Vous êtes sur la page 1sur 24

SPORTS

Le Président Bouteflika reçoit le diplomate algérien Lakhdar Brahimi

Bouteflika reçoit le diplomate algérien Lakhdar Brahimi Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a reçu hier à Alger le diplomate algérien et ancien ministre des Affaires étrangères, Lakhdar Brahimi. Le dernier poste occupé par M. Brahimi était celui d'en- voyé des Nations unies et de la Ligue arabe pour la Syrie.

P. 24

MÉTÉO DK NEWS 16° : ALGER 25° : TAMANRASSET QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION p. 2
MÉTÉO
DK NEWS
16°
: ALGER
25° : TAMANRASSET
QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION
p. 2

Lundi 8 février 2016 - 29 rabie al thani 1436 - N° 1218 - 3 e année - Prix : Algérie : 10 DA. France : 1€

www.dknews-dz.com

LA LOI PORTANT RÉVISION CONSTITUTIONNELLE ADOPTÉE À UNE MAJORITÉ ÉCRASANTE
LA LOI PORTANT RÉVISION CONSTITUTIONNELLE
ADOPTÉE À UNE MAJORITÉ ÉCRASANTE

LE PRÉSIDENT BOUTEFLIKA DANS UN MESSAGE :

«Des avancées démocratiques

irrévocables»

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a qualifié, hier à Alger, l'adoption de la loi por- tant révision de la Constitution d'étape «histo- rique porteuse d'avancées démocratiques irrévocables» pour le peuple algérien et la nation. «Qu'il me soit permis, en ce jour mémorable dans l'histoire de notre pays, de nourrir une ambition citoyenne et légitime, parta- gée avec les représentants du peuple et en communion avec l'ensemble des Algériennes et des Algériens, l'ambition d'inaugurer, ensemble, une étape histo- rique nouvelle porteuse d'avancées démocratiques irrévocables pour notre peu- ple, et pleine de grandes pro- messes pour notre nation», a indiqué le chef de l'Etat dans un message lu par le prési- dent du Parlement, Abdelkader Bensalah, à l'is- sue de l'adoption de la loi portant révision de la Constitution.

P. p 3 à 7

Ph : M.Naït Kaci
Ph : M.Naït Kaci
SANTÉ HYPOTENSION Que faire en cas de malaise ? Pages 12-13 A NOS LECTEURS HISTOIRE
SANTÉ
HYPOTENSION
Que faire
en cas de
malaise ?
Pages 12-13
A NOS LECTEURS
HISTOIRE

BOMBARDEMENT DE SAKIET SIDI-YOUCEF

Le symbole

éternel

d’un combat commun pour la dignité

P. 17

MDN
MDN

LUTTE

ANTITERRORISTE

6 refuges

pour

terroristes

détruits

à Bouira

P. 8

LUTTE ANTITERRORISTE 6 refuges pour terroristes détruits à Bouira P. 8

P. 9

CHAMPIONNAT D’ALGÉRIE DE BOXE L’occasion de découvrir de nouveaux talents P. 22
CHAMPIONNAT D’ALGÉRIE
DE BOXE
L’occasion
de découvrir
de nouveaux
talents
P. 22

CLINCLIN

CLIN CLIN 2 DK NEWS Lundi 8 février 2016 D’ EIL Météo Horaires des prières Fajr
CLIN CLIN 2 DK NEWS Lundi 8 février 2016 D’ EIL Météo Horaires des prières Fajr

2

DK NEWS

Lundi 8 février 2016

D’

EIL

Météo
Météo

Horaires des prières

Lundi 8 février 2016 D’ EIL Météo Horaires des prières Fajr 06:09 Dohr 13:02 Asr 15:58
Lundi 8 février 2016 D’ EIL Météo Horaires des prières Fajr 06:09 Dohr 13:02 Asr 15:58
Lundi 8 février 2016 D’ EIL Météo Horaires des prières Fajr 06:09 Dohr 13:02 Asr 15:58
Lundi 8 février 2016 D’ EIL Météo Horaires des prières Fajr 06:09 Dohr 13:02 Asr 15:58
Fajr 06:09 Dohr 13:02 Asr 15:58 Maghreb 18:26 Isha 19:46
Fajr
06:09
Dohr
13:02
Asr
15:58
Maghreb
18:26
Isha
19:46
 

Max

Min

Alger

16°

06°

Oran

18°

09°

Annaba

22°

08°

Béjaïa

18°

06°

Tamanrasset

24°

08°

CE MATIN À ZÉRALDA

AG électorale de la CNAM

24° 08° CE MATIN À ZÉRALDA AG électorale de la CNAM CE MATIN À L'INFP Journée
CE MATIN À L'INFP Journée d’étude sur les métiers de la construction, de l’urbanisme et
CE MATIN À L'INFP
Journée d’étude
sur les métiers
de la construction, de
l’urbanisme et de la ville
Le ministre de la For-
mation et de l’Ensei-
gnement profession-
nels, M. Mohamed Me-
barki et le ministre de
l’Habitat, de l’Urba-
nisme et de la Ville, M.
Abdelmadjid Tebboune
prendront part ce matin
à partir de 9h à l’Institut
national de la forma-
tion et de l’enseigne-
ment professionnels
d’El Biar (INFP, Alger),
à une journée d’étude
sur les métiers de la
construction, de l’ur-
banisme et de la ville.
AÏN DEFLA
4
Vers la réalisation
de 34 centres MSAN
Au total, 34 centres MSAN (multi services accès
network) relatifs à l’internet de haut débit seront
réalisés sur le territoire de la wilaya de Aïn Defla
durant l’année 2016. Ces centres seront mis en
place dans les communes de Miliana (11), El Attaf
(11), El Abadia (4) Khémis Miliana (4) ainsi que
Djendel et Aïn Defla (2 centres chacune), a indiqué
Djamel Beladjeham directeur de l’antenne lo-
cale dÆAlgérie Telecom (A T), qui signale que l’en-
veloppe financière mobilisée à cet effet est de
44,46 millions DA. Le programme d’activité d’A T
prévoit également la mise place de treize stations
relatifs à la 4 GLTE (internet sans fil) au niveau de
8 communes de la wilaya dont 5 seront installés au
chef-lieu de wilaya, a précisé M.Beladjeham.
au chef-lieu de wilaya, a précisé M.Beladjeham. ÉDUCATION NATIONALE Benghebrit à Khenchela La ministre de
au chef-lieu de wilaya, a précisé M.Beladjeham. ÉDUCATION NATIONALE Benghebrit à Khenchela La ministre de
au chef-lieu de wilaya, a précisé M.Beladjeham. ÉDUCATION NATIONALE Benghebrit à Khenchela La ministre de

ÉDUCATION NATIONALE

Benghebrit à Khenchela

La ministre de l’Éducation natio- nale, M me Nouria Benghebrit, ef- fectuera aujourd’hui une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Khenchela, la perle des Aurès.

dans la wilaya de Khenchela, la perle des Aurès. LE 13 FÉVRIER À LA SALLE EL

LE 13 FÉVRIER À LA SALLE EL MOUGGAR Célébration de l’anniversaire

du Front El Moustakbal

Célébration de l’anniversaire du Front El Moustakbal Le président du Front El Mous- takbal, M. Abdelaziz

Le président du Front El Mous- takbal, M. Abdelaziz Belaïd, prési- dera samedi 13 février à partir de 9h

à la Salle El Mouggar, une cérémo- nie à l'occasion de la célébration du 4e anniversaire de la création du parti.

DU 12 AU 14 MAI À SÉTIF

22 e Congrès de la SAMI

La Société algé- rienne de médecine interne (SAMI) organi- sera son 22e congrès du 12 au 14 mai 2016 à Sétif. Parmi les thèmes qui seront abordés :

les maladies orphe- lines, l’interniste face aux maladies chroniques non transmissi- bles (HTA, diabète, cancers

chroniques non transmissi- bles (HTA, diabète, cancers DU 3 AU 5 MARS 2016 AU PALAIS DE

DU 3 AU 5 MARS 2016 AU PALAIS DE LA CULTURE

13 e Salon Talents et Emploi

AU PALAIS DE LA CULTURE 13 e Salon Talents et Emploi Le grand rendez-vous des compétences,

Le grand rendez-vous des compétences, des op- portunités d’emploi et du recrutement est de retour. Dans sa 13e édition en seu- lement cinq ans d’existence, le désormais très connu sa- lon Talents et emploi sera de nouveau à Alger du 3 au 5 mars 2016 au Palais de la Culture, Moufdi- Zakaria. Carrefour de rencontres en- tre les candidats à l’emploi (toutes catégories, niveau et secteur confondus), recruteurs, cabinets conseil et entre- prises à la recherche de compétences, Talents et emploi devient un véritable baromètre du marché de l’emploi en Algérie. C’est aussi une inestimable base de données, constamment mise à jour. Organisé conjointement par l’Agence conseil en communication et marketing RH, The graduate et Emploitic.com, site leader du recrutement sur internet, Talents et Emploi se consacre inlassablement à dynamiser le marché de l’emploi en Algérie à travers ses successives éditions porteuses, régulièrement, de nouveau- tés dans un environnement concurrentiel, en constante évolution et marqué par l’émergence de nouveaux métiers.

Le ministre de l’Aménagement du Territoire, du Tourisme et de l’Artisanat, le Dr Amar Ghoul, présidera ce matin à 8h à la mutuelle des travailleurs de la construction de Zéralda, la cérémonie d’ouverture de la session ordinaire de l’assemblée générale électorale de la Chambre de l'artisanat et des métiers.

MERCREDI 10 FÉVRIER Azouaou Mehmel invité du Forum du FCE

Le Forum des Chefs d’Entreprise pour- suit son cycle de rencontres «Les débats du FCE». L’invité de la 6e édition est le Prési- dent directeur général d’Algérie Télé- com, Mr Azouaou Mehmel. Il sera question, lors de cette rencontre, d’échanger sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication, les opportunités de coopération avec le secteur privé et les offres Corporate destinées aux PME.

MERCREDI À EL AURASSI

Remise du Prix Mobilis pour la presse algérienne

La cérémonie de remise du Prix Mobi- lis pour la presse algé- rienne 2015, initiale- ment prévue pour au- jourd’hui à l’hôtel El Aurassi, a été reportée pour le mercredi 10 février à 18h30 au même endroit, a indiqué la Direction générale de Mobilis.EL AURASSI Remise du Prix Mobilis pour la presse algérienne 4 FI ESSAMIM Le rôle des

4

FI ESSAMIM

Le rôle des institutions religieuses dans la prévention sécuritaire en débat

religieuses dans la prévention sécuritaire en débat L’émission «Fi Essamim» de la Sûreté nationale, abor-

L’émission «Fi Essamim» de la Sûreté nationale, abor- dera cet après-midi de 16h à 17h sur les ondes de la Chaîne 1, le rôle des institutions reli- gieuses dans la prévention sécuritaire.

4

CE MATIN À L'ESAA Séminaire sur «La négociation et la rédaction des contrats»

sur «La négociation et la rédaction des contrats» La Chambre algérienne de commerce et d’Industrie

La Chambre algérienne de commerce et d’Industrie organise, Ce matin à partir de 8h30 à l’Ecole supérieure al- gérienne des affaires (ESAA) de Mohammadia, Pins-maritimes, Alger, un séminaire-atelier de deux jours sur «La négociation et la rédaction des contrats et accords de partenariat internes et internationaux».

Lundi 8 février 2016

L’ÉVÈNEMENT

DK NEWS

3

LLEE PPRROOJJEETT DDEE RRÉÉVVIISSIIOONN CCOONNSSTTIITTUUTTIIOONNNNEELLLLEE
LLEE PPRROOJJEETT DDEE RRÉÉVVIISSIIOONN CCOONNSSTTIITTUUTTIIOONNNNEELLLLEE

La loi adoptée à une majorité écrasante

La loi adoptée à une majorité écrasante De nouveaux horizons Rachid Rachedi Le projet de
De nouveaux horizons Rachid Rachedi Le projet de révision de la Constitution a été approuvé
De nouveaux
horizons
Rachid Rachedi
Le projet de révision de la Constitution a été
approuvé hier à la majorité par les membres des
deux chambres du Parlement (APN, Conseil de la
nation). A l’issue de la réunion extraordinaire
des parlementaires des deux chambres, 499
membres ont voté en ferveur de la nouvelle
constitution, 2 ont voté contre alors que 16 se
sont abstenus. Notons que les représentants des
partis de l’opposition à savoir le FFS et l’Alliance
de l’Algérie verte ont boycotté la séance de vote
alors que le PT qui a pris part à la réunion s’est
abstenu de voter.
Les présidents des groupes parlementaires
qui ont pris la parole avant la séance de vote ont
exprimé leur satisfaction quant aux dispositions
contenues de cet avant-projet de la Constitution.
Le président du groupe parlementaire du RND
au Conseil de la nation a qualifié la nouvelle
Constitution de moderne et souple. Elle consa-
cre, selon lui, l’Etat de droit, les libertés indivi-
duelles et protège les intérêts du peuple. Pour sa
part, le président du groupe parlementaire du
FLN au CN a rendu hommage au président de la
République qui, a travers cette nouvelle Consti-
tution, conclu le processus de réformes entamé
depuis son élection et qui ont permis de sortir le
pays de la situation économique, sociale et sécu-
ritaire difficile qu’il a traversée au début des an-
nées quatre-vingt-dix. Ainsi, la nouvelle Consti-
tution permettra à l’Algérie d’entrer dans le
XXIe siècle avec des outils qui lui permettront de
faire face aux mutations internes et externes, ou-
vrira de nouveaux horizons aux citoyens qui se-
ront dorénavant mis au centre du processus dé-
cisionnel. Parmi les points essentiels contenus
dans la nouvelle Constitution, l'officialisation de
la langue amazighe, la limitation des mandats du
président, la modification de l'article 88 qui pré-
voit désormais qu'en cas d'empêchement ou de
décès du président de la République le président
du Conseil de la nation assume la charge de chef
de l'Etat pour une durée de 90 jours maximum,
l’introduction de l'article 89 qui prévoit qu'en
cas de retrait au deuxième tour de l'un des deux
candidats à l'élection présidentielle, l'opération
se produit sans prendre compte du retrait, l’in-
troduction de nouvelles restrictions par le biais
de l’article 73 pour être éligible à la présidence
de la République, le renforcement des libertés
individuelles (article 41), le renforcement des
droits des partis politiques, des droits de l'oppo-
sition parlementaire, l’obligation de déclarer le
patrimoine, et la promotion de la parité homme-
femme etc. En adoptant à la majorité le projet de
la nouvelle Constitution, les parlementaires ont
exprimé leur volonté d’appuyer en force, le pro-
jet du président de la République qui consiste à
promouvoir la démocratie, l’Etat de droit, le dé-
veloppement économique et la culture de la paix
et de la réconciliation.

La loi portant révision constitu- tionnelle a été adoptée hier, à main levée, à une majorité écrasante par le Parlement, réuni en session ex- traordinaire au Palais des nations (Alger), consacrée à la présentation et au vote de ce projet. Au total, 499 parlementaires ont voté pour le projet, deux contre et 16 se sont abstenus, selon le décompte établi par le président du Parlement, Ab- delkader Bensalah. La séance s'est déroulée en présence de 512 parle- mentaires, en plus de cinq procu- rations, sachant que le quorum re- quis est de 388.

Le Président Bouteflika annonce la mise en place d'une cellule de suivi des dispositions de la nouvelle Constitution

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika,

a annoncé, hier à Alger, la mise en place d'une cellule de suivi chargée de veiller à la concrétisation «minutieuse et intégrale» des nouvelles dispositions contenues dans

la loi portant révision de la Constitution. «J'ai décidé, en

ma qualité de garant de la Constitution, de mettre en

place, auprès du président de la République, une cellule de suivi dont la mission essentielle sera de veiller atten- tivement, dans les temps impartis et jusqu'à son terme, à

la concrétisation minutieuse et intégrale de ces disposi-

tions et de m'en tenir régulièrement informé», a indiqué

le chef de l'Etat dans un message, lu par le président du Parlement Abdelkader Bensalah à l'issue de l'adoption par le Parlement de la loi portant révision de la Constitu- tion. «L'édifice constitutionnel que nous nous sommes en- gagés à rénover ensemble, sous la dictée des exigences de notre société et des valeurs universelles, et auquel j'avais appelé à maintes reprises et à différentes occa- sions, doit être à la hauteur des ambitions de notre na- tion, une nation digne et sereine, fidèle à ses racines et ouverte à la modernité», a-t-il ajouté.

ILS ONT DIT

ILS

ONT DIT

ILS

ONT DIT

La nouvelle Constitution, "un pas positif" et "un acquis important" pour l'exercice démocratique en Algérie

L'adoption de la révision de la Constitution constitue "un acquis important" et "un pas positif" dans l'histoire de l'exercice démocratique en Algérie, ont estimé des parle-

mentaires.

perspectives prometteuses dans l'exercice démocratique en Algérie, à travers les acquis qu'elle prévoit et l'amende- ment prochain de plusieurs lois pour les adapter aux textes et articles de la révision", a déclaré à l'APS le prési- dent du groupe parlementaire du Rassemblement natio- nal démocratique (RND), Seddik Chihab. La révision de la Constitution "prévoit de nouveaux droits liés à la préservation de l'environnement, à la cul- ture et à la recherche scientifique", a-t-il indiqué, ajoutant que ces acquis "ouvriront des débats dans plusieurs mi- lieux pour définir les contours d'un avenir prometteur pour le peuple". De son côté, le président du groupe parlementaire du parti Front de libération nationale (FLN) à l'Assemblée populaire nationale (APN), Mohamed Djemiaï estime que la nouvelle Constitution constituait "un pas positif vers l'avènement de la IIe République qui repose sur l'indépen- dance de la justice et la consécration de l'Etat de droit". La révision s'adapte aux "mutations internationales et régionales", a-t-il dit, soulignant que "ce projet vient concrétiser l'engagement pris par le président de la Répu- blique devant le peuple pour parachever les réformes po- litiques et législatives lancées en 2011". Dans ce sens, le président du groupe parlementaire du Parti des travailleurs (PT), Djelloul Djoudi a souligné que la position de sa formation qui s'est abstenue de voter ce projet "émane de la conviction du parti" à l'égard de cette révision, réaffirmant que la nouvelle Constitution "contient plusieurs points positifs à l'instar de la langue amazighe, l'extension du champ de saisine du Conseil constitutionnel et l'interdiction de la transhumance poli-

La révision de la Constitution ouvrira "des

tique". Pour sa part, le président du parti Tajamoue Amal Ja- zair (TAJ), Amar Ghoul a souligné que la nouvelle Consti- tution "renforcera la cohésion nationale à travers la pro- motion de l'identité nationale", saluant la concrétisation de "l'engagement pris par le président de la République concernant la révision de la Constitution". M. Ghoul a souligné que sa formation veillera à expli- quer le contenu de cette Constitution à l'opinion pu- blique. De son côté, El Hadi Khaldi, membre du Conseil de la nation a salué "l'esprit démocratique" qui a marqué les travaux de la session extraordinaire du parlement consa- crée à la révision de la Constitution, soulignant que cette révision "contribuera à la promotion de l'action politique, à la préservation de la Nation et au développement de l'économie nationale". Dans ce contexte, Miloud Chorfi, membre du Conseil de la nation du tiers présidentiel a rappelé que la nouvelle Constitution "annonce une nouvelle République basée sur la justice, le droit et les libertés individuelles et collec- tives", estimant que l'adoption de ce projet à la majorité affirme qu'il s'agit là d'une "Constitution consensuelle que le président de la République a tenu à concrétiser". Pour sa part, Djamel Ould Abbas, membre du Conseil de la na- tion du tiers présidentiel s'est félicité de cette révision de la Constitution, indiquant qu'elle "reflète les aspirations du peuple algérien et répond aux ambitions des diffé- rentes franges de la société". Il estime, dans ce contexte, que "l'exercice démocra- tique en Algérie connaîtra un saut qualitatif" avec la mise en application de cette Constitution.

APS

4

DK NEWS

L’ÉVÈNEMENT

Lundi 8 février 2016

LLEE PPRROOJJEETT DDEE RRÉÉVVIISSIIOONN CCOONNSSTTIITTUUTTIIOONNNNEELLLLEE
LLEE PPRROOJJEETT DDEE RRÉÉVVIISSIIOONN CCOONNSSTTIITTUUTTIIOONNNNEELLLLEE

MESSAGE DU PRÉSIDENT BOUTEFLIKA À L'OCCASION DE

La nouvelle Constitution, une étape «historique

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a adressé hier un message à l'occasion de l'adoption par le Parlement de la loi portant révision de la Constitution, dont voici le texte intégral lu par le président du Parlement Abdelkader Bensalah :

"Monsieur le Président du Parlement, Monsieur le Président de l'Assemblée po- pulaire nationale, Mesdames et Messieurs les membres du Parlement, Notre pays vient d'écrire une nouvelle page de son histoire politique et constitution- nelle.Uneèreprometteuses'ouvreaujourd'hui pour notre peuple, une ère marquée par des conquêtes démocratiques substantielles et il- lustrée notamment par des acquis irréversi- bles visant la préservation des constantes nationales et des principes fondateurs de notre société. En ce jour historique, il m'est particulière- ment agréable de saluer le sens élevé de la res- ponsabilité, du patriotisme et la clairvoyance dont ont fait preuve, résolument, les membres du Parlement, toutes tendances politiques et tous courants idéologiques confondus. En adoptant, aujourd'hui, à une large ma- jorité, le projet de loi portant révision de la Constitution soumis à votre auguste Parle- ment, vous venez de marquer votre entière adhésion, en votre qualité de représentants de la Nation, aux conquêtes démocratiques que ce nouveau texte ambitionne de réaliser. Cependant, si un constat s'impose, à l'évi- dence, c'est celui qui atteste, la vitalité de no- tre jeune démocratie et la dynamique constante qui la fait vivre. En effet, si un cer- tain nombre de parlementaires ont voté contre le projet et que d'autres ont préféré s'abstenir, cela ne peut être que révélateur d'un Parlement qui fonctionne au rythme d'une dé- mocratie pluraliste, un Parlement librement choisi par le peuple pour exprimer sa volonté et reflétant la diversité des courants d'idées et d'opinions qui animent notre société.

