Vous êtes sur la page 1sur 15

3 Rajab 1437 - Dimanche 10 Avril 2016 - N° 15719 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

- Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 L A R E V O L U

L A

R E V O L U T I O N

P A R

L E

P E U P L E

E T

P O U R

L E

P E U P L E

U T I O N P A R L E P E U P L E

ÉDITORIAL

COOPÉRATION ALGÉRO-FRANÇAISE

BILAN ET PERSPECTIVES

● M. Sellal accueille son homologue français à l’aéroport. Ph. : Yacef
● M. Sellal accueille son homologue français à l’aéroport.
Ph. : Yacef

La 3 e session du Comité intergouvernemental de Haut niveau algéro-français, coprésidée par le Premier ministre,Abdelmalek Sellal, et son homologue français, Manuel Valls, se tiendra aujourd’hui àAlger. Outre l'examen de l'état des relations bilatérales et des perspectives de leur développement, on procédera à des échanges sur les questions internationales et régionales d'intérêt commun.

P. 3

EXPULSION DU PERSONNEL DE LA MINURSO DU SAHARA OCCIDENTAL OCCUPÉ

DU PERSONNEL DE LA MINURSO DU SAHARA OCCIDENTAL OCCUPÉ Une menace pour LASÉCURITÉRÉGIONALE P. 11 REPORTAGE

Une

menace

pour

LASÉCURITÉRÉGIONALE

P. 11

OCCUPÉ Une menace pour LASÉCURITÉRÉGIONALE P. 11 REPORTAGE SURLAROUTEDES NARCOTRAFIQUANTS Le piège de

REPORTAGE

SURLAROUTEDES

NARCOTRAFIQUANTS

Le piège de Mécheria

P. 7

De notre envoyé spécial à NAÂMA :

Karim Aoudia

PÉRENNITÉ

La visite du Premier ministre français, qui suit et précède de nombreuses autres à

différents niveaux de la hiérarchie politique — sans compter les multiples visites de délégations d’affaires de nombreux secteurs économiques — témoigne indéniablement de la pérennité et de la force de la relation entre les deux pays. Cette relation, même si elle est émaillée parfois par quelques éclats, au demeurant sans lendemain — ce qui est, somme toute, normal entre deux amis qui se disent tout, comme l’a récemment affirmé M. Ramtane Lamamra en rencontrant le ministre desAffaires étrangères, M. Jean- MarcAyrault — se renforce toujours davantage. Cette relation se vivifie, d’autant plus que les deux pays sont liés par des facteurs plus nombreux et plus forts que les facteurs qui pourraient les diviser. Si tant est qu’ils existent, et cela est normal, les deux pays ont toujours privilégié le dialogue en vue de les aplanir, à tout le moins les appréhender en toute franchise. Ne sont-ce pas là les critères d’une vraie amitié ? La visite du Premier ministre français, accompagné de pas moins d’une dizaine de ministres, qui sera couronnée par la réunion aujourd’hui de la troisième session du Comité intergouvernemental de haut niveau, témoigne, à l’évidence, de cette volonté partagée de conférer à la relation algéro-française, une nouvelle dimension et de la hisser concrètement au niveau de la qualité de la relation politique et au niveau de préoccupations des intérêts économiques mutuels. La France, il convient de le souligner, est le premier investisseur enAlgérie dans la plupart des secteurs de l’économie. Les entreprises d’affaires le savent, pour avoir déjà investi dans de nombreux secteurs enAlgérie, un pays qui dispose d’une main-d’œuvre qualifiée de qualité, d’une base infrastructurelle attrayante, où le climat d’investissement tourne au beau fixe et — il convient de ne pas l’oublier — dispose d’un potentiel de jeunes diplômés qui ne demandent qu’à valoriser leurs connaissances. Ce sont-là, sans que cela soit exhaustif, autant d’éléments d’intérêt pour investir en Algérie et conférer à la relation algéro-française une plus- value à même d’en faire une relation véritablement stratégique telle que souhaitée par les Présidents des deux pays qui ont toujours appelé de leurs vœux à l’instauration d’un partenariat d’exception. Les deux parties en possèdent tous les atouts, au point que le mode de relation commerciale est en train d’évoluer vers une véritable relation de coopération fondée sur une confiance mutuellement bénéfique à même d’impulser une dynamique de croissance porteuse de réelles mutations en vue d’inscrire les deux économies dans les enjeux de la mondialisation. Ne dit-on pas que l’on gagne mieux ensemble que chacun dans son coin ?

K. O.

2

DE

B

ouche

À

O

re i l l e

EL MOUDJAHID

MÉTÉO E N S O L E I L L É Le temps sera généralement
MÉTÉO
E N S O L E I L L É
Le temps sera généralement ensoleillé
sur l’ensemble des régions du pays. Peu
nuageux au Sud.
Températures (maximales-mini-
males) prévues aujourd’hui :
Alger (25° - 9°), Annaba (20° - 11°),
Béchar (31° - 14°), Biskra (25°- 14°),
Constantine (22° - 8°), Djelfa (23° - 6°),
Ghardaïa (27° - 14°), Oran (22° - 10°),
Sétif (19° - 9°), Tamanrasset (33°- 18°),
Tlemcen (20° - 9°).
d’El Moudjahid MARDI 12 AVRIL À 10 HEURES HommageàM. AhmedBen Bella, premier président de
d’El Moudjahid
MARDI 12 AVRIL À 10 HEURES
HommageàM. AhmedBen
Bella, premier président de
l’Algérieindépendante
Le Forum de la
Mémoire d’El
Moudjahid, initié
en coordination
avec l’Association
Machaal Echahid,
organise, mardi 12
avril à 10 heures,
à l’occasion du
quatrième anni-
versaire de sa dis-
parition, un
hommage au défunt moudjahid Ahmed
Ben Bella, premier président de l’Algérie
indépendante, en présence de la présidente
du Croissant-Rouge Algérien et des repré-
sentants des associations de protection des
consommateurs.

DEMAIN À 11H À L’AMBASSADE DE GRANDE-BRETAGNE

Conférence de presse

Le British council Algérie organise une conférence de presse, sur «la 3rd International ELT Conférence», demain à 11h à la résidence de l’ambassadeur de Grande-Bretagne.

ACTIVITÉS MINISTÉRIELLES

de Grande-Bretagne. ACTIVITÉS MINISTÉRIELLES CET APRÈS-MIDI À 16H Visite de l’ENSSMAL M m e
de Grande-Bretagne. ACTIVITÉS MINISTÉRIELLES CET APRÈS-MIDI À 16H Visite de l’ENSSMAL M m e
de Grande-Bretagne. ACTIVITÉS MINISTÉRIELLES CET APRÈS-MIDI À 16H Visite de l’ENSSMAL M m e

CET APRÈS-MIDI À 16H

Visite de l’ENSSMAL

M me Meslem Si Amer aujourd’hui à Tizi Ouzou

La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, M. Meslem Si Amer, effectuera aujourd’hui une visite de travail et d’ins- pection dans la wilaya.

********************************************************

M. Mohamed Aïssa aujourd’hui à Tizi Ouzou

Le ministre des Affaires reli- gieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, effectue aujourd’hui une visite de travail dans la wilaya.

effectue aujourd’hui une visite de travail dans la wilaya. DEMAIN À 8H30 AU MINISTÈRE DE L’ÉNERGIE

DEMAIN À 8H30 AU MINISTÈRE DE L’ÉNERGIE

La promotion de l’utilisation du GPL-C

Le ministère de l’Énergie or- ganise demain une conférence sur la promotion de l’utilisation du gaz de pétrole liquéfié comme carburant (GPL-C), conférence qui sera rehaussée par la présence du ministre de l’Énergie, Salah Khebri.

par la présence du ministre de l’Énergie, Salah Khebri. En marge des 1 r e s

En marge des 1 res Rencontres de la for- mation professionnelle qui auront lieu au- jourd’hui à Alger, M me Najat Vallaud-Belka- cem, ministre française

de l’Éducation natio-

nale, de l’Enseigne-

ment supérieur et de la Recherche et M me Barbara Pompili secrétaire d’État chargée de la Biodiversité effectueront une visite à l’École nationale supérieure des sciences de la mer et de l’Aménagement du Littoral (EN- SSMAL) ; elles seront accompagnées par M. Tahar Hadjar, minis- tère l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique.

M. Azzedine Mihoubi demain à Constantine

Dans le cadre de la manifestation «Constantine capitale de la cul- ture arabe-2015», le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, ef- fectuera, demain, une visite de travail dans

la wilaya où il présidera l’ouverture du Salon national du livre de Constantine.

DEMAIN À 11H

M. Mihoubi invité du Forum de la Chaîne I

Le ministre de la Culture, Azzedine Mi- houbi, sera l’invité du Forum de la Radio nationale Chaîne I, demain de 11h à 13h.

Forum de la Radio nationale Chaîne I, demain de 11h à 13h. DEMAIN À 11H AU
DEMAIN À 11H AU MINISTÈRE DES FINANCES Conférence de presse sur l’emprunt national des Finances
DEMAIN À 11H AU MINISTÈRE
DES FINANCES
Conférence de presse sur l’emprunt
national
des Finances organise une conférence de presse
ministère national
demain à 11h, au siège du ministère.
sur Le l’emprunt

DEMAIN À 10H AU SIÈGE DU MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE

Plan médiatique pour l’opération « Ports bleus »

En marge de la tenue de la 4 e édition de l’opé- ration «Ports bleus», au niveau des ports abris de pêche, une réunion de préparation d’un plan médiatique de cet évé- nement aura lieu demain à 10h.

ports abris de pêche, une réunion de préparation d’un plan médiatique de cet évé- nement aura

MARDI 12 AVRIL À 9H À L’HÔTEL EL-AURASSI

DEMAIN À 14H AU MUSÉE NATIONAL DU MOUDJAHID La formation militaire durant la Révolution Le
DEMAIN À 14H AU MUSÉE NATIONAL DU MOUDJAHID
La formation militaire durant la Révolution
Le Musée national du Moudjahid organise la 47 e rencontre col-
lective avec un groupe de moudjahidate et de moudjahidine pour
l’enregistrement de leurs témoignages sur le thème «Les techniques
et méthodes de formation militaire avant et au cours de la Révolu-
tion».
ACTIVITÉS CULTURELLES Lafarge Algérie : 12 e séminaire technique sur la construction CE MATIN À
ACTIVITÉS CULTURELLES
Lafarge Algérie : 12 e séminaire
technique sur la construction
CE MATIN À 10H AU TNA
JEUDI 14 AVRIL À 19H À CONSTANTINE
Conférence de presse
Spectacle artistique maghrébin
Le Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi abritera
une conférence de presse autour de la nouvelle production
théâtrale de la coopérative Port Saïd Alger, intitulée Appel
Masqué, de Tarek Bouacheba, mise en scène de Nabila Ibra-
him, animée par le staff de la production.
L’Office national de la culture et de l’information, en par-
tenariat avec l’ENTV, l’ENRS, et l’ONDA, organise un spec-
tacle artistique maghrébin avec : Abdelwahab Doukali, Amina,
Mouna Dendani, Cheb Djilani, Nada Raihane, Hassiba Am-
rouche.
CE SOIR À 19H
À L’AUDITORIUM
DE LA RADIO ALGÉRIENNE
Tosca en concert
SAMEDI 16 AVRIL À 14H30
À LA LIBRAIRIE GÉNÉRALE
D’EL-BIAR
Sous le haut patro-
nage du ministère de
l’Habitat, de l’Urba-
nisme et de la Ville, La-
farge Algérie organise le
mardi 12 avril à partir
de 9h à l’Hôtel El-Au-
rassi, la 12 e édition du
séminaire technique sur
la construction sous le
thème : «Construire
local, construire dura-
ble».
L’Auditorium de la radio algé-
rienne abritera, ce soir à 19h, un
concert de la chanteuse romaine
Tosca sous le titre «Notes de mu-
siques du monde», accompagnée
des musiciens Giovanna Famulari et
Massimo de Lorenzi.
Karim Younes signe
ses ouvrages
L’auteur Karim Younes signera
ses ouvrages De la Numidie à l’Al-
gérie, Aux portes de l’avenir et La
chute de Grenade, paru aux édi-
tions Casbah, le samedi 16 avril à
partir de 14h30 à la librairie géné-
rale d’El Biar.
LES 12 ET 13 AVRIL À 8H30
À L’ÉCOLE SUPÉRIEURE DE COM-
MERCE DE KOLÉA
«
Problématique de l’intégration
des produits financiers sur le marché »
L’École supérieure de commerce de Koléa organise, en
JUSQU’AU 11 AVRIL À 19H À CONSTANTINE
Soirées artistiques variées
Sous le haut patronage du Président de la République, le
Commissariat de la manifestation «Constantine capitale de la
culture arabe-2015», l’Office national de la culture et de l’in-
formation, en partenariat avec l’ENTV, l’ENRS et l’ONDA,
organise des soirées artistiques variées, jusqu’au 11 avril à par-
tir de 19h, à la Grande salle Ahmed-Bey.
SAMEDI 16 AVRIL
collaboration avec l’Institut des recherches et de forma-
tion de la Banque islamique de développement, une
conférence sur le thème : «Problématique de
Vente-dédicace
de Mustapha Cherif
l ’intégration des produits financiers sur
le marché algérien».
LE 12 AVRIL À 9H À L’HÔTEL EL-DJAZAÏR
DU 11 AU 16 AVRIL À CONSTANTINE
Salon national du livre
« Le photovoltaïque et son
raccordement au réseau
électrique »
Alors que la manifestation «Constantine, Capitale de la cul-
ture arabe 2015» entre dans sa phase finale, elle abritera du 11
au 16 avril à l’université des frères Mentouri le Salon national
du livre de Constantine qui accueillera de nombreux éditeurs.
La librairie du Tiers-
Monde abritera, sa-
medi 16 avril à partir
de 14h30, une vente-
dédicace de Mustapha
Cherif, pour la signa-
ture de son ouvrage
Sortir des extrêmes, ni
intégrisme ni perte
d’identité, paru aux
éditions Casbah.
La Chambre algéro-allemande de Commerce et
d’Industrie (AHK Algérie) organise en coopéra-
tion avec l’Institution Renewables Academy AG
(RENAC), une conférence ayant pour thème «Le
photovoltaïque et son raccordement au réseau
électrique en Algérie», dans le cadre de l’initiative
allemande d’exportation de l’énergie.
en Algérie», dans le cadre de l’initiative allemande d’exportation de l’énergie. Dimanche 10 Avril 2016

Dimanche 10 Avril 2016

L

é v é ne m e nt

3

EL MOUDJAHID

COOPÉRATIONALGÉRO-FRANÇAISE

É CLA IR A GE Équilibre
É
CLA IR A GE
Équilibre

l Premier investisseur, hors hydrocarbures, enAlgérie,

la France, qui a néanmoins perdu son statut de fournisseur prédominant au profit de la Chine, demeure un partenaire stratégique pour le pays par le fait de facteurs multiples.Aussi, depuis 2012, la relation bilatérale a enregistré l’entame d’un nouveau chapitre, à la faveur de la visite d’État effectuée par le Président français enAlgérie, les 19 et 20 décembre 2012. Visite soldée par la signature de «La déclaration d’Alger» sur l’amitié et la coopération. Cette dynamique sera soutenue, à l’occasion de la première réunion, le 16 décembre 2013, du «Comité intergouvernemental de haut niveau», àAlger, et qui aura enregistré une volonté commune des deux gouvernements de hisser leurs relations à un niveau qui sied aux aspirations et potentiel des deux États.Aujourd’hui, la France, qui est présente sur le marché algérien avec près de 450 sociétés, affiche l’ambition d’arracher davantage de projets et renforcer, ainsi, sa part de marché face à la marée chinoise. De son côté, l’Algérie veut une transition vers une coopération de qualité qui soit orientée vers l’investissement, une préoccupation d’ailleurs portée par les discussions relatives à la renégociation de l’accord d’association avec l’UE. Il s’agira, pour l’Algérie, de plaider la nécessité d’un partenariat plus équilibré et plus rentable pour son économie où la priorité serait donnée à l’économique sur le commercial qui prime encore dans la coopération bilatérale. Une revendication d’ailleurs réitérée par les autorités algériennes, dans le cadre du Comité mixte économique algéro- français (Comefa), qui confirme cette détermination partagée quant à poursuivre le renforcement des relations entre les deux États, au plan économique, en particulier. La réunion, aujourd’hui, du Comité intergouvernemental de haut niveau, en marge de la visite du Premier ministre français, Manuel Valls, devra justement confirmer cette vision et aller dans le sens d’une coopération équitable.Aussi, le 3 e Forum de partenariat franco-algérien, prévu dans le sillage du CIHN, et qui est organisé par la mission économique Business France de l’ambassade de France enAlgérie et ses partenaires algériens (ANDI,ANDPME, CACI, CACI France, CEIMI, CCIAF et FCE) consacre cette approche devant être fondée sur la diversification des échanges. Plus d’une soixantaine d’entreprises françaises, majoritairement des petites et moyennes entreprises (PME) et, entreprises de taille intermédiaires (ETI) françaises, présentes à l’évènement, activent dans les domaines de l’agriculture et de l’agroalimentaire, de la construction, des énergies renouvelables, de la grande distribution, du numérique et des télécommunications, de la santé et de la sous-traitance mécanique (automobile et ferroviaire). Une diversité qui va dans le sens des objectifs retenus.

D.Akila

BILAN ET PERSPECTIVES

l Le Premierministre, ManuelValls, entame une visite de deuxjours enAlgérie

L e Premier ministre français, Manuel Valls, a entamé, hier après-midi, une visite de deux

jours en Algérie, pour coprésider, au- jourd’hui, avec son homologue algé- rien, Abdelmalek Sellal, la 3 e session du Comité intergouvernemental de haut niveau algéro-français (CIHN). M. Valls, accompagné d'une déléga- tion composée d'une dizaine de minis- tres, a été accueilli à son arrivée à l'aéroport international Houari-Bou- mediène par M. Abdelmalek Sellal et des membres du gouvernement. Au cours de la tenue, aujourd’hui, de cette 3 e session du Comité inter- gouvernemental de haut niveau al- géro-français, à laquelle prendront part plusieurs membres des deux gou- vernements, il sera procédé à l'exa- men de l'état des relations bilatérales

à l'exa- men de l'état des relations bilatérales et des perspectives de leur développe- ment, et

et des perspectives de leur développe- ment, et à des échanges sur les ques- tions internationales et régionales

d'intérêt commun, a précisé le com- muniqué des services du Premier mi- nistre.

Cette session du CIHN sera aussi l'occasion de dresser le bilan de la coopération économique entre les deux pays et d'examiner les voies et moyens permettant sa consolidation. Elle sera également l'opportunité de procéder à la signature de plusieurs accords institutionnels touchant di- vers domaines, ainsi que des accords de partenariat à caractère écono- mique. En effet, à l'issue de cette ses- sion, il sera procédé à la signature de plusieurs accords institutionnels tou- chant divers domaines ainsi que des accords de partenariat à caractère éco- nomique. En marge de cette session, se tiendront un forum économique re- groupant de nombreux hommes d'af- faires et les assises sur la formation professionnelle et l'employabilité.

M. Valls : « L’amitié qui lie l’Algérie et la France dépasse les petits problèmes »

L’amitié qui lie l’Algérie et la France «dépasse les petits problèmes», et elle est «bien indispensable», aujourd’hui, par rapport aux défis que les deux pays ont à affronter, a déclaré le Premier ministre français, manuel Valls. «C’est avec un état d’esprit positif, constructif et amical que nous sommes ici (en Algérie), parce que l’amitié entre l’Algérie et la France dépasse les petits problèmes», a indiqué à la presse M. Valls, à son arrivée à l’aéroport in- ternational Houari-Boumediene. «Nous savons que notre amitié, notre relation constructive stratégique compte et pèse beaucoup, et est bien utile et bien indispensable, aujourd’hui, par rapport aux défis

que nous avons à affronter», a-t-il ajouté. Rappe- lant que son déplacement entre dans la cadre de la réunion du Comité intergouvernemental de haut ni- veau algéro-français (CIHN), le Premier ministre français a estimé que les deux gouvernements ont beaucoup à réaliser dans différents domaines. «Nous avons tant à faire ensemble dans tous les do- maines, notamment sur le plan économique, indus- triel, agricole, ainsi que dans les relations humaines, à l’instar de la culture, de l’éducation et de l’échange entre nos deux peuples si proches», a-t-il fait remarquer. M. Valls n’a pas manqué éga- lement d’évoquer le volet sécuritaire, appelant à

travailler «ensemble» dans la lutte contre le terro- risme». Il a, à ce propos, rappelé qu’en matière de sécurité, l’Algérie «sur ces sujets là, et comme sur bien d’autres, sait bien de quoi elle parle», car ayant affronté, a-t-il dit, le terrorisme. Dans le même cadre, il a souligné que les deux pays parta- gent «sur des sujets, et je pense à la Libye, la même vision stratégique». «Nous allons bien travailler dans les prochaines heures. J’aurai l’occasion d’avoir un tête-à-tête avec M. Sellal et demain (di- manche, aujourd’hui, ndlr) nous aurons les rencon- tres économiques et la signature, je l’espère, d’accords», a souligné le Premier ministre français.

Les conditions d’un PARTENARIAT STRATÉGIQUE

C’est tout de même curieux

qu’une histoire de visa a failli prendre une dimension au point d’éclipser, dans certains médias, l’importance de l’événement réel, la tenue de la troi- sième session du Comité intergouver- nemental de haut niveau, la présence d’une dizaine de ministres, un forum de partenariats économiques

avec, à la clé, des contrats et la volonté affi- chée des opéra- teurs français de revenir à leur rang «tra- ditionnel» de premier parte- naire écono- mique et

commercial après leur déclassement par la Chine. La France est notre deuxième parte- naire économique avec 10,5 milliards d'euros d'échanges en 2014, avant l'Espagne, l'Italie et l'Allemagne, mais derrière la Chine, depuis 2013. Des milliers de visas sont accordés, des milliers d’autres refusés… Pour un journaliste, le traitement doit-il être différent ? Peut être… Mais bon, quand on voit le lent basculement de ce journal, dit de référence, à un jour- nal propriété d’hommes d’affaires qui interviennent dans le monde du luxe, de la finance et de la téléphonie, on peut légitimement se poser la ques- tion si cette «histoire» n’a été montée comme une mayonnaise que pour l’introduire comme un élément de né- gociation ? Le diable se cachant dans les détails… Connaissant la conni- vence entre poli-

tiques et médias avec la bénédic- tion des milieux d’affaires… En fait, il ne faut ni s’arrêter

aux gesticula- tions de certains individus, ni leur faire plaisir en trébuchant sur des obs- tacles, fussent-ils concrets et réels et baisser les bras, refuser d’aller de l’avant, se confiner dans la posture

permanente de la réaction. Il s’agit de prendre l’initiative en inscrivant son action dans dans une vision prospec- tive qu’imposent les relations interna-

tionales a fortiori quand celles-ci sont renforcées par des liens historiques, commerciaux, sociaux … (En France, la communauté immigrée algérienne, avec 740.000 per- sonnes, est la plus

importante, ceci sans compter les binationaux qui

seraient plus d’un million). Le Comité in- tergouvernemental

de haut niveau qui

s’ouvre cette fois-

ci à Alger, sous la

coprésidence des Premiers ministres algérien et français est à sa 3 e session

depuis qu’il a été mis en place dans la foulée de la visite du président Fran- çois Hollande, en 2012. C’est un cadre de coopération dynamique pour éviter que les relations entre les deux pays ne soient figées dans une archi- tecture de comptoir de commerçant ou décryptée à travers un complexe nostalgique rivé sur le périscope de l’histoire. Certes, il y a toujours derrière les initiatives diplomatiques une tenace velléité mercantile, surtout qu’avec ses 7 milliards (environ) d'euros d'ex- portations vers notre pays, l’Algérie est son 3 e client hors OCDE et le pre- mier à l’échelle du continent africain. Mais la France a fini, semble-t-il par admettre cette vérité vérifiée depuis au moins les Phéniciens : pour ven- dre, il faut d’abord investir.

