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Introductions aux similitudes du plan

P désigne le plan habituel, les points sont les éléments de P .


A et B étant 2 points du plan, AB désigne la distance de A à B : AB= || AB ||

I Applications du plan vers lui-même

1) Applications et transformations du plan

f est une application du plan P vers lui même signifie que à tout point M du plan P on associe
par f un seul point M’du plan P ; on note f(M) ce point.
Si de plus pour tout point N de P , il existe un seul point M de P tel que f(M) = N, f est une
bijection de P vers P : on dit que f est une transformation du plan P .

2) Les similitudes planes

a) Définition
Soit k un réel strictement positif et soit f une application du plan vers lui-même.
Lorsque pour tout couple de points (M, N) du plan, on a f(M)f(N) = k MN, on dit que
f multiple les distances par k et que f est une similitude de rapport k.

b) Exemples
l étant un réel non nul, les homothéties de rapport l sont des similitudes de rapport |l|.

3) Les similitudes de rapport 1

a) Définition des isométries


Soit f une application du plan vers lui-même.
Lorsque pour tout couple de points (M, N) du plan, on a f(M)f(N) = MN, on dit que
f conserve les distances et que f est une isométrie.

b) Conséquence de la définition
Les isométries sont les similitudes de rapport 1.

c) Exemples
Id, les translations, les rotations et les symétries axiales sont des isométries donc des
similitudes de rapport 1 ; les symétries centrales qui sont les rotations d’angle plat et qui sont
les homothéties de rapport -1 en sont un cas particulier.
II Premières propriétés des similitudes
Soit f une similitude du plan P de rapport k ( k ]0, +[) .
Dans cette partie, M étant un pont quelconque du plan, nous noterons M’pour l’image de ce
point M par f.

1 Effet sur l’alignement de points, sur les milieux

Théorème
Si A, B et C sont 3 points alignés dans cet ordre, alors A’, B’ Et C’ sont alignés dans le
même ordre. En particulier si B est le milieu de (A, C), B’ est le milieu de (A’, B’).

Démonstration C A’
B B’ C’
A
a)
A, B et C sont alignés dans cet ordre  AB + BC = AC
 kAB + kBC = kAC
 A’B’ + B’C’= A’C’
 A’, B’ et C’ sont alignés dans cet ordre
Finalement, on a l’équivalence :
A, B et C sont alignés dans cet ordre  A’, B’ et C’ sont alignés dans cet ordre

b) On va utiliser l’équivalence précédente :


B est le milieu de AC  A, B et C sont alignés dans cet ordre et AB = BC
 A’, B’ et C’ sont alignés dans cet ordre et kAB = k BC
 A’, B’ et C’ sont alignés dans cet ordre et A’B’ = B’C’
 B’ est le milieu de A’C’
Finalement on a l’équivalence :
B est le milieu de AC  B’ est le milieu de A’C’

c) L’énoncé du théorème est prouvé par les deux équivalences obtenues en a) et b).

2 Effet sur les égalités de vecteurs


Énoncé
Si A,B, C et D sont 4 points tels que AB  CD alors A' B'  C' D' .

Démonstration
A B C’ A’

C D O’

D’ B’

On va utiliser la dernière équivalence vue dans la démonstration du paragraphe précédent.


Soit O le milieu de (A, D), on sait que O’ est le milieu de (A’,D’).
AB  CD  O est le milieu de (B, C)  O’ est le milieu de (B’, C’)  A' B'  C' D'

3 Effet sur le produit scalaire

Pour tout triplet A, B et C du plan, A' B'  A'C'  k 2 AB  AC .


D’où AB  AC  A’B’  A’C’

Démonstration

Elle résulte de l’expression du produit scalaire :


1 1
AB  AC  (AB2  AC2  BC 2 ) ; A' B'  A' C'  (A' B' 2 A' C' 2  B' C' 2 ) .
2 2
Nous avons : A’B’ = k AB et A’C’ = k AC d’où A’B’2 = k2 AB et A’C’2 = k2 AC2 alors
1 1
A' B'  A' C'  (k ² AB2  k ² AC2  k ² BC 2 )  k ²  (AB2  AC2  BC 2 ) d’où
2 2
A’B’·A’C’= k2 AB·AC où k2 ≠0 et ainsi A’B’·A’C’= 0  AB·AC = 0

4 Effet sur les angles géométriques


Pour tout triplet A, B et C du plan tel que A≠B et A≠C, on a l’égalité des angles géométriques
B’A’C’ et BAC.

Démonstration
Soit et ’ les mesures dans [0 ; ] respectivement des angles géométriques BAC et
B’A’C’.
A’B’·A’C’= k2 AB·AC cela donne A’B’·A’C’ cos ’ = k2AB·AC cos d'où
k AB.k AC .cos ’ = k2AB·AC cos . Comme k, AB et AC sont des réels non nuls,
cos ’ = cos . où et ’ sont dans [0 ; ] d’où et ’ sont égaux.

