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30/01/2020

Ouvrages Géotechniques
Stabilité d’un barrage sur fondations
impérméable (Phase de service)

Réalisé par :
o Ahmed Ilyas El Omari
o Derhami Meriem
o Charty Mouna

5 GCU – Option TP
Table de matières :

Introduction :........................................................................................................................................... 2
Contexte du projet : ................................................................................................................................ 3
Données du projet ............................................................................................................................... 3
Partie 1 : méthode simplifiée de Kozenay : ............................................................................................. 4
Cas 1 : Barrage Sans noyau : ................................................................................................................ 4
Cas 2 : Barrage avec noyau : ................................................................................................................ 5
Ligne de saturation et stabilité de l’ouvrage : ..................................................................................... 6
Partie 2 : Etude de la stabilité et de la ligne de saturation par le logiciel Plaxis : ................................... 7
Présentation du logiciel : ..................................................................................................................... 7
Données d’entrée : .............................................................................................................................. 7
Résultat :.............................................................................................................................................. 9
Synthèse : .............................................................................................................................................. 16

Table de figures :
- Fig. 1 : ligne de saturation pour la digue sans noyau.
- Fig.2 : Ligne de saturation d’une digue à noyau (extrait du cours)
- Fig. 3 : ligne de saturation pour la digue sans noyau.
- Fig.4 : Fixation du remblai
- Fig. 5 : Pression d’eau en retenu plein.
- Fig.6 : Type de calcul
- Fig.7 : déformation du remblai.
- Fig. 8 présentation des déplacements
- Fig. 9 : Pression appliquée.
- Fig. 10 : deplacement remblai.
- Fig.11 degré de saturation.
- Fig . 12 : ligne de saturation.
- Fig. 13 : degré de saturation de l’ouvrage.
- Fig. 14 : déplacement total du remblai
- Fig. 15 : Ligne de saturation de l’ouvrage.
- Fig. 16 : Degré de saturation.
- Fig. 17 : Cercle de rupture remblai.
Introduction :
La stabilité des ouvrages en terre se place dans l’une des grandes catégories de problèmes
dont fait état la géotechnique. Les pentes réalisées et le compactage des matériaux en
remblai dans des sols partiellement saturés bénéficient d’un accroissement de la résistance
au cisaillement grâce à la cohésion capillaire, ceux qui peut constituer une menace pour
l’ouvrage.

La sécurité d’un barrage en terre dépend de nombreux facteurs, notamment :

 De l’inclinaison de sa pente.
 De la hauteur du talus.
 De la position de la nappe aquifère.
 Des surcharges statiques et dynamiques.
 Des propriétés du terrain.

C’est seulement lorsque l’ensemble de ces éléments sont connus, qu’il est possible de
réaliser un calcul de stabilité par différentes méthodes.

Dans ce projet on s'intéresse en 1er lieu à un calcul manuel par la méthode simplifiée de
Kozeny, et ensuite on fera l’étude par le logiciel Plaxis.

Contexte du projet :

On cherche à vérifier la stabilité d’un barrage souple en argile compacté, sur fondation
imperméable.

Données du projet : (hypothèses du groupe 6)

Matériaux de Argile consolidée et Largeur noyau en ℎ


6
fondation marnes crête = 8.66

Matériaux du Argile Fruit talus amont du 1/1


remblai noyau

hauteur 52 m Fruit talus aval du 0.5 H/1V


noyau
Longueur crête 1150 m

Largeur crête 10 m
Partie 1 : méthode simplifiée de Kozenay :
L’étude des écoulements dans les digues homogènes s’appuie sur les théories de
l’écoulement dans les milieux poreux (loi de Darcy et incompressibilité du milieu et du
fluide). De nombreuses études théoriques et des méthodes de calcul analogique permettent
de déterminer la ligne de saturation dans le matériau.

