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Introduction

Louange à ALLAH et que sa paix et sa miséricorde soit avec le sceau


des prophètes, la meilleure des créatures, Muhammad (saw).

La méthode

La Roqya, dit aussi exorcisme, est le traitement des maladies par des
paroles et des actes.
Il existe plusieurs méthodes ; Ici, tout est halal (permis), sauf ce qui
est interdit par l’Islam (Chirk et autres).
La méthode qu’on vous présente ici est celle développée par Cheikh
Ben Halima Abderraouf.
Elle est basée sur le coran et la médecine prophétique (sounna) et
vise à traiter la sorcellerie, les Djinns et le mauvais œil.
Après de longues années de recherches et d’expériences, le Cheikh
(Djazahoullahou khayr) a pu développer une méthode qui, à mon humble
avis est la plus transparente, la plus rationnelle, la plus accessible ; Mieux, la
plus efficace (et ce sans esprit partisan).

Le Cheikh
Cheikh Ben Halima Abderraouf, de père tunisien et de mère
américaine, est né en 1967 à Tunis et vit en France depuis 1986.
Champion olympique en mathématiques, ingénieur en statistiques et
économie, il se consacre au service de l’islam depuis 1995.
Ecrivain, traducteur et éditeur, il a aussi mémorisé le coran et
pratique professionnellement la Roqya depuis 1997 à travers le monde.

Ce fascicule
Ce fascicule est l’œuvre de l’un des élèves du Cheikh qui vit à
Dimbokro en Côte d’Ivoire.
En effet, le Cheikh a déjà publié suffisamment pour qu’on puisse
prétendre apporter quoi que ce soit à la Roqya, surtout quand on est un
débutant dans la Roqya comme cet élève du Cheikh.
Cependant, l’élève veut d’une part témoigner de sa reconnaissance au
Cheikh et d’autre part fait un petit contrôle de connaissance ; ce fascicule
est donc à prendre telle une mémoire.
Ici, il vous sera présenté juste le niveau 1, et si le Cheikh consent, nous
pourrons incha ALLAH avoir le niveau 2.
Le programme de formation

La formation, jusque-là gratuite et ouverte à tous se divise en deux


grands niveaux : Un premier niveau pour la maitrise de la pratique de la
Roqya depuis le diagnostic jusqu’aux explications, et un deuxième pour la
professionnalisation, c’est-à-dire l’accès aux techniques supplémentaires, je
dirai plutôt complémentaires et plus poussées ; à ce niveau, vous devenez
plus utile à la Oumma.
Pour un meilleur profit, je vous conseille vivement-et ce n’est pas le
Cheikh qui le dit-, de vous attacher à la méthode enseigné par le Cheikh ; n’y
mélanger pas d’autres méthodes ; celle-ci vous suffira de toutes les façons ;
cherchez juste à bien la maitriser et le tour est joué.
De toute façon, si vous trouver sa méthode inefficace, rien ne vous
empêche de l’abandonner.

 Niveau 1
1. Risques pour le Raqi
2. Précautions et protections
3. Le diagnostic
4. Le traitement (explication)
5. La Hijjama
6. Les symboles

Niveau 2
1. Le captage
2. La psychothérapie
3. La relation avec la médecine
4. La voie spirituelle
5. Notre petite famille (venant pas du Cheikh)
6. Arguments juridiques
NIVEAU 1

