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T E C H N I Q U E S

L'objet de cet ouvrage est d'expliquer, de façon progressive,


les bases et les notions fondamentales de l'acoustique et
leui application au domaine bien spécifique de l'habitat, en
tenant compte des aspects réglementaires et normatifs
■:dont le recent formalisme européen et le concept de
Michel Chagué
« valeur unique »).

A chaque thème développé sont associés des méthodes


d'évaluation, des modes opératoires et des exemples d'ap­
plication. De nombreux dessins et courbes viennent com­
pléter utilement les explications du texte.

Ouvrage pratique et didactique, il permet au non-spécialiste


de s'initier aisément a l'acoustique, et à l'acousticien c'c
mieux comprendre les difficultés que peuvent rencontrer
ses interlocuteurs dans le cadre de leurs échanges sur les L'acoustique
L'auteur. Michel Chutjué, est avant tout un
homme de terrain, électronicien de formation,
qui a acquis ses connaissances en acoustique en
se confionlant aux difficultés rencontrées icr:
de l'habitat
^ de I isolation phonique de studios d'enregisi e-
f' t ' ment et de radiodiffusion. Il a voulu étendre son
expérience aux bâtiments d’habitation, en ayant pour s a :•
Principes fondamentaux
constant de rendre accessibles des notions souvent compter':
et délicates. A pplication de la réglementation
FRANÇAISE ET EUROPEENNE

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G U I D E S T E C H N I Q U E S

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Réussir l'acoustique d ’un bâtiment


Loïc Hamayon
Lacoustique
de l'habitat
P ri nc i p e s fondamentaux

A p p l i c at i on de la ré gl e me ntati on
FRANÇAISE ET EUROPÉENNE

LEyMONITEUR
17, rue d'Uzès- 75002 Paris
S O M M A IR E C É 1 IÉ R A I.

Notations ............................................................................................... 7

Principes fondamentaux de l'acoustique

1 Notions de base ....................................................................................... 11

2 Perception auditive ............................................................ 27

3 Sources sonores ........................................................................................ 41

4 Niveau de pression a c o u s tiq u e ..................................................... 53

5 Propagation d'une onde acoustique ........................................ 63

6 Théorie de la réverbération ............................................................ 71

7 Niveau sonore en espace c lo s.......................................... 83

8 Transmission d'une onde sonore à travers


© Groupe Moniteur (Éditions du Moniteur) Paris, 2001 une paroi séparatrice .......................................................... 91
ISBN : 2 -2 8 1 -1 1208-X
9 Affaiblissement acoustique d'une paroi sim p le........... 103
Attention au « photocopillage »
10 Paroi double ........................................................................ H3
Nous alertons nos lecteurs sur la m enace qu e représente, pou r l’avenir de l ’écrit, le développem ent m assif
du «photocopillage ». 11 Paroi séparatrice horizontale ........................................... 127
L e Code de la propriété intellectuelle interdit expressément la photocopie à usage collectif sans autori­
sation des ayants droit. Or, cette pratiqu e s’est développée dans de nom breux cabinets, entreprises, 12 Isolement relatif au bruit aérien .................................... 139
administrations, organisations professionnelles et établissements d ’enseignement, provoquant une baisse
des achats de livres, de revues et de magazines.
En tant q u ’éditeur, nous vous mettons en garde pou r que cessent de telles pratiques.
Réglementation et normalisation

Aux termes de l’article L. 122-4 du Code de la propriété intellectuelle, « toute représentation 13 Le concept de valeur unique ........................................... I 53
ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur, de l’éditeur ou de
leurs ayants droit est illicite ». L’article L. 122-5 2° et 3° a) du même code n’autorise que les
14 Valeurs uniques selon la normalisation
« copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à française ...............................................................................
une utilisation collective » et les « analyses et courtes citations », dans un but d’exemple et
15 Synthèse de la réglementation acoustique
d’illustration, « sous réserve que soient indiqués clairement le nom de l’auteur et la source ».
Toute représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, ne respectant pas la dite « NRA » ......................................................................... 175
législation en vigueur, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L. 335-2
et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
16 Valeurs uniques selon la normalisation
Toutefois, l’autorisation d’effectuer des reproductions par reprographie (photocopie, télécopie,
européenne ......................................................................... 1
copie papier réalisée par tout moyen) peut être obtenue auprès du Centre français d’exploitation
17 Synthèse de la réglementation acoustique
du droit de copie, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.
actuelle ................................................................................. 201

5
18 Applications au x bâtim ents d'habitation........................ 207

13 Vérifications de la qualité acoustique............................ 215

Annexes .................................................................................................. 223 WOTATIOWS


1 Caractéristiques principales des matériaux usuels
(valeurs courantes) ............................................................ 224
Symboles Unités Définitions
2 Coefficient d'absorption a (valeurs courantes
par bande de fréquence et valeurs uniques) .............. 225 A m2 Aire d'absorption équivalente
A0 m2 Aire d'absorption de référence (10 m2)
3 Indice d'affaiblissement acoustique R
(valeurs courantes par bande de fréquence c m/s Célérité
et valeurs uniques) ............................................................. 226 C dB Terme d'adaptation au spectre 1 (bruits aériens internes)
ci m/s Célérité longitudinale
ct m/s Célérité transversale
Bibliographie ........................................................................................ 229
c tr dB Terme d'adaptation au spectre 2 (bruits aériens de trafic)
d m-cm Distance
Index........................................................................................................ 231 d0 m-cm Distance critique ou rayon acoustique d'une salle
Db dB Isolement acoustique brut
Dn dB Isolement acoustique normalisé
Table des matières 235
^n,W dB Isolement acoustique normalisé pondéré
^nAT dB(A) Isolement acoustique normalisé
^nAT dB(A)roseIsolement acoustique normalisé (vis-à-vis d'un bruit rose)
^nAT Isolement acoustique normalisé (vis-à-vis d'un bruit routier)
dB(A)route
DnT dB Isolement acoustique standardisé
^nT,A dB Isolement acoustique standardisé pondéré (DnTA = DnTW+ C)
^nT.A.tr dB Isolement acoustique standardisé pondéré (DnTAtr = DnTW+ Ctr)
^nT,W dB Isolement acoustique standardisé pondéré
f Hz Fréquence d'un son
f0 Hz Fréquence de résonance
fc Hz Fréquence critique
feu Hz Fréquence critique unitaire
fm Hz Fréquence médiane d'un filtre
f pq Hz Fréquence de résonance de plaque
h m-cm-mm Épaisseur d'une paroi
H Hauteur d'un son
1 W/m2 Intensité acoustique
lo W/m2 Intensité acoustique de référence (10-12 W/m2)
ld W/m2 Intensité du champ direct
lo dB Indice de directivité d'une source sonore
Ir W/m2 Intensité du champ réverbéré
K N/m Coefficient de raideur statique (ressort)
k N/m3 Coefficient de raideur surfacique (sous-couche et revêtement
de sol)
L, dB Niveau d'intensité acoustique
lm m Libre parcours moyen du son en espace clos
Ln dB Niveau de pression du bruit de choc normalisé
dB Niveau de pression pondéré du bruit de choc normalisé
l-n.r.O.W
(plancher de référence)

7
Symboles Unités Définitions

^n.r.W dB Niveau de pression pondéré du bruit de choc normalisé


(revêtement sur plancher de référence)
^n,W dB Niveau de pression pondéré du bruit de choc normalisé
^nAT dB(A) Niveau de pression acoustique normalisé (bruits de choc et PR IN CIP ES FONDAM ENTAUX
bruits d'équipement)
dB Niveau de pression du bruit de choc standardisé D E l'A C O U S T I Q U E
Lnr
^-nT,W dB Niveau de pression pondéré du bruit de choc standardisé
LP dB Niveau de pression acoustique
^"Pmoy dB Niveau moyen de pression acoustique
Lw dB Niveau de puissance
M kg Masse
ms kg/m2 Masse surfacique
P Pa Pression acoustique
Po Pa Pression acoustique de référence (2 10 5 Pa)
Q Facteur de directivité d'une source sonore
R dB Indice d'affaiblissement acoustique
Ra dB Indice d'affaiblissement acoustique pondéré (RA = Rw + C)
RA,tr dB Indice d'affaiblissement acoustique pondéré (RAtr = Rw + Ctr)
Rd m2 Constante acoustique d’un local
Rrose d B (A )rose Indice d'affaiblissement acoustique global (vis-à-vis d'un bruit
rose)
D dB (A )route Indice d'affaiblissement acoustique global (vis-à-vis d'un bruit
l'route
route)
Rw dB Indice d'affaiblissement acoustique pondéré
s m2 Surface
T S Période
T0 s Temps de réverbération de référence (0,5 s)
Tr s Temps de réverbération d'un local
V m/s Vitesse
V m3 Volume
w W Puissance acoustique
w0 W Puissance acoustique de référence (10~12 W)
Zc com plexe Impédance caractéristique de l'air (~ 400)
a Coefficient d'absorption d'un matériau
“m Coefficient d'absorption moyen
ap Facteur d'absorption acoustique pratique
Facteur d'absorption acoustique pondéré
AL dB Indice de réduction du niveau de bruit de choc
AL dB(A) Efficacité normalisée aux bruits de choc
ALW dB Réduction du niveau de bruit de choc pondéré
X m Longueur d'onde
P kg/m3 Masse volumique
T Facteur de transmission
1

iO T I G i S D i BASE

Par définition, l’acoustique est la science relative à l’étude d e la production, de la p r o ­


pagation et de la perception des sons. L ’acoustique de l’h abitat est une application
directe de cette définition. Son étude est particulièrem ent axée sur les problèm es liés à
l’influence de la construction dans ce dom aine.
En fait, il s ’agit de procurer à l’usager un m inim um de confort à savoir :
- le protéger des bruits indésirables (voisinage, bruits extérieurs, etc.) ;
- lui fou rn ir une qualité d ’écoute des sons utiles (conversations, chaîne hi-fi, etc.).
La réponse à ces exigences est apportée respectivement p a r l’étude de :
- l’isolation acoustique ;
- la correction acoustique.
Le succès d e cette entreprise dépend évidetnment des perform ances de la réalisation,
m ais aussi de l’appréciation subjective de l’usager.
La tâche est donc particulièrem ent délicate, car elle touche des dom aines aussi variés
que :
- la physique, p ou r tout ce qui concerne la production et la propagation des sons ;
- la physiologie et la psychoacoustique, p ou r la perception de ces sons.

1.1 Nature vib rato ire du son


1.2 Propagation du son
1.3 C élérité du son
1.4 Pression acoustique
1.5 N iveau de pression (en dB)
1.6 M ouvem ents vib rato ires
NOTIONS DE BASE |
NOTIONS DE BASE

1.1 Mature v ib rato ire du son Position initiale (repos)


Corps vibrant I— Milieu matériel

Lorsqu’un diapason reçoit une légère impulsion, il provoque, chez un


individu, l’éveil d’une sensation sonore. De toute évidence, cette sensa­ Déplacement vers l'avant
tion est déclenchée par la mise en vibration du diapason puisqu’elle -Zone comprimée
disparaît dès que ses branches sont immobilisées. {
L’expérience peut être effectuée avec divers instruments ou objets sus­
ceptibles de vibrer, ce qui permet d’affirmer qu’un son est produit par
un corps animé d’un mouvement vibratoire.
Déplacement vers l'arrière
Le corps vibrant est appelé « source sonore ». Il est généralement solide, Zone dilatée
mais peut être gazeux comme par exemple l’air contenu dans les tuyaux
sonores.
Les caractéristiques du mouvement vibratoire sont primordiales, car
elles déterminent les particularités de la sensation sonore engendrée. Ces Vibration entretenue
caractéristiques sont pour l’essentiel :
- l’amplitude du mouvement ;
- la nature du mouvement ;
- la fréquence de la vibration.
Les sensations correspondantes sont respectivement : Propagation des zones comprimées et dilatées
- l’intensité sonore, caractéristique qui permet de distinguer un son
faible d’un son fort ; Fig. 1.1 - Formation d'une onde acoustique.
- l e timbre, caractéristique qui permet de distinguer un son pur d’un
son composé ;
- l a hauteur tonale, caractéristique qui permet de distinguer un son
grave d’un son aigu. La propagation de l’onde acoustique correspond en fait à un déplace­
ment longitudinal des zones comprimées et dilatées et non à une
migration des molécules, celles-ci étant uniquement mises en vibration
autour de leurs positions respectives de repos.

1.2 Propagation du son Que ce soit dans l’air ou dans tout autre milieu matériel, la propagation
du mouvement vibratoire correspond à un transport d’énergie. Au cours
de cette propagation, une fraction plus ou moins importante de cette
énergie est dissipée sous forme de chaleur, entraînant ainsi une baisse
progressive de l’amplitude de la vibration.
Un son étant produit par un mouvement vibratoire, sa transmission est
La perception d’une onde sonore est donc de plus en plus faible lorsque
due à la propagation de ce mouvement dans le milieu matériel présent
entre la source et l’oreille de l’auditeur. la distance séparant l’auditeur de la source augmente.
Le milieu matériel est généralement l’air ambiant, mais il peut être de
tout autre nature, notamment liquide (eau). En l’absence de milieu
matériel, par conséquent dans le vide, la propagation du mouvement 1.3 Célérité du son
vibratoire est impossible, la transmission du son est donc nulle.
La propagation du mouvement vibratoire dans le milieu matériel prend
naissance à proximité du corps vibrant par contact mutuel. Les molécules
L’observation d’un orage m ontre qu’il s écoule un laps de temps
du milieu matériel, contiguës à la source, sont alternativement comprimées
entre l’apparition d’un éclair et la perception du tonnerre qui
et dilatées donnant ainsi naissance à une onde acoustique (fig. 1.1).

13
12
P i NOTIONS DE BASE NOTIONS DE BASE
J

l’accompagne, laps de temps d’autant plus grand que le phénom ène En acoustique architecturale, il est évidemment nécessaire d’évaluer les
est éloigné. niveaux sonores. Cette opération ne peut être effectuée que par des
L’étude expérimentale permet d’établir que, dans un milieu matériel relevés de pression. Pour ce faire, les divers appareils de mesure (sono­
donné, l’espace de temps nécessaire à la transmission d’une onde sonore mètres, analyseurs, etc.) sont équipés d’un capteur microphonique
d’un point à un autre est directement proportionnel à la distance sépa­ délivrant un signal électrique proportionnel à la variation de la pression
rant ces deux points. La vitesse de propagation ou célérité d’une onde (pression acoustique).
acoustique dans un milieu matériel donné est donc constante.
Dans l’air, la vitesse de propagation d’une onde sonore est d’environ
340 mètres par seconde.
1.5 Pineau de pression (en dB)

1.4 Pression acoustique


Le système auditif humain est capable d’apprécier la « force » d’un son
par l’intermédiaire d’une sensation de volume sonore, cette sensation
étant, selon la loi de Weber et Fechner, proportionnelle au logarithme
En l’absence de toute perturbation, un point de l’espace est soumis à la pres­ de la pression acoustique.
sion atmosphérique. Le passage d’une onde acoustique à proximité de ce Il est donc logique d’adopter, pour tout calcul ou tout relevé de mesure,
point met en vibration les molécules d’air environnantes, provoquant de ce une progression logarithmique de la pression acoustique, l’étendue utile
fait une variation instantanée de la pression atmosphérique (fig. 1.2). de cette échelle étant fixée par les valeurs de pression correspondant aux
limites physiologiques de la perception des sons.
Les limites physiologiques de la perception du volume sonore sont :
- le seuil d’audibilité (limite inférieure) ;
- le seuil de la douleur (limite supérieure).
Les pressions acoustiques correspondantes sont (la source sonore
vibrant à 1 000 Hz) :
- environ 20 pPa, pour le seuil d’audibilité ;
- environ 20 Pa, pour le seuil de la douleur.
La notation peut encore être améliorée par la notion de niveau relatif
qui permet de ramener à 0 la limite inférieure d’une l’échelle. Pour ce
faire, la variable est comparée à une valeur de référence, soit :

N = log —
xRef

Lorsque la variable est égale à la valeur de référence, le niveau relatif est


Fig. 1.2 - Variation ponctuelle de la pression alors :
en un point de l'espace soumis à une onde acoustique.
N = log ^ - f = lo g l = 0
X Ref

En un point de l’espace soumis à une onde acoustique, la pression résul­


tante comprend donc : Il suffit donc de choisir comme valeur de référence la pression corres­
- une composante statique correspondant à la pression atmosphérique ; pondant au seuil d’audibilité, soit :
- une composante alternative générée par le passage de l’onde acoustique. p0 = 20 X 10~6 Pa
Pour « capter » l’onde sonore, l’oreille humaine est dotée d’une mem­ Le niveau relatif de pression est alors donné par la relation suivante :
brane (tympan) sensible exclusivement aux variations de pression, la
composante statique étant éliminée par un dispositif d’équilibrage
(trompe d’Eustache).

15
NOTIONS DE BASE NOTIONS DE BASE

Lp est exprimé en décibels (dB), le symbole L étant l’abréviation du


terme anglais « level », niveau.
La limite supérieure de l’échelle est :

Lp = 20 log ---- — - = 20 log 106 = 120 dB


20 X 10

L’échelle des niveaux de pression correspondant aux limites physiolo­


giques de la perception des sons s’étend donc de 0 à 120 dB.
Il est à noter
que le niveau de pression est déduit du niveau d’intensité
acoustique Lj (voir chapitre 4).

Lj = 10 log [Lj est exprimé en décibel (dB)]


if)

Pi
Sachant que I = p2/pc L[ = 10 log
Po
pc
2 Fig. 1 .3 - Lame d'acier animée d'un mouvement vibratoire.
Lj = 10 log 2- - 20 log —
Po Po

Soit : Lj — Lp — 20 log £
Po

1,6 Mouvements vibratoires

Un corps est animé d’un mouvement vibratoire lorsqu’il se déplace rapi­


dement autour de sa position de repos (fig. 1.3).

Fig. 1.4 - Exemple d'amplitude d'un mouvement vibratoire périodique


1 .6.1 M o uvem ent vib rato ire périodique en fonction du temps.

Un mouvement vibratoire est dit « périodique » lorsqu’il se répète iden­


tique à lui-même à des intervalles de temps successifs de même
durée T. L’intervalle T est appelé « période » du mouvement (fig. 1.4). L’amplitude du mouvement, d’un point du corps vibrant, caractérise le
Le nombre de périodes par unité de temps détermine la fréquence f du déplacement autour de sa position de repos.
mouvement. Le mouvement est dit « entretenu », lorsque l’amplitude du déplace­
Soit : f = i. ment reste indéfiniment constante grâce à un apport extérieur d’énergie.
T Le mouvement est dit « amorti », lorsque l’amplitude diminue progres­
(f : fréquence exprimée en hertz ; T : période exprimée en secondes.) sivement jusqu’à devenir nulle.

16
17
Q NOTIONS DE BASE
J NOTIONS DE BASE

1.6.2 M o uvem ent vib rato ire sin u so ïd al


L’ébranlement se propage le long de la corde. Les différents points de la
corde se déplacent perpendiculairement à la direction de la propagation.
Un mouvement vibratoire est dit «sinusoïdal», lorsque le déplacement
L’ébranlement est dit « transversal ».
d’un point du corps vibrant est régi par une fonction sinusoïdale du temps.
Y = m sin(05t + t)>)
(<j> : phase initiale.) ------------------------------------- ------------ t„
La pulsation du mouvement © est liée à la période T et à la fréquence f
par la relation :
2 7t
05 = — ou encore 05 = 2 ttf
^3

Soit un vecteur OM, de module m, tournant à vitesse angulaire 05 constante Fîg. 1.6 - Propagation d 'u n ébranlement transversal.
(fîg. 1.5).

L’étude expérimentale montre que :


- l’ébranlement se propage à vitesse constante V ;
- au passage de l’ébranlement, chacun des points de la corde prend un mou­
vement identique à celui initialement imprimé à l’extrémité de la corde ;
- le mouvement d’un point, situé à une distance x de l’origine, présente,
par rapport au mouvement initial, un retard x égal à x/V.

Ébranlement longitudinal
Les premières spires d’un ressort (fig. 1.7) sont comprimées puis aban­
données à elles-mêmes (q) ; les spires reprennent leur position initiale,
tandis que les spires voisines se rapprochent à leur tour et ainsi de
suite (t2). La compression se propage le long du ressort. En fait, le
passage de l’ébranlement correspond pour chacune des spires succes­
sives à un petit déplacement de même direction que la propagation.
Fug. 1.5 - Représentation de Fresnel d'un mouvement sinusoïdal.
L’ébranlement est dit « longitudinal ».

La projection Om de ce vecteur sur l’axe y a pour valeur algébrique à


un instant t : ^0

y = msintOt compression

Le mouvement de la projection de l ’extrémité du vecteur est sinusoïdal. f


ôi
^2
1.6.3 Éb ran lem en t
compression

Ébranlement transversal Fig. 1.7 - Propagation d'un ébranlement longitudinal.

L’extrémité d’une corde tendue (fîg. 1.6) est soumise à une rapide
impulsion (tQ), avec retour à la position initiale. La portion de corde
L’étude expérimentale montre que :
immédiatement voisine se déforme (t1; t2, t3) et reprend aussitôt sa posi­
- l’ébranlement se propage à vitesse constante V ;
tion d’origine pendant que la portion suivante se déforme à son tour et
ainsi de suite. - au passage de l’ébranlement, les spires du ressort subissent une
compression identique à celle initialement imprimée à son extrémité ;

19
NOTIONS DE BASE NOTIONS DE BASE
J

- la compression des spires situées à une distance x de l’origine s’effectue correspond au moment où l’amplitude du mouvement repasse par
avec un retard X égal à x/V, par rapport à la compression initiale. 0, etc.
Lorsque t = T, l’extrémité E de la corde aura donc décrit une sinusoïde
Déplacer la corde ou comprimer le ressort nécessite une dépense
complète et retrouvera sa position initiale. Le point X de la corde est
d’énergie. La propagation de l’ébranlement transversal ou longitudinal
correspond donc à un transport d’énergie. soumis au déplacement généré à t = 0. Cet ébranlement transversal se
propage le long de la corde conformément à ce qui a été décrit
L’étude expérimentale montre que :
précédemment.
- la vitesse de propagation ne dépend ni de la forme ni de l’amplitude
de l’ébranlement ;
- la vitesse de propagation dépend de la nature du support. 1 g.5 Onde progressive

Si à l’instant t = T, l’extrémité de la corde est à nouveau mise en mou­


1.6.4 Longueur d'onde vement par un ébranlement transversal, le processus précédent se répète
(fig. 1.9). Le nouvel ébranlement atteindra le point X avec le même
L extrémité E d’une corde est animée d’un mouvement transversal sinu­ retard T, soit à l’instant t = 2T.
soïdal de période T.
Sachant qu’un ébranlement transversal atteint un point x de la corde
t = 2T
avec un retard x = x/V, il est possible de déterminer la position du point
X correspondant à un retard T.
En effet, sachant que x = x/V, on a : x = Vx, soit : X = VT.
L ébranlement atteint donc le point X avec un retard T correspondant
Fig. 1.9 - Formation d'une onde progressive.
au temps pendant lequel 1 extrémité de la corde aura décrit une sinu­
soïde complète.
La distance séparant ce point X de l’extrémité est appelée « longueur Si l’extrémité de la corde est maintenue en mouvement, les ébranle­
d’onde » À. ments successifs se propagent d’une façon continue le long de celle-ci.
La corde étant déformée sur toute sa longueur, l’onde est dite
« progressive ».
t =o Il est à remarquer que les ébranlements longitudinaux et transversaux
étant régis par les mêmes lois de propagation, l’expérience sur les res­
t = T/4
sorts donne les mêmes résultats, la différence étant que la déformation
n’est pas directement visible.
t = T/2

1.6.6 Réflexion
t = 3T/4
Les expériences précédentes supposent que la corde ou le ressort sont
t =T de longueur infinie, cette supposition permettant d’occulter momenta­
nément l’influence de l’extrémité sur la propagation de 1 ébranlement.

Réflexion d'un ébranlement transversal


F’g. 1.8 - Propagation d'un mouvement sinusoïdal transversal.
Deux cas sont à étudier (fig. 1.10).
- L’extrémité est fixe : lorsque l’ébranlement atteint 1 extrémité fixe de
La figure 1.8 montre l’évolution de la déformation de la corde, pour dif­ la corde, il se réfléchit, garde sa forme, mais l’élongation change de sens.
férentes valeurs de t. - L’extrémité est libre : lorsque l’ébranlement atteint l’extrémité libre de
L instant t = 0 correspond à l’état initial de repos. la corde, il se réfléchit, garde sa forme, l’élongation ne change pas de
Au-delà de t = 0, l’extrémité E de la corde est animée d’un mouvement sens.
Dans les deux cas, la vitesse de propagation de 1 onde réfléchie reste
“ f ? US° ïdaL L’inStant 1 = T / 4 corresPond au moment où
amplitude du mouvement est à son maximum positif, l’instant t = T/2 constante et égale à la vitesse de l’ébranlement initial.

20
21
1 1 NOTIONS DE BASE
NOTIONS DE BASE

Dans les deux cas, la vitesse de propagation de l’onde réfléchie reste


Ébranlement constante et égale à la vitesse de l’ébranlement initial.

1.6.7 Com position de m ouvem ents vibratoires

Lorsqu’un ébranlement atteint la limite du milieu élastique (extrémité


Réflexion de la corde, extrémité du ressort, etc.), il se réfléchit. Si un nouvel ébran­
lement est généré, il se propage à son tour le long du milieu élastique
Extrémité fixe et va à la rencontre de l’ébranlement réfléchi précédent.
Extrémité libre
L’expérience montre qu’au moment du croisement des deux ébranle­
ments, la déformation résultante du milieu élastique est égale à la
f i 9 . 1.10 - d'un ébranlement transversal
a ©xtremite d une corde. somme géométrique des déformations incidentes et réfléchies (principe
de la superposition des petits mouvements).

Réflexion d'un ébranlem ent longitudinal


Deux cas sont à étudier (fig i n )

d“ te>“ " “ rond une compL t „ “ flécUe " “ “ P1™ tad-

ressort^il^^ré^échi^niririie P ™ * ™ * libre du
sion incidente, correspond une S t i o n î é S i e D’° Ù' ” “
^2

^3

t5
Réflexion

^6

Extrémité fixe Fig. 1.12 - Composition de deux ébranlements transversaux


Extrémité libre se propageant en sens contraires.

1.11 - ébranlement longitudinal


o i exfremite d un ressort.

23
NOTIONS DE BASE

Soit une corde soumise à la conjugaison d’un ébranlement transversal


incident et d’un ébranlement transversal réfléchi à intervalles réguliers
tj à t6 (fig. 1.12) : un point p de la corde subit une déformation égale à
la somme des déformations qu’il aurait subies sous les influences res­
pectives de l’ébranlement incident et de l’ébranlement réfléchi.
P = Pi + P2

1.6.8 Ondes stationnaires


;\
Tout comme pour un ébranlement simple, une onde progressive inci­
dente se réfléchit lorsqu’elle atteint l’extrémité du milieu élastique sur
lequel elle se propage.
L’onde incidente et l’onde réfléchie vont donc se croiser en permanence
tout le long du milieu élastique. Celui-ci est alors le siège d’ondes
stationnaires.
En effet, la perturbation due à la combinaison de l’onde incidente et de
l’onde réfléchie s’annule en une série de points appelés « noeuds » et
prend une valeur maximale en une autre série de points appelés
« ventres ». v
Un nœud correspond à la superposition de deux vibrations égales mais
de signes opposés.
Un ventre correspond à la superposition de deux vibrations égales et de
mêmes signes.
Nœuds et ventres alternent régulièrement, ont des positions fixes et Extrémité libre
Extrémité fixe
équidistantes. La distance qui sépare deux nœuds ou deux ventres
consécutifs correspond à la demi-longueur d’onde de l’onde pro­
gressive (X/ 2). Fig. 1.13 - Étude expérimentale de la formation
d'ondes stationnaires transversales.

Ondes stationnaires transversales


Un diapason dont la vibration est entretenue électriquement anime Un nœud d’élongation correspond donc à un ventre de déformation (et
l’extrémité d’un fil (fig. 1.13).
inversement).
Si l’autre extrémité du fil est fixe, elle correspond naturellement à un
nœud. À l’inverse, si l’autre extrémité est libre, elle correspond à un
Ondes stationnaires longitudinales
ventre.
Un diapason dont la vibration est entretenue électriquement anime
Selon les réglages de la fréquence du vibreur, de la longueur et de la
tension du fil, l’expérience peut mettre en évidence un ou plusieurs l’extrémité d’un ressort (fig. 1.14). rmend de
Si l’autre extrémité de ce ressort est fixe, ell = œ m s ^ ‘ ““
fuseaux. Un ralenti stroboscopique montre que le fil en vibration se
déplacement, les spires y sont immobtles. A l 'f
déforme continuellement. À l’exception des nœuds, tous les points est libre, elle correspond à un ventre de déplacement, les spires y son
vibrent à la fréquence de la source. Entre deux nœuds consécutifs, les
animées d’un mouvement vibratoire d’amplitude maxima .
points vibrent en phase (mouvement de même sens). Deux points situés
Un ralenti stroboscopique montre que le ressort en vibration se déformé
de part et d’autre d’un nœud vibrent en opposition de phase (mouve­
contfiiuellement. A féxception des nœuds, toutes
ment de sens opposé).
gitudinalement à lu fréquence de a / X e '^
Il en résulte qu’une petite portion de fil dont le centre est un ventre ne
se déforme pratiquement pas au cours de la vibration, alors que la défor­ Deux spdres S r S T e * e „ , eu oppositton
mation est maximale pour une petite portion dont le centre est un
de phase (mouvement de sens opposé).
nœud.

25
I] en résulte qu’au voisinage d’un ventre, l’écartement des spires ne varie
pratiquement pas. La tension du ressort reste donc constante. Alors
qu’au voisinage d un nœud, l’écartement des spires varie continuelle­
ment (alternance de compressions et de dilatations).
Un nœud de déplacement correspond donc à un ventre de tension (et
inversement). 2

BCBPTB© B J^ M PITIW E

Au passage d ’une onde sonore, les molécules d ’air sont mises en vibration provoquant
ainsi une variation instantanée de la pression atmosphérique.
Pour percevoir cette onde sonore, l’être humain est doté d ’un système capable de capter
ces variations de pression et de les transformer en influx nerveux.

2.1 Systèm e auditif


2.2 Sensations sonores
2.3 Sensation d'intensité
2.4 Sensation de hauteur tonale
Extrémité fixe Extrémité libre
2.5 Courbes de pondération

Fig. 1.14 - Étude expérimentale de la formation


d'ondes stationnaires longitudinales.

w
PERCEPTION AUDITIVE PERCEPTION AUDITIVE

2.1 Système au d itif

La perception d’une onde sonore est traduite par des sensations (hau­
teur tonale et intensité), mais aussi par une faculté de localisation
spatiale. Pour assurer cette aptitude, le système auditif est constitué de
deux ensembles identiques et symétriques. Il peut ainsi déceler les effets
liés à la différence de parcours que doit effectuer l’onde pour atteindre
successivement chaque oreille. Fig. 2.2 - Représentation schématique de l'oreille.

2 . 1.1 A natom ie de l'oreille

L oreille comprend trois parties assurant chacune une fonction précise


2/ 2 Processus de l'audition
(fig- 2.1) :
1. Les variations de pression atmosphérique sont captées par le tympan
—1 oreille externe capte les ondes sonores (pavillon, conduit, tympan) ;
et transmises à la cochlée par l’intermédiaire des osselets ;
—1 oreille moyenne assure l’adaptation des milieux (osselets, trompe
d’Eustache) ; 2. la fenêtre ovale est mise en vibration générant ainsi une onde qui se
—1 oreille interne transforme les déplacements en influx nerveux propage dans le milieu aqueux de la rampe vestibulaire ;
(cochlée, nerf auditif). 3. l’ébranlement provoque la déformation de la rampe cochléaire,
L’oreille interne comprend également un ensemble assurant les fonc­ l’amplitude de l’altération présente un maximum dont l’emplace­
tions de l’équilibre (canaux semi-circulaires). ment le long de la rampe est déterminé par les caractéristiques de la
L’anatomie du système auditif est complexe. Pour en faciliter l’étude, il vibration (amplitude et fréquence) ;
faut faire appel à une représentation schématique (fig. 2.2), ce qui 4. les cellules sensibles situées à l’aplomb détectent les mouvements et
permet de montrer les différents éléments en plan, la cochlée étant vir­ les transforment en influx nerveux.
tuellement déroulée. La trompe d’Eustache assure l’équilibre statique du tympan. L’ampli­
tude de la vibration transmise à la fenêtre ovale est contrôlée par un
système de muscles tenseurs reliés à la chaîne des osselets. Lorsque
Marteau Enclume Nerf auditif l’intensité de Fonde sonore est élevée, les muscles se tendent, ce qui a
\ 1
pour effet de limiter le déplacement de la fenêtre et, par conséquent, les
déformations de la rampe cochléaire.

2.2 Sensations sonores

Une onde sonore est caractérisée par un certain nombre de grandeurs


physiques telles que pression, fréquence, spectre.
Un auditeur perçoit cette onde par l’intermédiaire de sensations correspon­
dantes, dénommées respectivement « intensité », « hauteur », « timbre ».
L’évaluation de ces sensations est particulièrement délicate, car elle ne
peut se faire qu’à partir des appréciations subjectives formulées par
Fig. 2.1 - Vue en coupe de l'oreille humaine. l’intéressé.

28 29
PERCEPTION AUDITIVE
AUDITIVE
J

Pour obtenir plus de précision, il faudrait pouvoir quantifier les diffé­ Sensation d'intensité
rentes sensations perçues par l’auditeur. Plusieurs anatomistes
physiologistes ont tenté cette démarche. Leurs travaux ont abouti à
l’énoncé de théories contradictoires. Néanmoins, les lois ou les relations
qui en découlent sont à la base des méthodes d’investigation utilisées à L’amplitude de la pression exercée par une onde acoustique est perçue
ce jour.
par une sensation d’intensité sonore « plus ou moins forte ».
Il existe donc un lien étroit entre la cause (physique) et l’effet (psy­
chique). Par conséquent, pour quantifier cette sensation, il est possible
2.2.1 Loi du seuil différentiel (seuil de Weber)
de définir une échelle représentative déduite par transposition de la
grandeur physique, celle-ci étant facilement mesurable.
Ernest Heinrich Weber (1795-1878) établit la loi du seuil différentiel
selon laquelle il y a un rapport constant entre l’intensité de l’excitant Il faut, dans un premier temps, définir les limites de cette échelle. L’apti­
initial et la variation minimale qu’il faut lui faire subir pour que la dif­ tude du système auditif humain vis-à-vis des variations de pression est
férence soit ressentie. limitée par le seuil d’audibilité (plus petite valeur décelable) et par le
Çrut • AI seuil de la douleur (limite supérieure supportable).
DÜ11: • — = constante La pression acoustique correspondant à ces limites passe respectivement
de 0,000 02 à 20 pascals, la fréquence de Fonde sinusoïdale étant fixée
Autrement dit, pour qu une sensation sonore progresse par paliers AS
constants, la variation du niveau d’excitation AI nécessaire doit être de à 1 000 Hz.
Les limites de l’échelle physique sont maintenant connues, il reste donc
plus en plus élevée et est telle que le rapport AI/I reste constant.
à définir le type de graduation. Une notation linéaire semble peu
Soit: AS = K y adaptée. En effet, l’amplitude relative de la variation est considérable
(1 million), ce qui suppose un nombre élevé d’échelons pour la repré­
Il faut remarquer que la variation minimale perceptible de la sensation senter. L’utilisation des logarithmes permet de réduire ce nombre, mais
est un cas particulier de la relation établie par Weber. L’étude expéri­ aussi d’être en accord avec la loi de Weber et Fechner.
mentale montre que ce seuil correspond à une variation de l’excitation Cependant le calcul direct du logarithme des pressions, correspondant
égale à : aux limites de l’échelle, n’est pas explicite ( - 4,7 pour le log 0,000 02 et
- environ 20 % pour l’intensité sonore ; de 1,3 pour le log 20).
—environ 3 %o pour la fréquence. L’introduction de la notion de niveaux relatifs permet de clarifier les
résultats. Elle consiste à définir une grandeur de référence et à calculer
le logarithme du rapport (valeur/référence).
2,2.2 Loi de Fechner
, . . T i valeur
Soit L le niveau relatif : L = io§ référen“
Gustav Theodor Fechner (1801-1887) crut pouvoir établir la formule
exacte de la relation entre la sensation et l’excitant, loi selon laquelle la Lorsque la valeur correspond à la limite inférieure, L devient égal à :
sensation varie comme le logarithme népérien de l’excitant.
référence
L = log = log 1 = 0
Soit : S = k Log - référence
Io La limite inférieure, exprimée en niveau relatif, est donc ramenée à 0.
Cette relation confirme la loi de variation du seuil différentiel de Weber En généralisant cette méthode, la correspondance des différentes
(AI/I = constante), puisqu’elle correspond à son intégration mathé­ échelles devient alors évidente.
matique.
Soit Lj le niveau d’intensité acoustique (physique) : L: = log -

2.2.3 Théorie de Stevens Lj est exprimé en bel (unité sans dimension). Le sous-multiple, décibel
(dB), est plus adapté aux niveaux de pression concernés par le système
Stanley Smith Stevens a établi en 1956 une théorie basée sur l’apprécia- auditif. Soit : j
tion quantitative directe de l’intensité de la stimulation. Elle est donc Lj = 10 log y
opposée à celles exposées par Weber et Fechner. i0 2
Stevens proposa notamment des échelles de sensation d’intensité (sone) La pression acoustique est déduite de l’intensité par la relation : I = jy
et de hauteur tonale (mel).

31
PERCEPTION AUDITIVE
PERCEPTION AUDITIVE

Autrement dit, pour que la sensation d’intensité reste constante sur


Lj est donc égal à : l’étendue des fréquences, il faut modifier en conséquence la pression
= 10 log BS = 10 iog P.
acoustique de l’onde excitatrice.
P£ Po
pc En 1933, Fletcher et Munson établirent un réseau de courbes isosoniques
indiquant les variations, en fonction de la fréquence, du niveau de pression
Soit
Li = 20 log £- = L de l’onde excitatrice donnant une sensation d’intensité sonore constante.
Po
Chaque courbe traduit une intensité physiologique constante exprimée
" e X tT b m fére” Ce K ' P"’ de “ P ™ « « p o n d ™ au en phone, la valeur étant égale à celle fixée par l’échelle de sensation
d’intensité à 1 000 Hz.
Ce réseau de courbes a été affiné par Robinson et Dadson, puis
!» ik f;pre‘ s* m Lp s° ” ' d™ c ° dB «
normalisé.
l'échelle de sensation d'intensité (à 1 < •***,
L’examen de ce réseau montre (fig. 2.3) que la sensibilité du système
auditif est particulièrement élevée à 4 000 Hz et relativement faible pour
2.3,1 Courbes isosoniques les fréquences graves, cela d’autant plus que le niveau sonore est bas.

d ’r m ité a 2. 3.2 Sonie relative


et. notamment, de sa « n o n d L I r î° é ? f r “q u t t f e ï ï eS5US ^ P' r“ ption
L’échelle de sensation d’intensité est graduée en dB pour des raisons de

ctfd';SSSLS^X^Ztrt “
maintenant constant le niveau dépression Op p J UF’ m1° ntre
d'“ M
commodité, toutefois il se trouve que le caractère logarithmique de cette
notation traduit exactement la loi de Weber et Fechner.
L’évaluation en dB est donc « techniquement » correcte, mais elle ne
d'intensité engendrée varie en fonction de la fréquenc” 1*” ' S*“ Sa,i° n
permet pas d’effectuer des comparaisons subjectives directes. Par
exemple, comment exprimer à l’aide de dB ou de phones le fait qu’un
son soit perçu deux fois plus fort qu’un autre ?
Stanley Smith Stevens a proposé une formule permettant de calculer, à
partir du nombre de phones, une sonie basée sur un doublement de
sensation.
La relation exprimant la sonie est :
P -40
S = 2 10
(S est exprimé en sones ; P correspond au niveau en phones.)

TABLEAU 2.1 - SONIE (EN SONES) CORRESPONDANT


À DES NIVEAUX ISOSONIQUES DE 20 À 60 PHONES

Niveaux (en phones) 20 30 40 50 60

Valeurs de S 0,25 0,5 1 2 4

Un doublement de la sensation subjective exprimée en phones corres­


pond donc à une augmentation du niveau isosonique égale à 10 phones
(tableau 2.1).

23 ' *ens<rtîon 4 - I ^ U
p e r c e p t io n a u d it iv e

PERCEPTION AUDITIVE

L’introduction de
2.4 Sensation de hauteur tonale
— communes e, pat

conséquent répétitives. . u est de la


L’intervalle comprts entre les hauteurs tonales H, e, H,
La fréquence de vibration d’une onde acoustique est perçue par une sen
sation de hauteur plus ou moins élevée. Il existe donc un lien étroit entre forme :
la cause (physique) et l’effet (psychique).
L’application de la loi de Weber et Fechner montre que lorsque la fré H2- Hj = klo§ b | "klOS»fo
quence de l’onde croît, il faut, pour que la sensation progresse par
échelons constants, que la variation Af soit de plus en plus élevée et telL.
que le rapport Af/f reste constant.
Cette loi est vérifiée sur une plage restreinte de fréquences (200 Hz à
4 000 Hz). L’appréciation de la hauteur est quelque peu perturbée par = k (logbfi - logbfi - l°gbfi + loBbfo)
le niveau acoustique, le spectre, et la durée de Fonde excitatrice. Bien
que non négligeables ces dérives sont, en règle générale, ignorées compte = k (logbfi _ logtTi)
tenu de leur complexité.

Soit : H,-H, =kl og„|


2.4.1 Échelle de hauteur

Pour quantifier la sensation de hauteur tonale, il faut définir une échelle c o V r S o X 0.” " '’a r c o ^ ta d e ’ d ifféren t de
représentative déduite de la grandeur physique d’excitation autrement
dit, la fréquence.
Les musiciens ont depuis fort longtemps établi des règles de répartition
des « notes ». Le regroupement en système de gammes existe depuis
l’Antiquité. Depuis le milieu du XVIIIe siècle, la gamme tempérée d i
tt _ tj = log2r = ~ 1
J. S. Bach s’est imposée en musique occidentale. Soit : 6 fi
L’échelle de hauteur employée en acoustique utilise le concept d’inter
valle, hérité de notre culture musicale. Cette notion peut prêter à
confusion, car elle exprime un écart, une distance.
La relation existant entre la fréquence de Fonde excitatrice et la sensa­ de J. S. Bach. , , 1lp Ap hauteur adaptée à l’acoustique
Les critères de définition d une e<fi s>agjt de faire en sorte que
tion de hauteur est définie par la loi de Weber. D’après celle-ci, pour
architecturale sont tiennent compte de la spécificité
que la sensation de hauteur progresse par paliers AH constants, la varia­
tion de fréquence Af nécessaire doit être de plus en plus grande, et telle les procédures de calcul, ou perception de hauteur,
du système auditif, notamment de la percep ^ ,
que le rapport Af/f reste constant. Soit :
En fait, il faut une échelle de fréquence o n t ^ “ intervalle permet de
AH fions reflète la sensation de hauteur. La no
réaliser cette synthèse. Avisée en un certain nombre
L’application de la loi de Weber et Fechner permet de définir une I a plage de fréquences audibles est ° nc ^ fréquence de réfé-
hauteur tonale absolue H. d’intervalles appelés plus gener^ ^ [ différents intervalles est fixee
rence à partir de laquelle sont calcules les
Soit : H = k log r
b In à 1 000 Hz.
Chaque bande est caractérisée par :
(f0 correspond à la plus petite fréquence audible.)
- l a fréquence basse fb ;
À partir de cette formule, il serait alors possible d’établir une échelle de - la fréquence médiane fm ;
hauteur absolue, mais son utilisation serait inexploitable, compte tenu
—la fréquence haute fh.
du nombre infini de sons perceptibles.
PERCEPTION AUDITIVE

Pour simplifier l’écriture, une bande est repérée par sa fréquence


T A R I F A IT 2 .2 - FRÉQUENCES MÉDIANES NORMALISÉES
médiane fm. Celle-ci est telle que les intervalles fb-frn et fm-fh sont
égaux. Fréquences médianes fm (Hz) Fréquences médianes fm (Hz) Appellations courantes relatives à ces
Bandes d’octave Bandes 1/3 d’octave fréquences
fm
Soit : S = l»g2 a 16
16
20
D’où fb _ fm 25
fm a 31,5 31,5
40
Par suite : fm = 7 a x a 50
63 63
Les bandes d’octave sont évidemment des multiples ou sous-multiples 80
de 1 000 Hz. 100 Graves
Connaissant la fréquence médiane fm d’une bande d’octave, il est pos­ 125 125
sible de calculer les fréquences limites a et a . 160
200
En effet, la bande d’octave est telle que : a = 2 fb 250 250
315
: fm = 7 a X fh
400 Médiums
D’où : a = îm jl 500 500
630
n fm 800
a = —
1 000 1000
72
1250
Les bandes de tiers d octave sont utilisées lorsque la précision est néces­ 1 600 Aigus
saire. Le rapport des fréquences a / a se déduit de la relation : 2 000 2 000
2 500
1 3 150
3 4 000 4 000
5 000
D ’où | = 7 2 = 1,26 6 300
8 000 8 000
Connaissant la fréquence médiane fm d’une bande de tiers d’octave, il 10 000
12 500
est possible de calculer les fréquences limites a et a .
| 16 000 16 000
En effet, la bande de tiers d’octave est telle que : a = l/l a

° r: fm = 7 a x a

D’où : a = 7 2 fm 2.5 Courbes de pondération


fb = Ê ï
72
Les fréquences médianes normalisées couvrent une plage allant de 16 à L’intensité acoustique d’une onde ne peut être évaluée que par l’inter­
16 000 hertz (tableau 2.2). En acoustique du bâtiment, l’étendue est médiaire d’une mesure de pression. Celle-ci est effectuée à 1 aide d un
généralement limitée aux bandes comprises entre 100 et 5 000 hertz. Ces sonomètre, dispositif comprenant un microphone de précision et un
bandes sont parfois regroupées sous les appellations : « graves », voltmètre spécialisé.
« médiums », « aigus ». Le système de détection de cet appareil réagit avec exactitude quelle que
soit la forme de l’onde. Il est donc capable d’analyser « globalement »
des sons complexes.
En adjoignant un filtre adéquat au sonomètre, il est alors possible de
simuler la non-linéarité fréquentielle du système auditif humain et, par
suite, d’obtenir une mesure représentative de la sensation sonore.

37
PERCEPTION AUDITIVE
AUDITIVE

A1(ABC) correspond à l’affaiblissement apporté par le filtre de pondération


Le filtre est déterminé à partir des caractéristiques du réseau de courbes
A, B ou C pour la bande de tiers d’octave i considérée
isosoniques. Comme les tracés diffèrent d’un niveau à l’autre, il faudrait
L’indice i associé à chaque terme (Lpi(ABc)> LPi> Aha/b/c)) rappelle que le
théoriquement définir autant de filtres qu’il y a de courbes. En fait, le
calcul est effectué sur une bande donnée et que la valeur numérique de
nombre a été limité par le choix des niveaux 40, 70 et 100 phones, aux­
chacun de ces termes est spécifique à cette bande.
quels correspondent respectivement les filtres A, B et C (fig. 2.4).

