les joueurs. Pour certains responsables du club, la façon avec laquelle la direction harra-

du club, la façon avec laquelle la direction harra- chie avait payé les joueurs n’a pas

chie avait payé les joueurs n’a pas motivé les joueurs à se surpasser. C’est la raison pour laquelle certains parmi les dirigeants sont pour la méthode d’un payement en fonction des résultats. Même le pré-

sident Laïb ne semble pas être contre cette idée qui pourrait pousser les joueurs à se donner encore plus lors des matches officiels.

Laïb était clair à ce sujet

Lors de la réunion ayant regroupé les joueurs avec le président Laïb, ce dernier a été très clair sur la question d’argent en laissant entendre que dés- ormais, il sera exigé aux joueurs d’avoir un bon rendement pour pouvoir ensuite parler argent.

Des joueurs pensent au boycott

On a appris que certains éléments parmi les ti- tulaires pensent déjà au boycott, en signe de mé- contentement vis-à-vis de la direction qui, selon eux, tarde à les régulariser. L’absence de Aïssaoui qui n’a plus donné signe de vie depuis le match contre le NAHD pourrait être interprétée comme un boycott, étant donné qu’il fait partie des joueurs contestataires.

Ferhat n’a rien reçu de sa première ttrraanncchhee

Le jeune attaquant Oualid Ferhat est, selon toute vraisemblance, le seul joueur à n’avoir perçu jusqu’à l’heure actuelle aucun centime de sa première tranche de signature. Selon des proches du joueur, les 20 millions de centimes que la direction lui a octroyés sont de la saison passée.

N. R.

Saïbi, c’est fini !

L’USMH ne pourra plus compter sur les services de l’avant-centre Saïbi, du moins pour les cinq derniers matches du championnat. L’ex-attaquant harrachi, qui se trouve en Arabie Saoudite pour quatre mois, ne pourra pas revêtir le maillot l’USMH cette saison, son contrat avec le Ahly de Djeddah expirant à la fin du mois de mai. A cette date, le championnat de première division aura déjà pris fin. Par ail- leurs, si l’on tient compte de la durée du contrat qu’a signé Saïbi à l’USMH l’été dernier, l’on s’aper- çoit qu’il est d’une durée d’un an. En d’autres termes, dès la fin du mois de juin, Saïbi sera libre de tout engage- ment avec l’USMH. Par conséquent, on peut d’ores et déjà dire qu’il ne revê- tira plus le maillot jaune et noir, sauf si la direction re- négociera avec lui un nou- veau contrat pour la saison prochaine. En tenant compte des moyens financiers de l’USMH, il sera difficile à l’ac- tuelle direction de s’aligner sur les offres d’autres clubs qui seront éventuel- lement intéressés par les services de cet atta- quant. Si l’on tient compte de son statut de meilleur buteur de l’aller, il est certain que des clubs se manifesteront pour l’engager.

certain que des clubs se manifesteront pour l’engager. Boutrig «On doit se racheter pour nos supporters»

Boutrig

«On doit se racheter pour nos supporters»

Tout d'abord, un petit retour sur le match contre le NAHD et votre semi-échec à domicile ? Personnellement, je suis toujours déçu par ce résultat nul qui n'arrange pas nos affaires, car les points perdus à domicile ont un pesant d'or. Certes, ce genre d’accident arrive à toutes les équipes du monde, mais quand cela se passe lors de la phase retour, c’est diffi- cile à digérer.

Comment expliquez vous cette contre- performance ? Pour moi, le huis clos en est la seule raison. Cette sanction nous handicape beaucoup. Le fait de jouer devant des gradins vides n’est pas motivant, car nous avons pris l'habitude d'évoluer en présence de nos supporters qui nous

encouragent vraiment.

Nombreux sont ceux qui pensent à un mauvais choix tactique… Beaucoup, en effet, pensent la même chose, mais je ne partage pas cet avis. Personnellement, je ne suis pas d"ac- cord, puisque le coach connaît très bien les capacités de chaque élément et s'il a choisi cette option, c'est qu'il en est convaincu.

Un dernier mot ? J'espère que tout ira pour le mieux dans les prochaines rencontres. Nous devons éviter de tomber dans le doute. L'équipe a besoin de tous ses moyens pour se ressaisir. Entretien réalisé par Nacer Eddine Ratni

Programme

spécifique

pour Touahri

Même s’il s’est rétabli de sa blessure à la cheville, le jeune Amine Touahri ne s’entraîne toujours pas avec le groupe. Dans le souci de ne pas lui faire courir le risque de rechuter, le coach Boualem Charef a décidé de lui programmer un travail spéci- fique basé sur des séances légères et des tours de piste en solo.

Reprise avec

quelques

absents

La reprise des entraînements samedi après-midi a été carac- térisée par la présence d’une grande majorité des éléments de l’effectif, à l’exception de quatre joueurs qui ont brillé par leur absence, à savoir Aïssaoui, Naïli, Benabderahmane et Souakir.

à savoir Aïssaoui, Naïli, Benabderahmane et Souakir. Naïli en tenue de ville Le milieu de terrain

Naïli en tenue de ville

Le milieu de terrain Bilal Naïli fait par- tie des éléments qui ont raté la séance de reprise samedi dernier, en raison d’une lé- gère blessure. Toutefois, il était présent au stade en tenue de ville. En fait, Naïli était venu pour s’excuser et justifier son ab- sence à l’entraînement.

Aïssaoui n’a pas repris

ab- sence à l’entraînement. Aïssaoui n’a pas repris Alors que tous les joueurs de l’effectif ont

Alors que tous les joueurs de l’effectif ont re- pris le chemin du stade hier matin, pour prépa- rer le match contre l’ASO, seul Aïssaoui continue de briller par son absence. A l’heure où nous mettons sous presse, l’enfant d’El Bayadh n’a donné aucun signe de vie depuis jeudi, soit après le match contre le NAHD. Selon certains joueurs, Aïssaoui aurait pris la direction d’El Bayadh pour y passer quelques jours en famille, mais aussi en signe de protestation contre sa non régularisation de sa deuxième tranche. Ce n’est pas l’avis des dirigeants pour qui cette absence n’est guère un boycott, mais juste une façon d’éviter de rencontrer l’ASO, son ex-équipe, avec laquelle il est toujours sous contrat.

son ex-équipe, avec laquelle il est toujours sous contrat. Benabderahmane blessé Le défenseur central Farès
Benabderahmane blessé Le défenseur central Farès Benabderahmane à la cheville depuis le match contre le
Benabderahmane blessé
Le défenseur central Farès Benabderahmane
à la cheville depuis le match contre le NAHD. Une blessure qui l’empêche
traîne une légère blessure
de reprendre les entraînements avec se
coéquipiers. Pour connaître la na-
ture et le degré de gravité de sa blessure, le libéro harrachi s’est rendu hier
passer des examens médicaux approfondis.
matin au CNMS pour

Laïb présent à l’entraînement

La séance d’entraînement d’hier matin s’est déroulée en présence du président Laïb. Si la présence de ce dernier à l’entraînement est somme toute normale, certains supporters ne se sont pas empêchés de se rendre sur les lieux, afin d’en savoir plus sur la décision qui allait être prise à la suite du résultat nul face au NAHD. Il faut savoir qu’une rumeur a circulé à El Harrach au lendemain du mach faisant état d’une descente des supporters parmi les plus mécontents au stade dimanche, pour demander des explications aux joueurs. C’est ce qui pourrait expli- quer la présence de Laïb au stade Lavigerie.

expli- quer la présence de Laïb au stade Lavigerie. L’USMH veut jouer jeudi contre l’ASO L’entraîneur

L’USMH veut jouer jeudi contre l’ASO

L’entraîneur de l’USMH, Boualem Charef, n’a pas admis la programmation du match contre

l’ASO pour vendredi prochain, surtout qu’une autre rencontre est prévue pour son équipe trois jours plus tard face à la JSM Béjaïa. Estimant que ces deux confrontations sont trop rapprochées, le coach harrachi a demandé à la direction du club de saisir la LNF pour avancer de 24 heures la ren- contre en question. Après que le programme offi-

ciel

rencontres de

question. Après que le programme offi- ciel rencontres de Laïb-Hamdouche, la énième réconciliation Apparemment,

Laïb-Hamdouche, la énième réconciliation

Apparemment, tout est rentré dans l’ordre entre le président Laïb et son adjoint El Hadi Hamdouche qui se sont réconciliés avant-hier en milieu de journée dans un restaurant d’Alger où ils ont déjeuné ensemble. Les deux hommes ont saisi cette occasion pour aplanir leur différend et enterrer la hache de guerre pour l’intérêt de l’équipe, en ces moments difficiles.

l’intérêt de l’équipe, en ces moments difficiles. Hamdouche en chef de délégation à Chlef L’équipe

Hamdouche en chef de délégation à Chlef

L’équipe harrachie se rendra ce mercredi à Chlef où elle af- frontera la formation locale de l’ASO pour le compte de le 19 e jour- née du championnat de D1. La délégation de l’USMH sera conduite par le président de section El Hadi Hamdouche comme l’a décidé le président Laïb dimanche lors de la réunion du comité directeur.

et les dates des prochaines

championnat eurent été communiqués, la direc- tion de l’USMH a saisi la Ligue nationale pour de- mander de reprogrammer la rencontre pour jeudi.

Le Buteur n° 787 Lundi 23 février 2009

Coup dur USMA

9
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En plus de Zidane et Benaoumeur

Bourahli absent face au Chabab

omme nous l’indi- quions déjà, il ne se passe pas un seul

match sans que l’USMA n’en- registre une nouvelle défec- tion, voire plus, pour cause de blessure. Le week-end dernier, c’était au tour de Bourahli de se plaindre de douleurs aux adducteurs à la fin du match face à la JSK. Avant-hier, samedi, l’atta- quant usmiste est allé passer une échographie dont les ré- sultats ont révélé une forte contracture. Et quand on sait qu’une blessure à l’adducteur nécessite un repos total, sur- tout quand elle est sérieuse, Bourahli ne devra pas re- prendre les entraînements de sitôt et sa présence au pro- chain match contre le CRB serait même compromise. Pourtant, le Sétifien venait juste de reprendre la compé- tition après avoir fait l’im- passe sur la rencontre face au CABBA, également pour cause de blessure. Hier, Bou- rahli n’avait d’ailleurs pas re- pris les entraînements et Mouassa devrait se préparer à composer sans lui en pers- pective du derby de jeudi prochain. Par ailleurs, deux autres joueurs manqueront à

C

l’appel face au Chabab. Il s’agit, comme indiqué hier, de Benaoumeur et Zidane, sus- pendus tous les deux pour cumuls de cartons après avoir écopé chacun d’un troisième avertissement contre la JSK. Ce sont donc trois éléments alignés jeudi passé qui seront absents le match prochain. Si pour les remplacer, le coach usmiste n’aura pas de soucis à se faire, mais sur le plan de la cohésion, il aura toujours du pain sur la planche dans la mesure où il sera contraint, comme à l’habitude, d’aligner une nouvelle composante. En ce qui concerne la défection de Benaoumeur, le retour de Hosni tombe à pic, et pour celle de Zidane, Moncharé aura purgé sa suspension. A ces trois défections, il faudra ajouter celles des joueurs qui sont encore convalescents, Ammour et Oudni notam- ment. Encore une fois, la marge de manoeuvre du staff technique sera de nouveau réduite, même si aux avant- postes, la composante de ce compartiment sera plus gar- nie, avec peut-être le retour de Dziri et la titularisation d’Anderson.

B. M.

Sauf Bourahli Après avoir qui effectué une décrassage vendredi passé, les Usmistes ont repris à
Sauf Bourahli
Après
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Il répond à Hannachi

Zemmamouche : «Je me demande

si son gardien n’en fait pas autant»

: « Je me demande si son gardien n’en fait pas autant » Z emmamouche revient

Z emmamouche revient ici sur le match face à la JSK et répond à Hannachi qui l’a sévè- rement critiqué.