I. RISQUES POUR LE RAQI


D’abord, notons que la Roqya en elle-même ne présente aucun
risque ; c’est seulement lorsque vous commencer à soigner les autres en
leur lisant le Coran que tout commence. Il va donc de soi qu’il n’y a pas de
risque à se soigner ou à soigner ses proches.
De même, il n’y a pas de risque si vous vous contentez de lire sur
l’eau, l’huile ou autres que vous donnez ensuite au malade pour se traiter.
Mais l’efficacité en ce moment est presque limitée et le besoin de la
Oumma est trop grand pour se contenter de cela.
Quand donc vous commencer à vous rendre utile, vous avez la
certitude-bien plus qu’un simple risque- d’être attaqué par les Djinns et les
sorciers.
Les Djinns eux vous attaquent presque systématiquement quand vous
lisez sur un malade (la lecture brule les mécréants d’entre eux). Mais s’ils ne
parviennent pas à cause de vos protections (voir chapitre suivant), ils vous
viendront en rêve et se vengeront ou plutôt essayeront de le faire.
En outre, ils vous guetteront pour profiter des failles que vous leur
offrez dans votre défense (voir dans les précautions).
Quant aux sorciers, on n’a pas toujours affaire à eux ; car ils sont
tellement confiants qu’ils suivent rarement leurs victimes [Mais avec
l’évolution de la Roqya je crois qu’ils ne tarderont pas à être plus vigilants].
Cependant, s’ils se rendent compte de la destruction de leurs méfaits, ils
mènent une enquête et vous découvrent très rapidement pour vous
envoyer votre part de missile. Je me souviens de cette phrase du Cheikh
dans une conférence : « En tout cas dans la Roqya, on joue carte sur table » ;
Songez donc pas à vous rendre invisible, mais plutôt imbattable.

II. PRÉCAUTIONS ET PROTECTIONS


Parlons avant tout de précautions, car c’est à mon humble avis la
meilleure manière de se préserver.
D’abord, il est déconseillé de se lancer dans la Roqya avant de
s’assurer qu’on n’est pas soit même atteint ; faites-vous diagnostiquer par
un professionnel et soigner-vous si vous êtes atteint, même un peu. De
grâce, il ne faut pas négliger ce point ; sa négligence peut s’avérer fatale.
Ensuite, ce n’est pas parce qu’on fait la Roqya qu’on va le crier à tout
le monde ; Soyons discret! Ne défions personne !
C’est mieux d’éviter l’ennemi jusqu’à sa rencontre. « Ne souhaitez pas
la rencontre de l’ennemi … » [Hadith].
Pour la protection, la plus importante est de garder une bonne
relation avec ALLAH. Car toutes les protections tombent avec la colère
d’ALLAH.
Il faut donc éviter les péchés au maximum ; il y a principalement trois
(03) péchés qui facilitent l’atteinte des sorciers et des Djinns. Ce sont le
Chirk (associationnisme) sous toutes ses formes, les pratiques sexuelles
interdites (fornication, masturbation…) et la consommation du haram
(l’illicite concernant l’argent, la nourriture et autres).
Ne cherchons donc pas la puissance par le Chirk, comme cet élève
Raqi dont parlait le Cheikh, qui s’est fait malmené par les sorciers et leur
armée après avoir accepté une bague de protection.
L’autre chose pour se protéger est de faire ses azkar (évocations) :
-Il faut faire les douahs du matin et du soir (voir citadelle du musulman) et
récité les trois dernières sourates (ikhlass, falaq & nans) après chaque
prière.
-Il faut faire l’évocation ou au moins dire « bismillah » dans toutes les
circonstances et principalement dans ces cinq : en entrant à la maison,
avant de manger, avant d’entrer aux toilettes, avant de se déshabiller et avant
les rapports avec sa femme.
-Il faut aussi évoquer ALLAH en traversant les lieux susceptibles d’être
habités par les Djinns (lieux sales et humides, lieux de sacrifice etc.)
-Enfin, se souvenir d’ALLAH par la parole et l’acte pour ne pas se laisser
aller. Ainsi pendant la colère ont doit se calmer et dire « A3oudzou billahi
minnach chaytonir radjim », pendant la tristesse « inna lillahi wa inna ilahir
raadji3oun » et pendant la peur « Allahouma inna nadj 3alouka fin
noukouriHim wa na3oudzoubika min chourou riHim »
IMPORTANT: En plus de se laver chaque jour avec l’eau coranisée, il faut,
chaque fois qu’on lit pour les patients et même chaque fois qu’on lit le
coran, faire l’intention (en plus des intentions qu’on fait déjà) de se soigner
et se protéger.