5 Effet sur un repère orthogonal, sur les coordonnées d’un point, d’un vecteur
 
On suppose que les points O,I et J définissent un repère orthogonal d’origine O, R = (O, i , j )
 
où i  OI et OJ  j .
O’I’=kOI et O’J’ = k OJ , l’angle I’O’J’ est un angle droit comme IOJ ; les points O’, I’ et J’
   
définissent un repère orthogonal d’origine O’, R’ = (O’, i ' , j ' ) où i '  O' I' et O' J'  j ' .

O’

J
M

O I I’ M’ J’
①Théorème
Avec x et y réels :
a) Soit un point M de coordonnées x et y dans R, M’ a alors les mêmes coordonnées x et y
dans le repère R’.
   
b) Soit 2 points A et B du plan tels que AB  xi  yj , on a encore A' B'  xi  yj .

Démonstration
 
∗ On a OM  xi  yj .
 
Soit x’ et y’ les coordonnées de M’ dans le repère orthogonal R’ : O' M'  x' i ' y' j ' .

          
OM  i  ( xi  yj )  i  xi ²  yj  i où i ²  OI² et j  i  0 d' où OM  i  x OI²
          
OM  j  ( xi  yj )  j  xi  j  yj ² où i  j  0 et j ²  OJ² d' où OM  j  y OJ²
 
De la même façon O' M' i '  x' O' I'² et O' M' j '  y' O' J'² où O’I’ = k OI et O’J’ = k OJ,
 
ainsi O' M' i ' = x’ k2 OI2 et O' M' j ' = y’ k2 OJ2.
   
On a vu aussi que O' M' i ' = k2 OM  i et O' M' j ' = k2 OM  j , cela donne :
x’ k2 OI2 = k2 x OI2 et y’ k2 OJ2 = k2y OJ2.
Comme k2, OI2 et OJ2 sont non nuls, après simplification on obtient : x’=x et y’ = y.
La partie a) du théorème a été démontrée.

 
b) On a : AB  xi  yj . Soit le point M du plan de coordonnées x et y dans R , il est tel que
 
OM  xi  yj , soit OM = AB . On sait d’après le paragraphe 2 que O' M'= A' B' .
 
Comme d’après la partie a) du théorème qui vient d’être démontrée, on a bien O' M' xi '  yj ' ,
 
on obtient A' B' = xi '  yj ' .
La partie b) du théorème a été démontrée.

② Théorème
N étant un point quelconque du plan, il existe un seul point M du plan tel que f(M) = N.
f est ainsi une transformation du plan P .

Démonstration : Soit X et Y les cordonnées du point N du plan dans le repère R ’.


M étant aussi un point quelconque du plan P , soit x et y les coordonnées de M dans le repère
R. On sait que M’=f(M) est le point du plan de coordonnées x et y dans le repère R’, d’où
l’équivalence : f(M) = N  (x=X et y=Y).
Il en résulte que le seul point M du plan tel que f(M) = N est le point de coordonnées X et Y
dans R. L’énoncé précédent a bien été démontré.
6 Effets sur les cercles, les barycentres

a) L’image du cercle (C) de centre et de rayon r (avec r dans ℝ+*) est le cercle (C’) de
centre ’=f() et de rayon kr.
Démonstration

a) Pour tout M de (C), f(f(M) = k k r soit ’M’= kr d’où M’(C’).

b) Réciproquement : Pour tout N de (C’), f étant une transformation du plan, soit le point M
tel que M’ = f(M) = N.
On a k r = ’N= ’M’ où ’M’= k ainsi k r = k soit r = d'où
M (C) et N= f(M).

Conclusion : On a démontré que (C’) est l’ensemble de tous les points f(M) où M (C) ; (C’)
est l’image de (C) par f.

b) En faisant intervenir les cordonnées de points dans des repères orthogonaux (voir le
paragraphe précédent), on montre que :
f conserve les barycentres de points (avec les mêmes coefficients).
En particulier, l’image d’un segment par f est un segment, l’image d’une droite par f est une
droite.
Opérations sur les similitudes du plan
P désigne le plan habituel, les points sont les éléments de P .
A et B étant 2 points du plan, AB désigne la distance de A à B : AB= || AB ||

1) Composition d’applications du plan vers lui-même


g et h étant 2 applications du plan P vers lui-même, la composée « h suivie de g » notée g∘h
est l’application du plan P vers lui-même définie par : Pour tout point M, g∘h (M) = g(h(M)).

Compositions de similitudes
Si f et g sont 2 similitudes du plan de rapport k et l respectivement, f∘g est une similitude de
rapport kl.

Démonstration : Pour tout couple (M, N) de points du plan, g(M)g(N) = l MN et


f(g(M)) f(g(N)) = k g(M)g(N) d’où f(g(M)) f(g(N)) = k× l MN soit
f∘g(M) f∘g(N) = kl MN.

2) L’identité

L’application qui à chaque point du plan associe lui-même est appelé la transformation
identité et est noté id : Pour tout point M, id(M) = M.