RATION A, B ET C
~tart RAU 2.3 - AFFAIBLISSEMENT RELATIF DES FILTRES DE PONDE
Courbe B (dB) Courbe C (dB)
Fréquence (Hz) Courbe A (dB)
-28,5 -8 ,5
16 -5 6 ,7
-24,2 -6 ,2
20 -5 0 ,5
-2 0 ,4 -4 ,4
25 -4 4 ,7
- 17,1 -3 ,0
31,5 -3 9 ,4
-14,2 -2 ,0
40 -3 4 ,6
-11,6 - 1,3
50 -3 0 ,2
-9 ,3 -0 ,8
63 -2 6 ,2
-7 ,4 -0 ,5
80 -2 2 ,5
-5 ,6 -0 ,3
100 - 19,1
-4 ,2 -0 ,2
125 - 16,1
-3 ,0 -0 ,1
160 -1 3 ,4
-2 ,0 0
200 - 10,9
-1 ,3 0
250 -8 ,6
-0 ,8 0
315 -6 ,6
-0 ,5 0
400 -4 ,8
-0 ,3 0
500 -3 ,2
-0 ,1 0
630 -1 ,9 0
-0 ,8 0
800 0
0 0
1 000 0
+ 0,6 0
1 250 -0 ,1
-1 1,0 0
1 600 -0 ,2
+ 1,2 -0 ,1
2 000 -0 ,3
+ 1,3 -0 ,2
2 500 -0 ,5
Fig. 2.4 - Courbes de pondération normalisées. + 1,2 -0 ,4
3 150 -0 ,8
A 1,0 -0 ,7
4 000 -1 ,3
+ 0,5 -1 ,2
5 000 -2 ,0
Lors d’une mesure, le choix du filtre dépend du niveau d’intensité global -0 ,1 -1 ,9
6 300 -3 ,0
- 1,1 -2 ,9
de Fonde incidente : 8 000
-4 ,3 -4 ,4
10 000 -2 ,5
- A pour les niveaux faibles (0 à 55 dB) ; -6 ,1 -6 ,2
12 500 -4 ,3
-8 ,4 | -8 ,5
- B pour les niveaux moyens (55 à 85 dB) ; 16 000 - 6,6
- C pour les niveaux forts (> à 85 dB).
En pratique, les mesures pondérées sont effectuées avec le filtre de pon­
En acoustique du bâtiment, la pondération des
dération A, quelque soit le niveau, ce qui est pour le moins contestable. principalement basée sur la courbe A. Cette simplification par
La valeur est exprimée en dB(A). le fait que l’amplitude des niveaux de pression transmis est generalemen
Le filtre de pondération D est utilisé pour l’évaluation de la gène sonore
causée par les aéronefs. L e tb le a » 2.4 donne les valeurs normalisées de
Connaissant le niveau linéaire de pression par bande de tiers d’octave apporté par le fritte de pondération A P
d’octave recouvrant la plage de fréquences 10
d’une onde, il est possible de calculer le niveau pondéré à l’aide des
valeurs indiquées par le tableau 2.3.
Pour chaque bande i, le niveau de pression pondéré A, B ou C est déduit
du niveau de pression linéaire par la relation :

LPi(ABC) ~ bp; + Ai(ABC)

39
PERCEPTION AUDITIVE

TABLEAU 2.4 - AFFAIBLISSE


MENT RELATIF NORMALISÉ DU FILTRE DE PONDÉRATION A

Fréquences médianes Affaiblissement relatif Affaiblissement relatif


fm (Hz) p ar bande 1/3 d'octave p ar bande d'octave
A (dB) A (dB)
100
125
160
-19,1
-16,1
-1 3 ,4
- 16,0
3
200 -1 0 ,9
250 -8 ,6
315 -8 ,5
-6 ,6
400 -4 ,8
500 -3 ,2
630 -3 ,0
- 1,9
800 -0 ,8 SOURCES SOMORES
1 000 0
1 250 0
+ 0,6
1 600 + 1,0
2 000 + 1,2
2 500 + 1,0
+ 1,3 Par définition, une source sonore est une source acoustique qui, p ar vibration, m et en
3 150 + 1,2
4 000 mouvement l’air situé dans son voisinage.
+ 1,0 + 1,0
5 000 + 0,5
------------------------------------- ---------------

3.1 Puissance et intensité acoustique


3.2 Source ponctuelle
3.3 Directivité
3.4 Source linéaire
3.5 Source idéale plane
3.6 Spectre de l'onde sonore

40
41
SO U RCES SO N O RES

j j SO U RCES SO N O RES

3,1 P u issa n ce et in ten sité acoustique g®nrce ^ a c tu e lle

Une source acoustique est dite « ponctuelle » lorsqu’elle est de dimen­


L’énergie nécessaire à la mise en mouvement des molécules d’air est évi­
sion infiniment petite. . , ,.
demment délivrée par la source, qui peut donc être caractérisée par sa Les vibrations émises par cette source se propagent dans toutes les direc­
puissance W, celle-ci représentant la quantité d’énergie libérée par unité tions de l’espace et forment, si elles sont entretenues, une onde
de temps.
progressive sphérique.
L’énergie libérée par la source étant dispersée dans l’espace, un
élément quelconque de celui-ci n ’en reçoit qu’une infime partie.
Pour l’évaluer, il faut faire appel à la notion de flux, qui consiste à
comptabiliser, par unité de temps, la quantité d’énergie traversant un
élément de surface S placé perpendiculairement à la trajectoire de
l’onde (fïg. 3.1).

Onde progressive Surface S

Source de puissance W —►
Flux
JJJJ

Distance d
Fig. 3 .2 - Dispersion de l'énergie libérée par une source ponctuelle.
Fig. 3.1 - Norton de flux d'énergie.

Le flux est appelé « intensité acoustique I » et est donné par la La surface traversée par le flux étant sphérique, l’intensité acoustique est
relation : à une distance d :
W _w w _ w
I = — (watt par m2)
O 1 S 4ttr2 4rcd2
En conclusion, une source acoustique est caractérisée par sa puissance (Le rayon r de la sphère étant alors égal à d.)
W, l’effet qu’elle génère sur un élément distant de l’espace est appelé La puissance de la source étant constante, l’intensité acoustique I décroît
intensité acoustique I. avec l’éloignement (fig. 3.2).
Pour être en accord avec la loi de Weber et Fechner, la puissance d’une W
En effet, l’intensité à une distance d de la source est égale a : ld ^
source et l’intensité acoustique générée sont exprimées sous forme de
niveaux relatifs logarithmiques.
et l’intensité à une distance double 2d est égale à .
W
Soit: Lw = 10 log — W _ W
Wo
Izd “ 4tc(2d)2 \6%d2
(W0: puissance de référence égale à 1 0 '12 W)
Le rayon de la sphère ayant doublé, la
Et : L[ = 10 log p- multipliée par 4, l’intensité acoustique correspondante
lo
par 4.
(I0: intensité acoustique de référence égale à 1 0 '12 W/m2) I_d
W 0 et I0 sont extrapolés de la pression de référence p0 correspondant au Soit : I 2d 4
seuil d’audibilité.

43
«
SOURCES SONORES
SOURCES SONORES
J

La variation du niveau d’intensité LId - LI2d est donc pour cet exemple :

LId - LI2d = 10 logId- 10 logl0 - 10 logI2d + 10 logl0

= 10 logId- 10 logI2d
W W
= 10 log ----- - - 10 log
47td 167td2

= 10 log W - 10 log 47td2- 10 log W + 10 log lôttd2

= 10 log 16îtd2- 10 log 47td2

= 10 log 16 + 10 log Ttd2- 10 log 4-10 log 7td2

= 10 log 16 - 10 log 4 = 10 log = 10 log 4 Fig. 3.3 - Directivité d'une source ponctuelle
placée à proximité d'un plan réfléchissant.
= 6dB
En conclusion, chaque fois que la distance à la source est doublée, le
niveau d’intensité acoustique diminue de 6 dB.

.3.2 Indice de directivité


3.3 Directivité Les niveaux d’intensité et de pression acoustique étant exprimés en dB, il
est logique de traduire le coefficient de directivité dans le même système.
I
ID = 10 log
En pratique le rayonnement des sources acoustiques n’est pas unifor­ fret

mément réparti. ID = 10 log 2


Dans l’exemple précédent :
En effet, les caractéristiques physiques et la nature de la source font que
l’énergie est en général canalisée dans des directions privilégiées. Soit : ID = 3 dB

3.3.1 Coefficient de directivité


3.3.3 Diagramme de directivité
Évaluer le coefficient de directivité d’une source sonore consiste à L’élaboration du diagramme de directivité d’une source sonore consiste
comparer, pour une direction donnée, l’intensité acoustique qu’elle à représenter sur un graphique circulaire les fluctuations de 1 indice e
développe à celle qui serait développée par une source ponctuelle de directivité pour une fréquence donnée.
même puissance.
En fait, pour être complet, il faut deux graphiques circulaires :
- l e premier représentant les fluctuations dans le plan horizontal (tig. J. ) ,
_ le deuxième représentant les fluctuations dans le plan vertical.
Dans la figure 3.3, la source étant placée sur un plan réfléchissant, toute
l’énergie rayonne dans un seul hémisphère, d’où Q = 2.
I SOURCES SONORES
SOURCES SONORES

En effet, pour une petite portion l de la source linéaire, l’intensité à une


distance d est égale à : Id = W/7td/
et l’intensité à une distance 2d est égale à : I2d = W/n2d/
La variation du niveau d’intensité est donc égale à :
90° W W
Lu - LI2d = 10 l o g ------- 10 l o g -------
8 ndl 8 7t2d/
= 10 log 7i2d/ - 10 log n dl
n 2dê
= 10 log
ndl
= 10 log 2
Fig. 3.4 - Exemple de diagramme de directivité = 3 dB
dans le plan horizontal d'un haut-parleur.
En conclusion, chaque fois que la distance à la source est doublée, le
niveau d’intensité acoustique diminue de 3 dB.

3.4 Source linéaire


5.5 Source idéale plane

Le trafic autoroutier est l’exemple type de source linéaire . Pour un trafic


continu, le bruit se propage selon un système d’ondes cylindriques. À une très grande distance d de sa source, observée sur une petite
portion Sd de son parcours, une onde progressive sphérique est assimi­
La Plî!sf nce de Ia s° urce étant constante, l’intensité acoustique I décroît
avec 1 eloignement (fig. 3.5). 4 t'roiT lable à une onde progressive plane (en pratique d > 5 X).
Cette approximation permet l’établissement des relations existant entre
les grandeurs physiques telles que pression, vitesse des molécules de l’air,
densité de l’air, célérité de propagation de l’onde.
Un cône élémentaire a intercepte sur la sphère de rayon d la surface S
puis sur la sphère de rayon d + Sd la surface S' (fig. 3.6).
Sachant que Sd est très petit devant d, la surface S’ est approximative­
ment égale à S.
La variation d’intensité acoustique est donc négligeable.
L’intensité acoustique générée par une source idéale plane est donc
théoriquement constante.

Source

Source

d Sd

Fig. 3.5 - Dispersion de l'énergie libérée


pQr une source linéaire. Fig. 3.6 - Propagation de l'énergie libérée par une source idéale plane.

47
! SOURCES SONORES
SOURCES SONORES

3.6 Spectre de l'onde sonore

L analyse spectrale d une onde acoustique consiste à évaluer la réparti


ùon de son energie en fonction de la fréquence. Les résultats sont nnrt
sur un graphique (fig. 3.7), l’axe des x représente la fréquence l’éche fe

S m,,"e ; i w des >■représ“ K k >4t s :

Fig. 3.9 - Densité spectrale d'une onde sonore sinusoïdale.

3.6.2 Son composé

Le son produit par une vibration périodique complexe est dit


« composé ». En effet, une vibration périodique complexe est équiva­
lente à la somme de plusieurs vibrations sinusoïdales harmoniques donc
de fréquence f 2f, 3f, etc. (loi de Fourier). La fréquence prédominante
est appelée « fondamentale », les autres fréquences sont les harmoniques
(fig. 3.10 et 3.11).
Fig. 3.7 - Quadrillage semi-logarithmique.

3.6.1 Son pur

eLs“ d™ Z ’f l ’L r * at,0n Si” “ SOlda,e de fré<l“ “ “ / constante


P . L energie est concentrée sur une raie (fig. 3.8 et 3.9)

Fig. 3.10 - Représentation temporelle de l'amplitude


d'une onde sonore composée.

Fig. 3.8 - Représentation temporelle de l'amplitude


a une onde sonore sinusoïdale.

49
SOURCES SONORES

g SO U RCES SO NORES

Id B

Fig. 3 .1 2 - Analyse spectrale à Af constant d'un bruit blanc.


Fig. 3.11 - Densité spectrale d'une onde sonore composée.

3.6.3 B ru it b lan c

Le bruit blanc est un mélange complexe et sans harmonie d’une infinité


de sons. L’énergie est uniformément répartie sur toute l’étendue des fré­
quences audibles.
Le spectre comprend donc une infinité de raies ; par souci de clarté, il
est représenté par la ligne joignant le sommet de toutes ces raies.
Le nombre de raies étant infini, l’analyse spectrale n’est pas directement
réalisable. Toutefois, la mesure de l’énergie par bande de fréquences
donne un résultat acceptable. f
Pour ce faire, la plage de fréquences audibles est découpée en un certain
nombre de bandes. L’appareillage de mesure est donc doté d’un filtre Fig. 3.13 - Analyse spectrale à Af/fm constant d'un bruit blanc.

réglable caractérisé par :


- la fréquence médiane fm;
- la largeur de bande Àf.
L’analyse peut être faite à Àf constant. Dans ces conditions, chaque
Dans le cas d’une analyse à Af/fmconstant, l’énergie contenue dans deux
bande de fréquence a la même importance, ce qui, d’un point de vue
bandes d’octave successifs est dans un rapport 2, ce qui correspond a
acoustique physiologique, n ’est pas satisfaisant.
une augmentation de 3 dB du niveau d’intensite acoustique.
Pour cette raison, l’analyse se fait généralement à Af/fmconstant, ce qui
correspond mieux à la perception de la hauteur tonale. Le filtre est donc
successivement calé sur les bandes d’octave ou de tiers d’octave norma­
lisées. Dans ces conditions la quantité d’énergie décelée dans chaque B ru it rose
3.6.4
bande augmente progressivement
Le bruit rose est un mélange complexe et sans barmome cTune mfinMé
Les deux graphiques ci-après (fig. 3.12 et 3.13) représentent le niveau
4e sons L’énereie est répartie sur toute l’etendue des fréquences au
d’intensité acoustique d’un bruit blanc en fonction de la fréquence. La
e m a is iZ n — en,proportionnelle
méthode et les conditions de mesure doivent être impérativement
précisées. conditions, chaque bande d'octave
L’analyse à Af/fm constant donne donc un spec
(fig. 3.14).

50
g SOURCES SONORES

Fig. 3.14 - Analyse spectrale à Af / f „ constant d'un bruit rose. IVEAU PE PBESSlO i ACOUSTIQUE

En un point de l’espace, l’onde générée p a r la source est caractérisée p a r son intensité


acoustique et p a r la répartition spectrale de son flux d ’énergie.
L ’intensité acoustique correspond au flux d ’énergie p a r unité de surface. La répartition
spectrale est identique à celle de la source. Le flux d ’énergie n ’étant p as directement
mesurable, il est donc nécessaire de form uler l’intensité acoustique en fonction d ’une
grandeur accessible, la pression acoustique.

4.1 Pression acoustique


4.2 Niveau de pression
4.3 Niveau de pression résultant de la juxtaposition de deux ondes
4.4 Som m ation de deux niveaux de pression
4.5 A baque de com position de deux niveaux de pression
4.6 Spectre du niveau de pression
4.7 Niveau de pression global pondéré
4.8 Calcul du niveau de pression global pondéré A
NIVEAU DE PRESSION ACOUSTIQUE f l
f l N IV EAU DE PRESSIO N A C O U STIQ U E

4.1 Pression acoustique Niveau de pression résultant


de la juxtaposition de deux ondes

Au passage d’une onde plane, l’air subit une variation de pression p et


les molécules sont animées d’une vitesse v. La pression est donnée par Un point de l’espace est soumis à deux ondes sonores générées par les
la relation : sources Sj et S2 (fig. 4.1). À proximité de ce point, la surface élémentaire
P = Pocv s est traversée par les flux d’énergie de ces deux ondes. Le flux résultant
(p0: masse volumique de l’air ; c : célérité de l’onde.) est donc :
I = Ii + I2
En posant Zc = p0 c p = Zcv
Zc est appelé « impédance caractéristique de l’air ».

Source Si

4.2 Niveau de pression


Lp?

L’intensité acoustique I est donnée par la relation : I = pv

Sachant que : v = £■ i = E- Source S2

Fig. 4.1 - Niveau de pression résultant de la juxtaposition


Par définition, le niveau d’intensité est égal à : L! = 10 log de deux ondes sonores en un point de l'espace.

L
Z, La pression p résultant de la juxtaposition de ces deux ondes peut se
Soit en remplaçant I par le rapport Lj = 10 log 2
Po déduire de l’intensité par la relation : I —p /Poc-
Soit pi et p2 les pressions acoustiques correspondant respectivement au
flux d’énergie ^ et I2-
D’où : Le flux d’intensité en s est :
2 2
_Pl_+ P l
I - I, + I2 -
Par suite : p 0C p 0C

L Z
L’intensité de référence est déduite de la pression de référence par la Pl +P2
D’où : I =
relation I0 = p02/pc avec p0 = 2 X 1 0 “ 5 Pa, soit I0 = 1 0 “ 12 W/m2. Le niveau Poc
de pression est donc :
Le niveau d’intensité acoustique est donc :
Lp = 20 log £-
Po P 1 + P2 2 , 2
Poc P 1+ P2
Q est à noter que, en un point de l’espace, le niveau de pression Lp est U = 10 log ^ = 10 log = 10 log 2
2
numériquement égal au niveau d’intensité Lj. •in Po_ Po
PoL

55
NIVEAU DE PRESSION ACOUSTIQUE Q
-H niveau de pression acoustique

O r: Li — Lp À partir de cette définition, il est possible de calculer b et I2 connaissant


Lpi et Lp2.
2, 2
Lp = 10 log
Pl +P2
D ’où : 2 V
Po b b
Lpi = Ln = 10 log 10 10
b b

S?
4.3.1 Cas particulier où les pressions pt et p2 sont égales b b
Lp2 = LI2 = 10 log 10 10
b b
2 2

Lp = 10 log
Pi + Pi = 10 log = 10 log 2 + 10 log
2 2
I b b
Po Po Po Sachant que : I = b + b
b " b b
2

D’où : Lp — 3 + 10 log Pl
—- = 3 + 20 log Pl
Po Po V V
I
D ’où : 10 10 + 10 10
Soit : Lp - 3 + Lpl lo
Le niveau de pression résultant est donc égal au niveau qui serait obtenu
avec une des deux ondes, augmenté de 3 dB. ( bi bA
Sachant que : Li = 10 log p Lr = 10 log 10 10 + 1 0 10
-*■0 7

L p2^
( bi

o
4.4 Sommation de deux niveaux de pression

O
LP = 10 log 10

+
Soit :
l 7

Lpl = 75 dB et l p2 = 82 dB
Le calcul du niveau de pression Lp résultant de la juxtaposition des
f 25 82
niveaux Lpl et Lp2 ne peut pas être effectué directement (fig. 4.2). En D'où: Lp = 10 lo g (m 10+10,0J
effet, ce sont les flux d’énergie qui s’additionnent, il est donc néces­
saire de retrouver les flux b et I2 à partir des niveaux de pressions Lp= 10 log (107'5 + 108,2) = 82,79 dB
Lpi et Lp2. Le niveau de pression résultant est, dans cet exemple, légèrement supérieur à la plus
forte des deux pressions. Si maintenant Lpl = Lp2 = 82 dB, Lp devient égal à :
La définition des logarithmes est telle qu’à : y = log10x, correspond : x,= 1 0 y.
Lp = Lpl + 3 dB = 85 dB

La sommation de deux niveaux de pression donne un résultat toujours


supérieur au plus fort des deux niveaux. L’augmentation est comprise
Source S entre 0 et 3 dB.
Le calcul du niveau résultant peut être étendu à un nombre quelconque
de niveaux primaires, en additionnant l’ensemble des 10 (Lp/10).

2?

Soit : Lp = 10 log £ 1 0 10

Fig. 4.2 - Sommation de deux niveaux de pression en un point de l'espace.

I 56
NIVEAU DE PRESSION ACOUSTIQUE H
g NIVEAU d e p r e s s io n a c o u s t iq u e

4.5 Abaque de composition de deux niveaux de pression répartie sur une vaste plage de fréquences dont seulement une fraction
est audible.
Pour être en accord avec le processus de perception de la hauteur tonale,
la répartition de l’énergie est mesurée par bande d’octave ou de tiers
Le niveau de pression résultant de la juxtaposition des niveaux Lpl et L d’octave.
peut être facilement déterminé à l’aide de l’abaque représenté ci-dessous La pression acoustique étant la seule grandeur mesurable, il est logique
(%. 4.3). de connaître la répartition du niveau de pression. La mesure s effectue
à l’aide d’un sonomètre muni d’un banc de filtres. Le niveau de pression
correspondant à chaque bande est reporté sur un graphique semi-
logarithmique.

Dans le graphique ci-dessous (fig. 4.4), le niveau de pression est mesuré par bande de
tiers d'octave. Les valeurs sont portées sur le graphique à l'aplomb des fréquences
médianes correspondantes.

Fig. 4.3 - Abaque de composition de deux niveaux de pression.

Pour utiliser cet abaque, il suffît de calculer la différence existant entre


les deux niveaux primaires et de porter cette valeur sur l’axe des x. Le
point de la courbe correspondant indique sur l’axe y la valeur à ajouter
au niveau le plus élevé pour obtenir le niveau résultant.

[exemple H Lp, = 82 dB et Lp2 = 76 dB


D'où : Lpl - Lp2 = 6 dB
La majoration par rapport à Lp, est de 1 dB, soit Lp = 82 + 1 =83 dB.

4.6 Spectre du niveau de pression

Fig. 4.4 - Exemple de répartition spectrale d'un niveau sonore


relevé en un point de l'espace.
La connaissance de la répartition spectrale de l’énergie véhiculée par une
onde sonore est indispensable en acoustique. L’énergie est en général

59
Q N IVEAU DE PRESSIO N A C O U STIQ U E N IV EAU DE PRESSIO N A C O U ST IQ U E

La répartition spectrale par bande d’octave peut être facilement calculée En effet, l’affaiblissement relatif A; du filtre étant parfaitement connu, le
à partir des valeurs mesurées par bande de tiers d’octave. En effet, une niveau de pression pondéré LPi (A) (exprimé en dB) correspondant à
bande d’octave contient 3 bandes de tiers d’octave, le niveau correspon­ chaque bande de fréquence peut être aisément calculé.
dant à la juxtaposition de ces trois bandes est : Soit : Lpi(A) = LPi + A;
Le niveau global pondéré LP(A), exprimé en dB(A), est alors obtenu par
r V L p3 \
sommation des différents niveaux de pression pondérés par bande.
LP = 10 log 10 10 + 10 10 + 10 10
L P i( A )
V /
Soit : LP{a) = 10 log S 10 10
Le tableau ci-dessous donne, pour les différentes bandes d’octave de fré­
quence médiane fm, le niveau Lp correspondant à la juxtaposition des Le tableau suivant donne les affaiblissements du filtre de pondération A
niveaux Lpl, Lp2, Lp3 des 3 sous-bandes : par bande d’octave :

fm (Hz) Lpi Lp3


IQLpUlO |0Lp3/lO X 10Lpi'“ log Z Lp = 10 log Z
Bandes d ’o ctav e 125 250 500 11C 2K 4K

125 Affaiblissement (dB) - 16,0 - 8 ,5 -3 ,0 0 + 1,0 + 1,0


40 50 52 10 000 100 000 158 489 268 489 5,43 54,3
250 56 58 58 398 107 630 957 630 957 1 660 022 6,22 62,2
500 58 58 58 630 957 630 957 630 957 1 892 872 6,28 62,8 , Le niveau de pression d'une onde acoustique est par bande d'octave :
1K 54 48 48 251 189 63 096 63 096 377 380 5,58 55,8
2K 50 46 40 100 000 39 811 10 000 149 811 5,18 51,8 B a n d e s d 'o cta v e 125 250 500 1K 2K 4K
4K 36 26 22 3 981 398 158 4 538 3,66 36,6 Niveau LPj (dB) 54,3 62,2 62 ,8 55,8 51 ,8 3 6 ,6

Le niveau de pression pondéré A est pour chaque bande d'octave :

4.7 Niveau de pressi®n global pondéré


B an d e s d 'o c ta v e 125 250 500 1K 2K 4K
Niveau LPi (dB) 54,3 62 ,2 6 2 ,8 55 ,8 51 ,8 36 ,6

Affaiblissement (dB) - 16,0 - 8 ,5 - 3 ,0 0 + 1,0 + 1,0

Niveau Lp, (A) (dB) 38,3 53,7 5 9 ,8 5 5,8 52 ,8 3 7 ,6


L’insertion dans la chaîne de mesure d’un filtre unique permet d’évaluer
globalement la quantité d’énergie véhiculée par une onde sonore. Le rôle
de ce filtre est de limiter, et éventuellement, de modeler la bande pas­ Le niveau de pression global pondéré A est :
sante de la chaîne de mesure. Le filtre est donc :
L P i(A )
- soit un simple passe bande (125 Hz - 4 000 Hz par exemple), l’indi­ Lp(A) = 10 log I 10 10
cation du sonomètre représente alors le niveau de pression global
exprimé en dB ; 38J3 5^7 59^8 55J3 52^8 37,6

- soit un filtre de pondération (A, B ou C), l’indication du sonomètre Soit : LP(A) = 10 log ( l0 10 + 10 10 + 10 10 + 10 10 + 10 10 + 10 ,0 J
représente alors un niveau de pression global pondéré en dB(A, B ou C).
Lp(a) = 62,5 dB(A)
Il est à remarquer que le niveau global linéaire (non pondéré) est :

büi
LP = 10 log Z 1010
4.8 Calcul du niveau de pression global pondéré A
Soit : LP = 66,4 dB

Connaissant le spectre du niveau de pression d’une onde acoustique, il


est possible d’en déterminer le niveau global pondéré A.

61
5

P H @ P H g M T 0 © § i i ' i l i O iBE ACOUSTIQUE

5.1 Cham p libre


5.2 Réflexion
53 Propagation en espace d o s

63
PROPAGATION D'UNE ONDE ACOUSTIQUE |
Q PROPAGATION D'UNE ONDE ACOUSTIQUE

5.1 Champ libre Réflexion

Une onde acoustique est déviée de son trajet lorsqu’elle rencontre un


Les vibrations émises par une source ponctuelle se propagent uniformé obstacle rigide et de grandes dimensions par rapport à sa longueur
ment dans l’espace. d’onde. Le phénomène est appelé « réflexion ».
L’intensité acoustique décroît théoriquement de 6 dB chaque fois que L’onde incidente frappe l’obstacle selon un angle (p; par rapport à la nor­
l’éloignement par rapport à la source double (20 dB lorsque la distance male. L’onde réfléchie repart selon un angle (pr égal à (p; (fig. 5.2).
est multipliée par 10).
En fait, à cette atténuation théorique s’ajoute une atténuation dite
« atmosphérique » d’autant plus décelable que la fréquence de la
source est élevée (fig. 5.1).

F i g . 5 . 2 - Réflexion d'une onde acoustique :


l'angle de réflexion est égal à l'angle d'incidence.

Le trajet d’une onde sonore est donc prévisible malgré la présence d’obs­
tacles. La méthode utilise les lois de l’optique. L’acoustique est dite
« géométrique ».
L’expérience montre que l’intensité acoustique de l’onde réfléchie est
8 kHz 4 kHz 2 kHz 1 kHz Théorique
inférieure à celle de l’onde incidente. Une partie de 1 énergie est absorbée
pendant la réflexion. . .
Fig. 5 . 1 - Atténuation de l'intensité acoustique en fonction Le matériau constituant l’obstacle est caractérisé par le coefficient
de l'éloignement (à température et taux d'humidité constants).
d’absorption a , tel que :

absorbée

a — pp.
v v in cid en te

La température ambiante et le taux d’humidité ont aussi une


influence sur la décroissance de l’intensité acoustique. L’expérience D’où W réfléchie — ^ in c id e n te ( 1

montre que pour une fréquence donnée, l’atténuation est maximale


pour un taux d’humidité faible (15 à 20 % ) et une température
comprise entre 0 et 15 °C.
En pratique, l’atténuation atmosphérique reste négligeable tant que la
fréquence de la source est inférieure à 500 Hz et d’une façon générale
lorsque l’éloignement est faible (d < 50 m).

65
PROPAGATION D'UNE ONDE ACOUSTIQUE
PRO PA G A TIO N D'U N E O NDE A C O U ST IQ U E

5.3 Propagation en espace clos Source image

La source sonore étant placée à l’intérieur d’un espace clos, l’onde subit une
succession de réflexions sur les parois (fig. 5.3). À chaque réflexion, l’énergie
décroît d’une quantité définie par le facteur (1-a ) de la paroi concernée.

Fig. 5.4 - Représentation dans un plan du trajet


Fig. 5.3 - Réflexions successives d'une onde sonore
9 de l'onde directe et de la 1 - reflex.on.
sur les parois d'un local.

Soit a l , a2, a 3 ,... an , les coefficients d’absorption des matériaux cor­


respondant à chaque réflexion. À la énième réflexion, l’énergie réfléchie
résultante est : 5 3 .3 Cham p diffus
Wr = W; (1-al) (l-a2) (l-a 3 )... (1-an)
Dans le cas d’un matériau unique, l’énergie résultante est :
W r = W i (1 - a ) n de réflexions est infini.

5.3.1 Prem ières réflexions

Dans un espace clos, une source sonore émet une impulsion. Un récep­
teur reçoit une onde directe, puis la première onde réfléchie, suivie de
la deuxième et ainsi de suite. L’acoustique géométrique permet de déter­
miner le trajet des différentes réflexions.
L’exemple ci-après (fig. 5.4) montre le parcours de l’onde directe et de
la première onde réfléchie correspondant au trajet le plus court.

5.3.2 Source image

En fait, tout se passe comme si l’onde réfléchie était générée par une
source virtuelle image, placée de façon symétrique par rapport à la paroi.
Dans l’exemple précédent, la source image est dite de « premier ordre »,
parce que l’onde réfléchie atteint le récepteur après une seule réflexion.
Fig. 5.5 - Un champ diffus est genere
Si l’onde réfléchie atteint le récepteur après n réflexions, il y a n sources par une multitude de reflexions.
images, la dernière étant d’ordre n.

67
Q PROPAGATION D'UNE ONDE ACOUSTIQUE

Tout le volume du local est alors soumis à une multitude d’ondes uni­
formément réparties, mais de directions quelconques. L’ensemble de ces
ondes constitue le champ diffus.
Le champ diffus étant complexe, son intensité acoustique ne peut êtj\-
évaluée que par des moyens statistiques. Pour simplifier les calculs, il est
admis que l’énergie réfléchie est uniformément répartie (hypothèse de
la diffusion homogène).

5.3.4 Cham p réverbéré

Le champ réverbéré correspond à l’ensemble des ondes réfléchies, soit :


- les premières réflexions ; Fie 5 . 6 - Le niveau de pression relevé par le récepteur
dépend de la distance qui le sépare de la source.
- le champ diffus.
Lorsque l’émission de la source sonore est continue, le champ réver­
béré est confondu avec le champ diffus. En effet, les premières
réflexions sont générées à l’établissement de l’onde et sont rapide­
ment absorbées.

5.3.5 Temps de réverbération

L’émission de la source sonore étant brusquement coupée, le champ


diffus n’est plus entretenu. Les différentes ondes réfléchies terminent
tour à tour leur parcours, l’intensité acoustique du champ réverbéré
décroît progressivement jusqu’à devenir nul.
Par définition le temps de réverbération Tr correspond à la durée néces­
saire à une diminution de 60 dB du niveau sonore après arrêt de la source.

5.3.6 Répartition du cham p direct et du champ réverbéré

Une source ponctuelle située au centre d’un espace clos émet une onde
sonore continue (fig. 5.6). Un récepteur chargé de relever la pression
Fig. 5 .7 - Répartition du champ direct et du champ réverbéré.
acoustique est placé à proximité de la source, puis en est progressive­
ment éloigné.
L’expérience montre qu’en fonction de l’éloignement, le récepteur est
soumis au champ direct de la source, puis au champ réverbéré régnant
dans le local (fig. 5.7).
En effet, pendant une première phase, le niveau d’intensité acoustique
décroît à raison de 6 dB pour chaque doublement de la distance, ce qui
correspond à la propagation d’une onde en champ libre.
Pendant la deuxième phase, le niveau d’intensité acoustique reste
constant, ce qui correspond à la présence d’un champ diffus.
Le passage du champ direct au champ réverbéré s’effectue à la distance
critique.

69
— ÛBÉRATION 13

I/ /I
•U

*/

-V B O R I S PE LA KÉW EBBÉBATiOW

Historiquement, le physicien am éricain W. Sabine entreprit le prem ier l’étude du


champ réverbéré. Ses travaux aboutirent à l’établissement d ’une form ule perm ettant de
calculer la durée de réverbération d ’une salle.
À l’aide de cette form ule, il était donc désormais possible de définir au cours d ’un projet
de salle, la nature et la répartition des m atériaux nécessaires à l’obtention d ’une durée
de réverbération adéquate.
La m éthode de Sabine étant imparfaite, Eyring, Millington, et plus récemment Pujolle,
proposèrent tour à tour une nouvelle formule.
Malgré ses limites, la form ule de Sabine est la plus utilisée, car elle est très facile à mettre
en œuvre. Elle est comm unément appelée «form u le de Sabine ».

6.1 Form ule de Sabine


6.2 A utres form ules
6.3 Calcul du tem ps de réverbération d'un local
6.4 M esure du tem ps de réverbération
H THÉORIE DE LA RÉVERBÉRATION THÉORIE DE LA RÉVERBÉRATION H

6.1 Formule de Sabine Le facteur S a mest appelé « aire d’absorption équivalente ». Il correspond
à la surface A de matériau parfaitement absorbant nécessaire pour
obtenir la même absorption que la surface S.
Socm= A = SiOq + S2oc2 +• ■■+ 6notn
Les travaux de Sabine débutèrent par une série d’expériences. Il const- t En utilisant le symbole S pour indiquer qu’il s’agit de la somme des
tout d abord que dans la salle où il effectuait ses expériences, après Par!*3 facteurs Sa, A devient :
de la source sonore, la durée de la réverbération était la même en to^ A = X Sa
point. Il en conclut que l’énergie était selon toute vraisemblance u n ifié
mément répartie (hypothèse de la diffusion homogène).
Il constata ensuite qu’en doublant la puissance de la source, la durée H
g1 Temps de réverbération Tr
réverbération augmentait d’une quantité ATr, puis en doublant t
nouveau la puissance de la source, la durée de la réverbération augmen L’appréciation de la durée de réverbération d’une onde sonore est sub­
tait de la même quantité ATr.
jective puisqu’elle dépend de niveaux sonores perçus (niveau sonore
Cette expérience montre que la durée de réverbération est d’autant plUs initial, limite de perception où l’onde réfléchie devient inaudible^
grande que la puissance initiale de la source est élevée, mais aussi que Pour obtenir une mesure précise et reproductible, Sabine eut 1 idée de
énergie absorbée par intervalle de temps correspond à une fraction fixer un seuil relatif de décroissance du niveau sonore (- 60 dB) et donc
constante de l’énergie initiale. La décroissance de l’énergie est donc de déterminer le temps écoulé entre l’extinction de la source et le fran­
exponentielle.
chissement de ce seuil.
Le temps de réverbération Tr (parfois noté RT60), exprime en secondes,
correspond donc à la durée nécessaire à une diminution de 60 dB du
6 . 1.1 Coefficient d'absorption a niveau sonore après arrêt de la source. Il est donné par la relation :

V
La faculté d’absorption d’un matériau est caractérisée par le coefficient Tr = 0,16 -
a , tel que : A
W
v Ÿ absorbée
(V : volume de la salle en m 3 ; A : aire d’absorption équivalente en m .)
a =
winri,
in cid e n te
Sans entrer dans le détail des calculs, il faut savoir que la formule de
Sabine est basée sur deux hypothèses selon lesquelles :
L énergie absorbée est une fraction de l’énergie incidente, par
conséquent : —l’énergie est uniformément répartie (champ diffus homogène) ,
- l’absorption est continue et homogène.
0 <a < 1
De plus le parcours effectué par l’onde sonore entre deux réflexions est
Le coefficient d’absorption a d’un matériau varie avec la fréquence de supposé constant. Il est appelé « libre parcours moyen » et donne par la
1 onde incidente. En pratique, il est donné par bande de fréquence
relation : y
(octave ou tiers d’octave) sous forme de tableau ou de graphique. lm = 4 g

6 . 1.2 Coefficient d'absorption m oyen ccn 6.1.4 M esure en laboratoire du coefficient d'absorption a
d'un m atériau
Les parois d une salle sont rarement homogènes, ne serait-ce que par la
présence des ouvertures (portes ou fenêtres). Pour calculer la quantité La mesure du coefficient d’absorption a est réalisée dans une chambre
énergie absorbée par une cloison, il faut donc déterminer un coefficient
réverbérante (fig. 6.1). , , , •
d absorption moyen ocm représentatif de l’ensemble des constituants. Le principe consiste à relever les temps de réverbération du local d essai
s °it une cloison constituée d’éléments de surface S 1; S2)... Sn et a ,, a , . . . avant et après introduction d’un échantillon de matériau et d
a n es coefficients d absorption correspondants. déduire, par calcul, la variation de l’aire d’absorption équivalente.
Le coefficient d’absorption moyen a m est tel que :
Soit T0 le temps de réverbération à vide de la chambre :
^ Socm — SjOCj + S2ot2 + ...+ Snocn
—(Sjoq + S2a 2 + ...+ Sna J /S T " = °'1 6 1 = ° '16 s k
72
73
3 théorie de la réverbération THÉORIE DE LA RÉVERBÉRATION H

V : volume de la chambre réverbérante ; Mesure du coefficient d'absorption a d'un panneau de laine de verre
A0 : aire d’absorption équivalente des parois (à vide) ; Volume de la chambre réverbérante : v = 200 m3.
S0:surface des parois de la chambre réverbérante ; Surface des parois de la chambre réverbérante : S0 = 200 m2.
«o: coefficient d’absorption moyen des parois (à vide). Surface de l'échantillon : S, = 12 m .

L échantillon de matériau étant placé dans la chambre, le temps de En posant : K, = 0,16 / = 0,16 Z j = 2,67
réverbération devient :

Et : K. = 0,16 V = 0rl6 - 0.16


T> = 0,16 J
Ai
Le coefficient est alors :
s °it S 1 la surface de l’échantillon et oq le coefficient d’absorption
recherché.
L échantillon occupe une partie de la surface initiale, l’aire d’absorption Soit, pour l'ensemble des 18 bandes de tiers d'octave, les valeurs indiquées au
équivalente devient : tableau 6 . 1 .
Ai = (S0 - Si) ot0 + Sittj
Aj — S0oc0—S^o + S!0Cj = A0 + Si («i — oc0)
s° it : Si«i = Al - A0 + SjOCq T A B L E A U 6.1 - D ÉT ER M IN A T IO N DU C O EF F IC IEN T D 'A B S O R P T IO N a
D'UN P A N N EA U D E LAINE D E V E R R E

Si « i = 0 , 1 6 ^ - 0 , 1 6 ^ + 5 / 0 , 1 6 - ^ " ) cx-i = K-j(1 /T i —1/T q)


H V s0i 0y 1/Ti 1/T0 1/Tr 1/T0 K^I/T-i -1/To) K0/T„
1 1 B an d es T0 T, + K 0/T0

D’où : 0,0730 8,3 V3 2 2 , 2~3 1 1 ,7 '3 0,03


1 " ) + 0,16 — 100 13,7 12,3 0, 0813
T, SnTn
0,0917 2 4 , 5~3 6 5 , 5~3 14,7~3 0 ,0 8
125 10,9 8,6 0,1 16
Les mesures sont effectuées sur les 18 bandes de tiers d’octave comprises 1 23,2~3 2 4 , 6~3 0,15
160 6,5 5,0 0 ,2 00 0,154 46 , V3
entre 100 Hz et 5 000 Hz. Pour tenir compte d’éventuels problèmes
1 49,8~3 2 5 , 8~3 0,18
d homogénéité du champ acoustique, les temps de réverbération sont 200 6,2 4,6 0 ,2 17 0,161 5 6 , 1“3
relevés en divers emplacements du local d’essai. Les valeurs destinées 197,1~3 2 5 ,4-3 0,22
2 50 6,3 4,3 0,2 33 0,159 7 3 , 8~3
aux calculs correspondent aux moyennes arithmétiques des différentes
séries de résultats. 0,164 121,8~3 3 2 5 , 2"3 2 6 , 2-3 0,35
3 15 6,1 3,5 0,2 86

1 6 6 ,7~3 4 4 5 , 0-3 2 6 , 7-3 0,47


400 6,0 3,0 0 ,3 3 4 0 ,1 6 7

2 3 0 , 8“3 6 1 6 , 2-3 2 4 , 6“3 0,6 4


5 00 6,5 2,6 0 ,3 8 5 0,154

259 , V 3 6 9 2 ,0~3 2 2 , 5~3 0,71


6 30 7,1 2,5 0,4 00 0,141

2 7 5 , 8-3 7 3 6 ,4"3 2 2 , 5-3 0,76


8 00 7,1 2,4 0,41 7 0,141

3 1 9, 9”3 8 5 4 , 2~3 2 5 , 0-3 0,88


1 000 6 ,4 2,1 0,4 76 0 ,1 5 6

9 0 4 ,4~3 2 5 , 8-3 0,93


1 250 6,2 2,0 0,5 00 0,161 3 3 8 , 7“3

8 5 8 , 2-3 2 8 ,6 ' 3 0,89


1 6 00 5,6 2,0 0 ,5 0 0 0 ,1 7 9 3 2 1 ,4~3

8 1 1 ,9~3 3 5 , 6-3 0,85


2 0 00 4,5 1,9 0,5 26 0 ,2 2 2 3 0 4 , V3

7 9 8 , 7~3 41,0'3 0 ,8 4
2 500 3,9 1,8 0,5 55 0 ,2 5 6 299 , r 3

736,2'3 5 0 ,0 ' 3 0,79


3 150 3,2 1,7 0 ,5 88 0 ,3 1 2 2 1 5 ,T 3

83 9 , V3 6 4 , 0-3 0,90
4 000 2,5 1,4 0 ,7 1 4 0 ,4 0 0 314,3~3

7 4 1 ,7~3 8 8 ,9-3 0,83


5 0 00 1,8 1,2 0,83 3 0 ,5 5 5 2 7 7 , 8~3

Fig. 6.1 - Mesure du coefficient d'absorption a d'un matériau,


méthode de la chambre réverbérante.

75
THÉORIE DE LA RÉVERBÉRATION H
H THÉORIE DE LA RÉVERBÉRATION

0 2.2 Formule de Millington


La figure 6.2 présente les résultats sous forme de graphique.
La formule de Millington est basée sur l’hypothèse de la diffusion homo-
g L H n revanche l’absorption est supposée discontinue et non

Le temps de réverbération est donné par la relation :


__________ —------ -------

Tf ~ 0,16 - S Sffiog ( l - aï)

6 .2 3 Formule de Pujolle
La formule de Pujolle est basée sur la théorie des sources images. Cette
théorie permet de calculer avec précision le libre parcours moyen lro
fonction de la forme de la salle.

1 = - ( J l F T l 2 + JP T h "2+
100 160 200 315 400 630 800 1,25X 1,6K 2,5K3,15K 6
125 250 500 1K 2 K 4K f (Hz)
(L, 1, h : dimensions de la salle.)
Le temps de réverbération est donné par la relation :
Fig. 6.2 - Représentation par bande de tiers d'octave
du coefficient d'absorption a d'un panneau de laine de verre.

c log ( 1 - 0tm)

6.2 A u tre s formules (c : célérité ; a m : coefficient d’absorption moyen.)

6.2.4 Choix d'une form ule


L’évaluation du coefficient d’absorption a d’un matériau par la méthode
de la chambre réverbérante donne parfois des résultats incohérents formules s’explique par le
( a > 1). Ceci est dû au fait que la formule de Sabine est seulement exacte des hypothèses ou des méthodes de calcul differente , résultats
dans le cas de salles très réverbérantes ( a <<1). par leurs auteurs respectifs étant d’améliorer la précision des résultats
pour différents cas de figure. ,

6.2.1 Form ule d'Eyring

La formule d’Eyring est basée sur l’hypothèse de la diffusion homogène,


en revanche l’absorption est supposée discontinue (à chaque réflexion) par la méthode de la chambre réverbérante a 1 aide de
et homogène.
Le temps de réverbération est donné par la relation : Sabine).

Tr = 0,16 - S Log (1 - a m)

' : :m; coefficient d’absorption moyen.)


9 t h é o r ie d e l a r é v e r b é r a t io n THÉORIE DE LA RÉVERBÉRATION Q

6.3 Calcul du tem ps de réverbération d'un local - Béton lisse (murs - ouvertures) : SB= ST - (Sp + S„) - 72 (3,9 + 6 )
SB= 62,1 m12*4S,
- Plafond : SP=Lx l= 7 x 5

SP = 35 m2
_ Sol : Ss =Lx i =7 x 5

L’application de la formule de Sabine permet de calculer le temps de Ss = 35 m2


réverbération d’un local.
. Coefficients d'absorption des différents matériaux (par bande d'octave) :

Soit T r = 0,16 X
A
250 500 1K 2K 4K
B a n d e s d 'o cta v e 125
(V : volume du local ; A : aire d’absorption équivalente.)
0,3 0,2 0,2 0,1 0,07 0,04
portes (type isoplane)
L aire ^d absorption équivalente A représente la surface théorique de
0,35 0,25 0,18 0,12 0,07 0,04
matériau parfaitement absorbant ( a = 1) qui provoquerait la même Vitrages (verre ordinaire)
durée de réverbération. 0,01 0,01 0,01 0,02 0,05 0,07
Murs (béton lisse)
A = SjOtj + S2a 2 + ...+ Sna n 0,04 0,05
plafond (plâtre peint) 0,01 0,01 0,02 0,03
Sj, S2). .. Sn représentent les différentes surfaces de matériaux constituant 0,07
0,2 0,15 0,12 0,1 0,08
le local et a 1; a 2,... cxn les coefficients d’absorption respectifs. Sol (parquet sur lambourdes)
Puisque 1 absorption des matériaux varie avec la fréquence de l’onde
incidente, 1 aire A doit être calculée par bande d’octave ou de tiers
d’octave. • Calcul des Sa (par bande d'octave) ;

500 1K 2K 4K
B an d e s d 'o cta v e 125 250
6.3.1 Méthode 0,39 0,27 0,16
Portes (3,9 m2) 1,17 0,78 0,78

1,5 1,08 0,72 0,42 0,24


1. Calculer le volume du local (V = L X 1 x H). Vitrages (6 m2) 2,1
2. Recenser les matériaux utilisés. 0,62 0,62 0,62 1,24 3,1 4,3
Murs (62,1 m2)
3. Rechercher la valeur des coefficients a correspondant (par bande de 1,05 1,4 1,75
Plafond (35 m2) 0,35 0,35 0,7
fréquence).
5,25 4,2 3,5 2,8 2,45
4. Recenser les différentes surfaces en fonction des matériaux. Sols (35 m2) 7
5. Calculer la valeur de ces surfaces (S = ? x ?).
6. Calculer, par bande de fréquence, les produits Sa.
7. Calculer, pour chaque bande de fréquence, la somme des Sa. • Calcul de la somme des Sa (pour chaque bande d'octave) :
8. Appliquer, pour chaque bande de fréquence, la formule de Sabine.
500 1K 2K 4K
-" ■ '= A s crbération d'un local vide B an d e s d 'o cta v e 125 250
Soit un local dont les caractéristiques sont : 7,38 6,9 7,99 8,9
A = X Sa 11,24 8,5
Dimensions . longueur = 7 m ; largeur = 5 m ; hauteur = 3 m
Ouvertures . vitrages = 2 m x 1,5 m (x 2) ; portes = 0,9 m x 2,15 m (x 2).
Matériaux, rnuis béton lisse; so l: parquet sur lambourdes; portes isoplanes ■
vitrages : vene ordinaire. • Calcul du temps de réverbération (par bande d'octave) :

1Volume :
V =LxlxH =7x5x3 500 1K 2K 4K
B a n d e s d 'o cta v e 125 250
V = 1 05 m 12345678
Ifurfaces : 16,8 16,8 16,8
0,16V 16,8 16,8 16,8
- Ensemble murs et ouvertures :
ST = 2 x (L + I) x H = 2 x (7 + 5) x 3 7,38 6,9 7,99 8,9
ST = 72 m2 A = E Sa 11,24 8,5
Sp = 2 x (0 ,9 x 2 ,1 5 ) 2,3 2,4 2,1 1,9
Tr(s) = 0,16V/A 1,5 2,0
Sp = 3,9 m2
Sv = 2 x (2 x 1,5)
S, = 6 m2

79
t h é o r ie d e l a r é v e r b é r a t io n THÉORIE DE LA RÉVERBÉRATION f l

6.3 Calcul du tem ps de réverbération d'un local - Béton lisse (murs - ouvertures) : SB = St - (Sp + SJ = 72 - (3,9 + 6 )
SB= 62,1 m2
- Plafond : SP = L x l = 7 x 5
Sp = 35 m2
- Sol : Ss = L x l = 7 x 5
L application de la formule de Sabine permet de calculer le temps H Ss = 35 m2
reverbération d’un local. y ae
®Coefficients d'absorption des différents matériaux (par bande d octave) .