Mesdames et Messieurs, Lorsque j'avais pris la décision de mener

à son terme le processus des réformes dans

leur volet politique, mon objectif visait en pre-

mier lieu à répondre aux attentes légitimes de notre peuple en symbiose avec les évolutions du monde, à approfondir la démocratie, à consolider les fondements de l'Etat de droit et

à renforcer les garanties constitutionnelles de

promotion et de protection des droits et liber- tés de l'homme et du citoyen dans notre pays. La décision d'engager des réformes poli- tiques, comme vous le savez, est intervenue après celles que j'avais entreprises quelques années auparavant sur la concorde civile et la réconciliationnationale,dansl'objectif,devenu hautement prioritaire, de ramener la paix et la sécurité des personnes et des biens dans no- tre pays comme je m'y étais engagé en 1999. La paix des cœurs et des esprits est revenue, après de longues années de terrorisme, un ter- rorisme barbare dont l'objectif principal était de saper les fondements de l'Etat et de nier aux Algériens le droit à la différence, voire même le droit à la vie. L'image de l'Algérie, pendant longtemps ternie par les affres de ce phéno- mène relevant d'un autre âge révolu, a profon- dément changé aujourd'hui pour donner place à une Algérie apaisée et réconciliée avec elle-même, une Algérie résolument tournée vers l'avenir, dans la modernité. A cet égard, il n'est que justice de réitérer solennellement l'hommage vibrant à notre peuple pour tous les sacrifices consentis, de saluer, une nouvelle fois, le courage et l'hé- roïsme de l'Armée nationale populaire, digne héritière de notre glorieuse Armée de libéra- tion nationale ainsi que l'abnégation et l'ad- mirable détermination de tous les autres corps de sécurité sans oublier, bien entendu, le lourd tribut payé par celles et ceux qui, par la plume, l'image ou la parole ont porté haut et fort la voix de l'Algérie au moment même où elle s'est trouvée, seule, à affronter l'épreuve

et de surcroît, soumise à l'arbitraire d'un embargo international quasi intégral durant de longue années. Le combat mené contre le terrorisme n'a contraint notre pays ni à geler ses institutions, ni à arrêter en chemin le pro- cessus d'approfondissement de la démocra- tie pluraliste, ni à occulter l'effort de dévelop- pement national. Bien au contraire, il a stimulé la détermination de notre peuple à relever les défis et à mobiliser les énergies à poursuivre, à la fois, la concrétisation des avancées démo- cratiques et le rythme de la construction na- tionale. S'il est vrai que les conséquences économiques induites par la chute des prix des hydrocarbures, à l'instar d'autres pays, peu-

Mesdames et Messieurs, Le processus des réformes engagées n'est évidemment pas une fin en soi. Il permet à no- tre société de passer d'une étape politique et constitutionnelle déterminée, à une autre étape qualitativement meilleure tout au long de la construction d'une société fondée sur les valeurs républicaines et les principes démo- cratiques. C'est dans le sillage de ces réformes, por- teuses d'un renouveau démocratique, que s'inscrit la présente révision constitution- nelle qui, comme vous le savez, à été précédée d'une refonte d'une partie de l'arsenal légis- latif et de l'élaboration de nouveaux textes, dont

latif et de l'élaboration de nouveaux textes, dont vent avoir pour effet immédiat de repenser le

vent avoir pour effet immédiat de repenser le rythme des priorités nationales de développe- ment, cela ne saurait affecter notre volonté de préserver la protection du volet social. Jamais, le moindre doute n'a effleuré no- tre peuple quant à sa capacité à surmonter les difficultés. Chaque fois que le destin l'a placé devant des dangers imminents, il a su s'en pré- munir avec clairvoyance et à faire preuve de persévérance imperturbable et de sérénité, re- fusant toute forme de défaitisme ou de fata- lité, fidèle à lui-même, confiant en la vigueur de sa jeunesse, celle d'aujourd'hui comme celle de demain. Ce n'est point un hasard si la ré- vision constitutionnelle a consacré la garan- tie par l'Etat des ressources naturelles ainsi que leur préservation au profit des générations fu- tures.

vous avez été, à la fois, acteurs et témoins, et qui seront le moment venu, réexaminées et amendées par le Parlement à la lumière de la révision constitutionnelle que vous venez d'adopter. Cette démarche a eu pour mérite, et peut- être pas le seul, celui d'avoir renforcé la stabi- lité de nos institutions et préservé notre pays de toute autre aventure périlleuse. Elle a per- mis également d'entamer sereinement et dans un climat apaisé, des réformes poli- tiques substantielles pour notre peuple et ce, malgré un environnement sécuritaire hostile et chargé de menaces, dans lequel d'au- tres pays se sont trouvés, malheureusement, et en dépit du refus de leurs peuples, en proie à des violences préméditées de terreur et d'anarchie qui ont eu pour effet, outre

l'ampleur des pertes en vie humaines et des biens, de perpétuer le spectre de l'instabilité politique et de retarder le retour à la paix, condition fondamentale de tout développe- ment. A cet égard, je voudrais exprimer ici, d'abord, au nom de la fraternité et des valeurs humaines qui se doivent d'animer et d'unir les coeurs face à l'épreuve de la souffrance, et tout autant pour avoir vécu dans notre pays l'épou- vante des atrocités et des crimes commis du- rant de nombreuses années, je voudrais expri- mer ici, une nouvelle fois, à ces peuples frères, notre solidarité agissante et notre constante amitié.

Mesdames et Messieurs,

Il est tout à fait clair et universellement éta-

bli que la démocratie, l'Etat de droit et le res-

pect des droits de l'homme constituent un trip- tyque qui se construit patiemment, il se construit, pierre par pierre par le peuple et par les institutions qu'il se donne à un moment donné de son existence. Dans cette oeuvre, qui s'inscrit dans la du-

rée, il ne s'agit pas, de toute évidence, d'impor- ter et de plaquer telles qu'elles des institutions et des concepts, produits de l'histoire politiques particulière d'autres nations.

Il ne s'agit pas non plus de reprendre tels

quels les fruits des discours et des débats qui y sont développés, fussent-ils pertinents, en faisant fi de sa propre histoire et des spé- cificités de sa société. Car, reproduire ces

schémas venus d'ailleurs, qui ont, sans doute, pu générer des effets bénéfiques dans les so- ciétés où ils sont nés, c'est non seulement s'éloi- gner dangereusement de sa propre réalité na- tionale, mais aussi et surtout courir le risque de s'identifier à ces pays et se donner l'éphé- mère illusion de se hisser au rang des socié- tés rompues depuis des siècles au plein exer- cice de la démocratie. La démocratie, en tant que principe, en tant que valeur, en tant que culture est en effet, au regard de sa profondeur historique et des ob- jectifs qu'elle ambitionne de réaliser, un édi- fice toujours inachevé mais sans cesse rénové.

Je suis de ceux qui croient que toute société

humaine est capable d'inventer et de forger souverainement, au rythme de son histoire po- litique particulière et selon les ambitions de son peuple, un système politique lui-même produit de cette même histoire et, par ailleurs, résolument inspiré de valeurs et principes uni- versels. Telle est ma conviction, telle est l'aspiration profonde de notre peuple.

Mesdames et Messieurs, La présente révision que vous venez d'adop- ter, fruit d'une démarche résolument inclu- sive et constamment ouverte aux différents ac- teurs politiques et sociaux quels que soient

leurs courant idéologiques, s'est appuyée sur des consultations les plus larges possibles (par- tis politiques, organisations nationales, asso- ciations, syndicats, membres du Parlement, personnalités nationales, etc.), et l'apport d'experts en droit constitutionnel et dont j'ai suivi personnellement le déroulement avec la plus vive attention.

A cet effet, et eu égard à l'importance des

questions soulevées, notamment celles rela- tives aux innovations majeures contenues dans le projet de révision constitutionnelle, s'est révélée la nécessité de recueillir le plus large consensus possible en vue d'apporter les réponses adéquates aux différentes attentes. La Constitution révisée vient d'intégrer le préambule du texte constitutionnel dans le corps de celle-ci et qui, de ce fait, acquiert va- leur constitutionnelle au même titre que les autres dispositions de la loi fondamentale et devient ainsi une source d'inspiration

Lundi 8 février 2016

L’ÉVÈNEMENT

DK NEWS

5

LLEE PPRROOJJEETT DDEE RRÉÉVVIISSIIOONN CCOONNSSTTIITTUUTTIIOONNNNEELLLLEE
LLEE PPRROOJJEETT DDEE RRÉÉVVIISSIIOONN CCOONNSSTTIITTUUTTIIOONNNNEELLLLEE

L'ADOPTION DE LA LOI SUR LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION

porteuse d'avancées démocratiques irrévocables»

et d'action pour les institutions concernées. Les termes de cette consécration constitu- tionnelle, s'agissant des composantes fonda- mentales de notre identité que sont l'Islam, l'Arabité et l'Amazighité stipulent que l'Etat œu- vre désormais et constamment à la promotion et au développement de chacune d'entre elles, marquant ainsi le souci de préserver la profondeur et la spécificité qui les caractéri- sent. Aussi, si l'Islam est consacré, à l'article 2 de la Constitution, religion de l'Etat, l'arabe qui est aux termes de l'article 3 de la Constitution, la langue nationale et officielle demeure, en vertu de ce même article, la langue officielle de l'Etat et la création du Haut Conseil de la langue arabe lui confère opportunément la vo- cation de développement et de rayonnement notamment par le besoin pressant et la capa- cité de s'approprier, sans tarder, l'utilisation des sciences et des technologies modernes. Dans le même ordre d'idées, l'une des préoccupations récurrentes qui a résulté des consultations concernait la langue amazighe. Promue, ici même, comme langue nationale en 2002 par votre auguste Parlement, elle est appelée, en vertu de la Constitution révisée, à accéder, à terme, au statut de langue officielle. Héritage ancestral légué par des siècle d'histoire de notre peuple, tamazight re- trouve ainsi sa place naturelle aux côtés de l'Is- lam et de l'arabité en tant qu'identité nationale, au sein du patrimoine partagé par l'ensemble des Algériennes et Algériens. Il appartient donc aujourd'hui aux ex- perts de s'engager pleinement dans cette mission laborieuse et passionnante, au sein de l'Académie créée à cet effet, pour concré- tisercetteavancéeconstitutionnellehistorique. La révision avait également pour objectif de recueillir un large consensus en consacrant et en approfondissant le principe fondamen- tal de séparation et de coopération des pou- voirs qui constitue l'épine dorsale de la démo- cratie ainsi que le renforcement des attribu- tions du Conseil de la nation en lui conférant le droit d'initiative et d'amendement dans le domaine législatif, en conférant à l 'opposition politique un statut constitutionnel, ce qui immanquablement contribuera à insuffler une nouvelle dynamique à nos institutions constitutionnelles, en élargissant l'espace des droits et libertés du citoyens, en consoli- dant l'Etat de droit par notamment la rénova- tion de la fonction de contrôle aussi bien du Parlement sur l'action gouvernementale que du Conseil constitutionnel, et enfin, à l'appro- fondissement de l'indépendance de la justice. S'agissant des élections, l'innovation ma- jeure du texte constitutionnel que vous venez d'adopter, concerne notamment la création d'une Haute instance indépendante de surveil- lance des consultations politiques nationales et locales, chargée de veiller à la transpa- rence et à la probité de ces dernières et ce, de- puis la convocation du corps électoral jusqu'à la proclamation des résultats provisoires du scrutin. Indépendante, dans sa composition, cette Haute instance, au regard de l'importance des missions qui lui sont dévolues par la Constitution révisée, et qu'elle mettra en £uvre dès les prochaines élections, imprimera aux élections la crédibilité attendue et renfor- cera davantage la légitimité démocratique des représentants du peuple.

Mesdames et Messieurs, Vous qui êtes rompus à l'exercice de la vie parlementaire, du moins pour un grand nombre d'entre vous, vous conviendrez avec moi qu'à l'instar de la langue amazighe ou de la saisine du Conseil constitutionnel par le citoyen, certaines autres dispositions constitutionnelles nouvelles ne produiront pleinement les effets escomptés que dans des étapes à venir. Je n'en voudrais pour exem- ple que celui de la promotion des droits po- litiques de la femme. Comme vous le savez, la révision constitutionnelle de 2008 y a

vous le savez, la révision constitutionnelle de 2008 y a consacré l'augmentation de ses chances d'accès

consacré l'augmentation de ses chances d'accès à la représentation dans les assem- blées élues et le nombre de femmes dépu- tés a considérablement augmenté. Un nom- bre jamais atteint depuis le recouvrement de notre indépendance nationale et rarement atteint même dans les sociétés avancées. Dans ce domaine, la présente révision marque une avancée qui mérite d'être sou- lignée. Elle consacre la parité homme- femme sur le marché de l'emploi et encou-

position, qui lui permettra de s'exprimer librement dans un débat paisible et serein, et contribuera, par conséquent, à paci- fier, à terme, les relations entre la majorité et la minorité parlementaire, sachant bien, en fin de compte, que la Constitution recon- naît à cette dernière le droit de recours à l'arbitrage du Conseil constitutionnel aux lieu et place de l'expression de la colère, par la démesure verbale ou par la violence. Quant à l'usage de la saisine par le ci-

LE PROCESSUS DE RÉFORMES POLITIQUES EST ANNONCIATEUR D'UN

"RENOUVEAU DÉMOCRATIQUE"

rage la promotion de la femme aux respon- sabilités dans les institutions et administra- tions publiques ainsi qu'au niveau des en- treprises, en vue de concrétiser le principe constitutionnel d'égalité entre l'homme et la femme. Il est évident que par sa forte sym- bolique, la parité ne manquera pas de créer une dynamique réelle au sein de notre so- ciété et constituera une avancée considéra- ble des libertés démocratiques dans notre pays. Ainsi, lorsque la femme se sentira encouragée par l'évolution des mentalités vers plus d'ouverture et d'engagement dé- mocratique, qu'elle réunira à son profit tous les atouts intellectuels, professionnels et de rectitude morale dont elle dispose, elle ne manquera pas de s'engager dans la saine émulation de la compétition électorale pour arracher de haute lutte de nouvelles conquêtes. C'est dire que ce qui est projeté aujourd'hui ne se réalisera, avec efficience, qu'avec le recul salvateur du temps qui fa- vorisera, à terme, une évolution positive des mentalités. Dans le même ordre d'idées, d'autres in- novations pourraient être mises en exergue, tel le bon usage de la saisine du Conseil constitutionnel par la minorité parlemen- taire ainsi que par le citoyen par voie indi- recte, gage d'un sain exercice de la démo- cratie pluraliste. Un tel usage constitue en effet un instrument légal aux mains de l'op-

toyen, il confère à celui-ci le statut d'acteur dans le processus de construction de l'Etat de droit, car une fois entrée en vigueur, cette disposition lui permettra, grâce au re- cours au Conseil constitutionnel, de se réapproprier ses droits garantis par la Constitution et auxquels la loi aura porté atteinte. Telles d'autres dispositions vi- sant à renforcer l'indépendance de la jus- tice, et dont votre auguste Parlement aura la charge, le moment venu, d'en examiner et d'adopter de nouveaux projets de lois y afférents.

Mesdames et Messieurs, L'édifice constitutionnel que nous nous sommes engagés à rénover ensemble, sous la dictée des exigences de notre société et des valeurs universelles, et auquel j'avais appelé à maintes reprises et à différentes occa- sions, doit être à la hauteur des ambitions de notre Nation, une Nation digne et sereine, fidèle à ses racines et ouverte à la modernité. C'est pourquoi, eu égard à l'importance des nouvelles dispositions contenues dans la présente révision, notamment celles dont la réalisation est projetée dans des étapes à venir, j'ai décidé, en ma qualité de garant de la Constitution, de mettre en place, auprès du Président de la République une cellule de suivi dont la mission essentielle sera de veiller attentivement, dans les temps impar-

tis et jusqu'a son terme, à la concrétisation minutieuse et intégrale de ces dispositions et de m'en tenir régulièrement informé.

Mesdames et Messieurs, En ce troisième millénaire débutant, l'évo- lution du monde se déroule à un rythme ac- céléré. Pour n'avoir pas été en marge de cette évolution irréversible et tout en poursuivant ses efforts pour parachever le processus dé- mocratique engagé, voilà des années, notre pays doit inexorablement s'inscrire dans le sens de l'histoire. Il s'agit là, non seulement de répondre aux exigences de l'heure, mais sur- tout de refléter les aspirations légitimes de no- tre peuple, et de répondre, en priorité et sans tarder, à l'attente d'une jeunesse pleine de pro- messes pour elle-même, pour le pays et pour les idéaux républicains. L'Algérie d'aujourd'hui, n'est plus celle des années 1990. Notre génération à la convic- tion d'avoir fait ce qu'il fallait faire, au moment où il fallait le faire et avec les moyens qui s'of- fraient à elle. Une autre génération, qui aura peut-être une vision différente de la nôtre, continuera, avec d'autres idées, d'autres moyens et d'autres manières, ce qui a été com- mencé par ses aînés. Elle léguera à son tour, le moment venu, l'oeuvre qu'elle aura ac- complie à la génération suivante, de telle sorte que chacune de ces générations aura contribué à la construction patiente de l'édi- fice constitutionnel avec la spécificité de sa dé- marche et la particularité de son empreinte. C'est ainsi, que se construisent au fil du temps, patiemment et sûrement, dans la continuité et la diversité, les fondements des nations fortes par la volonté inébranlable de leurs peuples. Enfin, qu'il me soit permis, en ce jour mémorable dans l'histoire de notre pays, de nourrir une ambition citoyenne et lé- gitime, partagée avec les représentants du peu- ple et en communion avec l'ensemble des Al- gériennes et des Algériens, l'ambition d'inau- gurer, ensemble, une étape historique nou- velle porteuse d'avancées démocratiques ir- révocables pour notre peuple et pleine de grandes promesses pour notre Nation".

APS

6

DK NEWS

L’ÉVÈNEMENT

Lundi 8 février 2016

LLEE PPRROOJJEETT DDEE RRÉÉVVIISSIIOONN CCOONNSSTTIITTUUTTIIOONNNNEELLLLEE
LLEE PPRROOJJEETT DDEE RRÉÉVVIISSIIOONN CCOONNSSTTIITTUUTTIIOONNNNEELLLLEE

L'adoption du projet de révision de la Constitution, « un moment historique »

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal a affirmé hier à Al- ger que l'adoption du projet de révision de la Constitution est "un moment historique" à travers lequel les membres des deux chambres du Parlement ont répondu à l'"appel de la conscience et de l'histoire". "C'est un moment historique pour l'Algérie à travers lequel les parlementaires ont exprimé leur volonté de consolider le

projet de révision de la Constitution initié par le président Bou- teflika et répondu à l'appel de la conscience et de l'histoire",

a souligné M. Sellal au terme de l'adoption du projet de loi por- tant révision de la Constitution par 499 voix.

A travers leur position, les parlementaires, a-t-il ajouté, ont

voté en faveur de "l'artisan de la réconciliation nationale, de

la stabilité socio-économique du pays, de la paix et de la nou-

velle République algérienne". Rappelant que l'adoption du projet de révision constitution- nelle constitue "un acquis historique important pour l'Algé-

rie", M. Sellal a présenté ses félicitations au président de la Ré- publique ainsi qu'au peuple algérien.

Il s'est dit convaincu que l'Algérie réussira à s'adapter à la

situation économique internationale difficile grâce à la volonté exprimée aujourd'hui par les membres du Parlement. "Nous réussirons +cette mission+ car nous sommes tenus de le faire selon le vœu de nos martyrs".

Le changement du gouvernement relève "exclusivement" des prérogatives du président de la République

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a indiqué hier à Alger que le changement du gouvernement relevait "exclusi- vement" des prérogatives du président de la République. "La question du changement du gouvernement relève ex-

clusivement des prérogatives du président de la République et c'est à lui de juger s'il est nécessaire de le changer ou pas",

a déclaré à la presse M. Sellal à l’issue de l'adoption de la loi portant révision constitutionnelle. Le Premier ministre s'est, en outre, félicité du "grand suc- cès" qui a marqué la séance du vote du texte de révision, ini- tié par le président de la République, ajoutant qu'"un énorme travail" attendait le staff gouvernemental pour la concrétisa- tion des dispositions contenues dans le nouveau texte.

ADOPTION DE LA CONSTITUTION

Une « ère nouvelle » pour l'Algérie

L'amendement de la Constitution permet à l'Algérie d'amorcer une "ère nouvelle", a indiqué hier le président du Parlement, Abdelkader Bensalah. "La révision de la Constitution, qui constitue une grande réa-

lisation, ouvre une nouvelle ère pour notre société", a déclaré

M. Bensalah à la clôture de la séance plénière du Parlement

réuni en session extraordinaire consacrée au vote du projet de révision de la Constitution. "L'amendement ne se contente pas de l'organisation des pou-

voirs, mais définit les repères de l'avenir de l'Algérie", a relevé

M. Bensalah, soulignant que cette révision constitue "le cou-

ronnement de la politique des réformes engagées par le pré- sident de la République".

Il a relevé, à ce propos, que la révision "vient réaffirmer l'iden-

tité nationale en renforçant la place de la langue arabe et en élevant la langue amazighe au rang de langue officielle". M. Bensalah a considéré que la révision de la Constitution "consolide l'Etat de droit, réaffirme l'indépendance de la jus- tice, protège la jeunesse, renforce les libertés individuelles et

collectives et offre à l'opposition plus d'espaces d'expres-

sion".

Le président du Parlement a estimé, en outre, que l'adop- tion de l'amendement du texte est la "meilleure reconnaissance" des membres du Parlement envers le président de la Répu- blique, principal initiateur de ce projet de révision.

APS

Le Président Bouteflika

a conféré au projet de révision de la Constitution un»caractère consensuel»

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a choisi de conférer au projet de révision de la Constitution un «caractère consensuel» et une «approche globale» avec une «large consultation sans aucune exclusion», a indiqué le Premier ministre Abdelmalek Sellal.