Et la France ar- rive en tête en volume d’inves- tissements hors hydrocarbures avec 2,15 mil-

liards d'euros. Au moins, deux paramètres illus- trent la portée stratégique d’un tel co- mité. Les échanges économiques sont en train de connaître une véritable

La Libye est un cas d’école dans le bassin méditerranéen qui montre toute l’inconséquence politique de l’ancien locataire de l’Élysée.A contrario, la paix négociée au Mali avec la déclaration d’Alger exprime

question du
question du

parfaitement comment deux approches aux mêmes objectifs

peuvent se rejoindre. Reste la

Sahara occidental

500 entreprises françaises

Reste la Sahara occidental 500 entreprises françaises installées enAlgérie garantissent 40.000 emplois directs

installées enAlgérie garantissent 40.000 emplois directs et, selon certaines sources, 100.000 emplois indirects.

«révolution», passant de la simple re- lation de fournisseur à client à celle d’un partenariat entre un pays déten- teur d’un savoir-faire dans un large spectre de l’activité humaine et un pays émergent en voie de se transfor-

mer en hub industriel ouvert, entre au- tres, sur les marchés africains. Ce partenariat voulu stratégique par les deux Chefs d’État, consolidé avec des p a r t e n a r i a t s dans divers do-

maines entre

des entreprises

(souvent pri-

vées-françaises,

publiques-algé-

riennes) s’enri- chit encore plus

aujourd’hui, puisqu’il s’élar-

git, de plus en plus, aux entre- prises privées nationales. L’unité d’assemblage PSA Peugeot procède de cette mutation, puisque ce partena- riat sera concrétisé entre des entre- prises privées des deux rives de la Méditerranée qui mettront sur la table 100 millions d'euros environ pour pouvoir s’installer à proximité de l’usine d’assemblage de Renault dans la région d’Oran. Aujourd’hui, on dé- nombre 500 entreprises françaises installées en Algérie, assurant 40.000 emplois directs et, selon certaines sources, 100.000 emplois indirects. La seconde réalité est liée à des questions géostratégiques. Il paraît difficile, voire hasardeux, sur le long terme, d’espérer voir se développer, dans un cadre régional, voire conti- nental, des investissements socioéco- nomiques s’ils sont fragilisés ou remis

en cause par des menaces et turbu- lences permanentes, en cours pour l’instant au Maghreb et au Sahel. La présence dans la délégation que mène le Premier ministre, Manuel Valls, de son ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, illustre ce souci du gou- vernement français d’approfondir la coopération antiterroriste dans cette

région asymétrique où l’Algérie a ac- quis, par la force des choses, une

expertise recon- nue et sollicitée dans le traitement des questions sé- curitaires. Dans la lutte contre le ter- rorisme, les deux pays développent une analyse quasi

similaire même si leur approche peut être nuancée. La Libye est un cas d’école dans le bassin méditerranéen qui montre toute l’inconséquence po- litique de l’ancien locataire de l’Ély- sée. A contrario, la paix négociée au Mali avec la déclaration d’Alger ex- prime parfaitement comment deux approches aux mêmes objectifs peu- vent se rejoindre pour le bien des po- pulations locales. Reste la question du Sahara occidental que la communauté internationale voudrait bien voir se ré- gler selon la légalité onusienne, et que le Conseil de sécurité au sein duquel la France dispose d’un siège perma- nent reporte régulièrement, en créant à la longue un foyer de tension qui ne servira que comme aimant aux forces déstabilisatrices et destructrices qui écument dans la région. Mohamed Koursi

La présence dans la délégation française de Bernard Cazeneuve illustre ce souci du gouvernement français d’approfondir la coopération antiterroriste dans cette région asymétrique où

antiterroriste dans cette région asymétrique où l’Algérie a acquis, par la force des choses, une

l’Algérie a acquis, par la force des

choses, une expertise reconnue et sollicitée dans le traitement des questions sécuritaires.

Plus de 80 journalistes accrédités

Quatre-vingt trois journalistes participeront à la conférence de presse qu’animeront le Premier ministre, Abdel- malek Sellal, et son homologue français, Manuel Valls, à l’issue de la 3 e session du Comité intergouvernemental de haut niveau algéro-français (CIHN). Ainsi, la conférence de presse verra la participation de 42 médias algériens, 12 médias étrangers accrédités à Alger et de 12 organes de presse qui accompagneront la délégation française pour un total de 83 journalistes, sans compter les photographes et les cameramen, précise la même source. «La plus large des places possibles a été faite pour que l’évènement soit un succès politique, diplomatique et médiatique. Aucune res- triction, en dehors des refus des visas et de ceux qui se sont exclus d’eux-mêmes, n’a été opérée par les services du Premier ministère», souligne la même source.

Dimanche 10 Avril 2016

4

N a t io n

EL MOUDJAHID

12 e FOruM dE l’OMniPraTiCiEn dE SanTé PuBliQuE

Réflexion sur LE RÔLE DES FACULTÉS de médecine

La formation médicale continue (FMC) est, depuis quelques années, au centre d’un grand débat dans le monde de la santé algérien, car, comme l’ont affirmé nombre d’experts, «aucune personne ne peut prétendre exercer une profession avec les seuls acquis de sa formation initiale».

L’ exercice professionnel amène le pra- ticien à constater dans sa pratique de possible besoin de formation com-

plémentaire en particulier au regard de l’évo- lution rapide des savoirs, de l’apparition de nouvelles techniques et de nouvelles théra- pies. la nécessité de faire des apprentissages ne fait que débuter et être présente durant toute la carrière professionnelle. de ce fait, en raison que l’algérie se trouve confronter à des pathologies non exis- tantes par le passé, une réflexion relative à l’amélioration de la qualité de formation des étudiants de médecines, notamment, l’intro- duction de certain modules tels que, la géria- trie, l’oncologie… est en cours avec la collaboration du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. « une commission qui regroupe les spécia- listes des deux ministères travaille actuelle- ment dans le but d’améliorer le contenu de la formation destinée à ces étudiants », a souli- gné, M. grim nacer, conseiller au ministère de la Santé, et représentant du ministre, hier, en marge du douzième forum de l’omniprati- cien de santé publique, tenu, à la faculté de médecine de Ben aknoun, à alger. Selon lui, actuellement on enregistre un renouvèlement rapide de l’information et il est de plus en plus difficile pour un praticien de demeurer au fait des derniers traitements disponibles. Pour se conformer aux nouvelles données de la médecine, mettre à jour ses connaissances, maintenir de bonnes habilités cliniques et thérapeutiques, il est fondamental d’organiser des formations continues. dans ce sillage, M. grim, a fait savoir, que l’amé- lioration ne se résume pas dans l’augmenta- tion du nombre d’heures destinées à la formation de ces médecins, mais plus parti- culièrement dans « l’amélioration du contenu programme ». « il faut qu’on se prépare, dès maintenant, à confronter les maladies qui s’introduisent davantage en algérie », a-t-il préconisé. Pour sa part, le ministre de la Santé, et dans un message qui a été lu par son conseillé M. grim, a précisé encore une fois que la formation médicale continue « reste le moyen pertinent pour le renforcement et la mise à niveau des connaissances des profes- sionnels en général et des médecins généra- listes en particulier ».

Ph . Wa fa
Ph . Wa fa

Appel à la spécialisation de la médecine générale

de ce fait, il a mis l’accent sur le fait, que le ministère de la Santé ne cesse d’encourager toutes les actions de formation continue et pour tous les corps de métiers. « C’est à vous que revient maintenant l’honneur et la charge de bien réguler la prise en charge du malade et d’en assurer la continuité des soins », a souligné M. Boudiaf dans son message, en rassurant les praticiens que le département de la santé ne ménagera aucun effort pour que les éminents professeurs en médecine soient considérés avec les praticiens de santé pu- blique comme « le véritable fer de lance du système national de santé et la fierté de la fa- culté algérienne », a-t-il précisé, en appelant ces praticiens à être « à la hauteur des attentes des usagers du secteur pour améliorer quali- tativement leur prise en charge ». le médecin généraliste algérien doit se spécialiser, tel était l’appel lancé par le prési- dent du comité d’organisation du 12 e forum d’omnipraticien, le docteur Saleh laouar. Celui-ci a tenu à préciser qu’une réflexion conjointe entre les ministères de tutelle (En- seignement supérieur et Santé), est en cours en vue de définir le profil de poste du méde- cin généraliste apte à répondre aux besoins de santé de la population.

Une relation de confiance

Pour M. laouar, « les médecins généra- listes doivent bénéficier d’une formation mé- dicale continue dans toutes les disciplines médicales, afin de les informer sur les nou-

velles données médicales et d’actualiser leurs connaissances sur les plans théorique et pra- tique », en soulignant que « la médecine est une science qui évolue constamment. aussi, les médecins se doivent d’être au courant des dernières pratiques médicales pour une bonne prise en charge de leurs malades ». Selon lui, le médecin généraliste doit être au courant des dernières nouveautés médi- cales car, a-t-il expliqué, « il est le premier maillon de la chaîne médicale et c’est à lui que s’adressent les malades en première ins- tance ». il a préconisé, à ce propos, la réhabi- litation du statut du médecin généraliste et la création de spécialités médicales générale et familiale à part entière pour la valorisation de cette discipline. « l’encadrement de cette spécialité per- mettra également de créer une relation de fi- délité et de confiance entre les médecins généralistes, les médecins de famille et le pa- tient qui ne sera plus obligé de se diriger au CHu pour de simples actes médicaux », a-t- il ajouté. Pour ce qui est de la problématique qui s’impose entre le médecin généraliste et le spécialiste, M. laouar, a insisté sur le fait que le médecin généraliste demeure pour tou- jours « la pierre angulaire » de toutes les spé- cialités et que le premier dépistage de toute maladie ce fait par lui. donc, dira-t-il, « le syndicat des praticiens de la santé demande et appelle, à ce que la médecine généraliste devienne une spécialité à l’instar de toutes les autres spécialités, et de ce qui se fait dans les autres pays du monde », a-t-il conclu. Kafia Ait Allouache

M. KHEBri à lagHOuaT

Appel aux investisseurs

le ministre de l’Energie, M. Salah Khebri, a convié, hier de laghouat, les investisseurs natio- naux à "s’impliquer" dans le domaine énergétique en algé- rie. "il appartient aux promoteurs écono- miques nationaux d’investir dans le do- maine énergétique enalgérie tant que le cadre juridique

existe et des avan- tages leur sont assurés, y compris l’achat par l’Etat de leurs produits électriques", a rassuré M. Khebri en marge de l’inspection des structures et installations relevant de son secteur dans le cadre de sa visite de travail dans la région. le ministre de l’Energie a, à cette occasion, relevé qu’une production électrique de 22.000 mégawatts (MW) sera réalisée à partir des énergies renouvelables, à l’horizon 2030, soit 27% de la production nationale d’électricité. Cette perspective s’inscrit, a déclaré le ministre, au titre du programme national de développement des énergies renouvela- bles, solaire et éolienne notamment, en vue d’exploi- ter ces énergies dans la satisfaction des différents besoins. S’agissant du marché international du pé- trole, le ministre de l’Energie a indiqué qu’une réu- nion sera tenue, le 17 avril courant à doha (Qatar), avec la participation des pays producteurs du pétrole pour examiner et se concerter sur le gel de la produc- tion et le rééquilibrage du marché. M. Khebri a, lors de sa visite dans la wilaya, inspecté le centre d’enfû- tage du gaz butane de la zone industrielle du chef-lieu de la wilaya, opérationnel depuis 2000 dans le cadre de l’investissement privé, pour une production de 1.400 bonbonnes par jour, et couvre 46 points de vente, selon les explications fournies à la délégation ministérielle. dans la commune d’El-Kheneg, le mi- nistre a inauguré une centrale électrique utilisant l’énergie solaire et réalisée par trois entreprises chi- noises. d’un montant d’investissement de près de quatre milliards da, cette station assure une produc- tion électrique de 20 mégawatts, a-t-on fait savoir. Sur site, M. Khebri a procédé à la pose de la pre- mière pierre pour la réalisation, dans un délai de 8 mois, d’une centrale similaire d’un montant d’inves- tissement de 7,8 milliards da pour la production, en perspective de 60 mégawatts. le ministre de l’Energie, a, au terme de sa visite d’une journée dans la wilaya de laghouat, inauguré un transformateur électrique installé dans la zone d’activités de la commune de laghouat. d’une capa- cité de 60 kilovolts, cette nouvelle installation élec- trique a nécessité un investissement de 600 millions da, selon la fiche technique du projet.

de 600 millions da, selon la fiche technique du projet. M. MOHaMEdaïSSa: « L’islam, socle de

M. MOHaMEdaïSSa:

« L’islam, socle de l’unité nationale »

le ministre des affaires religieuses et des Waqfs, M Mohamed aïssa, a donné, hier, à Tizi-Ouzou le coup d’en- voi de la 5 e édition du colloque national sur « la dimension spirituelle dans le patrimoine national amazigh » qu’or- ganise la direction des affaires reli- gieuses et des Waqfs, en collaboration avec la direction de la culture et la coordination nationale des Zaouias. le coup d’envoi des travaux s’est déroulé à la maison de la culture Mouloud- Mammeri, en présence du ministre de la Jeunesse et des Sports, M. El Hadi Ould ali, de l’ancien ministre des af- faires religieuses, le professeur Saïd Chibane, du wali de Tizi-Ouzou, Bra- him Merad, du vice-président de l’aPW, ainsi que des élus, des mem- bres de l’exécutif, des représentants des zaouias et les universitaires spécialisés dans le patrimoine religieux amazigh. dans son allocution d’ouverture de ce colloque, organisé dans le cadre des festivités commémoratives du 36 e an- niversaire du printemps amazigh, le ministre a insisté sur la nécessité de ressusciter les valeurs intrinsèques de l’islam ancestral et de les vulgariser da- vantage dans la société pour servir de rempart infranchissable contre les nou- velles idéologies extrémistes étran- gères à la culture de tolérance et de fraternité fortement ancrée dans la so- ciété algérienne. « Ce colloque est une occasion pour rappeler que l’islam tel qu’il est pratiqué dans notre pays, en général, en Kabylie en particulier, constitue tou- jours un vrai socle d’unité nationale »,

constitue tou- jours un vrai socle d’unité nationale », a-t-il souligné, en précisant que l’islam de

a-t-il souligné, en précisant que l’islam de tolérance a, de tout temps, été pré- sent dans les pratiques, modes de vie et de gestion de la société kabyle qui a érigé depuis des lustres la tolérance, la solidarité, l’amour de la patrie en prin- cipes immuables. Mohamed aïssa a également rappelé l’apport important des savants Zouaoua dans la propaga- tion de l’islam de tolérance et de l’amour d’autrui à travers tout le pays et même au-delà, appelant au passage les religieux à s’inspirer de cet islam ancestral qui se doit être un élément ca- talyseur à la consolidation de l’unité nationale et de son référent religieux. Ce dernier, a insisté le ministre, est « l’ultime rempart contre les tentatives de semer la division et la discorde dans les rangs des musulmans », mettant en avant la détermination de son départe- ment à combattre toutes les formes de radicalisme et d’extrémisme véhiculées par certains courants religieux étran- gers à notre culture qui tentent de s’in- filtrer et de propager des idées

destructrices au sein de la société algé- rienne. dans un point de presse tenu en marge de ce colloque, le ministre a in- diqué que ce colloque va sillonner l’en- semble des wilayas amazighophones du pays, tout en souhaitant qu’il soit généralisé pour toutes les autres wi- layas. « Pour l’heure, nous avons établi notre programme en fonction de la dis- ponibilité des localités à accueillir, d’un plan de vue logistique, les partici- pants à cette rencontre. En tout cas, nous, nous sommes preneurs pour

toutes les propositions », a-t-il précisé. Evoquant la prochaine campagne du Hadj, le ministre a rappelé que son département a décidé de mettre en place tous les moyens logistiques pour une meilleure prise en charge de nos pèlerins, car il y va de leur dignité qui

a été par le passé parfois bafouée. « Je

peux vous assurer que nos hadjis dis- poseront cette année de tentes climati- sées avec toutes les commodités et

qu’il n’est plus question qu’ils dorment

à même le sol lors du rituel de arafat». En réponse à une question relative

à la dernière initiative de la zaouia El Merzoukia de djelfa d’accueillir l’ex- ministre de l’Energie, M. Chakib Khel- lil, le ministre a assuré qu’aucune instruction n’a été donnée en ce sens

par son département qui, a-t-il précisé,

« n’a été associé ni de près ni de loin à

cette démarche de la zaouia. nous n’avons aucune autorité sur les zaouias qui sont libres dans leurs actions », a- t-il par ailleurs fait observer. Bel. Adrar

M. El-Hadi Ould ali :

« Préserver les acquis identitaires »

le ministre de la Jeunesse et des Sports, M. El Hadi Ould ali, a affirmé hier à Tizi-Ouzou que la célébration du Prin- temps amazigh, coïncidant avec le 20 avril, s’est toujours déroulée dans la com- munion et dans le cadre d’une algérie unie et indivisible. S’exprimant lors d’une réunion ayant regroupé le mouve- ment associatif avec les directions de la culture et de la jeunesse et des sports des wilayas de Tizi-Ouzou, Béjaia et Bouira, dans le cadre des préparatifs des festivités de célébration du 36 e anniversaire du printemps amazigh, le ministre a souligné

que cette date symbolisant le combat pour la reconnaissance de l’identité nationale amazighe et sa promotion et son épanouissement « doit être unificatrice », précisant que la consé- cration de tamazight comme langue officielle dans la nouvelle loi fonda- mentale du pays « mérite d’être célébrée dans la communion », dès lors que cette officialisation de la langue nationale est une consécration du long combat pour la reconnaissance de cet élément essentiel de l’identité

nationale. « il est inadmissible de faire l’impasse sur l’officialisation de tamazight et nous devons reconnaître que c’est une consécration qui mé- rite d’être fêtée », a-t-il précisé, indiquant : « Faire du 20 avril un moment de fête, d’unité et de liesse populaire pose problème pour certain nombre de personnes qui veulent installer d’une manière durable et définitive un

mouvement cyclique de violence et de haine et maintenir la région dans le chaos au lieu d’œuvrer pour son développement et son épanouissement

». le 36 e anniversaire de « Tafsut imazighen » doit également constituer une occasion pour rendre hommage aux pionniers de la revendication de la reconnaissance de la culture et langue amazighes comme un des élé- ments de l’identité nationale, dont, entres autres, les victimes des événe- ments douloureux et tragiques du printemps 2001. M. El Hadi Ould ali a par ailleurs appelé tous les acteurs du mouvement associatif, les direc-

tions de wilaya et l’ensemble des citoyens, à multiplier les efforts pour préserver les acquis du combat identitaire, les consolider et à promouvoir la culture et la langue nationale amazighe, les rassurant au passage de la disponibilité de son département ministériel à accompagner le mouve- ment associatif et à encourager toutes les initiatives intersectorielles pour la célébration de cette date-symbole. B. A.

toutes les initiatives intersectorielles pour la célébration de cette date-symbole. B. A. dimanche 10 avril 2016

N a t io n

5

EL MOUDJAHID

rÉFOrMe de L’ÉducatiON

Des syndicats apportent leur soutien à M me Benghebrit

Le Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef) vient d’apporter son soutien à la ministre de l’Éducation, dont les programmes de réforme ont été vivement critiqués par des conservateurs, et cela à cause de la proposition d’introduire les langues maternelles dans les cycles préparatoires.

D ans une déclaration rendue publique hier, le satef af- firme qu’il ne peut pas se

taire devant la «polémique stérile et byzantine actionnée par des revan- chards, et par certains malades idéo- logiquement». selon le syndicat, le temps est venu à ce que chacun prenne ses res- ponsabilités afin de permettre à l’école de «s’engager dans la voie de la sérénité, du sérieux et du tra- vail». «Nous conformer aux stan- dards internationaux n’est pas une dépersonnalisation, comme veulent le faire croire certains. il s’agit de voir ce qui a permis aux autres pays d’avoir une école de qualité et le confronter à nos spécificités», pré- cise le syndicat, qui s’en prend à ceux qui refusent d’aller vers une école républicaine de qualité et ac- cessible à tous. Le satef reconnaît que les réformes engagées satisfont une bonne partie de ses revendica- tions et considère que «ce saut qua- litatif» profitera à coup sûr aux

enfants. «Bien que nous soyons vi- gilants quant à l’évolution et à l’ap- plication de ces réformes, nous nous désengageons de toute forme d’idéologisation qui a de tout temps pollué les débats concernant l’édu- cation de nos enfants», précise le si- gnataire de la déclaration, M. amoura, secrétaire général du satef. Les efforts engagés par M me Benghebrit sont reconnus par le syn- dicat qui appelle au perfectionne- ment de la démarche : «L’école algérienne est sinistrée. cette minis- tre a dès son installation essayé, tant bien que mal, de trouver les remèdes possibles et adéquats après un diag- nostic établi avec tous les parte- naires sociaux, sociologiques et académiques. cette approche n’est pas parfaite et le processus est long, mais c’est un début. M me Benghebrit a le mérite d’avoir essayé et mis le doigt sur la plaie.» Le satef dénonce par la même occasion ceux qui ont été «dégom- més de leur poste de cadre au minis-

ont été «dégom- més de leur poste de cadre au minis- tère de l’education nationale et

tère de l’education nationale et qui, par esprit revanchard, nous chantent le danger que portent ces pro- grammes de deuxième génération pour nos enfants, alors qu’ils portent l’entière responsabilité de l’échec de l’école algérienne et du niveau de notre système éducatif», rappelle le satef, qui révèle que «ces anciens

responsables envoient leurs enfants étudier en France, alors qu’ils dé- fendent l’idéologisation de l’école». Les membres du bureau national de l’association nationale des pa- rents d’élèves (aNPe), eux aussi, ont «apprécié à leur juste valeur» les objectifs assignés aux nouveaux

programmes de deuxième généra- tion élaborés par la commission na- tionale ad hoc. L’aNPe note que «l’association

a pris acte des nouvelles proposi- tions telles que l’allégement consé- quent du cartable, l’assouplissement

du rythme de travail et la moderni- sation des méthodes d’enseigne- ment pour plus d’efficacité dans l’apprentissage des langues, l’intro- duction des activités périscolaire et

la valorisation du patrimoine cultu-

rel et historique arabo-musulman,

amazigh et universel dans les ma- nuels scolaires algériens» et appelle

à défendre la stabilité du secteur et

au respect du droit des enfants algé- riens à une scolarité de qualité. il faut rappeler dans le même ordre d’idée, que la secrétaire géné- rale du parti des travailleurs, Louisa Hanoune, avait, elle aussi, apporté un soutien «sans réserve» à la minis- tre de l’Éducation, Nouria Benghe- brit.

