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Projet de fin d’étude

Listes des figures

Figure I.1 : Organisation de la CPC ……………………………………………………..8


Figure III.1 : Exemple d’un poste HT/MT……………………………………………...24
Figure III.2 : Système direct ............................................................................................ 25
Figure III.3 : Système inverse ........................................................................................ 25
Figure III.4 : Système homopolaire................................................................................. 26
Figure III.5 : Schéma de principe .................................................................................... 30
Figure III.6: Conception interne de relais numérique ..................................................... 31
Figure III.7 : Schéma de principe de la protection différentielle ………………….…...32
Figure III.8: Fonctionnement de la protection différentielle ........................................... 33
Figure III.9 : Protection masse stator ............................................................................. 34
Figure III.10: Caractéristique de la protection contre les pertes d’excitation…………..35
Figure III.11 : Principe de la protection différentielle .................................................... 39
Figure III.12 : Protection Terre restreinte ....................................................................... 40
Figure III.13 : Un schéma unifilaire d’une protection maximum de courant ................. 42
Figure IV.1: Fenêtre d’accueil ........................................................................................ 44
Figure IV.2: Schéma unifilaire de la protection travée groupe ....................................... 45
Figure IV.3 : Simulation de protection différentielle d’alternateur ................................ 46
Figure IV.4: Simulation de protection différentielle de transformateur principal .......... 47
Figure IV.5 : Simulation de protection différentielle de transformateur de soutirage .... 47
Figure IV.6: Simulation de protection masse stator d’alternateur .................................. 48
Figure IV.7 : Simulation de protection contre la perte d’excitation d’alternateur .......... 48
Figure IV.8: Simulation de protection de déséquilibre de coutant d’alternateur ............ 49
Figure IV.9 : Simulation de protection de minimum de tension d’alternateur…………..50
Figure IV.10: Simulation de protection de minimum de fréquence …………………….50
Figure IV.11: Simulation de protection de maximum de fréquence ............................... 51
Figure IV.12: Simulation de protection d’équilibre de tension ....................................... 52

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Liste des tableaux

TABLEAU I.1 : FICHE TECHNIQUE DE LA CENTRALE----------------------------9

TABLEAU I.2: EQUIPEMENTS DE LA CENTRALE-----------------------------------9

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Abréviations

CPC : Carthage Power Company


TC: Transformateur de courant.
TT : Transformateur de tension.
TGA: Turbine à gaz A.
TGB : Turbine à gaz B.
TV: Turbine à vapeur.
G : Générateur.
TP: Transformateur principal.
TS: Transformateur de soutirage
JDB: Jeux de barres.
HRSG : Chaudière de récupération de chaleur.
M : Moteur.
BPN : Bobine de point neutre
CB : Circuit bouchon

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Code ANSI

87 : Protection différentiel.
64 : Protection masse stator.
40 : Protection de perte d’excitation.
46 : Protection de courant inverse.
51N: Protection de surintensité.
27: Protection de minimum de tension.
59: Protection de maximum de tension.
81U : Protection de minimum de fréquence.
81O : Protection de maximum de fréquence.
32: Protection de retour de puissance.
60 : Protection d’équilibre de tension
51 : Protection de surintensité stator.
64REF : Protection terre restreint.
51TN : Protection maximum de courant neutre transformateur.

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INTRODUCTION GENERALE

L’amélioration de la qualité que ce soit des produits ou des processus de production


est devenue une préoccupation majeure des entreprises industrielles.

Relever ce défi, impose aux entreprises de mieux maîtriser la philosophie des


protections qu’elles utilisent. Toute négligence ou manque de suivi de ces protections peut
avoir des conséquences désastreuses pour l’entreprise.

La protection est devenue de plus en plus indispensable dans tous les secteurs
d’activité. Elle permet de garantir la propriété de la production, de maîtriser le processus de
fabrication et de protéger le personnel.

Toutefois les protections ont de signification que si les ordres de déclenchement qu’ils
indiquent sont exacts. C’est pourquoi l’organisation de la fonction de protection dans
l’entreprise est primordiale.

Ainsi, ce projet de fin d’études en électrotechnique s’inscrit dans le cadre de


l’amélioration du suivi des actions du système de protection au sein de l’entreprise Carthage
Power Company et ceci en utilisant des outils informatiques pour assurer une bonne gestion
de touts les informations relatives aux différents protections, afin de faciliter la tâche de
l’opérateur pour mieux localiser et anticiper les défauts et prendre les mesure nécessaires
avant sa remise en service.

Notre présent rapport comporte quatre chapitres, le premier sera consacré en première
partie, à la présentation de l’entreprise, et en seconde partie à la présentation du projet.

Dans le second chapitre et après avoir donné une présentation succincte des moyens de
production, et de transfert de l’énergie électrique, nous avons fait une étude des déférents
défauts sur le réseau STEG et sur les groupes de production de la centrale, ainsi que le
système de protection associé.

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Dans le troisième chapitre, nous procédons à l’étude du réglage du système de


protection au sein de la CPC et à la sélectivité entre les différents relais de protection
maximum de courant d’une travée groupe CPC.

Une simulation par le logiciel FLASH d’une matrice de déclenchement des


protections des travées groupes CPC a été l’objet du dernier chapitre.

Enfin, nous clôturerons notre rapport par une conclusion générale, suivies par 3 annexes.

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I. Introduction

Au cours de ce premier chapitre, nous allons tout d’abord présenter l’entreprise « Carthage
Power Company » et sa structure interne.
Nous présenterons après, notre projet et la méthodologie qu’on adoptera pour pouvoir mener
notre projet de la façon la plus adéquate à la situation de l’entreprise.

II. Présentation de la CPC [1]

Carthage Power Company est située à Radés II à environ 15 Km de Tunis. Cette


centrale a été construite suite à un appel d’offre lancé par le Ministère de l’industrie (groupe
IPP : Independant Power Producers). Elle a été fondée en 1996, mais la construction a
débuté en 1999 avec un coût qui a dépassé les 261 millions de dollars.

La CPC avait comme but l’installation d’une centrale électrique privée à cycle de
production combiné. Elle fonctionne avec du gaz naturel comme combustible principal.

Le sous-traitant qui a installé les équipements est ALSTOM.

Les capitaux de la CPC sont partagés entre deux actionnaires :

 Une entreprise koweïtienne BTU qui vient d’acheter la part de l’entreprise


américaine P.S.E.G (Public Service Entreprise Group de New Jersey) (60 % des
actions).
 MARUBENI: Maison de commerce japonaise qui détient 40% des actions.

La CPC assure la gestion et la supervision technique de la production d’électricité à


partir du gaz ou du fuel. En fait, la CPC produit continuellement de l’énergie électrique en
faveur de la STEG avec une puissance qui peut atteindre les 471 MW en pleine charge ce
qui représente environ le ¼ de la puissance appelée pour le réseau électrique tunisien.

III. Organisation et structure interne de l’entreprise

La CPC emploie au total 35 personnes, dont un chef de centrale, deux responsables


d’exploitation et de maintenance, six administrateurs, le reste du staff est occupé par des
ingénieurs et des techniciens de formation.
Ce staff est réparti en six équipes d’exploitation gérées par un responsable qui assure à la
fois la gestion du personnel et la gestion du planning de la maintenance.
La CPC est organisée selon une hiérarchie horizontale, c’est à dire que les différentes tâches

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d’exploitation et de maintenance sont réparties sur toutes les équipes de travail, et tous les
responsables s’en chargent.

La Figure I.1, présenté ci-dessous, illustre l’organisation de la CPC, ainsi que sa structure
interne.

Directeur de la centrale

Responsable Responsable Responsable Responsable


Réseau statistiques maintenance sécurité
interne eacquisition

Acquisition Statistique Ingénieur Ingénieur Chimiste


Electrique Mécanique

Figure I.1 : Organisation de la CPC

IV. Fiche technique


La centrale énergétique de Radés est une centrale à cycle combiné : 1 VEGA 209 E 2P AF

Avec :

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1: Nombre de tranches identiques

VEGA : Vapeur et Gaz.

2: Nombre de TG par TV.

9E: Type de la TG.

2P : Cycle eau/vapeur

AF : Feux additionnels.

Tableau I.1 : Fiche technique de la centrale.

Ses principaux équipements sont alors :

Tableau 1.2 : Equipements de la centrale

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Ces équipements conduisent à :

 une puissance électrique brute :


 Sans feux additionnels : ≈ 364.4 MW :
- La puissance des deux Turbines à gaz (2x115.2 MW).

- La puissance de la Turbine à vapeur (134.0 MW).

 Avec feux additionnels : ≈ 485.6 MW.


 Des lignes d’évacuation d’énergie : 90 KV & 225 KV.
 Un rendement énergétique brut: 48.79%.

V. Présentation du projet

V.1. Intitulé de projet

Réalisation d’un simulateur d’une matrice de déclenchement des protections des groupes CPC
RADES II.