Revenons sur le match contre la JSK et la prestation de votre équipe. Comment résu- mez-vous cette rencontre ? C’est un match qui, comme vous l’avez constaté, fut difficile à négocier, puisqu’en face, il y avait une bonne équipe de la JSK qui voulait coûte que coûte nous battre pour confirmer sa bonne santé. En ce qui nous concerne, bien que nous ayons effectué ce déplacement sans plu- sieurs éléments titulaires, nous avons tenu bon

durant les 90 minutes, ce qui est un bon signe pour la suite. Pour revenir à la rencontre, c’est clair, les deux équipes ont eu des occasions pour marquer mais, au final, personne n’a pu faire la différence. Peut-on considérer ce nul comme un résul- tat positif ? Evidemment, il va même faire énormément de bien à tout le groupe. Les joueurs de la JSK étaient sur une bonne lancée et les accrocher à domicile n’était guère une mince affaire. Nous avons réussi à le faire quand même. Cela prouve que nous n’étions pas aussi mauvais que ça sur le terrain. Après plusieurs mois, nous avons réussi à revenir à la maison avec un point de l’extérieur. J’espère que ce résultat en appellera d’autres à l’avenir. Comment jugez-vous la prestation de votre équipe ? Que voulez-vous que je vous dise ? Nous avons fait le déplacement pour revenir avec un résultat positif. Malgré la difficulté de la tâche, nous avons pu récolter un point. C’était l’essentiel. On aurait pu jouer mieux et perdre au final, ce qui n’est pas intéressant par rapport à notre situation. Nous avons évolué avec une stratégie défensive et cela a été payant ; le résultat est là. Justement, le président de la JSK a critiqué la manière de jouer de l’USMA la qualifiant à l’africaine, et vous a même cité en per- sonne en vous reprochant d’avoir été la cause de plusieurs arrêts de jeu sans raison apparente. Quelle est votre réaction ? Franchement, je ne sais pas quoi répondre. Hannachi est libre de dire ce qu’il veut. C’est son opinion et c’est sa vision des choses. S’il trouve

qu’on a joué à l’africaine, je prends cela comme un compliment dans la mesure où le niveau du football africain est bien supérieur au nôtre. En parlant des arrêts de jeu, je me demande si son gardien ne fait pas autant dans des situations pa- reilles ; et il n’a qu’à revoir le match aller pour s’en rendre compte. Ce n’est pas un reproche que je fais à Chaouchi, mais il est tout à fait normal qu’un gardien use de son expérience pour tem- pérer les ardeurs de l’adversaire et permettre à son équipe de souffler. Ce n’est pas de l’antijeu, tous les gardiens du monde le font. Nous avons débuté le match à égalité au score et, au final, nous avons réussi à préserver ce point. C’est ce qui nous intéressait. Le reste, je n’en fais pas un cas. Malgré la domination de la JSK, à part votre intervention sur Berramla, vous n’avez pas été vraiment très sollicité, non ? C’est vrai, mais il faut dire qu’on a été un peu chanceux. Il y a eu deux balles qui ont été re- poussées par le poteau, mais cela fait partie du jeu. Il faut saluer aussi le rendement de la défense qui a été énorme, et c’est ce qui explique que le danger a été souvent écarté avant qu’il ne me par- vienne. Comment voyez-vous la suite du parcours à présent ? Ce résultat donnera plus de stabilité au groupe. On doit profiter de cela pour redoubler d’efforts afin de confirmer notre bonne santé dès les pro- chains rendez-vous. La suite du parcours sera sans doute difficile, mais nous allons nous don- ner à fond et cravacher dur pour essayer de re- monter la pente. Entretien réalisé par Adel Cheraki

Hosni

«A présent, il faut remonter la pente»

Larbi Hosni, qui n’a pas été gâté par le sort cette saison, a fait jeudi dernier sa réapparition à l’occasion du match contre la JSK. Il s’était blessé face au RCK, et depuis il n’a plus rejoué. Son retour à la compétition a coïn- cidé avec un bon résultat obtenu par l’USMA en dehors de ses bases. « La dernière fois où l’USMA a réussi à décrocher un point en déplacement, c’était face au MCA puisque c’est le Moulou- dia qui recevait. C’était aussi mon dernier match avant que je me blesse contre Kouba. J’espère que j’ai porté chance à mon équipe. J’espère surtout que c’est un retour gagnant. Les blessures, c’est l’en- nemi numéro un des joueurs. C’est terrible quand vous ne vous sen- tez pas utile à votre équipe. A pré- sent, il va falloir remonter la pente », nous a déclaré le latéral droit des Rouge et Noir, qui sera cer- tainement reconduit le week-end prochain, d’autant que Benaou- meur sera suspendu. B. M.

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Le Buteur n° 787 Lundi 23 février 2009

Coup d’œil

Division 1

Encore

les mêmes

carences

en défense

Dans notre précédente édition nous avions osé faire état d’un constat faisant ressortir la réapparition lors du denier match contre le MC Saida, des mêmes problèmes qui avaient empoisonné la vie de la défense chélifienne à une certaine pé- riode du parcours de l’aller et c’est dans ce même sens qu’abonde le coach Amrani. Celui-ci en effet, n’a pas caché son mécon- tentement de voir son arrière-garde re- tomber dans ses travers en commettant les mêmes erreurs de marquage ayant permis aux attaquants saidis de planter deux ban- derilles qui ont ôté de la saveur à un succès qui se dessinait avant cela sous la belle am- pleur d’un joli score de 3-0 sur lequel l’ASO a longtemps mené. A ce moment-là, l’ad- versaire déjà mal en point en champion- nat, n’attendait que de recevoir l’estocade étant loin d’espérer voir s’offrir à lui ces op- portunités pour non seulement sauver l’honneur, mais aussi faire couler des sueurs froides aux supporters locaux qui craignaient le pire, après le second but des visiteurs. Heureusement que le gong a re- tenti au bon moment pour préserver les apparences de la fête sous le signe de la- quelle était placé le retour de L’ASO à Bou- mezrag après sa virée victorieuse en terre de Guinée. Un exploit qui n’a donc pas trouvé sa totale confirmation ce vendredi, où l’équipe n’a pas failli à son habitude en- tretenue cette saison de souffler le froid après avoir laissé croire que le chaud allait s’installer dans la durée. En somme toute l’illustration du parcours irrégulier par le- quel s’est fait remarquer le club chélifien jusque-là, tel qu’on n’a pas manqué en maintes occasions de le mettre en exergue sans que Amrani ne parvienne à trouver la bonne solution, et ce n’est pas faute d’avoir essayé. Ou bien le problème se si- tuerait-il ailleurs ?

M.R.

Messaoud souffre d’une élongation

Le meneur de jeu de l’ASO Moha- med Messaoud a ressenti des dou- leurs lors du dernier match face à Saïda qu’il n’avait d’ailleurs pu termi- ner obligeant son entraîneur à procé- der à son remplacement. Les tests médicaux qu’il a subis avant-hier sa- medi ont démontré qu’il a une légère élongation au niveau de la cuisse, né- cessitant quelques jours de repos.

ASO

Mekkioui

«Ce sera le match de la revanche contre El Harrach»

«Ce sera le match de la revanche contre El Harrach» et des perspectives susceptibles de s’ouvrir

et des perspectives susceptibles de s’ouvrir à nous au cas où nous rem- porterions notre match en retard, ce qu’on compte bien faire et à par- tir de là, on pourra y voir plus clair pour éventuellement passer à autre chose. En attendant, vous allez recevoir l’USMH vendredi prochain, comment se présente pour vous ce match ? On ne peut évoquer cette rencontre sans que le match de l’aller ne nous revienne à l’esprit. Ce jour-là, nous avions concédé une défaite qui nous avait fait très mal avec en plus de fâcheuses conséquences

sur l’état d’esprit du groupe. Bon, je ne vais pas y revenir dans le dé-

tail mais c’est pour vous dire en toute sportivité qu’on se sent des vel- léités d’une revanche qu’on compte bien prendre pour effacer ce mauvais souvenir et démontrer que si nous avions perdu à l’aller, ce n’est pas parce que les Harrachis étaient plus forts mais parce que c’était de notre faute et on va réparer cela.

Entretien réalisé par Ahmed Feknous

Avec un peu de recul jusqu’au match de Conakry, peut-on connaître votre sentiment après cette victoire sur laquelle peu aurait misé contre Fello Star ? Mon sentiment est que nous avons donné une bonne leçon de réa- lisme à ceux qui avait tôt fait de nous enterrer dans cette compéti- tion, de ligue des champions comme si à Chlef nous n’étions que de

simples faire valoir à peine bons pour faire de la figuration en Ligue des champions. Nous avons démontré que l’ASO ne manque pas de ressources et encore moins de volonté pour savoir se surpasser quand

situation l’exige, et comme on compte encore le faire pour faire

taire une bonne fois pour toute les mauvaises langues. Pourtant, autant vous avez été admirables à Conakry, autant vous avez fait couler des sueurs froides à vos supporters lors de votre dernier match contre des Saidis qui paraissaient large- ment à votre portée, comment expliquez-vous ce contraste ? Franchement, je pense qu’on a été coupable de relâchement

croyant bien faire de gérer le score qui était largement en notre faveur

surtout nos efforts pour nous préserver en prévision de notre

match contre El Harrach, la prochaine journée. Mal nous en pris, car loin de se résigner, les Saidis en ont profité pour sortir de leur co- quille et nous surprendre par deux buts qu’on ne voyait pas du tout venir. Mais c’est ça le football, il ne faut pas se permettre le moindre relâchement tant que la partie n’est pas finie. Enfin, cela nous servira de leçon pour l’avenir.

Ne pensez-vous que c’est la défense qui a encore failli alors qu’on la croyait guérie du mal dont elle a longtemps souffert à une certaine période de la phase aller ? Non, non, il ne faut pas incriminer un compartiment par rapport un autre, car si l’adversaire a pu parvenir jusqu’à transpercer notre

arrière-garde, il lui aura fallu avant cela contourner nos lignes de de- vant et du milieu. Cela dit, il est clair que derrière aussi on a pu com- mettre la même erreur de baisser la garde au moment où le score était de 3-0 en notre faveur, et cela a fait qu’on l’a payé cash. Maintenant si vraiment il pourrait y avoir un quelconque problème, l’entraîneur reste seul juge pour savoir comment y remédier.

Il le faudrait bien si vous voulez encore bien figurer en cham- pionnat où vous comptez encore un match en retard dont le gain vous permettra de grimper à la seconde place au classe-

ment général, y pensez-vous ? Oui bien sûr, il faut bien, c’est notre destin et on se doit de voir loin sans omettre de regarder où on pose le pied. Cette seconde place, on

y pense comme à un bien qui nous revient de droit. C’est là où on

avait fini la saison dernière et c’est là que nous comptons revenir pour rester en course derrière le leader.

Est-ce à dire que vous nourrissez l’ambition de rattraper le lea- der sétifien malgré l’avance de huit points qu’il s’est assurée en tête de classement où il fait cavalier seul ? Il est bien vrai que les Sétifiens sont en train de réussir un parcours pour le moins remarquable, mais moi, je vous parle de mon équipe

NAHD

Medouar

demandé

au «douar»

Les aiguilleurs du ciel ne sont pas en grève, ni d’ailleurs au- cune compagnie aérienne et donc ce n’est pas un empêche- ment de ce genre qui retiendrait le président Medouar du côté de l’Hexagone où il semble ap- paremment se plaire. Non, blague à part, la réflexion ici est partagée par nombre de proches du club chélifien à qui il tarde de revoir leur boss ren- trer de France où il s’était rendu depuis le retour de l’équipe de Conakry avec laquelle il avait fait le voyage depuis la capitale guinéenne avant de s’en séparer à l’escale de Paris où il devait rester le temps de vaquer à ses affaires. Ce n’est pas pour lui gâ- cher le plaisir mais il faut dire que les joueurs s’impatientent de le voir revenir pour des considérations, disons son- nantes et trébuchantes après leur qualification en Ligue des champions.

Benfissa

réintègre

le groupe

Relevant de blessure et après s’être entraîné en solo durant prés de deux semaines, le portier Lazreg Benfissa doit se remettre au travail avec le groupe dès aujourd’hui. Un retour qui coïncide avec la préparation du prochain match qui verra l’ASO ac- cueillir l’USMH. Une équipe de laquelle le gardien chéli- fien ne garde pas que de bons souvenirs quand on se rap- pelle que c’était lors du match aller contre ces mêmes Har- rachis qu’il avait perdu sa place de titulaire. De là à dire qu’il va la retrouver dès ce week-end, il y a un pas qu’on ne se permettra pas de fran- chir, mais sait-on jamais avec ces deux buts encaissés par Kouadri contre les Saidis. A.F.

