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Cours sur les statistiques de la comptabilité nationale

FMI DEPARTEMENT DES STATISTIQUES


TUNIS, TUNISIE
5–16 FEVRIER 2007
-1-

I. Tableau des ressources et des emplois : EXERCICES


L’objet de ce séminaire est de familiariser les participants avec la structure du tableau des ressources
et des emplois.

MATÉRIEL FOURNI :

I. Données primaires :
A: Statistiques par branche d’activité pour 3 branches d’activité ; branche d’activité 1 production
de biens, branche d’activité 2 commerce de gros et de détail, et branche d’activité 3
producteurs d’autres services (tableau 1-3)

B : Dépense de consommation finale par produit aux prix d’acquisition


(tableau 4)

C : Exportations, importations, et droits sur les importations par produit (tableau 5)

D: Marges commerciales par produit et catégorie d’utilisateurs (tableau 6)

E : Droits d’accise par produit et catégorie d’utilisateurs (tableau 7)

II. Feuilles de réponse

QUESTIONS :

1. Elaborer un tableau réconcilié des ressources et des emplois aux prix d’acquisition sur la base des
données fournies.

2. Elaborer un tableau réconcilié des ressources et des emplois aux prix de base sur la base des données
fournies. Noter que cela implique le calcul de plusieurs tableaux d’ajustement.

3. Sur la base du tableau des ressources et des emplois élaborés, montrer comment peut être calculé le
PIB à travers (a) l’optique de la production, (b) l’optique des dépenses, et (c) l’optique des revenus.
-2-

I : DONNEES PRIMAIRES

A : STATISTIQUES PAR BRANCHE D’ACTIVITÉ

Les statistiques par branche d’activité suivantes ont été élaborées pour chacune des 3 branches d’activité
de cette économie ; branche d’activité 1 producteurs de biens, branche d’activité 2 commerce de gros et
de détail, et branche d’activité 3 producteurs de services.

Tableau 1. Statistiques par branche d’activité. Branche d’activité 1 producteurs de


biens

Produits d’exploitation 2233


Vente de biens A 671
Vente de biens B 1512
Revenu brut de l’activité commerciale 50

Frais d’exploitation 2143


Achats de biens destinés à la revente 30
Consommation intermédiaire de biens A 290
Consommation intermédiaire de biens B 790
Achats de services 280
Variations de stocks de produits finis -47
Variations de stocks de matières premières et biens 0
manufacturés semi-finis
Rémunération des salariés 420
Autres impôts moins subventions sur la production 280
Consommation de capital fixe 100

Excédent d’exploitation 90

Formation de capital :
Biens A 200

Variations de stocks de produits finis 47


Stocks de produits A 1/1 0
Stocks de produits B 1/1 100

Stocks de produits A 12/31 9


Stocks de produits B 12/31 138
-3-

Tableau 2. Statistiques par branche d’activité. Branche d’activité 2 commerce de gros


et de détail
Produits d’exploitation 275
Revenu brut de l’activité commerciale 275

Frais d’exploitation 265


Achats de biens destinés à la revente 200
Consommation intermédiaire de biens A 10
Consommation intermédiaire de biens B 20
Achats de services 20
Variations de stocks de biens destinés à la revente 0
Variations de stocks de biens intermédiaires 0
Rémunération des salariés 10
Autres impôts moins subventions sur la production 0
Consommation de capital fixe 5
Excédent d’exploitation 10

Formation de capital :
Biens A 20

Tableau 3. Statistiques par branche d’activité. Branche d’activité 3 producteurs de


services
Produits d’exploitation 1220
Vente de services 1170
Revenu brut de l’activité commerciale 60

Frais d’exploitation 1200


Achats de biens destinés à la revente 40
Consommation intermédiaire de biens A 50
Consommation intermédiaire de biens B 180
Achats de services 320
Variations de stocks de biens destinés à la revente 0
Variations de stocks de biens intermédiaires 0
Rémunération des salariés 340
Autres impôts moins subventions sur la production 180
Consommation de capital fixe 100
Excédent d’exploitation 20
Formation de capital :
Biens A 160
-4-

B : DÉPENSE DE CONSOMMATION FINALE PAR PRODUIT AUX PRIX D’ACQUISITION

Le tableau ci-après présente les estimations de dépenses de consommation finale par produit aux prix
d’acquisition, qui ont été calculées à partir de différentes sources (telles que les statistiques sur les ventes au
détail, les enquêtes budget-consommation des ménages, et les comptes des administrations publiques).

Tableau 4. Dépense de consommation finale par produit aux prix du producteur


1. Produits manufacturés A 140
2. Produits manufacturés B 570
3. Services 500
Total des dépenses de consommation finale 1210

C : EXPORTATIONS, IMPORTATIONS, ET DROITS SUR LES IMPORTATIONS PAR PRODUIT.

Le montant des exportations et des importations présenté dans le tableau ci-après est estimé à partir des données
douanières et d’autres sources.

Tableau 5. Exportations, importations, et droits sur les importations par produits


Exportations Importations Droits sur les
(fab) (cif) importations 1)
1. Biens A 0 140 14
2. Biens B 420 300 30
3. Services 100 50
Total 520 490 44
1) Couvre uniquement les droits sur les importations. Les taxes sur la valeur ajoutée et autres impôts sur les
produits importés et domestiques ne sont pas prises en compte.

D : MARGE COMMERCIALE PAR PRODUIT ET CATÉGORIE D’UTILISATEURS.

Le tableau ci-après présente les estimations de marges commerciales par produit et catégorie d’utilisateurs, qui
ont été réalisées à partir de différentes sources.
-5-

Tableau 6. Marges commerciales par produit et catégorie d’utilisateurs

Biens A
Consommation intermédiaire, branche d’activité 1 5
Consommation intermédiaire, branche d’activité 2 2
Consommation intermédiaire, branche d’activité 3 5
Dépense de consommation finale 28
Formation de capital fixe 5

Biens B
Consommation intermédiaire, branche d’activité 2 2
Consommation intermédiaire, branche d’activité 3 15
Dépense de consommation finale 50
Exportations 3

E : IMPÔTS ET SUBVENTIONS SUR LES PRODUITS.

Vous êtes informés du fait qu’il n’y a aucune subvention sur les produits ni de taxes sur la valeur ajoutée.
Toutefois, les biens B sont soumis à des droits d’accise pour certains emplois. Le tableau ci-après
présente une estimation des droits d’accise sur les biens B par catégorie d’utilisateurs, établie à partir des
données fournies ci-dessus, des données issues des comptes des administrations publiques, et des taux
d’impôts déterminés à partir des réglementations fiscales.

Tableau 7. Droits d’accise sur les biens B par catégorie d’utilisateurs.

Biens B
Consommation intermédiaire, branche d’activité 2 2
Consommation intermédiaire, branche d’activité 3 16
Dépense de consommation finale 50

F. Autres informations

L’analyse des statistiques du commerce extérieur détaillées met en évidence deux éléments :
1. Les importations de biens A constituent des biens d’équipement.
2. Les importations de biens B constituent des biens destinés aux emplois intermédiaires.
-6-

SOLUTIONS : II. FEUILLES DE TRAVAIL


1. Tableau des ressources et des emplois aux prix d’acquisition
Ressources Ressources aux prix de base Total des ressources
Branche Branche Branche Importatio Prix de Droits sur Prix de base + Droits Marges Prix
Produits d’activité d’activité 2 d’activité 3 ns (caf) base les droits d’accise commercia d’acquisition
1 Biens Commerce services importations les
1. Biens A
2. Biens B
3. Services
4. Services de distribution
Total

Emplois, prix d’acquisition Consommation intermédiaire Emploi final


Branches d’activité Form. de Variation
Produits Dépenses capital fixe des stocks Exportations Total
Branche Branche Branche
de conso. (fab) des emplois
d’activité d’activité 2 d’activité
1. Biens Commerce 3. Services
1. Biens A prix d’acquisition
2. Biens B prix d’acquisition
3. Services
4. Services de distribution, prix d’acquisition
Total, prix d’acquisition (1+2+3)
Rémunération des salariés
Autres impôts moins subventions sur la
production
Consommation de capital fixe
Revenu mixte/excédent net d’exploitation
Production totale, prix de base
2. Calcul des emplois aux prix de base : tableau de synthèse
Emplois Consommation intermédiaire Emploi final
Branches d’activité Dépenses Formation de Variations Exportations Total
de conso. capital fixe des des emplois
Produits Branche Branch Branche
d’activité e d’activité stocks
1. d’activi 3. Services
Biens té 2.
Comme
rce
1. Biens A prix d’acquisition
- Marges commerciales
- Droits sur les importations
= Aux prix de base

2. Biens B prix d’acquisition


- Marges commerciales
- Droits d’accise
- Droits sur les importations
= Aux prix de base

3. Services
4. Services de distribution
Aux prix d’acquisition
Aux prix de base
Total aux prix de base
+ Total droits sur les importations
+ Total droits d’accise
Total aux prix du producteur
3. PIB selon l’optique de la production, l’optique des dépenses et
l’optique des revenus

PIB selon l’optique des dépenses

PIB selon l’optique de la production

PIB selon l’optique des revenus


1. Tableau des ressources et des emplois aux prix d’acquisition
Ressources Ressources aux prix de base Total des ressources
Branche Branche Branche Importat Prix de Droits sur Prix de Droits Marges Prix
Produits d’activit d’activité d’activit ions base les imp. base + d’accis commer d’acquisit
é1 2 é3 (caf) droits e ciales ion
Biens Commer Services
ce
1. Biens A 680 140 820 14 834 45 879
2. Biens B 1550 300 1850 30 1880 68 70 2018
3.Services 1170 50 1220 1220 - 1220
4. Services de distribution 20 75 20 - 115 - 115 -115 -
Total 2250 75 1190 490 4005 44 4049 68 0 4117
Emplois, prix d’acquisition Consommation Emploi final
intermédiaire
Branches d’activité Total
Produits des
Branche Branche Branche Dépense Formati Variation Export
d’activit d’activité d’activit de on de des ations emplois
é 1 biens 2 é3 consomm capital stocks (f.a.b)
Commer Services ation fixe
ce
1. Biens A prix d’acquisition 290 10 50 140 380 9 0 879
2. Biens B prix d’acquisition 790 20 180 570 0 38 420 2018
3. Services 280 20 320 500 - 100 1220
4. Services de distribution, prix - - - - - - - -
d’acquisition
Total, prix d’acquisition (1+2+3) 1360 50 550 1210 380 47 520 4117
Rémunération des salariés 420 10 340
Autres impôts moins subventions 280 0 180
sur la production
Consommation de capital fixe 100 5 100
Revenu mixte/excédent net 90 10 20
d’exploitation
Production totale, prix de base 2250 75 1190
Note : les variations de stocks sont enregistrées en dépenses en comptabilité d'entreprise ; par conséquent, en comptabilité nationale, les variations de
stocks sont égales en chiffres absolus, mais de signe opposé.
2. Tableau des ressources et des emplois aux prix de base

Etape A. Calcul du tableau des emplois aux prix de base + droits sur les importations

Affectation des services de distribution/marges


commerciales
Emplois, services de distribution/marges Consommation intermédiaire Emploi final
commerciales Total
Branches d’activité Dépense Formation de Variation des Exportations des
Produits de capital fixe stocks (f.a.b) emploi
Branche Branche Branche
s
d’activité d’activité d’activité 3 consommat
1 biens 2 Services ion
Commerc
e
1. Biens A 5 2 5 28 5 0 0 45
2. Biens B 0 2 15 50 0 0 3 70
3. Services - - - - - - - -
4. Services de distribution -5 -4 -20 -78 -5 - -3 -115
Total 0 0 0 0 0 0 0 0
Affectation des droits d’accise
Emplois, droits d’accise Consommation intermédiaire Emploi final
Branches d’activité Dépense de Formation de Variation des Exportations Total
Produits consommatio capital fixe stocks (f.a.b) des
Branche Branche Branche emplois
d’activité 1 d’activité d’activité 3 n
biens 2 Services
Commerc
e
1. Biens A
2. Biens B 0 2 16 50 0 0 0 68
3. Services - - - - - - - -
4. Services de distribution - - - - - - - -
= Total droit d’accise 0 2 16 50 0 0 0 68

Emplois, prix de base + droits sur les importations Consommation intermédiaire Emploi final
Branches d’activité Dépense de Formation de Variation des Exportations Total des
Produits consommation capital fixe stocks (f.a.b) emplois
Branche Branche Branche
d’activité 1 d’activité d’activité 3
biens 2 Services
Commerc
e
1. Biens A 285 8 45 112 375 9 0 834
2. Biens B 790 16 149 470 0 38 417 1880
3. Services 280 20 320 500 0 - 100 1220
4. Services de distribution 5 4 20 78 5 - 3 115
= Total aux prix de base + droits 1360 48 534 1160 380 47 520 4049
+ Total droits d’accise 0 2 16 50 0 0 0 68
= Total prix d’acquisition 1360 50 550 1210 380 47 520 4117
Note : emplois aux prix de base plus droits sur les importations = tableau des emplois aux prix d’acquisition moins tableau des emplois pour les marges commerciales moins tableau
des emplois pour les droits d’accis
Calcul des emplois aux prix de base : tableau de synthèse

