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Volume Lxxxv N 0 16 - Le journal indépendant de l’Université d’Ottawa - www.larotonde.ca LaRotonde
Volume Lxxxv N 0 16
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Le
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éditorial

Mathieu Tovar-Poitras redaction@larotonde.ca Rédacteur en chef

Tovar-Poitras redaction@larotonde.ca Rédacteur en chef Un Service du logement omniprésent MATHIEU TOVAR-POITRAS

Un Service du logement omniprésent

MATHIEU TOVAR-POITRAS

RÉDACTEUR EN CHEF

En cette magnifique période d’élections, les affiches et les banderoles bloquent de plus en plus la lumière dans les corridors de l’Université. Les candidat.e.s tentent de convaincre quiconque les écoute que leurs projets régleront les problèmes de la population étudiante. Pourtant, un des enjeux actuels se veut caché dans les ombres des résidences du campus.

En effet, le personnel du Service du logement (SDL), en particulier les conseillers et conseillères communau- taires (CC), font face à des conditions de travail qui frisent l’embarras pour une institution qui prône le bien-être de ses étudiant.e.s. Il ne faut pas l’oublier, ces CC sont des étudiant.e.s qui doivent aussi concilier la pression académique de leurs études en plus du fardeau fi- nancier.

Fardeau financier qui, en passant, n’est pas soulagé par le salaire lié à leur poste. En effet, le salaire bihebdoma - daire se situe entre 40$ et 90$. La jus - tification est que leur frais de logement sont soustraits de leur paie. On s’entend qu’avec ce genre de revenu, les nouilles instantanées deviennent soudainement un splendide plat gastronomique. Et, comme Rachelle Clark, la directrice du SDL de l’Université d’Ottawa, l’a in- diqué à La Rotonde, c’est un « emploi à temps partiel qui occupe de 15 à 20 heures ».

Bon parfait, alors les CC peuvent logi - quement tenter de se trouver un second emploi sur le côté pour s’assurer un certain coussin financier. Et bien, selon plusieurs entretiens tenus avec des CC en poste et d’autres ayant démission - nés, cette démarche serait « fortement déconseillée » par la hiérarchie au sein du SDL. Et pour revenir sur les propos de Clark, si c’est véritablement un em - ploi à temps partiel, pourquoi les CC consulté.e.s ont tenu à souligner que c’est en fait un emploi omniprésent ?

ILLUSTRATION ANDREY GOSSE
ILLUSTRATION ANDREY GOSSE

Réunions et observations

Que ce soit avec les résidente.s, les autres CC ou toutes autres personnes dans le système du SDL, la quantité de réunions semble démesurée, en parti - culier lorsque l’on prône par la suite que l’emploi n’est pas à temps plein.

Par ailleurs, dans le cadre de l’exercice de leurs fonctions, les CC sont tenus de remplir des rapports sur leurs in- teractions avec leurs résident.e.s, en plus d’observations. Le logiciel utilisé, eRezLife, centralise ensuite ces notes qui peuvent ensuite être consultées par les coordinateurs des CC et les autres pions supérieurs dans la hiérarchie du SDL.

Par contre, n’est-il pas problématique que l’on demande des rapports sur les

résident.e.s, en y incluant parfois des informations très personnelles, sans leur approbation libre et éclairée? Dans le contrat de résidence 2017-2018, au point 26, on précise que certains ac - teurs ont « le droit de communiquer avec vos parents ou tuteurs et de leur fournir l’information pertinente si votre comportement ou votre santé [les] in- quiète ».

Il y a donc une opposition entre deux concepts fondamentaux : la protection de la vie privée et le consentement des individus concernés, et la sécurité de ces mêmes personnes.

L’Université d’Ottawa s’est engagée, comme elle se le doit, d’augmenter les mesures prises pour assurer le bien-être de ses étudiant.e.s. Dans cette optique, l’approche du SDL est relativement dé -

fendable. Par contre, les résident.e.s ne s’engagent pas à voir leurs faits et gestes être catalogués par des gens en qui ils devraient avoir confiance.

L’enjeu de la vie privée ne s’arrête tou- tefois pas aux résident.e.s, mais aussi aux CC. Plusieurs des (ex-) employé.e.s avec qui La Rotonde s’est entretenue ont souligné, de manière sérieuse, que certains de leurs propres supérieurs cherchent à être omniprésents dans leurs vies.

Des risques de bris

Le portail en question où sont mises ces informations est accessible aux employés du SDL. Toutefois, et La Ro- tonde peut le confirmer, les personnes anciennement CC ont encore accès aux pages du logiciel. Il faut toutefois no- ter que certains des comptes n’ont plus accès aux rapports et aux informations personnelles, mais l’accès au logiciel reste ouvert.

Parce que malgré que l’on nous res- sorte que la politique concernant l’ac- cès à l’information et la protection des règlements personnels [ci-après le règlement 90] régit cette pratique, il semblerait qu’elle était sujette à une in- terprétation très souple. Si la personne signant le contrat de résidence le fait en acceptant la disposition 26, elle le fait sans être nécessairement au courant d’où viennent ses informations.

Une personne raisonnable penserait que ces renseignements font référence aux informations liées à son inscription. Toutefois, elle ne ferait pas nécessaire - ment un lien avec la possibilité que des observations à son endroit, durant son séjour en résidence, soient cataloguées et par conséquent encadrées par les co - des prévus par l’Université d’Ottawa.

Que l’Université accepte de procéder comme elle le fait serait plus digestible si au moins les personnes concernées par la collecte de leurs données soient au courant de ce qui se passe dans les coulisses de leurs résidences.

collecte de leurs données soient au courant de ce qui se passe dans les coulisses de

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collecte de leurs données soient au courant de ce qui se passe dans les coulisses de

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ACTUALITÉS

Nicolas Hubert actualites@larotonde.ca Chef de pupitre actualités

Hubert actualites@larotonde.ca Chef de pupitre actualités Série de démissions en résidence Le rôle de Conseiller

Série de démissions en résidence

Le rôle de Conseiller communautaire à reconsidérer

CHARLEY DUTIL

Avec la campagne du service du lo- gement de recrutement de conseiller communautaire (CC) en plein vol pour l’année scolaire 2018-2019, La Rotonde a pris connaissance de nouvelles plutôt troublantes au sujet des responsabi- lités entourant ce poste convoité par tant d’étudiant.e.s. Pour plusieurs, il semblerait être un travail idéal. Ce- pendant, selon plusieurs témoignages recueillis, les pressions exercées et l’intrusion dans la vie privée des étu- diant.e.s en résidence transforment ra- pidement l’expérience en cauchemar, amenant rapidement à un épuisement émotionnel, physique, moral et à un profond questionnement éthique. En raison de la confidentialité imposée par l’Université d’Ottawa (U d’O), les CC mentionnés dans cet article s’expri- ment sous le couvert de l’anonymat.

Le mythe de la résidence gratuite

Pour plusieurs, l’attrait de l’emploi vient de la promesse du logement supposément gratuit pour les CC, mais ceci est un mythe. Tous les CC auxquels nous avons parlé l’ont démenti, le prix du logement est sim- plement déduit de leurs salaires, qui sont déterminés par le nombre d’étudiant.e.s dont les CC s’occupent. Le salaire réel- lement perçu par ceux-ci, avec lequel ils doivent vivre et se nourrir, avoisine alors entre 40 à 90 $ bihebdomadairement.

Une somme loin de renvoyer à la charge de travail que représente cette responsabi- lité. Une ancienne CC nous a affirmé que pour elle « c’est un emploi 24/7 et non un emploi à temps partiel ». Un autre CC souligne également que le service du lo- gement de l’U d’O les « décourage d’avoir un autre emploi à temps partiel ». L’un de ses confrères souligne, en renvoyant à leur réalité financière, que pour être CC « tu dois bien aimer les sandwiches au beurre d’arachide ». Rachelle Clark, directrice du Service du logement de l’U d’O, rappelle pour sa part « qu’il s’agit d’un emploi à temps partiel qui occupe 15 à 20 heures ». Clark affirme ne pas être « au courant de pression [des] coordinateurs envers les CC concernant un deuxième emploi ».

Le français inexistant en résidence

Le seul critère obligatoire pour travail- ler au Service du logement est que l’ap-

PHOTO ANDREY GOSSE
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pliquant doit être bilingue, francophone et anglophone. Cependant, la qualité du français ne semblerait pas très impor- tante, fait remarquer un des CC rencon- trés par La Rotonde. Ce dernier note aussi « qu’aucune réunion entre les CC et autres employés du Service du logement se dé- roule en français ».

Alors que le CC en question précise avoir formulé une plainte à ce sujet, il explique qu’à la suite de son signalement, les réu- nions suivantes ont commencé en fran- çais, mais en raison de la faible qualité du français des autres CC, cela n’a duré que quelques minutes avant de revenir à la langue de Shakespeare. Pourtant, Clark a

fait savoir sa fierté « de travailler pour la

plus grande université bilingue » du Ca- nada et a affirmé que « le Service du lo- gement suit la même politique que l’Uni-

versité d’Ottawa » en la matière, avant

d’assurer « qu’il est important que nos

CC parlent les deux langues afin de pou-

voir interagir avec les résidents dans leur

langue maternelle ».

Le système eRezLife

Afin de pouvoir noter leurs interactions avec les résident.e.s ainsi que leurs rap- ports de travail, les CC utilisent un logiciel de collecte de données en ligne nommé eRezLife. Selon les différents CC, les in-

formations notées par leurs collègues ne seraient pas disponibles. Néanmoins, les dossiers de tous les étudiant.e.s, incluant toutes les interactions qu’ils et elles ont eues avec leurs CC, seraient accessibles aux coordinateurs (les supérieurs des CC) et les gens occupants des positions impor- tantes au sein du Service du logement.