Gana : «En jouant au milieu, je peux diriger le groupe»

Vous allez quitter le stade Zioui, ce sera sans doute une occasion de pouvoir mieux vous exprimer ?

En effet, nous avons une équipe qui s’exprime bien sur des terrains larges comme le 20-Août, Benhaddad ou le 1er Novembre d’El Harrach. Vous avez bien remarqué que face à l’USMH, on était mieux organisés sur le terrain. Le stade Zioui fait l’affaire des équipes visiteuses qui ferment le jeu.

Face à l’USMH, vous avez terminé la partie à droite, après l’expulsion de Abdat qui est suspendu face au MCS ; êtes-vous disposé à le remplacer ?

Bien sûr ! J’ai joué par le passé comme arrière droit mais depuis un certain temps, je suis plus

utilisé dans l’entrejeu. Au fait, c’est là que je me sens le plus rentable, mais aussi proche de tous les joueurs (attaquants et défenseurs) pour les orien- ter sur le terrain. Cela dit, je reste à la disposition de l’équipe et des choix de l’entraîneur.

Parmi les trois terrains que vous avez cités, sur lequel aimeriez-vous évoluer ?

Bien sûr le stade du 20-Août qu’on connaît bien. De plus, sa capacité d’accueil est relative- ment importante pour le public. En seconde po- sition vient le stade du 1er-Novembre d’El Harrach sur lequel on a déjà évolué il y a de cela deux saisons. Il est large et nous permet de bien nous exprimer. Même celui de Kouba offre de meilleures conditions de jeu. Entretien réalisé par Slimane H.

Boudjelid : «Je ne suis pas inquiet»

a été laissé sur le banc par le coach Benzekri lors de

sa

Bachir Boudjelid

dernier. Interrogé sur

L’attaquant

deuxième sortie sous les couleurs Sang et Or face à lUSMH, jeudi

sa non-participation, il affirme qu’il n’est pas inquiet et quil doit travailler davantage pour

a dé-

retrouver sa forme. «Je ne suis pas inquiet d’avoir été laissé sur le banc. Lentraîneur

davantage pour retrouver mon

sa décision. Je dois travailler

cidé ainsi, je dois respecter

la

avait, certes, paru loin de sa forme face à

meilleur niveau », dira le Bordjien. Boudjelid

face à l’USMH obéit aussi à des considérations tactiques.

JSK, mais sa non-titularisation

Benzekri préfère toujours jouer avec des ailiers hors de ses bases.

S. H.

Asselah : « Je reste à la disposition de l’équipe »

Le gardien de but nahdiste, Malik Asselah, a re- trouvé sa place de titulaire jeudi face à l’USMH et a été d’un grand apport dans le point du nul décroché

par son équipe. Asselah a découragé à lui seul tous les attaquants harrachis par ses interventions judicieuses, notamment sur les balles aériennes. Il a donné beau- coup d’assurance à la défense nahdiste par son ai- sance. Le keeper du Nasria se montre toutefois lucide

et modeste en affirmant qu’il n’est pas à l’origine de la

performance de son équipe face à l’USMH. « Je ne suis pas le seul derrière ce nul décroché face à l’USMH. Je pense que tout le groupe a fait de son mieux, aussi bien en défense qu’au milieu du terrain. Nous étions déterminés à faire un bon résultat et sur- tout ne pas perdre, pour mettre fin à la mauvaise série de résultats. Nous devons désormais confirmer face au MC Saïda lors de la prochaine journée », dira le

portier nahdiste en substance. Concernant sa non- participation au match contre la JSK, Asselah estime que cela relève du choix de l’entraîneur qui a préféré aligner son coéquipier Toual. « Je ne conteste pas la

décision du coach, il a fait son choix face à la JSK et il

a certainement ses raisons. Moi, je suis toujours à la

disposition de l’équipe et de l’entraîneur. Cependant,

je pense que l’entraîneur a agi de la sorte parce que

j’étais absent du groupe lors de la semaine qui a pré- cédé la rencontre face à la JSK. J ’étais avec l’équipe militaire », conclut Asselah avec l’espoir d’être encore

titulaire face au MC Saïda, surtout après sa bonne prestation face à l’USM El Harrach.

NAHD - MCS au 20-Août ?

Il est fort probable que le prochain

match du Nasria face au MC Saïda, jeudi prochain, se déroule au stade du 20- Août. La direction du NAHD a offi- ciellement déposé samedi une de- mande dans ce sens auprès de l’APC de Belouizdad, pour revenir au stade mu- nicipal. Les dirigeants Sang et Or atten-

dent une réponse officielle du premier

magistrat de la commune. Le maire de Belouizdad s’est réuni samedi avec le wali-délégué d’Hussein Dey. Les deux hommes vont certainement évoquer l’éventualité d’autoriser le NAHD à re- venir au stade du 20-Août pour y rece- voir ses adversaires. A noter que le NAHD a, depuis plusieurs années, été

domicilié au stade municipal et que ses supporters se sont toujours bien com-

portés à l’intérieur ou à l’extérieur du terrain. L’incident survenu à la fin du match face à la JSMB ne devrait pas en-

venimer les relations de bon voisinage

entre Ruisseau et Hussein Dey, surtout que le NAHD compte même des sup-

porters au Ruisseau.

A signaler enfin que le match qui

était prévu vendredi a été avancé à jeudi, selon la nouvelle programmation de la LNF.

S. H.

Le Buteur n° 787 Lundi 23 février 2009

Coup de gueule USMB

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Toual

Cinq mois après, l’USMB gagne à nouveau à Blida

Est-ce le déclic tant attendu ?

Jeudi passé, les joueurs de Khroub, en plus de perdre leur match, se sont fait copieusement balader par des Blidéens déchaî- nés. Incontestablement, c’était la meilleure production des cama- rades de Zmit depuis très long- temps et on veut croire du côté de Blida que ce match consti- tuera le déclic tant attendu. Les supporters de l’USMB sont per- suadés que leur équipe joue net- tement mieux et qu’il n’y a pas de raisons pour que les résultats ne suivent pas. « Il y a de quoi avoir des regrets quand on se rappelle que des équipes largement à notre portée ont pris des points à Blida. Cela fait longtemps que je n’avais pas vu l’USMB dominer aussi lar- gement une équipe. C’est impossi- ble, nous ne pouvons pas rétrograder avec une telle équipe.» Ce sont là quelques réflexions que nous avons saisies à la sortie de Tchaker, jeudi passé, après la victoire des Blidéens face au Khroub. On sentait chez les joueurs de Blida une réelle vo- lonté de bien faire et surtout de gagner. Ils se sont appliqués à jouer juste, sans aucune fioriture et surtout à aller à l’essentiel et, au final, tout cela a été payant. Cette victoire, finalement ac- quise de haute lutte, a réussi à faire retrouver la confiance qui, il faut le dire, a été sérieusement entamée après les déboires connus jusque-là en champion- nat. Les camarades de Zmit se fe- ront plaisir, ce jeudi, en essayant de jouer un mauvais tour aux Béjaouis, ils en ont les moyens et par-dessus tout, ils y croient fer- mement.

Slimane B.

par-dessus tout, ils y croient fer- mement. Slimane B. «On me doit desexplications» I l n’est

«On me doit desexplications»

I l n’est pas du tout content, Hassan Toual, après

que son entraîneur l’a relégué au rôle de rempla-

çant et cela pour la deuxième fois consécutive.

En effet, Hamouche a titularisé Ghalem à El

Eulma et contre toute attente et malgré les trois buts

encaissés par l’équipe ce jour-là. Il en fera de même jeudi passé contre Khroub. Hassan Toual, quand il a su qu’il ne serait pas dans la cage, mais sur le banc, a, dans un premier temps, catégoriquement refusé de se présenter à l’appel de l’arbitre. Ce sera Zaïm qui le persuadera de le faire. Les choses ont pris une tout autre dimension hier et Toual, au lieu de se rendre à Mouzaïa pour s’entraîner, se ren- dra au bureau du président.

«Même Oliver Khan ne l’aurait pas sorti»

«J’ai joué pratiquement toute la phase aller et je ne pense pas être particulière- ment responsable sur les buts encaissés par mon équipe. Le dernier le fut contre l’ESS en coupe et tout le monde a vu que même Oliver Khan n’aurait pas sorti la reprise de la tête de Benchadi. Sincère- ment, je me sens lésé et je n’ai pas eu pour le moment de discussion avec l’en- traîneur car je veux parler de cela d’abord au président.»

S. B.

Retour gagnant de Belahouel

Un joueur a fait son retour dans l’équipe jeudi passé. Il s’agit de Belahouel. Ce dernier se dé- pensera sans compter, récupé- rant un nombre incalculable de ballons et même s’il a été aligné

dans l’axe, en plus de donner plus d’assurance à une défense qui en a singulièrement manqué ces derniers temps, il a été l’au- teur de chevauchées qui auraient pu connaître un meilleur sort. La

titularisation de l’ex-Mostagané- mois s’est faite au détriment de Zemmouchi qui aura à crava- cher sérieusement pour retrou- ver sa place dans l’équipe.

Coup dur pour Hamouche

Saâdi suspendu face à la JSMB

On jouait la 70’ du match contre l’ASK, quand le jeune Saâdi, plus par maladresse que par méchanceté, crochètera un joueur khroubi. La faute sera sanctionnée d’un coup franc et surtout d’un avertissement pour

l’ex-joueur de Remchi. Ce sera le troisième depuis le début de la saison pour le milieu de terrain blidéen qui, de fait, sera sus- pendu ce jeudi.

A n’en pas douter, Saâdi man-

quera à son équipe et, comme on dit, cela peut être un mal pour un bien, dans la mesure où ce

joueur, une fois qu’il aura purgé

sa suspension, sera plus utile lors

des matchs qui se joueront à do- micile.

Rien de grave pour Hamiti …

Farès Hamiti, l’attaquant bli- déen, a terminé le match disputé par son équipe, jeudi passé, en traînant la patte. Les trois changements ayant été effectués avant qu’il ne se blesse, Hamiti était contraint de rester sur le terrain. Le médecin qui l’a examiné samedi n’a décelé rien de grave et l’attaquant bli- déen pourra tenir sa place à Bé- jaïa.

… Et pour Zmit

Le même diagnostic rassurant

a été établi pour Zmit qui, lui, a

quitté le terrain dès la 33’. Le ca-

pitaine blidéen souffre d’un hé- matome au mollet qui va se résorber dans les quarante-huit heures, selon le médecin traitant.

Herbache : «L’USMB est, pour nous les enfants du club, une seconde famille»

Le milieu de terrain blidéen, Billel Herbache, revient, dans l’en- tretien qu’il nous a accordé, sur la victoire acquise, jeudi passé, face à l’ASK. Il insiste sur l’esprit de corps manifesté par ses co- équipiers au cours de cette rencontre. Il nous parle aussi de l’avenir et des chances de maintien de l’USMB.

La reprise s’est faite dans une excellente ambiance, n’est-ce pas ? C’est certain, après la belle victoire acquise jeudi dernier. Elle nous a permis de souffler car nous étions tous sous pression. Il nous faut maintenant la mettre de côté et penser à l’avenir.

Cette équipe de Khroub n’était pas du tout facile à manier, qu’en pensez-vous ? Nous savions que les choses allaient être très compliquées devant cette équipe réputée pour bien négocier ses matchs en déplace- ment. Les joueurs adverses se sont battus sur tous les ballons et nous sentions qu’ils vou- laient se racheter suite à la défaite qu’ils ont concédée à domicile lors de la précédente journée.

Ils ont, semble-t-il, refusé d’attaquer et vous ont causé beaucoup de problèmes. Qu’en est-il ? C’est vrai mais nous nous y attendions et

c’est à nous de trouver des solutions. Cette équipe défend très bien et ses joueurs ne font pratiquement pas d’erreurs. Ils ont, il faut le reconnaître, été très agressifs. A mon avis, l’arbitre aurait dû sévir un peu plus.

Ne pensez-vous pas que vous auriez dû faire preuve de moins de précipitation ? Je pense, honnêtement, que nous avons fait le match qu’il fallait et que si nous avions concrétisé les nombreuses occasions de la première période, le score aurait été très lourd et nous aurions eu une fin de match plus tranquille.