∗ On peut vérifier que pour toute application f de P , f∘id = f = id∘f.


∗ La translation de vecteur nul, l’homothétie de rapport 1, toute rotation d’angle nul sont
égales à la transformation identité.

3) Transformation réciproque

a) Définition et propriété générales


∗ Soit f une transformation du plan,
f -1 est l’application du plan P vers lui-même qui à tout point N du plan associe le seul point
M du plan tel que f(M)=N.
On dit que f -1 est l’application réciproque de f et on a l’équivalence suivante pour tout couple
(M, N) de points du plan : f(M)=N  M = f -1(N).

Ainsi pour tout point M du plan, le point N du plan défini par N= f(M) est le point N du plan
tel que f -1 (N)= M (ce point N est unique) ; f -1 est aussi une transformation du plan et f est
aussi l’application réciproque de f.
∗∗ On peut vérifier encore que si f et g sont deux applications du plan vers lui-même,
f est une transformation du plan du plan d’application réciproque g si et seulement si :
g ∘ f = id = f ∘g.

b) Cas des similitudes


Si f est une similitude du plan de rapport k ( avec k dans ℝ+*), f est une transformation du plan
d’application réciproque une similitude de rapport 1/k.
Démonstration : On a vu que f est une transformation du plan.
Pour tout couple de points (M, N) du plan, soit M1 = f -1(M) et N1 = f -1(N).
f étant une similitude du plan de rapport k, f(M1) f(N1) = k M1N1, soit : MN = k f -1(M) f -1(N)
où 0< k, d’où (1/ k ) MN = f -1(M) f -1(N).
C’est la preuve que f -1 est une similitude de rapport 1/k .

c) Quelques exemples
 
La transformation réciproque d’une translation de vecteur v est une translation de vecteur - v .
La transformation réciproque d’une rotation est une rotation de même centre d’angle opposé.
La transformation réciproque d’une symétrie axiale est elle même.
La transformation réciproque d’une homothétie de rapport k est une homothétie de même
centre et de rapport 1/k.

c) Associativité
Si f, g et h sont des applications du plan vers lui-même, f∘ ( g∘ h)=(f∘ g)∘ h.

Démonstration
f, ( g∘ h), (f∘ g), h sont des applications du plan vers lui-même, il en est de même de
f∘ ( g∘ h) et (f∘ g)∘ h.

Pour tout point M du plan,


f∘ ( g∘ h) (M) = f [ g∘h (M)]= f ( g (h (M)) et (f∘ g)∘ h (M) = (f∘ g) ( h(M)) = f (g(h(M)),
de cette façon : f∘ ( g∘ h) (M) = (f∘ g)∘ h (M).

C’est la preuve que f∘ ( g∘ h)=(f∘ g)∘ h.


Écriture complexe d’une similitude
 
Le plan P est muni du repère orthonormé direct R = (O, i , j ) d’origine O, défini par les 3
 
points (O, I, J) : i  OI et OJ  j .
À chaque point ou vecteur est associé un seul complexe : l’affixe de ce point ou vecteur.

I Établissement de l’écriture complexe d’une similitude

1 Deux exemples fondamentaux


a et b 2 complexes tels que a≠0.
f est l’application du plan P vers lui-même qui à tout point M d’affixe z associe le point M’
d’affixe z’ tel que z’=az+b.
g est l’application du plan P vers lui-même qui à tout point M d’affixe z associe le point M’’
d’affixe z’’ tel que z’’=a z+b.

f et g sont alors deux similitudes du plan de rapport |a|.

Démonstration, par exemple pour g

Soit 2 points quelconques M1 et M2 du plan d’affixes respectivement z1 et z2.

M1’’ = g(M1) et M2’’ = g(M2) ont respectivement pour affixes z1’’et z2’’.
M1’’M2’’ a pour affixe z2’’– z1’’d’où M1’’M2’’= | z2’’– z1’’|.
M1M2 a pour affixe z2– z1d’où M1M2= | z2– z1|.

z2’’– z1’’= a z2+b – (a z1+b) = a(z2– z1) = a(z2– z1) d’où | z2’’– z1’’| = |a| | z2– z1| soit
| z2’’– z1’’| = |a| | z2– z1| ; cela donne M1’’M2’’ = |a| M1M2 .

2 Réciproque
Théorème
Soit f une similitude du plan de rapport k (k  ℝ*+).
Il existe alors un complexe a non nul de module k et un complexe b tel que l’on se trouve dans
un des deux cas suivants :
 1er cas : f est l’application du plan P vers lui-même qui à tout point M d’affixe z
associe le point M’ d’affixe z’ tel que z’=az+b.
La relation z’=az+b est appelée l’écriture complexe de la similitude f.
 2ème cas : f est l’application du plan P vers lui-même qui à tout point M d’affixe z
associe le point M’ d’affixe z’ tel que z’=a z+b.
La relation z’=a z+b est appelée l’écriture complexe de la similitude f.

Démonstration

Pour tout M du plan, on note M’ son image par f.