Une situation pouvant devenir hautement problématique, notamment lorsqu’« un étudiant te fait assez confiance et a le cou- rage de te dire des choses très personnelles tels des troubles mentaux ou des ques- tions d’identités », explique une ancienne CC, avant d’ajouter que les étudiant.e.s en question ne pensent « pas que tu te retour- neras et écriras tout sur ton portable dans un logiciel de collecte de données où des inconnu.e.s qu’ils ou elles ne connaît pas vont lire tout ».

De même, le Service du logement ne sus- pendrait pas immédiatement l’accès aux comptes des anciens CC. Cette situation exposerait directement les données pri- vées des étudiant.e.s en résidence. L’en- semble des CC interrogés ont fait savoir leur mécontentement face à cette problé- matique, mais ont unanimement affirmé qu’ils n’utiliseraient jamais ces données, non seulement car cela est interdit par la loi, mais également par respect envers leurs ancien.ne.s résident.e.s.

Une faille de sécurité

Plusieurs étudiant.e.s vivant en résidence ont souligné ne pas avoir été informés de la collecte de données effectuées à leur encontre. Un étudiant de la résidence Thompson, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, fait savoir qu’il sera désor- mais « un peu plus conscient de ce qu’il fait et dit en résidence ».

Clark affirme que « les CC qui ne travaillent plus au Service du logement ne devraient plus avoir accès à leur compte eRezLife ». Elle assure également qu’un suivi sera fait à ce sujet pour s’assurer de remédier à cette situation. Elle précise que selon elle « les informations collectées sur eRezLife sont conformes au règlement 90 de l’Uni- versité », soit à « la politique concernant l’accès à l’information et la protection et des renseignements personnels ».

Cependant, dans l’accord de résidence établi avec les étudiant.e.s, il n’est inscrit à aucun moment que les données des étu- diant.e.s sont conservées dans un système en ligne. Si Clark n’a pas été en mesure de le confirmer, elle a fait part de son assu- rance que cet accord fait « allusion à un dossier collecté sur tout étudiant vivant en résidence » et que tout est établi en accord avec le règlement 90.

vivant en résidence » et que tout est établi en accord avec le règlement 90. www.larotonde.ca

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Débats de la FÉUO

La grande course à l’

PHOTO ANDREY GOSSE
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Nicolas Hubert

Organisés les 31 janvier et 1er février, les débats entre les candidat.e.s aux élec- tions générales de la Fédération Étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO) ont été marqués par une participation partisane soutenue et une forte mobilisation du parti d’opposition, Solutions. Confortablement installé.e.s dans une organisation quasi- ment taillée sur mesure par la Fédération étudiante, les candidat.e.s du parti repré- sentant l’exécutif sortant Uni.e.s ont toute- fois témoigné de leur expérience et de leur aisance dans l’exercice.

Le débat du 31 janvier – L’exécutif et « l’esprit de famille »

Une cinquantaine de personnes, principa- lement des partisan.e.s de chaque parti, se sont réunies à l’agora du Centre universi-

taire pour assister à ce premier débat des élections générales 2018 de la FÉUO. Les candidat.e.s pour les postes de vice-pré- sidente Interne, Pamela Bader (Uni.e.s) et Katie Zwierzchowski (Solutions) ; de vice-présidente en matière d’équi- té, Caroline Lu (Solutions), Leila Mou- mouni-Tchouassi (Sortante – Unie.e.s), Pamela Twagirayezu (indépendante) ; et de Président de la FÉUO, Philip Gar- cia-Duchesne (Solutions), Rizki Rachiq (Uni.e.s), se sont ainsi opposés sur une série de questions élaborées par la presse étudiante de l’Université et préselection- nées par le Directeur des élections Qussai Abu-Naqoos.

Premières passes d’armes

Alors que chaque candidat.e présente des Curriculum Vitae plus promotionnels et embellis les uns des autres, la première attaque véritable entre les deux parties est lancée par la candidate de Solutions

au poste de V.-P. Interne, Zwierzchowski, au sujet du financement des clubs. Dès sa présentation au public, cette dernière pro- met de rompre avec l’attitude actuelle de la FÉUO et de renforcer le financement alloué aux clubs.

Dans une attitude des plus théâtrales, le candidat à la présidence de la FÉUO d’Uni.e.s, Rachiq, s’est levé en déclarant, « je veux être le président, je vais vous regarder droit dans les yeux, par respect pour vous », avant de revenir sur son ex- périence au sein de la Fédération qui lui confère selon lui toutes les qualités pour « être un vrai leader ». Proposition intéres- sante, Rachiq avance l’idée de récompen- ser le bénévolat sur le campus par l’éligibi- lité à une bourse.

Son opposant et candidat pour l’équipe Solutions, Garcia-Duchesne, attaque d’en- trée de jeu le bilan de Rachiq en tant que V.-P. Finance sortant et l’opacité actuelle

des budgets de la FÉUO en soulignant que

« maximiser l’utilisation de l’argent [de la communauté étudiante] est essentiel ». Il

a par la suite insisté sur son appartenance

à la Francophonie ontarienne et sa volonté de défendre les droits de la communauté sur le campus.

Discrimination et intersectionnalité

Les questions adressées aux candidates au poste de V.-P. en matière d’équité ont spécifiquement ciblé leurs perspectives de travail en matière de lutte contre la discrimination, d’intégration et de santé mentale. La candidate pour Uni.e.s, Mou- mouni-Tchouassi, a alors insisté sur la priorité de travailler sur la perception des étudiant.e.s racisé.e.s et marginalisé.e.s.

La candidate indépendante Twagirayezu

a pour sa part mis en avant l’importance

d’arrêter les dissensions entre la FÉUO et les étudiant.e.s et la nécessité d’ouvrir et

d’arrêter les dissensions entre la FÉUO et les étudiant.e.s et la nécessité d’ouvrir et www.larotonde.ca

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actualités la rotonde numéro 16 5

la rotonde

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exécutif est lancée

maintenir un dialogue à ce sujet.

Lu, la candidate pour Solutions a suren- chéri dans la même perspective en propo- sant d’ouvrir des groupes de discussions sur la discrimination et d’organiser des événements intersectionnels entre les clubs et les services. Moumouni-Tchouas- si, candidate sortante au poste de V.-P. en matière d’équité, a réagi en mettant l’ac- cent sur les services déjà existants et dis- ponibles en la matière ainsi que le travail effectué par la Fédération à ce sujet.

Engagement et politique étudiante

Interrogée sur la mobilisation en matière de politique étudiante, la candidate de Solutions à la position de V.-P. Interne a

mis en avant l’idée d’ouvrir le service de la FÉUO Zoom Productions à l’ensemble de la communauté étudiante. Bader a pour sa part proposé d’augmenter l’engagement étudiant et la visibilité par le renforcement des relations entre l’exécutif de la Fédéra- tion et les clubs ainsi que par la création de podcasts par l’intermédiaire de Zoom Productions.

La candidate d’Uni.e.s a également propo- sé de travailler en plus grande collabora- tion avec le V.-P. aux Opérations afin de donner plus de flexibilité aux budgets des clubs, et ainsi les adapter à leurs besoins. Zwierzchowski a répondu en proposant pour sa part la création d’un système de

prêts à l’avance destiné à favoriser l’émer- gence de nouveaux clubs ainsi que la mise en place d’un poste dévolu à la surveillance et l’accompagnement des clubs quant à leurs budgets.

Une gestion familiale

Alors que l’ensemble des candidat.e.s était interrogé sur les dimensions interperson- nelles et les conflits internes au sein de l’exécutif, l’équipe Solutions a souligné l’importance de créer un poste à temps plein pour la gestion des ressources hu- maines et de ne pas simplement confier cette responsabilité à un élu.

Ce à quoi l’actuel contrôleur général de la FÉUO et candidate d’Uni.e.s au poste de

V.-P. Interne, Bader, a répondu qu’il fallait simplement avoir un esprit d’équipe, que « tes collègues deviennent tes amis ».

Une position largement partagée par Rachiq qui a affirmé qu’ «embaucher quelqu’un pour gérer les conflits, c’est une perte d’argent » en mettant en avant l’idée de gérer l’exécutif comme « une famille ».

Une idée dont Zwierzchowski a mis en avant les limites, notamment avec la pos- sibilité d’un exécutif composé de membres de chaque parti.

PHOTO ANDREY GOSSE
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notamment avec la pos- sibilité d’un exécutif composé de membres de chaque parti. PHOTO ANDREY GOSSE

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notamment avec la pos- sibilité d’un exécutif composé de membres de chaque parti. PHOTO ANDREY GOSSE
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Chronique

La FÉUO en route vers un régime autoritaire ?

Nicolas Hubert

Organisés les 31 janvier et 1er février, les débats entre les candi- dat.e.s aux élections générales de la Fédération Étudiante de l’Uni- versité d’Ottawa (FÉUO) ont été marqués par une organisation peu transparente et sous contrôle de l’exécutif sortant, des questions is- sues de la presse pré-approuvées et censurées, une prise de parole asymétrique en faveur du parti de l’exécutif et une volonté d’intimider les partisans de l’opposition.

Nous passerons outre le fait que les questions que nous avons dû adresser plus de deux semaines avant l’organi- sation des débats, sans même connaître les candidat.e.s, ont été sélectionnées, censurées dans un esprit de totale conni- vence avec l’exécutif sortant, cela n’est en aucun cas une sur- prise. Nous regrettons cepen- dant que le même procédé ait été appliqué pour les questions du public, devant être rédigées au cours du débat et remises en avance à la FÉUO.