Soit : T r = 0,16 -
A
500 1K 2K 4K
ijandes d 'o cta v e 125 250
( V . volume du local ; A : aire d’absorption équivalente.)
0,2 0,1 0,07 0,04
Portes (ty p e iso p la n e ) 0,3 0,2
L aire d absorption équivalente A représente la surface théorique de
0,25 0,18 0,12 0,07 0,04
matériau parfaitement absorbant ( a = 1) qui provoquerait la même V itrag es (v e rre o rd in a ire ) 0,35
duree de réverbération. 0,01 0,01 0,01 0,02 0,05 0,07
M urs (b é to n lisse)
A = SjOq + S2a2 +...+ Snocn 0,03 0,04 0,05
0,01 0,01 0,02
Plafond (p lâ tre p ein t)
Sl5 S2 •Sn représentent les différentes surfaces de matériaux constituant 0,08 0,07
0,2 0,15 0,12 0,1
e local et^oq, a 2, ... a n les coefficients d’absorption respectifs. Sol (p a r q u e t s u r la m b o u rd e s )

Puisque l’absorption des matériaux varie avec la fréquence de l’onde


incidente, 1 aire A doit être calculée par bande d’octave ou de tiers
d octave. • Calcul des Sa (par bande d'octave) :

500 1K 2K 4K
Bandes d 'o cta v e 125 250
6.3.1 Méthode 0,39 0,27 0,16
Portes (3,9 m2) 1,17 0,78 0,78

1,5 1,08 0,72 0,42 0,24


1. Calculer le volume du local (V = L X 1 x H). Vitrages (6 m2) 2,1
2. Recenser les matériaux utilisés. 0,62 0,62 1,24 3,1 4,3
Murs (62,1 m2) 0,62
3. Rechercher la valeur des coefficients a correspondant (par bande de 0,7 1,05 1,4 1,75
fréquence). Plafond (35 m2) 0,35 0,35

5,25 4,2 3,5 2,8 2,45


4. Recenser les différentes surfaces en fonction des matériaux. Sols (35 m2) 7
5. Calculer la valeur de ces surfaces (S = ? x ?).
6. Calculer, par bande de fréquence, les produits Sa.
7. Calculer, pour chaque bande de fréquence, la somme des Sa. • Calcul de la somme des Sa (pour chaque bande d octave) .
8. Appliquer, pour chaque bande de fréquence, la formule de Sabine.
[exèm pi F 2K 4K
Ca,cul du temps de réverbération d'un local vide B an d e s d 'o cta v e 125 250 500 1K

Soit un local dont les caractéristiques sont : 7,38 6,9 7,99 8,9
A = X Sa 11,24 8,5
Dimensions : longueur = 7 m ; largeur = 5 m ; hauteur = 3 m
Ouvertures : vitrages = 2 m x 1,5 m (x 2) ; portes = 0,9 m x 2 15 m (x 2)
Maténaux : murs : béton lisse ; sol : parquet sur lambourdes ; portes isoplanes ■
vitrages : verre ordinaire. M . Calcul du temps de réverbération (par bande d'octave) :

• Volume : V = L x Ix H = 7 x 5 x 3 4K
500 1K 2K
B an d e s d 'o cta v e 125 250
V = 105 m3
• Surfaces : 16,8 16,8 16,8
0,16V 16,8 16,8 16,8
- Ensemble murs et ouvertures : ST = 2 x (L + I) x H = 2 x (7 + 5) x 3 7,99 8,9
11,24 8,5 7,38 6,9
ST = 72 m2 A = X Sa
- Portes : Sp = 2 x (0,9 x 2,15) 2,3 2,4 2,1 1,9
Tr(s) = 0,16V/A 1,5 2,0
Sp = 3,9 m2
- Vitrages : Sv = 2 x (2 x 1,5)
Sv = 6 m2

78 79
H THÉORIE DE LA RÉVERBÉRATION t h é o r ie de l a r é v e r b é r a t io n H

6.4 M esure du tem ps de réverbération seuil d'inaudibilité de l'onde et, par conséquent, raccourcir la durée
apparente de la réverbération.
Pour évaluer le temps de réverbération, il faudrait théoriquement repérer
le point de la droite correspondant à une chute relative de 60 dB du niveau
Par définition, le temps de réverbération Tr correspond à la durée néce d’intensité acoustique. Or, pour que ce point existe, te niveau du bruit
saire pour obtenir une diminution de 60 dB du niveau d’intensit' ambiant devrait donc être inférieur au niveau initial de Fonde réverbérée,
sonore après arrêt de la source (en espace clos). e
d’au moins 60 dB. Cette condition étant rarement respectée, l’évaluation
La mesure du temps de réverbération est une application directe de cett du temps est extrapolée d’un relevé correspondant à une chute de plus
définition. e
faible amplitude (généralement 15 dB). Le début de la décroissance du
L’utilisation d’un enregistreur graphique permet de visualiser les varia niveau d’intensité étant relativement difficile à localiser sur 1e tracé, la
tions du niveau sonore en fonction du temps. Il est alors possible chute de 15 dB est repérée entre les points - 5 dB et - 20 dB.
d observer, après extinction de la source, la chute du champ réverbéré Soit 8T le temps correspondant à une décroissance de 15 dB du niveau
(fig. 6.3). La vitesse de défilement du papier étant connue, l’évaluation
d’intensité acoustique. _
de la durée du phénomène est obtenue par une simple mesure de
Le temps de réverbération théorique recherché est donc : Tr = 4 x ôT.
distance.

2 Mode opératoire

Le temps de réverbération d’un local est directement tributaire de la


faculté d’absorption des matériaux qui 1e constituent. Or cette caracté­
ristique varie en fonction de la fréquence, il est donc nécessaire
d’effectuer la mesure du temps de réverbération sur chacune des bandes
d’octave ou de tiers d’octave.
Le principe (fig. 6.4) consiste à émettre un bruit rose et à observer, après
coupure du générateur, la décroissance du signal au travers d’un banc
de filtres (octave ou tiers d’octave).
Pour tenir compte d’éventuels problèmes d’homogénéité du champ
acoustique, il est parfois nécessaire de relever 1e temps de réverbération
en divers emplacements. Pour chaque bande, 1e résultat final est obtenu
par moyenne arithmétique des différents relevés.

~ Exemple de tracé de la durée de réverbération.


Banc de Enregistreur
filtre --- ► graphique
Bien que la décroissance de l’intensité acoustique soit exponentielle, le
tracé délivré par 1 enregistreur graphique se présente sous la forme d’une
droite puisqu il est alimenté par un signal représentatif du niveau ô
Position 1 Position 3
d intensité (dB).

Position 2
6.4.1 Durée de réverbération
Générateur
La durée de réverbération correspond à l'intervalle de temps écoulé (bruit rose)
entre 1 extinction de la source et la disparition de la sensation sonore. — — '------ :
L appréciation de cette durée est subjective. Elle dépend évidemment de _______________________
1 amplitude initiale de l’intensité acoustique, mais aussi des conditions
Fig. 6.4 - Principe de mesure du temps de réverbération d'un local.
de perception. En effet, la présence d'un bruit ambiant peut modifier le
H THÉORIE DE LA RÉVERBÉRATION

[exemple | C a lc u l du te m p s d e r é v e r b é r a t io n d 'u n e p e t it e s a lle d e r é u n io n

Le tableau 6.2 donne le temps de réverbération d'une petite salle de réunion (Tr relevé
en 3 emplacements).

T A B L E A U 6.2 - D ÉTER M IN A TIO N DU

B a n d e s d 'o cta v e 125


TEMPS DE R É V E R B ÉR A T IO N PAR B A N D E D 'O C T A V E

250 500 1K 2K 4K
7
Tr Position 1 0,55 0,42 0,40 0,36 0,29 0,28
Tr Position 2 0,52 0,42 0,40 0,35 0,29 0,26
Tr Position 3 0,55 0,45 0,37 0,36 0,26 0,27
Tr (s) = S Tr/3 0,54 0,43 0,39 0,36 0,28
NIVEAU SONORE EN ESPACE CLOS
0,27

La figure 6.5 présente les résultats sous forme de graphique.

Une source sonore placée dans un espace clos génère une onde progressive sphérique
qui, après de multiples réflexions, constitue le champ réverbéré. L ’intensité du champ
sonore régnant dans l’espace clos correspond donc à la somme de l’intensité du champ
direct et de celle du champ réverbéré.

7.1 Intensité du champ direct


7.2 Intensité du champ réverbéré
7.3 Intensité du champ sonore
7.4 Cas d'une source directive
7.5 M esure du niveau sonore en espace clos
Fig. 6.5 - Représentation par bande d'octave
du temps de réverbération d'un local.

82 83
|NIVEAU SONORE EN ESPACE CLOS NIVEAU SONORE EN ESPACE CLOS

7.1 intensité dis champ direct


Li = 10 log W + 10 log f — 2 + - 10 log I0
v47tr Ru/
Le terme 10 log W peut s’écrire : 10 log W - 10 log W 0 + 10 log W 0
W
La source étant suffisamment éloignée des parois, la propagation de Soit 10 log — + 10 log W 0
onde directe est du type champ libre. À une distance r de la source W0
1 intensité acoustique est donnée par la relation : ’ Ou encore : Lw + 10 log W 0
W L’expression de Lt devient donc :
!.. =
4ttr Li = Lw+ 10 log W 0 + 10 log f — 10 log I0
v4ttr
Or : W 0 = 1 0 '12 W et : I0 = 1 0 '12 W/m2
L’expression de Ll devient après simplification :
7,2 Intensité du champ réverbéré
Li = Lw+ 10 log ( ------ + — 1
V47tr R cD
Soit :

L’intensité acoustique du champ réverbéré est donnée par la relation :


L i - L w = 10 log f— 2 + ^ l
V47tr Rd7
1-OCm
Ir = 4W ■ Lorsque r est grand,
Sol
1 4
Sol le terme -----; est négligeable par rapport au terme — .
En posant Rd _ ----- — , l’intensité du champ réverbéré devient : 4 ter R ci
*—
D’où : Lj = Lw+ 10 log
m Rd
L =
Ro Le niveau sonore ne dépend plus de l’éloignement et reste constant, il
Sol correspond au champ réverbéré.
Rc = est appelé « constante acoustique du local :
1- am 1- ol Inversement, lorsque r est petit,
4 1
le terme — est négligeable devant le terme ----- -.
Rd 4ttr
D’où : L: = Lw+ 10 log
7.3 Intensité du champ sonore 4ttr
Le niveau sonore dépend de l’inverse du carré de la distance, soit 6 dB
pour chaque doublement de r, ce qui correspond bien à une propagation
en champ libre.
1 4
L’intensité du champ sonore est: I = Id + Ir = —— + 4W Lorsque les termes ------ et — sont égaux,
4ttr Rd
4ttr2 Rci
l’éloignement correspond à la distance critique d0. Soit :
D ’o ù : I = W| 1 _ _4_
M
^47tr
nr RdJ
K J
4ttdo Rci
Le niveau d’intensité est donc : l '
Lj = 10-log
ü Io
Lt = 10 log I ~ 10 log I0
La distance critique, transition du champ direct au champ réverbéré,
En remplaçant I par la valeur déterminée précédemment, Lj devient :
dépend de la constante acoustique du local. L’exemple ci-après (fig. 7.1)
montre l’influence de Rcl sur la distance critique d0.

84
85
EAU SONORE EN ESPACE CLOS NIVEAU SONORE EN ESPACE CLOS

I~i- Lw Soit : Lj = Lw+ 10 log Q + 10 log ----- -


(dB) 4rtr
\
N << (Salle réverbérante) Le niveau acoustique du champ direct est augmenté de la valeur 10 log Q
par rapport à celui obtenu avec une source omnidirectionnelle de même
puissance.
Le niveau du champ réverbéré étant inchangé, la distance critique est
.N * meyen
donc augmentée (fig. 7.2).
\
\

d0(pour RC|« ) d0 d0(pour Rcl» ) Distance

Fig. 7.1 - Distance critique d0 pour différentes valeurs


de la constante acoustique Rd d'un local.

7.4 Cas d'une source directive

Lorsque la source est directive, l’intensité du champ direct est donnée


par la relation : Fig. 7.2 - Influence du coefficient de directivité de la source sonore
sur le niveau d'intensité du champ direct.
QW
h =
4n r
(Q•
'coefficientdedirectivité.)
L’intensité du champ sonore devient : QW
I = la + Ir —
47lr2 7.5 Mesure du niveau sonore en espace clos
D’où : I = wfO,
V47tr
t 4
fiel
Le niveau d’intensité est donc :
D’une façon générale, la mesure d’un niveau sonore est effectuée par
f Q W + 4WÙ
Li = Lw+ 10 log j l’intermédiaire de relevés du niveau de pression généré par la source. En
v47tr fiel J espace clos, cette opération est particulièrement délicate, car il faut tenir
Lorsque r est petit, compte de la nature du champ sonore et, par conséquent, faire la dis­
4 n tinction entre champ direct et champ réverbéré.
le terme — est négligeable par rapport au terme - b L .
—Champ direct : par définition, le niveau de pression varie en fonction
47tr
de l’éloignement du récepteur par rapport à la source sonore.
Le niveau d’intensité est alors : Li = Lw+ 10 log f - ^ - 1 —Champ réverbéré : par définition, le champ réverbéré est homogène,
\4nx J le niveau de pression est donc, en théorie, constant en tout point.
En acoustique du bâtiment, les mesures sont exclusivement effectuées
dans le champ réverbéré. En effet, la majorité des problèmes à résoudre

86
87
NIVEAU SONORE EN ESPACE CLOS
NIVEAU SONORE EN ESPACE CLOS

La figure 7.3 correspond à un relevé du niveau de pression régnant dans un local réver­
(isolement et correction acoustique) est liée à la présence de ce type de
bérant où est placée une source sonore.
champ.
Les points de mesure devant être situés à l'intérieur du champ réverbéré, le choix de
L’homogénéité du champ réverbéré n’est que théorique. En pratique, la
leurs emplacements est dicté par les critères suivants :
présence d’ondes stationnaires génère une relative fluctuation de la pres­
- éloignement minimal par rapport à la source sonore : 1 m ;
sion acoustique, notamment à proximité des parois où se forment des
- éloignement minimal par rapport aux parois : 0,7 m ;
ventres de pression. Pour minimiser les erreurs dues à ces fluctuations, - distance minimale entre points de mesure : 0,7 m.
il est nécessaire de relever le niveau de pression en différents emplace­
ments, puis de déterminer, à partir de ces résultats, un niveau moyen
équivalent en énergie.

■Filtre ■

7.5.1 Calcul du niveau m oyen de pression


â Position 2
Position 1
Le niveau de pression recherché est déduit de la moyenne arithmétique
des intensités acoustiques présentes aux différents points de mesure. Champ direct Champ réverbéré
Soit L1; L2, L3)... Ln, les niveaux de pression mesurés aux points P 1; P2,
P3,... Pn et I1; I2, I3,... In, les intensités acoustiques correspondantes. Position n Position 3
L’intensité acoustique moyenne estimée à partir de ces n points de 0=
Générateur!
mesure est donc : (bruit rose) !
Il + I2 + I3. .. + I„
Imoy
Le niveau d’intensité acoustique moyen est alors égal à :
Fig. 7.3 - Principe de mesure du niveau sonore dans un espace clos.

Ii + I2 + I3... + In
T n La source sonore étant parfaitement stable, le relevé du niveau de pression est effectué
Lt,
-'Imoy = 10 10g = 10 10g sur les 18 bandes de tiers d'octave. L'opération est répétée sur l'ensemble des n points
-*■0 T
de mesure. Pour une bande i donnée, les niveaux relevés aux n points sont : LPli, LP2i,
LP3i,... LPni.
= lOlog 12 + 1 3 - +In Le niveau moyen de pression pour cette bande i est donc :
n l0
Connaissant L1; L2, L3,... Ln, il est possible de calculer I1; I2, I3,... In. ^a 10 +10
'irtlO ... + 110
a 10
10 + 10
En effet, en un point de l’espace, le niveau de pression LP est numéri­ LPmoyj = 10 log

quement égal au niveau d’intensité Lt, soit : LP = Lt = 10 log - Le tableau 7.1 présente par bande de tiers d'octave, les niveaux de pressions relevés
lo sur 5 emplacements ainsi que la valeur calculée du niveau moyen de pression
correspondant :
1 Lp
D’où: f = 1010
lo
TA BLEA U 7.1 - D ÉT ER M IN A T IO N DU N IV EA U M O Y E N DE P RESSIO N
_p
,10 PAR BA N D E D E T IE R S D 'O C T A V E
Soit : I = I0 x 101 800
315 400 500 630
B an d e s 100 125 160 200 250
Le niveau moyen de pression est donc égal à : 70,4
73,1 73,5 72,0 71,3 72,1 71,4 71,4 70,9 70,9
W(position 1)
pi _P2 P3 pn 71,7 74,2 71,8 69,9 71,1 71,4 72,1 72,5 71,8 71,0
Lp(position 2)
1A 1 1f\ 10 1r\ 10 10
T _ T _ IA 1 10 +10 + 1 0 . . . + 10 70,7 69,7 69,9 71,1 70,9 70,9 71,0 71,3 70,9
-^ P m o y — ^ Im o y “ *O g ------------------------------------------------------------------— ^(position 3) 72,5
n 71,3 70,8
72,4 72,8 71,2 70,4 71,4 71,2 71,5 71,5
Lp<position4)

71,6 74,2 71,6 70,0 71,2 71,2 71,8 71,9 71,5 70,2
Lp(position 5)
X io 71,4 70,7
Soit : -'Pmoy 10 log Lpmoy 72,3 73,3 71,3 70,3 71,4 71,2 71,6 71,6
n

89
NIVEAU SONORE EN ESPACE CLOS

Bandes 1K 1 ,2 5 K 1,6K 2K 2 ,5 K 3 ,1 5 K 4K ~
sr
Imposition 1) 69,7 71,0 70,7 70,5 70,1 70,7 69,5 69, î ;
70,1 70,1 70,1 69,9

8
Imposition 2) 69,0 6 9 ,4 68,7 68,4
l-P(position 3) 70,1 70,2 70,2 69,7 69,5 70,3 69,7 69, î
l-P(position 4) 70,0 70,4 70,3 70,0 69,5 70,1 69,3 69, (i
Imposition 5) 70,1 70,1 70,3 69,8 69,8 69,8 69,2 68 / 1
l-Prnoy 70,0 70,4 70,3 70,0 69,6 70,1 69,3 69,0

Le calcul du niveau moyen de pression est effectué p o u r c h a c u n e des ba nd es. Pour i f n^iisM issi® e r u i ï om de s o m o r e
bande 100 Hz par exemple, le niveau moyen de pression est : ^
73,1 71,7
£ t r a v e r s H E p a r o i s é p a r a t r i c e
72,5 72,4 71,6
, 10 10, 10 10
t-Pmoy(100) - 10 log 10 10 +10 ,u +10 10 +10 10 +10 = 72,3 dB
5

Une source sonore placée dans le local d ’émission génère une onde progressive qui, après
de multiples réflexions, crée un champ réverbéré. À chaque réflexion, une partie de
l’énergie libérée par la source est absorbée par les parois de ce local,
l a quasi-totalité de cette énergie est ensuite rayonnée vers l’environnement externe p a r
les parois, qui se comportent alors com m e des sources.
Une paroi mitoyenne va donc transmettre une partie de l’énergie vers le local adjacent
de réception, créant ainsi un cham p diffus parasite.

8.1 Facteur de transm ission


8.2 indice d'affaiblissem ent acoustique
83 Cas des parois discontinues

91
H TRANSMISSION D'UNE ONDE SONORE À TRAVERS UNE PAROI SÉPARATRICE TRANSMISSION D'UNE ONDE SONORE À TRAVERS UNE PAROI SÉPARATRICE |

8.1 Facteur de transmission Indice d'affaiblissement acoustique


a

Dans 1 exemple de la figure 8. 1, ci-dessous, la paroi séparatrice se comporte L’utilisation du facteur de transmission est peu pratique. En effet, les
comme une source pour le local de réception qui est de ce fait soumis niveaux de pression étant exprimés en dB, il serait avantageux de définir
à un champ réverbéré Ir2. un paramètre exprimé lui aussi en dB.
Afin de pouvoir calculer la quantité d’énergie transmise par une Ce paramètre est appelé « indice d’affaiblissement acoustique » et est
paroi, il faut définir un paramètre représentatif de sa constitution noté R.
(matériaux, épaisseur, masse surfacique, etc.) : il s’agit du facteur de Le champ Ir2 est un champ réverbéré, son intensité est donc de la
transmission. forme :
À proximité de la paroi règne, côté émission, un champ acoustique
t = 4W ni ^ 2 = 4W n1 _ a m
d’intensité I t et, côté réception, un champ acoustique d’intensité I2. Par P Sttm "’ P A
définition, l’intensité acoustique correspond à un flux d’énergie par (Wp: puissance de la source que constitue la paroi ; A : aire d’absorption
unité de surface. L’énergie tombant sur la paroi est : équivalente du local de réception.)
W 1 = IlSp
Le local d’émission étant soumis à un champ diffus d’intensité Irl, il est
L’énergie transmise dans le local de réception est :
admis que le flux tombant sur la paroi séparatrice est égal à :
W2 = I2SP
La fraction d’énergie transmise du local d’émission vers le local de récep­
tion est égale à :
W2 = = I_2
tlr
Wt I,S P I, D ’où : i- =
Le rapport I2/Ij est appelé « facteur de transmission x ».
Le flux correspondant par définition à la quantité d’énergie transmise
par unité de surface, l’énergie transmise par la paroi séparatrice est donc
égale à :
w _ SgTlu
P 4
Cette énergie correspond aussi au produit du flux sortant I2 par la
surface de la paroi Sp.
Soit : W„ = S„ L
En remplaçant Wp par SpT Irl/4, le champ réverbéré Ir2 est alors égal à :
1- a n 1- a n
ho = 4W n = t L,S
U°p
:
In Ir2 Le local de réception étant supposé réverbérant, le coefficient ocm est
(intensité réverbérée) (intensité réverbérée)
petit devant 1, le terme (1 - o t j est sensiblement égal à 1.
^2
TluSp
& D’où: L, =
A
Source
En divisant les deux membres par I„, l’égalité devient :
Local 1 Local 2
(Émission) (Réception)
h = = xx —
In Ain lo A

Fig. 8.1 - Transmission d'une onde sonore


à travers une paroi séparatrice.

93
92
TRANSMISSION D'UNE ONDE SONORE À TRAVERS UNE PAROI SÉPARATRICE TRANSMISSION D’UNE ONDE SONORE À TRAVERS UNE PAROI SÉPARATRICE Q

Exprimée sous forme de logarithme, l’expression devient (après mnlt;


plication par 10) :

10 log ^ = 10 log x + 10 log y-! + 10 log —

Soit : Lp2 - Lpi + 10 log X + 10 log ~


A

En permutant, l’égalité devient : -1 0 log X - 10 log ^ = Lpl - Lp2

Ou encore : Epi - Lp2 = -1 0 log x - 10 log -E


A

Sachant que logb x = - logb - et inversement - logb x = logb - ,


l’égalité devient :

Lpi Lp2 — 10 log — f- 10 log —


T S p

Cette équation montre que l’isolement dépend de deux termes :


le premier (10 log 1/x), caractéristique de la paroi séparatrice ;
le second (10 log A/Sp), caractéristique du local de réception.
L’indice d’affaiblissement acoustique est donc :

R = 10 log -
x
Fig. 8 .2 - Représentation par bande de tiers d'octave de l'indice d'affaiblissement
D ’où : Lpl - Lp2 = R + 10 log A acoustique R d'une cloison de plâtre de 7 cm d'épaisseur.

L’indice R est mesuré en laboratoire. Les résultats sont généralement


donnés sous forme de graphique (fig. 8.2).

8.2.1 Mesure e n laboratoire de l'indice d'affaiblissem ent acoustique R

La mesure de l’indice d’affaiblissement acoustique R d’un échantillon de


matériau est obtenue par application directe de la formule :

R = LpI- L p2- 1 0 l o g à

Lpl : niveau de pression moyen régnant dans le local 1 (émission) ;


Lp2 : niveau de pression moyen régnant dans le local 2 (réception) ;
A : aire d’absorption équivalente du local de réception ;
Sp : surface de l’échantillon.
L’échantillon est installé sur la paroi séparatrice de deux locaux spécia­
lement réalisés pour ce type de mesure (fig. 8.3). Ils sont évidemment
parfaitement isolés et désolidarisés entre eux.

94
95
H TRANSMISSION D'UNE ONDE SONORE À TRAVERS UNE PAROI SÉPARATRICE
TRANSMISSION D'UNE ONDE SONORE ATRAVERS UNE PAROI SÉPARATRICE

• Relevé de mesures des niveaux de pression et du temps de réverbération :

Local d 'ém issio n Lo cal d e réc ep tio n


B an d e s
(H z)
Position 1 Position 2 Position 3 Lpmoyen Position 1 Position 2 Position 3 ^Pmoyen Tr

100 73,1 71,7 72,5 72,5 46,9 47,7 49,3 48,1 7,9
125 73,5 74,2 70,7 73,0 44,2 42,6 45,1 44,1 9,9
160 72,0 71,8 69,7 71,3 46,7 45,5 47 46,4 6,6
200 71,3 69,9 69,9 70,4 43,1 44,9 51,7 48,2 7,4
250 72,1 71,1 71,1 71,5 43,3 44,1 46,3 44,8 7,7
315 71,4 71,4 70,9 71,2 41,8 41,9 42,7 42,2 5
400 71,4 72,1 70,9 71,5 41,1 41,2 41,8 41,4 4,4
500 70,9 72,5 71,0 71,5 39,6 38,9 39,3 39,3 4,1
Fi9- 8.3 - Mesure en laboratoire 630 70,9 71,8 71,3 71,3 38,9 38,3 38,1 38,4 4,1
de l'indice d'affaiblissement acoustique R d'un matériau.
800 70,4 71,0 70,9 70,8 39,9 39,9 39,4 39,7 4,1
1 000 69,7 70,1 70,1 70,0 41,9 41,9 41,6 41,8 4,2
1 250 71,0 70,1 70,2 70,5 43,2 43,1 43,0 43,1 4,3
L aire d absorption équivalente du local de réception est déduite de la 1 600 70,7 70,1 70,2 70,3 45,1 45,6 45,6 45,4 4,2
mesure du temps de réverbération par la formule : 2 000 70,5 69,9 69,7 70,0 44,8 44,9 45,3 45,0 3,7
2 500 70,1 69,0 69,5 69,6 42,0 41,8 42,2 42,0 3,3
. V
A = 0,16 ~ 3 150 70,7 69,4 70,3 70,2 39,1 39,1 39,5 39,2 2,8
Tr
V : volume du local 2 (réception) ; 4 000 69,5 68,7 69,7 69,3 36,6 37,1 36,9 36,9 2,1

Tr : durée de réverbération du local 2 (réception). 5 000 69,6 68,4 69,1 69,1 33,1 33,4 33,4 33,3 1,8

L? niveaux de pression Lpl ou Lp2 correspondent aux niveaux moyens


calcules a partir des releves effectués en n emplacements distincts. 1 • Calcul de l’indice d'affaiblissement acoustique R exprimé en dB :

B an d es
Soit : £ 1Q10 (Hz) L pi Lp2 Lpi - Lp2 Tr A = 0,1 6 V /Tr 10 log f / S P R = Lp1 - Lp2- 10 log A/Sp
“'Pmoy = 10 log
n
100 72,5 48,1 24,4 7,9 1,01 -2 ,2 5 26,7
Les niveaux de pression Lpl et Lp2 et la durée de réverbération Tr du local 125 73,0 44,1 28,9 9,9 0,81 -3 ,2 3 32,1
de réception sont mesurés successivement sur l’ensemble des bandes de
160 71,3 46,4 24,9 6,6 1,21 - 1,47 26,4
tiers d octave allant de 100 Hz à 5 000 Hz.
200 70,4 48,2 22,2 7,4 1,08 - 1,97 24,2
P° Ur Une bande de tiers doctave donnée i, l’indice d’affaiblissement 250 71,5 44,8 26,7 7,7 1,04 -2 ,1 4 28,8
acoustique R; est :
315 71,2 42,2 29,0 5 1,60 -0 ,2 6 29,3

Ri = Lpli - Lp2i - 10 log ^ 400 71,5 41,4 30,1 4,4 1,82 + 0,29 29,8
500 71,5 39,3 32,2 4,1 1,95 + 0,60 31,6
630 71,3 38,4 32,9 4,1 1,95 + 0,60 32,3
Ü mpIZ Z D Mesure de l'indice d'affaiblissement acoustique d'une porte plane 30,5
800 70,8 39,7 31,1 4,1 1,95 + 0,60
Les caractéristiques sont les suivantes :
1 000 70,0 41,8 28,2 4,2 1,90 + 0,49 27,7
- Surface de la porte : SP = 1,7 m2.
-Volume du local de réception : V = 50 m3. 1 250 70,5 43,1 27,4 . 4,3 1,86 + 0,39 27,0
1 600 70,3 45,4 24,9 4,2 1,90 + 0,49 24,4
et 5 ' 0 0 0 ^ 7 “ nt effect)lees sur les 18 bandes de tiers d'octave comprises entre 100 Hz
et 5 000 Hz. Le niveau de pression régnant dans le local d'émission est ajusté, en début 2 000 70,0 45,0 25,0 3,7 2,16 + 1,04 24,0
de manipulation, à environ 70 dB sur la bande 1 000 Hz.
2 500 69,6 42,0 27,6 3,3 2,42 + 1,54 26,1

96

97
| T RA N SM ISSIO N D'UNE O NDE SO N O RE À T R A V ER S UNE PARO I S ÉP A R A T R IC E TR A N SM IS SIO N D'U NE O NDE SO N O RE À T R A V ER S UNE PAROI SÉP A R A T R IC E | | j

B an des
Calcul de l'indice d'affaiblissement acoustique d'une porte plane
l P, Lp2 Lp1 - tp2 Tr A = 0 ,1 6 V /Tr 10 log A/Sp R = tpi - l p2 - 10 log A/S
(Hz) Ce calcul est effectué par bande d'octave à partir du relevé de mesures réalisées en
3 150 70,2 39,2 laboratoire.
31,0 2,8 2,86 + 2,25 28,8 ~~
L'application de la formule donne pour la bande 125 Hz :
4 000 69,3 36,9 32,4 2,1 3,81 + 3,50 28,9
5 000 69,1 33,3 35,8 1,8 4,44 + 4,17 31,6 ~~
R125 = 10 log nër X32Ü C7ç4 = 27 ,7
10 10 + 10 10 + 10 10
Soit pour l'ensemble des bandes d'octave :

8.2.2 Conversion des valeurs de l'indice R (tiers d'octave en octave) Octave 125 250 500 1K 2K 4K

1/3 d'octave 100 125 160 200 250 315 400 500 630 800 1K 1,25K 1,6K 2K 2,5K 3,15K 4K 5K

Les valeurs par bande d’octave de l’indice R peuvent être calculées à 2 6 ,7 3 2 ,1 2 6 ,4 2 4 ,2 2 8 ,8 2 9 ,3 2 9 ,8 3 1 ,6 3 2 ,3 3 0 ,5 2 7 ,7 2 7 ,0 2 4 ,4 2 4 ,0 2 6 ,1 2 8 ,8 2 8 ,9 3 1 ,6


j'o c ta v e )
partir des résultats de mesures effectuées par bande de tiers d’octave. 2 4 ,7 2 9 ,6
- (o cta ve) 2 7 ,7 2 6 ,8 3 1 ,1 2 8 ,2

En effet, sachant que la quantité d’énergie transmise dans une bande


d’octave est égale à la somme des énergies transmises dans les bandes
de tiers d’octave correspondantes, il est possible de déterminer un
facteur de transmission équivalent. 1.3 Cas des parais diseentinues
En supposant que la source sonore émette un bruit rose, l’intensité
acoustique régnant dans le local d’émission est :
b = iu + i12 + i13 = + i'j + = 3 i^ i\ i\ Une paroi est discontinue lorsque sa surface comprend plusieurs zones
distinctes réalisées avec des matériaux d’indices d’affaiblissement acous­
L’intensité acoustique régnant dans le local de réception est :
tique différents. L’exemple type de discontinuité est celui qui résulte de
h = hi + h i + I23 la présence d’une ouverture (porte ou fenêtre).
Soit xl x2 x3, les facteurs de transmission correspondant à chaque bande Une paroi séparatrice de surface Sp est réalisée conformément au croquis
de tiers d’octave et X, celui correspondant à la bande d’octave, l’intensité
suivant (fig. 8.4).
acoustique I2 est donc égale à :
I2 = x3 i\+ i\
x2 + x3 (x, + x 2 + x3) i\= i\ Soit xm, le facteur de transmission moyen (ou global) de la paroi, I 3 et
I2, les intensités acoustiques régnant de chaque côté de la cloison.
Or h = j et I2 = x l3

Tl _ ( t 1 + x2 + x3) I 1 L’énergie tombant sur la cloison est : W j = IjSp


D’où :
1 3 Cette énergie se répartit proportionnellement aux surfaces Sc et S0, soit :

(x t + x2 + x3)
3
Le facteur de transmission par bande d’octave est donc égal à la
moyenne arithmétique des facteurs des bandes de tiers d’octave
correspondantes. Cloison
surfHC© S q
Taux xc
Par conséquent : R = 10 log - = 10 log ------ ------- Indice R0 surface S0
X Xj + x2 + x3 Taux T0
Indice Ro

Or, à la fonction : y = logio ^ >correspond la fonction inverse : x = 10~y.

Soit : R = 10 lo§ — T-------mr------- n r


10 10 + 10 10 + 10 10
Fig. 8.4 - Exemple de paroi discontinue.

98 99
H TRANSMISSION D'UNE ONDE SONORE À TRAVERS UNE PAROI SÉPARATRICE TRANSMISSION D'UNE ONDE SONORE À TRAVERS UNE PAROI SÉPARATRICE H

W ^ I . S c + I , S0 g.3.1 M éthode de calcul


L’énergie transmise dans le local de réception correspond à la somme
des énergies traversant les surfaces Sc et S0.
1. Calculer la surface totale Sp de la paroi : Sp = L X H.
w2 - wc +w0 2. Recenser les différentes discontinuités.
Soit : w2 = xc IjSc + x0 b S0 3. Calculer les surfaces correspondantes : S = ? x ?
O r: W2 = xm W, = xmbSp 4. Rechercher la valeur des indices d’affaiblissement R correspondants.
5. Calculer les facteurs de transmission x correspondants : X = Î/IO^10.
D ’où : 'bn hSp = XC IjSç + Xq I j S0
6. Calculer les produits X S : XX S.
Après simplification : bn Sp —Xc Sc + Xq Sq 7. Calculer la somme des X S : I (x S).
Le facteur de transmission moyen de la cloison est donc : 8. Calculer le facteur de transmission xm: xm = E (x S)/Sp.
9. Calculer l’indice d’affaiblissement Rmde la paroi : Rm = 10 log l/xm.
TcSr + XnS„
= Les étapes 4 à 9 doivent être répétées pour chaque bande d’octave ou de
tiers d’octave. Connaissant la valeur des différents indices R et des
Lorsqu’il y a plusieurs discontinuités, l’énergie transmise dans le local diverses surfaces S, le calcul de Rmpeut être effectué en une seule opé­
de réception correspond à la somme des énergies traversant les diffé­ ration en appliquant directement la formule complète.
rentes surfaces. Le taux moyen est alors :
ExS
=
[exemple E s t im a t io n d e l'in d ic e d'affaiblissement a c o u s t iq u e R m d 'u n e p a r o i s é p a r a t r ic e

Soit une paroi séparatrice, réalisée en carreaux de plâtre, ayant les caractéristiques suivantes :
L’indice d’affaiblissement acoustique moyen (ou global) de la paroi est :
- Dimensions principales : longueur = 5 m ; hauteur = 2,5 m ; épaisseur = 70 mm.
- Ouverture (porte plane) Margeur = 0,93 m ; hauteur = 2,15 m ; épaisseur = 40 mm.
Rm= 10 log —
• Calcul des surfaces :
- Surface totale : Sp = 5 x 2,5 = 12,5 m2
Soit : - Surface de la porte : S0 =2,15 x 0,93 = 2 m2
Rm 10 log ExS - Surface réalisée en carreaux de plâtre : Sc = 12,5 - 2 = 10,5 m2
Le calcul de Rmnécessite la connaissance des différents facteurs de trans­ • Indice d'affaiblissement acoustique R, exprimé en dB (par bande d'octave) :
mission x. Ceux-ci doivent donc être déterminés à partir des divers
indices d’affaiblissement acoustique R.
B a n d e s d 'o ctav e 125 250 500 1K 2K 4K
L’indice d’affaiblissement acoustique R est donné par la relation :
R0 (Porte isoplane) 29 26 31 22 26 34
R = 10 log - Rc (Carreau de plâtre) 28 31 30 38 42 46
x
Or, à la fonction : y = log10 x, correspond la fonction inverse : x = 10y.
• Indice d'affaiblissement acoustique Rmde la paroi, exprimé en dB (calcul détaillé par
Soit : - = 10 bande d'octave) :
x
D’où X = Bandes d'octave 125 250 500 1K 2K 4K

1,26"3 2,51"3 7,94" 4 6,31 ~3 2,51-3 3,98'4


10 X0 = 1 / 10 RO,1°
1,58"3 7,94- 4 1, 0 0 "3 1,58“4 6,31 - 5 2,51"5
O
11

L’indice d’affaiblissement acoustique Rm de la paroi est donc :


2,52"3 5,02" 3 1,59" 3 12 , 6 "3 5,02- 3 7,96-4
ToSo
16,6-3 8,34~3 10,5" 3 1, 6 6 "3 6,63-4 2,64“4
19,2-3 13,4"3 12 , r 3 14,3-3 5,68- 3 10 ,6~4
£ = X0S0 + TCSC
xm= E/sp 1,53" 3 10,7" 4 9,67-4 1,14-3 4,55~4 8,48"5

Rm= 10 log 1/Xm 28,1 29,7 30,1 29,4 33,4 40,7

100 101
H TRANSMISSION D'UNE ONDE SONORE À TRAVERS UNE PAROI SÉPARATRICE

• Indice d'affaiblissement acoustique Rmde la paroi (calcul direct par bande d'octave) •
Sachant que : S = 12,5 m2 S0 = 2 m2 Sc = 10,5 m2

L'indice Rmest donc : Rm = 10 log —----- :-----


_ 2 _ 10,5
Rq Rç
1q1° 101°

Bandes d'octave 125 250 500 1K 2K 4K ~~


Ro 29 26 31 22 26 34
Rc 28 31 30 38 42 46
Rm 28,1 29,7 30,1 29,4 33,4 40,7
A FFA lBLlSSiM EiT ACOUSTIQUE
j'U iE PAROI SIMPLE

Une p aroi séparatrice soumise à une onde sonore incidente est anim ée d'un mouvement
vibratoire et, de ce fait, se comporte com m e une source vis-à-vis du local adjacent.
L’expérience montre que la quantité d ’énergie transmise dépend de la masse de cette
paroi et de la fréquence de l’onde incidente.

9.1 Loi expérim entale de m asse


9.2 Loi expérim entale de fréquence
9.3 Fréquence critique
9.4 Fréquence de résonance
9.5 Évaluation de l'affaiblissem ent acoustique
9.6 Optim isation

102 10 3
AFFAIBLISSEMENT ACOUSTIQUE D’ UNE PAROI SIMPLE H
AFFAIBLISSEMENT ACOUSTIQUE D'UNE PAROI SIMPLE

Or, les parois sont en général réalisées selon des épaisseurs standard et
9.1 Loi expérimentale de m asse
avec des matériaux de densités connues, il serait donc avantageux d’en
déterminer une fois pour toutes l’indice d’affaiblissement acoustique.
Pour s’affranchir des dimensions principales de la paroi (hauteur et lar­
geur), la masse est calculée par unité de surface et est appelée « masse
La mesure de l’indice d’affaiblissement acoustique R d’une paroi expé­ surfacique » m s exprimée en kg/m2.
rimentale montre que, plus celle-ci est lourde, plus son indice R est Il suffit alors de connaître la masse surfacique m s de la cloison pour
élevé. déterminer son indice d’isolement acoustique.
Une série de mesures permet d’établir que l’indice d’affaiblissement
L’expérience montre qu’une paroi de masse surfacique égale à 100 kg/m2
acoustique augmente approximativement de 4 dB chaque fois que la a Un indice d’affaiblissement acoustique de 40 dB, la fréquence de l’onde
masse est doublée et, inversement, diminue d’environ 4 dB chaque fois
incidente étant de 500 Hz.
qu’elle est divisée par deux.
La figure 9.2 donne l’indice d’affaiblissement acoustique R d’une paroi
Iexemple j Évolution de l'indice d'affaiblissement acoustique R séparatrice en fonction de sa masse surfacique, la fréquence de 1 onde
La figure 9.1 montre l'évolution l'indice d'affaiblissement acoustique R d'une paro; incidente étant constante (500 Hz).
séparatrice en fonction de sa masse M, la fréquence f de l'onde incidente étanl
constante.

Fig. 9.2 - Évaluation, à 500 Hz


de l'indice d'affaiblissement acoustique R
d'une paroi en fonction de sa masse surfacique ms.
Fig. 9.1 - Évolution, à fréquence constante,
de l'indice d'affaiblissement acoustique R
d'une paroi en fonction de sa masse M.
Il est admis que, lorsque la masse surfacique de la cloison est supérieure
à 200 kg/m2, l’augmentation de l’indice d’affaiblissement acoustique est
Le calcul de la masse de la cloison séparatrice nécessite la connaissance de 4,5 dB pour chaque doublement de la masse.
de ses dimensions et de la densité (masse volumique exprimée en kg/m3)
du matériau utilisé.

105
104
g ] AFFAIBLISSEMENT ACOUSTIQUE D'UNE PAROI SIMPLE AFFAIBLISSEMENT ACOUSTIQUE D'UNE PAROI SIMPLE M

9.2 Lai expérimentale de fréquence 9.3 Fréquence critique

Lorsque Fonde plane incidente n’est pas parallèle à la paroi, mais


La mesure de l’indice d’affaiblissement acoustique R d’une paroi expé­
oblique, il se produit un phénomène de coïncidence qui provoque une
rimentale montre que plus la fréquence de l’onde incidente est élevée,
plus l’indice R est élevé. baisse brutale de l’indice d’affaiblissement acoustique.
En effet, soumis à une onde de pression, un petit élément de la paroi
Une série de mesures permet d’établir que l’indice d’affaiblissement
est mis en vibration, générant ainsi une onde de flexion qui se propage
acoustique augmente approximativement de 4 dB chaque fois que la
le long de la cloison.
fréquence de Fonde incidente est doublée et, inversement, diminue
Un élément distant du précédent est ainsi soumis à Faction combinée
d’environ 4 dB chaque fois qu’elle est divisée par deux.
de Fonde de pression et de Fonde de flexion, l’amplitude de la vibration
Ainsi, l’indice d’affaiblissement acoustique R d’une paroi de 100 kg/m2
résultante étant maximale lorsque les maxima respectifs de déformation
de masse surfacique augmente de 40 à 44 dB lorsque la fréquence de
l’onde incidente varie de 500 à 1 000 Hz. coïncident parfaitement (fig. 9.4).

La figure 9.3 donne l’indice d’affaiblissement acoustique R d’une paroi


séparatrice en fonction de la fréquence de l’onde incidente (masse sur­
facique 100 kg/m2).
La loi expérimentale de fréquence suppose que Fonde acoustique inci­
dente est plane et parallèle à la paroi.

Fig. 9.4 - Phénomène de coïncidence d'une onde acoustique


sur une paroi.

A longueurd’ondedeFondeincidente;
:

At:longueurd’ondedeFondedeflexion;
cp:angled’attaquedeFondeincidente.
L’onde de flexion vibre naturellement au même rythme que Fonde inci­
Fig- 9.3 - Évolution de l'indice d'affaiblissement acoustique R
d'une paroi de 1 0 0 kg/m 2 en fonction de la fréquence f. dente à la fréquence f.
La vitesse de propagation c de Fonde incidente dans l’air est constante
(340 m/s), la longueur d’onde correspondante est donc inversement
proportionnelle à la fréquence (A
= c/f).

106 107
Q AFFAIBLISSEMENT ACOUSTIQUE D'UNE PAROI SIMPLE AFFAIBLISSEMENT ACOUSTIQUE D'UNE PAROI SIMPLE H

La vitesse de propagation ct de Fonde de flexion le long de la paroi


dépend de : R (dB)
- la vitesse de propagation (ct) du son à l’intérieur du matériau ;
- l’épaisseur (h) de la cloison ;
- la fréquence (f) de Fonde incidente.
Soit : ct = J\ ,9 h f ct
La longueur d’onde correspondante est donnée par la relation :
____^
/
K = / ____
f
/
\ /
VL9ÜT( \ t_______
Soit : K =
f /

1,9 h c.
i, =
f

O r: X, = X/sincp (triangle rectangle)

125 250 500 1K fc 4K f (Hz)


K =
fsinip

1,9 h
D ’o ù : Fig. 9.5 - Exemple de fréquence critique d'une cloison de plâtre
f fsincp de 2 cm d'épaisseur.

