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MACHINE SYNCHRONE

FONCTIONNANT SUR LE RESEAU

Couplage d’une machine synchrone


au réseau.

Réversibilité de la machine
synchrone fonctionnant sur le
réseau.

Objectif du T.P :

• Les étudiants devront effectuer un couplage au réseau juste après


avoir identifié la machine synchrone.
• Ils montreront le fonctionnement en alternateur débitant sur le
réseau et le fonctionnement en compensateur synchrone.
• La réversibilité de la machine synchrone pourra être abordée
(diagramme P, Q) en fonction du temps restant.

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TP : Section de Technicien Supérieur : électrotechnique Fathi KAROUI
MACHINE SYNCHRONE
FONCTIONNANT SUR LE RESEAU

Plan proposé pour atteindre les objectifs fixés :

I PLAQUES SIGNALETIQUES DES MACHINES

II IDENTIFICATION DES RESEAUX (Sinusoïdal et Continu)

III IDENTIFICATION DE LA MACHINE SYNCHRONE

III.1 Identification de la roue polaire (essai de glissement):

Quel type de rotor avons nous ?

La détermination de la roue polaire nous permettra de choisir un modèle de la machine.


Machine à pôles lisse : ( non saturé (ou saturé): modèle de BEHN-ESCHENBURG ou
(POTIER nécessité de faire l’essai en déwatté))

Machine à pôles saillant : (non saturé : modèle de BLONDEL : Détermination des


réactances transversale et longitudinale)

III.2 Tracé de la caractéristique interne : Ev =f(IexMS )

III.3 Tracé de la caractéristique en court-circuit : Icc = f(IexMS )

III.4 Modèle de BEHN-ESCHENBURG

III.4.a Détermination de la résistance d’un enroulement à chaud : méthode


voltampèremétrique.

III.4.b Détermination de la réactance cyclique synchrone.

III.5 Validation du modèle

IV COUPLAGE DE LA MACHINE SYNCHRONE AU RESEAU

IV.1 Protocole

IV.2 Fonctionnement en alternateur débitant sur le réseau


IV.3 Fonctionnement en compensateur synchrone

IV.3.a) Réglage de IexMCC

IV.3.b) Tracer de Q = f( IexMS )

V REVERSIBILITE DE LA MACHINE SYNCHRONE (Diagramme P, Q)

V.1 Protocole

V.2 Tracé de P = f (Q)

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I Plaques signalétiques des machines

I.1 Relever les informations figurant sur les plaques signalétiques des machines
synchrones et à courant à continu.
I.2 A quoi vont servir ces informations ?

II Identifications des réseaux

Les deux machines devront être alimentées correctement en fonction du (ou des)
quadrant(s) dans lesquelles elles devraient fonctionner.

II.1 Préciser dans quels quadrants les machines synchrone et à courant continu vont
travailler ?
En déduire les caractéristiques des réseaux (alternatif et continu) capables d’assurer de
tels fonctionnements. (On s’intéresse ici à la nature des différentes sources disponibles
dans la salle).

II.2 Pourquoi est-il important de connaître la nature des sources d’alimentation des
machines ?
Indiquer les éventuels problèmes que l’on pourrait rencontrer si les sources ne
convenaient pas ?

II.3 Proposer des sources d’alimentations adéquates.

III Modélisation de la machine synchrone

III.1 Essai de glissement :

L’objectif de cet essai est de déterminer la nature de la roue polaire en


interprétant l’allure du courant absorbé par l’induit de la machine synchrone.

Mode opératoire :

La machine synchrone doit être entraînée par la machine à courant continu à une vitesse
proche du synchronisme dans les conditions suivantes :

 Le courant d’excitation de la machine synchrone est nul (IexMS = 0A, roue


polaire non alimentée).
 Le stator de la machine synchrone est alimenté sous tension réduite par un
alternostat. On règle l’alternostat de façon à avoir un courant statorique correct.

 On fixe le courant d’excitation de la MCC à IexMCC = IexMCCNom (courant


d’excitation nominal de l’inducteur) et on démarre le groupe de machines.

Remarque : La vitesse du groupe peut être ajustée en agissant sur le courant d’excitation
(IexMCC) de la MCC.

Le courant circulant dans le stator est visualisé à l’oscilloscope. La forme de ce courant


nous donnera des informations sur la structure de la roue polaire (pôles lisse ou saillant).

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Schéma du montage :

istator A

Réseau
MS MCC V continu

Mesure
Courant, tension

Réseau IexMCC Alimentation induit :


alternatif IexMS =0 Ainduit

Alimentation inducteur :
Ainducteur

III.1.a) Quelles alimentations peut on utiliser pour alimenter l’induit (Ainduit), l’inducteur
(Ainducteur) de la machine à courant continu et celle du stator de la machine synchrone
(réseau alternatif) ?

III.1.b) Visualiser le courant statorique de la machine synchrone.


En s'aidant du rappel fait en annexe n°1 interpréter l’allure du courant statorique et en
déduire le type de rotor de la machine .Justifier ce choix.

REMARQUE: EN PREMIERE APPROXIMATION ON DETERMINERA LE MODELE DE


BEHN-ESCHENBURG.
Cela veut dire que l’on considérera que le rotor de la machine est à pôles lisses et que le
circuit magnétique n’est pas saturé.

III.2 Caractéristique interne : Ev = f (IexMS)

Schéma du montage :

MS MCC V
V Ev

IexMCC Alimentation induit :


Alimentation inducteur-MS : Ainduit
AinducteurMS A

IexMS Alimentation inducteur-MCC :


AinducteurMCC

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III.2.a) Définir les différentes alimentations : Alimentation-induit (Ainduit), alimentation


inducteur-MCC (Ainducteur-MCC) et Alimentation inducteur-MS (Ainducteur-MS)

III.2.b) Tracer la caractéristique interne.(Ev est la force électromotrice relevée à vide de la


machine synchrone entre une phase et le neutre).

Mode opératoire :

 Fixer le courant dans l’inducteur de la machine à courant continu à


IexMCC = IexMCCNom, démarrer ensuite la MCC.

La vitesse du groupe peut être maintenue à N = Ns = 1500tr.min-1 en agissant sur


le courant d’excitation IexMCC.

Remarque : relever Ev pour IexMS croissant puis décroissant.

III.2.c) Pourquoi fait-on cela ?

III.2.d) Identifier les zones linéaire et de saturation.