Emplois Consommation intermédiaire Emploi final


Branches d’activité Dépense de Formation de Variation des Exportations Total des
Produits consommatio capital fixe stocks (f.a.b) emplois
1. Biens 2. 3.
Commerce Services n
1. Biens A prix d’acquisition 290,0 10,0 50,0 140,0 380,0 9,0 0,0 879,0
- Marges commerciales 5,0 2,0 5,0 28,0 5,0 0,0 0,0 45,0
- Droits sur les importations 0,0 0,0 0,0 0,0 14,0 0,0 0,0 14,0
= Aux prix de base 285,0 8,0 45,0 112,0 361,0 9,0 0,0 820,0

2. Biens B prix d’acquisition 790,0 20,0 180,0 570,0 0,0 38,0 420,0 2018,0
- Marges commerciales 0,0 2,0 15,0 50,0 0,0 0,0 3,0 70,0
- Droits d’accise 0,0 2,0 16,0 50,0 0,0 0,0 0,0 68,0
- Droits sur les importations 25,0 0,5 4,5 0,0 0,0 0,0 0,0 30,0
= Aux prix de base 765,0 15,5 144,5 470,0 0,0 38,0 417,0 1850,0

3. Services 280,0 20,0 320,0 500,0 0,0 - 100,0 1220,0


4. Services de distribution
Aux prix d’acquisition - - - - - - - -
Aux prix de base 5,0 4,0 20,0 78,0 5,0 0,0 3,0 115,0
= Total aux prix de base 1335,0 47,5 529,5 1160,0 366,0 47,0 520,0 4005,0
+ Total droits sur les importations 25,0 0,5 4,5 0,0 14,0 0,0 0,0 44,0
+ Total droits d’accise 0,0 2,0 16,0 50,0 0,0 0,0 0,0 68,0
= Total prix d’acquisition 1360,0 50,0 550,0 1210,0 380,0 47,0 520,0 4117,0
Etape C. Tableau final des ressources et des emplois aux prix de base

Ressources Ressources aux prix de base


Produits Branche Branche Branche Importation Total des
d’activité 1 d’activité 2 d’activité 3 s ressources
Biens Commerce Services (caf) Prix de base
1. Biens A 680,0 140,0 820,0
2. Biens B 1550,0 300,0 1850,0
3.Services 1170,0 50,0 1220,0
4. Services de distribution 20,0 75,0 20,0 - 115,0
Total 2250,0 75,0 1190,0 490,0 4005,0

Emplois, prix de base Consommation intermédiaire Emploi final


Branches d’activité Dépense de Formation de Variation des Exportations Total des
Produits consommation capital fixe stocks (f.a.b) emplois
Branche Branche Branche
d’activité d’activité 2 d’activité 3
1 biens Commerce Services
1. Biens A 285,0 8,0 45,0 112,0 361,0 9,0 0,0 820,0
2. Biens B 765,0 15,5 144,5 470,0 0,0 38,0 417,0 1850,0
3. Services 280,0 20,0 320,0 500,0 0,0 - 100,0 1220,0
4. Services de distribution 5,0 4,0 20,0 78,0 5,0 - 3,0 115,0
= Total aux prix de base 1335,0 47,5 529,5 1160,0 366,0 47,0 520,0 4005,0
+ Droits sur les importations 21,0 0,5 4,5 0,0 14,0 0,0 0,0 44,0
+ Total droits d’accise 0,0 2,0 16,0 50,0 0,0 0,0 0,0 68,0
= Total prix d’acquisition 1360,0 50,0 550,0 1210,0 380,0 47,0 520,0 4117,0
Rémunération des salariés 420,0 10,0 340,0
Autres impôts moins subventions sur la production 280,0 0,0 180,0
Consommation de capital fixe 100,0 5,0 100,0
Revenu mixte/excédent net d’exploitation 90,0 10,0 20,0
Production totale, prix de base 2250,0 75,0 1190,0
Note : les chiffres sont arrondis.
3. PIB selon l’optique de la production, l’optique des
dépenses et l’optique des revenus

PIB selon l’optique des dépenses 1667


Dépense de consommation finale 1210
+ Formation de capital fixe 380
+ Variations de stocks 47
+ Exportations (f.a.b) 520
- Importations (caf) -490

PIB selon l’optique de la production 1667


Valeur ajoutée branche d’activité 1 890
+ Valeur ajoutée branche d’activité 2 25
+ Valeur ajoutée branche d’activité 3 640

+ droits d’accise 68
+ Droits sur les importations 44

PIB selon l’optique des revenus 1667


Rémunération des salariés 770
Impôts moins subventions sur les produits 112
Autres impôts moins subventions sur la 460
production
Consommation de capital fixe 205
Revenu mixte/excédent net d’exploitation 120
-8-

Polycopié 1
Compte de biens et services;

Ressources Emplois
Production : Consommation intermédiaire :
Blé 1000 Semences 600
Farine 1800 Blé 1000
Marges de détail 200

Importations de biens et de services : Dépenses de consommation des


Semences 600 ménages :

Impôts sur les produits 100 Farine 1600

Exportations de biens et de services :

Farine 500
Total des ressources 3700 Total des emplois 3700

Compte de production

Emplois Ressources
Consommation intermédiaire : Production :
Semences 600 Blé 1000
Blé 1000 Farine 1800
Marges de détail 200
Impôts sur les produits 100
PIB 1500
Total des emplois 3100 Total des ressources 3100
-9-
Polycopié 2

Tableau des ressources

Branche d’activités Total des


ressource
Total des Importatio s aux Total des
Agriculteur Meunier Détaillant ressources ns prix de Impôts Marge ressources
intérieures base sur commerc (prix
Produit les iale d’acquisition
ventes )
Blé 1000 1000 1000 1000

Farine 1800 1800 1800 100 200 2100

Commerce de 200 200 200 -200 -


détail
Semences - 600 600 600

Totaux 1000 1800 200 3000 600 3600 100 - 3700


- 10 -

Polycopié 3
Tableau des emplois
(Prix d’acquisition)

Consommation intermédiaire Emploi final


Total Total des
Produit Agriculteur Meunier Détaillant Ménages Exportations
Emplois

Blé 1000 1000 1000

Farine - 1600 500 2100


Commerce de détail - -
Semences 600 600 600
Total 600 1000 0 1600 1600 500 3700
Valeur ajoutée 400 800 200 1400
Total de la production 1000 1800 200 3000
Note : le nombre 3700 représente le total des ressources et des emplois de biens et de services.
Note : les lignes Total de la production et Valeur ajoutée s’ajoutent
Polycopié 4

RESSOURCES

Ressources aux prix de base Total aux Total des


Branches d’activité Importat prix de Marges Impôts sur ressources
Industries Industries Admin. Comme ions base commercial les ventes
Produits minières manufac- publiques rce (c.a.f.) es Prix d’acquisition
turières
1. Minerai de fer 379 379 20 399

2. Charbon 240 240 30 270

3. Électricité 272 272 272

4. Administrations publiques 253 253 253

- 11 -
5. Véhicules automobiles 900 240 1140 100 100 1340

6. Matières premières 230 230 230

7. Services de distribution 150 150 -150 -

Total 619 1172 253 150 470 2664 0 100 2764


- 12 -

Polycopié 5 : Emplois (Prix d’acquisition)

Consommation intermédiaire Emploi final


Branches d’activité Consommation : Formation de Variations Exportati Total des
Produits emplois
Industries Industrie Admin. Commer Ménages Admin. capital fixe de stocks ons
minières s publiques ce Publiqu (f.a.b.)
manufac- es
turières
1. Minerai de fer 9 390 399

2. Charbon 37 82 30 -9 130 270

3. Électricité 2 100 60 50 60 272

4. Administrations publiques 10 243 253

5. Véhicules automobiles 800 530 10 1340

6. Matières premières 217 13 230

7. Services de distribution - - - - - - - - - -

Total aux prix d’acquisition 39 409 60 50 890 243 530 23 520 2764

Rémunération des salariés 250 470 193 60 973


Autres impôts sur la production 3 5 - - 8
Consommation de capital fixe 145 70 - - 215
Excédent net d’exploitation 182 218 - 40 440
Total de la production 619 1172 253 150
- 13 -

Polycopié 6

Supposons que l’on puisse obtenir affecter les marges et les impôts sur les produits de la manière suivante :
Marges sur les emplois
Consommation intermédiaire Emploi final
Branches d’activité Consommation : Formation Variations Exportat Total des
Produits emplois
Industrie Industri Admin. Comme Ménage Admin. de capital de stocks ions
s es publiques rce s publiqu fixe (f.a.b.)
minières manufac es
-turières
1. Minerai de fer 20 20

2. Charbon 4 8 10 8 30

3. Électricité

4. Administrations publiques

5. Véhicules automobiles 60 40 100

6. Matières premières

7. Services de distribution - - - - - - - - -

Total 4 8 - - 70 - 40 - 28 150
- 14 -

Polycopié 7

Impôts sur les produits par emploi


Consommation intermédiaire Emploi final
Branches d’activité Consommation : Formation Variations Exportat Total des
Produits emplois
Industrie Industri Admin. Comme Ménage Admin. de capital de stocks ions
s es publiques rce s publiqu fixe (f.a.b.)
minières manufac es
-turières
1. Minerai de fer

2. Charbon

3. Électricité

4. Administrations publiques

5. Véhicules automobiles 80 20 100

6. Matières premières

7. Services de distribution - - - - - - - - - -

Total - - - - 80 - 20 - - 100
Polycopié 8

Ces informations permettent de calculer le tableau des emplois aux prix de base.

Emplois (prix de base) Consommation intermédiaire Emploi final


Branches d’activité Consommation : Formation Variations Exportat Total des
Produits de de stocks ions emplois
Industrie Industri Admin. Comme Ménage Admin. capital fixe (f.a.b.)
s es publiques rce s publiqu
minières manufac es
-turières
1. Minerai de fer 9 370 379

2. Charbon 33 74 20 -9 122 240

3. Électricité 2 100 60 50 60 272

- 15 -
4. Administrations publiques 10 243 253

5. Véhicules automobiles 660 470 10 1140

6. Matières premières 217 13 230

7. Services de distribution 4 8 - - 70 - 40 - 28 150

Sous-total (prix de base) 39 409 60 50 810 243 510 23 520 2664

Taxe sur les ventes 80 20 100

Total aux prix du producteur 39 409 60 50 890 243 530 23 520 2764
-16-

II. Unités institutionnelles et établissements : Exercices


L’objectif de ces travaux pratiques est de familiariser les participants avec le concept de résidence, la
distinction entre les unités institutionnelles et les établissements, ainsi qu’avec les définitions des
secteurs institutionnels du SCN 1993.
.
Partie I. : Description de plusieurs sociétés exerçant des activités à l’étranger. Les participants sont
chargés de déterminer la résidence des unités d’exploitation.

Part II. : Présente un certain nombre de cas ayant trait à la distinction entre les unités (unités
institutionnelles et établissements) et les types d’activités (principale, secondaires et auxiliaires).

Part III. : Description des unités qui font partie du secteur public. Il s’agit ici de déterminer à quel
secteur institutionnel appartient chaque unité.

Part IV. : Organisation du secteur de la santé du Fundlandia. Les participants sont chargés de déterminer
à quel secteur institutionnel appartient chaque unité en explorant les points de démarcation entre les
secteurs public et privé.

Chaque groupe de travail proposera une solution, fruit de l’effort de tous ses membres. Les solutions
n’étant pas toujours nettement définies, il importe de donner des réponses bien fondées.

Documentation fournie :

Ensembles de questions des parties I à IV.

Partie I. : Résidence

La résidence est traitée en détail aux paragraphes 14.7 à 14.34 du SCN 1993. Veuillez vous reporter
également à d’autres sections du chapitre 14.

1. Alpha est une entreprise de construction constituée en société au Microlandia, où elle a son siège. La
société Vega, qui appartient à 100 % à des résidents des États-Unis, détient 60 % du capital d’Alpha.
Vingt pour cent du capital d’Alpha sont détenus par le gouvernement du Microlandia et les 20 %
restants par le secteur privé du Microlandia. Alpha n’a pas de bureau permanent à l’extérieur du
Microlandia, bien que toutes ses activités de construction aient lieu hors de ce pays.

i. Quel est le pays de résidence d’Alpha?


ii. Dans quel secteur institutionnel Alpha doit-elle être classée ?

2. Alpha installe une usine préfabriquée au Sisland. L’activité d’installation au Sisland dure de février à
août 1995 et le projet de construction a été dirigé à partir du siège d’Alpha.

i. Alpha est-elle une unité résidente du Microlandia ou du Sisland ?


ii. Dans la comptabilité nationale de quel pays la construction doit-elle être enregistrée?
-17-

3. Alpha construit un hôtel dans la capitale du Sisland. Les travaux sont dirigés du bureau local
qu’Alpha a récemment ouvert au Sisland. Ils ont commencé en novembre 1993 et s’achèveront en
juin 1996.

i. Quel est le pays de résidence d’Alpha en 1993, 1994 et 1995?


ii. Dans la comptabilité nationale de quel pays la construction doit-elle être enregistrée ?
iii. Le pays de résidence d’Alpha a-t-il changé du fait de l’achat de terrain et de la construction
d’un immeuble ?
iv. Au territoire économique de quel pays le terrain et l’immeuble appartiennent-ils ?

4. Le gouvernement du Microlandia a décidé d’agrandir les locaux de l’attaché commercial à son


ambassade. Il a acheté un terrain au Sisland et a chargé le bureau permanent d’Alpha au Sisland de
construire un immeuble à usage de bureau sur ce terrain.
i. Au territoire économique de quel pays le terrain et l’immeuble appartiennent-ils ?
ii. Dans la production brute de quel pays la construction est-elle incluse ?