Il est également problématique que la présidence des débats soit confiée au président sor- tant de la FÉUO, Hadi Wess, ainsi qu’à la coordinatrice gé- nérale de la Fédération, Vanes- sa Dorimain. Notamment lorsque ces mêmes personnes doivent assurer le rôle de mo- dérateur et faire respecter la bonne tenue de l’audience. Les limites de cette organisation ont pu se faire sentir dans la volonté de contenir l’enthou- siasme des partisans de la plateforme Solutions.

Alors que l’exécutif sortant de la FÉUO a dénoncé une ten- tative d’intimidation, elle a au contraire procédé à une réelle intimidation à l’encontre du parti d’opposition. Spécifique- ment en menaçant de recou-

rir à la sécurité de l’Université pour sortir ses partisan.ne.s de l’audience. La différence avec les partisan.ne.s du parti Uni.e.s ? Le nombre et la fer- veur. Aucune différence dans le comportement, seulement dans le volume sonore.

Outre les problèmes de forme constatés au cours de ces dé- bats, cette organisation et ce comportement général de la part de la FÉUO révèlent un problème de fond particu- lièrement préoccupant. Par exemple, alors que chaque membre sortant de l’exécutif engagé dans les prochaines élections générales intervient au sein du débat en qualité de candidat, ils répondent éga- lement à leurs adversaires en tant que personnes sortant du poste.

Ce qui pourrait apparaître lo- gique de prime abord relève cependant d’une prise et d’un temps de parole asymétrique. En effet, à chaque prise de pa- role d’un.e membre de Solu- tions, un.e membre d’ Uni.e.s intervient en tant que membre de l’exécutif pour contredire les propositions suggérées par le parti adversaire, avant de re- prendre la casquette de candi- dat pour défendre leur propre campagne électorale.

Cette dynamique met particu- lièrement en exergue la gestion actuelle de la FÉUO, ainsi que la gestion proposée par Unies, au cœur de sa campagne élec- torale. Concevoir l’exécutif, et par extension la Fédération étudiante, comme « une fa- mille unie ».

Il n’y a qu’à observer les points de rencontre de chaque partie pour voir en quoi cela est hau- tement problématique. Sur chacune des tables des partis, les partisans s’activent pour faire la promotion de leurs plateformes. Cependant, ados-

sés aux murs des bureaux de la Fédération, la grande majori- té des partisans de campagne d’Uni.e.s sont des employé.e.s de la FÉUO.

La réponse serait qu’ils sont libres de s’engager dans la campagne en tant que béné- voles. Mais en tant qu’em- ployé d’une fédération, est-il déontologique d’y prendre part activement ? Chaque per- sonne demeure libre de vo- ter. Mais la question serait, qui les a recrutés ? Si autant d’employé.e.s sont de fervents soutiens du parti de l’exécutif sortant, ne pouvons nous pas poser la question de savoir si être un partisan d’Uni.e.s était l’un des critères d’embauche de ces employé.e.s ? D’autant plus lorsque le responsable actuel des ressources humaines de la Fédération n’est autre que le véritable leader de ce parti et candidat au poste de président de la Fédération.

Cela ne serait-il pas une illus- tration de la volonté de gérer l’exécutif et la FÉUO comme une « famille » ? Et dans cette perspective, qui est le « chef de famille » ? Qui est la personne influente qui tire les ficelles en coulisse ? Et à quoi renvoie réellement cette manière de procéder ?

Rappelons que le patriarcat n’est pas exclusivement la construction d’une société do- minée par un genre, le mascu- lin, mais également une société dont l’organisation sociale et politique repose sur la concep- tion de la famille, dominée par le patriarche, et dont l’applica- tion la plus extrême a trouvé ses racines dans l’Italie des an- nées 1920.

Qui dit gestion familiale dit également népotisme. Ainsi ce mode de gouvernance reven- diqué, où de fait les emplois et postes sont attribués au sein de

où de fait les emplois et postes sont attribués au sein de l’organisation par affiliation, renvoie

l’organisation par affiliation, renvoie à une gestion pure- ment patrimoniale de la chose publique.

De fait, cette perspective amène à regarder l’organisa- tion de ces débats, et d’une manière plus générale des élections de la FÉUO, sous un

autre angle. L’ensemble de ces dysfonctionnements et de ces arrangements en prend une autre ampleur. Il en ressort une gestion de la FÉUO comme une propriété de l’exécutif sor- tant, réduisant au minimum la pratique démocratique dans le seul but de son maintien au pouvoir.

lA ROTONDE EST À LA RECHERCHE DE BÉNÉVOLES. eNVOYEZ VOS CANDIDATURES À BENEVOLAT@LAROTONDE.CA

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actualités

actualités la rotonde numéro 16 7

la rotonde

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Francophonie Ontarienne

Queen’s Park lance un Programme d’appui

Stéphanie Bacher

Le 23 janvier dernier, 57 organismes franco-ontariens ou bilingues ont reçu la bonne nouvelle qu’ils vont re- cevoir du financement de la part du ministère des Affaires francophones de l’Ontario, dans le cadre du Pro- gramme d’appui à la francophonie ontarienne (PAFO). Une nouvelle par- ticulièrement bien accueillie par ces organismes, surtout dans un contexte financier difficile.

Un budget de 3 millions

Cette annonce officielle du lancement du PAFO a été chaudement applaudie par la communauté franco-ontarienne et notamment par les 57 organismes franco-ontariens qui pourront renforcer leurs budgets pour l’année 2019-2020. Elle fait suite à un appel à propositions qui avait été lancé par le gouvernement de l’Ontario en septembre dernier. Ce programme a été créé par le gouverne- ment de l’Ontario dans son budget de l’année 2017 où il s’est engagé à verser un million de dollars par an sur une pé- riode de trois ans.

Au total, le gouvernement de l’Ontario dit avoir reçu 157 propositions d’orga-

nisations franco-ontariennes œuvrant dans divers secteurs, et ce, à travers la province. Une annonce qui démontre que « la demande est belle est bien pré- sente » tel que l’affirme l’Association de la francophonie de l’Ontario (AFO) dans un communiqué de presse publié à ce sujet le 23 janvier.

Une attribution au mérite

Selon Fatima Zadra, conseillère en com- munication et attachée de presse aux affaires francophones du gouvernement de l’Ontario, « les demandes ont été éva- luées sur la base du mérite en prenant en considération l’enveloppe budgétaire disponible, selon un processus rigou- reux, transparent et équitable ». Elle souligne également que ce processus vi- sait également une répartition régionale des initiatives afin « que les communau- tés francophones des quatre coins de la province puissent en profiter ».

Carol Jolin, président de l’AFO, s’est montré particulièrement enthousiasmé par cette nouvelle. « C’est certainement de bon augure pour nos organisations », affirme-t-il avant de préciser que le PAFO va permettre à ces organismes de mettre en avant leurs projets.

ILLUSTRATION ANDREY GOSSE
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Jolin souligne également l’importance pour les organismes franco-ontariens « qu’il y ait des rentrées d’argent pour pouvoir organiser des choses dans les communautés ».

Zadra ajoute pour sa part que l’objectif du PAFO est « la promotion et le rayon- nement de la francophonie » et de « per- mettre à des organismes de différentes tailles d’avoir accès à un appui financier qui leur permette de mettre en œuvre des initiatives porteuses ».

Un soulagement financier

Jolin voit d’un bon œil l’allocation de sommes d’argent par le gouvernement de l’Ontario pour des projets commu- nautaires. Surtout que cet investisse- ment survient dans un contexte où « la majeure partie des subventions des or- ganismes franco-ontariens proviennent de la Feuille de route pour les langues officielles du Canada dont le budget est gelé depuis dix ans », tel que mentionné dans le communiqué de presse de l’AFO.

Bureau des gouverneurs

Francophonie, inscriptions et internationalisation

Stéphanie bacher

Lundi 29 janvier, le Bureau des gouver- neurs de l’Université d’Ottawa (U d’O) s’est réuni pour la première fois de l’an- née 2018 dans la salle du Sénat du pa- villon Tabaret. Une grande partie de la réunion a été centrée autour du rapport du président, qui aborde notamment la francophonie et l’augmentation des ins- criptions pour la prochaine année uni- versitaire, ainsi que les stratégies d’in- ternationalisation de l’Université.

Renforcer la francophonie ?

Parmi les points adressés dans son rapport, le recteur et vice-chancelier de l’U d’O, Jacques Frémont, a accor- dé une place conséquente à la ques- tion de la francophonie. Il a rappelé aux membres du Bureau des gouver- neurs qu’une des demandes de l’Uni- versité au gouvernement de l’Ontario est d’accroître le financement des pro- grammes francophones.

Frémont a par la suite fait savoir qu’il avait reçu un engagement de la part du

gouvernement provincial à ce sujet. Il

a aussi qualifié sa relation avec le gou- vernement provincial de « très bonne collaboration » avant de souligner que

« le gouvernement [avait] rempli son

engagement, ce qui est très encoura-

geant ».

Plus tard, au courant de la réunion, Frémont a raconté avoir eu une conversation avec la présidente du conseil intérimaire de l’Université de l’Ontario Français. Cette conversation représente selon lui « une première prise de contact » et il assure qu’« il y en aura d’autres à venir ».

Augmentation des inscriptions

Dans sa présentation, David Graham, vice-recteur aux études, a annoncé la situation des inscriptions pour l’an- née universitaire à venir, avec des nouvelles qu’il a qualifiées d’« extrê- mement encourageantes ». Il affirme que l’U d’O a « dépassé pour la pre- mière fois de l’histoire de l’Universi- té le seuil non seulement des 25 000 demandes d’admission, mais même des 26 000 », une augmentation qu’il

PHOTO ANDREY GOSSE
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attribue notamment aux étudiant.e.s internationa.ux.les qui fréquentent les écoles secondaires ontariennes et qui continuent à étudier en Ontario par la suite.

