Vous êtes sur la page 1sur 14

« Comment guérir sa blessure ?

»
Témoignages de Séparé-Divorcé Fidèles
Voici un extrait du témoignage vidéo «  Comment guérir sa blessure  ?
»  de Frédéric lors du Camp « Au cœur des hommes » sur l’identité
masculine avec Mgr Rey à la Sainte Baume en octobre 2015. Le
témoignage d’un homme marié, blessé par l’abandon de son épouse,
qui grâce à Dieu va guérir sa blessure conjugale en s’appuyant sur la
Grâce spéciale de son Sacrement de Mariage.

La totalité des propos de Frédéric sur «  Comment guérir sa blessure  ?


»  d’après sa vie et le livre « Indomptable » de John Eldredge 

I - Quelle est la première condition pour guérir sa blessure ? 


II - Qui peut guérir notre blessure ? 
III - Comment guérir sa blessure ? 
IV - Quels sont les Signes de notre guérison ? 

I - Quelle est la première condition pour guérir sa blessure ? 


Reconnaitre sa blessure pour pouvoir la soigner et la guérir. 
Tout homme porte une blessure en lui. 
En plus du péché originel, quelle est notre blessure ? Un homme ne
reçoit pas qu'une seule blessure dans le cours de sa vie ; il sera
constamment blessé. Mais presque tous les coups l'atteignent au même
point sensible : ils sont dirigés contre sa force. 
Une blessure qui n’est pas reconnue et qui n’a pas fait pleurer est une
blessure qui ne peut guérir
Ce qui est nié ne peut guérir
Une blessure qu’on ne ressent pas est une blessure non guérie

Quelle est ma blessure  ? : «  C'était un homme agréable, qui réussissait


bien et que tout le monde aimait dès le premier contact. Il était brillant,
éloquent, charmant et possédait une carrure d'athlète. Il avait épousé
une femme jolie, exerçait une profession gratifiante, conduisait un
coupé sport tout neuf et vivait dans une grande maison ». Et puis c’est le
coup de grâce : l’abandon de ma « jolie épouse » il y a 5 ans… qui part à
1000kms avec notre fille… se trouve un boulot, une nouvelle maison…
C’est pour moi le chaos. 

«  Il y a toujours un moment critique dans la vie d'un homme, lorsque


tout ce sur quoi il comptait s'écroule, lorsque sa batte se brise (« Le
meilleur » avec Robert Redford). Il a fait de mauvais placements, son
entreprise le licencie, l'église l'exclut, la maladie le cloue au lit, sa femme
l'abandonne, sa fille tombe enceinte ». 

Que faire ? Doit-il conserver sa place dans le jeu ? S'abriter dans un


souterrain ? S'efforcer de rassembler les morceaux épars, comme
beaucoup d'hommes le font. La véritable épreuve de l'homme, le début
de sa rédemption, commence au moment où il ne peut plus s'appuyer
sur ce qui lui était familier toute sa vie. Le vrai cheminement commence
quand l'homme laisse tomber son masque, sa fausse identité. 

La blessure de l’abandon de mon épouse est-elle la suite du divorce de


mes parents, de mon étouffement par le cordon ombilical à ma
naissance, de l’avortement des jumeaux précédant ma naissance, de
plus loin encore ? Puisque les malédictions se répercutent sur 4
générations et les bénédictions sur 1000 générations. 

Ce qui me semble sûr : c’est que ma blessure est née de cette peur de
ne pas être aimé et ce besoin de plaire ! 
Le « faux-ego » ? Mon « faux-ego » de séducteur. Tout notre faux ego,
notre style de vie, ne sont que des systèmes de défense bien élaborés
pour barrer l'accès à notre cœur meurtri. C'est un aveuglement
voulu. « Notre faux ego, déclare Manning, nous empêche résolument de
voir la Lumière et de faire face à la Vérité de notre vide intérieur et de
notre fausseté  » . 
Voilà ce que nous faisons de nos blessures, particulièrement nous, les
hommes. Nous les enfouissons profondément pour ne plus les ramener
à la surface. Or, pour guérir, nous devons les extraire des profondeurs
de notre être, ou, plus exactement, y pénétrer. 
Alors, quelle est notre blessure ? Qui nous a blessé ? (notre père, notre
mère, nos aïeux, notre femme, nos enfants, nos amis, nos ennemis, …),
quel est notre « faux-ego », jusqu’où peut nous entrainer notre
blessure ? Ne pas me soigner m’aurait-il entrainé à devenir un « pervers
narcissique », qui peut nous aider à enrayer cette gangrène ? …

II – Qui peut guérir notre blessure ? 