5. Railways Inc. est une entreprise constituée en société au Fundlandia, où elle a son siège. La société
exploite un réseau ferroviaire dans trois économies adjacentes, Fundlandia, Eden et Nostaw.

i. Dans la production brute de quel(s) pays l’activité de transport est-elle incluse ?

6. International Shipping Inc. est une entreprise constituée en société au Microlandia. Du Microlandia,
elle exploite une vaste flotte de navires transportant des biens partout dans le monde. Les navires sont
immatriculés au Waterlandia et appartiennent à une autre entreprise - Shipping Investment Inc. – qui
est constituée en société au Sisland.

i. Dans la production brute de quel(s) pays l’activité de transport est-elle incluse ?


ii. Quel est le pays de résidence des matelots du Bayland qui travaillent sur ces navires ?

Partie II. : Unités institutionnelles, établissements et activités auxiliaires

Notes d’accompagnement

Il existe une relation hiérarchique entre les unités institutionnelles et les établissements. Une unité
institutionnelle est composée d’un ou de plusieurs établissements. Chaque établissement appartient à une,
et à une seule, unité institutionnelle (SCN 1993, paragraphe 2.47).

L’établissement combine deux dimensions : celle du type d’activité et la dimension locale. Un


établissement se définit comme une entreprise, ou une partie d’entreprise, située en un lieu unique et dans
laquelle une seule activité de production (non auxiliaire) est exercée, ou dans laquelle la majeure partie de
la valeur ajoutée provient de l’activité de production principale (SCN 1993, paragraphe 5.21).

L’élaboration d’un compte de production et d’un compte d’exploitation (ainsi que d’études de
productivité, etc.) implique qu’il soit possible d’obtenir des données sur la production, la consommation
intermédiaire, les impôts sur la production, les subventions à la production, les effectifs et la formation de
capital pour l’établissement. Lorsque des activités différentes sont exercées en un seul lieu par une seule
entreprise et que les comptes de l’entreprise ne font pas apparaître une nette distinction entre les
différentes activités, il n’est peut-être pas possible, dans la pratique, de diviser l’unité institutionnelle en
-18-

différentes unités d’activité. En conséquence, toutes ces activités sont généralement considérées comme
étant exercées par un seul établissement. Une telle unité à activités multiples est classée dans la branche
d’activité qui contribue le plus à la valeur ajoutée.

II.1.: Entreprise appartenant à un ménage

L’attention est centrée ici sur i) la distinction entre les unités (unités institutionnelles et établissements, ii)
la distinction entre les activités principale, secondaires et auxiliaires, et iii) la classification en secteurs et
groupes d’activité (selon la CITI).

En ce qui concerne les activités auxiliaires, il importe de noter que leur produit n’est pas destiné à être
utilisé hors de l’entreprise. Une activité auxiliaire est une activité d’appui exercée au sein d’une entreprise
dans le but de créer l’environnement qui lui permettra d’exercer son activité principale ou ses activités
secondaires (SCN 199, paragraphe 5.9) et elle constitue un élément d’entrée de ces activités.

1. L’arrière grand-père de M. Colvert avait créé une brasserie locale, essentiellement en transformant la
grange située près de sa maison. Ses deux fils y travaillaient avec lui, sa femme tenait les livres et un
cocher livrait la bière aux clients.

i. Quelles étaient les unités institutionnelles et à quel secteur appartenaient-elles ?


ii. Y avait-il des activités secondaires ?
iii. Quelles activités auxiliaires pouvez-vous distinguer ?

2. Depuis lors, les affaires ont bien marché pour la famille Colvert, et le seul héritier, M. Colvert IV,
gère maintenant une entreprise de 50 employés. Il est le seul propriétaire de l’usine et, pour des
raisons de commodité, possède un office doté de deux employés chargés de servir du café et des
rafraîchissements lorsqu’il a des réunions ou des invités. Le service de comptabilité s’est élargi et a
maintenant 3 employés à plein temps, mais les activités de livraison sont sous-traitées. Il existe en
outre un service des ventes doté de deux employés.

i. Quelles sont les unités institutionnelles et à quel(s) secteur(s) appartiennent-elles ?


ii. Quelle est l’activité principale de la brasserie ?
iii. Pouvez-vous distinguer des activités secondaires ?
iv. Quelles activités auxiliaires distinguez-vous ?

3. Le personnel s’est plaint de ne pas avoir accès aux services du buffet dont bénéficie la direction, et M.
Colvert a décidé d’étendre les services de l’office à son personnel, qui peut maintenant acheter de la
nourriture et des boissons à des prix inférieurs à ceux du marché dans un emplacement désigné
(appelé de façon assez prétentieuse “Restaurant du personnel”).

i. Cette nouvelle situation crée-t-elle une différence pour ce qui est des établissements et activités
(en particulier des activités secondaires et auxiliaires) ?

4. Bien que le restaurant soit petit et le niveau des prix peu élevé, M. Colvert arrive au bout d’un certain
temps à maîtriser les secrets de la restauration et le Restaurant du personnel commence à dégager des
bénéfices. Encouragé par ce résultat, M. Colvert décide de l’ouvrir au public (son intention étant
surtout d’offrir un lieu où les clients puissent goûter l’excellente bière de sa brasserie). Le restaurant
est à présent appelé "La cave à bière de Colvert".
-19-

i. Cette nouvelle situation crée-t-elle une différence pour ce qui est des établissements et activités
(en particulier des activités secondaires et auxiliaires) ?

5. Les activités de restauration deviennent fort rentables et M. Colvert décide d’ouvrir un autre
restaurant dans un autre quartier de la ville, appelé "La maison de la bière de Colvert", de même
qu’un restaurant dans chacun des six villages voisins. En tout, ces restaurants ont 60 employés.

i. Quelle est l’activité principale de la brasserie ?


ii. Combien d’établissements y a-t-il maintenant ?

II.2.: Unité d’entreprise

1. Tigers Incorporated fabrique des motos dans ses succursales d’Austin et Boston, et des bicyclettes dans
sa succursale de Charlton. Le nombre d’employés de ces succursales sont respectivement de 100, 300 et
60. Le siège, qui compte 46 employés, est situé à Charlton.

i. Quelle est l’activité auxiliaire de Tigers Inc., et comment sa production est-elle répartie entre
ses établissements ?

2. Pour promouvoir les ventes, le service des ventes, qui a 23 employés, est séparé du siège et installé dans
une autre ville, Denver.

i. Dans son nouvel emplacement, le service des ventes est-il un établissement distinct ?
ii. En quoi les résultats changent-ils par rapport à la situation précédente ?

3. Les 23 employés du service des ventes, mécontents des conditions offertes par Tigers Inc.,
démissionnent et créent leur propre entreprise "Bicycle Inc.”, qui vend des bicyclettes produites par
Tigers Inc. et d’autres fabricants.

i. Quel est le statut de la nouvelle entreprise ? Est-ce un établissement ou une unité institutionnelle ?
Comment est-elle classée ?

Partie III.: Secteur public

III.1.: Quasi-sociétés publiques

1. La ville d’Arriane possède un certain nombre de piscines en plein air qui sont ouvertes au public. Les
piscines sont gérées par la Direction des parcs et des activités sportives et récréatives (DPSR), qui
cherche à dégager un excédent suffisant pour payer les améliorations à apporter aux biens
d’équipement et pour aider à financer des bourses à l’intention de nageurs et autres athlètes doués.
Pour le moment, les bénéfices sont d’environ 10 % du total du chiffre d’affaires annuel. Le service
des piscines (SP) de la DPSR emploie 20 personnes. Afin de suivre les opérations du SP, la DPSR
tient des comptes séparés qui retracent le stock et la formation de capital ainsi que les dépenses et
recettes courantes de ce service. Le SP et la DPSR n’exercent pas un contrôle indépendant sur les
recettes, car c’est le conseil municipal qui prend toutes les importantes décisions concernant les
piscines. Pour ses autres activités, la DPSR est entièrement tributaire des dotations du budget
municipal.
-20-

i. Dans quelle branche d’activité le SP et la DPSR doivent-ils être classés ? Ont-ils une production
marchande ou non marchande ?
ii. À quel secteur institutionnel appartiennent-ils ?

2. L’année suivante, le taux de fréquentation des piscines baisse sensiblement en raison du mauvais
temps, et le SP accuse une perte égale à 10 % du chiffre d’affaires total.

i. La nouvelle situation crée-t-elle une différence pour ce qui est de la classification de la


production ?

3. La ville d’Arriane vend l’une des piscines à une société aéroportuaire voisine qui la met à la
disposition de ses employés.

i. Quel(s) type(s) d’unité statistique est la piscine ? une unité institutionnelle distincte, un
établissement marchand ou non marchand ou une unité auxiliaire ? Dans quel secteur
institutionnel et dans quelle branche d’activité cette piscine doit-elle être classée ?

Part III.2: Sectorisation de l’économie du Fundlandia

Ci-dessous figure une brève description des différentes institutions du Fundlandia. La description donne
suffisamment d’informations pour vous permettre de déterminer le secteur ou le sous-secteur auquel
appartiennent les institutions. Toutes les institutions sont censées satisfaire aux critères d’unités
institutionnelles distinctes. Après avoir lu la description, veuillez indiquer le secteur et sous-secteur de
chaque institution.

Description des institutions

1. Air Fundlandia - Air Fundlandia est une entreprise constituée en société qui a été créée par décret
du Parlement pour fournir des services publics de transport aérien. La société offre des services
de transport de passagers, de courrier et de marchandises sur des routes nationales et
internationales. Air Fundlandia est responsable devant le Parlement en la personne du Ministre
des transports.

2. Commission de lutte contre l’inflation – La Commission a été créée par la loi anti-inflation. Elle
suit les variation des prix, des bénéfices, de la rémunération et des dividendes, consulte les parties
intéressées et négocie avec elles pour faire en sorte que ces variations demeurent dans les limites
des directives et fournit au public des informations sur l’inflation et ses causes. Les membres de
la Commission sont nommés par le Gouverneur en conseil, qui est responsable devant le
Parlement en la personne du Ministre des finances.

3. Autorité du pont Blue Water – Créée par la loi sur l’Autorité du pont Blue Water, cette institution
sans but lucratif est chargée de l’exploitation d’un pont à péage. Le montant du péage doit être
approuvé par la Commission des transports. Le produit du péage doit servir en totalité à financer
l’exploitation et l’entretien du pont actuel ou la construction d’un nouveau pont. L’Autorité n’est
pas un agent de la Couronne mais ses membres sont nommés par le Gouverneur en conseil.

4. Commission fundlandiane du blé – La Commission a été dotée de la personnalité morale par la loi
sur la Commission fundlandiane du blé pour commercialiser, dans le cadre des échanges
interprovinciaux et d’exportation, les céréales cultivées au Fundlandia. Elle a notamment le
-21-

pouvoir d’acheter, stocker, transférer, vendre, expédier ou écouler les céréales par tout autre
moyen. La commission n’achète que les céréales produites dans la zone désignée et contrôle le
marché céréalier dans cette zone. Elle fait rapport au Parlement.

5. Héritage Fundlandia – Établi par le loi sur les sociétés, Héritage Fundlandia est une fondation
nationale indépendante de l’État, dont le but est d’assurer la conservation des édifices et
domaines naturels qui sont d’importance pour l’héritage du pays. Ses travaux sont financés par
les droits d’adhésion, des dons ainsi que les intérêts sur un fond de dotation auquel le
gouvernement fédéral a versé 12 millions d’unités de monnaie nationale. Heritage Fundlandia
cherche à mobiliser les concours du grand public, des sociétés, etc. L’adhésion est ouverte à tout
le monde.

6. Caisse de retraite des agents des administrations provinciales – Reçoit les cotisations de retraite
des agents des cinq administrations provinciales, ainsi que les cotisations correspondantes de ces
dernières. La participation est obligatoire. Le produit de ces cotisations ne peut être placé que
dans des titres des administrations provinciales et sert à financer les prestations aux retraités. Les
échelles d’indemnités sont les mêmes d’une province à l’autre.

Partie IV: Sectorisation des soins de santé au Fundlandia

Les soins de santé au Fundlandia sont financés principalement par le budget de l’État. Cependant, les
services médicaux sont fournis par un éventail d’institutions différentes, dont la plupart appartiennent à
l’État et sont gérées par lui.

La plupart des institutions qui n’appartiennent pas à l’État et ne sont pas gérées par lui travaillent pour lui
sur une base contractuelle et participent au régime de santé des administrations publiques. L’État règle ces
institutions par traitement fourni. En général, le montant à la charge des patients est faible et, à
l’exception des soins de santé primaire (docteurs de famille), ceux-ci ne peuvent pas choisir librement
leur prestataire de services médicaux mais doivent recourir aux institutions assignées à leur région.

Cependant, quelques institutions commerciales n’appartenant pas au régime de santé de l’État se sont
récemment créées. Le traitement qu’elle fournisse est entièrement à la charge des patients. Toutes les
institutions médicales au Fundlandia sont tenues de suivre un code de conduite général établi par les
autorités.

Une brève description de certaines des institutions de santé est présentée ci-après et votre tâche est de les
classer dans le secteur approprié.

1. Plastic Surgery unlimited assure l’exploitation commerciale d’une clinique qui fournit des
services de chirurgie esthétique à ceux qui veulent améliorer leur physique. Le traitement est
entièrement à la charge du patient. La clinique traite en outre un nombre limité de patients qui lui
est assigné par la Direction des soins de santé. Environ 30 % de ses recettes proviennent de ces
activités.