   
Soit i ' O' I' et j ' O' J' : R’ = (O, i ' , j ' ) est un repère orthogonal du plan et les vecteurs
   
i ' et j ' ont pour norme k ×1 = k, 1 étant la norme des vecteurs i  OI et OJ  j .
 
1er cas : l’angle orienté ( i ' , j ' ) est droit direct

M’

j'

y

/ 2 i'


O’ i

j

y M

O

i x
   
i ' a pour norme k, soit  une mesure de l’angle orienté ( i , i ' ) : i ' a ainsi pour affixe a, le
complexe de module k et d’argument  : a = k ei
   
j ' a pour norme k et / 2 est une mesure de l’angle orienté ( i , j ' ) : j ' a pour affixe le
complexe de module k et d’argument / 2, égal à k ei(+/2) = k eiei/ 2 = i k eiia

Soit b l’affixe de O’.

Pour tout point M du plan,


soit z l’affixe de M : z = x + iy avec x et y réels,
soit z’ l’affixe de M’, z’ est aussi l’affixe du vecteur OM'.

x et y sont les coordonnées de M dans le repère R , on sait aussi que x et y sont aussi les
coordonnées de M’ = f (M) dans le repère R’.
 
On a OM'  OO'  O' M'  OO'  xi '  yj ' où b est l’affixe du vecteur OO' , a est l’affixe du
 
vecteur i ' et ia est l’affixe du vecteur j ' .
L’égalité vectorielle précédente se traduit par z’= b + xa+yia , soit z’ = b + a( x+ iy), soit
encore z’ = b + az.

On est dans le cas où f est l’application du plan vers lui-même qui à tout point M d’affixe z
associe le point M’ d’affixe z’ tel que z’= az + b.
 
2ème cas : l’angle orienté ( i ' , j ' ) est droit indirect

x

i'


O’ i M’

j - 

y M y

O
 
i x j'

   
i ' a pour norme k, soit  une mesure de l’angle orienté ( i , i ' ) : i ' a ainsi pour affixe le
complexe de module k et d’argument  : a = k ei
   
j ' a pour norme k et –/ 2 est une mesure de l’angle orienté ( i , j ' ) : j ' a pour affixe
le complexe de module k et d’argument –/ 2, égal à k ei(–/2) = k eie - i/ 2 = -i k ei-ia

Soit b l’affixe de O’.

Pour tout point M du plan,


soit z l’affixe de M : z = x + iy avec x et y réels,
soit z’ l’affixe de M’, z’ est aussi l’affixe du vecteur OM'.

x et y sont les coordonnées de M dans le repère R , on sait aussi que x et y sont aussi les
coordonnées de M’ = f (M) dans le repère R’.
 
On a OM'  OO'  O' M'  OO'  xi '  yj ' où b est l’affixe du vecteur OO' , a est l’affixe du
 
vecteur i ' et -ia est l’affixe du vecteur j ' .
L’égalité vectorielle précédente se traduit par z’= b + xa+y(- ia) , soit z’ = b + a( x– iy), soit
encore z’ = b + a z

On est dans le cas où f est l’application du plan vers lui-même qui à tout point M d’affixe z
associe le point M’ d’affixe z’ tel que z’= a z + b.
II Classification des similitudes
Pour tout point M du plan :
On note zM pour l’affixe de M ,
 
Pour tout vecteur v du plan, on note z v pour l’affixe de v ; A et B étant 2 points du plan, on
note z AB pour l’affixe du vecteur AB .

1 Classification par l’écriture complexe


Soit f une similitude du plan.
 Lorsque son écriture complexe est z’=az+b, avec aℂ* et bℂ, on dit que f est une
similitude directe.
 Lorsque son écriture complexe est z’=a z+b, avec aℂ* et bℂ, on dit que f est une
similitude indirecte.

2 Effet sur les angles orientés


Soit f une similitude du plan. Pour tout point M, soit M’=f(M).

Soit 4 point du plan A, B, C et D tels que A≠B et C≠D. On sait que A’≠B’ et C’≠D’.

Théorème

 Lorsque f est une similitude directe, l’angle orienté (A' B' , C' D' ) est égal à l’angle orienté
(AB, CD ) .
On dit que f conserve les angles orientés.

 Lorsque f est une similitude indirecte, l’angle orienté (A' B' , C' D' ) est égal à l’opposé de
l’angle orienté (AB, CD ) .
On dit que f transforme les angles orientés en leur opposé.

Démonstration

z CD
Soit un argument du complexe . On sait que  est aussi une mesure de l’angle
z AB
orienté (AB, CD ) .

 Cas où f est une similitude directe


Soit aℂ* et bℂ tels que z’= az + b soit l’écriture complexe de f.