Parlons de vous maintenant. Tous les ob- servateurs présents à Tchaker sont d’ac- cord pour dire que vous avez réalisé une superbe partie. Cela doit vous faire plai- sir, n’est-ce pas ? Bien sûr, surtout que dernièrement, j’ai passé des moments difficiles. J’ai beaucoup

travaillé pour retrouver ma place dans l’équipe et, croyez moi, j’en suis très heureux. Ce match, nous voulions le réussir tous au- tant que nous sommes dans l’équipe. Nous avons tout donné et, Dieu merci, nos efforts ont été récompensés.

C’est quand même rageant de voir l’USMB se résoudre, ces dernières an- nées, uniquement à jouer pour ne pas être reléguée… Je suis certain que ceux qui sont dans l’ef- fectif sont tout dévoués mais pour nous les enfants du club, nous vivons très mal cette si- tuation. L’USMB est pour tous les Blidéens, une seconde famille et notre vœu le plus cher est que notre club remporte ce titre qui lui manque depuis sa création.

Qu’avez-vous ressenti après que Zmit vous a remis le brassard avant de sortir ? Beaucoup d’émotion et de la fierté. Je me devais d’être à la hauteur et montrer la voie à mes coéquipiers. Je suis très heureux que cette rencontre se soit terminée par une vic- toire. Bien sûr, c’est avec beaucoup de joie que je remettrai le brassard à Zoubir (Zmit) car c’est lui notre capitaine.

Et l’avenir ? Nous allons continuer à nous battre pour sauver le club de la relégation. C’est un défi que nous devons relever et nous en sommes parfaitement capables. Nous allons prendre les matchs comme ils viennent et récolter les points nécessaires au maintien.

Peut-on dire qu’il y a un nouvel état d’esprit dans l’équipe ? C’est certain, lors de la phase aller, nous en- tamions les matchs avec la peur au ventre et cela a fait que nous n’arrivions pas à réaliser de bons résultats, surtout à domicile. Les choses ont changé et nous avons plus confiance en nos possibilités. Êtes-vous conscient que le maintien, vous devez d’abord l’assurer à Blida ? C’est certain et cela passe par des victoires chez nous à Blida. Il n’est plus question de gas- piller le moindre point à domicile. Pour cela, nos supporters ont un rôle important à jouer.

C’est le message que vous voulez trans- mettre à vos supporters ? Exactement, leur présence en grand nom- bre à nos côtés nous pousse vers la victoire et ils ont un rôle important à jouer. Entretien réalisé par Slimane Baghdali

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Le Buteur n° 787 Lundi 23 février 2009

Bendahmane absent

Lounès Bendahmane n’a pas pris part à la séance d’entraîne- ment d’hier effectuée à Chéraga. Le défenseur central du Chabab a

été présent toutefois à la reprise des entraînements samedi passé à

la forêt de Bouchaoui.

Boushaba ne s’est pas entraîné

Brahim Boushaba n’a pas repris

le travail samedi passé avec ses co-

équipiers, ni à la séance de mus- culation d’hier. L’ex-joueur de Remchi n’est pas, pour rappel, concerné par le prochain match contre l’USMA pour cause de sus- pension.

Akniouène

opérationnel

Absent lors la première séance de la semaine effectuée samedi après-midi, Redouane Akniouène

a repris le travail hier à l’occasion

de la séance de musculation pour préparer le prochain match contre l’USMA. Le défenseur belouizdadi ne fait plus partie des plans de son entraîneur.

Séance de muscula- tion hier

Après avoir repris les entraîne- ments samedi à la forêt de Bou- chaoui, le staff technique a programmé une séance de muscu- lation à Chéraga pour travailler plus le plan physique.

Match amical aujourd’hui En prévision de la rencontre de jeudi prochain contre l’USMA, le staff
Match amical
aujourd’hui
En prévision de la rencontre de
jeudi prochain contre l’USMA, le
staff technique belouizdadi a pro-
grammé un match amical pour au-
jourd’hui. Les camarades de Mameri
croiseront le fer avec la formation de
Berrouaghia au stade du 20-Août.
Une occasion pour Henkouche
d’apporter les dernières re-
touches avant le derby
contre l’USMA.

Coup d’œil Division 1

CRB

Transfert de Berguiga à Brunei

1,6 milliard et un salaire de

90 millions pour huit mois

Comme nous l’avions indiqué dans notre édition d’hier, Hamid Berguiga a tout réglé avec son futur président, le fils du sultan de Brunei, concernant les modalités de son transfert dans ce petit Etat. On a

appris à ce sujet, que l’attaquant belouizdadi signera un contrat de huit mois, contre une somme équiva- lente à 1,6 milliard de centimes en notre monnaie et un salaire de 90 millions de centimes. Hamid Ber- guiga, qui devait prendre le vol hier de Dubaï pour rentrer au pays, devra rencontrer les dirigeants au cours de la semaine pour négocier sa lettre de libé- ration. Selon nos informations, la direction du club de Laâquiba exigera une somme de 500 millions de

centimes pour lui délivrer le fameux document. Le joueur, lui, a l’intention de rembourser ce qu’il a em- poché en début de saison. Les négociations s’annon- cent serrées entre les deux parties, comme c’était le cas avec Aouad, transféré au club émirati Hatta. Le président belouizdadi, pour rappel, nous a déclaré qu’il ne bloquera pas ce joueur. « On ne va pas en- traver son transfert, mais nous allons voir ce qu’il nous proposera. Nous allons défendre, de notre côté, les in- térêts du club. Si on trouve un terrain d’entente, on ne s’opposera pas à son départ », a-t-il dit.

B.

N.

Henkouche

exige la victoire contre l’USMA

A près avoir bénéficié d’un jour

de repos, les joueurs du CRB

ont repris les entraînements

samedi à 16h à la forêt de Bouchaoui. Les gars de Laâquiba semblent ne pas encore digérer le faux pas concédé à domicile dans les ultimes moments du match. Le but égalisateur du capi- taine d’équipe Bentayeb a fait mal aux Belouizdadis qui s’apprêtent à livrer un match très important jeudi passé au stade Omar-Hammadi de Bolo- ghine. L’entraîneur belouizdadi n’a pas raté l’occasion pour revenir à la ren- contre de jeudi passé contre le CABBA. Mohamed Henkouche, pour rappel, n’a pas apprécié le ren- dement de certains joueurs sans les

nommer, notamment ceux incorpo- rés au cours du jeu. Selon lui, ils n’ont pas apporté le plus attendu d’eux. Le coach belouizdadi, qui a subi la pres- sion des dirigeants, a voulu secouer, de son côté, les joueurs afin qu’ils se ressaisissent et se rattrapent dès le prochain match contre l’USMA. Henkouche a demandé à ses poulains de ne pas refaire les mêmes erreurs de la rencontre passée où ils ont été re- joints au score comme des bleus dans les arrêts de jeu. Il est allé jusqu’à me- nacer les menacer de sanctions. Il fera seulement appel à ceux qui sont prêts à jouer et respecter ses consignes. Le technicien belouizdadi avait, pour rappel, critiqué certains de ses élé-

ments sans les citer, en leur repro- chant de ne pas respecter ses consignes lors de la rencontre de la coupe contre le CAB. Afin de les pousser à se transcender, Henkouche a exigé la victoire contre l’USMA. Ce sera le premier derby que disputera le CRB dans cette phase retour. Un

exercice dans lequel il n’a pas été bril- lant lors de la phase aller. Sur les cinq derbys disputés lors de la première phase, seul un point a été récolté, contre justement l’USMA. Le Chabab aura à cœur de se rattraper et effacer cette image du dernier élève dans l’Al- gérois en cette seconde phase du par- cours. L’USMA est donc avertie.

B.

N.

phase du par- cours. L’USMA est donc avertie. B. N. Boukedjane : « On est capables

Boukedjane : « On est capables de se rattraper face à l’USMA »

Avez-vous digéré le dernier faux pas concédé à domicile face au CABBA ? Sur le coup on était abattus. Per- sonnellement, je n’ai même pas fermé l’œil cette nuit-là tellement que j’étais affecté. Mais après coup, on se rend compte que le football est ainsi fait. Nous avons, nous aussi, gagné à Bé- jaïa dans les dernières minutes de jeu. Cette fois-ci c’est nous qui étions mal- heureusement la victime ; il faut ac- cepter la loi du sport. Cela dit, on doit tirer les enseignements nécessaires de ce match et corriger nos erreurs. Il reste beaucoup de matches à jouer, donc on est appelés à se rattraper.

On dit que le but inscrit par Ben- tyaeb a semé la zizanie parmi les joueurs qui s’accusent mutuelle- ment, qu’en est-il au juste ? Non, pas du tout. Personne n’a ac- cusé personne. Tout le monde est res- ponsable de cet échec. C’est une action

de but qui peut arriver dans n’importe quel match et à n’importe équipe. Lorsqu’on gagne c’est toute l’équipe qui gagne, et lorsqu’on perd c’est tout le monde qui est responsable.

Comment s’est déroulée la reprise des entraînements ? Dans une atmosphère lourde, bien évidemment. On ne peut pas mani- fester de la joie après une défaite, parce que pour moi, le semi échec qu’on a concédé est perçu comme une défaite. Il est difficile d’accepter un scénario pareil. Même s’il faut reconnaître que l’équipe du CABBA méritait au moins le nul. Elle n’a pas volé ce nul. Mais l’entraîneur a su trouver les mots pour nous consoler. Nous avons intérêt à oublier ce qui s’est passé jeudi et pré- parer notre prochain match dans les meilleures conditions.

On croit savoir que l’entraîneur ainsi que les dirigeants ont exigé

de vous de gagner jeudi contre l’USMA, pour compenser les deux points perdus à domicile… Pour gagner un match, il faut se re- mettre au travail et redoubler d’efforts. Car il n’y a que me travail qui paie. Nous allons faire en sorte de corriger nos erreurs. Pour le match de jeudi contre l’USMA, je pense qu’on est ca- pables de réaliser un bon résultat. Nous allons jouer à Alger, on part à chances égales. On a réussi à ramener neuf points de l’extérieur lors de la phase aller ; donc on est capables de faire autant ou, pourquoi pas, mieux. On doit se sacrifier pendant les trois prochains mois afin procurer de la joie à nos supporters.

C’est votre premier derby de la phase retour. Comment voyez-vous ce genre de matches sachant que vous n’avez pas remporté le moin- dre derby lors de la phase retour ?

Effectivement, on n’a gagné aucun derby à l’aller. Le seul point qu’on a empoché c’était contre, justement, cette l’USMA. Mais le match de coupe qu’on a gagné contre le MCA nous permettra d’aborder les derbys avec plus de sérénité. Il faut éviter le scéna- rio de la phase aller, c’est tout.

Vous allez aborder une série de quatre matches dans un laps de temps très court ; le fait de débu- ter par un semi-échec vous met-il plus de pression ? Oui, chaque fois qu’on perd un match ou qu’on fait un faux pas à do- micile, on sent de la pression pour le match d’après. Il faut être fort et se ser- rer les coudes. Nous serons appelés à jouer les jeudi et lundi. Ce sera donc difficile. Il faut savoir gérer cette phase de championnat. Entretien réalisé par N. B.

JSMB

N’Jeukam :

«On doit battre Blida coûte que coûte»

Comment s’est déroulée la reprise des entraînements ? Un peu difficile, après notre défaite face à l’ESS. Mais il faut bien se remet- tre au plus vite de cette échec, car nous avons un match à préparer contre Blida.

Après votre défaite face au leader, vous allez devoir vous racheter à domicile contre Blida qui est lan- terne rouge du championnat. Est-

ce que vous appréhendez ce

rendez-vous ? Pas du tout. On sait que ça va être difficile face à une équipe qui défendra crânement ses chances, car elle joue pour sa survie en D1. Mais nous aussi sommes déterminés à faire le plein de points chez nous. On sait qu’on doit battre coûte que coûte Blida, afin de revenir dans la course au titre.

De la revanche, il y en aura, du fait que vous affronterez une équipe qui vous a éliminés en Coupe d’Algérie ? Certes, nous aurons l’occasion de prendre notre revanche sur un adver- saire qui nous privés de défendre notre titre. Une chose est sûre, ce ne sera pas une partie de tout repos.

