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République algérienne démocratique

Ministère de l’enseignement supérieur et de la

Recherche scientifique

Centre universitaire BELHADJ BOUCHAIB-Ain Témouchent

Institut des sciences et de la technologie

Département : Génie électrique

Spécialité : télécommunications

Module : Télécommunication et applications.

Chargé de cours  : Monsieur MERADI .

Réalisé par :

 BERKANE ASSMAA IKRAM

Année2019/2020

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Plan de travail :
1/Introduction

2/Historique du spectre électromagnétique

3/Les types de rayonnement électromagnétique :

 3.1/Les ondes radio


 3.2/Les micro-ondes
 3.3/Les rayons infrarouges.
 3.4/La lumière visible
 3.5/Les rayons ultra violets
 3.6/Les rayons X
 3.7/Les rayons gamma

4/Grandeurs physique caractéristiques :

 4.1/Présentation
 4.2/Unité
 4.3/Relations
 4.4/Utilisation

5/Domaine de spectre électromagnétique

6/spectre lumineux

7/spectre d’émission

8/spectre d’absorption

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1/Introduction

2/historique de télécommunication :

 2.1/origines de télécommunication
 2.2/télégramme et téléphone

3/Technique des télécommunications :

 3.1/Principes
 3.2/Médias de transmission
 3.3/Emetteur et récepteur
 3.4/Partage du média de transmission
 3.5/Traitement du Signal
 3.6/Système de télécommunication

4/Application :

 4.1/Voix et son
 4.2/Image et vidéo
 4.3/Texte et donnée

Des autres applications :

 Radar
 Radionavigation
 Confidentialité

5/Conclusion

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1/Introduction :

 Le spectre électromagnétique est le classement des rayonnements


électromagnétiques par fréquence, longueur d'onde dans le vide ou
énergie photonique.
 Le spectre électromagnétique s'étend sans rupture de zéro à l'infini. Pour des raisons
tant historiques que physiques, on le divise en plusieurs grandes classes, dans
lesquelles le rayonnement s'étudie par des moyens particuliers.

 La spectroscopie ou spectrométrie est l'étude expérimentale des spectres


électromagnétiques par des procédés, d’observation et de mesure avec décomposition
des radiations en bandes de fréquences idéalement étroites. La spectroscopie
s'intéresse en général au spectre d'absorption ou au spectre d'émission d'un objet.

2/Historique :

 Jusqu'au XIXe siècle, la seule partie du spectre électromagnétique qui était connue était


le spectre visible ou spectre optique. Si le phénomène d'arc-en-ciel était connu des

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premiers humains, ce n'est qu'au XVIIe siècle que Newton a mis en évidence le fait que
la lumière blanche peut être décomposée en diverses couleurs.
 Le terme spectre, signifiant « apparence immatérielle », « illusion » s'appliquait,
au XVIIe siècle, à tous les phénomènes optiques qu'on ne s'expliquait pas. Synonyme
de couleur accidentelle, il servait pour les impressions rétiniennes du contraste
simultané ou successif aussi bien que pour les irisations vues au bord d'un objet
regardé à travers un prisme. Newton l'employa une seule fois pour présenter
ses expériences en optique dans son article de 1671. Ayant expliqué que la lumière
blanche est « un mélange hétérogène de rayons différemment réfrangibles » (op.
cit., p. 3079) et que les couleurs ne sont pas des qualifications de la lumière, comme
on l'estimait depuis Aristote, mais des propriétés originales, différentes dans chaque
rayon ; que les moins réfrangibles sont de couleur rouge, et les plus réfrangibles sont
d'un violet profond, et cette association de propriétés ne peut être brisée par aucun
moyen (op. cit., p. 3081) ; que les transmutations de couleurs ne se produisent que
lorsqu'il y a mélange de rayons. Ce sont ces couleurs de mélange, et non celles
séparées par le prisme, qui sont illusoires, fugaces et apparentes. Dès lors, Newton
utilise toujours l'expression « couleurs prismatiques », laissant le spectre pour les
phénomènes douteux ou inexpliqués. Mais l'usage d'appeler ces couleurs « spectrales »
persiste, alimenté et promu par les opposants à la théorie physique de la lumière
comme Goethe suivi par Schopenhauer.
 En 1800 William Herschel découvre de façon plutôt fortuite l'existence d'une radiation
lumineuse non-visible, le rayonnement infrarouge. L'année suivante, le physicien
allemand Johann Wilhelm Ritter prolonge le spectre électromagnétique connu du côté
des courtes longueurs d'onde en mettant en évidence l'existence du rayonnement
ultraviolet.
 L'interprétation de la lumière comme la propagation d'une onde électromagnétique est
due à James Clerk Maxwell dans les années 1860, qui prédit également l'existence
d'ondes électromagnétiques de toutes les fréquences possibles, se déplaçant toutes
dans le vide à la vitesse de la lumière c. Les travaux du physicien Heinrich
Hertz permettent la découverte en 1886 des ondes hertziennes, dites aussi ondes radio,
qui étendent encore le spectre électromagnétique en deçà de l'infrarouge dans le
domaine des basses fréquences ou des grandes longueur d'onde. Les expériences sur
les tubes électroniques permettent à Wilhelm Röntgen de mettre en évidence
l'existence d'un nouveau type de rayonnement, de plus courte longueur d'onde que
l'ultraviolet, les rayons X.
 La dernière portion du spectre électromagnétique, les rayons gamma, commence à être
explorée au début du XXe siècle avec les travaux de Paul Villard et William Henry
Bragg.
3/Les types de rayonnement électromagnétique :
3.1/ Les ondes radio :
Une onde radioélectrique, communément abrégée en onde radio, est une onde
électromagnétique dont la fréquence est inférieure à 300 MHz,
Les ondes ayant la plus petite fréquence du spectre.
Elles transportent peu d'énergie.
Les micro-ondes, un type d'ondes radio, peuvent faire vibrer les particules et en augmenter la
température.
Utilisation: radio, télévision, four à micro-ondes, cellulaire