On a z A'  a z A  b ; z B'  a z B  b ; z C'  a z C  b ; z D'  a z D  b et ainsi


z  zC' zD  zC
z D'  z C'  a ( z D  z C ) et z B'  z A'  a ( z B  z A ) d’où D'  soit
zB'  zA' zB  zA
z C' D' z CD
 .
z A'B' z AB
zC' D'
 est alors aussi un argument de donc une mesure de l’angle orienté (A' B' , C' D' ) .
z A'B'
Finalement les angles orientés (A' B' , C' D' ) et (AB, CD ) , qui ont donc une même mesure,
sont égaux.

 Cas où f est une similitude indirecte


Soit aℂ* et bℂ tels que z’= a z + b soit l’écriture complexe de f.

On a z A'  a z A  b ; z B'  a z B  b ; z C'  a z C  b ; z D'  a z D  b et ainsi


z D'  z C' z D  z C z  zC
z D'  z C'  a ( z D  z C ) et z B'  z A'  a ( z B  z A ) d’où  ( D ),
z B'  z A' z B  z A zB  zA
z C' D' z CD
soit : ( ).
z A'B' z AB
zC' D'
- est alors un argument de donc une mesure de l’angle orienté (A' B' , C' D' ) alors que
z A'B'
 est une mesure de l’angle orienté (AB, CD ) .
Alors les 2 angles orientés (AB, CD ) et (A' B' , C' D' ) sont opposés.

3 Classification géométrique

a) D’après le paragraphe précédent, on sait que :


Les similitudes du plan qui conservent les angles orientés sont les similitudes directes ; les
similitudes du plan qui transforment les angles orientés en leur opposé sont les similitudes
indirectes.
En considérant aussi l’action des similitudes sur les angles orientés du plan, on peut vérifier
que :
La composition de 2 similitudes directes ou de 2 similitudes indirectes fournit une similitude
directe du plan.
La composition dans n’importe quel ordre d’une similitude directe et d’une similitude
indirecte fournit une similitude indirecte du plan.

b) Lien entre similitudes directes et indirectes

Soit s une symétrie axiale (symétrie par rapport à une droite du plan) : On sait que s est une
similitude indirecte de rapport 1 et s∘s = Id

Soit f une similitude indirecte du plan, on sait que f1 = s∘f et f2 = f∘s sont 2 similitudes
directes du plan. D’autre part s∘f1 = s∘(s∘f) = (s∘s)∘f= Id∘f=f et
f2∘s= (f∘s)∘s= f∘(s∘s) = f∘Id= f.

Finalement s étant une symétrie axiale, pour toute similitude indirecte f du plan, il existe deux
similitudes directes f1 et f2 telles que f= s∘f1 = f2∘s,.
Figure du paragraphe II 2

A’

C’

B’

C ’ D’
A

j D

O i B



Rappels concernant les arguments
z
Les arguments du complexe CD sont aussi les mesures de l’angle orienté (AB, CD ) .
z AB
zC' D'
Les arguments du complexe sont aussi les mesures de l’angle orienté (A' B' , C' D' ) .
z A'B'
∗ Exercice
Soit le point A d’affixe 1 et h l’homothétie de centre A et de rapport 2 ; soit r la rotation de
centre O et d’angle de mesure 

1°) Donner l'écriture complexe des transformations h et r.


2°) Soit f = h∘ r. Trouver l’écriture complexe de la transformation f.
3°) Soit g = r ∘ h. Trouver l’écriture complexe de la transformation g.
4°) Les transformations f et g sont-elles les mêmes ?
-----------------------------------------------------------------
Résolution
h et r sont deux similitudes directes du plan de rapport 2 et 1 respectivement, en les
composant dans n’importe quel ordre, on obtient des similitudes directes de rapport 2.

1°) a) On sait que h a pour écriture complexe z’= 2(z–1)+1 soit z’=2z – 1.
b) On sait que r a pour écriture complexe z’= ei z soit z’= i z.

2°) Pour tout point M d’affixe z,


soit z1 l’affixe du point r(M)=M1 : z1 = iz et soit z2 l’affixe du point M2 = h(M1)=h(r(M)) :
z2 = 2z1 – 1 soit z2 = 2iz –1.

f=h∘r est l’application du plan vers lui-même qui à tout point M d’affixe z associe le point
M2 d’affixe z2 avec z2 = 2iz –1.
L’écriture complexe de f est z’=2iz – 1.

3°) Pour tout point M d’affixe z,


soit z3 l’affixe du point h(M)=M3 : z3 = 2z–1 et soit z4 l’affixe du point M4 = r(M3)=r(h(M)) :
z4 = iz3 soit z4 = 2iz –i.

g=r∘ h est l’application du plan vers lui-même qui à tout point M d’affixe z associe le point
M4 d’affixe z4 avec z4 = 2iz –i.
L’écriture complexe de g est z’=2iz – i.