Photo : M. Nait Kaci
Photo : M. Nait Kaci

«Le Président Bouteflika a choisi de conférer à ce projet de révision de la Constitution un caractère consensuel et une approche globale avec une large consultation sans aucune exclusion et ce, en impli- quant et en associant l'ensemble

des acteurs politiques et sociaux»,

a affirmé M. Sellal lors de la présen- tation du projet de révision de la Constitution. Intervenant à l'ouverture de la séance plénière du Parlement réuni en session extraordinaire consacrée au vote de ce projet, le Premier ministre a précisé que la révision de la Constitution est ve- nue «concrétiser l'engagement pris par le président Bouteflika devant

le peuple algérien dans le cadre des

réformes politiques qu'il avait ini- tiées», ajoutant que ce projet «ré- pond aux aspirations du peuple et s'inscrit en droite ligne avec les grandes mutations qu'a connues la société algérienne». Les amendements de la Constitution «ont pour objectif la consolidation et le renforcement de l'identité nationale, la protection des droits de l'homme, l'appro- fondissement de la démocratie, ainsi que le renforcement des fondements de l'Etat de droit et l'indépendance de la justice», a- t-il dit. Qualifiant le projet de révision d'«ambitieux» et de «prometteur», M. Sellal a estimé qu'il s'agit d'un «jour historique» pour l'Algérie. Pour le Premier ministre, ce projet permettra d'«immuniser» le pays contre les bouleversements politiques et les menaces qui guet- tent sa sécurité nationale. S'adressant aux parlementaires, appelés à se prononcer sur le vote de ce projet, le Premier ministre a relevé que «l'Histoire retiendra que vous avez contribué, en toute liberté, dans le renouveau de la Ré- publique auquel aspire l'Algérie»

Sellal explique les principaux amendements dans le nouveau texte

Dans la présentation de la philo- sophie du projet de révision de la Constitution, M. Sellal a mis l'accent sur la consolidation de l'unité natio-

nale, rappelant à cet effet que le nou-

veau texte a élevé tamazight au rang de langue nationale et officielle avec création de l'Académie algé- rienne de la langue amazighe, pla- cée auprès du président de la Répu- blique. Le Premier ministre a relevé dans ce sens que le préambule de la Constitution a été enrichi pour constituer «une partie intégrante du texte fondamental et une référence

de la même valeur que les stipula- tions constitutionnelles». Concernant les autres amende- ments apportés au préambule, ils vi- sent, selon M. Sellal, à «consolider les composantes de l'identité natio- nale que sont l'islam, l'arabité et l'amazighité, à même de renforcer l'unité nationale». Le Premier ministre est revenu aussi sur les principaux amende- ments, notamment la valorisation du rôle joué par l'Armée de libéra- tion nationale (ALN) et le Front de libération nationale (FLN) pour le recouvrement de la souveraineté na- tionale, ainsi que les vertus de la ré- conciliation nationale pour le réta- blissement de la paix et de la sécu- rité. En vue de la consolidation de la démocratie, la nouvelle Constitution énonce que l'alternance démocra- tique par la voie des urnes sera confortée à travers la réélection du président de la République une seule fois, a indiqué M. Sellal, pré- cisant que cette disposition est ex- clue de toute révision constitution- nelle. Pour ce qui est du renforce- ment des libertés démocratiques, il a expliqué que le projet relève que la liberté de manifestation paci-

fique et la liberté de la presse sont garanties, ainsi que le droit d'accès à l'information et données et la ga- rantie de leur circulation. Le Pre- mier ministre a évoqué, en outre, la place accordée à l'opposition dans ce projet, soulignant que celle-ci sera renforcée, car le nouveau texte stipule que l'opposition parlemen- taire pourra désormais saisir le Conseil constitutionnel sur les lois votées par le Parlement. Le pouvoir législatif et son contrôle sur le gou- vernement est également renforcé dans la nouvelle Constitution, qui indique que la majorité parlemen- taire sera consultée par le président de la République pour la nomina- tion du Premier ministre et que le recours aux ordonnances prési- dentielles est limité aux seuls cas d'urgence durant les vacances par- lementaires, a encore rappelé M. Sellal. Concernant les dispositions des- tinées à conforter la crédibilité et la régularité des élections, il a souligné que le projet de révision constitu- tionnelle énonce la mise en place d'une Haute instance indépendante de surveillance des élections. Au chapitre du renforcement de l'Etat de droit, M. Sellal a indiqué que l'enrichissement des droits et li- bertés individuels et collectifs et le renforcement de l'indépendance de la justice sont mentionnés dans le nouveau texte. A propos des améliorations orga- nisationnelles et fonctionnelles de certaines institutions, le projet ins- titue, au niveau du Parlement, la sanction du nomadisme politique par la perte du mandat parlemen- taire, l'instauration d'une session annuelle unique de dix mois, la primauté du Conseil de la nation dans l'examen des projets de lois re- latifs à l'organisation territoriale, à l'aménagement du territoire et au découpage territorial, a conclu M. Sellal dans son intervention.

Photo : M. Nait Kaci

Lundi 8 février 2016

LÉVÈNEMENT

DK NEWS

7

LLEE PPRROOJJEETT DDEE RRÉÉVVIISSIIOONN CCOONNSSTTIITTUUTTIIOONNNNEELLLLEE
LLEE PPRROOJJEETT DDEE RRÉÉVVIISSIIOONN CCOONNSSTTIITTUUTTIIOONNNNEELLLLEE

L'unité nationale consolidée et l'Etat de droit renforcé

La loi portant révision constitutionnelle, adoptée hier à la majorité écrasante par les deux Chambres du Parlement, réunies en session extraordinaire au Palais des nations à Alger, vise notamment le renforcement de l'Etat de droit, de la démocratie et la consolidation de l'unité nationale.

Cette révision de la loi fondamentale du pays, qui vient couronner le proces- sus des réformes politiques annoncées en 2011 par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, ambitionne aussi l'amélioration de l'organisation et du fonctionnement de certaines institu- tions. Le nouveau texte a été élaboré après trois rounds de consultations entamés en 2011 et auxquels avaient pris part des partis politiques, des personnalités na- tionales et des représentants de la société

civile. Il avait été présenté début janvier

à l'opinion publique lors d'une confé-

rence de presse animée par le ministre d'Etat, directeur de cabinet de la prési- dence de la République, Ahmed Ouya-

hia. Ainsi et concernant la consolidation de l'unité nationale, la Constitution amendée a, notamment, élevé tamazight au rang de langue nationale et offi- cielle (article 3 bis) avec création de l'Académie algérienne de la langue amazighe, placée auprès du président de la République. En vue de la consolidation de la dé- mocratie, le texte stipule dans son arti- cle 74 que l'alternance démocratique par

la voie des urnes sera confortée à travers

la réélection du président de la Répu- blique une seule fois. Cette disposition

est exclue de toute révision constitution- nelle (article 178). Dans le même cadre et concernant

le renforcement des libertés démocra-

tiques, le texte affirme que la liberté de manifestation pacifique et la liberté de

la presse sont garanties, ainsi que le droit

d'accès aux informations et données et

la garantie de leur circulation.

La place de l'opposition sera égale- ment renforcée dans la loi fondamen- tale du pays, qui stipule notamment que l'opposition parlementaire pourra dés- ormais saisir le Conseil constitutionnel sur les lois votées par le Parlement. Le pouvoir législatif et son contrôle sur le gouvernement est également renforcé dans la Constitution adoptée, qui indique, entre autres, que la majo-

adoptée, qui indique, entre autres, que la majo- rité parlementaire sera consultée par le président de

rité parlementaire sera consultée par le président de la République pour la no- mination du Premier ministre (article 77) et que le recours aux ordonnances présidentielles est limité aux seuls cas d'urgence durant les vacances parle- mentaires (article 124). Il est également fait obligation au Pre- mier ministre de présenter annuelle- ment au Parlement la Déclaration de po- litique générale (article 84). Concernantlesnouvellesdispositions destinées à conforter la crédibilité et la

régularité des élections, la Constitu-

tion révisée annonce la mise en place d'une Haute instance indépendante de surveillance des élections. Cette nouvelle instance permanente sera présidée par une personnalité in- dépendante et composée de magistrats et de compétences indépendantes choi- sies par la société civile. Au chapitre du renforcement de l'Etat de droit, le nouveau texte affirme l'enrichissement des droits et libertés in- dividuels et collectifs et le renforce- ment de l'indépendance de la justice. Concernant ce dernier point, le do-

cument énonce, entre autres, la prohi-

bition de toute intervention dans le cours de la justice, l'inamovibilité du juge du siège dans le cadre de la loi et le ren- forcement de l'autonomie du Conseil su- périeur de la magistrature.

Parmi les dispositions prises au pro-

fit des justiciables, il est notamment pro- clamé le caractère exceptionnel de la dé-

tention provisoire. Apropos des amélio-

rations organisationnelles et fonction- nelles de certaines institutions, le texte

amendé institue, au niveau du Parle- ment, la sanction du nomadisme poli- tique par la perte du mandat parle- mentaire (article 100 ter), l'instauration d'une session annuelle unique de dix mois, la primauté du Conseil de la na- tion dans l'examen des projets de lois re- latifs à l'organisation territoriale, à l'aménagement du territoire et au décou- page territorial. Le Conseil constitutionnel, quant à

lui, a enregistré l'affirmation de son indépendance (article 163) avec une exigence de hautes qualifications juri- diques de ses membres (article 164 bis). La séance extraordinaire consacrée à la présentation et vote de la loi portant révision constitutionnelle a été présidée par, le président du Parlement, Abdel- kader Bensalah en présence du prési- dent de l'Assemblée populaire nationale, Mohamed-Larbi Ould Khelifa, du Pre- mier ministre, Abdelmalek Sellal et des membres du gouvernement. Lors de l'opération du vote, le nou- veau texte a récolté 499 "oui", contre deux "non" et 16 "abstentions", sachant que la séance s'est déroulée en présen- cede 512 parlementaires, en plus de cinq procurations, alors que le quo- rum requis est de 388. Dans un message adressé au Parle- ment à cette occasion, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a qualifié l'adoption de la loi portant ré- vision de la Constitution d'étape "histo- rique porteuse d'avancées démocra- tiques irrévocables" pour le peuple al- gérien et la Nation. "Qu'il me soit permis, en ce jour mémorable dans l'histoire de notre pays, de nourrir une ambition citoyenne et légitime, partagée avec les représen- tants du peuple et en communion avec l'ensemble des Algériennes et des Algé- riens, l'ambition d'inaugurer, ensemble, une étape historique nouvelle porteuse d'avancées démocratiques irrévocables pour notre peuple, et pleine de grandes promesses pour notre nation", a-t-il indiqué. Affirmant que l'Algérie "vient d'écrire une nouvelle page de son his- toire politique et constitutionnelle", le chef de l'Etat a déclaré qu'"une ère pro- metteuse s'ouvre aujourd'hui pour no- tre peuple, une ère marquée par des conquêtes démocratiques substantielles et illustrée notamment par des acquis irréversibles visant la préservation des constantes nationales et des principes fondateurs de notre société".

Le PT participe à la session extraordinaire du Parlement pour la préservation de l'Etat

Le Parti des travailleurs (PT) prend part à la session ex- traordinaire du Parlement pour le vote du projet de révision de la Constitution afin de préserver la pérennité de l’Etat et ses institutions, a indiqué hier au Palais des nations (Alger) la secrétaire générale du parti, Louisa Hanoune. En marge de la séance plénière de la session extraordi- naire du Parlement, Mme Hanoune a déclaré que sa forma- tion politique participe à ces travaux pour «préserver la pé- rennité de l’Etat et ses institutions», précisant que le PT «res- pecte la légitimité du président de la République». Elle a ex- pliqué que la nouvelle Constitution «contient, certes, des points positifs, mais aussi des dispositions négatives». Rap- pelant que son parti a participé aux consultations, Louisa Ha- noune a relevé que «beaucoup de points pour lesquels son parti s’est battu, sont contenus dans le nouvea texte proposé par le président de la République». Mme Hanoune a considéré, toutefois, que la révision de la Constitution «ne constitue pas une priorité pour son parti et même pour le peuple algérien, plutôt préoccupé par les incidences actuelles de la baisse drastique des prix des hy- drocarbures», a-t-elle ajouté.

La Commission parlementaire conjointe salue les efforts du Président Bouteflika pour asseoir l'Etat de droit

Le rapporteur de la Commission parlementaire conjointe pour l'élaboration du rapport complémentaire sur le projet de révision constitutionnelle, Mme Idalia Ghania, a salué, hier à Alger, les efforts du président de la République, Abdelaziz Bou- teflika, pour consolider l'Etat de droit que traduit le nouveau texte. Mme Idalia a soutenu lors de la présentation du rapport com- plémentaire que le projet de révision de la Constitution «tra- duisait réellement la volonté du Président Bouteflika pour l'ap- plication et la mise en œuvre du programme des réformes po- litiques depuis son élection à la tête de l'Etat». Elle a ajouté que la nouvelle Constitution constituait le ré- sultat des réformes touchant divers domaines de la vie natio- nale, répondant ainsi «aux aspirations de larges pans de la so- ciété», soulignant qu'elle consacrait «le raffermissement de l'unité nationale et la consolidation de l'Etat de droit». Mme Ida- lia a indiqué que la Commission parlementaire mixte a noté «avec satisfaction» l'introduction de nouvelles dispositions dans la Constitution et l'amendement ayant touché d'autres, notam- ment dans son préambule, venues ainsi en réponse aux reven- dications et aux préoccupation de la population, de la société civile et des partis politiques ayant participé aux consultations politiques. Elle a affirmé, dans ce cadre, que la nouvelle Constitution correspondait à l'esprit des conventions interna- tionale ratifiées par l'Algérie. Mme Idalia a présenté les grandes lignes de la nouvelle Constitution notamment les prérogatives des pouvoirs exécu- tif, législatif et judiciaire. La loi portant révision constitutionnelle a été adoptée, à main levée, à une majorité écrasante par le Parlement, réuni en ses- sion extraordinaire au Palais des nations (Alger). Au total, 499 parlementaires ont voté pour le projet, deux contre et 16 se sont abstenus, selon le décompte établi par le président du Parlement, Abdelkader Bensalah.

Les groupes parlementaires saluent le contenu du texte de révision de la Constitution

La majorité des groupes parlementaires ont dit adhérer au projet de révision constitutionnelle et salué les nouvelles dis-

positions introduites à la loi fondamentale du pays. «L'option qui s'offre à nous aujourd'hui est celle de placer l'in- térêt du pays au dessus de toutes les considérations politiques

et partisanes», a estimé le président du groupe parlementaire

des indépendants à l'Assemblée populaire nationale (APN), Mah- moud Sassi, lors de la session extraordinaire consacrée, hier,

à l'adoption de la loi portant révision constitutionnelle, M. Sassi

a indiqué que son groupe «adhère sans réserve à l'ensemble des

réformes engagées par le président de la République». Le président du groupe parlementaire du Rassemblement national démocratique (RND) au Conseil de la nation, Ali Bouzghiba, a considéré que la révision de la Constitution com- portait de nouveaux acquis et des garanties de l'intégrité du pro- cessus électoral et de nouvelles prérogatives pour l'opposition. «Le groupe parlementaire RND approuve entièrement les nouvelles dispositions introduites à la constitution», a-t-il as- suré. Le président du groupe parlementaire du parti du Front de libération nationale (FLN) au Conseil de la nation, Mohamed Zebiri, a affirmé que le texte de revision constitutionnelle cou- ronnait un long et riche processus de consultations avec diffé- rents partis, organisations et personnalités nationales pour dé- gager un consensus qui préserve le pays de tout risque ou dé-

rapage. Le projet de révision constitutionnelle, renforce l'éga- lité entre les catégories de la société et consacre l'exercice dé- mocratique et l'Etat de droit ainsi que les droits individuels et

collectifs, la liberté d'expression et l'indépendance de la justice,

a ajouté le parlementaire.

De son côté, le président du groupe parlementaire du tiers présidentiel au conseil de la Nation, Hachemi Djiar a estimé que

le projet de révision de la Constitution «ouvre de larges perspec-

tives pour l'instauration d'un véritable système démocratique

basé sur la justice et l'égalité». M. Djiar a précisé que le contenu de la révision constitution- nelle transcendait les considerations partisanes étriquées.

Pour lui, les amendements apportés à la loi fondamentale

servent l'intérêt général et ouvrent des perspectives prometteuses

et de nouveaux chantiers qui favorisent la relance de l'écono-

mie nationale et renforcent l'unité et la solidarité». Pour sa part, le président du groupe parlementaire du Ras- semblement national démocratique (RND) à l'Assemblée po- pulaire nationale (APN), Mohamed Kidji estime que le projet de révision constitutionnelle est «une véritable révolution qui s'inspire des principes de la guerre de libération». Il a salué la proposition de «la promotion de Tamazight en langue nationale et officielle pour renforcer l'unité nationale

et protéger les constantes de la Nation», mettant en relief «la place

accordée à la femme, aux jeunes et à l'opposition au service du pluralisme». M. Kidji s'est également félicité des nouvelles dis- positions de la Constitution concernant les droits des travailleurs et des paysans, le renforcement de l'indépendance de la justice

et la création d'un nouveau mécanisme permanent de surveil- lance des élections. Quant au président du groupe parlementaire du parti FLN

à l'APN, Mohamed Djemiaï, il considère que ce projet constitue «un atout « pour le parachèvement des réformes engagées par le président de la République depuis son accession au pouvoir en 1999». «Avec le vote de ce texte une ère nouvelle s'amorce», a encore soutenu le député pour qui il est désormais question de s'adap- ter au exigences de l'ere et aux mutations en cours dans diffé-

rents domaines afin de concrétiser les réformes visant à asseoir les bases de l'Etat de droit et consolider la justice et l'egalité en- tre les diffeentes catégories de la société. Djelloul Djoudi, représentant du groupe parlemenatire du Parti des travailleurs (PT), qui s'est abstenu de voter, a expliqué cette position par le fait que le texte comportait, d'une part, des aspects positifs pour lesquels sa formation a milité et, d'une au- tre part, des des dispositions pouvant impliquer un recul vis- à-vis des acquis économiques.

APS

8 DK NEWS

ÉCONOMIE

Lundi 8 février 2016

ALGÉRIE-PALESTINE

LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT D'ARGENT

Le savoir-faire palestinien au service des banquiers algériens

savoir-faire palestinien au service des banquiers algériens L'organisme palestinien chargé de la su- pervision

L'organisme palestinien chargé de la su- pervision bancaire et de la lutte contre le blanchiment d'argent s'est dit disposé à ren- forcer ses actions de formation et d'échange d'expériences en faveur des banquiers algé- riens. C'est ce qu'a indiqué, hier à Alger, M. Wael Lafi, directeur de l'Unité du suivi financier auprès de l'Autorité monétaire palestinienne (AMP), qui est l'un des organismes arabes lea- ders en matière de supervision bancaire et de lutte contre le blanchiment d'argent. «Nous avons déjà formé des inspecteurs de la Banque d'Algérie dans la lutte contre le blan- chiment d'argent et nous sommes disposés à poursuivre nos actions de formation au profit des cadres algériens activant dans d'autres secteurs à l'instar des douaniers et des ju- ristes», a déclaré M. Lafi lors d'une confé- rence en présence du gouverneur de la Banque d'Algérie, Mohamed Laksaci, et du gouverneur de l'AMP, Azzam Achawae. Selon le directeur de cette Unité du suivi financier, qui est l'homologue de la Cellule al- gérienne du traitement et du renseignement financier (CTRF), le succès de l'organisme qu'il dirige réside surtout dans la priorité ac- cordée au développement des ressources hu- maines et à la formation de haute qualité. En plus, a-t-il expliqué, l'échange très étroit entre les instances de contrôle finan- cier et les instances judiciaires a permis à cette unité d'accomplir ses missions dans les meilleures conditions. L'Unité palestinienne de suivi financier, rattachée à l'AMP et non pas au ministère des Finances comme c'est le cas pour la CTRF, a obtenu auprès du FMI d'une certification qui est, donc, reconnue à l'échelle internationale en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et de la supervision bancaire. A ce propos, le directeur général de l'ins- pection générale de la Banque d'Algérie, Sifo- dhil Hanafi, a indiqué à la presse que des ca- dres de cette Unité palestinienne de contrôle bancaire ont déjà assuré la formation d'une trentaine d'inspecteurs de la Banque d'Algé- rie chargés de la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. «L'Autorité monétaire palestinienne pos- sède l'une des meilleures cellules de supervi- sion bancaire dans le monde arabe. Elle a beaucoup investi dans la formation et les techniques de contrôle et a contribué, à tra- vers un premier cycle de formation, à amélio- rer le niveau de supervision bancaire en Algé- rie», a-t-il fait savoir. La formation de banquiers algériens par ces experts palestiniens s'inscrit dans le cadre d'un mémorandum d'entente conclu en 2013 entre la Banque d'Algérie et l'AMP portant sur l'échange d'expériences en matière de contrôle bancaire.

RÉGION MENA

Perspectives économiques teintées

dun «pessimisme prudent»

La Banque mondiale (BM) a indiqué que les perspectives écono- miques dans la région Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA) à court terme restent «teintées d’un pessi- misme prudent» avec une croissance «assom- brie par la guerre, le ter- rorisme et, dans une cer- taine mesure, la chute des cours du pétrole».

Dans son dernier bulletin trimestriel d’information économique consacré à la croissance économique de cette région, publié sur son site web, la BM étudie les dif- férentes façons, y compris la crise des déplacements forcés de population, dont les guerres civiles mettent à mal les économies de pays de la région, et cherche aussi à savoir comment la situation économique se rétablirait dans l’hypothèse du retour à la paix. Le coût économique de cinq années de guerre en Syrie et de leurs retombées sur les pays voisins à savoir la Turquie, le Liban, la Jorda- nie, l'Irak et l'Egypte est es- timé à près de 35 milliards de dollars de pertes de produc- tion (sur la base des prix de 2007), soit l’équivalent du PIB de la Syrie en 2007. Selon une évaluation provisoire de la BM des dommages surve- nus dans six villes syriennes (Alep, Dar’a, Hama, Homs, Idlib et Lattaquié) et sept secteurs (logement, santé, éducation, énergie, eau et assainissement, transports et agriculture), le coût de ces dégâts se situait dans une fourchette comprise entre 3,6 et 4,5 milliards de dollars à la fin de 2014.

entre 3,6 et 4,5 milliards de dollars à la fin de 2014. 200 mds de dollars

200 mds de dollars pour la remise en état des infra- structures en Libye Pour le coût de la remise en état des infrastructures en Libye, il est estimé à 200 mil- liards de dollars sur les dix prochaines années. «Non seulement les guerres civiles ont causé d’innombrables dommages humains et ma- tériels, mais elles ont provo- qué une des pires crises de déplacements forcés depuis la Seconde Guerre mon- diale», constate Shanta Deva- rajan, économiste en chef de la BM pour la région Mena. «Le chômage est élevé chez les réfugiés, surtout parmi les femmes, et ceux qui ont un emploi travail- lent souvent sans aucune protection dans le secteur informel. Au Liban, environ 92% des réfugiés syriens n’ont pas de contrat de travail et plus de la moitié d’entre eux sont embauchés de ma- nière saisonnière, à la se- maine ou à la journée pour des salaires minimes», pour- suit l'économiste. La persis- tance des conflits et des vio-

lences ont réduit à néant des années de progrès dans le domaine de l’éducation en Libye, Syrie, au Yémen et en Irak, indique encore la BM. En Syrie, la guerre civile a empêché plus de la moitié (50,8 %) des enfants d’âge scolaire d’aller à l’école en 2014-2015. Au Yémen, le nom- bre de pauvres est passé de 12 millions avant la guerre à plus de 20 millions au- jourd’hui, soit 80 % de la po- pulation. Les pays frontaliers des zones de conflit (Turquie, Liban, Jordanie et Egypte), dont beaucoup se trouvent déjà dans une situation éco- nomique difficile, sont sou- mis à une pression budgé- taire considérable. Selon les calculs de la BM, l’arrivée de plus de 630.000 réfugiés sy- riens coûte plus de 2,5 mil- liards de dollars par an à la Jordanie, soit 6% de son PIB et un quart de ses recettes pu- bliques annuelles. «Un règlement de paix en Syrie, en Iraq, en Libye et au Yémen pourrait entraîner un rapide rebond de la pro- duction pétrolière, qui per-

mettrait à ces pays de dispo- ser d’une plus grande marge de man£uvre budgétaire, d’améliorer leur balance des paiements courants et de sti- muler leur croissance écono- mique à moyen terme. Ce qui, en outre, aurait des re- tombées positives sur les pays voisins», estime Lili Mot- taghi, auteur du rapport et économiste pour la région MENA à la BM. Si les conflits s’apaisent dans la région, un passage pacifique à la démocratie sti- mulera la croissance écono- mique en encourageant l’in- vestissement, la scolarisa- tion, les réformes écono- miques et la fourniture de biens publics et en rédui- sant les troubles sociaux, in- siste la Banque. Selon les estimations de la BM, la mise en place de ré- gimes démocratiques à part entière dans les pays de la ré- gion MENA porterait le taux de croissance moyen du PIB à 7,8% en l’espace de cinq ans contre environ 3,33% en l’absence de transition démo- cratique.