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3.2/les micro-ondes :
Les micro-ondes sont des rayonnements électromagnétiques de longueur d'onde intermédiaire
entre l'infrarouge et les ondes de radiodiffusion.
Utilisation: transmissions par satellite, par téléphone cellulaire et par internet; four à
micro-ondes
3.3/Les rayons infrarouges :
Les rayons infrarouges ont une longueur d’onde légèrement plus grande que le rouge visible. 
Bien qu'ils soient invisibles, il est possible de percevoir la chaleur qu'ils transmettent.

Utilisation: télécommande à distance, communication avec les satellites


3.4/La lumière visible :
C'est le seul type d'onde électromagnétique visible par les êtres humains.
C'est un ensemble des six couleurs (rouge, orange, jaune, vert, bleu, violet) qui composent la
lumière blanche.

Utilisation: éclairage, laser, photographie, écrans d'ordinateurs


3.5/Les rayons ultraviolets :
Le rayonnement ultraviolet est un rayonnement invisible qui émet dans la gamme de longueur
d'onde de 100 à 400 nanomètres (nm). Un nanomètre représente un milliardième de mètre. Il a
une longueur d'onde plus courte que la lumière visible et contient plus d'énergie
Ils sont invisibles pour l'être humain, mais certains animaux sont en mesure de les percevoir.
Ils transportent une plus grande quantité d'énergie que la lumière visible.
Ils permettent la synthèse de la vitamine D par nos cellules.
Ils font bronzer, mais ils peuvent causer le cancer de la peau.

Utilisation: traitement de certaines maladies, stérilisation d'instruments chirurgicaux


3.6/Les rayons X :
Les rayons X sont une forme de rayonnement électromagnétique à haute fréquence constitué
de photons dont l'énergie varie d'une centaine d'eV (électron-volt), à plusieurs MeV
Ils transportent une grande quantité d'énergie.
Ils peuvent traverser des objets ou des substances.
Une exposition prolongée provoque des brûlures et des cancers.

Utilisation: radiographie, inspections des bagages


3.7/Les rayons gamma :
Un rayon gamma désigne le rayonnement électromagnétique à haute fréquence d'un photon
dont la longueur d'onde est inférieure à environ une dizaine de nanomètres (<10−8 m ), ce qui
correspond à des fréquences supérieures à environ 30 pétahertz (>3 × 1016 Hz ).
Ils transportent une très grande quantité d'énergie.
Ils traversent des objets ou des substances très facilement.
Ils sont très dangereux: ils peuvent causer des brûlures, des cancers et des mutations
génétiques.

Utilisation: traitement du cancer, conservation des aliments Références


4/grandeurs physiques caractéristiques:
4.1/Présentation :

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Un rayonnement électromagnétique peut se considérer soit comme une onde progressive, soit
comme un ensemble de particules.
Si on le considère comme une onde, on peut le décomposer, selon la transformation de
Fourier, en une somme d'ondes monochromatiques, dont chacune est entièrement décrite par
deux grandeurs physiques :