4°) Pour tout point M du plan d’affixe z,


-1 et i étant distincts, 2iz – 1 ≠ 2iz – i : Les affixes des 2 points f(M) et g(M) ne sont pas les
mêmes d’où f(M) ≠ g(M) .
Les similitudes du plan f et g ne sont pas les mêmes.
Dans cet exemple, on a h∘r≠r∘ h .

r(M) h(M)

j

M

O i
4 Une application de la classification
Exercice
Soit f la réflexion d’axe la droite  la droite d’équation y =x/2 + 5/4.
a) Représenter la droite 
b) Donner l’écriture complexe de f.
________________________________________
Résolution

5 5 5
a) x/2 + 5/4 = 0 pour x= - ×2= - : contient le point A( - ; 0).
4 2 2
5
0/2+5/4 = 5/4 : contient le point B( 0 ; ).
4
B

j

A O i



La droite est la droite passant par A et B.

b) f est la symétrie d’axe , c’est une similitude indirecte de rapport 1 ; son écriture complexe
est donnée par z’=a z +b où aℂ* et bℂ.
A et B ont pour affixes respectives zA = -5/2 et zB = 5i/4

f(A) = A et f(B)=B se traduit par les égalités -5/2 = a ( -5/2) + b : L1


5i/4= a (-5i/4) +b : L2

5 5 5 5 4
L2 – L1 donne  i  a(  i) : On multiplie par et on obtient : 2+i=a(2–i) d’où
2 4 2 4 5
2  i (2  i)(2  i) 2²  i ²  2(2i) 3 4
a=     i.
2  i (2  i)(2  i) 2²  1² 5 5
5 5 5 5 3 4 5 3
L1 donne alors b= -  a  -  (  i)  -   2i  -1  2i .
2 2 2 2 5 5 2 2

Finalement f est l’application du plan vers lui-même qui à tout point M d’affixe z associe le
3 4
point M’ d’affixe z’ tel que z’ = (  i ) z – 1 + 2i.
5 5


III Exemples

∗ Les antidéplacements sont les similitudes indirectes de rapport 1.



- La similitude du plan d’écriture complexe z’ = z est la symétrie d’axe (O, i ), est un
antidéplacement.
- Les symétries axiales (les réflexions) sont des antidéplacements du plan.
∗ Les déplacements sont les similitudes directes de rapport 1
Avec b complexe, la transformation du plan, d’écriture complexe z’ = z+b, est la translation
de vecteur d’affixe b ; c’est un déplacement.

∗ Composition d’une rotation et d’une homothétie de même centre

Soit k un réel non nul, un réel quelconque, et un point du plan d’affixe w.
– La transformation h du plan d’écriture complexe z’– w =k(z–w) est l’homothétie de centre
et de rapport k ; h est une similitude directe de rapport k.
– La transformation r du plan d’écriture complexe z’– w =ei(z–w) est la rotation de même
centre et d’ angle de mesure ; r est un déplacement du plan.

Compositions de h et r

Pour tout point M du plan d’affixe z :


a) Soit z1 l’affixe de M1 = r(M) : z1 = ei(z–w)+w ; soit z2 l’affixe de M2 = h(M1)= h(r(M)) :
z2 = k(z1–w)+w. D’où z2 = kei(z–w) +w.
b) Soit z1’ l’affixe de M1’ = h(M) : z1’ = k (z–w)+w ; soit z2’ l’affixe de M2’ = r (M1’ ),
M2’ =r(h(M)) :
z2’= ei (z1’–w)+w. D’où z2’ = eik(z–w) +w, ainsi z2’ = z2 et M2’ = M2 .

Finalement les 2 transformations h∘r et r∘ h sont les mêmes : À tout point M d’affixe z, elles
associent le point M’ d’affixe z’ avec z’= kei(z–w) +w.
h∘r est une similitude directe de rapport k.







'


 
 j 1’ 

O i
∗ Exercice ( Composition d’une rotation et d’une homothétie de centres différents)
Soit le point A d’affixe 1 et h l’homothétie de centre A et de rapport 2 ; soit r la rotation de
centre O et d’angle de mesure 

1°) Donner l'écriture complexe des transformations h et r.


2°) Soit f = h∘ r. Trouver l’écriture complexe de la transformation f.
3°) Soit g = r ∘ h. Trouver l’écriture complexe de la transformation g.
4°) Les transformations f et g sont-elles les mêmes ?
-----------------------------------------------------------------
Résolution
h et r sont deux similitudes directes du plan de rapport 2 et 1 respectivement, en les
composant dans n’importe quel ordre, on obtient des similitudes directes de rapport 2.

1°) a) On sait que h a pour écriture complexe z’= 2(z–1)+1 soit z’=2z – 1.
b) On sait que r a pour écriture complexe z’= ei z soit z’= i z.

2°) Pour tout point M d’affixe z,


soit z1 l’affixe du point r(M)=M1 : z1 = iz et soit z2 l’affixe du point M2 = h(M1)=h(r(M)) :
z2 = 2z1 – 1 soit z2 = 2iz –1.

f=h∘r est l’application du plan vers lui-même qui à tout point M d’affixe z associe le point
M2 d’affixe z2 avec z2 = 2iz –1.
L’écriture complexe de f est z’=2iz – 1.