Salima Ettouahria

ENTRETIEN
ENTRETIEN

M me NaïMa GueNdOuz-BeNaMMar, didacticieNNe :

« L’orthographe, une technique à valoriser »

Les étudiants éprouvent des difficultés à écrire correctement le français, leurs copies sont truffées de fautes. S'agit-il d'une crise ou d'une fracture orthographique ?

Ne soyez pas surpris de voir nos étudiants, qu’ils soient nouveaux ou pas, enfreindre les rè- gles orthographiques. La «fracture orthogra- phique» touche même les natifs car ce qui prime de nos jours, c’est le message, la communication, la forme langagière qu’elle soit écrite ou orale, compte peu pour eux, c’est toutefois ce que nous constatons. certains responsables recourent au coach en orthographe. en France, on a même consacré dans un débat parlementaire une séance aux «pratiques de l’écrit et à l’orthographe» en 2009. experts et parlementaires se sont réunis

pour analyser l’impact des nouvelles pratiques de communication écrite. ils se sont demandé si le sMs ou le chat af- faiblissaient l’écrit. c’est juste pour vous dire que le problème se pose un peu partout, en europe et chez nous, au point qu’on a peur que cette compétence devienne propre à une certaine classe sociale…

Quelles en sont les causes et quelles solutions préconisez-vous, en votre qualité de spécialiste, pour remédier à cette situation ?

si nous revenons au contexte algérien, en effet, la carence scrip- turale est manifeste. cela est dû au manque de lecture, nos apprenants ne lisent pas et rien ne les incitent à cela. La part de l’écrit et de l’or- thographe est négligée dans les séances d’enseignement. Les points de langue sont souvent cloisonnés dans une séance de classe où on n’explicite pas la relation de la connotation du «mot» et de sa fonction dans la structure syntaxique. L’apprenant cumule ses lacunes car on ne valorise pas la maîtrise de l’orthographe. Même dans les grilles d’évaluation, on attribue souvent «un point» à la maîtrise de l’ortho- graphe. ce qui pourrait remédier à cette situation, c’est peut-être et d’abord, le renforcement de la formation des enseignants notamment dans les modules fondamentaux tels la pratique systématique de la langue et les techniques de l’expression écrite et orale prévus unique- ment en tronc commun dans les plans de formation des enseignants.

en tronc commun dans les plans de formation des enseignants. aussi, tous les enseignements devraient tenir

aussi, tous les enseignements devraient tenir compte de la langue, notamment l’orthographe syntaxique et lexicale, en les sanctionnant dans la grille d’évaluation. cette «transversalité» de l’enseignement de la langue permettra à l’appre- nant de se rendre compte de l’importance de l’écrit et installera chez lui un réflexe du «bien dit, bien écrit, bien exprimé», du coup, il com- prendra que l’orthographe est un savoir-faire technique au service de la langue qui lui donne du sens. On pourrait aussi prévoir et valoriser une coopération avec les bibliothèques (si l’établis- sement n’en dispose pas) de façon à inciter les apprenants à comprendre que la lecture n’est pas uniquement une activité pédagogique mais un acte culturel qui ouvre des perspectives plu- rielles.

La dictée devient dans certains pays obligatoire à l'entrée des grandes écoles. Doit-on adopter cette solution ?

La suppression de la dictée des activités scolaires, voire de l’éva- luation même, a aussi été à l’origine de cette rupture avec l’ortho- graphe. L’apport de cette activité est pluriel. J’avoue qu’à notre époque c’est grâce à la dictée qu’on a appris à rédiger, à écrire sans faute et à comprendre un énoncé. La dictée était un texte support pour le questionnaire de la compréhension de l’écrit.actuellement, on éva- lue les candidats à l’entrée de grandes écoles avec un test de posi- tionnement qui essaie de brasser toutes les capacités linguistiques, mais atomisées (sans lien). d’autres établissements proposent une rédaction, ou un commen- taire de texte, mais nous pensons que la dictée seule ne pourrait pas rendre fiable l’évaluation d’un postulant à une grande école. On a be- soin d’évaluer aussi sa capacité à la compréhension d’un énoncé, son esprit de synthèse, et d’analyse. aussi, l’orthographe pourrait béné- ficier d’une notation conséquente. Par ailleurs, on pourrait proposer un texte support dicté, servant aussi à l’analyse ou la synthèse, ainsi, on aura ciblé toutes les compétences requises pour la formation de

haut niveau. Propos recueillis par Fouad Irnatene

Le phénomène de la fuite des cerveaux n’épargne aucun pays du Maghreb. en 2010, ils étaient 500.000 migrants de niveau d’en- seignement supérieur, nés au Maghreb, à s’expatrier, soit une hausse de 57% par rap- port à l’année 2000. La Mauritanie arrive en tête avec un taux de croissance du phéno- mène de 97%. L’algérie, elle, a connu un ralentissement durant la dernière décennie. cette migration constitue une «perte sèche» aux économies respectives, de l’avis des experts du centre de recherche en économie appliquée pour le développement, auteurs d’un livre collectif intitulé : De la fuite des cerveaux à la mobi- lité des compétences ? (une vision du Ma- ghreb)». Mohamed charef, Professeur à l’université d’agadir, collaborateur à ce livre, note, d’abord, que «les actions et les ef-

Fuite des cerveaux

Une perte sèche

fets de migrations, malgré leur importance quantitative et qualitative, échappent bien souvent aux régions à forte émigration, au profit d’autres régions plus dynamiques et mieux équipées». corollaire immédiat : «ren- forcement du déséquilibre interrégional et de la propension à émigrer». il s’agira, selon le P r charef, de penser à développer «la mise en place du visa scienti- fique, tendant à favoriser et faciliter la mobi- lité des étudiants et des chercheurs en leurs simplifiant les démarches administratives». il sera également question de «promou- voir finalement le dialogue social et sensibi- liser toutes les parties prenantes sur la question de la migration dans la région, en développant l’idée centrale que la migration est l’un des facteurs majeurs de toute intégra- tion régionale et de développement». La me-

sure à prendre est de mettre en place des «programmes de coopération favorisant les transferts des compétences et de l’expertise que les migrants acquièrent durant leur séjour à l’étranger.» Pour sa part, Mohamed Kouni, tunisien, maître de conférences à l’université de Gafsa, note que les résultats obtenus montrent que «les perspectives d’émigration exercent un effet positif et significatif sur le niveau du ca- pital humain. Pour l’algérie, différents cher- cheurs du cread ont relevé que la destination privilégiée des algériens reste la France. Les migrants qualifiés représentent 26% (267.799 personnes) en moyenne des algé- riens installés dans les pays de l’Ocde dont 1,2% ont un PHd (plus haut niveau d’étude). F. I.

COMME N TA IR E Sans faute ? l Qu'il intéresse, désole ou indiffère, le
COMME N TA IR E
Sans faute ?
l Qu'il intéresse, désole ou indiffère, le
constat, implacable, est unanimement

dressé : la maîtrise des subtilités orthographiques, notamment l’orthographe grammaticale, en langue française bat de l’aile à l’université. Fâchés avec les participes passés, détestant le pluriel des noms composés, ou se trompant de genre, nombre d’étudiants ont de sérieuses lacunes. Les résultats virent parfois dans l’insolite. Une déferlante de maladresses sont recensées par des enseignants qui assistent, impuissants, à ce délitement progressif. Les entreprises, elles, en ont soupé de ces jeunes cadres incapables de rédiger correctement leur rapport. Le niveau en orthographe est-il irrémédiablement condamné à baisser ? Pas forcément. Mais une réforme drastique qui implique une formation linguistique et didactique des maîtres, s’impose. Réformer pour pouvoir enseigner. Valoriser l’orthographe dès le primaire, et lui permettre, comme jadis, d’endosser l’uniforme de discipline reine à l'école. Sinon elle deviendra inéluctablement une pratique d'élite et l’apanage d’une classe cultivée. Les pédagogues, effrayés, ne veulent pas de «bons élèves, cancres en orthographe». Comment en est-on arrivé là ? Un panel de facteurs ont «balisé le terrain» à cette dysorthographie. D’abord, l’intérêt accordé à cette discipline, du primaire jusqu’à la Fac, est

insuffisant. Nos étudiants, eux, fuient la lecture. Ils préfèrent rester scotchés des heures par semaine à pianoter sur leur ordinateur sans compter ce temps devant leur console de jeux de

vidéo

Pourtant il n’est un secret pour

personne : l´écran tue le dialogue, le désir de communiquer et nuit à l´acquisition du langage. corollaire : les professeurs trouvent dans des copies des nouvelles formes d´abréviation

(SMS

que le français doit être enseigné comme une langue étrangère, et non acquise. Qu’on sache que la raison d'être de l'orthographe n'est pas l'orthographe elle-même mais la production — ou la lecture — de textes. Plus qu'une affaire de métalangage, la maitrise de l'orthographe, grammaticale, notamment, dépend de la capacité à associer des formes linguistiques compatibles. L'apport d'ateliers d'écriture semble à cet égard mieux convenir à la complexité de l'orthographe du français que toutes les leçons du monde. Mais une chose est sûre : le problème n’est pas propre à l’Algérie. En France, pays de Molière et de Victor Hugo, des propositions sont faites à même de simplifier l’orthographe. Des experts affirment que les nouvelles générations et leurs maîtres ont besoin d'une didactique fondée sur des règles simples, claires, dépourvues d'exceptions. Ecrire «ortografe» au lieu d’«orthographe». Il est aussi suggéré de (re)passer par le latin qui permet d’oraliser assez vite.

F. Irnatene

).

L’autre raison, méconnue paraît-il, est

dimanche 10 avril 2016

6

N

a t io n

EL MOUDJAHID

M. AMAR GhouL, PRéSIDENT DE TAJ :

«PANAMA PAPERS, un non-événement »

L’instrumentalisation des révélations communément appelées «Panama Papers» à des fins politiques ne cesse de soulever l’ire de la classe politique. Hier, c’était au tour d’Amar Ghoul, président de Tajamou’e Amal El-Jazaïr (TAJ), de réagir violemment à ces révélations, en dénonçant «un complot ourdi contre l’Algérie», lors d’une conférence de presse animée en son siège, à l’occasion de la réunion ordinaire du bureau politique de son parti.

A mar Ghoul, également mem- bre du gouvernement, était catégorique sur le fait que

«des puissances mondiales ont com- mandé ces enquêtes pour nuire à la réputation de certains pays et créer

des déséquilibres internes pour obéir

à la volonté d’influents lobbys».

Comment expliquer, s’interroge-t-il, que «des pays ont été carrément épargnés par ce soi-disant scandale, alors que d’autres ont été mis au de- vant de la scène». «Qui est à l’origine de cette en- quête, et surtout à quel but elle a été mise au jour, spécialement durant cette période caractérisée par de grandes mutations dans le monde ?» s’interroge le président de TAJ, avant de lancer sur un ton sarcas- tique : «Qu’on ne nous dise surtout pas que c’était dans un but de bien- faisance pour sauver la planète !» Poussant plus loin son analyse, M. Ghoul compare l’affaire du «Panama Papers» à WikiLeaks, dont les simi- litudes sont flagrantes. «Souvenez- vous des dossiers de WikiLeaks qui ont étrangement coïncidé avec le printemps arabe, jetant ainsi de l’huile sur le feu dans certains pays arabes dont les insurrections étaient déjà en marche», a-t-il lancé à l’adresse d’un grand nombre de jour- nalistes venus couvrir l’évènement. Pour Amar Ghoul, «Panama Papers est tout simplement un WikiLeaks II, mais dont le but est, cette fois-ci, de provoquer un printemps mondial à travers un élargissement du champ d’action sans pour autant toucher certaines puissances mondiales». Ce dossier «surmédiatisé», à son avis, compte plus de 11,5 millions de dossiers, et comme par enchante- ment, insiste-t-il encore, «seuls cer- tains pays sont cités dans le seul but de ternir leur image, comme c’est le

Ph :Y.C h e u r fi
Ph :Y.C h e u r fi

cas pour notre pays l’Algérie». Par- lant justement de la nécessité de pro- téger notre pays contre ces forces occultes, M. Ghoul estime qu’il est «primordial de savoir mettre de côté nos divergences, notamment entre les différents acteurs de la scène po- litique, pour créer un solide rempart contres ces tentatives de déstabilisa- tion de notre pays». «Tout le monde doit s’impliquer, et c’est la responsa- bilité de tout un chacun de défendre les intérêts, la souveraineté, les sym- boles et les entreprises de l’Algérie qui sont une ligne rouge à ne pas franchir», affirme-t-il. Saisissant cette occasion M. Ghoul n’a pas hésité à tirer à boulets rouges sur «une certaine presse na- tionale» en regrettant le fait que celle-ci «va à contresens de la pro- tection de la souveraineté nationale en continuant à vouloir plonger les citoyens dans un climat d’incertitude en faisant de la diffamation leur fer de lance».

France, Arabie saoudite et sagesse de Bouteflika Pour ce qui est de l’attitude adop- tée par la diplomatie algérienne dans le traitement de ce dossier, Amar Ghoul a tenu à saluer énergiquement «son rôle consistant à mettre à l’abri l’Algérie en n’hésitant pas à régir virtuellement au moment opportun, surtout vis-à-vis de la France». «La France doit assumer ses responsabi- lités, et son attitude demeure intri- gante, surtout qu’elle intervient à la veille d’un sommet bilatéral impor- tant caractérisé par le déplacement dans notre pays du Premier ministre français à la tête d’une grande délé- gation ministérielle.» Toujours en ce qui concerne les relations de l’Algé- rie sur le plan international, cette sor- tie médiatique d’Amar Ghoul a été aussi une occasion pour lui de saluer «la sagesse et le savoir-faire du Pré- sident de la République Abdelaziz Bouteflika qui a réussi à lever toute ambiguïté quant au maintien des

bonnes relations entre l’Algérie et l’Arabie saoudite». «Il est dans l’in- térêt des deux peuples d’aller vers un rapprochement positif entre les deux pays», précise-t-il. Il tient à rappeler dans le même sillage la position sou- veraine et inaliénable de l’Algérie qui «refuse de s’immiscer dans les affaires internes des autres pays». «L’Algérie a réussi à imposer le res- pect pour son refus de déployer ses forces militaires en dehors du terri- toire national (…) La mission de l’Armée nationale populaire (ANP) est de protéger et de sécuriser le pays», ajoute-t-il. Sur le plan inter- national, M. Ghoul a tenu à apporter le soutien de son parti au gouverne- ment d’unité nationale en Libye. une position qui prouve que «notre pays est pour le retour de la stabilité dans ce pays». «Nous devons nous placer bien au-dessus des allégations de certains pays voisins, car nous sommes conscients du danger que cela représente pour la région si nous venions à nous lancer dans des luttes aux lendemains incertains.» Le chef de parti TAJ a estimé que l’initiative portée par le FLN est «l’initiative de toutes les parties de la société, ou- verte, et intéresse tout le monde, dont l’objectif est la construction d’un front interne qui affrontera et luttera contre toutes sortes d’attaque voulant porter préjudice à la sécurité du pays». Sur un autre registre, le patron de TAJ évoque le dossier des ensei- gnants contractuels en appelant le ministère de tutelle et les enseignants à aller vers le dialogue afin de trou- ver une solution finale à ce pro- blème. Par ailleurs, il précise que le bureau politique de TAJ se réunira pour entamer les préparatifs de l’uni- versité nationale de la femme du

parti. Mohamed Mendaci

ANR

Respect des symboles de l’État

Le secrétaire général de l’Alliance nationale républicaine, Belkacem Sahli, a exprimé, hier de- puis El-Bayadh, son indignation contre les tenta- tives visant à «semer le doute sur la crédibilité des institutions de la République». L’ANR «s'élève contre la rage manifestée par certains cercles politiques et médiatiques étrangers sur les symboles de l’état, en l’occurrence le Président de la République et contre le doute semé sur la crédibilité et l’honnêteté de ses cadres supé- rieurs», a indiqué M. Sahli, lors d'une rencontre régionale des cadres de sa formation politique de

la région sud-ouest du pays. Le SG de l'ANR a, à ce propos, souligné que «la préservation et la promotion du caractère distingué des relations économiquesavec nos partenaires de la rive nord de la Méditerranée requièrent de nos partenaires le respect de nos institutions officielles». Le même responsable politique a, par ailleurs, valo- risé les acquis réalisés par la nouvelle Constitu- tion, à travers les consultations élargies, la prise en considération des suggestions faites par les formations politiques participantes aux consulta- tions. Il a également mis en avant la prise en

considération (par la Constitution) de l’équilibre entre les différentes institutions de la République et le respect et la protection des dimensions de l’identité nationale, axée sur le caractère républi- cain et social de l’état. Le SG de l’ANR a, lors de cette rencontre tenue à la salle de conférences Ahmed-harri d’El-Bayadh, appelé à adhérer à l’Armée nationale populaire (ANP), tout en va- lorisant les efforts qu'elle a consentis pour défen- dre la souveraineté nationale et la protéger les frontières algériennes des dangers guettant le pays.

CoLLoQuE à SéTIF

La dimension spirituelle durant la guerre de Libération

«La dimension spirituelle dans la ré- sistance et la guerre de Libération», c’est le thème de l’imposant séminaire organisé hier à l’initiative de la fondation du 8 Mai 1945, en collaboration avec la direction des affaires religieuses de la wilaya de Sétif. organisée sous le haut patronage du ministre des affaires religieuses et des biens wakf et du wali de Sétif, cette ren- contre a réuni l’ensemble des imams de la wilaya et cadres du secteur, mourchidet, moudjahidine, élus, ainsi que les respon- sables de la fondation du 8 Mai 1945 et des invités de Ghardaïa. Intervenant à l’ouverture de ce sémi- naire, le D r Salim Laguem, directeur des affaires religieuses, ne manquera pas de souligner l’importance de la dimension spirituelle qui a animé le peuple dans sa lutte contre le colonialisme depuis 1830. Comme il fera état de l’attachement du peuple algérien à ses valeurs et son au- thenticité dont l’islam dans la libération du pays au prix de lourds sacrifices . L’imam dans sa mosquée devra sans cesse rappeler l’attachement du peuple à ses valeurs, son authenticité, sa religion et hisser tous ces repères à la juste dimension qui s’impose, au moment, notamment où le monde connaît de profonds bouleverse- ments susceptibles d’agir sur l’identité de nos jeunes, et, partant, les éloigner de leur identité, dit l’intervenant qui rappelle l’œuvre des glorieux moudjahidine et des martyrs, soulignant ainsi la mission qui in- combe à la mosquée et appelant les imams à porter ce flambeau et à transmettre ce message aux jeunes générations. Le président de la fondation du 8 Mai 1945, Abdelhamid Salakdji, abondera, dans ce même sens, pour rappeller l’unité du peuple autour de ces valeurs, invitant les imams à agir dans leurs prêches contre la corruption, la fitna et la division, sou- lignant que le dialogue entre les civilisa- tions ne doit jamais toucher à la souveraineté, avant de rendre un vibrant hommage à l’ANP et à toutes les forces de sécurité. Dans son intervention, l’enfant d’El- Grara, l’historien Mohamed Abou El- oula, ne sera pas sans dévoiler toutes ces souffrances et sacrifices endurés, rappel- lant que «le peuple a su préserver son unité, fort de ses valeurs spirituelles tout au long d’une révolution qui a constitué un exemple de courage». L’imam d’El- Grara, cheikh Belhadj Aïssa, qui souligne que la résistance a commencé bien avant 1830, appelle lui aussi à combattre la cor- ruption et la division, en mettant sans cesse en exergue toutes nos valeurs spiri- tuelles.

F. Zoghbi

PT

Renforcer l’immunité du pays face aux enjeux sécuritaires

La secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa hanoune, a estimé, hier à Alger, nécessaire de «renforcer l’immunité du pays» face aux enjeux sécuritaires qui se po-

sent dans la région. «Au regard des enjeux sécuritaires qui

se posent dans la région, il est désormais impératif, et plus que jamais, de renforcer l’immunité du pays», a indiqué

M me hanoune, qui présidait l’ouverture de la réunion du bu-

reau d’Alger du PT consacrée à la présentation des déci- sions du congrès extraordinaire. Elle a précisé, à ce propos, que le renforcement de l’immunité du pays passait par

l’«ouverture effective des droits et libertés, l’ancrage de la démocratie, la consécration de l’indépendance de la justice et la prise en charge réelle des questions socio-écono- miques». Elle a insisté également sur le «traitement de tous les problèmes en suspens», notamment ceux liés à la créa- tion d’emplois en direction des diplômés universitaires et à

la

M

teur de l’éducation nationale», qu’elle a qualifié de «com- plexe», soulignant qu’un nombre important de ces enseignants n’avaient pas abandonné leur poste durant la tragédie nationale. «L’intégration est une revendication lé- gitime, tant il est question de personnes en charge de l’édu- cation des générations futures», a-t-elle encore dit. Elle a appelé, par ailleurs, la Fonction publique à ouvrir des postes budgétaires dans le secteur, en vue de résoudre ce problème qui touche à un secteur stratégique.

hanoune a évoqué le «dossier des contractuels du sec-

formation et l’enseignement professionnels. D’autre part,

me

MPA

Rejet de la période transitoire

Animant un meeting populaire à Chlef, au titre du parachèvement de la structura- tion de sa formation politique en perspec- tive des législatives de 2017, M. Benyounès a soutenu qu’«une démocratie forte s’appuie sur une opposition forte, apte à constituer une alternative en cas de chute du pouvoir», et que «l’absence de ce mo- dèle de démocratie est synonyme d’anar- chie, comme c’est le cas en Syrie et en Libye». «Il n’y a pas d’opposition en l’absence d’une véritable plateforme socioécono- mique et politique, mais seulement des op- posants», a-t-il relevé, à ce propos.