2. Private Doctors unlimited assure l’exploitation commerciale d’une clinique qui fournit, sur une
base contractuelle, des soins médicaux au public pour le compte de l’État. Environ 80 % de ses
recettes proviennent du budget. La clinique participe au régime de santé de l’État. Cependant, les
autorités n’ont pas le contrôle des activités de la clinique ni des excédents dégagés.
-22-

3. Une organisation religieuse a créé une institution sans but lucratif qui possède et gère un groupe
d’hôpitaux. Tous les hôpitaux participent au régime de santé de l’État, travaillent sur une base
contractuelle pour ce dernier et tirent du budget l’essentiel de leurs recettes. Cependant, les
autorités n’ont pas le contrôle des activités des hôpitaux ni des excédents dégagés

Réponses proposées
Partie I. : Résidence

1.i . Le siège d’Alpha est résident du Microlandia.


ii. C’est une société non financière privée sous contrôle étranger en raison de la part détenue par
l’étranger dans son capital.

2.i. Alpha est une société résidente du Microlandia. D’après les informations disponibles, il semble
que l’activité d’installation d’Alpha au Sisland ne doit pas être considérée comme relevant d’une
unité institutionnelle fictive distincte parce qu’il n’y a pas au Sisland un chantier séparé sur lequel
la production est physiquement assurée, et le projet est d’une durée relativement courte.
ii. Cela signifie que l’activité d’installation est exercée par un résident du Microlandia, que la
production est attribuée au Microlandia et que le Microlandia a exporté des services de
construction au Sisland. (Cf. SCN 1993, paragraphe 14.102.)

3.i. Le siège d’Alpha reste un résident du Microlandia.


ii. Cependant, l’activité de construction doit en principe être attribuée à une unité institutionnelle
fictive distincte (une quasi-société) qui est résidente du Sisland et appartient à la société Alpha du
Microlandia (société non financière privée sous contrôle étranger au Sisland). En effet, il y a au
Sisland un chantier séparé sur lequel la production est physiquement assurée, et le projet est d’une
durée assez longue (cf. paragraphes 4.16.c, 14.22, 14.23, 14.100-14.102 du SCN 1993). Dans la
pratique, l’existence d’une unité distincte exige par ailleurs que des données y afférentes puissent
être obtenues, ce qui est le cas si Alpha, ou son bureau local, tient des comptes séparés pour les
opérations au Sisland (cf. paragraphe 14.23 du SCN 1993).

iii. Le pays de résidence d’Alpha elle-même n’a pas changé.


iv. Le terrain et l’immeuble appartiennent au territoire économique du Sisland; l’identité de leur
propriétaire est sans importance ici.

4.i. L’immeuble et le terrain font partie du territoire économique du Microlandia parce qu’ils sont la
propriété de son ambassade.
ii. La construction entre dans la production du Sisland parce que c’est une société résidente du
Sisland qui effectue les travaux; il y a ensuite exportation par le Sisland de cette production au
Microlandia. (Il convient de noter que l’acquisition par le gouvernement du Microlandia du
terrain situé au Sisland n’est pas une exportation de biens et services mais une acquisition d’un
actif non financier non produit, à enregistrer dans le compte de capital en tant qu’opération avec
le reste du monde).
- 23 -

5.i. En principe, lorsqu’une unité exerce son activité de façon régulière et continue dans deux pays au
moins — comme dans le cas de l’exploitation d’un réseau ferroviaire ou d’oléoducs —, elle est réputée
avoir son centre d’intérêt économique, et donc une unité résidente distincte, dans chaque pays (cf. SCN
1993, paragraphe 14.25, et Précis de la balance des paiements, paragraphes 99-106). Cependant, il faut
en outre que la société ferroviaire tienne des comptes séparés pour les activités exercées dans les
différents pays et que ces activités soient reconnues par le fisc ou les autorités chargées de l’octroi des
permis des autres pays. Sinon, la production totale de Railways Inc. doit être incluse dans la production
brute du Fundlandia.

6.i. La production d’International Shipping Inc. fait partie de la production brute du Microlandia. Les
activités d’exploitation de matériel mobile, tels que les navires, dans les eaux internationales sont
attribuées à l’économie de résidence de l’exploitant (cf. SCN 1993, paragraphe 14.25). Le fait que les
navires sont immatriculés au Waterland et appartiennent à une autre entreprise, Shipping Investment Inc.,
constituée en société au Sisland est sans importance.

ii.Les matelots du Bayland qui travaillent sur ces navires restent des résidents du Bayland s’ils retournent
de temps en temps dans ce pays. Bien qu’ils travaillent et vivent la plupart du temps hors du Bayland, leur
centre d’intérêt économique reste dans le Bayland.

Partie II. : Unités institutionnelles, établissements et activités auxiliaires

II.1 .: Entreprise appartenant à un ménage

1.i. Bien que cela ne soit pas explicitement indiqué, il est peu probable que la brasserie soit une
entreprise constituée en société. Par conséquent, c’est une entreprise appartenant à un ménage,
qui fait partie du secteur des ménages. Cette entreprise, de même que la famille du grand-père
Colvert, est une unité institutionnelle. Si nous supposons que le cocher ne vit pas avec eux, il
constitue lui aussi une unité institutionnelle, et la même règle s’applique aux fils.
ii. Il n’y a pas d’autres activités de production marchande, donc aucune activité secondaire.
iii. Les activités auxiliaires mentionnées sont la tenue des livres et le transport.

2.i. M. Colvert est le seul propriétaire et son entreprise n’est pas constituée en société. Souvent, une
petite entreprise appartenant à un ménage et non constituée en société ne peut être distinguée de
ses propriétaires et faut alors partie du secteur des ménages. Cependant, la taille de l’entreprise
(50 employés) et le fait qu’elle est probablement exploitée indépendamment de l’unité familiale
offrent de bonnes raisons de la classer parmi les quasi-sociétés. Nous aurions dans ce cas deux
unités institutionnelles, à savoir i) le ménage de M. Colvert et ii) l’entreprise de M. Colvert. Ces
unités relèvent, l’une, du secteur des ménages et, l’autre, du secteur des sociétés non financières.
La décision finale varie selon que l’entreprise agit ou non comme si elle détient des actifs et
effectue ou non des opérations, de son propre chef, avec d’autres unités. Une importante
indication d’un tel comportement indépendant est la tenue d’un ensemble complet de comptes,
notamment des comptes de patrimoine et des comptes de résultat, qui sont séparés de ceux du
propriétaire.
ii. L’activité principale de l’entreprise relève de la Division 15 de la CITI, Fabrication de produits
alimentaires et de boissons.
iii. Il n’y a pas d’autre activité dont la production est commercialisable, donc pas d’autre activité
secondaire.
iv. Les activités auxiliaires mentionnées sont la tenue des livres, les ventes et la restauration.
- 24 -

3.i. Bien que le restaurant soit réservé seulement aux employés de la brasserie, il ne répond pas aux
critères de base d’une activité auxiliaire, qui est d’être une activité d’appui dont le produit se
rencontre couramment en entrée pour quasiment n’importe quel type d’activité productive. Un
restaurant destiné à l’usage exclusif des employés n’entre pas dans le processus de production de
bière (contrairement à la tenue des livres, par exemple). La conclusion est donc que le restaurant
constitue une activité secondaire de la brasserie, produisant des services de restauration aux
employés. Le traitement généralement accepté est celui qui consiste à considérer de telles unités
comme des établissements à activités multiples, à classer dans la branche d’activité qui contribue
le plus à la valeur ajoutée. Il est à noter que le produit de cet établissement relève de deux
catégories : fabrication de produits alimentaires et de boissons et services d’hôtellerie et de
restauration. Cependant, si des comptes séparés sont tenus pour le restaurant, celui-ci pourrait être
considéré comme un établissement distinct (à classer dans la division 55 de la CITI, Hôtels et
restaurants).

4.i Le fait que l’unité commence à réaliser des bénéfices est une claire indication de la tenue de
comptes. Par conséquent, l’unité est assurément un établissement distinct.

5.i. La plupart des effectifs travaille maintenant dans les restaurants et, si nous prenons cela comme
indicateur supplétif, il s’ensuit que les services de restauration sont ceux qui contribuent le plus à
la valeur ajoutée. Cependant, la décision devrait être prise après analyse des bénéfices engendrés
par les deux activités (production de bière et services de restauration).
ii. Nous avons maintenant 9 établissements, à savoir : la brasserie, le restaurant situé dans le même
lieu (La cave à bière de Colvert), le restaurant ouvert dans un autre quartier de la ville (La maison
de la bière de Colvert) et les six restaurants situés dans d’autres villages. Il convient de noter que
les 8 restaurants et la brasserie ne peuvent pas être considérés comme des unités institutionnelles
distinctes, même s’ils tiennent des comptes séparés. Les quasi-sociétés ne sont détachées que des
secteurs des ménages, des administrations publiques et du reste du monde, jamais du secteur des
sociétés non financières ou financières.

II.2.: Unité d’entreprise

1.i. Le siège exerce une activité auxiliaire. Il y a trois établissements, deux à classer dans la division 34
de la CITI, Fabrication de véhicules automobiles (Austin et Boston) et un dans la division 35 de
la CITI, Fabrication d’autres matériels de transport (Charlton). Dans le cas présent, les dépenses
d’exploitation et les effectifs du siège doivent être attribués aux établissements en proportion de
leur taille (par exemple, sur la base de la production, de la valeur ajoutée ou du nombre
d’effectifs). Si le nombre d’effectifs est utilisé comme critère de répartition, le total des effectifs à
attribuer à la division 34 de la CITI serait égal à 440 (100* (1+46/460)+ 300 *(1+46/460)) et
celui à affecter à la division 35 de la CITI, Fabrication d’autres matériels de transport, serait égal
à 66 (60 *(1+46/460)).

2.i. En tant qu’activité auxiliaire, le service des ventes, même situé dans une autre ville, ne constitue
pas un établissement distinct (voir le paragraphe 5.22 du SCN 199).
ii. En conséquence, rien ne change par rapport à la situation précédente.

3.i. La nouvelle entreprise est une unité institutionnelle distincte, et ses activités sont classées dans le
Commerce de gros (CITI, groupe 6100) ou le Commerce de détail (CITI, groupe 6200), selon la
nature de ses clients. Elle appartiendrait au secteur des sociétés non financières, car on suppose
que, étant la propriété commune de 23 personnes, elle constitue une société ou un partenariat
- 25 -

reconnus par la loi comme étant une entité juridique distincte pour laquelle sont établis des
comptes de résultat et de patrimoine.

Partie III. : Secteur public

III.1. Quasi-sociétés publiques

1.i. Il semble que le Service des piscines (SP) et, très probablement, les autres services de la Direction
des parcs et activités sportives et récréatives (DPSR) doivent être classés dans la division 92 de la
CITI, Activités récréatives, culturelles et sportives. Ayant clairement l’intention de recouvrer ses
coûts et de réaliser un léger bénéfice, le SP est sans manifestement producteur marchand.

ii. Cependant, le SP ne répond pas aux critères d’unité institutionnelle distincte. Sauf dans ses
affaires courantes, le SP n’a pas vraiment d’autonomie décisionnelle. Il ne tient pas un ensemble
complet de comptes (dont l’établissement ne serait d’ailleurs pas significatif) et il ne jouit pas
d’un statut juridique indépendant. En conséquence, il fait partie de la DPSR, qui relève du secteur
des administrations publiques (dans la terminologie des statistiques de finances publiques, le SP
est une unité de production marchande des administrations publiques).

Toutes les activités marchandes de la DPSR forment une division distincte (SP) et, outre des
données séparées sur le stock et la formation de capital, les informations disponibles sont
suffisantes pour permettre d’établir séparément des comptes de production et d’exploitation pour
le SP. En conséquence, le SP doit être considéré comme un établissement distinct de production
marchande qui appartient au secteur des administrations publiques. Les autres unités de la DPSR
doivent être traités comme des établissements non marchands, sous réserve que l’on dispose
d’informations suffisantes pour pouvoir les séparer de l’activité globale de l’administration
municipale.

2.i. Si les prix restent économiquement significatifs, cette perte imprévue ne devrait pas faire de
différence; la plus grande partie des coûts serait encore couverte par les ventes. En outre, pour
éviter de reclasser constamment les mêmes unités, il est recommandé de ne pas modifier les
classifications lorsqu’il se produit des changements temporaires. En conséquence, le SP reste un
établissement marchand.

3.i. L’activité et les employés de la piscine sont passés du secteur des administrations publiques à
celui des sociétés non financières. La piscine ne constitue pas une unité institutionnelle distincte
mais fait partie intégrante de la société aéroportuaire. En outre, bien que la piscine soit réservée
uniquement aux employés de cette société, elle ne satisfait pas aux critères de base de l’activité
auxiliaire, qui est d’être une activité d’appui dont le produit se rencontre en entrée pour quasiment
n’importe quel type d’activité productive. Une piscine réservée à l’usage exclusif des employés
n’entre en aucun cas dans le processus de production. On peut donc conclure que la piscine
constitue une activité secondaire de la société aéroportuaire, produisant des services récréatifs
(marchands) qui sont fournis aux employés sous forme de rémunération en nature.

III.2 . : Sectorisation de l’économie du Fundlandia

7. Air Fundlandia — Société publique non financière. C’est une entreprise appartenant aux
administrations publiques qui vend sa production sur le marché à un prix économiquement
significatif.
- 26 -

8. Commission de lutte contre l’inflation — Administration centrale. Organisme public chargé de


donner des conseils à l’administration centrale. Elle fournit un service non marchand à la
collectivité.