VÉHICULES

Le quota du concessionnaire en fonction de sa part habituelle des importations globales

Le quota des importations des véhi- cules sera attribué au concessionnaire en fonction de ce que représentait, en pourcentage, la part qu'il avait l'habitude d'importer par rapport aux importations globales annuelles des véhicules, a in- diqué à l'APS un responsable au minis- tère du Commerce. «Nous prendrons en considération le courant d'échanges traditionnels du concessionnaire, c'est-à-dire que nous allons répartir les quotas sur la base de la part de marché de chaque concession- naire sur les trois dernières années. C'est un système qui sauvegardera un peu les quotas de chaque concessionnaire», explique l'un des membres du Comité permanent chargé des délivrances de ces licences, entrées en vigueur début 2016. A titre d'exemple, «si un concession- naire avait l'habitude d'importer 20% des importations globales des véhicules, il aura 20% du contingent global», ajoute- t-il. Par ailleurs, il fait savoir que pour un nouveau concessionnaire qui n'a pas un courant d'échanges traditionnels puisqu'il n'exerçait pas cette activité durant ces toutes dernières années, «il n'aura pas droit à un quota». Le contin-

années, «il n'aura pas droit à un quota». Le contin- gent global des véhicules, dont le

gent global des véhicules, dont le délai de dépôt des demandes de licences a ex- piré le 3 février en cours, a été fixé à 152.000 unités sur l'année 2016, rappelle- t-on. Le nombre des véhicules importés en 2015 a atteint 265.523 unités pour 3,14 milliards de dollars, contre 417.913 uni- tés (5,7 milliards de dollars) en 2014, se- lon les statistiques du Centre national des statistiques des Douanes (Cnis). Les produits importés dans le cadre des contingents sont soumis aux li-

cences d'importation dont l'octroi est régi par l'une de quatre (4) formules de contingentement. Appliqués en fonction de la nature des produits importés, les 4 nouveaux systèmes de répartition des contin- gents sont l'ordre chronologique d'in- troduction des demandes de licence, la répartition en quotas des quantités de- mandées, la prise en considération des courants d'échanges traditionnels et l'appel à manifestation d'intérêt.

APS

Lundi 8 février 2016

RÉGIONS

DK NEWS

9

BÉCHAR

ANP : Portes ouvertes sur les forces de défense aérienne du territoire

Des journées «Portes ouvertes» sur les forces de défense aérienne du territoire (DAT) ont été organisées hier au centre d’information de la troisième région mili- taire (3e RM) à Béchar.

Ces journées, qui s’étalent sur trois jours, s’inscrivent dans le cadre du plan de communication du ministère de la Défense natio- nale (MDN) ainsi que de l’exécu- tion du plan sectoriel de commu- nication et d’information des forces de défense aérienne du ter- ritoire, a indiqué à l’APS le colonel Omar Serhane, chef de la cellule de communication du commande- ment des forces de défense aérienne du territoire (CFDAT). Elles visent à rapprocher l’insti- tution militaire du citoyen et à faire connaitre les différentes étapes d’évolution technologique des forces de défense aérienne du territoire et surtout d’informer les jeunes diplômés des différents débouchés de formation spéciali- sées offerts par les écoles et centre de formation relevant du CFDAT, a-t-il signalé. La cérémonie d’ou- verture de cette manifestation de communication a été présidée par le général-major Omar Tlemceni, adjoint du commandant de la 3ème RM, en présence d’officiers supérieurs de la 3RM et des autori- tés de la wilaya. L’exposition organisée au titre de ces journées permettront aux visiteurs de s’informer sur les technologies modernes utilisées par les forces de défense aérienne

modernes utilisées par les forces de défense aérienne du territoire et de s’enquérir du développement et

du territoire et de s’enquérir du développement et des progrès entrepris par l’Armée nationale populaire dans le domaine de l’en- cadrement humain et des moyens matériels appropriés au contrôle permanent, dans le cadre de la défense et de la protection de l’es- pace aérien et de l’intégrité du ter- ritoire national assurées nuit et jour par les différentes unités du CFDAT à travers le pays. Plusieurs structures et unités du CFDAT animent cette manifes- tation, notamment

l’Etablissement central de mainte- nance et d’approvisionnement (ECAM-DAT), le Centre de recherche et de développement (CRD) et le Service de contrôle aérien (SAC). Le Commandement des Forces de défense aérienne du territoire dispose d’une école supérieure de la défense aérienne du territoire située à Réghaïa (Alger), d’une école d’application à Berrouaghia (Médéa) et d’un centre d’instruc- tion à El-Hassi (Sétif ), a-t-on fait savoir.

LUTTE ANTITERRORISTE

Six refuges pour terroristes détruits à Bouira (MDN)

Six (6) refuges pour terroristes ont été découverts et détruits samedi par un détachement de l'Armée nationale populaire (ANP) à Bouira, a indiqué hier un communiqué du ministère de la Défense nationale. «Dans le cadre de la lutte anti- terroriste et en continuité de l'opération de fouille et de ratis- sage menée par les forces de l'ANP dans la zone de Kaf

Lehssane au secteur opérationnel de Bouira (1re Région militaire), un détachement a découvert et détruit, le 6 février 2016, six (6) refuges pour terroristes conte- nant des denrées alimentaires, des effets de couchage et d'autres objets», précise la même source. Au niveau de la 6e Région miliaire, un détachement rele- vant du secteur opérationnel d'In Guezzam «a arrêté onze (11)

immigrants clandestins et a saisi un camion», ajoute-t-on. D'autre part, des éléments de la Gendarmerie nationale «ont intercepté, à d'El Taref (5e Région militaire), deux (2) contreban- diers à bord d'un véhicule chargé de (3900) téléphones portables», signale encore le MDN.

APS

VOIE FERRÉE DJELFA-BOUGHEZOUL (MÉDÉA)

Avancée notable des travaux d'un pont de 300 mètres

Les travaux de réalisation d’un pont de 300 m dépendant du projet de la voie ferrée Djelfa- Boughezoul (Médéa) enregistrent une avancée «nota- ble», a-t-on appris hier des responsables de la direc- tion des transports de la wilaya. Pris en charge par la Société algérienne des ponts et travaux d'art (Sapta), cet ouvrage d'art a fait, ce week-end, l’objet d’une visite d’inspection des autorités locales qui ont constaté de visu «l’avancée notable» de ses travaux. Ce pont de 300 m est mitoyen à trois (3) projets de tun- nels, englobés par la ligne ferroviaire Djelfa- Boughezoul, s’étendant sur une distance de 140 km.

Selon sa fiche technique, cet ouvrage d’art, dont la réalisation obéit à des «critères supérieurs», sera constitué de neuf (9) bandes en béton armé, et dont la réception est attendue en novembre prochain. Les travaux de la voie ferrée Djelfa-Boughezoul (Médéa) enregistrent une «bonne avancée» reflétant la compétence des entreprises en charge de ce projet qui englobe de nombreux ouvrages d’art. Le projet sera notamment réalisé avec des traverses en béton de production locale, destinées spéciale- ment pour les trains à grande vitesse (220 km/h), est-il signalé.

ORAN

491 réfugiés nigériens conduits à Tamanrasset en prévision de leur rapatriement

Quelque 491 ressortissants nigériens ont été conduits, dimanche matin, d'Oran vers le centre de transit de Tamanrasset en prévision de leur retour au pays d'ori- gine, a-t-on appris du chef du bureau de wilaya du Croissant-Rouge algérien (CRA), Larbi Benmoussa. Quatorze bus confortables ont été réservés au transport des ressortissants nigériens au centre d'accueil de Tamanrasset, en compagnie d’une délégation de 24 per- sonnes entre médecins, psychologues et des bénévoles du CRA, a-t-il indiqué. Quelque 1.850 kits alimentaires de voyage ont été réservés pour cette opération, a précisé M. Benmoussa. Avant le départ, des consultations médicales ont été prodiguées aux ressortissants nigériens rapatriés (138 hommes, 112 femmes et 241 enfants) qui résidaient clan- destinement à Oran.

Cette opération, la plus grande depuis le début des opé- rations de rapatriement de réfugiés à Oran, concerne cette fois des nigériens qui résidaient à Oran, Tlemcen et Chlef.

A noter que le centre spécialisé de rééducation de Bir El

Djir, relevant de la direction de l'action sociale de la wilaya d'Oran, a mobilisé des équipes médicales, des cuisiniers et des bénévoles pour assurer une bonne prise en charge des ressortissants nigériens avant leur rapatriement dans

leur pays. Le gouvernement du Niger avait présenté une demande de rapatriement de ses ressortissants se trou- vant en Algérie qui avait été acceptée par le gouvernement algérien, rappelle-t-on. «Toutes les dispositions ont été prises pour le retour des ressortissants nigériens à leur pays d'origine dans un cadre fraternel et un respect total de leur dignité», a assuré le même responsable.

Lancement prochain des travaux de réalisation de 8.000 logements au nouveau pôle urbain de Misserghine

Les travaux de réalisation de 8.000 logements au nou- veau pôle urbain de Misserghine (ouest d’Oran), seront lancés prochainement, a annoncé samedi le wali, Abdelghani Zaalane.

Le même responsable a indiqué à la presse, en marge de sa visite aux sites du projet de réalisation de 5.000 loge- ments de location-vente (AADL), que ce nouveau pôle urbain proche de la commune de Misserghine baptisé «la nouvelle ville» verra le lancement de la réalisation de 4.000 nouveaux logements AADL et un nombre similaire de logements sociaux locatifs. Ces deux programmes d’habitat constituent le premier noyau d’édification du nouveau pôle urbain dont a bénéfi- cié la wilaya sur un site important au milieu d’Oran et de Misserghine, dans la partie sud-ouest du Groupement urbain de la ville, a-t-il souligné. Le programme de 4.000 nouveaux logements AADL, qui sera concrétisé dans ce pôle urbain, s’ajoute aux 9.000 autres logements de même formule dont a déjà bénéficié Oran au titre du programme quinquennal en cours, soit un total de 13.000 logements. S’agissant du programme de 9.000 logements AADL dont a été dotée la wilaya en deux phases, il a été procédé à la réalisation de 5.000 loge- ments à Ain El Beida (commune d’Es Sénia) répartis sur deux sites qui enregistrent un taux d’avancement appré- ciable surtout avec l’achèvement de la majorité des gros £uvres. Il est attendu, dans les prochaines semaines, le lancement des travaux de réalisation de 4.000 autres uni- tés dans le même site après l'achèvement des procédures administratives, en cours avec la direction des services agricoles, pour la reconversion de terrains au profit du programme d’habitat. Le nombre de souscripteurs au programme AADL a atteint un total de 35.000 inscrits, ont indiqué les services de l’Agence nationale d’amélioration et de développement du logement à Oran. Le wali a affirmé que tous les dossiers avalisés par l’AADL seront pris en charge, ajoutant qu’Oran sera ren- forcé à l’avenir de programmes d’habitat de cette formule au titre du quinquennat de développement.

Il a également signalé l'inscription de projets de plu-

sieurs structures au niveau des sites AADL dont des éta- blissements scolaires des trois paliers et autres sanitaires et sécuritaires.

APS

10 DK NEWS

SOCIÉTÉ

Lundi 8 février 2016

BILAN ANNUEL DE LA

SÛRETÉ DE WILAYA DE SÉTIF :

La criminalité en régression de 6,27 %

Azzedine Tiouri

Menant une lutte implacable contre la crimina- lité sous toutes ses formes par la mise en place d’un disposisitif sécuritaire opérationnel très effi- cace en déployant tous les moyens humains et matériels sur le terrain pour mettre en échec tout acte criminel pouvant porter atteinte aux per- sonnes et aux biens, le bilan de l’année 2015 des services de la Sûreté de wilaya a fait ressortir une baisse de 6,27 % dans les affaires traitées par rap- port à l’année précédente. C’est ainsi que les services de la Sûreté de wilaya de Sétif ont eu à traiter durant l’année en question 6.708 affaires, entre crimes et délits, impliquant l’arrestation de 8.741 personnes, dont 590 de la gent féminine et 344 mineurs, qui ont fait l’objet de poursuites judiciaires. Selon le même commu- niqué, 1.336 individus ont été placées sous mandat

de dépôt, 110 autres sous contrôle judiciaire et 139 ont bénéficié d’une liberté provisoire, le reste, soit 7156 personnes ont fait l’objet de citations directes. Dans le chapitre de la lutte contre le trafic de stupéfiants, les services de police ont procédé au cours des diverses opérations, à la saisie de 45 kg de kif traité et de 10.000 comprimés de psycho- tropes destinés à la commercialisation, notam- ment en milieu jeune. Pour ce qui est des autres délits, plusieurs réseaux ont été démantelés, notamment celui spécialisé dans les vols de véhi- cules dans l’Est algérien. C’est ainsi que les inves- tigations et les enquêtes minutieuses menées par les différents services de police ont permis durant le mois d’octobre dernier, de faire tomber et démanteler l’un des plus dangereux réseaux constitué de 6 individus à l’origine du vol de 7 véhicules dans le territoire de la wilaya de Sétif et de 10 autres de différentes régions du pays. Au cours de l’année 2015, il est à signaler la mise hors d’état de nuire de plusieurs réseaux spéciali- sés dans les différents vols à la roulotte, à la tire, par agression, dont la plus importante affaire, celle qui a permis de mettre fin aux agissements d’une bande spécialisée ciblant les hommes d’af- faires à leur sortie des banques pour les détrous- ser de leur argent ou les éléments de la police ont récupéré plus d’un milliard et 300 millions cen- times avec l’arrestation des auteurs. Le bilan fait état de plusieurs descentes inopi- nées avec au total plus de 6.000 opérations coup de poing ciblant près de 7.000 endroits sensibles et connus à hauts risque. Tout ce travail sur le terrain

a nécessité la mobilisation de plus de 8.400 poli-

ciers, nous dit-on, dotés de moyens et matériels sophistiqués des plus modernes. Ce qui a permis aussi de contrôler 29.300 individus, 33.400 véhi- cules avec l’arrestation de 210 personnes et 930 insoumis au service national. Durant la même période, indique le communiqué, 1.270 autres affaires de flagrant délit ont été traitées et leurs auteurs arrêtés pour ports d’armes prohibés, consommation ou détention de drogue ou de substances psychotropes. Les services de la Sûreté de wilaya de Sétif rappellent les citoyens que les deux numéros verts le 15-48 et le 17 police secours sont toujours mis à leur disposition H 24.

DJELFA

Un mort et 9 blessés dans un accident de la circulation

Une personne est décédée et neuf (9) autres ont été blessées dans un accident de la route survenu, samedi soir à Djelfa, a-t-on appris, hier, auprès des services de la Protection civile. Cet accident mortel s'est produit, dans la partie nord de la

wilaya, sur l’axe de la RN1 reliant les villes de Djelfa et Hassi Bahbah, lorsqu’ un camion de petit ton- nage a dérapé et s’est renversé, causant la mort d’un septuagénaire (71 ans) , en plus de blessures

à neuf( 9) autres personnes, âgées entre 36 et 73

ans . La même source a signalé l’assistance des blessés sur place, avant leur transfert au service des urgences de l’hôpital du chef lieu de wilaya. Une enquête a été ouverte aux fin de déterminer les circonstances exactes de ce drame de la route, est-il encore précisé.

APS

LAGHOUAT

L’amélioration de la prise en charge médicale au centre des préoccupations des insuffisants rénaux

L’amélioration des conditions de prise en charge des insuffisants rénaux et la promotion des prestations médicales spécialisées au niveau des structures disponibles sont au centre des préoccupations «urgentes» soulevées à Laghouat, a indiqué le président de l’association des insuffisants rénaux «Kholoud».

Les contraintes auxquelles sont confrontés notamment les malades dialysés sont afférentes à la pression exercée sur le centre d’hémodialyse du chef-lieu de wilaya qui prend en charge près de 160 malades par semaine, dépassant largement sa capacité de 120 lits et de ses 16 reins artificiels, a relevé le président de l’association, Mohamed Romane. Cette situation, a-t-il dit, influe négativement sur les conditions de prise en charge médicale des malades, en plus des nouveaux ins- crits, privant certains d’accomplir toutes leurs séances, à raison de trois fois par semaine, a-t-il expli- qué. Les mesures prises pour atténuer la pression sur ce centre, consistant notamment en l’ouverture d’un centre d’hémodialyse à l’hôpital de Ksar El-Hirane, n’ont, toutefois, pas amélioré la situation, car ce dernier (centre) est dédié uniquement aux malades des communes de Ksar El- Hirane et Bennacer Benchohra, selon M.Romane. Une situation à laquelle s’ajoute le déficit accusé en encadrement médical spécialisés, avec trois prati- ciens spécialistes seulement, mais aussi en paramédicaux, a-t-il ajouté. Le directeur de la santé et de la population (DSP) a, de son coté, indiqué que la wilaya de Laghouat compte trois centres d’hémodialyse totalisant 66 reins artificiels, pre- nant en charge plus de 260 insuffi- sants rénaux dialysés. Imad Eddine Mouad a expliqué la faible affluence des malades vers le centre de Ksar El-Hirane, créé juste- ment pour atténuer la surcharge sur

créé juste- ment pour atténuer la surcharge sur celui du chef-lieu de wilaya et amé- liorer

celui du chef-lieu de wilaya et amé- liorer les prestations médicales, par «le refus des malades de s’y orienter pour des raisons surtout subjec- tives». S’agissant de l’encadrement médical spécialisé, le DSP a révélé que le secteur, comptant actuelle- ment trois néphrologues, deux mai- tres-assistants, en plus de 15 prati- ciens généralistes ayant bénéficié d’une formation en néphrologie, sera renforcé prochainement par deux spécialistes au niveau des cen- tres d’Aflou et de Ksar El-Hirane, en plus de l’affectation vers les centres d’hémodialyse d’agents paramédi- caux, en formation actuellement. Concernant la clinique privée spécialisée dans la prise en charge des insuffisants rénaux, sa ferme- ture dernièrement est motivée par l’absence de praticiens spécialistes, une condition indispensable pour assurer ce type de prestations médi-

cales, a fait avoir le même responsa- ble. La clinique en question, qui s’est attelée à combler ce déficit, a déposé une demande de réouver- ture au niveau des services concer- nés pour y trancher, a-t-il ajouté. Le DSP de Laghouat a également annoncé le lancement prochain des travaux d’extension du centre d’hé- modialyse «Kamel Sehiri» au chef- lieu de wilaya et la mise en service, avant fin 2016, d’une unité d’hémo- dialyse dans la commune de Gueltat Sidi-Saâd, dont les travaux de réali- sation sont à 80% d’avancement. Dans l’optique d’une meilleure prise en charge des insuffisants rénaux dans la région, le directeur de wilaya du secteur a fait état aussi du projet en cours de réalisation d’un hôpital de 240 lits qui prévoit un centre d’hémodialyse doté de 30 reins artificiels, en plus de la pro- grammation d’un centre similaire dans la commune de Hassi R’mel.

SELON LA PROTECTION CIVILE

2440 interventions, en 24 h

Du 6 au 7 février 2016 à 8 heures, les unités de la Protection civile ont enregistrés 2440 interventions, pour répondre aux appels de secours, suite à des acci- dents de la circulation, accidents domestique, évacua- tions sanitaires, extinction d’incendies et dispositifs de sécurité etc. Plusieurs accidents de la circulation ont été enregis- trés durant cette période dont 6 ont causé 6 morts sur les lieux d’accidents et des blessures à 18 autres personnes, traitées sur place puis évacuées vers les structures hos- pitalières par nos secours. Le bilan le plus lourd à été enregistré au niveau de la wilaya d’El Bayadh, avec 2 per- sonnes décédées et 3 autres blessées, suite à une colli-

sion entre deux véhicules légers, survenue sur la route du poids lourd, commune et daïra d’El Bayadh . A signaler, l’intervention des éléments de la Protection civile pour prodiguer des soins de première urgence à 6 personnes de la même famille incommo- dées par le monoxyde de carbone (CO) émanant d’un chauffe-bain de leur domicile, sis au centre ville de la commune d’El Makhatria, daïra d’El Amra, wilaya de Aïn Defla. A noter, l’intervention de nos secours pour l’extinction de deux incendies urbains au niveau des wilayas de Bouira et Chlef.

TISSEMSILT

Les policiers et les scouts organisent une campagne de reboisement au chef- lieu de wilaya

ABED MEGHIT

Motivés par un civisme hors pair et un esprit de patriotisme indes- criptible, les policiers de

Tissemsilt à leur tête le chef de

sûreté de wilaya en collaboration avec les scouts (SMA) à Tissemsilt ont répondu positivement à l'appel, suite la convention signée entre la DGSN et les SMA en septembre 2015 pour une campagne de volontariat et de nettoyage des cités de la com-

mune. Ainsi, et selon la cellule de communication et des relations publiques de la sûreté de wilaya, que des centaines de policiers tous grades confondus, en collaboration avec les scouts « SMA » équipés de tout le matériel nécessaire, ont été mobilisés pour participer à cette opération, en présence du chef de Sûreté de wilaya le commissaire divisionnaire, M'hamed Bouralia, qui a donné le coup d'envoi de cette campagne de plantation d'arbustes remis par la direction des forêts. Et pour ne pas négliger la sécu-

rité du citoyen lors de cette opéra- tion, des équipes ont été consti- tuées pour venir relever celles en faction sur le terrain pour leur per- mettre de participer à cette opéra- tion au cours de laquelle le chef de Sûreté a demandé aux responsa- bles de veiller à l'entretien et à la préservation de l'environnement de la wilaya. Le reboisement est devenu une priorité vu ses impacts écologiques. Cette initiative a été très chaleureusement accueillie par la population locale qui l'a jugée très louable.

Lundi 8 février 2016

SOCIÉTÉ

DK NEWS 11

VIRUS ZIKA

22.600 cas en Colombie

Plus de 22.600 cas de Zika, dont 2.824 femmes enceintes, ont été confirmés en Colombie, deuxième pays le plus touché par ce virus transmis par les moustiques, après le Brésil, selon le dernier bilan officiel publié samedi.