S’exprimant sur le refus de son parti d’adhérer à la proposition de tenir un mee- ting populaire de soutien au Président Bou- teflika, il l’a expliqué par le «différend opposant les dirigeants du RND et du FLN, à propos du comment et qui y participera», a-t-il opiné, précisant que le MPA a pro- posé la «participation de tous les partis ayant conduit la campagne d’élection du Président Bouteflika». Il a invité, à cet effet, tous les responsa- bles politiques à soutenir les institutions présidentielle et militaire dans leur lutte contre le terrorisme et son éradication. Au volet économique, M. Benyounès a loué la

EL-KARAMA

politique «bien guidée» par le Président Bouteflika, ayant permis à l’Algérie de dis- poser d’ une réserve de changes de plus de 100 milliards de dollars, susceptible de ga- rantir, aux citoyens, un «même niveau de vie pour une période de 4 à 5 ans», à condi- tion cependant «d’engager en urgence les réformes économiques nécessaires pour ce faire», a-t-il ajouté. Par ailleurs, le SG du MPA a appelé à l’encouragement de l’investissement et du partenariat étranger, sans lequel les entre- prises économiques algériennes ne «pour- ront pas prétendre à la mondialité», a-t-il estimé.

Les jeunes appelés à participer à l’activité politique

Le président du parti El-Karama, Mohamed Benhamou, a ap- pelé, hier dans la commune de Layoune à Tissemsilt, les jeunes à participer à l’activité politique et au développement du pays. Animant une rencontre des cadres locaux de son parti, M. Benha- mou a mis l’accent sur l’accès des jeunes, notamment ceux des ré- gions de l’intérieur, au champ politique et sur leur candidature aux échéances électorales prochaines pour «l’intérêt du pays». Il a af- firmé que sa formation politique œuvre, depuis sa création, pour que «l’Algérie reste stable et forte face à tous les défis et dangers internes et externes», appelant les citoyens à contribuer à «la pré- servation de la sécurité et de la stabilité actuelle du pays». M. Ben-

hamou a souligné que le dernier amendement de la Constitution «introduira l’Algérie dans une nouvelle ère», tout en affirmant que les programmes de développement initiés par le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, visent à réaliser un développe- ment durable de toutes les régions du pays. Le président du parti El-Karama a aussi abordé le mouvement de protestation des en- seignants contractuels, estimant que leurs revendications sont «lé- gitimes». «Notre parti est pour ces revendications, mais estime que la méthode de protestation n’est pas légale», a-t-il déclaré, mettant en garde contre «l’exploitation de ce mouvement pour créer la fitna (discorde) et l’anarchie».

NNationation

EL MOUDJAHID

7

RepoRtage
RepoRtage

SUR La ROUTE DES NaRCOTRaFiqUaNTS

EL MOUDJAHID 7 RepoRtage SUR La ROUTE DES NaRCOTRaFiqUaNTS Naâma», précise le colonel Belka- cem Ferhat,

Naâma», précise le colonel Belka- cem Ferhat, responsable du groupe- ment local de la Gendarmerie nationale. il a dû, d’ailleurs, par

manque d’infrastructures adé- quates, se déplacer à méchria, soit à une trentaine de kilomètres du chef-lieu, pour tenir un point de presse au sujet des différents fléaux criminels qui menacent la région. De ses propos, se révèle d’entrée une autre réalité, inquiétante pour le moins que l’on puisse dire, celle qui fait que méchria est aussi exploitée comme «un axe stratégique» par les trafiquants de tous bords, plus par- ticulièrement les réseaux d’achemi-

nement des quantités considérables de kif traité, à partir du maroc et à destination, d’abord, de Libye, en- suite dans les autres pays du

moyen-Orient. Selon les explica- tions du colonel Ferhat Belkacem, les narcotrafiquants croient savoir, à tort, que l’axe de méchria, qui permet une liaison avec les autres localités du Sud menant jusqu'à la Libye, serait «négligé» en matière de dispositifs de sécurité et de contrôle, beaucoup plus présents au niveau de l’autoroutes Est-Ouest et dans les autres mégapoles de l’Ora- nie.

4 opérations d’acheminement de drogue avortées et quarante quintaux de kif saisis

il reste que, dans leurs calculs, ces dealers structurés en réseaux, et dont le profil est encore plus dange- reux de par leur connexion avec les

groupes terroristes sévissant en Libye, n’ont sans doute pas inclus l’efficacité du renseignement pour l’institution de la gendarmerie, grâce auquel, explique encore le conférencier, toutes les opérations d’acheminement de kif ont été avor- tées. La dernière en date a été celle de la semaine écoulée, et qui s’est traduite par le démantèlement d’un réseau de sept personnes et la saisie d’une quantité d’une plus d’une tonne de kif traité (11 quintaux). «C’est la quatrième opération d’acheminement de quantités de drogue que les gendarmes relevant du groupement de Naâma ont mise en échec depuis le depuis de cette année», précise le colonel Belka- cem. «Ces opérations se sont soldées par le démantèlement de quatre ré- seaux impliquant 17 personnes, toutes arrêtées, et la saisie d’une quarantaine de quintaux de kif traité en sus plusieurs véhicules qui transportaient cette marchandise», a-t-il ajouté. Les 11 quintaux saisis la se- maine écoulée étaient soigneuse- ment dissimulés à bord d’un camion chargé du fruits et légumes, dans le seul but de tromper la vigilance des gendarmes postés dans les points de contrôle. Le conducteur de ce ca- mion était accompagné, tout au long du trajet, par d’autres acolytes, qui, à bord d’autres véhicules, assu- raient le rôle «d’éclaireurs», ex- plique le conférencier. K. a.

de l’année dernière. Concernant le carburant, les mêmes services ont enregistré une forte baisse, esti- mée à 65%, dans la contrebande en direction du maroc, contrairement au tabac dont les quantités sai- sies ont enregistré une forte hausse, soit 221% depuis le début de l’année. S’agissant des affaires de falsifi- cation de véhicules, 5 affaires ont été traitées depuis le début de l’année contre 65 l’année dernière. Le bilan du 1 er trimestre des activités de la police judi- ciaire fait ressortir un total de 163 affaires criminelles et 23.370 délictuelles contre, successivement, 200 et 3.091 affaires traitées durant la même période de l’an- née 2015. Cela a permis l’arrestation de 2.951 indivi- dus en 2016 et 3.747 en 2015. Concernant les accidents de la route, le bilan des services de sécurité et prévention routière de la Gendarmerie nationale, fait état d’un net recul, ainsi que dans le nombre des victimes. Durant le 1 er trimestre de l’année, il a été re- censé 438 accidents ayant fait 137 morts et 803 bles- sés, contre 781 sinistres ayant fait 197 morts et 1.986 blessés, durant la même période de l’année dernière, soit une réduction de 42,1%. amel Saher

Naâma

Démantèlement d’une bande de narcotrafiquants

Une bande spécialisée dans le trafic de drogues activant à travers le territoire na- tional a été démantelée et sept narcotrafi- quants (âgés entre 21 à 54 ans) arrêtés par les services de la Gendarmerie nationale de la wilaya de Nâama, a-t-on appris au- près de ce corps constitué. agissant sur in- formations faisant état d’un réseau criminel organisé versé dans le trafic et la commercialisation de drogues, les services de wilaya de la Gendarmerie nationale ont mis la main, après enquête diligentée deux semaines durant et prolongation des com- pétences territoriales aux wilayas d’Oran, Sidi Bel-abbès, Tiaret et mascara, sur une quantité de 10,6 quintaux de kif traité en possession de deux narcotrafiquants de la région d’El-Biodh, a précisé le comman- dant du groupement de la Gendarmerie na- tionale de Naâma, le colonel Farhat Belkacem.

BOUmERDÈS

L’agresseur au faux pistolet arrêté

La criminalité n’est pas près de s’essouffler ! C’est le moins que l’on puisse dire devant la recrudescence in- quiétante des cas de d’agression, de vol et même de meurtre, et ce en dépit des efforts des services de sécurité. Ces derniers parviennent toutefois régulièrement à neutraliser des bandes de malfaiteurs qui écument nos villes et nos quartiers, à l’image de ces ban- dits qui ciblaient les automobilistes à coups d’armes blanches pour s’empa- rer de leurs véhicules. Ça s’est passé dans la wilaya de Boumerdès, à Ouled moussa, plus précisément. Originaires d’alger, les mis en cause, au nombre de 5, dont trois courent toujours dans la nature, comptent à leur triste palma- rès de nombreuses victimes dont le chef du centre médico-social de Ré- ghaïa. Et parmi les membres de cette bande, on trouve un jeune étudiant, âgé de 20 ans, qui utilisait une arme à feu factice pour terroriser ses proies, a-t-on appris auprès de la cellule de communication du commandement de la Gendarmerie nationale. La mise hors d’état de nuire de la bande a été rendue possible suite à une plainte dé- posée par une énième victime. il s’agit d’un automobiliste qui a eu le malheur de prendre en autostop deux individus pour les conduire sur son chemin de la ville de Boumerdès vers Ouled- moussa. arrivé à hauteur de la cité Trairia, sur la rocade Ouest reliant Boudouaou à Zéralda, le conducteur a été agressé par les passagers, lesquels lui ont porté un coup de couteau au dos, pour ensuite le déposséder de son véhicule, de marque Dacia Sendero, avec ses documents, pour ensuite prendre la fuite vers une destination inconnue. quelques heures plus tard, en début de soirée, une autre victime se plaint à la GN et fait état de son cal- vaire. Cette fois, c’est un chauffeur de taxi qui est ciblé, sollicité par trois per- sonnes en vue de les transporter, tou- jours de Boudouaou vers Ouled moussa. il connaîtra le même sort et dans le même endroit dans la mesure où il sera agressée par ses «clients». ils l’ont dépossédé, sous la menace d’un faux Pa et de couteaux, de son véhi- cule taxi de marque Dacia Logan, et ont pris la fuite en direction d’alger. alertés, les gendarmes de la brigade d’Ouled moussa ont entamé les re- cherches qui se son soldées par la ré- cupération du véhicule taxi, abandonné sur la route, et l’arrestation d’un des mis en cause, un repris de justice âgé de 25 ans. après avoir été soumis à une fouille corporelle, les gendarmes ont trouvé en sa possession plusieurs clés de contact de différents véhicules. au cours de l’enquête, il a avoué son méfait et dénoncé les mem- bres de sa bande de malfaiteurs qui ont commis le vol des véhicules de vic- times, sous la menace d'armes blanches et d'un pistolet automatique factice, de l’étudiant. Déférés devant la justice, les deux malfaiteurs présu- més ont été placés en détention pré- ventive pour association de malfaiteurs, tentative de meurtre et vol de véhicules. S. a. M.

Le piège de Mécheria

Selon les explications du colonel Ferhat Belkacem, les narcotrafiquants croient savoir, à tort, que l’axe de Méchria, qui permet une liaison avec les autres localités du Sud menant jusqu'à la Libye, serait «négligé» en matière de dispositifs de sécurité et de contrôle, beaucoup plus présents au niveau de l’autoroute Est-Ouest et dans les autres villes de l’Oranie.

De notre envoyé spécial :

Karim aoudia

L a ville de méchria vit, elle aussi, au rythme des ces pa- radoxes propres aux agglo-

mérations plutôt «codifiées» des zones frontalières qui surprennent

toujours leurs visiteurs. Pour le cas de méchria, relavant de la wilaya de Naâma, sise à quelques encablures de la frontière algéro-marocaine, cette ville semble, à première vue, comme «noyée» dans la renommée des grandes villes environnantes. Un décor typique de cette région semi-désertique du pays, notam- ment aux abords de l’artère princi- pale de la ville où se croisent quelques personnes affichant toutes une mine plus au moins in- différente. ainsi en est-il de l’am- biance qui règne à méchria où l’on

a vite l’impression que le temps

s’écoule tout comme s’il s’agissait d’un fleuve tranquille. mais ce n’est là, hélas, qu’une vue d’apparence, ô combien trompeuse, tant il est vrai que la localité en question est l’un des carrefours des plus importants de la région du sud-ouest du pays. méchria est, en effet, cette daïra de Naâma la plus convoitée par un af- flux de citoyens des 48 wilayas du pays, et ce contrairement au chef-

lieu de la même wilaya qui, même

si doté en plusieurs structures admi-

nistratives, souffre d’un manque criant en infrastructures hôte- lières. «il n’y a aucun hôtel à

BiLaN TRimESTRiEL DE L’aCTiviTé DE La GENDaRmERiE NaTiONaLE à L’OUEST

Net recul de la contrebande à la frontière

Lors d’une rencontre avec la presse consacrée à la présentation du bilan des activités du premier tri- mestre, les services de la police judiciare du comman- dement de la Gendarmerie nationale, relevant de la deuxième Région militaire, ont recensé le traitement de 212 affaires de trafic de drogue ayant permis l’ar- restation de 352 individus et la saisie de 174.485,4 kg de kif traité, 2.161,4 grammes de cocaïne et 48.116 unités de psychotropes. Ces opérations ont permis le démantèlement de 25 réseaux qui activaient dans le trafic de drogue. Durant la même période de l’année écoulée, on enregistre 269 affaires traitées, 369 indi- vidus arrêtés et la saisie de quantités de 14.027,3 kg de kif traité, 81.276 g de cocaïne et 12.082 comprimés de psychotropes. Ces affaires de lutte ont été menées en coordination avec les services de la Direction ré- gionale de sécurité de l’armée de la 2 e Région mili- taire (DRSa/2 e Rm), indique le chef de service de la police judiciare. Pour ce qui est de la contrebande au niveau de nos frontières algéro-marocaines, il a été enregistré, durant le 1 er trimestre 2016, une baisse de 73% dans les affaires traitées et de 83% dans le nom- bre de contrebandiers arrêtés, par rapport aux chiffres

P ublicite

El Moudjahid/Pub

ANEP 211237 du 10/04/2016

El Moudjahid/Pub

ANEP 211238 du 10/04/2016

Economie

9

EL MOUDJAHID

PRIX À LA PRODUCTION INDUSTRIELLE PUBLIQUE

Hausse de 2,3%

Les prix à la production industrielle du secteur public national, hors hydrocarbures, a enregistré une hausse de 2,3% en 2015 par rapport à 2014, a appris l’APS auprès de l’Office national des statistiques (ONS).

L’ indice des prix à la produc- tion industrielle mesure l’évolution des prix des

biens industriels (prix sortie d’usine) vendus sur le marché inté- rieur exceptés les produits importés et ceux destinés à l’export. En 2015, les prix des industries manufactu- rières publiques ont évolué de 1,4% par rapport à 2014, selon les don- nées provisoires de l’Office. Par secteur d’activité, la quasi-totalité des secteurs ont connu des augmen- tations, mais légères pour la plupart, de leurs prix au cours de l’année précédente 2015 par rapport à 2014, à l’exception du secteur de l’énergie qui a enregistré une très légère baisse de 0,1%. La hausse la plus importante a été enregistrée par l’in- dustrie des mines et carrières dont les prix ont augmenté de près de 29% entre janvier et décembre 2015. Cette importante augmenta- tion a été engendrée par l’évolution de 30,5% des prix d’extraction de phosphate en 2015 et de 3,1% de ceux d’extraction de la pierre, argile et sable alors que les prix d’extrac- tion du sel et des matières minérales

les prix d’extrac- tion du sel et des matières minérales se sont stabilisés et ceux d’extrac-

se sont stabilisés et ceux d’extrac- tion du minerai de fer ont baissé de 2,6%. Les industries diverses ont vu leurs prix croître de 2,8% durant l’année précédente et ceux des in- dustries agroalimentaires, tabac et allumettes ont affiché une hausse de 1,7%. Dans cette dernière filière, ce sont les prix de l’industrie des ta- bacs manufacturiers et allumettes qui ont progressé de 7,2% contre 0,6% et 0,4% pour, respectivement, la fabrication des produits alimen- taires à base d’animaux. Les prix de produits des autres branches (indus-

trie du sucre, fabrication de bois- sons, fabrication de conserves de fruits et légumes) se sont stabilisés en 2015, excepté l’industrie du lait qui a affiché une modeste baisse de 0,3%. Entre janvier et décembre 2015, les prix des matériaux de construction, céramique et verre fa- briqués par les entreprises étatiques ont enregistré une croissance de 1,6%, engendrée par la hausse de 2,5% des prix de fabrication des liants hydrauliques alors que l’en- semble des prix des autres maté- riaux n’ont pas changé. De même,

les prix dans les industries sidérur- giques, métallurgiques, mécaniques, électriques et électroniques (ISM- MEE) ont connu une petite augmen- tation de 1,5% en 2015, selon l’ONS. Dans cette filière, ce sont les prix de l’industrie mécanique pour équi- pements et de la fabrication des biens consommables mécaniques qui ont notamment augmenté avec, respectivement, 27,4% et 27,3% contre +12,6% pour la production des matériaux non ferreux. De leurs

côtés, les prix de l’industrie du tex- tile, bonneterie et confection ainsi que de l’industrie du bois, liège et papier pour impression ont marqué, chacun, une très petite hausse de 0,7% contre +0,3% pour l’industrie des cuirs et chaussures. Le secteur public industriel en Algérie compte

390 filiales (de 12 groupes) et entre-

prises, réparties en 11 secteurs et 50 branches d’activité, rappelle-t-on. L’enquête de l’ONS intègre l’en- semble de ces entreprises avec les

231 produits inscrits à la nomencla-

ture nationale des produits et des ac-

tivités industrielles.

COURS DES MATIÈRES PREMIÈRES

Les cours des matières premières ont évolué de manière irrégulière la semaine dernière, pris pour certaines dans la tourmente des inquiétudes sur la santé de l’économie mondiale et soutenus, pour d’autres à l’instar de l’or et du pétrole par des inquiétudes sur l’offre. Les cours du pétrole ont fini la semaine en nette hausse dans un marché semblant avoir bas- culé dans l’optimisme à neuf jours d’une réunion entre grands pays producteurs, perçue comme une chance d’amorcer un rééquilibrage de l’offre. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livrai- son en juin valait 41,88 dollars sur l’Interconti- nental Exchange (ICE) de Londres, contre 38,76 dollars une semaine plus tôt. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en mai a fini quant à lui à 39,70 dollars, contre 36,93 dollars le vendredi précédent. Le café et le sucre ont souffert la semaine dernière de l’affaiblissement du réal et de bonnes conditions météorologiques au Brésil tandis que le cacao n’est pas parvenu à bénéficier des prévisions de déficit. Les prix du sucre ont souffert en raison d’une perte de vi- gueur du réal brésilien face au dollar et de bonnes conditions météorologiques au Brésil, qui est aussi le premier producteur de sucre au monde avec 20% de parts de marchés. A Londres, la tonne de Sucre blanc pour livraison en août valait 420,50 dollars, contre 436,80 dollars la tonne pour livraison en mai le vendredi précédent. A New York, la livre de Sucre brut pour livraison en mai valait 14,31 cents, contre 15,18 cents sept

En ordre dispersé

jours auparavant. Les cours du café ont souffert des mêmes facteurs que ceux du sucre à savoir une dépréciation du réal face au dollar qui rend plus intéressant d’exporter à nouveau du café de- puis le Brésil, qui, avec 33% de parts de marché, ressort comme le premier producteur mondial de café, ont relevé les analystes. Par ailleurs, selon ces derniers, la nouvelle saison de récolte 2016/2017 vient juste de commencer au Brésil et devrait être bien meilleure que l’an dernier pour les grains noirs. Sur le Liffe de Londres, la tonne de Robusta pour livraison en mai valait 1.507 dol- lars vendredi, contre 1.485 dollars le vendredi précédent. Sur l’ICE Futures US de New York, la livre d’Arabica pour livraison en mai valait 119,55 cents, contre 126,80 cents sept jours au- paravant. Les cours du cacao ont évolué quant à eux en dents de scie signant de nouveaux plus bas mardi avant de remonter la pente et de parvenir à se stabiliser. A Londres, la tonne de Cacao pour livraison en juillet valait 2.153 livres sterling, contre 2.127 livres sterling pour livraison en mai le vendredi précédent. A New York, la tonne pour livraison en juillet valait 2.893 dollars, contre 2.890 dollars pour le contrat de mai sept jours plus tôt. Les cours du blé ont baissé à Chicago sur fond de bonne météo aux Etats-Unis, les prix du soja ont légèrement décliné face à une actualité réduite et le marché du maïs s’est rééquilibré en hausse. Le boisseau de blé pour mai, également le plus actif, valait 4,6025 dollars contre 4,7575 dollars auparavant (-3,26%). Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en mai, le contrat

le plus actif, a terminé vendredi à 3,6225 dollars, contre 3,5400 dollars en fin de semaine précé- dente (+2,33%). Le boisseau de soja pour mai, encore une fois le plus échangé, coûtait 9,1675 dollars contre 9,1825 dollars précédemment (- 0,16%). L’or a connu une semaine particulière- ment volatile, alternant entre gains et pertes avant de finalement s’afficher en légère hausse sur sept jours, bénéficiant d’un sentiment général d’aver- sion pour le risque que le ton prudent de la Ré- serve fédérale américaine (Fed) est venu conforter. Sur le London Bullion Market, l’once d’or a terminé à 1.239,50 dollars vendredi, contre 1.213,60 dollars le vendredi précédent. L’argent, considéré en général comme une alternative bon marché à l’or, a suivi le même mouvement haus- sier que ce dernier, quoique sa progression a été plus marquée. L’once d’argent a clôturé à 15,16 dollars, contre 15,38 dollars il y a sept jours. Les prix des métaux de base échangés sur le London Metal Exchange (LME) ont dans l’ensemble pâtit dans un marché sans grande actualité et souffrant de prises de bénéfices après une forte progression au premier trimestre. Sur le LME, la tonne de cui- vre pour livraison dans trois mois s’échangeait à 4.633,50 dollars vendredi, contre 4.825 dollars le vendredi précédent, l’aluminium valait 1.504,50 dollars la tonne, contre 1.533 dollars, le plomb valait 1.695 dollars la tonne, contre 1.720 dollars, l’étain valait 16.725 dollars la tonne, contre 16.655 dollars, le nickel valait 8.465 dollars la tonne, contre 8.400 dollars et le zinc valait 1.747 dollars la tonne, contre 1.836 dollars.