III.2.e) Trouver une relation simple entre la tension Ev et IexMS dans la zone linéaire.

III.3 Caractéristique en court-circuit : ICC = f (IexMS)

Schéma de montage

A
ICC

MS MCC V

IexMCC Alimentation induit :


Alimentation inducteur-MS : Ainduit
AinducteurMS A

IexMS Alimentation inducteur-MCC :


AinducteurMCC

Les trois phases statoriques sont court-circuitées. La vitesse du groupe est maintenue
constante (Ns = 1500tr.min-1) pendant cet essai.

III.3.a) Dans ces conditions, relever ICC = f (IexMS) en faisant attention de ne pas dépasser
ICC = 1,5*INom.

III.3.b) Trouver une relation simple entre ICC et IexMS)

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III.4 Modèle de BEHN-ESCHENBURG

III.4.a) Détermination de la résistance d’un enroulement.

On applique la méthode voltampéremétrique (utilisons un générateur à courant continu).

Schéma de montage

I
A

V V

Stator

III.4.b) Réactance cyclique synchrone

III.4.b.1) En exploitant les différents relevés, calculer la réactance cyclique synchrone.

III.4.b.2) Proposer un modèle de la machine synchrone vue entre une phase et le


neutre (modèle de THEVENIN).

III.5 Validation du modèle

Deux essais ont été effectués avec la machine synchrone :

1ére Essai : Essai en déwatté (PMS = 0 couplage de la MS au réseau)

 V = 228 V
I=2A
 IexMS = 2,7 A
 N = Ns = 1500tr.min-1
ϕ = π/2 (déphasage entre le courant et la tension simple aux bornes de la machine)

2éme Essai : Débit sur charge résistive (R = 72 Ω)

 V = 55 V
 I = 0,72 A
 IexMS = 0,4 A
 N = Ns = 1500tr.min-1
ϕ=0

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III.5.a) En utilisant le modèle de la machine synchrone (ci-dessous) calculer pour chaque


essai le courant d’excitation dans la roue polaire.
Nous voulons ici comparer les valeurs de IexMS trouvées avec le modèle et celles relevées
pendant les essais.
R X
I

E V

III.5.b) Construire un diagramme de FRESNEL pour les deux essais.


III.5.c) Déterminer l’erreur relative faite entre les courants d’excitation relevés lors des
essais et les courants d’excitation calculés par le modèle.
III.5.d) Le modèle est-il validé ? Quelles sont les conditions de validation du modèle ?
Proposer des solutions pour les zones ou le modèle ne serait pas satisfaisant ?
IV Couplage de la machine synchrone au réseau
Nous voulons coupler la machine synchrone au réseau et la faire fonctionner en
alternateur et en compensateur synchrone.

IV.1) Le réseau alternatif permet-il d’effectuer un couplage de la machine synchrone ?


Schéma du montage
Appareils de mesure

Convertisseur statique

N=NS Z0

V U E0
M.S M.C.C
L

K A
Source continue
Synchronoscope P, Q, I, V

Alimentation de l’inducteur de la M.C.C


Réseau alternatif IexM.C.C
A
A

UexMS A UexMCC

IexMS
Alimentation de la roue polaire

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IV.1.a) Définir les caractéristiques des différentes sources d’alimentation.

IV.1.b) Déterminer le type de convertisseur statique capable de gérer le transfert d’énergie


entre la machine à courant continu et la source continue (source d’entrée) en tenant
compte des différentes réversibilités.

IV.1.c) Définir la nature du dipôle passif Z0 qu’il faut insérer entre la machine et le
convertisseur pour assurer un bon fonctionnement du système.

IV.1.d) En vous aidant de l’annexe n°2 effectuer le couplage de la machine synchrone au


réseau. (Réaliser le couplage en présence du professeur !!!).

IV.2) Fonctionnement en alternateur débitant sur le réseau

Remarque : Ne pas oublier que lorsque la machine synchrone vient d’être couplée au
réseau on connaît les valeurs de IexMS et IexMCC. Les conventions adoptées pour la
machine synchrone sont celles du départ (convention récepteur)

IV.2.a) Si la machine synchrone fonctionne en alternateur quel doit être le signe de la


puissance active (fournie par la machine) mesurée ?

IV.2.b) En vous aidant de l’annexe n°3 vérifier le fonctionnement en alternateur de la


machine synchrone en relevant P et Q en fonction du courant d’excitation de la machine à
courant continu.
Vérifier que la puissance réactive varie peu.

IV.2.c) Tracer un diagramme de FRESNEL pour deux valeurs de IMS. On pourra prendre Vres
comme origine des phases. (Pour simplifier le diagramme , la résistance d’une phase par
rapport sera négligée par rapport à la réactance cyclique synchrone).

IV.3) Fonctionnement en compensateur synchrone

IV.3.a) Régler le courant IexMCC de façon à avoir PMS = 0 (fonctionnement en déwatté)


Visualiser vMS(t) et iMS(t). Commenter vos observations.

IV.3.b) Montrer aussi que l’on peut régler le transfert de la puissance réactive.
Relever P et Q en fonction du courant d’excitation de la machine synchrone.

V Réversibilité de la machine synchrone

V.1) À partir des différentes études faites dans les chapitres précédents tracer le
diagramme (P, Q).
Montrer le fonctionnement moteur, générateur et compensateur de la machine synchrone.

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ANNEXE N°1(1/5) : Essai de glissement

Considérons l’exemple suivant : On a relevé l’allure du courant qui circule à travers les
enroulements statoriques de la machine synchrone lors d’un essai de glissement.

2*IMin 2*IMax

 On peut relever les valeurs de IMin et IMax :

Interprétation de l’oscillogramme : L’interprétation de l’allure du courant statorique


nécessite une étude un peu plus approfondie du circuit magnétique constitué par le stator
et le rotor de la machine.

Cette étude sera faite dans les conditions définies ci-dessus (cf. mode opératoire).
En effet, les expressions des réactances cycliques statoriques transversale et
longitudinale dans le cas d’une machine à pôles saillants ou de la réactance cyclique
statorique dans le cas d’une machine à pôles lisses nous permettra d’interpréter au mieux
la forme d’onde du courant statorique.

Considérons une machine dont le rotor est à pôles lisses dans un premier temps puis
une machine à pôles saillants.