En ce qui concerne la hausse du nombre de personnes qui ont fait de l’U d’O leur premier choix, Frémont a affirmé ne pas réellement comprendre pourquoi. Il pense que ce serait le fruit des efforts de recrutement de l’Uni- versité dans le passé.

Plus grande ouverture sur le monde ?

Sanni Yaya, professeur à l’École de développement international et mon- dialisation et responsable du groupe de travail sur la stratégie d’interna- tionalisation de l’U d’O, a présenté le rapport sur l’internationalisation aux membres du Bureau des gouverneurs. Selon lui, le rapport montre que mal- gré une tradition d’engagement à l’in- ternational, l’U d’O manque de lignes directrices et d’un plan institutionnel dans sa stratégie pour l’international.

manque de lignes directrices et d’un plan institutionnel dans sa stratégie pour l’international. www.larotonde.ca

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Quels visages pour l’engagement à l’Université d’Ottawa ?

Prendre la route pour sortir des limites

Tatiana Townsley

Directeur de l’école de traduction et

interprétation, professeur de termino-

logie à l’Université d’Ottawa (U d’O),

Jean Quirion a trouvé une façon de

combiner ses passions et sortir des li-

mites de la salle de classe typique. L’été

2016 a marqué le début de Termino

à Vélo, un cours qui permet aux étu-

diant.e.s d’obtenir un crédit obligatoire

tout en rencontrant les professionnels

dans leur domaine et parcourant le

Québec à vélo.

L’objectif principal a été d’enseigner

les principes et techniques du cours de

terminologie en permettant aux étu-

diant.e.s de voir ces principes utilisés

dans les milieux de travail et en même

temps d’explorer les options de carrière

dans leur domaine et poser des ques-

tions aux professionnels qui connaissent

le terrain. Pour réaliser ces résultats, les

étudiant.e.s ont pris la route, littérale-

ment. Avec l’aide de Vélo Québec, Qui-

rion a conçu un cours de deux semaines,

au cours duquel les « terminocyclistes »

parcourent 400 km, de Montréal à Qué-

bec, en profitant de la chance de rencon-

trer les entreprises et professionnels sur

la route.

Rencontre entre deux mondes

Pour Quirion, le désir de mener ce projet

provient d’un « intérêt profond depuis

toujours pour le mariage entre les études

universitaires en traduction et le monde

professionnel ». Bien qu’il ait toujours

fait un grand effort pour promouvoir

l’importance du réseautage dans ses

cours, en réalité, il est difficile pour les

étudiant.e.s de faire les relations profes-

sionnelles dans le cadre d’une salle de

classe typique.

« Je pense que c’est important que la

profession accueille les étudiants et que

les étudiants connaissent la profession

», affirme-t-il. Pour lui, « [Termino à

vélo] c’était l’occasion d’aller nettement

plus loin. D’amener les étudiants dans

les milieux de travail, pour moi, c’était

une révélation ».

Des avantages manifestes

Quirion insiste sur les avantages qui

ressortent de cette expérience. Il sou-

ligne notamment qu’au retour, les étu-

diant.e.s sont « vraiment engagés dans

les activités parascolaires, même au sein

de l’association étudiante. Ça va peut-

être dans le fond de la continuité du sen-

timent d’appartenance ».

Pour les étudiant.e.s, la chance de voir

les professionnel.le.s en action peut ai-

der à valider leur propre choix de car-

rière. Le réseautage avec la communau-

té professionnelle ainsi qu’au sein de la

faculté est un autre atout.

Pousser

les

limites

convention-

nelles

Le concept d’un cours sur vélo est ins-

piré d’une initiative similaire menée par

HEC Montréal. Pour Quirion, le désir de

concevoir sa propre version était immé-

diat, malgré les obstacles administratifs

ou techniques. « Quand on poursuit une

passion, on veut y arriver. Donc, on est

soi-même convaincant parce qu’on est

convaincu », explique-t-il.

Quirion a plusieurs autres idées en tête

pour intégrer le monde professionnel

dans le parcours du programme de tra-

duction, y compris un cours qui amène

directement les étudiant.e.s au sein des

milieux professionnels de la capitale.

Collaborer avec les cultures ju- ridiques autochtones

Tatiana Townsley

Actuellement titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la diversité juridique et les peuples autochtones, ainsi que professeur à la Faculté de droit à l’Université d’Ottawa, Ghislain Otis se spécialise dans les cultures ju- ridiques autochtones. Dans le cadre de ces recherches, il vise à faire connaître l’existence de ces cultures et à amélio- rer la relation entre les systèmes au- tochtones et étatiques.

« Dans ma tête, il a toujours été très clair que mon destin c’était de reve- nir ici au Canada et à contribuer à l’avancement des connaissances », explique Otis. Bien qu’il ait obtenu son doctorat en droit à l’Université de Cambridge, son parcours l’a ramené d’abord à Québec, où il était profes- seur à l’Université Laval pendant 20 ans, puis à Ottawa, où comme titu- laire de la Chaire de recherche du Ca- nada sur la diversité juridique et les peuples autochtones, il fait de nom- breuses contributions à l’étude du droit autochtone.

Étudier

tèmes juridiques

les

liens

entre

deux

sys-

Comme titulaire de la Chaire de re- cherche, Otis a pour projet d’appro- fondir les connaissances sur les sys- tèmes juridiques autochtones. « Ce sont les systèmes juridiques les plus anciens du Canada », rappelle Otis, en expliquant que « pour les raisons qui tiennent à l’histoire, à la colonisa- tion, et au rapport colonial qui a exis- té entre l’état et les autochtones, on a marginalisé ces traditions juridiques ».

Selon Otis, les efforts de la Chaire sont axés sur la réalisation de trois objectifs principaux : de développer les connaissances sur les systèmes ju- ridiques autochtones, d’examiner l’in- teraction entre ces deux systèmes, et, finalement, de chercher les solutions

et les modèles qui vont permettre d’améliorer cette relation.

Un

novateur

modèle

de

recherche

juridique

Otis est fondateur du Legitimus, un projet à l’intérieur duquel la Chaire réalise ces trois objectifs. Une struc- ture de recherche comparative en partenariat avec les organisations au-

tochtones internationales qui permet un renouvèlement du modèle typique de la recherche juridique. « Vous avez traditionnellement la recherche en matière autochtone qui reflète les va- leurs coloniales », explique Otis. C’est

à dire, « les projets de recherches, his-

toriquement, ont été faits sur les com-

munautés autochtones » plutôt qu’en collaboration avec elles.

Dans le cadre de Legitimus, Otis donne la priorité toujours à la valeur de « co-conception », de « co-réalisa- tion », et de « co-valorisation » entre les autochtones et non-autochtones dans ces projets. « Pour les juristes, déjà qu’on travaille dans les commu- nautés et dans les villages, avec des gens qui sont les anciens, qui ont de la sagesse, des connaissances, mais qui n’ont aucune formation universitaire, et qu’on reconnaît que ces gens-là sont des experts dans le droit autoch- tone, que nous, on ne connait pas… C’est psychologiquement une évolu- tion importante », affirme-t-il.

« Deux ailes pour voler »

Bien que ces initiatives représentent déjà une évolution importante pour les droits autochtones, Otis juge qu’il reste pour le Canada une longue route

à parcourir pour atteindre la réconci-

liation entre ces systèmes et cultures juridiques. Cependant, il croit for- tement que la légitimation ne vien-

dra que grâce à la collaboration. « On ne peut pas faire de recherche sur les questions autochtones, avec des peuples autochtones, sans avoir d’égalité ».

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actualités

actualités la rotonde numéro 16 9

la rotonde

actualités la rotonde numéro 16 9

numéro 16

9
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Trois questions pour comprendre

par Nicolas Hubert

L’Union Africaine

Cédric Jourde Professeur agrégé École d’Études Politiques
Cédric Jourde
Professeur agrégé
École d’Études Politiques

Chaque semaine, La Rotonde inter- roge un des 1200 professeurs de l’U d’O sur un sujet d’actualité. L’occasion pour vous d’en apprendre davantage, et pourquoi pas, de briller dans les soupers de famille et autres lieux pro- pices aux débats.

Qu’est-ce que l’Union Africaine ?

1 C’est l’union des États africains d’Afrique subsaharienne et d’Afrique du Nord, qui depuis 1963, et avant sous une autre appellation, ont formé une organisation régionale pour défendre les intérêts de l’Afrique, notamment face aux anciennes puissances, mais également face aux autres régions du monde.

Quels sont les défis actuels de l’Union Africaine ?

2 Les défis principaux consistent à résoudre la tension ou le paradoxe entre défendre les intérêts de l’Af- rique et défendre les intérêts de chacun des États. C’est une union d’État où chacun essaie d’améliorer son positionnement économique, politique et géostratégique. Ce qui parfois, ou souvent, peut aller à l’encontre des intérêts de l’Afrique en général. Comment, par exemple, assurer la sécurité des popula- tions africaines, quand les chefs d’États siégeant à l’Union Africaine sont eux-mêmes responsables, ou jouent un rôle important, dans l’irruption ou la perpétuation des crises sécuritaires en Afrique ?

Quelles sont ses perspectives de développement ?

3 L’Union Africaine devra d’abord résoudre la légitimité des chefs d’États africains. Certains sont arrivés au pouvoir par coup d’État militaire. D’autres sont à la tête de démocraties florissantes. Comment avancer ensemble et se développer économiquement et politiquement lorsque l’on a des backgrounds et des origines, ou des régimes politiques, si distincts ou diamétralement opposés ?

