Vous êtes sur la page 1sur 8

2.5.

1 Les heures de production


Les tâches à réaliser sont maintenant connues en cadence et en complexité.
Il faut donc imaginer pour chacune la composition de l'équipe qui va être chargée de sa réalisation.

Le principe du calcul / la différence par rapport à un bordereau ou une étude de prix :

 Bordereau  Répartition par  Répartition par  Quantité x temps U =  Somme des budgets
ouvrage tâches élémentaires budget heures d'heures individuels =
budget d'heures global
 Méthodes  Répartition par  Cadences x temps  Composition des  Intégration sur le
ouvrages en U = nombre équipes planning par courbe de
fonction du d'heures par jours charge
planning

On utilise pour cela les temps unitaires classiques du BTP, son expérience, sa connaissance des
technologies et matériel et son imagination.
D'autre part il faut aussi bien définir ce qui est compris ou pas dans la charge de travail d'une équipe :
finition, préparations, sous-traitance...

Ci-dessous quelque temps unitaires de base à utiliser avec précaution et à moduler en fonction de
chaque cas particulier
En règle générale les temps unitaires AUGMENTENT avec
 La complexité
 La hauteur
 La nouveauté
 La finition finale cherché

Ils DIMINUENT avec


 La répétition
 L'augmentation de la cadence
 La performance des outils
 La formation des équipes

Il est logique que le découpage d'un ouvrage en tâches individuelles soit plus pénalisant que l'ouvrage
complet : s'il est référencé ainsi cela signifie qu'il correspond au moins à une technique reconnue et a
priori maîtrisée par les équipes.

Tâches de base :
 Tâches  Unité  Temps  Référence  Compris  Non compris
de base
 
Coffrage  m2  1.1h/m2  Coffrage traditionnel    Finitions
traditionnel d'ouvrages unitaires en
CP + poutrelles.
 Coffrage outil  m2  0.6h/m2  Coffrage à l'aide    Assistance motorisée
d'outils industrialisé. du coffrage
 Ferraillage  t  20h/t  Ferraillage barre à  Treillis soudés par  Préfabrication en
barre d'ouvrages panneaux. usine des éléments
verticaux < 2.50 ou  Acier livré Coupé par paniers.
d'ouvrages horizontaux + Façonné.
: radiers, semelles,
tabliers...
 Diamètre moyen 16
 Ferraillage  t  40h/t  Ferraillage barres à  Acier livré Coupé  
barres d'ouvrages plus + Façonné, non
complexes et avec assemblé.
cadres : poutres,
poteaux.
 Bétonnage à la  m3  1.9h/m3  Béton classique en  Vibration  
benne épaisseurs 15 à 30cm.
 Voiles et dalles de
bâtiments.
 Bétonnage à la  m3  1.0h/m3  Béton pompé en    
pompe épaisseur > 40cm.
 Ouvrage de génie
civil.
 Étaiement tours  t  12h/t  Étaiement en tours  12h/t : montage.  Coffrage en tête des
préfabriquées.  13h/t industrialisées du  13h/t : tours
commerce de 4 à 10t démontage.
par pieds.
 L'unité de référence
est la tonne de
matériel mis en place.
           

Ouvrages complets : utilisables en bâtiments


 Ouvrages  Unité  Temps  Référence  Compris  Non compris
de base
         Coffrage +  
ferraillage +
bétonnage +
décoffrage.
 Planchers  m2  1.1h/m2  Dalle ép 18 coulée en  Mise en place des  Surfacages
dalle pleine. place sur étais et poutrelles. étais de séchages. particuliers.
 Hauteur 2.60 sous dalle.  Sous étaiement.
 Cadence de 50 à 90m2/J.  Coffrage des rives -
inclus dans les
verticaux.
 Planchers  m2  0.8h/m2  Idem ci-dessus mais sur  Pose.  Fabrication des
sur prédalles prédalles.
prédalles
 Planchers  m2  0.6h/m2  Dalles alvéolaires 10 x 1.20    Pas d'étaiement =>
dalles avec dalle de compression. appuis suffisamment
alvéolaires larges
           
 Voiles  m2  0.7h/m2  Voiles 2.80m hauteur sans  Bouchage de  Finition pour
ouvertures et hors façades. trous de cône. surfaces peintes
 Cadences de 15 à 25m/j
 Voiles  m2  1.0h/m2  Idem ci-dessus mais avec  Déplacement  NB : sur ces 2 cas
mannequins et passerelles passerelles. on operçois l'utilité et
en façades. l'importance de la
 Ou voiles > 2.80m hauteur. répartition pour le
métré opérationnel
           
 Poteaux  U  3.5h/U  Poteaux rectangulaires ou  Coffrage carton  Clavetage de
 +1.5h/m cylindrique hauteur 2.50m. ou ailes de moulin poutres.
 Temps supplémentaire => voir le guide de
pour hauteurs supérieures choix.
 Poteaux  U  4 à 5h/U  La comparaison par  Ancrobox ou  
préfas rapport au poste précédent encuvement
montre qu'il est rarement
intéressant de préfabriquer
un poteau standard à
hauteur d'étage courant.
           