Vouloir guérir tout seul : c’est tomber dans l’orgueil. Ce qui a fait


obstacle (à votre guérison) est la manière erronée dont vous avez voulu
soigner votre plaie et le type de vie qui en est résulté. L’ennemi nous
incite toujours à reprendre le contrôle de la situation, à récupérer le
faux ego, à le reconstruire. C’est l’objet du chapitre suivant du livre de
John Eldredge : « un combat à livrer : l’ennemi ». Seul, nous ne pouvons
rien faire si ce n’est aggraver notre blessure : c’est ma certitude ! 

Se faire aider d’un psy : surement un bon début, se confier à un autre…


Mais sur qui s’appuie l’autre ? Quelles sont les limites du Psy ? Aparté
sur les « exorcistes new-age free-lance » qui vous enlève le mal : qu’en
font-ils ? Il faut bien qu’il le déverse quelque part… Si c’est un psy
chrétien, pourquoi pas ? Mais alors pourquoi ne pas préférer un
Religieux ou un Prêtre qui en plus est gratuit ! Sa seule rémunération est
de guérir les âmes ! De nous aider sur notre chemin de sanctification, de
nous conduire à Dieu ! 

Vouloir compter sur son épouse  :  L'objectif le plus dangereux vers


lequel l'homme dirige sa quête, là où il aboutit presque toujours quelle
que soit la piste suivie, est la femme. Tout homme se souvient d'Ève :
elle hante notre souvenir. Instinctivement, nous pensons que si nous
pouvions la retrouver, la conquérir, nous retrouverions du même coup
notre virilité perdue. Cesser de s’appuyer sur son épouse pour obtenir
notre justification d’homme. 
Pour moi, cela semble évident et pourtant, le Père Henri Caffarel a
dit : « on ne se marie non pour être heureux mais pour sauver son
conjoint »  , sauver l’autre c’est se sauver soi-même, si mon épouse s’est
sauvée… n’est-ce pas le déclencheur de ma conversion ? 

Préférer Dieu à Eve  :  Nous devons faire le choix inverse d’Adam… C’est
à Lui que nous devons confier notre mal. Auprès de Lui seul nous
trouverons la guérison de notre blessure. La guérison ne s'opère jamais
en dehors de l'intimité avec le Christ. La guérison de notre blessure
découle de notre union avec Lui. La véritable essence de la force nous
vient de Dieu par notre union avec Lui. 
Exemple du Roi David dans ses Psaumes qui décrit sa relation avec
Dieu : 
«  Je T'aime, Éternel, ma Force ! » (Ps 18, 2) 
«  Et toi, Éternel, ne t'éloigne pas ! Toi qui es ma force, viens en hâte à
mon secours ! » (Ps 22, 20) 
«  De sa force je me garde en allant vers toi, car Dieu est ma forteresse,
mon Dieu bienveillant... »  (Ps 59, 10-11) 
Ne pas avoir honte de se confier à Dieu, ce n’est pas de notre faute ! Ni
de la Sienne !!! Et j’en suis sûr, c’est le Seul qui peut nous guérir ! 

III - Comment guérir sa blessure ? 