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[Annexe n°1/(2/5)]

1er Cas : Machine à pôles lisses :

Détermination de la (ou les) réactance(s) cyclique(s) statorique(s)

La seule source de flux dans la machine synchrone provient du courant statorique Is.
Appliquons le théorème d’AMPERE sur un contour(C) traversant le stator, l’entrefer et le
rotor de la machine (cf figure ci-dessous).

stator
rotor Contour C

Caractéristiques magnétique et géométrique du circuit magnétique :

Ns : nombre de spires au stator


Hf : Champ magnétique dans le fer (stator ou rotor)
He : Champ magnétique dans l’entrefer
µf, µ0 : perméabilité magnétique relative du matériau, perméabilité magnétique du
vide (de l’air)
lf : longueur moyenne du contour dans le fer
e :épaisseur de l’entrefer
S : Section moyenne traversée par l’induction B

Théorème d’AMPERE :
r r
∫ .dl = N s .I s
C
H
r r
∫ .dl = ( H f .l f + 2.H e .e) = N s .I s
C
H

H f .l f + 2.H e .e = N s .I s
Le champs magnétique est à flux conservatif il est donc identique dans le fer et
l’entrefer. On pourra donc écrire les relations suivantes :
r r B B
ϕ = B.S Avec B = µ r .µ 0 .H f = µ 0 .H e d’ou H f = et H e =
µ r .µ 0 µ0
[Annexe n°1/(3/5)]

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Hypothèse : Le champ magnétique est perpendiculaire à la surface (S). On obtient la


r r
relation suivante : ϕ = B.S = B.S
ϕ ϕ ϕ
B= ⇒ Hf = et He =
S µ r .µ 0 .S µ 0 .S

La relation obtenue à partir du théorème d’AMPERE peut donc s’écrire :

ϕ ϕ lf 2.e
H f .l f + H e .2.e = .l f + .e = ϕ .( + ) = N s .I s
µ r .µ 0 .S µ 0 .S µ r .µ 0 .S µ 0 .S

lf 2.e
Soit R f = la reluctance du circuit magnétique et Re = . la réluctance de
µ r .µ 0 .S µ 0 .S
l’entrefer.
La réluctance dépend des caractéristiques géométriques et
magnétiques du circuit magnétique de la machine.

Nous obtenons la relation suivante : ϕ .( R + Re ) = N .I s


f s
Remarque : La perméabilité magnétique relative des matériaux (µr) constituant le rotor
et le stator est plus élevé que celle de l’entrefer (µ0) : µ0.µr >>> µ0.

Nous pouvons faire la simplification suivante : Rf <<< Re d’ou Rf + Re # Re .

N
On obtient : ϕ .( R + Re ) = ϕ .Re = N .I s ⇒ ϕ = s .I
f s R s
e
2.e
Remarque : Re = la réluctance de l’entrefer est constante pour une machine à
µ 0 .S
pôles lisses.
Soit Ls l’inductance cyclique statorique de la machine synchrone. Exprimons le flux
total(φs) créé par l’induit de la machine à partir de Ls et du courant statorique Is.

N2
Nous avons la relation suivante : φ = N .ϕ = s .I = Ls .Is
s s R s
e

D’ou l’expression de l’inductance cyclique en fonction des paramètres géométriques et


N2 φ
magnétiques de la machine. Ls = s = s
R I
e s
Les machines synchrones à pôle lisses présentent une inductance cyclique
statorique qui peut être considérée comme constante.
La réactance(X = Ls.ω) appelée réactance synchrone est constante aussi.

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[Annexe n°1/(4/5)]

2éme Cas : Machine à pôles saillants :

Considérons une machine synchrone (bipolaire) dont la roue polaire à la forme suivante :

L’entrefer pour ce type de machine n’est pas constant. Appliquons le théorème d’AMPERE
dans les deux situations décrites ci-dessous (sur le contour Co puis C1) afin de déterminer
les réactances cycliques présentées par le stator pour un entrefer maximum (emax) puis
minimum (emin).

Cas n°1 : e = emax Cas n°2 : e = emin

stator stator
rotor
rotor emax Contour Co rotor
rotor

emax

emin emin
Contour C1

Hypothèse : µ0.µr >>> µ0

Cas n°1 : Cas n°2 :


r r r r
∫ .dl = N s .I s
H
C
∫ .dl = N s .I s
C
H

2.emax 2.emin
 ϕ1 .( ) = N s .I s max  ϕ 2 .( ) = N s .I s min
µ 0 .S µ 0 .S
 ϕ1 .Re max = N s .I s max  ϕ 2 .Re min = N s .I s min

Ns Ns
 ϕ1 = .I s max ϕ2 = .I s min
Re max Re min

Déterminons les expressions des inductances cycliques statoriques (L1 et L2) :

N 2s N 2s
 N S .ϕ1 = L1 .I s max = .I s max  N S .ϕ 2 = L2 .I s min = .I s min
Re max Re min
N 2s N 2s
L1 = L2 =
Re max Re min

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[Annexe n°1(5/5)] Exemple de calcul :


L’entrefer étant variable on voit apparaître une inductance cyclique (L) qui dépend de
l’entrefer (on a L = f(e)) dont la valeur maximale est Lmax = L2 et la valeur minimale est Lmin
= L1. Or nous pouvons écrire :
N 2s
 L1 = = Lmin est l’inductance cyclique transversale et Lmin .ω = X t la réactance
Re max
cyclique transversale.

N 2s
 L2 = = Lmax est l’inductance cyclique longitudinale et Lmax .ω = X l la réactance
Re min
cyclique longitudinale.

Lorsque le rotor tourne, la réactance cyclique varie en fonction de la position de la roue


polaire dans l’espace. Le courant absorbé par le stator va donc aussi varier et passer par
des valeurs maximales et minimales.
On pourra observer un courant modulé en amplitude dont les extremums pourront être
déterminés à partir de Xt et Xl.
En effet les relevés de la tension et du courant, nous permettent de calculer les deux
réactances cycliques.

V V
Xt = et X l =
I s max I s min

Nous prenons les valeurs suivantes :

U cc
V = = 40V avec Ucc tension entre phase fournie par l’alternostat.
3
Imax = 1,88A (exemple de calcul !!!)
Imin = 1,02A

V 40
Réactance longitudinale :  X l = L2 .ω = = = 39Ω ⇒ L2 = 124,2mH
I s min 1,02

V 40
Réactance transversale :  X t = L1 .ω = = = 21Ω ⇒ L1 = 64,4mH
I s max 1,88

Les composantes longitudinale et transversale seront utilisées pour construire le


diagramme de BLONDEL.