V.2. Cadre de projet

Les protections électriques sont relatives aux équipements électriques suivants :


Alternateurs, Transformateurs (TP, TS) ainsi que les tableaux MT (6.6kV).
Le but des dispositifs de protection est de surveiller en permanence l’état des équipements
électriques de l’installation et de provoquer leur mise hors tension par ouverture de
disjoncteurs lors d’un fonctionnement anormal (court-circuit, défaut d’isolement, etc.).
Un système de protection doit :
Préserver la sécurité des personnes et des biens.
Eviter la destruction partielle ou totale des matériels.
Assurer la meilleure continuité de fourniture possible.
Pour atteindre ces objectifs, il est nécessaire d’obtenir le meilleur compromis entre ces
différentes tâches :
- un système de protection doit fonctionner même si les circonstances sont telles que les
courants de défauts sont réduits (défaut résistant).
- Le système de protection doit éliminer de l’installation, par l’intermédiaire du ou des
disjoncteurs associés, l’élément affecté d’un défaut et seulement celui-ci. En d’autres

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termes, le dispositif de protection ne doit donner d’ordres que si le défaut est dans sa
zone de surveillance et ses ordres doivent être spécifiques de la nature de défaut.
- La protection doit avoir un temps de réponse très court et limite au mieux les effets
des perturbations de manière à éviter les détériorations du matériel et de sauvegarder
la continuité de service de l’installation.
- Le système de protection doit être en mesure de remplir son rôle à tout instant sans
défaillance. Cette fiabilité sera liée à sa robustesse et à la qualité de ses composants.
- le système de protections électriques doit être indépendant du système de contrôle de
l’installation et ne devra pas affecter la souplesse d’utilisation de l’installation
protégée.
- Ces anomalies ne seraient pas celles pour lesquelles la protection doit agir. A titre
d’exemple, une protection contre les courts-circuits ou les défauts d’isolement devra
rester insensible aux surcharges et aux oscillations (marche hors synchronisation) afin
que les équipements spécialisés pour remédier à ces cas puissent assurer leur fonction
- Le système de protection devra avoir une faible consommation d’énergie pour que les
puissances demandées aux transformateurs de courant et de tension ne soient pas trop
importantes.

V.3. travaille demandé

Pour s’adapter au nouveau contexte nous somme amenés à travers notre projet à :
- Maîtriser le processus de production et de transfert de l’énergie électrique.
- Citer et évoquer les différents défauts sur le groupe de production de CPC et le réseau
Tunisien.
- Maitriser la philosophie de la protection du système électrique et les différents relais y
attribués.
- Etudier le réglage de la protection dans la centrale de CPC.
- Etudier la sélectivité dans la centrale.
- Mettre en place une application informatique assurant l’aide pour mieux localiser les
défauts dans les travées groupes CPC.

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I. Introduction
Au cours de ce chapitre, nous allons tout d’abord présenter le réseau tunisien (son type et ses
constitutions).
Nous passerons par la suite à identifier les différents défauts et les protections des différents
relais y attribués sur les groupes de production et le réseau Tunisien.

II. Généralités sur la production dans une centrale à cycle combiné


II.1.Centrale à cycle combiné

Le principe d’un cycle combiné consiste à faire fonctionner en cascade les deux turbines à
gaz suivies de la turbine à vapeur. Pour ce type d’installation, la quantité de chaleur fournie
par le gaz d’échappement de la turbine a gaz, sera utilisée dans un générateur de vapeur à
récupération de chaleur, pour produire de la vapeur d’alimentation de la turbine à vapeur. Un
registre inverseur, installé entre l’échappement de chaque turbine à gaz et sa chaudière,
permet aux turbines de fonctionner soit en cycle ouvert c’est-à-dire sans turbine à vapeur, soit
en cycle combiné. Le rendement en cycle combiné est nettement supérieur à celui en cycle
ouvert.

II.2. Production de l’énergie électrique CPC

La production de l’énergie électrique se fait en utilisant trois alternateurs (voir annexe 1) :

 Groupe turboalternateur de la turbine à gaz A.


 Groupe turboalternateur de la turbine à gaz B.
 Groupe turboalternateur de la turbine à vapeur.
Chaque turboalternateur est relié à un transformateur principal élévateur de tension (ou
survolteur) servant à l’amplification de l’énergie produite par le turboalternateur associé et de
la transmettre au réseau à travers des disjoncteurs à hautes tensions assurant l’isolement
automatique du groupe en cas de danger. Ces disjoncteurs permettent aussi le couplage de
l’alternateur au réseau au moment du démarrage.
Une partie de l’énergie produite par ces turboalternateurs à la source d’alimentation des
auxiliaires de la centrale à travers deux transformateurs abaisseurs désignés comme
transformateurs de soutirage.

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III. Généralités sur le réseau STEG


III.1.Définition

Le réseau est destiné à transporter l’énergie en haute tension (Les tensions transportées sont :
90 KV, 150KV, 225KV).
Pour transporter de l’énergie électrique il faut une tension la plus élevée possible pour
minimiser les pertes sur les lignes.

III.2.Type de réseau [3]

On distingue deux grands types de réseaux :

III.2.1. Le réseau de transport

Le réseau de transport est un réseau bouclé (voir annexe 2) qui couvre l’ensemble du territoire
tunisien.
Les avantages d’un réseau bouclé sont les suivants :
 Secours de l’alimentation.
 Réglage de la tension des nœuds.
 Stabilité du réseau.
 Facilité d’entretien des ouvrages de production et de transport sans affecter la
continuité de service.
 Sur le grand Tunis et le Nord Ouest, on utilise une tension de 90KV et
225KV.
 Sur les côtes et dans le sud, on utilise une tension de 150KV.
Les tensions 90 KV, 150 KV, 225 KV sont utilisées comme artères d’évacuation d’énergie
du centre de production vers les postes de transformation, ce qui est le cas, par exemple, dans
le grand Tunis où la puissance produite par la centrale de « Carthage power company » est
évacuée vers la Goulette et Grombalia 225KV et 90KV.

III.2.2. Réseaux de distribution

Les réseaux de distribution assurent la liaison entre les postes de transformation et les clients
industriels et domestiques à travers des lignes aériennes et des câbles souterrains (33KVet
11KV) et des transformateurs de distribution (33KV-11KV/380 et 33K-11KV/220V).

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Le réseau distribution est dans la plupart des cas, un système radial (l’énergie est guidée dans
un seul sens).
L’énergie est transportée à travers soient :
 Des lignes aériennes de section variant 296 mm2 680 mm2.
 Des Câbles souterrains ou sous-marins, (utilisés pour des raisons d’environnement) dont
la section est de l’ordre 1600 mm2.

III.3. Les postes de transformation

III.3.1. Classification selon la fonction

 Les postes de transformation : ils sont équipés par des transformateurs qui servent à
transformer la tension THT à la tension HT ou la tension HT à la tension MT.
 Les postes de distribution : ils sont équipés par des transformateurs qui servent à
transformer la tension MT à la tension BT.

III.3.2. Classification par type d’isolement

 Les postes conventionnels AIS (Air insulation switchgear) : l’isolement dans ces
postes est assuré par l’air ambiant, leur encombrement est plus grand que les postes dites
blindés.
 Les postes blindés GIS (Gaz insulation switchgear) : constituent un assemblage de
caissons remplis de l’hexafluorure de soufre SF6.

III.4. Constitution des postes

III.4.1. les jeux de barres

Les jeux de barres sont constitués par des tubes en alliage d’aluminium, des conducteurs
en aluminium et des barres de cuivre.
Dans les postes blindés les jeux de barres sont isolés en gaz SF6, les connections rigides
entre les appareils doivent être réalisées en tubes de même nature que ceux constituants les
jeux de barres.

III.4.2. Les travées

 Une travée ligne réalise la liaison entre ligne et les jeux de barres, elle peut comprendre
un sectionneur de ligne, de terre, deux sélectionneurs d’aiguillages et un disjoncteur.

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 Une travée de couplage comprend essentiellement un disjoncteur et deux sectionneurs


d’isolement.
 Une travée transformateur contient deux sélectionneurs d’aiguillage et un disjoncteur.
 Une travée sectionnement réalise une partition des jeux de barres au moyen deux
sectionneurs et un disjoncteur de couplage permettant d’isoler une barre pour l’entretien.

III.4.3. Les Disjoncteurs

Un disjoncteur est destiné à établir, supporter et interrompre des courants sous sa tension
assignée (tension maximale du réseau) dans les conditions normales de service et dans les
conditions anormales spécifiées (court-circuit...).
On peut distinguer différents types de disjoncteur :
 Disjoncteur à huile.
 Disjoncteur a air comprimé.
 Disjoncteur au SF6.
 Disjoncteur à auto soufflage.

III.4.4. Sectionneurs

Ce sont des organes de sécurité utilisés pour ouvrir ou fermer un circuit lorsqu’ils ne sont
pas parcourus par un courant, et prévus pour isoler un ouvrage pour l’entretien et permettant
au personnel de travailler en sécurité. Suivant leur emplacement dans le poste on distingue :
 Sectionneur de ligne existe entre ligne et disjoncteur.
 Sectionneur d’aiguillage placé entre JDB et disjoncteur.
 Sectionneur de mise à la terre.