Pas de recette miracle ! Mais des pistes, des moyens de guérison… En
Dieu, avec Dieu et par Dieu ! 
Jésus guérit de 5 façons différentes la cécité : Jésus n'a jamais opéré
deux fois de la même façon. Dans un cas, il mit de la salive sur ses yeux
(Mc 8, 22-25) ; dans un autre cas, il fit de la boue avec sa salive et de la
terre et l'appliqua ensuite sur les yeux de l'aveugle (Jn 9, 1-41). Dans un
troisième cas, il dit un mot (Mc 10, 46-52 ou Luc 18, 35-43) ; dans un
quatrième, il toucha l'infirme (Matthieu 9, 27-30), et dans un cinquième,
il chassa le démon responsable de la cécité (Matthieu 12, 22). Dieu
n'applique pas des formules toutes faites. La manière dont Dieu guérit
notre blessure est parfaitement adaptée à chacun de nous. Dieu est une
personne et Il tient à agir de façon personnelle. Chez certains, la
guérison s'opère au moment précis d'un toucher divin ; chez d'autres
elle nécessite beaucoup de temps et l'aide d'une ou plusieurs
personnes. 

1- L’aveugle de Bethsaïde  :  « Jésus et ses disciples arrivent à Bethsaïde.


Des gens lui amènent un aveugle et le supplient de le toucher. Jésus prit
l’aveugle par la main et le conduisit hors du village. Il lui mit de la salive
sur les yeux et lui imposa les mains. Il lui demandait  : « Aperçois-tu
quelque chose  ? » Levant les yeux, l’homme disait  : « J’aperçois les
gens  : ils ressemblent à des arbres que je vois marcher ». Puis Jésus, de
nouveau, imposa les mains sur les yeux de l’homme  ; celui-ci se mit à
voir normalement, il se trouva guéri, et il distinguait tout avec netteté
». (Mc 8, 22-25) 

2- L’aveugle de naissance de Siloé : «  En passant, Jésus vit un homme


aveugle de naissance. Ses disciples l’interrogèrent  : « Rabbi, qui a
péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » Jésus répondit  :
«  Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de
Dieu se manifestent en lui. Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui
m’a envoyé, tant qu’il fait jour  ; la nuit vient où personne ne pourra plus
y travailler. Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière
du monde ». Cela dit, il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ;
puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle, et lui dit  : « Va te laver
à la piscine de Siloé  » – ce nom se traduit : Envoyé. L’aveugle y alla
donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait. Ses voisins, et ceux qui
l’avaient observé auparavant – car il était mendiant – dirent alors  :
«  N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? » Les uns disaient  :
«  C’est lui.  » Les autres disaient : «  Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui
ressemble. » Mais lui disait : «  C’est bien moi.  » Et on lui demandait :
«  Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? » Il répondit :
«  L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, il me l’a appliquée sur
les yeux et il m’a dit  : “Va à Siloé et lave-toi.” J’y suis donc allé et je me
suis lavé  ; alors, j’ai vu.  » Ils lui dirent  : « Et lui, où est-il ? » Il répondit :
«  Je ne sais pas.  » On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle. Or,
c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait
ouvert les yeux. À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il
pouvait voir. Il leur répondit  : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me
suis lavé, et je vois. » Parmi les pharisiens, certains disaient : «  Cet
homme-là n’est pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du
sabbat.  » D’autres disaient : «  Comment un homme pécheur peut-il
accomplir des signes pareils  ? » Ainsi donc ils étaient divisés. Alors ils
s’adressent de nouveau à l’aveugle  : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il
t’a ouvert les yeux ? » Il dit : «  C’est un prophète. » Or, les Juifs ne
voulaient pas croire que cet homme avait été aveugle et que maintenant
il pouvait voir. C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents et leur
demandèrent  : « Cet homme est bien votre fils, et vous dites qu’il est né
aveugle  ? Comment se fait-il qu’à présent il voie  ? » Les parents
répondirent : «  Nous savons bien que c’est notre fils, et qu’il est né
aveugle. Mais comment peut-il voir maintenant, nous ne le savons pas ;
et qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas non plus. Interrogez-le,
il est assez grand pour s’expliquer. » Ses parents parlaient ainsi parce
qu’ils avaient peur des Juifs. En effet, ceux-ci s’étaient déjà mis d’accord
pour exclure de leurs assemblées tous ceux qui déclareraient
publiquement que Jésus est le Christ. Voilà pourquoi les parents avaient
dit : «  Il est assez grand, interrogez-le ! » Pour la seconde fois, les
pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent  :
«  Rends gloire à Dieu  ! Nous savons, nous, que cet homme est un
pécheur. » Il répondit : «  Est-ce un pécheur ? Je n’en sais rien. Mais il y
a une chose que je sais  : j’étais aveugle, et à présent je vois.  » Ils lui
dirent alors  : « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? » Il leur
répondit : «  Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté. Pourquoi
voulez-vous m’entendre encore une fois ? Serait-ce que vous voulez,
vous aussi, devenir ses disciples  ? » Ils se mirent à l’injurier  : « C’est toi
qui es son disciple ; nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples.
Nous savons que Dieu a parlé à Moïse  ; mais celui-là, nous ne savons
pas d’où il est.  » L’homme leur répondit  : « Voilà bien ce qui est
étonnant ! Vous ne savez pas d’où il est, et pourtant il m’a ouvert les
yeux. Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un
l’honore et fait sa volonté, il l’exauce. Jamais encore on n’avait entendu
dire que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. Si lui
n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire.  » Ils répliquèrent  : « Tu es
tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon  ? »
Et ils le jetèrent dehors. Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le
retrouva et lui dit  : « Crois-tu au Fils de l’homme  ? » Il répondit  : « Et
qui est-il, Seigneur, pour que je crois en lui  ? » Jésus lui dit : «  Tu le vois,
et c’est lui qui te parle. » Il dit : «  Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna
devant lui. Jésus dit alors  : « Je suis venu en ce monde pour rendre un
jugement : que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui
voient deviennent aveugles.  » Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec
lui entendirent ces paroles et lui dirent : «  Serions-nous aveugles, nous
aussi ? » Jésus leur répondit  : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas
de péché  ; mais du moment que vous dites  : “Nous voyons !”, votre
péché demeure ».  (Jn 9, 1-41) 