Conclusion : Au vu de la forme d’onde du courant (courant modulé en


amplitude) nous pouvons dire que la roue polaire est à pôles saillants.

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ANNEXE N°2 : Couplage de la machine synchrone au réseau


Protocole : La machine synchrone est couplée en étoile (on travaille dans les conditions
nominales).Les interrupteurs du synchronoscope sont ouverts. La valeur efficace tension
fournie par le réseau alternatif est notée Vres # 230V.
Conditions de couplage : nous voulons que les deux réseaux alternatifs présentent des
tensions de valeurs efficaces identiques et en phases. Visualisons les deux tensions.
Pour réaliser ces conditions vous devez faire plusieurs réglages :
 Réglage de la vitesse du groupe aux alentours de la vitesse de
synchronisme (Ns=1500tr.min-1).
On démarre la machine à courant continu en réglant le rapport cyclique du hacheur.
 Réglage de la valeur efficace de la tension (entre phase et neutre EMS)
fournie par la machine synchrone :
On règle le courant d’excitation IexMS jusqu' à atteindre EMS # Vres .
 Vérification de l’ordre des phases du système de tensions triphasées
fournies par la machine synchrone et celui du réseau alternatif.
Lorsque les « feux » des lampes sont dits « battants » l’ordre des phases des deux
systèmes de tensions triphasées sont identiques. Dans le cas contraire les « feux » sont
dits « tournants » ; le couplage de la machine dans ces conditions pourrait endommager le
réseau et la machine ; pour rétablir l’ordre des phases il suffit de croiser deux fils.

Lorsque les trois conditions citées ci-dessus sont réunies les lampes ne sont pas
forcement éteintes.
Nous pouvons obtenir l’extinction totale des feux en agissant sur le courant d’excitation de
la machine synchrone et en ajustant la vitesse du groupe (on règle IexM.C.C).
Lorsque les lampes sont éteintes nous pouvons fermer les interrupteurs du
synchronoscope. La machine est couplée au réseau.

(AVANT DE FERMER LES INTERRUPTEURS APPELER LE PROFESSEUR OU LES


POMPIERS !!!!)

Φ Remarque : Il arrive que dans les conditions


idéales de réglage (N = Ns et EMS = Vres) les
lampes soient toujours allumées.
Vres1 EMS1 Cette situation peut arriver s’il existe un
déphasage (Φ) entre les tensions fournies par le
réseau et celles composées par la machine
synchrone.
Pour annuler ce déphasage (et donc mettre en
EMS3
Vres2 phases les tensions du réseau et celles de la
machine) il suffit de faire varier lentement la
Φ Vres3 EMS2 vitesse de rotation du groupe et observer un
Φ battement très lent des feux des lampes. Dès que
les lampes s’éteignent on peut coupler la machine
au réseau.

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ANNEXE N°3 : Réversibilité de la machine synchrone

Lorsque la machine synchrone est couplée au réseau nous pouvons maîtriser le transfert
de puissance active et réactive entre la machine et le réseau en agissant
indépendamment sur le courant d’excitation de la machine à courant continu (IexMCC) et sur
le courant d’excitation de la machine synchrone (IexMS).

Considérons le schéma de montage de la partie IV :

1ére Hypothèse : On suppose que le courant d’excitation de la machine synchrone est


maintenu constant (IexMS = constant).

Le réglage de IexMCC fixe la valeur de la force électromotrice EMCC = k.Φ(IexMCC).Ωs et donc


celle du courant d’induit IMCC.

 Si EMCC > Umoy alors le courant d’induit IMCC est négatif : la machine à courant continu
fonctionne en génératrice donc la machine synchrone en moteur (avec PMS > 0).

 Si EMCC < Umoy alors le courant d’induit IMCC est positif : la machine à courant continu
fonctionne en moteur donc la machine synchrone en alternateur (avec PMS < 0).

Observation : Par le biais du courant d’excitation IexMCC nous pouvons gérer le transfert
de la puissance active entre le réseau et la machine synchrone. Nous allons pouvoir
montrer le fonctionnement moteur et générateur de la machine synchrone.

2nd hypothèse : On suppose que le courant d’excitation de la machine à courant continu


est maintenu constant (IexMCC = constant).

Le réglage de IexMS fixe la valeur de la force électromotrice EMS = k.Φ(IexMS).Ωs et donc


celle du courant d’induit IMS de la machine synchrone. EMS se déplace sur une horizontale
dans le plan (P, Q) car la puissance active est constante.

Nous pouvons passer de Q > 0 à Q < 0 en agissant sur le courant d’excitation (IexMS).
IexMS .
Par le biais du courant d’excitation IexMCC nous pouvons gérer le transfert de la puissance
active entre le réseau et la machine synchrone.

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CORRECTION DU T .P
I PLAQUES SIGNALETIQUES

Machine synchrone Machine à courant continu


220V/380V U = 220V
3,1A/1,8A ; SN = 1,1 kVA I = 7,2A
f = 50 Hz; Ns = 1500tr/min Pu = 1,2kW
UexMS = 70V et IexMS = 2,6 A Excitation : UexMCC = 220V ; IexMCC = 0.65A

II IDENTIFICATION DES RESEAUX

RESEAU CONTINU : L’alimentation de la machine à courant continu est faite par un


hacheur quatre quadrants : convertisseur statique multifonction ECODIME
Cette source d’entrée est réversible en tension et en courant.

RESEAU ALTERNATIF : C’est un alternostat triphasè de la table qui alimentera le stator


de la machine synchrone.
Cette source est réversible en tension et en courant.

III IDENTIFICATION DE LA MACHINE SYNCHRONE

III.1 Détermination de la roue polaire : Essai de glissement

Schéma du montage

istator A

Réseau
MS MCC V continu

Mesure
Courant, tension

Réseau IexMCC Alimentation induit :


alternatif IexMS =0 Ainduit

Alimentation inducteur :
Ainducteur

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L’objectif de cet essai est de déterminer la nature de la roue polaire en interprétant l’allure
du courant absorbé par l’induit de la machine synchrone (Is).
Mode opératoire :
La machine synchrone doit être entraînée par la machine à courant continu à une vitesse
proche du synchronisme dans les conditions suivantes :
Le courant d’excitation de la machine synchrone est nul (IexMS = 0A, roue polaire
non alimentée).
Le stator de la machine synchrone est alimenté sous tension réduite par un
alternostat.
On fixe le courant d’excitation de la MCC à IexMCC = 0,65 A et on démarre le
groupe de machine.
La vitesse du groupe est ajustée en agissant sur le courant d’excitation (IexMCC)
de la MCC.
Le courant circulant dans le stator est visualisé à l’oscilloscope. La forme de ce
courant nous donnera des informations sur la structure de la roue polaire (pôles
lisses ou saillants).