La fréquence de coïncidence est donc :

TARI F AIT 9.1 - F R É Q U E N C E S C R IT IQ U E S UNITAIRES D E QUELQUES MATÉRIAUX USUELS

Masse volumique Célérité du son dans Fréquence critique


Matériaux
(kg/m3) le matériau q (m/s) feu (Hz)
À toute valeur de (p correspond une fréquence de coïncidence pour
laquelle l’indice d’affaiblissement acoustique de la paroi chute Caoutchouc 1 000 75 85 000

brutalement. Liège 250 340 18 000

La fréquence de coïncidence la plus basse est obtenue pour (p = 90°. Polystyrène 14 430 14 000

Cette valeur particulière est appelée « fréquence critique », elle corres­ Acier 78 000 6 100 1 000
pond à une onde rasante parallèle à la paroi (fig. 9.5). Aluminium 2 700 4 700 1 300

Plomb 10 600 760 8 000

Verre 2 500 5 100 1 200

Brique 2 000 2 400 2 500

Béton 2 300 3 400 1 800


L’amplitude de la chute de l’indice d’affaiblissement acoustique dépend
Plâtre 1 000 1 500 4 000
de la rigidité du matériau constituant la paroi. En effet, plus celui-ci est
rigide, plus les pertes intèrnes sont faibles, plus l’amplitude de la chute Bois 600 1 000 6 000

est importante. Elle atteint 10 dB pour le verre ou l’acier, (matériaux


rigides) et ne dépasse pas 3 à 4 dB pour le liège ou le plomb (matériaux
mous). Le calcul de la fréquence critique d’une cloison est alors réduit à une
simple division :
D’un point de vue pratique, les fréquences critiques correspondant aux
différents matériaux disponibles sont calculées pour une paroi théorique
d’épaisseur unitaire (tableau 9.1).

108 109
H AFFAIBLISSEMENT ACOUSTIQUE D'UNE PAROI SIMPLE AFFAIBLISSEMENT ACOUSTIQUE D'UNE PAROI SIMPLE j

9.4 Fréquence de résonance

Quel que soit le soin apporté à sa construction, une cloison est plus
ou moins rigide. Un coup violent appliqué sur une paroi séparatrice
génère dans le local de réception un son sourd et bref correspondant
à une vibration momentanée. En fait, la paroi se comporte comme un
système masse-ressort, la vibration est par conséquent du type sinu­
soïdale amortie.
La fréquence propre de Fonde sonore dépend des caractéristiques phy­
siques de la cloison :
- dimensions ;
- masse ;
- élasticité.
Si maintenant la cloison est mise en vibration par une onde sonore dont
la fréquence est précisément réglée sur cette fréquence propre, il y a
résonance. L’amplitude de la déformation que subit la paroi augmente, Fig. 9.6 - Exemple de déformation d'une paroi mise en résonance
à la fréquence fM.
entraînant une baisse de l’indice d’affaiblissement acoustique.
En fait, le phénomène de résonance peut se produire à différentes fré­
quences. En effet, une bande élémentaire de paroi est assimilable à une
corde vibrante et, de ce fait, présente un ou plusieurs ventres de défor­ f 2 2^
mation. Ceux-ci peuvent d’ailleurs se former selon les dimensions L’examen de la relation fpq = kihc, Pi + h< montre que la fréquence
principales de la cloison (longueur et hauteur). va b j
Les fréquences de résonances possibles sont données par la relation : de résonance la plus basse possible est obtenue pour p - q - 1, soit :

fn = kjhc,

Pour cette fréquence, tous les éléments de la paroi vibrent en phase, la


p : nombre de ventres développés sur la longueur de la paroi ; quantité d’énergie transmise est donc maximale, ce qui correspond à un
q : nombre de ventres développés sur la hauteur de la paroi ; minimum sur la courbe représentative de l’indice d’affaiblissement
ki : coefficient représentatif du mode de fixation de la paroi ; acoustique.
h : épaisseur de la paroi (m) ;
Le coefficient kj dépend du mode de fixation de la paroi, à savoir si celle-
ct : vitesse de propagation longitudinale dans le matériau (m/s) ; ci est simplement supportée par la construction, donc relativement libre,
a : longueur de la paroi (m) ; ou si elle est solidement encastrée.
b : hauteur de la paroi (m). Dans la pratique, le mode de fixation étant plus ou moins net, la valeur
La première fréquence de résonance correspond à p = q = 1. du coefficient k; est comprise entre 0,43 et 0,86, soit :
Soit :
0,43 < ^ < 0,86

Les fréquences suivantes sont obtenues en incrémentant p et q. La


figure 9.6 montre les déformations d’une paroi mise en vibration par
une onde sonore à la fréquence f24.

T IO
AFFAIBLISSEMENT ACOUSTIQUE D'UNE PAROI SIMPLE Q
AFFAIBLISSEMENT ACOUSTIQUE D'UNE PAROI SIMPLE

• Tracé du graphique (fig. 9.7) :


9.5 Évaluation d e ('affaiblissement acoustique

Connaissant la nature et les dimensions d’une paroi simple, il est p0s_


sible d’évaluer, en fonction de la fréquence, l’affaiblissement acoustiqLle
qu’elle procure.

9.5.1 Méthode

1. Déterminer l’affaiblissement à 500 Hz (loi de masse).


2. Reporter cette valeur sur le graphique.
3. Tracer une droite passant par ce point, inclinée à raison de 4 dB par
octave (loi de fréquence).
4. Déterminer la valeur de la fréquence critique de la paroi (fc).
5. Évaluer l’amplitude de la chute de l’affaiblissement en fonction de la
nature du matériau.
Fia 9.7 - Évaluation de l'affaiblissement acoustique
6. Reporter cette valeur à partir du point de la droite correspondant à
d'une paroi simple réalisée en briques.
la fréquence critique.
7. Tracer une droite passant par l’extrémité de ce segment, inclinée à
raison de 10 dB par octave.
8. Déterminer la valeur de la fréquence de résonance de la paroi (fu).
9. Repérer sur la droite principale (loi de fréquence) le point
correspondant.
10. Tracer depuis ce point une droite inclinée à raison de - 4 dB par
9.6 Optimisation
octave.
11. Repérer depuis l’intersection des deux droites, la chute probable de
l’affaiblissement (6 dB).
12. Tracer à main levée, la courbe suggérée par les différents segments. T a loi expérimentale de fréquence appliquée à une paroi simple met en évi­
dence une progression de l’indice d’affaiblissement acoustique d environ
[EXÊMPiJ Évaluation de l'affaiblissement acoustique d'une paroi
Soit une paroi en briques pleines, dont les caractéristiques sont les suivantes : P afrap p o T à cette pente moyenne, la eonrbe réelle prése:
- Dimensions : hauteur = 2,6 m ; largeur = 4,5 m ; épaisseur = 0,1 m. nombre d’accidents liés aux différentes pertnrbations (résonance,
- Mode de fixation : encastrée. quence critique) générées par la transmission de 1 onde sonore^
- Masse volumique de la brique pleine = 2 000 kg/m3. L’optimisation consiste à faire en sorte que ces pertes d i olement «n
- Célérité du son dans le matériau = 2 400 m/s.
évidemment aussi faibles que possible, mais surtout qu elles*n e s ™
- Fréquence critique unitaire = 2 500 Hz/cm.
festent pas dans la bande des fréquences médiums qu elle
- Pertes dans le matériau : faibles.
perception des bruits est maximum. Pour obtenir ce résultat i faudra
• Calculs préliminaires :
éventuellement modifier une ou plusieurs caractens îque
Masse surfacique de la paroi : ms = 2 0 0 0 x 0,1 = 200 kg/m2
(type de matériau, épaisseur, mode de fixation, etc.).
Indice d'affaiblissement à 500 Hz : R = 44 dB (déterminé à l'aide de la loi de
masse)
2500
Fréquence critique de la paroi : fc = = 250 Hz
10
Pertes dans le matériau : 8 dB (estimées)

Fréquence de résonance de la paroi : f „ = 0,86x0,1 x 2400 x ( ~ + — ï


V2,62 4,5 v
fn =41 Hz

113

112
1

10

PAROI double

L'indice d ’affaiblissement acoustique d ’une paroi simple dépend essentiellement de sa


masse.
Lorsqu’un projet exige un isolement acoustique important, la réalisation à l’aide de ce
type de cloison aboutit à un poids exorbitant.
Par exemple, pour obtenir un indice d ’affaiblissement de 52 dB à 500 Hz, il faudrait
réaliser une paroi de 800 kg/m2 (loi de masse), ce qui correspond à une épaisseur de
55 cm de béton.

s
.
' 10.1 Principe
10.2 Résonance de la paroi double
10.3 Ondes stationnaires
10.4 Fréquences critiques
10.5 Indice d'affaiblissem ent acoustique moyen
10.6 Évaluation de l'affaiblissem ent acoustique
10.7 Optim isation

115
PAROI DOUBLE m

Résonance de la paroi double


10.1 Principe
I
9
1
I
Une paroi légère est capable de fournir un affaiblissement acoustique
appréciable, puisque, avec une masse surfacique de 10 kg/m2, l’indice R
tique engendré par le volume d air (fig. 10.2).
est en principe de 26 dB.
En reprenant l’exemple cité page précédente, les 52 dB souhaités ne
pourraient-ils pas être obtenus par la réalisation de deux cloisons légères Paroi 1
consécutives ? Dans l’affirmative, la masse surfacique équivalente ne
serait plus que de 20 kg/m2 ! mi ma
En théorie ce serait possible, à condition que les parois soient suffisam­
ment éloignées l’une de l’autre. En effet, l’air enfermé entre les deux
cloisons est compressible et, par suite, agit comme un ressort ; d
l’ensemble est donc susceptible d’entrer en résonance. D ’autre part, la
disposition parallèle des cloisons rend possible la formation d’ondes
Fig. 10.2 - Système masse-ressort-masse.
stationnaires.
Ces deux perturbations, résonance et ondes stationnaires, favorisent la
transmission de l’énergie à travers la double paroi. L’affaiblissement Cet ensemble possède, comme tout système masse-ressort, une fré-
acoustique est par conséquent inférieur à la valeur théorique obtenue quence de résonance de la forme :
par la juxtaposition de deux cloisons simples.
Le principe de la double paroi reste malgré tout intéressant, car, à affai­ f = 1 &
blissement égal, il procure un gain de poids par rapport à la cloison
simple (fig. 10.1).
(K : raideur du ressort.)

Lorsque le front d’onde est parallèle à la double paroi, la fréquence de


résonance est :

r _
to 2rt AjVmi m 2J d

lr, ^r2 f0 •fréquence de résonance due au couplage de la lame d’air ;


(Intensitéréverbérée) (intensitéréverbérée)
c ; célérité du son dans l’air (environ 340 m/s) ;
Paroi 1

Paroi 2

Volume *2
(Intermédiaire) m, : masse surfacique de la paroi 1 (kg I r a ) ,
’’ m 2 : masse surfacique de la paroi 2 (kg/m ) ; _
Source p : masse volumique de l’air (environ 1,2 kg/m ) ,
à : distance séparant les deux parois (m).
Local 1 Local 2
(Émission) (Réception)

Soit : fn = 60 1 l + m 22d
m

Fig. 10.1 - Principe d'une paroi double.


Lorsque l’angle d’incidence de l’onde es, quelconque, la fréquence de
résonance est alors .

fn 84 .11 m + m j d

11 7
PAROI DOUBLE ffl

Par rapport à une cloison simple de masse équivalente, l’affaiblissement 7J2


acoustique apporté par une paroi double est : <—....... ................... ...... >

- sensiblement égal, en dessous de la fréquence de résonance ;


- en général inférieur, à la fréquence de résonance ;
- supérieur, au-dessus de la fréquence de résonance. • 4 -------------- ---
En effet, en dessous de la fréquence de résonance, les deux parois vibrent
parfaitement ensemble et se comportent comme une cloison simple de
masse équivalente.
3 7J2
À la résonance, le couplage élastique de la lame d’air accentue l’ampli­
tude des déformations subies par l’ensemble du système et, par suite,
augmente la quantité d’énergie transmise.
Au-dessus de la fréquence de résonance, l’élasticité de l’air transmet de
d
plus en plus difficilement les mouvements d’une paroi vers l’autre.
L’indice d’affaiblissement acoustique augmente alors avec une pente
plus forte que celle qu’imposerait la loi de fréquence appliquée à une Fig. 10.3 - Formation d'ondes stationnaires
entre deux parois parallèles.
paroi simple de même masse (approximativement 6 dB par octave).

jËXÊMPiuF
F réq u en ce s des trois premières ondes s t a t io n n a ir e s p r o b a b le s lo r s q u e

d = 0,05 m
10.3 Ondes stationnaires
n f (Hz)
1 3 400
2 6 800
Les réflexions de l’onde sonore à l’intérieur de la lame d’air peuvent, 3 10 200
sous certaines conditions, engendrer des ondes stationnaires (fig. 10.3).
En effet, il suffit pour cela que la distance d séparant les deux parois cor­
responde à des multiples de demi-longueur d’onde (A./2).
A A,
Soit : d = n -
2 10.4 Fréquences critiques
(n : nombre entier pouvant être égal à 1,2,

Sachant que :
* = f La propagation de l’onde sonore à travers la paroi double peut provo­
, A
quer la formation de phénomènes de coïncidence. En effet, le système
Et que : d = n - est composé de deux cloisons simples ayant chacune sa propre fréquence
critique. Dans ces conditions, l’affaiblissement acoustique de l’ensemble
risque à nouveau d’être perturbé.
r en
f est égal à : Plusieurs cas sont à envisager. ^ , .
“ 2d
• Les deux éléments sont parfaitement identiques (même matériau et
Avec : c = 340 m/s même épaisseur), les phénomènes de coïncidence se produisent onc a
la même fréquence et, par suite, l’affaiblissement global présente une
Les fréquences correspondant aux différentes ondes stationnaires pro­
perturbation unique de forte amplitude. ^ .
bables sont données par la relation : . Les deux éléments sont différents, mais, suite à un mauvais choix, les
fréquences critiques sont identiques, il y a, comme précédemment,
cumul des défauts.

11 9
UJ PAROI DOUBLE PAROI DOUBLE SE

• Les deux éléments sont différents (matériau et/ou épaisseur), les D


Fréquence de résonance de la paroi double : f 0 = 84
turbations se produisent donc à des fréquences distinctes et, par sui/'
l’affaiblissement global est relativement préservé (l’atténuation acous’
tique d’une paroi masque le défaut de l’autre et inversement). • Tracé du graphique (fig. 10.4) :

10.5 Indice d'affaiblissement acoustique moyen

En dessous de la fréquence de résonance principale, l’indice d’affaiblis­


sement acoustique d’une paroi double est sensiblement égal à celui
d’une cloison simple de masse équivalente.
Au-dessus de cette fréquence, l’indice augmente régulièrement d’environ
6 dB par octave.
À partir de ces constats, il est possible d’évaluer approximativement
l’indice d’affaiblissement acoustique moyen de la paroi double. Celui-ci
est représenté par une droite correspondant à l’axe principal théorique
de son évolution en fonction de la fréquence.
Fig. 10.4 - Évaluation de l'indice d'affaiblissement acoustique moyen
d'une paroi double.

10.5.1 Méthode

1. Calculer la masse surfacique équivalente de la paroi double


(ms = m, + m2). 10.5.2 Calcul rapide de R
2. Déterminer l’affaiblissement à 500 Hz (loi de masse).
3. Reporter cette valeur sur le graphique. Pour déterminer rapidement l’indice R à 500 Hz de cette double paroi,
4. Tracer une droite passant par ce point, inclinée à raison de 4 dB par il faut :
octave. - calculer la masse surfacique équivalente (ms = m! + m 2) ;
5. Calculer la fréquence de résonance principale f0 de la paroi double. - déterminer l’affaiblissement à 500 Hz (loi de masse) ;
6. Repérer sur la droite (loi de fréquence) le point correspondant. - ajouter 5 dB.
7. Tracer depuis ce point une droite inclinée à raison de 6 dB par octave. Cette méthode peut être appliquée à toute paroi double ayant une fré­
8. Relever sur cette droite, la valeur de l’indice à 500 Hz. quence de résonance identique (91 Hz dans cet exemple).
D ’une façon générale, il est admis que l’indice d’affaiblissement acous­
jEXEMPiJ Évaluation de l'indice d'affaiblissement acoustique à 500 Hz d'une paroi double tique R à 500 Hz d’une paroi double est supérieur de 6 dB environ à
Soit une paroi double dont les caractéristiques sont les suivantes : celui procuré par la cloison simple de masse équivalente (la fréquence
- Panneau 1, en briques pleines, épaisseur = 5 cm. de résonance étant supposée basse).
- Panneau 2, en plâtre, épaisseur = 4 cm.
- Lame d'air, épaisseur = 3 cm.
• Calculs préliminaires :
Masse surfacique du panneau 1 : m, = 2000 x 0,05 = 100 kg/m12345678•
Masse surfacique du panneau 2 : m2 = 1 000 x 0,04 = 40 kg/m2
Masse surfacique équivalente : ms = m, + m2 = 140 kg/m2
Indice d'affaiblissement à 500 Hz : 42 dB (loi de masse)

120 121
B PAROI DOUBLE -J
PAROI DOUBLE B

10.6 Évaluation de l'affaiblissem en t acoustique - Fréquence critique unitaire des briques pleines = 2 500 Hz/cm ;
- Pertes : faibles (10 dB).
- Panneau 2, en plâtre, épaisseur = 7 cm ;
- Masse volumique du plâtre : = 1 000 kg/m3 ;
- Fréquence critique unitaire = 4 000 Hz/cm ;
L’évaluation de l’affaiblissement acoustique d’une paroi double est en - Pertes : moyennes (8 dB).
- Lame d'air, épaisseur = 5 cm.
principe possible, mais les résultats obtenus manquent de fiabilité compte
tenu de la complexité des phénomènes mis en jeu. L’entreprise reste • Calculs préliminaires :
malgré tout instructive, car elle fournit des renseignements précieux Masse surfacique du panneau 1 : m, = 2 000 x 0,05 = 100 kg/m2
notamment sur les effets engendrés par les différentes perturbations. Masse surfacique du panneau 2 : m2 = 1 000 x 0,07 = 70 kg/m2
Masse surfacique équivalente : ms = m, + m2 = 170 kg/m2
Indice R à 500 Hz correspondant à ms : RmS = 42,5 dB (loi de masse)
500 Hz de la paroi double : R = 42,5 + 6 =48,5 dB
10.6.1 Méthode critique du panneau 1 : fd ==2 500 x 0,05 = 500 Hz
critique du panneau 2 : fc2 ==4 000 x 0,07 = 280 Hz

1. Calculer la masse surfacique équivalente de la paroi double de l'onde stationnaire de rang 1 :f, =
1 7 0 X 0fi5 = 3 4 0 0 HZ
(ms = m, + m 2).
2. Déterminer l’affaiblissement à 500 Hz (loi de masse). de l'onde stationnaire de rang 2 :f 2 =
17 ° 1
*X Ôfi5 = 6 8 0 0 HZ
3. Ajouter 6 dB.
4. Reporter cette valeur sur le graphique. de l'onde stationnaire de rang 3 :f 3 =
170 X ÔT)5 = 10200 HZ
5. Tracer une droite passant par ce point, inclinée à raison de 6 dB par
octave. 1 de résonance de la paroi double :fo = 84 | r _ L + i ) _ L
a/v 100 707 0,05
6. Déterminer la valeur de la fréquence critique du panneau 1.
7. Évaluer l’amplitude de la chute de l’affaiblissement en fonction de fo = 58 Hz
la nature du matériau 1. Tracé du graphique (fig. 10.5 ) :
8. Déterminer la valeur de la fréquence critique du panneau 2.
9. Évaluer l’amplitude de la chute de l’affaiblissement en fonction de
la nature du matériau 2.
10. Vérifier la non-simultanéité de ces deux chutes d’affaiblissement.
11. Évaluer les amplitudes résultantes (l’amplitude résultante s’il y a
simultanéité).
12. Reporter ces valeurs à partir des points de la droite correspondant
aux fréquences critiques.
13. Calculer les fréquences correspondant aux premières ondes
stationnaires.
14. Évaluer les amplitudes de chute d’affaiblissement.
15. Reporter ces valeurs à partir des points de la droite correspondant à
ces fréquences.
16. Déterminer la fréquence de résonance de la paroi double.
17. Repérer sur la droite principale le point correspondant.
18. Tracer depuis ce point une droite inclinée à raison de -4 dB par
octave.
19. Repérer depuis l’intersection des deux droites la chute probable de
l’affaiblissement (6 dB).
20. Tracer à main levée la courbe suggérée par les différents segments. Fig. 10.5 - Évaluation de l'affaiblissement acoustique
d'une paroi double.
jexemple | Évaluation de l'affaiblissement acoustique d'une paroi double
Soit une paroi double dont les caractéristiques sont les suivantes :
- Panneau 1, en briques pleines, épaisseur = 5 cm ;
- Masse volumique des briques pleines = 2 000 kg/m3;

123
m PAROI DOUBLE PAROI DOUBLE § 0

Cet exemple d’évaluation met en évidence une mauvaise répartition des Connaissant la masse volumique des matériaux et l'épaisseur des panneaux, il est pos­
fréquences critiques. En effet, celles-ci sont relativement proches l’une sible de calculer les masses surfaciques respectives (tableau 10.1) :
de l’autre, par conséquent, l’atténuation mutuelle des parois ne peut pas
se faire pleinement. De plus les perturbations résiduelles se manifestent TABLEAU 10.1 - DÉTERMINATION DE LA MASSE SURFACIQUE DES PANNEAUX
dans une plage fréquences où la perception des bruits est élevée. D'UNE PAROI DOUBLE
Panneau 1 Panneau 2
Caractéristiques des matériaux (briques pleines) (carreaux de plâtre)
M a sse v o lu m iq u e (k g /m 3) 2 000 1 000

É p a is s e u r (m ) 0 ,0 5 0 ,0 4
10.7 Optimisation M a sse s u rfa c iq u e (k g /m 2) 100 40

Pour obtenir une fréquence de résonance inférieure à 75 Hz, l'épaisseur de la lame


d'air est :
La loi expérimentale de fréquence appliquée à une paroi double met
en évidence une progression de l’indice d’affaiblissement acoustique d>''25( î s r à )
d’environ 6 dB par octave. Soit : d > 0,044 m
Par rapport à cette pente moyenne, la courbe réelle présente un certain
nombre d’accidents liés aux différentes perturbations (résonance, ondes
stationnaires, fréquence critique) générées par la transmission de l’onde
sonore.
L’optimisation consiste à faire en sorte que ces pertes d’isolement soient
évidemment aussi faibles que possible, mais surtout qu’elles ne se mani­
festent pas dans la bande des fréquences médiums pour laquelle la
perception des bruits est maximale.
La fréquence de résonance principale doit être étudiée avec attention,
car l’énergie transmise est considérable. Le calcul montre que, compte
tenu des masses surfaciques mises en jeu, cette perturbation se produit
en général dans la bande des fréquences graves.
Dans ces conditions, il y a tout intérêt à ce que l’apparition de cette réso­
nance se fasse dans l’extrême grave, plage de fréquence pour laquelle la
perception est de plus en plus faible.
Dans la pratique, la limite supérieure admise pour f0 est 75 Hz. Si les
masses surfaciques sont imposées, il est facile de calculer d.
En effet, la fréquence de résonance fDest donnée par la relation :

fo = 84
- + r )à
m[ m 2J d

O r: fo < 75

D’où d > 1,25 - U D


m 1 m 2J

[exemple | Calcul de l'épaisseur de la lame d'air


Les panneaux d'une paroi double sont constitués de :
- 5 cm de briques pleines ;
- 4 cm de carreaux de plâtre.

124 125
11

PAROI SÉPARAT1ICE I I U I l O i f A L I

Comme toute cloison soumise à une onde sonore, un plancher est susceptible de
réémettre une p artie de l’énergie incidente. Le calcul de Vaffaiblissement acoustique
vis-à-vis des bruits aériens est donc, a priori, identique à celui effectué pou r les parois
séparatrices verticales.
Cependant, les planchers étant p a r nécessité soumis à divers chocs, leur comportement
acoustique vis-à-vis de ces perturbations doit être spécialement étudié.

11.1 Com portem ent relatif au bruit aérien


11.2 Com portem ent relatif aux bruits d'im pact
11.3 M esure des bruits d'im pact
11.4 indice de réduction du niveau de bruit de choc ÀL

127
E H PARO I S ÉP A R A T R IC E H O R IZO N TA LE P ARO I S É P A R A T R IC E H O R IZ O N TA LE Q

11.1 Comportement relatif au bruit aérien , 1 1.2


, Paroi double

La réalisation d’un plafond suspendu permet de masquer les défauts


d’isolement aux bruits aériens d’une dalle simple. Mais, comme pour
toutes parois verticales doubles, ce procédé génère lui-même une fré­
Selon le mode de réalisation, un plancher peut être assimilé à une paroi
quence de résonance imposée par le système masse-ressort ainsi créé.
simple ou double.
1 1 1
Soit : fo = 60
Ci m 2. d
11.1.1 Paroi sim ple f0 : fréquence de résonance due au couplage de la lame d’air ;
mj : masse surfacique de la dalle (kg/m2) ;
C est le cas d’une dalle de béton. Les performances acoustiques peuvent m2 : masse surfacique du plafond (kg/m2) ;
être évaluées par :
d : distance séparant les deux parois (m).
- l’application de la loi de masse ;
- le calcul des fréquences de résonance fpq; La masse surfacique de la dalle étant élevée par rapport à celle du plafond,
- le calcul de la fréquence critique fc. le terme 1/nq peut être négligé. La fréquence de résonance est alors :
Les fréquences de résonance fpq sont obtenues par application de la
formule :
J r a 2d

P : nombre de ventres développés sur la longueur de la dalle ;


11.2 Comportement relatif aux bruits d'impact
q : nombre de ventres développés sur la largeur de la dalle ;
k; : coefficient représentatif du mode d’attache de la dalle
(1,57 < k j < 3,14) ;
h : épaisseur de la dalle (m) ; Les bruits d’impact sont générés par des chocs directs sur une paroi.
q : vitesse de propagation longitudinale dans le matériau (m/s) ; L’énergie développée est très importante et, comme elle est directement
a : longueur de la dalle (m) ; transmise dans le matériau, le niveau sonore induit est particulièrement
b : largeur de la dalle (m). élevé. Les moyens mis en œuvre pour atténuer ce type de nuisance
doivent donc être particulièrement efficaces (fig. 11.1).
La première fréquence de résonance correspond à : p = q = 1.
Soit :

fi =kihc'( +
à)
7

Lorsque la dalle est réalisée sur poutres, a représente l’écartement de


pose. Cette distance est en général petite par rapport à la portée b, le
terme 1/b2 peut donc être négligé. D ’où :

_ k; h c,
Ci - —
a

Le calcul des fréquences fpq et fc donne en général des valeurs élevées et,
par conséquent, situées dans la zone de perception maximale. L’amélio­
ration des performances ne peut être obtenue que par la réalisation d’un
doublage.
Fig. 11.1 - Propagation des bruits d'impact
dans une construction.

128
PARO I SÉP A R A T R IC E H O R IZO N TALE Q Q
H j PAROI SÉPARATRICE HORIZONTALE

L’augmentation de la masse des parois n’apporte pratiquement aucune


amélioration vis-à-vis du niveau sonore occasionné par des impacts. par
ailleurs, la perturbation se propage dans les diverses parois de la construc­
tion ; il paraît donc plus judicieux de maîtriser la dispersion de l’énergie
à la source plutôt que d’agir sur l’ensemble de la bâtisse. Cette action
peut être effectuée :
- au niveau de l’impact lui-même par absorption de son énergie ;
- sur le parcours de Fonde par installation d’un obstacle.*1

11.2.1 Revêtem ent de sol

Le principe consiste à absorber, pendant la phase d’impact, l’énergie


communiquée au plancher. Pour ce faire, la dalle est recouverte d’un
matériau élastique qui, au moment du choc, subit un écrasement tem­
poraire de faible amplitude (fig. 11.2). Fïg. 11.3 - Variation en fonction de la fréquence de l'affaiblissement acoustique
apporté par un revêtement de sol.

Revêtement
1

7 7 7 7 7 / 77 11.2.2 Dalle flottante

Le principe consiste à provoquer une coupure dans le parcours de 1 onde


afin de stopper la transmission de son énergie (fig. 11.4). Le plancher
comprend alors :
Dalle principale - une dalle principale solidaire des parois verticales maîtresses ;
- une sous-couche résiliente ;
Fig. 11.2 - Principe du revêtement de sol. - une dalle complémentaire « flottante ». ^ .
La dalle complémentaire est posée sur la sous-couche résiliente qui agit
comme un ressort. La coupure élastique ainsi créée atténue la transmis­
sion de l’énergie dans la bâtisse, la dalle flottante étant évidemment sans
La chute d’un objet sur le revêtement élastique peut, comme tout
contact avec les parois verticales.
système masse-ressort, générer une résonance susceptible d’être entre­
tenue. La fréquence correspondante est donnée par la relation :

f =± E
0 2 îW M
(M : masse de l’objet ; K : raideur du revêtement.)
À la résonance, la quantité d’énergie transmise est maximale, l’affaiblis­
sement acoustique apporté par le système est alors relativement faible
(fig. 11.3). En revanche, au-delà de cette fréquence, l’affaiblissement
augmente régulièrement à raison de 12 dB par octave.
La pose d’un revêtement de sol élastique sur une dalle procure un affai­
blissement acoustique élevé vis-à-vis des bruits d’impacts. En revanche,
la fiabilité de cette technique est aléatoire, car elle dépend de la résistance
Fig, 11.4 - Principe de la dalle flottante.
à l’usure du matériau.

131
130
CEI PARO I SÉP A R A T R IC E H O R IZO N TA LE
P ARO I S ÉP A R A T R IC E H O R IZ O N TA LE Q j

Lors d’un impact, l’énergie est dissipée dans la dalle flottante. Cepen­
dant, sous l’effet du choc, il y a formation d’une onde de flexion ; une
partie du rayonnement est alors transmise à la dalle principale par
l’intermédiaire de la sous-couche.
La dalle flottante et la sous-couche constituent un système masse-ressort
susceptible d’entrer en résonance. La fréquence correspondante est
donnée par la relation :

fi = L / L
ms : masse surfacique de la dalle flottante (kg/m2) ;
k : raideur surfacique de la sous-couche (N/m3).
La masse surfacique de la dalle flottante étant par nature relativement
élevée, la fréquence de résonance du système est située dans la partie
basse du spectre audible. Pour que la perturbation soit la moins percep­
tible possible, il faut optimiser la valeur du coefficient k de sorte que
cette fréquence soit inférieure à 100 Hz.
Fig. 1 1 . 5 - Variation en fonction de la fréquence
Soit : L A de l'affaiblissement acoustique d'une dalle flottante.
fi <
2îii\| m s
D’où : k < ms (2?t f0) 2
Pour une dalle de masse surfacique égale à 100 kg/m2*, la valeur du coef-
ficient k doit être :
k < 4 107
11.3 Mesure des bruits d'impact
Sous l’effet du poids de la dalle flottante, la sous-couche subit une défor­
mation élastique e. L’écrasement étant pour la majorité des matériaux
proportionnel à la charge, la force appliquée sur la sous-couche rési-
liente est donc de la forme :
F = k e = ms g Dans le cas des bruits d’impact, le niveau sonore régnant dans le local
La fréquence de résonance est alors : de réception est lié à la quantité d’énergie directement transmise dans
le matériau. Cette énergie étant difficilement mesurable, l’évaluation des
fn - performances des planchers est effectuée à l’aide d’une machine à chocs
2n
étalon. L’utilisation de cet appareil étant généralisée, la mesure du niveau
Soit approximativement :
sonore régnant dans le local de réception est suffisante pour caractériser
l’efficacité des planchers.

e : écrasement (diminution de l’épaisseur) de la sous-couche (m).


Pour que la sous-couche garde toutes ses propriétés d’élasticité, l’écra­ 11.3.1 Machine à chocs norm alisée
sement qu elle subit sous l’effet de la charge doit être limité à moins de
10 % de son épaisseur initiale. La machine est équipée de 5 marteaux disposés en ligne, mis en mou­
vement par un moteur électrique. Les chocs appliqués au plancher sont
À la résonance, la quantité d’énergie transmise est maximale ; l’affaiblis­
provoqués par leur chute libre d’une hauteur de 4 cm, la cadence étant
sement acoustique apporté par le système est alors inférieur à celui que
fixée à 10 coups par seconde. La partie active des marteaux est constituée
procurerait une dalle simple de masse équivalente. En revanche, au-delà
d’un embout cylindrique de 3 cm de diamètre.
de cette fréquence, l’affaiblissement augmente régulièrement à raison de
L’utilisation de cette machine est relativement simple. Elle est installée
12 dB par octave (fig. 11.5).
sur le plancher à tester en 4 emplacements distincts, choisis suffisam­
La technique des dalles flottantes est particulièrement efficace, car, tout ment éloignés des parois du local (d > 0,5 m). L axe d alignement des
en procurant un affaiblissement acoustique élevé vis-à-vis des bruits marteaux doit être orienté à 45° par rapport aux poutres du plancher
d’impact, elle agit sur les bruits aériens par effet de paroi double. ou parallèlement à une des diagonales de la pièce (fig. 11.6).

132 133
H P ARO I S É P A R A T R IC E H O R IZO N TA LE PAROI SÉPARATRICE HORIZONTALE Q

f hæ ( b\
Soit : L = 10 log 1010 - io10
v y

Lsb : niveau de pression du signal combiné (onde sonore transmise + bruit


de fond) ;
Lb : niveau de pression du bruit de fond.
La réglementation relative à l’évaluation du niveau de bruit de choc
transmis a nécessité l’élaboration d’une méthode de mesure applicable
quel que soit l’aménagement du local de réception. Pour ce faire, les
caractéristiques acoustiques de ce local sont comparées à celles d’un
Local de réception
local de référence afin de pouvoir corriger les résultats obtenus à partir
du relevé brut.
Position 1 Position 2
pas© Go

—►Filtre 0=2 11.3.2 Niveau de pression du bruit de choc normalisé


Position 3
Lp La comparaison est effectuée sur Faire d’absorption équivalente A, celle
du local de référence étant fixée à 10 m 2. Le niveau de pression normalisé
Ln est donné par la relation suivante :
Fig. 1 1 . 6 - Principe de mesure du niveau de bruit de choc
transmis dans un local.
Ln = Lp + 10 log ^

Les niveaux de pression régnant dans le local de réception sont relevés


par bande d’octave ou de tiers d’octave à l’aide d’un banc de filtres. Le
champ acoustique n’étant pas strictement homogène, il est préférable
11.3.3 Niveau de pression du bruit de choc standardisé
d’effectuer les mesures en n emplacements distincts et de calculer, pour
chaque bande, le niveau moyen de pression. Soit : La comparaison est effectuée sur le temps de réverbération, celui du
local de référence étant fixé à 0,5 s. Le niveau de pression standardisé
LP
LnT est donné par la relation suivante :
rLpmoy —
_ inl
ldmg Xio
^ 10
Le nombre de positions de mesure est généralement limité à 3 (éven­ LnT = L p - 10 10g —
tuellement 6 pour les bandes de fréquence inférieures à 400 Hz), les
emplacements étant choisis de façon à ce qu’ils soient situés avec certi­
] R e le v é d 'u n n iv e a u d e pression d u b r u it d e c h o c s t a n d a r d is é
tude dans le champ réverbéré.
L e t a b l e a u c i- d e s s o u s d o n n e le s m e s u r e s e f f e c t u é e s s u r le s it e :
Il convient de noter que le local de réception n’est pas obligatoirement
celui qui est situé sous le plancher testé, car les bruits d’impact sont sus­
ceptibles de se propager dans la bâtisse. LP(Position1) L P(P o s it io n 2 ) L P(P o s it io n 3 ) Lpmoy Bruit Tr
Bandes (Hz)
Le niveau sonore transmis étant en général faible, les mesures peuvent 125 6 7 ,3 6 7 ,1 6 7 ,6 6 7 ,3 3 6 ,2 1 ,6
éventuellement être perturbées par la présence de bruits parasites. Le 6 1 ,5 6 1 ,0 3 4 ,4 2,1
250 6 1 ,1 6 0 ,4
niveau de pression de ce bruit de fond doit donc être préalablement 2 8 ,9 2 ,4
500 5 2 ,2 5 2 ,0 5 2 ,9 5 2 ,4
relevé. Il faudra ensuite s’assurer que le niveau sonore transmis soit tou­
4 5 ,9 4 7 ,1 4 6 ,4 2 6 ,5 2 ,5
1 000 4 6 ,1
jours supérieur au niveau de bruit de fond d’au moins 10 dB. Si cette
5 6 ,4 2 2 ,7 2 ,2
condition n ’est pas respectée, mais que l’écart est malgré tout supérieur 2 000 5 5 ,9 5 6 ,2 5 6 ,9

à 6 dB, il est alors possible de calculer un niveau corrigé. 4 3 ,5 "h 4 3 ,0 2 0 ,2 2 ,0


4 000 4 2 ,9 4 2 ,5

134 135
M PAROI SÉPARATRICE HORIZONTALE PAROI SÉPARATRICE HORIZONTALE E H

Le t a b le a u c i- d e s s o u s donne le c a lc u l du n iv e a u de p r e s s io n de b r u it de choc
s t a n d a r d is é :

Local d'émission

Bandes (Hz) 1
k-pmoy 10 log Tr/0,5 Lr(d B )

125 67,3 5,1 62,2


Machine
250 61,0 5,2 54,8 à chocs
500 52,4 6,8 45,6
1 000 46,4 7,0 39,4
2 000 56,4 6,4 50,0
4 000 43,0 6,0 37,0

Absorbant

Local de réception
11,4 indice de réduction du niveau de bruit de choc ÀL

Fig. 11.7 - Chambre d'essai permettant de relever


Les performances acoustiques d’un plancher vis-à-vis des bruits d’impact l'indice de réduction
doivent pouvoir être évaluées au moment de sa conception. Il est donc du niveau de bruit de choc AL.
nécessaire de définir une caractéristique représentative de son efficacité,
mesurable en laboratoire.
L’efficacité des revêtements de sol ou des systèmes flottants est évaluée
dans une chambre d’essai à l’aide d’une machine à chocs normalisée. Le Les caractéristiques de la chambre d’essai et de la machine à chocs étant
principe consiste à calculer, à partir des niveaux de pression relevés dans normalisées, le niveau sonore généré par les impacts directs sur la dalle
le local de réception, la variation ÀL du niveau sonore consécutive à la principale est en théorie immuable. Le bruit transmis dans le local de
pose de l’échantillon. réception est donc assimilable à un bruit de référence.
Soit : ÀL = LP0 - LP
L P0 : niveau de pression régnant dans le local de réception, la dalle d’essai
] Évaluation de l'indice de réduction du niveau de bruit de choc d'une dalle
étant directement frappée par la machine à chocs ;
flottante
LP: niveau de pression régnant dans le local de réception, le revêtement
C e t t e é v a lu a t io n e s t e f f e c t u é e a v e c d e s m a t é r ia u x a y a n t le s c a r a c t é r i s t iq u e s s u iv a n t e s :
ou le système flottant étant posé sur la dalle d’essai.
- D a lle f l o t t a n t e , e n b é t o n a r m é , é p a i s s e u r = 4 c m .

Les niveaux de pression sont relevés par bande de tiers d’octave en n - S o u s - c o u c h e , e n p o ly s t y r è n e é la s t if ié , é p a i s s e u r = 4 c m .

emplacements distincts (généralement n = 5), choisis suffisamment éloi­ - D a lle d ' e s s a i, e n b é t o n a r m é , é p a i s s e u r = 1 4 c m .

gnés des parois du local de réception. Les résultats de mesure sont portés R e le v é ( t a b le a u 1 1 .1 ) d e s n iv e a u x d e p r e s s io n L P0 e t L P in d u it s d a n s le lo c a l d e r é c e p t io n
dans un tableau à partir duquel il est possible de calculer les niveaux e t c a lc u l d e A L :
moyens de pression LPOmoy et LPmoy et, par suite, les 18 valeurs de ÀL. LP0: la dalle d'essai étant directement frappée par la machine à chocs ;
L P : le s y s t è m e f lo t t a n t à t e s t e r é t a n t p o s é s u r la d a lle d 'e s s a i.

11.4.1 Chambre d'essai

La chambre d’essai est constituée de 2 volumes parfaitement désolida­


risés et séparés par une dalle de 14 cm d’épaisseur. Afin d’éviter toute
transmission sur les parois verticales, la fixation de cette dalle n o r m alisée
est assurée par l’intermédiaire de joints élastiques (fig. 11.7).

136 137
EH PAROI SÉPARATRICE HORIZONTALE

TABLEAU 11.1 - DÉTERMINATION DE L'INDICE DE RÉDUCTION DU NIVEAU DE BRUIT DE CHOC


D'UNE DALLE FLOTTANTE

Bandes Lp01 ^-P02 I LPi


WûB k-P0moy LP2 LP3 ^•Pmoy AL (dB)
100
125
160
63,2
66,9
70,1
63,0
65,8
69,2
63,5
66,1
69,5
63,2
66,3
69,6
61,1
56,2
54,8
62,5
56,6
55,2
59,6
55,8
55,6
61,1
56,2
55,2
2,1
10,1 12
14,4
200 68,2 67,9 68,5 68,2 54,6 53,6 51,3 53,2 15,0
250 68,1 67,8 68,5 68,1 51,6 50,7 49,7 50,7 17,4
315 70,3 70,1 71,2 70,6 44,9 47,2 46,5 46,2 24,4 ~
400 72,1 71,0 71,9 71,7 43,5 44,6 43,3 43,8 27,9 ~ ISOLEMENT RELA TIF A U B R U I T M É K 0 E M
500 72,2 71,9 73,1 72,4 41,8 43,2 43,5 42,8 29,6
630 72,1 71,5 73,1 72,3 39,3 40,8 41,1 40,4 31,9
800 71,9 70,9 72,5 71,8 37,9 37,5 39,1 38,2 33,6
1 000 71,8 71,1 72,3 71,8 37,1 36,7 35,6 36,4 35,4
1 250 72,1 71,5 72,9 72,2 35,0 34,3
Une source sonore placée dans le local d ’émission génère une onde progressive qui, après
35,9 35,1 37,1
1 600
de multiples réflexions, crée un champ réverbéré. À chaque réflexion, une partie de
71,9 70,9 72,6 71,9 40,6 40,3 41,4 40,8 31,1
l’énergie libérée p ar la source est absorbée p a r les parois de ce local. Le local de réception
2 000 72,1 71,1 73,1 72,2 43,5 42,7 43,7 43,3 28,9 contigu est alors soumis à un cham p réverbéré engendré essentiellement p a r la paroi
2 500 72,1 71,2 72,9 72,1 48,6 47,7 49,8 48,8 23,3 séparatrice.
3 150 72,9 71,1 73,5 72,6 37,2 36,6 35,4 36,4 36,2 L ’isolement est la caractéristique qui perm et d ’apprécier l’efficacité des moyens mis en
4 000 73,1 72,9 74,1 73,4 32,2 31,3 32,9 32,2 41,2 œuvre pou r réduire les transmissions indésirables.
5 000 72,9 71,8 73,2 72,7 39,1 37,5 37,9 38,2 34,5

L a f ig u r e 1 1 . 8 d o n n e la r e p r é s e n t a t io n g r a p h i q u e d e c e t t e é v a lu a t io n :

12.1 Mode de transm ission des bruits aériens

Dalle flottante de 4 cm de béton sur 12.2 Isolem ent brut


AL(dB) sous-couche de polystryrène élastifié (4 cm)
12.3 Isolem ent norm alisé et isolem ent standardisé
12.4 Méthode de m esure de l'isolem ent
12.5 Évaluation d'un isolem ent acoustique brut
12.6 Évaluation d'un isolem ent acoustique standardisé

Fig. 11.8 - Représentation par bande de tiers d'octave de l'indice


de réduction du niveau de bruit de choc d'une dalle flottante.

138 139
B IS O LE M EN T R ELA T IF A U B R U IT A ÉR IEN ISO LEM EN T R ELA T IF AU BR U IT A ÉR IEN f 0

12.1 Mode de transmission des bruits aériens L’isolement brut Db est égal à la différence arithmétique des niveaux de
pression mesurés sur le site. L’isolement brut est exprimé en dB.

L^b Lpl Lp2


Toutes les parois du local d’émission (fig. 12.1) sont touchées par le L’intensité acoustique du champ diffus régnant dans le local de réception
champ réverbéré Irl. Une partie de l’énergie absorbée par les parois laté­ dépend évidemment de la quantité d’énergie transmise par les parois, mais
rales est canalisée par les matériaux puis rayonnée dans le local de aussi du temps de réverbération de ce local. Or, le temps de réverbération
réception. d’une salle varie en fonction de son aménagement. Une pièce nue est très
Le champ réverbéré Ir2 régnant dans le local de réception correspond réverbérante, mais, une fois aménagée (moquette, rideaux, mobilier, etc.),
donc à la contribution de deux modes de transmission d’énergie : cette même pièce devient mate, l’intensité du champ réverbéré y est donc
- une transmission directe par la paroi séparatrice ; plus faible et par conséquent l’isolement plus important.
- une transmission indirecte par les parois latérales.
La transmission de l’énergie par les parois latérales est dite « indirecte »,
parce que la propagation de l’onde acoustique est :
- aérienne entre la source et la paroi ;
- solidienne le long de la paroi ;
12.3 Isolement normalisé et isolement standardisé
- aérienne de la paroi vers le local de réception.

La réglementation relative à l’isolement acoustique a nécessité l’élabora­


tion d’une méthode de mesure applicable quel que soit l’aménagement
Transmission a du local de réception, celui-ci pouvant à la limite être vide. Pour ce faire,
indirecte * les caractéristiques acoustiques du local de réception sont comparées à
î ?
celles d’un local de référence afin de pouvoir corriger les résultats obtenus
Ll à partir du relevé d’isolement brut.
(Intensitéréverbérée) (Intensitéréverbér
Transmission
Local 1 directe Local 2
(Émission) (Réception) 12.3.1 Isolem ent norm alisé

La comparaison est effectuée sur l’aire d’absorption équivalente A, celle



& ,
Transmission A
du local de référence étant fixée à 10 m2. L’isolement acoustique nor­
Source J, indirecte malisé Dn est donné par la relation suivante :
A
D n = L pi ' "p2 ' 10 log
10
Fig» 12.1 - Transmission directe et indirecte des bruits aériens.

12.3.2 Isolem ent standardisé

La comparaison est effectuée sur le temps de réverbération, celui du


local de référence étant fixé à 0,5 s. L’isolement acoustique standardisé
12.2 Isolement brut DnT est donné par la relation suivante :

DnT = Lpl - Lp2 + 10 log ^

Soit Lpl le niveau de pression acoustique régnant dans le local 1 et Lp2 Il convient de noter que si le local de réception a effectivement une aire
celui régnant dans le local 2. Ces niveaux de pression correspondent res­ d’absorption équivalente de 10 m2 et un temps de réverbération de 0,5 s,
pectivement aux champs réverbérés Irl et Ir2. l’isolement normalisé est égal à l’isolement standardisé.

140
ISOLEMENT RELATIF AU BRUIT AÉRIEN E

H 3 ISOLEMENT RELATIF AU BRUIT AÉRIEN

À noter encore : l’application de la formule de Sabine permet de calcule


l’aire d’absorption équivalente A0 du local de référence en fonction </
son volume V0.