Revue de presse

par Mathieu Tovar-Poitras

Une initiative étudiante pour l’instauration du vote en ligne en 2019

The Excalibur, Université York

Un mouvement étudiant, Evolve YU, a lancé une pétition visant à récolter des signatures dans le but de démontrer l’intérêt de la population étudiante d’intégrer le vote en ligne pour les élections de la Fédération des étudiants de York. Selon eux, le taux de participation de 14% ne représente pas véritablement les 53 000 membres de la popula- tion étudiante. À date de publication, la pétition a déjà 1 000 signataires, ce qui est encore loin de l’objectif de 7 000 qui permettrait de présenter la motion directement à la Fédération étudiante.

L’AAREC s’oppose à la loi 62

The Concordian, Université Concordia

Une soixantaine de membres de l’Association des assistants de recherche et d’enseignement de Concordia (AAREC) se sont réunis le 24 janvier afin de discuter des priorités de leur organisation. Le point à l’agenda qui monopolisa la grande partie des débats fut celui concernant la controversée loi 62 portant sur la neutralité religieuse de l’État. L’Assemblée générale vota ensuite en faveur de l’opposition officielle de l’AAREC contre cette loi, ce qui confirme la prise de position de l’organisation.

Le Plan d’action sur le logement en révision pour cinq ans

The Ubyssey, Université de la Colombie-Britannique

Les résultats d’un rapport approuvé en 2012 ont été présentés au Bureau des gouverneurs de l’Université de la Colom- bie-Britannique en novembre dernier et des changements sont attendus en février. Les plus grands enjeux soulignés sont l’accessibilité au logement étudiant et les espaces limités. La demande de logement a aussi quasiment doublé depuis 2011, passant de 3 200 à 6 200 en 2017. Plusieurs raisons sont évoquées afin d’expliquer cette augmentation, que ce soit la crise du logement à Vancouver ou l’augmentation de la population d’étudiant.e.s internationa.ux.les.

La Parenthèse française NICOLAS HUBERT Togo – Un dialogue prévu pour le 15 fé- vrier.
La Parenthèse
française
NICOLAS HUBERT
Togo – Un dialogue prévu pour le 15 fé-
vrier. L’opposition et le gouvernement to-
golais se sont entendus pour amorcer des
négociations à partir du 15 février et tenter
de sortir le pays de la crise politique qui le
paralyse depuis août 2017. Alors que les
manifestations publiques devront être sus-
pendues, le gouvernement togolais se serait
engagé à examiner de manière prioritaire
les détentions des personnes interpellées
dans le cadre des contestations menées par
l’opposition.
Tunisie – La presse inquiète pour sa liberté.
Le Syndicat national des journalistes tunisiens
(SNJT) a organisé le 2 février une « journée de
colère » afin de protester contre les menaces et
la répression policière exercée contre la profes-
sion. Cette mobilisation fait suite à l’accumu-
lation d’interpellation de journalistes par les
forces de l’ordre, de menaces de viol publiées
sur le réseau social Facebook par un membre
du syndicat de police ainsi qu’à des craintes
d’écoutes téléphoniques effectuées par le mi-
nistère tunisien de l’Intérieur.
Maroc – Grève générale et manifestation
à Jérada. Plusieurs milliers de personnes
se sont mobilisées le 2 février à Jérada, une
ville minière du nord-est du pays, suite au
3e décès dans la mine désaffectée de char-
bon de la ville depuis le mois de décembre.
Les manifestations qui se succèdent depuis
les dernières semaines dénoncent l’aban-
don de la ville par les autorités et les en-
treprises minières tout en réclamant une
alternative économique à l’exploitation in-
formelle de la mine désaffectée.
Cameroun – Trois gendarmes tués au cours
de plusieurs attaques menées le 1er février
dans les provinces anglophones du pays.
Au total, ce sont trois attaques, attribuées
aux groupes séparatistes anglophones, qui
se sont déroulées dans trois localités diffé-
rentes de la province en provoquant plu-
sieurs blessés par balle au sein de la popu-
lation.
Burkina Faso – Inauguration de la pre-
mière usine de lampe solaire en Afrique.
Alors que le pays possède le coût de kilowatt/
heure le plus élevé du continent, l’ouverture
de cette usine permettra de substituer les
lampes à pétrole par des lampes solaires,
notamment en zone rurale où seulement
3 % de la population a accès à l’électricité.
Tandis que l’électrification du continent
reste un défi majeur pour les années à venir,
plusieurs autres pays africains ont fait part
de leur intérêt pour ce projet.
les années à venir, plusieurs autres pays africains ont fait part de leur intérêt pour ce

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les années à venir, plusieurs autres pays africains ont fait part de leur intérêt pour ce

section

Arts et culture

Gabrielle Lemire culture@larotonde.ca Cheffe de pupitre

40e édition du Bal de neige

Cheffe de pupitre 40e édition du Bal de neige Un festival frigorifiant GABRIELLE LEMIRE Au Parc

Un festival frigorifiant

GABRIELLE LEMIRE

Au Parc de la Confédération le ven- dredi 2 février dernier se tenait la soirée d’ouverture du 40e Bal de neige annuel à Ottawa-Gatineau. Encore cette année, une multitude d’activités ouvertes au public sont offertes gratuitement à proximité du campus. La Rotonde vous invite à profiter de ce qui reste de l’hiver en prenant part à ce festival frigo- rifiant.

À 19h30 vendredi, la foule en habits de neige se dandinait devant une scène ha- bitée par l’énergie et les imitations d’An- dré-Philippe Gagnon. Ce n’est pas la voix d’un homme qui emplissait le parc, mais celles d’une centaine d’hommes d’un bout à l’autre du spectre vocal. Entre Frank Cinatra, Tony Bennett, Elvis Pres- ley et Mick Jagger, Gagnon a aussi imité le chanteur Sam Smith pour faire un re- tour sur les 60 dernières années du rock. Avec une brillante carrière au Canada et à l’étranger depuis plus de 30 ans, An- dré-Philippe Gagnon semble s’essouf- fler. Au moins, ses compétences vocales surpassaient la qualité de son humour vendredi soir.

La soirée s’est terminée aux petites heures du matin avec des jeux de lumière et les tables tournantes du DJ 4 Korners, le DJ officiel des Raptors de Toronto. Les quelques braves spectateurs présents jusqu’à la fin ont pu profiter de queues de castor, de chocolat chaud et de tire sur neige disponibles sur le site.

Reflets

Confédération

Le mercure dépassait les 20 degrés sous zéro avec le facteur vent, ce qui n’empê- chait pas les sculpteurs venus de par- tout au monde pour la 31e Compétition internationale de sculpture sur glace. Les sculpteurs travaillaient à toute vi- tesse pour réussir à terminer leur chef- d’oeuvre avant midi tapant, le dimanche 4 février. À 17h, le Bal de neige annonçait la victoire du Français Sebastien San-

la

de

glace

au

Parc

de

PHOTO AYOUB BEN SASSI
PHOTO AYOUB BEN SASSI

chez dans la catégorie solo. Celui-ci dit avoir travaillé 23 heures depuis vendre-

di matin pour terminer Rêve D’enfant,

une sculpture de presque trois mètres de

hauteur. « Il a fait très froid vendredi et c’est compliqué parce qu’on a des blocs d’un mètre de haut sur 50 centimètres

et on les colle avec de l’eau et quand il

fait très froid, ça fait un choc thermique

et ça craque la glace », explique Sanchez,

en ajoutant que la température idéale se

trouve à 10 degrés sous zéro.

Si la température est de la partie, le pu-

blic aura la chance d’admirer les créa- tions glacées des artistes participants jusqu’à la fin du bal, le 19 février.

Descentes en tube

Sur la rive nord de la rivière des Ou- taouais se trouve le Domaine des flocons, un parc rempli de glissades immenses entièrement faites de neige et de glace. « C’est surtout le lieu des rencontres des familles. C’est le rendez-vous idéal pour apprivoiser l’hiver », explique Jean Boi- leau, responsable des communications de la Ville de Gatineau. « De pouvoir construire les 40 000 mètres de neige

nécessaires aux activités, ça représente 2850 camions-benne de neige », affirme Boileau. Le site présente donc cette an- née une seul bute de neige sur laquelle sont répartis 14 couloirs de glisse en tube. « Le défi, ça a été les soubresauts météo de pouvoir arriver à temps pour l’ouver- ture », ajoute Boileau. Rappelons-nous qu’après les froids extrêmes des Fêtes, la météo du mois de janvier n’a pas été des plus clémentes pour les installations hivernales telles le Domaine et le Canal Rideau.

Cette année, le Domaine des flocons du côté de Gatineau a été déménagé à l’ex- trémité nord du parc Jacques-Cartier pour laisser place aux Mosaïcultures enneigées. Un spectacle de lumières s’y donne chaque soir à 22h au coût de 10$ par personne.

Autres activités jusqu’au 19 février

Les concerts sous zéro: Chaque ven- dredi et samedi dès 19h30, la scène du parc de la Confédération s’anime et pré- sente un concert extérieur. Parmi les prochains artistes, il y aura notamment le Boogie Wonder Band, DJ Abeille, Dra-

matik et Koriass.

Le Festival de bateaux dragons sur glace: Une course de bateaux dragons montés sur des lames aura lieu sur le Ca- nal Rideau le 10 février prochain. Pour avancer, les rameurs poussent le bateau sur la glace à l’aide de pics de glace. Une activité hétéroclite pour les passionnés de rames.

Course de lits: Encore plus hétéroclite que la dernière, cette activité présente 50 lits roulants décorés sur lesquels un.e cavalier.ère repose, poussé.e sur la glace par des équipes de coureurs. Plus qu’une simple compétition, l’événement sert surtout à amasser des fonds pour l’orga- nisme Kiwanis d’Ottawa. L’événement se tiendra sur le lac Dow le 17 février prochain à 12h30.