9. Autorités du pont Blue Water — Administration centrale ou société publique non financière. Le
péage est généralement considéré comme un droit à verser pour le service qu’est l’utilisation du
pont. Bien qu’elle soit une institution sans but lucratif, l’Autorité du pont doit être classée parmi
les sociétés publiques non financières si le péage est considéré comme étant fixé à un niveau
économiquement significatif (c’est-à-dire influant sur la demande d’utilisation du pont). Sinon,
elle doit être classée dans le secteur de l’administration centrale parce qu’elle produit un service
non marchand.

10. Commission fundlandiane du blé — Société publique non financière. Il est clair que cette unité
achète et vend des biens sur le marché à des prix économiquement significatifs. Le fait qu’elle est
en situation de monopole est sans importance et ses fonctions réglementaires sont secondaires.
Même si sa fonction était de réglementer les prix par ses activités commerciales, elle n’en
demeurerait pas moins une société publique non financière.

11. Héritage Fundlandia - ISBLSM. C’est une institution sans but lucratif dont la production est non
marchande. Ce n’est pas aux administrations publiques, ni aux entreprises que ses activités
bénéficient, mais à l’ensemble de la population.

12. Caisse de retraite des agents des administrations provinciales — Administrations locales ou
sociétés d’assurance et fonds de pension S.123, selon qu’il s’agit d’une unité institutionnelle
distincte ou non. C’est un régime de pension avec constitution de réserves offert par les
administrations locales. Les activités des régimes publics de pension avec constitution de
réserves, organisées sous forme d’unités institutionnelles distinctes, doivent être attribuées au
secteur financier et non aux administrations publiques.

Partie IV. : Sectorisation des soins de santé au Fundlandia

1. Sociétés non financières privées. C’est une unités institutionnelle non financière distincte qui
exerce des activités marchandes. Elle n’appartient pas aux administrations publiques ni n’est
placée sous leur contrôle. Sa production est entièrement composée de services marchands, qui
sont vendus sur le marché à des prix économiquement significatifs. La plupart est directement
payé par les ménages, mais 30 % sont produits pour les administrations publiques contre
paiement des services fournis, c’est-à-dire vendus aux administrations publiques.

2. Sociétés non financières privées. La situation est la même que dans le cas précédent. Cependant,
ici, l’unité produit uniquement pour les administrations publiques contre paiement des services
fournis, selon les informations données, à des prix économiquement significatifs. Les
administrations publiques achètent les services à «Private Doctors unlimited» et transfèrent les
services directement aux ménages (transferts en nature). Comme «Private Doctors unlimited» est
financé par les paiements reçus des administrations publiques en échange de services, ces
paiements ne doivent pas être considérés comme des transferts ou subventions, mais comme des
règlements de services marchands, à enregistrer dans les comptes des administrations publiques
parmi les dépenses de consommation de ces dernières.
- 27 -

3. Sociétés non financières privées. La situation est la même que dans les deux cas précédents. Le
fait que les hôpitaux sont gérés par une institution sans but lucratif est sans importance. Sur la
base des informations fournies, la totalité de la production est vendue aux administrations
publiques à des prix économiquement significatifs. En conséquence, l’unité doit être considérée
comme un producteur marchand. En outre, elle n’est pas placée sous le contrôle des
administrations publiques et fait donc partie des sociétés non financières privées.
- 28 -

III. SEQUENCES DES COMPTES


Cet atelier expose la structure de l’ensemble des comptes du SCN en utilisant comme exemple le secteur des
sociétés non financières. Le premier exercice est centré sur l’allocation des données disponibles par divers
comptes du secteur ; le second travail abrège l’exposé de la structure des comptes de manière à mettre en
évidence la séquence des comptes et les liens entre eux. Au cours du présent exposé, le compte de patrimoine de
l’exercice en cours est établi à l’aide de données provenant du compte de patrimoine de l’année précédente
(fournie) et les données relatives aux changements du compte de patrimoine (les variations des actifs et passifs
financiers, des actifs non financiers et des gains/pertes de détention).

MATÉRIEL DIDACTIQUE FOURNI :

1. Un ensemble de données primaires accompagnées d’instructions sur la façon d’effectuer les


exercices.

3. Un ensemble de feuilles de travail.

Premier travail :
En utilisant les informations ci-dessous, déterminez les soldes comptables et les éléments manquants de
l’ensemble des comptes du secteur des sociétés non financières en attribuant à chaque catégorie de
données ci-dessous une position unique dans la feuille de travail et en déterminant les soldes comptables
en postulant qu’ils sont égaux à l’écart entre emplois et ressources dans chacun des comptes.

Informations disponibles :

Vente, la production et frais liés à la production:


Les ventes au cours de l’année ont totalisé 1 649 unités monétaires.
Toutefois, quelques articles, dont la valeur est de 9 unités monétaires, n’ont pas été vendus et ont été
classés dans les stocks.
Le secteur a utilisé 31 unités monétaires de sa propre production à des fins de formation de capital.
Il a également produit un revenu supplémentaire égal à 38 unités monétaires en fournissant des services
d’experts-conseils aux autres secteurs. En outre, il a acquis 50 unités monétaires au titre de l’activité
commerciale.
Du côté des dépenses, la consommation intermédiaire totale a totalisé 854 unités monétaires, dont 795
pour des achats de matières premières, 3 pour des voyages, 12 pour des frais de location, 5 pour des frais
professionnels et juridiques, 25 pour le chauffage, l’éclairage et l’électricité, 3 pour les frais de poste, 6
pour les réparations et l’entretien et le reste pour
d’« autres dépenses ». Le secteur a déterminé que sa consommation de capital au cours de l’année
s’établit à 137 unités monétaires.

Salaires, impôts, intérêts et dividendes :


Le secteur affecte 34 % du produit de ses ventes aux salaires et, déductions faites des autres impôts sur la
production, le secteur affiche un excédent d’exploitations de 175 unités monétaires.
- 29 -

Intérêts et dividendes :
À cet excédent d’exploitation (attribuable à ses activités de production), le secteur ajoute 33 unités
monétaires au titre des intérêts sur ses dépôts bancaires, 50 unités monétaires au titre des produits de
placements, 3 unités monétaires au titre de dividendes et 25 unités monétaires au titre de loyers. Pour ce
qui est des dépenses, il verse 87 unités monétaires en intérêts et 48 en dividendes à ses actionnaires.
Impôts, donations et primes d’assurance :
Du solde des revenus primaires ainsi obtenus, le secteur verse 12 unités monétaires au titre des impôts sur
les bénéfices des sociétés et 61 unités monétaires en primes d’assurances. Il fait également des donations
à des organismes de bienfaisance, de sorte que son épargne nette correspond à 66 unités monétaires.
Investissement :
Le secteur enregistre une formation brute de capital fixe totalisant 139 unités, mais suite à la déduction de
137 unités au titre de la consommation de capital fixe, l’augmentation de la formation de capital n’est que
de 2 unités, augmentation qui est liée surtout à des travaux de construction visant à assurer l’expansion
des immeubles du secteur (utilisez cette information pour compléter la section requise dans le deuxième
travail).
L’accroissement des stocks du secteur totalise 29 unités monétaires (dont 9, comme on le mentionne dans
la section ci-dessus sur les « ventes », concernent des produits finis).
Le secteur a également acquis des terrains d’une valeur de 108 unités monétaires.

Deuxième travail :
Utilisez les informations ci-dessous pour établir le compte financier du secteur dans la feuille de travail du
premier travail. Puis, transférez les données agrégées de cette feuille de travail à celle du deuxième
travail. La position du compte de patrimoine du secteur en 1998 figure dans la feuille de travail. Utilisez
les informations supplémentaires ci-dessous pour établir le compte de patrimoine de fin d’exercice (1998)
ou de début d’exercice (1999). Déterminez l’accroissement de la VALEUR NETTE du secteur et les
sources de cet accroissement – quelle part est attribuable à l’épargne et quelle part à des gains / pertes de
détention1 (notez que la valeur nette = actifs – passifs et variation de la valeur nette = valeur nette en
1999 – valeur nette en 1998).

Informations disponibles

Actifs et passifs financiers


Une partie des activités du secteur relatives au compte de capital a été financée au moyen de l’épargne
provenant du secteur lui-même. Toutefois, le secteur a également acquis des actifs financiers d’une valeur
de 81 unités monétaires, ce qui a entraîné des dépenses supplémentaires ayant accru son passif financier
de 154 unités monétaires.
Par suite de ses activités financières, le secteur a constaté que, par rapport au début de l’exercice, il
détenait à la fin de l’exercice 17 unités monétaires de plus en numéraire et en dépôts, 21 unités monétaires
de plus en titres, 27 unités de plus en prêts (crédits octroyés à des clients), 9 unités de plus en actions, et
qu’il possédait 7 unités d’autres comptes à recevoir dans ses comptes.
La situation du passif financier indique un accroissement de l’encours des crédits de 62 unités monétaires,

1 Note: Cela s’applique au cas particulier du présent exercice. En général, les variations de la valeur nette
pourraient également être attribuables à d’autres facteurs visant les « autres changements de volumes des actifs ».
- 30 -

une hausse des actions détenues par les actionnaires de 42 unités monétaires et 50 unités monétaires au
titre des autres comptes à payer.
Gains/pertes de détention
Le secteur a réalisé un bénéfice de 135 unités monétaires en vendant certains de ses actifs fixes. La valeur
comptable des actifs a été révisée à la hausse pour tenir compte des augmentations de prix de certains
actifs. Cette augmentation totale de 151 unités a été répartie entre les actifs non financiers du secteurs
comme suit :

Mobilier et matériel 15 unités


Véhicules de transport 5 unités
Usine et machinerie 72 unités
Immeubles 59 unités

Premier travail : Établir la séquence intégrale des comptes du secteur des sociétés non financières.

Tableau 1a: Compte de production

Emplois 1998 Ressources 1998

Consommation intermédiaire Production

Matières premières Ventes

Voyages Variations des stocks de


produits finis

Loyers Autres revenus

Honoraires professionnels Formation de capital


pour compte propre

Éclairage, chauffage et électricité Marge commerciale

Frais de poste, de téléphone et de


télécopie

Entretien et réparations

Autres dépenses

Valeur ajoutée, brute

Consommation de capital fixe

Valeur ajoutée, nette


- 31 -

Tableau 1b: Compte d’exploitation

Emplois 1998 Ressources 1998

Rémunération des salariés Valeur ajoutée, nette


Salaires, traitements, avantages et
aide sociale

Autres impôts sur la production


Impôts sur les véhicules et la masse
salariale

Excédent d’exploitation, net

Tableau 1c: Compte d’affectation des revenus primaires

Emplois 1998 Ressources 1998

Excédent d’exploitation,
net

Revenus de la propriété Revenus de la propriété


Intérêts Intérêts
Intérêts sur les dépôts
Intérêts payés

Produits de placement

Dividendes Dividendes

Dividendes payés Dividendes reçus

Loyers

Solde des revenus primaires, net


- 32 -
Tableau 1d: Compte de distribution secondaire du revenu

Emplois 1998 Ressources 1998

Solde des revenus primaires

Impôts courants sur le revenu


Impôts sur les bénéfices des sociétés

Autres transferts courants Autres transferts courants


Donations à des organismes de
bienfaisance

Primes d’assurance (net)

Revenu disponible = épargne, nette

Tableau 1e: Détermination du compte de capital

Variations des actifs 1998 Variations des passifs et de la 1998


valeur nette

Épargne, nette

Formation brute de capital fixe


(153+137-135-16)

Consommation de capital fixe


Dépréciation (-)

Variations des stocks

Acquisitions de terrains moins cessions


de terrains

Capacité de financement Variations de la valeur nette


dues à l’épargne et aux
transferts en capital
- 33 -
Tableau 1f: Détermination du compte financier

Variations des actifs 1998 Variations des passifs et 1998


de la valeur nette
Acquisition nette d’actifs Accroissement net du
financiers passif financier
Capacité/ besoin de
financement (net)
- 34 -

Tableau 1g: Compte de patrimoine -- actifs

1999 1998

Actifs non financiers 5041


Actifs produits
Actifs fixes
Mobilier et matériel 292

Véhicules de transport 93

Usine et machinerie 1366

Immeubles 1165

Stocks
Stocks de matières premières 60

Stocks de produits finis 25

Actifs non produits


Actifs corporels non produits
Terrain 2040

Actifs financiers 897


Numéraire et dépôts
Espèces 96

Soldes bancaires 95

Dépôts bancaires 191

Titres autres que des actions


Obligations et titres 90

Crédits
Créances commerciales, prêts et avances 50

Crédits aux employés 25

Actions et autres participations


Actions dans les autres entreprises 200

Autres comptes à recevoir


Autres comptes à recevoir 150
- 35 -

Tableau 1h: Compte de patrimoine – passif

1999 1998

Passif 1817
Crédits
Crédits bancaires
179
Crédits hypothécaires 278
Autres obligations à long terme 100
Découvert bancaire 260
Dépôts de la clientèle 40
Actions et autres participations

Actions 687
Autres comptes à payer

Comptes à payer à d’autres sociétés 80


Notes et autres comptes à payer 193

Valeur nette 4121

Tableau 1i: Comptes de réévaluation

Variations des actifs 1998 Variations du passif et de la 1999


valeur nette
Gains / pertes de détention Gains / pertes de détention
Actifs non financiers Passif

Bénéfice de la vente d’actifs fixes


Réévaluation des actifs fixes
Variations de la valeur nette
attribuable aux gains/pertes
de détention
- 36 -