Dans deux semaines, vous allez vous déplacer au Sénégal pour y disputer un match de Coupe d’Afrique. Songez-vous déjà à ce rendez vous continental ? Chaque chose en son temps. Au moment voulu, on se préparera pour le match aller face à l’équipe sénéga- laise de Yakaar. Pour l’instant, il faut rester concentrés sur le match de ce jeudi qui sera capital pour nous.

Avez-vous des informations sur cette équipe de Yakaar ? Non, aucune. Mais vous pouvez faire confiance à notre staff technique dans ce domaine. Entretien réalisé par S. H.

Ghazi prêt à remplacer Boulemdais

La suspension de Hamza Boulem- dais pour cumul de cartons devrait permettre au chevronné Farid Ghazi de faire son retour à la compétition comme titulaire. Absent depuis le match aller de championnat face au MCA en raison d’une intervention chirurgicale au genou, l’ex-centre avant des Canaris se dit prêt pour l’af- fiche de ce jeudi qui pourrait être pour lui celle du renouveau.

de ce jeudi qui pourrait être pour lui celle du renouveau. Anniversaire Avant-hier, notre beau poupon

Anniversaire

Avant-hier, notre beau poupon

Aymen-Mohamed

Bougriba

a soufflé sa deuxième bougie, au

grand bonheur de ses parents et des familles Bougriba et Azazga. Son papa n’attend qu’une seule chose : que son petit grandisse pour qu’il rejoigne la galerie du CRB.

H H i i s s t t o o i i r re es

HHiissttooiirreess

H H i i s s t t o o i i r re es s
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Barça-Espanyol

Catalanisme contre intégration

En 1900, date de la création de la "Sociedad espanyola de futbol", l'an- cêtre de l'Espanyol, le FC Barcelone, avait déjà vu le jour depuis onze ans. A l'époque, les clubs étaient composés de Catalans ou d'étrangers. Or, des amis refusèrent de se plier aux règles et créèrent le club en 1900. Des Catalans, deux Basques et un Andalou composaient l'équipe. Pour eux, "Espanyol" n'était donc pas une provocation, ni une scission vis-à-vis de la toute puis- sante Catalogne. Simplement un vecteur d'intégration. En 1928-1929, Barça et Espanyol participèrent au lancement de la Liga. Plus de 80 ans après, tous deux sont encore là. Mais leurs trajectoires n'ont rien à voir : quand l'Espa- nyol n'a que 2 Coupes du Roi à son palmarès (en 1999-2000 et en 2005- 2006), le Barça se gargarise avec 18 titres de champion d'Espagne, 24 Coupes du Roi, 4 Coupes de l'UEFA et 2 Ligues des champions. L'Espanyol a tou- jours eu un gros complexe face au Barça. Il peut toutefois se vanter d'avoir réuni Alfredo Di Stefano et Lazlo Kubala, les deux stars d'après-guerre, sous la même bannière. Kubala, mythe du Barça, entraîna une saison Di Stefano. Plus tard, c'est à l'Espanyol que ce dernier lança sa (courte) carrière d'entraî- neur.

Les présidents ne se parlent plus

Autre différence : le stade. Alors que le Barça n'est plus sorti du Camp Nou depuis 1955, l'Espanyol a constamment bougé. Actuellement au stade olym- pique de Montjuic et bientôt à Cornella, au nord-ouest de Barcelone, les so- cios "perico" ont surtout vibré à Sarria, où l'Espanyol a construit son histoire avant de déménager en 1997. Anecdote : l'ancien Parisien José Cobos y marqua le dernier but. Cobos fut d'ailleurs le joueur français le plus apprécié avec Nicolas Ouedec, qui a signé à Nantes en 1996. Pour le reste, les Didier Domi, Grégory Vignal, Alain Boghossian et Pascal Olmeta ne laissèrent pas un grand souvenir. Le Corse fut même expulsé dès son premier match et ne revint jamais dans les buts. Cependant, à travers son défenseur Gregory Be- ranger, l'Espanyol poursuit une tradition francophile qui n'a jamais faibli. Si les deux clubs n'ont pas la même dimension, ils cohabitent pourtant diffi- cilement. Les Socios se détestent et des débordements se produisent parfois, comme le 27 septembre dernier où des ultras du Barça envoyèrent des fu- migènes dans les tribunes de Montjuic. Jaloux de son voisin, l'Espanyol sait aussi qu'il vit médiatiquement sur des "coups" : le plus beau, en 2006 au Camp Nou, lorsque l'Espanyol priva le Barça d'un 19e titre de champion une minute de la fin (2-2). Sergio Busquets et Gerard Piqué, deux Catalans au sang chaud, ont juré de se venger cette année. Ce mépris s'affiche aussi dans les relations entre présidents. Joan Laporta (Barça) et Daniel Sanchez Llibre (Espanyol) ne participent plus au repas d'avant-match. La raison ? En 2005, le Barça refusa de vendre Javier Saviola à l'Espanyol. Depuis, les rela- tions sont glaciales.

à

Tottenham-Arsenal

Très mauvais voisins

Si 13 clubs professionnels cohabitent à Londres depuis fort longtemps, il en est deux particulièrement qui ont bien du mal à se supporter : Arsenal et Tottenham. De- puis leur création, au XIX e siècle, ces deux institutions n'ont pas cessé de se chamailler. Entre rivalité géogra- phique, historique et sportive, leurs parcours respectifs sont jalonnés d'événements marquants qui ont tous cultivé cet antagonisme prononcé. Le premier d'entre eux remonte à 1913. A l'époque, les Gunners (canon- niers en français, surnom donné aux ouvriers de la fa- brique d'armement de Woolchich, membres fondateurs du Royal Arsenal, ndlr) décident de s'instal- ler à Highbury, dans le nord de Londres. Seul problème : ce territoire est déjà occupé par un autre club, Totten- ham, créé en 1882 par des jeunes d'une école locale et du club de cricket Hotspur. En déménageant à quelques centaines de mètres de White Hart Lane, le repaire des Spurs, Arsenal et son président Henry Nor- ris déterrent la hache de guerre. Deux ans plus tard, en 1915, c'est en coulisses que Nor- ris lance définitivement les hostilités. Pour permettre à son équipe d'accéder à la "Football League First Divi- sion", l'homme d'affaires n'hésite pas à soudoyer des membres de la Fédération anglaise (FA). Lors d'un vote, ceux-ci optent finalement pour Arsenal plutôt que Tottenham comme dernier club autorisé à disputer le Championnat élite en 1919, après l'interruption due à la Première Guerre Mondiale. Un véritable acte de défiance pour les supporters des Spurs de la part de leur nouveau voisin. Sentiment renforcé par la réussite d'Arsenal, premier club londonien titré, en 1931. Sur le terrain comme en dehors, les deux clubs entretiennent depuis des relations difficiles. Chacun se surveille l'un l'autre et le nouveau départ des Gunners, en 2006, vers l'Emirates Stadium sur Ashburton Grove, à quelques encablures, n'aplanit pas les tensions. Avant chaque "North London Derby", chacun vise comme toujours la victoire. Mais plus que pour le résultat, avant tout pour une question d'honneur.

FC Séville- Betis

Les riches et les pauvres

10 mars 1918. Date de la honte suprême pour le Bétis lorsque ses dirigeants ont décidé d'envoyer la réserve pour faire face à l'ennemi suprême, le FC Séville. Motif ? Deux de leurs joueurs avaient été appelés par l'armée le jour- même du match et le club ne voulait pas se passer d'eux. Ré- sultat final ? Une défaite 22-0. Cela fait désormais plus de cent ans que Séville est déchirée par la rivalité entre ces deux clubs. En 1905, de riches entrepreneurs miniers et viticoles créent le Sevilla FC. Deux ans plus tard, les élèves de l'école polytechnique forment le Sevilla Balompié (qui deviendra par la suite le Bétis) suite au refus des dirigeants du FC Sé- ville d'engager un joueur issu d'un milieu peu aisé. Depuis cette époque, les Rojiblancos (Rouge et Blanc) sont soutenus par les riches, tandis que les Verdiblancos (Vert et Blanc, couleurs de l'Andalousie) ont les faveurs des ouvriers. Si le FC Séville a été le premier présent en Coupe d'Europe des clubs champions (1957-1958), a remporté trois titres conti- nentaux (deux Coupes de l'UEFA et une Super Coupe d'Eu- rope) et a passé 63 saisons en Liga (contre 44 pour le Betis),

le Betis est fier d'avoir atteint l'élite espagnole en premier

(1931-1932) et d'avoir remporté la Liga en 1935 quand le FC

Séville a dû attendre neuf ans de plus. Le premier match entre les deux équipes (8 février 1915)

s'est soldé par une victoire 4-3 du FC Séville, mais la rencon- tre a été arrêtée avant terme en raison d'une bagarre générale sur et en dehors du terrain. Même algarade en 1983, lorsque

le Carlos Diarte (Bétis) s'est fait expulser en Copa del Rey et

a pris dix matches de suspension. Cependant, le plus hon-

teux est récent : en 2007, Juande Ramos (coach de Séville au- jourd'hui au Real Madrid) a perdu connaissance sur le bord du terrain après avoir reçu une bouteille en pleine tête pro- venant des tribunes de supporters des «pepinos» («concom- bres», nom donné aux joueurs du Betis qui se vengent en appelant leurs ennemis «palanganas», les «bassines»). Un seul moment dans l'histoire a vu les deux clubs et leurs sup- porters se rapprocher : c'était lors de la mort tragique d'An- tonio Puerta (FC Séville) en août 2007. «Puerta, Séville est avec toi», ont alors chanté ensemble les fans des deux camps.

14 N° 787 Lundi 23 février 2009 Petitstalentsdevenusgrands
14
N° 787 Lundi 23 février 2009
Petitstalentsdevenusgrands

Alors que le logo de la Coupe du Monde des U17 de la FIFA, Nigeria 2009 vient tout juste d'être révélé au grand public, nous intéressons aux jeunes talents qui ont attiré l'attention à «Corée-2007» - dernière édition en date du grand rendez-vous mondial - et qui, pour certains, ont déjà confirmé tout le bien qu'on pensait d'eux.

Macauley Chrisantus (Nigeria)

Le plus doué des Africains !

L'un

des

plus

les

en

n'est

que

sept

prodiges qui

a le

marqué

esprits

Corée

autre

l'attaquant

nigérian

Macauley

Chrisantus.

Avec

buts inscrits

au cours de

la compétition, l'avant-centre des Golden Ea-

glets a décroché le prestigieux Soulier d'Or adidas. En général, la récompense ne tombe

pas dans les mains du premier venu : Chri-

santus succède ainsi à Fernando Torres et à Alberto Aquilani, ce qui n'a pas échappé aux

dirigeants du Hambourg SV. Le club hanséa- tique n'a pas hésité à débourser plus d'un mil- lion d'euros pour s'attacher les services du jeune international nigérian, que l'on pour-

rait retrouver aux avant-postes du HSV dès

vendredi soir pour la venue du Bayern Mu- nich.

Toni Kroos (Allemagne)

la venue du Bayern Mu- nich. ◗ Toni Kroos (Allemagne) Le crack Allemand arrive Il avait
la venue du Bayern Mu- nich. ◗ Toni Kroos (Allemagne) Le crack Allemand arrive Il avait

Le crack

Allemand

arrive

Il avait quant à lui été récompensé par le Ballon d'Or adidas. Plus d'un quart (26 % exac- tement) des jour- nalistes accrédités ayant assisté aux deux derniers matches du tour-

noi avaient voté pour le jeune Allemand. Aujourd'hui âgé de 19 ans, le milieu offensif du Bayern Munich avait trouvé le chemin des filets à cinq re- prises en Asie. Depuis, il fait partie des es- poirs les plus prometteurs du club bavarois. Il s'était distingué en octobre 2007 en inscri- vant le but victorieux du Bayern, après être entré en cours de jeu lors d'une rencontre de Coupe UEFA face à l'Etoile Rouge de Bel- grade.

Richard Sukuta-Pasu

(Allemagne)

Rouge de Bel- grade. ◗ Richard Sukuta-Pasu (Allemagne) Un grand attaquant aux grandes qualités Autre joueur

Un grand attaquant aux grandes qualités

Autre joueur allemand promis à un glo- rieux destin, Richard Sukuta-Pasu dit s'inspi-

rer du style puissant et agressif de joueurs

comme Didier Drogba (Chelsea) et Lukas Podolski (Bayern Munich). La saison der- nière, le grand attaquant (1,83 m) du Bayer Leverkusen a inscrit 18 buts lors des 22 matches qu'il a disputés avec les juniors du club, dont trois dans le Championnat d'Eu- rope U-19 de l'UEFA, remporté par les jeunes Lions en juillet 2008.