 Poutres  U  7h/U  Poutres sur étaiement sur  Etaiement tours  
préfas hauteur d'étage 2.80m et en sécurité.
clavetage sur poteaux ou
dans voiles
 Volée  U  14h/U  Volée droite ou hélicoïdale  Le coffrage et le  
d'escalier d'escalier préfabriqué coulage du palier
préfa claveté dans palier servant de
supérieur et broché sur clavetage.
palier inférieur.
 Le talus idéal

Hors problèmes spécifiques de terrains détectés par l'étude de sol ou au terrassement le principe de
terrassement en bordure d'ouvrage peut être décrit tel que ci-dessous :

Par rapport au volume délimité par les voiles extérieurs ce talus représente un excèdent de
terrassement à déblayer puis remblayer.
La section est de h x (h/2 + 1,20 - e) dans le cas de voiles extérieurs banchés.
Si on opte pour une solution en voiles préfas ou prémurs la section devient h x (h/2 + 80 - e) soit une
économie réelle de 0,4 h sur la section de terrassement à degré de sécurité égale. Dans certains
comparatifs entre options constructives il arrive que cette économie soit largement surévaluées, ce qui
revient à réduire le degré de sécurité du terrassement.

La pente (1/1)
peut être accentuée
Avec une validation d'un géotechnicien : calcul de la stabilité d'ensemble du talus en fonction de
l'étude du terrain.
Avec mise en place de moyens supplémentaires : blindages, cloutages...
peut être trop importante dans certains types de sols difficiles.
peut être trop importante en cas de charges en tête de talus.
=> tout peut être fait à condition de le voir avant, de le préparer et de le justifier.
 Les "malfaçons" fréquentes

Ces typologies de talus, trop faciles à observer, sont des facteurs de risques supplémentaires par
rapport à la pente recommandée de 1/1. Les zones grisées sont des surcharges susceptibles de
déstabiliser l'ensemble du talus et d'entrainer son éboulement.

Comme tout les exemples de malfaçons ils sont la pour éviter de les reproduire.

 
Terrassements - Compléments
 Le piège de l'article 66 du décret du 8 janvier 1965

Cet article à été abrogé et transformé en Article R4534-24 (c'est certes plus poétique !) du
code du travail
Le premier alinéas en est :
Les fouilles en tranchée de plus de 1,30 mètre de profondeur et d'une largeur égale ou
inférieure aux deux tiers de la profondeur doivent, lorsque leurs parois sont verticales ou
sensiblement verticales, être blindées, étrésillonnées ou étayées.
1. D'abord cet article défini les cas ou les fouilles DOIVENT être blindées. Dans les
autres cas cela ne dispense pas de se poser des questions et de blinder si
effectivement la nature du terrain l'impose. Par exemple même avec une fouille
inférieure à 1.30m une charge (stockage, ouvrage, circulation d'engins...) peut
déstabiliser la paroi et provoquer un accident dont les conséquences sont bien
plus importantes que l'éboulement lui même.
2. Le rapport évoqué ici de 2 horizontaux pour 3 verticaux s'entend sur les
dimensions globales de la fouille.

 Ce n'est pas la pente recommandée pour la stabilité du talus


 Pour un bâtiment de largeur 15m sur une profondeur de 4m on pourrait imaginer
avec ce texte une fouille de largeur 15 + 2 x 1.50 = 18m sur 4.0m de hauteur. La
fouille vide ne serait pas dans la limite obligeant à blinder : 18 > 2/3 x 4.
 Par contre, dés que l'on commence la réalisation du sous sol on crée une fouille
périphérique de 1,5 < 2/3 x 4 => le blindage (ou talutage ou tout autre dispositif)
devient OBLIGATOIRE.

 Accès - rampes - autres pentes.

L'accès piéton en fond de fouilles se fait par un escalier de talus qui peut être

Préfabriqué fixe par éléments.

A inclinaison variable.

Réalisé sur chantier.

L'accès des engins se fait par des rampes de


 7% => circulation fréquente.
 10% => pas de remontée en charge des camions routiers.
 15% => Exceptionnel, engins seuls.

Les cotés de la rampe forment talus et doivent être traités avec le même soin que la
périphérie de la fouille

La pente 3 horizontal pour 2 vertical est la limite dans le DTU13.1 à partir de laquelle il
faut tenir compte de l'influence d'une semelle par rapport à un ouvrage situé plus bas.
C'est donc la ligne de pente à suivre en redents de fondations en cas de niveaux décalés
ou de raccord sur un ouvrage existant.
Cette ligne de pente se mesure à partir du DESSOUS du gros béton.

N.B. :
 En zone de risque sismique important cette pente peut être réduite (1/3).
 Elle peut aussi être réduite par les recommandation géotechniques en fonction
des propriétés du sol et/ou du site.

  Accedi   Attività recente del sito   Termini di servizio   Segnala abusi   Stampa pagina  |  Powered

Terrassements - Resultats

La semaine pendant laquelle ce paragraphe sur les terrassements à été rédigé une fouille était en
cours à coté d'une maison...
Les pauvres n'avaient pas consulté e-methodes !!
Ces photos n'ont pas pour but d'établir la responsabilité de l'un ou l'autre - terrassier, entreprise
générale, géotechnicien - pour laquelle une enquête est surement en cours. Les conséquences
financières seront lourdes. Heureusement l'accident n'a pas fait de victimes.

Par contre cela illustre bien les risques encourus.


La flèche rouge et la ligne de cote matérialisent la fouille au moment de l'effondrement.

La fouille a été remblayée ensuite pour la sécuriser.


Le reste du chantier : terrassement sécurisé par béton projeté et buttons bois.
La aussi remblayé, sans doute sur ordre des pouvoirs public et pour rassurer le voisinage.
En rouge : une fissure dans le mur. Préexistante ou signe qu'il était en train de partir ?

Conclusion : un beau gâchis.