IMax

IMin

2.IMin 2.IMax

-IMin

-IMax

On reléve 2.IMax et 2.IMin :

 IMax = 3,54 A
 IMin = 1,72 A

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Interprétation de l’oscillogramme : L’interprétation de l’allure du courant statorique


nécessite une étude un peu plus approfondie du circuit magnétique constitué par le stator
et le rotor de la machine. Cette étude sera faite dans les conditions définies ci-dessus (cf.
mode opératoire).
En effet, les expressions des réactances cycliques statoriques transversale et
longitudinale dans le cas d’une machine à pôles saillants ou de la réactance cyclique
statorique dans le cas d’une machine à pôles lisses nous permettra d’interpréter au mieux
la forme d’onde du courant statorique.

Considérons une machine dont le rotor est à pôles lisses dans un premier temps puis une
machine à pôles saillants.

1er Cas : Machine à pôles lisses :

Détermination de la (ou les) réactance(s) cyclique(s) statorique(s)

La seule source de flux dans la machine synchrone est apportée par le courant statorique
Is .

Appliquons le théorème d’AMPERE sur un contour(C) traversant le stator, l’entrefer et le


rotor de la machine (cf ci-dessous).

stator

rotor Contour C

Caractéristiques magnétiques et géométriques du circuit magnétique :

Ns : nombre de spires au stator


Hf : Champ magnétique dans le fer (stator ou rotor)
He : Champ magnétique dans l’entrefer
µf, µ0 : perméabilité magnétique relative du matériau, perméabilité magnétique du
vide (de l’air)
lf : longueur moyenne du contour dans le fer
e :épaisseur de l’entrefer
S : Section moyenne traversée par l’induction B

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Théorème d’AMPERE :
r r
∫ .dl = N s .I s
C
H
r r
∫ .dl = ( H f .l f + 2.H e .e) = N s .I s
C
H

H f .l f + 2.H e .e = N s .I s
Le champs magnétique est à flux conservatif il est donc identique dans le fer et
l’entrefer. On pourra donc écrire les relations suivantes :
r r B B
ϕ = B.S Avec B = µ r .µ 0 .H f = µ 0 .H e d’ou H f = et H e =
µ r .µ 0 µ0

Hypothèse : Le champ magnétique est perpendiculaire à la surface ( S ) .


r r
On obtient la relation suivante : ϕ = B.S = B.S
ϕ ϕ ϕ
B= ⇒ Hf = et He =
S µ r .µ 0 .S µ 0 .S

La relation obtenue à partir du théorème d’AMPERE peut donc s’écrire :

ϕ ϕ lf 2.e
H f .l f + H e .2.e = .l f + .e = ϕ .( + ) = N s .I s
µ r .µ 0 .S µ 0 .S µ r .µ 0 .S µ 0 .S

lf 2.e
Soit R f = la réluctance du circuit magnétique et Re = . la réluctance de
µ r .µ 0 .S µ 0 .S
l’entrefer.
La réluctance dépend des caractéristiques géométriques et
magnétiques du circuit magnétique de la machine.

Nous obtenons la relation suivante : ϕ .( R + Re ) = N .I s


f s
Remarque : La perméabilité magnétique (µ0.µr) des matériaux
constituant le rotor et le stator est plus élevée que celle de l’entrefer
(µ0) : µ0.µr >>> µ0.
Nous pouvons faire la simplification suivante : Rf <<< Re d’ou Rf +
Re # Re .
N
On obtient : ϕ .( R + Re ) = ϕ .Re = N .I s ⇒ ϕ = s .I
f s R s
e
2.e
Remarque : Re = la réluctance de l’entrefer est constante
µ 0 .S
pour une machine à pôles lisses.

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Soit Ls l’inductance cyclique statorique de la machine synchrone. Exprimons le flux


total(φs) créé par l’induit de la machine à partir de Ls et du courant statorique Is.

N2
Nous avons la relation suivante : φ = N .ϕ = s .I = Ls .Is
s s R s
e

D’ou l’expression de l’inductance cyclique en fonction des paramètres géométriques


N2 φ
et magnétiques de la machine. Ls = s = s
R I
e s
Les machines synchrones à pôle lisses présentent une inductance cyclique
statorique qui peut être considérée comme constante.
La réactance(X = Ls.ω) appelée réactance synchrone est constante aussi.

2éme Cas : Machine à pôles saillants :

Considérons une machine synchrone (bipolaire) dont la roue polaire à la forme suivant :

L’entrefer pour ce type de machine n’est pas constant. Appliquons le théorème d’AMPERE
dans les deux situations décrites ci-dessous (sur le contour Co puis C1) afin de déterminer
les réactances cycliques présentées par le stator pour un entrefer maximum (emax) puis
minimum (emin).

Cas n°1 : e = emax Cas n°2 : e = emin

stator stator
rotor
rotor emax Contour Co rotor
rotor

emax

emin emin
Contour C1

Hypothèse : µ0.µr >>> µ0

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Cas n°1 : Cas n°2 :


r r r r
∫ H .dl = N s .I s
C
∫ H .dl = N s .I s
C

2.emax 2.emin
 ϕ1 .( ) = N s .I s max  ϕ 2 .( ) = N s .I s min
µ 0 .S µ 0 .S
 ϕ1 .Re max = N s .I s max  ϕ 2 .Re min = N s .I s min

Ns Ns
 ϕ1 = .I s max ϕ2 = .I s min
Re max Re min

Déterminons les expressions les inductances cycliques statoriques (L1 et L2) :

N 2s N 2s
 N S .ϕ1 = L1 .I s max = .I s max  N S .ϕ 2 = L2 .I s min = .I s min
Re max Re min
N 2s N 2s
L1 = L2 =
Re max Re min

L’entrefer étant variable on voit apparaître une inductance cyclique (L) qui dépend de
l’entrefer (on a L = f(e)) dont la valeur maximale est Lmax = L2 et la valeur minimale est Lmin
= L1.