3- L’aveugle Bartimée de Jéricho  :  « Jésus et ses disciples arrivent à


Jéricho. Et tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une
foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait,
était assis au bord du chemin. Quand il entendit que c’était Jésus de
Nazareth, il se mit à crier  : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi  ! »
Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus
belle  : « Fils de David, prends pitié de moi ! » Jésus s’arrête et dit  :
«  Appelez-le.  » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit  : « Confiance,
lève-toi ; il t’appelle.  » L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut
vers Jésus. Prenant la parole, Jésus lui dit : «  Que veux-tu que je fasse
pour toi  ? » L’aveugle lui dit  : « Rabbouni, que je retrouve la vue  ! » Et
Jésus lui dit  : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue,
et il suivait Jésus sur le chemin ».  (Mc 10, 46-52) 

4- Les deux aveugles  :  « Tandis que Jésus s’en allait, deux aveugles le
suivirent, en criant : «  Prends pitié de nous, fils de David  ! » Quand il fut
entré dans la maison, les aveugles s’approchèrent de lui, et Jésus leur
dit : «  Croyez-vous que je peux faire cela  ? » Ils lui répondirent : «  Oui,
Seigneur. » Alors il leur toucha les yeux, en disant  : « Que tout se passe
pour vous selon votre foi ! » Leurs yeux s’ouvrirent, et Jésus leur dit avec
fermeté  : « Attention  ! que personne ne le sache  ! »  (Matthieu 9, 27-
30) 

5- L’aveugle possédé : «  Alors on lui présenta un possédé qui était


aveugle et muet. Jésus le guérit, de sorte que le muet parlait et qu’il
voyait »  (Matthieu 12, 22) 
Idem pour la guérison des lépreux (3 cas) : « Un lépreux » (Matth. 8, 2-
4 ; Marc 1, 40-45 ; Luc 5, 12-14) ; « Les dix lépreux » (Luc 17, 12-19) ;
« Simon, le lépreux » (Matth. 26, 6 ; Marc 14, 3) 

La guérison des paralytiques (3 cas) : Le « paralytique de Béthesda »