Mamadou Sakho (France)

Capitaine à 17 ans au PSG

Il fait lui aussi

partie des grandes révélations de Corée 2007. Peu après son retour du Pays du Matin calme, le 20 octo- bre 2007 pour être précis, le jeune défenseur fait ses premiers

pas en tant que ti-

tulaire en Ligue 1,

face à Valen- ciennes. Ce jour-là, il est même capitaine du Paris Saint-Germain, ce qui fait de lui le plus

Bojan Krkic (Espagne)

Il fait déjà parler de lui au Barça

Cependant, le joueur qui a percé de la façon la plus nette depuis 2007 est incontes- tablement Bojan Krkic. En Corée, l'attaquant du FC Barcelone avait largement contribué à l'excellent parcours de l'Espagne jusqu'en fi- nale. La jeune Furia s'était alors inclinée aux tirs au but contre le Nigeria. Mais c'était en l'absence de Bojan, suspendu en raison d'un carton jaune reçu en demi-finale. Cette finale "manquée" est d'ailleurs la seule ombre au ta-

bleau d'une ascension au demeurant fulgu- rante : depuis ses grands débuts au Barça en septembre 2007, le jeune homme a trouvé la faille à 17 reprises en 72 apparitions. Il est par ailleurs devenu le plus jeune buteur du club catalan, faisant trembler les filets adverses dès sa première titularisation en championnat, contre Villar-

real. Le jeune prodige a bou- clé l'exercice 2007/08 avec 10 buts au compteur, ce qui constitue un record (dé- tenu avant cela par Raul) pour une première saison en Liga. Bojan a été ap- pelé pour la première fois chez les seniors es- pagnols en septembre 2008, pour une rencontre contre l'Arménie. Il est rentré en cours de jeu, à l'âge de 18 ans et 13 jours.

Franco Zuculini

et Eduardo Salvio (Argentine)

La relève assurée chez albiceleste En matière de

chez albiceleste E n m a t i è r e d e jeune porteur du

jeune porteur du brassard (à 17 ans et 8 mois) dans l'histoire du club de la capitale, comme dans celle du championnat de France. Il s'impose depuis peu à peu au cœur de la défense centrale parisienne.

Reimond Manco (Perou)

la défense centrale parisienne. ◗ Reimond Manco (Perou) L’espoir de toute une n a t i

L’espoir de toute

une nation

Plusieurs

joueurs

l'équipe du Pérou quart de finaliste en Corée ont en- suite représenté leur pays au ré- cent Cham- pionnat U-20 de la CONME- BOL. Parmi eux, le plus pro- metteur est sans doute Rei-

mond Manco, qui a signé un contrat de cinq ans avec le PSV Eindhoven. Au Philips Stadion, Manco a déjà été lancé dans le grand bain de la Ligue des champions de l'UEFA. Il a par ailleurs obtenu sa première sélection avec les A péruviens en février 2008. Le sélectionneur Jose del Solar avait alors fait appel à lui pour un match ami- cal contre la Bolivie.

Ransford Osei

et Sadick Adams (Ghana)

Les deux nouvelles

Black Starlets

et Sadick Adams (Ghana) Les deux nouvelles Black Starlets de jeunes pousses à l'avenir footbal- listique

de

et Sadick Adams (Ghana) Les deux nouvelles Black Starlets de jeunes pousses à l'avenir footbal- listique

jeunes pousses à l'avenir footbal- listique tout tracé, l'Argen- tine n'est jamais en reste. Après les Carlos Tevez, Sergio Agüero et Lionel Messi, les nouvelles co- queluches du ballon rond en terre albiceleste ont pour noms Franco Zuculini et Eduardo Salvio. En dépit de son jeune âge, Zuculini s'est imposé comme solide titulaire au Racing Club (pre- mière divi- sion argentine), avec qui il a déjà ouvert son compteur buts. Récem- ment, Diego Maradona a sollicité Zu- culini pour

faire partie d'un groupe de 14 joueurs évoluant dans le championnat d'Argentine et appelés à s'entraîner avec les A. Quant à Sal- vio, il a fait ses grands débuts pour Lanus en août 2008, contre Boca Juniors. Il totalise déjà 14 réalisations cette saison. Toujours en pro- venance d'Amérique du Sud, l'international U-20 colombien Ricardo Chara a été récom- pensé de ses excellentes prestations en Corée

par un contrat à l'Udinese, en Serie A ita-

lienne.

En Corée, la paire Rans- ford Osei et Sadick Adams avait permis au Ghana d'obtenir
En Corée, la
paire Rans-
ford Osei et
Sadick Adams
avait permis
au Ghana
d'obtenir une
excellente
quatrième
place. Les dix
buts marqués
par les deux
Black Starlets
n'avaient pas
mis longtemps
à
éveiller l'at-

tention des re- cruteurs européens. Le magazine britannique World Soccer les a même inclus dans sa liste

des 50 espoirs les plus prometteurs du foot-

ball mondial. En 2008, l'Atlético Madrid se

jette à l'eau en engageant Adams à l'essai, avec possibilité de contrat à la clé. Mais depuis le début de la saison, c'est son coéquipier en équipe nationale qui s'est illustré balle au pied. Osei qui a rejoint une équipe israélienne

a déjà marqué six buts.

rejoint une équipe israélienne a déjà marqué six buts. ◗ Rafael et Fabio da Silva (Brésil)

Rafael et Fabio da Silva (Brésil)

Les étoiles montantes de la Seleção

da Silva (Brésil) Les étoiles montantes de la Seleção Premiers adversaires du Brésil à «Corée- 2007»,

Premiers adversaires du Brésil à «Corée- 2007», les Néo-Zélandais ont dû penser qu'ils voyaient double lorsqu'ils se sont retrouvés

face aux jumeaux Rafael et Fabio da Silva. Copies conformes l'un de l'autre sur le plan physique, les deux frères le sont aussi dans la qualité de leur jeu. Depuis leur poste d'arrière latéral (un à gauche, l'autre à droite), ils ont par leurs velléités offensives large- ment contribué aux 14 buts inscrits par le Brésil en phase de groupes. Capi- taine de la jeune Seleção en Corée, Fabio a même marqué deux fois.

jeune Seleção en Corée, Fabio a même marqué deux fois. A la surprise géné- rale, le

A la surprise géné-

rale, le Brésil s'était ensuite in- cliné contre le Ghana en huitièmes de finale, un revers qui n'a pas em- pêché Manchester United d'embaucher les frangins latéraux. Pressenti par beaucoup comme le plus doué de la paire, Fabio a vu sa progression freinée par une blessure à

l'épaule. Il a finalement fait ses grands débuts

avec les Red Devils samedi dernier en FA Cup, contre Tottenham. De son côté, Rafael a frappé fort dès sa première titularisation, sur

le terrain d'Arsenal. A cette occasion, le jeune Brésilien a inscrit le seul but des champions d'Angleterre d'une merveilleuse reprise de volée. Peu de temps après, il montait sur la plus haute marche du podium au Japon après

la victoire de Manchester United en Coupe

du Monde des Clubs de la FIFA.

Danny Welbeck (Angleterre)

Un jeune renard des surfaces digne de ses prédécesseurs

Autre star en de- venir, même club

Danny Wel-

beck s'était

distingué

en Corée en

inscrivant deux des cinq buts de

l'Angleterre contre la Nouvelle-Zélande, en phase de poules (victoire 5-0). A 18 ans, il a régalé Old Trafford dès que Sir Alex Fergu- son lui en a donné l'occasion, au cours d'un match de Premier League contre Stoke City.

Ce jour-là, il a contribué à la large victoire

mancunienne (5:0) en envoyant un missile de 30 mètres dans le but adverse. Un mois plus

tard, il récidivait lors du troisième tour de la

FA Cup, contre Southampton. Du côté d'Old

Trafford, plus personne ne doute de tenir là

un jeune renard des surfaces digne de ses pré-

décesseurs. Tous ces joueurs en sont encore à leurs pre- miers pas dans le monde du football profes- sionnel, mais une chose est d'ores et déjà

acquise : avec un bon encadrement et un peu

de persévérance, ils devraient tous faire en-

core parler d'eux dans les mois et les années à venir.