AGROALIMENTAIRE

Des opérateurs en Californie

Une délégation d’opérateurs écono- miques algériens va séjourner en Cali- fornie du 10 au 16 avril pour jauger les opportunités de partenariat avec les en- treprises américaines dans le domaine de l’agroalimentaire. Organisée par le Conseil d’affaires algéro-américain (USABC), la Fonda- tion Filaha et l’Agence du développe- ment économique de Kings County en Californie, la mission d’étude vise à mettre à profit l’expérience américaine dans l’agroalimentaire en vue de nouer des partenariats dans ce secteur straté- gique pour l’Algérie, a indiqué à l’APS M. Smail Chikhoune, président d’USABC. L’objectif de ce voyage d’affaires est de promouvoir les inves- tissements entre les deux pays, a souli- gné M. Chikhoune. La première mission organisée l’an- née passée s’est soldée par la conclu- sion d’une joint-venture entre le groupe Lacheb et le consortium améri- cain American International agriculture Group (AIAG) pour la création d’une ferme d’élevage de 20.000 vaches lai- tières, a-t-il rappelé. D’un coût initial de 100 millions de dollars, cette société dénommée El Firma (la ferme) sera basée dans l’ouest algérien entre Mos- taganem et Mascara. La mission donnera également l’oc- casion à un autre groupe algérien Tifra- lait pour faire avancer les négociations

avec le groupe AIAG sur un projet si- milaire à Ghardaia, a-t-il fait savoir. Il

a précisé que cette mission aidera les

opérateurs algériens à tirer profit de l’expérience américaine dans le secteur agroalimentaire, basée sur l’intensifica- tion, la spécialisation agricole et la maî- trise de l’ensemble de la chaîne

agroalimentaire qui regroupe la re- cherche, la production, la transforma- tion et la distribution. A cet effet la délégation algérienne visitera en Californie des champs de production agricole, des fermes d’éle- vage de vaches laitières, des unités de production de fourrage et d’aliments de

bétail ainsi que des unités de production

et de conditionnement de plusieurs pro-

duits agroalimentaires.

24.000 milliards de dollars Les assureurs présentent un risque grandissant pour la stabilité financière mondiale,

24.000 milliards de dollars

Les assureurs présentent un risque grandissant pour la stabilité financière mondiale, selon le FMI. L’industrie mondiale de l’assurance dispose actuellement d’actifs totaux estimés à 24.000 milliards de dollars.

Publicité

El Moudjahid/Pub

ANEP 211237 du 10/04/2016

El Moudjahid/Pub

ANEP 211238 du 10/04/2016

Dimanche 10 Avril 2016

Mo nd e

11

EL MOUDJAHID

EXPULSION DU PERSONNEL DE LA MINURSO DU SAHARA OCCIDENTAL OCCUPÉ

Une menace pour la sécUrité régionale

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) a indiqué que la décision des autorités d’occupation marocaines d’expulser le personnel de la MINURSO, des territoires sahraouis occupés, «menace la sécurité régionale».

L e Conseil a appelé l’ONU à «assumer pleinement sa res- ponsabilité en la matière».

Dans un communiqué parvenu hier à l’APS, le CPS de l’UA «condamne fermement la décision du Maroc d’expulser 84 fonctionnaires interna- tionaux, y compris le personnel de l’UA, et de la MINURSO, ainsi que son refus de la visite du secrétaire gé- néral de l’ONU à Rabat et à Laâyoun occupée». Cette décision constitue, «un précédent très dangereux et sape le mandat du Conseil de sécurité de l’ONU dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales», note le CPS dans son communiqué rendu public, à l’issue d’une réunion à Addis-Abeba sur la situation au Sa- hara occidental. À cet égard, le CPS rappelle que «la présence et le fonc- tionnement de la MINURSO décou- lent de la résolution 690 (1991) du Conseil de sécurité des Nations unies». Il souligne, en outre, que la décision du Maroc «aggrave davan- tage l’impasse actuelle dans le pro- cessus de paix (POLISARIO/Rabat), ravive les tensions au Sahara occi- dental et menace la sécurité régio- nale, à un moment où la communauté internationale se mobilise pour trou- ver une solution au conflit du Sahara

occidental, conformément à la léga- lité internationale. Le CPS appelle, à cet effet, le Conseil de sécurité de l’ONU, à «assumer pleinement sa responsabilité en la matière, afin d’exiger du Maroc l’annulation de sa décision d’expulser le personnel de la MINURSO». Il exhorte également

le personnel de la MINURSO». Il exhorte également le Conseil de sécurité a «réaffirmer le mandat

le Conseil de sécurité a «réaffirmer le mandat de la MINURSO, dans toute sa plénitude, y compris l’organisation d’un référendum pour l’autodétermi- nation du peuple du Sahara occiden- tal», et souligne la nécessité pour l’ensemble de la communauté inter- nationale de «continuer à soutenir les efforts déployés par le secrétaire gé- néral de l’ONU, Ban Ki-moon, et son envoyé personnel, Christopher Ross, en vue de la concrétisation de la so- lution au conflit, conformément à la légalité internationale». Dans ce contexte, le CPS de l’UA dit «atten- dre avec intérêt le renouvellement du mandat de la MINURSO à l’expira- tion de celui en cours, le 30 avril 2016, tel que décidé par le Conseil de sécurité dans sa résolution 2218 (2015). Il exhorte aussi le Conseil de

sécurité à prendre les mesures néces- saires pour garantir à cette mission, un mandat en matière des droits de l’homme, tenant compte de la néces- sité d’assurer «un suivi durable, in- dépendant et impartial». Le CPS réitère son appel au Conseil de sécu- rité à assumer pleinement sa respon- sabilité à cet égard, en vue de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable, pré- voyant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, dans un cadre conforme aux principes et buts des Nations unies, et exhorte l’Assem- blée générale de l’ONU à «fixer une date pour la tenue du référendum d’autodétermination» des Sahraouis, ajoute le texte. Il note par ailleurs, avec une «profonde préoccupation», que quatre décennies après le début

du conflit au Sahara occidental,

«aucun progrès n’a été accompli dans

la recherche d’une solution effective

au conflit». Le CPS s’est dit aussi

préoccupé par «la gravité de la situa- tion humanitaire dans laquelle vit le peuple du Sahara occidental, de la violation des droits de l’homme et de

la poursuite de l’exploitation illégale

(par le Maroc) des ressources natu- relles du territoire, au-delà des di- verses opinions et décisions pertinentes de l’UA et des organisa- tions internationales et régionales sur

la question». Par ailleurs, il félicite la

Cour de justice de l’Union euro-

péenne (UE) pour sa récente décision rendue le 10 décembre 2015, annu- lant l’accord de commerce sur les produits agricoles et de la pêche, conclu en mars 2012, entre le Maroc

et

l’UE, en raison du fait qu’il inclut

le

territoire du Sahara occidental oc-

cupé. Le CPS demande ainsi à toutes les parties concernées de «respecter la

décision de la Cour et de renoncer à conclure tout accord qui serait contraire à la souveraineté perma- nente du peuple sahraoui sur ses res- sources naturelles». Le CPS de l’UA

a adopté ces décisions après avoir

examiné, notamment une communi- cation faite par le Commissaire à la paix et à la sécurité sur la situation au Sahara occidental, et une mise à jour faite par l’Envoyé spécial de la pré- sidente de la Commission pour le Sa- hara occidental, l’ancien président du Mozambique, Joaquim Chissano.

DARFOUR (SOUDAN)

le dernier bastion rebelle repris par l’armée

Alors qu’un référendum sur le statut adminis- tratif du Darfour débutera demain, l’armée souda- naise a réussi à reprendre, vendredi, le dernier bastion des rebelles du Mouvement de libération du Soudan (MLS) — Faction Abdel-Wahid El- Nour, dans la région du Jebel Marra, situé dans cette région du Darfour-Central —, a annoncé le gouvernement. «Après s’être emparé des districts de Takno et de Kewi dans le Jebel Marra, les forces armées ont poursuivi leur avancée pour dé- truire le dernier bastion des forces d’Abdel-Wahid El-Nour dans le district de Sarong», a déclaré, vendredi, dans un communiqué le Bureau de presse du gouvernement de l’État. Le gouverne- ment du Darfour-Central organisera une grande

cérémonie aujourd’hui à Zalingei, chef-lieu de l’État, pour célébrer la prise du district de Sarong par les forces du gouvernement, ajoute le commu- niqué. L’armée soudanaise n’a pour l’instant pu- blié aucun commentaire concernant la prise de contrôle du dernier bastion des rebelles à Jebel Marra. Par ailleurs, le référendum sur le statut ad- ministratif du Darfour débutera demain et dont les principaux groupes rebelles ont annoncé leur boy- cott de la consultation. Les électeurs devront décider pendant trois jours s’ils veulent conserver la structure actuelle du Darfour -divisé en cinq États — ou la transfor- mer en une seule et même région. La première op- tion est soutenue par le président Omar El-Bachir,

mais critiquée par les observateurs qui affirment qu’elle renforce encore davantage le contrôle du pouvoir sur cette région d’environ 500.000 km², dont le sous-sol recèle d’importantes richesses (pétrole, uranium et cuivre). Les insurgés soutiennent que les combats ne sont pas propices à l’organisation d’une consulta- tion. Mais, pour M. El-Bachir, la situation est suf- fisamment stable pour qu’elle ait lieu. En 2003, des groupes armés estimant que leur région était marginalisée par Khartoum, ont lancé une rébel- lion. Le conflit a fait 300.000 morts, selon l’ONU, — 10.000, selon Khartoum — et plus d’un million de déplacés.

R. I.

IRAN — ÉTATS-UNIS

« les américains feraient mieux de quitter le Moyen-orient »

Les États-Unis devraient quitter le Moyen-Orient, pour permettre le re- tour de la stabilité, a déclaré hier le ministre iranien de la Défense en ré- ponse au secrétaire d’État américain qui avait dénoncé la veille «les ac- tions déstabilisatrices» de l’Iran dans la région. «Si les Américains pen- saient réellement à la stabilité dans la

région, ils feraient mieux de la quitter et de cesser de soutenir les terro- ristes», a déclaré le général Hossein Dehghan, selon le site de la télévision d’Etat. Les responsables iraniens accu- sent régulièrement les États-Unis de soutenir des formations rebelles en Syrie, où le régime, qui reçoit l’appui

de Téhéran, qualifie de «terroristes» tous les groupes armés qui s’oppo- sent à lui. Le secrétaire d’État américain John Kerry a dénoncé jeudi les «ac- tions déstabilisatrices de l’Iran dans la région», au terme d’une réunion avec ses homologues du Conseil de coopération du Golfe. Il a appelé

«l’Iran à prouver au monde qu’il veut être un membre constructif de la communauté internationale, contri- buer à la paix et à la stabilité, nous aider à mettre fin à la guerre au Yémen, et non la prolonger, et nous aider à mettre fin à la guerre en Syrie, pas à l’intensifier».

GRAND ANGLE realpolitik
GRAND ANGLE
realpolitik

l Le 11 avril 2015, Barak Obama et

Raoul Castro ont échangé, en marge du som- met des Amériques, une poi- gnée de mains qui a marqué d’une pierre blanche le ré- chauffement entre Washing- ton et La Havane. Un réchauffement annoncé au terme de plusieurs mois de tractations menées dans le

plus grand secret par les di- plomates des deux pays. La poignée de mains échangée a permis de tourner la page de plus d’un demi-siècle de conflit américano-cubain.

Depuis cette rencontre, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Le Président amé- ricain s’est rendu, les 21 et 22 mars dernier, à Cuba, pour une visite historique.

En fait, en se rencontrant en avril 2015, le Président amé- ricain et son homologue cu- bain ont tourné une page de l’histoire du monde. Leur tête-à-tête inédit a constitué surtout la confirmation de la

définition du lexique realpo-

litik qui désigne «la politique étrangère fondée sur le cal- cul des forces et l’intérêt na- tional». Aujourd’hui, la realpolitik est un élément in- contournable des relations internationales. Mais si de nombreux pays, dont cer-

taines puissances s’arrogent le droit de nouer des al- liances et des partenariats stratégiques en ayant pour seul point de mire les inté- rêts supérieurs de leur peu- ple, elles n’hésitent pas pour autant à dénier à d’autres pays le recours au même principe. Ce qui pousse à s’interroger : sur quelle base légale s’appuie-t-on pour justifier le fait que ce qui est valable pour les uns, ne l’est pas pour les autres ? Quelle est cette logique qui fait que les intérêts de certains peu- ples soient supérieurs à d’au- tres ? Logiquement, il ne saurait exister de discrimina- tion en droit international.

Pourtant, c’est le cas au- jourd’hui. Et parce qu’un pays est qualifié de «puis- sant», il estime qu’il peut faire ce qu’il veut. Mais une capitale, fusse-t-elle celle de la plus grande puissance du monde, peut-elle vraiment agir à sa convenance, en dé- cidant que tel pays est mis au ban de la communauté inter- nationale, parce que ses diri- geants lui tiennent tête, et venir décider, quelques an- nées après, que ce même pays et ses dirigeants sont fréquentables, car leur sou- tien est nécessaire dans le cadre de nouveaux enjeux et d’une recomposition géopoli- tique du monde ? À méditer. Nadia Kerraz

PRÉSIDENTIELLE À DJIBOUTI

ismaël omar guelleh réélu pour cinq ans

Le président de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh, a été réélu vendredi pour un mandat de cinq ans, au premier tour de l’élection pré- sidentielle, a annoncé le Premier ministre dji- boutien. «D’après nos projections, nous pouvons dire que le candidat de l’UMP (Union pour la majorité présidentielle Ismaël Omar Guelleh) a été élu dès le premier tour», a dé- claré en direct à la télévision nationale le Pre- mier ministre Abdoulkader Kamil Mohamed. Comme ce fut le cas lors de la précédente élec-

tion présidentielle en 2011, les résultats an- noncés ne portent pas sur 100% des bulletins de vote mais montrent que M. Guelleh a lar- gement franchi le cap des 50%. M. Guelleh, 68 ans, est donc réélu pour un quatrième man- dat consécutif de cinq ans, après avoir fait mo- difier la Constitution en 2010 pour en supprimer toute limitation. Il était opposé à cinq candidats, dont trois indépendants. L’op- position a estimé quant à elle que le score de 87% est «très loin de la réalité.

NAGORNY-KARABAKH

erevan et Bakou s’accusent mutuellement des bombardements

L’Arménie et l’Azerbaïdjan se sont mu- tuellement accusés hier d’être responsables des bombardements sur leurs territoires respectifs, en violation de l’accord de ces- sez-le-feu en vigueur depuis une journée, après plusieurs jours d’affrontements sur la question du Nagorny-Karabakh. Aucun affrontement n’a été signalé samedi matin par l’un ou l’autre depuis un échange de tirs au cours de la nuit de vendredi à sa- medi entre les deux voisins. Malgré un

cessez-le-feu négocié par Moscou, en vi- gueur depuis jeudi après plusieurs jours de combats meurtriers les plus graves depuis 1990, les affrontements ont continué :

deux personnes ont été tuées vendredi. Le ministre arménien de la Défense Seyran Ohanian a accusé l’Azerbaïdjan d’être à l’origine de 16 tirs, «y compris de gros ca- libre», sur la frontière dans la région nord de Tavush, ajoutant toutefois que les tirs avaient baissé en intensité.

Dimanche 10 Avril 2016

So cié t é

12

EL MOUDJAHID

INFIRMITÉ MOTRICE D’ORIGINE CÉRÉBRALE

QUELLE PRISE ENCHARGE ?

Ce sont près de 40.000 personnes souffrant d’Infirmité motrice d’origine cérébrale (IMOC) en Algérie, dont 8.000 enfants dans la seule wilaya d’Alger. Pour leur prise en charge, on compte à peine quatre centres spécialisés sur l’ensemble du territoire national. Ils ont été créés par des associations composées essentiellement de parents d’IMOC.

L’ Infirmité motrice d’ori- gine cérébrale est un handicap dû essentiel-

lement à des accidents de nais-

sance, causés par la faute des

adultes. Un tiers des handicaps chez les enfants est dû à une as- phyxie à la naissance, donc à une mauvaise prise en charge des nouveaux-nés durant les cinq premières minutes suivant

leur naissance

pital de Beni Messous, sur 10.000 naissances par an, 10% de cas d’asphyxie dans les pre- mières minutes de la naissance y sont enregistrés, soit 100 cas par an dont la plupart se développe en un handicap à vie pour l’en- fant. Un handicap défini comme étant une Infirmité motrice d’origine cérébrale. Le retard dans la réanimation du nouveau- né en difficulté respiratoire, un ictère non pris au sérieux, l’ab- sence d’une prise en charge adé- quate pour un problème bénin …. et c’est la vie du nouveau-né qui est à jamais détruite. Les vic- times de ces «erreurs» souffrent de multiples handicaps se tradui- sant, généralement, par une in- firmité physique pouvant aller jusqu’à 100% et souvent par des

Pour le seul hô-

crises convulsives nécessitant un traitement à long terme et des séances de rééducation fonction- nelle à vie. En plus de leur handicap phy- sique, ces enfants atteints d’In-

de leur handicap phy- sique, ces enfants atteints d’In- firmité motrice d’origine céré- brale ne sont

firmité motrice d’origine céré- brale ne sont pas reconnus socia- lement. On parle des handicapés moteurs, des non-voyants, des sourds-muets, mais jamais d’IMOC. Les structures spécia- lisées qui prennent en charge ces enfants intelligents mais diffé- rents, qui leur assurent, en même temps, la rééducation, la psycho- motricité, l’orthophonie et qui leur offrent une chance à la vie et à l’intégration, sont très rares. Quant à la scolarité de ces en- fants, on enregistre également une énorme faille, puisque aucun enfant atteint d’IMOC n’a pu être intégré dans des écoles classiques, et ce malgré l’exis- tence d’une loi qui considère

cette intégration comme un droit. C’est donc un autre pro- blème auquel les pouvoirs pu- blics n’ont pas trouvé de solution. Les différentes conventions signées entre le département de la Solidarité nationale et celui de l’Éducation n’ont pas débloqué la situation. L’enquête réalisée par la Fédération algérienne des personnes handicapées dans la wilaya d’Alger révèle qu’en ma- tière d’accès à l’éducation pour les enfants aux besoins spéci- fiques de grandes difficultés, liées à l’absence d’aménage- ments raisonnables, a un faible niveau éducationnel et à l’accès aux classes intégrées, sont rele-

vées. La scolarisation de tous les enfants et adolescents, quelles que soient les déficiences ou ma- ladies qui perturbent leur déve- loppement ou entravent leur autonomie, est un droit constitu- tionnel. Malheureusement, au- jourd’hui, de nombreux enfants atteints de maladies handica- pantes ne sont pas scolarisés ou rencontrent de grandes difficul- tés pour l’être. Des efforts sont consentis par le ministère de l’Éducation nationale pour la scolarisation de ces enfants, mais ils sont en deçà des attentes et de la demande. L’introduction des classes intégrées pour handi- capés dans les établissements scolaires peine à se frayer un chemin alors qu’il y a urgence. Les responsables auprès du mi- nistère de l’Éducation admettent que la généralisation de cette formation est loin d’être une si- nécure. Ils reconnaissent que beaucoup d’obstacles entravent la réussite de cette intégration… Le manque de moyens pédago- giques, la non spécialisation de l’encadrement et l’absence du statut et des postes budgétaires pour les accompagnatrices sont autant de problèmes rencontrés sur le terrain. Face à toutes ces difficultés, les IMOC n'ont pas d'autre choix que de prendre leur mal en patience en attendant des jours meilleurs. Farida Larbi

BILAN DES ACTIVITÉS DE LA POLICE À TIZI OUZOU

266 opérations coup-de-poing

Dans le cadre de leurs acti- vités, les services de la sûreté de wilaya de Tizi Ouzou, ont eu à traiter durant le mois de mars écoulé différentes affaires rela- tives aux crimes et délits contre les personnes, les biens, à l’or- dre public, aux infractions aux législations, atteintes à la pu- deur, ainsi que de la criminalité sous toutes ses formes. Au cha- pitre des affaires relatives aux crimes et délits contre les per- sonnes, (coups et blessures vo- lontaires, menaces et injures, etc.), les services de la police judiciaire ont traité durant la pé- riode indiquée 96 affaires, met- tant en cause 129 personnes, selon le bilan rendu public jeudi dernier. 67 des 129 personnes mises en cause dans ces affaires ont été présentées au parquet, qui a ordonné la mise en détention préventives de 5 personnes, la citation à comparaître de 61, le contrôle judiciaire pour une autre et la transmission de 50 dossiers judiciaires au parquet dans le cadre de ces mêmes af- faires. Concernant les affaires relatives aux crimes et délits contre les biens, (atteinte aux biens, vols simples et dégradation), les mêmes services ont eu à traiter 39 affaires, impliquant 62 personnes, dont une 5 femme et autant de mineurs. Sur les 62 personnes impliquées dans ces affaires, 26 ont été pré- sentées au parquet qui a ordonné 9 mises en détention préventive, 16 citations à compa- raître, une liberté provisoire, alors que 24 dossiers judiciaires ont été transmis au par- quet. Au volet relatif aux infractions à la lé- gislation des stupéfiants et substances psychotropes, les services de la police judi- ciaire de la sûreté de wilaya de Tizi Ouzou ont traité, durant le même mois, 13 affaires mettant en cause 19 personnes, dont un mi- neur. Neuf personnes ont été placées en dé- tention préventive, une sous contrôle

placées en dé- tention préventive, une sous contrôle judiciaire, quatre en liberté provisoire, trois citées à

judiciaire, quatre en liberté provisoire, trois citées à comparaître et 3 dossiers transmis au parquet, lit-on dans ce communiqué- bilan. Durant la même période, les mêmes services ont eu à traiter 41 affaires liées aux crimes et délits contre la chose publique (ivresse publique et manifeste, conduite en état d’ivresse, outrage à corps constitué), dans lesquelles sont impliquées 46 per- sonnes, dont 6 ressortissants étrangers et 2 mineurs. Sur les 7 personnes qui ont été présentées au parquet dans le cadre de ces affaires, 2 ont été placées en détention pré- ventive, 4 citées à comparaître, 1 liberté provisoire, tandis que 39 dossiers judi- ciaires ont été transmis au parquet, lit-on dans le communiqué de la sûreté de wilaya. Deux affaires relatives aux atteintes aux fa- milles et bonnes mœurs dans lesquelles sont impliquées 6 personnes, dont 2 femmes, ont été également traitées durant le mois de mars. Présentées au parquet, une femme a été placée en détention préventive et cinq autres laissées en liberté provisoire. Au volet relatif aux infractions économiques et financières, les mêmes services ont traité 19 affaires impliquant 21 personnes, dont la mise sous mandat de dépôt d’une personne,

six citations à comparaître et constitution de dossiers judi- ciaires à l’encontre de 14 autres. Dans le cadre de la lutte contre la criminalité urbaine, 266 opéra- tions coup-de-poing ont été, par ailleurs, menées durant la pé- riode considérée, ciblant 276 points (quartiers sensibles, lieux publics, cafés maures, marchés, gare routière et chantiers de construction). 2.720 personnes ont été contrôlées durant ces opérations. 57 d’entre elles ont été présentées au parquet pour divers délits, à savoir 6 pour port d’armes prohibé, 8 pour déten- tion de stupéfiants, 22 faisant objet de recherches et 3 pour sé- jour irrégulier et 18 pour divers autres dé- lits. Ces opérations se sont soldées par la mise en détention préventive de 11 per- sonnes. En matière de sécurité publique, le service concerné a recensé 17 accidents de la circulation au cours desquels une per- sonne a trouvé la mort et 20 personnes ont été blessées, 50 mises en fourrière, 1.714 contraventions, 391 retraits de permis de conduire et 276 opérations de contrôle et d’intervention, selon toujours le bilan rendu public. Durant la même période, pas moins de 4.386 usagers de la route ont été sensi- bilisés par les services de police, en colla- boration avec les différents partenaires. Enfin, dans le cadre du suivi et gestion des commerces réglementés, le service de po- lice générale et réglementation a procédé, durant cette même période, à l’exécution de 7 arrêtés de fermeture de débits de boissons alcoolisées, en plus de la proposition de fer- meture de 8 débits de boissons de diffé- rentes catégories, de 80 sorties sur le terrain avec la commission de surveillance et de contrôle des installations classées et 85 contrôles et suivis (divers commerces). Bel. Adrar