Or
N 2s
 L1 = = Lmin est l’inductance cyclique transversale et Lmin .ω = X t la réactance
Re max
cyclique transversale.

N 2s
 L2 = = Lmax est l’inductance cyclique longitudinale et Lmax .ω = X l la réactance
Re min
cyclique longitudinale.

Lorsque le rotor tourne, la réactance cyclique varie en fonction de la position de la roue


polaire dans l’espace. Le courant absorbé par le stator va donc aussi varier et passer par
des valeurs maximale et minimale.
On pourra observer un courant modulé en amplitude dont les extremums pourront être
déterminés à partir de Xt et Xl.
En effet les relevés de la tension et du courant, nous permettent de calculer les deux
réactances cycliques.

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V V
Xt = et X l =
I s max I s min
Nous avons relevé les valeurs suivantes :

U cc
V = = 145,5V avec Ucc tension entre phase fournie par l’alternostat.
3
Imax = 3,54 A
Imin = 1,72 A
Réactance longitudinale :

V 145,5
 X l = L2 .ω = = = 84,6Ω ⇒ L2 = 269,4mH
I s min 1,72

Réactance transversale :

V 145,5
 X t = L1 .ω = = = 41,4Ω ⇒ L1 = 130,1mH
I s max 3,54

Les composantes longitudinale et transversale seront utilisées pour construire le


diagramme de BLONDEL.

Conclusion : Au vue de la forme d’onde du courant (courant modulé en


amplitude) nous pouvons dire que la roue polaire est à pôles saillants.

MAIS EN PREMIERE APPROXIMATION ON DETERMINERA LE MODELE DE BEHN-


ESCHENBURG (cela veut dire que l’on considéra que le rotor de la machine est à pôles
lisses et que le matériau magnétique n’est pas saturé) .

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III.2 Caractéristique interne

Schéma du montage :

MS MCC V
V Ev

IexMCC Alimentation induit :


Alimentation inducteur-MS : Ainduit
AinducteurMS A

IexMS Alimentation inducteur-MCC :


AinducteurMCC

Mode opératoire :

On fixe le courant dans l’inducteur de la machine à courant continu à


IexMCC = 0,65A , on démarre ensuite la MCC.

La vitesse du groupe est maintenue à N = Ns = 1500tr.min-1 en agissant sur le


courant d’excitation IexMCC.

Pour relever Ev = f (IexMCC) on fait varier la source continue AinducteurMS IexMS.

On relèvera EV pour IexMS croissant puis décroissant afin de repérer un éventuel hystérésis
caractéristique de la non linéarité du matériau.

IexMS 0 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.9 1 1.2 1.3 1.4 1.6 1.8 2 2.2 2.4 2.6 2.7
EV 4 58 87.4 112.5 136 153 168 193 202 220 226 233 243 253 260 267 271 278 281

Pour IexMS décroissant on retrouve à peu près les mêmes valeurs que celle trouvées pour
IexMS croissant.
L’hystérésis n’est pas très important sur cette machine.

Remarque : la machine sature assez rapidement, en effet pour IexMS > 0,5 A la
caractéristique Ev = f (IexMS) n’est plus linéaire.

Dans la zone linéaire on peut écrire la relation suivante : Ev = 287,52.IexMS

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Caractéristique à vide

300

250

200
Force électromotrice MCC

150 Série1

Zone linéaire
100

50

0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
Courant d'excitation (machine synchrone)

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III.3 Caractéristique en court-circuit :ICC = f (IexMS)

Schéma du montage

A
ICC

MS MCC V

IexMCC Alimentation induit :


Alimentation inducteur-MS : Ainduit
AinducteurMS A

IexMS Alimentation inducteur-MCC :


AinducteurMCC

La vitesse du groupe est maintenue constante (Ns = 1500tr.min-1) pendant cet essai en
agissant sur le courant d’excitation de la MCC.

On peut donc relever le courant de court-circuit (Icc) qui traverse une phase du stator de la
machine synchrone en fonction du courant d’excitation IexMS.

Relevé : Icc = f( IexMS)

IexMS 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8


ICC 0 0.42 0.84 1.22 1.6 2.1 2.4 2.8 3.2 3.6

Essai en court-circuit

3.5

ICC = 2.IexMS
3

2.5
Courant decourt-circuit

1.5

0.5

0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
Courant d'excitation

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III.4 Détermination de la résistance d’un enroulement statorique

On applique la méthode voltampéremétrique (utilisons un générateur à courant continu).

Schéma du montage :

I
A

V V

Stator

V
La résistance mesurée entre phases 2.Rs = = 10Ω ⇒ Rs = 5Ω résistance d’un
I
enroulement statorique.

Nous pouvons maintenant déterminer la réactance cyclique synchrone et proposer un


modèle de la machine synchrone : Modèle de BEHN-ESCHENBURG

Essai en court-circuit : Schéma équivalent d’un enroulement statorique vu entre une phase
et le neutre.

Exploitation de la caractéristique interne et


Icc R X de la caractéristique en court-circuit (on
« reste »dans la partie linéaire de la courbe
Ev = f(IexMS))
Pour un courant d’excitation IexMS =
Icc 0,2A on relève Escc # 60V et Icc = 0,42A.
Escc
Nous avons
E 60
Z = scc = = 143Ω = R 2 + X 2 or R<<<X
I scc 0,42
donc Z # X = 143Ω.

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Essai en court-circuit
Caractéristique à vide

4
300

3.5

250

200

2.5
Courant decourt-circuit

Force électromotrice MCC


2 Série1
150

1.5

100

ESCC = 60 V
50

ICC = 0 .42 A 0.5

0 0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2 0 0.5 1 1.5 2 2.5 3

IexMS = 0 .2A
Courant d'excitation
IexMS = 0 .2A Courant d'excitation (machine synchrone)

Modèle de BEHN-ESCHENBURG (on pourra par la suite négliger R devant X)

0,42Ω X=143Ω
I
R=
Diagramme de fonctionnement :

V j.X.I
Es Es R.I

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III.5 Validation du modèle ?


Cet essai va nous permettre de savoir si le modèle que l’on vient de déterminer peut nous
permettre de retrouver (et même prévoir) différents points de fonctionnement de la
machine réelle.
Considérons des points de fonctionnement « faciles à relever et à exploiter par le
diagramme de FRESNEL » [V,I,ϕ,IexMS].