3°) Pour tout point M d’affixe z,


soit z3 l’affixe du point h(M)=M3 : z3 = 2z–1 et soit z4 l’affixe du point M4 = r(M3)=r(h(M)) :
z4 = iz3 soit z4 = 2iz –i.

g=r∘ h est l’application du plan vers lui-même qui à tout point M d’affixe z associe le point
M4 d’affixe z4 avec z4 = 2iz –i.
L’écriture complexe de g est z’=2iz – i.

4°) Pour tout point M du plan d’affixe z,


-1 et i étant distincts, 2iz – 1 ≠ 2iz – i : Les affixes des 2 points f(M) et g(M) ne sont pas les
mêmes d’où f(M) ≠ g(M) .
Les similitudes du plan f et g ne sont pas les mêmes.
Dans cet exemple, on a h∘r≠r∘ h .
r(M)


j h(M)

M

O i A
Étude complémentaire des similitudes
 
Le plan P est muni du repère orthonormé direct R = (O, i , j ) d’origine O.
À chaque point ou vecteur est associé un seul complexe : l’affixe de ce point ou vecteur.
zM désigne l’affixe du point M.

1 Angle d’une similitude directe

Théorème et définition
Soit f une similitude directe du plan, d’écriture complexe z’= az+ b où aℂ* et bℂ.
Soit  un argument de a.

Pour tout couple (A ;B)de points distincts du plan, soit A’= f(A) et B’= f(B).
l’angle orienté ( AB; A' B' ) est constant : Il a pour mesure ; on dit que cet angle orienté
( AB; A' B' ) est l’angle de la similitude directe f.

Démonstration

A et B étant 2 points distincts du plan, les affixes zA et zB de ces points sont distincts ; A’ et B’
sont aussi 2 points distincts du plan, les affixes zA’ et zB’ de ces points sont distincts .
z  z A'
zB’ = azB+ b et zA’ = a zA+ b d’où zB’ – zA’ = a (zB – zA) soit B'  a où zB – zA est
zB  zA
l’affixe du vecteur AB et zB’ – zA’ est l’affixe du vecteur A' B' .
Finalement un argument de a, est aussi une mesure de l’angle orienté ( AB; A' B' ).

2 Forme réduite d’une similitude directe


Théorème
Soit f une similitude directe du plan, d’écriture complexe z’= az+ b où aℂ* et bℂ.
∗ Lorsque a=1, f est la translation de vecteur d’affixe b.
∗∗ Lorsque a ≠ 1, soit  un argument de a et k le module de a : a= kei
f admet un seul point fixe , soit w l’affixe de ce point.

f est la composée dans un ordre indifférent :


– de l’homothétie de centre et de rapport k,
– de la rotation de même centre , d’angle de mesure .
Ce point  est aussi appelé le centre de la similitude directe f et l’écriture complexe de f est
aussi donnée par z’–w = kei( z–w).

Démonstration
∗ Ce cas où a= 1 est déjà connu.
∗∗ On se place dans le cas où a≠1 :  est un argument de a et k est le module de a : a= kei
0≠ 1–a.
a) Soit M un point quelconque d’affixe z ; f(M) a pour affixe az+ b.
f(M) = M  az+ b = z  b = (1–a) z  b / (1–a) = z.
Soit donc w = b / (1–a) : w est l’affixe du seul point du plan qui est invariant par f ; w est le
seul complexe qui vérifie aw+ b = w.

b) Soit M un point quelconque d’affixe z ; f(M) a pour affixe z’= az+ b, comme w= aw+ b.
Alors z’–w = a ( z–w) soit z’–w = kei ( z–w) : Ceci est l’écriture complexe de f. On sait que
d’après cette écriture f est la composée dans un ordre indifférent de l’homothétie de centre
de rapport k avec la rotation de centre  et d’angle de mesure .

3 Similitude directe ou indirecte définie par les images de 2 points distincts


Théorème
Soit A, B, A’ et B’ quatre points du plan tels que A≠B et A’≠B’.
► Il existe une seule similitude directe f du plan telle que A’ = f’(A) et B’= f(B).
► Il existe une seule similitude indirecte g du plan telle que A’ = g(A) et B’= g(B).

Démonstration
Soit ,, ’ et ’ les affixes respectives des quatre points A, B, A’ et B’ : ≠  ≠   et
’≠ ’ .
–   –  et ’– ’ sont 3 complexes non nuls.

► Démonstration pour une similitude directe

∗ On suppose que f est une similitude directe du plan telle que A’ = f’(A) et B’= f(B).
Avec a complexe non nul et b complexe, soit l’écriture complexe de f : z’=az+b .
A’ = f’(A) et B’= f(B) donne ’ = a +b et ’ = ab.
 '  '  '  '
Ainsi ’ – ’ = a ( – d’où a= ; ’ = a +b donne b=’–asoitb’– 
   
f est ainsi l’unique similitude directe du plan qui a pour écriture complexe
 '  '  '  '
z’= z+’– 
   

∗∗Réciproquement : Soit f la similitude directe d’écriture complexe
 '  '  '  '
z’= z+’– 
   
 '  '  '  '
On a : +’– ’ d’où f(A) = A’. On a aussi les égalités :
   
 '  '  '  '  '  '
+’– ’– ( – ’ – ( ’–’)= ’
     
Cela prouve que f(B)=B’.
On a bien démontré que f(A) = A’ et f(B)=B’.