III.4.5. Circuit bouchon (CB)

Le circuit bouchon est un appareil placé au bout de la ligne, elle a comme rôle de boucher
la haute fréquence qui arrive sur la ligne HT et laisse passer la fréquence du réseau
directement à la salle HF à travers des câbles, pour l’utilisateur en télécommunication et la
télécommande centralisée.

III.4.6. Bobine de point neutre (BPN)

La bobine de point neutre a pour rôle principal la création d’un neutre artificiel, comme on
peut utiliser son secondaire (380V) pour alimenter les auxiliaires du poste.

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III.4.7. Transformateur de tension TT ou TP

Le transformateur de tension est de type inductif monophasé placé dans un compartiment


indépendant, qui a deux sorties au secondaire une pour la protection et un pour la mesure,
donc il alimente tous les appareils de mesure ainsi que les appareils de protection.
Le transformateur de tension est composé essentiellement des éléments suivants :
 Un noyau de fer.
 Un enroulement primaire : 11KV, 33KV, 90KV, 150KV, 225KV.

III.4.8. Les transformateurs des courants (TC) [4]

Les transformateurs de courant sont utilisés pour fournir l’information aux « relais » de
protection ou de mesure du courant (1Aou5A).
Pour cela ils doivent délivrer un courant secondaire proportionnel au courant primaire qui
les traversent, ils doivent donc être adaptés aux caractéristiques du réseau (tension, fréquence
et courant.). Ils sont définis par leur rapport de transformation, leur puissance et leur classe de
précision.
 Un TC « protection » doit saturer suffisamment haut pour permettre une mesure assez
précise du courant de défaut par la protection dont le seuil de fonctionnement peut être
très élevé.
 Un TC « mesure » nécessite une bonne précision dans un domaine voisin du courant
nominal.

IV. Généralités sur les défauts et la protection dans le système électrique

IV.1. les défauts éventuels dans les centrales électriques

IV.1.1. les défauts sur l’alternateur

Les défauts qui peuvent affecter l’alternateur peuvent être de deux natures :
 Défauts d’origine interne, qui sont liés à la structure de l’alternateur et ses éléments
constitutifs.
 Défauts d’origine externe, qui peuvent être liés au réseau de transport.
En cas de défaut interne tel que : défaut de masse du stator, court-circuit entre phases du
stator, court-circuit entre spires du stator, perte d’excitation, défaut de masse du rotor et court-
circuit entre spires du rotor, la machine doit être séparée du réseau. Les défauts doivent
éliminés le plus rapidement possible.

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Lors de l’apparition de l’un de ces défauts, il y a simultanément :


 ouvertures des disjoncteurs (52L et 52G).
 fermeture des vannes d’alimentation en vapeur.
 ouverture du disjoncteur alimentant le circuit d’excitation.
Les défauts d’origine externe sont plus nombreux que ceux d’origine interne.
Les défauts d’origine externe peuvent être :
 un court-circuit entre l’alternateur et le transformateur principal.
 un court-circuit entre le transformateur principal et le réseau.
 défauts des lignes de transport.
 défauts câbles.
 une surcharge.
 coup de foudre.
 court-circuit biphasé sur le réseau de transport.
 court-circuit monophasé sur le réseau de transport.

IV.1.2. les défauts sur les transformateurs

Les principaux défauts qui peuvent affecter un transformateur sont :


 la surcharge,
 Le court-circuit,
 Le défaut à la masse.
 Surcharge
La surcharge peut être due à l’augmentation demandée de la puissance .Elle se traduit
par une surintensité de longue durée qui provoque une élévation de température
préjudiciable à la tenue des isolants et à la longévité du transformateur.
 Court-circuit
Le court-circuit peut être interne ou externe au transformateur.
Interne : il s’agit d’un défaut entre conducteurs de phases différentes ou d’un
défaut entre spires du même enroulement. L’arc de défaut dégrade le bobinage
du transformateur et peut entraîner un incendie. Dans un transformateur à
huile, l’arc provoque l’émission de gaz de décomposition ; si le défaut est
faible, il y a un petit dégagement gazeux, et l’accumulation de gaz devient
dangereuse. Un court-circuit violent provoque des dégâts très importants qui

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peuvent détruire le bobinage mais aussi la cuve en répandant l’huile


enflammée.
Externe : il s’agit d’un défaut entre phases dans les liaisons en aval. Le
courant de court-circuit aval provoque dans le transformateur des efforts
électrodynamiques susceptibles d’affecter mécaniquement les bobinages et
d’évoluer ensuite sous forme de défaut interne.
 Défaut à la masse
Le défaut à la masse est un défaut interne. Il peut se produire entre bobinage et
cuve ou entre bobinage et noyau magnétique.

IV.2. les défauts éventuels dans le réseau de transport

Le réseau de transport d’énergie électrique peut être le siège de plusieurs défauts tels que
le court-circuit, la surcharge, la surtension, et le déséquilibre qui peut être :
 Défaut permanent.
 Défaut semi -permanent.
 Défaut fugitif.

IV.2.1. Les surtensions

Les surtensions sont classées en deux origines :


 Atmosphérique (surtension due à la foudre).
 Interne (surtension de fausse manœuvre).
Les causes de surtension
 La variation de régime de fonctionnement des alternateurs (coupure brusque des
charges).
 La variation de l’excitation au niveau des groupes.
 Les coups de foudre.
 Une coupure de neutre.
 Le manque d’une phase de coté moyenne tension.
Les conséquences de surtension
 Vieillissement prématuré de l’isolation de conducteur.
 Le claquage des transformateurs.
 Saturation du circuit magnétique.
 Le risque de claquage des isolateurs.

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IV.2.2. Surcharge

On dit qu’une ligne ou qu’un appareil est surchargé, lorsqu’il est traversé par un courant
supérieur à sa capacité nominale. Les surcharges se traduisent donc par des surintensités,
durables ou très brèves suivant les cas.
Les causes de surcharge :
 Les courts-circuits.
 Report de charge sur une ligne ou sur un appareil suite à une coupure d’une liaison en
parallèle ou l’ouverture d’une boucle.
Les conséquences de surcharge :
 Echauffement local dangereux.
 Effort électrodynamique important.
 Echauffement dangereux pour les bobines des transformateurs.

IV.2.3. Les déséquilibres

Un déséquilibre dans une ligne ou une partie du réseau est provoqué par la manœuvre d’un
disjoncteur ou sectionneur (1 ou 2 pôles d’un disjoncteur ou sectionneur resté fermé ou
ouvert) il peut être aussi la coupure d’une phase.
Les causes de déséquilibre :
 Une coupure d’une phase provoquée par un court-circuit;
 Ouverture d’une bretelle sans générer de court-circuit.
 Répartition déséquilibrée de la charge au niveau de la distribution.
Les conséquences de déséquilibre:
 Perte de couplage des alternateurs.
 Vibrations et échauffements anormaux des moteurs et des alternateurs.
 Fonctionnement anormal pour les charges alimentées.
 Le déséquilibre des phases en haute tension entraîne la présence d’un courant résiduel
qui circule dans les neutres des transformateurs et qui engendre leur échauffement.

IV.2.4. Les courts-circuits

Ils sont dus à un contact de points à potentiels différents.


Trois types de courts-circuits peuvent survenir:
 Les courts-circuits triphasés les trois phases sont mises simultanément en contact.

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 Les courts-circuits biphasés (ou biphasés -terre s’il y a écoulement du courant par la
terre) deux phases seulement sont en contact.
 Les courts-circuits monophasés. Ces défauts engendrent un courant important entre le
conducteur en défaut et la terre.
Les causes de court-circuit :
 Une infiltration de 1’humidité dans la boite de jonction.
 Un mauvais serrage des conducteurs (bretelles, dérivations).
 Fausses manœuvres.
 Surcharge.
Les conséquences de court-circuit :
Les conséquences de cette surintensité sont multiples :
 Effets thermiques : échauffements des conducteurs, des enroulements, des câbles.
 Effets électrodynamiques qui peuvent déformer ou détruire le matériel (jeu de barre
déformé, enroulements de transformateur secoués).
 Dégâts provoqués par les arcs : fusion de cuivre, du plomb, soudure des tôles dans les
enroulements, incendie, destructions des isolateurs.
 La carbonisation des isolants ; risques d’incendie.
 Perturbation du réseau électrique.
 Forte baisse ou disparition de tension.
 Rupture de synchronisme.

IV.3. Protection dans les centrales électriques [5]

IV.3.1. Protections sur l’alternateur

IV.3.1.1. Protection contre les défauts internes

 Protection différentielle (87G) : elle est prévue pour la protection contre les défauts entre
phases ou défauts triphasés d’enroulements de stator. Cette fonction se manifeste
souvent par des courants élevés qui exigent de ce fait une élimination rapide.
 Protection masse stator (64G) : elle répond en intensité et peut se configurer de façon
à couvrir jusqu’au 95% des enroulements de stator. Elle est mise à profit, d’une manière
générale, sur les générateurs à terre résistante.