Réponses proposées
Tableau 1a: Compte de production

Emplois 1998 Ressources 1998

Consommation intermédiaire 854 Production 1777

Matières premières 795 Ventes 1649

Voyages 3 Variations des stocks de


produits finis 9

Loyers 12 Autres revenus 38

Honoraires professionnels 5 Formation de capital 31


pour compte propre

Éclairage, chauffage et électricité 25 Marge commerciale 50

Frais de poste, de téléphone et de 3


télécopie

Entretien et réparations 6

Autres dépenses 5

Valeur ajoutée, brute 923

Consommation de capital fixe 137

Valeur ajoutée, nette 786

Tableau 1b: Compte d’exploitation

Emplois 1998 Ressources 1998

Rémunération des salariés Valeur ajoutée, nette 786


Salaires, traitements, avantages et 560
aide sociale

Autres impôts sur la production


Impôts sur les véhicules et la masse 51
salariale

Excédent d’exploitation, net 175


- 37 -
Tableau 1c: Compte d’affectation des revenus primaires

Emplois 1998 Ressources 1998


175
Excédent d’exploitation,
net

Revenus de la propriété Revenus de la propriété


Intérêts Intérêts
Intérêts sur les dépôts
Intérêts payés 87 33
50
Produits de placement

Dividendes Dividendes

Dividendes payés 48 Dividendes reçus 3

Loyers
25

Solde des revenus primaires, net


151

Tableau 1d: Compte de distribution secondaire du revenu

Emplois 1998 Ressources 1998


151
Solde des revenus primaires

Impôts courants sur le revenu


Impôts sur les bénéfices des sociétés 12

Autres transferts courants Autres transferts courants


Donations à des organismes de 12
bienfaisance
61
Primes d’assurance (net)
66
Revenu disponible = épargne, nette
- 38 -

Tableau 1e: Détermination du compte de capital

Variations des actifs 1998 Variations des passifs et de la 1998


valeur nette
66
Épargne, nette

Formation brute de capital fixe 139


(153+137-135-16)

Consommation de capital fixe


Dépréciation (-) -137
29
Variations des stocks

Acquisitions de terrains moins cessions 108


de terrains

Capacité de financement Variations de la valeur nette


-73
dues à l’épargne et aux
transferts en capital 66

Tableau 1f: Détermination du compte financier

Variations des actifs 1998 Variations des passifs et 1998


de la valeur nette

Acquisition nette d’actifs 81 Accroissement net du 154


financiers passif financier

Capacité/ besoin de
financement (net) -73
- 39 -

Tableau 1g: Compte de patrimoine -- actifs

1999 1998

Actifs non financiers 5331 5041


Actifs produits
Actifs fixes
Mobilier et matériel 307 292
98
Véhicules de transport 93
1438
Usine et machinerie 1366
1226
Immeubles 1165

Stocks 80
Stocks de matières premières 60
34
Stocks de produits finis 25

Actifs non produits


Actifs corporels non produits 2148
Terrain 2040

978
Actifs financiers 897
Numéraire et dépôts 100
Espèces 96
99
Soldes bancaires 95
200
Dépôts bancaires 191

Titres autres que des actions 111


Obligations et titres 90

Crédits 77
Créances commerciales, prêts et avances 50
25
Crédits aux employés 25

Actions et autres participations 209


Actions dans les autres entreprises 200

Autres comptes à recevoir


157
Autres comptes à recevoir 150
- 40 -
Tableau 1h: Compte de patrimoine – passif

1999 1998

Passif 1971 1817


Crédits
Crédits bancaires 193
179
300
Crédits hypothécaires 278
107
Autres obligations à long terme 100
279
Découvert bancaire 260
40
Dépôts de la clientèle 40

Actions et autres participations


729
Actions 687

Autres comptes à payer


86
Comptes à payer à d’autres sociétés 80
237
Notes et autres comptes à payer 193

4338
Valeur nette 4121

Tableau 1i: Comptes de réévaluation

Variations des actifs 1998 Variations du passif et de la 1999


valeur nette

Gains / pertes de détention Gains / pertes de détention

Actifs non financiers Passif

Bénéfice de la vente d’actifs fixes 135


Réévaluation des actifs fixes
16

Variations de la valeur nette


attribuable aux gains/pertes de
détention 151
I. COMPTE DE PRODUCTION
-1-

Emplois Ressources

Reste Économie Soc. Société fin. Admin. Ménages + Opération Soc. Société fin. Admin. Ménages + Économie Reste
du totale non fin. publ. OSBLSM non fin. publi. ISBLSM totale du
monde monde
Production, prix de base, 1753 102 440 1309 3604
1883 899 29 252 703 Consommation
intermédiaire

1721 854 73 188 606 Valeur ajoutée brute


Impôts moins subventions 133
sur les produits

1854 PIB
222 137 10 30 45 Consommation de capital
fixe
1632 717 63 158 561 Valeur ajoutée nette
Importations de biens et 499
services
540 Exportations de biens et
services
-41 Solde des opérations
courantes avec l’extérieur

499 3737 1753 102 440 1309 Somme de la colonne 1753 102 440 1309 3737 499
II.1 COMPTE D’EXPLOITATION

Emplois Ressources
Reste Économie Société Société fin. Admin. Ménages + Opération Société Société fin. Admin. Ménages Économie Reste
du totale non fin. publi. OSBLSM non fin. publi. + totale du
monde ISBLSM monde
Valeur ajoutée nette 717 63 158 561 1632
762 545 15 140 62 Rémunération des salariés
133 Impôts moins subventions
sur les produits
58 51 3 2 2 Autres impôts moins
subventions sur la

-2-
production
247 121 45 16 65 Excédent d’exploitation
432 432 Revenu mixte

0 1632 717 63 158 561 Somme de la colonne 717 63 158 561 1632 0
II.2 COMPTE D’AFFECTATION DES REVENUS PRIMAIRES

Emplois Ressources
Reste Économie Société Société Admin. Ménages + Opération Société Société fin. Admin. Ménages Économie Reste
du totale non fin. fin. publi. OSBLSM non fin. publi. + totale du
monde ISBLSM monde
Excédent d’exploitation 121 45 16 65 247
Revenu mixte 432 432
6 Rémunération des salariés 766 766 2
Impôts moins subventions sur 191 191
la production

63 391 135 167 42 47 Revenus de la propriété 86 141 32 157 416 38


(intérêts, dividendes, loyers,
prélèvements)

1661 72 19 197 1373 Solde des revenus

-3-
primaires/revenu national

69 2052 207 186 239 1420 Somme de la colonne 207 186 239 1420 2052 40
II.3 COMPTE DE DISTRIBUTION SECONDAIRE DU REVENU

Emplois Ressources
Reste Économie Société Société fin. Admin. Ménages Opération Société non Société fin. Admin. Ménages Économie Reste
du totale non fin. publi. + fin. publi. + totale du
monde OSBLSM ISBLSM monde
Solde des revenus 72 19 197 1373 1661
primaires/revenu national
1 212 24 10 178 Impôts courants sur le revenu 213 213
et le patrimoine

322 322 Cotisations sociales 14 39 268 1 322

332 13 29 289 1 Prestations sociales 332 332

-4-
10 269 11 46 139 73 Autres transferts courants 10 49 108 73 240 39

1633 48 22 358 1205 Revenu disponible net

11 2768 96 107 786 1779 Somme de la colonne 96 107 786 1779 2768 39
II.4 COMPTE D’UTILISATION DU REVENU

Emplois Ressources
Reste Économie Société non Société fin. Admin. Ménages + Opération Société Société fin. Admin. Ménages Économie Reste
du totale fin. publi. OSBLSM non fin. publi. + totale du
monde ISBLSM monde
Revenu disponible net 48 22 358 1205 1633
1399 368 1031 Dépenses de
consommation finale

11 11 Ajustement pour 11 11
variation des droits des
ménages sur les fonds
de pension

-5-
234 48 11 -10 185 Épargne nette
-42 Solde des opérations
courantes avec
l’extérieur

-42 1644 48 22 358 1216 Somme de la colonne 48 22 358 1216 1644 0


III.1 COMPTE DE CAPITAL

Variations des actifs Variations des passifs et de la valeur nette


Reste Économie Société non Société fin. Admin. Ménages Opération Société non Société fin. Admin Ménages Économie Reste
du totale fin. publi. + fin. publi. + totale du
monde OSBLSM ISBLSM monde
Épargne nette 48 11 -10 185 234
Solde des opérations -42
courantes avec l’extérieur
376 250 9 37 80 Formation brute de capital
fixe
-222 -137 -10 -30 -45 Consommation de capital fixe
28 26 2 Variations des stocks
10 2 3 5 Acquisitions moins cessions
d’objets de valeur
0 -7 2 5 Acquisitions moins cessions 0 0

-6-
d’actifs non financiers non
produits
Transferts en cap., à recevoir 33 6 23 62 4
Transferts en capital, à payer -16 -7 -34 -8 -65 -1

-39 39 -69 5 -50 153 Capacité (+)/besoin(-) de


financement

-39 231 65 4 -38 200 Somme de la 65 4 -38 200 231 -39


colonne/variations de la
valeur nette dues à l’épargne
et aux transferts en capital
III.2 COMPTE FINANCIER

Variation des actifs Variation des passifs et de la valeur nette


Reste du Économie Société Société fin. Admin. Ménages + Opération Société Société fin. Admin. Ménages Économie Reste
monde totale non fin. publi. OSBLSM non fin. publi. + totale du
ISBLSM monde
Capacité (+)/besoin(-) de -69 5 -50 153 39 -39
financement
49 642 71 237 120 214 Acquisition nette d’actifs
financiers

Accroissement net des 140 232 170 61 603 88


passifs

-7-
49 642 71 237 120 214 Somme de la colonne 71 237 120 214 642 49
III.3.1 COMPTE DES AUTRES CHANGEMENTS DE VOLUME D’ACTIFS

Économie totale Flux Économie totale

-7 Actifs produits non financiers


3 Apparition d’actifs produits
-9 Destructions d’actifs dues à des catastrophes
0 Saisies sans compensation
-2 Changements de classement et de structure
1 Autres changements de volume
17 Actifs non produits non financiers
24 Apparition d’actifs non produits
4 Croissance naturelle de ressources non cultivées
-9 Disparition d’actifs non produits
-2 Destructions d’actifs dues à des catastrophes
0 Saisies sans compensation

-8-
0 Changements de classement et de structure
0 Autres changements de volume
5 Actifs financiers
0 Saisies sans compensation
2 Changements de classement et de structure
3 Autres changements de volume
Passifs -2
Saisies sans compensation
Changements de classement et de structure 0
Autres changements de volume -2
Variations de la valeur nette dues aux autres changements de volume 17
d’actifs
15 Somme de la colonne 15
III.3.2 COMPTE DE REEVALUATION

Variation des passifs et de la valeur nette


Variations des actifs
Reste Économie Société non Société fin. Admin. Ménages Opération Société Société fin. Admin. Ménages + Économie Reste
du totale fin. publi. + non fin. publi. ISBLSM totale du
monde OSBLSM monde

125 63 2 20 40 Actifs produits non


financiers

154 81 2 23 48 Actifs non produits non

-9-
financiers

7 84 8 57 2 17 Actifs financiers 18 51 7 76 3

Variations de la valeur 134 10 38 105 287 4


nette dues aux
gains/pertes

7 363 152 61 45 105 Somme de la colonne 152 61 45 105 363 7


COMPTES DE PATRIMOINE D’OUVERTURE ET DE CLOTURE,
VARIATIONS DU PATRIMOINE POUR L’ECONOMIE TOTALE

Objet Compte de Variations résultant d’opérations Autres changements Réévaluation des Compte de
patrimoine de volume d’actifs actifs patrimoine de
d’ouverture fermeture
Actif
Actifs produits non financiers 6047 192 = 376 -222 + 28 + 10 -7 125 6335

Actifs non produits non financiers 3875 0 17 154 4068

- 10 -
Actifs financiers 6792 642 5 84 7522

Passif
Passifs financiers 6298 603 -2 76 6975

Valeur nette 10416 231 17 287 10950


COMPTE DU RESTE DU MONDE
Compte extérieur des opérations sur biens et services

Emplois Ressources
Exportations de biens et de services 540 Importations de biens et de services 499
Solde des échanges extérieurs de biens et de services -41

Compte extérieur des revenus primaires et des transferts courants

Solde des échanges extérieurs de biens et de services -41


Rémunération des salariés 6 Rémunération des salariés 2
Revenus de la propriété (intérêts, dividendes, 63 Revenus de la propriété (intérêts, dividendes, loyers, prélèvements) 38
loyers, retraits)
Impôts courants sur le revenu, le patrimoine, 1 Impôts courants sur le revenu, le patrimoine, etc. 0
etc.
Autres transferts courants 10 Autres transferts courants 39
Solde des opérations courantes avec l’extérieur -42
Compte de capital
Variations des actifs Variations des passifs et de la valeur nette
Solde des opérations courantes avec l’extérieur -42

Transferts en capital à recevoir (par le Reste du monde) 4


Transferts en capital à payer (par le Reste du monde) -1

Capacité (+)/besoin de financement -39

Compte financier

Capacité (+)/besoin de financement -39


Acquisition nette d’actifs financiers 49 Accroissement net des passifs 88
Somme de la colonne 547 Somme de la colonne 547
-1-
IV. Compte de production

Cet atelier a pour objectif d’illustrer les principaux points de l’exposé. Il comprend cinq exercices, chacun
portant sur les grandes questions de classification, d’évaluation et d’établissement des données qui occupent une
place importante dans l’établissement des comptes de production de divers secteurs et branches d’activité. On
abordera les thèmes suivants : (1) identification des recettes et des dépenses enregistrées dans le compte de
production, (2) incidence des activités pour compte propre sur l’évaluation de la production et de la valeur
ajoutée, (3) distinction entre production marchande et production non marchande, ainsi qu’entre producteurs
marchands et non marchands; évaluation de la production et de la valeur ajoutée des producteurs marchands et
non marchands, (4) lien entre le compte de production d’un établissement et le compte de production de l’unité
institutionnelle dont celui-ci fait partie, et (5) établissement du PIB et du compte de production de l’ensemble de
l’économie.