Dans le cas d’un écoulement permanent dans un barrage en terre homogène construit sur
un sol imperméable, Kozeny montre que les lignes phréatiques sont très proches de
laparabole de Dupuit.

Avec cette méthode on va pouvoir par suite déterminer la ligne de saturation du barrage
sujet de notre projet.

Cas 1 : Barrage Sans noyau :

L’équation de la ligne de saturation est donnée par :

² = (2 + )

Avec = ²+ ²−

Pour déterminer d on se base sur un problème géométrique qu’on va résoudre à l’aide d’un
dessin AutoCAD.

d = 285.19m

Et Donc

= 4.34

Donc la ligne de saturation est

² = 8.699 + 4.34

A l’aide d’AutoCAD, on dessine la parabole ayant l’équation précédente (indiquée en rouge).

La ligne phréatique réelle de saturation part du parement amont(niveau d’eau) et rejoint


rapidement la parabole (indiquée en jaune ).
Fig. 1 : ligne de saturation pour la digue sans noyau.

Cas 2 : Barrage avec noyau :

Sur la recharge aval l’écoulement se fait à travers un massif rectangulaire de longueur L, la


ligne de saturation sort au point h1 du noyau avec

ℎ = 2 +ℎ

Avec ℎ le niveau aval de l’eau, dans notre cas

ℎ = 0

Afin de trouver e, on recherche les paramètres suivants à l’aide d’AutoCAD :

Fig.2 : Ligne de saturation d’une digue à noyau (extrait du cours)


 m = 35.38 m
 d = 101.33 m
 e = 11.66 m
 h1 = 7.60
 alpha = 63°

ℎ = 1.2 × Donc ℎ = 13.99

Et l’équation de la parabole est donc : (indiquée en noir)

² = 23.32 + 11.66

Donc on peut dessiner la ligne de saturation (en rouge)

Fig. 3 : ligne de saturation pour la digue sans noyau.

Ligne de saturation et stabilité de l’ouvrage :

Suite à un défaut d’exécution, ou une mauvaise identification hydrodynamique des


matériaux constitutifs de l’ouvrage, le remblai peut afficher un comportement hydraulique
interne différent, avec une ligne de saturation élevée que prévu. Ce qui engendre des sous
pressions, problèmes de stabilités du talus aval, apparition d’un renard…

Dans notre cas la ligne de saturation ne parait pas très élevé, mais ça reste une question
d’échelle, Vu qu’on n’a pas une analyse claire sur la stabilité de l’ouvrage.

Du coup, dans la partie suivante on va s’intéresser à étudier la stabilité de l’ouvrage avec le


logiciel Plaxis.
Partie 2 : Etude de la stabilité et de la ligne de saturation par le
logiciel Plaxis :
Présentation du logiciel :

PLAXIS 2D est un programme d’éléments finis à deux dimensions utilisé pour effectuer
l’analyse de déformation, de stabilité et de flux pourdifférents types d’applications
géotechniques.

L’interface utilisateur se compose de deux sous-programmes (Input / Output) :

- Le programme d’entrée « Input» c’est un préprocesseur, sert à définir le problème


géométrique, pour créer le maillage en éléments finis et définir lesphases de calcul.

- Le programme de sortie « Output » est un post-processeur, qui est utilisépour inspecter les
résultats des calculs.

Données d’entrée :

Sols :

γ(KN/m²) E (MPa) µ(nu) C (KN/m²) ϱ (°) K


Remblai 16 100 0.25 10 25
Noyau 16 100 0.25 15 23

Conditions limites :

Nous avons générer des fixations au niveau du pieds de l’ouvrage afin d’empecher le calcul
des tassements et se concentrer sur le calcul des instabilités à l’aval.

Fig.4 : Fixation du remblai


Génération du maillage :

Nous avons opter au maillage le plus fin pour un calcul plus précis.

Conditions initales :

Selon les différents cas, nous avons appliquer une pression d’eau sur le coté amont de
l’ouvrage pour calculer son comportement dans ce cas.