Au total, «25.645 cas de maladie pour le virus Zika ont été réperto- riés sur tout le territoire national» à la 4e semaine de janvier, dont 22.612 cas confirmés et 3.033 cas suspects, précise l'Institut national de la santé (INS) dans ce bilan. Sur l'ensemble des cas, 64,8% sont des femmes, dont 2.824 cas confirmés de femmes enceintes. La veille, les autorités colom- biennes avaient annoncé trois décès de patients ayant contracté le Zika et souffrant également du syn- drome neurologique de Guillain- Barré. Le Zika provoque des symp- tômes grippaux bénins (fièvre, maux de tête, courbatures). Mais il est aussi soupçonné, quand il touche une femme enceinte, d'entraîner une grave malformation congénitale du foe- tus, la microcéphalie (réduction du périmètre crânien, néfaste au déve- loppement intellectuel). Ce virus est aussi associé à une augmentation du syndrome de Guillain-Barré, maladie neurolo- gique qui peut entrainer une para- lysie irréversible. «Nous avons confirmé et attribué

lysie irréversible. «Nous avons confirmé et attribué trois décès au Zika», avait déclaré vendredi la

trois décès au Zika», avait déclaré vendredi la directrice de l'INS, Martha Lucia Ospina, ajoutant que «les trois morts ont été précédées du syndrome de Guillain-Barré». Dans son dernier bilan, l'INS précise que 5.348 nouveaux cas ont été enregistrés au cours de la qua- trième semaine de 2016. Le centre du pays avec 47,3 % des cas ainsi que la région caraïbe avec 20,9% sont les zones du territoire les plus touchées, selon le même bilan. Le Zika est transmis par le moustique tigre Aedes albopictus

ainsi que par le moustique Aedes aegypti, également vecteurs de la dengue, de la fièvre jaune et du chi- kungunya. La Colombie a décrété la semaine dernière le premier niveau d'alerte, verte, afin que les hôpitaux se préparent à répondre à une expansion de la maladie. Les autorités, qui prévoient plus de 600.000 personnes infectées par le virus cette année et quelque 500 cas de microcéphalie, ont égale- ment recommandé aux femmes de reporter de six à huit mois leurs grossesses.

HONDURAS

Mobilisation nationale pour l'éradication du virus Zika

Plus de 200.000 Honduriens se sont déployées dans tout le pays, samedi, afin d'éliminer les larves du mous- tique qui transmet le virus Zika, qui a contaminé plus de personnes dans le pays, selon le gouvernement, qui a décrété le 1er février l'état d'urgence national. «Les statistiques sont claires : chaque jour le nombre de cas de cette terrible maladie augmente», a déclaré le président Juan Orlando Hernandez au moment de lan- cer la campagne. Le chef de l'Etat a prié ses compatriotes d'être «conscients du problème auquel nous faisons face et

dont pâtit chacun d'entre nous (

C'est le moment de

nous unir contre l'ennemi commun, le Zika». Des équipes gouvernementales se sont déployées dans tout le pays pour fumiger les maisons et tuer les insectes dans les points d'eau stagnante, où prolifèrent les larves du moustique Aedes Aegypti, transmetteur des virus de la fièvre jaune, de la dengue, du chikungunya et du Zika. Bien que cela ne soit pas prouvé scientifiquement, le Zika, en pleine expansion en Amérique latine, est asso- cié à une récente explosion de cas de microcéphalie et à une augmentation du syndrome de Guillain-Barré, une maladie neurologique.

).

TURQUIE

Saisie de canots pneumatiques de mauvaise qualité à Izmir

La police turque a démantelé, dans la ville côtière d'Izmir (ouest), trois ateliers de production de canots pneumatiques de mauvaise qualité, utilisés par les candidats à l'immigration clandestine pour tra- verser la mer Egée pour rejoindre les îles grecques voisines, a rap- porté hier la presse locale. La police a mené des perquisi- tions simultanées dans ces ateliers, qui opèrent sans licence, et a saisi 49 canots, a-t- ajouté de même sources. En janvier dernier, la police avait démantelé dans la même ville d'Izmir et à Istanbul des ateliers de

fabrication de gilets de sauvetage contrefaits et bon marché que revê- tissent les migrants dans leur tenta- tive de rejoindre l'espace Schengen en Grèce. Près de quatre mille gilets défectueux ont été saisis lors de nombreuses perquisitions de magasins et ateliers dans plusieurs villes de l'ouest et du sud du pays. Samedi dernier, un dramatique naufrage au large de Canakkale (ouest) avait fait 39 morts et neuf autres ont péri mardi au large d'Izmir. La garde côtière turque a arrêté un total de 91.611 migrants illégaux en 2015 contre 14.961 en 2014, selon un bilan des autorités

turques, qui font état de l'interpel- lation de 190 suspects de trafic d'êtres humains contre 106 en 2014. Les provinces turques d'Izmir, Mugla, Aydin et Canakkale, qui font face aux îles grecques en mer Egée et en Méditerranée, sont les points de départ des migrants illégaux vers l'Europe. La mer Egée est devenue en rai- son des courtes distances entre les côtes turques et les îles grecques l'une des principales voies d'accès en Europe pour ces candidats depuis le renforcement des contrôles à la frontière terrestre gréco-turque.

SÉISME DE TAIWAN

Le bilan s'alourdit à 28 morts

Au moins 28 personnes ont trouvé la mort dans le puissant tremblement de terre survenu dans le sud de Taiwan, a indiqué hier dans un nouveau bilan le service de lutte contre les incendies de Tainan. Un précédent bilan a fait état de 23 morts. Les secou- ristes sont engagés dans une course contre la montre afin de sauver plus de 120 personnes toujours bloquées dans les débris du bâtiment. Les opérations de cer- taines lignes ferroviaires à grande vitesse de l'île ont été suspendues. Plus de 600 secouristes, dont des pom- piers et des volontaires, ainsi que 105 camions de pom-

piers et 44 ambulances ont été mobilisés pour les opéra- tions de secours, a précisé le service. Le séisme de mag- nitude 6,7 a frappé Kaohsiung samedi à une profondeur de 15 km, a annoncé le Centre du réseau sismique de Chine. Les autorités locales de surveillance ont mesuré le séisme à une magnitude de 6,4 sur l'échelle de Richter. Selon les informations précédentes, plus de 460 personnes ont été blessées dans le séisme. La catas- trophe s'est produite deux jours avant les vacances de la fête du Printemps, le Nouvel An lunaire.

APS

RASSEMBLEMENTS D’ISLAMOPHOBES EN EUROPE

La haine comme projet politique

D’ISLAMOPHOBES EN EUROPE La haine comme projet politique Cherbal E.-M. A l’appel d’associations et de partis

Cherbal E.-M.

A l’appel d’associations et de partis extrémistes, notamment le fameux mouvement islamophobe allemand Pegida, de nombreuses villes euro- péennes ont vu s’agiter ce week-end quelques groupuscules «d’excités» pour soulever l’opinion publique contre «l’islamisation de l’Occident» et amener au rejet des «migrants». «Les Européens patriotes contre l’islamisation de l’Occident (en allemand, « Patriotische Europäer gegen die Islamisierung des Abendlandes, abréviation Pegida) sont un mouve- ment d'extrême droite contre l'immigration isla- miqueen Allemagne», lit-on sur le site de l’encyclo- pédie en ligne Wikipédia qui ajoute que ce «mou- vement a été lancé le 20 octobre 2014 par Lutz Bachmann et une douzaine de personnes», et que «depuis le mois d'octobre 2014, le mouvement manifeste chaque lundi à 18 h 30 dans un parc de la ville de Dresde. Les manifestants protestent contre la politique d'asile du gouvernement, dénoncent l'islamisme radical et refusent ‘l'islamisation de l'Allemagne’». Le mouvement a décidé d’appeler le 23 janvier dernier à des manifestations dans toute l’Europe, pour ce samedi, avec comme mot d’ordre «Forteresse Europe». «Les deux principales manifestations se sont déroulées à Dresde, berceau de Pegida où se sont rassemblées entre 6.000 et 8.000 personnes, et à Prague, où quelque 5.000 participants ont été dénombrés », note le site de la télévision française www.bfmtv.com qui rapporte, à l’instar des autres médias européens, ces rassemblements du week end qui, outre qu’ils n’ont pas attiré de grandes foules ont permis de marquer les divisions de l’Europe sur la question. Les écrits de presse notent en effet qu’il y a eu peu de monde à ces ras- semblements, généralement marqués par des actes de violences et des confrontations avec les services d’ordre. «A Amsterdam, les forces de sécu- rité antiémeute ont arrêté une douzaine de mani- festants, partisans ou adversaires de Pegida, à l'is- sue d'échauffourées avec des policiers dans le cen- tre-ville, tandis que quelques troubles ont été signalés à Dublin», rapporte ce même site. Au nord de la France, précisément à Calais « où 3.700 migrants vivent dans la "Jungle", le plus grand bidonville de France, une vingtaine de per- sonnes hostiles aux réfugiés ont été interpellées », d’après l’AFP qui voit que «l’objectif de ce mouve- ment était pourtant une démonstration de force, à un moment où, portés par l'afflux de centaines de milliers de migrants et la crise dans l'Union euro- péenne, les populistes voient leur popularité gran- dir partout sur le Vieux Continent. » La section française de Pegida France a été de la partie sous la houlette de son président, Loic Perderiel qui l’a fondée en juillet 2015 ; assumant pleinement son «islamophobie», il espère mobili- ser, notamment sur les réseaux sociaux et, comme le souligne lefigaro.fr, «aimerait voir des rassem- blements hebdomadaires se former en France, comme en Allemagne ». Mais au regard de la distance mise par l’opinion publique européenne qui n’a pas anticipé de tels appels, on comprend le commentaire du site d’in- formation allemand Spiegel online, repris par un média français : «les organisateurs avaient prévu une journée d'action internationale, il n'y a finale- ment eu que de petites marches».

12 DK NEWS

SAN

Lundi 8 fé

QUE FAIRE QUAND LA TENSION FAIT DES BONDS ?

Une tension qui joue au yoyo, cela mérite un détour par la case médecin! Mais pour être sûre de comprendre le traitement prescrit, faites le point sur vos connaissances sur la tension artérielle.

Les médicaments sont indispensables Vrai

pas forcément d'entrée de jeu.

Le médecin prend sa décision en fonction des chiffres et du contexte. Vous êtes un peu enrobée ? La perte de quelques kilos peut aider à faire baisser votre tension. Et

puis certaines précautions s'imposent à tous les hypertendus : laisser de côté la sa- lière et limiter les eaux gazeuses riches en sodium, le fromage, les charcuteries, les

plats industriels, souvent très salés

Par

ailleurs, l'alcool peut faire varier la ten- sion et perturber l'action des médica-

ments antihypertenseurs.

Le traitement peut provoquer des malaises Faux

Certains médicaments peuvent entraî-

ner des effets indésirables (hypotension, gonflements des jambes, fatigue, cépha-

qui s'atténuent en général

lées, toux

avec le temps. Si vous faites un malaise, cela peut être dû à un surdosage. N'hésitez pas à consulter à nouveau votre médecin.

Il faut parfois tester plusieurs médicaments Vrai

En début de traitement, on doit parfois « essayer » plusieurs molécules avant de trouver celle (ou celles) qui convient. Sou-

mais

),

vent, l'association de deux médicaments à petite dose est plus efficace et mieux sup- portée qu'un seul à forte dose. Sachez que les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les corticoïdes et les oestrogènes de syn- thèse peuvent diminuer l'effet des antihy- pertenseurs.

Quand ça va mieux, on peut arrêter les médicaments Faux

Surtout pas ! Il ne faut jamais interrom- pre un traitement de sa propre initiative, même pendant les vacances, en week-end ou lors d'un déplacement. Ce traitement doit être pris chaque jour à la même heure. C'est cette régularité qui assure son ef- ficacité. En cas d'intervalle trop important entre deux prises, la tension va subir de nouveaux à-coups. Mais en cas d'oubli, on ne double pas la dose le lendemain !

Les médicaments c'est toute la vie

Vrai

en règle générale

Un traitement contre les hausses ou les baisses de tension sont des traitements au long cours. Chez des patients bien contrôlés, une diminution très progressive du traite- ment peut être envisagée, à condition qu'un suivi régulier soit possible. Toute-

à condition qu'un suivi régulier soit possible. Toute- fois, dans 50 à 85 % des cas,

fois, dans 50 à 85 % des cas, la tension aug- mente à nouveau en un an.

La prendre soi-même n'est pas fiable Faux

Tous les spécialistes s'accordent à dire que l'auto-mesure est doublement utile.

Elle permet de confirmer l'hypertension puis d'évaluer l'efficacité du traitement. Mais cette mesure ne remplace pas le mé- decin. Pas question non plus de modifier le traitement soi-même selon les résultats. Enfin, il faut choisir un appareil homolo- gué par l'Agence française de sécurité sa- nitaire des aliments et produits de santé.

HYPOTENSION : QUE FAIRE EN CAS DE MALAISE ?

Une tension un peu basse ça peut arriver. Mais que faire si vous souffrez d’hypotension à ré- pétition ou si un proche a une brusque chute de tension ? Les bons conseils à suivre. Une pression faible du sang sur les parois artérielles ne constitue pas un risque pour la santé à long terme. Au contraire, c'est plutôt le signe que votre système cardiovasculaire est en pleine forme. Cependant, quand la tension descend en dessous de 9, on peut ressentir des palpi- tations, des étourdissements, voire s'évanouir quelques secondes. Ces malaises surviennent plutôt quand la ten- sion baisse soudainement. Certaines personnes ont en permanence une tension basse qu'elles tolèrent bien. Si ce n'est pas le cas, un stimulant de tension peut être nécessaire : Hept-a-myl® (vente libre), Praxinor® (sur ordonnance)… De- mandez l'avis de votre médecin.

- Lorsqu'une personne est évanouie, levez

ses pieds afin de laisser affluer le sang vers

le cerveau. S'il s'agit d'un malaise causé par de l'hypotension, elle reprendra connaissance immédiatement.

- La prise de certains médicaments peut pro-

voquer une baisse de tension. En cas de ma-

laise, pensez à signaler les produits que la personne en hypotension a pris récemment. Un ajustement des doses est peut-être né- cessaire.

- si vous avez tendance à être hypotendue,

pensez à boire, surtout quand il fait chaud. Bouche sèche, maux de tête et crampes peu- vent annoncer une déshydratation qui va, à coup sûr, faire baisser la tension. Cela peut se produire en cas de fortes diarrhées, d'exer- cice physique intense ou simplement de fortes chaleurs.

Cela peut se produire en cas de fortes diarrhées, d'exer- cice physique intense ou simplement de

MAUVAIS CHOLESTÉROL : COMMENT LE DÉTECTER

1 adulte sur 4 a trop de cholestérol, soit 10 millions de Français selon la Fédération française de cardiologie. Comment savoir si nous faisons partie de ceux qui en ont de trop ? En dehors d'une prise de sang, peut- on savoir si l'on a trop de cholestérol ? Im- possible dans l'immense majorité des cas. Seule l'hypercholestérolémie familiale, d'origine génétique, s'accompagne parfois de petites taches crème sur les paupières ou d'un épaississement du talon d'Achille. Les autres n'entraînent aucun symptôme. C'est pourquoi il faut y penser et vérifier de temps en temps où on en est. Il est conseillé de contrôler son taux de choles-

térol une première fois vers 20 ans, puis au minimum tous les cinq ans avant 50 ans, tous les trois ans après. Un dépistage d'au- tant plus important si l'on a un peu d'em- bonpoint ou tendance à prendre du ventre.

Votre analyse de sang

Les seuils admis comme acceptables ne cessent de baisser, mais ils sont aussi nuancés selon le risque cardio-vasculaire global. Ainsi, un taux de cholestérol total de 2,40 g/l sera considéré comme trop élevé pour un homme fumeur de 55 ans souffrant d'hyper-tension, alors qu'il sera jugé correct pour une femme de 34 ans

non-fumeuse. De même, le maximum de mauvais cholestérol (LDL) acceptable, fixé à 2 g/l, sera abaissé entre 1 et 1,6 g/l si l'on présente d'autres facteurs de risque (tabac, surpoids, hypertension, diabète). Par ail- leurs, le bon cholestérol (HDL) ne doit pas descendre en dessous de 0,40 g/l pour les hommes, 0,60 g/l pour les femmes et le rapport cholestérol total/HDL-cholestérol demeurer inférieur à 5 chez l'homme, 4,4 chez la femme. Cela arrive effectivement. Une anomalie due à des causes génétiques perturbant le fonctionnement du foie, et donc souvent partagée dans la famille. Ce n'est pas très

bon non plus, un taux trop bas pouvant en- traîner des carences en vitamines ou en acides gras, voire témoigner d'un risque d'autres maladies quand il baisse sans rai- son apparente. C'est pourquoi un suivi régulier est gé- néralement instauré. Une baisse du taux de cholestérol peut également résulter d'une maladie intestinale inflammatoire chronique, entraînant sa mauvaise ab- sorption, ou accompagner une hyperthy- roïdie. En cas de chute brutale, les médecins entreprendront des examens, car cela peut aussi signaler une maladie grave du tube digestif.

In topsanté.fr

vrier 2016

DK NEWS 13

VERTIGES :

S’ÉVANOUIR, C’EST DANS LES GÈNES ?

VERTIGES : S’ÉVANOUIR, C’EST DANS LES GÈNES ? S’évanouir pourrait bien être une affaire de famille.

S’évanouir pourrait bien être une affaire de famille. C’est ce qu’ont découvert des cher- cheurs américains en s’inté- ressant aux jumeaux. On sait que tomber dans les pommes peut être lié à des facteurs environnementaux et émotionnels comme une émotion intense, du stress, la fatigue, la faim, le fait de rester debout trop long- temps. Et si le malaise vagal dépen- dait aussi de la génétique ? C’est ce qu’ont cherché à sa- voir le Dr Samuel Berkovic de l’University of Melbourne en Australie et un membre de l’académie américaine de Neurology. Les résultats de leur étude, publiés dans la revue Neurology, suggèrent qu’une personne peut être prédisposée à l’évanouisse- ment par des facteurs géné- tiques. Un malaise vagal, le type d’évanouissement le plus fréquent et le moins grave, se caractérise par un ralen- tissement du rythme car- diaque, une chute de la tension artérielle et un arrêt brutal de l’oxygénation du cerveau. Les chercheurs ont étudié 51 paires de jumeaux du même sexe. Ce panel a intégré à la fois des jumeaux monozy- gotes (les "vrais jumeaux" provenant du même ovule fé- condé) et des dizygotes ("faux jumeaux", issus de deux ovules). Les jumeaux ont été interrogés au télé- phone au moyen d’un ques- tionnaire standard. Parmi les points abordés, les malaises qu’ils ont connu au cours de leur existence, les causes possibles, les antécédents familiaux et les éventuels problèmes cardiaques et de mort subite survenus dans leur famille. Ils ont découvert que les vrais jumeaux, les jumeaux dits "identiques" sont deux fois plus exposés au risque d’évanouissement que les faux jumeaux. Ces vrais ju- meaux ont aussi plus de risques de souffrir de ma- laises déclenchés par des facteurs environnementaux courants comme la vue du sang, le stress (etc) compa- rés aux faux jumeaux. Ces résultats indiquent que des personnes proches, gé- nétiquement parlant, peu- vent avoir une même prédisposition au malaise. On estime que 25 % des per- sonnes connaissent un ma- laise au moins une fois dans leur vie.

SAVIEZ-VOUS QU'AVOIR UNE TENSION BASSE EST PLUTÔT UN ATOUT ?

Nombre d'entre nous, et notamment les jeunes femmes longilignes, ont une tension inférieure à 10. Saviez-vous que c'était un gage de longévité? Cependant, ces petites tensions exposent à quelques risques de malaise. Les bonnes attitudes à avoir

Une tension artérielle natu- rellement basse peut avoir une origine familiale. C'est ainsi le cas pour Hélène, bientôt tren- tenaire: "J'ai à peu près tou- jours eu 9 de tension, ma sœur et ma mère aussi, il faut croire que c'est le chiffre familial". Mais c'est aussi une situation fréquemment observée chez les jeunes femmes fluettes, grandes ou particulièrement sportives.

Une meilleure espérance de vie

"Dans l'absolu, avoir une tension basse, c'est une bonne nouvelle. Les vaisseaux sont moins sous pression, ils vieil- lissent moins vite et, du coup, ces personnes vivront proba- blement plus longtemps", ex- plique le Dr Nicolas Postel-Vinay, cardiologue à l'Hôpital européen Georges Pompidou à Paris. L'orga- nisme peut très bien s'accom- moder d'une tension à 9, suffisante pour propulser le sang dans tous les organes, à condition que ce soit le niveau de tension physiologique, c'est-à-dire normal, et non la conséquence d'une maladie, anémie, diabète ou cancer. "Ma tension est à 9,5 ou 10 grand maximum et je m'en porte bien, raconte Audrey, 24 ans. Le seul problème que j'ai remarqué, c'est qu'une ten- sion basse inquiète pour rien un médecin qui ne te connaît pas. J'ai été opérée sous anes- thésie générale pour un kyste et en salle de réveil, l'équipe ne voulait pas me laisser sor-

de réveil, l'équipe ne voulait pas me laisser sor- tir. Ils trouvaient que 9, c'était un

tir. Ils trouvaient que 9, c'était un peu bas et qu'il valait mieux me garder allongée encore un peu. Mais moi, à 9, je suis presque au top de ma forme ! En général, ma tension est à 9,5 ou 10 grand maximum." La difficulté pour le corps médical, c'est qu'il n'existe pas de seuil d'hypotension, c'est- à-dire un niveau de tension si bas qu'il serait responsable de symptômes ou d'autres mala- dies. Ce n'est donc pas le chif- fre en lui-même qui doit inquiéter mais le fait de res- sentir ou non des difficultés liées à cette petite tension, comme des vertiges ou une importante fatigue. "Souvent ces jeunes femmes sont sujettes à ce qu'on appelle le malaise vagal. Elles ont un coup de chaud de- bout serrée dans le métro ou une montée de stress avant un

examen, et hop, elles s'écrou- lent ! Il n'y a rien de grave mais quand ça arrive régulière- ment, ça peut être gênant", souligne Claire Mounier-Ve- hier, cardiologue au CHU de Lille.

Les conseils

au quotidien

Manger plus salé, pour que l'organisme retienne l'eau, ce qui fait augmenter la tension artérielle. Mais ce n'est pas une excuse pour dévorer des assiettes de frites ou des caca- huètes à chaque repas ! Les eaux minérales et les boissons énergisantes riches en sodium (idéales pendant le sport), le jus de tomate ou encore la sauce soja contribuent effica- cement à l'apport en sel. Limi- ter aussi sa consommation d'alcool, car l'alcool augmente

la dilatation des vaisseaux san- guins et fait encore plus bais- ser la tension. Statique en position debout, dans les transports en com- mun par exemple, se décou- vrir pour ne pas avoir trop chaud, faire des petites contractions des mollets et re- muer ses orteils pour stimuler le flux sanguin dans les jambes. Au bureau, en posi- tion assise, éviter de croiser les jambes et faire régulièrement des pauses pour se dégourdir les jambes. Ne pas se lever pas trop brutalement, ni d'une chaise ni du lit. Le matin, s'as- seoir quelques secondes au bord du lit avant de se mettre debout. Si vous devez rester debout toute la journée, pour votre métier, un salon ou une journée shopping, pensez à mettre des bas ou des chaus- settes de contention.