Évidemment, le patin sur le Canal Ri- deau est un incontournable de la saison, comme mentionné dans l’article La Ro- tonde est à l’affût du 22 janvier dernier. Des sculptures de glace sont également éparpillées un peu partout dans le sec- teur du Glebe et au Marché By.

lA ROTONDE EST À LA RECHERCHE DE BÉNÉVOLES. eNVOYEZ VOS CANDIDATURES À BENEVOLAT@LAROTONDE.CA

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ARTS et CULTURE

ARTS et CULTURE la rotonde numéro 16 11

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ARTS et CULTURE la rotonde numéro 16 11

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Ligue d’improvisation des étudiants universitaires

Entre les bandes de la LIEU

GABRIELLE LEMIRE

En plus de fournir le café à la communau- té étudiante, le Café Alternatif au sous-sol de Simard prête ses installations chaque jeudi soir à la Ligue d’improvisation étu- diante universitaire (LIEU). La LIEU comporte environ 24 membres divisés en quatre équipes dont l’humour permet aux étudiant.e.s de lâcher prise. C’est une soirée en français de A à Z qui attend les étudiant.e.s qui souhaitent se trouver une activité hebdomadaire gratuite sur le campus.

Une camaraderie compétitive

Les lumières tamisées sur une patinoire délimitée par des bandes d’aréna et un maître de cérémonie qui accueille les joueurs en jersey de hockey des deux équipes qui s’affrontent : c’est le début d’un match d’improvisation. Sans pa- tins, mais armés de mots futés (ou pas) et d’humour, les étudiant.e.s s’inventent des personnages et s’improvisent des histoires devant le public.

Un arbitre annonce la durée et la catégorie du sketch d’improvisation et de ses coups de sifflet indique le début d’un caucus. Les

membres des deux équipes respectives bâ- tissent leur histoire et se lancent sur la « patinoire ».

Jeudi soir dernier, c’est l’équipe des verts qui a remporté le match contre les jaunes. Malgré l’affrontement entre équipes, c’est une chance pour les membres de la ligue de créer des histoires impromptues en col- laborant. Pour le joueur Nicholas Monette, étudiant de deuxième année en théâtre et cinéma à l’Université d’Ottawa, l’improvi- sation, ça permet de « divertir et faire rire les gens. C’est aussi un moyen de se lan- cer dans un autre monde et d’échapper au moment présent ». Valérie Deveaux, éga- lement étudiante en théâtre à l’Université, affirme que « c’est une place où on peut créer quelque chose sur le spot qui n’est pas nécessairement un engagement à long terme ».

Des bâtons dans les roues

L’engouement pour l’improvisation bat son plein. Même si la LIEU ne manque ni de membres ni de spectateurs, celle-ci a rencontré quelques épreuves du côté de son soutien financier. Stéphanie Lalonde, présidente de la LIEU, indique que la Fédé- ration étudiante de l’Université d’Ottawa

PHOTO AYOUB BEN SASSI
PHOTO AYOUB BEN SASSI

(FÉUO) n’a pas contribué au bon fonc- tionnement de ses activités. Celle-ci in- dique que le club s’est détaché de la FÉUO « pour être activiste » à cause du manque de financement. « Avant, on recevait 1000 à 2000 dollars par année de la part de la FÉUO, et là du jour au lendemain on a à peine assez d’argent pour réserver la salle », affirme Lalonde.

La ligue a donc cessé de jouer dans l’Ago- ra du Centre universitaire pour se réfugier au Café Alt, où l’Association étudiante (GSAÉD) a été accueillante pour la loca- tion de l’espace.

En français s’il vous plaît!

Le fait français est également d’une impor- tance capitale pour la LIEU, qui se targue d’être un endroit pour vivre sa langue fran- çaise. « La FÉUO exigeait une constitution bilingue, mais on est un organisme franco- phone et c’est un peu contre nos principes », ajoute Lalonde. La LIEU a donc refusé d’adhérer aux clubs gérés par la Fédéra- tion. Cela dit, les valeurs de la LIEU font en sorte que toutes ses activités ne se passent qu’en français, ce qui est contradictoire aux critères de la FÉUO pour l’admissibi- lité des clubs.

Critique d’album

Man of the Woods : Timberlake accroche son Suit and tie

ANI-ROSE DESCHATELETS

Après un peu plus de quatre ans de si- lence radio, Justin Timberlake refait surface pour présenter son 5e album solo, Man of the Woods, sorti le 2 février dernier sous RCA Records. Justin Tim- berlake avait déjà averti ses fans que son quatrième album The 20/20 expe- rience, paru en 2013, allait fort proba- blement être le dernier avant une pause de quelques années. Revigoré, il semble maintenant prêt à fouler les planches de nouveau. La question demeure. Est-ce que les fans sont prêts pour le nouveau Justin?

Filthy, le mouton noir

Crevons l’abcès tout de suite. Le premier aperçu de l’album, Filthy, sorti début jan- vier, n’avait rien de TKO ou Mirrors, les succès incontestés qui ont permis à Justin de se hisser au sommet des palmarès avec son album précédent. C’était un choix assez téméraire comme premier extrait, alors que tout le monde attendait impa- tiemment un signe de vie de l’ex-membre de boy band et un coup d’éclat musical par la même occasion.

Filthy, c’est la matérialisation de la trans- formation de Justin en un nouvel homme moderne avec des touches électro et techno. On se rapproche davantage de l’album FutureSex/LoveSound paru en 2006 et le côté robotique de l’auto-tune dans Sexy Back que de The 20/20 Ex- perience. À sa sortie, le raz-de-marée de commentaires controversés était as- sez désopilant. Il faut dire qu’une seule écoute ne s’avère pas suffisante pour en déceler la subtilité et l’apprécier.

Cohésion? Quelle cohésion?

Chaque chanson de Man of the Woods, séparément, est un hit quasi assuré. Sup- plies est une excellente chanson avec des touches hip-hop et même de rap. Monta- na rappelle le hit incontesté du disco des années 80 Stayin’ alive, des Bee-Gees. Chanson après chanson, Justin déroute, mais impressionne.

La réticence vient plutôt du fait que, jus- tement, on dirait davantage une sorte d’échantillonnage de divers genres mu- sicaux pour un artiste dont le style est encore nébuleux alors que, dans les faits, Timberlake roule sa bosse depuis plus de 20 ans.

les faits, Timberlake roule sa bosse depuis plus de 20 ans. PHOTO COURTOISIE Le truc, c’est

PHOTO COURTOISIE

Le truc, c’est que bien des artistes se ré- inventent musicalement afin de suivre les tendances, traverser les époques ou simplement ne pas devenir obsolètes. Pour certains, c’est d’un succès colossal, et pour d’autres, un sacré flop.

Et les TN kids?

Alors que plusieurs fans exigent le retour

du Timberlake de 2013, le chanteur met son cœur sur la table en défendant que Man of the Woods est son disque le plus personnel à ce jour et qu’il s’est inspiré de sa femme et de son fils pour l’écrire. Avec de telles confidences, pour plusieurs fans, on ne peut faire autrement que de laisser la chance au coureur.

Pour d’autres, c’est déjà trop tard : « Bye bye bye » Justin.

de laisser la chance au coureur. Pour d’autres, c’est déjà trop tard : « Bye bye

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de laisser la chance au coureur. Pour d’autres, c’est déjà trop tard : « Bye bye
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ARTS et CULTURE

Entrevue

L’homme tout feu tout flamme

GABRIELLE LEMIRE

Depuis 25 ans, Damien Robitaille sé- duit la communauté franco-ontarienne. Après une jeunesse marquée par la langue française autant que la langue anglaise, il se lance en 2003 dans la création d’un album francophone. Les festivals, les concours et les prix se mul- tiplient pour l’auteur-compositeur-in- terprète qui est présentement en tournée pour son album Univers Parallèles en 2017. La Rotonde a eu la chance de s’en- tretenir avec le chanteur lors de Contact Ontarois organisé par Réseau Ontario en janvier.

La Rotonde : Comment avez-vous commencé à jouer de la musique?

Damien Robitaille : C’est familial. Mon père jouait de la musique pas mal. Mon grand-père était un musicien connu dans la région. C’est sûr que j’ai un peu hérité de ça, ça m’a beaucoup influencé. Je pense que mon village aussi est très musical [Lafontaine]. Dans les artistes franco-ontariens, il y en a quand même

une bonne gang qui vient de ma région. C’est dans mon sang.

LR : Comment votre parcours uni- versitaire a-t-il eu un impact sur votre carrière?

DR : À l’université, je me disais c’est ça que les gens font, après le secondaire. Je me disais « je vais devenir prof de mu- sique ». Mais l’école traditionnelle, ce n’était pas fait pour moi. J’aimais les cours de musique, jouer du piano, chanter, c’est ce que j’aimais, pas faire les dissertations (rires). Ce qui m’a influencé aussi, c’est que j’allais à l’école en anglais, à Sir Wil- frid Laurier à Waterloo. Alors c’est la pre- mière fois que c’était 100% en anglais. Je m’ennuyais du français énormément! Les deux langues occupent une grande place dans ma vie, mais je me suis dit le français a plus besoin de musique, il y a assez de monde qui font de la musique en anglais. C’est plus une façon d’être unique, d’être original. Je trouve ça important d’être fier de qui tu es et d’où tu viens. C’est impor- tant de rester soi-même dans la vie.

LR: Quel a été le plus gros défi de

PHOTO LE PETIT RUSSE
PHOTO LE PETIT RUSSE

votre carrière depuis 25 ans?