1. son amplitude,
2. sa fréquence ou sa longueur d'onde, grandeurs corrélées par la célérité de l'onde.
Si on le considère comme un ensemble de particules, chacune d'entre elles est entièrement
décrite par son énergie. La répartition des énergies et leur somme obéissent aux
lois statistiques.
4.2/unité :

 la fréquence, notée F F ou v, υ s'exprime en hertz (Hz) dans le Système international


d'unités (SI) ;
 la pulsation, notéeω w, s'exprime en radian par seconde (rad/s) dans le SI ;
 le nombre d'onde, aussi appelé pulsation spatiale, est noté κ κ et s'exprime en radian
par mètre (rad/m) ;
 la longueur d'onde notéeλ , s'exprime en unités de longueur (en mètres (m) dans le
SI) ;
 l'énergie des photons, notéeΕ  , s'exprime en joules (J) dans le SI, mais aussi
couramment en électron-volt (1 eV = 1,602 176 53×10−19 J).
4.3/Relations :
 On posede la définition comme onde à la définition comme particule ,  par les relations
suivantes :
h hc
Ε=h υ= =
Τ λ
 où h est la constante de Planck: h ≈ 6,626 070 040 × 10−34 J s ≈
4,135 667 662 × 10−15 eV s,
La longueur d'onde dépend de la célérité de la lumière dans le milieu de propagation.
Si celui-ci n'est pas précisé, c'est la longueur d'onde dans le vide
c
λ=
υ
où c est la vitesse de la lumière dans le videc cc= 299 792 458 m s−1 (cette valeur
est exacte, du fait de la définition actuelle du mètre)
Sinon
c
λ=
nv υ
 où nν est l'indice de réfraction dans le milieu à la fréquence ν, toujours égal à 1 dans le
vide.
4.4/Utilisation :

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On décrit un rayonnement électromagnétique par ses caractéristiques les plus accessibles,
selon sa forme et son utilisation.
On caractérise habituellement les ondes radio par la fréquence, qui s'applique aussi bien aux
circuits des appareils qu'on utilise pour les produire.
Quand les fréquences croissent, les longueurs d'onde correspondantes se raccourcissent
jusqu'à devenir du même ordre de grandeur que les appareils, et deviennent le paramètre
d'utilisation le plus courant.
Au-delà d'une certaine limite, on utilise principalement des instruments d'optique, tout comme
pour la lumière, et la longueur d'onde dans le vide devient la caractéristique la plus commode.
Elle joue directement dans le calcul des interférences dans les réseaux de diffraction et dans
beaucoup d'autres applications.
À partir des rayons X, les longueurs d'onde sont rarement utilisées : comme on a affaire à des
particules très énergétiques, c'est l’énergie correspondant au photon X ou γ détecté qui est
plus utile.
5/Domaine de spectre électromagnétique :

Domaines du spectre électromagnétique

Nom Longueur d'onde Fréquence Énergie du photon (eV)

Rayon gamma < 5 pm > 6 × 1019 Hz > 2,5 × 105 eV

Rayon X 10 nm — 5 pm 30 PHz — 60 EHz 1,2 × 102 eV — 2,5 × 105 eV

Ultraviolet 300 nm — 1 nm 1 PHz — 300 PHz 4,1 eV — 1,2 × 103 eV

750 nm — 400 THz —
Visible 1,7 eV — 3,3 eV
380 nm 789 THz

100 µm —
Infrarouge 3 THz — 400 THz 1,2 × 10−2 eV — 1,7 eV
0,75 µm

Térahertz / 1,2 × 10−3 eV — 1,2 × 10−2 e
1 mm — 0,1 mm 300 GHz — 3 THz
submillimétrique V

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300 MHz — 1,2 × 10−6 eV — 1,2 × 10−3 e
Micro-ondes 1 m — 1 mm
300 GHz V

100 000 km — 1,2 × 10−14 eV — 1,2 × 10−6 
Ondes radio 3 Hz — 300 MHz
1 m eV

On découpe habituellement le spectre électromagnétique en divers domaines selon la longueur


d'onde et le type de phénomène physique émettant ce type d'onde6 :

 Ondes radioélectriques ou ondes hertziennes : oscillations d'électrons au sein d'un


circuit électrique comme une antenne,
 Micro-ondes : oscillations d'électrons au sein de composants électriques spécifiques
(comme une diode Gunn par exemple), rotation moléculaire, ou d'antenne (comme c'est le
cas pour la téléphonie mobile, qui peuvent utiliser des micro-ondes comme ondes
porteuses, comme par exemple 60 GHz)
 Térahertz (domaine sub-millimétrique, limite micro-ondes / infrarouge lointain) :
niveaux de vibration de molécules complexes,
 Infrarouge : oscillations de particules, vibration moléculaire, transitions d'électrons de
valence au sein d'atomes ou de molécules,
 Lumière visible : transitions d'électrons de valence de haute énergie, qui ont la
particularité d'être détectées par l'œil humain,
 Ultraviolet: transitions d'électrons de valence d'atomes ou de molécules de plus haute
énergie encore, non observables par l'œil humain,
 Rayons X : transitions d'électrons des couches profondes au sein d'un atome,
accélération ou décélération (bremsstrahlung) d'électrons libres de haute énergie,
 Rayons gamma : transitions au sein du noyau atomique, souvent émis lors de la
désexcitation de noyaux-fils issu de la désintégration radioactive d'un noyau instable, de
façon spontanée ou sous l'effet d'une accélération au sein d'un accélérateur de particules.