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IV.3.1.2. Protections contre les défauts d’excitation

 Protection contre la perte d’excitation (40G) : Une perte importante d’excitation


provoquée par un défaut de champ, peut amener du réseau, un courant réactif d’intensité
élevée et mettre ainsi le générateur en danger. Il y a des limites à la sous-excitation
d’une machine synchrone. Une réduction du courant d’excitation affaiblit le couplage
entre le rotor et le réseau extérieur. La machine peut perdre le synchronisme et
commencer à fonctionner comme une machine à induction. Alors la consommation de
puissance réactive augmente. La sous-excitation fait croître la production de chaleur a
l’extrémité de la machine synchrone. Cet échauffement local peut endommager l’isolant
du bobinage du stator et même le noyau en fer. Pour éviter l’endommagement,
l’alternateur doit être déclenché.

IV.3.1.3. Protections contre les défauts externes

 Protection à maximum de courant (51VG) : elle est réalisée avec des relais
ampère-métriques réglés au delà des surcharges possibles et temporisés pour tenir
compte de la sélectivité avec les autres protections du réseau.
 Protection à minimum de tension (27G). : sont prévues pour pallier respectivement, à
l’éventuel problème de manque de tension. Elles concernent le régulateur de vitesse et
le régulateur automatique de tension. Ces réglages doivent empêcher l’alternateur
d’exporter des tensions sur le réseau hors des limites.
 Protection à maximum de tension (59G). : sont prévues pour pallier respectivement, à
l’éventuel problème de l’apparition d’une surtension. Elles concernent le régulateur de
vitesse et le régulateur automatique de tension. Par exemple, lors de surtensions sévères,
le réglage sévère de l’élément de surtension permettra un fonctionnement rapide.
 Protection à maximum de fréquence (81O) : elle se charge de détecter les éventuelles
surcharges dues à diverses perturbations du réseau tel que la surproduction supérieur
aux besoins.
 Protection à minimum de fréquence (81U) : elle vient au secours du régulateur de vitesse
 Protection contre le retour de puissance (32G) : vise à détecter la défaillance du moteur
d’entrainement

Bouchkara Razi 21 2009/2010


Projet de fin d’étude

IV.1.2.Protections de transformateur

IV.1.2.1.Protections contre les défauts internes

Le transformateur peut être protégé contre les défauts internes par :


 Protection BUCHOLZ (par détection de gaz) : Cette protection est universellement
employée. Elle est sensible à tous les défauts internes qui provoquent un arc. Cet arc
électrique provoque une décomposition de l’huile avec formation de gaz qui est détecté
par la protection BUCHLOZ.
 Protection différentielle (87T) : Elle se base sur le principe de comparaison phase par
phase des courants entrants et sortants du transformateur par un montage sensible à leur
différence vectorielle.

IV.1.2.2.Protections contre les défauts externes

Le transformateur peut être protégé contre les défauts externes par :


 Une protection neutre- transformateur (51N) : les défauts à la terre au niveau HT
provoquent un courant de court-circuit qui passe par le neutre du transformateur.
 Protection terre jeux de barres : elle est destinée à protéger le transformateur contre
les défauts à la terre qui peuvent se produire du côté MT.
IV.4.Protections de réseaux STEG
 Protection principale : protection de distance ou à comparaison.
 Protection de secours : (à maximum de courant). C’est une protection ampéremétrique
non directionnelle qui est destinée à mesurer les surintensités consécutives aux défauts
monophasés ou polyphasés. Elle agit en cas de non fonctionnement de la protection
principale
 Protections complémentaire contre les défauts résistants : elle est destinée à jouer le rôle
de protection complémentaire de la protection à distance.

Conclusion :

Dans ce chapitre nous avons présenté une centrale à cycle combiné avec leurs procédés
appliqués, ainsi le principe de transfert de l’énergie. Nous avons mis l’accent sur la
description des différents défauts et protections sur les groupes de production et le réseau
Tunisien.

Bouchkara Razi 22 2009/2010


Projet de fin d’étude

I. Introduction
Avant d’aborder la simulation de la matrice de déclenchement, il est nécessaire d’étudier
le système de protection des groupes CPC.

II. Etude du courant de court circuit

Intérêt du calcul du courant de court-circuit :

 Déterminer le réglage des protections.


 Dimensionner le pouvoir de coupure des disjoncteurs et autres ouvrages.
 Déterminer les contraintes dynamiques dans les ouvrages (jeux de barres, disjoncteurs,
sectionneurs).
 Déterminer les contraintes thermiques dans les ouvrages (lignes, câbles, jeux de
barres, réseaux de terre, disjoncteur, sectionneur).

II.1.Méthode de Fortescue [4]

Le réseau tunisien est un réseau qui fonctionne toujours en déséquilibre vu le problème de


distribution. Par ailleurs, il est difficile de calculer le courant de court-circuit dans un système
pareil. De ce fait la CPC adopte une méthode de calcul dite méthode de Fortescue. Cette
dernière transforme tout système déséquilibré en des sous systèmes équilibrés : Système
direct, Système inverse et Système homopolaire.

Vecteurs V1, V2, V3, coresponsable aux phases 1, 2 et 3.

 Système direct
:
Par définition, les trois vecteurs sont égaux en module et régulièrement décalés de 2π/3les uns
par apport aux autres.

V1

Sens direct

V3 V2

Bouchkara Razi 23 2009/2010


Projet de fin d’étude

 Système inverse :

Par définition, les trois vecteurs sont égaux en module et régulièrement décalés de 2π/3
para- port aux autres dans le sens contraire.

V1

Sens inverse

V3 V2

 Système homopolaire :

Les trois vecteurs sont linéaires et de même amplitude.

V1

V2

V3

II.2.Application de la méthode de Fortescue sur un exemple

Considérons le réseau tel qu’il est représenté par la figure (III-1), suit un défaut au point F du
coté MT.

Transformateur
Ligne HT HT / MT jeu de barre MT Ligne MT

F
Jeu de barre
HT BPN

Masse

Figure. (III-1) : exemple d’un poste HT/MT

Bouchkara Razi 24 2009/2010


Projet de fin d’étude

ZH : Impédance du réseau HT rapportée du coté MT (Ω)

Z tr : Impédance du transformateur (Ω)

ZL : Impédance du réseau MT (Ω)

ZG : Impédance de l’inductance de mise à la terre (Ω)

F : point de défaut.
Si on établit les schémas équivalents du réseau vu de l’endroit du court-circuit en (F), le
Réseau peut être représenté par l’ensemble des systèmes : Direct, Inverse, Homopolaire.
 Un système direct avec une F.é.m. :

Une impédance ̅̅̅


Zd se traduisant par l’égalité suivant : voir figure (III.2)

̅=V
V ̅̅̅d + Z
̅̅̅d × I̅d avec Z
̅̅̅d = 𝑍
̅̅̅̅̅ ̅̅̅̅̅̅ ̅̅̅̅
𝑑ℎ + 𝑍𝑑𝑡𝑟 + 𝑍𝑑𝑙

̅̅̅̅̅
𝒁𝒅𝒉 ̅̅̅̅̅̅
𝒁𝒅𝒕𝒓 ̅̅̅̅
𝒁𝒅𝒍 𝑰̅𝒅

𝑉̅ ̅̅̅̅̅
𝒁𝒅𝒈 𝑉̅𝑑

Figure (III.2) : système direct

 Un système inverse sans F.é.m. :

Une impédance Z̅i se traduisant par l’égalité: voir figure(III.3)

Vi + Z̅i × I̅i avec Z̅i = 𝑍


0 = ̅̅̅ ̅̅̅̅ ̅̅̅̅̅ ̅̅̅̅
𝑖ℎ + 𝑍𝑖𝑡𝑟 + 𝑍𝑖𝑙

̅̅̅̅
𝒁𝒊𝒉 ̅̅̅̅̅
𝒁𝒊𝒕𝒓 ̅̅̅̅
𝒁𝒊𝒍 𝑰̅𝒊

̅̅̅̅̅
𝒁𝒊𝒈 𝑉̅𝑖

Figure (III.3) : système inverse

Bouchkara Razi 25 2009/2010


Projet de fin d’étude

 Un système homopolaire sans F.é.m. :

̅̅̅o se traduisant par l’égalité : voir figure (III-4)


Une impédance Z

̅̅̅0 + ̅̅̅
0=V Z0 × I̅0 avec ̅̅̅
Z0 = ̅̅̅̅̅
𝑍𝑜𝑔 + ̅̅̅̅
𝑍𝑜𝑙

̅̅̅̅̅
𝒁𝟎𝒉 ̅̅̅̅̅̅
𝒁𝟎𝒕𝒓 ̅̅̅̅
𝒁𝟎𝒍 𝑰̅𝟎

̅̅̅̅̅
𝒁𝟎𝒈 𝑉̅𝑖

Figure (III.4) : système homopolaire


A l’endroit du court circuit on a donc les relations (III.1) suivants :