DR : C’est toujours un défi d’écrire une toune. Mais, chaque projet est un mi- ni-défi. J’aime ça des challenges et sortir de ma zone de confort. C’est ça qui nous fait grandir. J’accepte pas mal de petits projets, ici et là et des trucs que je n’ai jamais faits. Animer à la radio, à la télé, jouer dans des films. Continuer à faire des spectacles, c’est un défi à chaque fois. Il faut s’adapter à l’industrie musicale qui change constamment. Ça change vite! Avant les disques se vendaient, mainte- nant les gens n’achètent plus de disques. Il y a moins d’argent, les gens sortent

moins voir des spectacles. Alors, il faut que j’adapte mon show, que j’aie moins de musiciens, un trio… Il faut juste être malléable, être caméléon.

LR : Quel serait votre emploi rêvé si vous n’étiez pas dans le monde de la musique?

DR : Si je n’étais pas artiste, je serais prof de musique, ou quelque chose comme ça. Sinon, boulanger. Faire du pain, ce serait le fun. Ou travailler dans un parc ou dans une forêt. Moi, j’ai plein de passions dans la vie, il n’y a pas juste la musique. On peut toujours trouver des passions ailleurs.

Calendrier culturel

Du 5 au 11 février

2018

Lundi

Forum Sanjit Manku

18h30-20h

Musée Beaux-Arts

Festival des Neiges

9h00

Campus uOttawa

Mardi

Cabane à sucre

11h30-14h30

Pelouse Tabaret

Atelier sur les cheveux noirs

13h-15h

Centre de ressources des femmes

Mercredi

Drum Circle

17h30-19h

Centre Wabano

Finesse like a Filipino

19h-21h

Café Alternatif

Jeudi

Féministes musulmanes DGD

16h-18h30

Centre de ressources des femmes

vendredi

Colloque sur l’art contemporain

9h-16h

Musée des beaux-arts

Samedi

Audition de mannequins

11h-15h

Académie de dessin Richard Robinson

Dimanche

Equal Terms Vernissage

14h-17h

Cube Gallery

Festival de Jazz

Dégustation de

Soirée Drag

Yoga gratuit du Bal de neige

chocolats

du 8 au 10 février

20h-2h

 

11h30-12h30

10h-11h

Place TD

Le Petit Chicago

Carrefour francophone

Bâtiment d’horticulture

Un centenaire de communauté

11h-16h

Musée Bytown

Exposition « Tranches de vie »

8h-21h

Le MIFO

Chicago: The Musical

19h30-22h30

Université Carleton

Vernissage: Anatomy of Resilience

17h30-19h30

Karsh-Masson Gallery

Légende:

of Resilience 17h30-19h30 Karsh-Masson Gallery Légende: f e s t i v a l s c

festivals

cinéma

Légende: f e s t i v a l s c i n é m a

théatre

arts visuels

musique

ateliers

divers

Collaboration premières nations

19h30

Centre national des arts

Megaphono

19h

Bar Robo

Pressed

Dominion Tavern

Exposition Quantum 9h-10h Musée des sciences et technologies
Exposition Quantum
9h-10h
Musée des sciences et
technologies
Bar Robo Pressed Dominion Tavern Exposition Quantum 9h-10h Musée des sciences et technologies www.larotonde.ca

www.larotonde.ca

Bar Robo Pressed Dominion Tavern Exposition Quantum 9h-10h Musée des sciences et technologies www.larotonde.ca

section

sports et bien-être

Slim Essid sports@larotonde.ca Chef de pupitre

et bien-être Slim Essid sports@larotonde.ca Chef de pupitre PHOTO: Andrey Gosse classique de la capitale -
PHOTO: Andrey Gosse
PHOTO: Andrey Gosse

classique de la capitale - Masculin

Les Gee-Gees avec la tête haute

DANIEL BIRRU

C’est au Centre Canadian Tire que les équipes de basket-ball des Gee-Gees d’Ottawa et les Ravens de Carleton ont croisé le fer vendredi, dans le cadre de la Classique de la Capitale. Le match masculin s’est avéré très tendu pen- dant toute sa durée, laissant place à d’excellents jeux et de bonnes tactiques de la part des joueurs. Le score est de- meuré plutôt serré pendant toute la rencontre, avec un écart n’excédant presque jamais une douzaine de points. Ultimement, les Ravens ont eu le dessus sur leurs adversaires par la marque fi- nale de 67-56.

Une différence presque invisible

Bien qu’Ottawa ait marqué le premier

point et ait profité d’une avance de 18-

12 au terme du premier quart, Carleton

n’a pas lâché prise, s’assurant de se gar- der ferme et serré face aux Gee-Gees. Les Ravens n’ont pas tardé à porter la marque à égalité dès le début du deu-

xième engagement, et ont par la suite

rapidement pris les devants pour retrai- ter au vestiaire avec une marque de 35-

30 après les vingt premières minutes de

jeu.

Le début de la troisième a été de tout sourire à la troupe des Ravens, alors qu’elle a pris et conservé une avance de 10 points. Cependant, l’équipe d’Ot- tawa, qui a par ailleurs été largement

favorisée par la foule, s’est offerte toute une remontée pour prendre les devants 48-47, après avoir tiré de l’arrière 47- 41. Le panier qui a permis de prendre les devants est survenu sur un lancer de trois points par le garde Gage Sabean, sous les hurlements et les encourage- ments de l’assistance. Carleton a tout de même réussi deux derniers paniers avant la fin du troisième quart, com- mençant le dernier quart en avance 51-

48.

L’aspect défensif des deux formations a été très solide du début à la fin du match, mais celle de Carleton s’est il- lustrée lors des dix dernières minutes. Si les spectateurs se sont montrés très énergétiques au support de leurs Gee- Gees jusqu’à ce moment du match, ils se sont pourtant contentés d’être plus silencieux lors du dernier engagement suite à la contre-performance de leurs joueurs. Le Gris et Grenat a peiné à ren- trer le ballon dans le filet adverse, étant obligé de tirer de loin, dû à l’agressivité de leurs adversaires. Ils ont vu plusieurs de leurs tirs rater la cible ou frapper la surface ronde du panier. De leur côté,

les Ravens n’ont pas eu beaucoup de chance, mais ont réussi à marquer lors- qu’ils en avaient l’occasion, demeurant persistants autant à l’offensive qu’à la défensive. Ils ont réussi à creuser un écart et à conserver leur avance tout au long du quatrième quart.

Yasiin Joseph, de Carleton, et Brandon Robinson, d’Ottawa, ont obtenu un to- tal de quinze points chacun lors de la partie, un sommet pour leur équipe res- pective. Leurs rôles décisifs ont en fait des protagonistes incontournables de la rencontre!

Une foule qui en fait partie

De fait, la foule, calculée à 8,579 per- sonnes, a été très bruyante et active durant toute la partie, acclamant son équipe après chaque panier. Celle des Gee-Gees s’est faite le plus ressentir, étant la plus énergétique et la plus im- posante des deux côtés. Cela n’a mal- heureusement pas suffi à nos athlètes pour remporter le match, mais tout de même, cela reste un côté positif pour les prochains rendez-vous.

Jad Youssef a qualifié l’ambiance de la foule de « très électrique ». « Tout le monde a l’air de s’intéresser au match,

c’est très divertissant. Comme le match Panda ! », a-t-il dit.

Les joueurs ont également bien aimé leur expérience, mais ils pensent tout de même qu’ils auraient pu mieux se battre pour aspirer à la victoire. « Je pense qu’on a joué dur, mais il faudra mettre plus d’accent sur les rebonds et les re- virements à l’avenir. Ce fut certaines de nos faiblesses ce soir, et ce sont des raisons pour lesquelles nous avons été battus », a laissé entendre l’attaquant Brody Maracle, après le match.

Ce fut le sixième revers de la saison pour Ottawa, qui compte maintenant 13 victoires en 19 rencontres, pour un pourcentage de victoires de 68,4%, bon pour le troisième rang de la division est du championnat des Sports Universi- taires de l’Ontario. Carleton est tou- jours confortable dans son trône en pre- mière position de cette division, avec une fiche encore inégalée de 19 victoires et aucune défaite, identique à celle des femmes. Les deux équipes comptent présentement quatre matchs à faire en saison régulière avant les séries. Le pro- chain match des Gee-Gees aura lieu le 9 février prochain contre l’Université Laurentienne à Sudbury, tandis que les Ravens feront face à Nipissing à domi- cile le même soir.

Laurentienne à Sudbury, tandis que les Ravens feront face à Nipissing à domi- cile le même

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Laurentienne à Sudbury, tandis que les Ravens feront face à Nipissing à domi- cile le même
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ARTSSportset CULTUREet Bien-être

classique de la capitale - FÉMININ

Carleton, trop fort pour les Gee-Gees

PHOTO Andrey Gosse
PHOTO Andrey Gosse

DANIEL BIRRU

Les équipes féminines de basket-ball d’Ottawa et de Carleton se sont affron- tées vendredi soir dernier au Centre Canadian Tire, à la Classique de la Capitale. Le match a été porté par une belle atmosphère et de l’excitation des joueuses de la tenue de ce match, le tout dans une ambiance très amicale et plaisante pour les deux formations. Ce derby reste toujours disputé, et à force de s’affronter, les deux équipes doivent souvent changer leur façon de jouer ce qui amène souvent à un duel tactique fort intéressant…

Carleton n’a pas tardé à prendre les de- vants rapidement dans le match, mar- quant les quatre premiers paniers pour une avance de 9 points à 0 dans les trois premières minutes de la rencontre. Ceci a marqué le début d’une route portant vers une avance de 24-9 après 10 mi- nutes. Les Gee-Gees ont cependant donné le ton au début du deuxième en- gagement, réussissant à réduire l’écart à 24-17, mais les Ravens ont tout de même réussi à retraiter au vestiaire avec une avance de 34-24. La réserviste Cynthia Dupont, des Ravens, a mené toutes les joueuses du match avec ses neuf points, soit un de plus que la meneuse chez les Gee-Gees, la garde Amélie Hachey.