LE TAUX DE MAGNÉSIUM REFLÈTE LE NIVEAU DE STRESS

De nombreux nutriments et minéraux agissent sur nos humeurs. C'est le cas du magnésium. Comment le stress agit sur notre taux de magnésium ? Pour faire face au stress, différents méca- nismes physiologiques se mettent en place, lesquels entraînent notamment la fuite du magnésium dans les urines. Mais ce n'est pas tout ! Car le magnésium intervient égale- ment dans la production d'énergie à l'inté- rieur des cellules, où il active les réactions biochimiques qui permettent de transformer les calories en énergie. D'où un cercle vi- cieux : moins nous avons de magnésium plus nous sommes fatigués, plus nous sommes fatigués moins bien nous faisons face au stress, moins bien nous faisons face au stress moins nous avons de magnésium

Peut-on mesurer son taux de magnésium ?

On peut évaluer le taux de magnésium par un dosage sanguin, mais les résultats ne donnent pas une photographie exacte du taux dans l'organisme. « Le dosage san- guin permet de mesurer le taux plasma- tique de magnésium, explique la

diététicienne. Or, ce qui est important, c'est le taux de magnésium intracellulaire. » En l'absence de dosage sanguin fiable, reste donc à être attentif aux symptômes d'une carence : sensibilité au bruit, palpitations, boule dans la gorge, tressautement des pau- pières ou de la lèvre, crampes, tensions musculaires, ballonnements, etc. « En somme, tous les signes qui montrent que l'organisme est hyper réactif », résume la spécialiste. Si l'un de ces signes d'appel ou plusieurs sont présents, une supplémentation en ma- gnésium peut être intéressante. Différentes formes existent, mais pour être efficace, un complément en magnésium doit compor- ter :

- une forme de magnésium bien assimi-

lée par l'organisme, comme le glycérophos- phate de magnésium, un sel liposoluble de troisième génération qui n'a pas l'action laxative de ses prédécesseurs.

- de la vitamine B6.

- de la taurine (à dose nutritionnelle) qui favorise la fixation du magnésium. Cet acide aminé a également une action cal- mante sur les cellules.

qui favorise la fixation du magnésium. Cet acide aminé a également une action cal- mante sur

14 DK NEWS

AFRIQUE

Lundi 8 février 2016

La Côte d'Ivoire appelle les pays de la sous-région à consolider leurs efforts pour vaincre le terrorisme

Le ministre ivoirien de l'Intégration africaine Aly Coulibaly a appelé samedi les pays de la sous-région réunis au sein du Conseil de l'Entente à consolider leurs efforts pour vaincre le terrorisme. Selon M. Coulibaly qui s'exprimait à l'occasion d'une rencontre des autorités et experts de cette orga- nisation ouest-africaine, une synergie d'action des pays permettra de venir à bout du phénomène du terrorisme. «En plus du terrorisme auquel nous sommes confrontés dans nos différents pays, l'immigration avec nos jeunes qui prennent des risques inconsidérés dans le désert et les eaux méditerranéennes», représente aussi un des défis les plus pressants de cet espace ré- gional, a noté le ministre. «Nous partageons tous la conviction selon laquelle, c'est ayant une claire vision de ces défis qui se présen- tent à nous dans un monde de plus en plus complexe, que nous pourrons mieux servir les idéaux qui sont la raison d'être du Conseil de l'entente, à savoir la paix, la solidarité, l'entente», a-t-il ajouté. Le Conseil de l'Entente regroupe la Côte d'Ivoire, le Niger, le Bénin, le Togo et le Burkina-Faso. A plusieurs occasions, les autorités ivoiriennes ont exprimé l'engagement «actif» de la Côte d'Ivoire dans une lutte préventive contre le terrorisme. Lors d'un récent message à la nation, le président ivoirien Alassane Ouattara a indiqué que la Côte d'Ivoire est «fermement» ancrée dans la lutte contre le terrorisme, assurant que son pays continuera à oeu- vrer aux côtés de la communauté internationale pour conjuguer le fléau.

BURKINA

Libération d'une Australienne enlevée mi-janvier

Le Premier ministre australien Malcolm Turn- bull a annoncé hier la libération de l'Australienne Jo-

celyn Elliott, kidnappée avec son mari médecin mi-jan- vier au Burkina Faso par des jihadistes liés à Al-Qaïda. «Je confirme que notre ministre des Affaires étran-

a parlé à Mme Elliott il y a peu

de temps», a déclaré M. Turnbull sur la Australian Broadcasting Corporation hier matin. Le Premier ministre australien a «remercié le gou- vernement du Niger et le gouvernement du Burkina Faso, où les Elliott vivaient lorsqu'ils ont été enlevés». Mme Elliott «a été libérée aujourd'hui (samedi), elle est arrivée sans problème au Niger. Elle a été reçue par le président nigérien Mahamoudou Issoufou», a indi- qué au même moment à Ouagadougou le chef de la di- plomatie burkinabè Alpha Barry, cité par l'AFP. «Pour l'instant on sait que son époux (Arthur Ken- neth Elliott) est en vie et se porte bien», a précisé M. Bary, ajoutant que d'autres négociations vont être menées en vue de sa libération. «Nous ferons tout pour le sor- tir», a-t-il promis. Le ministre a indiqué qu'«aucune rançon n'a été payée ni de conditions posées» par les ravisseurs avant la libération de cette otage. Originaire de Perth, Arthur Kenneth Elliott (82 ans) et son épouse Jocelyn (84 ans) vivaient au Burkina depuis 1972 et étaient en- gagés dans des opérations humanitaires en faveur des populations de la province du Soum et celles des pays voisins du Mali et du Niger. L'enlèvement a été reven- diqué par Ansar Dine.

gères Julie Bishop (

)

La visite du roi du Maroc au Sahara occidental occupé ne peut pas dissimuler la réalité de son occupation illégale

Le président sahraoui et secrétaire général du Front Polisario, Mohammed Abdelaziz, a indiqué que la visite du roi du Maroc aux territoires occupés du Sahara occidental «est une manœuvre provocatrice dépassée», soulignant que «les projets fantômes du roi Mohamed VI ne peuvent pas dissimuler la réalité de son occupation illégale et ses violations des droits de l'homme.»

«La visite du Roi du Maroc au Sahara occidental occupé est une manœuvre co- loniale provocatrice dépassée et ses projets fantômes ne peuvent pas dissi- muler la réalité de l'occupation maro- caine, les violations graves des droits de l'homme et le pillage systématique des ressources naturelles du peuple sah- raoui», a déclaré samedi le président sah- raoui dans son discours prononcé à l'occasion de la mise en place de la Commission nationale pour la supervi- sons des élections parlementaires. «Le Sahara occidental n'est pas un terri-

«Le Sahara occidental n'est pas un terri- toire marocain et son destin ne peut pas être

toire marocain et son destin ne peut pas être décidé par la force militaire de l'oc- cupation quelle que soit sa puissance, son sort revient au peuple sahraoui étant le seul propriétaire légitime habi- liter à décider de l'avenir de ce territoire», a-t-il lancé. «Ce droit est inaliénable, impres- criptible et ne peut pas être abandonné, et le peuple sahraoui va poursuivre sa lutte par tous les moyens légitimes pour arracher ce droit, quel que soit le prix», a-t-il réaffirmé, rappelant «la responsa- bilité de la communauté internationale dans la décolonisation du Sahara occi- dental». M. Abdelaziz a également réitéré

que «malgré la répression, l'état du siège militaire, l'intransigeance, l'obs- truction et les complots menés par l'oc- cupant marocain, le peuple sahraoui poursuivra sa lutte et sa résistance jusqu'à la victoire et l'indépendance». Ins- crit depuis 1966 sur la liste des territoires non autonomes, et donc éligible à l'ap- plication de la résolution 1514 de l'Assem- blée générale de l'ONU portant déclara- tion sur l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples coloniaux, le Sahara occidental et la dernière colonie en Afrique, occupée depuis 1975 par le Ma- roc, soutenu par la France.

Le Maroc exerce des pressions sur les journalistes sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental

L'organisation non gouvernementale «Reporters sans frontières» a indiqué dans son rapport annuel pour l'année 2015 sur la liberté d'expression, que le Maroc continue d'exer- cer beaucoup de pressions sur les journalistes sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental. Le rapport, publié récemment, note que les autorités d'oc- cupation marocaines continuent à bloquer et mettre fin à la pratique des journalistes qui tentent de rendre pu- blique de façon indépendante des événements au Sahara oc- cidental. Le rapport cite le cas du journaliste Mahmoud Al- heissan arrêté en 2014, qui travaillait comme correspondant pour la TVRASD alors qu'il couvrait des manifestations pa- cifiques réclamant l'indépendance du Sahara occidental. L'ONG a ajouté que le rapport préparé par Mahmud Al-

heisan et publié par la télévision sahraouie montre claire- ment l'intervention violente des forces de police marocaines à l'encontre des manifestants sahraouis dans les villes oc- cupées du Sahara occidental. Le rapport a examiné notam- ment les cas d'expulsion, par les forces d'occupation maro- caines, de journalistes étrangers dans les zones occupées et l'interdiction d'accès au territoire, citant aussi des cas de harcèlement d'un certain nombre de journalistes sah- raouis dans les villes occupées, comme Mohamed Mayara, qui a été menacé ou Zeyou Rahman qui a été également at- taqué. Le rapport présente également d'autres cas de jour- nalistes sahraouis victimes d'harcèlement au cours de l'année 2015, tels que Hayat Khatari, Salha Butinkiza et Mo- hamed Bambari.

SOUDAN

Début hier d'un nouveau cycle de négociations sur le barrage du Nil

Un nouveau cycle de négocia- tions concernant le Barrage de la Grande renaissance éthiopienne (GERD) entre le Soudan, l'Egypte et l'Ethiopie a démarré hier à Khar- toum, capitale soudanaise. Ces réunions visent à parvenir à la signature de contrats avec deux compagnies françaises chargées d'études sur l'impact probable du GERD sur les pays en aval du fleuve Nil, le Soudan et l'Egypte. La compagne française BRL mè- nera 70% des études alors qu'Arte- lia assurera en 30%, a déclaré Saïf- Eddin Hamad, chef de la partie souda- naise lors des réunions des experts. En septembre 2014, les comités d'experts lo-

experts. En septembre 2014, les comités d'experts lo- caux venant du Soudan, d'Egypte et d'Ethiopie ont

caux venant du Soudan, d'Egypte et d'Ethiopie ont recommandé de mener deux études sur le GERD. Le premier test

proposé porte sur l'impact qu'aura le barrage sur la part des eaux du Nil de l'Egypte et du Soudan, et le second sur l'impact environne- mental, économique et social prévu dans ces deux pays. Le GERD perturbe l'Egypte car elle craint que le barrage puisse af- fecter sa part des eaux du Nil, qui s'élève à 55,5 milliards de mètres cubes. De même, l'Ethiopie a dé- claré que le barrage affecterait très probablement ses ressources, notamment dans le secteur de l'électricité. Le GERD, qui couvre une région de 1800 kilomètres carrés, de- vrait être finalisé dans trois ans pour un coût de 4,7 milliards de dollars.

dans trois ans pour un coût de 4,7 milliards de dollars. La Tunisie ne portera pas

La Tunisie ne portera pas les armes contre la Libye et n'y interviendra pas militairement

Le ministre tunisien de la Défense, Farhat Horchani a af- firmé samedi que son pays ne portera pas les armes contre la Libye et n'interviendra pas militairement dans ce pays. La Tunisie étant convaincue que le règlement des conflits ne peut être que par les moyens pacifiques, a-t-il dit. En déplacement dans la zone militaire fermée au sud du pays à la frontière tuniso-libyenne, Hochani a assuré que la Tunisie n'accordera pas une aide militaire à l'alliance in- ternationale contre Daech en Libye. Il a noté que plusieurs scénarios existent pour une intervention militaire dans ce pays voisin. La Tunisie, a-t-il insisté, s'emploiera à la pro-

tection de son territoire et de ses frontières face aux menaces du terrorisme et de la contrebande tout en veillant à préser- ver de bonnes relations avec la Libye voisine. Et d'assurer :

«La Tunisie est capable de faire face à toute menace et à pro- téger ses frontières». Horchani a, par ailleurs, souligné l'im- portance d'une coordination avec les pays voisins et en pre- mier lieu avec la Tunisie en cas d'intervention militaire en Libye afin de prévenir toute menace d'infiltration de terro- ristes dans le pays avec l'arrivée de ressortissants libyens et étrangers résidant en Libye à la frontière tunisienne.

APS

Lundi 8 février 2016

MONDE

DK NEWS 15

La Corée du Nord lance une fusée satellite, inquiétude de la communauté internationale

La Corée du Nord a annoncé dimanche avoir réussi à placer en orbite un satellite grâce à un tir de fusée, considéré par la communauté internationale comme un «test de missile balistique déguisé» en violation des résolutions des Nations unies appelant à une réunion d'urgence du Conseil de sécurité.

Déjà mise en garde sur toute éven-

tuelle activité nucléaire, la Corée du Nord

a tiré hier une fusée à longue portée à ca-

ractère «pacifique» que la communauté internationale voit comme un trompe- l’œil pour dissimuler les activités de celle- ci, suscitant un tollé international et le Conseil de sécurité de l'ONU devait se réunir en urgence hier à New York. Néanmoins pour Pyongyang, il ne

s'agit d’autre que d'un projet spatial de lan- cement d'un satellite d'observation de la terre, a affirmé le ministère nord-coréen de la Défense. Réagissant à l'annonce du tir, une réu- nion, sous la forme de consultations à huis clos, a été demandée par les Etats-Unis et

le Japon, membres du Conseil, et la Corée

du Sud, à travers laquelle les membres de- vront durcir les sanctions à l'encontre de Pyongyang. Le lancement de fusée intervient alors que la communauté internationale peine déjà à sanctionner Pyongyang pour son dernier essai nucléaire en janvier dernier. Ordonné personnellement par le diri- geant Kim Jong-Un, l'Organisation mari- time internationale (OIM) a été informée de ce projet le 2 février, la question était de savoir quand la République populaire démocratique de Corée (RPDC) procéde- rait au lancement.

Un programme spatial pacifique

Malgré l'interdiction de l'ONU de déve- lopper tout programme nucléaire ou ba- listique, Pyongyang soutient que son pro- gramme spatial a des visées purement scientifiques. Cependant, la communauté internatio- nale considère qu'il s'agit d'«une couver- ture pour des essais de missiles balis-

d'«une couver- ture pour des essais de missiles balis- tiques visant à développer des armements capables

tiques visant à développer des armements

capables de frapper le territoire améri- cain.» Pour sa défense, la télévision offi- cielle nord-coréenne a expliqué que la pé- ninsule coréenne ne fait qu'exercer son droit légitime à une utilisation «pacifique et indépendante» de l'espace. Les spécialistes eux, estiment que les fusées nord-coréennes ont des applica- tions à la fois civiles et militaires, alors que l'ONU fait interdiction à Pyongyang de dé- velopper tout programme nucléaire ou ba- listique.

Vives condamnations et appel au dialogue

Déjà averti sur le lourd prix à payer pour tout lancement de fusée, la réaction des Etats-Unis et ses alliés japonais et sud-co- réen à l'encontre de la Corée du Nord ne s'est pas faite attendre. Washington a dénoncé une action «dé- stabilisatrice et provocatrice», Tokyo un tir «absolument intolérable» et Moscou un acte «très dommageable». Le secrétaire gé- néral de l'ONU Ban Ki-moon a jugé le tir

«profondément déplorable» alors que la présidente sud-coréenne Park Geun- Huye réclamait des «mesures punitives fortes» au Conseil de sécurité et que Paris et Londres exigeaient une «réaction rapide et sévère de la communauté internatio- nale». Quant à l'Union européenne (UE), la haute représentante Federica Moghe- rini a appelé Pyongyang au dialogue dé- nonçant l'utilisation de «technologie de missiles balistiques» une «nouvelle grave violation» de ses obligations internatio- nales. Les responsables américains et sud-coréens de la défense ont annoncé l'ouverture immédiate de pourparlers sur le déploiement en Corée du Sud d'un système de défense antimissile améri- cain. La Chine a déjà fait savoir qu'elle était fermement opposée au déploiement de ce système dit THAAD (Terminal High Alti- tude Area Defense) si près de sa frontière. Son trajet pré-orbital devait la conduire au dessus de la mer Jaune, puis plus au Sud, au dessus de la mer des Philippines. La Corée du Sud comme le Japon avaient menacé de l'abattre.

ESPAGNE

Au moins sept arrestations en lien avec le terrorisme

La police espagnole a an- noncé hier l'arrestation d'au moins sept personnes à Va- lence et Alicante (est) et dans l'enclave espagnole de Ceuta pour leurs liens présumés avec les organisations terroristes «Al-Qaïda» et «Etat islamique» (EI/Daech). «Quatre des per- sonnes interpellées sont de nationalité espagnole, d'ori- gine syrienne, jordanienne et marocaine», a déclaré la police dans un communiqué en ajou- tant que les deux autres étaient de nationalité syrienne et ma- rocaine. Une septième per- sonne, dont la nationalité n'a

pas été précisée, a été arrêtée un peu plus tard, selon un porte-parole de la police. Ces interpellations inter- viennent dans le cadre d'une enquête menée depuis 2014 sur la «structure à l'étranger des organisations terroristes», comme le Front al-Nosra, branche d'Al-Qaïda en Syrie et Daech, a expliqué la police. Ces structures étaient char- gées d'approvisionner ces orga- nisations en «matériel logis- tique indispensable à leurs ac- tivités terroristes», a affirmé la même source sans donner davantage de détails.

affirmé la même source sans donner davantage de détails. Moscou et Téhéran négocient la suppression des

Moscou et Téhéran négocient la suppression des visas

Moscou et Téhéran négocient la suppression des visas La Russie et l'Iran négocient la suppres- sion

La Russie et l'Iran négocient la suppres- sion des visas pour les groupes touris- tiques, a indiqué hier l'ambassadeur de l'Iran à Moscou, Mehdi Sanaei. Le diplomate iranien a également si- gnalé l'importance de l'entrée en vigueur de l'accord visant à alléger le régime de vi- sas entre les deux pays. L'ambassadeur de l'Iran à Moscou a précisé que l'entrée en vi- gueur de l'accord sur l'allègement du ré- gime de visas entre la Russie et l'Iran constituait le premier pas vers la sup- pression de l'obligation de visa pour les tou- ristes russes. Fin janvier, le ministère russe des Affaires étrangères a annoncé l'entrée en vigueur, le 6 février 2016, de l'ac- cord intervenu entre les gouvernements de la Russie et de l'Iran et visant à simplifier les modalités de voyage pour certaines

catégories d'habitants des deux pays. L'ac- cord a été signé le 23 novembre 2015 à Té- héran. «La question est pour le moment d'ordre général. Il n'est pas encore ques- tion de supprimer le régime de visas. A l'heure actuelle, les négociations sont en cours sur la suppression des visas pour les groupes touristiques. Je crois qu'après la signature, en 2015, (entre la Russie et l'Iran) de l'accord sur l'allègement du ré- gime de visas, ce sera un pas en avant vers sa suppression pour les groupes de touristes. Mais le problème est encore au niveau des négociations», a dit Mehdi Sa- naei. L'ambassadeur a exprimé l'espoir que «l'Organisation iranienne du tourisme» de- mande au ministère des Affaires étrangères de l'Iran de supprimer les visas pour les touristes iraniens et russes.

SYRIE

Damas prendra part au dialogue intersyrien «sans conditions préalables»

Le ministre syrien des Affaires étran- gères, Walid Mouallem, a affirmé hier que le gouvernement de Damas «est prêt à prendre part au dialogue intersyrien sans conditions préalables» et qu'il n'«exécutera aucune condition préalable à n'importe quelle par- tie», a rapporté l'agence de presse syrienne, Sana. M. Mouallem a fait savoir, lors d'une conférence de presse, que la délégation de «l'opposition de Ryadh» n'était pas venue pour le dialogue inter-syrien, mais elle l'avait fait sur ordre de ses soutiens en Arabie Saou- dite, au Qatar et en Turquie pour porter at- teinte au processus politique», selon Sana. Le ministre syrien a assuré que «toute in- tervention terrestre en Syrie sans l'admission du gouvernement est une agression à laquelle on doit résister», faisant allusion aux décla- rations de la délégation de Ryadh qui sont pleines de conditions préalables, soulignant

que cette délégation n'avait pas condamné le crime terroriste qui s'était produit à Sayda Zei- nab et qui avait été revendiqué par l'organi- sation autoproclamée «Etat islamique» (EI, Daech). «Notre délégation a uniquement demandé

à l'émissaire spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, une liste des noms de nos interlocuteurs, car nous ne voulions pas dialoguer avec des fantômes», a fait noter Mouallem. «La délégation de Ryadh avait déjà décidé de se retirer, notamment après les accomplis- sements de l'armée arabe syrienne sur le ter- rain, en particulier dans la banlieue nord d'Alep», a-t-il estimé. «Nous attendons de la délégation de Ryadh, qui a parlé des questions humani- taires, d’être satisfaite, comme notre peuple l'a fait, après le fait de briser le siège imposé pendant trois ans et demi à 70,000 citoyens

à Nebbol et Zahraa», a-t-il encore dit. «Nous sommes soucieux d’apporter tout soutien humanitaire, alimentaire et pharma- ceutique à tous les citoyens syriens, même les assiégés par les groupes armés, sans prendre compte Genève ou autre», a assuré Mouallem. Il a indiqué que la délégation de la Répu- blique arabe syrienne avait affirmé à M. de Mistura «la nécessité de ne pas rééditer les er- reurs de +Genève 2+» et que la représentation des oppositions «doit être plus vaste que possible», conformément à la résolution onusienne 2254.

La Russie exige que l'Egypte se conforme aux normes de sécurité aérienne avant la reprise des vols entre les deux pays

La Russie a annoncé samedi que la reprise des liaisons aériennes avec l'Egypte suppose que les autorités égyptiennes se conforment scrupuleusement aux nouvelles normes sécuritaire dans le domaine de l’avia- tion civile. Dans une déclaration à l'agence de presse russe Novosti, le ministre russe des trans- ports, Maxime Sokolov, a affirmé que les vols reprendront entre la Russie et l’Egypte dès que les mesures de sécurité appropriées seront appliquées, indiquant que les contacts sont en cours entre les deux parties, avant de faire le bilan des acquis sur ce registre. Le Président russe, Vladimir Poutine, avait ordonné le 6 novembre dernier la sus- pension des vols des compagnies aériennes russes vers l'Egypte, après le crash le 31 oc- tobre dernier d'un avion russe dans le désert égyptien, faisant 224 morts.

APS

16 DK NEWS

CULTURE

Lundi 8 février 2016

6 ES JCA:

1 6 DK NEWS CULTURE Lundi 8 février 2016 6 E S JCA: Le film documentaire

Le film documentaire Un film algérien, du réalisateur libanais Rani Bitar, une enquête sondant les avis de cinéastes et acteurs algériens sur la réalité de la production cinématographique en Algérie, a été présenté samedi soir à Alger.