6/Spectre lumineux :
 Le rayonnement électromagnétique visible est la très étroite portion du spectre
électromagnétique accessible à la perception humaine visuelle ; elle correspond à la
plus forte énergie de rayonnement solaire arrivant à la surface de la Terre. La
sensibilité humaine est maximale aux alentours d'une longueur d'onde dans le vide de
550 nm en vision photopique, avec des éclairements importants, de l'ordre de
grandeur de ceux qui se trouvent dans la journée à la surface de la Terre. De part et
d'autre de ce maximum, la sensibilité diminue progressivement. Elle est de moins de
1 % du maximum à 410 nm et à 690 nm, et il n'en reste rien à 360 nm. Du côté des
basses énergies, on détecte au plus jusqu'à 820 nm, bien que très faiblement, mais les
êtres humains et autres animaux terrestres sentent le rayonnement infrarouge sous
forme de chaleur sur la peau. En vision scotopique, nocturne, le maximum est à
510 nm et on ne distingue pas les couleurs.
La colorimétrie relie la mesure physique du rayonnement à la couleur perçue. Un humain
normal peut distinguer des ondes monochromatiques dont la longueur d'onde diffère d'un peu
moins de 1 nm, et plus d'une centaine de niveaux de luminosité. Pourtant, la description d'une
couleur n'a pas besoin d'autant de données que pourrait laisser croire la spectroscopie. Les

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humains n'ont en vision diurne que trois types de récepteurs, et de nombreux mélanges de
radiations de longueurs d'onde différentes, dites métamères, se perçoivent identiquement.
7/Spectre d'émission :
 Des atomes ou molécules excités (par exemple par chocs) se désexcitent en émettant
une onde électromagnétique. Celle-ci peut se décomposer en une superposition d'ondes
sinusoïdales (monochromatiques) caractérisées par leurs longueurs d'onde. Le spectre
est constitué par l'ensemble des longueurs d'onde présentes. On peut le matérialiser à
l'aide d'un prisme de décomposition de la lumière en un ensemble de lignes, les raies
spectrales, qui correspondent aux différentes longueurs d'onde émises. Pour plus de
précision, on peut également représenter ce spectre comme un graphe de l'intensité
lumineuse en fonction de la longueur d'onde.
Niels Bohr interprétera alors l'émission de lumière par l'émission d'un photon lorsque l'atome
passe d'un niveau d'énergie à un autre. Le spectre d'émission de n'importe quel élément peut
être obtenu en chauffant cet élément, puis en analysant le rayonnement émis par la matière. Ce
spectre est caractéristique de l'élément.

8/spectre d’absorption :
 Le principe est exactement le même que celui du spectre d'émission : à un niveau
d'énergie donné correspond une longueur d'onde. Mais au lieu d'exciter de la matière
(par exemple en la chauffant) pour qu'elle émette de la lumière, on l'éclaire avec de la
lumière blanche (donc contenant toutes les longueurs d'onde) pour voir quelles
longueurs d'onde sont absorbées. Les niveaux d'énergie étant caractéristiques de
chaque élément, le spectre d'absorption d'un élément est exactement le
complémentaire du spectre d'émission. On s'en sert notamment en astrophysique : par
exemple, pour déterminer la composition de nuages gazeux, on étudie leur spectre
d'absorption en se servant des étoiles se situant en arrière-plan comme source de
lumière. C'est d'une manière générale le but de la spectrographie d'absorption :
identifier des éléments inconnus (ou des mélanges) par leur spectre.

1/Introduction :

 Le terme "télécommunications" désigne l'ensemble des moyens techniques  (sont de


nature électromagnétique )permettant l'acheminement fidèle("fidélité", on entend
la transparence d'un réseau qui restitue exactement l'information émise malgré
les imperfections des moyens techniques et les perturbations) et fiable(fiabilité",
on entend la permanence de la disponibilité du service malgré les pannes qui sont
inévitables dans tout dispositif technique) d'informations entre deux points
quelconques pour un coût raisonnable. Les télécommunications utilisent deux
techniques inséparables : la transmission assure le transport de l'information à distance
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; la mise en relation de deux usagers quelconques conformément à leurs ordres relève
de la commutation
 Les télécommunications sont définies comme la transmission à distance
d’informations avec des moyens à base d'électronique et d'informatique et de
transmission filaire, optique ou électromagnétique. Ce terme a un sens plus large que
son acception équivalente officielle « communication électronique ». Elles se
distinguent ainsi de la poste qui transmet des informations ou des objets sous forme
physique.