Soit : A0 = 0,16 ^ = 0,32 V 0 0=1


1 Tn Position 3 Position 1

Position 2
Position 2

12.4 Méthode de mesure de l'isolement Générateur Local 1 Filtre


(bruit rose) (Émission,!

La mesure de l’isolement acoustique consiste à générer un bruit dans f iq. 12.2 - Principe de mesure
d'un isolement au bruit aérien entre locaux.
une pièce et à analyser par bande d’octave ou de tiers d’octave le niveau
sonore transmis dans la pièce adjacente.
L’isolement brut Db est obtenu directement (différence arithmétique des
niveaux de pression), l’isolement acoustique standardisé D nT nécessite le
calcul du terme correctif (10 log Tr/0,5). Le nombre de postons de ^
chaque local (éventuellement 6 pont les bandes dé ftequene ^
Le niveau sonore transmis est en général faible ; il faut donc vérifier que v Ann H/l les emplacements étant choisis de ç 1?
la mesure n’est pas perturbée par la présence de bruits ambiants (clima­ hués avec Ï t t i t o e dans les champs tévetbétés respecttfs (fig . 12.2).
tisation, par exemple). Pour ce faire, il faut préalablement relever, pour
chaque bande, le niveau de bruit de fond régnant dans le local de récep­
tion, puis, pendant la mesure, s’assurer que le niveau sonore transmis
(combiné au bruit de fond) soit toujours supérieur au niveau de bruit de
fond d’au moins 10 dB. Si cette condition n ’est pas respectée, il faut alors
augmenter la puissance de la source et reprendre l’ensemble des mesures. T e ta te a u c i- d e s s o u s d o n n e le s m e s u r e s e f f e c t u é e s s u r le s it e :
Lorsque la puissance de la source ne permet pas d’atteindre ce résultat,
mais que l’écart est malgré tout supérieur à 6 dB, il est alors possible de
Niveau de réception l p2
calculer un niveau corrigé. Soit : Niveau d'émission Lpl
Bruit
Bandes
' (3 ( b\ Position 1 Position 2 Position 3 Lp2moy de fond
(Hz) Position 1 Position 2 Position 3 tpimoy
L = 10 log 10 10 - 1010 53,5 53,8 36
86 ,3 54 54
86 84
V 2 125 45 4 4 ,8 34
45 4 4 ,5
83 84 83,1
Lsb : niveau de pression du signal combiné (onde sonore transmise + bruit 250 82 48 ,7 26
49 48 49
86 84 8 5 ,8
de fond) ; 500 87
33,5 3 3 ,5 23
8 2 ,5 3 3 ,5 33 ,5
Lb : niveau de pression du bruit de fond. 82 84
1 000 81
29 29,5 29,3 19
79 7 9 ,8 2 9 ,5
Les champs acoustiques régnant dans les locaux respectifs n’étant pas 2 000 81 79
23 ?2 23 22 ,7 15 _
7 1 ,5 7 1 ,2 ___ _ ----
strictement homogènes, l’isolement est calculé à partir des niveaux 4 000 71 71
moyens de pression.
Le niveau moyen de pression régnant dans un local correspond, pour
, co n vto * « u e , dans la
une bande de fréquence donnée, à la moyenne énergétique des niveaux e n t r e 6 e t 1 0 d B , te s n iv e a u x d e r é c e p t io n d o iv e n t d o n c
relevés en n emplacements distincts.

22,3 dB
L'P2i = 10 l°9 f 1010 - 10
£1Q 10
Soit : A
T
-'pm
oy = 10 log n
143

142
1

B 9 ISOLEMENT RELATIF AU BRUIT AÉRIEN ISOLEMENT RELATIF AU BRUIT AÉRIEN B 3

^jpjj ------1 Relevé d'un isolement acoustique standardisé DnT


/ U IC
C e r e le v é a p o u r b u t d e v é r if ie r l 'is o le m e n t d ' u n e p e t it e s a lle d e r é u n io n v is - à - v is d u n
L'pjj = 10 log ( 1010 —10 10 ) = 21,0 dB
c o u lo ir d ' a c c è s . L a p i è c e é t a n t v id e d e t o u t m e u b le , la m e s u r e s t a n d a r d i s é e p e r m e t d e

s im u l e r le s c o n d it io n s p r o b a b le s d 'u t ilis a t io n .

23 15
L e t a b l e a u c i- d e s s o u s c o r r e s p o n d a u x m e s u r e s e f f e c t u é e s s u r le s it e :
-,10 1 r i 10
L ' P23 = 1 0 lo g f 1 0 10 - 1 0 10 ) = 2 2 , 3 d B

2Ü 21 151 Niveau d'émission Lp1 Niveau de r é c e p tio n LpZ Local de réception


L P2moy 10 lo g 2 1 ,9 dB
Bandes
(Hz) B r u it
Position 1 Position 2 Position 3 Position 1 Position 2 Position 3 de fond Tr

54 54 5 3 ,5 36 1 ,6
L e t a b l e a u c i - d e s s o u s d o n n e le c a lc u l d e l ' is o le m e n t b r u t : 125 88 86 84

84 45 4 4 ,5 45 34 2 ,1
250 82 83

49 48 49 26 2 ,4
84
Bandes (Hz) Lplmoy ^*p2moy Db (dB) ~ 500 87 86

84 3 3 ,5 3 3 ,5 3 3 ,5 23 2 ,5
125 ~ 1 000 81 82
8 6 ,3 5 3 ,8 3 2 ,5

250 ” 2 000 81 79 79 2 9 ,5 29 2 9 ,5 20 2,2


8 3 ,1 4 4 ,8 3 8 ,3

500 8 5 ,8 23 22 23 15 2 ,0
4 8 ,7 3 7 ,1 4 000 71 71 7 1 ,5

1 000 8 2 ,5 3 3 ,5 4 9 ,0

2 000 7 9 ,8 2 9 ,3 5 0 ,5
Il c o n v ie n t d e r e m a r q u e r q u e , d a n s la b a n d e 4 0 0 0 H z , le s é c a r t s ( L SB - L B) é t a n t c o m p r is
4 000 7 1 ,2 2 1 ,9 4 9 ,3 e n t r e 6 e t 1 0 d B , le s n iv e a u x d e r é c e p t io n d o iv e n t d o n c ê t r e c o r r i g é s . S o it :

L ' p21 = 1 0 lo g ( l 0 ^ ° - 1 0 r ° ) = 2 2 ,3 dB
L a f ig u r e 1 2 . 3 e n d o n n e la r e p r é s e n t a t io n g r a p h i q u e :

L ' p22 = 1 0 lo g ( l O , 0 - 1 0 10 = 2 1 ,0 dB

L ' p23 = 1 0 lo g f l 0 ' ° - 1 0 101 = 2 2 , 3 d B

/ 223 11 lit
10 10 + 1010+ 1010 = 2 1 ,9 dB
L 'p 2moy — 10 lo g
D 'o ù :

L e t a b le a u c i - d e s s o u s c o r r e s p o n d a u c a lc u l d e l 'is o le m e n t a c o u s t i q u e s t a n d a r d i s é .

®-p1moy” ^-p2moy 10 l o g Tr/0,5 DnT (dB)


Bandes (Hz) ^*p2moy
0
3
r

5,1 3 7 ,6
125 8 6 ,3 5 3 ,8 3 2 ,5

6 ,2 4 4 ,5
250 8 3 ,1 4 4 ,8 3 8 ,3

6 ,8 4 3 ,9
500 8 5 ,8 4 8 ,7 3 7 ,1

7 ,0 5 6 ,0
1 000 8 2 ,5 3 3 ,5 4 9 ,0

5 0 ,5 6 ,4 5 6 ,9
2 000 7 9 ,8 2 9 ,3

4 9 ,3 6 ,0 5 5 ,3
Fig. 12.3 - R e p r é s e n t a tio n par bande d 'o c t a v e d'un isolement b ru t. 4 000 7 1 ,2 2 1 ,9

144 145
Jg J ISOLEMENT RELATIF AU BRUIT AÉRIEN ISOLEMENT RELATIF AU BRUIT AÉRIEN H

La figure 1 2 .4 e n d o n n e la représentation g r a p h iq u e : Cette relation permet d’évaluer l’isolement acoustique brut existant
entre deux pièces d’habitation. Pour ce faire, il suffit de connaître les
caractéristiques de la paroi séparatrice ainsi que les coefficients
d’absorption des différentes surfaces garnissant le local de réception. Le
D nT (d B ) calcul doit évidemment être effectué pour chaque bande de fréquence.
70

Évaluation d'un isolem ent acoustique entre deux pièces


S o it à é v a l u e r l'is o l e m e n t a c o u s t i q u e e x is t a n t e n t r e d e u x p i è c e s d ' h a b it a t io n d e lo g e ­
60 m e n t s d if f é r e n t s (fig . 1 2 . 5 ) . L a p a r o i s é p a r a t r i c e e s t r é a lis é e e n b é t o n lis s e . L e lo c a l d e

r é c e p t io n , n o n a m é n a g é , c o m p r e n d u n e p o r t e p l a n e e t u n e f e n ê t r e à s im p le v it r a g e .
7r
V
50
Z
El
40
z_

30
Local 1 Local 2
(Émission) (Réception)

20
P o rte
125 250 500 1K 2K 4K f (Hz)

Fig. 12.4 - Représentation par bande d'octave


d'un isolement acoustique standardisé.
Fig. 12.5 - Exemple d'évaluation de l'isolement existant
entre deux pièces d'habitation de logements différents.

12.5 Évaluation d'un isolement acoustique brut C a r a c t é r i s t i q u e s d e la p a r o i s é p a r a t r i c e :

- D i m e n s i o n s : lo n g u e u r L = 4 m ; h a u t e u r H = 2 , 5 m ; é p a i s s e u r h = 1 5 c m .

- M a t é r ia u : b é t o n lis s e .

C a r a c t é r i s t i q u e s d u lo c a l d e r é c e p t io n :

- D i m e n s i o n s : lo n g u e u r L = 4 m ; la r g e u r I = 3 m ; h a u t e u r H = 2 , 5 m .
L etude théorique de la transmission d une onde sonore à travers une - M a t é r ia u x : p a r o is : b é t o n lis s e ; p l a f o n d : p lâ t r e p e in t ; s o l : p a r q u e t s u r la m b o u r d e s .
paroi séparatrice montre que l’isolement acoustique brut peut être
calculé à l’aide de la relation suivante : • C a lc u l d e s s u rfa c e s :

- P aro i s é p a ra t ric e : Sp = 4 x 2 ,5 = 10 m 2
Db = Lpl —LP2 = R + 10 log — - P o r t e is o p la n e : S porte = 2 ,2 x 0 ,8 3 = 1,8 m2

- F e n ê tre : Sfenêtre = L 5 x 2 = 3 m 2
- M u r s ( b é t o n lis s e ) : S murs = [( 4 + 3 + 4 + 3 ) x 2 ,5 1 - (1 ,8 + 3 ) = 3 0 ,2 m 2
Db: isolement acoustique brut (dB) ;
- P la f o n d : Splafond = 4 x 3 = 12 m 2
Lpi •'niveau de pression régnant dans le local d’émission (dB) ; -S o l : S soj = 4 x 3 = 12 m 2

L P2 : niveau de pression régnant dans le local de réception (dB) ;


• In d ic e d 'a f f a i b l i s s e m e n t a c o u s t i q u e R d e la p a r o i s é p a r a t r i c e ( b é t o n lis s e d e 1 5 c m ) .
R . indice d affaiblissement acoustique de la paroi séparatrice des deux
locaux (dB) ; 4k
500 1K 2K
B a n d e s d 'o c ta v e (Hz) 125 250
A : aire d’absorption équivalente du local de réception (m2) ;
48 54 60 66
Sp: surface de la paroi séparatrice (m2). R (dB) 35 42

146 147
B B ISOLEMENT RELATIF AU BRUIT AÉRIEN ISOLEMENT RELATIF AU BRUIT AÉRIEN H

• C o e f f i c i e n t s d ' a b s o r p t i o n d e s d if f é r e n t s m a t é r ia u x u t ilis é s d a n s le lo c a l d e r é c e p t io n ■ 12.6 Évaluation d'un isolement acoustique standardisé

Bandes d'octave ( H z ) 125 250 500 1K 2K 4K ~~


P o rte s (ty p e is o p la n e ) 0 ,3 0 ,2 0 ,2 0,1 0 ,0 7 0 ,0 4 ~~

V it r a g e s (v e rre o r d in a ir e ) 0 ,3 5 0 ,2 5
Le local de réception de l’exemple précédent étant supposé non amé­
0 ,1 8 0 ,1 2 0 ,0 7 0 ,0 4
nagé, l’évaluation de l’isolement brut ne donne pas une appréciation
M u r s (b é to n lisse ) 0 ,0 1 0 ,0 1 0 ,0 1 0 ,0 2 0 ,0 5 0 ,0 7 ~
réaliste. En revanche, l’estimation de l’isolement acoustique standardisé
P la fo n d (p lâ tre p e in t) 0 ,0 1 0 ,0 1 0 ,0 2 0 ,0 3 0 ,0 4 0 ,0 5 permet de prévoir, avec une assez bonne précision, les qualités acousti­
S o ls (p a r q u e t s u r la m b o u r d e s ) 0 ,2 0 ,1 5 0 ,1 2 0,1 0 ,0 8 0 ,0 7 ques de ce même local, meublé et occupé.
L’isolement acoustique standardisé est donné par la relation :
rp
• C a l c u l d e s S a ( p a r b a n d e d 'o c t a v e ) :
D nT = Db + 10 log
Le temps de réverbération du local peut être calculé à l’aide de la
Bandes d'octave ( H z ) 125 250 500 1K 2K 4K formule de Sabine :
P o rte s ( 1 ,8 m 2) 0 ,5 4 0 ,3 6 0 ,3 6 0 ,1 8 0 ,1 3 0 ,0 7 V
V it r a g e s (3 m 2) 1 ,0 5 0 ,7 5
Tr = 0,16 -
0 ,5 4 0 ,3 6 0 ,2 1 0 ,1 2 A
M u r s ( 3 0 ,2 m 2) 0 ,3 0 0 ,3 0 0 ,3 0 0 ,6 0 1,51 2 ,1 1 (V : volume du local de réception ; A : aire d’absorption équivalente.)
P la fo n d (1 2 m 2) 0 ,1 2 0 ,1 2 0 ,2 4 0 ,3 6 0 ,4 8 0 ,6 0
Évaluation d'un isolem ent acoustique standardisé entre deux pièces
S o ls (1 2 m 2) 2 ,4 0 1 ,8 0 1 ,4 4 1 ,2 0 0 ,9 6 0 ,8 4
S o it à é v a lu e r l ' is o le m e n t a c o u s t i q u e s t a n d a r d is é e x is t a n t e n t r e le s d e u x p i è c e s d ' h a b i ­
t a t io n de l 'e x e m p le p ré cé d e n t pour le q u e l l 'is o le m e n t b ru t et l'a ir e d 'a b s o r p t i o n

• C a l c u l d e la s o m m e d e s S a ( p o u r c h a q u e b a n d e d 'o c t a v e ) : é q u iv a le n t e s o n t d é jà c a lc u l é s .

• C a l c u l d u v o l u m e d u lo c a l d e r é c e p t io n :

V = LxlxH = 4x3x2,5=30m3
Bandes d'octave (Hz) 125 250 500 1K 2K 4K • C a l c u l d u t e m p s d e r é v e r b é r a t io n ( p o u r c h a q u e b a n d e d 'o c t a v e ) :
A = Z Sa 4 ,4 1 3 ,3 3 2 ,8 8 2 ,7 0 3 ,2 9 3 ,7 4

Bandes d'octave (Hz) 125 250 500 1K 2K 4K


0 ,1 6 V 4 ,8 4 ,8 4 ,8 4 ,8 4 ,8 4 ,8
• C a l c u l d e l'is o le m e n t b r u t D b, e x p r im é e n d B :
A = £ Sa 4 ,4 1 3 ,3 3 2 ,8 8 2 ,7 0 3 ,2 9 3 ,7 4

T r = 0 ,1 6 V / A 1 ,0 8 1 ,4 5 1 ,6 7 1 ,7 8 1 ,4 6 1 ,2 8
Bandes d'octave (Hz) 125 250 500 1K 2K 4K
R 35 42 48 54 60 66 • C a l c u l d e l'is o le m e n t a c o u s t i q u e s t a n d a r d is é D nT, e x p r im é e n d B :

A 4 ,4 1 3 ,3 3 2 ,8 8 2 ,7 0 3 ,2 9 3 ,7 4
Bandes d'octave (Hz) 125 250 500 1K 2K 4K
A 10 10 10 10 10 10
3 1 ,4 3 7 ,2 4 2 ,6 4 8 ,3 5 5 ,2 6 1 ,7
Db
1 0 lo g A / S p - 3 ,5 6 - 4 ,7 8 - 5 ,4 0 - 5 ,6 9 - 4 ,8 3 - 4 ,2 7
1 ,0 8 1 ,4 5 1 ,6 7 1 ,7 8 1 ,4 6 1 ,2 8
Tr
D b = R + 1 0 log A / S p 3 1 ,4 3 7 ,2 4 2 ,6 4 8 ,3 5 5 ,2 6 1 ,7
3 ,3 4 4 ,6 2 5 ,2 4 5 ,5 1 4 ,6 5 4 ,0 8
1 0 lo g T r / 0 ,5

3 4 ,7 4 1 ,8 4 7 ,8 5 3 ,8 5 9 ,9 6 5 ,8
D nT = D b + 1 0 lo g T r/ 0 ,5
Il f a u t n o t e r q u e le s d if f é r e n t e s v a le u r s d ' i s o l e m e n t b r u t o b t e n u e s d a n s l'e x e m p le p r é ­

c é d e n t n e p e u v e n t ê t r e v a lid é e s q u e si la f r é q u e n c e d e r é s o n a n c e p r in c i p a le f „ d e la
p a r o i s é p a r a t r i c e e s t s it u é e e n d e h o r s d e la p l a g e 1 2 5 H z - 4 0 0 0 H z .

O r la f r é q u e n c e d e r é s o n a n c e p r i n c i p a le d e la p a r o i e s t d o n n é e p a r la r e la t io n :

fn = kihC' ( ? + ? )

S o it : f„ = 0 ,8 6 x 0 ,9 5 x 3 4 0 0 x (1 + —! _ " ) = 9 7 , 6 H z
V42 2 ,5 /

L a f r é q u e n c e d e r é s o n a n c e p r in c i p a le d e la p a r o i é t a n t in f é r ie u r e à 1 2 5 H z , le s v a le u r s
d ' i s o l e m e n t p e u v e n t d o n c ê t r e v a lid é e s .

148
! RÉGLEM ENTATION
! ET N O R M A L I S A T I O N
ts C O iC iPÏ DE VALEUR UliQUE

L’étude théorique de l’acoustique, développée dans la prem ière partie de cet ouvrage, a
montré que l’ensemble des phénom ènes impliqués est tributaire de la fréquence de
Tonde sonore.
En conséquence, l’évaluation des performances acoustiques d ’un bâtim ent devrait être
effectuée sur l’étendue des fréquences audibles, tâche difficilement envisageable du fa it
qu’elle nécessiterait un nom bre infini de calculs ou de mesures. Le découpage en bandes
de l’étendue des fréquences audibles perm et de ram ener ce nom bre à une valeur
raisonnable. Ainsi, l’évaluation en laboratoire des caractéristiques des m atériaux est
effectuée sur seulement 18 bandes. L ’appréciation im m édiate et la comparaison des
perform ances des m atériaux testés dans ces conditions restent malgré tout difficiles,
compte tenu du nom bre relativement élevé de résultats, d ’où l’idée d ’en déduire un
indice représentatif unique.
La notion d ’indice unique n’est pas limitée aux performances des matériaux. Appliquée
aux bâtiments à usage d ’habitation, elle perm et de simplifier l’élaboration des cahiers
des charges et des procédures de contrôle et, p a r suite, de rendre possible l’établissement
d ’une réglementation acoustique simple.
Puisqu’un indice unique est censé donner une « appréciation » globale d ’une
perform ance acoustique, il est logique de tenir compte, dans son élaboration, de la
non-linéarité fréquentielle de l ’appareil a u d itif humain. L ’indice unique ainsi défini
perm et de quantifier la façon dont une perform ance acoustique est perçue. Cet indice
est exprim é en unité pondérée.

13.1 Dom aine d'application


13.2 Principe d'élaboration
13.3 Réglem entation
13.4 Norm alisation
13.5 M éthode d'évaluation

153 I
QU LE CONCEPT DE VALEUR UNIQUE LE CONCEPT DE VALEUR UNIQUE § | |

13.1 Domaine d'application L’évaluation des indices uniques d’affaiblissement et d’isolement acous­
tique est malgré tout possible grâce à un artifice de calcul.
En effet, les indices par bande ayant été relevés avec une source de bruit
quelconque, il est tout à fait possible de retrouver, par calcul, les quan­
tités théoriques d’énergie qui auraient été mises en jeu en présence du
Les valeurs ou indices uniques permettent de caractériser, de faç0n
bruit de référence.
immédiate, les principaux paramètres entrant en jeu dans l’acoustique
des bâtiments : L’évaluation des valeurs et indices uniques est effectuée à l’aide de deux
- niveaux de pression des champs réverbérés (émission et réception) ; bruits de référence :
-n iv e a u x de pression générés par les sources de bruit (bruit - le bruit rose, utilisé dans le cadre des bruits aériens entre locaux et des
d’équipement) ; bruits d’avions ;
- niveaux de pression des bruits extérieurs (bruit de trafic) ; - le bruit de trafic ou bruit routier, utilisé dans le cadre des bruits aériens
- niveaux de pression relatifs aux bruits transmis (bruit de choc) ; venant de l’espace extérieur.
- indices d affaiblissement acoustique des matériaux ; Les caractéristiques de ces bruits sont normalisées. Leur description
- coefficients d’absorption acoustique des matériaux ; indique, pour chaque type de bruit, la distribution de l’énergie par
- indices de réduction du niveau de bruit de choc des revêtements de sol ; bande d’octave et tiers d’octave.
- indices de réduction du niveau de bruit de choc des chapes ou dalles
flottantes ;
- isolements acoustiques normalisés et standardisés des bâtiments.

13.3 Réglementation

13.2 Principe d'élaboration


Les valeurs et indices uniques devant fournir des informations parfaite­
ment fiables et reproductibles, leur évaluation doit etre effectuée selon
des procédures normalisées.
L élaboration des valeurs et indices uniques consiste à comptabiliser les Les normes en vigueur sont notifiées dans les textes officiels concernant
quantités d’énergie pondérées mises en jeu dans chaque bande de fré- la réglementation acoustique. Cette dernière a subi deux évolutions suc­
quence afin de déterminer la quantité globale intervenant sur l’ensemble cessives annoncées par les arrêtés du :
des bandes. - 28 octobre 1994, relatif à la « Nouvelle réglementation acoustique » ;
Ce principe d élaboration de valeurs uniques est parfaitement adapté - 3 0 juin 1999, relatif à la «Réglementation acoustique des bâtiments
aux relevés de niveau de pression, en revanche, il ne peut être utilisé que d’habitation ».
sous certaines réserves pour l’évaluation des indices d’affaiblissement et
d’isolement acoustiques. Le dernier arrêté officialise l’obligation d’appliquer les nouvelles normes
européennes dès le 1er janvier 2000. Pour autant, il est demandé aux
En effet, l’évaluation de ce type d’indice unique consiste à comptabiliser,
industriels de donner, pendant une période transitoire, les caractéristi­
successivement, les quantités d’énergie pondérées mises en jeu dans le
local d’émission et dans le local de réception afin de pouvoir en calculer ques de leurs matériaux selon les deux prescriptions.
la différence. La connaissance simultanée des normes françaises et européennes est
Il est évident que la quantité d’énergie pondérée régnant dans le local donc indispensable.
d émission dépend directement des caractéristiques de l’onde sonore
émise par la source. Par conséquent, l’évaluation des indices uniques
d’affaiblissement et d’isolement acoustique n’a de sens que si ces caracté­
ristiques sont parfaitement connues. En supposant qu’elles puissent être
immuables, la comparaison des performances acoustiques entre différents 13.4 Normalisation
matériaux ou différents bâtiments devient alors tout à fait correcte.
La source sonore génère alors un bruit de référence.
En pratique, la production d’un bruit de référence est illusoire, compte
tenu des performances modestes des sources sonores et de la difficulté Les normes citées dans les textes réglementaires sont éditées et diffusées
à générer un champ acoustique homogène. par l’Afnor (Association française de normalisation) sous les références

154 155
E S LE CONCEPT DE VALEUR UNIQUE LE CONCEPT DE VALEUR UNIQUE H

suivantes : 13.5 Méthode d'évaluation


- N F S 31-057;
- N F EN ISO 717-1 ;
- N F EN ISO 717-2 ;
- N F EN ISO 11-654. La méthode d’évaluation des valeurs uniques dépend de la norme à
laquelle elle se réfère.
La norme française NF S 31-057 donne en annexe la méthode de calcul
des indices normalisés, exprimés en dB (A), de la qualité acoustique des
bâtiments.
13.5.1 Normes françaises
Les normes européennes NF EN ISO 717-1 et 717-2 sont entièrement
consacrées à l’évaluation des valeurs uniques, exprimées en dB, des per­
Le bilan énergétique, nécessaire à l’évaluation des valeurs et indices uni­
formances acoustiques des immeubles et éléments de construction.
ques, est effectué par sommation logarithmique des niveaux de pression
La norme européenne NF EN ISO 11-654 est affectée à l’élaboration de
pondérés A correspondant à chaque bande.
l’indice unique d’évaluation de l’absorption des matériaux.
Cette évaluation nécessite donc une série d’opérations mathématiques
Les normes européennes citées ci-dessus ont désormais le statut de qui peut, fort heureusement, être effectuée à l’aide d’une calculatrice
normes françaises. programmable ou d’un tableur.
Les documents sont disponibles au siège de l’Afnor, 11, rue Francis-de-
Les données normalisées (tableau 13.2) nécessaires aux calculs des dif­
Pressensé, 93 571 - La Plaine-Saint-Denis.
férents indices sont :
Le tableau 13.1 donne la terminologie des principaux indices uniques - les valeurs A; de pondération A par bande (octave et tiers d’octave) ;
normalisés : - les valeurs S; du spectre de référence du bruit routier par bande (octave
et tiers d’octave) ;
- le niveau de pression du bruit de choc Ln0i du plancher de référence.
TABLEAU 13.1 - TERMINOLOGIE DES PRINCIPAUX INDICES UNIQUES NORMALISÉS
Normes françaises Normes européennes TABLEAU 13.2 - RÉCAPITULATIF DES DONNÉES NORMALISÉES
Bm it d’équipement Niveau de pression acoustique (*) Bandes 4 (dB) 4 (dB) Si (dB) S, (dB) L** (dB)
normalisé (Hz) (par bande (par bande (par bande (par bande (par bande
LnAT exprimé en dB(A) d’octave) 1/3 d’octave) d’octave) 1/3 d’octave) 1/3 d’octave)
Bruit de choc Niveau de pression acoustique Niveau de pression pondéré du bruit de 100 - 19,1 66 67
normalisé choc standardisé L’nT,w exprimé en dB
125 - 16 - 16,1 71 66 68
L^x exprimé en dB(A)
160 - 13,4 66 68
Bruit de choc Efficacité aux bruits de choc Réduction du niveau de bruit de choc
AL exprimé en dB(A) pondéré ÀLWexprimé en dB 200 - 1 0 ,9 65 69

Affaiblissement Indice d’affaiblissement acoustique Indice d’affaiblissement acoustique 250 -8 ,5 - 8 ,6 70 65 69


(bruit aérien) pondéré
315 - 6 ,6 63 70
R roSe exprimé en dB(A)rose RW(C ; Ctr) exprimé en dB
Rroute exprimé en dB(A)r„ te RA = Rw + C exprimé en dB 400 - 4 ,8 62 70
R Altt = R w + C„ exprimé en dB
500 -3 - 3 ,2 66 61 70
Isolement Isolement acoustique normalisé Isolement acoustique standardisé pondéré
630 - 1 ,9 61 71
(bruit aérien) DnAT exprimé en dB(A)Iose D„ta exprimé en dB
DnAT exprimé en dB(A)route DnX,A,tr exprimé en dB 800 -0 ,8 61 72

Absorption Non prévu Facteur d’absorption acoustique 1 000 0 0 65 60 72


pondéré a w
1 250 + 0,6 59 72
(*) La réglementation acoustique des bâtiments d’habitation (arrêté du 30 juin 1999) précise que le niveau de
bruit engendré par un équipement est évalué selon la norme NF S 31-057. L’indice est noté L^x et est exprimé 1 600 + 1,0 59 72
en dB(A). 2 000 + 1 + 1,2 63 58 72

2 500 + 1,3 56 72

3 150 + 1,2 54 72

4 000 + 1 + 1,0 57 52 72

5 000 + 0,5 50 72

157
Q 3 LE CONCEPT DE VALEUR UNIQUE LE CONCEPT DE VALEUR UNIQUE H J

Plusieurs remarques s’imposent : Le calcul détaillé des valeurs et indices uniques relatifs aux bruits de choc
- Le niveau de pression acoustique global généré par le bruit routier d correspondant à la normalisation européenne est développé dans le
référence est d’environ 70 dB(A). e chapitre 16.
- L e spectre de référence du bruit rose par bande d’octave ou tiers
d octave est par définition constant. Le niveau de pression acoustique
TABLEAU 13.3 - RÉCAPITULATIF DES DONNÉES NORMALISÉES RELATIVES
global généré par ce bruit de référence est d’environ 86 dB(A), ce qui AUX BRUITS AÉRIENS
correspond à un niveau de pression de 80 dB par bande d’octave ou
Valeurs de référence (dB) Spectre n” 1 (dB) Spectre n 2 (dB)
75 dB par bande de tiers d’octave.
Bandes Par bande
Par bande Par bande Par bande Par bande Par bande
- Le calcul détaillé des valeurs et indices uniques correspondant à la nor­ (Hz) 1/3 d’octave
d’octave 1/3 d’octave d’octave 1/3 d’octave d’octave
malisation française est développé dans le chapitre 14.
33 -2 9 -2 0
100
36 36 -2 1 -2 6 -1 4 -2 0
' 125
39 -2 3 -1 8
160
13.5.2 Normes européennes -2 1 -1 6
200 42
45 45 -1 4 - 19 - 10 -1 5
~~ 250
Le bilan énergétique, nécessaire à l’évaluation des valeurs et indices uni­ 48 - 17 -1 4
__ 315
ques, est réalisé au moyen d’un processus de comparaison. - 15 -1 3
__ 400 51
Ce processus consiste à superposer, selon des critères définis, une courbe 52 -8 - 13 -7 -1 2
500 52
de référence sur la courbe représentative des niveaux de pression mis en 53 -1 2 - 11
630
jeu, la valeur unique recherchée étant alors déterminée par la position 54 - 11 -9
800
de la bande de référence 500 Hz. -4 -8
1 000 55 55 -5 - 10
Le processus doit éventuellement être complété par l’adjonction d’un -9 -9
1 250 56
terme représentatif du type de bruit de référence utilisé, notamment -9 -1 0
1 600 56
dans le cas de 1 évaluation des indices d’affaiblissement et d’isolement -9 -6 -1 1
2 000 56 56 -4
acoustique. Ce terme d’adaptation est obtenu par sommation logarith­ -9 -1 3
2 500 56
mique des niveaux de pression « corrigés ». - 15
3 150 56 -9
Les données nécessaires à l’évaluation des différents indices relatifs aux
bruits aériens (tableau 13.3) sont :
- les valeurs de référence par bande (octave et tiers d’octave) ; TABLEAU 13. 4 - RÉCAPITULATIF DES DONNÉES NORMALISÉES RELATIVES
- les spectres sonores correspondant aux termes d’adaptation. AUX BRUITS DE CHOC

I
J
Il convient de noter que : Valeurs de référence (dB)
Bandes

'
- Le spectre sonore n 1 permet de corriger les niveaux de pression (Hz) Par bande d’octave Par bande 1/3 d’octave Par bande 1/3 d’octave
générés par les sources de bruit rose. 100 62 67,0
- Le spectre sonore n° 2 permet de corriger les niveaux de pression 125 67 62 67,5
générés par les sources de bruit routier. 160 62 68,0
- La norme prévoit en annexe diverses configurations d’extension de la 200 62 68,5
plage de fréquences couverte par les spectres sonores (50 Hz-5 000 Hz ; 250 67 62 69,0
100 Hz-5 000 Hz ; 50 Hz-3 150 Hz). 315 62 69,5
- Les divers spectres sonores standard ou étendus sont pondérés A, leur 400 61 70,0
niveau global respectif est fixé à 0 dB. 500 65 60 70,5
- Le calcul détaillé des valeurs et indices uniques relatifs aux bruits aériens 630 59 71,0
correspondant à la normalisation européenne est développé dans le 800 58 71,5
chapitre 16. 57 72,0
1 000 62
54 72,0
Les données nécessaires à l’évaluation des différents indices relatifs aux 1 250
72,0
bruits de choc (tableau 13.4) sont : 1 600 51
48 72,0
- les valeurs de référence par bande (octave et tiers d’octave) ; 2 000 49
45 72,0
- le niveau de pression du bruit de choc normalisé Ln>r>0 du plancher de 2 500
référence. 42 72,0
3 150

158
U

14

VALEURS UNIQUES
SELON LA iO R lA LISA ïlO i FRAN ÇAISE

14.1 M éthode de calcul


14.2 Isolem ent acoustique norm alisé DnAT
14.3 Indices d'affaiblissem ent acoustique Rrose et Rroute
14.4 Niveau de pression acoustique norm alisé LnAT
14.5 Efficacité norm alisée aux bruits de choc AL

161
^ VALEURS UNIQUES SELON LA NORMALISATION FRANÇAISE
VALEURS UNIQUES SELON LA NORMALISATION FRANÇAISE j j j

14.1 Méthode d e calcul


14. 1.2 Isolem ent acoustique global

L’évaluation d’un isolement acoustique global consiste à comptabiliser


sur un nombre défini de bandes les quantités d’énergie pondérées A
Le CLakul des valeurs uniques correspondant à la normalisation français régnant respectivement dans les locaux d’émission et de réception afin
est base sur l’évaluation globale des niveaux de pression pondérés m k de déterminer leur différence.
en jeu. Cette évaluation consiste à : Soit : D g (A) = LP1 (A) —LP2 (A)
- déterminer pour chaque bande le niveau de pression pondéré A ; La valeur de l’isolement global DG(A) ainsi obtenue n’a de sens que si les
- effectuer la sommation logarithmique de ces niveaux pondérés. ’ caractéristiques du champ réverbéré régnant dans le local d’émission
sont parfaitement définies.

14. 1.1 Niveau de pression En pratique, les relevés d’isolement acoustique brut ou normalisé sont
effectués avec une source de bruit quelconque. Il faut donc recalculer,
à partir de ces relevés, les niveaux de pression théoriques qui seraient
Un niveau de pression global pondéré A est donc de la forme : générés par une source de bruit de référence.
Soit pour une bande i : Lp2i (A) = Lpli (A) - D;
Lp(A) — 10 log Z 10 10
Lpu (A) : niveau de pression pondéré généré par la source de référence
LPi: niveau de pression correspondant à la bande i ;
dans le local d’émission ;
A; : affaiblissement relatif de la pondération A appliqué à la bande i ;
D; : isolement brut ou normalisé relevé sur la bande i ;
LP(A) : niveau de pression global pondéré A.
Lp2i (A) : niveau de pression pondéré théorique régnant dans le local de
Le terme (LPi + A;) correspond au niveau de pression pondéré LP m de réception.
la bande i. w
5ctplë I Calcul de l'isolement acoustique brut global Db,A)
LPi+A-
Un r e le v é d 'is o le m e n t a c o u s t iq u e b ru t a donné le s r é s u lt a t s par bande d 'o c t a v e
L expression 10 log 2 10 10 correspond à la sommation logarith­ s u iv a n t s :
mique des LPi (A).

HggE Z J Calcul du niveau de pression pondéré LP(A) Bandes d'octave (Hz) 125 250 500 1K 2K 4K
Is o le m e n t D bi (d B ) 3 2 ,5 3 8 ,3 3 7 ,1 4 9 ,0 5 0 ,5 4 9 ,3
L e n iv e a u d e p r e s s io n d ' u n e o n d e a c o u s t i q u e e s t p a r b a n d e d 'o c t a v e :

Bandes d'octave ( H z ) 125 250 E n p r é s e n c e d 'u n b r u it r o s e d e r é f é r e n c e g é n é r é d a n s le lo c a l d ' é m i s s i o n , le n iv e a u d e


500 1K 2K 4K p r e s s io n p o n d é r é t h é o r i q u e L P2j w r é g n a n t d a n s le lo c a l d e r é c e p t io n s e r a it a lo r s p a r
Lpj (d B )
5 4 ,3 6 2 ,2 6 2 ,8 5 5 ,8 5 1 ,8 3 6 ,6 b a n d e d 'o c t a v e :

L e n iv e a u d e p r e s s io n p o n d é r é L Pj (A) e s t p o u r c h a q u e ba n d e : 4K
Bandes d'octave (Hz) 125 250 500 1K 2K
80 80 80 80 80 80
LPii
Bandes d'octave (Hz) 125 250 500 1K 2K 4K A f f a ib lis s e m e n t re la tif A, - 1 6 ,0 - 8 ,5 - 3 ,0 0 + 1 ,0 + 1 ,0
LPj
5 4 ,3 6 2 ,2 6 2 ,8 5 5 ,8 5 1 ,8 3 6 ,6 6 4 ,0 7 1 ,5 7 7 ,0 80 8 1 ,0 8 1 ,0
Lp1i(A) = Lp1i "*■ A
A t t a ib lis s e m e n t A, - 1 6 ,0 - 8 ,5 - 3 ,0 0 + 1 ,0 4 9 ,0 5 0 ,5 4 9 ,3
+ 1 ,0 Is o le m e n t D b, 3 2 ,5 3 8 ,3 3 7 ,1
Lpi(A) = Lpj + Aj
3 8 ,3 5 3 ,7 5 9 ,8 5 5 ,8 5 2 ,8 3 7 ,6 3 1 ,5 3 3 ,2 3 9 ,9 3 1 ,0 3 0 ,5 3 1 ,7
Lp2i(A) = Lplj(A)- D b;

L e n iv e a u d e p r e s s io n g lo b a l p o n d é r é A e s t d o n c :
L e n iv e a u d e p r e s s io n g lo b a l p o n d é r é t h é o r i q u e r é g n a n t d a n s le lo c a l d ' é m is s io n s e r a it :

Lp(A) = 1 0 lo g S 10 l p1i(A)

L pl(A) = 1 0 lo g X 1 0 10 = 8 6 ,2 d B (A )

S o it :
LP(A) = 10 log (^10 10 + 10 10 + 10 10 + 10 10 + 10 10 + 10~

Lp (A) = 6 2 , 5 d B ( A )

162

163
VALEURS UNIQUES SELON LA NORMALISATION FRANÇAISE f f l
f| j VALEURS UNIQUES SELON LA NORMALISATION FRANÇAISE

Le n iv e a u de p r e s s io n g lo b a l p o n d é r é t h é o r i q u e r é g n a n t d a n s le lo c a l d e r é c e p t io n L’isolement acoustique normalisé D ^ t exprimé en dB(A) est donc :


s e r a it : D n A T = L pi (A) ~ h p2(A)
l p2ilA) 'p li(A )
L,
" P 2 i(A )

LP2(a) = 1 0 lo g Z 10 10 = 4 2 ,3 d B (A )
Soit : DnAT = 10 log 2 10 10 - 10 log 2 10 10
L ' is o le m e n t a c o u s t i q u e b r u t g lo b a l p o n d é r é A e s t d o n c :

D b (a ) = Lpi (a ) — Lp2 (a ) = 8 6 , 2 — 4 2 , 3 = 4 3 , 9 d B ( A ) rose Calcul de l'isolement acoustique global normalisé


U n r e le v é d ' i s o l e m e n t a c o u s t i q u e n o r m a lis é a d o n n é le s r é s u lt a t s p a r b a n d e d o c t a v e

s u iv a n t s :

125 250 500 1K 2K 4K


14.2 Isolement acoustique normalisé DnAT Bandes d’octave (Hz)
4 3 ,9 5 6 ,0 5 6 ,9 ' 5 5 ,3
3 7 ,6 4 4 ,5
Is o le m e n t D nT; (d B )

• E n p r é s e n c e d 'u n b r u it r o s e d e r é f é r e n c e g é n é r é d a n s le lo c a l d ' é m i s s i o n , le n iv e a u
d e p r e s s io n p o n d é r é t h é o r i q u e L P2i(A) r é g n a n t d a n s Se lo c a l d e r é c e p t io n s e r a i t a lo r s p a r
L’isolement acoustique normalisé D^x permet de caractériser, en une
b a n d e d 'o c t a v e :
seule valeur, l’isolement au bruit aérien existant entre deux locaux ou
entre un local et l’espace extérieur.
L’évaluation de cet indice est effectuée à partir des valeurs d’isolement 125 250 500 1K 2K 4K
Bandes d’octave ( H z )
normalisé obtenues par application, pour chaque bande d’octave ou de 80 80 80 80 80 80
Lnli (b ru it ro s e d e ré fé re n c e )
tiers d’octave i, de la relation suivante (développée aux § 12.2 et 12.3) : - 8 ,5 - 3 ,0 0 + 1 ,0 + 1 ,0
A ffa ib lis s e m e n t re la tif A; - 1 6 ,0

7 7 ,0 1 80 8 1 ,0 8 1 ,0
Tr- 6 4 ,0 7 1 ,5
DnTi = Dbi + 10 log — 1 3 7 ,6 4 4 ,5 4 3 ,9 5 6 ,0 5 6 ,9 5 5 ,3
Is o le m e n t D nTi
3 3 ,1 2 4 ,0 2 4 ,1 2 5 ,/
2 6 ,4 2 7 ,0
Dbi : isolement brut ; Lp2i(A) = LplKAJ- DnTi
Tp : temps de réverbération du local de réception ;
DnXi : isolement acoustique normalisé. L e n iv e a u d e p r e s s io n g lo b a l p o n d é r é t h é o r i q u e r é g n a n t d a n s le lo c a l d 'é m is s io n s e r a i t .

Par définition, les valeurs d’isolement acoustique normalisé D nTi tien­ l p1i(A)

nent compte de l’aménagement du local de réception. Ces valeurs L pl(A) = 1 0 lo g X 1 0 10 = 8 6 ,2 d B (A )

peuvent donc être assimilées à celles issues d’un relevé d’isolement Le n iv e a u de p r e s s io n g lo b a l p o n d é ré t h é o r iq u e r é g n a n t d a n s le lo c a l d e r é c e p t io n

acoustique brut effectué sur des locaux aménagés. s e r a it :

Soit pour une bande i : DnTi = LPli - LP2i Lp2i(A)

l p2(A) = 1 0 lo g £ 10 10 = 3 5 , 9 d B (A )
LPli : niveau de pression régnant dans le local d’émission ou dans l’espace
extérieur ; L'isolement acoustique global normalisé vis-à-vis d'un bruit rose est donc .
DnAT = Lp,(A)-Lp2(A)=86,2-35,9
LP2i : niveau de pression régnant dans le local de réception.
S o it : IL at = 5 0 , 3 d B ( A ) rose
Il est alors possible de recalculer, pour chaque bande, le niveau de pres­
. E n p r é s e n c e d 'u n b r u it r o u t i e r d e r é f é r e n c e g é n é r é d a n s le lo c a l d ' é m i s s i o n , le n iv e a u
sion pondéré théorique régnant dans le local de réception, la source de
d e p r e s s io n p o n d é r é t h é o r i q u e L P2i(A) r é g n a n t d a n s le lo c a l d e r é c e p t io n s e r a it a lo r s p a r
bruit étant virtuellement remplacée par une source de référence.
bande d'octave :
Soit pour une bande i : Lp2i (A) = Lpli (A) - DnXi
LPli (A) : niveau de pression pondéré généré par la source de référence ; 4K
125 250 500 1K 2K
DnTi : isolement acoustique normalisé ; Bandes d’octave (Hz)
65 63 57
LP2i (A); niveau de pression pondéré théorique régnant dans le local de Lp1i (b ru it ro u tie r de ré fé re n c e ) 71 70 66

réception. - 1 6 ,0 - 8 ,5 - 3 ,0 0 + 1 ,0 + 1 ,0
A ffa ib lis s e m e n t re la tif A,
6 4 ,0 5 8 ,0
L’isolement acoustique normalisé correspond alors à la différence 5 5 ,0 6 1 ,5 6 3 ,0 n 6 5 ,0
i-p1i(A) ^ ^pi1 A
arithmétique des niveaux de pression globaux pondérés théoriques 3 7 ,6 4 4 ,5 4 3 ,9 5 6 ,0 5 6 ,9 5 5 ,3
Is o le m e n t D nTi
régnant respectivement dans le local d’émission (ou l’espace extérieur) 9 ,0 7 ,1 2 ,7
1 7 ,4 1 7 ,0 19,1
et dans le local de réception. | L p2i(A) — L p li(A )'^ n T i

165
164
B l V A L E U R S U N IQ U ES SELO N L A N O R M A LISA TIO N FRAN ÇA ISE V A LE U R S U N IQ U ES SELO N LA N O R M A LISA TIO N FRAN ÇAISE H
L

L e n iv e a u d e p r e s s io n g lo b a l p o n d é r é t h é o r i q u e r é g n a n t d a n s le lo c a l d ' é m is s io n s e r a it :

Lpl HA)
Soit : R; = 10 log - 10 log ^
L p i (a) = 1 0 lo g Z 10 ,0 = 7 0 ,0 d B (A )
lo J-0
D’où : Ri —Lm —Lj2i = Lpli —Lp2;
L e n iv e a u d e p r e s s io n g lo b a l p o n d é r é t h é o r iq u e r é g n a n t d a n s le lo c a l d e r é c e p t io n s e r a it :

l p2i(A)
Lpli : niveau de pression de l’onde tombant sur la paroi ;
L P2(a ) = 1 0 lo g Z 10 10 = 2 3 , 0 d B (A )
Lp2i : niveau de pression de Fonde transmise par la paroi.
L ’ i s o le m e n t a c o u s t i q u e g lo b a l n o r m a lis é v is - à - v is d ' u n b r u it r o u t i e r e s t d o n c :

DnAT = Lpl (A) “ Lp2 (A) = 7 0 , 0 - 2 3 , 0


Les valeurs R; d’affaiblissement acoustique étant connues, il est alors
S o it : D nAT = 4 7 , 0 d B ( A ) route
possible de recalculer, pour chaque bande, le niveau de pression pondéré
théorique régnant dans le local de réception, la source de bruit ayant été
1
virtuellement remplacée par une source de référence.
Soit pour une bande i : Lp2i(A) = Lpli(A) - R;
Lpji (a) : niveau de pression pondéré généré par la source de référence ;
14.3 Indices d'affaiblissement acoustique Rrose e t Rroilte R; : affaiblissement acoustique relevé en laboratoire ;
LP2i (A) : niveau de pression pondéré théorique régnant dans le local de
réception.