̅=V
V ̅̅̅d + Z
̅̅̅d × I̅d
0 = V̅i + Z̅i × I̅i
̅̅̅0 + ̅̅̅
0=V Z0 × I̅0
 Courant de court-circuit triphasé symétrique
I1
1
I2
2
I3
3

N
V1 V2 V3

Les 3 tensions sont égales : V1=V2=V3

La somme des 3 courants est nul : ̅ + 𝐼2


𝐼1 ̅ + 𝐼3
̅ =0

Le passage aux composantes symétrique, on utilise les relations :

̅̅̅̅ + 𝑉2
𝑉1 ̅̅̅̅ + 𝑉3
̅̅̅̅
𝑉̅𝑜 =
3

Bouchkara Razi 26 2009/2010


Projet de fin d’étude

̅̅̅̅ + 𝑎𝑉2
𝑉1 ̅̅̅̅ + 𝑎2 𝑉3
̅̅̅̅
̅̅̅
𝑉𝑑 =
3
̅̅̅̅ + 𝑎2 𝑉2
𝑉1 ̅̅̅̅ + 𝑎 𝑉3
̅̅̅̅
̅𝑖 =
𝑉
3
Il en résulte ̅̅̅
𝑉𝑑 = 0 , ̅𝑖 = 0
𝑉 , ̅̅̅
𝑉0 = 𝑉̅
En ce qui concerne les courants, il vaut mieux utiliser :

𝐼̅1 = 𝐼̅𝑑 + 𝐼̅𝑖 + 𝐼̅0

𝐼̅2 = 𝑎2 ̅̅̅
𝐼𝑑 + 𝑎 ̅̅̅
𝐼𝑖 + 𝐼̅0

𝐼̅3 = 𝑎𝐼̅𝑑 + 𝑎2 𝐼̅𝑖 + 𝐼̅0

D’où il vient : 𝐼̅0 =0

Partant ces résultats dans (1), on obtient :

̅̅̅
𝑉0 =0 (d’où 𝑉̅1 =𝑉
̅̅̅2 =𝑉
̅̅̅3 =0) et 𝐼̅𝑖 =0

̅
V
D’où 𝐼̅𝑑 = ̅̅̅̅
Zd

Avec ̅̅̅d = 𝑍
Z ̅̅̅̅̅ ̅̅̅̅̅̅ ̅̅̅̅
𝑑ℎ + 𝑍𝑑𝑡𝑟 + 𝑍𝑑𝑙

On retiendra qu’en cas de défaut triphasé:


*Les tensions au point de défaut sont nulles.
*Les courants constituent un système triphasé symétrique direct.
Le courant de court-circuit au point de défaut est donné par :

|𝑉̅ | |𝑈|
𝐼̅𝑑 = 𝐼𝑐𝑐3∅ = =
̅̅̅
|𝑍 𝑑| ̅̅̅
|√3𝑍 𝑑|

Bouchkara Razi 27 2009/2010


Projet de fin d’étude

 Courant de court-circuit biphasé isolé :

En établissant le court-circuit entre les phases 2 et 3 :


I1
1
I2
2
I3
3

N
V1 V2 V3

Le défaut n’intéresse pas le sol,𝐼0 est nul, d’autre part, aucun courant homopolaire ne circulant
dans le réseau, la tension homopolaire𝑉̅0 mesurée en un point quelconque par exemple à
l’endroit du défaut, sera la même qu’aux bornes du générateur, c’est à dire nulle.
Le défaut est alors caractérisé par deux équations seulement exprimant que les tensions des
phases 2 et 3 sont égales et que le courant de la phase 1 est nul.

̅̅̅ ̅̅̅3 , 𝐼1 =0
𝑉2 =𝑉

Ce qui s’écrit : 𝑎2 𝑉𝑑 +𝑎 𝑉𝑖 =𝑎 𝑉𝑑 +𝑎2 𝑉𝑖 ̅̅̅ ̅𝑖


𝑉𝑑 =𝑉

̅ = 𝐼̅𝑑 + 𝐼̅𝑖 = 0
𝐼1 𝐼𝑑 = −𝐼̅𝑖
̅ =𝑉
D’autre part : 𝑉 ̅̅̅ ̅̅̅ ̅
𝑑 + 𝑍𝑑 𝐼𝑑
̅𝑖 = −𝑍
et 𝑉 ̅̅̅ ̅
𝑑 𝐼𝑑

𝑉̅ =̅̅̅̅̅
(𝑍𝑑 + ̅̅̅̅̅
𝑍𝑑 )𝐼̅𝑑
̅
V ̅
V
I̅d = ; I̅i = −
̅̅̅d + Z̅i
Z ̅̅̅d + Z̅i
Z

Si les impédances ̅̅̅


𝑍𝑑 et 𝑍̅𝑖 ont le même argument, la valeur efficace des courants de défauts
est :

̅√3
V ̅̅̅̅
Un
𝐼̅2 = −𝐼̅3 = =
̅̅̅d + Z̅i Z
Z ̅̅̅d + Zi

Bouchkara Razi 28 2009/2010


Projet de fin d’étude

√3𝑉̅ 𝑈̅
D’autre part si ̅̅̅
𝑍𝑑 = 𝑍̅𝑖 : 𝐼𝑐𝑐2∅ = ̅̅̅̅
= ̅̅̅̅
2×𝑍 𝑑 2×𝑍 𝑑

Avec ̅̅̅d = 𝑍
Z ̅̅̅̅̅ ̅̅̅̅̅̅ ̅̅̅̅
𝑑ℎ + 𝑍𝑑𝑡𝑟 + 𝑍𝑑𝑙

On retiendra qu’en cas de défaut biphasé isolé:


-Il y a apparition de composant inverse des courants et des tensions.
- La valeur efficace du courant de court-circuit entre 2 phases est égal à √3/2 fois celle du
courant de court-circuit triphasé.

 Courant de court-circuit monophasé (phase – terre) :


On supposera que le court-circuit affecte la phase 1 :
I1
1
I2
2
I3
3

N
V1 V2 V3

Le défaut est caractérisé par les équations :

𝑉̅1 = 0 ; 𝐼̅2 = 0 ; 𝐼̅3 = 0

𝑉̅1 = 0 Donc 𝑉𝑑 + 𝑉𝑖 + 𝑉0 = 0
En ce qui concerne les courants, et comme 𝐼̅2 = 𝐼̅3 = 0 il en résulte que identiquement au
système

̅ + 𝐼2
𝐼1 ̅ + 𝐼3
̅
𝐼̅𝑜 =
3

̅ + 𝑎 𝐼2
𝐼1 ̅ + 𝑎2 𝐼3
̅
𝐼̅𝑑 =
3

̅ + 𝑎2 ̅̅̅̅
𝐼1 ̅
𝐼2 + 𝑎 𝐼3
𝐼̅𝑖 =
3

Alors 𝐼̅0 = 𝐼̅𝑑 = 𝐼̅𝑖

Bouchkara Razi 29 2009/2010


Projet de fin d’étude

Remplaçant 𝐼̅0 et 𝐼̅𝑖 par 𝐼̅𝑑 ,on utilisant la relation (1):

Donc ̅𝑉̅̅̅ = (𝑍
̅̅̅ ̅ ̅̅̅ ̅
𝑑 + 𝑍𝑖 + 𝑍0 )𝐼𝑑

𝑉 ̅̅̅̅̅
D’ou 𝐼̅0 = 𝐼̅𝑑 = 𝐼̅𝑖 = ̅̅̅̅ ̅ ̅̅̅̅
𝑍𝑑 +𝑍𝑖 +𝑍 𝑜

D’après l’équation : 𝐼̅1 = 𝐼̅𝑑 + 𝐼̅𝑖 + 𝐼̅0

3 × 𝑉̅
𝐼𝑐𝑐1∅ =
̅̅̅̅
𝑍𝑑 + ̅̅̅̅ ̅
𝑍𝑜 + 𝑍𝑖
III. Relais de protection

Les relais utilisés pour la protection des groupes et ses auxiliaires sont de type numérique

III.1.Schéma de principe de relais numérique


Alimentation auxiliaire

Entrée : Courant Signalisation

Tension Relais numérique de protection Contacts

Figure (III-5) Schéma de principe

III.2.Transformateur de courant(TC)

Les transformateurs de courant sont utilisés pour alimenter les « relais » de protection.
Le TC a un rôle important :
• Alimenter les relais de protection.
• Assurer l’isolement galvanique entre la HT et les circuits de mesure et de protection.
• Réduire le courant primaire amené a une valeur de 1A ou 5A.

III.3.Signalisations et Contacts

 Signalisations :
S’il y a une perturbation, un des LED affiche un signal par un clignotement lent.
 Contacts :
Ces contacts sont destinés à envoyer des ordres de déclenchement aux disjoncteurs.