2/Histoire de la télécommunication:

 2.1/origine des télécommunication :

Les moyens simples naturels anciens comme la parole ou les signaux à vue, permettent de
communiquer à courte distance. Le besoin de communiquer à plus grande distance dans les
sociétés humaines organisées a amené très vite à développer des télécommunications
primitives: tambours, signaux de fumée, langage sifflé, etc.

Certains de ces types de communications, comme


les pavillons, sémaphores ou héliographes sont encore utilisés dans la marine, même si cet
usage est devenu marginal.
 2.2/Télégramme et téléphone :
Bien que la communication par signaux optiques entre des points hauts soit très ancienne, on
doit à l'ingénieur Claude Chappe la création à partir de 1794 du premier réseau simple et
efficace de transmission optique de messages. Ce réseau qu'il a nommé « télégraphe » fut
développé sur les grands axes français et resta en service jusqu'en 1848.
Le premier service commercial de télégraphie électrique fut construit par Charles
Wheatstone et William Fothergill Cooke, et ouvrit en 1839. C’était une amélioration du

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télégraphe électromagnétique inventé auparavant5. Samuel Morse développa indépendamment
une version de télégraphe électrique, qu’il montra le 2 septembre 1837. Le code Morse était
une avancée importante comparé au télégraphe de Wheatstone.
Le premier câble télégraphique transatlantique opérationnel fut mis en service
le 27 juillet 1866 entre Terre-Neuve et l’Irlande6. Sa longueur était de 3 450 km7 pour un
poids total de 7 000 tonnes.
Le téléphone classique fut inventé indépendamment par Alexander Bell et Elisha Gray en
1876. Cependant, c'est Antonio Meucci qui inventa le premier dispositif permettant la
transmission de la voix à l'aide d'une ligne parcourue par un signal.
3/Technique des télécommunication :

3.1/principes :

Une liaison de télécommunications comporte trois éléments principaux :

 un émetteur qui prend l’information et la convertit en signal électrique, optique ou


radioélectrique ;
 un média de transmission, pouvant être une ligne de transmission, une fibre optique ou
l'espace radioélectrique, qui relie émetteur et récepteur ;
 un récepteur qui reçoit le signal et le convertit en information utilisable.
Par exemple, en radiodiffusion, l’émetteur de radiodiffusion émet grâce à son antenne la voix
ou la musique, qui passe dans l’espace sous forme d’onde électromagnétique, jusqu’à un
récepteur AM ou FM qui la restitue.
Les liaisons de télécommunications peuvent être monodirectionnelles, comme en
radiodiffusion ou télévision, ou bidirectionnelles, utilisant alors un émetteur-récepteur. Quand
plusieurs liaisons sont interconnectées entre plusieurs utilisateurs, on obtient un réseau,
comme le réseau téléphonique ou Internet.
3.2/Médias de transmission :

La transmission s'effectue par différents médias selon les systèmes. Historiquement le fil
téléphonique fut le premier support de télécommunication et permit le développement du
télégraphe et du téléphone. Il est toujours le média principal pour le raccordement aux réseaux
téléphoniques et aux réseaux informatiques (téléphone, fax, minitel, internet...), sous forme
de paire(s) torsadée(s).
Le câble coaxial était le média du haut débit avant l'apparition des fibres optiques, il est
toujours utilisé dans les réseaux industriels en raison de sa robustesse face aux perturbations.
C'est aussi le support de prédilection pour les raccordements en radiofréquence à l'intérieur
d'un équipement, parfois remplacé par le guide d'onde pour les transmissions de micro-
ondes de forte puissance.
La fibre optique, qui raccorde progressivement les abonnés en ville, est aussi le média
des câbles sous-marins modernes. C'est un fil en verre ou en plastique très fin qui a la
propriété de conduire la lumière.
La radiocommunication, qui peut être définie comme toute communication par l'intermédiaire
de l'espace hertzien, a révolutionné les télécommunications au début du XXe siècle. C'est le
média de la radiodiffusion de programmes, des services de communications

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en radiotéléphonie, des réseaux de téléphonie mobile, du Wi-Fi, des loisirs radio comme
le radioamateurisme, des liaisons par satellite de télécommunications ou par faisceau hertzien,
aussi bien que des simples télécommandes domestiques. La radioélectricité étudie la
transmission hertzienne, la propagation des ondes, les interfaces avec l'émetteur et
le récepteur par l'intermédiaire des antennes.