DOCUMENTS FOURNIS :

1. Données primaires : Compte de résultats de l’unité de production 1


(tableau 1 et ses notes).

Complément d’information sur le compte de


résultats de l’unité de production 1 (tableau 2).

Compte de résultats du musée A (tableau 3.a).

Compte de résultats du musée B (tableau 3.b).

Compte consolidé de l’ensemble des administrations publiques (tableau


4.a).

Compte d’exploitation des services de restauration des administrations


publiques (tableau 4.b).

Compte de production du secteur des ménages.

Compte de production du secteur des sociétés financières.

2. Feuilles de solution

EXERCICE 1.

1. Établissez le compte de production de l’unité de production 1 à partir des données figurant au


tableau 1 (et dans ses notes). Si l’unité de production fabrique plusieurs types de produits,
veuillez spécifier chacun d’entre eux.

2. Sachez que l’exercice comptable correspond à l’année civile et que les prix des biens produits et
vendus durant cette période n’ont pas changé. Cette information a-t-elle de l’importance pour ce
qui est de l’établissement du compte de production aux prix courants sur la base des données
figurant au tableau 1?

3. À partir des informations du tableau 1 (et de ses notes), pouvez-vous décider si l’unité de
production 1 est une entreprise (unité institutionnelle) ou un établissement?
Tableau 1. Compte de résultats de l’unité de production 1
Notes1
Revenus d’exploitation 14300
Ventes de biens et services 12200
Formation de capital pour compte propre (1) 600
Revenu des locations et des biens immobiliers 1500

Dépenses d’exploitation 10460


Acquisition de matières premières, produits manufacturés
semi-finis et biens destinés à la revente 5910
Traitements et salaires, etc. 1460
Coûts de transport 1430
Loyer, éclairage et chauffage 430
Autres dépenses d’exploitation 330
Pertes sur comptes à recevoir 150
Variations des stocks de biens finis/travaux en cours (2) 330
Variations des stocks de matières premières et de biens (3)
manufacturés semi-finis. 70
Amortissement 350

Bénéfice d’exploitation 3840


1 Voir les notes ci-après pour de plus amples renseignements sur certains postes.

Notes :

1. Formation de capital pour compte propre 600


Traitements et salaires, etc. 365
Matériaux 225
Autres dépenses 10

2. Variations des stocks de biens finis/travaux en cours -330


Stocks de biens finis, biens destinés à la revente et travaux en cours 1/1 460
Stocks de biens finis, biens destinés à la revente et travaux en cours 12/31 130

3. Variations des stocks de matières premières et de biens manufacturés semi-finis -70


Stocks de matières premières et de biens manufacturés semi-finis 1/1 200
Stocks de matières premières et de biens manufacturés semi-finis 12/31 130
EXERCICE 2.

1. Révisez le compte de production de l’unité de production 1, établi dans l’exercice 1, à l’aide des
nouvelles données figurant au tableau 2.

2. Quelle est la valeur de la production aux prix de base?

3. Quelle est la valeur de la production aux prix du producteur?

4. Quelle est la valeur de la consommation intermédiaire aux prix d’acquisition?

5. Comment faut-il mesurer la valeur ajoutée compte tenu des nouvelles données en suivant les
recommandations du SCN 1993?

Tableau 2. Complément d’information sur l’unité de production 1


Ventes de biens et services 12200
dont :
Taxes sur la valeur ajoutée 1000
Droits d’accises 300

Matières premières achetées, biens manufacturés semi-finis et biens destinés à la revente 5910
dont :
Taxes sur la valeur ajoutée 500

EXERCICE 3.

1. Déterminez si le musée A est un producteur marchand ou non marchand.

2. Déterminez si le musée B est un producteur marchand ou non marchand.

3. Établissez le compte de production du musée A à l’aide des données figurant au tableau 3.a, puis
établissez le compte de production du musée B à partir des données du tableau 3.b. Déterminez le
nombre d’activités de production exercées par les musées. Si ceux-ci pratiquent plusieurs
activités, identifiez chacune d’entre elles et déterminez quelle est la principale, ainsi que la valeur
de la production de chacune d’entre elles.
Tableau 3.a. Compte de résultats du musée A
Revenus 505
Revenu de la vente de billets 220
Revenu de la vente de livres, cartes postales, etc. 50
Transferts en capital reçus de l’État 180
Transferts courants reçus de l’État 35
Réduction des dépôts 20

Dépenses 505
Coût de l’acquisition de livres et cartes postales destinés à la revente 30
Traitements et salaires, etc. 146
Coût de l’achat d’équipements 180
Loyer, éclairage et chauffage 58
Autres dépenses d’exploitation 37
Consommation de capital fixe 54

Excédent/déficit 0

Tableau 3.b. Compte de résultats du musée B


Revenus 505
Revenu de la vente de billets 10
Revenu de la vente de livres, cartes postales, etc. 50
Transferts en capital reçus de l’État 180
Transferts courants reçus de l’État 245
Réduction des dépôts 20

Dépenses 505
Coût de l’acquisition de livres et cartes postales destinés à la revente 30
Traitements et salaires, etc. 146
Coût de l’achat d’équipements 180
Loyer, éclairage et chauffage 58
Autres dépenses d’exploitation 37
Consommation de capital fixe 54

Excédent/déficit 0
EXERCICE 4.

1. Prenez le compte des administrations publiques figurant au tableau 4.a. Vous remarquerez qu’il
comprend un poste consacré à l’excédent d’exploitation résultant des ventes au public d’un
département des administrations publiques: il s’agit de l’excédent des restaurants des
administrations situés dans des bâtiments publics. Ces restaurants appartiennent à un département
doté d’un compte d’exploitation distinct. Toutefois, les fonds de roulement du département sont
restreints et ses activités quotidiennes sont étroitement intégrées au fonctionnement du reste des
administrations publiques. Le compte récurrent du département chargé des restaurants figure au
tableau 4.b.

À l’aide de ces données, établissez le compte de production : a) des unités institutionnelles que
vous êtes en mesure d’identifier et b) des établissements (unités locales d’activité économique)
que vous pouvez identifier.

2. Combien d’établissements et d’unités institutionnelles pouvez-vous identifier?

3. Déterminez si les unités institutionnelles que vous avez identifiées sont des producteurs
marchands ou non marchands.

4. Déterminez si les établissements que vous avez identifiés sont des producteurs marchands ou non
marchands.

5. Sachez que les comptes sont établis sur la base des droits et obligations. Cette information a-t-elle
de l’importance pour l’établissement des comptes de production?
Tableau 4.a. Compte consolidé de l’ensemble des administrations publiques

Recettes courantes 4700


Recettes fiscales 3740
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital 1180
Cotisations de sécurité sociale 830
Impôts sur la propriété 25
Taxes sur la valeur ajoutée 1200
Droits d’accise 380
Droits d’importation 15
Autres impôts sur la production 110
Recettes non fiscales 960
Excédent d’exploitation résultant des ventes au public d’un
département des administrations publiques 1 20
Recettes perçues sur les entrep. publiq. financières et non 560
financières
Autres revenus de la propriété 10
Autres recettes non fiscales 370
Dépenses courantes 3830
Traitements et salaires 1100
Autres achats de biens et services 600
Paiements d’intérêts 250
Subventions sur les produits 80
Autres subventions et transferts courants 1800
Déficit/excédent 870
Postes pour mémoire :
Consommation de capital fixe 100

1) Pour plus de détails, voir le tableau 4.b.

Tableau 4.b. Compte récurrent du département chargé des restaurants


des administrations publiques
Revenus 120
Ventes de biens et services 120

Dépenses 100
Acquisition de matières premières 40
Traitements et salaires, etc. 30
Loyer, éclairage et chauffage 10
Affranchissement, téléphones et télégrammes 2
Réparation et entretien 3
Fournitures et services publics 5
Amortissement 10

Bénéfice d’exploitation 20
EXERCICE 5.

1. Vous trouverez ci-dessous les comptes de production du secteur des ménages et du secteur des
sociétés financières. Supposez que l’unité de production 1 de l’exercice 2, ainsi que la version
marchande du musée de l’exercice 3, représente le secteur des sociétés non financières et que la
version non marchande du musée de l’exercice 3 représente les institutions sans but lucratif au
service des ménages. Enfin, toutes les données pertinentes touchant au secteur des administrations
publiques se trouvent dans l’exercice 4. À l’aide de ces données, établissez le compte de
production de l’ensemble de l’économie, la valeur ajoutée par secteur et le PIB.

Compte de production du secteur des ménages


Emplois Ressources

Consommation intermédiaire 1260 Production 2300


Production marchande 2050
Production pour usage final propre
250
Valeur ajoutée brute 1040

Compte de production du secteur des sociétés financières


Emplois Ressources

Consommation intermédiaire 150 Production 510


Production marchande 510
Valeur ajoutée brute 360
Feuilles de travail : exercices 1 à 4
Compte de production
Emplois Ressources
Compte de production
Emplois Ressources
Compte de production
Emplois Ressources
Feuille de travail : exercice 5
Compte I: compte de
production
Emplois Ressour
ces
Économie Sociétés Sociétés Ménages ISBLSM Adminis- Sociétés Sociétés Ménages ISBLSM Adminis- Économie
totale non financières trations non financières trations totale
financiè publiques financières publiques
res

Production, prix de base

Production marchande

Production pour usage


final propre
Autre production non
marchande

- 11 -
Consommation
intermédiaire

Valeur ajoutée brute

Impôts moins subventions


sur les produits

TVA non déductible

Droits d’importation

Autres impôts sur les


produits
— Subventions sur les
produits

PIB
-12-

Solutions
EXERCICE 1

(i)
Compte de production pour l’unité de production 1

Emplois Ressources

Consommation intermédiaire 8170 Production 13970


Matières premières, etc. 5980 Production marchande de:
= Acquisition de matières 5910 Produits x 11870
premières
- Augmentation des stocks - (-70) = Ventes 12200
Coûts de transport 1430 + Augmentation des stocks -330
Loyer, éclairage et chauffage 430 Production de services locatifs 1500
Autres dépenses d’exploitation 330 Production pour usage final propre:
Production de biens d’équipement 600
Valeur ajoutée brute 5800

L’entreprise produit trois produits (identifiables):


Produit x
Biens d’équipement (pour compte propre)
Services locatifs

Par manque de données sur les prix et les quantités des types de biens produits pour usage final propre
(formation de capital pour compte propre), la valeur de ces biens est mesurée à partir de la somme des
coûts de production, meilleure solution de rechange recommandée par le SCN 1993 en pareille situation.

À noter que le poste « revenu des locations et des biens immobiliers » du tableau 1 est sujet à
interprétations diverses. Dans la solution nous supposons qu’il correspond aux revenus de la location de
logements, de locaux professionnels ou d’autres types de biens d’équipement (location simple) (« loyers »
dans le SCN ), et non ceux de la location de terrains et de gisements.

(ii) Oui, les informations sur l’année civile sont importantes pour mesurer les variations de stocks de
biens finis et de matières premières, et donc pour la production et la consommation intermédiaire.
Le fait que les prix n’aient pas changé durant la période signifie qu’il n’y a pas de problèmes
d’évaluation.

(iii) L’unité de production 1 est fort probablement une entreprise. En effet, le tableau 1 présente des
informations financières telles que les pertes sur comptes à recevoir.
-13-

EXERCICE 2

Compte de production révisé pour l’unité de production 1

Emplois Ressources
Consommation intermédiaire à
l’excl. de la TVA déductible
7670 Production, prix de base 12670

Matières premières, etc. 5980 Production marchande de: 12070


= Acquis. de mat. premières 5910 Biens, valeur de base 10570
- Augmentations des stocks (-70) = Ventes, prix du producteur + TVA 12200
Coûts de transport 1430 - Taxes sur la valeur ajoutée 1000
Loyer, éclairage et chauffage 430 - Droits d’assise 300
Autres dépenses d’exploitation 330 + Augmentations des stocks -330
- TVA déductible 500 Production de services locatifs 1500
Production pour usage final propre:
Production de biens d’équipement 600
Valeur ajoutée brute 5000

Évaluation de la production de
biens x:
Ventes, prix du producteur + TVA 12200
- Taxes sur la valeur 1000
ajoutée
- Droits d’assise 300
= Ventes aux prix de base 10900
+ Augmentations des stocks -330
=Production de biens aux prix de base 10570
+ Droits d’assise 300
= Production de biens aux prix du producteur 10870
+ TVA 1000
= Production aux prix du producteur + TVA 11870

La production pour usage final propre est calculée en valeurs de base car aucun impôt sur les produits n’est ajouté
aux coûts de production.

Nous posons l’hypothèse de l’absence d’impôts sur les produits dans le cas des services locatifs.