Conclusion : Avec les parties ∗ et ∗∗, on a bien démontré la partie du théorème concernant
une similitude directe.

► Démonstration pour une similitude indirecte


∗ On suppose que g est une similitude indirecte du plan telle que A’ = g (A) et B’= g (B).
Avec a complexe non nul et b complexe, soit l’écriture complexe de g : z’=a z +b .
A’ = g (A) et B’= g (B) donne ’ = a  + b et ’ = a  b.
 '  '
Ainsi ’ – ’ = a (  –  d’où a= ; ’ = a  +b donne b=’–a  soit
 
 '  '
b’– 
 
g est ainsi l’unique similitude directe du plan qui a pour écriture complexe
 '  '  '  '
z’= z +’–  .
   

∗∗Réciproquement : Soit g la similitude indirecte d’écriture complexe
 '  '  '  '
z’= z +’–  
   
 '  '  '  '
On a :   +’–  ’ d’où f(A) = A’. On a aussi les égalités :
   
 '  '  '  '  '  '
  +’–  ’– (  –  ) = ’– ( ’–’) = ’
     
Cela prouve que g(B)=B’.
On a bien démontré que g(A) = A’ et g(B)=B’.

Conclusion : Avec les parties ∗ et ∗∗, on a bien démontré la partie du théorème concernant
une similitude indirecte.

4 Application aux triangles semblables


Théorème
Soit A,B et C 3 points non alignés. Soit un réel k strictement positif et soit A’, B’ et C’ 3
points tels que A’B’ = k AB, B’C’ = k BC et A’C’ = k AC.

Il existe une seule similitude f telle que A’= f(A), B’= f(B) et C’=f(C).
Démonstration

On peut remarquer que les 3 points A’, B’ et C’ sont distincts 2 à 2, comme A, B et C ( par
multiplication des distances de points par k).

a) Démonstration de l’unicité de la similitude

Soient f et g 2 similitudes du plan telles que f(A)=A’= g(A), f(B)=B’= g(B) et f(C)=C’= g(C).
A, B et C étant non alignés, f(A) = A’, f(B)=B’ et f(C) = C’ sont aussi 3 points non alignés.

A' B'
► Le rapport des similitudes f et g est le même puisqu’il est égal à =k.
AB
► Supposons que f ≠ g . Il existe alors un point M du plan tel que f(M) ≠ g(M).
On a f(A) f(M) = k AM et g(A) g(M) = k AM d’où f(A) f(M) = g(A) g(M) soit :
A’f(M) = A’g (M).
De la même façon on a aussi B’f(M) = B’g (M) et C’f(M) = C’g (M).

Finalement les 3 points A’, B’ et C’, étant à égale distance des 2 points distincts f(M) et g(M),
sont sur une même droite : la médiatrice de [f(M) ; g(M)].
C’est absurde parce que A’, B’ et C’ ne sont pas alignés.

On en déduit que forcément f = g.

b) Démonstration de l’existence de la similitude

∗ On sait qu’il existe une unique similitude directe g telle que A’= g(A) et B’= g(B).
Comme A’B’ = k AB, k est le rapport de cette similitude.
Soit s la symétrie d’axe la droite (A’B’), s est une similitude indirecte de rapport 1.

– Si g(C)= C’ : On choisit f = g et on a automatiquement A’= f(A), B’= f(B) et C’= f(C).


– Si g(C) ≠ C’ : Soit f=s∘g ; f est une similitude indirecte du plan.

On a A’C’ = k AC et A’g(C) = g(A) g(C) = k AC d’où A’C’ = A’g(C) ; On a aussi


B’C’ = k BC et B’g(C) = g(B) g(C) = k BC d’où B’C’ = B’g(C).
A’ et B’ sont sur la médiatrice de (C’, g(C)) d’où C’= s (g(C)) = s∘g(C)= f(C).
A’= s(A’) = s(g(A))= f(A) et B’= s(B’) = s(g(B))= f(B).

Dans tous les cas les 3 points A, B et C ont pour images par la similitude f, A’, B’ et C’
respectivement.

5 Similitudes ayant 2 points invariants


Théorème
Soit A et B 2 points distincts du plan et f une similitude du plan laissant A et B invariants.
Alors f est l’identité ou f est la symétrie d’axe (AB).
Démonstration

∗ Soit s la symétrie d’axe (AB), c’est une similitude indirecte de rapport 1 laissant A et B
invariants
On sait aussi que Id est une similitude directe laissant A et B invariants.

Comme d’après le paragraphe 3, il n’existe que deux similitudes telles que A ait pour image
A’ et B ait pour image B’, ces 2 similitudes sont s et Id.