Fibres optiques.

3.3/Émetteur et récepteur :

Quel que soit le média de transmission, un émetteur convertit l’information en signal


électrique, optique ou radioélectrique adapté au média, en le modulant et en l’amplifiant.
Inversement, un récepteur convertit le signal transmis en information utilisable.

La technique de ces fonctions d’interface est donc très dépendante du média, de la fréquence
d’utilisation, et surtout de la puissance nécessaire pour compenser les pertes de propagation.
Ainsi, la transmission sur une ligne Ethernet par exemple n’utilise que quelques circuits
intégrés et du câble de faible section, alors qu’une liaison vers une sonde planétaire demande
des émetteurs de forte puissance et des antennes de plusieurs dizaines de mètres.
Dans un canal de transmission hertzien, le signal porté par l'onde radioélectrique est atténué
par la perte d'espace, les absorptions atmosphériques et les précipitations, et dégradé par les
diffractions et réflexions. L'Équation des télécommunications inclut tous ces facteurs et
détermine la puissance et les antennes nécessaires.
L'antenne radioélectrique convertit les signaux électriques en onde radioélectrique à
l'émission, et inversement en réception. De nombreux types d'antennes ont été développées,
selon la fréquence d'utilisation, le gain nécessaire et l'application, depuis les antennes
miniatures intégrées aux téléphones mobiles, jusqu'aux paraboles géantes de radioastronomie.
Dans les applications bidirectionnelles, comme la radiotéléphonie, les deux fonctions peuvent
être combinées dans un émetteur-récepteur. Un récepteur suivi d'un émetteur constituent
un répéteur, par exemple sur un satellite de télécommunication, ou dans un câble sous-marin.

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Antenne rideau HF de télécommunication

3.4/partage du média de transmission :


Le partage du média entre utilisateurs se fait par les techniques d'affectation, de multiplexage
et d'accès multiple.
L'affectation de fréquences par bande et par service sur le média hertzien est la première
technique apparue pour empêcher les brouillages mutuels.
À l'intérieur d'une bande de fréquences, le multiplexage fréquentiel est la division d’un média
de transmission en plusieurs canaux, chacun étant affecté à une liaison. Cette affectation peut
être fixe, par exemple en radiodiffusion FM, une station émet à 96,1 MHz, une autre à
94,5 MHz. L’affectation des fréquences peut être dynamique comme en FDMA9 (Accès
multiple par division en fréquence), utilisée par exemple lors de transmissions par satellite.
Chaque utilisateur du canal y reçoit dans ce cas une autorisation temporaire pour une des
fréquences disponibles.
En communications numériques, le multiplexage peut également être temporel ou
par codage :

 Les techniques d’étalement de spectre comme le (CDMA) sont utilisées notamment en


téléphonie mobile. Chaque liaison y est modulée par un code unique d’étalement, pour
lequel les autres utilisateurs apparaissent comme du bruit après démodulation.
 Le codage par paquets (TDMA) est la clé du système ATM de communications
internationales et de tout le réseau internet. Chaque utilisateur y transmet des « paquets
numériques » munis d’adresses, qui se succèdent dans le canal.
Le fonctionnement de ces techniques d’accès multiple nécessite des protocoles pour les
demandes d’affectation, les adressages, dont le plus connu est le TCP/IP d'Internet.
3.5/Traitement du signal :

Le traitement du signal permet d'adapter l'information (sous forme de signal analogique ou


numérique) au média de transmission et de la restituer après réception.
À l'émission, les techniques de compression permettent de réduire le débit nécessaire,
idéalement sans perte de qualité perceptible, par exemple sur la musique (MP3) ou sur la
vidéo (MPEG), les codages transforment le signal d’information binaire en une forme adaptée
à la modulation.
À la réception, les opérations inverses sont effectuées : démodulation, décodage, correction et
décompression. La correction d’erreur permet, grâce à un ajout d'information redondante par
un code correcteur, de diviser de plusieurs ordres de grandeur le taux d’erreur.

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Ces techniques varient selon que les signaux à transmettre soient analogiques, comme la
musique, la voix, l’image, ou numériques, comme les fichiers ou les textes. Un signal
analogique varie continûment alors qu’un signal numérique est une succession d’états
discrets, binaires dans le cas le plus simple, se succédant en séquence.
Dans de nombreuses applications (TNT, téléphonie mobile, etc), le signal analogique est
converti en numérique, ce qui permet des traitements plus efficaces, en particulier le filtrage
du bruit. Seuls la modulation, l’amplification et le couplage au média restent alors
analogiques.
3.6/Système de télécommunication :