L’indice d’affaiblissement acoustique Rrose ou Rroute, exprimé en dB(A),


correspond alors à la différence arithmétique des niveaux de pression
Les indices d’affaiblissement acoustique Rrose et Rroute permettent de
globaux pondérés théoriques régnant respectivement dans les locaux
caractériser, en une seule valeur, l’aptitude d’une paroi à atténuer la
transmission des bruits aériens. d’émission et de réception.
L p li(A ) L p2i(A)
L’évaluation de ces indices est effectuée à partir des valeurs d’affaiblisse­
ment acoustique R relevées en laboratoire par application, pour chaque Soit : R(rose/route) = Lpl(A) —Lp2(A) = 10 log E 10 —10 log E 10
bande de tiers d’octave i, de la relation suivante (développée au § 8. 2) :
Indice d'affaiblissement acoustique d'une dalle de béton
R; = LpU- Lp2i - 10 log p U n r e le v é e n la b o r a t o ir e d e l'in d ic e d 'a f f a i b l i s s e m e n t a c o u s t i q u e d ' u n e d a lle d e b é t o n

d e 1 4 c m d ' é p a i s s e u r a d o n n é le s r é s u lt a t s s u iv a n t s :
Lpli : niveau de pression moyen relevé dans le local d’émission ;
LpZi : niveau de pression moyen relevé dans le local de réception ;
A;: aire d’absorption équivalente du local de réception ; Bandes (Hz) 100 125 160 200 250 315 400 500 630
Sp : surface de l’échantillon. 4 0 ,7 4 3 ,9 4 6 ,0 4 9 ,2 5 2 ,0 5 3 ,8
Ri (d B ) 3 4 ,8 3 7 ,2 3 4 ,9

Par définition, l’indice d’affaiblissement acoustique R; est donné par la


relation :
Bandes (Hz) 800 1K 1,25K 1,6K 2K 2,5K 3 .1 5 K 4K 5K
R, = 10 log — = 10 log ^ Ri (dB) 5 5 ,2 5 7 ,9 6 0 ,1 6 3 ,0 6 5 ,9 6 8 ,1 7 0 ,0 7 1 ,8 7 4 ,6
'L 12i
x; : facteur de transmission ;
lu : intensité acoustique de l’onde tombant sur la paroi ;
I2i : intensité acoustique de l’onde transmise par la paroi.
En divisant Iu et I2i par la valeur de l’intensité de référence I0, la relation
devient :
lu

Ri = io log h .
±2i

166 167
VALEURS UNIQUES SELON LA NORMALISATION FRANÇAISE f||
B VALEURS UNIQUES SELON LA NORMALISATION FRANÇAISE
-J L

• E n p r é s e n c e d 'u n b r u it r o s e d e r é f é r e n c e g é n é r é d a n s le lo c a l d ' é m i s s i o n , le n iv e a u
LP,i (bruit
d e p r e s s io n p o n d é r é t h é o r i q u e L P2j (A) r é g n a n t d a n s le lo c a l d e r é c e p t io n s e r a i t a lo r s p ar
Bandes routier de A Lpii(A) = Lp1i - A, R, ®
“P2i(A) =L piî(A)—Ri
b a n d e d 'o c t a v e : (Hz) référence) (dB) (dB) (dB) (d B )
(dB)
100 66 - 19 ,1 4 6 ,9 3 4 ,8 1 2,1

Bandes LP1, ( b r u i t rose


A Lpii(A) = Lpii - A , Ri 125 66 - 1 6,1 4 9 ,9 3 7 ,2 1 2 ,7
d e référence) tp2i(A) = Lpii(A) - R|
(H z)
(dB) (dB) (dB) (dB) (dB)
160 66 - 1 3 ,4 5 2 ,6 3 4 ,9 1 7 ,7

100 75 - 19 ,1 5 5 ,9 200 65 - 1 0 ,9 5 4 ,1 4 0 ,7 1 3 ,4
3 4 ,8 2 1 ,1

125 75 - 1 6,1 5 8 ,9 250 65 - 8 ,6 5 6 ,4 4 3 ,9 1 2 ,5


3 7 ,2 2 1 ,7

160 75 - 1 3 ,4 6 1 ,6 315 63 - 6 ,6 5 6 ,4 4 6 ,0 1 0 ,4
3 4 ,9 2 6 ,7

200 75 - 1 0 ,9 6 4 ,1 400 62 - 4 ,8 5 7 ,2 4 9 ,2 8 ,0
4 0 ,7 2 3 ,4

250 75 - 8 ,6 6 6 ,4 500 61 - 3 ,2 5 7 ,8 5 2 ,0 5 ,8
4 3 ,9 2 2 ,5

315 75 - 6 ,6 6 8 ,4 630 61 - 1 ,9 5 9 ,1 5 3 ,8 5 ,3
4 6 ,0 2 2 ,4

400 75 - 4 ,8 7 0 ,2 800 61 - 0 ,8 6 0 ,2 5 5 ,2 5 ,0
4 9 ,2 2 1 ,0

500 75 - 3 ,2 7 1 ,8 1 000 60 0 6 0 ,0 5 7 ,9 2,1


5 2 ,0 1 9 ,8

630 75 - 1 ,9 7 3 ,1 1 250 59 + 0 ,6 5 9 ,6 6 0 ,1 - 0 ,5
5 3 ,8 1 9 ,3

800 75 - 0 ,8 7 4 ,2 5 5 ,2 1 9 ,0 1 600 59 + 1 ,0 6 0 ,0 6 3 ,0 - 3 ,0

1 000 75 0 7 5 ,0 5 7 ,9 1 7 ,1 2 000 58 + 1 ,2 5 9 ,2 6 5 ,9 - 6 ,7

1 250 75 + 0 ,6 7 5 ,6 6 0 ,1 1 5 ,5 2 500 56 + 1 ,3 5 7 ,3 6 8 ,1 - 1 0 ,8

1 600 75 + 1 ,0 7 6 ,0 6 3 ,0 1 3 ,0 3 150 54 + 1 ,2 5 5 ,2 7 0 ,0 - 1 4 ,8

2 000 75 + 1 ,2 7 6 ,2 6 5 ,9 1 0 ,3 4 000 52 + 1 ,0 5 3 ,0 7 1 ,8 - 1 8 ,8

2 500 75 5 000 50 + 0 ,5 5 0 ,5 7 4 ,6 - 2 4 ,1
+ 1 ,3 7 6 ,3 6 8 ,1 8 ,2

3 150 75 + 1 ,2 7 6 ,2 7 0 ,0 6 ,2

4 000 75 + 1 ,0 7 6 ,0 7 1 ,8 4 ,2 L e n iv e a u d e p r e s s io n g lo b a l p o n d é r é t h é o r i q u e r é g n a n t d a n s le lo c a l d 'é m is s io n s e r a it :

5 000 75 + 0 ,5 7 5 ,5 7 4 ,6 0 ,9 Lp1i(A)

L p1(A) = 1 0 lo g £ 10 10 = 6 9 ,7 d B (A )

Le n iv e a u de p r e s s io n g lo b a l p o n d é r é t h é o r i q u e ré g n a n t d a n s le lo c a l d e r é c e p t io n
L e n iv e a u d e p r e s s io n g lo b a l p o n d é r é t h é o r i q u e r é g n a n t d a n s le lo c a l d ' é m is s io n s e r a it :
s e ra it :
Lp1 ilA) Lp2i(A)
Lpiw = 1 0 lo g X 10 10 = 8 6 ,0 d B (A ) L p2(a) = 1 0 lo g £ 1 0 10 = 2 2 ,2 d B (A )

L e n iv e a u de p r e s s io n g lo b a l p o n d é r é t h é o r i q u e rég n an t d ans le lo c a l d e r é c e p t io n L ' in d ic e d 'a f f a i b l i s s e m e n t a c o u s t i q u e v is - à - v is d ' u n b r u it r o u t i e r e s t d o n c :


s e r a it :
Broute —Lp-j (A) —Lp2 (A) —69,7 —22,2
Lp2l(A)
S o it : Broute = 47,5 d B ( A ) route
LP2 (a> = 1 0 lo g X 10 10 = 3 2 ,6 d B (A )

L ' in d ic e d 'a f f a i b l i s s e m e n t a c o u s t i q u e v is - à - v is d 'u n b r u it r o s e e s t d o n c : La comparaison des valeurs de Rrose et de Rroute d’un même échantillon
R ro se ” Lp-j (A ) — Lp2 (A ) — 8 6 , 0 — 3 2 , 6 met en évidence l’importance du choix du bruit de référence.
S o it : R o se = 5 3 , 4 d B ( A ) rose En règle générale, l’indice Rroute est inférieur à l’indice Rrose d environ 3
• E n p r é s e n c e d ' u n b r u it r o u t i e r d e r é f é r e n c e g é n é r é d a n s le lo c a l d ' é m i s s i o n , le n iv e a u à 5 dB du fait que le spectre du bruit routier favorise les fréquences
d e p r e s s io n p o n d é r é t h é o r i q u e L P2i(A) r é g n a n t d a n s le lo c a l d e r é c e p t io n s e r a it a lo r s p a r basses, plage où l’affaiblissement acoustique des matériaux est relative­
bande : ment faible (loi de fréquence).
L’indice d’affaiblissement acoustique Rrose permet d’évaluer l’aptitude
d’une paroi à atténuer la transmission des bruits aériens générés à l’inté­
rieur des bâtiments.

169
168
ED VALEURS UNIQUES SELON LA NORMALISATION FRANÇAISE VALEURS UNIQUES SELON LA NORMALISATION FRANÇAISE ( Q

L’indice d’affaiblissement acoustique Rroute permet d’évaluer l’aptitude La Nouvelle réglementation acoustique précise que le bruit généré par
d’une paroi à atténuer la transmission des bruits aériens générés par les un équipement individuel ou collectif est caractérisé par le « niveau de
trafics routier et ferroviaire. pression acoustique normalisé L ^ t » et que celui-ci doit être mesuré
conformément à la norme NF S 31-057. Celle-ci définit deux niveaux
du bruit d’un équipement :
—le « niveau du bruit brut Le» exprimé en dB(A), directement mesuré ;
- l e « niveau du bruit normalisé LeT » exprimé en dB(A) tel que
14.4 Niveau de pression acoustique normalisé LnflT
LeT = Le - lOlog T/T0
(Le: niveau du bruit brut directement mesuré en dB(A) ; T 0: durée de
réverbération de référence ; T : moyenne arithmétique des durées de
réverbération relevées sur les bandes 250 et 500 Hz.)
Le niveau de pression acoustique normalisé L ^ permet de caractériser,
en une seule valeur, le bruit perçu généré par une machine à chocs.
L évaluation de cet indice est effectuée à partir des valeurs de niveau de
pression normalisé obtenues par application, pour chaque bande
14.5 E fficacité normalisée aux bruits de choc AL
d’octave ou de tiers d’octave i, de la relation (développée au § 11. 3) :

Tr-
L„Ti = Lpi - 10 log — 1
L’efficacité normalisée AL permet de caractériser, en une seule valeur,
LPi : niveau de pression moyen relevé dans le local de réception ; l’aptitude d’un revêtement de sol ou d’un système flottant à atténuer le
Tr; : temps de réverbération du local de réception ; niveau de bruits de choc transmis.
LnTi : niveau de pression acoustique normalisé. L’évaluation de cet indice est effectuée à partir des valeurs d’indice
Les valeurs de niveau de pression normalisé peuvent être assimilées à d’efficacité AL relevées dans la chambre d’essai par application, pour
celles issues d’un relevé effectué dans un local aménagé. L’évaluation de chaque bande de tiers d’octave i, de la relation (développée au § 11.4) :
1 indice unique consiste alors à calculer le niveau de pression global AL; LPoi Lpi
pondéré A correspondant à ces valeurs. LPOi: niveau de pression moyen relevé dans le local de réception, la dalle
Iexemple ' 1 Calcul du niveau de pression normalisé l nT
d’essai étant directement frappée par la machine à chocs ;
Lp; : niveau de pression moyen relevé dans le local de réception, le revê­
Un r e le v é s u r le s it e d u n iv e a u de p r e s s io n n o r m a lis é L nT d u b r u it g é n é r é par une
m a c h i n e à c h o c s a d o n n é le s r é s u lt a t s p a r b a n d e d 'o c t a v e s u iv a n t s :
tement ou le système flottant étant posé sur la dalle d’essai ;
AL; : indice d’efficacité aux bruits de choc.
L’efficacité normalisée aux bruits de choc AL, exprimée en dB (A), cor­
Bandes d'octave (Hz) 125 250 500 1K 2K 4K respond alors à la différence arithmétique des niveaux de pression
L„Ti (dB) 6 2 ,2 5 4 ,8 4 5 ,6 3 9 ,4 5 0 ,0 3 7 ,0 globaux pondérés régnant dans le local de réception avant et après la
pose du revêtement de sol ou du système flottant.
L e n iv e a u d e p r e s s io n p o n d é r é L nTi (A) e s t p o u r c h a q u e b a n d e d ' o c t a v e :
L p 0 i( A ) L P Î(A )

Soit : AL(A) = LPo(A) - Lp(A) = 10 log Z 10 10 - 10 log Z 10 10


Bandes d'octave (Hz) 125 250 500 1K 2K 4K
WiTi 6 2 ,2 5 4 ,8 4 5 ,6 3 9 ,4 5 0 ,0
Le niveau de pression global pondéré LP0 (A) dépend évidemment de la
3 7 ,0
A f f a ib lis s e m e n t A,
constitution de la dalle d’essai, par conséquent l’évaluation de 1 indice
- 1 6 ,0 - 8 ,5 - 3 ,0 0 + 1 ,0 + 1 ,0
global AL n’a de sens que si les caractéristiques de cette dalle sont par­
fiT i(A ) = LnTi + À, 4 6 ,2 4 6 ,3 4 2 ,6 3 9 ,4 5 1 ,0 3 8 ,0
faitement définies, d’où la notion de plancher de référence.
Connaissant le spectre du niveau de pression du bruit de choc qui
L e n iv e a u d e p r e s s io n n o r m a lis é L nAT e x p r im é e n d B ( A ) e s t d o n c :
serait théoriquement transmis par un plancher de référence, il est pos­
sible de recalculer, pour chaque bande de fréquence i, la valeur de ce
l nTi(A)
niveau de pression après la pose d’un revêtement de sol ou d un
L nAT = 1 0 lo g 2 10 10 = 5 3 ,9 d B (A )
système flottant.

170
B VALEURS UNIQUES SELON LA NORMALISATION FRANÇAISE VALEURS UNIQUES SELON LA NORMALISATION FRANÇAISE | 0

Soit :
+Aj = L„1

1
J
j f
Bandes A l; A; Ln0i(A) = L n0j Lni(A) + A|

h
t-noi
Lni LnOi AL; (Hz) (dB) (dB) (dB) (d B ) (dB)
Ln0i : niveau de pression théorique
par bande du bruit de choc, le plan­ 315 70 2 4 ,4 4 5 ,6 - 6 ,6 6 3 ,4 3 9 ,0

cher de référence étant directement frappé par la machine à chocs ; 400 70 2 7 ,9 4 2 ,1 - 4 ,8 6 5 ,2 3 7 ,3

Lni : niveau de pression théorique par bande du bruit de choc, le revê­ 500 70 2 9 ,6 4 0 ,4 - 3 ,2 6 6 ,8 3 7 ,2
tement ou le système flottant étant posé sur le plancher de référence. - 1 ,9 6 9 ,1 3 7 ,2
630 71 3 1 ,9 3 9 ,1
L’indice global AL exprimé en dB(A) est alors égal à :
72 3 3 ,6 3 8 ,4 - 0 ,8 7 1 ,2 3 7 ,6
800

72 3 5 ,4 3 6 ,6 0 7 2 ,0 3 6 ,6
1 000
L iO i(A ) L n i(À )

3 7 ,1 3 4 ,9 + 0 ,6 7 2 ,6 3 5 ,5
AL(A) = L„o(A) - Ln(A) = 10 log E 10 10 - 10 log I 10 10 1 250 72

72 3 1 ,1 4 0 ,9 + 1 ,0 7 3 ,0 4 1 ,9
1 600

Le niveau de pression théorique du bruit de choc transmis par le plan­ 2 000 72 2 8 ,9 4 3 ,1 + 1 ,2 7 3 ,2 4 4 ,3

cher de référence est donné par bande de tiers d’octave dans le tableau 2 500 72 2 3 ,3 4 8 ,7 + 1 ,3 7 3 ,3 5 0 ,0
suivant : 3 5 ,8 + 1 ,2 7 3 ,2 3 7 ,0
3 150 72 3 6 ,2

72 4 1 ,2 3 0 ,8 + 1 ,0 7 3 ,0 3 1 ,8
4 000

B a n d e s (H z) 100 125 3 4 ,5 3 7 ,5 + 0 ,5 7 2 ,5 3 8 ,0
160 200 250 315 400 500 630 5 000 72

L„0i ( d B ) 67 68 68 69 69 70 70 70 71

L ' e f f i c a c it é n o r m a lis é e a u x b r u it s d e c h o c A L e x p r im é e e n d B ( A ) e s t d o n c :

Bandes (Hz) 800 1K 1 ,2 5 K 1,6K 2K 2,5K 3 .1 5 K 4K SK


Ln 0i(A) *~rii(A)

A L (A) = 1 0 lo g S 10 10 -1 0 lo g 2 10 10 = 8 2 ,8 - 5 4 ,7 = 2 8 ,1 d B ( A )
L„oi ( d B ) 72 72 72 72 72 72 72 72 72

Il c o n v i e n t d e r e m a r q u e r q u e le n iv e a u d e p r e s s io n g lo b a l p o n d é r é d u b r u it d e c h o c
[exemple 1 Calcul de l'efficacité normalisée AL(a) t r a n s m i s p a r le p l a n c h e r d e r é f é r e n c e é t a n t p a r d é f in it io n c o n s t a n t , s a v a l e u r e s t n o r ­
U n r e le v é e n l a b o r a t o ir e d e l'in d ic e d 'e f f i c a c i t é d ' u n e d a lle f l o t t a n t e ( in d ic e d e r é d u c t io n m a l is é e , s o it :
d u n iv e a u d e b r u it d e c h o c ) a d o n n é le s r é s u lt a t s s u iv a n t s :
L no (a ) = 8 3 d B ( A )

L ' e f f i c a c i t é n o r m a lis é e a u x b r u it s d e c h o c A L e x p r im é e e n d B ( A ) e s t a lo r s :

Bandes (Hz) 100 125 160 200 250 315 400 500 630
AL w = 83 - 5 4 ,7 = 2 8 ,3 d B (A )

AL, (d B ) 2 ,1 1 0 ,1 1 4 ,4 1 5 ,0 1 7 ,4 2 4 ,4 2 7 ,9 2 9 ,6 3 1 ,9

Bandes (Hz) 800 1K 1,25K 1,6K 2K 2,5K 3 ,1 5 K 4K 5K


AL; (d B ) 3 3 ,6 3 5 ,4 3 7 ,1 3 1 ,1 2 8 ,9 2 3 ,3 3 6 ,2 4 1 ,2 3 4 ,5

L e t a b l e a u c i- d e s s o u s r e g r o u p e p o u r c h a q u e b a n d e d e t ie r s d ' o c t a v e i, le s c a l c u l s r e la t if s

à l'é v a lu a t io n d e s n iv e a u x g lo b a u x p o n d é r é s t h é o r i q u e s L n0i (A) e t L ni (A) r é g n a n t s o u s le


p l a n c h e r d e r é f é r e n c e a v a n t e t a p r è s la p o s e d e la d a lle f lo t t a n t e :

Bandes L n 0i AL; Lni “ L n0i - A L j A , Ln0i(A) - L-nOi + A ;


(Hz) (dB) (dB) (dB) (dB) (dB) (dB)
100 67 2,1 6 4 ,9 - 19,1 4 7 ,9 4 5 ,8

125 68 10,1 5 7 ,9 - 1 6,1 5 1 ,9 4 1 ,8


160 68 1 4 ,4 5 3 ,6 - 1 3 ,4 5 4 ,6 4 0 ,2

200 69 1 5 ,0 5 4 ,0 - 1 0 ,9 5 8 ,1 4 3 ,1

250 69 1 7 ,4 5 1 ,6 - 8 ,6 6 0 ,4 4 3 ,0

172
SYN TH ÈSE DE LM RÉG LEM EiTATlO i
ACOUSTIQUE DITE « IR A »

La réglementation en vigueur exige, pou r toute nouvelle réalisation, un minimum de


performances en matière d ’acoustique. Ces caractéristiques minimales sont fixées p ar
arrêtés ministériels. Les arrêtés du 28 octobre 1994, intitulés « Nouvelle réglementation
acoustique », concernent les bâtiments d ’habitation ayant fa it l’objet d ’une dem ande
de permis de construire ou d ’une déclaration de travaux déposée entre le 1erjanvier 1996
et le 31 décem bre 1999.
Ces arrêtés, publiés au Journal officiel de la République française le 25 novembre 1994,
sont abrogés depuis le I er janvier 2000, date à laquelle entrent en vigueur les arrêtés du
30 juin 1999 adaptés aux normes européennes.

15.1 Thèm es développés dans les deux arrêtés du 28 octobre 1994


15.2 Exigences'en m atière de perform ances acoustiques
15.3 M odalités d'application de la réglem entation
B s y n t h è s e d e la r é g l e m e n t a t io n a c o u s t iq u e DITE « NRA SYNTHÈSE DE LA RÉGLEMENTATION ACOUSTIQUE DITE « NRA » { H

15.1 Thèm es développés dans les deux arrêtés ,|5 2 Exigences en matière de performances acoustiques
du 28 octobre 1994

15,2.1 Isolem ent acoustique au bruit aérien interne (DnAT)


•Arrêté relatif aux caractéristiques acoustiques des bâtimen
d’habitation : L’isolement acoustique normalisé D^x entre un local considéré comme
Article 1 : Classement des locaux par catégorie. local d’émission et un autre local considéré comme local de réception doit
Article 2 : Isolement acoustique normalisé au bruit aérien entre locaux être égal ou supérieur aux valeurs indiquées dans le tableau ci-dessous,
(-^iiAt) • D ^ t étant exprimé en dB(A) vis-à-vis d’un bruit rose à l’émission :
Article 3 : Aire d’absorption équivalente minimum des circulations
communes (A = S x a j .
Local de réception
Article 4 : Isolation des parois horizontales, bruit perçu ( L ^ ) .
Local d’émission
Article 5 : Bruit engendré par les appareils de chauffage et de climatisa­ Pièce principale Cuisine et salle d’eau
tion (LnAX).
Local d’un autre logement 54 51
Article 6 : Bruit engendré par les ventilations et les équipements collée ■
(à l’exclusion des garages individuels)
tifs (L^ t).
Circulation commune intérieure au bâtiment 41 38
Article 7 : Isolement acoustique normalisé au bruit de l’espace extérieur
(locaux séparés par une ou deux portes)
(DnAT).
Circulation commune intérieure au bâtiment 54 51
Article8 : Durée de réverbération de référence (0,5 s).
(autres cas)
Article9 : Modalités.
56 53
Article10 : Classement des surélévations. Garage individuel d’un logement
(ou garage collectif)
Article11 : Date d’entrée en vigueur du présent arrêté (1er janvier 1996 56
Local d’activité 59
pour toute nouvelle demande de permis de construire ou de
(à l’exclusion des garages collectifs)
déclaration de travaux).
Article 12 : Annulation de l’arrêté précédent (14 juin 1969/22 décembr •
1975).
Article 13 : Chargé de l’exécution du présent arrêté. 15.2.2 Isolem ent acoustique aux bruits de l'espace extérieur (DnAT)

•Arrêté relatif aux modalités d’application de la réglementatîoj L’isolement acoustique normalisé DMT des pièces principales et cuisines
acoustique :
contre les bruits de l’espace extérieur doit être au minimum de 30 dB(A)
Article 1 : DnAT et bruit rose (NF S 30-101).
vis-à-vis d’un bruit routier à l’émission.
Article 2 : ocw.
Article 3 : et machine à chocs (NF S 31-052).
Article 4 : D ^ et bruit routier (NF S 31-057)
Article 5 : Vérification de la qualité acoustique des logements 15.2.3 A ire d'absorption équivalente (A)
(NF S 31-057).
Article 6 : Valeur de l’incertitude I (3 dB(A)). L’aire d’absorption équivalente A des revêtements absorbants disposés
Article 7 : Date d’entrée en vigueur du présent arrêté (1er janvier 1996 dans les circulations communes (intérieures au bâtiment et donnant sur
pour toute nouvelle demande de permis de construire ou de les logements) doit représenter au moins le quart de la surface au sol de
déclaration de travaux). ces circulations.
Article 8 : Chargé de l’exécution du présent arrêté.

15.2.4 Niveau de réception des bruits d'im pact (bruit perçu LnAT)

L’isolation des parois horizontales (y compris les revêtements de sol)


doit être telle que le niveau de pression acoustique normalisé L^x du
bruit perçu dans les pièces principales d’un logement donné ne dépasse

17 6
B SYNTHÈSE DE LA RÉGLEMENTATION ACOUSTIQUE DITE « NRA SYNTHÈSE DE LA RÉGLEMENTATION ACOUSTIQUE DITE « NRA » f f l

pas 65 dB(A), lorsque des impacts sont produits par la machine à chocs iS3 Modalités d'application de la réglementation
normalisée sur le sol des locaux extérieurs à ce logement à l’exception
des :
- balcons et loggias non situés immédiatement au-dessus d’une pièce
principale ;
- escaliers dans le cas où un ascenseur dessert le bâtiment ; 15.3.1 Sources de bruit
- locaux techniques.
•L’isolement acoustique normalisé au bruit aérien D^x entre deux
locaux est exprimé vis-à-vis d’un bruit rose à 1 émission, défini dans la
norme NF S 30-101 et couvrant les octaves centrées sur 125, 250, 500,
15.2.5 Bruit d'équipem ent (LnAT)
1000, 2000, 4000 hertz.
Il est à noter que le bruit rose est un bruit normalisé qui a une énergie
•Le niveau de pression acoustique normalisé LnAT du bruit engendré par constante par bande d’octave.
un appareil individuel de chauffage ou de climatisation d’un logement,
•L’isolement acoustique normalisé D^x contre les bruits de 1 espace
ne doit pas dépasser 35 dB(A) dans les pièces principales et 50 dB(A)
dans la cuisine de ce logement. extérieur est exprimé vis-à-vis d’un bruit routier à 1 émission, défini
dans la norme NF S 31-057 et couvrant les octaves centrées sur 125, 250,
Lorsque la cuisine est ouverte sur une pièce principale, le niveau de pres­
sion acoustique normalisé LnAT du bruit engendré par un appareil 500, 1 000, 2 000, 4 000 hertz.
Il est à noter que le bruit routier est un bruit normalisé dont l’énergie
individuel de chauffage du logement fonctionnant à puissance minimale
contenue dans chaque bande d’octave est fixée par rapport à 1 énergie
ne doit pas dépasser 45 dB(A) dans la pièce principale sur laquelle donne
la cuisine (40 dB(A) au 1er janvier 2001). contenue dans la bande centrale (1 000 hertz), la variation relative de
l’énergie étant précisée dans le tableau ci-dessous :
Par dérogation, le niveau de pression acoustique normalisé du bruit
engendré par un appareil individuel de climatisation ne doit pas
dépasser 40 dB(A) dans les pièces principales du logement, lorsque la 125 ^ 250 500 XK 2K 4K
Bandes d’octave (Hz)
demande de permis de construire a été déposée entre le 1erjanvier 1996 Variations relatives (dB) + 6 + 5 +1 0 -2 -8
et le 31 décembre 1998.
• niveau de pression acoustique normalisé LnAT du bruit engendré par
•L’isolation des parois horizontales vis-à-vis des bruits d’impact est carac­
un équipement individuel d un logement donné ne doit pas dépasser
térisée par le niveau de pression du bruit perçu L^x, les impacts étant
30 dB(A) dans les pièces principales et 35 dB(A) dans les cuisines des
autres logements. produits par la machine à chocs décrite dans la norme NF S 31-052.

•Le niveau de pression acoustique normalisé L ^ du bruit engendré par


un équipement collectif du bâtiment (ascenseurs, chaufferies, transfor­
mateurs, surpresseurs d eau, vide-ordures) ne doit pas dépasser 15.3.2 Vérification de la qualité acoustique *•
30 dB(A) dans les pièces principales et 35 dB(A) dans les cuisines de
chaque logement. . Pour la vérification de la qualité acoustique des logements, les mesures
sont effectuées suivant la norme NF S 31-057 (locaux meublés, portes
•Le niveau de pression acoustique normalisé L ^ du bruit engendré par
et fenêtres fermées).
une installation de ventilation mécanique en position de débit minimal
ne doit pas dépasser 30 dB(A) dans les pièces principales et 35 dB(A) •L’incertitude I à prendre en compte lors de la vérification de la qualité
dans les cuisines de chaque logement. acoustique des logements est fixée à 3 dB(A).

15.2.6 Durée de réverbération de référence

La durée de réverbération de référence des locaux de réception est fixée


à 0,5 seconde à toutes fréquences.

178 179
16

VALEURS UNIQUES
SELON LA HORM ALISATlOi EUROPÉENNE

1S.1 M éthode d'évaluation


i.2 Isolem ent acoustique standardisé pondéré D„Ti A et DnTi A>tr
1S.3 Indices d'affaiblissem ent acoustique RA et 1A, tr
US.4 Niveau de pression pondéré du bruit de choc standardisé L'nTiW
16.5 Réduction du niveau de bruit de choc pondéré ALW
16.6 Indice d'évaluation de l'absorption a w

181
B VALEURS UNIQUES SELON LA NORMALISATION EUROPÉENNE VALEURS UNIQUES SELON LA NORMALISATION EUROPÉENNE ( Q

16.1 Méthode d'évaluation prévoit que cette somme doit être la plus grande possible sans toutefois
dépasser :
J •32,0 dB, lorsque les mesures sont effectuées en bandes de tiers d’octave
H
(100 Hz - 3 150 Hz) ;
L’évaluation des valeurs uniques correspondant à la normalisation euro­ • 10,0 dB, lorsque les mesures sont effectuées en bandes d’octave
péenne consiste à déterminer, au moyen d’un processus de comparaison ! (125 Hz - 2 000 Hz).
un indice global pondéré et à lui adjoindre, si nécessaire, un terme ;
d’adaptation représentatif du bruit perturbateur. Évaluation de l'indice global pondéré Rw d'une porte plane
L ' in d ic e d 'a f f a i b l i s s e m e n t a c o u s t i q u e d ' u n e p o r t e p l a n e e s t p a r b a n d e d ' o c t a v e :
Soit : X = Xw + G
Xw : indice global pondéré (dB) ;
Bandes d'octave (Hz) 125 250 500 1K 2K
Cj : terme d’adaptation à un spectre sonore (dB) ;
In d ic e d 'a f f a ib lis s e m e n t a c o u s t iq u e R (d B ) 2 3 ,8 2 6 ,8 3 1 ,1 2 8 ,2 3 4 ,1
X : valeur unique (dB).
Le terme d’adaptation est noté C ou Ctr selon qu’il est associé au spectre
L e s v a le u r s d e r é f é r e n c e p o u r l ' is o le m e n t a u x b r u it s a é r ie n s s o n t p a r b a n d e d ' o c t a v e :
sonore n° 1 ou n° 2.
- Le spectre sonore n° 1 est utilisé lorsque la valeur unique représente
un isolement ou un affaiblissement acoustique relatif aux bruits aériens Bandes d'octave (Hz) 125 250 500 1K 2K
internes ou à certains bruits de l’espace extérieur (avions à réaction, 36 45 52 55 56
V a le u r s d e r é f é r e n c e
trafic ferroviaire ou autoroutier à grande vitesse, etc.). Son rôle est ana­
logue à celui tenu par une source de référence de bruit rose.
- Le spectre sonore n ” 2 est utilisé lorsque la valeur unique représente L a f ig u r e 1 6 .1 m o n t r e la p o s it io n in it ia le d e la c o u r b e d e r é f é r e n c e . La c o u r b e d e m e s u r e

un isolement ou un affaiblissement acoustique relatif aux bruits aériens é t a n t p l a c é e n e t t e m e n t a u - d e s s o u s , la s o m m e d e s é c a r t s d é f a v o r a b le s e s t la r g e m e n t

venant de l’espace extérieur (trafic routier urbain, trafic ferroviaire à s u p é rie u re à 1 0 ,0 d B . Il f a u t donc e ffe ctu e r un d é c a la g e n é g a t if de la c o u rb e de

basse vitesse, avions à hélices, etc.). Son rôle est analogue à celui tenu ré fé re n ce .

par une source de référence de bruit routier.

16. 1.1 Évaluation de l'indice global pondéré

L’évaluation de l’indice global pondéré consiste à superposer sur la


courbe représentative des relevés d’isolement ou d’affaiblissement
acoustique ou éventuellement de niveaux de pression, une courbe de
référence adéquate. L’indice global pondéré recherché est alors déter­
miné par la position de la bande 500 Hz de référence.
Pour ce faire, la courbe de référence est décalée par bonds de 1 dB vers
la courbe de mesure afin de trouver la position correspondant au che­
vauchement optimal. Pour cette position, un certain nombre de bandes
de la courbe de mesure se trouvent placées au-dessous de la courbe de
référence (au-dessus s’il s’agit d’un indice global pondéré relatif au bruit
de choc). Les niveaux correspondant à ces bandes sont repérés par
rapport à la courbe de référence par la notion d’écarts défavorables. Un
écart défavorable est donc égal à :
Écart défavorable = Niveau de référence décalé - Niveau de mesure
(Niveau de mesure - Niveau de référence décalé, s’il s’agit d’un indice
global pondéré relatif au bruit de choc)
Le calcul de la somme des écarts défavorables permet de déterminer le Fig. 16.1 - Évaluation de l'indice global pondéré :
positionnement correct de la courbe de référence. La norme en vigueur tracé de la courbe de mesure.

183
182
H J VALEURS UNIQUES SELON LA NORMALISATION EUROPÉENNE VALEURS UNIQUES SELON LA NORMALISATION EUROPÉENNE f i l

L e d é c a l a g e o p t i m a l d e la c o u r b e d e r é f é r e n c e e s t d e - 2 0 d B ( fig . 1 6 . 2 ) . L a s o m m
La valeur unique XA est égale à la différence des sommations logarith­
d e s é c a r t s d é f a v o r a b l e s e s t a lo r s d e 9 , 6 d B , v a l e u r q u i s a t i s f a i t la c o n d i t i o n < 1 0 , 0 dB
miques des niveaux de pression pondérés théoriques régnant de part et
(p o u r- 1 9 d B , c e t t e s o m m e e s t é g a le à 1 2 ,6 d B , v a le u r q u i im p o s e u n b o n d d e d é c a ­
la g e s u p p lé m e n t a ir e ) .
d’autre de la paroi ou de l’élément de cloison.
L a v a l e u r d e l ' in d ic e p o n d é r é R w c o r r e s p o n d a u n iv e a u d e la b a n d e 5 0 0 H z d e r é f é r e n c e L p li( A ) L p 2i(A )

s o it :
Soit : X A = 10 log X 10 10 - 10 log X 10 10
Rw = 3 2 d B
Lpii (A) : niveau de pression pondéré A par bande régnant dans le local
d’émission ;
LP2i (A) : niveau de pression pondéré A par bande régnant dans le local
de réception.
Le spectre du niveau de pression régnant dans le local d émission est
défini par la norme et correspond soit au spectre n 1, soit au spectre
n° 2. Les valeurs pondérées par bande sont telles que le niveau global
d’émission est ajusté à 0 dB.
L p ü (A )

Soit : 10 log X 10 10 = 0 dB

Les niveaux de pression pondérés par bande LP2i (A) régnant dans le local
de réception correspondent aux niveaux transmis, soit :
Lp 2i (A) = L p ii (A) — D ; O U L p 2i (A) — L p u (A) — R ;

D; : indice d’isolement acoustique par bande (normalisé ou


standardisé) ;
R; : indice d’affaiblissement acoustique par bande.
Par conséquent, le terme XA est égal à :
L p li(A )~ P i L p Ii(A )~ D i

X A = 0 dB - 10 log X 10 10 = - 10 log X 10
Fig. 16.2 - Évaluation de l'indice global pondéré :
L p li(A ) ~ R i L P li( A )" R i
décalage de la courbe de référence.
Où : X A = 0 dB - 10 log X 10 10 = - 10 log X 10
Le terme d’adaptation Cj est donc égal à :
W l - D i

16. 1.2 Calcul du term e d'adaptation Cj = - 10log X 10 10 - xw


L p li( A ) - R i
Le calcul du terme d’adaptation à un spectre sonore est basé sur l’éva­
luation globale de la différence des quantités d’énergie pondérées A Où: Cj = - 10 log X 10 10 - Xw
mises en jeu de part et d’autre d’une paroi séparatrice ou d’un élément
I EXEMPLE Calcul du terme d'adaptation d'une porte plane
de cloison.
L ' in d ic e d 'a f f a i b l i s s e m e n t a c o u s t i q u e d e la p o r t e p l a n e c o r r e s p o n d a n t à I e x e m p l e p r é ­
Cette évaluation globale correspond en fait au calcul de la valeur unique
c é d e n t e s t p a r b a n d e d 'o c t a v e :
d’isolement ou d’affaiblissement acoustique vis-à-vis d’un bruit défini.
Pour obtenir le terme d’adaptation au spectre sonore correspondant à
ce bruit, il faut donc retrancher à cette valeur unique, l’indice global Bandes d'octave (H z ) 125 250 500 1K 2K

pondéré déjà représentatif de l’isolement ou de l’affaiblissement In d ic e d 'a f f a ib lis s e m e n t a c o u s t iq u e R, (d B ) 2 3 ,8 2 6 ,8 3 1 ,1 2 8 ,2 3 4 ,1

acoustique.
Soit : Cj = XA- Xw
Cj : terme d’adaptation à un spectre sonore (dB) ;
XA: valeur unique [dB(A)] ;
Xw : indice global pondéré (dB).

184
H3 VALEURS UNIQUES SELON LA NORMALISATION EUROPÉENNE VALEURS UNIQUES SELON LA NORMALISATION EUROPÉENNE CEI

• C a l c u l d u t e r m e d ' a d a p t a t io n a u s p e c t r e s o n o r e n° 1 Plusieurs combinaisons d’extensions sont prévues par la norme EN 717-1


L e n iv e a u d e p r e s s io n p o n d é r é A t h é o r i q u e r é g n a n t d a n s le lo c a l d e r é c e p t io n e s t p a r (50-3 150, 50-5 000, 100-5 000), ces combinaisons sont notées en indice
bande :
sur les symboles des termes d’adaptation.
Bandes d'octave ( H z ) Soit : C50_3150>C 5 o_5000> C100-5000 H Ctr, 5 0 -3 1 5 0 ’ C tI> 50.5000, C tti 1 0 0 - 5 0 0 0
125 250 500 1K 2K
Lp,i(A) (s p e c t re s o n o r e n" 1) -2 1 - 14
Le tableau 16.1 regroupe l’ensemble des valeurs correspondant aux
-8 -5 -4
niveaux sonores des spectres d’adaptation pour la bande de fréquences
Ri 2 3 ,8 2 6 ,8 3 1 ,1 2 8 ,2 3 4 ,1
étendue :
tp2i (A) = LP1i(A) - Rj - 4 4 ,8 - 4 0 ,8 - 3 9 ,1 - 3 3 ,2 - 3 8 ,1

TABLEAU 16.1 - RÉCAPITULATIF DES DONNÉES NORMALISÉES


Le te rm e X A e st é g a l à :
RELATIVES AUX SPECTRES SONORES ÉTENDUS
Lp1i(A)~Ri
Spectre n 1 (dB) Spectre n° 1 (dB) Spectre n° 2 (dB)
XA = - 1 0 lo g X 1 0 10 = 3 0 ,6 d B (A )
C50-3150 Qo-5000 Cjoo-5000 v - 'tr (tou tes plages)
L e t e r m e d ' a d a p t a t io n C e s t d o n c é g a l à : Bandes
C = X A - X w = 3 0 ,6 - 3 2 ,0 = - 1 ,4 dB
(H z ) Par bande Par bande Par bande Par bande P ar bande Par bande
d’octave 1/3 d’octave d’octave 1 /3 d’octave d’octave 1/3 d’octave
• C a l c u l d u t e r m e d 'a d a p t a t i o n a u s p e c t r e s o n o r e n ” 2

-4 0 -4 1 -2 5
L e n iv e a u d e p r e s s io n p o n d é r é A t h é o r i q u e r é g n a n t d a n s le lo c a l d e r é c e p t io n e s t p a r
50
bande : 63 -3 1 -3 6 -3 2 -3 7 -1 8 -2 3

80 -3 3 -3 4 -21
Bandes d'octave ( H z ) 125 500 1K 2K
250
100 -2 9 -3 0 -20
L p ik a ) (s p e c t re s o n o r e n" 2 ) - 14 - 10 -7 -4 -6
125 -21 -2 6 -22 -2 7 -1 4 -20
Ri 2 3 ,8 2 6 ,8 3 1 ,1 2 8 ,2 3 4 ,1
160 -2 3 -2 4 -1 8
I
11

JP
I
>

- 3 7 ,8
S

- 3 6 ,8 - 3 8 ,1 - 3 2 ,2 - 4 0 ,1
200 -21 -22 -1 6

250 - 14 - 19 -1 5 -20 -10 - 15


Le te rm e X A e st é g a l à :
- 17 -1 8 - 14
315
Lpii(A)~h - 15 -1 6 - 13
400
XA = - 1 0 lo g X 10 10 = 2 9 ,1 d B ( A )
500 -8 - 13 -9 - 14 -7 -12
L e t e r m e d ' a d a p t a t io n C tr e s t d o n c é g a l à :

C , r = X A - X w = 2 9 ,1 - 3 2 ,0 = - 2 , 9 dB 630 -12 -1 3 -11


800 - 11 - 12 -9
Selon la norme EN 717-1, les termes d’adaptation doivent être calculés -4 -8
1000 -5 - 10 -6 - 11
avec une précision de 0,1 dB et les résultats arrondis à la valeur entière
-9 - 10 -9
la plus proche. Les résultats arrondis correspondant à l’exemple ci- 1 250
dessus sont donc : 1 600 -9 - 10 -10
C = - 1 dB (1,4 plus près de 1 que de 2) 2 000 -4 -9 -5 -10 -6 -11
Qr = - 3 dB (2,9 plus près de 3 que de 2) 2 500 -9 - 10 -1 3

-1 0 - 15
3 150 -9

-1 0 -1 1 - 16
4 000 -5
16.1.3 Spectres sonores étendus - 10 -1 8
5 000

Les mesurages nécessaires à l’évaluation des valeurs uniques d’isolement


ou d affaiblissement acoustique sont effectués par bande d’octave ou de Le calcul de la valeur unique X A est alors effectué sur la plage de fré­
tiers d’octave couvrant respectivement les plages de fréquences 125 Hz- quences étendue, soit :
2 000 Hz et 100 Hz-3 150 Hz. Lorsque les performances acoustiques L p li(A ) V -w

doivent etre évaluées avec plus de précision, ces plages de fréquences X A = 10 log X 10 10 - 10 log X 10
peuvent être étendues de 50 Hz à 5 000 Hz. Pour conserver cette préci-
sion, le calcul des termes d adaptation doit alors être effectué avec des La définition normalisée des spectres sonores étendus est telle que les
spectres sonores adaptés. niveaux globaux théoriques d’émission sont ajustés à 0 dB.

186 187
B VALEURS UNIQUES SELON LA NORMALISATION EUROPÉENNE VALEURS UNIQUES SELON LA NORMALISATION EUROPÉENNE ||j

L pü(A ) Les performances des éléments de construction, évaluées à partir de


Soit : 10 log E 10 10 = 0 dB mesures relevées par bande de tiers d’octave sur une plage de fréquences
étendue, peuvent être présentées de la manière suivante :
L p2i(A)
RW ( C; Ctr >C50-5000 1 Ctr>50-5000)
D’où : X A = - 10 log E 10 10
Par exemple : Rw (C ; Ctr ; C5o-5ooo 1Ctr>50-5000) = 32 (—1 ; —3 ; —1 ; —4) dB
[exemple ~~| Calcul du terme d'adaptation d'une porte plane aux spectres sonores étendus
L ' in d ic e d 'a f f a i b l i s s e m e n t a c o u s t i q u e d e la p o r t e p l a n e c o r r e s p o n d a n t à l 'e x e m p le p r é ­

c é d e n t e s t r e le v é p a r b a n d e d ' o c t a v e s u r la p l a g e d e f r é q u e n c e s é t e n d u e . S o it :

16.2 Isolement acoustique standardisé pondéré DnTi Aet DnT>A_tr


Bandes d'octave ( H z ) 63 125 250 500 1K 2K 4K
In d ic e d 'a f f a ib lis s e m e n t a c o u s t iq u e R; (d B ) 1 8 ,2 2 3 ,8 2 6 ,8 3 1 ,1 2 8 ,2 3 4 ,1 3 6 ,8

• C a l c u l d u t e r m e d ' a d a p t a t io n a u s p e c t r e s o n o r e n° 1
Les indices d’isolement acoustique standardisé pondéré D nTi A et DnT_A_tr
L e n iv e a u d e p r e s s io n p o n d é r é A t h é o r i q u e r é g n a n t d a n s le lo c a l d e r é c e p t io n e s t p a r
permettent de caractériser, en une seule valeur l’isolement au bruit
bande : aérien existant respectivement entre deux locaux et entre un local et
l’espace extérieur.
L’évaluation de ces indices est effectuée à partir des valeurs d’isolement
Bandes d'octave (Hz) 63 125 250 500 1K 2K 4K standardisé obtenues par application, pour chaque bande d’octave i, de
LP, j(A) (s p e c t re s o n o r e n° 1 é t e n d u ) -3 2 -2 2 - 15 -9 -6 -5 -5
la relation suivante (développée aux § 12.2 et 12.3) :
Ri 1 8 ,2 2 3 ,8 2 6 ,8 3 1 ,1 2 8 ,2 3 4 ,1 3 6 ,8 T i --

Lp2i (a) = L Pli (A) — R| - 5 0 ,2 - 4 5 ,8 - 4 1 ,8 - 4 0 ,1 - 3 4 ,2 - 3 9 ,1 - 4 1 ,8


DnTi = Dbi + 10 log

Les indices DnT>A et DnT>Aj tr correspondent respectivement à la somme


Le te rm e X A est ég a l à : de l’indice global pondéré DnT>wet du terme d’adaptation C ou Ctr. Soit :
Lp1i(A)-Ri
[exemple 1 Calcul d'un isolement acoustique standardisé pondéré
XA = - 1 0 lo g Z 10 10 = 3 1 ,1 d B (A )
U n r e le v é d ' i s o l e m e n t a c o u s t i q u e s t a n d a r d is é a d o n n é p a r b a n d e d ' o c t a v e le s r é s u lt a t s
L e t e r m e d 'a d a p t a t i o n C e s t d o n c é g a l à :
s u iv a n t s :
C = X A - X w = 3 1 ,1 - 3 2 , 0 = - 0 ,9 dB
S o it . C 50.5000 = — 1 d B

• C a l c u l d u t e r m e d ' a d a p t a t io n a u s p e c t r e s o n o r e n° 2 Bandes d’octave (Hz) 125 250 500 1K 2K


L e n iv e a u d e p r e s s io n p o n d é r é A t h é o r i q u e r é g n a n t d a n s le lo c a l d e r é c e p t io n e s t p a r Is o le m e n t D nTi (dB) 3 7 ,6 4 4 ,5 4 3 ,9 5 6 ,0 5 6 ,9

bande :

• É v a l u a t i o n d e l'in d ic e g lo b a l p o n d é r é D nTiW

Bandes d'octave (Hz) 63 125 250 500 1K 2K 4K L e c a lc u l d e s é c a r t s d é f a v o r a b le s e s t d o n n é d a n s le t a b l e a u c i - d e s s o u s :

L ik a ) (s p e c t re s o n o r e n" 2 é t e n d u ) - 18 - 14 - 10 -7 -4 -6 - 11

Ri 1 8 ,2 2 3 ,8 2 6 ,8 3 1 ,1 2 8 ,2 3 4 ,1 3 6 ,8 Bandes d'octave (Hz) 125 250 500 1K 2K


Lp2i (A) = Lpq (A) ~ R| - 3 6 ,2 - 3 7 ,8 - 3 6 ,8 - 3 8 ,1 - 3 2 ,2 - 4 0 ,1 - 4 7 ,8 Is o le m e n t D nTj 3 7 ,6 4 4 ,5 4 3 ,9 5 6 ,0 5 6 ,9

V a le u r s d e r é f é r e n c e 36 45 52 55 56

R é f é r e n c e d é c a lé e (0 dB ) 36 45 52 55 56
Le te rm e X A e st é g al à :
É c a r t s = R é f é r e n c e d é c a lé e - D nTi - 0 ,6 + 0 ,5 + 8,1 - 1 ,0 - 0 ,9
Lpli(A)" Ri
É c a r ts d é f a v o r a b le s (> 0 dB ) 0 ,5 8,1
XA = - 1 0 lo g X 10 10 = 2 8 ,3 d B (A )

L e t e r m e d 'a d a p t a t i o n C tr e s t d o n c é g a l à :

C ,r = X A - X w = 2 8 ,3 - 3 2 ,0 = - 3 , 7 dB
P i VALEURS UNIQUES SELON LA NORMALISATION EUROPÉENNE VALEURS UNIQUES SELON LA NORMALISATION EUROPÉENNE j|§

A v e c u n d é c a l a g e n u l d e la c o u r b e d e r é f é r e n c e (fig . 1 6 . 3 ) , la s o m m e d e s é c a r t s d é f a ­ Le te rm e X A est ég a l à :

v o r a b le s e s t d e 8 ,6 d B , v a le u r q u i s a t is f a it la c o n d it io n < 1 0 , 0 d B . L a v a le u r d e l'in d ic e Lp1i(A)~DnTi

p o n d é ré co rre sp o n d a lo r s au n iv e a u de la bande 500 Hz de ré fé re n ce , s o it : XA = - 1 0 lo g Z 10 10 = 4 7 ,0 d B (A )


D nT vv = 5 2 d B . L e t e r m e d 'a d a p t a t i o n C tr e s t d o n c é g a l à :
C tr = X A - X w = 4 7 , 0 - 5 2 ,0 = - 5 ,0 dB
S o it: C tr= - 5 d B

L e s in d ic e s D nT A e t D n T A ;tr, e x p r im é s e n d B , s o n t d o n c :

D ni, a = D nTi w + C = 5 2 + (— 2 ) = 5 0 d B
D nT, a, tr = D nT, w + C tr = 5 2 + ( - 5 ) = 4 7 d B

On notera que, selon la norme EN 717-1, les mesurages d’isolement « in


situ » sont exclusivement effectués en bande d’octave. La plage de
fréquences correspondant à ces mesures s’étend normalement de 125 Hz
à 2 000 Hz, mais peut être étendue de 63 Hz à 4 000 Hz.