REGARD
REGARD

L’Algérie en mouvement

l Nous sommes toujours heureux d'entendre dire que l'Algérie est un

pays de longue histoire humaine, car il n'y a là que justice rendue à son parcours multimillénaire enfin réhabilité. Mais nous sommes en même temps fatigués d'entendre dire aussi que notre pays est tout autant historique, mais en référence à un passé seulement, pour ne pas dire exclusivement, médiéval. Si magnifiées que soient les valeurs arabo- islamiques qui font, certes, partie des soubassements actuels de la personnalité algérienne, nous ne voulons pas, ne voulons plus que l’histoire multimillénaire de notre pays soit réduite à cette seule période-là. Et puis, l'Algérie n'appartient pas qu'au passé. Notre place n'est pas seulement au musée, même si, sous d’autres angles d’approche, on devrait avoir beaucoup de respect pour cette institution culturelle. En clair, l'Algérie doit être parmi les nations en mouvement. Mouvement scientifique, technique et technologique s’entend. Et, par incidence, mouvement sociétal. Et dire qu'il est des lieux tout proches où les mutations ne cessent de s'opérer, souvent de façon fulgurante ! Où des dogmes et tabous partent en lambeaux, comme de vieilles écorces. Où des idées neuves trouvent leur point d'application. Et servent de leviers pour progresser. Hé oui, force nous est d'admettre que nous ne sommes pas assez attentifs à cette montée des peuples les uns par rapport aux autres. L'évidente insuffisance, sinon l'inexistence pure et simple de la veille scientifique, technique et technologique et le matraquage idéologique ayant produit les déviances absolutistes les plus effarantes, nous nous comportons comme si cette compétition planétaire ne nous concerne pas, ne nous concerne plus. On ne peut pourtant ignorer que les États- Unis, dont on admet volontiers qu'ils sont aujourd'hui les plus puissants au monde, n'existaient guère il y a un peu plus de deux siècles. Et la Russie, il y a un peu

moins d'un siècle, était peuplée en grande partie de moujiks. À bien y regarder, il n'y

a pas de situation acquise, il n'y a que les

situations qu'on se fait. Et qui permettent,

il va sans dire, de mieux s'insérer dans

l'universalité. Tout change. Plus vite nous

y serons, mieux cela vaudra. Jusqu'à

quand va-t-on continuer de ne pas comprendre, de nier cette évidence que l'avenir est aux ouvertures scientifiques, techniques, culturelles et autres ? Que l'avenir est à l'intelligence moderne, pas à l’intelligence archaïque ? Que de nos jours rien de ce qui est cloisonné ne peut résister indéfiniment ? Jusqu'à quand va- t-on continuer de ne parler savoir et

connaissance qu'un seul jour de l'année, un seul jour sur 365, le 16 avril en l’occurrence, et de surcroît à l'ombre d'un obscurantisme qui, lui, ne cesse malheureusement de progresser durant les 364 jours restants, autrement dit chaque jour que Dieu fait ?

Kamel Bouslama

Sans

VISA

 

Dix

personnes sont mortes en Californie,

dans l'ouest des États-Unis, en moins de deux semaines, et des dizaines d'autres ont été victimes d'overdoses à cause d'un puis- sant antidouleur vendu illégalement et létal à faible dose. L'épidémie d'overdoses a commencé fin mars près de Sacramento, dans le nord de la Californie, lorsque des victimes âgées

de 16 à 67 ans ont ingéré des pilules qu'ils pensaient être du Norco, un antidouleur vendu sur ordonnance. Les pilules blanches qu'ils ont achetées dans la rue contenaient en fait du Fenta- nyl, un analgésique opiacé considéré comme étant 25 à 50 fois plus puissant

que

l'héroïne et 50 à 100 fois plus que la morphine.

Dimanche 10 Avril 2016

Cult ure

13

EL MOUDJAHID

Chérif lardaâ, éditeur :

« Rédha Houhou UNE RÉFÉRENCE DES ARTS ET LETTRES »

Nous avons eu l’occasion, récemment, de présenter toute l’œuvre de Rédha Houhou sous la forme de plusieurs publications, à travers une note de lecture. Nous revenons dans cet entretien avec l’éditeur qui a évoqué avec nous sa nouvelle maison d’édition, entre autres les ficelles du métier. Ce dernier, nous a, en outre, expliqué le choix de cet écrivain auquel il a voulu rendre hommage.

Faites-nous une petite présentation de votre maison d’édition « Makamat » ? makamat éditions a été créée en 2009, nous avons édité une quarantaine d’ouvrages qui propose une large palette de genres livresques aux lecteurs. Nous avons édité de la littérature notamment, entre nouvelles, poésie et roman, des pièces de théâtre, publications sur le patrimoine culturel, sur la société de l’algérie profonde, ainsi que certains ouvrages sur l’urbanisme dont le dernier « etude sur le terrain sur le bâti islamique à tamantit ». Nous avons édité également les écrits de mustapha kateb en deux langues, à savoir l’arabe et le français, ainsi que les articles de presse, les contributions littéraires et les critiques de mohamed dib. Je veux préciser à l’oc- casion la forte présence des jeunes dans les récentes publications, la jeunesse s’intéresse de plus en plus à l’écriture et c’est un bon signe.

Pourquoi votre choix a porté spécialement sur Ahmed Rédha Houhou ? on ne peut parler de la culture algérienne sans pour autant, longuement et profondément s’étaler sur l’œuvre de rédha houhou. malheureusement pour nous la plupart de ses œuvres n’ont pas été pu- bliées. rédha houhou fait partie de cette génération active qui constitue la locomotive des arts et lettres algériens, cette génération active entre les années 1920 et 1960 étaient leaders et fondateurs de plu- sieurs choses, une génération ouverte aux expé- riences artistiques universelles de l’époque tout en

Ph : T. Rouabah
Ph : T. Rouabah

med rédha houhou, des contes et poèmes dont cer- tains déjà publiés en algérie. J’ai réalisé en 1981 une longue interview avec kateb Yacine, et il a insisté pour dire qu’ahmed rédha houhou est un auteur que la nouvelle géné- ration de chercheurs universitaires doit étudier, ana- lyser et présenter aux générations futures. il m’a ajouté qu’il a été assassiné par l’armée française par crainte d’aller vers l’indépendance avec une élite in- tellectuelle susceptible de bâtir les socles du savoir. ahmed rédha houhou est un grand auteur qui mé- rite beaucoup de recherches, j’invite les jeunes à continuer ces travaux afin de mieux comprendre son discours et sa pensée.

Quelles sont les entraves des métiers de l’édi- tion en Algérie ? il y a beaucoup de problèmes qui font que l’édi- tion en algérie n’arrive toujours pas à atteindre le haut niveau. il y a d’abord le problème de la distri- bution qui altère énormément la bonne démarche de l’édition d’un livre et de sa promotion. il y a d’autres facteurs indirects par l’exemple l’absence de la pas- sion de lire chez la nouvelle génération, mais aussi l’école qui est en train de rompre son engagement d’encourager la lecture, sans oublier les médias et la presse qui, faut-il le mentionner, souvent ne jouent pas leur rôle de promouvoir et présenter les récentes publications et les œuvres artistiques de façon géné-

rale. Propos recueillis par Kader B.

étant ancrée dans le patrimoine culturel national et les us et coutumes de la société. Ces caractéristiques ont donné aux écrits de ces auteurs la spécificité d’être à la fois authentiques et renouvelés avec les données de l’époque. les peuples ont toujours be- soin de se reposer sur leurs grands écrivains et in- tellectuels afin de mieux bâtir l’avenir, il était important de revisiter l’œuvre d’ahmed rédha hou- hou et de la porter à l’attention du grand public afin de mieux connaître cet auteur d’exception. Je me suis reposé sur ma relation avec le chercheur ahmed menour qui m’a proposé les textes de théâtre d’ah-

CaravaNe artistique

Participation massive des artistes

le directeur de l’office national de la culture et de l’information, m. lakhdar Bentorki, a animé hier à la salle el mougar un point de presse à l’occasion du lancement d’une cara- vane artistique qui sillonnera la plu- part des wilayas du pays. une activité qui s’inscrit dans le cadre de la mani- festation « Constantine, capitale de la culture arabe 2015 ». À cette occasion, m. Bentorki a déclaré : « Cette première caravane va sillonner 37 wilayas et 350 artistes prendront part à cet événement ». pour ce qui est de la deuxième cara- vane qui prendra le départ le 15 du mois en cours, l’intervenant a indiqué que 150 artistes y participeront et va traverser 39 wilayas. il nous a révélé

également que la chanteuse libanaise majda el-roumi animera un concert le 13 avril à Constantine et qu’un spectacle musical arabo-maghrébin est prévu dans la même ville le 15 du mois en cours avec la participation de plusieurs chanteurs du monde arabe à l’exemple de Walid toufik du liban, diana karazon de Jordanie et ammar hassan de palestine. selon notre interlocuteur, la clôture de la manifestation « Constantine, capitale de la culture arabe 2015 » prévue le 16 avril, sera marquée par un gala ar- tistique dédié à l’héritage musical constantinois en plus d’un autre voué au Chaâbi, en précisant qu’environ 970 artistes venant de plusieurs ré- gions d’algérie y prendront part. il a

Ph : Nacéra
Ph : Nacéra

également indiqué qu’un autre concert algéro-tunisien est attendu pour « transmettre le flambeau » à la tunisie qui accueillera à son tour

cette manifestation et ce, en présence des ministres de la Culture des deux pays. avant de terminer, m. Bentorki a fait savoir, concernant le bilan de la- dite manifestation, qu’il reste encore une semaine avant que cet événement ne prenne fin et qu’il est un peu tôt pour en parler, tout en affirmant que « le programme a été appliqué à la lettre » avec 48 semaines culturelles algériennes, 11 semaines culturelles arabes et plus de 18 semaines cultu- relles étrangères en plus des autres activités culturelles organisées au cours du mois de ramadan et tout au long de la saison estivale de l’année

passée. Mourad Mancer

Nouvelle expositioN de NoureddiNe ferroukhi

« Brin d’amour »

le plasticien algérien, Noureddine ferroukhi, célèbre le désir et revisite avec un œil neuf les mythes et traditions amoureux du maghreb et de la méditerranée dans « Brin d’amour », sa dernière exposition personnelle inaugurée vendredi dernier àalger.absent de la scène artistique algérienne de- puis 2008, Noureddine ferroukhi expose jusqu’au 22 avril à la galerie el Yasmine (banlieue d’alger) une trentaine d’œuvres, réalisées en 2010 et 2015, où l’expression picturale de l’amour se manifeste par la profusion des motifs et l’univers fantastique déployé dans des tableaux d’apparence figurative. entre acryliques sur toile de format moyen et séries de petites encres et acryliques sur papier, ces œu- vres évoquent des mythes comme ceux d’eros et d’orphée, des états comme la nostalgie et la jalou- sie ou encore des traditions nuptiales du maghreb tels que le bain et la toilette de la mariée. fastueux par leurs couleurs et impressionnants de minutie par la richesse de leurs détails, ces tableaux tirent également leur puissance dans la capacité à propo-

ser une narration au visiteur, un fort potentiel de suggestion remarqué par des connaisseurs présents au vernissage de l’exposition. Cela s’illustre par exemple dans « le baiser », un acrylique sur toile où un couple entouré d’oiseaux étranges est épié par une femme derrière un rideau, ou encore dans « Nostalgie du matin » où un homme avec une ché- chia et une canne est adossé, pensif, à une colonne entourée par un serpent, tandis qu’une femme de taille plus petite apparaît à gauche du tableau l’in- vitation à la rêverie se trouve d’ailleurs renforcée dans les toiles qui renvoient aux grands mythes amoureux du bassin méditerranéen et plus encore dans les séries d’encres sur papiers où les person- nages hybrides, animaux et humains, sont entourés de fragments de textes et de symboles divers. avec cette démarche esthétique, Noureddine ferroukhi dit avoir voulu se détourner des images univer- selles de l’art occidental », en reprenant son utili- sation des mythes dans la représentation de l’amour en peinture avec des référents du « patrimoine

arabo-musulman ». « Nous avons plus de facilité à dire l’amour dans d’autres arts comme la musique ou la danse qu’à travers l’image », note cet ensei- gnant de l’histoire de l’art qui qualifie ses travaux de « travail de suggestion » et de représentation de l’amour au sens « sacré » du terme. evoquant cette nouvelle exposition, éloignée de ces précédents travaux d’installations en europe, l’artiste parle de « défi » de retourner à la peinture, une expression qui estime en voie de disparition dans l’art contemporain. enseignant à l’école su- périeure des Beaux-arts d’alger, Noureddine fer- roukhi compte à son actif de nombreuses expositions collectives en algérie, en europe et dans d’autres pays du maghreb ainsi que cinq ex- positions personnelles depuis 1986. en 2001, il fonde avec d’autres plasticiens algériens (sergoua, hellal, Bouras) le groupe « essabaghine » qui plai- dait pour le renouveau de l’art algérien et l’indé- pendance des artistes au lendemain de la décennie 1990 de violence terroriste.

LECOINDUCOPISTE
LECOINDUCOPISTE

Le design arabe

l Dans le cadre de la coopération culturelle

avec les Pays-Bas, on signalera l’intéressante conférence dans le domaine des arts plastiques à travers leur expression la plus contemporaine et moderniste à savoir le design arabe, prévue aujourd’hui à la Bibliothèque nationale à partir de 15 heures. L’invité spécial est le designer libano-néerlandais Tarek Atrissi connu dans le monde entier pour sa conception graphique originale incluant la calligraphie arabe. Cet artiste de renommée internationale, naviguant avec ses ingénieuses découvertes entre l’Orient et l’Occident, est apprécié dans les pays arabes pour sa touche et ses idées novatrices et singulières dans ce domaine. Sa compétence artistique n’est plus à démontrer tant il a investi et multiplié les espaces d’expressions en opérant une sorte de mixage graphique entre les deux civilisations. Son travail graphique, qu’il pratique avec un esprit toujours à l’affût des explorations les plus inédites et avant-gardistes, lui a permis de recevoir plusieurs prix et distinctions dans sa jeune carrière. Ce Libanais d’origine s’est fait remarquer dans les années 2000 avec notamment la création d’un studio qui propose une nouvelle approche culturelle et typographique qui avait attiré un nombreux public aux Pays- Bas, ce dernier a été séduit par les projets de ce designer qui explore toutes les possibilités graphiques, des projets qui ont laissé une influence significative sur le paysage contemporain du Moyen-Orient. Né à Beyrouth, l’artiste a vécu et étudié au Liban, les Pays-Bas, le Qatar, Dubaï, l’Espagne et les Etats- Unis. Il enseigne et donne des conférences sur la culture visuelle dans les universités de plus de 20 pays différents. Ce créateur a mis au point dans le studio sur l’image un élément clé sur la conception graphique de type culturel arabe. La communication que notre invité donnera s’inscrit dans le cadre de l’exposition sur « l’Art du livre islamique ». Elle sera donnée en langue française et Tarik Atrissi en profitera pour donner l’image enterrée dans des clichés répétitifs alors que le design, comme l’expliquera l’intervenant, est la représentation visuelle et historique tenant nécessairement compte d’un environnement socioculturel. A noter que des workshops seront organisés les deux jours qui suivront cette conférence qui permettra certainement au public algérien d’avoir une autre vision de la culture graphique telle qu’elle se pratique en Orient.

L. Graba

formatioN théâtrale

Une nouvelle promotion à Oran

l’association culturelle el-amel d’oran a organisé vendredi, la sortie de la 11 e promotion de jeunes comédiens après un stage de forma- tion aux techniques théâtrales. une vingtaine de jeunes talents ont été formés dans le cadre de ce cursus qui s’est tenu de janvier à la fin mars écoulé au petit théâtre de l’association organisatrice présidée par le comédien moha- med mihoubi. la cérémonie de clôture de ce stage a été marquée, vendredi dernier, par la

présentation d’un nouveau spectacle intitulé « enjareb » (j’expérimente), interprété par la nouvelle promotion sur la scène du théâtre ré- gional abdelkader-alloula (tro). ecrite et mise en scène par mihoubi, cette œuvre artis- tique consiste en un montage théâtral dont le contenu focalise sur les vécus sociaux en les re- latant avec beaucoup d’humour. la nouvelle promotion a été baptisée du nom du regretté hammouda Bachir, comédien

du tro décédé en décembre 2015 des suites d’une maladie. la particularité du stage de

cette année réside dans sa dimension régionale,

a indiqué mihoubi, précisant que les bénéfi-

ciaires sont issus des wilayas d’aïn témou- chent, oran, mascara, saïda et tiaret. la nouvelle édition a été également marquée par la formation de cinq animateurs de spectacles dans le cadre d’une première promotion dédiée

à ce segment artistique, baptisée quant à elle du

nom de Boudahri samir en hommage pos- thume à ce comédien qui fut membre de l’as- sociation el-amel. la précédente promotion, sortie en janvier 2015, était composée de 25 jeunes talents dont le stage de formation avait été clôturé par la présentation du spectacle « ana nelaab » (moi, je joue) avec un hommage au défunt Cherif hadjam, plus connu sous son nom de scène « h’mimiche ».

dimanche 10 avril 2016

Vie pratique

21

EL MOUDJAHID

Vie religieuse horaires des prières de la journée du dimanche 2 radjeb 1437 correspondantau10avril2016 :
Vie religieuse
horaires des prières de la journée du dimanche 2 radjeb 1437
correspondantau10avril2016 :
- Dohr
12h49
- Asr
16h28
- Maghreb
19h22
- Ichaa………………
20h44
lundi3radjeb1437correspondantau
11avril 2016 :
- Fedjr
04h49
- Echourouk
06h19
QUOTIDIENNATIONALD’INFORMATION
Edité par l’EPE-SPA
ELMOUDJAHID
au capital social de 50.000.000 DA
20, rue de la Liberté,Alger
Téléphone : 021.73.70.81
Président-Directeur Général
de la Publication
Achour ChEurfi
Directeur de la rédaction
Mohamed Koursi
rédacteur en chef
Kamal oulMANE
DirECtioN GENErAlE
Téléphone : 021.73.79.93
Fax : 021.73.89.80
DirECtioN DE lA rEDACtioN
Téléphone : 021.73.99.31
Fax : 021.73.90.43
internet : http://www.elmoudjahid.com
E-mail : elmoudjahid@elmoudjahid.com
BurEAuX rEGioNAuX
CoNstANtiNE
100, rue Larbi Ben M’hidi
Tél. : (031) 64.23.03
orAN
Maison de la Presse
3, place du 1 er Novembre : Tél. : (041) 29.34.94
ANNABA
2, rue Condorcet : Tél. : (038) 86.64.24
BorDJ Bou-ArrEriDJ
Ex-siège de la wilaya
Rue Mebarkia Smaïl, B.B.A. 34000
Tél/Fax : (035) 68.69.63
siDi BEl-ABBEs
Maison de la presse Amir Benaïssa
Immeuble Le Garden, S.B.A.
Tél/Fax : (048) 54.42.42
BEJAiA :
Bloc administratif, rue de la Liberté.
Tél/Fax : 034.22.10.13
tiZi ouZou :
Cité Mohamed Boudiaf (ex-2.000 logts)
Bâtiment 3, 1 er étage, Nouvelle ville
Tél. - Fax : (026) 21.73.00
tlEMCEN :12, place Kairouan
Tél.-Fax : (043) 27.66.66
MAsCArA : Maison de la Presse
Rue Senouci Habib
Tél.-Fax : (045) 81.56.03
CENtrE AiN-DEflA :
Cité Attafi Belgacem (Face à la Poste)
Tél/Fax: 027.60.69.22
PuBliCitE
Pour toute publicité, s’adresser
à l’Agence Nationale de Communication d’Edition et de
Publicité “ANEP”
AlGEr : 1, avenue Pasteur
Tél. : (021) 73.76.78 - 73.71.28 - 73.30.43
Fax : (021) 73.95.59 - Télex : 56.150
Télex : 81.742
orAN : 3, rue Mohamed Khemisti
Tél. : (041) 39.10.34
Fax : (041) 39.19.04 - Télex : 22.320
ANNABA :
7, cours de la Révolution
Tél. : (038) 84.86.38 : Fax : (04) 84.86.38
Régie publicitaire
EL MOUDJAHID
20, rue de la Liberté, Alger : Tél./Fax : 021 73.56.70
ABoNNEMENts
Pour les souscriptions d’abonnements, achats de journaux
ou commandes de photos, s’adresser au service commercial
: 20, rue de la Liberté, Alger.
CoMPtEs BANCAirEs
Agence CPA Che-Guevara - Alger
Compte dinars n° 102.7038601 - 17
Agence BNA Liberté
- Dinars : 605.300.004.413/14
- Devises : 605.310.010078/57
Cptes BDL - Agence Port Saïd
- Dinars : 005.00 107.400.247 86 20.28
- Devises : 005.00 107.457.247 86 20.28
Edité par l’EPE-SPA
EL MOUDJAHID
Siège social : 20, rue de la Liberté, Alger
iMPrEssioN
Edition du Centre :
société d’impression d’Alger (siA)
Edition de l’Est :
société d’impression de l’Est, Constantine
Edition de l’Ouest :
société d’impression de l’ouest, oran
Edition du Sud :
unité d’impression de ouargla (siA)
unité d’impression de Béchar (siA)
DiffusioN
Centre : EL MOUDJAHID
tél. : 021 73.94.82
Est : sArl “soDiPrEssE” :
tél-fax : 031 92.73.58
ouest : sArl “sDPo”
tél-fax : 041 46.84.87 : sud : sArl “tDs”
tél-fax : 029 75.02.02
france : iPs (international Presse service)
tél. 01-46-07-63-90
Les manuscrits, photographies ou tout autre document et
illustration adressés ou remis à la Rédaction ne sont pas
rendus et ne peuvent faire l’objet d’une réclamation

CONDOLÉANCES

Le Président, les Membres du Conseil d'Administration, la Directrice Générale, les Membres du Conseil Syndical et l'ensemble des cadres et personnel de la Mutuelle de l'Industrie du Pétrole (MIP), très touchés par le décès du Moudjahid Mohamed Said MAZOUZI, père de Monsieur Amine MAZOUZI Président-Directeur Général de la Sonatrach, présentent à ce dernier et à toute sa famille leurs sincères condoléances et les assurent de leur profonde sympathie en cette douloureuse circonstance. Puisse Dieu l'accueillir en Son Vaste Paradis. «A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.»