Un ensemble de liaisons et de fonctions permettant d'assurer un service, constitue


un système de télécommunications.
Ainsi le système de satellites Inmarsat, destiné aux communications mobiles, comporte
plusieurs satellites, plusieurs types de liaisons d'utilisateurs selon les débits et usages, des
milliers de terminaux adaptés, et des liaisons de télémesure et de télécommande permettant le
contrôle des satellites depuis les stations terrestres, celles-ci étant également connectées par
des liaisons terrestres dédiées.
Un système de télécommunications peut avoir une architecture :

 de type « point à point », comme un faisceau hertzien, une fibre optique, ou une


liaison radiotéléphonique. Des répéteurs peuvent y être ajoutés pour amplifier et corriger
les signaux ;
 de « diffusion », comme en télévision où un émetteur est reçu par des milliers de
récepteurs ;
 de « collecte », comme en surveillance océanographique, où des centaines de capteurs
sont reçus par un système central ;
 en structure de réseau, où un ensemble d’émetteurs et de récepteurs communiquent
entre eux par des liaisons « étoilées » (topologie en étoile) ou « point à point ». C'est la
plus commune.
Un réseau de radiotéléphonie de secours est un réseau simple entre un central et des mobiles,
géré par des procédures radio et des opérateurs.
Un réseau commuté comme le réseau téléphonique fixe, comporte des liaisons individuelles
d'abonnés comme une ligne analogique, une ligne RNIS ou une ligne ADSL, des centraux
téléphoniques pour établir un circuit entre deux abonnés et des liaisons à haut débit pour relier
les centraux téléphoniques.
Un réseau par paquet, comme Internet, comporte des routeurs qui aiguillent les paquets
d’information d'une machine vers une autre désignée par son adresse IP.

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Visualisation des multiples chemins à travers une portion de
l'Internet

4/Application :
4.1/Voix et son :
Le transport de la voix par la téléphonie, fut la première avancée des télécommunications,
juste après les premiers télégraphes. Le téléphone est l'appareil qui sert à tenir une
conversation bidirectionnelle avec une personne lointaine. Il est utilisé à titre privé, pour
garder le contact avec ses proches ou à titre professionnel, pour échanger des informations
orales sans avoir à se rencontrer physiquement.
La téléphonie qui repose sur le réseau téléphonique permet également des services plus
avancés tels que la messagerie vocale, la conférence téléphonique ou les services vocaux.
La ligne téléphonique sert aussi de solution d'accès à Internet, d'abord avec un modem en bas
débit, puis en haut débit grâce à l'ADSL.
La radiotéléphonie, c’est-à-dire la communication à distance sans fil, a d'abord été appliquée
aux communications maritimes pour en accroître la sécurité, puis militaires dès la première
guerre mondiale, avant de devenir un média populaire avec la TSF. La radiotéléphonie est
encore le moyen principal de communication du contrôle aérien, des liaisons maritimes par
la radio maritime et des liaisons de sécurité (police, secours). C'est aussi l'activité principale
du radioamateurisme.
La radiodiffusion est la distribution de programmes à partir d'un émetteur vers des auditeurs
équipés d'un récepteur. D'abord en modulation d'amplitude en basse fréquence (GO)
et moyenne fréquence (PO), puis en modulation de fréquence en VHF, elle évolue vers la
radio numérique, diffusée par satellite ou en VHF terrestre.
La téléphonie mobile offre la possibilité de téléphoner sans connexion filaire soit par une
solution terrestre basée sur des zones de couverture hertzienne d'antennes-relais, soit par
satellite. Le développement de ce moyen de communication est un phénomène de société
remarquable de la fin du XXe siècle. Le geste de téléphoner dans la rue devient banal, au point
d'inquiéter sur ses risques sanitaires et de créer un langage particulier, le langage SMS.
L'accès à Internet et aux chaînes de télévision est déjà facile sur les dernières générations de
téléphones (smartphones).
4.2/Image et vidéo :
La transmission d’images fixes par ligne téléphonique remonte au bélinographe, et est
toujours utilisée sous le nom abrégé de fax, comme échange de pages photocopiées,
documents commerciaux ou technique. Le radiofacsimilé qui permet de transmettre des
images par radio est utilisé surtout pour la diffusion de cartes météo, soit directement depuis
les satellites d'observation, soit retransmises vers les navires ou les terrains d'aviation.
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Après le téléphone et la radio, la télévision est présente dans tous les foyers. Les forêts
d'antennes yagi et de paraboles ont envahi les villes, les chaînes satellites, d'abord analogiques
puis numériques ont multiplié les programmes nationaux et internationaux.
Les récepteurs modernes à plasma ou LCD fournissent des images de haute qualité et
la télévision numérique terrestre augmente encore le choix des usagers.
La transmission d’images simultanées à une liaison de téléphonie est possible grâce à
la visioconférence utilisant des canaux à haut débit dédiés, par la transmission à balayage lent
analogique ou SSTV, immortalisée par les premiers pas sur la lune, et par les techniques
numériques nouvelles, webcam sur internet ou téléphone mobile de dernière génération.
Préparation et présentation à Paris, le 29 octobre 2001, de la première transmission de cinéma
numérique par satellite en Europe d'un long métrage cinématographique par Bernard Pauchon,
Alain Lorentz, Raymond Melwig et Philippe Binant. Cette démonstration marque l'origine, en
France, de l'application des télécommunications à l'industrie cinématographique avec les
retransmissions par satellites d'opéras et d'événements dans les cinémas, l'acheminement des
rushes dans les salles de vision et des films dans les salles de cinéma.