Les Ravens continuent de marquer

Avec une avance de dix points, Carle- ton n’a pas cessé d’en rajouter, creusant l’écart mérité à 39-24 dans les quatre premières minutes de jeu. Les joueuses des Ravens ont ensuite poursuivi sur leur lancée pour se procurer une avance de 43-32 à la conclusion du troisième quart. Elles ont également conservé une solide défensive aux dépens de leurs rivales, réussissant à bloquer plusieurs tirs et à garder une bonne possession du ballon. Les joueuses des Gee-Gees ont tout de même vu plusieurs de leurs tirs rater la cible, ce qui a permis à leurs ad- versaires de se regrouper et d’attaquer le filet d’Ottawa. Ce dernier scénario s’est souvent répété et on a pu le voir à plusieurs reprises.

Si le jeu des Gee-Gees en fin de troi- sième a pu donner espoir aux joueuses et à la foule d’une potentielle remontée de l’équipe lors de la période finale, Car- leton s’est assuré d’éviter de s’effondrer et de demeurer en contrôle, marquant rapidement en début du quatrième engagement et s’offrant plus tard une avance de 50-37. L’impression géné- rale est qu’on avait réellement à faire aux premières du classement. Elles ont dominé le jeu à partir de ce moment,

malgré une légère pression d’Ottawa en toute fin de match, et ont été en mesure de protéger leur avance jusqu’à la der- nière seconde de la partie comme une grande équipe capable de créer et main- tenir l’avantage. Pointage final : 57-41. Hachey, d’Ottawa, s’est offerte une per- formance de 16 points après quarante minutes, le plus de toutes les joueuses. Chez les Ravens, Dupont est demeurée dominante au sein de son équipe avec 12 points, à égalité avec l’attaquante Ca- therine Traer.

Encore au premier rang

La foule s’est démontrée pour la plu- part en faveur des victorieuses lors de ce match, ne ratant pas une opportunité de célébrer bruyamment chaque panier des Ravens. L’étudiant Andrew Casey, originaire de Kingston, a révélé qu’il a grandement profité de la belle atmos- phère du match. « C’est un très beau match à voir, que tu sois un étudiant de l’Université d’Ottawa ou de Carleton. Je trouve cela très divertissant pour la foule ».

« Je ne m’attendais pas à voir [le Centre Canadian Tire] avec une aussi grande foule, lors d’un match universitaire. Ça donne l’impression d’un match de ni- veau national ! », a dit Casey.

En entrevue avec La Rotonde, l’atta- quante Brigitte Lefebvre-Okankwu a

expliqué la défaite des siennes par la fa- tigue et la nervosité face à des joueuses plus expérimentées du côté de Carleton.

« Notre défensive était plutôt bonne,

mis à part le premier quart, mais il fau- dra savoir mieux travailler à l’offensive, créer plus de mouvements, pour éven- tuellement obtenir plus d’opportunités en zone adverse ».

« Il nous faudra être plus fortes lors-

qu’on se dirige au filet, lors du prochain match contre les Ravens », a laissé sa- voir Lefebvre-Okankwu.

À l’instar de leurs homologues mas- culins, les Ravens de Carleton n’ont toujours pas subi de défaite cette sai- son, après 19 rencontres. Avec quatre matchs à jouer cette saison, l’équipe trône au premier rang de sa division et continue de monter en puissance avec des performances de qualité. La condi- tion physique de leur joueuse est tout bonnement exceptionnelle. Elles fe- ront face à Nipissing le 9 février, tandis qu’Ottawa, troisième au classement et présentant une fiche de 12 victoires et 7 revers, rendra prochainement visite à l’Université Laurentienne, le même soir.

de 12 victoires et 7 revers, rendra prochainement visite à l’Université Laurentienne, le même soir. www.larotonde.ca

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de 12 victoires et 7 revers, rendra prochainement visite à l’Université Laurentienne, le même soir. www.larotonde.ca
Rédacteur en chef Mathieu Tovar-Poitras redaction@larotonde.ca Actualités Nicolas Hubert actualites@larotonde.ca
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La Rotonde est le journal étudiant de l’Université d’Ottawa, publié chaque lundi par Les Publications de La Rotonde Inc., et distribué à 2 000 copies dans la région d’Ottawa. Il est financé en partie par les membres de la FÉUO et ceux de l’Association des étudiants diplômés. La Rotonde n’est pas responsable de l’emploi à des fins diffamatoires de ses articles ou élé- ments graphiques, en totalité ou en partie.

Les horoscopes de la semaine!

en totalité ou en partie. Les horoscopes de la semaine! Capricorne – 21 déc. au 20

Capricorne – 21 déc. au 20 janv.

Votre présence à elle seule illumine tout le campus. Ne soyez pas avare en vou- lant tout avoir pour vous; faites profiter un peu des gens autour de vous de votre présence. Vous êtes destiné à accomplir de grandes choses avec Gémeaux. At- tention : le Bélier est à surveiller, il pour- rait tenter de vous extirper les fruits de votre génie.

rait tenter de vous extirper les fruits de votre génie. Verseau – 21 janv. au 19

Verseau – 21 janv. au 19 fév.

Vous avez des envies contradictoires. D’un côté, vos jambes vous poussent vers la patinoire du Canal Rideau. De l’autre, votre tête veut rester étudier à la bibliothèque. Pourquoi ne pas concilier les deux et étudier en pati- nant ? Vous découvrirez de nouveaux talents cachés.

pati- nant ? Vous découvrirez de nouveaux talents cachés. Poisson – 20 fév. au 20 mars

Poisson – 20 fév. au 20 mars

Vous êtes né pour planifier de grands évènements et accomplir mille tâches en même temps. Ne vous décevez pas tout de suite si personne ne reconnaît tout de suite vos habiletés. Cela viendra un jour.

Par l’Étoile de génie

habiletés. Cela viendra un jour. Par l’Étoile de génie Bélier – 21 mars au 20 avril
habiletés. Cela viendra un jour. Par l’Étoile de génie Bélier – 21 mars au 20 avril

Bélier – 21 mars au 20 avril

Cancer – 22 juin au 23 juil.

Cette semaine, vous aurez plein d’énergie que vous ne saviez même pas que vous aviez en vous. Patiner tout le long des 7.8 km du canal Rideau en un temps record ? Aucun problème. Rédiger un travail en un temps record ? Pas de problème non plus.

un travail en un temps record ? Pas de problème non plus. Lion – 24 juil.

Lion – 24 juil. au 23 aout

La déprime hivernale est déjà com- mencée. Vous avez cruellement besoin de lumière et tentez désespérément d’en chercher n’importe où. Patientez et achetez 5-6 lumières, ça ira mieux.

où. Patientez et achetez 5-6 lumières, ça ira mieux. Vierge – 24 aout au 23 sept.

Vierge – 24 aout au 23 sept.

Vous vous sentez un peu mélancolique. Il faut se reconnecter avec vos racines. Un petit café avec un ancien collègue de tra- vail ou quelqu’un que vous n’avez pas vu depuis longtemps pourrait vous faire le plus grand bien.

vu depuis longtemps pourrait vous faire le plus grand bien. Les dernières semaines ont été très

Les dernières semaines ont été très oc- cupées et le rythme ne va pas diminuer cette semaine. Parfois, vos efforts se- ront récompensés, mais à d’autres mo- ments vous vous sentirez frustré d’ar- river second malgré tout votre travail. Alliez-vous avec Capricorne; peut-être pourra-il vous aider à réaliser certains de vos plus grands rêves.

vous aider à réaliser certains de vos plus grands rêves. Taureau – 21 avril au 20

Taureau – 21 avril au 20 mai

La semaine sera un peu difficile. Vous aurez l’impression d’être constamment dans la slush. Ne vous fiez pas aux ap- parences. Vous êtes sur le bon chemin. Un peu de yoga, un peu de zoothérapie et tout ira mieux.

Un peu de yoga, un peu de zoothérapie et tout ira mieux. Gémeaux – 21 mai

Gémeaux – 21 mai au 21 juin

Une autre semaine où tout va sur des roulettes. Travail, amour, santé; la vie vous sourit à pleines dents. Les astres sont alignés pour s’allier avec Capri- corne. Cette alliance sera solide et résis- tera à toute épreuve.

alliance sera solide et résis- tera à toute épreuve. Balance – 24 sept. au 23 oct.
alliance sera solide et résis- tera à toute épreuve. Balance – 24 sept. au 23 oct.

Balance – 24 sept. au 23 oct.

La semaine commencera du mauvais pied. Ne vous laissez pas abattre. Un peu de zumba et le reste de la semaine ira à merveille. Et pourquoi pas essayer un nouveau sport ou une nouvelle danse ?

pas essayer un nouveau sport ou une nouvelle danse ? Scorpion – 24 oct. au 22

Scorpion – 24 oct. au 22 nov.

C’est une semaine parfaite pour la méditation et une recherche de votre moi intérieur. Vous sentez que votre environnement est toxique. Parfois le problème vient de soi. Un karma plus équilibré vous aidera à résoudre vos problèmes.

plus équilibré vous aidera à résoudre vos problèmes. Sagittaire – 23 nov. au 20 déc. Vous

Sagittaire – 23 nov. au 20 déc.

Vous découvrirez un amour fou pour les vidéos de chats. Est-ce le signe que vos études vous ennuient ou que vous devriez changer de formation pour aller flatter des chats ? À vous de décider de la voie que vous voulez emprunter.

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de formation pour aller flatter des chats ? À vous de décider de la voie que

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La Rotonde est à la recherche d’un.e vidéaste

Pour plus de détails visitez larotonde.ca/emplois

remercie les contributeurs de la semaine Daniel Birru Tatiana Townsley Ani-Rose Deschatelets

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