16.3 Indices d'affaiblissement acoustique RAet RA, tr

Les indices d’affaiblissement acoustique RAet RAitr permettent de caracté­


riser, en une seule valeur, l’aptitude d’une paroi à atténuer la transmission
Fig. 16.3 - Evaluation de l'indice global pondéré D„T/W. des bruits aériens respectivement entre deux locaux et entre un local et
l’espace extérieur.
L’évaluation de ces indices est effectuée à partir des valeurs d’affaiblisse­
• C a l c u l d u t e r m e d ' a d a p t a t io n a u s p e c t r e s o n o r e n° 1 ment acoustique R relevées en laboratoire par application, pour chaque
L e n iv e a u d e p r e s s io n p o n d é r é A t h é o r i q u e r é g n a n t d a n s le lo c a l d e r é c e p t io n e s t p a r bande de tiers d’octave i, de la relation suivante (développée au § 8. 2 ) :
b a n d e d 'o c t a v e :

Rs = Lpli - Lp2i - 10 log p


Bandes d'octave (Hz) 125 250 500 1K 2K
Lp,i(A) (s p e c tre s o n o re n" 1) -2 1
Les indices RA et RAi tr correspondent respectivement à la somme de
- 14 -8 -5 -4
l’indice global pondéré Rw et du terme d’adaptation C ou Ctr. Soit :
Dnîi 3 7 ,6 4 4 ,5 4 3 ,9 5 6 ,0 5 6 ,9
Ra = Rw + C et Ra tr = Rw + Ctr
Lp2i (a ) = LP1i (A) - D nT( - 5 8 ,6 - 5 8 ,5 - 5 1 ,9 - 6 1 ,0 - 6 0 ,9
[exemple I Calcul de l'indice d'affaiblissement acoustique d'une dalle de béton
U n r e le v é e n l a b o r a t o ir e d e l'in d ic e d ' a f f a i b l i s s e m e n t a c o u s t i q u e d ' u n e d a lle d e b é t o n
Le te rm e X A e st ég al à :
d e 1 4 c m d ' é p a i s s e u r a d o n n é le s r é s u lt a t s s u iv a n t s :
Lp1l(A)~DfiTi

XA = - 1 0 lo g Z 10 10 = 4 9 ,6 d B (A ) B a n d e s (H z) 100 125 160 200 250 315 400 500 630 800 1K 1 .2 5 K 1 ,6 K 2K 2 ,5 K 3 ,1 5 K

L e t e r m e d 'a d a p t a t i o n C e s t d o n c é g a l à : Ri (dB) 3 4 ,8 3 7 ,2 34,9 4 0 ,7 4 3 ,9 4 6 ,0 4 9 ,2 52,0 5 3 ,8 55,2 5 7 ,9 60,1 6 3 ,0 6 5 ,9 68,1 7 0 ,0

C = X A - X w = 4 9 ,6 - 5 2 ,0 = - 2 , 4 dB
S o it : C = - 2 dB

• C a l c u l d u t e r m e d 'a d a p t a t i o n a u s p e c t r e s o n o r e n ” 2 • É v a l u a t i o n d e l'in d ic e g lo b a l p o n d é r é R w
L e c a lc u l d e s é c a r t s d é f a v o r a b le s e s t d o n n é d a n s le t a b l e a u c i - d e s s o u s :
L e n iv e a u d e p r e s s io n p o n d é r é A t h é o r i q u e r é g n a n t d a n s le lo c a l d e r é c e p t io n e s t p a r
b a n d e d 'o c ta v e :
B a n d e s (H z) 100 12 5 160 200 250 315 400 500 630 soo 1K 1 ,2 5 K 1 ,6 K 2K 2 .5 K 3 .1 5 K

34,8 37,2 34,9 40,7 43,9 46,0 49,2 52,0 53,8 55,2 57,9 60,1 63,0 65,9 68,1 70,0
R,
Bandes d'octave ( H z ) 125 250 500 1K 2K 55 56 56 56 56 56
Valeurs de référence 33 36 39 42 45 48 51 52 53 54
LPlj (A) (s p e c tre s o n o re n" 2 ) - 14 - 10 -7 -4 -6 57 58 58 58 58 58
Référence décalée (+ 2dB) 35 38 41 44 47 50 53 54 55 56
D n Ti 3 7 ,6 4 4 ,5 4 3 ,9 5 6 ,0 5 6 ,9 Écarts = Réf. décalée - Rj + 0,2 + 0,8 +6,1 + 3,3 + 3,1 +4,0 + 3,8 + 2,0 + 1,2 +0,8 -0,9 -2,1 -5,0 -7,9 -10,1 -12,0
Lp2i (A) == L p ii (A) - D nTi - 5 1 ,6 - 5 4 ,5 - 5 0 ,9 - 6 0 ,0 - 6 2 ,9 Écarts défavorables (> 0) 0,2 0,8 6,1 3,3 3,1 4,0 3,8 2,0 1,2 0,8

190 191
B VALEURS UNIQUES SELON LA NORMALISATION EUROPÉENNE VALEURS UNIQUES SELON LA NORMALISATION EUROPÉENNE Q |

A v e c u n d é c a la g e p o s itif d e la c o u r b e d e r é f é r e n c e d e 2 d B (fig . 1 6 .4 ) , la s o m m e d e s é c a r t s • C a l c u l d u t e r m e d 'a d a p t a t i o n a u s p e c t r e s o n o r e n° 2

d é f a v o r a b le s e s t d e 2 5 , 3 d B , v a le u r q u i s a t is f a it la c o n d it io n < 3 2 , 0 d B . L a v a le u r d e l'in d ic e L e n iv e a u d e p r e s s io n p o n d é r é A t h é o r i q u e r é g n a n t d a n s le lo c a l d e r é c e p t io n e s t p a r

p o n d é r é c o r r e s p o n d a lo r s a u n iv e a u d e la b a n d e 5 0 0 H z d e r é f é r e n c e , s o it : Rw = 5 4 d e b a n d e d 'o c t a v e :

B a n d e s (H z ) 100 125 160 200 250 315 400 500 630 800 1K 1,25K 1,6K 2K 2 ,5 K 3 .1 5 K

-20 -20 - 18 - 16 - 15 - 14 - 13 - 12 - 11 -9 - 8 -9 - 10 - 11 - 13 - 15
tpîi(A)
(sp e ctre so n o re n 2)

Ri 34,8 37,2 34,9 40,7 43,9 46,0 49,2 52,0 53,8 55,2 57,9 60,1 63,0 65,9 6 8 ,1 70,0

Lp2i (A) = U lt (A) “ R( - 54,8 - 57,2 - 52,9 - 56,7 - 58,9 -60,0 -62,2 - 64,0 - 64,8 - 64,2 -65,9 -69,1 - 73,0 -76,9 - 8 1 , 1 - 8 5 ,0

Le te rm e X A est ég a l à :

XA = - 1 0 lo g X 10 4 7 ,7 d B (A )

L e t e r m e d 'a d a p t a t i o n C tr e s t d o n c é g a l à :

C ,r = X A - X w = 4 7 ,7 - 5 4 ,0 = - 6 , 3 dB

S o it : C tr = - 6 d B

L e s in d ic e s R A e t RAi w, e x p r im é s en dB, so n t d o n c :

R a = Rw + C = 5 4 + ( - 2 ) = 5 2 d B

R a , tr = Rw + C tr = 5 4 + ( - 6 ) = 4 8 d B

S o it , s e lo n la p r é s e n t a t io n g é n é r a l e :

Rw ( C ; C tr) = 5 4 ( - 2 ; - 6 ) d B

On notera que, selon la norme EN 717-1,1 évaluation des indices d affai­


blissement acoustique est exclusivement effectuée en bande de tiers
d’octave. La plage de fréquences s’étend normalement de 100 Hz à
3 150 Hz, mais peut être étendue de 50 Hz à 5 000 Hz.

Fig. 16.4 - Exemple d'évaluation d'un indice global pondéré Rw.

16.4 Niveau de pression pondéré du bruit de choc


standardisé L'nT, w
• C a l c u l d u t e r m e d 'a d a p t a t i o n a u s p e c t r e s o n o r e n° 1

L e n iv e a u d e p r e s s io n p o n d é r é A t h é o r i q u e r é g n a n t d a n s le lo c a l d e r é c e p t io n e s t p a r
b a n d e d 'o c t a v e :

Le niveau de pression pondéré du bruit de choc standardisé L nx, w


Bandes (Hz) 100 125 160 200 250 31 5 400 500 630 800 1K 1 ,2 5 K 16 K 2K 2,5K 3 ,1 5 K permet de caractériser, en une seule valeur, le bruit perçu généré par une
Lpü(A) -29 - 26 -23 -21 - 19 - 17 - 15 - 13 - 12 - 11 - 10
(spectresonore n°1)
-9 -9 -9 -9 -9 machine à chocs.
R; 34,8 37,2 34,9 40,7 43,9 46,0 49,2 52,0 53,8 55,2 57,9 60,1 63,0 65,9 68,1 70,0
L’évaluation de cet indice est effectuée à partir des valeurs de niveau de
Lp2i(A)= LPîi(A}- R, -63,8 -63,2 -57,9 -61,7 -62,9 -63,0 -64,2 -65,0 -65,8 -66,2 -67,9 -69,1 - 72,0 -74,9 -77,1 -79,0
pression standardisé obtenues par application, pour chaque bande
d’octave i, de la relation (développée au § 11. 3) :
Tr;
Le te rm e X A e st é g al à : -'nTi = Lpi - 10 log
(Ë5
Lp 1 i(A )-Ri

XA = - 1 0 lo g X 10 10 = 5 2 ,4 d B (A )
L e t e r m e d ' a d a p t a t io n C e s t d o n c é g a l à :

C = X A - X w = 5 2 , 4 - 5 4 , 0 = - 1 ,6 d B
S o it : C = - 2 dB

193
192
| H VALEURS UNIQUES SELON LA NORMALISATION EUROPÉENNE
VALEURS UNIQUES SELON LA NORMALISATION EUROPÉENNE ( J j

[exemple^
Évaluation du niveau de pression pondéré global l ' nT w
16.5 Réduction du niveau de b ru it de choc pondéré ALw
Un r e le v é s u r le s it e d u n iv e a u d e p r e s s io n s t a n d a r d i s é L nT d u b r u it q é n é r é nar , I
m a c h i n e à c h o c s a d o n n é p a r b a n d e d 'o c t a v e le s r é s u lt a t s s u iv a n t s : 06

Bandes d'octave ( H z ) 125 250 500 1K 2K


l nTi (cJ8)
6 2 ,2 5 4 ,8 4 5 ,6 3 9 ,4 50 0
L’indice de réduction du niveau de bruit de choc pondéré ALWpermet
de caractériser, en une seule valeur, l’aptitude d’un revêtement de sol
L e s v a le u r s d e r é f é r e n c e p o u r le b r u it d e c h o c s o n t p<
ar b a n d e d o c t a v e : ou d’un système flottant à atténuer le niveau de bruit de choc transmis.
Bandes d'octave ( H z ) 125 250 L’évaluation de cet indice est effectuée à partir des valeurs d’indice
500 1K
V a le u r s d e r é f é r e n c e
67
2K '
d’efficacité AL relevées dans la chambre d’essai par application, pour
67 65 62 49 chaque bande de tiers d’octave i, de la relation (développée au § 11. 4) :
L e c a lc u l d e s é c a r t s d é f a v o r a b le s e s t d o n n é d a n s le t a b l e a u s u i v a n t :
AL; = LPOi—Lpi
L’indice ALWcorrespond alors à la différence des niveaux de pression
Bandes d'octave (Hz) 125 250 500 1K 2K pondérés globaux régnant dans le local de réception avant et après la
Uti 6 2 ,2 pose du revêtement de sol ou du système flottant, soit :
5 4 ,8 4 5 ,6 3 9 ,4 5 0 ,0
V a le u r s d e r é f é r e n c e
67 67 65 62 49 ’
ALW= LPOiw —Lp, w
R é f é r e n c e d é c a lé e (- 6 dB)
61 61 59 56 43
Le niveau de pression pondéré global LPO iw dépend évidemment de la
L c a r t s = LnTi - R é f é r e n c e d é c a lé e
+ 1,2 - 6 ,2 - 1 3 ,4 - 1 6 ,6
constitution de la dalle d’essai, par conséquent, l’évaluation de l’indice
+ 7 ,0
E c a r ts d é f a v o r a b le s (> 0 dB )
1 ,2 ALWn’a de sens que si les caractéristiques de cette dalle sont parfaite­
7 ,0
ment définies, d’où la notion de plancher de référence.
A v e c u n d é c a l a g e n é g a t i f d e la c o u r b e d e r é f é r e n c e d e 6 d B (fig . 1 6 . 5 ) la s o m m e d e s
Connaissant le spectre du niveau de pression du bruit de choc qui serait
c a r t s d e f a v o r a b ie s e s t d e 8 , 2 d B , v a le u r q u i s a t is f a it la c o n d it io n < 1 0 , 0 d B L a v a le u r
théoriquement transmis par un plancher de référence, il est possible de
5 d B s t r t :P0 6 C O rre S P ° n d a l ° rS 3U n iV 6 a U d e 18 b a n d e 5 0 0 H z d e ^ r e n c e m o in s recalculer, pour chaque bande de fréquence, la valeur de ce niveau de
L ’nT, w = 5 9 - 5 = 5 4 dB
pression après la pose d’un revêtement de sol ou d’un système flottant.
Soit :
îln n i n° ter f 6’ df nS k n° tation L’»t, w, le symbole « apostrophe » (’) h n , ri A n , r, Oi A Lj
rappehe que les valeurs retenues pour l’évaluation de l’indice global
Ln>r_0i : niveau de pression théorique par bande du bruit de choc, le plan­
pondéré tiennent compte des transmissions latérales.
cher de référence étant directement frappé par la machine à chocs ;
Ln>ri : niveau de pression théorique par bande du bruit de choc, le revê­
tement ou le système flottant étant posé sur le plancher de référence.
L’indice ALWest alors : ALy , o, w ' L,n, r, W
Le niveau de pression du bruit de choc normalisé du plancher de réfé­
rence est donné par bande de fréquence dans le tableau ci-dessous :

B an d es (Hz) 100 125 160 200 250 315 400 500 630 800 ut 1,25K 1,6K 2K 2,5IC 3 ,1 5 K

L„,r,o (dB) 67,0 67,5 68,0 68,5 69,0 69,5 70,0 70,5 71,0 71,5 72,0 72,0 72,0 72,0 72,0 72,0

Le niveau de pression pondéré global Ln>h 0>w est par définition constant
et peut donc être évalué d’avance. Le tableau 16.2 correspond aux calculs
relatifs à cette évaluation :

Pug. 16.5 - Évaluation du niveau de pression pondéré global L'„

1194
19 5
C B VALEURS UNIQUES SELON LA NORMALISATION EUROPÉENNE VALEURS UNIQUES SELON LA NORMALISATION EUROPÉENNE f f l

TABLEAU 16.2 - DÉTERMINATION D U NIVEAU DE P R E S S I O N GLOBAL P O N D É R É


B andes (Hz) 100 125 160 200 250 31 5 400 500 63 0 80 0 1K 1.25K 1,6K 2K 2 ,5 K
3 ,l5 K
L r„ r, Qi 67,0 67,5 68,0 68,5 69,0 69,5 70,0 70,5 71,0 71,5 72,0 72,0 72,0 72,0
V aleurs de référence 62 62 62
72,0

62 62 62 61 60 59 58 57 54 51 48 45
Référence décalée 80 80 80 80 80 80 79 78 77 76 75 72 69 66
(+ 18dB) 63 60
Écarts = -1 3 ,0 - 1 2 ,5 - 1 2 ,0 - 1 1 ,5 -1 1 ,0 -1 0 ,5 - 9 ,0 - 7 ,5 - 6 ,0 - 4 ,5 - 3 ,0 0,0 H 3,0 -b 6,0
Réf. décalée - Ln>r, 0i + 9,0 + 12,1)

Écarts défavorables
O 0) 3,0 6,0 9,0 12,0

A vecun décalage de la courbe de référence de +18 dB, la somme des


écarts défavorables est de 30,0 dB, valeur qui satisfait la condition
=5 32,0 dB. La valeur du niveau de pression pondéré correspond au
niveau de la bande de référence 500 Hz, soit : Ln>r, 0>w = 78 dB.
IraM alIZZ] Évaluation du niveau de pression pondéré global Ln r Wd'une dalle flottante
U n r e le v é e n la b o r a t o ir e d e I 'in d ic e d e r é d u c t io n d u n iv e a u d e b r u it d e c h o c d ' u n e d a lle
f l o t t a n t e a d o n n é p a r b a n d e le s r é s u lt a t s s u iv a n t s :
100 160 200 315 400 630 800 1,25 K1,6 K 2,5 K3,15 K
f—---------------- --—,-------j------- 125 250 500 1 K 2K 4K t (H z)
Bandes (Hz) 100 125 160 200 250 315 400 500 630 800 1K 1.25K 1,6K 2K 2,5K 3.1SK
A U (dB) 2,1 10,1 14,4 15,0 17,4 24,4 27,9 29,6 31,9 33,6 35,4 37,1 31,1 28,9
______ 23,3 36,2
Fig. 16.6 - Évaluation du niveau de pression pondéré global L„, r, w.
L e t a b le a u c i- d e s s o u s c o r r e s p o n d a u c a lc u l , p o u r c h a q u e b a n d e d e t ie r s d 'o c t a v e i, d u
n iv e a u d e p r e s s io n Ln> n t h é o r i q u e m e n t t r a n s m is p a r cette dalle f lo tta n te :

Bandes (Hz) 100 125 160 200 250 315 400 500 630 800 1K 1,25K 1,6K 2K 2,5K
3.15K
U , r, 0s 67,0 67,5 68,0 68,5 69,0 69,5 70,0 70,5 71,0 71,5 72,0 72,0 72,0
ALj 2,1 10,1 14,4 15,0 17,4 24,4 27,9
72,0 72,0 72,0
16,6 Indice d'évaluation de l'absorption a *
29,6 31,9 33,6 35,4 37,1 31,1 28,9 23,3 36,2
'-n, ri = U , r, O
i ""&U 64,9 57,4 53,6 53,5 51,6 45,1 42,1 40,9 39,1 37,9 36,6 34,9 40,9 43,1 48,7 35,8

L e t a b l e a u c i- d e s s o u s c o r r e s p o n d a u x c a lc u l s d e s é c a r t s d é f a v o r a b l e s r e la t if s à l ' é v a lu a ­
t io n d u n iv e a u d e p r e s s io n p o n d é r é g lo b a l L n r w : L’indice d’évaluation de l’absorption a w permet de caractériser, en une
seule valeur, l’aptitude d’un matériau à absorber l’énergie d’une onde
Bandes (Hz) 100 125 160 200 250 315 400 500 630 800 K 1,25K 7,6K 2K acoustique. . .
2,5K 3,15K
L„,,i 64,9 57,4 53,6 53,5 51,6 45,1 42,1 40,9 39,1 37,9 36,6 34,9 40,9 43,1 48,7 35,8
L’évaluation de cet indice est effectuée à partir des valeurs du coefficient
V a le u rs 62 62 62 62 62 62 61 60 59 58 57
a obtenues en laboratoire par application, pour chaque bande de tiers
d e ré fé re n ce 54 51 48 45 42
d’octave i, de la relation suivante (développée au § 6 .1 ) :
R é fé re n ce d écalée 54 54 54 54 54 54 53 52 51 50 49 46 43 40
( - 8 dB) 37 34
V
Écarts = 10,9 3,4 - 0 ,4 - 0 ,5 - 2 ,4 -8 ,9 -1 0 ,9 -11,1 -11 ,9 -12,1 «i + 0,16
R éf. d é calé e - Lnrj -1 2 ,4 -11,1 - 2 ,1 3,1 17,7 1,8
T! T. SoT d
Écarts 10,9 3,4
d éfa vo ra b le s (> 0) 3,1 11,7 1,8 Le processus de comparaison permettant de déterminer la valeur de
l’indice a w est décrit dans la norme EN ISO 11-654. Selon cette norme,
A v e c u n d é c a l a g e d e la c o u r b e d e r é f é r e n c e d e - 8 d B (fig . 1 6 .6 ) , la s o m m e d e s é c a r t s
la courbe de référence est décalée par bonds de 0,05 vers la courbe des
d é f a v o r a b le s e s t d e 3 0 , 9 d B , v a le u r q u i s a t is f a it la c o n d it io n « £ 3 2 , 0 d B . L a v a le u r d u relevés jusqu’à ce que la somme des écarts défavorables soit égalé ou
n iv e a u d e p r e s s io n p o n d é r é c o r r e s p o n d a u n iv e a u d e la b a n d e d e r é f é r e n c e 5 0 0 H z inférieure à 0,10. Un écart est déclaré défavorable lorsqu une valeur de
s o it : Ln , w = 5 2 d B .
relevé est placée au-dessous de la courbe de référence.
L in d ic e d e r é d u c t io n d u n iv e a u d e b r u it d e c h o c p o n d é r é A L W e s t a lo r s é g a l à :

ALW = Ln^, o, w ~ Lni r w = 78 —52 = 26 dB


B VALEURS UNIQUES SELON LA NORMALISATION EUROPÉENNE
valeurs uniques selon la normalisation européenne UJ

Les valeurs par bande de la courbe de référence sont données dans le • É v a l u a t i o n d e l'in d ic e p o n d é r é a w :

tableau ci-dessous. L e c a lc u l d e s é c a r t s d é f a v o r a b le s e s t d o n n é d a n s le t a b l e a u s u iv a n t :

Bandes d'octave (Hz) 125 250 500 1K 2K 4K


Bandes d’octave (Hz) 125 250 500 1K 2K 4K
0 ,1 0 0 ,2 5 0 ,6 0 0 ,8 5 0 ,8 5 0 ,8 5
OCpi
Valeurs de référence 0,80 1,00 1,00 1,00 0,90 V a le u r s d e r é f é r e n c e 0 ,8 0 1 ,0 0 1 ,0 0 1 ,0 0 0 ,9 0

R é f é r e n c e d é c a lé e (0 ,4 5 ) 0 ,3 5 0 ,5 5 0 ,5 5 0 ,5 5 0 ,4 5

Le processus de comparaison étant effectué en bande d’octave, les É c a r ts = R é f é r e n c e d é c a lé e - OCPj + 0 ,1 0 - 0 ,0 5 - 0 ,3 0 - 0 ,3 0 - 0 ,4 0

valeurs par bande de tiers d’octave du coefficient d’absorption a sont É c a r ts d é f a v o r a b le s (> 0) 0 ,1 0

converties en indices pratiques a P. Un indice pratique pour une bande


d octave i est obtenu par le calcul de la moyenne arithmétique des Avec un décalage de la courbe de référence de 0,45 (fig. 16.7), la somme
valeurs correspondant aux 3 sous-bandes de tiers d’octave, soit : des écarts défavorables est de 0 , 10 , valeur qui satisfait la condition =£ 0 , 10 .
La valeur de l’indice pondéré correspond alors au niveau de la bande
„ _ «a + «u + a i3 500 Hz de référence, soit : a w= 0,55.
a pi 3

Le résultat de calcul de chaque otK est arrondi à 0,05 près.


Iexemple’ 1 Évaluation de l'indice pondéré <% d'un panneau de faine de verre
U n r e le v é e n l a b o r a t o ir e d u c o e f f i c i e n t d ' a b s o r p t i o n a d ' u n p a n n e a u d e la in e d e v e r r e
a d o n n é p a r b a n d e d e t ie r s d 'o c t a v e le s r é s u lt a t s s u iv a n t s :

Bandes (Hz) 100 125 160 200 250 315 400 500 630
et 0 ,0 3 0 ,0 8 0 ,1 5 0 ,1 8 0 ,2 2 0 ,3 5 0 ,4 7 0 ,6 4 0 ,7 1

Bandes (Hz) 800 1 000 1 250 1 600 2K 2,5K 3,15K 4K 5K


0 ,7 6 0 ,8 8 0 ,9 3 0 ,8 9 0 ,8 5 0 ,8 4 0 ,7 9 0 ,9 0 0 ,8 3

• C o n v e r s i o n e n in d ic e s a p ra tiq u e s :

Octave 125 250 500


1/3 d'octave 100 125 160 200 250 315 400 500 630 Fig. 16.7 - Évaluation de l'indice pondéré aw.
a , 0 ,0 3 0 ,0 8 0 ,1 5 0 ,1 8 0 ,2 2 0 ,3 5 0 ,4 7 0 ,6 4 0,71
OCp 0 ,1 0 0 ,2 5 0 ,6 0
La norme prévoit en complément l’évaluation d’un indicateur de forme
afin de signaler la plage de fréquences pour laquelle le matériau est par­
Octave 1K 2K 4K ticulièrement absorbant.
1/3 d'octave 800 1K 1,25 1,6K 2K 2,5K 3,15K 4K 5K
Un indicateur est activé lorsqu’une valeur du coefficient oc dépasse de
oc. 0 ,7 6 0 ,8 8 0 ,9 3 0 ,8 9 0 ,8 5 0 ,8 4
0,25 la courbe de référence décalée ; il est nommé respectivement L, M,
0 ,7 9 0 ,9 0 0 ,8 3
H, selon que l’excès se produit sur la bande 250 Hz, 500 ou 1 000 Hz,
«p 0 ,8 5 0 ,8 5 0 ,8 5
2 000 ou 4 000 Hz.
Dans l’exemple précédent, l’excès se produit pour les bandes 1 000 Hz,
2 000 Hz et 4 000 Hz, par conséquent, les indicateurs M et H sont
activés. L’indice d’évaluation de l’absorption du panneau de laine de
verre est donc :
ocw = 0,55 MH

198 199
17

SYNTHÈSE DE LA RÉGLEMENTATION
ACOUSTIQUE ACTUELLE

L a n o rm a lis a tio n e u r o p é e n n e im p o s e d e n o u v elles m é th o d e s d e c a lcu l d es v a leu rs e t


in d ices u n iq u e s . E n c o n s é q u e n c e , d es textes ré g le m e n ta ir e s a d a p tés o n t é té éla b o rés p a r
le m in is tè re d e l’É q u ip e m e n t , d es T ra n s p o rts e t d u L o g e m e n t.
L e s a rrê té s d u 3 0 j u i n 1999, in titu lés « R é g le m e n t a t io n a c o u s tiq u e d e s b â tim e n ts
d ’h a b ita tio n », c o n c e r n e n t les b â tim e n ts d ’h a b ita tio n a y a n t f a i t l’o b jet d ’u n e d e m a n d e
d e p e r m is d e c o n s tr u ire o u d ’u n e d é c la ra tio n d e tr a v a u x d é p o s é e à c o m p t e r d u 1 er j a n ­
v ie r 2 0 0 0 .
C es a rrêtés o n t été p u b lié s a u J o u r n a l o fficiel d e la R é p u b liq u e fr a n ç a is e le 1 7 ju ille t
1999.

17.1 Thèm es développés dans les deux arrêtés du 30 juin 1999


17.2 Exigences en m atière de perform ances acoustiques
17.3 M odalités d'application de la réglem entation

201
S H SYNTHÈSE DE LA RÉGLEMENTATION ACOUSTIQUE ACTUELLE __________ ______________________________ SYNTHÈSE DE LA RÉGLEMENTATION ACOUSTIQUE ACTU FIIF ffKj

17.1 Thèmes développés dans les deux arrêtés 17.2 Exigences en matière de performances acosistiqiaes
du 3 0 juin 1999

17.2.1 Isolem ent acoustique au bruit aérien interne (DnT>A)


•Arrêté relatif aux caractéristiques acoustiques des bâtiments
d’habitation : L’isolement acoustique standardisé pondéré DnT. Aentre un local consi­
Article 1 : Classement des locaux par catégorie. déré comme local d’émission et un autre local considéré comme local
de réception doit être égal ou supérieur aux valeurs indiquées dans le
Article 2 : Isolement acoustique standardisé pondéré aux bruits aériens
internes (DnT A). tableau ci-dessous :
Article 3 : Aire d absorption équivalente minimum des circulations
communes (A = S x ocj. Local de réception
Article 4 : Isolation des parois horizontales contre le bruit de choc (bruit Local d’émission Cuisine et salle d’eau
Pièce principale
perçu L’nTw). 50 dB
Local d’un autre logement 53 dB
Article 5 : Bruit engendré par les appareils de chauffage et de climatisa- (à l’exclusion des garages individuels)
tion (L^-p). 37 dB
Circulation commune intérieure au bâtiment 40 dB
Article 6 : Bruit engendré par les ventilations et les équipements collec­ (locaux séparés par une ou deux portes)
tifs (LjjAt). 50 dB
Circulation commune intérieure au bâtiment 53 dB
Article 7 : Isolement acoustique standardisé pondéré aux bruits exté­ (autres cas)
rieurs (DnTiA,tr). 55 dB 52 dB
Garage individuel d’un logement
Article 8 : Durée de réverbération de référence (0,5 s). (ou garage collectif)
Article 9 : Modalités. 55 dB
Local d’activité 58 dB
Article 10 : Classement des surélévations. (à l’exclusion des garages collectifs)
Article 1 1 : Date d’entrée en vigueur du présent arrêté (1erjanvier 2000
pour toute nouvelle demande de permis de construire ou
déclaration de travaux).
Article 12 : Annulation de l’arrêté précédent (28 octobre 1994). 17.2.2 Isolement acoustique aux bruits de l'espace extérieur (DnTr A, tr)
Article 13 : Chargé de l’exécution du présent arrêté.
L’isolement acoustique standardisé pondéré DnT>A,tr des pièces princi­
•Arrêté relatif aux modalités d’application de la réglementation
acoustique : pales et cuisines contre les bruits de l’espace extérieur doit être au
Article 1 : Méthode de contrôle relative aux articles 2 et 4 à 7 minimum de 30 dB.
(NF S 31-057).
Article 2 : Évaluation de l’isolement standardisé pondéré D T 4
(NF EN ISO 717-1). 17.2.3 Aire d'absorption équivalente (A)
Article 3 : Évaluation du coefficient d’absorption
(NF EN ISO 11-654). L’aire d’absorption équivalente A des revêtements absorbants disposés
Article 4 : Évaluation du niveau de pression pondéré V T„ dans les circulations communes (intérieures au bâtiment et donnant sur
(NF EN ISO 717-2). les logements) doit représenter au moins le quart de la surface au sol de
Article 5 : Évaluation du niveau de pression normalisé LnATnoté L T ces circulations.
(NF S 31-057). eT
Article 6 : Évaluation de l’isolement standardisé pondéré D T A
(NF EN ISO 717-1). ’ ’
Article 7 : Valeur de l’incertitude I (3 dB et 3 dB(A)). 17.2.4 Isolation des parois horizontales (bruit perçu L'nT, w)
Article 8 : Date d’entrée en vigueur du présent arrêté (1erjanvier 2000
pour toute nouvelle demande de permis de construire ou La constitution des parois horizontales (y compris les revetements de
déclaration de travaux). sol) doit être telle que le niveau de pression pondéré du bruit de choc
Article 9 : Annulation de l’arrêté précédent (28 octobre 1994). standardisé L'nT,wperçu dans les pièces principales d’un logement donne
Article 10 : Chargé de l’exécution du présent arrêté. ne dépasse pas 58 dB, lorsque des impacts sont produits par la machine

202 203
SYNTHÈSE DE LA RÉGLEMENTATION ACOUSTIQUE ACTUELLE | |
j j l SYNTHÈSE DE LA RÉGLEMENTATION ACOUSTIQUE ACTUELLE

. „, wp c ai _057 ne concerne que les


à chocs normalisée sur le sol des locaux extérieurs à ce logement -
l’exception des : « le umvoque du
- balcons et loggias non situés immédiatement au-dessus d’une pièCe
X t o d t e d’évaluation de l’absorption « . d’un revêtement absorbant est
principale ;
- escaliers dans le cas où un ascenseur dessert le bâtiment ; défini dans la norme NF EN ISO n -6 • ^ ^ ^ intéri_
- locaux techniques.
NE eS *1SO 717-1 e, est exprtmé en dB,

soit. _n .f
17.2.5 Bruit d'équipem ent (LnAT) Dæa - IAit. w +
, je r rr relatif aux bruits aériens de
•Le niveau de pression acoustique normalisé LnAXdu bruit engendré par ta norme NE EN ISO 717-1 e, es,
un appareil individuel de chauffage ou de climatisation d’un logement
ne doit pas dépasser 35 dB(A) dans les pièces principales et 50 dB(A) exprimé en dB, soit : r
D n î,A .t r = D n T ,W + '- t r
dans la cuisine de ce logement.
Lorsque la cuisine est ouverte sur une pièce principale, le niveau de pres­ Isa j ,, Urnit de choc standardisé L nT,w est
sion acoustique normalisé L ^ du bruit engendré par un appareil £ j S o ^ S ? " est exprimé en dB.
individuel de chauffage du logement fonctionnant à puissance minimale
ne doit pas dépasser 45 dB(A) dans la pièce principale sur laquelle donne . Le niveau de pression acoustique normal.se L^ t est eva ne se on
la cuisine [40 dB(A) au 1erjanvier 2001], norme NE S 31-057 (noté LeT) et est exprime en dB(A}.
•Le niveau de pression acoustique normalisé LnAXdu bruit engendré par . La valeur de l’incertitude I est fixée à 3 dB pour les brmts aenens et
un équipement individuel d’un logement donné ne doit pas dépasser bruits de choe, et à 3 dB(A) pour les brmts d équipement
30 dB(A) dans les pièces principales et 35 dB(A) dans les cuisines des
autres logements.
•Le niveau de pression acoustique normalisé L ^ du bruit engendré par
un équipement collectif du bâtiment (ascenseurs, chaufferies, transfor­
mateurs, surpresseurs d’eau, vide-ordures) ne doit pas dépasser
30 dB(A) dans les pièces principales et 35 dB(A) dans les cuisines de
chaque logement.
•Le niveau de pression acoustique normalisé LnATdu bruit engendré par
une installation de ventilation mécanique en position de débit minimal
ne doit pas dépasser 30 dB(A) dans les pièces principales et 35 dB(A)
dans les cuisines de chaque logement.

17.2.6 Durée de réverbération de référence

La durée de réverbération de référence des locaux de réception est fixée


à 0,5 seconde à toutes fréquences.

17,3 Modalités d'application d e la réglementation

’ Les mesurages nécessaires à l’évaluation des indices uniques doivent être


réalisés conformément aux méthodes décrites dans la norme NF S 31-057.
205

204
— ----------------------
-- -----

A PPL!C A Tl© iS AUI BÂTI M E i T S


D 'H A BITATlO i

L es p e r fo r m a n c e s q u e d o it re s p e c te r to u te n o u v e lle réa lisa tio n s o n t d é fin ie s d a n s les


textes ré g le m e n ta ire s . L es a rrêtés rela tifs à la ré g le m e n ta tio n a c o u s tiq u e d es b â tim e n ts
d ’h a b ita tio n p r é c is e n t n o t a m m e n t :
- les v a leu rs m in im a le s d ’is o le m e n t a u b r u it a é rie n in t é r ie u r a u b â t im e n t ;
- les v a leu rs m in im a le s d ’is o le m e n t a u b r u it a é rie n e x t é r ie u r a u b â t im e n t ;
- les v a leu rs m a x im a le s d u n iv e a u d e p re s s io n d u b r u it d e choc.
À p a r t ir d e ces v a leu rs u n iq u e s , le c o n c e p t e u r d o it d é fin ir la n a t u r e e t les ca ra ctéristiq u es
d es m a t é r ia u x à m e ttre e n œ u v r e p o u r re s p e c te r ces ex ig en ces.

18.1 Calcul d'une paroi séparatrice verticale


18.2 Calcul d'une paroi discontinue
18.3 Calcul d'une paroi horizontale
18.4 Calcul d'une surface absorbante

207
I I I APPLICATIONS AUX BÂTIMENTS D'HABITATION
APPLICATIONS AUX BÂTIMENTS D'HABITATION

18,1 Calcul d'une paroi séparatrice verticale S e lo n la r é g l e m e n t a t i o n e n v ig u e u r , l'is o le m e n t a c o u s t i q u e i n t e r n e D „T A e n t r e u n e p i è c e

p r i n c i p a le d ' u n l o g e m e n t e t u n lo c a l d 'u n a u t r e lo g e m e n t d o it ê t r e é g a l o u s u p é r i e u r

à 5 3 dB.

Sach an t que : R = D nT- 1 0 lo g 0 , 3 2 ^


Sp
Connaissant la valeur minimale de l’isolement acoustique standards
L ' in d ic e d 'a f f a i b l i s s e m e n t a c o u s t i q u e p o n d é r é R A e s t d o n c é g a l à :
que doit procurer une paroi séparatrice vis-à-vis des bruits aériens il esî
possible de calculer 1 indice d’affaiblissement acoustique de l’élément de Ra = DnT,A- 1 0 lo g 0 , 3 2 X
cloison répondant à cette exigence, eiement de -’P
S o it : RA = 5 3 -1 0 lo g 0 , 3 2 x 5 2 = 5 3 -1 0 lo g 1 ,6
standardisé est donné par ia re,a,M”
L ' in d ic e d 'a f f a i b l i s s e m e n t a c o u s t i q u e p o n d é r é R A d e la p a r o i s é p a r a t r i c e d o it d o n c ê t r e
DnT = Db+ 10 log —
5 0,5 s u p é rie u r o u é g a l à : 53 — 2 = 5 1 dB.

Soit en appliquant la formule de Sabine : S o it : RA > 51 d B

C e tte v a le u r d ' i n d i c e d 'a f f a i b l i s s e m e n t a c o u s t i q u e p o n d é ré co rre sp o n d à c e lle d 'u n


d „t = Dk+ 10 log » Db+ 10 log 0,32 ï
é l é m e n t d e c lo is o n e n b é t o n d e 1 4 c m d ' é p a is s e u r .

w ^ o p ^ “ b« r ent acous,ique est évaiué àpartir de ia re,a,i°”


18.1.1 Rem arque concernant les transm issions latérales
R = Db- 10 log ^
Le calcul de l’indice d’affaiblissement acoustique pondéré de l’exemple
D’où : Db = R + 10 log — précédent est correct dans la mesure où l’influence des transmissions
Sp indirectes est négligeable. En pratique ces transmissions pénalisent plus
ou moins fortement l’isolement entre locaux. La dégradation de l’isole­
La relatlon donnant l’isolement acoustique standardisé devient alors : ment dépend principalement de la constitution des parois latérales et de
leur mode de raccordement avec la paroi séparatrice. L’incidence sur
DnT = R + 10 log à + io log 0,32 -
6p A l’isolement est évaluée au moyen d’un facteur global « a ». L’isolement
acoustique standardisé est alors donné par la relation :
Soit : DnT = R + 10 ^log à + iog o;32 £ )
DnT,A = (RA+ 1 0 log 0,32 ^ ) - a
DnT = R + 10 log ^ x 0,32
Selon les différents cas de figures possibles, la valeur de a est comprise
entre de 0 et 7 dB :
D ou: DnT = R + 10 log 0,32 — •0 dB lorsque les parois latérales sont beaucoup plus massives que la
cloison séparatrice ;
L mdlce d’affaiblissement acoustique recherché est donc égal à : •5 dB lorsque les parois latérales et la cloison séparatrice sont solidaires
R = DnT- 10 log 0,32 ~ et de même masse ;
•7 dB lorsque les parois latérales sont beaucoup moins massives que la
(V : volume du local de réception ; SP: surface de la paroi séparatrice.) cloison séparatrice.
En supposant, dans l’exemple précédent, que le facteur a soit égal à 5,
ÜM EtCZZ: Calcul de l'indice d'affaiblissement acoustique de la paroi séparant les nièces Ra serait alors égal à :
pnnc,pales de deux logements contigus séparant les pièces

s ï ï i i s , : r oséK Wen,,ques h dispœées seion » a« * Ra = ^53 - 10 log 0,32 x | ) + 5 = (5 3 -1 0 log 1,6) + 5 = 56 dB

“ v i r r d“ P,è“ S:l0"9” Ur L = 5 m ;,a'9“ r1= 4 -1 tuteur 1 ,2,5 m


Volume d une piece : V = L x I x H = 5 x 4 x 2 ,5 = 50 m3 Cette valeur d’indice d’affaiblissement acoustique pondéré correspond
- Surface de la paroi séparatrice : SP = I x H = 4 x 2,5 = 10 m2.
à celle d’un élément de cloison en béton de 18 cm d’épaisseur.

209
||3 APPLICATIONS AUX BÂTIMENTS D'HABITATION APPLICATIONS AUX BÂTIMENTS D'HABITATION E
L

18.2 Calcul d'une paroi discontinue L ' in d ic e d 'a f f a i b l i s s e m e n t a c o u s t i q u e m in im u m d e la s u r f a c e v it r é e e s t d o n c é g a l à :

Rv = 1 0 lo g 1 = 1 0 lo g v_ ... g...
tV tm3p—IfopM
Rm RM
10 10
*10
Connaissant la valeur minimale de l’isolement acoustique standardisé Sach an t que : i m= 10 et

que doit procurer une paroi discontinue vis-à-vis des bruits aériens, il
est possible de calculer les indices d’affaiblissement acoustique des dif­ Rv = 1 0 lo g

férents constituants. L’opération consiste à :


- déterminer l’indice d’affaiblissement acoustique pondéré RA ou RAt
S p x 10
H SMx 1 0

de la paroi discontinue ; ' tr


L ' in d ic e d 'a f f a i b l i s s e m e n t a c o u s t i q u e v is - à - v is d e l ' e s p a c e e x t é r ie u r R M d e la p a r o i d e
- choisir les différents constituants de sorte que l’indice d’affaiblisse-
b é to n d e 1 4 c m d 'é p a is s e u r e s t d e 4 7 d B .
ment acoustique moyen Rmrésultant de la combinaison soit supérieur
ou égal à Ra o u Ra tr. S o it : Rv = 1 0 l o g -------------------^ = 2 2 '8 5 d B

^12,5 x 10 10j - ^ 9 , 5 x 10 10j


Le calcul de l’indice d’affaiblissement acoustique moyen Rmest effectué
au niveau des quantités d’énergie transmises. Il est donné par la relation
suivante (développée au § 8 . 3 ) : L ' in d ic e d 'a f f a i b l i s s e m e n t a c o u s t i q u e p o n d é r é v is - à - v is d e l' e s p a c e e x t é r ie u r d e la p a r t ie

v it r é e d o it d o n c ê t r e s u p é r i e u r o u é g a l à 2 3 d B . C e t t e v a le u r c o r r e s p o n d à c e lle d 'u n
Rm = lO log----- ^ v it r a g e s im p le d e 4 m m d ' é p a is s e u r .

S S x 10~10 L e c a lc u l n e t ie n t p a s c o m p t e d ’é v e n t u e lle s d é g r a d a t i o n s d e l'is o l e m e n t lié e s à la p r é ­

se n ce de b o uches d 'e n tré e d 'a ir . Pour co m p en ser ces d é fa u ts d ' i s o le m e n t , l'in d ic e


[exempLe l Calcul de I indice d affaiblissement acoustique d'une surface vitrée d 'a f f a i b l i s s e m e n t a c o u s t i q u e d e s v it r a g e s e s t g é n é r a l e m e n t c h o is i s u p é r i e u r à 2 6 d B .

S o it à d é t e r m i n e r le s c a r a c t é r i s t iq u e s d e l ' é l é m e n t d e f a ç a d e c o r r e s p o n d a n t a u x p i è c e s

p r in c i p a le s d u c a lc u l p r é c é d e n t . L e s p i è c e s d o n n e n t s u r la f a ç a d e s e lo n le u r s l o n g u e u r s .
L a p a r o i c o m p r e n d u n e s u r f a c e v it r é e d e 3 m 2.

- V o lu m e d 'u n e p iè c e : V = L x I x H= 5 x 4 x 2 , 5 = 5 0 m 3.
- S u r f a c e d e la p a r o i s é p a r a t r i c e : SP = L x H = 5 x 2 ,5 = 1 2 , 5 m 2. 18.3 Calcul d'une paroi horizontale
- S u r f a c e v it r é e : Sv = 3 m 2.

- S u rfa ce m a ç o n n é e : S M = S P - Sv = 1 2 ,5 - 3 = 9 ,5 m 2.