π
1ére ESSAI : essai en déwatté ( ϕ = )
2
 Nous avons effectuer cet essai en couplant la M.S au réseau et en réglant le courant
d’excitation de la M.C.C (IexMCC) jusqu'à obtenir PMS = 0.
(On compense les pertes de la M.S en réglant le moment de couple de la M.C.C).
 Cet essai aurait pu être fait en « chargeant »la M.S sur une charge très inductive.

π
On relève le point de fonctionnement suivant :[ V=228 V ; I=2 A ; IexMS=2,7 A ; ϕ = ]
2
Ce point est dans la zone de saturation de la caractéristique !!!!!!!

 Déterminons le courant d’excitation donné par le modèle (à N = 1500tr.min-1).

 On considère les données suivantes [V = 228 V ; I = 2 A]

Schéma équivalent vu entre une phase et un neutre :

X=143Ω
I Diagramme de FRESNEL

Ev
Charge
V V j.X.I
Es I

Nous avons le calcul suivant : E V = V + j. X .I ⇒ EV = V + X .I

EV = 228 + 143*2 = 514 V !!!! Cette valeur de EV est impossible à obtenir à la vue de la
caractéristique interne.

Sachant que « EV = 287,52 .IexMS »on aurait IexMS = 1,79 A

0,4 − 1,79
L’erreur relative qui est faite est ε = = 1,27 donc 127% !!!! d’erreur relative.
(0,4 + 1,79) 2

Le modèle trouvé ici n’est pas satisfaisant !!!

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2éme ESSAI : essai sur charge résistive ( ϕ = 0 )

 Nous avons effectué cet essai sur une charge résistive R = 72 Ω.

On relève le point de fonctionnement suivant :[V = 55 V ; I = 0,72 A ; IexMS = 0,4 A ; ϕ = 0 ]


Ce point est dans la zone linéaire de la caractéristique !!!!!!!

 Déterminons le courant d’excitation donné par le modèle (à N = 1500tr.min-1).

 On considère les données suivantes [V = 55 V ; I = 0,72 A]


Schéma équivalent vu entre une phase et un neutre :

X=143Ω
I

EV j.X.I
Charge
V
Es

Nous avons l’équation électrique suivante : E V = V + j. X .I


2
( )
EV = V 2 + ( X .I ) = 55 2 + (143 * 0,72) = 116,73V
2

On en déduit la valeur du courant d’excitation de la machine synchrone : IexMS = 0,41 A

0,4 − 0,41
L’erreur relative qui est faite est ε = = 0,0247 donc 2,47% d’erreur relative.
(0,4 + 0,41) 2

Dans la zone linéaire le modèle trouvé est satisfaisant.

Lorsqu'on travaille dans la zone de saturation (cas fréquent surtout si la machine est
couplée au réseau) il faut utiliser un autre modèle de la machine synchrone (le plus fidèle
possible dans cette zone).

Le modèle que l’on pourra choisir et calculer est le modèle de POTIER (cette partie sera
abordée à « titre indicatif » à la fin de la correction).

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IV COUPLAGE DE LA MACHINE SYNCHRONE AU RESEAU

Nous allons coupler la machine synchrone au réseau et la faire fonctionner en alternateur


et en compensateur synchrone.

Le réseau alternatif étant constitué d’un alternostat triphasè nous avons un réseau
réversible en tension et en courant.

Le réseau continu réversible en tension et en courant est constitué d’un hacheur quatre
quadrants associé à une source continue.

Schéma du montage :
Appareils de mesure

Hacheur 4 Q

L0
N=NS

V U E0
M.S M.C.C
L

K A
Source continue
Synchronoscope P, Q, I, V

Alimentation de l’inducteur de la M.C.C


Réseau alternatif IexM.C.C
A
A

UexMS A UexMCC

IexMS
Alimentation de la roue polaire

IV.1 Protocole :

La machine synchrone est couplée en triangle (on travaille dans les conditions nominales).
Les interrupteurs du synchronoscope sont ouverts. La valeur efficace de la tension fournie
par le réseau alternatif est notée Vres # 230V.

Conditions de couplage : nous voulons que les deux réseaux alternatifs présentent des
tensions de valeurs efficaces identiques et en phase.

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Pour réaliser ces conditions nous devons faire plusieurs réglages :

Réglage de la vitesse du groupe aux alentours de la vitesse de


synchronisme (Ns=1500tr.min-1).
On démarre la machine à courant continu. La vitesse du groupe est réglée aux
alentours de 1500tr/min.

Réglage de la valeur efficace de la tension (entre phase et neutre EMS)


fournie par la machine synchrone.
On règle le courant d’excitation IexMS jusqu' à atteindre EMS # Vres .

Vérification de l’ordre des phases du système de tensions triphasées


fournies par la machine synchrone et celui du réseau alternatif.
Lorsque les « feux » des lampes sont dits « battants » l’ordre des phases des deux
systèmes de tensions triphasées sont identiques. Dans le cas contraire les « feux »
sont dits « tournants » ; le couplage de la machine dans ces conditions pourrait
endommager le réseau et la machine ; pour rétablir l’ordre des phases il suffit de
croiser deux fils.

Lorsque les trois conditions citées ci-dessus sont réunies les lampes ne sont pas
forcement éteintes.
Nous pouvons obtenir l’extinction totale des feux en agissant sur le courant d’excitation de
la machine synchrone et en ajustant la vitesse du groupe (on règle IexM.C.C).
Lorsque les lampes sont éteintes nous pouvons fermer les interrupteurs du
synchronoscope.

La machine est couplée au réseau.

Remarque :

Φ Il arrive que dans les conditions idéales de


réglage (N = Ns et EMS = Vres) les lampes soient
toujours allumées.
Vres1 EMS1 Cette situation peut arriver s’il existe un
déphasage (Φ) entre les tensions fournies par le
réseau et celles composées par la machine
synchrone.
Pour annuler ce déphasage (et donc mettre en
EMS3
Vres2 phases les tensions du réseau et celles de la
machine) il suffit de faire varier lentement la
Φ Vres3 EMS2 vitesse de rotation du groupe et observer un
Φ battement très lent des feux des lampes.
Des que les lampes s’éteignent on peut coupler la
machine au réseau.