Fig. 5 : Pression d’eau en retenu plein.


Type de calcul :

Nous allons réaliser nos calculs dans 2 étapes : un calcul en poids propore suivi d’un calcul en
stabilité.

Fig.6 : Type de calcul

Résultat :

Cas 1 : Remblai sans noyau et retenu vide :

Dans ce cas nous avons eu un tassement d’ordre de 10 à la puissance -3 à cause du poids


propre du remblai, une déformation assez négligeable. Ainsi le coefficient de sécurité est
estimé de 1.6, on peut dire que le remblai est stable.

Fig.7 : déformation du remblai.


Fig. 8 présentation des déplacements

On remarque que les déplacements sont orientés plus vers l’aval du remblai en formant un
cercle.

Fig. 9 : Pression appliquée.


Cas 2 : Remblai avec noyau et retenue vide

Fig. 10 : deplacement remblai.

Fig.11 degré de saturation.

Ce cas est aussi stable, les déformations calculées sont a l’ordre de 10 à la puissance -3 m du
coup il connait ni tassement no glissement des sols, c’est un cas idéal vu que l’ouvrage n’est
pas encore chargé avec l’eau.

Déformationsà l’ordre de 10-3m


Cas 3 : Remblai sans noyau avec retenu plein :

Fig . 12 : ligne de saturation.

Fig. 13 : degré de saturation de l’ouvrage.

De la 1ère remarque, on peut dire que la ligne de saturation obtenue par le logiciel match
parfaitement celle théorique obtenue par la méthode de Kozeny.

En effet cette ligne est assez élevé, ce qui pose l’ouvrage devant des problèmes d’instabilité,
à cause de l’augmentation de la pression interstitielle du matériaux saturé, un matériau
argileux qui à l’air de se gonfler.

Une évaluation d’instabilité a été réaliser par le logiciel.


Fig. 14 : déplacement total du remblai

Les déplacements sont suivant un cercle de rupture à l’aval de l’ouvrage avec un coefficient
de sécurité de 0.93, donc c’est le cas le moins stable.

Afin de résoudre ce problème qui peut causer une instabilité à long terme,Il faut prévoir des
drains pour évacuer l’eau (problème de gonflement d’argile).
Cas 4 : Remblai avec noyau et retenu pleine

Dans ce cas la ligne de saturation est moins élevé, donc une meilleur stabilité est assurée par
rapport au cas précédent ou il y a pas de noyau.

Fig. 15 : Ligne de saturation de l’ouvrage.

Fig. 16 : Degré de saturation.


Coté stabilité de l’ouvrage, son analyse donne un cercle de rupture dont le coefficient de
sécurité est de 0.89, du coup il n’est pas stable et on doit faire attention à sa conception :
compactage, teneur en eau, drains…

Fig. 17 : Cercle de rupture remblai.


Synthèse :
Les barrages en terre sont des ouvrages exceptionnels vu leurs grandes dimensions et les
chargement qu’ils subissent, du coup il faut suivre son comportement afin de se renseigner
plus sur sa sécurité.

Le 4ème cas ( remblai avec noyau et retenu plein) est le cas le plus proche de la phase de
service du barrage à étudier.

Dans ce cas on peut conclure que :

- les déplacements s’orientent vers la pente de l’aval.


- Un tassement à cause du poids propot est remarqué au niveau du noyau mais il est
négligeable.
- Un vidange des eaux de l’amont vers l’aval est assuré.
- Le noyau joue un énorme rôle pour atténuer la saturation, ce qui enchaine une
dimuniation de la pression dans les pores et ensuite une augmentation de la stabilité.

Du coup on propose les solutions suivantes :

- Protection des parements pour empecher l’infiltration de plus d’eau.


- L’installation des drains pour permettre un bon drainage d’eau de l’amont vers l’aval.
- Insérer un filtre pour que les fines ne s’infiltrent pas avec l’eau et cause une
instabilité.