El Moudjahid/Pub du 10/04/2016

DÉCÈS

DÉCÈS

La famille ARAB d’Alger, de Nice et d’Aïn El-Hammam (Michelet) a la douleur de faire part du décès de son cher et regretté père et grand-père

du décès de son cher et regretté père et grand-père ARAB SALEM Moudjahed. L’enterrement aura lieu

ARAB SALEM

ARAB SALEM
Moudjahed. L’enterrement aura lieu aujourd’hui 10/04/2016 à Aïn El- Hammam (Taourirt Amrane). Prions Dieu

Moudjahed. L’enterrement aura lieu aujourd’hui 10/04/2016 à Aïn El- Hammam (Taourirt Amrane). Prions Dieu out-Puissant de lui accorder Sa miséricorde et de l’accueillir en Son vaste paradis.

El Moudjahid / Pub du 10/04/2016

El Moudjahid/Pub du 10/04/2016

PENSÉE

IL y a de cela deux ans que nous quittés à jamais notre cher père, époux

BENSOUIAH AISSA

En ce pénible souvenir ; ces en- fants et sa femme demandent à tous ceux qui l’ont connu et aimé d’avoir une pieuse pensée en sa mémoire et prient le Bon Dieu de lui accorder sa miséri- corde et de l’accueillir dans son vaste paradis. Repose en paix DIDI. Nous ne t’oublierons jamais.

El Moudjahid/Pub du 10/04/2016

ENTREPRISE NATIONALE DE PROMOTION IMMOBILIERE

ENTREPRISE NATIONALE DE PROMOTION IMMOBILIERE EPE-SPA/E.N.P.I Capital:1.000.000.000,00DA DIRECTION REGIONALE DE

EPE-SPA/E.N.P.I

Capital:1.000.000.000,00DA

DIRECTION REGIONALE DE CONSTANTINE DIRECTION DE PROJETS BATNA NIF: 000916098323607

AVIS D'INFRUCTUOSITÉ Appel d'offres national restreint

N°14/DPB/2016

L'Entreprise Nationale de Promotion Immobilière, Direction de Projets de Batna, déclare infructueux l'appel d'offres national restreint n°14/DPB/2016 portant sur le gardiennage de la cité des 70 logements promotionnels libres + 28 locaux de commerce à ZHUN, cité 1000 logements à Barika, wilaya de Batna, lancé dans les quotidiens EL NASR et El MOUDJAHID du 20/03/2016 en raison de la non-réception d'aucune offre.

El Moudjahid/Pub

ANEP 25012632 du 10/04/2016

CONDOLÉANCES

Le Président et les membres du Comité de Direction, le Secrétaire général ainsi que l'ensemble du personnel de l'Agence Nationale pour la Valorisation des Ressources en Hydrocarbures (ALNAFT) présentent leurs sincères condoléances à Monsieur MAZOUZI Amine, Président-Directeur Général de SONATRACH, suite au décès de son père et l'assurent, en cette douloureuse circonstance, de leur profonde compassion. «À Allah nous appartenons et à Lui nous retournons.»

El Moudjahid/Pub

ANEP 412492 du 10/04/2016

République Algérienne Démocratique et Populaire Wilaya de Mila Daïra de Tadjenanet Commune de Benyahia Abderrahmane

AVIS D’ANNULATION d'attibution provisoire

Code fiscal n° 098443095110625

Conformement à l'article 114 du décret presidentiel n°10-236 du 07 octobre 2010, modifié et completé, portant réglementation des marchés publics, le président de l'Assemblée populaire communale de la commune de Benyahia-Abderrahmane, Wilaya de Mila, informe l'ensemble des soumissionaires que l'attribution provisoire à :

EURL Bouras Abdesalem Travaux publics Tadjenanet

pour un montant de : 13.641.966.00 DA et un delai de realisation de : 05 mois concernant le projet : Aménagement de la route reliant mechta Maatoug à l'école Salama Ammar sur 2,6 km, paru dans les quotidiens nationaux (Edough News en date du 30 septembre 2015 et El-Moudjahid en date du 01 octobre 2015) est annulée par la commission communale des marchés en date du 30/03/2016 à cause d'incompatibilité.

El Moudjahid/Pub

ANEP 25098301 du 10/04/2016

Dimanche 10 Avril 2016

El Moudjahid/Pub du 10/04/2016

Sports

22

EL MOUDJAHID

CHAMPIONNAT D’AFRIQuE DE JuDO - TuNIS-2016 (2 e JOuRNéE)

Houd Zourdani ira aux JO Faïza Tariket s’offre l’OR

Une médaille d’or, deux en argent et six en bronze récoltées hier.

Belle performance, hier, de l’Algérienne Faïza Tariket qui a fait retentir l’hymne national Quassaman, dans la salle omnisports El-Menzah, qui abrite le tournoi continental, grâce à sa belle victoire contre la Camerounaise Paule Sitcheping, qui lui a permis de monter sur la plus haute marche du podium dans sa catégorie (-73 kg). C’est la satisfaction algérienne côté médailles, suivie de l’autre satisfaction du jour, que représente la qualification de Houd Zourdani aux JO de Rio, même s’il n’a eu que la médaille de bronze. Bien placé dans le ranking olympique, il permet de garder un maigre espoir pour qualifier peut-être la judokate Sonia Asselah aux JO, lors des prochains tournois internationaux, même si les chances de ce scénario sont très minimes.

De notre envoyé spécial :

Mohamed-Amine Azzouz

a

a

donc vibré hier pendant le déroule-

Azzouz a a donc vibré hier pendant le déroule- moins de chance en perdant la finale

moins de chance en perdant la finale contre la Ca- merounaise Mballa Atangana. Elle glane la médaille d’argent. Pour ce qui est de Moussa, elle était toute proche de décrocher un nouveau titre de cham- pionne d’Afrique, mais malheureusement, elle s’est inclinée contre la Tunisienne Hela Ayari, très en verve lors de cette compétition qu’elle a remporté haut la main dans sa catégorie. De leur côté, Sabrina Saidi (-48 kg) et Faiza Aissahine (-52 kg) se sont contentées de prendre part à la petite finale. Elles ont toutes les deux gagné la médaille de bronze face respectivement à la Camerounaise Philomene Bata et à la mauricienne Christianne Legentil. Côté hommes, point de qualification en finale hier. On s’attendait à mieux de la part de Houd Zourdani (- 66 kg) bien classé dans le ranking olympique parmi les 22 meilleurs actuels, qui n’a pas réussi à atteindre la finale comme prévu au vu de ses qualités. Après avoir éliminé successivement un nigérien et un sé- négalais, il s’est fait battre par surprise par Ippon par le Marocain Imad Bassou, alors qu’il était favori pour aller en finale. Il s’est contenté de la petite fi- nale qu’il lui a permis de remporter une médaille de bronze devant le coriace Sud-Africain Siyabulela

Mabulu. L’entraîneur national Yacine Silini nous a expliqué que Houd Zourdani est quali- fié pour les JO, parce qu’il est très bien placé dans le ranking olympique. Il est le 4 e judoka algérien qui sera présent aux JO sur la terre des Cariocas, suivant les traces de Benamadi, Tayeb et Bouyacoub, qui ont arraché leur ticket pour Rio vendredi lors de la première journée. Pour sa part, Salim Rebahi qui a rem- porté deux combats devant un Mauricien puis un Mozambicain, il a été stoppé par le Tuni- sien Fredj Douibi. Il a réussi malgré tout à ga- gner une place sur le podium avec la médaille de bronze. Fethi Nourine a lui aussi buté sur un solide Egyptien Mohamed Abdelmaw- goud. Il a disputé la petite finale à l’autre Al-

gérien Oussama Djeddi de la même catégorie (-73 kg), dont-il est sorti victorieux. Engagé dans la catégorie «open», Mohamed Sofiane s’est fait éliminé par le camerounais Dieudonné qui lui a barré la route de la finale. Il se console avec la petite finale face à l’Angolais Casimiro Bento qu’il lui a permis de terminer sur le podium, la médaille de bronze autour du cou. La moisson d’hier était donc d’une seule médaille d’or et de deux médailles d’ar- gent remportées par nos judokates, FaizaTariket, Meriem Moussa et Sonia Asselah, ainsi que de six médailles de bronze empochées par Sabrina Saidi, Faiza Aissahine, Salim Rebahi, Houd Zourdani, Fethi Nourine, et Mohamed Sofiane Bourekaâ. Au total des deux journées de compétition l’Algérie vient en 3 e position après la Tunisie et l’Egypte avec deux médaille d’or, Cinq d’argent et onze de bronze. Enfin, deux arbitres algériens prennent part au tour- noi continental. Il s’agit de MM. Khiari et Meftah qui sont appréciés et qui accomplissent convenable- ment leur mission. Khiari a arbitré la finale homme des (-66 kg) entre le Marocain Bassou et l’Egyptien Abdelmawgoud. Ce qui signifie que son arbitrage est apprécié durant ce tournoi. M.-A. A.

L salle omnisports d’El-Menzah (Tunis),

ment des combats, sous les applaudisse-

ments nourris du chaleureux mais peu nombreux public tunisien présent, où la gente féminine s’est distinguée en mettant une folle l’ambiance. Sur les deux tatamis se sont dé- roulaient les combats des éliminatoires et re- pêchage dans la matinée, avant de céder la place aux finales et petites finales dans l’après-midi. Nos judokates et judokas enga- gés hier sont : Sabrina Saidi (-48 kg), Meriem Moussa et Faiza Aissahine (-52 kg), Ratiba Ta- riket (-57 kg), Sonia Asselah (open), Salim Rebahi (-60 kg), Houd Zourdani (-66 kg), Fethi Nourine et Oussama Djeddi (-73 kg), et enfin Mo- hamed-Sofiane Bourekaâ (open). A signaler que l’athlète Djazia Haddad n’a pas effectué le déplace- ment avec le groupe Algérie à Tunis, en raison d’une blessure au dos contractée la veille du départ de la délégation algérienne en terre tunisienne. Elle a été remplacée illico-presto par Faiza Aissahine.

Résultats satisfaisants

Nos judokates ont été plus en vu lors de la 2 e journée de cette 37 e édition du Championnat d’Afrique de judo. Ainsi, sur les cinq participantes, trois se sont qualifiées à la finale. Il s’agit de Meriem Moussa (-52 kg), Ratiba Tariket (-57 kg) et Sonia Asselah dans la catégorie open. La surprise est venue de Tariket qui a bien mérité d’offrir à l’Algé- rie, sa 2 e médaille d’or, après celle de Benamadi. Elle a pris le dessus sur la camerounaise Paule Sit- chepping par pénalité (3-2). Elle enrichi ainsi son palmarès personnel et offre un nouveau titre de champion d’Afrique à l’Algérie. Sonia Asselah a eu

TOuRNOI DE FOOTBALL (PRESSE SPORTIvE)

Coup d’envoi de la 9 e édition aujourd’hui

Le coup d'envoi de la 9 e édition du tournoi de football de la presse algé- rienne sera donné, aujourd’hui à 10h00 au stade du 5-Juillet (Alger), avec au programme six rencontres, a- t-on appris auprès des organisateurs. Le match d'ouverture opposera l'équipe d'El Moudjahid à celle du Buteur (groupe C) et sera rehaussé par la présence des responsables po- litiques et du mouvement sportif al- gérien ainsi que des invités d'honneur de l'Organisation nationale des jour- nalistes sportifs algériens (ONJSA), initiatrice de ce traditionnel tournoi de football dédié cette année 2016, à la mémoire du regretté Mourad Ti- rouche, ex-journaliste du quotidien El Moudjahid et un des fondateurs de l'organisation. Aujourd’hui dimanche 10 avril

2016:

Groupe A : terrain de réplique du 5 Juillet:

08h00-09h00 : El Hayat - Echaab 09h10-10h10 : DK News - Entv Chaîne 4 10h20-11h20 : El Moudjahid - Le Bu- teur (Groupe C) cérémonie d'ouverture . Groupe B :

11h30-12h30 : Ennahar TV - El Sawt El Akhar 12h40-13h40 : Liberté - Ennahar Laki 13h50-14h50 : ENTV - Radio Chaîne I (groupe C) Groupe C : stade Zioui (Hussein dey):

08h00-09h00 : El Massa - Maracana 09h10-10h10 : Anep - Le Temps 10h20-11h20 : Al Adjouwa- Entv Production (groupe A) Lundi 11 avril 2016 :

Groupe D :Terrain de réplique du 5- Juillet:

08h00-09h00 : Dzair TV - Ennahar 9h10-10h10 : Wakt Eldjazair - Dzair News 12h00-13h00 : Canal Algérie - S.I.A Groupe E: stade Zioui (Hussein dey):

8h00-9h00 : ENRS - El Mihwar 9h10-10h10 : El Ikhbaria - El Heddaf 10h20-11h20: Horizons - Echourouk El Yaoumi.

CLASSEMENT FIFA

L’Algérie SUR LE TOIT de l’Afrique

La Fifa a publié jeudi, son classement du mois de mars. un classement pour le moins fa- vorable à l'Algérie qui a grignoté des places

des éliminatoires de la Coupe du monde 2018, le 24 juin au Caire, outre l'Algérie, on retrouve la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Sénégal et l'Egypte.

temps pour nommer un nouvel entraîneur après le départ de Christian Gourcuff dont le contrat a été résilié à l'amiable. On devrait s'attendre, en effet,

africaine, s'il vous plaît ! A cet effet, nous avons appris que pas moins d'une cinquantaine de postulants au poste de sé-

jusqu'à se placer en tête des sélections afri- caines. En effet, l'Algérie retrouve sa place de pre- mière nation du continent.

A l'échelle mondiale, les verts grimpent de quatre places pour se retrouver 33 e , juste devant la Côte d'Ivoire, qui, même en gagnant deux

à ce que les verts abordent les deux derniers matches des éliminatoires à la CAN-2017 avec un coach intérimaire, en l'occurrence Nabil Neghiz.

lectionneur de l'Algérie ont été recensés ces jours- ci. Mohamed Raouraoua, depuis jeudi à Rio de Janeiro au Brésil, où il assistera au tirage au sort

Sans aucun doute, la belle prestation des verts

places, se fait devancer par l'Algérie (+4). A noter

Dans un communiqué publié mercredi dernier, la

des

JO, le 14 avril prochain, procédera au tri des

lors de la double confrontation face à l'Ethiopie

que l'ordre mondial a changé puisque la Belgique

FAF a tenu à démentir tous les noms d'entraîneurs

Cv

pour dégager une «short list» de laquelle se

dans les éliminatoires à la CAN-2017 avec un très éloquent 7-1 a favorisé le retour de l'EN à la tête

chute d'une place et devient le dauphin de l'Argen- tine.

qui circulent dans la presse depuis une semaine, assurant qu'elle se donne le temps qu'il faut pour

dégagera, nul doute, le futur sélectionneur de l'Al- gérie, qui sera une pointure du genre, annoncent

du classement africain. Dans le top 5 africain, qui servira à déterminer le Pot 1 du prochain tirage

Enfin, et dans un tout autre registre, l'on ap- prend que la FAF a décidé de prendre tout son

prospecter et choisir un entraîneur qui corres- ponde au standing de l'Algérie, première sélection

des

indiscrétions. Dossier donc ouvert. Amar Benrabah

4 e TOuRNOI DE GAZPROM-2016

Le Paradou AC invité au rendez-vous de Milan

L’équipe algérienne du Paradou AC représentera l’Algérie et l’Afrique au tournoi Gazprom «Football for Friends- hip», destiné aux moins de 12 ans (u12) et moins de 14 ans (u14), prévu à Milan (Italie) du 26 au 29 mai prochain, rapporte le site spécialisé DzFoot. Cette manifes- tation verra la présence d’équipes repré- sentant 32 pays d’Europe, d’Asie,

d’Afrique et d’Amérique du Sud. Le Pa- radou AC sera le premier club africain in- vité à ce tournoi où se côtoient des clubs comme l’Inter Milan, Chelsea, l’Atletico Madrid, Schalke 04, l’Etoile Rouge de Belgrade ou encore le Zénit Saint Peters- bourg. Les participants à cet événement sportif seront invités par les organisateurs à assister à la finale de la Ligue des cham-

pions prévue le samedi 28 mai au stade San Siro de Milan. Les équipes des jeunes catégories du PAC commencent à prendre goût aux tournois internationaux. Celle des u-19 a remporté récemment la 37 e édition du Tournoi international organisé par le club français de Saint-Joseph (Lyon/France) en battant en finale l’OFK Belgrade (1-1, aux t.a.b).

organisé par le club français de Saint-Joseph (Lyon/France) en battant en finale l’OFK Belgrade (1-1, aux

Publicité

de Saint-Joseph (Lyon/France) en battant en finale l’OFK Belgrade (1-1, aux t.a.b). P ublicité Dimanche 10

Sp o rt s

23

EL MOUDJAHID

LIGUE 2-MOBILIS (26 e JOURNÉE)

Les Médéens CONCRÉTISENT

Cette 26 e journée de la Ligue 2-Mobilis a été, comme on le sait, favorable aux Médéens qui ont profité de leur nul devant le CRBAF (0 à 0) pour assurer définitivement leur accession en Ligue 1-Mobilis.

I ls ont ainsi concrétisé un vœu qu'ils voulaient exaucer depuis 71 ans.

C'est maintenant chose faite, les poulains de Slimani sont officiellement en première division. Ils ont mérité d’y accéder, eux qui ont fait presque un sans-faute, telle- ment ils ont été les plus régu- liers. Il faut dire qu'ils ont failli reporter leur fête, si Ziad, qui avait bénéficié d'un penalty dans les derniers ins- tants, l'avait transformé. Il l'avait raté lamentablement. Ce qui ne permet pas à son équipe d'assurer définitive- ment son maintien,à quatre journées de la fin. Le derby de l'Est entre le CAB et le CABBA n'a pas connu de vainqueur. Certes, les Bat- néens sont toujours classés à la deuxième place, mais les Abassis sont toujours sur le podium, puisqu’ils sont par- venus à prendre le meilleur

sur l'ASO sur le score de 2 à 1. Les buts des Bel-Abbes- siens ont été l'œuvre de Khali et Bouadou. Les Chélifiens ont réduit le score par Se- mahi. Après cette défaite, les Chélifiens ont perdu leurs dernières illusions pour assu- rer leur retour en Ligue 1- Mobilis. L'USMBA, de Be- nyelles, par contre, peut se dire qu'elle n’y est pas loin, ce qui lui permettra de pavoi- ser. Le PAC a finalement réussi à prendre la mesure de l'USMM Hadjout, qu'il a étrillée sur le score de 4 à 1 sur des buts de Benouadeh, Antar et un doublé de Benya- hia. Guerab a réduit le score pour les Hadjoutis. Malgré ce succès, les gars du PAC res-

pour les Hadjoutis. Malgré ce succès, les gars du PAC res- pesant d'or, lors du décompte

pesant d'or, lors du décompte final. L'ABS, par contre, s’est donné un répit suite à son succès étriqué, mais précieux contre les Eulmis, sur un but inscrit par Meddourt, sur pe- nalty, à 12 minutes de la fin de la rencontre. L’ABS accroît ainsi ses chances de maintien, puisqu’il n’est qu’à trois points de sa «victime» du jour. Les quatre rencontres qui restent seront très dispu- tées, où chaque point perdu comptera énormément dans

la balance. Hamid Gharbi

tent à 5 pts des Abassis. L’USMMH, par contre, peut d’ores et déjà dire adieu à la Ligue 2, étant donné que le club a officiellement mis les deux pieds en championnat amateur (groupe centre) Les Skikdis, qui rece- vaient les gars d'Arzew, n'ont pas réussi à l’emporter. Ils se sont contentés d'un nul qui fait les affaires des visiteurs. Dans le bas du tableau, l'US Chaouia a très bien réagi dans sa quête de maintien. Les locaux ont, en effet, pris le meilleur sur le MC Saïda sur un penalty inscrit par Saï- ghi. Une victoire très pré- cieuse pour les Chaouis. La rencontre a eu pour cadre le stade de l'Unité maghrébine, entre la JSMB et l'ASK, deux équipes qui n’étaient qu’à un point l’une de l’autre. Match très importante en vue de s'éloigner de la zone rouge. Les Béjaouis avaient ouvert la marque à la der- nière minute du premier half

par Ferguène. Et ils auraient pu corser l'addition si De- houche avait transformé le penalty. Qui joue avec le feu finira toujours par se brûler, puisque les Khroubis égalise- ront au grand dam des fans béjaouis. Un point qui vaudra son, pesant d'or pour l'ASK. A Bousaâda, le MCEE est re- venu au bercail avec un pré- cieux point qui aura son

RÉSULTATS :

USM Bel-Abbès 2 - ASO Chlef 1 US Chaouia 1 - MC Saïda 0 JSM Skikda 0 - OM Arzew 0 CRB Aïn Fekroun - Olympique Médéa 0 Paradou AC 4 - USMM Hadjout 1 Amel Boussaâda 1 - MC El- Eulma 0 JSM Béjaïa 1 - AS Khroub 1 CA Batna 0 - CA Bordj Bou- Arréridj 0

CLASSEMENT :

1

O

Médea

51

26

15

6

5

27

16

2

CA Batna

46

26

21

10

4

21

11

3

USM Bel-Abbès

44

26

11

11

4

25

16

4

Paradou AC

39

26

9

12

5

28

19

5

JSM Skikda

36

26

9

9

8

29

26

6

ASO Chlef

35

26

9

8

9

21

20

7

MC

Saïda

34

26

9

7

10

23

26

8

CRB Aïn Fekroun

33

26

8

9

9

18

17

9

US Chaouia

33

26

8

9

9

22

22

10

CA B.B Arreridj

32

26

7

11

8

25

23

11

MC

El-Eulma

31

26

7

10

9

20

21

12

JSM Béjaïa

31

26

7

10

9

20

26

13

OM

Arzew

31

26

8

7

11

21

30

14

AS Khroub

30

26

7

9

10

29

33

15

A

Bou Saâda

28

26

7

7

12

17

25

16

USMM Hadjout

19

26

4

7

15

20

35

MCA

Amrouche terminera seul la saison

Il semblerait que le Mouloudia d'Al- ger a renoncé à l'idée de renfo<Néant> rcer la barre technique de l'équipe pre- mière. Alors qu'une réunion du conseil d'administration pour se concerter sur le nom du technicien qui sera adjoint à Lotfi Amrouche s'est tenue jeudi dernier, la tendance a changé du tout au tout après mûre réflexion, selon toute vraisem- blance. En effet, le président du conseil d'ad- ministration, Achour Betrouni, a fait sa- voir que le staff ne sera finalement pas renforcé. Autrement dit, Lotfi Amrouche terminera seul la saison, avec comme ob-

dit, Lotfi Amrouche terminera seul la saison, avec comme ob- jectif, terminer sur le podium. La

jectif, terminer sur le podium. La décision du CA du Mouloudia est justifiée par l'appréhension émise par cer-

tains dirigeants à perturber l'équipe à ce moment sensible de la saison. D'autant que Betrouni a confié que les cadres de l'équipe lui ont fait savoir qu'ils souhai- taient continuer à bosser avec Amrouche, qui, selon eux, a su insuffler une nouvelle dynamique au groupe. Après avoir gaspillé ses chances de remporter le championnat, le MCA foca- lise désormais toute son attention sur la Coupe d'Algérie dont il est l'un des favo- ris en puissance. Terminer sur le podium est aussi l'autre objectif assigné à Am- rouche. Au regard de son effectif, cela pa- raît réalisable.

