Vous êtes sur la page 1sur 3

‘  ‘‘



: 
                   

Enoncé inventaire à plan quasi impératif.

Introduction :

L¶économiste Rostow publie en 1960 « Les étapes de la croissance économique ». Dans son
œuvre il soutient que tous les pays du monde entier, connaitrons inéluctablement, certes à des
rythmes différents, un niveau de développement et de croissance économique identique à
celui des pays développés en suivant le modèle britannique du XIXème siècle. L¶économie
mondiale et ses débats sont depuis deux siècles notamment centrés sur la croissance. En effet,
l¶un des facteurs essentiels, le développement, témoin de la santé d¶un pays et de sa
population est souvent mis au second plan.
Le développement est une notion multidimensionnelle, il s¶opère dans le long terme : on
assiste ainsi à des transformations structurelles d¶ordre qualitatives qui se traduisent par une
amélioration durable du bien-être de la population. Le développement nécessite également la
démocratisation des sociétés et doit s¶inscrire dans une perspective de préservation des
intérêts et choix des générations futures. Le principal indicateur de développement est l¶IDH
(Indice de Développement Humain) qui dans son calcul prend en compte les niveaux de
longévité, d¶instruction et de PIB. Le sous-développement pourrait alors se définir par des
niveaux faibles de ces différents indicateurs ainsi que par une situation sanitaire et
économique très médiocre (sous-équipement en infrastructures de bases par exemple) et un
blocage du développement d¶un pays. Un des indicateurs du sous-développement est l¶IPH
(Indice de Pauvreté Humaine) qui peut compléter l¶IDH en analysant le dénuement d¶une
population par certains aspects (l'IDH décomptant la part de la population qui a le minimum
pour vivre et l'IPH la part de la population qui ne l'a pas, qui vit sous le seuil de pauvreté).
A partir de cette définition, la question pourrait se poser de savoir à quoi est du ce sous-
développement et les effets et conséquences qu¶il peut avoir sur une économie ou un pays.
Tout d¶abord, nous analyserons les causes de ce sous-développement, en essayant de
comprendre pourquoi seulement certains pays atteignent un développement. Par la suite, nous
verrons les conséquences que cette absence de développement notamment en comparant
différents pays. Enfin, nous étudierons les différentes solutions proposées pour résoudre le
sous-développement.

I-C LES CAUSES DU SOUS-DEVELOPPEMENT :

A) Une incapacité des pays à moderniser leur économie :

1) Les décisions ne sont pas prises collectivement


2) Une absence de distinctions entre les différentes sphères d¶activités
B) Les caractéristiques du développement non respectées :
1)C En matière de santé (eau non potable, absences de soins médicalisés, médicaments ou
vaccins )
2)C Le manque d¶infrastructures : matérielles ou communicationnelles, absence
d¶électricité, d¶écoles

C) Le rôle des pays développés :


1)C La colonisation pour de nombreux pays du Sud, qui a bloqué le développement
2)C L¶absence de transferts technologiques (progrès technique, nouvelles technologies )
3)C Une volonté des pays du Sud de copier les modèles des pays du Nord, alors que ceux-
ci sont en contradiction avec les pratiques locales et traditionnelles.

II- LES CONSEQUENCES DU SOUS-DEVELOPPEMENT:

A)CUn fossé croissant entre pays développés et sous -développés :


1)C Le cas des PPTE (Pays Pauvres Très Endettés) et des PED (Pays en Développement),
par rapport aux PDEM (Pays Développés à Economie de Marché)
2)C La transition démographique : réalisée pour les pays du Nord, en cours pour les pays
du Sud. Ces derniers connaissent donc encore de forts taux de natalité et ont donc des
difficultés à nourrir cette jeune population.

B) D¶importantes difficultés, à différents niveaux :

1)C Un cercle vicieux du sous-développement : les pays sous-développés n¶ont pas les
moyens d¶investir ni d¶épargner et ne connaissent donc pas de croissance, ni de
développement.
2)C Une dépendance économique des pays du Sud vis-à-vis de pays du Nord, voire une
exploitation des pays sous-développés (délocalisations pour la main-d¶œuvre moins
chère par exemple)
3) Des organisations politiques, institutionnelles et économiques corrompues

C) Les crises se succèdent :


1)C Différents conflits ethniques (en Afrique notamment) et guerres
2)C Crises alimentaires : famine, malnutrition et sous-nutrition
3)C Des inégalités au sein des pays (hommes/femmes, "riches"/"pauvres")

III- LES SOLUTIONS ENVISAGEES :


A) La théorie de la modernisation :

1) Les pays sous-développés doivent moderniser leurs économies et leurs institutions

2) Les pays du Nord (développés) doivent jouer un rôle dans cette modernisation et aider
les pays du Sud (sous-développés)
3) Une théorie cependant critiquée : la théorie de la dépendance des pays du Sud par
rapport aux pays du Nord

B) D¶autres solutions qui semblent plus adaptées :

1) Une reformulation de la théorie de la modernisation : la post-modernisation ou néo-


modernisation, qui prend en compte les contextes contemporains.

2) Un développement de l¶autonomie économique

Conclusion :

Le sous développement, malgré ce qu¶avait pu prévoir Rostow ou Fukuyama, est aujourd¶hui


encore omniprésent dans un grand nombre de pays du monde entier. En effet, beaucoup de
pays n¶ont pas su connaitre de développement du fait de l¶absence de conditions propices à la
transformation des structures économiques, sociales, culturelles et institutionnelles. N¶ayant
su moderniser leur économie et paralysés par l¶emprise et la suprématie des pays du Nord,
certains pays n¶ont su rattraper leur retard ou ont maladroitement été victimes d¶un mal-
développement. On assiste à une extraversion de leurs systèmes économiques créant une
dépendance financière et monétaire envers le reste du monde. De plus les conflits, épidémies,
famines et catastrophes naturelles se succèdent et touchent plus particulièrement ces pays qui
ont le plus de difficultés à en ressortir. Les écarts ne cessent d¶augmenter et dans beaucoup de
pays aujourd¶hui sous-développés un cercle vicieux de la pauvreté (Nursk) s¶est créé et ne
semble pouvoir être brisé. Des solutions incitant ces pays à moderniser leur économie ainsi
que leurs institutions en prenant en compte le contexte contemporain et à prendre leur
indépendance économique grâce à l¶aide des pays du Nord sont proposées de nos jours mais
sont-elles réalistes ? Le développement durable et la question de l¶avenir sont les
préoccupations premières dans nos sociétés actuelles. Avec l¶approche de la conférence de
Copenhaghe une pression est mise sur les pays développés et leurs décisions futures.
Paradoxalement ce sont les individus les plus pauvres qui respectent aujourd¶hui notre
environnement et la planète, selon les théoriciens de la décroissance, c¶est justement vers un
tel modèle qu¶il faudrait tendre mais cela est inenvisageable pour nos sociétés actuelles.
Cependant c¶est justement entre les mains des pays sous développés et en voie de
développement que repose notre avenir et sur leur choix futurs. Sauront-ils alors prendre
avantage de leur situation jusque là toujours jugée péjorative et à leur tour, tout en faisant
usage du progrès technique des pays développés, se développer mais de manière plus
durable ?