Un film algérien questionne les cinéastes sur les réalités de leur secteur

D’une durée de 95 mn, ce film visant à éta- blir un état des lieux du cinéma algérien de- puis l’indépendance, a été projeté en com- pétition documentaire des 6es Journées ci- nématographiques d’Alger ( JCA) inaugurées jeudi. Depuis Paris, le réalisateur va à la rencon-

tre de cinéastes algériens connus dont le tra- vail a déjà brillé sur la scène internationale pour approfondir certaines questions visant

à définir le cinéma algérien et étudier les pos- sibilités offertes aujourd’hui à un cinéaste en Algérie et les mécanismes de production existant. Des entretiens sont filmés avec des réa- lisateurs dont Karim Moussaoui, Lyes Salem Merzak Allouache ou encore Farouk Belloufa qui s’accordaient à pointer du doigt «l’ab- sence d’industrie cinématographique et la rareté des salles» de projection qui «em- pêche» l’essor du septième art dans un pays possédant un «potentiel infini» dans ce do- maine. Dans son intervention, Merzak Allouache

a souligné que le cinéma algérien entre ac- tuellement dans un cycle de production de «films de célébrations», des commandes occasionnels des pouvoirs publics, après être passé par la «génération de l’image man- quante» pendant les années de terrorisme,

et par le «cinéma d’Etat» depuis l’indépen-

dance jusqu’à la fin des années 1980. Cette «génération de l’image manquante» est également évoquée par Lyes Salem, réa-

manquante» est également évoquée par Lyes Salem, réa- lisateur, entre autres, de « Mascarade » et

lisateur, entre autres, de «Mascarade» et «El Wahrani», qui estime qu’il est au- jourd’hui «impossible» de produire un film 100% algérien vu l’absence de laboratoire d’images, de studios et de salles, même si les

paysages et la nature de la société algé- rienne restent une «mine d’or» pour un réa- lisateur. En seconde partie du film, l’équipe de tournage s’envole pour Alger pour rencon- trer l’universitaire et critique de cinéma Ah-

med Bedjaoui, le réalisateur et producteur Bachir Derraïs ou encore le producteur Ya- cine Bouaziz qui évoquent, en plus de plu- sieurs mauvaises décisions prises par le

passé dans ce secteur, une relève «très dis- crète» et qui «manque souvent d’audace» pour monter des projets dans certains regis- tres cinématographiques encore inexplorés. A cela vient s’ajouter une «absence de for- mation» dans le domaine technique et une «rareté» de techniciens qualifiés. S’il confirme des réalités déjà connu des professionnels, des observateurs et même du public, «Un film algérien» ne donne ce- pendant pas la parole à un grand nombre de cinéastes algériens reconnus, relèvent des

spectateurs qui reprochent au réalisateur de ne pas avoir «approché des responsables» du secteur à différentes époques pour en ap- prendre un peu plus sur la gestion du cinéma algérien. Plus tôt dans la journée une dizaine de courts métrages on été projetés dans le ca- dre de la compétition nationale des JCA dont «Douce révolte» première œuvre de la journaliste Fella Bouredji qui donne la pa- role dans ce documentaire de 16 mn à une jeune artiste peintre étudiante de l’Ecole des beaux-arts pendant le mouvement «Infid- jArt» revendiquant une meilleure formation et une reconnaissance des diplômes de l’école. Dans le même cadre la journaliste Ba- dra Hafiane a également présenté son pre- mier court métrage «Hier, je reviendrai», une œuvre de 15 mn consacrée au retour difficile sur les lieux d’un drame et au dépassement dans l’Algérie d’aujourd’hui du lourd trau- matisme de la perte violente d’un être cher pendant les années de terrorisme. Dans un registre atypique, Mourad Bouamrane a rendu hommage à Charlie Chaplin dans «Chaabano», une œuvre muette en noir et blanc de 14 mn basée sur la gestuelle et les symboles. Inaugurées jeudi, les 6es JCA se poursuivent jusqu’à aujourd’hui à la salle de la Cinémathèque d’Alger avec encore au pro- gramme la compétition du court métrage

Hier, aujourd'hui et demain de Yamina Bachir-Chouikh présenté à Alger

Le film documentaire historique «Hier, aujourd’hui et demain», dédié au travail des femmes et à celui du mouve- ment des femmes musulmanes pen- dant la guerre de Libération nationale, a été présenté vendredi soir au public al- gérois par sa réalisatrice Yamina Bachir- Chouikh. D’une durée de 105 mn, ce do- cumentaire a été projeté à la salle de la Cinémathèque d’Alger dans le cadre de la compétition documentaire des 6es Journées cinématographiques d’Al- ger inaugurées jeudi. Constitué d’une succession de té- moignages, ce film dévoile l’adoles- cence de moudjahidate, privées d’en- fance et de jeunesse, qui ont pris conscience de l’atrocité du système co- lonial et de la nécessité de s’engager ac- tivement dans le combat pour la liberté. Le documentaire recueille les témoi- gnages de Nassima Hablel et de Lucette Hadj Ali qui évoquent les massacres du 8 mai 1945 comme élément déclen- cheur de cette prise de conscience de la nécessité du combat et de se rendre utile aux côtés des hommes qui avaient eux-mêmes créé le Mouvement des femmes musulmanes qui a commencé par des actions sociales et de sensibili- sation avant de prendre le maquis comme pour Houria Abid ou encore Hassiba Abdel Wahab. Hassiba Be- nyelles, qui a quitté l´école à l´âge de 11 ans, et de Toumya Laribi dite Baya El Kahla ont témoigné de toute l´humilia- tion et les inégalités subies par les filles algériennes à l´école, et qui sont deve- nues très vite une motivation qui a poussé ces adolescentes à travailler clandestinement pour la révolution de novembre avant de rejoindre le ma- quis. Par des images d’archives, la réa- lisatrice rend également hommage aux jeunes femmes qui ont pris part à la ba- taille d’Alger, en posant des bombes, en hébergeant des combattants, en cachant des armes ou des médicaments. Le té-

en cachant des armes ou des médicaments. Le té- moignage de Yacef Sâadi, chef de la

moignage de Yacef Sâadi, chef de la Zone autonome d’Alger montre le rôle hautement important de femmes tel que Hassiba Ben Bouali, Zohra Drif, Djamila ou encore Djamila Bouhired. Ce film évoque également comment ces jeunes femmes soutenaient la guerre de libération dans une société très conservatrice poussant souvent des femmes à militer à l’insu de leurs époux et de leurs parents, et de subir les affres de la prison et de la torture au même ti- tre que les hommes. Cette première journée de compétition avait aussi connu la projection des documentaires Khadra et les autres de Suhem Merad, L’or rouge de Philippe Baron et Mirabelle Fréville ou encore Babor Casanova une immersion dans l’univers de jeunes supporters du Mouloudia club d’Alger proposée par Karim Sayed. Inaugurées jeudi, les 6es JCA se poursuivent jusqu’à aujourd’hui avec encore au programme la compétition du court métrage algérien qui compte une dizaine d’œuvres et la catégorie du Prix de l’Union arabe des associations de cinéma.

APS

PUBLICITÉ

RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE DK NEWS Anep : 405 177 du 08/02/2016
RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE
DK NEWS
Anep : 405 177 du 08/02/2016

Lundi 8 février 2016

HISTOIRE

DK NEWS

17

ALGÉRIE - TUNISIE

BOMBARDEMENT DE SAKIET-SIDI-YOUCEF

Le symbole éternel d’un combat commun pour la dignité

Les événements sanglants de Sakiet Sidi-Youcef, dont le 58e anniversaire sera commémoré aujourd’hui, demeurent un «symbole éternel» du combat commun des Algériens et des Tunisiens pour que triomphent la liberté et la dignité, a recueilli l’APS hier à Souk Ahras auprès d’un universitaire.

l’APS hier à Souk Ahras auprès d’un universitaire. Le bombardement du village tuni- sien de Sakiet

Le bombardement du village tuni- sien de Sakiet Sidi-Youcef par l’armée française, le matin du 8 février 1958, a «conforté les liens déjà forts qui ont toujours marqué les relations entre les peuples algérien et tunisien», a indiqué Djamel Ouarti, de l’université Mohamed-Cherif Messaâdia. Soutenant que deux des Beys de la dynastie El Mouradia de Tunisie ont des liens familiaux avec la tribu Lahnancha de Souk-Ahras, cet univer- sitaire a précisé que la Tunisie a de tout temps constitué «une seconde patrie» pour les Algériens fuyant la barbarie de la soldatesque française. M. Ouarti a rappelé que déjà en 1843, le cheikh El Hasnaoui Benbelkacem El

Hannachi avait trouvé refuge en Tunisie, après une résistance farouche contre l'occupation française. Il a égale- ment soutenu que plusieurs familles issues des tribus d’Ouled Soukias, Laouaid, Lahnancha et Tifeche se sont exilées en Tunisie durant le soulève- ment des Keblouti et des Sbaihia, en

1871.

Pour cet universitaire, le bombarde- ment de Sakiet Sidi-Youcef avait illustré

la «faillite politique française» qui a débuté, selon lui, par la décision de la France de «s’inventer», en 1956, un droit de poursuite pour traquer les uni- tés de l’Armée de libération nationale (ALN) installées en Tunisie.

25 bombardiers français pour anéantir un village paisible

M. Ouarti, évoquant «un plan orchestré», a ajouté que les agressions françaises du territoire tunisien ont commencé bien avant le 8 février 1958, détaillant que la région de Sakiet Sidi- Youcef avait déjà subi plusieurs assauts français, dont ceux perpétrés en octo- bre 1957. Evoquant la journée du samedi 8 février 1958, il a précisé que ce même matin, à 9 heures, un avion français qui survolait la région de Sakiet Sidi- Youcef, touché par un tir, s’est posé en catastrophe à Tébessa. Et à dix heures précises, l’armée française donna l’as- saut sur le village. Sakiet Sidi-Youcef, implantée sur une colline, fut bientôt survolée par une vingtaine de bombardiers et de chasseurs français qui «brisèrent dans un vacarme assourdissant le calme du village», indique le même universi- taire, rappelant que le bilan fut «lourd, très lourd». Pas moins de 79 habitants du village, tous des civils, furent tués. Parmi eux, il y avait 20 enfants et 11 femmes, sans compter des blessés, 130 ont rapporté des témoins. Tous les équipements publics de Sakiet Sidi -Youcef, y com- pris la base de la Croix-Rouge interna- tionale, furent rasés. Le plan du bombardement a été arrêté par le colonel Marguet, sous- chef d'état-major de la 10e région, sur la base des photos que le ministère fran- çais de la Défense a acquises auprès d’un photographe anglais, a poursuivi

l’universitaire.

L’opinion internationale choquée «La France avait mésestimé l’am- pleur de cette lâche attaque contre des civils dont des enfants et des vieillards», commente M. Ouarti, affirmant que les écrits journalistiques de reporters de la presse étrangère, au lendemain de l’at- taque, ont «réellement choqué l’opi- nion internationale». Les Etats-Unis ont décrit le bombar- dement français comme un «acte fou» et l’ex-Union soviétique a évoqué un «acte désespéré» à travers lequel la France a tenté de réduire la révolte du peuple algérien et de «casser» la solide relation entre les peuples algérien ettu- nisien, selon M. Ouarti. Selon le président de l’Association des grands invalides de la guerre de Libération, Tayeb Sedira, ce 8 février 1958 avait coïncidé avec l’afflux de refu- giés algériens à Sakiet Sidi-Youcef pour recevoir des aides du Croissant-Rouge tunisien et la Croix-Rouge internatio- nale. Ces réfugiés, précise-t-il, ont été sur- pris de voir des bombardiers français planer sur le petit village avant que les bombes n’anéantissent le village paisi- ble et ses habitants. Le moudjahid rap- pelle que la riposte brutale de l’armée française à Sakiet Sidi-Youcef avait été précédée, le 11 janvier 1956, par la bataille de Djebel Ouasta au cours de laquelle l’armée française avait subi de grandes pertes.

ÉPOPÉE DE SAKIET SIDI-YOUCEF :

Une source d'inspiration pour les générations futures

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a reçu un message de son homologue tunisien, Béji Caïd Essebsi, à la veille de la commémoration du 58e anniversaire des événements de Sakiet Sidi-Youcef dans lequel il a souli- gné que cette épopée où s'est mêlé le sang des Algériens et des Tunisiens demeurera à jamais dans la mémoire collective comme un symbole de fraternité et une source d'inspiration pour les générations futures. «Je suis convaincu que cette épopée où s'est mêlé le sang des peuples algérien et tunisien demeurera à jamais dans notre mémoire collective comme un symbole de fraternité et une source d'inspiration pour les générations futures qui renforce la foi en la communauté de destin face aux défis», a écrit le président tunisien dans son message au président Bouteflika. «Nous nous remémorons avec fierté cet anniver- saire des sacrifices incommensurables des valeureux mar-

tyrs de nos deux pays qui ont donné leur vie pour que triom- phent les valeurs de liberté et de dignité. Nous nous

recueillons en leur mémoire, tout en nous inspirant de leurs sacrifices pour servir au mieux nos deux pays frères», a ajouté

le président Essebsi. «Il me plaît à l'occasion du 58e anniver-

saire des mémorables évènements de Sakiet Sidi-Youcef de vous adresser au nom du peuple tunisien et en mon nom per- sonnel, mes vœux les meilleurs de santé et de bien-être et au peuple tunisien frère davantage de progrès et de prospérité»,

a précisé le président tunisien. Les peuples algérien et tunisien commémoreront aujourd’hui le 58e anniversaire des événements de Sakiet Sidi-Youcef, survenus le 8 février 1958 à la frontière algéro- tunisienne, dans lesquels de nombreux martyrs sont tombés des deux côtés sous les bombardements du colonisateur français qui cherchait à isoler la révolution algérienne.

HOMMAGE

Aït Ahmed: un homme d'envergure nationale et à la dimension internationale

d'envergure nationale et à la dimension internationale Un hommage appuyé a été rendu, samedi à Al-

Un hommage appuyé a été rendu, samedi à Al- ger, au défunt moudjahid et homme politique, Hocine Aït Ahmed, à l'occasion du 40e jour de son décès, où l'accent a été mis sur la dimension natio- nale et l'envergure internationale du défunt. Des personnalités nationales et internationales, qui ont côtoyé de près le défunt lui ont rendu un hommage, organisé par son parti le Front des forces socialistes (FFS), avec pour slogan, «Hocine Aït Ahmed, l'éthique au coeur de la politique», en présence notamment de sa famille, de représentants de partis politiques, et d'associations. Pour le Premier secrétaire du FFS, Mohamed Nebbou, Aït Ahmed, en dépit de sa disparition, conti- nue «d'éclairer le chemin du combat politique», à travers les idées qu'il avait semées au sein des mi- litants et des Algériens, pour l'édification d'une Al- gérie démocratique. «Nous continuerons son combat pour parvenir

à une convergence possible avec les différentes par-

ties de la société en vue de réaliser un consensus na- tional», a-t-il assuré. L'ancien chef du gouvernement, Mouloud Ham- rouche, a relevé pour sa part, qu'il était un «fin stra- tège, au parcours et au combat exceptionnel, mu- tidimentionnel, pour un même idéal, l'indépendance et les libertés pour son pays et ses concitoyens». «Il se révélera un fin diplomate et un expert hors pair des enjeux mondiaux», a-t-il indiqué, soulignant qu'Aït Ahmed conseillait toujours de «transcender les clivages de chapelles et les dissensions pour l'in- térêt de l'Algérie». Ainsi, pour son ami tunisien, Mo- hamed Annis, Aït Ahmed était l'homme de «tous les combats» pour son pays, contre le colonisateur français, mais aussi avait l'idée d'un «grand Maghreb qui s'est soudé par le passé dans la lutte contre l'op- pression coloniale». «Il avait une idée du grand Maghreb, qui est une constante de notre histoire, dont il disait qu'il fal- lait en extrapoler les contours dans une optique, no- tamment politique», a-t-il indiqué. De son côté, son ami marocain, Ismail El Allaoui,

a relevé que leader du FFS avait laissé des «traces in- délébiles», de par son combat pour la libération de l'Algérie ainsi que de son rôle «d'éclaireur», avec ses «idées» et «ses convictions», en faveur des nouvelles générations. «Il disait ce qui semblait être juste, sans se sou- cier de quiconque. Il a toujours milité pour que triomphe la démocratie, l'Etat de droit et les liber- tés», a-t-il témoigné, affirmant que «nous œuvrerons dans son sillage pour l'édification d'un Maghreb uni, avec toutes ses différences». Pour l'ambassadeur de Palestine en Algérie, Louai Aissa, le défunt était un des «grands symboles» de l'Algérie, qui se caractérisait par ses différents combats et luttes, notamment contre le colonisateur français pour l'indépendance de l'Algérie. «Il est très difficile de cerner la personnalité et le parcours du défunt leader du FFS, tant son combat était multiple et pluriel. Il n'a pas combattu, en fa- veur de l'Algérie uniquement, mais il s'est engagé corps et âme pour la libération de la Palestine», a- t-il dit. Pour le chargé d'affaires indonésien, Swedianto Sumardi, le défunt était un «grand homme dont l'ob- session principale était l'indépendance de l'Algérie». «Sa contribution pour l'Algérie, l'esprit de l'Afrique et de l'Asie sont remarquables à plus d'un

titre. Il était l'artisan de la victoire de la diplomatie algérienne à Bœndung en 1955», a-t-il souligné. Fi- gure historique du nationalisme algérien, membre du groupe des neuf à l'origine du déclenchement de

la Révolution, l'un des pionniers du front pour une

diplomatie de libération et fondateur du FFS, Ho- cine Aït Ahmed, qui a tiré sa révérence, à l'âge de 89 ans, fut sans conteste l'homme au combat pluriel. APS

18

DK NEWS

TÉLÉ

Lundi 8 février 2016

PROGRAMME DU JOUR

PROGRAMME

DU

JOUR

PROGRAMME DU JOUR
10:15 : Zip Zip

10:15 : Zip Zip

 

10:25

: Les Dalton : Peanuts : Peanuts : Peanuts

06:25 : TFou 08:25 : Météo

10:33

10:35

 

10:37

08:30 : Téléshopping 09:20 : Météo 09:25 : Petits secrets entre voisins

09:55 : Petits secrets entre voisins 10:25 : Petits secrets entre voisins 10:55 : Petits secrets entre voisins 11:20 : Petits secrets en famille 12:00 : Les douze coups de midi 12:50 : Petits plats en équilibre 13:00 : Journal 13:35 : Petits plats en équilibre 13:45 : Météo

13:55

10:45 : Consomag 10:50 : Midi en France 11:50 : Météo 12:00 : 12/13 : Journal régional 12:25 : 12/13 : Journal national 12:55 : Météo à la carte 13:55 : Un cas pour deux 15:05 : Un cas pour deux 16:05 : Un livre, un jour

16:15 : Des chiffres et des lettres 16:55 : Harry 17:30 : Slam 18:10 : Questions pour un champion 19:00 : 19/20 : Journal régional 19:18 : 19/20 : Edition locale 19:30 : 19/20 : Journal national 19:58 : Météo 20:00 : Tout le sport 20:20 : Météo régionale

15:15

: Les feux de l'amour : Alerte enlèvement

17:00 : L'addition, s'il vous plaît 18:00 : Bienvenue chez nous 19:00 : Money Drop

19:55 : Météo 20:00 : Journal 20:35 : Tirage du Loto 20:40 : Météo 20:45 : C'est Canteloup 20:55 : Le secret d'Elise 22:00 : Le secret d'Elise 23:15 : New York Unité Spéciale

20:45 : C'est Canteloup 20:55 : Le secret d'Elise 22:00 : Le secret d'Elise 23:15 :

20:25

: Plus belle la vie

20:55 : Elisabeth II, la révolution d'une reine

22:30 : Le mari de la Reine, l'inconnu de Buckingham 23:19 : Météo 23:25 : Grand Soir 3

22:30 : Le mari de la Reine, l'inconnu de Buckingham 23:19 : Météo 23:25 : Grand

06:00 : Les Z'amours 06:25 : Point route 06:30 : Journal 06:35 : Télématin 06:57 : Météo 2 07:00 : Journal 07:10 : Télématin (suite) 08:00 : Journal 08:10 : Télématin (suite)

06:55 : Salut les Terriens ! 08:05 : Les Simpson 08:25 : Homeland 09:15 : Homeland 10:00 Cinéma : L'affaire SK1 11:55 Cinéma : Le plus petit apparte- ment de Paris 12:10 : Mon oncle Charlie 12:37 : Importantissime, les coulisses de l'émission 12:40 : La nouvelle édition 14:03 : Carte blanche 14:05 Cinéma : Les recettes du bonheur 16:00 Cinéma : Man on the Chair 16:10 Cinéma : Les brasiers de la colère 18:05 : Mon oncle Charlie 18:25 : Album de la semaine 18:36 : Importantissime, les coulisses de l'émission 18:42 : Carte blanche 18:45 : Le JT du Grand Journal 19:10 : Le grand journal 20:10 : Le petit journal 20:50 : Les Guignols 21:00 : Baron Noir 21:55 : Baron Noir 22:45 : Spécial investigation 23:40 : L'oeil de Links

20:50 : Les Guignols 21:00 : Baron Noir 21:55 : Baron Noir 22:45 : Spécial investigation

09:25 : Dans quelle éta-gère

09:35

: Amour, gloire et beauté

10:00 : C'est au programme 10:50 : Météo outremer 10:55 : Motus 11:25 : Les Z'amours 12:00 : Tout le monde veut prendre sa place

12:55 : Météo 2 13:00 : Journal 13:50 : Météo 2 13:51 : Consomag 14:00 : Toute une histoire 15:05 : L'histoire continue 15:35 : Comment ça va bien ! 16:20 : Comment ça va bien ! 17:15 : Dans la peau d'un chef 18:10 : Joker 18:50 : N'oubliez pas les paroles 19:25 : N'oubliez pas les paroles 19:55 : Météo 2 20:00 : Journal 20:40 : Parents mode d'emploi 20:41 : Parents mode d'emploi 20:45 : Image du jour 20:46 : Alcaline l'instant 20:50 : Météo 2 20:55 : Trapped 22:35 : Trapped

mode d'emploi 20:45 : Image du jour 20:46 : Alcaline l'instant 20:50 : Météo 2 20:55

06:00 : M6 Music 07:10 : Matt et les monstres 07:20 : Princesse Sofia 07:40 : Miles dans l'espace 08:10 : K3 08:25 : Alvinnn !!! et les Chipmunks 08:35 : Les p'tits cuistots 08:40 : Les p'tits cuistots 08:50 : M6 boutique 10:00 : Drop Dead Diva 10:50 : Drop Dead Diva 11:45 : Drop Dead Diva 12:40 : Météo 12:45 : Le 12.45 13:10 : Scènes de ménages 13:38 : Astuces de chef 13:40 : Météo 13:45 : Les coeurs patients 15:45 : Romance irlandaise 17:25 : Les rois du shopping 18:40 : Chasseurs d'appart' 19:40 : Météo 19:45 : Le 19.45 20:10 : Scènes de ménages 20:55 : Top chef 23:10 : Top chef, les secrets des grands chefs 23:55 : Top chef, les secrets des grands chefs

06:00 : EuroNews

06:30

: Garfield & Cie : Garfield & Cie : Garfield & Cie : Garfield & Cie

06:45

06:55

07:10

07:20 : Ninjago 07:45 : Ninjago

08:00 : Ludo vacances

08:10

: Les lapins crétins : invasion : Les lapins crétins : invasion : Les lapins crétins : invasion : Les lapins crétins : invasion : Les lapins crétins : invasion : Les lapins crétins : invasion : Les lapins crétins : invasion

08:15

08:20

08:35

08:40

08:45

08:50

09:00 : Scooby-Doo, Mystères Associés 09:25 : Scooby-Doo, Mystères Associés

09:50 : Boule et Bill 10:00 : Boule et Bill

La sélection

20h55

20h55

Le secret d'Elise

S aison 1 épisode 1. Ariane Letil- leul est de retour à Mérols après avoir

Saison 1 épisode 1. Ariane Letil- leul est de retour à Mérols après avoir appris des informations concernant la noyade de sa fille Elise, survenue quarante-cinq ans plus tôt. En 1969, Ariane, son époux et leur petite vivent dans leur mai- son familiale de Bellerive. Tout bascule lorsque la fillette est re- trouvée morte dans un étang voi- sin. En 1986 et en 2015, la demeure semble toujours habitée par la présence de la fillette.