Bouchkara Razi 30 2009/2010


Projet de fin d’étude

III.4.Fonctionnement de relais numérique

Les paramètres analogiques délivrés par les réducteurs de mesure traversent les
transducteurs d’entrée principaux qui les convertissent en signaux de tension proportionnelle
aux courants de TC, traversant Un filtre (passe- bas) utilisé pour éliminer les perturbations
telles que les harmoniques hautes fréquences oscillatoires et les composantes continues
pendant le court-circuit. Ces signaux de tension sont envoyés vers un convertisseur A/N du
microprocesseur pour les transformer en signaux digitaux. Toutes les opérations sont traitées
numériquement, de la numérisation des grandeurs mesurées au déclenchement de la
protection. La programmation du relais est contenue dans une EPROM. Le microprocesseur
transcrit les tensions aux entrées analogiques et calcule les composantes fondamentales du
courant. Le microprocesseur compare en permanence le courant réel avec les valeurs de
réglage. Lorsque le relais est excité, le temps de déclenchement de la surintensité est
déterminé suivant la caractéristique de la courbe sélectionnée. Lorsque la temporisation
calculée est écoulée, un ordre de déclenchement au disjoncteur.

TRANSDUCTEUR
D’ENTREE

FILTRE
PASSE
BAS MICRO -
PROCESSEUR

CONVERTISSEUR SIGNALISATION
A/N ET

CONTACTS

Figure. (III-6) Conception interne de relais numérique

Bouchkara Razi 31 2009/2010


Projet de fin d’étude

IV. Protection et réglage d’alternateur [7]

IV.1.Protection différentielle (87G)

Dans le cas des alternateurs d’une puissance nominale comme celui de la centrale CPC
165.5MVA, la protection différentielle de l’alternateur est une pratique courante. Cette forme
de protection de zone, autorise la détection sélective des défauts dans les enroulements sans
temporisation intentionnelle quand un courant de défaut élevé survient. La zone de protection
définie par les emplacements des transformateurs de courant, doit être configurée de manière
à englober la protection du générateur.
Le principe de la protection différentielle, consiste à détecter que le courant aura une valeur
identique en entrée et en sortie d’une zone de protection. Toute différence entre ces courants
signale la présence d’un défaut dans la zone.

P2 P1   P1 P2

S2 S1 S1 S2
P2 P1   P1 P2
S2 S1
G S1 S2
P2 P1   P1 P2

S2 S1 S1 S2

     
I

Protection
IS différentielle IE

Figure (III.7).Schéma de principe de la protection différentielle

 Caractéristique du relais LGPG 11 :


Courant de réglage :
Différentiel de base Is1…………………….. 0,05In à 0,1In par pas de 0,01In
Seuil d’augmentation de polarisation Is2 …..1In à 5In par pas de 0,1In
Polarisation K1 (I bias < Is2) ……………….0% à 20% par pas de 5%
Polarisation K2 (Ibias > Is2)………………... 10% à 150% par pas de 10%.

Bouchkara Razi 32 2009/2010


Projet de fin d’étude

 Réglages :
Is1=0.05In (Is : courant de seuil ou courant de réglage)
Le seuil du courant Is1 doit être réglé à une faible valeur afin de protéger une grande partie
de l’enroulement de la machine que possible.
Is2=1.2 In (Is : courant de seuil ou courant de réglage)

Is2 seuil au-dessus duquel le deuxième réglage est appliqué à 120% du courant nominal de la
machine.
K1=0% (k1=la pente initiale)
La pente de retenue initiale k1 doit être réglée à 0% afin de détecter les défauts internes avec
une sensibilité optimale.
K2=150% (k2=la deuxième pente)
La deuxième pente de polarisation k2 sera généralement réglée sur 150% afin de conférer une
stabilité adéquate en présence de défauts

La Figure III.8, présenté ci-dessous, illustre la caractéristique de fonctionnement de la


protection différentielle.

Figure (III.8).Fonctionnement de la protection différentielle

IV.2.protections masse stator (64G)

Elle consiste à raccorder les alternateurs HT à la terre via une impédance. L’impédance de
mise à la terre est choisie afin de limiter le courant de défaut à la terre. Concernant les défauts
à la terre proches du neutre de l’alternateur, la tension de commande sera faible, et par suite la
valeur du courant de défaut sera considérablement réduite. En pratique, environ 95% de

Bouchkara Razi 33 2009/2010


Projet de fin d’étude

l’enroulement du stator peut être protégé. Concernant les défauts survenant sur les derniers
5% de l’enroulement, le courant de défaut à la terre est si faible qu’il est indétectable par ce
type de protection contre les défauts à la terre. Dans la plupart des applications, cette
limitation est acceptée car il est très peu probable qu’un défaut à la terre apparaîtra sur les
derniers 5%.

TC 64G

RN

Figure(III.9).Fonctionnement de la protection masse stator

 Caractéristique du relais LGPG 11 :


Gamme de courant ………………………………..0.005In a 0.5In
Gamme de temporisation…………………………0.1 a 1.2 s
 Réglages :
I : 0.085 In (réglage de courant).
Temporisation : 0.5 s.

IV.3.Protection perte d’excitation (40G)

Une perte d’excitation totale peut survenir consécutivement à un déclenchement accidentel


du circuit d’excitation, à une ouverture de circuit ou à un court-circuit survenant sur le circuit
courant continu d’excitation.
 Caractéristique du relais LGPG 11 :
La caractéristique du relais doit entourer le cercle de BLONDEL de diamètre ab. Le réglage
du relais doit donc définir les points c et d de part et d’autre de ab.
Le cercle de BLONDEL est déterminé par les réactances de l’alternateur :
a correspond à Xd et b correspond à X’d.

Bouchkara Razi 34 2009/2010


Projet de fin d’étude

0 R

d

Cercle de protection b

a

Cercle de BLONDEL

c

Figure III.10.Caractéristique de la protection contre les pertes


d’excitation
Décalage conductivité Xa …………………2,5Ω à 25Ω par pas de 0,5Ω (relais 1A)
Diamètre conductivité Xb …………………..25Ω à 250Ω par pas de 1Ω (relais 1A)
Retard à la mise au travail t…………………. 0s à 25s par pas de 0,1s
 Réglages :

Le décalage caractéristique doit être réglé à une valeur égale à la moitié de la réactance
transitoire à axe direct (0,5Xd’)

Xa =0.5.Xd’. Zbs

Avec Xa : décalage caractéristique.

Avec Xd’: la réactance transitoire à axe direct de l’alternateur en ohms (22.5%).

Zbs :. Impédance secondaire de base(Ω).

𝑈𝑛2
𝑍𝑏 = = 1.36Ω Avec Zb : impédance primaire de base.
𝑆𝑛

Bouchkara Razi 35 2009/2010


Projet de fin d’étude

𝑍𝑏𝑠 = 𝑍𝑏 ∗ (𝑍𝑠𝑒𝑐⁄𝑍𝑝𝑟𝑖𝑚) = 72.5Ω

D’où : Xa=0.5×0.225×72.5=8.2 Ω

Pour détecter rapidement une perte d’excitation, le diamètre de la caractéristique


d’impédance de la perte d’excitation doit être réglé aussi grand que possible. Il est
recommandé de configurer le diamètre de la caractéristique d’impédance à une valeur égale à
la réactance synchrone à axe direct de l’alternateur.

Xb = Xd .Zbs=1.895×72.5=137.5 Ω

Avec Xb : le diamètre de la caractéristique d’impédance(Ω)

Xd : la réactance synchrone à axe direct de l’alternateur en ohms (189.5%).

Temps de déclenchement =0.8s.

IV.4.protection de surintensité (51V)

La fonction de surintensité s’emploie en protection de secours de réseau et peut déclencher


le disjoncteur du générateur dans le cas où un défaut n’a pas été éliminé à temps par une autre
protection.
 Caractéristique du relais LGPG 11 :
Fonctions……………………………… Commandé en tension/Retenu en tension/Simple
Caractéristique…………………………. Standard inverse/Temps défini
Courant de réglage I>………………….. 0,5In à 2,4In par pas de 0,05In
Temps défini de réglage t…………………… 0s à 10s par pas de 0,1s
 Réglages :
Le choix de calcul de courant de réglage :

(I>) = 1.55. ImaxGen Avec ImaxGen : l’image du courant maximal du générateur.

1.55 : Seuil imposé par la norme IEEE C37.102.

(I>) : courant de réglage

Sn 165.3×106
ImaxGen = = = 6697A
√3×Umin 0.95×15×103 ×√3

(I>)= 1.55×6697× (1⁄8000)=1.3A avec 1/8000 : Transformateur de courant.

Bouchkara Razi 36 2009/2010


Projet de fin d’étude

La temporisation doit être coordonnée avec la temporisation des protections du poste


GIS 90 KV car cette protection assure un secours pour les défauts HT non éliminés.
(t>)=1.5s. (Choix de STEG).

IV.5.Minimum de tension (27G)

La protection à minimum de tension est également utilisable en protection de secours.


Cette protection mesure les tensions entre phase.