(Jean 5, 5-9) ; Le « serviteur du centurion » (Mat 8, 5-13 ; Luc 7, 2-10) ;
Le « paralytique introduit par le toit » (Matth. 9, 2-7 ; Marc 2, 3-12 ; Luc
5, 18-26), des Sourds, des Muets, …, des «  Ressuscités  » :  « La fille de
Jaïrus » (Matth. 9, 18-26 ; Marc 5, 22-24 et 35-43 ; Luc 8, 40-42 et 49-
56) ; « Naïn » (Luc 7, 11-17) ; La « résurrection de Lazare » (Jean 11, 1-
44), …

Alors quelles sont ces pistes, ces moyens de guérison ? 

Guérir par la Capitulation  :  Reconnaitre que nous sommes brisés,


broyés, … Que seul Dieu peut nous guérir, nous abandonner à son
Amour, Le supplier de nous aider… C’est ce qui plait à Dieu ! Un cœur
humble ! 
Faire face à la blessure : plutôt que de nous replier sur notre nombril,
accuser et rejeter Dieu, nous ouvrir sur les autres, à Dieu ! 
Lui demander de venir et de nous rencontrer sur le terrain de notre
blessure, de pénétrer dans les endroits brisés et non guéris de notre
cœur. 
«  Sans moi, vous ne pouvez rien faire »  (Jn 15, 5), voilà la Source de la
force réelle de guérison ! 
Alors, prenez-Le au mot, demandez-Lui de guérir tout ce qui est brisé en
vous et de rassembler les morceaux épars de votre cœur pour en faire
un cœur entier et sain. Demandez-Lui de vous affranchir de tout
asservissement, de vous libérer de toute captivité, comme Il a promis de
le faire. 
Vous devez vous lamenter sur votre blessure (cf. « Le Mur des
Lamentations » à Jérusalem pour les Juifs). 

Les Larmes guérissent : Il est important que nous pleurions sur notre
blessure ; c'est la chose la plus honnête que nous puissions faire. En
nous affligeant, nous admettons la vérité, à savoir que nous avons été
blessés par quelqu'un que nous aimions, que nous avons perdu quelque
chose qui nous tenait beaucoup à cœur, et que cela fait très mal. Les
larmes guérissent. Elles aident à ouvrir la plaie et à la nettoyer… Le
chagrin est une forme de validation : il indique que la blessure est réelle
et qu'elle importe (Cf. Saint Ignace de Loyola : journée avec ou sans
larmes ; le Don des larmes). 

Guérir par les Sacrements  :  le Sacrement de Réconciliation et le


Sacrement de l’Eucharistie, le Sacrement des Malades, les Grâces
spéciales de notre Sacrement de Mariage, de Baptême, de
Confirmation. 
Le premier Sacrement pour nous guérir est selon moi la Confession.
Comment peut-on pardonner à ceux qui nous ont offensés, blessés
(père, mère, meurtrier de son enfant, …) si nous-même, nous n’avons
pas reçu le Vrai Pardon du Père ? 
L’expérience du Sacrement des Malades : le « Tout en un » ! 

Guérir par la Prière  : 


Plus par la nôtre que par celles des autres : 1 pour 1000 de prières
réellement formulées par rapport à celles promises ! Le fameux « je vais
prier pour toi » ! Je crois néanmoins que ce « 1 pour mille » a beaucoup
d’effet sur ma guérison (cf. le Pape François) 
Savez-vous pourquoi Dieu ne répond pas toujours immédiatement à nos
prières ? Parce qu'Il veut nous parler, et que son refus d'exaucer sur Ie
champ est parfois le seul moyen de nous obliger à nous arrêter et à lui
parler. Son cœur est fait pour entretenir des relations, pour partager
l'aventure

Guérir par l’Oraison, le Chapelet, l’Adoration,… : 


La guérison de notre blessure découle de notre union avec le Christ.
Seigneur Jésus, conduis-moi dans ma blessure. 
La Vierge Marie, par le Chapelet, par ses Apparitions à Lourdes (cf.
expériences comme hospitalier à Lourdes aux piscines : lieu de
guérison), à Fatima (à genoux), à Notre-Dame du Laus (le Refuge des
pêcheurs), …
L’Adoration Eucharistique : ce cœur à Cœur ! 