Antennes de télévision UHF

4.3/Texte et donnée :
Le télégraphe est l'ancêtre des transmissions de données et la première application des
télécommunications : transmettre des caractères, donc un message, par signaux optiques, puis
sur une ligne puis par ondes radio (Télégraphie sans fil). Le télétype puis le radiotélétype l'ont
automatisé.
Un réseau informatique est un ensemble d'équipements reliés entre eux pour échanger des
informations. Quoique l'Internet ne soit pas le seul système de réseau informatique, il en est
presque devenu synonyme. La structure d'Internet est complexe et peut se séparer en plusieurs
parties :

 des fonctions de communication (les lignes d'abonnés, les modems, les routeurs qui


connectent au web) ;
 des fonctions de transport entre utilisateurs (les protocoles, les serveurs...) ;
 des applications qui fournissent le service final (messagerie, image, voix, moteur de
recherche, etc.).
La télémesure, terrestre comme en hydrologie ou en météorologie, ou spatiale comme les
images météosat ou celles des sondes planétaires lointaines, permet la surveillance des
installations industrielles, augmente notre connaissance de l’environnement, du climat ou de
l’univers.

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La télécommande, la plus simple comme en domotique ou en HiFi et vidéo, ou la plus
complexe comme celle des robots martiens, est la commande à distance sans fil, optique ou
radio, généralement couplée à la télémesure.
Des autres applications :
Radar :
 Quoique le radar ne soit pas à proprement parler un système de communication, mais
de télédétection, ses techniques combinent micro-onde, traitement du signal,
radioélectricité, et peuvent être rattachées au monde des télécommunications.
Initialement développé pour la détection des raids aériens, le radar fut très vite installé
sur les navires, puis les avions.

D'abord militaire puis civil, les contrôles aérien et maritime utilisent intensivement le radar
pour la sécurité. Enfin le radar météorologique permet de cartographier les pluies et nuages, y
compris depuis les satellites d'observation.

Cette antenne radar longue portée est connue sous le nom


ALTAIR. Elle se trouve sur l'atoll Kwajalein des Îles
Marshall.

Radionavigation :
 La radionavigation a permis, dès les débuts
de la radio, d'aider à la navigation maritime
puis aérienne, grâce à la radiogoniométrie et
aux radiophares, puis aux systèmes
hyperboliques comme le LORAN. Les
systèmes de navigation par satellite comme
le GPS sont devenus un équipement courant des véhicules, en attendant le
développement du futur Galileo.
Les systèmes d'identification automatique comme l'AIS et de détection d'obstacle
améliorent la sécurité de la navigation. La diffusion du temps universel et de signaux
horaires est intégrée aux signaux de radionavigation GPS actuels, mais a longtemps
été un service spécifique d'aide à la navigation astronomique, ou de synchronisation
scientifique, par émissions HF comme le WWV, ou BF comme l'émetteur d'Allouis ou
le DCF77.

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Trois récepteurs GPS.
Confidentialité :
 Pour leurs télécommunications, les militaires utilisent des méthodes de discrétion
comme l'évasion de fréquence, et le chiffrement, sur des réseaux de radiotéléphonie
HF et VHF, ou des satellites dédiés, comme Syracuse. les gouvernements utilisent
également les techniques radioélectriques dans un but de renseignement
électromagnétique, comme le système Echelon d'écoute satellitaire, ou des systèmes
de brouillage et de contre-mesures radioélectriques.

Conclusion
 la télécommunication est donc caractérisée comme suit : « l’émission, transmission à
distance et réception d’informations de toute nature par fil, radioélectricité, système
optique ou électromagnétique ». Autrement dit, la télécommunication est d’abord et
avant tout un échange d’information dans n’importe quel espace donné. La spécificité
de la télécommunication, contrairement à une communication ordinaire, est que
l’information est véhiculée à l’aide d’un support (matériel ou non), lui permettant
d’être transmise sur de longues distances.

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