S e lo n la r é g le m e n t a t i o n e n v ig u e u r , I I s o le m e n t a c o u s t i q u e D nT A tr d ' u n e p i è c e p r in c i­
p a le v is - à - v is d e s b r u it s d e l' e s p a c e e x t é r ie u r d o it ê t r e s u p é r i e u r o u é g a l à 3 0 d B . Connaissant la valeur maximale admissible du niveau de pression du
L ' in d ic e d ' a f f a ib lis s e m e n t a c o u s t i q u e p o n d é r é R A tr e s t d o n c é g a l à :
bruit de choc transmis dans une pièce d’habitation, il est possible de cal­
RA.tr = D nT,A,t r - 1 0 lo g 0 , 3 2 ^
culer l’indice de réduction ALW du revêtement de sol ou de la dalle
flottante permettant de respecter cette exigence.
Soit : R Atr = 3 0 - 1 0 lo g 0 , 3 2 = 3 0 -1 0 lo g 1 ,3 = 3 0 - 1 ,1 = 2 8 ,9 dB
En effet, le niveau de pression standardisé est évalué à l’aide de la rela­
tion suivante (développée au § 11. 3) :
Tr
D 'o ù : RA;tr > 2 9 d B
LnX = LP- 10 log —
L ' in d ic e d ' a f f a ib lis s e m e n t a c o u s t i q u e d e la p a r t ie m a ç o n n é e é t a n t c o n n u , il f a u t d o n c
d é t e r m in e r la v a l e u r m in im a le d e c e lu i d e la p a r t ie v it r é e . Or, la réduction du niveau de bruit de choc AL consécutive à la pose du
S o it T m le f a c t e u r d e t r a n s m i s s i o n m o y e n d e l ' é l é m e n t d e f a ç a d e . T m e s t te l q u e : revêtement de sol ou de la dalle flottante est égale à :
AL = LP0 Lp
T = Tv Sy +^m S m

m SP
Soit en exprimant LPen fonction du niveau de pression standardisé LnT:
Tr
( T v . f a c t e u r d e t r a n s m is s io n d e la s u r f a c e v it r é e S v ; T M : f a c t e u r d e t ra n s m is s io n d e AL = Lpo • JnT' 10 log
la s u r f a c e m a ç o n n é e S M.) 0,5
L e f a c t e u r d e t r a n s m is s io n c o r r e s p o n d a n t à la s u r f a c e v it r é e e s t é g a l à :
Et en remplaçant Tr par le développement de la formule de Sabine :
0,16 V
T - ~ T MS M
AL Lp0- L nT- 10lOg
0,5 A

210 211
J H APPLICATIONS AUX BÂTIMENTS D'HABITATION APPLICATIONS AUX BÂTIMENTS D'HABITATION H §

L’aire d’absorption équivalente A étant ramenée à 10 m2, la relation L’indice des transmissions latérales TL dépend de la nature des parois
devient : liées au plancher :
AL = LP0 - LnT- 10 log 0,032 V = LP0- LnT- 10 [log 0,032 + log V] •TL ~ 0, lorsque les parois sont massives et non rayonnantes ;
•TL ~ 5, lorsque les parois rayonnantes sont doublées par un matériau
Soit : AL = LP0- LnT + 1 5 - 1 0 log V souple ;
L’indice de réduction pondéré ALWest donc égal à : •5 «£ TL =s 10, lorsque les parois sont légères et rayonnantes.
ALW= LPOjw—LnTi w + 15 —10 log V Suivant l’exemple précédent, en supposant que le local de réception soit
LP0>w : niveau de pression pondéré du bruit de choc relevé dans le local situé sous le plancher support et que les parois de ce local soient légères
de réception, la dalle étant directement frappée par la machine à chocs ; et rayonnantes, l’indice K serait alors égal à 0 et l’indice TL sensiblement
LnX, w : valeur réglementaire maximale du niveau de pression pondéré égal à 7. L’indice ALW serait donc égal à :
du bruit de choc transmis dans le local de réception ; ALW= Lpo.w - LnTiW+15 - 10 log V + K + TL
V : volume du local de réception. Soit: ALW= 78 - 58 +15 - 17 + 0 + 7 = 25 dB
(exemple 1 Calcul de l'indice de réduction d'une dalle de b éton
Cette valeur ne peut être obtenue que par la mise en œuvre d’une chape
S o it à d é t e r m i n e r l'in d ic e de r é d u c t io n A lw d 'u n re v ê te m e n t d e so l p e rm e tta n t d e
flottante ou d’une moquette.
lim it e r à la v a l e u r r é g le m e n t a ir e le n iv e a u d e b r u it d e c h o c r e le v é d a n s u n e p i è c e p r in ­

c ip a le de 5 0 m 3. L e p l a n c h e r s u p p o r t e s t c o n s t i t u é d 'u n e d a lle de b é to n de 1 4 cm
d ' é p a is s e u r .

S e lo n la r é g le m e n t a t i o n e n v ig u e u r , le n iv e a u d e p r e s s io n p o n d é r é d u b r u it d e c h o c
18.4 Calcul d'une surface absorbante
s t a n d a r d is é L nXW p e r ç u d a n s u n e p i è c e p r in c i p a le n e d o it p a s d é p a s s e r 5 8 d B . O r , le

n iv e a u d e p r e s s io n p o n d é r é d u b r u it d e c h o c L P a w r e le v é s o u s u n e d a lle d e b é t o n n u e

de 1 4 c m d ' é p a i s s e u r e s t e s t i m é à 7 8 d B . L ' in d ic e d e r é d u c t io n d u n iv e a u d e b r u it d e
c h o c p o n d é r é A L w d u r e v ê t e m e n t d e s o l d o it d o n c ê t r e s u p é r i e u r o u é g a l à :

A L W = L P0 w — L nX w + 1 5 — 1 0 lo g V Connaissant l’aire d’absorption minimale que les parois délimitant une


S o it : ALW= 7 8 - 5 8 + 1 5 - 1 0 lo g 5 0 = 7 8 - 5 8 + 1 5 - 1 7 = 1 8 d B circulation commune doivent présenter, il est possible de déterminer les
C e t t e v a le u r e s t o b t e n u e a v e c u n r e v ê t e m e n t v in y li q u e a c o u s t iq u e . caractéristiques des matériaux absorbants à mettre en œuvre pour res­
pecter cette exigence.
En effet, selon la réglementation, Faire d’absorption équivalente des
18.3.1 Remarque concernant le mode de transmission du bruit de choc*• revêtements acoustiques disposés dans les circulations communes inté­
rieures au bâtiment doit représenter le quart de la surface au sol de ces
Le calcul de l’indice ALW de l’exemple ci-dessus est correct dans la circulations. Or l’aire d’absorption équivalente est par définition (voir
mesure où :
le § 6 . 1 ) égale à : A = Sa
- le local de réception est situé juste au-dessous du plancher support ;
- les transmissions latérales par les parois délimitant le local de récep­ Par conséquent, connaissant la valeur de A, il suffit de choisir l’indice
tion sont négligeables. d’évaluation de l’absorption a w du matériau absorbant pour déterminer
la surface S à traiter ou inversement décider de la valeur de S pour cal­
En pratique, le niveau de bruit de choc est dépendant de la position rela­
culer a w.
tive du local de réception et de la qualité des parois verticales.
L’influence de ces paramètres est évaluée au moyen de l’indice de trans­ ] Calcul de l'indice d'évaluation de l'absorption d'un matériau disposé sur des
mission de jonction K et de l’indice des transmissions latérales TL. parois verticales
La relation permettant de calculer l’indice de réduction du bruit de choc S o it à d é t e r m i n e r l'in d ic e a w d u m a t é r ia u d is p o s é s u r d e u x p a r o is v e r t i c a le s a d j a c e n t e s

pondéré devient : d ' u n e c ir c u la t io n c o m m u n e a y a n t le s d i m e n s io n s s u iv a n t e s : lo n g u e u r L = 3 m ; la r g e u r

I = 2 ,7 m ; h a u t e u r H = 2 ,5 m .
ALW—LPOiy/ —LnX> +15 —10 log V + K + TL
La s u r fa c e a u so i e s t é g a le à :
L’indice de transmission de jonction K dépend de la position relative du
S = L X I = 3 X 2 , 7 = 8 ,1 m 2
local de réception : L 'a ir e d 'a b s o r p t i o n é q u iv a le n t e A d o it ê t r e s u p é r i e u r e o u é g a l e à S / 4 , s o i t . A > 2 ,1 m 2
•K = 0, lorsqu’il est situé sous le local d’émission (axe vertical) ; L a s u r f a c e d e s p a r o is v e r t i c a le s r e c e v a n t le m a t é r ia u a b s o r b a n t e s t é g a l e à :
•- 3 25 K 5s - 7, lorsqu’il est adjacent au local d’émission (axe horizontal S P = (L + 0 X H = (3 + 2 , 7 ) X 2 ,5 = 1 4 m 2
ou diagonal) ; L 'in d ic e d 'é v a lu a t io n d e l'a b s o r p t io n d u m a t é r ia u d is p o s é s u r le s p a r o is v e r t ic a le s e s t d o n c .
•- 5 2s K 2s - 10, lorsqu’il est éloigné du local d’émission (axe horizontal O w = A / S = 2 ,1 / 1 4 = 0 , 1 5

ou diagonal). C e t t e v a le u r d 'in d ic e d 'é v a lu a t io n d e l'a b s o r p t io n e s t c e lle o b t e n u e a v e c u n t e x t ile mural.

212 213
19

VÉRIFICATIONS
DE LA QUALITÉ ACOUSTIQUE

L a ré g le m e n ta tio n éta b lie p a r le m in is tè re d e l’É q u ip e m e n t , d es T ra n s p o rts e t d u


L o g e m e n t é n o n c e u n c e rta in n o m b r e d ’e x ig e n c e s à re s p e c te r e n m a t iè r e d ’a co u stiq u e.
U n e d es p a rt ic u la rité s d e cette r é g le m e n ta tio n est q u ’elle laisse a u c o n c e p t e u r le so in d e
d é fi n ir les m o y e n s à m e t tre e n œ u v r e p o u r y p a r v e n ir. C e tte o b liga tio n d e ré s u lta t n é c e s ­
site d o n c u n co n trô le, a p o s te rio ri très strict d es p e rfo rm a n c e s .
P o u r év iter to u t litige, il est i m p é r a t if q u e ce co n trô le so it e ffe c tu é selo n u n e p r o c é d u r e
p a r f a it e m e n t d éfin ie. P o u r cette ra iso n , la R é g le m e n ta t io n a c o u s tiq u e e x ig e q u e les
m e s u re s n écessaires à la vérifica tio n d e la q u a lité a co u stiq u e d es lo gem en ts so ien t effectu ées
s u iv a n t la n o r m e N F S 3 1 - 0 5 7 (a rticle 1 d e l’a rrê té r e la t if a u x m o d a lités d ’a p p lica tio n ),
p u b lié e p a r l’A fn o r.

19.1 Objet et dom aine de la norme


19.2 Durée de réverbération de référence T0
19.3 Positionnem ent univoque du m atériel
19.4 Corrections dues au bruit de fond
19.5 Conditions générales de m esurage
19.6 Enregistrem ent des signaux
H VÉRIFICATIONS DE LA QUALITÉ ACOUSTIQUE VÉRIFICATIONS DE LA QUALITÉ ACOUSTIQUE H J

19,1 O bjet e t domaine de la norme D’une façon générale, pour les relevés de mesure internes au bâtiment,
le matériel est disposé sur une diagonale définie du local concerné. Le
choix de cette diagonale est déterminé par la définition d’un angle de
référence de la pièce, par lequel doit passer une extrémité de cet axe.
La norme décrit les méthodes permettant le contrôle de la qualité d’iso­ •Dans le cas d’un contrôle d’isolement au bruit aérien entre locaux,
lation acoustique des bâtiments d’habitation, le volume du local de l’angle de référence est déterminé en priorité dans la pièce d’émission
réception étant compris entre 10 et 200 m3. ce qui en définit ainsi la diagonale utile.
Côté réception, l’angle de référence et la diagonale associée sont déduits,
Pour des volumes supérieurs à 200 m3, le mesurage de l’isolation doit
être effectué selon les prescriptions de la norme NF S 31-054. par transposition, de la disposition retenue dans le local d’émission. De
ce fait, les angles de référence respectifs se trouvent placés sur la même
La qualité d’isolation acoustique des bâtiments est quantifiée par les façade et l’orientation des diagonales associées sensiblement parallèle.
mesurages suivants : L’angle de référence du local d’émission est situé :
- isolement au bruit aérien entre locaux ;
- dans l’angle opposé à la paroi de séparation et le plus proche de la
- isolement vis-à-vis du bruit de l’espace extérieur ;
façade, s’il s’agit d’un isolement horizontal ;
- niveau du bruit de choc ;
- à droite en regardant la façade lorsque celle-ci est unique, dans l’angle
- niveau de bruit des équipements.
formé par deux façades dans les autres cas, s’il s’agit d’un isolement
Les résultats des mesures sont exprimés sous forme de valeurs uniques. vertical.
L’emplacement du microphone sur les diagonales respectives est situé
aux deux tiers de leur longueur, celle-ci étant mesurée à partir de l’angle
de référence correspondant. La hauteur par rapport au sol est fixée à
19.2 Durée de réverbération de référence T n 1,5 m. La source de bruit est placée sur le sol du local d’émission en un
point de la diagonale distant de 1 m de l’angle de référence.
La figure 19.1 montre la disposition du matériel dans le cas d’un isole­
ment au bruit aérien horizontal entre locaux.
La durée de réverbération de référence T0 impliquée dans les mesurages
normalisés est déterminée par le volume du local de réception :
- pour un volume inférieur à 50 m3 : T0 = 0,5 s ;
- pour un volume supérieur à 50 m3: T0 = t0 V/V0
(t0 = 1 s et V0 = 100 m3).

19.3 Positionnement univoque du matériel

La norme impose, pour une situation donnée, la disposition du matériel


de mesure (microphone et source de bruit) de façon à minimiser les
risques de dispersion.
D’un point de vue purement théorique, cette procédure est pour le
moins contestable, car les champs acoustiques sont rarement homo­ Fig. 19.1 - Disposition du matériel dans le cas d'un contrôle
gènes. Cependant il est admis que, dans le cadre d’une simple d'isolement au bruit aérien horizontal entre locaux.
vérification, l’erreur induite est négligeable.
L’avantage apporté par cette clause est que le nombre de mesures se
trouve réduit au minimum, ce qui simplifie d’autant la procédure et, par
conséquent, procure un gain appréciable de temps.

216
CEI VÉRIFICATIONS DE LA QUALITÉ ACOUSTIQUE VÉRIFICATIONS DE LA QUALITÉ ACOUSTIQUE §J3
J

La figure 19.2 montre la disposition du matériel dans le cas d’un isole­ Pour le relevé du niveau de pression régnant à l’extérieur du bâtiment,
ment au bruit aérien vertical entre locaux. le microphone de mesure doit être placé à 2 m des parties les plus avan­
cées de la section de façade ou de toiture, correspondant au local testé.
Lorsqu’une source artificielle de bruit est nécessaire, son emplacement doit
être fixé à au moins 7 m du centre de la façade correspondant au local testé.
•Pour un mesurage du niveau de bruit de choc (fig. 19.3), l’angle de
référence du local de réception est situé à droite en regardant la façade
lorsque celle-ci est unique, dans l’angle formé par deux façades dans les
autres cas. L’emplacement du microphone est défini comme précédem­
ment aux deux tiers de la longueur de la diagonale, celle-ci étant
mesurée à partir de l’angle de référence correspondant.
La machine à chocs doit être installée au centre du local d’émission et
parallèlement à la diagonale retenue côté réception.

Local 1
Façade (Émission)

Machine
à chocs

Paroi séparatrice horizontale


Fig. 19.2 - Disposition du matériel dans le cas d'un contrôle Local 2
d'isolement au bruit aérien vertical entre locaux. (Réception)

•Dans le cas d’un contrôle d’isolement au bruit aérien entre une circu­
Vue en plan des locaux
lation commune et un local, l’angle de référence de la pièce de réception
est celui qui est le plus proche de la porte donnant sur cette circulation
commune. L’emplacement du microphone est défini comme précédem­
ment aux deux tiers de la longueur de la diagonale, celle-ci étant
Vue en coupe des locaux ►
mesurée à partir de l’angle de référence correspondant.
La source de bruit est installée dans la circulation commune, à une dis­
tance comprise entre 2 et 5 m de la porte d’accès. Le niveau d’émission
doit être relevé face à cette porte, le microphone de mesure étant placé Fig. 19.3 - Disposition du matériel dans le cas d'un mesurage
du niveau de bruit de choc.
à 1 m de celle-ci et à plus de 0,5 m de toute paroi.
* Dans le cas d’un contrôle d’isolement vis-à-vis des bruits de l’espace
extérieur, l’angle de référence du local de réception est situé à droite en
•Pour un mesurage du niveau de bruit des équipements, le microphone
regardant la façade lorsque celle-ci est unique, dans l’angle formé par
de mesure doit être placé au centre du local de réception concerné.
deux façades dans les autres cas. L’emplacement du microphone est
défini comme précédemment aux deux tiers de la longueur de la •Lorsque ces dispositions ne sont pas réalisables, l’opérateur est invité
diagonale, celle-ci étant mesurée à partir de l’angle de référence à placer au mieux le matériel afin de respecter des conditions de mesu­
correspondant. rage aussi proches que possible de celles imposées par la norme ; un

218 219
ES VÉRIFICATIONS DE LA QUALITÉ ACOUSTIQUE VÉRIFICATIONS DE LA QUALITÉ ACOUSTIQUE H

schéma du positionnement doit alors être impérativement joint au 19.6 Enregistrement des signaux
procès-verbal d’essai.

Le relevé des niveaux de pression par bandes de fréquence nécessite une


19.4 Corrections dues au bruit de fond manipulation de l’appareillage de mesure relativement longue et complexe.
Pour effectuer cette opération dans des conditions plus confortables que
celles rencontrées sur le site, il est admis que les signaux délivrés par
le sonomètre peuvent être enregistrés puis analysés ultérieurement en
laboratoire.
Le bruit de fond est, par définition, tout bruit relevé aux emplacements L’enregistrement des données n’est acceptable que si elles peuvent être
de mesurage, autre que celui produit par la source artificielle. Son éva­ restituées avec un minimum d’altération. Par conséquent, l’erreur
luation n’a d’intérêt que si elle est effectuée juste avant ou juste après le consécutive au transfert enregistrement-lecture doit rester inférieure à
relevé du niveau de pression acoustique dû à la source de bruit. ± 1 dB dans le domaine de fréquences considéré.
La source artificielle de bruit doit être suffisamment puissante pour que
le niveau de pression qu’elle génère dans le local de réception soit supé­
rieur d’au moins 7 dB au niveau de bruit de fond et cela sur l’ensemble
des bandes de fréquence. Si cette condition n’est pas respectée, il est
admis que :
- pour une différence comprise entre 5 et 7 dB, le niveau de pression dû
à la source est égal à celui effectivement mesuré moins 1 dB ;
- si la différence est inférieure à 5 dB, la mesure n’est pas significative,
mais le résultat peut être malgré tout validé s’il satisfait aux exigences
de qualité.

19.5 Conditions générales de mesurage

Les différents relevés de niveaux de pression doivent être effectués


conformément aux prescriptions suivantes :
- le sonomètre doit être conforme aux spécifications de la norme
NF S 31-009 (classe 1) ;
- le réglage de la constante de temps du sonomètre doit être en position
« S » (lente) ;
- le microphone de mesure doit être étalonné avant et après chaque série
de mesurage ;
- les filtres de bandes doivent être conformes à la norme NF C 97-010 ;
- le réseau de pondération A doit être conforme aux spécifications de la
norme NF S 31-009.

220
V

AN N EXES

Annexe 1 : Caractéristiques principales des m atériaux usuels (valeurs


courantes)
Annexe 2 : Coefficient d'absorption a (valeurs courantes par bande
de fréquence et valeurs uniques)
Annexe 3 : Indice d'affaiblissem ent acoustique R (valeurs courantes
par bande de fréquence et valeurs uniques)

223
ANNEXES

1 Caractéristiques principales des matériaux usuels 1.4 Divers


(valeurs ceurantes)

Masse Célérité
Fréquence critique
M atériaux volumique longitudinale Facteur de perte
unitaire fcu (Hz)
P (kg/m3) c, (m/s)
1,1 M atériaux de construction (gros œuvre)
Caoutchouc 1 000 à 1 250 30 à 200 32 000 à 210 000 0,1 à 0,8

Liège expansé 120 à 250 360 à 480 13 500 à 18 000 0,1 à 0,4

Polychlorure de 1 400 150 42 000 0,04


Masse Célérité
Matériaux volumique Fréquence critique vinyle
longitudinale Facteur de perte
P (kg/m3) unitaire fcu (Hz)
c, (m/s) Polystyrène expansé 14 à 30 310 à 440 14 000 à 20 000 0,01 à 0,03

Béton cellulaire 600 1 900 3 400 Verre 2 500 5 100 1 200 0,001 à 0,01
0,015
Béton léger 1 300 1 800 3 600 0,012
Béton lourd 2 300 3 300 2 000 0,005 à 0,02
Brique 1 800 à 2 000 1 200 à 3 000 2 000 à 5 000 0,01 à 0,02
Plâtre 1 000 1 500 4 000 0,005 à 0,01
Plâtre alvéolé
2 Coefficient d'absorption a (valeurs courantes
650 2 100 3 000 0,005 à 0,03
Plâtre cartonné 1 200
par b a n d e de fréquence et valeurs uniques)
2 500 2 600 0,005 à 0,01

1.2 Bois et dérivés 2.1 M atériaux de construction (gros œuvre)

Masse Célérité l Indicateur


Matériaux volumique Fréquence critique M atériaux 125 250 500 1K 2K 4IC
longitudinale Facteur de perte lXw i LMH
P (kg/m3) unitaire fcu (Hz) i
q (m/s)
Béton lisse ou peint 0,01 0,01 0,01 0,02 0,05 0,07 0,05 l
Chêne 700 à 1 000 1 500 à 3 500 1 900 à 4 000 0,01 ------------- !--------------------
Brique brute 0,02 0,02 0,03 0,04 0,05 0,07 0,05 i
Sapin 400 à 550 1 600 à 3 200 2 000 à 4 000 0,04
Brique peinte 0,01 0,01 0,02 0,02 0,02 0,02 0,05 |
Contreplaqué 600 3 200 2 000 0,01 à 0,04
Enduit sur mur lourd 0,02 0,03 0,03 0,03 0,03 0,04 0,05 j
Fibres compressées 700 2 800 2 300 0,01 à 0,03
Parpaing brut 0,02 0,02 0,03 0,04 0,05 0,07 0,05 1
------------- 1-------------------
Plâtre peint 0,01 0,01 0,02 0,03 0,04 0,05 0,05 l

1.3 Métaux
2.2 Revêtem ents de sol

Masse Célérité
Matériaux volumique Fréquence critique Indicateur
longitudinale Facteur de perte
P (kg/m3) c, (m/s)
unitaire fcu (Hz) M atériaux 125 250 500 1K 2K 4K 0tw [
LMH

Acier 7 800 5 400 à 6 100 1 000 à 1 200 0,03 0,02 0,02 0,05 l
0,01-10 3 à 0 ,M 0 " 3 Carreaux plastiques 0,02 0,02 0,04
Aluminium 2 700 4 700 à 5 500 1 200 à 1 300 0,1-10-3 0,01 0,01 0,01 0,05 i
Marbre 0,01 0,01 0,01
Bronze 8 500 3 500 1 800 0 ,M 0 3 à 10-3 0,40 0,60 0,70 0,30 | H
Moquette 0,05 0,10 0,25
Cuivre 8 900 3 700 4 000 0,80 1 0,80 0,50 ] H
2-10 3 Moquette sur thibaude 0,10 0,20 0,50 0,60
Plomb 11 000 1 250 4 800 15-10 3 0,07 0,07 0,07 0,10 |
Parquet collé 0,04 0,04 0,07
Zinc 7 100 1 400 4 500 0,10 0,08 0,07 0,10 l L
0,3-10'3 Parquet sur lambourdes 0,20 0,15 0,12

224 22 5
ANNEXES
J ANNEXES

2.3 Divers Constitution


125 250 500 lIC 2K 4K R „« Rroute Ra R a, tr
(h-mm, ms-kg/m2)

Brique plâtrière (110, 90) 29 35 35 43 45 50 41,0 37,7 40 38


„ 1 Indicateur
Matériaux 125 250 500 1K 2K 4K Brique creuse (60, 45) 28 27 28 30 34 38 31,7 31
“w | LMH
Brique creuse (150, 160) 33 38 42 46 51 49 45,5 42,1 45 42
Bois verni 0,05 0,04 0,03 0,03 0,03 0,03 0,05 [
Carreau de plâtre (70, 70) 28 31 30 38 42 46 36,6 36
Porte plane 0,30 0,20 0,20 0,10 0,07 0,04 0,10 1 L
Parpaing plein enduit
Vitrage
(220, 440) 43 51 58 64 70 74 60,5 55,0 59 55
(verre ordinaire) 0,35 0,25

r*
O
O
0,18 0,12 0,07 0,04
Plâtre alvéolé (120, 95) 33 33 32 40 46 47 38,8 38

2.4 M atériaux absorbants 3.2 Parois doubles

i Indicateur Constitution 500 1K 2K 4K


M atériaux 125 250 500 1K 2K 4K cxw 125 250 Rrose Rroute Ra R a,„
1 LMH (h-h’-h" mm, ms kg/m2)
i
Diaphragme 0,47 0,34 0,30 0,11 0,08 0,08 0,10 1 L Brique-fibre-plâtre 52 48 53 56 61 70 56,9 53,5 56 54
(CP de 5 à 50 du mur) i
(125-20-65, 200)
i
Draperie contre mur 0,04 0,05 0,11 0,18 0,30 0,44 0,15 1 H Brique-laine-brique 56 57 63 62 64 73 63,7 61,2 63 61
(215-50-60, 320)
Laine de verre 50 mm 0,39 0,45 0,56 0,59 0,61 0,55 0,60 i
Brique-laine-brique 57 64 73 80 86 93 74,6 68,8 74 69
Liège aggloméré 0,15 0,26 0,22 0,22 0,20 0,20 0,20 i L (350-300-350, 1 350)
Mousse audio 50 mm 0,15 0,27 0,63 0,91 1,03 1,06 0,55 MH 49 58 68 74 55,4 51,4 54 52
Brique-laine-plâtre 47 46
Rideau de velours 0,10 0,30 0,50 0,80 0,75 0,65 0,55 (65-40-5 0 , 130)
l M
Tôle perforée 1 Plâtre alvéolé-laine-plâtre 34 41 55 65 72 66 52,5 52
(sur 30 mm de laine) 0,26 0,33 0,56 0,79 0,65 0,45 0,55 [ (70-40-13, 52)

Plâtre-laine-plâtre 41 43 55 68 78 82 55,9 55
(70-40 -1 3 , 110)

Plâtre-laine-plâtre 48 46 57 66 77 86 59,0 58
(70-40-50, 160)
3 Indice d'affaiblissement acoustique R (valeurs courantes
par bande de fréquence e t valeurs uniques! 3.3 Divers

Constitution 500 1K 2K 4K RA.tr


125 250 Rrose Rroute Ra
(h m m , m s kg/m2)
3.1 Parois sim ples
Cloison légère plâtre/carton 21 23 28 30 28 36 29,2 28
(60, 32)
26 22 33 37 35 38 33,2 33
Constitution Cloison légère plâtre/polyester
(h-mm, ms-kg/m2)
125 250 500 1K 2K 4K Rrose Rroute Ra Ra, tr (60, 23)
30 27,5 27,5 T. 27
Porte palière (40, 25) 28 28 31 28 25
Béton (80, 190) 32 32 43 50 56 58 44,6 39,1 44 40
31 22 26 34 25,9 25
Porte isoplane (40, 23) 29 26
Béton (140, 330) 36 43 48 56 58 60 51,9 47,1 51 47
30,6 29,6 30 30
Vitrage (8, 20) 28 28 31 31 28 38
Bois aggloméré
31,1 27,7 30 28
(alvéolé + sable) (50, 50) 26 32 37 39 41 Vitage double (4-6-4, 25)) 27 22 25 36 38 37
39 38,2 38
33,8 32,0 33 32
Bois aggloméré alvéolé (70, 27) 24 28 29 26 Vitrage double (6-13-8, 36) 31 28 31 36 33 38
35 36 30,0 29
Brique plâtrière (50, 40) 27 31 32 34 39 44 35,9 35
Brique plâtrière (70, 60) 33 34 29 38 44 48 36,5 35 R est exprimé en dB, Rrose et Rrouteen dB(A) et RAet RA,tr en dB.

227
2 26
BIBLIO G RAPH IE

Ouvrages
Collectif, L iv re d es te c h n iq u e s d u so n (l e ), Éditions Fréquences, 1987.
Collectif, N R A F ic h e s d ’a c c o m p a g n e m e n t , Ministère du Logement, 1995.
Delebecque (R.) et Romagnoli (J.), Iso la tio n A c o u s tiq u e , Delagrave, 1978.
Ginn (K. B.), A rc h ite c t u ra l A co u stics, Brüel & Kjaer, 1978.
Hamayon (L.), R é u s s ir l ’a c o u s tiq u e d ’u n b â tim e n t, Le Moniteur, 1996.
Hassall (J.R.) et Zaveri (K.), A c o u s tic N o is e M e a s u r e m e n t , Brüel & Kjaer, 1979.
Lamoral (R.), A c o u s tiq u e e t A rc h it e c t u r e , Masson, 1975.
Leipp (E.), A c o u s t iq u e e t M u s iq u e , Masson, 1984.
Meisser (M.), P r a t iq u e d e l’a c o u s tiq u e d a n s le b â t im e n t (l a ), Eyrolles, 1978.
Pujolle (J.), P ra tiq u e d e l’isolation a co u s tiq u e d es b â tim e n ts (l a ), Le Moniteur, 1978.
Service acoustique CSTB, N R A E x e m p le s d e so lu tio n s, CSTB, 1995.
Zwicker (E.) et Feldtkeller (R.), P sy ch o a co u stiq u e, Masson, 1981.

Normes
NF S 31-057, Afnor, 1982.
NF EN ISO 717-1, Afnor, 1997.
NF EN ISO 717-2, Afnor, 1997.
NF EN ISO 11-654, Afnor, 1997.

Réglementation
Arrêtés du 28 octobre 1994, ministère du Logement.
Arrêtés du 30 juin 1999, ministère de l’Équipement, des Transports et du Logement.

229
INDEX

A c
Absorption, 72 Caoutchouc, 225
Acier, 224 Chambre d'essai, 136
Affaiblissement acoustique, 112, 122, 133 Chambre réverbérante, 73
- dalle flottante, 132
Champ diffus, 68
Aire d'absorption équivalente, 73, 177, 203,
Champ direct, 68, 84
213
Champ réverbéré, 68, 84
Aluminium, 224
Champ sonore, 84
Coefficient d'absorption, 73, 198, 225
B -béton, 225
- brique, 225
- matériau, 72, 74, 148
Bande, 35
- matériau absorbant, 226
Bande d'octave, 36 - parpaing, 225
- plâtre, 225
Bande de tiers d'octave, 36
- revêtement de sol, 225
Béton, 224, 226
Coefficient de directivité, 87
Béton lisse, 147
Courbes de pondération, 38
Bois, 224, 226
Courbes isosoniques, 33
Brique, 113, 224, 226
Cuivre, 224
Bronze, 224
Bruit, 165
Bruit aérien, 128, 140, 182, 203, 218 D
Bruit blanc, 50, 51
Dalle de béton, 128
Bruit d'équipement, 178
- indice d'affaiblissement acoustique, 167,
Bruit d'impact, 129, 133, 177 191
Bruit de choc, 212, 219 - indice de réduction, 212
- normalisé, 135 Dalle flottante, 131, 132, 137, 196
- standardisé, 135, 136
Diagramme de directivité d'une source sonore,
Bruit de fond, 220 45
Bruit rose, 51, 52, 165 Distance critique, 85
Double paroi, 116
Durée de réverbération, 216

231
INDEX
J

E Indice global pondéré, 182 Niveau de pression acoustique normalisé, 178, Plomb, 224
Indice d'isolement acoustique standardisé 204 Polychlorure de vinyle, 225
Ébranlement, 19, 21 pondéré, 189 Niveau de pression global pondéré, 162, 196 Polystyrène expansé, 225
Efficacité normalisée, 171 Indice unique, 155 Niveau de pression normalisé, 170 Pondération, 39
Intensité acoustique, 42 Niveau de pression pondéré du bruit de choc Pression acoustique, 15, 31, 54, 55
Intensité sonore, 31, 32 standardisé, 193
F Niveau sonore, 85, 87
Isolement acoustique, 142, 163
Facteur de transmission, 92
- au bruit aérien, 143, 177, 189 Nœud, 26 Q
- brut, 146
Normalisation, 155
Fechner, 30 - normalisé, 141, 164 Qualité acoustique des logements, 179
- standardisé, 141, 146, 149, 189, 208, 210 Normes, 155, 158, 216
Filtre de pondération, 38 Qualité d'isolation acoustique, 216
- standardisé pondéré, 203, 205 - bruit aérien, 159
Fletcher, 33 - bruit de choc, 159
Formule d'Eyring, 76 Normes européennes, 182
Formule de Millington, 77 L Notations, 7
R
Formule de Pujolle, 77
Réglementation, 175, 176, 202
Laine de verre, 75, 198, 226
Formule de Sabine, 73
Résonance, 110, 117
Liège, 225, 226 O
Fréquence
Réverbération, 68, 73, 78, 80, 81
- critique, 109, 119 Loi de Fechner, 30
- de coïncidence, 108 Octave, 35 Revêtement de sol, 130, 203
Loi du seuil différentiel (loi de Weber), 30
- de résonance, 110 Onde acoustique, 13, 14, 48, 65
-fondamentale, 49 Longueur d'onde, 20
- analyse spectrale, 48
- harmonique, 49 - propagation, 13
- limite, 36 S
- réflexion, 65
- médiane, 36
M - vitesse, 14
Sabine, 72
Onde progressive, 21
Seuil d'audibilité, 31
Machine à chocs normalisée, 133 Onde stationnaire, 24, 119
H Seuil de la douleur, 31
Marbre, 225 Oreille, 28 Seuil différentiel, 30
Hauteur tonale, 34 Masse surfacique
- d'une cloison, 105 Son
- composé, 49
- d'une paroi double, 125
P - propagation, 12
I Matériaux usuels - pur, 48
- célérité, 224 Paroi -transmission, 12
- facteur de perte, 224 -affaiblissement acoustique, 123
Indice d'affaiblissement acoustique, 93, 95, Sonie, 33
-fréquence critique unitaire, 224 - discontinue, 99
101, 104, 106, 166, 191, 226 Source acoustique, 43
- cloison légère, 227 Métaux, 224 - double, 116
- dalle de béton, 167, 191 - indice d'affaiblissement acoustique, 121 Source directive, 86
Mouvement vibratoire, 16, 18, 23 - masse surfacique, 125
- paroi double, 227 Source linéaire, 46
- paroi séparatrice, 101 Munson, 33 - séparatrice, 99
- paroi simple, 226
Source ponctuelle, 45
Parpaing, 227
- porte palière, 227 Symboles, 7
-vitrage, 227 Parquet, 225
N Système masse-ressort, 117
Indice d'efficacité aux bruits de choc, 171 Phone, 33

Indice de réduction Niveau de pression, 16, 32, 54, 59, 97, 178 Plancher, 128, 204
- dalle de béton, 212 - répartition spectrale, 58 Plâtre, 95, 109, 224, 227

232
INDEX

T w
Temps de réverbération, 68, 73, 78, 81, 97 Weber, 30
Terme d'adaptation, 184, 192

Z
V
Zinc, 224 T A B L E D E S M A T IÈ R E S

Valeur unique, 154, 158, 162, 182


Ventre, 26
Verre, 225

Notations.............................................................................................................. 7

P R I N C I P E S F O N D A M E N T A U X D E l ' A C O U S T I Q U E ..... 9

1 MOTIONS DE BA SE ............................................................................................ 11

Nature vibratoire du son..................................................................................... 12

Propagation du son ............................................................................................. 12

Célérité du s o n ..................................................................................................... 13

Pression acoustique............................................................................................. 14

Niveau de pression (en dB) ................................................................................ 15

Mouvements vibratoires.................................................................................... 16

M o u v e m e n t v i b r a t o i r e p é r i o d i q u e ........................................................................................................................... 16

M o u v e m e n t v ib ra t o ir e s in u s o ïd a l ............................................................................................................................ 18

É b r a n l e m e n t .................................................................................................................................................................................. 18

L o n g u e u r d ' o n d e ...................................................................................................................................................................... 20

O n d e p r o g r e s s i v e ...................................................................................................................................................................... 31

R é f le x io n .......................................................................................................................................................................................... 31

C o m p o s it io n d e m o u v e m e n t s v ib r a t o ir e s ........................................................................................................ 33

O n d e s s ta t io n n a ir e s ............................................................................................................................................................... 34

2 PERCEPTION AUDITIVE ................................................................................. 27

Système auditif..................................................................................................... 28
A n a t o m i e d e l ' o r e ill e ........................................................................................................................................................... 28

P ro c e ssu s d e l'a u d it io n .................................................................................................................................................... 29

235
TABLE DES MATIÈRES TABLE DES MATIÈRES

Sensations sonores ..................................................................................................................................... 29 Calcul du niveau de pression global pondéré A .............................................. 60


Loi du seuil différentiel (seuil de Weber) .......................................................................................... 30
Loi de Fechner ................................................................................................................................................... 30
5 P R O P A G A T IO N D 'U N E O N D E A C O U S T IQ U E .................................... 63
Théorie de S te v e n s........................................................................................................................................... 30

Sensation d'intensité ....................................................................................... 31 Champ libre........................................................................................................... 64


Courbes isosoniques ...................................................................................................................................... 32
Réflexion .............................................................................................................. 65
Sonie relative ...................................................................................................................................................... 33
Propagation en espace clos ............................................................................... 66
Sensation de hauteur tonale .................................................................................................................. 34
Premières réflexions................................................................................................ 66
Échelle de hauteur ............................................................................................................................................... 34
Source image ......................................................................................................... 66
Courbes de pondération ........................................................................................................................ 37 Champ diffus ......................................................................................................... 67
Champ réverbéré.................................................................................................... 68
Temps de réverbération .......................................................................................... 68
3 S O U R C E S S O N O R E S ........................................................................................................................ 41 Répartition du champ direct et du champ réverbéré.............................................. 68

Puissance et intensité acoustique................................................................................................... 42


6 T H É O R IE D E L A R É V E R B É R A T IO N ...................................................... 71
Source ponctuelle ....................................................................................................................................... 43

Formule de Sabine................................................................................................ 72
Directivité ............................................................................................................................................................... 44
Coefficient d'absorption a ..................................................................................... 72
Coefficient de directivité ................................................................................................................................. 44
Coefficient d'absorption moyen a m........................................................................ 72
Indice de directivité ......................................................................................................................................... 45
Temps de réverbération Tr ..................................................................................... 73
Diagramme de directivité ............................................................................................................................... 45
Mesure en laboratoire du coefficient d'absorption a
Source linéaire ................................................................................................................................................ 46
d'un matériau......................................................................................................... 73

Autres formules ................................................................................................... 76


Source idéale plane .................................................................................................................................... 47
Formule d'Eyring .................................................................................................... 76
Spectre de l'onde sonore ....................................................................................................................... 48 Formule de Millington ............................................................................................ 77
Son p u r ................................................................................................................................................................... 48 Formule de Pujolle .................................................................................................. 77
Son composé ..................................................................................................................................................... 49 Choix d'une formule............................................................................................... 77
Bruit blanc ........................................................................................................................................................... 50
Calcul du temps de réverbérationd'un local.................................................... 78
Bruit rose .............................................................................................................................................................. 51
Méthode ................................................................................................................. 78

Mesure du temps de réverbération .................................................................. 80


4 N I V E A U D E P R E S S I O N A C O U S T I Q U E ...................................................................... 53
Durée de réverbération ........................................................................................... 80
Pression acoustique.................................................................................................................................... 54 Mode opératoire .................................................................................................... 81

Niveau de pression .................................................................................................................................... 54


7 N IV EA U SO N O R E EN E S P A C E C LO S .................................................... 83
Niveau de pression résultant OA
de la juxtaposition de deux ondes ............................................................................................... 55 Intensité du champ direct...................................................................................
Cas particulier où les pressions p, et p2 sont égales ................................................................. 56 OA
Intensité du champ réverbéré ...........................................................................
Sommation de deux niveaux de pression .............................................................................. 56 84
Intensité du champ sonore ................................................................................
Abaque de composition de deux niveaux de pression ............................................... 58 86
Cas d'une source directive .................................................................................
Spectre du niveau de pression ......................................................................................................... 58
Mesure du niveau sonore en espace clos ....................................................
88
Niveau de pression global pondéré ............................................................................................. 60 Calcul du niveau moyen de pression ......................................................................

237
236
TABLE DES MATIÈRES TABLE DES MATIÈRES
J

8 T R A N S M I S S I O N D 'U N E O N D E S O N O R E Comportement relatif aux bruits d'impact...................................................... 129


À T R A V E R S U N E P A R O I S É P A R A T R IC E ............................................................ 91 Revêtement de sol .................................................................................................. 130
Dalle flottante ........................................................................................................ 131
Facteur de transmission................................................................................... g2
Mesure des bruits d'impact ............................................................................... 133
Indice d'affaiblissement acoustique ............................................................................................ 93
Machine à chocs normalisée .................................................................................. 133
Mesure en laboratoire de l'indice d'affaiblissement acoustique R ................................... 95
Niveau de pression du bruit de choc normalisé ..................................................... 135
Conversion des valeurs de l'indice R (tiers d'octave en o c ta v e )......................................... 98 Niveau de pression du bruit de choc standardisé................................................... 135
Cas des parois discontinues ............................................................................................................... 99
Indice de réduction du niveau de bruit de choc A L ......................................... 136
Méthode de calcul ......................................................................................................................................... 101
Chambre d'essai ..................................................................................................... 136

9 A F F A I B L I S S E M E N T A C O U S T IQ U E 12 IS O L E M E N T R E L A T IF AU B R U IT A É R IE N ......................................... 139
D 'U N E P A R O I S I M P L E ................................................................................................................ 103
Mode de transmission des bruits aériens......................................................... 140
Loi expérimentale de masse................................................................................................................ 104

Isolement brut ..................................................................................................... 140


Loi expérimentale de fréquence .................................................................................................... 106
Isolement normalisé et isolement standardisé ............................................... 141
Fréquence critique .............................................................................................. 107
Isolement normalisé................................................................................................ 141
Fréquence de résonance..................................................................................... 110 Isolement standardisé ............................................................................................. 141

Évaluation de l'affaiblissement acoustique .......................................................................... 112


Méthode de mesure de l'isolement .................................................................. 142

M étho d e............................................................................................................................................................... 112 Évaluation d'un isolement acoustique brut .................................................... 146
Optimisation........................................................................................................ H 3
Évaluation d'un isolement acoustique standardisé ........................................ 149

10 P A R O I D O U B L E ..................................................................................................................................... 11 5
R É G L E M E N T A T I O N E T N O R M A L I S A T I O N .................... 151
Principe.................................................................................................................. 116

Résonance de la paroi double........................................................................... 117 153


13 LE CONCEPT DE VALEUR UNIQUE
Ondes stationnaires............................................................................................ 118 154
Domaine d'application ..............................
Fréquences critiques ........................................................................................... H 9 154
Principe d'élaboration ...............................
Indice d'affaiblissement acoustique moyen ......................................................................... 120 Réglementation .......................................... 155
M étho d e............................................................................................................................................................... 120
Normalisation ............................................. 155
Calcul rapide de R ........................................................................................................................................... 121

Méthode d'évaluation............................... 157


Évaluation de l'affaiblissement acoustique .......................................................................... 122
157
M étho de............................................................................................................................................................... 122 N o r m e s f r a n ç a is e s ...................................................................

N o r m e s e u r o p é e n n e s ............................................................
158
Optimisation........................................................................................................ 124

14 VALEURS UNIQUES
11 P A R O I S É P A R A T R I C E H O R I Z O N T A L E .................................................................... 127 SELON LA NORMALISATION FRANÇAISE 161

Comportement relatif au bruit aérien ........................................................................................ 1 28 Méthode de calcul........... 162


Paroi simple ........................................................................................................................................................ 128 N iv e a u d e p r e s s io n .....................
162
Paroi double ...................................................................................................................................................... 129 Is o le m e n t a c o u s t iq u e g lo b a l
163

I 238 239
TABLE DES MATIÈRES
table des matières

Isolement acoustique normalisé DnAT .............................................................. 1 64 Isolement acoustique aux bruits de l'espace extérieur (DnTAtr) ............................. 203
Aire d'absorption équivalente (A)........................................................................... 203
Indices d'affaiblissement acoustique Rrose et Rroute......................................... 16g
Isolation des parois horizontales (bruit perçu l'nT w) ............................................... 203
Niveau de pression acoustique normalisé Ln flî........................................................... 1 70 Bruit d'équipement (LnAT) ....................................................................................... 204
Durée de réverbération de référence...................................................................... 204
Efficacité normalisée aux bruits de choc A L .................................................... ^71
Modalités d'application de la réglementation ................................................ 204

15 SYN TH ÈSE DE LA RÉGLEMENTATION ACOUSTIQUE


DITE « NRA » ....................................................................................................... 175
18 APPLICATIONS AUX BÂTIMENTS D'HABITATION 207
Thèmes développés dans les deux arrêtés 208
du 28 octobre 1994.................................................................................... 176 Calcul d'une paroi séparatrice verticale...................................
Remarque concernant les transmissions latérales .......................... 209
Exigences en matière de performances acoustiques .................................... 177
Calcul d'une paroi discontinue .................................................. 210
Isolement acoustique au bruit aérien interne (DnAT) .................................... ;......... 177
Isolement acoustique aux bruits de l'espace extérieur (DnAT) ................................. 177 Calcul d'une paroi horizontale .................................................. 211
Aire d'absorption équivalente (A) .......................................................................... 177 Remarque concernant le mode de transmission du bruit de choc .. 212
Niveau de réception des bruits d'impact (bruit perçu LnAT) .................................... 177
Bruit d'équipement (LnAT) ............................................".......................................... 178 Calcul d'une surface absorbante ............................................... 213
Durée de réverbération de référence ..................................................................... 173

Modalités d'application de la réglementation ............................................... 179


VÉRIFICATIONS DE LA QUALITÉ ACOUSTIQUE 215
Sources de bruit.................................................................................... 17g 19
Vérification de la qualité acoustique...................................................................... 179 216
Objet et domaine de la norme.............................................

Durée de réverbération de référence T0 ............................ 216


« VALEURS UNIQUES
SELON LA NORMALISATION EUROPÉENNE .................................. 181 216
Positionnement univoque du matériel .............................
Méthode d'évaluation............................................................................. 132 220
Corrections dues au bruit de fond ....................................
Évaluation de l'indice global pondéré ............................................................ 132
Calcul du terme d'adaptation......................................................................... 134 Conditions générales de mesurage 220
Spectres sonores étendus................................................................................... 135 221
Enregistrement des signaux
Isolement acoustique standardisé pondéré DnT Aet DnT Atr.......................... 189

Indices d'affaiblissement acoustique RA et RA ................................................. 191 223


ANNEXES ................................................................
Niveau de pression pondéré du bruit de choc standardisé L'nT, W ...................................
1\ Caractéristiques principales des matériaux usuels
224
(valeurs courantes)...................................................
Réduction du niveau de bruit de choc pondéré AL^, ....................................