L’ÉPREUVE
Il se peut que malgré qu’on ait suivi tous ces conseils à la lettre, il
nous arrive d’être atteint.
Il faudra dans ce cas s’armer de patience et d’endurance ; ALLAH ne
nous aurait pas abandonné. Non, loin de là !
Au contraire Il nous aime et veut nous élever en degré.
On va donc Lui montrer la sincérité de notre parole « certes mon allié
est ALLAH… », Récitée en début de captage.
Le Policier qui encaisse une balle ou le sportif qui se casse une jambe
abandonne-t-il sa fonction ? ; Ce n’est pas parce qu’on a un accident qu’on
jette son véhicule.
Quel que soit donc ce qui va nous arriver dans ce djihad contre le
satanisme, il faut se soigner ou se faire soigner par un collègue pour ensuite
prier ALLAH de détruire nos ennemis, puis reprendre le combat de plus
belle.
Pour cela, il faut être alerte dès les premiers signes ; il arrive qu’on
fait un rêve érotique (on baisse par alors suffisamment le regard), ou qu’on
soit attaqué en rêve, puis on se lève le matin frappé d’un affaiblissement
spirituel et/ou physique (souvent même une petite grippe à l’appui).
On va donc se soigner, remonter les marches de la spiritualité par le
zikr, et sans attendre qu’on nous attaque à nouveau, on passe nous-même à
l’attaque.
Pour ce faire, on fait avant de se coucher un zikr renforcé ; on récite
d’abord les douahs pour dormir (voir citadelle du musulman), puis onze
(11) fois Ayatoul koursi (S2 v255). Enfin on demande à ALLAH de ramener
nos ennemis en rêve et de nous donner la force de les vaincre, et on récite
« Aynan man takounou ya-ti bikoumoullaho djami3an innallaha 3ala kouli
chayne qôdir » (S 2 v 148) et ce plusieurs fois avec la rage de les exterminer
tous.
On est alors sûr qu’ALLAH va les ramener. Et une fois qu’ils sont là, à
toi de jouer!
Tu vas soit les fixer (s’ils sont loin) ou les attraper et réciter le coran-
ayatoul koursi de préférence- jusqu’à ce qu’ils fuient ou meurent. Si on les a
raté la première fois, et bien on essaie encore et encore jusqu’à y arriver.
Ce qu’il ne faut pas faire pourtant, c’est de s’arrêter de soigner ;
abandonner la Roqya.
Si nous arrêtons, nous disons aux chayatines (Djinns et Sorciers)
« Allez, c’est bon ! J’abandonne ! Votre patron (Chaytône) est le plus fort. Je
réalise que rien ne peut contre vous, même pas le coran ».
Soubhanallah !
JAMAIS ! Nous dirons plutôt comme les Sahabas à Ouhoud « Nous
n’espérons qu’un des deux biens. Soit qu’ALLAH nous donne le martyr ou vous
châtie de nos mains » ;
Cher frère/Sœur en ALLAH, cher Raqi, regarde tous ces frères et
sœurs qui souffrent et n’ont d’autre solution que le Chirk ou la mort (Si le
mauvais œil tue bi idhnillah, selon des hadiths, que dire de la sorcellerie ?)
et dis-toi : « je n’accepterai jamais de livrer mes frères et sœurs à Chaytône. Je
n’arrête point la Roqya. ALLAH est mon allié et je n’ai rien à craindre. »
Rappelons-nous chaque fois ces paroles très significatives du Cheikh :
« Eliminez de votre vie tout autre objectif qu’ALLAH et tout ira bien »

III. LE DIAGNOSTIC
Le diagnostic est un moment crucial dans la pratique de la Roqya ; si
vous l’avez raté, vous avez tout raté et votre traitement s’en trouvera
inefficace ou peu efficace.
Á ce niveau, il important de signaler que la sorcellerie et les Djinns
fonctionnent un peu comme l’ordinateur et les logiciels ; La plupart de ceux
qui ont des Djinns ont de la sorcellerie et vice versa. Il y a toutefois des cas
de Djinns venus pour une raison autres que la sorcellerie (amour,
vengeance…), de même que des sorcelleries sans Djinns.
Al hamdoulillah ! Dans la méthode du Cheikh, nous donnons un
traitement à la fois pour la sorcellerie, les djinns et le mauvais œil.
Quand donc vous avez un patient, la première chose à faire est de
vous assurer qu’il est effectivement atteint de la sorcellerie et des Djinns.
Vous allez pour cela vérifié la présence de ces quatre symptômes l’un
après l’autre : blocages, maladies anormales, états mentaux anormaux et les
cauchemars.
1) Blocages dans la vie
C’est le but principal de la plupart des sortilèges. Nous le vérifions par
la question « Y a-t-il un blocage dans votre vie ? », puis nous essayons
éventuellement de creuser un peu plus loin ; êtes-vous marié(e), ça se passe
bien, avez-vous des enfants ? Avez-vous un emploi, tout y est normal ?, Ah
vous êtes élève, et les études, pas de blocage ? Ainsi de suite, dans tous les
domaines où il peut avoir blocage. Vous notez le(s) problème(s) et passez
au point suivant.
2) Les états de santé anormaux
C’est généralement des effets secondaires de la sorcellerie, mais il
arrive que ce soit le but principal.
Vous posez la question « Avez-vous une maladie ou un problème
dans l’organisme que vous ne comprenez pas ? » On aura à poser
d’autres questions, mais je préfère les laisser pour un peu devant.
3) Les états mentaux anormaux
Tout comme le symptôme précédent, ce dernier est un effet
secondaire mais peut se retrouver être l’objectif du sorcier. Peu importe de
le savoir de toute façon ; il suffira de traiter tout ce qui cloche.
Il faut demander au patient « Vous oubliez trop ? Êtes-vous triste ? Avez-
vous du mal à réfléchir, à vous décider ?... »
4) Les cauchemars
La plupart des sorcelleries qui sont fait aux gens se retrouvent dans
leurs rêves. Vous chercherez donc à savoir ses cauchemars : « Faites-vous
des cauchemars ? Y a-t-il un rêve qui vous revient beaucoup de fois ? »
Á ce niveau, savoir si notre patient est atteint ou pas n’est plus une
question à poser ; La présence chez lui de ne serait-ce qu’un des symptômes
suscités le confirmerait.
Nous voici maintenant à un pas de lui donner son traitement. Il faut
juste savoir comment la sorcellerie a été faite (pourquoi n’est pas la
question).
Il existe quatre manières de faire la sorcellerie ; Le sortilège peut
avoir été mangé, touché (contact), déposé dans le corps par un Djinn
et/ou fait à distance à l’aide des symboles.
On vérifie donc d’abord si c’est mangé : Avez-vous des douleurs au
ventre ? Des brulures ? Du mal à digérer ?...
Ensuite s’il y en a qui fut touché, il doit généralement avoir des
affectations cutanées : Avez-vous des boutons ou des tâches bizarres quelque
part sur le corps ? Avez-vous des douleurs/la chaleur/brulures dans les
pieds ?...
Puis on passe au contrôle du cas suivant, est-ce déposé ? Pour ça, on
vérifiera s’il y a des douleurs et/ou des disfonctionnements chez notre
patient : Avez-vous des disfonctionnements/douleurs quelque part ? On peut
éventuellement pousser plus loin en citant les différentes parties de la tête
aux pieds : Mal à la tête ? Aux épaules ? La poitrine … ?
Enfin, il faut voir la dernière possibilité ; Les symboles (voir Chapitre
VI).
On vérifie donc les rêves et les états mentaux : Quels rêves faites-
vous ? Vous rêvez de poursuites, bagarres, corps habillés ou emprisonnement ?
Rêvez-vous de serpents ? Que vous tombez ? Est-ce que vous vous énervez trop ?
Vous oubliez trop?... Citez les symboles les plus fréquents (vous les
connaitrez à force de diagnostiquer) et notez ceux qu’il confirme.

Là, le(s) problème(s) étant localisé(s), nous donnons au patient un


traitement correspondant à son cas.

IV. LE TRAITEMENT (EXPLICATION)


Le traitement est fait par la lecture de versets spécifiques du coran et
la médecine prophétique. On utilisera donc habat sawda (savon & huile),
huile d’olive, des pommades, des encens, sana makki, du sidr, et parfois du
miel.
Une chose importante dans le traitement est qu’il ne faut jamais
s’attaquer aux Djinns tant que notre patient a de la sorcellerie.
Certes, le mieux est de régler au patient tous ses problèmes dès le
premier coup ou du moins d’essayer de le faire. Mais quand il y a des Djinns
chez un patient (ce qui est presque toujours le cas), le mieux est de
commencer par lui enlever toutes ses sorcelleries ; Ceci affaibli
considérablement le Djinn et il se peut même qu’il parte de lui-même s’il n’a
pas d’autres raisons à sa présence que la sorcellerie.
En outre, cela supprime le risque d’aggraver la maladie du patient ;
car si nous lisons au malade et que le Djinn se manifeste alors qu’il est
coincé par la sorcellerie, il se peut qu’en se débattant il ait plus d’emprise
sur le malade et aggrave son cas jusqu’à la possession totale.
Pour cela, il faut prescrire à tout le monde, quel que soit son cas, de
l’eau pour se laver et boire pendant douze (12) jours.

Le lavage
On prend 18 bouteilles de 1,5 litre. On les rempli d’eau et on les ouvre
devant soi. Puis on rapproche la bouche autant que possible pour lire les
versets de la Roqya (voir plus bas) avant de refermer les bouteilles ; C’est la
coranisation de l’eau.
Le patient, en plus de boire une bouteille par jour durant toute la
journée, se lavera pendant 12 jours, chaque soir au couché du soleil avec
une bouteille après avoir réchauffé l’eau.
 Comment réchauffer l’eau ???
On fait bouillir de l’eau (non coranisée) dans une casserole. Puis une
fois déchargée du feu, on y introduit une bouteille d’eau coranisée. On
laisse que ça chauffe, presque brulante, à la limite du supportable et on
se lave avec.
On peut éventuellement, au lieu de l’eau bouillante dans une
casserole, réchauffer la bouteille sur le radiateur ou à la micro-onde.

 Comment se laver ???


On prend la bouteille réchauffée, on se met dans une bassine au salon,
dans la chambre ou dans la douche… Puis on vide le contenu sur la tête
en se frottant tout le corps avec l’eau. S’il y a des douleurs à une partie
spécifique, on relave cette partie plusieurs fois avec l’eau recueillie dans
la bassine.
Ensuite, il ne faut pas laisser l’eau aller dans les endroits impurs, mais
la déverser dans un endroit propre (pelouse et autres) en disant
« bismillah ».
Enfin, il est important d’avoir les ablutions avant le lavage, de dire
« bismillah », de demander à ALLAH de nous guérir et que le mal reparte
sur celui qui l’a envoyé.

Les versets de la Roqya


Une feuille isolée comportant toute la liste sera jointe à ce livre afin de
vous faciliter la lecture pendant le traitement en attendant la mémorisation.
Le lavage ne suffisant pas à enlever la sorcellerie dans tous les cas, il
faudra donner des traitements spécifiques pour chaque type de sorcelleries.

1. La sorcellerie mangée
Si elle est détectée pendant le diagnostic par de grandes douleurs au
ventre, on prescrit 12 jours de tisane (sana makki). Pour de légères
douleurs avec plusieurs symptômes de sorcelleries (blocages), on donnera
8 jours de sana. Dans les autres cas on donnera 4 à 6 jours.

La tisane
Sana makki est une plante venant de la Mecque. On l’appelle aussi
gomme ammoniaque ou feuille de séné. Sa consommation provoque la
diarrhée.
Le prophète (saw) l’a recommandé dans des hadiths ; C’est donc de la
médecine prophétique.
Où en trouver ??? Rendez-vous sur le site web du Cheikh
www.benhalimaabderraouf.fr, dans la section liste des soignants, vous
trouverez juste après la longue liste des pays “vendeurs de sana“.

Mode d’emploi
Dans les cellules de Roqya, vous trouvez sana presque toujours pilé.
Quand ce n’est pas le cas, vous le pilez avec du sidr à en faire de petits
morceaux (pas de la poudre).
Le patient fait bouillir la moitié d’une bouteille d’eau coranisée dans
une casserole, puis ajoute une cuillerée à soupe du mélange obtenu (sana-
sidr).
Ensuite il diminue le feu (feu doux) et laisse bouillir pendant 15
minutes.
Enfin, il le renverse dans un verre, attend que ce soit tiède et le boit à
jeun.
C’est mieux de ne rien manger après la prise avant 20 minutes.

Que se passera-t-il ensuite???


Après deux à trois heures, le patient aura une diarrhée qui pourra
continuer jusqu’à la nuit.
Si elle est suivie de douleurs, ça voudrait dire qu’il a effectivement de
la sorcellerie mangée et qu’il faut continuer à boire jusqu’à ce qu’il n’y ait
plus de douleurs.

2.La sorcellerie touchée (par le contact)


Quand la sorcellerie est faite par le contact, elle cause (comme
mentionné plus haut) des affectations cutanées. On donne donc en
plus du lavage, l’huile coranisée d’habat sawda ou l’huile d’olive ou
encore du beurre de karité (pommade) coranisé pour se pommader.
Mais s’il y a des douleurs internes, on la traitera comme la
sorcellerie déposée.
3. La sorcellerie déposée
Quand la sorcellerie est déposée, il faut faire la Hijjama (voir chapitre
V), prescrire l’huile ou la pommade.

4. La sorcellerie faite à distance


Pour la sorcellerie avec les symboles, on consulte la liste des versets
symboles (Feuille annexée isolement à ce livre). Chaque verset correspond
à un symbole. Soit on le lit 11 fois dans l’eau coranisée (l’eau du traitement),
ou bien on l’écrit sur une tablette ou une feuille de préférence transparente,
à l’aide d’encre délébile (encre des ardoises coraniques ou du safran ou
encore du colorant alimentaire). Puis on le dilue dans l’eau du traitement.

V. LA HIJJAMA
La Hijjama fait partie de la médecine prophétique ; elle a été citée
dans des hadiths comme étant un remède contre la sorcellerie, et
dans d’autres comme remède contre 40 maladies.
Il s’agit de faire de petites ouvertures sur la peau du malade et d’y
placer une ventouse, pour qu’avec la lecture, la sorcellerie contenue
dans son sang s’évacue par les quelques gouttelettes de sang qui
sortent.
Pour cela, l’emplacement de la ventouse est déterminé par le
problème du patient :
1-Les ovaires pour les femmes qui ne peuvent avoir d’enfants ;
2-Deux aux reins et une au pubis pour l’homme qui ne peut avoir
de rapports ;
3-La tête pour un mal de tête accablant. Si la personne peut se
raser la tête, on place la ventouse à l’arrière entre les deux oreilles.
Sinon on la met sur la nuque ou sur la vertèbre à la base de la nuque ;
On peut aussi mettre sur le front, mais ça fait très mal et ça laisse sur
les personnes à peau blanche une marque très rouge pendant
quelques jours ;
4-Sur le cœur pour des serrements de cœur ou palpitations ;
5-Les autres endroits n’ont pas de règle. On peut mettre là où le
malade à mal.
Important : Il est interdit, sauf en cas d’extrême nécessité, aux
hommes de placer les ventouses sur les femmes (surtout quand c’est
aux endroits intimes). Il faut enseigner le processus à une femme ou au
pire des cas à un proche parent (époux, frère, père...) pour le faire à
notre place.

Outils
Une lame de rasoir neuve à usage unique, un petit pot en verre, des
gans, du coton, de l’alcool, un briquet, du papier, une bougie et un drap.

Mode d’emploi
1-Découper le papier en plusieurs petits morceaux d’environ 5cm x
3cm, puis plier en deux pour obtenir 5cm x 1,5cm ;
2-Allumer la bougie (C’est pour gagner du temps en évitant de
rallumer le briquet à chaque fois) ;
3-Casser la lame de rasoir en deux (plus économique et plus
pratique) ;
4-Désinfecter la partie concernée avec du coton imbibé d’alcool sans
oublier de mettre ses gans ;
5-Donner sans enfoncer, de petits coups de lame pour faire des
coupures en trois rangées de trois (juste pour faire de petites ouvertures et
pas plus) ;
6-Allumer un morceau de papier alors qu’on tient le pot ;
7-Mettre le papier dans le verre la partie enflammée la première ;
8-Plaquer rapidement le pot sur la partie concernée (coupures à
l’intérieur du pot) ;
9-Couvrir entièrement le malade du drap (s’il supporte et ne s’y
oppose pas. Sinon on laisse la tête)
10-Attraper la tête (annulaire et pouce sur les tempes) ou bien la
partie où se situe le mal et réciter (ou lire) tous les versets de la Roqya.

Méthode de retrait
Une fois la lecture terminée, prendre du coton, l’imbiber d’alcool,
appuyer avec son doigt dans un côté de façon à faire pénétrer l’air, et retirer
la ventouse tout en essuyant le sang avec le coton.

Quelques précautions à prendre.


Veuillez à ce qu’il y ait toujours une troisième personne avec vous
(obligatoire quand c’est une patiente et que le soignant lui est étranger) ;
Car s’il n’y a pas eu le captage avant, Il se peut qu’un Djinn se manifeste
contre toute attente. L’assistant va donc l’attraper (le patient) pour nous
permettre de continuer la lecture en toute quiétude.
S’il y a plusieurs ventouses, il est mieux de mettre celles de la tête en
dernière position et retirer en premier (même avant la fin de lecture, si le
patient le supporte difficilement), surtout celle du front, compte tenu de la
douleur que ça cause.
La ventouse ne tenant pas sur les poils, il faudra commencer par raser
ceux de la partie où elle sera posée.
Quand la ventouse refuse de tenir, un peu de beurre sur le bord peut
s’avérer efficace.
Quand une ventouse tombe en pleine lecture, il est préférable de
poursuivre la lecture, mais s’il y a un autre Raqi, il peut la replacer pendant
qu’on continue de lire (plus besoin de refaire les coupures).
Quand la flamme devient importante alors qu’on n’a pas placé la
ventouse, il faut recommencer, au risque de brûler le patient.
En cas de brûlures, retirer immédiatement la ventouse et utiliser la
Biafine, pommade en pharmacie.
Ne pas faire de ventouse aux personnes hémophiles.
On prescrit l’huile pour se pommader et masser les parties où les
ventouses ont été faites.

VI. LES SYMBOLES


La sorcellerie a très souvent recours aux symboles. On prend un objet
du malade qui le symbolise : ses cheveux, sa photo, son écriture, un habit, la
trace de ses pas, son écriture, même un mouchoir ou une serviette qu’il a
utilisé ou encore les serviettes hygiéniques pour les femmes. Puis il va
réciter ses incantations dessus en faisant diverses choses comme des
nœuds, fermer un cadenas, piquer une poupée, mélanger des produits, etc.
Ensuite il va souvent essayer de placer cela dans un endroit inaccessible et
répugnant ou représentant quelque chose de négatif, comme au cimetière,
dans un puits, dans une étendue d’eau, dans un égout etc.
Dans le cas d’une sorcellerie symbolique, quand le malade se lave
avec l’eau, l’effet qu’il avait s’enlève mais la sorcellerie reste là où elle a été
faite, et lui envoie son effet à nouveau. Il faut donc la détruire là où elle est.
Si on peut la retrouver et la brûler ou la tremper dans l’eau du Coran, c’est
l’idéal, mais c’est impossible le plus souvent. En dehors de ce cas où on
trouve physiquement la sorcellerie, le traitement va se faire en deux étapes.
La première consiste à découvrir ce qui a été fait. Le seul fait de
comprendre ce qui a été fait affaiblit la sorcellerie et permet à la personne
de ne plus la subir sans comprendre ce qui lui arrive. Pour savoir ce qui est
fait, je vous propose une liste de symboles le plus fréquemment utilisés en
sorcellerie avec les signes qui y renvoient :

Cadenas : rêve de poursuite, bagarre, blocage ou emprisonnement ;


sensation d’être bloqué en rêve. Blocage dans la vie.
Fil avec 11 nœuds : rêve de serpent.
Rivière : rêve de masse d’eau.
Arbre : rêve de monter, descendre, chuter, être en hauteur, dans un avion.
Trou, pont ou puits : rêver de trou, pont, puits, tomber en profondeur.
Problèmes profonds, perte permanente d’argent.
Cimetière : rêve de mort, tombe ou funérailles. Apathie, déprime faiblesse et
pensées de mort.
Chaussure, terre + pas : rêve de véhicules, voyage, montures. Maladies de
pieds.
Habit : rêve d’enfant ou bébé. Mal enveloppant la personne.
Photo : déformation de la personnalité, laideur, assombrissement du visage,
maladies de la face.
Cheveux : soucis, problèmes successifs, maux de tête, problèmes mentaux.
Lettre : rêve de personnes, problèmes d’étude.
Charbon : tristesse, aspect assombri, mal perçu.
Braise : rêve de feu, braise ou fumée. Brûlures.
Etoile ou trombone : attachement, promesses non tenues, situation
inextricable.
Canari : blocage de la vie.
Cola coupé : chance coupée.
Cola ou poupée piqués : sensation de piqûres, douleurs multiples dans le
corps.
3 clous : colère, irritabilité.
Sang des ventouses : maladie dans le sang (santé gâtée de façon anormale).
35
Sang des règles : rêve de sang, problèmes sexuels et d’enfantement
complexes.
Cadavres d’animaux : maladies répugnantes, avilissement, personne
repoussante.
Poils de chien : rêve de chien, caractère mauvais.
Poisson : rêve de poisson.
3 os : maladie, douleur ou faiblesse des os.
Excrément : rêve d’excréments, faire ses besoins, eaux impures ou WC.
Ane : stupidité patente, incapacité à comprendre, entêtement.
Slip : problème sexuel aigu, maris de nuit dominants, tenaces ou nombreux.
Poils de pubis : idem.
Termite : fourmillements dans le corps, centaines de djinns dans le corps.
Piment : brûlures comme du piment, nervosité à fleur de peau.
D’autres symptômes pourront être traités par la volonté d’Allah sans
chercher quels symboles ont été utilisés pour les provoquer :
Folie : perte de facultés mentales à degrés divers, rêves de fou.
Sacrifice : rêve de viande, capture de l’âme (personnalité effacée),
sorcellerie par des sacrifices.
Statue : avec la sorcellerie de sacrifice ; rêve de masques.
Revivification : personnalité morte, absence de conscience. Toute partie de
l’homme morte, ne répondant plus.
Peau : maladies de peau.
Faiblesse mentale : difficulté à réfléchir, décider, perte de confiance.
Ainsi que les symptômes suivants :
Oubli, perdre l’argent, bruits ou bourdonnement, présences dans la maison,
passions, maladie des yeux, stérilité et impuissance, froid, peur.
Il y a une information intéressante pour reconnaître la sorcellerie.
L’ordre dicté par la sorcellerie se matérialise dans la vie de la personne et
s’infiltre dans son mental jusqu’à ce que la personne en réfléchissant et en
recherchant arrive à s’en rendre compte. Par exemple, la personne pourra
résumer sa situation par : « Je fais du sur place », ça veut dire que la
sorcellerie est accrochée ; ou par « je suis comme mort » elle est donc dans
une tombe ; ou par « je suis enchaîné », elle est donc faite avec des chaînes.
Aussi, quand vous discutez avec le malade, vous pourrez assez souvent
trouvez la phrase clé qui vous donne la sorcellerie.
La deuxième étape consiste à retirer ces sorcelleries. Pour ce faire,
vous allez prendre pour chaque symbole utilisé un verset du Coran adapté
pour le détruire. Voici donc une liste de 45 versets (ou parties de versets)
pour enlever les sorcelleries précitées. (Voir feuille annexe).

Extrait du livre de Roqya du Cheikh (Page 33 à 35)

CAS DE DJINNS
Pour les cas de Djinns, généralement une fois que toutes les
sorcelleries ont été enlevées, les Djinns vont d’eux-mêmes.
Quand ce n’est pas le cas, on va lire et relire sur la personne et donner
encore l’eau pour se laver, l’huile ou la pommade et de l’encens.
Pour l’encens, le malade, habillé seulement en tunique/robe, en met
dans de la braise qu’il a, déposée entre les jambes, et laisse la fumée monter
sa taille.
L’huile ou la pommade quant à elle, sera utilisée pour se pommader
tout en récitant la Fatiha 11 ou 22 fois.
Cependant, pour gérer efficacement les cas de Djinns, il faut passer au
niveau 2 de la formation.

Conclusion
Ce livre que j’ai nommé “Guide du stagiaire à la Roqya“ n’est pas une
formation complète à la Roqya.
Ce n’est qu’un abrégé de la formation offerte par le Cheikh pour
accompagner le stagiaire.
En outre, tous les cours abordés sont expliqués de façon claire et
efficace dans le livre du Cheikh que vous pouvez trouver gratuitement sur
son site.
Par ailleurs, vous avez des vidéos du Cheikh sur le site qui vous
démontrent la Hijjama et d’autres modules de façon pratique (il y en a de
théorique).
Consultez le site du Cheikh www.benhalimaabderraouf.fr