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IV.2 Fonctionnement en alternateur débitant sur le réseau

Lorsque la machine synchrone est couplée au réseau la vitesse de rotation du groupe est
imposée par le réseau (N = Ns = 1500tr.min-1).
Les conventions adoptées pour la machine synchrone sont celles du départ : convention
récepteur.

Cela veut dire que celle-ci fonctionnera en génératrice (alternateur) si la puissance active
mesurée est NEGATIVE.

Réseau alternatif Appareils de mesure


Moteur
Hacheur 4 Q

Génératrice
L0
N=NS

V U E0
M.S M.C.C

A
P<0 Source continue
P, Q, I, V

Alimentation de l’inducteur de la M.C.C


IexM.C.C
A
A

UexMS A UexMCC

IexMS
Alimentation de la roue polaire

 On montre le fonctionnement en alternateur de la machine synchrone en AUGMENTANT


LA PUISSANCE MECANIQUE fournie par la machine à courant continu.

C’est-à-dire en réglant la valeur de IexMCC (on diminue Ie courant d’excitation de la


MCC !!!).

Pour augmenter la puissance mécanique il suffit d’augmenter le couple fournie par la


M.C.C.
La vitesse de rotation du groupe étant maintenue constante on fait ici UNE COMMANDE EN
COUPLE.

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En effet si on diminue IexMCC la force électromotrice EMCC diminue ce qui entraîne une
augmentation du courant d’induit IMCC donc une augmentation du moment du couple
électromagnétique (Tem = k.Φ(IexMCC).IMCC ).

Schéma équivalent

Rinduit IMCC
M.C.C Hacheur

EMCC Umoy

A partir de ce schéma équivalent nous pouvons exprimer le courant qui traverse l’induit de
U − E MCC
la machine à courant continu : I MCC = moy et expliquer le fonctionnement du
Rinduit
système.

Pour Umoy = constante

Si EMCC diminue (avec EMCC < Umoy) alors IMCC augmente et Tem aussi. La
machine à courant continu fonctionne en moteur et la machine synchrone en alternateur
(nous pouvons constater que la puissance active absorbée par la machine synchrone est
négative : cf diagramme P, Q).

Remarque : le réglage de Umoy par le rapport cyclique (α) est ici très important car il faut
que la condition EMCC<Umoy soit satisfaite lorsque l’on diminue IexMCC.

IV.3) Fonctionnement en compensateur synchrone

Le fonctionnement en compensateur synchrone de la machine est obtenu lorsque la


machine synchrone n’échange plus de puissance active avec le réseau.
Il suffit de régler IexMCC jusqu'à atteindre PMS = 0.

Remarque : Cela correspond en réalité à une compensation des pertes mécaniques et


des pertes fer de la machine synchrone par la machine à courant continu.

Nous pouvons à ce moment là visualiser le courant et la tension aux bornes de la machine


synchrone pour remarquer qu’ils sont effectivement en quadrature de phase.

En maintenant constant le courant d’excitation de la machine à courant continu et en


faisant varier celui de la machine synchrone nous pouvons observer une variation
importante de la puissance réactive absorbée (Q>0) et fournie (Q<0) par la machine
synchrone.

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Nous pouvons donc dire que le courant d’excitation de la machine synchrone permet de
régler le transfert d’énergie réactive entre le réseau et la machine à puissance active nulle.

Nous avons ici un fonctionnement de la machine synchrone en compensateur synchrone.

Schéma du montage :

Réseau alternatif Appareils de mesure Moteur PMCC= Pertes MS


Q<0 Hacheur 4 Q
Compensatrice

L0
N=NS

PMS=0 M.S M.C.C V U E0

A
Source continue
Q>0 P, Q, I, V

Alimentation de l’inducteur de la M.C.C

IexM.C.C
A
A

UexMS A UexMCC

IexMS
Alimentation de la roue polaire

V Réversibilité de la machine synchrone

Nous voulons que la machine puisse fonctionner dans les quatre quadrants du plan (P, Q),
pour cela en s’aidant de l’annexe n°3 on trace P= f (Q)

1 3 Q

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P =f (Q)
On fait varier IexMCC et IexMS est égale à 2.5 A

IexMS = 2.5A 1
P(W) 644 370 285 213 165 107 53 -59 -100 -155 -218 -270 -345 -453
Q ( VAR ) -1.21 1.27 -1.27 -1.28 -1.28 -1.28 -1.26 -1.23 -1.23 -1.23 -1.2 -1.15 -1.17 -1.14

On fait varier IexMS et IexMCC est égale à 0.34 A

IexMCC=0.34 2
P(W) -285 -310 -385 -335 -342 -343 -330 -319 -308
Q ( kVAR ) -1.2 -0.93 -0.63 -0.4 -0.26 0.02 0.48 0.7 0.95

On fait varier IexMCC et IexMS est constant

3
P(W) -300 -230 -167 -96 -30 55 101 160 192
Q ( kVAR ) 1.18 1.14 1.1 1.07 1.03 1.01 1 1 1

On fait varier IexMS et IexMCC est constant

4
P(W) 192 152 157 141 136 130 138 144 140 172
Q ( kVAR ) 1 0.69 0.44 0.3 0.09 -0.15 -0.46 -0.69 -0.87 -1.2

Diagrmme P,Q

800
P(W)

600

400

200

Q(kVAR) 0
-1.5 -1 -0.5 0 0.5 1 1.5

-200

-400

-600

Iexms=2.5A=cst Iexmcc=0.34=cst Iexms=cst Iexmcc=cst

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Complément : Détermination du modèle de POTIER


On a effectué un essai en déwatté qui a donné les résultats ci-dessous :

On relève graphiquement les valeurs de λ.ω


ω et α .
 λ.ω
ω = 11,1 Ω

 α = 0,45

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Validation du modèle de POTIER :


Modèle de POTIER :
Détermination de la force électromotrice à vide

Essai réalisé : [ V = 154 V et I = 1.88 A ] Nous avions fixé IexMS = 1,2 A( On a pris en fait ici λ.ω = 17,4 Ω et α = 0,42)
Echelle : V =154 V → 20 cm
D’où R.I = 9.4 V → 1,2cm et λ.ω.I = 32.12 V → 4.16cm

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Expérimentalement on avait fixé


IexMS = 1,2 A

Le courant calculé par le modèle de


POTIER est IexMS = 1,16 A.

LE MODELE DE POTIER EST


VALIDE

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Diagramme P,Q

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