20h55

20h55

 

Trapped

S aison 1 épisode 1. Des pêcheurs re- montent un tronc humain d'un fjord du

Saison 1 épisode 1. Des pêcheurs re- montent un tronc humain d'un fjord du nord-est de l’Islande. Andri Ólafsson, un inspecteur bourru et taciturne, est chargé de l’enquête préliminaire, en attendant l'ar- rivée de la brigade criminelle de Reykjavík. Le cadavre aurait été jeté d'un ferry en pro- venance du Danemark. Les passagers et les membres d’équipage sont retenus au quai du petit port. Mais le capitaine du navire se montre guère coopératif. Une tempête de neige coupe la bourgade du reste du pays.

20h50Une tempête de neige coupe la bourgade du reste du pays. Elisabeth II, la révolution d'une

Elisabeth II, la révolution d'une reine

On la célèbre aujourd’hui comme une icône unique d’un

bout à l’autre de la planète : Eliza- beth II, reine d’Angleterre, solide- ment assise sur le trône depuis plus de 63 ans. Pourtant, au début des années 1990, Elizabeth II a failli perdre pied. L'image de la famille royale s'est détériorée avec la crise entre Charles et Diana, la pression populaire contre les pri-

A la mort de la princesse Diana,

le peuple a grondé et la monarchie a tremblé. Elizabeth II a dû changer, sortir de sa royale distance, quitter son statut de souveraine intouchable pour deve- nir la grand-mère de la Nation. C’est le secret du règne le plus long de la mo- narchie britannique : la révolution d’une reine.

vilèges royaux, l'incendie du château de Windsor

vilèges royaux, l'incendie du château de Windsor 20h55   Baron Noir S aison 1 épisode 1.
20h55

20h55

 

Baron Noir

S aison 1 épisode 1. En pleine élection pré- sidentielle, Francis Laugier le candidat socialiste

Saison 1 épisode 1. En pleine élection pré- sidentielle, Francis Laugier le candidat socialiste et Jean-Marc Auzanet, le président sortant, s'affrontent à la télévision lors du débat du deuxième tour. Au même mo- ment, Philippe Rickwaert, le conseiller de Laugier et député maire de Dunkerque, apprend qu'il va être mis en examen par la brigade financière, pour financement occulte des HLM de sa région. Son arrestation doit intervenir dans sept heures. Dans ce laps de temps, il tente de trouver une solution.

20h55

20h55

Top chef Episode 3. Les douze cuisiniers encore en lice entament la troisième semaine du

Top chef

Episode 3. Les douze cuisiniers encore en lice entament la troisième semaine du concours. Lors de l'épreuve de Jean-Fran- çois Piège, Philippe Etchebest, Hélène Darroze et Michel Sarran affrontent les can- didats dans un classique de l'émission : la boîte noire. Plongés dans le noir, tous vont devoir analyser et reproduire une recette du chef doublement étoilé, Olivier Bel- lin. Pour la seconde épreuve, quatre équipes de deux candidats sont formées pour cuisiner des plats traditionnels tels que le lapin à la moutarde ou le pot- au-feu. Chaque binôme est composé d'un cuisinier n'ayant pas encore fait ses preuves et qui va devoir gérer la recette. Lors de l'épreuve de la dernière chance, les concurrents en difficulté créent un plat gastronomique à partir de l'ananas.

Lundi 8 février 2016

DÉTENTE

DK NEWS

19

Mots fléchés n°1208 Citations “Le silence permet de trouver son destin.” * Lao-Tseu C’est arrivé
Mots fléchés n°1208
Citations
“Le silence
permet de
trouver son
destin.”
* Lao-Tseu
C’est arrivé un 8 février
1974
: Indépendance de l'île de la Grenade.
1979
: Election de Chadli Bendjedid à la présidence
l'Algérie.
1985
: Verdict du procès de l'assassinat du père
Jerzy Popieluszko et condamnation de plusieurs
militaires à de longues peines de prison.
1986
: Fuite de Jean-Claude Duvalier, président de
la République d'Haïti, pour la France.
1991
: Jean-Bertrand Aristide devient président
d'Haïti.
1991
: Attaque au mortier du 10 Downing Street.
1992
: Signature du Traité de Maastricht.
1996
: Letsie III du Lesotho devient roi du Lesotho.
1996
: René Préval prête serment comme prési-
dent élu d'Haïti.
1999 : Début du règne d'Abdallah II de Jordanie.
2000 : Victoire de Stjepan Mesić à l'élection prési-
dentielle en Croatie.
2001
: Jean-Bertrand Aristide prête de nouveau
serment en Haïti.
2004
: Près de 400 membres du Fatah, le parti de
Yasser Arafat, démissionnent pour protester
contre la corruption et le manque d'ouverture à
l'intérieur du parti.
2012 : Le président des Maldives, Mohamed
Nasheed, quitte le pouvoir à l’issue d’une mutine-
rie de l’armée. Son successeur est Mohammed
Waheed Hassan.
Célébrations :
- États-Unis : National Black HIV/AIDS Awareness
Day ( Journée nationale de prise de conscience
noire du HIV/SIDA), destinée particulièrement à la
communauté afro-américaine.
- Grenade : Independence Day ( Jour de
l'Indépendance), émancipation de la suzeraineté
du Royaume-Uni en 1974.
Mots croisés n°1208
Mots croisés n°776
Samouraï-Sudoku n°1208

Les problèmes de sudoku samouraï se composent de cinq grilles de sudoku entrelacées. Les règles standard du sudoku s'appliquent à chacune de ces cinq grilles. Placez les chiffres de 1 à 9 dans les cases vides de chaque grille. Chaque ligne, chaque colonne, et chaque région 3 x 3 doit contenir une fois les chiffres de 1 à 9.

Chaque sudoku samouraï a une solution unique et peut être résolu par la logique pure.

solution unique et peut être résolu par la logique pure. 4 Horizontalement: 1. Relative à la

4 Horizontalement:

1. Relative à la grammaire

Peu commun - Attache-

7. Transpirer - Argent -

8. Sert à lier - Massacré, tué

9. Petit mât - Adverbe de

lieu

10. Dieu de l'amour - Ima-

ginaire

11. Sans tache - Sécrète

l'urine (plur.)

12. Témoignage d'une vic-

toire - Police du parti nazi

2. Petit cube

ment

3. Vipère - Avoir l'atten-

tion arrêtée par un détail qui choque

4. Liber du tilleul - Sym-

bole chimique de l'anti- moine

5. Spécialiste des voies uri-

naires - Atome

6. Jeunes filles

4 Verticalement :

1. Bénévolement

2. Effleurer - Peser l'em-

ballage d'une marchandise

dont le poids est à déduire de la masse brute

Pieds (argot) - Pou (argot)

3. - Du verbe rire

4. Superlatif de bonnes

5. tions

6. Or - Inspiratrice d'un ar-

tiste

7. Trinitrotoluène - Note de

compatible - Interjection

musique - Premier magis-

trat municipal

8. Trois - Couche d'alliage sur

un objet étamé

9.

Oiseaux de basse-cour - Le moi

10.

Dieu de la mort - Rela-

11. Mort de quelqu'un

12. Fausse, inexacte - Pro-

nom personnel

Ordinateur totalement

de la mort - Rela- 11. Mort de quelqu'un 12. Fausse, inexacte - Pro- nom personnel
7 erreurs
7 erreurs

20

DK NEWS

SPORTS

Lundi 8 février 2016

CONCOURS NATIONAL D'ENDURANCE À BENI TAMOU

Victoire de Abdi Farid en 60 km et Aouasti Ahmed en 40 km

Victoire de Abdi Farid en 60 km et Aouasti Ahmed en 40 km Les cavaliers Abdi

Les cavaliers Abdi Farid du club Emir Ab-

delkader de Tiaret en 60 km et Aouasti Ahmed du club de la ligue de Blida en 40 km ont rem- porté les épreuves comptant pour le concours national d'endurance, organisé samedi au centre équestre du club «Hacienda» de Beni Ta- mou dans la wilaya de Blida. Le cavalier Abdi s'est imposé dans l'épreuve 60 km devant Moumouni Ali du club Haras El- Djoumhouri, alors que la 3e place est revenue

à Djedi Ali du club hippique de Mitidja Blida.

Dans l'épreuve de 40 km, la victoire est re- venue à Aouasti Ahmed de la ligue de Blida qui

a devancé Rebihi Mohamed du Club «Emir Ab-

delkader de Tiaret» et Asli Abdennour de l'ASELC Tiaret. Les concurrents se sont affrontés en deux épreuves sur deux distances: 60 km pour les chevaux âgés de 4 ans et 5 ans et les cavaliers titulaires du 1er degré et 40 km pour les che- vaux de 5 ans et plus et les cavaliers de 14 à 25 ans réservée aux jeunes chevaux. Le niveau technique de la compétition est jugé «appréciable» par le président du jury, Mourad Benferhat. Ce premier concours de la saison, inscrit au calendrier-2016 de la Fédération équestre al- gérienne, a regroupé 63 cavaliers et chevaux, issus des clubs équestres du centre équestre de Bordj El Kiffan, le club Haras El-Djoum- houri, le club hippique de la Mitidja (Blida), la ligue de Blida, le club Hacienda de Blida, le cen- tre équestre «Emir Abdelkader» de Tiaret et l'Association sportive équestre et de loisirs de la commune de Tiaret (ASELCT). Les lauréats de ce concours national d'en- durance ont été récompensés par des ca- deaux, en présence des membres de la Fédé- ration équestre algérienne (FEA).

CHAMPIONNAT D’ALGÉRIE DE BOXE

Une occasion de découvrir de nouveaux talents

Le 53e championnat d’Algérie de boxe messieurs, qui s’est clôturé samedi soir à la salle omnisports du chahid M’hamed-Naceri de Chlef avec le dérou- lement des finales, a été une occasion de découvrir de nouveaux jeunes pugilistes appelés à renforcer prochainement les rangs de l’équipe nationale, a indiqué le président de la Fédération algérienne (FAB), Nabil Sadi.

«Cette 53e édition s’est dé- roulée dans les meilleures conditions possibles. L’ab- sence d’un bon nombre de boxeurs d’élite qui se trouvent actuellement en stage à l’étranger pour préparer le tournoi africain qualificatif aux Jeux olympiques-2016 a permis aux sélectionneurs nationaux de découvrir de nouveaux talents qui repré- senteront la sélection natio- nale dans un proche avenir», s’est félicité Sadi dans une déclaration à l’APS.

Quelque 130 boxeurs de 26 ligues de wilaya ont pris part à ce championnat. La ligue d’Alger a dominé la compétition avec 4 médailles en or et 2 en argent, suivie de près par l’équipe nationale militaire avec 4 médailles en or, une en argent et une en bronze. La troisième place est revenue à la ligue de Sétif, qui a obtenu une médaille en or, une en argent et 3 en bronze. «Les finales ont tenu toutes leurs promesses, aussi bien

«Les finales ont tenu toutes leurs promesses, aussi bien sur le volet technique que 12 arbitres

sur le volet technique que

12 arbitres nationaux, sous

celui de l’organisation. Les

la

direction de deux experts

athlètes ont fait preuve d’un fair-play irréprochable et ont montré un niveau intéres- sant «, a ajouté le patron de la

de l’Association internatio- nale de boxe amateur (AIBA). «Cette session de forma- tion, qui est une première

FAB. En marge de ce champion- nat, qui s’est déroulé du 02 au

en Algérie, permettra de pro- mouvoir ces arbitres au grade d’une étoile internationale»,

06 février, la Fédération algé-

a

expliqué le président de la

rienne de boxe a organisé un stage de recyclage au profit de

commission fédérale des ar- bitres, Merioud Jahid.

L E S

R É S U LTAT S

T E C H N I Q U E S

Résultats techniques des finales du championnat d’Algérie mes- sieurs de boxe dans sa 53e édition, disputées samedi soir à la

salle omnisports Chahid Mohamed-Naceri de Chlef. Au clas-

sement général, la ligue d’Alger arrive en tête avec 4 médailles en or et 2 en argent, suivie de près par l’équipe nationale mi- litaire avec 4 médailles en or, une en argent et une en bronze. La troisième place est revenue à ligue de Sétif, qui a obtenu une médaille en or, une en argent et 3 en bronze.

Catégorie mi-mouche :

1re place : SOLTANI Mohamed de l’équipe nationale militaire (ENM) 2e place : CHAOUA Abderrahmane de la ligue de Tiaret 3e place : GUERCHOUCHE Mahdi de la ligue de Sétif

: DEKKI Nacer de la ligue de Blida Catégorie 52kg :

1re place : SOLTANI Youcef de l’équipe nationale militaire 2e place : AISSAOUI Nourdine de Tipasa 3e place : BELHAIK M’hamed de Blida

: KERCHI Rachid de Batna Catégorie 56kg :

1er TAMMA Salem de l’équipe de la Protection civile 2e KHENOUCHE Farid d’Alger 3e AIT BEKKA Jughurta de Béjaïa --. Amar Omar de Bouira Catégorie 60kg :

--.

--.

1er BENLARIBI Abdenacer d’Alger 2e ZIANI El-Djoudi de Béjaïa 3e ZEMOURI Mohamed de Blida --. Chikhaoui Oussama d’Aïn Témouchent

Catégorie 64kg :

1er AIT BEKKA Amirouche de l’équipe nationale militaire 2e KINZI Kousseila de Béjaïa 3e KRAMOU Chemsseddine de Sétif --. BELHAIK Abed de Relizane Catégorie 69kg:

1er MITIDJI Hichem d’Alger 2e CHAOUCHE Hocine de la Protection civile 3e YAHIA CHERIF Younes de M’sila --. DAOUD Mohamed Catégorie 75 kg:

1er BOUDIA Azzouz d’Alger 2e HADROUG Said de l’ENM 3e KITANI Karim de Tipasa --. GOUMEZIANE Rafik de Béjaïa Catégorie 81kg :

1er RAHIM Hichem de Sétif 2e BENDJELLAL Abderaouf de Blida 3e REGUIGUI Sami de Sétif --. HOUMRI Mohamed de l’ENM Catégorie 91kg :

1er SAHNOUNE Abdelatif d’Alger 2e RAHOU Abdelmalek d’Alger 3e CAILLOUL Rachid de Tipasa --. KADI Mourad de Tizi-Ouzou Catégorie +91 kg:

1er BOUGHRARA Mabrouk de l’ENM 2e HECHAICHI Chemssedine de Sétif 3e AMAOUCHE Takfarinas d’Oran --. KHELIFA Mimoun de Tizi-Ouzou.

VOVINAM VIET VO DAO - FORMATION

150 athlètes d'élite

présents à un stage de recyclage à Alger

Cent-cinquante (150) athlètes d'élite en vovinam viet vo dao, issus de 17 wilayas, ont participé à un stage de recyclage, clôturé samedi au complexe sportif de proximité de Dar El-Beïda (Alger), a-t-on appris dimanche auprès de la Fédération algérienne des arts martiaux (FAAM). «Le but de ce stage était de faire part aux athlètes d'élite (messieurs/dames) ainsi qu'aux entraîneurs, des nouvelles techniques et réglementation de la Fédération mondiale, en vue des prochaines échéances, notamment les championnats

d'Afrique 2016, prévus au mois de juillet», a expliqué la FAAM. Les 17 wilayas ayant participé à ce stage de recyclage sont : Alger, Blida, Bouira, Tizi Ouzou, Boumerdès, Sidi Bel-Abbès, Oran, Tlemcen, Mascara, Saïda, Tiaret, Médéa, Aïn Defla, Biskra, Guelma, Sétif et Khenchela. «Un autre stage de recyclage est programmé les 12 et 13 février à Alger, pour poursuivre dans cette quête», a-t-on in- diqué de même source.

APS

cette quête», a-t-on in- diqué de même source. APS Solution Sudoku N°1207 FLUORESCENCE RIVIEREnNIAS

Solution

Sudoku N°1207

in- diqué de même source. APS Solution Sudoku N°1207 FLUORESCENCE RIVIEREnNIAS ANUSnIIInDRA NnLEANDREnMU
FLUORESCENCE RIVIEREnNIAS ANUSnIIInDRA NnLEANDREnMU KRAALnEAQUEn EYnUPASnURNE NEFnILnAISnX SnAINnIMPUNI
FLUORESCENCE
RIVIEREnNIAS
ANUSnIIInDRA
NnLEANDREnMU
KRAALnEAQUEn
EYnUPASnURNE
NEFnILnAISnX
SnAINnIMPUNI
TABLIERnELUS
ECLISSERnInT
IREnMONTANTE
NESLEnELAEIS
Mots Croisés N°1207
IREnMONTANTE NESLEnELAEIS Mots Croisés N°1207 Mots F l é c h é s N ° 1

Mots Fléchés N°1207

AnORALISEnELOGE

GALIPETTESnENnR

UNESnTEEnNOSnER

EDnERSnNEOPHYTE

NOTREnOSnITALIE

AUnANGUILLEnARS

YINnTUILESnANEn

LLIVIAnENKInGRE

ALLIENTnTYRnYnU

CEnFRAISEnKILOS

STEnECRUnPOSASn

ATREnOEILnURNES

IEPERnAVANTAGER

NnEnINUITnSEnSI

Lundi 8 février 2016

SPORTS

DK NEWS

21

Le dopage a des effets secondaires

«extrêmement graves»

sur la santé de la femme

L'utilisation de produits dopants par les femmes sportives peut engendrer des effets secondaires «extrêmement graves» sur leur santé et leur équilibre, a averti hier à Alger le professeur français Xavier Bigard, lors de la deuxième et dernière journée des 5es Cours sur la médecine du sport.

Le Pr Bigard, membre de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) de Paris, a souligné que ces

effets néfastes sont «nettement plus importants» sur l'équilibre de la femme par rapport à l'homme. «Pendant un certain moment, la différence des records entre femmes

et hommes a été comblée. On pouvait

penser à une meilleure préparation des femmes, mais cette thèse a été écartée suite aux mesures draco- niennes de contrôle anti-dopage. Le fossé s'est creusé à nouveau, ce qui donne une idée sur l'ampleur de

l'utilisation des stéroïdes anabolisants par les femmes sportives», a expliqué l'expert français au début de son ex- posé. Selon les statistiques de l'Agence mondiale anti-dopage (AMA) pour l'année 2014, pas moins de 330 contrôles positifs ont été enregistrés chez les femmes, contre plus de 1300 cas d'athlètes masculins dopés. «Les produits utilisés en milieu fé- minin sont en majorité des anaboli- sants et des stimulants qui visent l'amélioration de la masse musculaire et la fonte de la graisse», a-t-il pré- cisé. «Pour la femme, les effets sont dé- sastreux sur son équilibre hormonal

et psychologique à travers une modi-

fication même de la perception de la féminité. Une nervosité et une agres- sivité considérables sont aussi signa- lées», selon l'intervenant. Des études récentes ont révélé aussi «une baisse de la fertilité, des risques sérieux de stérilité ainsi que des complications durant la grossesse», a énuméré, entre autres, le conférencier. Selon le Pr Bigard, le dopage n'af- fecte pas seulement le monde du sport, mais également une «bonne partie» du reste de la société, inconsciente de ses répercussions négatives. «Un peu plus de 3% de la population

négatives. «Un peu plus de 3% de la population générale utilise des produits dopants qui ont

générale utilise des produits dopants qui ont des effets secondaires cardio- vasculaires dangereux et affectent aussi les fonctions rénales. Ils aug- mentent de 30% le volume cardiaque, ce qui peut multiplier les risques d'un arrêt cardiaque», a mis en garde le Français.

La mort subite chez les sportifs, source d'inquiétude Pour leur part, les professeurs al- gériens Mourad Belhocine et Nadjia Khellaf de l'Etablissement hospitalier

spécialisé (EHS) Mohand-Amokrane Maouche d'Alger (ex-CNMS) ont évo- qué la mort subite chez les sportifs et les mesures à suivre pour éviter au maximum un malaise en plein effort. «L'ECG (électrocardiogramme) de repos périodique a une place prépon- dérante dans l'examen clinique qui oriente la prévention. A titre d'exem- ple, les anciens sportifs ne jugent pas utile de se faire examiner et d'effectuer leurs bilans avant de reprendre l'ac- tivité, ignorant ainsi les changements physiques sur leurs corps. Pratiquer le sport de performance ou pour le plaisir est tributaire de l'avis du mé-

decin», a insisté le Dr Belhocine. «En plus de l'ECG, une échographie est obligatoire en Europe, notamment dans des sports comme l'athlétisme, le football ou le cyclisme qui connais- sent le plus grand nombre de cas de mort subite», a fait savoir Mme Khel- laf. Plusieurs thèmes sont traités du- rant ce rendez-vous scientifique de deux jours, notamment les séquelles des entorses de la cheville, les patho- logies de la charnière thoraco-lom- baire, l'occlusion dentaire chez le sportif de haut niveau ainsi que la classification des athlètes handisports. Au terme de ces cours internatio- naux sur la médecine du sport orga- nisés par le Comité olympique et spor- tif algérien (COA), sous l'égide de la commission médicale du Comité in- ternational olympique (CIO) avec la contribution du Groupe algérien de Médecine et Traumatologie du sport (GAMETS), des supports électroniques seront remis aux participants afin de leur permettre de revisiter au quoti- dien les enseignements reçus et les mettre en pratique dans le cadre de leurs activités.

TLEMCEN

CHALLENGE NATIONAL «CHELDA BOULANOUAR»: