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Mémoire bibliographique en vue de l’obtention de Diplôme

d’Etudes Supérieures Professionnelles (DESP)

Les dispositifs de retenue routiers

Auteur : Rova Henintsoa RAFALIMANANA

Filière : Bâtiment et Travaux Publics

Option : Travaux Publics

Encadreur pédagogique : Hervé Gilda RIVOHAJANIONY

Promotion : Mirindra

Année Universitaire : 2010-2011


Mémoire bibliographique en vue de l’obtention de Diplôme
d’Etudes Supérieures Professionnelles (DESP)

Les dispositifs de retenue routiers

Auteur : Rova Henintsoa RAFALIMANANA

Filière : Bâtiment et Travaux Publics

Option : Travaux Publics

Encadreur pédagogique : Hervé Gilda RIVOHAJANIONY

Promotion : Mirindra

Année Universitaire : 2010-2011


Avant-propos

Dans le cadre de la formation en Bâtiment et Travaux Publics chaque étudiant


est tenu d’effectuer un mémoire bibliographique, en vue de l’obtention du Diplôme
d’Etude Supérieure Professionnelle (DESP). La route est l’une des matières de base
dans l’option Travaux Publics, pendant nos formations nous avons appris qu’elle doit
être une source de sécurité et confort pour ses usagers. En parlant de sécurité, le thème
choisi reflète ce terme sécurité « Les dispositifs de retenue routiers » conçus même
pour cette sécurité de ses utilisateurs.
Remerciements
D’abord nous remercions Dieu car sans lui, sans son amour, et sans sa grandeur rien

ne nous était possible à commencer des plus petits aux plus grands de nos tâches, mais aussi

en nous accompagnant, nous donnant force, santé, et ainsi jusqu’à l’élaboration de ce

mémoire.

Tout cela n’ayant pas été achevé sans l’étroite collaboration des différentes

personnes que nous citons avec nos profondes et vives reconnaissances :

- Monsieur le Président Directeur Général de l’Institut de Formation Technique Chef

de filière Bâtiment et Travaux Publics Valisaona ANDRIAMBOLANIRINA en

créant, et dirigeant l’Institut de Formation Technique.

- Monsieur le Directeur Général de l’Institut de Formation Technique Elisé

RAVELOSON Professeur titulaire pour la signature de nos lettres et papiers

administratifs.

- Le Directeur des Etudes Madame Volatiana RATSIMBA pour la programmation de

nos emplois du temps et matières pour cette année universitaire.

- Monsieur Hervé Gilda RIVOHAJANIONY notre encadreur pédagogique en nous

dirigeons, corrigeons, au fil de notre mémoire jusqu’à son élaboration.

- Le personnel administratif et formateur au sein de l’I.F.T. surtout ceux de la filière

Bâtiment et Travaux Publics.

- Notre famille qui était toujours à nos chevets au long de nos études.

- Nos amis, et tous ceux qui ont participé pour l’élaboration ce présent mémoire.

A toutes ces personnes, nous leur présentons toute notre gratitude, ainsi que nos

profonds remerciements. Nous leur souhaitons santé, bonheur, et réussite que notre Bon

Dieu vous bénisse.

i
Sommaire
Avant-propos

Remerciements

Sommaire

Liste des abréviations

Liste des unités

Liste des tableaux

Liste des figures

Introduction

PARTIE I ANALYSE DES OUVRAGES

Chapitre I Généralités

Chapitre II Critère généraux de choix du dispositif de retenue

PARTIE II DISCUSSION DES RESULTATS

Chapitre III Condition d’implantation – Spécificité de montage en niveau 1 des glissières


métalliques de profil A ou B

Chapitre IV Condition d’implantation – Spécificité de montage en niveau 2 des glissières


métalliques de profil A ou B

Chapitre V Dispositifs de retenue latéraux en béton

Chapitre VI Dispositif de retenue frontaux – Barrière de sécurité

Conclusion

Bibliographie

Table des matières

ii
Liste des abréviations
A.D.M. : atténuateurs à déformation métallique

A.I.E. : atténuateurs inertiel à eau

BTP : Bâtiment et Travaux Publics

DBA : Double en Béton Adhérent

DESP : Diplôme d’Etude Supérieure Professionnelle

D.R. dispositif de retenue

GBA : Glissière en Béton Adhérent

I.F.T. : Institut de Formation Technique

PL : poids lourd

S.E.T.R.A. : Services d’Etudes Technique des Routes et Autoroutes

T.P.C. : Terre-plein Central

iii
Liste des unités
m : mètre

kg : kilogramme

cm : centimètre

km/h : kilomètre par heure

h : heure

T : tonne

ml : mètre linéaire

° : degré

iv
Liste des tableaux
Tableau 1.1 Glissière simple …………………………………………………………09

Tableau 2.1 Glissière double…………………………………………………………10

Tableau 2.2 Glissière simple Gierval………………………………………………...12

Tableau 2.3 Glissière double Gierval……………………………………………… 12

Tableau 2.4 Niveaux de retenue des barrières de sécurité ……………… …………21

Tableau 3.1 Différents types de support …………………………………………….25

Tableau 3.2 Glissière de sécurité de niveau 1 …………………………… ………27

Tableau 3.3 Glissière de sécurité en niveau 1 espace devant une dénivellation ……28

Tableau 4.1 Nature du sol et support ………………………………… ………… ……………31

Tableau 4.2 Nature des supports …………………………………………… … …….……… …31

Tableau 4.3 Glissière de sécurité de niveau 2 devant une dénivellation … ……… 32

Tableau 4.4 Glissière de sécurité de niveau 2 devant un obstacle saillant …… .... 33

Tableau 6.1 Fonctionnement d’un musoir métallique …………………………………….38

Tableau 6.2 Tableau des dimensions d’un ADM………………………………………………39

Tableau 6.3 Tableau des dimensions d’un AIE ………………………………………………..40

Tableau 6.4 Tableau récapitulatif des dispositifs de retenue frontaux …… .……… 41

Tableau 6.5 Implantation d’une barrière - Espace devant une dénivellation …….…..44

v
Liste des figures
Fig. 1.1 Représentation d’un obstacle…………………………………………………03

Fig. 1.2 Représentation d’une zone riveraine………………………………………….03

Fig. 1.3 Position de dispositif de retenues latérales et frontales………………………04

Fig.1.4 D.R simple métallique et béton……………………………...………………. 04

Fig.1.5 DR double métallique et béton………………………… …………………..04

Fig. 1.6 DR souple…………………………………………………………………… 05

Fig. 1.7 Glissière de niveaux 1, 2, 3…………………………………………………...06

Fig. 1.8 Barrières légères, normales et lourdes…………………… …………………..07

Fig. 2.1 Aspect du profil A, B…………………………………………………………09

Fig. 2.2 Encombrement des glissières simples……… ……… ……………………09

Fig. 2.3 Adaptation obstacle, écran inférieur motocycliste…………………………..10

Fig. 2.4 Encombrement des glissières doubles………………………………………..10

Fig. 2.5 Aspect du profil Gierval ……………………………………………………12

Fig. 2.6 Encombrement des glissières simples Gierval… ………………………… 12

Fig. 2.7 Encombrement des glissières doubles Gierval……… …………………….12

Fig. 2.8 Séparateurs simples (GBA), double (DBA) en béton …… ………………...14

Fig. 2.9 Murets continus en béton………… ………………………… …………….17

Fig. 2.10 Musoir de profil A ou B de rayon supérieur ou égale à 2 m …………………18

Fig. 2.11 Musoir plat de rayon 1 m ………… ……………………………………… 18

Fig. 2.12 Atténuateur de choc à déformation métallique, inertiel à eau ………………..19

Fig. 2.13 Barrières légères …………………………………………………………… 20

Fig. 2.14 Barrières normales ……………………………………………………………21

Fig. 2.15 Ecran sur BHO, BN4, super séparateur. …………………………………… 22

vi
Fig. 3.1Glissières simples ………………… ……… …… …… …………………….24

Fig. 3.2 Glissières doubles à entretoise ……… …… … ………… ………………….25

Fig. 3.3 Mouvement glissières simples et doubles au cour d’un choc …… … … …..26

Fig. 3.4 Espace devant un obstacle saillant ………… … …… …………… …………27

Fig. 3.5 Espace devant une dénivellation …………………… ……… … ………… 27

Fig. 3.6 Remblai classique, à forte pente, brutale ……… ……………………………..28

Fig. 3.7 Caniveau profond seul ………………………… ………… …………………..28

Fig. 3.8 Implantation en TPC ………………….…… … ………………………………29

Fig. 3.9 Hauteur à la pose ………….……………… ………………………………… 30

Fig. 3.10 Hauteur en présence d’un caniveau ……… .……… …………… ……….30

Fig. 4.1 Espacement devant une dénivellation ……..……………… ………………...32

Fig. 4.2 Variantes B1, B2, D1 ……………………… ..……… ……………………….32

Fig. 4.3 Espace devant un obstacle saillant ………… …………………………………33

Fig. 4.4 Variantes B1, C, D1 ……………… …………… …………………… ………33

Fig. 5.1 Séparateur DBA, GBA ……….….……… ………………………… ……… 34

Fig. 5.2 Machine à coffrage glissant ……….………………………………… … …….36

Fig. 6.1 Fonctionnement d’un musoir métallique …………………… …………… …38

Fig. 6.2 Fonctionnement d’un ADM ………….. …………………… ………… ……39

Fig. 6.3 Dimensions des AIE ……………….……………………….. … ……………40

Fig. 6.4 Encombrement des DR frontaux ………… …………………………………..41

Fig. 6.5 Implantation d’une barrière devant un obstacle saillant ………… ………… 43

Fig. 6.6 Solution 1, 2, 3 ………………………………………… ……………… ……43

vii
Introduction
Malgré la baisse spectaculaire du nombre d’accidents et de victimes enregistrée depuis
l’année 2002, due essentiellement à la détermination des Pouvoirs publics, la sécurité
routière reste une préoccupation majeure : chaque année, la société malagasy paie un
lourd tribut aux accidents de la route et amène son train de mesures pour tenter de
réduire ce fléau. La sécurité, le confort sont les principaux attributs que doivent avoir
une route pour ses usagers. Comment peut-on donc satisfaire ce besoin en sécurité pour
eux vue l’installation des panneaux de signalisations, les marquages au sol,
l’inattention, l’insomnie des chauffeurs, les chauffards, pour les jeunes en recherche de
vitesse, les accidents sont toujours présents sur la chaussée mais aussi pourraient être
plus grave lors d’une sortie de route. C’est d’après ce contexte que l’on a choisi et
d’opter pour le thème « les dispositifs de retenue routiers ». Les articles suivants :

- Les dispositifs de retenue en béton – CIM béton CENTRE D’INFORMATION


SUR LE CIMENT ET SES APPLICATIONS
- DISPOSITIFS DE RETENUE DES VEHICULES Fascicule 1 : Introduction –
Services d’Etudes Technique des Routes et Autoroutes (S.E.T.R.A.)
- DISPOSITIFS DE RETENUE DES VEHICULES Fascicule 2 : Dispositifs de
retenue latéraux métalliques - Services d’Etudes Technique des Routes et
Autoroutes (S.E.T.R.A.)
- DISPOSITIFS DE RETENUE DES VEHICULES Fascicule 3 : Dispositifs de
retenue latéraux en béton - Services d’Etudes Technique des Routes et Autoroutes
(S.E.T.R.A.)
- DISPOSITIFS DE RETENUE DES VEHICULES Fascicule 4 : Dispositifs de
retenue frontaux - Services d’Etudes Technique des Routes et Autoroutes
(S.E.T.R.A.)

nous ont permis de développer notre mémoire et par la suite sa division en deux grandes
parties : en première partie on va analyser ses différents ouvrages, et en deuxième
partie, on va discuter ses résultats.

1
PREMIERE

PARTIE
ANALYSE DES OUVRAGES
Chapitre I GENERALITES

1 Définition
Le fascicule 1 des DISPOSITIFS DE RETENUE DES VEHICULES dans sa définition
rapporte qu’un dispositif de retenue est un équipement de sécurité destiné à favoriser le
maintien d’un véhicule motorisé sur la partie roulable de la plateforme.

De nombreux produits et aménagements sont susceptibles de remplir cette fonction.


Toutes fois, ne sont considérés comme dispositifs de retenue, et agréés comme tels, que
les matériels qui, simultanément, possèdent une capacité de retenue supérieure à un
seuil donné et assurent le maintien du véhicule sur la chaussée dans des conditions de
sécurité acceptables pour les usagers de la route.

Les dispositifs de retenue sont répertoriés dans différentes classes selon les
performances observées lors d’essais de qualification effectués en fonction de la masse,
de la vitesse et de l’angle d’impact d’un véhicule.

2 Emploi des dispositifs de retenue


Lors d’une sortie de chaussée, un véhicule pénètre dans un milieu où il peut rencontrer
de nombreux éléments susceptibles d’aggraver les conséquences matérielles ou
corporelles de l’accident. C’est d’après Le fascicule 1 des DISPOSITIFS DE RETENUE
DES VEHICULES dans Généralités que deux éléments peuvent être distingués : les
obstacles, les zones riveraines.

2.1 Les obstacles


Les obstacles peuvent provoquer des dommages sensibles aux véhicules et à leur
occupant. Ils peuvent être regroupés en deux catégories :

 Les obstacles liés aux infrastructures ou au terrain naturel. Ce sont par exemple,
les dénivellations brutales, les talus de fortes pentes, les fossés, les cunettes, tête
de buse et autres ouvrages ponctuels de drainage. Ces obstacles sont susceptibles
de provoquer le blocage, un changement dangereux et incontrôlable de trajectoire
ou le renversement des véhicules.
 Les obstacles liés aux superstructures. Ce sont, par exemple, les panneaux et
portiques de signalisation, les candélabres, les piles de pont, les plantations

2
d’arbres, les poteaux supports de lignes électrifiées… Ces obstacles provoquent
généralement un blocage brutal du véhicule occasionnant des dégâts matériels
importants et des décélérations souvent dangereuses pour les occupants.

Fig. 1.1 Représentation d’un obstacle - Source : Fascicule 1 des dispositifs de retenue

2.2 Les zones riveraines


Les zones riveraines sont des zones dans lesquelles l’intrusion d’un véhicule ou de son
chargement peut causer des dommages graves des tiers. C’est notamment le cas
lorsqu’une activité humaine existe à proximité de la chaussée, lorsqu’une chaussée
franchit ou longe une voie ferrée, une autre chaussée, un cours d’eau, ou lorsqu’une
zone de captage d’eau potable se trouve à proximité.

Fig. 1.2 Représentation d’une zone riveraine - Source : Fascicule 1 D.R des véhicules

3 Terminologie
Le fascicule 1 des DISPOSITIFS DE RETENUE DES VEHICULES dans Généralités
parle de Terminologie de DR :

3.1 Dispositifs de retenue latéraux et frontaux


Ils sont appelés :

 latéraux: lorsque les angles probables de heurts sont inférieurs à 45°. Ils
s’emploient en section courante sur accotement ou sur terre central.

3
 frontaux : lorsqu’ils risquent d’être percutés par des véhicules sous un angle
compris entre 45° et 90°.

Fig. 1.3 Position de dispositif de retenues latérales et frontales - Source : Fascicule 1 D.R

3.2 Dispositifs de retenue simple et double


Ils sont qualifiés de :

 simples : lorsqu’ils ne sont efficaces que d’un seul côté (par exemple : glissière
simple sur accotement)
 doubles : lorsqu’ils peuvent être percutés des deux côtés en ayant un
comportement identique lors d’un choc (par exemple : glissière double sur support
unique équipant un terre-plein centrale)

Fig.1.4 D.R simple métallique et béton - Source : Fascicule 1 D.R des véhicules
Fig.1.5 DR double métallique et béton - Source : Fascicule 1 D.R des véhicules

3.3 Dispositifs de retenue souples et rigides


Selon leur mode de fonctionnement, on distingue :

 des dispositifs de retenue « souples » qui se déforment lors d’un choc d’une
voiture et conservent une déformation permanente

4
 des dispositifs de retenue « rigides » qui ne subissent ni déformation, ni
déplacement lors d’un choc de voiture. Aucune énergie n’étant absorbée par le
dispositif, dans le cas d’un choc sous un angle d’incidence important, ou vitesse
d’impact élevée, les décélérations subis par les occupants de la voiture peuvent être
sévères et les risques de rebond sont augmentés.

Fig. 1.6 DR souple - Source : Fascicule 1 D.R des véhicules

4 Agrément, classifications et critères de choix des dispositifs de


retenue latéraux
Un dispositif de retenue latéral ou frontal efficace devrait permettre d’assurer l’arrêt
d’un véhicule venant le heurter sans décélération excessive, l’énergie cinétique étant
totalement absorbée au cours du choc par les déformations du véhicule, du dispositif de
retenue et par les frottements engendrés. Le fascicule 1 des DISPOSITIFS DE
RETENUE DES VEHICULES dans Généralités nous apprend :

4.1 Agrément
Pour être agréer les dispositifs de retenue font l’objet d’essais de choc en grandeur
réelle et doivent satisfaire aux trois conditions principales suivantes :

 Le véhicule ne doit pas franchir le dispositif


 Les déformations du véhicules et du dispositif doivent conduire à :
 Des décélérations mesurées suffisamment faibles pour ne pas provoquer
de blessure graves à des occupants ceinturés.
 Eviter l’intrusion dangereuse de matériels dans l’habitacle du véhicule,
5
 Laisser la possibilité d’ouvrir les portières après le choc.
 Le rebond éventuel après choc du véhicule ne doit se produire qu’à faible vitesse
et sous un angle faible pour diminuer le risque et les conséquences d’un choc
secondaire avec d’autres véhicules.

4.2 Classification des dispositifs de retenue latéraux


Les essais de choc sont réalisés dans des conditions bien définies de masse, de vitesse et
d’angle d’impact du véhicule sur le dispositif. Ils sont souvent complétés par d’autres
tests adaptés à la spécificité de chaque matériel dont le but est d’apprécier le
comportement du dispositif dans des conditions de choc différentes.

Ces essais permettent de déterminer deux classes de dispositifs de retenue :

 Les glissières de sécurité qui retiennent les voitures dans de bonnes conditions
de sécurité et qui sont classés en 3 niveaux selon les performances constatée lors
des essais de choc :

Fig. 1.7 Glissière de niveaux 1, 2, 3 - Source : Fascicule 1 D.R des véhicules


 Les barrières de sécurité qui doivent être capables de retenir des véhicules
lourds mais également les véhicules légers dans des conditions de sécurité

6
acceptables et qui sont classées en 3 catégories selon les performances observées
lors des essais de choc :

Fig. 1.8 Barrières légères, normales et lourdes - Source : Fascicule 1 D.R des véhicules

7
Chapitre II CRITERES GENERAUX DE CHOIX DU DISPOSITIF
DE RETENUE

1 Critères de choix du dispositif de retenue


D’après Le fascicule 1 des DISPOSITIFS DE RETENUE DES VEHICULES dans
Généralités , le choix d’un dispositif de retenue suppose que l’étude préliminaire a été
réalisée et qu’il n’est pas possible de supprimer, déplacer ou modifier les obstacles. Il
intervient après une analyse des besoins comportant l’étude de la classe du modèle et de
l’ancrage du dispositif à implanter.

En générale le choix de la classe du dispositif (glissière ou barrière) est fonction du


risque que l’on veut couvrir. Celui-ci dépend des caractéristiques de la route, du trafic et
de la nature des obstacles ou des zones riveraines à isoler.

En raison de leur rigidité vis-à-vis des véhicules légers, les barrières de sécurité ne
doivent pas être implantées que lorsque l’objectif de retenue des véhicules lourds le
nécessite.

2 Choix d’une glissière de sécurité de niveau 1


Les glissières de sécurité de niveau 1 sont les dispositifs conçus pour assurer la retenue
latérale des véhicules légers sur les autoroutes, voies rapides et routes de rase
campagne. L’article DISPOSITIFS DE RETENUE DES VEHICULES fascicule 1, dans
Niveau 1 poursuit avec :

2.1 Capacité de retenue. Performances de sécurité. Dispositif agréés


Elles sont testées avec un véhicule léger de masse de 1 250kg heurtant la glissière à une
vitesse de 80km/h sous un angle de 30° (ou 100 km/h sous un angle de 20°).

Ces essais permettent de définir les normes d’emploi des différents modèles et types de
matériels.

Trois modèles de dispositifs de retenue sont actuellement agréés dans la classe


« glissière de sécurité de niveau 1 ».

 Les glissières métalliques de profil A et B


 Les glissières Gierval.

8
 Les séparateurs en béton de type « GBA ou DBA »

Fig. 2.1 Aspect du profil A, B - Source :


Fascicule 1 D.R des véhicules

2.2 Les glissières de sécurité métalliques de profil A ou B


 Description

L’élément longitudinale ou lisse de ces glissières est constitué d’éléments de glissement


de profil A et B entre eux par recouvrement et boulonnage.

 Les glissières simples sont constituées d’une lisse fixée (avec


interposition d’un écarteur) sur une rangée de supports. On distingue
plusieurs types de glissières suivant la nature et l’espacement des supports :

Fig. 2.2 Encombrement des glissières simples - Source : Fascicule 1 D.R des véhicules
Tableau 1.1 Glissière simple - Source : Fascicule 1 D.R des véhicules
Adaptations particulières :
SO adaptation conçue pour l’isolement des obstacles saillants
2R adaptation appelée « écran motocycliste » conçue pour diminuer la gravité de choc
d’un être humain glissant au sol contre le pied des supports d’une glissière.

9
FR adaptation équipant les glissières simples à l’extérieur des courbes de faible rayon
(R < 60m)

Fig. 2.3 Adaptation


obstacle, écran inférieur motocycliste - Source : Fascicule 1 D.R des véhicules

 Les glissières doubles sont constituées de deux lisses fixées sur des
entretoises espacées de 2m qui sont boulonnées sur des supports (I.P.E.80)
espacés de 2 ou 4 m

Fig. 2.4 Encombrement des glissières doubles - Source : Fascicule 1 D.R des véhicules
Il existe également plusieurs types selon l’espacement des supports et la
largeur de la glissière.

Tableau 2.1 Glissière double - Source : Fascicule 1 D.R des véhicules


10
 Domaine d’emploi.

Le comportement en service des glissières de profil A ou B, a fait l’objet d’un suivi


constant depuis de nombreuses années, de nombreux essais ont permis d’améliorer
les performances.

La souplesse d’une glissière augmente avec l’espacement des supports et les


conditions de retenue sont d’autant meilleures que la glissière est plus souple.

Il importe donc, chaque fois que les contraintes d’aménagement le permettent,


d’utiliser le type de glissière le plus souple et, pour une glissière donnée, de
l’implanter le plus loin possible de la chaussée.

 L’utilisation de glissières avec un espacement des supports de deux


mètres (GS2, GRC, DE2) permet, en augmentant la rigidité du dispositif, de
réduire les distances (par rapport à l’obstacle ou en largeur de terre-plein
central) nécessaires à leur emploi.
 L’emploi de la glissière simple de type GCU, dont la rigidité peut
provoquer le renvoi brutal des véhicules légers, nécessite un examen
particulier. Il est déconseillé si la longueur d’implantation dépasse 200m.
 L’emploi de la glissière GR4 doit être à l’équipement des ouvrages d’art
existants.
 Les glissières de sécurité métalliques doubles de profil A et B de types
DE4 et DE2 ont permis, lors des essais, d’assurer la retenue de véhicules
lourds de masses voisines de 10t lancés à 70 km/h sous un angle de 20°. Elles
ont donc une capacité de retenue supérieure à celle des glissières simples.
Elles offrent, pour les voitures, de très bonnes conditions de retenue.
 La glissière double à entretoise étroites DEe2 n’a pas été testée avec un
PL. son emploi est déconseillé sur les T.P.C. dont la largeur dépasse 3m ou si
le trafic moyen journalier de la voie de circulation la plus chargée est
supérieur à 200 véhicules lourds.
 La glissière double à entretoises allongées DEa2 possède une qualité de
retenue médiocre. Son emploi est envisageable pour améliorer
l’équipement d’une route existante.

11
2.3 Les glissières métalliques Gierval.
 Description.
L’élément longitudinal ou lisse de ces glissières est constitué d’éléments de glissement,
dont le profil est défini ci-contre, liés entre-eux par manchonnage et boulonnage.

Fig. 2.5 Aspect du profil Gierval - Source : Fascicule 1 D.R des véhicules
Pour les glissières simples, une lisse est fixée (avec interposition d’un écarteur) sur une
rangée de supports dont l’inertie et l’espacement varient avec le type de glissière.

Fig. 2.6 Encombrement des glissières simples Gierval


Tableau 2.2 Glissière simple Gierval - Source : Fascicule 1 D.R des véhicules
Les glissières doubles sont constituées de deux lisses liées par des pièces d’attache qui
sont boulonnées sur des supports (I.P.N. 100) d’interdistance variable.

Fig. 2.7 Encombrement des glissières doubles Gierval - Source : Fascicule 1 D.R.V
Tableau 2.3 Glissière double Gierval - Source : Fascicule 1 D.R des véhicules

12
Les glissières DL6 et DL4 comportent des entretoises qui complètent la fixation des
lisses entres elles.

 Domaine d’emploi.

Pour ces glissières métalliques, le passage d’un type souple à un autre plus rigide
permet de réduire la distance à respecter entre le dispositif et l’obstacle, mais il n’accroît
pas de façon notable la capacité de retenue du dispositif.

Il importe donc, chaque fois que les contraintes d’aménagement le permettent, d’utiliser
le type le plus souple et, pour un type donné de l’implanter le plus loin possible de la
chaussée.

La lisse des glissières simples et doubles Gierval est constituée par des éléments de
faible hauteur qui peuvent s’incruster assez profondément dans une carrosserie et
entraîner des risques d’accrochage sur les supports lors de chocs sous faible incidence.
Un fonctionnement correct du dispositif en cas de choc ne peut être espéré que par le
strict respect des hauteurs de pose prévues.

Les glissières doubles Gierval n’ont pas retenu de PL dans les conditions des essais de
choc. Leur emploi est donc déconseillé pour l’équipement des T.P.C. des routes ou
autoroutes dont le trafic moyen journalier PL de la voie la plus chargée est supérieur à
200 véhicules.

L’emploi de la glissière Gierval de type GLC, sur une longueur supérieure à 200 m, est
déconseillé.

2.4 Les séparateurs en béton de type « GBA ou DBA »


 Description.

On appelle séparateurs en béton de type « GBA » (Glissière en Béton Adhérent) ou


« DBA » (Double en Béton Adhérent) des murets continus en béton faiblement armés
coulés en place qui présentent un profil particulier sur le(les) côté(s), en regard de la
circulation.

D’une part l’article LES DISPOSITIFS DE RETENUE EN BETON raconte que les
essais réalisés avec des véhicules d’une masse variant de 1250 kg à 12 tonnes, roulant à
des vitesses comprises entre 60 et 100 km/h, et percutant la barrière de sécurité selon un

13
angle de 20 à 30° ont fourni des résultats parfaitement concluants, d’où l’agrément de
deux types de séparateurs en béton, à la fois comme glissière de sécurité (véhicules
légers) et comme barrière de sécurité (poids lourds) :

 Les séparateurs simples en béton adhérent (GBA) : dispositifs coulés en


place et constitués d’un muret en béton de profil symétrique de 80 cm de hauteur
et de 48 cm de largeur à la base, faiblement armés à leur partie supérieure de
deux fers. Leur poids est d’environ 625 kg par mètre linéaire
 Les séparateurs doubles en béton adhérents (DBA) : mêmes caractéristiques
que les séparateurs simples, mais avec un profil symétrique, 80 cm de hauteur et
60 cm de largeur à la base). Leur poids est d’environ 700 kg par mètre linéaire

Fig. 2.8 Séparateurs simples (GBA), double (DBA) en béton - Source : D.R en béton

 Domaine d’emploi

De l’autre part Le fascicule 1 des DISPOSITIFS DE RETENUE DES VEHICULES dans


Niveau 1 parle de leur domaine d’emploi selon lesquels les séparateurs en béton sont
des dispositifs de retenue rigides qui ne sont que rarement endommagés lors des chocs
de véhicules routiers. Pour une voiture, lorsque le choc se produit sous un angle faible
(<10°), le séparateur, de par sa forme particulière, limite les frottements de la
carrosserie sur le dispositif. Pour les véhicules routiers plus lourds, les séparateurs en

14
béton ont permis, lors des essais, d’assurer la retenue d’engins solos de masse 12 tonnes
à une vitesse de 70 km/h et sous un angle d’attaque de 20°.

Ces dispositifs sont agréés dans les classes de glissières de sécurité de niveau 1 et de
barrières normales de sécurité.

Comparée à la discontinuité des supports de glissière métallique, la continuité des


séparateurs en béton est un facteur favorable pour la sécurité des motocyclistes, le choc
peut toutefois être sévère.

Les conditions sévères de retenue des véhicules légers observées pour des vitesses
élevées ou des angles importants d’une part, les avantages concernant l’entretien après
choc de ces dispositifs et la bonne capacité de retenue des poids lourds d’outre part,
conduisent à l’emploi privilégié du séparateur en béton, dans les configurations
suivantes :

 Les voies urbaines ou suburbaines où les trafics sont importants.


 Les bretelles de sortie unidirectionnelles en courbes de route express ou
autoroutes.
 Toutes les routes dans les zones d’accumulation de sortie de chaussée à gravité
modérée.
 L’équipement d’un T.P.C. très étroit (de largeur comprise entre 1,20 m et 1,50
m) d’une chaussée ancienne exploitée au préalable sans dispositif de retenue.
 L’utilisation à double rôle de glissière et de muret écran acoustique ou comme
glissière « réceptacle à cailloux » devant un talus rocheux non stabilisé.

L’utilisation des séparateurs en béton est possible sur les ouvrages d’art mais ne doit
être prévue qu’après une étude qui prenne en compté la résistance de l’ouvrage (poids
mort, effort transmis à la structure lors d’un choc de camion).

Le rehaussement des séparateurs en béton, lors d’un renforcement ou d’un


rechargement supérieur à 8 cm d’une chaussée, entraîne des difficultés certaines. Leur
implantation est déconseillée lorsque de telles opérations sont prévues à court terme et
doit donc être différée.

15
3 Choix d’une glissière de sécurité de niveau 2
Dans le fascicule 1 des DISPOSITIFS DE RETENUE DES VEHICULES dans Niveau 2
parle que les glissières de sécurité de niveau 2 ont été conçues pour l’équipement des
routes qui possèdent des caractéristiques réduites pour lesquelles les dispositifs de
niveau 1 ne peuvent pas être adaptés.

Ces voiries peuvent se définir par :

 Des caractéristiques géométriques de profil en long et en travers réduites


 Une rive de chaussée souvent hétérogène (nombreux murs de soutènement dont
la réalisation est parfois ancienne et la résistance difficile à estimer, remblai très
pentus …)
 Des phénomènes dus à l’instabilité du milieu (chutes de pierres, coulées de
boue, éboulements, avalanches…)
 Des contraintes liées au climat et à des précipitations abondantes (neige en
altitude, écoulements d’eau important…)

Les caractéristiques géométriques de ces chaussées, la présence de dénivellations


importantes et les conditions de circulation hivernales parfois défavorables font que les
vitesses pratiquées sur ces routes sont inférieures à celles observées sur la plupart des
routes en rase campagne.

3.1 Capacité de retenue – Performances de sécurité. Dispositif agréés


Le fascicule 1 des DISPOSITIFS DE RETENUE DES VEHICULES poursuit dans
Niveau 2 par: les glissières de sécurité de niveau 2 sont testées avec des voitures de
masse 1250 kg lancées à 80 km/h sous un angle de 20°. Les conditions d’implantation
sont définies à partir des résultats de ces essais.

Elles sont moins performantes que les glissières de niveau 1 qui doivent être utilisées
chaque fois que cela est possible.

Outre les glissières de niveau 1, deux modèles de dispositif de retenue sont agréés dans
la classe « glissière de sécurité de niveau 2 » :

 Les glissières simples métalliques de profil A et B adaptées aux sites difficiles.


 Les murets continus en béton.

16
 Les glissières simples métalliques de profil A et B.

Des dispositions spéciales sont prévues pour adapter les glissières métalliques aux
routes à caractéristiques réduites, notamment dans l’extérieur des courbes de faible
rayon, dans les sites enneigés ou quand la place disponible est très restreinte.

 Les murets continus en béton.

Ce sont des murets de 60 cm de hauteur coulés en place et dont la section est


trapézoïdale pour le béton extrudé par machine à coffrage glissant, et rectangulaire pour
le béton banché.

Fig. 2.9 Murets continus en béton - Source : Fascicule 1 D.R des véhicules

Des murets discontinus, équipés d’une lisse métallique de profil A ou B, peuvent être
mis en place en certains points particuliers afin d’améliorer l’écoulement des eaux ou
l’évacuation des pierres ou de la neige.

3.2 Eléments de choix d’un modèle.


 Dans les sections de profil en travers très réduit, on utilisera de préférence un
dispositif renforcé ou rigide mieux adapté à la place disponible.
 Dans les courbes en plan de faible rayon, la mise en œuvre par coffrage
traditionnel des murets continus est délicate. La mise en place des glissières
métalliques en extérieur de courbe de rayon < à 100 m nécessite un traitement
particulier des glissières pour limiter la longueur de lisse arrachée lors d’un choc.

La mise en place de supports par battage peut être difficile, voire impossible, sur les
murs existants ou dans un sol fortement pierreux ou rocheux. Dans ce cas, le choix
doit se porter vers le muret en béton ou vers une glissière métallique dont l’ancrage

17
des supports est adapté. On veillera tout particulièrement à l’ancrage des débuts et
fin de file.

Une assise de résistance trop faible (remblai mal compacté par exemple) nécessite la
mise en place d’une longrine d’assise et d’ancrage.

Les murets en béton supportent très mal les tassements différentiels du sol support
tandis que les glissières métalliques y sont moins sensibles.

 Les glissières métalliques plus aérées que les murets continus en béton posent
moins de problèmes pour les écoulements et peuvent être démontées
ponctuellement pour évacuer des matériaux présents sur la chaussée.

Pour les murets continus, l’écoulement des eaux est assuré par des passages d’eau
dont la fréquence et les dimensions sont limitées. En des points particuliers, des
murets discontinus complétés par une lisse métallique peuvent être utilisés.

4 Choix d’un dispositif de retenue frontal.


L’isolement d’obstacle saillants, généralement ponctuels, ou de dénivellations
importantes et brutales en certains points particuliers des routes et autoroutes peut
nécessiter le recours à des dispositifs capables de retenir des véhicules qui viennent les
heurter frontalement ou sous un angle d’impact important. Les divergents sont ainsi des
zones où le risque de sortie de chaussée est élevé et dans lesquelles la présence
d’obstacles est potentiellement dangereuse. C’est dans Dispositifs Frontaux du
fascicule 1 de l’article DISPOSITIFS DE RETENUE DES VEHICULES qu’il parle des
DR frontaux comme suit :

4.1 Dispositifs agréés.


Deux catégories de matériel sont agréées comme dispositifs de retenue frontaux :

 Les musoirs métalliques, en tôle profilée si leur rayon est supérieur ou


égal à 2 m, en tôle plate munis de renforts latéraux si leur rayon est égal à un
mètre.

18
Fig. 2.10 Musoir de profil A ou B de rayon supérieur ou égale à 2 m
Fig. 2.11 Musoir plat de rayon 1 m - Source : Fascicule 1 D.R des véhicules
 Les atténuateurs de choc à déformation métallique (A.D.M.) ou inertiel
à eau (A.I.E.) qui arrêtent une voiture sur une distance < à 10 mètres

Fig. 2.12 Atténuateur de choc à déformation métallique, inertiel à eau


A l’exception des atténuateurs A.I.E. les matériels agréés sont capables de retenir ou de
rétablir la trajectoire des voitures qui viennent les heurter latéralement.

L’utilisation de tout type de dispositif de retenue frontal, en particulier l’emploi de


musoirs métalliques de rayon inférieur à 1 mètre, est strictement interdite.

4.2 Choix d’un dispositif de retenue frontal.


Le fascicule 1 des DISPOSITIFS DE RETENUE DES VEHICULES poursuit dans
Dispositifs Frontaux qu’en général, plusieurs matériels peuvent être utilisés. Le choix
du modèle le mieux adapté (atténuateur ou musoir) dépend des caractéristiques du site,
des qualités de sécurité des produits et des divers coûts (investissement, maintenance
courante, entretien après choc…)

19
 Les performances de sécurité

Les musoirs sont testés à 100 km/h et les atténuateurs de choc à des vitesses de 60, 80
ou 100 km/h avec des voitures de 1250 kg, ce qui détermine la capacité de retenue du
matériel.

Le choix du dispositif peut être basé sur la vitesse des véhicules dans le site. Les
musoirs métalliques sont à utiliser avec précaution, des anomalies de fonctionnement
étant possibles. En outre, l’emploi du musoir de rayon 1 mètre est déconseillé si l’angle
formé par les deux files de glissières est < à 15°.

Les atténuateurs possèdent des qualités de retenue (grande souplesse et fonctionnement


fiable) supérieur à celles des musoirs métalliques.

 Place disponible.

Dans un site donné, l’emploi du dispositif le moins encombrant permet d’augmenter la


surface de récupération pour les véhicules (évitement, freinage) et conduit normalement
à diminuer la violence et le nombre des impacts (de plus l’entretien s’en trouve réduit)

5 Barrières de sécurité.
Sur certaines sections de routes et autoroutes, les règles générales du choix des
dispositifs de retenue conduisent à utiliser des matériels qui possèdent une capacité de
retenue supérieure à celle des glissières de sécurité et qui appartiennent à la classe
« barrière de sécurité ».

5.1 Capacité de retenue. Performances de sécurité.


Suivant les performances atteintes aux essais de choc, les barrières de sécurité sont
classées en trois catégories correspondant à différents niveaux de retenue.

D’après le fascicule 1 des DISPOSITIFS DE RETENUE DES VEHICULES dans


Barrières de sécurité nous avons pu obtenir le tableau suivant :

20
Tableau 2.4 Niveaux de retenue des barrières de sécurité - Source : Fascicule 1 D.R des
véhicules

5.2 Barrières de sécurité agréées.


Le fascicule 1 des DISPOSITIFS DE RETENUE DES VEHICULES dans Barrières de
sécurité continue avec les dispositifs de retenue qui sont agréés en qualité de barrière de
sécurité :
 Barrière légères.

Fig. 2.13 Barrières légères - Source : Fascicule 1 D.R des véhicules


 Barrières normales.

21
Fig. 2.14 Barrières normales - Source : Fascicule 1 D.R des véhicules

Fig. 2.14 Barrières normales - Source : Fascicule 1 D.R des véhicules


Les modèles BN1, BN2, BN3 et BN4 sont particulièrement adaptés pour l’équipement
des ponts et viaducs. Le modèle BHO peut être utilisé sur certains ponts existants ou de
faible longueur. Les modèles BN3, BN4 et BNO, ainsi que les séparateurs en béton,
sous réserve de vérifications quant à la résistance du mur, conviennent pour
l’équipement des murs de soutènement.
Des écrans de retenue des chargements de PL ont également été mis au point pour les
modèles de barrières normales BHO, BN4 et pour un super séparateur en béton de 1,50
m de hauteur. Ils améliorent la capacité de retenue de ces modèles mais leur hauteur
peut parfois les rendre difficilement intégrables dans un paysage.

22
Fig. 2.15 Ecran sur BHO, BN4, super séparateur - Source : Fascicule 1 D.R des
véhicules

 Barrières lourdes.

Aucun modèle de barrière n’a satisfait aux normes d’agrément des barrières lourdes

23
Chapitre III CONDITIONS D’IMPLANTATION – SPECIFICITE DE
MONTAGE EN NIVEAU 1 DES GLISSIERES METALLIQUES DE
PROFIL A OU B

1 Description.
Le fascicule 2 des DISPOSITIFS DE RETENUE DES VEHICULES dans Annexe 1
discute sur les descriptions des glissières simples et doubles comme les suivants :

1.1 Glissières simples


Elles sont constituées d’une lisse en éléments de glissement de profil A ou B, de 4 m de
longueur utile, boulonnés entre eux. Celle-ci est montée sur des écarteurs fixés sur des
supports ancrés au sol et alignés.

Fig. 3.1Glissières simples - Source : Fascicule 2 D.R des véhicules

Les différentes types sont différenciés par les supports qui ont une résistance mécanique
limitée et permettent, par leur déformation, l’absorption d’énergie lors d’un choc.
L’augmentation du nombre de supports et leur inertie conduit à l’existence de plusieurs
types de glissières simples de rigidité croissante.

Tableau 3.1 Différents types de support - Source : Fascicule 2 D.R des véhicules

24
1.2 Glissières doubles.
Elles sont constituées de deux files d’éléments de glissement de profil A ou B de 4 m de
longueur utile boulonnés entre eux. Ces lisses sont montées sur des entretoises fixées
sur des supports alignés et ancrés au sol.

L’espacement des supports est de :

 4 m pour la DE4
 2 m pour les DE2, Dee2 et DEa2.

La largeur est de :

 0,80 m pour les DE4 et DE2 (entretoises normales),


 0,50 m pour la Dee2 (entretoise courte),
 1,10 m pour la DEa2 (entretoises allongées).

Fig. 3.2 Glissières doubles à entretoise - Source : Fascicule 2 D.R des véhicules

2 Fonctionnement.
Le fascicule 2 des DISPOSITIFS DE RETENUE DES VEHICULES dans Annexe 1 parle
sur le fonctionnement des glissières simples et doubles. Ce bon fonctionnement qui ne
peut être obtenu correctement que par :
 La continuité de résistance de la file d’éléments de profil A et B
 La bonne hauteur de la lisse.
 Le bon ancrage des pieds de supports
 La présence d’une liaison fusible entre la lisse et les supports

25
2.1 Glissières simples.
La liaison fusible est un « déboutonnage » qui survient lorsque l’inclinaison des
supports dépasse 45° environ. La tête de la vis fixée sur le support passe au travers de la
tôle de l’écarteur qui reste solidaire de la lisse. Après avoir joué son rôle, sous un choc
sévère de voiture, la lisse détachée des supports repose sur le sol

Fig. 3.3 Mouvement glissières simples et doubles au cour d’un choc

2.2 Glissières doubles


La liaison fusible est dans ce cas obtenue par le cisaillement de la tige des vis de liaison
des entretoises aux supports qui survient lorsque l’inclinaison des supports dépasse 40°.

Fig. 2.3 Mouvement glissières simples et doubles au cour d’un choc


Lors d’un choc, après fonctionnement des fusibles, les deux lisses, liées par les
entretoises, basculent et tendent à se mettre dans un plan vertical. La file d’éléments
située du côté du choc est la plus haute, c’est celle-ci qui redirige le véhicule.

3 Implantation sur accotement.


Le choix du type est fait sur la base d’une glissière de hauteur normale à support battus
dans un sol résistant dont la longueur hors-sol est environ de 55 cm.

3.1 Espace devant un obstacle saillant


La distance « d1 » entre la face avant de la glissière et celle de l’obstacle, détermine le
type de glissière qu’il est possible d’utiliser au droit de l’obstacle.

26
Fig. 3.4 Espace devant un obstacle saillant - Source : Fascicule 2 D.R des véhicules
Le résultat du tableau suivant sur la distance d1 est visible dans Annexe 1 du fascicule 2
des DISPOSITIFS DE RETENUE DES VEHICULES.

GLISSIERE DE SECURITE DE NIVEAU 1


Type du Nature de
d1 (mètres) Observation
dispositif l'obstacle
GS4 d1 ≥ 1,60
GS2 1,60 > d1 ≥ 1,20 La glissière ne s'appuie pas sur
Tous obstacles
GRC 1,20 > d1 ≥ 0,90 l'obstacle lors du choc
GCU 0,90 > d1 ≥ 0,60
Arbres
GS2 SO 1,20 > d1 ≥ 0,40
candélabres…
L'adaptation peut s'appuyer sur
Piles de pont, l'obstacle lors du choc.
0,90 > d1 ≥ 0,60
GRC SO Pied de
(*)
portiques…
Tableau 3.2 Glissière de sécurité de niveau 1
(*) 0,40 m si présence d'un guide de roue,

3.2 Espace devant une dénivellation


La distance « d2 » entre la face avant de la glissière et la crête de la dénivellation
détermine le type de glissière qu’il est possible d’utiliser. C’est d’après le fascicule 2
des DISPOSITIFS DE RETENUE DES VEHICULES dans Annexe 1 que nous avons pu
tirer résultats de d2 suivants :

27
Fig. 3.5 Espace devant une dénivellation - Source : Fascicule 2 D.R des véhicules
Fig. 3.6 Remblai classique, à forte pente, brutale - Source : Fascicule 2 D.R des
véhicules

Fig. 3.7 Caniveau profond seul


Tableau 3.3 Glissière de sécurité en niveau 1 espace devant une dénivellation

4 Implantation sur terre-pleine centrale (T.P.C.)


Les glissières installées sur le T.P.C. doivent être continues et il convient de limiter au
strict minium les brèches et extrémités. Le fascicule 2 des DISPOSITIFS DE RETENUE
DES VEHICULES dans Annexe 1 décrit les règles générales suivantes :
Règles générales

La glissière double à entretoises doit être utilisée de préférence à deux files de


glissières simples, notamment sur les TPC de largeur inférieure à 6 m, car elle possède
une capacité de retenue supérieure à celle des glissières simples associée à une bonne
qualité de retenue vis-à-vis des véhicules légers. Elle offre aussi la possibilité d’utiliser

28
un caniveau rectangulaire profond ouvert de largeur utile limité à 30 cm positionné d’un
côté sous la glissière.

Fig. 3.8 Implantation en TPC


Deux files de glissières simples placées dos à dos peuvent être utilisées lorsque
l’emploi d’une glissière double n’est pas possible :

 Pente transversale du TPC forte


 Chaussées dénivelées,
 Présence de nombreux obstacles ou d’un caniveau large et profond.

Dans ce cas, les supports de la file opposés sont considérés comme des obstacles. Il est
donc nécessaire de respecter la distance d1 entre les 2 files (cf. tableau 3.1)

Fig. 3.8 Implantation en TPC - Source : Fascicule 2 D.R des véhicules

5 Hauteur des files de glissières


Le fascicule 2 des DISPOSITIFS DE RETENUE DES VEHICULES dans Annexe 2
parle à propos de la hauteur des files de glissières. La hauteur est la cote moyenne
mesurée entre le niveau de l’arête supérieur de la lisse et le niveau moyen du sol pris sur
une bande de 0,50 mètre en avant de l’élément de glissement.

29
 HAUTEUR A LA POSE
Les glissières simples sont posées à une cote comprise entre 70 et 75 cm.

Fig. 3.9 Hauteur à la pose - Source : Fascicule 2 D.R des véhicules


Les glissières doubles à entretoises sont posées à une hauteur comprise entre 75 et 80
cm, à l’exception de la glissière double à entretoises larges (DEa2) dont la hauteur est
comprise entre 70 et 75 cm.

 HAUTEUR MINIMALE ADMISSIBLE EN SERVICE.


La hauteur minimale admissible est de 65 cm.

 EN PRESENCE DE CANIVEAUX – EN PRESENCE DE BOURRELETS OU


DE BORDURES.
Les dimensions de ces caniveaux doivent respecter les limites indiquées dans les
schémas ci-dessous.

Fig. 3.10 Hauteur en présence d’un caniveau - Source : Fascicule 2 D.R des véhicules

Fig. 3.10 Hauteur en présence d’un bourrelet - Source : Fascicule 2 D.R des véhicules

30
Chapitre IV CONDITIONS D’IMPLANTATION – SPECIFICITE DE
MONTAGE EN NIVEAU 2 DES GLISSIERES METALLIQUES DE
PROFIL A OU B

1 Nature du sol et ancrage des supports


Le fascicule 2 des DISPOSITIFS DE RETENUE DES VEHICULES dans son Annexe 3
indique la nature du sol et ancrage des supports avec les supports types convenables.
1.1 Nature sur sol

Connaître la nature de sol est essentielle, pour adapter un type d’ancrage au support, le
tableau ci-dessous décrit ce type d’ancrage suivant le type de sol :

Tableau 4.1 Nature du sol et support - Source : Fascicule 2 D.R des véhicules1

1.2 Supports types


Le tableau suivant propose la nature des supports suivant le type de solutions citées
précédemment :

Tableau 4.2 Nature des supports - Source : Fascicule 2 D.R des véhicules1

1
Fascicule 2 des DISPOSITIFS DE RETENUE DES VEHICULES - Annexe 3
31
2 Choix du type de glissière

2.1 Espacement devant une dénivellation


La figure suivante présente la distanced2 de la lisse par rapport à la dénivellation qui peut se
présenter sue les routes.

Fig. 4.1 Espacement devant une dénivellation - Source : Fascicule 2 D.R des véhicules
Le résultat de d2 du tableau suivant a été tiré du fascicule 2 des DISPOSITIFS DE
RETENUE DES VEHICULES dans son Annexe 3 :

GLISSIERE DE SECURITE DE NIVEAU 2


Type de dispositif d2 (mètres)
GS4 d2 ≥ 0,75
GS2, GR4 0,75 ≥ d2 ≥ 0,50
Tableau 4.3 Glissière de sécurité de niveau 2 devant une dénivellation1

Fig. 4.2 Variantes B1, B2, D1 - Source : Fascicule 2 D.R des véhicules

1
Fascicule 2 des DISPOSITIFS DE RETENUE DES VEHICULES - Annexe 3
32
2.2 Espace devant un obstacle saillant
La figure suivante présente la distanced1 de la lisse par rapport à un obstacle saillant

Fig. 4.3 Espace devant un obstacle saillant

Le résultat de d1 du tableau suivant a été tiré du fascicule 2 des DISPOSITIFS DE


RETENUE DES VEHICULES dans son Annexe 3 :

GLISSIERE DE SECURITE DE NIVEAU 2


Dispositifs souples Dispositifs rigides
Type Type d1 (mètres)
GS4 d1 ≥ 1,20 GR4 1,20 > d1 ≥ 0,90
GS2 1,20 > d1 ≥ 0,90 GRC 0,90 > d1 ≥ 0,60
Dispositifs souples munis d'une adaptation pour obstacle
saillant
Type d1 (mètres) Commentaire
GS2SO 0,90 > d1 ≥ 0,40 L'adaptation peut s'appuyer
GS4SO 1,20 > d1 ≥ 0,90 contre l'obstacle lors d'un choc

Tableau 4.4 Glissière de sécurité de niveau 2 devant un obstacle saillant 1

Fig. 4.4 Variantes B1, C, D1 - Source : Fascicule 2 D.R des véhicules


(**) Forage ou fourreau placé dans une excavation remplie de béton frais.

1
Fascicule 2 des DISPOSITIFS DE RETENUE DES VEHICULES dans son Annexe 3
33
Chapitre V DISPOSITIF DE RETENUE LATERAUX EN BETON

1 Description

1.1 Séparateur double DBA en béton adhérent


Le fascicule 3 des DISPOSITIFS DE RETENUE DES VEHICULES dans son Annexe 1
décrit un séparateur double DBA comme un muret continu en béton hydraulique dont le
profil est symétrique (hauteur nominale 80 cm, largeur au sol 60 cm) et qui est
faiblement armé dans sa partie supérieure par deux fers filants. Ce dispositif est coulé en
place et sa masse est d’environ 700 kg/ml.

Fig. 5.1 Séparateur DBA, GBA - Source : Fascicule 3 D.R des véhicules

1.2 Séparateur simple GBA en béton adhérent


Le muret est dyssimétrique. Sa largeur au sol est réduite à 48 cm. Sa masse
approximative est 620 kg/ml.

34
2 Fabrication du corps de séparateur
L’article les DISPOSITIFS DE RETENUE EN BETON nous a permis de connaitre les
matériaux et la mise en œuvre d’un séparateur en béton. La mise en œuvre des
séparateurs par extrusion au moyen d’une machine à coffrage glissant est fortement
recommandée.

2.1 Les matériaux


 Armatures pour coffrage glissant

Ce sont des fers Haute Adhérence, de préférence soudables (aptitudes de l’acier au


soudage). La liaison des barres élémentaires se fait de deux façons :

 Le recouvrement est entièrement soudé sur au moins 12 cm


 Le recouvrement se fait sur au moins 50 cm avec pointage ou
ligature aux extrémités.
 Béton

Le béton, mis en œuvre par des machines à coffrage glissant, doit respecter une
formulation très précise et rigoureusement constante. C’est un béton normal, dosé à
raison de 330 à 350 kg de ciment par mètre cube de béton.

2.2 La mise en œuvre.


Le béton, acheminé jusqu’à une trémie de stockage située à la partie supérieure de la
machine, est introduit dans la chambre de moulage d’où il est extrudé après vibration à
sa densité maximale, en enrobant les deux fers filants positionnés dans la partie
supérieure du séparateur. Le béton frais est ensuite protégé contre la dessiccation par la
pulvérisation d’un produit de cure.

La machine à coffrage glissant peut, en régime normal, atteindre des cadences de 500
mètres linéaire par jour.

35
Fig. 5.2 Machine à coffrage glissant - Source : D.R en béton

3 Où les séparateurs en béton s’avèrent indispensables


 Voies urbaines ou périurbaines où le trafic est important.
 T.P.C. d’autoroutes où le trafic est important.
 Bretelles de sortie unidirectionnelles en courbe des routes express et autoroutes.
 Routes sur lesquelles on constate de fréquentes sorties de chaussée.
 Zones bruyantes nécessitant la pose d’écrans acoustiques.
 Talus rocheux instables : fonction de réceptacles à cailloux.
 Protection de points sensibles : piles de pont et habitations riveraines

4 Avantages.
 Leur efficacité en tant que barrière de sécurité du fait de la très grande inertie
liée à leur poids et à la continuité du dispositif
 L’effet « glissière » et la remise du véhicule sur sa trajectoire
 Les séparateurs en béton permettent, dans de nombreuses situations, de réduire
les risques de blessure graves
 Ces dispositifs ne nécessitent pratiquement pas d’entretien

36
Chapitre VI DISPOSITIF DE RETENUE FRONTAUX – BARRIERE
DE SECURITE

1 Dispositif de retenue frontaux.

1.1 Etude préalable.


Le fascicule 1 des DISPOSITIFS DE RETENUE dans Dispositifs Frontaux parle des
études préalables au DR frontaux. Avant toute décision d’implantation d’un dispositif
de retenue frontal, il convient de s’assurer de la nécessité de l’isolement de l’obstacle et
d’examiner toutes les autres possibilités de diminution du danger (suppression,
déplacement, fragilisation de l’obstacle…)

L’implantation sera précédée d’une étude du site. Cette étude doit comporter
notamment l’examen de l’infrastructure d’implantation, les travaux préparatoires qu’il y
a lieu de réaliser et les caractéristiques géométriques du site (profils en travers, profil en
long,…). Pour les routes existantes, elle porte également sur l’analyse des accidents (la
trajectoire des véhicules ayant souvent une influence sur la nature et l’orientation du
dispositif de retenue), la vitesse des véhicules et l’étude de la signalisation existante et
de ses améliorations possibles…

Cette étude préalable doit permettre de déterminer la zone d’implantation du dispositif


et doit aider au choix du matériel le mieux adapté.

Le fascicule 4 des DISPOSITIFS DE RETENUE dans son Annexe 1 discute des


fonctionnements des musoirs métalliques, des atténuateurs de choc à déformation
métalliques, des atténuateurs de choc inertiel à eau en tirant des résultats concluant sur
dimensions dans un tableau.

1.2 Fonctionnement des musoirs métalliques.


Les musoirs métalliques sont conçus pour retenir un véhicule léger de masse 1250 kg
lancé à 100 km/h qui vient les heurter frontalement ou latéralement.

Pour un choc frontal qui se produit dans l’axe du musoir, l’arrêt de la voiture est obtenu
par la déformation, à hauteur constante, du dispositif après rupture des supports
fragilisés.

37
Pour un choc latéral qui se produit entre l’origine et 28 mètres, les déformations
observées sont supérieures à celles observées en section courante des glissières en
raison de la faiblesse de l’ancrage de l’origine. Elles sont d’autant plus importantes que
le choc sera plus proche de l’origine.

Fig. 6.1 Fonctionnement d’un musoir métallique - Source : Fascicule 2 D.R des
véhicules
Tableau 6.1 Fonctionnement d’un musoir métallique - Source : Fascicule 1 D.R des
véhicules

38
1.3 Fonctionnement des atténuateurs de choc à déformation
métalliques.
Quatre modèles de base existent, et sont conçus pour retenir une voiture de 1250 kg qui
possède, au moment du choc, une vitesse de 60, 68 ou 100 km/h. Chacun de ces 4
atténuateurs à un nombre de fûts déterminé (respectivement 9, 17, 20 et 29) et donc des
dimensions différentes.

En cas de choc frontal, l’énergie du véhicule est absorbée par la déformation


(écrasement) de fûts métalliques vides.

Le choc latéral d’un véhicule sur l’atténuateur provoque une mise en tension des câbles
qui interdisent une pénétration excessive de la voiture et qui la redirigent.

Dimensions (en mètres)

Fig. 6.2 Fonctionnement d’un ADM - Source : Fascicule 2 D.R des véhicules
Tableau 6.2 Tableau des dimensions d’un ADM

1.4 Fonctionnement atténuateurs de choc inertiel en eau.


Les atténuateurs de choc inertiel à eau absorbent l’énergie cinétique du véhicule par
transfert de quantité de mouvement. L’efficacité du matériel dépend donc de la masse
d’eau qui sera effectivement rencontrée par la voiture.

39
En cas de choc frontal, la masse d’eau contenue dans l’atténuateur sera entièrement
sollicitée et une voiture de masse 1250kg sera arrêtée ou fortement ralentie avec une
décélération d’autant plus élevée que la vitesse sera forte.

Dimensions des différents modèles

Fig. 6.3 Dimensions des AIE - Source : Fascicule 2 D.R des véhicules
Tableau 6.3 Tableau des dimensions d’un AIE1

1
Fascicule 1 des DISPOSITIFS DE RETENUE - Dispositifs Frontaux
40
1.5 Performances et encombrement comparés des dispositifs de
retenue frontaux.
Le fascicule 1 des DISPOSITIFS DE RETENUE DES VEHICULES dans Annexes
fournit un tableau récapitulatif des différents DR frontaux.

Fig. 6.4 Encombrement des DR frontaux

Tableau 6.4 Tableau récapitulatif des dispositifs de retenue frontaux1


+ + très bon, + bon, = acceptable, - inefficace

ADM : atténuateur de déformation métallique.


AIE : atténuateur inertiel à eau.

1
Fascicule 1 des DISPOSITIFS DE RETENUE dans Dispositifs Frontaux
41
● Valeur non fixée (indifférente pour le fonctionnement de ce dispositif).

2 Barrière de sécurité.

2.1 Fonctionnement
Dans son Annexe 4 le fascicule 2 des DISPOSITIFS DE RETENUE explique le
fonctionnement et la méthode d’implantation des barrières de sécurité.

Au cours d’un choc de PL, une poche se forme, les supports se plient et les deux lisses
liées aux rallonges de support se détachent des supports grâce au déboutonnage du
boulon de fixation de la rallonge au support.

Un fonctionnement correct ne peut être obtenu que par :

 La continuité de la résistance à la traction longitudinale des lisses, notamment de


la lisse supérieure,
 Une position en hauteur correcte des lisses,
 Un bon ancrage des supports et des extrémités,
 Une liaison fusible entre les rallonges de support et les supports, constituée par
la tête hexagonale du boulon de liaison rallonge-support qui passe au travers de
la tôle de la rallonge lorsque le support se plie.

2.2 Implantation

2.2.1 Espace devant un obstacle saillant


Une distance d1 égale à 1,20 mètre doit être respectée entre les nus avants de la barrière
et de l’obstacle. Les obstacles sensibles au heurt de la caisse d’un PL doivent être situés
dans la zone de protection définie ci-dessous.

42
Fig. 6.5 Implantation d’une barrière devant un obstacle saillant - Source : Fascicule 2
D.R des véhicules1

2.2.2 Espace devant une dénivellation


La distance d2 à respecter entre le nu avant de la barrière et la crête théorique du remblai
ou du mur est fonction de la structure et de la consistance du sol.

Dans certains cas, des essais de tenue de sol sont à réaliser afin de définir les modalités
optimales qui garantiront un ancrage correct des supports. Il existe 3 solutions types
pour l’ancrage de la barrière selon la valeur de d2 et la structure ou la tenue du sol.

Fig. 6.6 Solution 1, 2, 3


1
Fascicule 2 des DISPOSITIFS DE RETENUE – Annexe 4
43
Tableau 6.5 Implantation d’une barrière - Espace devant une dénivellation - Source :
Fascicule 2 D.R des véhicules

(*) Mur capable de supporter les efforts dus aux supports lors d’un choc P.L.

SUR OUVRAGE D’ART

Cette barrière peut être utilisée sur les ouvrages d’art neufs de faible longueur, car elle
peut se prolonger facilement sur les accès, ou sur les ouvrages anciens, car son poids
mort est modéré (environ 100 kg/ml) et les efforts transmis à la structure lors d’un choc
sont réduits. L’espacement et l’inertie des supports peuvent être augmentés et la
distance d2 doit être égale à un mètre au minimum.

44
3 Avis personnel
Selon les démarches d’étude suivis, les glissières de sécurité de niveau 1 sont
préférables à ceux des glissières de niveau 2 et 3, sur le plan sécurité des usagers. Si le
site le permet, il faudra donc choisir au préalable la glissière de niveau 1.

Les glissières de métalliques Gierval sont vivement déconseillées surtout lorsqu’il y a


existence de trafic P.L. Les causes, leur capacité de retenue : lors des essais de choc, ce
dispositif n’a pas pu retenir le P.L dans les conditions agréées. Mais aussi ce dispositif
est susceptible de s’incruster dans la carrosserie des usagers lors des chocs et surtout à
faible angle d’incidence.

Malgré leur coût, l’utilisation d’un dispositif de retenue en béton en T.P.C.des


autoroutes est toujours préférable à la glissière, sa capacité de retenu est meilleur, et ne
nécessite pratiquement pas d’entretien. Les dispositifs de retenue en béton peuvent
servir aussi comme barrière de sécurité donc à la retenue des P.L.

Les dispositifs de retenue frontaux les mieux adaptés dépendent de la disponibilité du


site à son installation. L’utilisation des atténuateurs de chocs est suggérée par rapport au
musoir métallique, car des anomalies de fonctionnement pourraient se présenter sur ce
dernier mais aussi les atténuateurs possèdent un meilleur retenu lors des chocs.

Un fonctionnement correct des dispositifs en cas de choc ne peut être espéré que par le
strict respect des critères et règles de pose prévues.

45
Conclusion
Les usagers de la route, que ce soient les voitures légères ou poids lourds, peuvent être
en sécurité grâce à l’intermédiaire des dispositifs de retenue latéraux ou frontaux. Leurs
emplois s’avèrent important lors d’une sortie de chaussée, en réduisant les
conséquences corporelles et/ou matérielles pendant l’accident, mais aussi remettent les
véhicules dans leur direction.

La première partie d’analyse des ouvrages nous a permis de dégager l’emploi des
dispositifs de retenue dans les obstacles et les zones riveraines succéder de l’ensemble
des termes techniques propres à un dispositif de retenue, leur classification en glissière
de sécurité et barrière de sécurité. Ensuite cette analyse nous emmène aux critères de
choix du dispositif de retenue d’une glissière de sécurité de niveau 1(sa capacité de
retenue, ses performances de sécurité, ses dispositifs agréés), d’une glissière de sécurité
de niveau 2(sa capacité de retenue, ses performances de sécurité, ses dispositifs agréés),
au choix d’un dispositif de retenue frontaux et enfin au choix d’une barrière de sécurité.

La deuxième partie ou partie de discussion des résultats nous renseigne des conditions
d’implantation et spécificité de montage en niveau 1 des glissières métalliques de profil A ou
B : de leur fonctionnement, leur implantation en accotement, hauteur de pose. Ensuite de la
condition d’implantation en niveau 2 des glissières métalliques de profil A ou B comprenant la
nature du sol et ancrage des supports, au choix des types de glissière à adapter dans différentes
circonstances. En parlant de la fabrication, la mise en œuvre et les avantages des dispositifs de
retenue en béton. Enfin des performances des dispositifs de retenue frontaux, en concluant par
le fonctionnement et l’implantation de barrières de sécurité.

Toute fois leurs emplois ne doivent être envisagés que s’ils sont moins dangereux en cas
d’accident que les obstacles qu’ils doivent isoler. D’une façon générale, il sera
préférable, chaque fois que cela est possible, de dégager sur les abords de la chaussée
une zone libre d’obstacles dangereux. Une question se pose : pourquoi presque toutes
les digues à Madagascar ne possèdent pas de dispositifs de retenue des véhicules ?

46
Bibliographie

SETRA / DISPOSITIFS DE RETENUE DES VEHICULES Fascicule 1, 58 pages lu


Généralités (page 16) jusqu’à Annexe (page 56) / ISBN / 1988

SETRA / DISPOSITIFS DE RETENUE DES VEHICULES Fascicule 2, 124 pages lu


Annexe 1 (page 3 à page 14) – Annexe 2 (page 34, 35, 47, 48) – Annexe 3 (page 57 à
67, page 81, 82, 83) / ISBN / 1988

SETRA / DISPOSITIFS DE RETENUE DES VEHICULES Fascicule 3, 55 pages lu


Annexe 1 (page 9 à page 16) / ISBN / 1988

SETRA / DISPOSITIFS DE RETENUE DES VEHICULES Fascicule 4 58 pages lu


Annexe 1 (page 7 à page 16) / ISBN / 1988

CIM béton / Les dispositifs de retenue en béton 14 pages tous lu / 2006


Table des matières

Avant-propos

Remerciements................................................................................................................... i

Sommaire ..........................................................................................................................ii

Liste des abréviations.......................................................................................................iii

Liste des unités................................................................................................................. iv

Liste des tableaux.............................................................................................................. v

Liste des figures ............................................................................................................... vi

Introduction....................................................................................................................... 1

PARTIE I ANALYSE DES OUVRAGES

CHAPITRE I GENERALITES

1 Définition................................................................................................................... 2

2 Emploi des dispositifs de retenue .............................................................................. 2

2.1 Les obstacles ...................................................................................................... 2

2.2 Les zones riveraines ........................................................................................... 3

3 Terminologie ............................................................................................................. 3

3.1 Dispositifs de retenue latéraux et frontaux......................................................... 3

3.2 Dispositifs de retenue simple et double ............................................................. 4

3.3 Dispositifs de retenue souples et rigides ............................................................ 4

4 Agrément, classifications et critères de choix des dispositifs de retenue latéraux .... 5

4.1 Agrément............................................................................................................ 5

4.2 Classification des dispositifs de retenue latéraux............................................... 6

Chapitre II CRITERES GENERAUX DE CHOIX DU DISPOSITIF DE RETENUE

1 Critères de choix du dispositif de retenue ................................................................. 8


2 Choix d’une glissière de sécurité de niveau 1 ........................................................... 8

2.1 Capacité de retenue. Performances de sécurité. Dispositif agréés ..................... 8

2.2 Les glissières de sécurité métalliques de profil A ou B ..................................... 9

2.3 Les glissières métalliques Gierval.................................................................... 12

2.4 Les séparateurs en béton de type « GBA ou DBA »........................................ 13

3 Choix d’une glissière de sécurité de niveau 2 ......................................................... 16

3.1 Capacité de retenue – Performances de sécurité. Dispositif agréés ................. 16

3.2 Eléments de choix d’un modèle. ...................................................................... 17

4 Choix d’un dispositif de retenue frontal. ................................................................. 18

4.1 Dispositifs agréés. ............................................................................................ 18

4.2 Choix d’un dispositif de retenue frontal........................................................... 19

5 Barrières de sécurité. ............................................................................................... 20

5.1 Capacité de retenue. Performances de sécurité. ............................................... 20

5.2 Barrières de sécurité agréées. ........................................................................... 21

PARTIE II DISCUSSION DES RESULTATS

Chapitre III CONDITIONS D’IMPLANTATION – SPECIFICITE DE MONTAGE EN


NIVEAU 1 DES GLISSIERES METALLIQUES DE PROFIL A OU B

1 Description. ............................................................................................................. 24

1.1 Glissières simples............................................................................................. 24

1.2 Glissières doubles............................................................................................. 25

2 Fonctionnement. ...................................................................................................... 26

2.1 Glissières simples............................................................................................. 26

2.2 Glissières doubles............................................................................................. 26

3 Implantation sur accotement.................................................................................... 27

3.1 Espace devant un obstacle saillant ................................................................... 27

3.2 Espace devant une dénivellation ...................................................................... 27


4 Implantation sur terre-plein central (T.P.C.) ........................................................... 28

5 Hauteur des files de glissières ................................................................................. 29

Chapitre IV CONDITIONS D’IMPLANTATION - SPECIFICITE DE MONTAGE EN


NIVEAU 2 DES GLISSIERES METALLIQUES DE PROFIL A OU B

1 Nature du sol et ancrage des supports ..................................................................... 31

1.1 Nature sur sol ................................................................................................... 31

1.2 Supports types .................................................................................................. 31

2 Choix du type de glissière ....................................................................................... 32

2.1 Espacement devant une dénivellation .............................................................. 32

2.2 Espace devant un obstacle saillant ................................................................... 33

Chapitre V DISPOSITIF DE RETENUE LATERAUX EN BETON

1 Description .............................................................................................................. 34

1.1 Séparateur double DBA en béton adhérent ...................................................... 34

1.2 Séparateur simple GBA en béton adhérent ...................................................... 34

2 Fabrication du corps de séparateur .......................................................................... 35

2.1 Les matériaux ................................................................................................... 35

2.2 La mise en œuvre. ............................................................................................ 35

3 Où les séparateurs en béton s’avèrent indispensables ............................................. 36

4 Avantages. ............................................................................................................... 36

Chapitre VI DISPOSITIF DE RETENUE FRONTAUX – BARRIERE DE SECURITE

1 Dispositif de retenue frontaux. ................................................................................ 37

1.1 Etude préalable................................................................................................. 37

1.2 Fonctionnement des musoirs métalliques. ....................................................... 37

1.3 Fonctionnement des atténuateurs de choc à déformation métalliques. ............ 39

1.4 Fonctionnement atténuateurs de choc inertiel en eau. ..................................... 39

1.5 Performances et encombrement comparés des DR frontaux. .......................... 41

2 Barrière de sécurité.................................................................................................. 42
2.1 Fonctionnement................................................................................................ 42

2.2 Implantation ..................................................................................................... 42

2.2.1 Espace devant un obstacle saillant............................................................ 42

2.2.2 Espace devant une dénivellation............................................................... 43

3 Avis personnel ........................................................................................................ 45

Conclusion ………………………………………………………………………… 46

Bibliographie

Table de matière
THEME : Les dispositifs de retenue routiers

Nom: Rova Henintsoa RAFALIMANANA

Adresse: Lot 139C Amboropotsy Talatamaty – Ambohidratrimo 105

Contact: +261 33 14 518 20

Nombre de pages : 45

Nombre de tableaux : 17

Nombre de figures : 45

Résumé :

Les dispositifs de retenue sont définis selon les performances observées lors des essais

en fonction de la masse, de la vitesse, et de l’angle d’impact d’un véhicule. Ils sont

employés soit devant les obstacles, soit dans les zones riveraines. Son rôle, d’assurer

l’arrêt d’un véhicule venant le heurter sans décélération excessive et ainsi de réduire les

conséquences matérielles ou corporelles pendant l’accident.

Mots clés :

Obstacle, zone riverain, masse, vitesse, angle de choc, accident, souple, simple,

double, rigide, véhicule, glissière, barrière, classe, support, largeur, dénivellation,

saillant, rayon, PL

Encadreur pédagogique : Hervé Gilda RIVOHAJANIONY