 Caractéristique du relais LGPG 11 :


Tension de réglage V<………………………… 30V à 110V par pas de 1V
Réglage du relais de temporisation t…………… 0,1s à 10s par pas de 0,1s
 Réglage :

Le choix du seuil de réglage est donné par l’équation :

(V<) = 70%. Un avec Un : l’image de la tension nominale de l’alternateur.

(V<) : tension de seuil.


La temporisation doit être suffisamment longue afin d’éviter des opérations intempestives de
la protection à minimum de tension pour des chutes de tension transitoires. Ceux-ci peuvent
survenir pendant l’élimination des défauts plus loin dans le réseau ou par le démarrage de
machines locales. La temporisation nécessaire sera généralement supérieure à 3s.
Temporisation : 3s.

IV.6.maximum de tension (59G)

La protection à maximum de tension est recommandée afin d’assurer la protection contre


une éventuelle défaillance du régulateur de tension ou si le régulateur a été configuré en mode
manuel. Cette protection mesure les tensions entre phases.

 Caractéristique du relais LGPG 11 :


Réglages de tension V>, V>>………………….. 105V à 185V par pas de 1V
Réglages du relais de temporisation t>, t>>……. 0s à 10s par pas de 0,1s
 Réglages :
 Premier stade :
Le choix du seuil de réglage de tension est donné par l’équation :
( V>) = 120%. Un.

Bouchkara Razi 37 2009/2010


Projet de fin d’étude

Temporisation : 4s.
 Second stade :
Le choix du seuil de Réglage de tension est donné par l’équation :
(V>) = 140%. Un.
Temporisation : 0s.

IV.7.protection à minimum de fréquence (81U)

En cas d’échec du délestage, les alternateurs doivent être pourvus d’une protection de secours
à minimum de fréquence.
Le Délestage : Dans un réseau électrique, le délestage consiste à stopper volontairement
l’approvisionnement d’un ou de plusieurs consommateurs pour rétablir rapidement l’équilibre
entre la production et la consommation du réseau.
 Caractéristique du relais LGPG 11 :
Réglages de fréquence F1<, F2< ……………….40Hz à 65Hz par pas de 0,05Hz.
Réglages du relais de temporisation t1, t2 ………0,1s à 25s par pas de 0,1s.
 Réglage :
Les réglages de fréquence (f1) et (f2) sont définis légèrement au-dessus de la fréquence
minimale en régime exceptionnel : 47.5hz.
La temporisation t2> t1 permet de déterminer si le défaut est interne ou externe à l’unité.
 Premier stade (alarme)
F1=47.7 (f1 : seuil de fréquence)
Temporisation : 0.8s (t1)
 Second stade (déclenchement de l’unité)
F2=47.7 (f2 : seuil de fréquence)
Temporisation : 4s (t2)

IV.8.protection maximum de fréquence (81O)

La protection à maximum de fréquence peut être nécessaire comme fonction de protection de


secours afin de palier la défaillance du régulateur de vitesse ou de la commande
d’accélération provoquée par une perte de charge ou au cours d’une utilisation non
synchronisée.

Bouchkara Razi 38 2009/2010


Projet de fin d’étude

 Caractéristique du relais LGPG 11


Réglages de fréquence F>………………………. 40Hz à 65Hz par pas de 0,05Hz.
Réglage de temporisation t………………………. 0,1s à 25s par pas de 0.
 Réglage
F1 :51hz (f1 : seuil de fréquence)
Temporisation : 3s.
IV.9.Protection d’équilibre de tension(60)

La fonction à équilibre de tension est prévue pour la détection de claquage de fusibles de


transformateur de tension. Cette protection mesure la tension entre phases.
 Caractéristique du relais LGPG 11 :
Tension de réglage Vs …………………………….5V à 20V par pas de 1V
 Réglage :
Vs : 5V (vs : tension de seuil)
Le seuil de déséquilibre de tension est réglé à la valeur minimale.

V. Protection et réglage de transformateur [8]

V.1.Protection différentielle (87T)

Elle assure une protection rapide contre les défauts entre phases. Elle est sensible et elle
s’utilise pour les transformateurs vitaux de forte puissance.

Protection
différentielle

Figure(III.11). Principe de la protection différentielle

Bouchkara Razi 39 2009/2010


Projet de fin d’étude

 Caractéristique du relais KBCH130


Elément différentielle (I>)………………………………….10-50% In par pas de 10%In.
Seuil haut de l’élément (I>>)………………………………5-20In par pas de 0.5 In.
 Réglage :
I>:30%In (I> : courant de réglage).
I>> : 20In (I>> : courant de réglage).
Dans la CPC on intercale entre l’enroulement secondaire des transformateurs de courant et les
relais de protection différentielle des adaptateurs de courant (TC de récalage) pour :
 Corriger les valeurs des courants en raison de l’emploi de rapports de transformation
différents.
 Rattraper le déphasage entre Iprim et Isecond du transformateur de puissance.
 Protéger les TC contre l’ouverture accidentelle du circuit courant.
 Éviter les déclenchements intempestifs dus à la saturation des TC lors des défauts
externes au transformateur de puissance.

V.2.Protection de terre restreinte

Il s’agit d’une protection différentielle (voir figure III.12) qui détecte la différence des
courants résiduels mesurés sur la mise à la terre du neutre d’une part et sur la sortie triphasée
du transformateur d’autre part.

Figure (III.12).Protection Terre restreinte

Bouchkara Razi 40 2009/2010


Projet de fin d’étude

 Caractéristique du relais KBCH130


Gamme de courant …………………………………………………………0.05-0.1In
Gamme de résistance de stabilisation ………………………………………..0-400Ω
 Réglages
I0=0.25×In (I0 : réglage du relais)

Rs : 212 Ω(Rs : résistance de stabilisation)

V.3. protection de surintensité neutre (51N)

Cette protection de secours pour les défauts à la terre du réseau.

 Caractéristique du relais MICOM P633


Gamme de courant ………………………………………0.5-2.4In par pas de 0,05In.
Gamme de temporisation ………………………………………..0-10s par pas de 0,1s.
 Réglage :
I=0.3 In (I : réglage de courant).

Temporisation : 1.5 s (chois de STEG).

VI. Sélectivité

Les systèmes de protections doivent être :


- Rapide : un système de protection doit réagit le plus rapidement possible
- Sensible : un système de protection doit être sensible au courant de défauts les plus
résistants.
- Sélective : la sélectivité consiste à mettre hors tension la partie défectueuse.
L’intervalle sélectif généralement adopté pour les protections numérique est 300 ms, valeur
obtenue en additionnant les durées suivantes :
 Temps d’élimination du défaut par le disjoncteur.
 Somme des erreurs de temporisation des relais.
 Intervalle de sécurité d’environ 100ms.

VI.1.Etude de sélectivité dans un exemple sur le réseau de production et de


transfert de l’énergie électrique

La figure(III.13) illustre un schéma unifilaire simplifié d’une protection maximum de courant


d’une travée groupe

Bouchkara Razi 41 2009/2010


Projet de fin d’étude

JDB-225KV
Relais MICOM P122 :
TC 51 I > :1.5In avec T : 2.3s.
I>> :5.4In avec T : 0.2s

Relais KCGG142 :

I>0.3In avec T :
51N 1.5s

TC

1 ALGA 6.6KV
G
TC 51
Relais LGPG 111 :
TC 51 N
I> :0.85In avec T : 0.5 s
10 LGA

Relais MICOM P 220 :


TC 51
I>>8 In avec T : 0.01s

Figure (III.13).schéma unifilaire d’une protection max de I

Bouchkara Razi 42 2009/2010


Projet de fin d’étude

Conclusion :

Dans une centrale de production comme la CPC, les protections ont pour but d'éviter la
détérioration des alternateurs ou transformateurs en cas de fonctionnement dans de mauvaises
conditions, dues à des défaillances internes, tels que défauts d'isolement ou panne de
régulation. Sur des matériels bien conçus, bien fabriqués, bien installés, bien entretenus et
bien exploités elles n'ont à fonctionner qu'exceptionnellement, et leur défaillance peut passer
inaperçue. De plus, si une protection est défaillante lors d'un incident, les dommages causés à
l'alternateur ou au transformateur peuvent avoir des conséquences financières importantes,
mais qui restent internes à la compagnie de production d'électricité: perte de production, qui
doit être compensée par des moyens de production moins économiques, et réparation de
l'appareil endommagé.

Bouchkara Razi 43 2009/2010


Projet de fin d’étude

I. Introduction

Après avoir présenté les différentes protections des groupes CPC et les auxiliaires
associés, nous abordons l’étude de la matrice de déclenchement des protections en utilisant le
logiciel Flash Professionnel. 8 sous la forme d’une interface graphique.

II. Flash professionnel

Flash est un outil de programmation qui permet aux concepteurs et aux développeurs de
créer des présentations, des applications et d’autres types de contenu qui permettent une
interaction avec l’utilisateur. Les projets Flash peuvent inclure des animations simples, des
présentations complexes, des applications ainsi que tout élément s’y rapportant. En règle
générale, les éléments de contenu conçus avec Flash sont appelés applications.