Guérir par la Lectio Divina, L’Imitation de JC, la Vie des Saints,…  : 


Dieu cherche à faire notre initiation : que cherches-Tu à m'enseigner là ?
À quels sujets veux-Tu me faire réfléchir ? Que voudrais-Tu me
montrer ? À quoi me demandes-Tu de renoncer ? 

Guérir par le Jeûne, les Temps de l’Avent et du Carême, chaque


vendredi  : 
Demandons à Dieu de nous affranchir de tout asservissement, de nous
libérer de toute captivité, comme Il a promis de le faire ; de nous
débarrasser de notre faux ego. Renoncer à tout ce sur quoi nous nous
appuyions autrefois et à nous aventurer avec Dieu. Nous pouvons
décider de prendre l'initiative nous-mêmes, ou attendre que Dieu
intervienne et bouscule tout. 

Guérir par des Retraites  :  Adam, fut créé à l’extérieur du jardin, dans le
désert. Retraite Ignacienne avec les CPCR pour une rencontre avec le
Christ, chez les Bénédictins (Solesme, le Baroux, Keur Moussa, …) pour
s’immerger dans la liturgie des heures, dans l’atlas marocain, un goum
en Lozère, les Dominicains ici à la Ste Baume pour recevoir des
enseignements, …

Guérir par la Charité  :  visiteur de malades (SEM), œuvres caritatives, …

Guérir grâce à l’Eglise  :  les mouvements, communautés, amis,… La


Communion Notre-Dame de l’Alliance

Guérir par son Travail : en recherchant la sainteté dans sa vie


quotidienne : « Mettre le Christ au cœur de toutes ses activités
humaines moyennant un travail sanctifié, sanctifiant et
sanctificateur »  (Saint Josémaria Escriva). Que le travail ne soit pas un
refuge, mais d’offrir son travail à Dieu
….
Cette liste n’est pas exhaustive, ce sont quelques ingrédients qui
constituent avec un dosage qui nous est propre, notre médicament
divin. Quel est le vôtre ? 

IV - Quels sont les Signes de notre guérison ? 


Trouver son lieu de fécondité, le nom que Dieu nous donne, notre gloire
surgit de notre blessure, …
Demandez à Dieu ce qu’Il pense de vous
Quel est son Appel ? Quel chemin vous demande-t-Il de prendre ? Quels
sont ces « clins-Dieu » qui nous encouragent sur ce chemin de
guérison ? 
Personnellement, Il m’a appelé Frédéric par mon prénom de Baptême
et si je pense au Bienheureux Frédéric Ozanam (St Vincent de Paul), à
Saint Paul pour sa conversion foudroyante (j’habite Saint Paul, à l’école
St Paul, ma conversion à la Saint-Pauloise,…), à Saint Jean-Baptiste
(Martyr de l’Amour conjugale), à la petite Thérèse (fêtée le jour de mon
anniversaire), …, je me sens aujourd’hui appelé à aider les autres dans
leurs guérisons par la Communion Notre-Dame de l’Alliance, la Visite
des Malades, …

Un mot sur la Communion Notre-Dame de l'Alliance : la Communion


Notre-Dame de l'Alliance (CNDA) réunit des hommes et femmes
engagés dans un Mariage sacramentel et vivant seuls à la suite d'une
séparation ou d'un divorce. Dans la foi au Christ et l'amitié fraternelle,
ils suivent un chemin de fidélité, de pardon et d'espérance.

Pour Conclure et méditer sur la «  Guérison de notre blessure » : 


- Quel est le(s) meilleur(s) moyen(s) que Dieu me donne pour guérir ma
blessure ? 
- A quoi ressemble mon chemin personnel de guérison ? 
- Pourquoi suis-je déjà en voie de guérison ? 

Ecouter également le témoignage de Frédéric « Ce qui est impossible


aux hommes est possible à Dieu » sur Radio Maria