Vous êtes sur la page 1sur 9

Module Systèmes Radio Mobiles I :

Techniques pour communications mobiles

Rapport sur la modélisation du système


OFDMA-CDMA sous SIMULINK

Réalisé par :

SERRAJ Imad MOUSSAOUI Abdeslam EL MADRARI Youssef

REZQI Oussama LAMDERHRI Yassir OUALED LAGHRYEB Majd

A.U : 2017/2018
1. Introduction

Ce présent rapport présente l’ensemble des résultats du TP dont l’objectif est la modélisation sous Simulink, d’une
chaine de transmission (OFDMA-CDMA) Sachant que l’implémentation de telle chaine repose sur un calcul de
l’IFFT et de FFT, notre projet consiste à mettre en œuvre cette chaine à l’aide de l’outil Simulink disponible dans le
logiciel Matlab.

2. OFDM (Orthogonal Frequency Division Multiplexing):

L’OFDM est une technique de transmission très performante pour les réseaux sans fil à hauts débits numériques,
qui s’adapte parfaitement aux communications mobiles, et semble incontournable pour les standards de troisième
et quatrième générations.

PRINCIPE :

La technique de multiplexage OFDM consiste à subdiviser la bande de transmission en plusieurs sous canaux,
conduisant à une augmentation de la durée symbole. Cela revient à diviser le flux de données à transmettre en
plusieurs sous flux de données parallèles, qui seront modulés et transmis sur des sous bandes orthogonales
différentes. Par la suite, la transformée de Fourier Rapide Inverse (IIFT), véhicule le signal par le biais des différents
sous-canaux et s’occupe de la recomposition du message chez le récepteur. L’augmentation de la durée symbole
accroit la robustesse de l’OFDM face au temps de propagation dû aux trajets multiples. Cette modulation apparait
alors comme une solution aux problèmes de : Trajet-multiple, Multi-retard, Effet Doppler.

Pourquoi OFDM ?

Un canal multi-trajet présente une réponse fréquentielle qui n'est pas plate mais comportant des creux et des bosses
(des trajets constructifs et destructifs), dus aux échos et réflexions entre l'émetteur et le récepteur. Un très grand
débit impose une grande bande passante et si cette bande passante "couvre" une partie du spectre comportant des
creux, il y a perte totale de l'information pour la fréquence correspondante. Le canal est alors dit "sélectif" en
fréquence. Pour remédier à ce désagrément, l'idée est de répartir l'information sur un grand nombre de porteuses,
créant ainsi des sous-canaux très étroits pour lesquels la réponse fréquentielle du canal peut être considérée comme
constante. Ainsi, pour ces sous-canaux, le canal est non sélectif en fréquence, et s'il y a un creux, il n'affectera que
certaines fréquences, qui pourront être "récupérées" grâce à un codage astucieux. Par la suite on va expliciter toutes
les étapes de la modulation et démodulation OFDM.
3. Modélisation d’une chaine de transmission de base (sans accessoire) :

Dans cette partie, on est amené à modéliser une chaine de transmission simple composée de blocs suivants (Voir
figure 1) :

• L’émetteur : Source binaire


• Canal de transmission
• Destination

Figure1

Paramètres de simulation :
Ensuite, on passe à l’étape de visualisation des signaux d’entrée et sortie via l’insertion du bloc scope avec les
paramètres suivantes (voir figure 2).

• Nombre de bits : Nb=100

• SNR = Eb/No =10 dB avec No la densité spectrale de puissance mono-latérale de bruit AWGN

Figure 2

Résultats obtenus :

Ainsi, les visualisations (entrée & sortie) sont représentées dans les figures 3 et 4.
Figure 3 – Signal Entrée

Figure 4 – Signal Sortie

Remarque : Il s’apparait que le signal de sortie subit une déformation du au bruit AWGN.

 On insère un bloc intitulé « Error Rate Calculation » pour le calcul de bits erronés.

Figure 5
Résultats obtenus :

 Nombre de bits erronés : 100 bits


 Taux d’erreur binaire TEB = Nombre de bits erronées / Nombre de bits transmises = 1

4. Insertion des blocs de modulation/démodulation dans la chaine de transmission de base :

Dans cette partie nous allons ajouter les blocs de modulation/démodulation à la chaine de transmission précédente
afin d’observer l’évolution du taux d’erreur binaire.