II.1.L’application
L’application qu’on a développée selon le type « EXE », présente un ensemble de
fenêtres (formes), ces fenêtres permettent aux utilisateurs d’effectuer un certain nombre
d’opérations.

Dans ce qui suit, on va présenter chaque fenêtre en précisant les fonctions présentées par
chacune.
Fenêtre d’accueil :

La fenêtre d’accueil comporte des données techniques sur la centrale.


L’utilisateur peut profiter de cette fenêtre pour connaitre les différents équipements de
la centrale ; leurs caractéristiques, sinon, il peut passer à la fenêtre suivante en cliquant sur
le bouton « Suivant ».

Figure(IV.1) : Fenêtre d’accueil

Bouchkara Razi 44 2009/2010


Projet de fin d’étude

III. Fenêtre du simulateur de protection


Le schéma de la simulation est donné dans la figure(IV.2) et qui représente

 une travée groupes CPC avec deux alternateurs :


 Groupe turboalternateur de la turbine à gaz A : 15 KV.
 Groupe turboalternateur de la turbine à gaz B : 15 KV.

Chaque turboalternateur est relié à un transformateur principal élévateur de tension (ou


survolteur) servant à l’amplification de l’énergie, produite par le turboalternateur associé, et
de la transmettre au réseau. Une partie de l’énergie traduite par ces turboalternateurs à la
source d’alimentation des auxiliaires de la centrale à travers deux transformateurs abaisseurs
15KV \ 6.6KV désignés comme transformateurs de soutirage.
 Grille de matrice de déclenchement des relais de protection.

 Temps de déclenchement des relais de protection.

 Boutons de manœuvre (secours, défaut, RAZ).

Figure(IV.2) : Schéma unifilaire de la protection travée groupe

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Projet de fin d’étude

IV. Etude des cas de déclenchements (voir annexe 3)

IV.1. protection différentielle(87)

Cette protection dont l’action est instantanée protège les alternateurs, les transformateurs
contre les défauts internes.

L’ordre de déclenchement issu de cette protection est simulé comme suit :


Un appui sur la 87 provoque ce qui suit
- le déclenchement des disjoncteurs 52G, 52L, jx001et le disjoncteur d’excitation
- une alarme
- une messagerie d’événements
- temps de déclenchement

Les figures (IV.3, IV.4, IV.5) illustres un schéma de déclenchement de la protection


différentielle sur travée groupe CPC

Figure (IV.3).simulation de protection différentiel d’alternateur

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Projet de fin d’étude

Figure (IV.4).Simulation de protection différentiel de transformateur principale

Figure(IV.5).Simulation de protection différentiel de transformateur de soutirage

IV.2. protection masse stator (64G)

Cette protection dont l’action est temporisée protège les alternateurs contre les défauts
internes des enroulements de stator.

L’ordre de déclenchement issu de cette protection est simulé comme suit :


Un appui sur la 64 G provoque ce qui suit :
- le déclenchement de disjoncteur 52G et le disjoncteur d’excitation
- une alarme
- une messagerie d’événements
- temps de déclenchement
La figure (IV.6) représente une simulation de la protection masse stator.

Bouchkara Razi 47 2009/2010


Projet de fin d’étude

Figure (IV.6).simulation de protection masse stator d’alternateur

IV.3. protection cotre la perte d’excitation (40G)

Cette protection dont l’action est temporisée protège les alternateurs contre les défauts
internes.

L’ordre de déclenchement issu de cette protection est simulé comme suit : (voir Figure IV.7)
Un appui sur la 40 G provoque ce qui suit :
- une alarme.
- une messagerie d’événements.
- temps de déclenchement.

Figure (IV.7).simulation de protection contre la perte d’excitation d’alternateur

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Projet de fin d’étude

IV.4. protection de déséquilibre de courant (46G)

Cette protection dont l’action est temporisée protège les alternateurs contre le défaut externe
dû au réseau de transport.
L’ordre de déclenchement issu de cette protection est simulé comme suit : (voir Figure IV.8)
Un appui sur la 46 G provoque ce qui suit :
- le déclenchement de disjoncteur 52G et le disjoncteur d’excitation
- une alarme.
- une messagerie d’événements.
- temps de déclenchement.

Figure(IV.8).Simulation de protection de déséquilibre de coutant d’alternateur

IV.5. protection de minimum de tension (27G)

Cette protection dont l’action est temporisée protège les alternateurs contre le défaut externe.

L’ordre de déclenchement issu de cette protection est simulé comme suit : (voir Figure IV.9)
Un appui sur la 27 G provoque ce qui suit :
- le déclenchement de disjoncteur 52G et le disjoncteur d’excitation
- une alarme.
- une messagerie d’événements.
- temps de déclenchement.

Bouchkara Razi 49 2009/2010


Projet de fin d’étude

Figure (IV.9).Simulation de protection de minimum de tension d’alternateur

IV.6. protection de minimum de fréquence (81U)

Cette protection dont l’action est temporisée protège les alternateurs contre le défaut externe.
L’ordre de déclenchement issu de cette protection est simulé comme suit : (voir Figure IV.10)
Un appui sur la 81 U provoque ce qui suit :
- le déclenchement des disjoncteurs 52G, 52L, jx001et le disjoncteur d’excitation.
- une alarme.
- une messagerie d’événements.
- temps de déclenchement.

Figure (IV.10).Simulation de protection de minimum de fréquence

Bouchkara Razi 50 2009/2010


Projet de fin d’étude

IV.7. protection de maximum de fréquence (81O)

Cette protection dont l’action est temporisée protège les alternateurs contre le défaut externe.
L’ordre de déclenchement issu de cette protection est simulé comme suit : (voir Figure IV.11)
Un appui sur la 81O provoque ce qui suit :
- le déclenchement de disjoncteur 52L.
- une alarme.
- une messagerie d’événements.
- temps de déclenchement.

Figure (IV.11).Simulation de protection de minimum de fréquence

IV.7. protection d’équilibre de tension (60G)

Cette protection dont l’action est temporisée protège les alternateurs contre le défaut externe.
L’ordre de déclenchement issu de cette protection est simulé comme suit :(voir Figure IV.12)
Un appui sur la 60 G provoque ce qui suit :
- le déclenchement de disjoncteur 52G et le disjoncteur d’excitation
- une alarme.
- une messagerie d’événements.
- temps de déclenchement.

Bouchkara Razi 51 2009/2010


Projet de fin d’étude

Figure (IV.12).Simulation de protection d’équilibre de tension

Conclusion :

Ce chapitre a été consacré à la description de notre simulation de matrice de


déclenchement des protections des travées groupes CPC à travers une interface de différentes
séquences afin de permettre à l’utilisateur de comprendre le fonctionnement du système de
protection au sein de la centrale.

Bouchkara Razi 52 2009/2010


Projet de fin d’étude

Conclusion

C’est dans le cadre de l’amélioration et la facilité du suivit des comportements du


système de protection des groupes de production que notre projet de fin d’études a été réalisé
au sein de l’entreprise Carthage Power Company.

L’intérêt de notre projet consiste à maitriser la protection des différents relais y


attribués dans des travées groupes de la centrale.

Pour se faire, on a orienté notre projet vers l’étude et le suivi des actions de
protection du group pour mettre en œuvre les outils les plus appropriés au contrôle des
instrument.

La finalité de tout ce travail a été mise en valeur par l’implantation d’une application
informatique d’aide à la simulation d’une matrice de déclenchements des relais de production
de groupes répondant ainsi aux besoins exprimés par l’entreprise et aux objectifs visés par ce
projet.

Toutefois, ce projet pourra prendre les avantages suivants : avoir un rôle didactique
pour former et familiariser les nouveaux techniciens au système de protection et avoir une
connaissance approfondie sur différent protection (information dispensables sur écran).

Bouchkara Razi 53 2009/2010


Projet de fin d’étude

Bibliographie
[1] http : // WWW.CPC.tn.

[2] http: // WWW.power alstom.com.

[3] Jean-Marie Escane, Réseau d’énergie électrique, 1997.

[4] Cours Mr. Ben Ghanem Belgacem, calcul de courant de court circuit, 1990-1991

[5] Michel Lami, Protection et surveillance des réseaux de transport d’énergie électrique,
1994.

[6] Cahiers Techniques Schneider

Le transformateur de courant pour la protection en HT.

M. ORLHAC, Cahier Technique n° 164.

Protection des réseaux HTA industriels et tertiaires.

A. SASTRE, Cahier Technique n° 174.

[7] Guide Technique AREVA

Protection d’alternateurs MICOM P342, P343.

[8] Guide Technique AREVA

Protection différentielle de transformateurs P63X.

[9] Data Sheets: ARMOIRE CONTROLE ALTERNATEUR -A512 N: 54-780444

[10] Data Sheets: ARMOIRE CONTROLE ALTERNATEUR -A512 N: 54-700570

Bouchkara Razi 54 2009/2010


Projet de fin d’étude

ANNEXES

Bouchkara Razi 55 2009/2010