CAN-2016 DAMES (ÉLIMINATOIRES-2 e TOUR ALLER)

L’Algérie et le Kenya se neutralisent 2-2

La sélection algérienne dames de football et son homologue kenyane

ont fait match nul 2-2, mi-temps (1- 0) au stade Omar-Hamadi (Bolo- ghine) en match aller du second et dernier tour des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des nations CAN-

2016.

Les buts de la rencontre ont été inscrits par Bouheni-Benziane (29' et 90') pour l'Algérie. Sekouane (csc 78'), Adam (84') pour Kenya. La manche retour aura lieu mardi pro- chain au stade Misc-Kasarani à Nai- robi. Le vainqueur de cette double

Misc-Kasarani à Nai- robi. Le vainqueur de cette double confrontation se qualifiera pour la phase finale

confrontation se qualifiera pour la phase finale de la CAN-2016 dames prévue au Cameroun du 19 novem- bre au 3 décembre.

Accession historique de l’Olympique Médéa

L'Olympique Médéa, leader du championnat d'Algérie de Ligue 2-Mobilis a validé son accession en Ligue 1, grâce au nul décroché en déplacement contre le CRB Aïn Fekroun (0-0), lors de la 26 e jour- née disputée ce vendredi. À la faveur de ce nul, le septième de la saison, les hommes de Sid Ahmed Slimani ont engrangé le précieux point qui leur man- quait pour réaliser le rêve que le club attendait de- puis plus de 70 ans. À quatre journées de l'épilogue du championnat, l'O Médéa compte 12 points d'avance sur le quatrième Paradou AC. L'OM qui a manqué sur le fil l'accession en Ligue-1, lors des deux précédentes saisons, conserve sa place de leader avec 51 points devant le CA Batna (46 points) et l'USM Bel-Abbès (44 pts).

DANS LA LUCARNE
DANS LA LUCARNE

LA PATIENCE PAYE

l Il est clair que les clubs qui font partie du patrimoine sportif algérien ne se laisseront

jamais tomber en désuétude. Ils n'attendront que le moment pour revenir en force. Il avait déjà eu à jouer avec les meilleurs avant de redescendre dans les abysses. Ce qui a fait qu'il est passé par une «hibernation» qui aura duré plus de 70 ans. Une absence qui aura duré pour les fans de ce club médéen comme «Ahl Elkahf». Ils avaient pensé que ce ne fut qu’un petit «somme» de courte durée, de quelques jours seulement, alors qu'au fond, il a été pour les supporters du club de l'O Médéa, une éternité. Presque trois-quarts de siècle, l’O Médéa avait traversé une véritable traversée du désert. Ce fut long, très long pour eux. À la décharge des dirigeants de ce club, qui fait de l'agriculture son fonds de commerce, c'est qu'il n'a jamais abdiqué. Ils ont travaillé comme personne. Ce qui explique un peu leur consécration rendue effective quatre journées avant la boucle finale de cette Ligue 2- Mobilis qui n'a pas encore livré tous ses lauréats ou ceux qui feront le grand «plongeon», à l'image de Hadjout et de Bousaâda. Certes, les Boussaâdis n'ont pas encore officiellement «piqué» de la tête pour suivre la voie du «Titanic», mais ils sont les mieux placés pour. Les Médéens, auteurs d'un parcours pour le moins fantastique, grâce à la générosité de Hamia et ses camarades, mais aussi aux dirigeants qui ont su comment mettre la main sur «l'oiseau rare» : Sid-Ahmed Slimani. Ce dernier a su comment transformer du «plomb en or». Sans exagération, il a réussi à concrétiser son objectif et celui de toute une région qui avait donné de grands joueurs aux clubs algériens et à l'équipe nationale, à l’instar des frères Djahmoun et bien d'autres. Ce club, faut-il le rappeler, a suivi un peu

l'itinéraire du «club-miracle», le DRB Tadjenanet

qui reste, qu'on le veuille ou non, comme une

agréable surprise pour le football national. Ce

club est passé comme une «flèche» les différents

paliers pour atterrir en première division où il est

actuellement sur le podium avec les ténors. Il

dépasse les «grosses cylindrées» comme le MCA,

le CRB, la JSK, l'USMH

le moins fantastique qui a été concrétisé par les

Médéens. Las de rater l'accession en Ligue 1-

Mobilis, presque à trois reprises, sur le fil. Cette

fois-ci, et comme le «chat qui craint l'eau froide»,

les Médéens ont forcé le destin pour assurer avant terme leur accession parmi les locataires de la première division. Quel exploit et quelle audace ! Les Médéens ont vraiment mérité d'être en Ligue 1-Mobilis. Ils ont un beau stade, une belle équipe et surtout un public sensationnel. Ils peuvent désormais faire la fête. Médéa a besoin de pavoiser et de marquer d'une «pierre blanche», cet instant qu'on voudrait qu'il reste dans tous les esprits. Bravo et bonne chance !

H. Gharbi

C'est cet exemple pour

T

OPS

BRÉSIL

Neymar pourra participer aux JO

L'international brésilien Neymar pourra prendre part aux jeux Olympiques de Rio en août prochain, mais pas à la Copa America en juin, a écrit son club du FC Barcelone à la Confédération brésilienne (CBF), selon un courrier révélé par deux médias. Le sélectionneur de l'équipe du Brésil, Dunga, qui est également censé diriger l'équipe olympique aux Jeux de Rio, comptait sur l'attaquant vedette pour les deux tournois. Le site brésilien Globoesporte et le quotidien catalan Mundo Deportivo ont révélé que le club champion d'Europe en titre écrivait vendredi à la CBF pour l'informer de son choix de laisser Neymar disputer la compétition olympique dans son pays (4-20 août), mais pas la Copa America aux États-Unis (3-26 juin), afin qu'il ait du temps de repos cet été.

Dimanche 10 Avril 2016

D E R N I E R E S
D
E R
N
I
E
R
E S
D E R N I E R E S LOGEMENT PROMOTIONNEL PUBLIC Remise des clés AVANT

LOGEMENT PROMOTIONNEL PUBLIC

Remise des clés AVANT 2017

Les anciens souscripteurs au programme AADL 2001 et 2002 transférés vers la formule du logement promotionnel sont invités à se rapprocher dans les plus brefs délais des services de l’Entreprise nationale de promotion immobilière pour pouvoir accélérer les choses. C’est ce qu’a indiqué l’ENPI sur son site Internet.

I l s’agit surtout d’en finir avec le choix des sites pour cette catégo- rie de bénéficiaires des loge-

ments LPP et qui n’ont pas encore reçu de réponse. En clair, il s’agit de ceux qui n’ont pas encore bénéficié des pré-affectations que l’ENPI a commencé à distribuer le 15 mars dernier, du moins ceux qui n’ont pas encore reçu de réponse.

Aussi, les souscripteurs de la wi- laya d'Alger issus de la formule AADL, transférés vers LPP, sont ap- pelés à se présenter, «en urgence», au siège la direction générale de l’ENPI, sise Said-Hamdine, avec le dossier ci-après, à savoir une copie de la lettre de transfert AADL vers LPP, une copie de l’ordre de verse- ment n° 2 et une fiche familiale ré- cente», lit-on sur le site http://www.enpi.dz, www.enpi.dz qui précise que pour les souscrip- teurs des autres wilayas, ceux-ci doi- vent se présentent à leurs directions de projet. Aussi, les anciens souscripteurs AADL de la wilaya d'Alger qui ne savent toujours pas leur positionne- ment par rapport au choix des sites (Ligne n° 4 du site web www.en- pilpp.dz), doivent se présenter à la direction générale de l’ENPI. L’Entreprise nationale de promo- tion immobilière souligne par ail- leurs la nécessité de recourir au site web www.enpilpp.dz à partir des PC et non des tablettes électroniques ou autres supports tels les smartphones et ce, pour des raisons techniques et rassure sur un autre registre que les bénéficiaires aux besoins spéci- fiques ou atteints de maladies chro- niques seront casés dans les étages inférieurs afin de leur éviter des tra- casseries. Pour ce faire, l’ENPI in- vite les souscripteurs ayant à charge une ou plusieurs personnes présen- tant une maladie chronique (handi- capé moteur ou visuel ou bien toute autre maladie chronique) à présenter

visuel ou bien toute autre maladie chronique) à présenter un dossier médical au niveau de la

un dossier médical au niveau de la direction ENPI de leurs wilayas, ac- compagné d’une copie de l’ordre de versement n° 2, tout en précisant, sur le verso, le lien de parenté avec le malade.

« Les souscripteurs LPP auront leurs logements avant 2017 »

Pour l’instant, les souscripteurs concernés sont ceux affectés aux sites de Sidi Abdallah (Mahelma Q 10) avec comme lieu de dépôt du dossier la direction générale, sise à Said Hamdine, de Koléa (Tipasa) et lieu de dépôt du dossier la Direction du projet de Koléa, de Bou Ismail (Tipasa) et Hayat Regency 1 et 2 de la wilaya d’Oran, avec lieu de dépôt du dossier la Direction du projet d’Oran sans oublier El Bayadh et Tiaret. Au nombre de 3.200, les souscripteurs aux loge- ments promotionnels mais ancienne- ment inscrits aux programme de location-vente des années 2001 et 2002 sont «prioritaires» dans le pro- gramme LPP, comme l’a affirmé à plusieurs reprises le ministre de l’Habitat. Il s’agit des souscripteurs dont le salaire a augmenté ces der- nières années, dépassant par la même le seuil toléré dans la formule de location-vente, en l’occurrence 108.000 DA.

Par ailleurs, le PDG de l’Entre- prise nationale de la promotion im- mobilière a assuré que tous les souscripteurs au programme LPP auront leurs logements avant 2017 et confié à ce propos qu’un premier quota des logements prêts sera dis- tribué dans les prochaines semaines. Dans une déclaration à la presse, M. Mohamed Belhadi, a en effet réitéré l’engagement des pouvoirs publics de «respecter» les délais de livraison des logements aux 32.000 souscrip- teurs LPP ayant payé la deuxième tranche, sur un total de 50.000 à l’échelle nationale. Il a indiqué que le taux d’avancement des travaux sont respectables et certains d’entre eux devraient être réceptionnés dans les quelques semaines à venir, no- tamment ceux de Mehelma (Alger), Bou Ismail, Koléa et Tipasa. «l’ENPI veille à ce que les entre- prises en charge de la réalisation res- pectent les délais de délivrance des différents projets inscrits dans le cadre du programme LPP», a-t-il soutenu en soulignant à propos des recours des choix des sites que son entreprise avait «tranché définitive- ment» en refusant toute requête dans ce sens, à l’exception, a-t-il pour- suivi, «de ceux dont une erreur s’est produite lors de l’opération effec- tuée sur le site officiel de l’ENPI». S. A. M.

DISTRIBUTION DE LA ZAKAT

Lancement de l’opération le 17 avril

A partir du 17 avril prochain, le montant de la zakat, collecté au titre de la 14 e campagne nationale de la zakat 2016 (correspondant à l’an 1437 de l’Hégire), sera distri- bué aux pauvres et aux démunis, annonce un communiqué du ministère des Affaires religieuses et des Wakfs, paru récemment sur le site Internet du département de M. Mo- hamed Aïssa. Destinée aux directeurs des affaires reli- gieuses des 48 wilayas, cette décision concerne non seulement le montant de la zakat annuelle, destinée à la consommation, arrêté au 31 mars 2016 (22 Djoumada Thani de l’an 1437 de l’Hégire), mais aussi, celui réservé habituellement à l’investissement, ajoute la même source. Dans ce contexte, Répondant à une question orale d'un membre de l'APN, relative à la gestion des fonds de la zakat, M. Mohamed Aïssa, ministre des Affaires reli- gieuses et des Wakfs, a indiqué dernièrement que son dé- partement veille au bon déroulement de l'opération de collecte de la zakat de manière à éviter toute manipulation ou atteinte à la mission des fonctionnaires du secteur. «Des dispositions ont été prises pour promouvoir les ac- tions du fonds de la zakat et le préserver de toute mani- pulation visant à entamer la confiance des citoyens qui s'acquittent de cette obligation et aussi, celle des bénéfi- ciaires», a souligné le ministre en soulignant que le mon- tant collecté par le fonds de la zakat est passé de 11 milliards de centimes en 2003, à 145 milliards de cen- times en 2015. Troisième pilier de l’islam, la zakat est une aumône purificatrice que doivent verser les musulmans chaque année aux plus pauvres d’entre eux. Dans le saint Coran, Dieu Tout Puissant dit : «Prélève de leurs biens une au- mône par laquelle tu les purifies et les bénis, et prie pour eux. Ta prière est une quiétude pour eux. Et Allah est Au- diant et Omniscient». (Sourate 9, Verset 103).Dans la sou- rate 57, verset 11, Dieu se fait encore plus explicite :

«Quiconque fait à Allah un prêt sincère, Allah le lui mul-

tiplie, et il aura une généreuse récompense». Dans ce

contexte, il faut préciser qu’il existe deux genres de zakat :

la première, appelée «zakat el fitr» est une aumône versée par chaque musulman aux pauvres et aux déshérités de la communauté, pour toute personne à charge, à la fin du mois de Ramadhan, et ce, à titre de purification du jeûne, alors que la deuxième, «zakat el mal» est versée une fois par an aux pauvres et aux démunis afin de purifier les biens des musulmans. C’est le ministère des Affaires re- ligieuses et du Wakf qui se charge de fixer le montant de la zakat, chaque année. Pour rappel, le «Nissab» de la zakat, fixé en 2015 à hauteur de 395 250 dinars per capita,

a été reconduit cette année (1436 de l'Hégire). Ainsi, tout

musulman, disposant de ressources financières ayant at- teint le seuil d’imposition ou «Nissab», fixé chaque année par le ministère des Affaires religieuses et du Wakf, doit verser 2,5% de ses avoirs aux pauvres et aux nécessiteux de la communauté. Donc, la zakat correspond au quart du dixième, soit 2,5 % de toute valeur ayant atteint le «Nis- sab» au terme d'une année, que ce soit de l'argent, des of- fres commerciales ou des marchandises, évalués au prix

de vente le jour de la Zakat. Ce seuil d’imposition est cal- culé sur la base de 20 dinars- or, dont le poids est estimé

à 85 grammes, alors que l'Agence nationale pour la dis-

tribution et la transformation de l'or et autres métaux pré- cieux (AGENOR) a fixé le prix du gramme d'or (18 carats) à 4.650 DA. Ceci dit, il y a lieu de préciser que 8 catégories de personnes ont droit à la Zakat, selon le ver- set 60 de la sourate coranique «Ettaouba» (Repentance).

Il s’agit des pauvres, des indigents, ceux qui sont chargés

de collecter et de distribuer la zakat, ceux dont le cœur s'incline vers l'Islam, les esclaves (ou les prisonniers) mu- sulmans à affranchir, les personnes endettées pour une cause juste, ceux qui luttent pour la défense de l'islam et les voyageurs à court de provisions. Mourad A.

COOPÉRATION

M.Tebboune reçoit les ambassadeurs qatari et canadien

Le ministre de l’Habitat, de l’Ur- banisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune a reçu hier, les ambassa- deurs du Canada et du Qatar à Alger, respectivement M me Isabelle Roy et Ibrahim Ben Abdelaziz, a indiqué un communiqué du ministère. L’entre- tien de M. Tebboune avec l’ambassa- deur du Canada a porté sur la contribution des entreprises du bâti- ment à la mise en œuvre des pro- grammes arrêtés par les autorités algériennes dans le secteur de l’habi- tat et de l’urbanisme. La rencontre s’inscrit dans le cadre du «renforce- ment de la coopération bilatérale et des liens d’amitié entre les deux pays». Les deux parties ont exprimé leur volonté de développer toute forme de coopération fructueuse. Dans le même cadre, M me Roy a in- diqué que son pays encourage les en- treprises canadiennes de bâtiment à établir des partenariats avec les entre- prises algériennes et à participer à la Short-list des entreprises de réalisa- tion conformément au droit algérien. De son côté, M. Tebboune s’est dit

au droit algérien. De son côté, M. Tebboune s’est dit favorable à toute forme de coopéra-

favorable à toute forme de coopéra- tion entre les deux pays dans le sec- teur, ajoute le communiqué. D’autre part, M. Tebboune a évoqué avec l’ambassadeur qatari «les liens fraternels unissant les deux pays et les moyens de renforcer la coopéra- tion bilatérale dans différents do- maines». A cette occasion, l’ambassadeur qatari a exprimé la vo- lonté de son pays de «renforcer les relations fortes unissant les deux pays frères», ajoute la même source.

CONFÉRENCE MAGHRÉBINE DES RESONSABLES D’ÉTABLISSEMENTS D’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

L’Algérie assurera la présidence

«Initialement fixée au 6 avril dernier à Oran, l’élection devant consacrer le passage sous la présidence algérienne de la Comares a dû être reportée pour des raisons d’ordre statutaire (quorum non atteint)», a-t-on indiqué . Oran avait accueilli du 5 au 6 avril la 3 e Assemblée générale de la Comares, mais la phase élective de cette rencontre a été ajournée pour les raisons in- diquées. Cette séance de travail a toutefois permis aux participants de dres- ser un tableau d’évaluation des multiples actions initiées depuis le 10 février 2014, date de création, à Tunis, de la Comares à l’initiative du Bureau Ma- ghreb de l’AUF. «La Conférence maghrébine est devenue rapidement opé- rationnelle en multipliant les projets de coopération, de mobilité estudiantine et de promotion de la recherche par l’instauration du Prix de la meilleure production scientifique», a-t-on fait valoir de même source.

scientifique», a-t-on fait valoir de même source. C OMME N TA IR E LIBERTÉ, DITES-VOUS ?

C OMME N TA IR E

a-t-on fait valoir de même source. C OMME N TA IR E LIBERTÉ, DITES-VOUS ? En

LIBERTÉ, DITES-VOUS ?

En réponse à la récente campagne anti-algérienne menée par le jour- nal le Monde, les autorités pu- bliques ont cru bon de ne pas accorder de visa à l’un des journa- listes de ce quotidien qui devait couvrir la visite officielle de M. Valls. C’était la moindre des me- sures à prendre face à un compor- tement pour le moins hostile à notre pays. Nous n’avons pas de leçon de déontologie à donner à une si grande institution, mais il est de notre devoir de relever que la manière dont l’Algérie a été traitée, en prenant prétexte du «Panama Papers», ne doit rien au hasard, et qu’il fallait la salir par tous les moyens. Illustrer sa une avec une photo du Président de la Répu- blique et de dire par la suite que le nom du Président n'apparaissait pas dans les «Panama Papers», est un procédé sournois et peu crédi- ble. Le maintien de l’illustration sur son site Internet constitue un autre indicateur de cette persis- tante volonté de nuire à l’image de notre pays. Il n’est pas question de se taire devant de telles provoca- tions qui sont malheureusement cycliques, pour ne pas dire structu- relles, et qui ne sont pas l’apanage de ce seul organe. M. Hervé Bourges, qui connaît parfaitement le fonctionnement et les motiva- tions de la presse française, écrit dans l’un de ses récents ouvrages :

«Il est frappant de constater à quel point elle ne suscite leur intérêt que par les problèmes qu’elle ren- contre et les crises qu’elle traverse. Dans nos médias, l’Algérie souffre toujours d’une image dégradée,

comme si, inconsciemment, nous continuons de lui faire payer sa guerre d’indépendance.» Voilà qui est clairement dit. Et ce n’est pas l’évocation, à tout bout de champ, du noble principe de la liberté de la presse qui va cacher ce complexe fondateur de la haine (comme ligne éditoriale) que nous voue une certaine presse en France. L’Algé- rie avance sur le chemin du pro- grès et de la modernité, avec son propre rythme, bien déterminée à surmonter toutes les épreuves, même toute seule, comme elle a eu à le prouver tout récemment durant la décennie noire face à la barbarie terroriste que certains outre-Médi- terranée ont bien cautionnée, d’abord en lui ouvrant leurs co- lonnes, ensuite en suscitant la dou- teuse interrogation du fameux «qui tue qui ?» Et ce ne sont pas les ges- ticulations médiatiques de quelques nostalgiques ou de quelques lob- bies qui vont l’empêcher de relever tous les défis auxquels elle est confrontée aujourd’hui. La protestation officielle contre cette paranoïa n’a rien d’une co- lère, mais juste un rappel à l’Intel- ligent et dire tout haut qu’un tel acharnement, qui n’est pas conjoncturel, n’est nullement justi- fiable et demeure incompatible avec la volonté des deux pays de construire un solide partenariat d’exception au profit des deux peu- ples. Nous souhaitons être accom- pagnés par la France, mais toujours dans le respect mutuel et les intérêts communs.

Chérif Jalil