et un peu de persévérance, ils devraient tous faire en- core parler d'eux dans les mois
15 N° 787 Lundi 23 février 2009 Stankovic Il n'est pas parmi les plus média-
15
N° 787 Lundi 23 février 2009
Stankovic
Il n'est pas parmi
les plus média-
tiques, mais il
est l'un des
joueurs exem-
plaires et essentiels
au succès de son club.
Dans la pléiade de stars
que compte l'Inter
Milan, Dejan Stanković
s'est forgé sans faire de
bruit un palmarès digne
des grandes légendes du
club nerazzurro.
Sa carrière débute sous le
maillot de l'Etoile Rouge de
«Gagner la Ligue
des champions»
Dejan, vous avez été capitaine
de l'Etoile Rouge de Belgrade
à seulement 18 ans. Comment
avez-vous géré cette pression
et que vous a apporté cette
expérience ?
J'ai intégré l'équipe première
dès 16 ans et six mois plus tard, je
faisais mes débuts en champion-
nat. J'étais déjà bien ancré au club
après y avoir évolué dans toutes
maine avant le début des
qualifications pour la
prochaine Coupe du
Monde, Radomir Antic
été nommé. Il est très
estimé en Serbie. Son
expérience va nous ser-
vir, notamment aux plus
jeunes. D'ailleurs, de-
puis son arrivée, nous
avons pris un bon dé-
a
Belgrade. A seulement 18 ans,
part avec trois victoires
il devient le plus jeune capi-
et
une défaite, contre la
taine de l'histoire du club. En
quatre saisons, de 1994 à
1998, Stankovic s'adjuge un
Championnat de Serbie et
trois Coupes.
En 1998, il tape dans l'œil de
les catégories de jeunes. Donc je
me sentais mature à 18 ans. Porter
le brassard ne m'a jamais pesé. Au
contraire, un rêve d'enfant se réa-
lisait. J'ai forcément gagné en ma-
turité, de telles responsabilités
font grandir plus vite. Il n'y avait
pas tant d'avantages mais l'expé-
rience demeure inoubliable.
France.
la Lazio. Dès ses débuts en
Serie A, il conquiert, outre le
surnom d'Il Dragone (le dra-
gon), le cœur des tifosi en ins-
crivant son premier but face à
Piacenza. En six ans, son pal-
marès s'enrichit d'un scu-
detto, d'une Coupe d'Italie
ainsi que de deux Super-
coupes d'Italie. A l'échelon eu-
ropéen, il remporte la Coupe
des Vainqueurs de Coupes et
Quel regard ont porté les plus
anciens sur votre nomination ?
Il n'y avait aucune jalousie,
c'était normal parce que j'étais un
enfant de l'Etoile Rouge. C'est une
tradition au sein du club : les
jeunes issus du vivier deviennent
un jour ou l'autre capitaine. Bien
sûr, je prenais les décisions après
concertation avec les joueurs, no-
tamment en demandant conseil
aux anciens. Mais il n'y avait
aucun jugement de leur part.
Zaccheroni et
de Roberto
Mancini, que
j'avais déjà cô-
toyés à la Lazio.
Je n'ai jamais
rencontré de
problème, je les
ai toujours res-
pectés et je n'ai
cessé d'appren-
dre à leur
contact. Au-
jourd'hui, j'ai la
chance de tra-
vailler avec José
Mourinho, un
gagnant, un en-
traîneur qui ap-
porte beaucoup
de nouveautés
dans le football
actuel.
En Italie,
vous avez
joué deux
derbies :
celui de
Rome sous
les couleurs
Que manque-t-il à la
Serbie pour rivaliser
avec les plus grands ?
De la continuité.
Nous partons souvent
du bon pied et nous
nous en contentons ra-
pidement. J'espère
qu'Antic réussira à
changer la mentalité, à
nous tenir toujours
prêts sans jamais faiblir.
Par exemple, pour ne
pas perdre de points
contre les plus petits, ce
qui serait un désastre.
ensuite anéanti tous nos espoirs.
Ces contre-performances
sont-elles le signe d'un déclin
de votre
«««
la Supercoupe en 1999.
Les
Dejan Stankovic, à
propos des qualifi-
cations pour Afrique
du Sud 2010
L'Inter Milan s'attache ses ser-
vices en 2003 grâce à l'insis-
tance d'Alberto Zaccheroni,
qui l'avait côtoyé à
Dejan Stankovic, à
propos de son
expérience de
capitaine à 18 ans
de la Lazio,
et celui de
Milan avec l'Inter. Quelle est
la différence entre ces deux
rencontres ?
Ils sont incomparables. A
Milan, c'est tout un spec-
tacle. Quand nous
moyens financiers
jouons à San Siro,
devant 85 000 sup-
porters, c'est
vraiment
Rome. Depuis, il fait
les beaux jours du
club lombard et s'est
adjugé trois nou-
veaux écussons de
champion, deux
Coupes d'Italie ainsi
que trois Super-
coupes d'Italie.
Seule ombre au ta-
bleau, son succès en
club est proportion-
fantastique.
A Rome, il y a
plus de tension.
sont plus importants et les
petits font appel à des entraî-
neurs étrangers qui révolution-
nent leur football,
notamment tactique-
ment
Dix
jours avant,
»»»
toute
la ville vit déjà au
équipe
rythme du derby.
Dejan Stankovic,
à propos du
développement
des «petites»
équipes
Justement, comment voyez-
vous la suite des qualifica-
tions ?
Nous n'avons disputé que qua-
tre rencontres, c'est pourquoi
nous devons rester concentrés. A
la différence des qualifications
pour le Championnat d'Europe,
qui ressemblent plus à un cham-
pionnat avec huit équipes, notre
groupe n'est composé que de six
nations. C'est plus direct. Il faut
avant tout remporter toutes nos
rencontres à domicile. Et battre la
Roumanie et la France, nos deux
adversaires les plus dangereux.
nel à sa frustration
en sélection nationale. La der-
nière en date est la qualifica-
tion manquée pour l'EURO
2008, qui aurait marqué de
belle manière le dixième anni-
versaire de ses débuts inter-
nationaux. Depuis 1998, le
Serbe a été appelé à 76 re-
J'étais
un enfant de
Parlons de l'équipe
nationale serbe.
Ne regrettez-
vous pas de ne
ou d'un équilibre des forces
en Europe ?
Les équipes les moins fortes
grandissent constamment et les
écarts se réduisent. Les moyens fi-
nanciers dans ces pays se font
plus importants et les plus petits
font souvent appel à des entraî-
neurs étrangers qui révolution-
nent leur football, notamment
tactiquement. Un des exemples
Aujourd'hui,
sous les cou-
leurs de l'In-
ter, vous
faites partie
de ces
joueurs d'ex-
périence.
Comment
l'Etoile ««« Rouge. C'est
une tradition au sein
du club : les jeunes
issus du vivier
deviennent un jour ou
l'autre capitaine
pas avoir pris
part à
l'UEFA
EURO 2008
jugez-vous
votre évolution
depuis vos débuts ?
Je n'ai cessé de grandir.
»»»
? Beaucoup
Mais cet échec
est entièrement
de notre faute.
est l'évolution des Iles Féroé. Il y a
quelques années, l'équipe encais-
sait plus de cinq buts par rencon-
tre, mais ce n'est plus le cas. Nous
les avons battus 2:0. Aujourd'hui,
il faut respecter tout le monde.
Qu'est-ce qui a changé en Ser-
bie ces dernières an-
nées ?
D'abord
A propos de la France, y a-t-il
des petites provocations entre
vous et Patrick Vieira avant
chaque confrontation ?
Nous n'en avons pas encore eu
l'occasion. Je n'ai joué que 50 se-
condes au match aller à cause
d'une blessure. Mais je l'attends
de pied ferme à Belgrade ! (rires)
prises pour 13 buts, disputant
notamment les Coupes du
Monde de la FIFA 1998 et
l'entraî-
Nous étions bien par-
tis, réalisant quatre pre-
mières bonnes prestations.
neur !
Une se-
Les résultats parlent d'eux-
2006.
mêmes, j'ai remporté beaucoup
«««
A 30 ans, une troisième parti-
de titres au cours de ces cinq der-
nières années. Mais je ne veux pas
m'arrêter là. Dans la liste des tro-
phées avec l'Inter, il m'en manque
un très important : la Ligue des
champions !
Ensuite, nous avons joué de mal-
chance avec des blessés, des
suspendus, et nous n'avons
jamais retrouvé notre
Il
cipation à l'épreuve suprême
ainsi qu'une victoire en Ligue
des champions sont les princi-
paux objectifs que s'est fixé
Stankovic, comme il nous l'a
confié à nous lors d'une inter-
view exclusive à Appiano Gen-
faut avant
équipe-type. Nous
avons perdu au Ka-
zakhstan et en Bel-
tout remporter
toutes nos
rencontres à domicile
Que vous ont apporté les di-
vers entraîneurs que vous
avez connu à l'Inter ?
J'ai eu la possibilité de m'en-
traîner sous les ordres d'Alberto
gique, deux défaites
inadmissibles. Nous
avions dès lors perdu la
première place ainsi que
des points importants. Le
nul contre l'Arménie 0:0 a
et battre la Roumanie
et la France, nos deux
adversaires les plus
tile, le centre d'entraînement
de l'Inter.
dangereux
»»»
16
16

N° 787 Lundi 23 février 2009

Salomon Kalou

«Je veux tout gagner »

Talent, humilité, expérience dans de grosses écuries européennes. A 23 ans, Salomon Kalou a toutes les cartes en main pour réussir dans le football mondial. Après avoir débuté sa carrière au Feyenoord de Rotterdam, ville où il a passé trois ans avec un passage d'une saison à l'Excelsior, il a été recruté par Chelsea. Ses prestations sont telles qu'il a été le joueur ivoirien le plus percutant lors du dernier Tournoi Olympique de Football Masculin. Après la compétition chinoise, l'attaquant des Blues a accordé un entretien exclusif. En toute simplicité, il évoque ses débuts, l'actualité de Chelsea et les rêves qu'il poursuit.

de Chelsea et les rêves qu'il poursuit. Salomon, vous êtes actuellement l'une des têtes de

Salomon, vous êtes actuellement l'une des têtes de proue de la jeune gé-

nération ivoirienne. Com-

ment vous êtes-vous passionné pour le football dans votre enfance ? Dans mon pays, tous les enfants n'ont qu'un sport en tête, c'est le football. En plus, j'ai

toujours voulu imiter mon frère aîné (Bonaventure). C'est ça qui m'a décidé à entreprendre cette carrière. Mais il y a d'autres joueurs qui m'ont donné envie d'emprunter cette voie. Je pense à Thierry Henry. Je l'ai suivi de très près depuis ses débuts à Monaco.

Avez-vous eu la possibilité de le rencon- trer ? Oui, je l'ai vu deux fois. La première, c'était quand il était à Arsenal, en 2000. J'ai eu la chance d'aller là-bas pour disputer un tour- noi amical. C'était un rêve incroyable de l'avoir aussi près de moi, de le voir s'entraî- ner. A cette époque, je rêvais déjà de devenir comme lui.

Salomon Kalou, à propos de son statut d'idole en Côte d'Ivoire

Vous êtes donc bien placé pour savoir ce que ressentent vos nombreux admira- teurs lorsqu'ils s'approchent de vous Bien sûr ! Quand

on est footballeur, on devient un mo- dèle. Aujourd'hui, ça se passe bien pour moi. Du coup, beaucoup de jeunes veulent m'imiter en Côte d'Ivoire. Mais je ne veux pas aller trop vite : il me reste en- core beaucoup de chemin à faire, je

suis encore en phase d'apprentissage. J'espère que je vais continuer à progresser pour vraiment deve- nir un grand joueur.

Vous avez déjà vécu beaucoup de grands moments dans votre carrière. Cepen- dant, vous n'avez pas réussi à obtenir le passeport néerlandais pour représenter les Pays-Bas. Vous en souvenez-vous ? C'était il y a deux ans. Je jouais aux Pays- Bas et je ne faisais pas partie de la sélection ivoirienne. A ce mo- ment-là, on m'a pro- posé de jouer pour les Pays-Bas, mais je n'ai pas pu obtenir le pas- seport. J'ai essayé, mais ça n'a pas marché. Je crois qu'avec tout le bruit qu'elle a fait, cette affaire a dépassé le cadre du football pour entrer sur le terrain politique.

Cela vous a-t-il per- turbé ? Ç'a été compliqué.

Quand on est un jeune joueur, il vaut mieux se concentrer sur le football. Je venais de commencer ma

Parlez-nous des entraîneurs que vous avez connus au cours de votre carrière. Lequel vous a le plus marqué ? C'est le premier, celui qui m'a donné l'oc- casion de jouer en première division : Ruud Gullit. A ce moment-là, il m'a dit des choses

auxquelles je ne m'attendais pas :

"Tu vas voir, tu vas faire de grandes choses". Je venais à peine de com- mencer, je ne pensais pas aller très loin. Il m'a donné confiance en moi et m'a offert l'occasion de côtoyer le plus haut ni- veau. Ruud m'a marqué, mais il n'est pas le seul. Il y a aussi eu José Mourihno et d'autres, qui m'ont donné des conseils pré- cieux.

Que pouvez-vous nous dire de Luiz Fe- lipe Scolari ? Il y a certains entraîneurs avec lesquels tu n'as pas besoin d'un mois pour te ren- dre compte qu'ils sont bons. C'est ce qui s'est passé avec lui. Dès le premier entraîne- ment, j'ai su que c'était l'homme de la situa- tion pour Chelsea. Beaucoup de gens pensent que notre jeu n'est pas attrayant, mais nous pouvons les faire changer d'avis et pratiquer un football agréable à l'œil.

possible de ne pas être timide et de ne pas se sentir tout petit.

Avez-vous été bien reçu ? Tout à fait. J'ai très vite su que je pourrais parler avec eux d'égal à égal, tout en appre- nant beaucoup de choses. Je suis très heureux d'avoir franchi le pas. Je sais que ça me ser- vira pour essayer de les imiter.

Avez-vous été surpris par un joueur en particulier ? De ce que j'ai vu depuis le début de ma car- rière, les joueurs les plus importants sont les plus simples et les plus humbles. A Chelsea, par exemple, il n'y a que des bons gars, on passe d'excellents moments. Prenez John Terry, il est toujours en train de plaisanter ! La première fois que je l'ai vu, j'ai été très sur- pris. J'ai l'impression qu'on est comme des gosses qui vont ensemble au collège. Je m'éclate en réalisant mon rêve de gamin. Je suis comblé.

Quand vous en rêviez, vous n'imaginiez pas (Il coupe) Non, non. Même dans mes rêves, je ne me voyais pas ici. A partir de mainte- nant, ce n'est que du bonus. Mais attention, il faut savoir que le plus difficile n'est pas d'ar- river à ce niveau, mais de s'y maintenir. J'es- père en être capable.

Quels sont vos objectifs cette saison ? Je veux devenir l'un des joueurs les plus im- portants à Chelsea et satisfaire tous les espoirs que les gens ont placés en moi. Je veux parti- ciper à un maximum de victoires. Je vais de- voir mettre les bouchées doubles à l'entraînement, marquer plus de buts et don- ner plus de passes décisives. J'espère que nous allons gagner toutes les compétitions dans lesquelles nous sommes engagés.

Etes-vous un passionné de football ? Oui, j'aime voir les marches à la télé pour comparer les équipes et les joueurs. J'ima- gine ce que je ferais à la place des gars sur le terrain, dans quel domaine je pour- rais progresser. Ensuite, j'essaie de co- pier des choses chez les joueurs qui me plaisent le plus.

Salomon Kalou, à propos de ses rêves

Vous reste-t-il encore des rêves à réaliser ? Bien entendu ! Je veux poursuivre ma car- rière dans de grands clubs. Pour l'instant, je suis à Chelsea, mais je rêve d'aller un jour en Espagne. J'adore le football espagnol. Il est beau à regarder et sur le terrain, ça doit être super aussi. Il me reste aussi un autre rêve :

voir une équipe africaine gagner la Coupe du Monde. Et sur le plan personnel ? J'ai une vie exceptionnelle, je m'amuse, je fais ce qui me plaît. En plus, j'ai la bénédic- tion de ma famille et des Ivoiriens. J'aimerais œuvrer pour la paix dans mon pays. Si je pou- vais le faire par le biais du football, ce serait génial.

««« Quand on est footballeur, on devient un modèle. Au- carrière. Je jouais bien et
«««
Quand
on est footballeur, on
devient un modèle. Au-
carrière. Je jouais bien
et je n'avais pas be-
soin de cette pu-
jourd'hui, ça se passe bien pour
moi. Du coup, beaucoup de
jeunes veulent m'imiter en
Côte d'Ivoire
blicité
»»» pour pro-
gresser. Cette af-
faire a également été
difficile à vivre pour ma
famille en Côte d'Ivoire.
Les gens ne compre-
naient pas que je
veuille un passeport
néerlandais. Avec les Pays-Bas,
j'avais 50 % de chances de jouer
et d'essayer de gagner une
Coupe du Monde. Avec la Côte
d'Ivoire, ce pourcentage était
beaucoup plus faible. Ce choix
était lié à ma carrière, pas à ma
nationalité.

Quel bilan tirez-vous au- jourd'hui de tout cela ?

««« Si tu as du talent et que tu as l'occasion de le démontrer sur
«««
Si tu as du talent et que
tu as l'occasion de le démontrer
sur le terrain, tu peux aller aussi
loin que tu veux
»»»

Avec le recul, je peux dire que je suis content que ça n'ait pas marché. Evidem- ment, mon destin voulait que je joue avec la Côte d'Ivoire.

mon destin voulait que je joue avec la Côte d'Ivoire. Salomon Kalou, à propos de ses

Salomon Kalou, à propos de ses ambitions

Comment vous sentez-vous avec ce maillot ? C'est fantastique ! J'ai dé-

montré que je pouvais jouer avec la Côte d'ivoire et faire ma place dans de grandes équipes. Certains pensaient que je voulais le passeport néerlandais pour pouvoir être transféré dans un autre grand club en Angle- terre. J'ai prouvé que cela n'était pas le cas, que cela dépendait juste de mon ta- lent. Si tu as du

««« Quand je suis arrivé au club, j'ai apporté mon appareil photo à la première
«««
Quand
je suis arrivé au club,
j'ai apporté mon appareil photo
à la première séance d'entraîne-
ment. Je voulais prendre une photo
avec chacun de mes coéquipiers !
C'était le plus grand rêve de
ma vie
»»»
Salomon

Kalou, à

propos de

son arrivée

à Chelsea

En parlant de Chelsea, quel souvenir gardez- vous de votre ar- rivée dans ce club, avec toutes

vous de votre ar- rivée dans ce club, avec toutes talent et que tu as l'occasion
vous de votre ar- rivée dans ce club, avec toutes talent et que tu as l'occasion

talent et que tu as l'occasion de le démontrer sur le terrain, tu peux aller aussi loin que tu veux. Je suis fier car même sans ce passeport, j'ai ma place dans de grandes équipes et je dispute des compétitions importantes comme les Jeux Olympiques.

ses stars ? Quand je suis arrivé au club, j'ai apporté mon appareil photo à la première séance

d'entraînement. Je voulais prendre une photo avec chacun de mes coéquipiers ! C'était

Il me reste aussi un autre rêve : voir une équipe africaine gagner la »»»
Il me reste aussi un autre rêve :
voir une équipe africaine gagner la
»»»
Coupe du Monde

le plus grand rêve de ma vie. J'avais ««« peur de me réveiller, peur que ça ne soit pas la réalité ! Voir les

Ballack,

quelque chose de très fort. C'est im-

Drogba

les

c'est

17 N° 787 Lundi 23 février 2009
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17
17

N° 787 Lundi 23 février 2009

Le spectacle

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L ’ une des raisons pour lesquelles le football est baptisé le sport roi, c'est
L ’ une des raisons pour lesquelles le
football est baptisé le sport roi, c'est
qu'à la manière d'un monarque, il
règne sur tous les membres de son
royaume, modestes ou riches, ano-
nymes ou célèbres. Chaque club
compte ainsi parmi ses fidèles, non seulement les
supporters se massant dans les virages, mais égale-
ment quelques soutiens de marque. Nous vous pré-
sentons quelques uns de ces prestigieux supporters.
Et puisqu'on parle de roi, commençons ce tour
du monde en Angleterre. La tête couronnée qui
règne sur tous les Britanniques, Elisabeth II, sup-
porterait Arsenal, ce qui pourrait rendre jaloux les
voisins des Queens Park Rangers qui, s'ils n'ont pas
les faveurs de la Reine malgré leur nom, comptent
parmi leurs sympathisants les chanteurs Pete
Doherty et Robert Smith. Autre grand nom de la
musique anglaise investi dans la vie de son club,
Elton John a passé 32 ans à la tête de Watford.
Fan des Hornets dès l'enfance, il avait racheté le club
en 1976 et l'avait emmené de la quatrième division
Le Mexicains Gael García Bernal a fait aussi
bien en parvenant à inclure sa passion pour les
Pumas de la UNAM dans ses films. En 2001, dans
‘Y tu mamá también’, il glisse quelques piques en-
vers l'América, grand rival des Pumas dans le
championnat aztèque, avant de récidiver en 2008
dans Rudo y Cursi, où son personnage incarne un
joueur du club Auriazul. "Je suis à l'endroit où s'en-
traine l'équipe de mon cœur. Les Pumas, c'est tout
pour moi !", déclare-t-il lors du tournage.
«Je fais partie d'une génération qui a
grandi quand Botafogo pouvait avoir
Garrincha, Gerson ou Jairzinho. Voilà
comment on devient Botafogo pour tou-
jours
»
● Walter Salles, réalisateur
brésilien, passionné du Fogão
à la place de vice-champion en 1983 et à la finale de
la Cup en 1984.
«Botafogo pour toujours»
En incarnant Che Guevara dans Carnets de
Voyage, García Bernal a certainement pu parler foot-
« Je ne me rappelle pas exactement
comment je suis devenu supporter de
San Lorenzo, mais j'ai toujours un
maillot avec moi»
● Viggo Mortensen, inconditionnel de San
Lorenzo de Almagro
Le Seigneur de San Lorenzo
Un parcours qui inspire peut-être Robbie
Williams qui, depuis février 2006, est actionnaire du
Port Vale FC, club de troisième division de
Stoke-on-Trent, sa ville natale. "Je vis à Los Angeles,
mais ma maison sera toujours à Stoke-on-Trent", af-
firme l'ancien leader de Take That. "C'est une manière
de montrer que mon cœur est toujours là-bas. Je reste
un grand supporter." Liam et Noel Gallagher, eux,
n'ont aucune part dans le capital de Manchester City
mais ne perdent pas une occasion de crier leur amour
des Skyblues. Ainsi, lors d'un récent concert d'Oasis,
les deux frères ont dédié leur chanson "Don't look
back in anger" à Kaká, insistant particulièrement sur
les vers "Don't you know you might find a better
place to play ?" (Tu ne penses pas que tu pourrais
trouver un meilleur endroit pour jouer ?).
Les acteurs ne sont pas en reste lorsqu'il s'agit
d'évoquer leur club favori. Ainsi, les supporters
d'Aston Villa ont vu Tom Hanks brandir l'écharpe
des Villans et ceux d'Everton ont accueilli Sylvester
Stallone sur la pelouse de Goodison Park, veste et
écharpe des Toffees sur les épaules. Quant à Kevin
Costner, il a entamé une histoire d'amour avec
Arsenal en 1990 lors d'un tournage en Angleterre.
Séduit par l'ambiance d'Highbury, il se revendique
depuis comme un fervent fan des Gunners. A tel
point qu'en janvier 2004, le bodyguard voulait as-
sister à un match d'Arsenal, pensant que la rencon-
Mais aucun d'eux ne peut rivaliser avec Viggo
Mortensen. Personnage emblématique du Seigneur
des Anneaux, il est également le "Seigneur du
Nuevo Gasometro", le stade du club argentin de San
Lorenzo. Ayant grandi entre le Venezuela et
l'Argentine, l'acteur américain s'est pris d'amour
pour le Ciclón, au point d'avoir toujours un maillot
dans ses bagages. "Je ne me rappelle pas exactement
comment je suis devenu supporter de San Lorenzo,
mais j'ai toujours un maillot avec moi", confirme
celui qui incarne Aragorn à l'écran. "Chaque jour, je
suis l'actualité du club par internet. Je ne veux rien
manquer. J'en suis fou !" Fou au point de se présen-
ter à la cérémonie des Oscars avec un drapeau du
club ou d'organiser un asado, traditionnel barbecue
argentin, et inviter toutes les idoles azulgranas de
son enfance !
pour toujours
Les actrices italiennes Sabrina Ferilli et Sophia
Loren ont adopté un style différent pour déclarer leur
flamme à leur club. Respectivement supportrices de
l'AS Rome et Naples, elles avaient promis un drole de
cadeau si les Giallorossi remportaient la Ligue des
champions en 2008, et si les Azzurri montaient en
Serie A en 2007. Au grand dam des Romains, leur
équipe sera éliminée en quart de finale par Manches-
ter United. Quant aux Napolitains, ils ont bien décro-
ball avec le réalisateur Walter Salles. Car le Brésilien
est un inconditionnel de Botafogo et préférerait
presque suivre un bon match de ses protégés que pro-
duire un chef d'œuvre avec sa caméra. "Je fais partie
d'une génération qui a grandi à Rio quand une équipe
locale comme Botafogo pouvait avoir Garrincha, Ger-
son ou Jairzinho", se souvient-il. "Mon premier match
au stade, à 12 ans, était la finale du championnat ca-
rioca au Maracanã en 1968 : Botafogo 4, Vasco 0, 120
000 supporters ! Voilà comment on devient Botafogo
"
tre se jouait à Londres
alors que les Gunners se
déplaçaient à Villa Park ! Pas de problème : Kevin
loua d'urgence un hélicoptère pour se rendre à
Birmingham
ché l'accession mais n'ont toujours pas de nouvelle de
la promesse de leur ambassadrice. "Heureusement",
diront certains tifosi, car la belle Italienne est au-
jourd'hui âgée de
74 ans !
M
essi
«Des titres,
très rapidement»
Lionel Messi, 22 ans, affirme
que la célébrité n'est rien sans
trophée. Affamé, le jeune
Argentin veut étayer sa
réputation en remportant
l'UEFA Champions League
avec le FC Barcelona. Décrit
comme un milieu offensif,
attaquant de soutien, ailier ou
n°10, Messi remplit tous les
rôles et bien plus
C'est un
créateur et un buteur craint
par toutes les défenses. Il s'est
montré particulièrement
exceptionnel cette saison avec
des buts capitaux, dont cinq en
Le Barça organise son
jeu autour de vous. A
mi-chemin, pouvez-
vous être la star de
l'UEFA Champions
League ?
Même si nous sommes
au tout début de l'ère Josep
Guardiola et qu'il est trop tôt
pour en parler, je ne pense
pas que mon rôle soit fonda-
mentalement différent de
celui que j'avais sous
Rijkaard. Tout ce que je peux
dire, c'est que j'adore jouer
devant le but et faire la diffé-
rence à cet endroit du ter-
rain. C'est là que je peux être
le plus dangereux et faire
mal aux adversaires.
prestations dans chaque
compétition. Vous ne pou-
vez rien pronostiquer.
Barcelone se battra pour ga-
gner les deux titres, tant que
nous avons une chance d'y
parvenir.
Quel est le plus impor-
tant pour vous, la Liga
ou l'Europe ?
Selon vous, qui sont les
favoris pour aller en
finale à Rome ?
Toutes les grandes
équipes seront nos rivales
principales, nous devons
toutes les considérer comme
favorites. Je ne crois pas aux
surprises. Je ne pense pas
que des surprises puissent se
produire dans des compéti-
tions comme la Champions
League. Les Anglais, par
exemple, ont montré leurs
qualités l'année dernière.
qu'avez-vous ressenti
en regardant vos
coéquipiers ?
C'était l'un des pires mo-
ments de ma carrière. Je ne
le souhaite à personne. L'an-
née dernière, j'ai dû vivre ce
genre de situations plusieurs
fois. C'est pour cela que j'ai