La modulation est de type M-PSK avec M=2, 4 et 8

• Pour M=2, il s’agit de la modulation BPSK.


• Pour M=4, il s’agit de la modulation QPSK.
• Pour M=8, il s’agit de la modulation 8-PSK.

Pour M = 2

Figure 6 : Chaine de base avec modulation/démodulation BPSK (M=2).


Pour M = 4

Figure 7 : Chaine de base avec modulation/démodulation QPSK (M=4).

Pour M = 8
Figure 8 : Chaine de base avec modulation/démodulation 8-PSK (M=8).

Résultats obtenus :
Taux d’erreur binaire TEB

BPSK DBPSK 8-PSK


TEB 2.4e-5 1.5e-3 0.23

On remarque que la modulation diminue le taux d’erreur binaire.

La BPSK est celle qui donne la meilleure TEB mais avec cette modulation le débit est faible par
rapport à la modulation 8-PSK.

5. Insertion des blocs d’étalement/dés-étalement du spectre dans la chaine précédente :


Dans cette partie nous allons intégrer les séquences PN pseudo aléatoire via un générateur PN à la chaine précédente
afin d’étaler le signal modulé. Le récepteur doit utiliser la même séquence PN afin de reconstruire l’information.

Ensuite on visualise les signaux d’entrée et sortie pour chaque valeur de M.

Simulation de la chaine

Figure 9 : Chaine de transmission DS-CDMA avec modulation M-PSK

Résultats obtenus
Taux d’erreur binaire TEB

BPSK QPSK 8-PSK


TEB 0.38 0.46 0.51
On remarque que l’ajout du générateur des séquences PN dans la chaine augmente le taux d’erreur
binaire, mais cette séquence est nécessaire pour distinguer entre les utilisateurs ce que donne l’avantage
d’exploiter simultanément l’ensemble de la bande de fréquence et des intervalles de temps, et par
conséquent une meilleure gestion des ressources disponibles.
6. Insertion des blocs de codage et décodage du spectre dans la chaine précédente :
Simulation de la chaine

Figure 10 : Chaine de transmission DS-CDMA avec codage de canal

Paramètres de simulations

• Nombre de bits : Nb = 100 bits


• Eb/No = 10 db
• Modulation M-PSK avec M=2, 4, 8
• Générateur des séquences PN pseudo aléatoire
• Codeur convolutif avec une longueur de contrainte Kc=7 et un générateur polynomial g1=171 et
g2=133.
• Décodeur de Viterbi de type (Harde Decision) avec une longueur de contrainte Kc=7 et un
générateur polynomial g1=171 et g2=133.

Résultats obtenus

Taux d’erreur binaire TEB

BPSK QPSK 8-PSK


0.63 0.53 0.54
TEB pour Eb/N0= 10

0.51 0.53 0.49


TEB pour Eb/N0= 5

0.54 0.48 0.5


TEB pour Eb/N0= -5

On remarque que la diminution de Eb/No augmente le taux d’erreur binaire ce que normale puisque plus le signal
transmit est fort on a moins d’influence du canal. On remarque aussi que le TEB diminue lorsqu’on a ajouté le
codage canal.
7. DS-CDMA Multi Utilisateurs :
Simulation de la chaine

Figure 11 : DS-CDMA multi utilisateurs avec codage de canal

Paramètres de simulations

• Nombre de bits : Nb = 100 bits


• Eb/No = 10 db
• Modulation M-PSK avec M=2, 4, 8
• Générateur des séquences PN pseudo aléatoire
• Codeur convolutif avec une longueur de contrainte Kc=7 et un générateur polynomial g1=171 et
g2=133.
• Décodeur de Viterbi de type (Harde Decision) avec une longueur de contrainte Kc=7 et un
générateur polynomial g1=171 et g2=133.

Résultats obtenus

BPSK QPSK 8-PSK


TEB user 1 0.49 0.45 0.47

TEB user 2 0.49 0.44 0.48

On remarque que le taux d’erreur binaire augmente par rapport au cas mono utilisateur.

La déférence entre les deux TEB vient du code PN de chaque utilisateur.

8. Conclusion :
La simulation Simulink que nous avons réalisée a permis de mettre en relief les intérêts d’une modulation et
démodulation OFDM d’un point de vue taux d’erreur binaire, ainsi que les paramètres de la chaine de transmission
primordiaux (nombre de porteuses, choix de constellation) à ajuster en fonction du canal et des données à
transmettre.