Évaluation de la consommation intermédiaire:


Consommation intermédiaire aux prix d’acquisition plus TVA déductible: 8170
- TVA déductible -500
= Consommation intermédiaire aux prix d’acquisition: 7670

La mesure préférée de la valeur ajoutée dans le SCN 1993 est la valeur ajoutée au prix de base, définie comme la
production aux prix de base moins la consommation intermédiaire aux prix d’acquisition à l’exclusion de la TVA
déductible.
-14-

Valeur ajoutée brute, prix de base 5000


+ Droits d’assise 300
= Valeur ajoutée brute, prix du producteur 5300
+ TVA accumulée (1000 - 500) 500
= Valeur ajoutée brute, prix du producteur plus. TVA 5800

Dans le SCN 1968, la valeur ajoutée était mesurée aux prix du producteur, définie comme la production
aux prix du producteur moins la consommation intermédiaire aux prix d’acquisition. De plus, les taxes sur
la valeur ajoutée n’étaient pas chose courante à l’époque de la rédaction du SCN 1968. C’est pourquoi le
SCN 1968 n’examinait pas le traitement de la TVA dans le système, ni la question de savoir comment
définir le concept d’évaluation par rapport à la TVA. Selon que la TVA était traitée sur une base brute ou
une base nette, il était donc courant de définir les prix du producteur comme incluant ou excluant la TVA.
Même chose pour les prix d’acquisition. Le SCN 1993 définit ces termes en supposant le traitement net
de la TVA.

EXERCICE 3
A
Total des coûts de production courants: 295
Salaires et traitements, cotisations de sécurité sociale, etc. 146
Loyers, éclairage et chauffage 58
Autres dépenses d’exploitation 37
Consommation de capital fixe 54

Total des recettes courantes provenant des ventes aux prix de base 240
Produit de la vente de billets 220
Marges commerciales sur la vente de livres, cartes postales, etc. (50-30) 20

Le musée A est un producteur marchand car:


Le revenu total des ventes couvre le gros de ses coûts de production totaux (81%), autrement dit, les prix
facturés doivent être réputés économiquement significatifs. À noter que le SEC utilise une approximation
de plus de 50% pour définir les prix économiquement significatifs.

On suppose que les transferts courants de l’État ne sont pas liés au nombre de billets vendus, et qu’ils ne
devraient donc pas être classés comme subventions sur les produits (ils pourraient être classés dans les
autres subventions sur la production).

Activité principale : Exploitation d’un musée (marchand)


Activité secondaire : Vente (activité marchande)
-15-

compte de production du musée A

Emplois Ressources

Consommation intermédiaire 95 Production 240


Loyer, éclairage, chauffage 58 Production marchande de:
Autres dépenses 37 Marges commerciales 20
d’exploitation
Services de musée 220

Valeur ajoutée brute 145

EXERCICE 3
B
Total des coûts de production: 295
Salaires et traitements, cotisations de sécurité sociale, etc. 146
Loyer, éclairage et chauffage 58
Autres dépenses d’exploitation 37
Consommation de capital fixe 54

Recettes totales des ventes aux prix de base 30


Produit de la vente de billets 10
Marges commerciales sur la vente de livres, cartes postales, etc. (50-30) 20

Le musée B n’est pas un producteur marchand car:


Le revenu total des ventes ne couvre qu’une faible part des coûts de production totaux (10 %), autrement
dit, les prix facturés doivent être réputés économiquement non significatifs.

Activité principale : Exploitation d’un musée (non marchand)


Activité secondaire : Vente (activité marchande)

À noter que les transferts courants de l’État ne peuvent pas être classés comme subventions sur la
production car le musée B est un producteur non marchand.

L’activité commerciale est classée comme activité marchande car les prix facturés semblent être
économiquement significatifs. Autrement dit, les marges commerciales sont positives et semblent suffire
(par rapport aux ventes) à couvrir le gros des coûts additionnels liés à l’activité commerciale. Cela dit, la
production est tout de même évaluée aux coûts de production et la valeur des services de musée non
marchands est obtenue de façon résiduelle (voir SCN par. 6.92).
-16-

Compte de production pour le musée B

Emplois Ressources

Consommation intermédiaire 95 Production 295


Loyer, éclairage et chauffage 58 Production marchande de:
Autres dépenses d’exploitation 37 Marges commerciales 20
Autre production non marchande de:
Services de musée 275
Valeur ajouté brute 200

EXERCICE 4

Il n’y a qu’une seule unité institutionnelle, car les services chargés de la restauration des administrations
publiques sont étroitement intégrés au fonctionnement général des administrations publiques; en outre ces
services ne tiennent qu’une modeste balance des comptes.

Cette unité institutionnelle se consacre à deux activités. La principale, est non marchande et concerne la
production de services publics. L’activité secondaire est marchande et concerne la fourniture de services
de restauration pour le marché.

Les comptes récurrents des services chargés de la restauration des administrations publiques nous
fournissent toutes les informations nécessaires permettant de traiter ces services comme un établissement
distinct au sein des administrations publiques. Autrement dit, nous pouvons et nous devrions les définir
comme un établissement distinct (unité locale d’activité économique) doté d’un compte de production
séparé. Cela signifie que notre unité institutionnelle — les administrations publiques — comprend (au
moins) deux établissements : l’un qui se consacre à la fourniture de services publics généraux (activité
non marchande) et l’autre qui se consacre à la fourniture de services de restauration (activité marchande).
Le compte de production de l’unité institutionnelle elle-même (le secteur des administrations publiques)
est la somme des comptes de production de chacun de ces deux établissements.

L’unité institutionnelle doit être classée comme unité non marchande car son activité principale est non
marchande.

Le fait que les comptes soient établis selon une comptabilité sur la base des droits et obligations est
d’importance pour l’établissement des comptes de production, et ce pour deux raisons principales : (1) il
est ainsi possible d’enregistrer les flux pendant la période où ils se produisent conformément aux règles
de moment d’enregistrement du SCN 1993, et (2) il est possible d’assurer la cohésion de l’enregistrement
de tous les flux dans le système.
-17-

Compte de production pour les services de restauration des administrations publiques restaurants

Emplois Ressources

Consommation intermédiaire 60 Production de services de restauration 120


Acquisition de matières premières 40
Loyer, éclairage et chauffage 10
Affranchissement, téléphone et télégrammes 2
Réparations et entretien 3
Fournitures et services 5
Valeur ajoutée brute 60

Compte de production des services publics

Emplois Ressources

Consommation intermédiaire 600 Production non marchande 1800


Autres acquisitions de biens et de services 600
Valeur ajoutée, brute 1200

Autres coûts de production


Salaires et traitements 1100
Consommation de capital fixe 100

À noter que la valeur de la production est mesurée à partir de la somme des coûts de production, y
compris les salaires et traitements et la consommation de capital fixe.

Compte de production du secteur des administrations publiques

Emplois Ressources

Consommation intermédiaire 660 Production totale 1920


Production marchande 120
Production non marchande 1800

Valeur ajoutée, brute 1260


EXERCICE 5

Compte I: compte de production


Emplois Ressources
Économie Sociétés Sociétés Ménage ISBLSM Adminis- Sociétés Sociétés Ménage ISBLSM Adminis- Économie
totale non financière s trations non financière s trations totale
financière s publiques financières s publique
s s
Production, prix de base 12910 510 2300 295 1920 17935

Production marchande 12310 510 2050 20 120 15010


Production pour usage final 600 250 850
propre
Autre production non 275 1800 2075
marchande

- 18 -
9930 7765 150 1260 95 660 Consommation intermédiaire
8005 5145 360 1040 200 1260 Valeur ajouté brute aux prix de
base

Impôts moins subventions sur les 1515


produits

TVA non déductible 1200


Droits d’importation 15
Autres impôts sur les produits 380
- Subventions sur les produits -80

9520 PIB

19450 12910 510 2300 295 1920 12910 510 2300 295 1920 19450

PIB = 9520 = 5145+360+1040+200+1260+1515 = 17935 +1515 -9930


-19-

Compte de production
Emplois Ressources
Économie Sociétés non Sociétés Ménages ISBLSM Adminis- Sociétés non Sociétés Ménages ISBLSM Adminis- Économie
totale financières financières trations financières financières trations totale
publiques publiques
Production, prix de base 12670 510 2300 295 1920 17695

Production marchande 12070 510 2050 20 120 14770


Production pour usage 600 250 850
final propre
Autre production non 275 1800 2075
marchande

9835 7670 150 1260 95 660 Consommation


intermédiaire

Impôts moins subventions 1515


sur les produits

TVA non déductible 1200


Droits d’importation 15
Autres impôts sur les 380
produits
- Subventions sur les -80
produits

9375 5000 360 1040 200 1260 Valeur ajoutée brute /PIB

PIB = 9375 = 5000+360+1040+200+1260+1515 = 17695 +1515 -9835


- 20 -

V. Questions relatives à la comptabilisation des éléments de dépenses du PIB

Le but des présents travaux pratiques, constitués de trois exercices, est d’illustrer les enjeux liés à l’établissement
et à la classification des dépenses d’utilisation finale par les administrations publiques et les ménages. Les
deux premiers exercices mettent l’accent sur la classification des dépenses publiques, sur l’évaluation et le calcul
des biens produits par l’administration publique pour sa propre consommation et sur la comptabilisation et la
classification des dépenses de consommation de l’administration publique. Le troisième exercice porte sur la
classification des dépenses des ménages et les méthodes d’estimation des dépenses de consommation finale des
ménages.

DOCUMENTS FOURNIS :

1. Données brutes

Le tableau 1 fournit les données sur les dépenses totales et certains éléments de revenu
sélectionnés de chacune des trois unités composant le ministère de l’Éducation des
administrations publiques : a) administration des services d’éducation; b) établissements
d’enseignement publics et c) service de la construction.

Le tableau 2 fait état des données sur les dépenses des administrations publiques nécessaires à
l’exercice 2.

Le tableau 3 fait état des données issues d’une enquête auprès des ménages et des commerces de
détail concernant les dépenses engagées par les ménages et le chiffre d’affaire dans le secteur du
commerce de détail d’articles de vêtements, respectivement, ainsi que des données sur la
production et le commerce extérieur (importations et exportations) de ces mêmes articles. Parmi
les données additionnelles fournies, mentionnons, entre autres, les taux de marges de distribution
et les taux des impôts sur les ventes sur ces produits.

2. Feuilles de réponse

Feuilles de réponse pour le calcul de la production de l’administration publique pour l’exercice 1.

Exercice 1 :
1. En vous appuyant sur les données du tableau 1, estimez la production totale des administrations
publiques par unité. Il convient de souligner que l’amortissement est comptabilisé au coût actuel
de remplacement.

2. En vous appuyant sur l’estimation de la production calculée en 1) et sur les données pertinentes
du tableau 1, estimez les dépenses de consommation finale des administrations publiques.

3. Quelle est la valeur des services individuels produits et consommés par l’administration
publique? Quelle est la valeur des dépenses de consommation finale effective de l’administration
publique?
- 21 -

Tableau 1 : Dépenses du ministère de l’Éducation des administrations publiques


UNITÉ/description dépenses revenus
1. Administration des services d’éducation :
• achats de produits et services 300
• rémunération des salariés 300
• impôt sur les salaires 30
• pensions sans constitution des
réserves payées 50
• amortissement 60
• droits d’homologation 30

2. Établissements d’enseignement :
• achats de produits et services (1) 10 000
• rémunération des salariés 12 000
• impôt sur les salaires 1 000
• pensions sans constitution des 1 000
réserves
• amortissement 2 000
• frais de scolarité 1 500

3. Service de la construction :
• Consommation de matériaux 1 000
• achats de services 200
• rémunération des salariés 1 000
• impôts sur les salaires 100
• amortissement de l’équipement 500

Notes : (1) Dont 1 000 ont été consacrées à l’acquisition de livres distribués gratuitement aux
élèves à faibles revenus.
- 22 -

Exercice 2 : Consommation de l’administration publique et formation de capital fixe


Tableau 2 : DÉPENSES ET PRÊTS MOINS LES REMBOURSEMENTS

Notes

Dépenses totales et prêts moins les remboursements (II + V) 1 716


I

II Dépenses totales (III + IV) 1 639

III Dépenses courantes 1 564

1 Dépenses en produits et services 354

1.1 Traitements et salaires 140

1.2 Cotisations de l’employeur 14

1.3 Autres achats de produits et services 200

2 Paiements d’intérêt 212

3 Subventions et autres transferts courants 998

3.1 Subventions 70

3.2 Transferts à d’autres paliers de l’administration publique 120


nationale

3.3 Transferts vers des institutions sans but lucratif 5

3.4 Transferts vers les ménages 800

3.5 Transferts à l’étranger 3

IV Dépenses en capital 75

4 Acquisition de biens en capital fixe 53

5 Achats de stocks 0

6 Achats de terrains et d’actifs incorporels 2

7 Transferts de capital 20

V Prêts moins les remboursements 77

8 Intérieurs 75

9 Étrangers 2
- 23 -

Le tableau de la page précédente est un aperçu typique des dépenses du secteur des administrations
publiques d’un État selon le Manuel de statistiques des finances publiques du FMI. Veuillez prendre note
que les dépenses consacrées aux traitements et salaires (140) et les cotisations sociales à la charge des
employeurs (14) ont trait à la production des « Autres établissements non marchands » de l’administration
publique seulement. De plus, l’administration publique peut comprendre des établissements produisant
des produits marchands et des établissements dont la production est destinée à sa propre utilisation finale.

Supposons qu’il n’y aurait aucune différence entre la méthode de comptabilité de caisse et la méthode de
comptabilisation selon les droits constatés. Supposons aussi que la consommation de capital fixe est égale
à zéro. Les renseignements additionnels suivants vous sont donnés.

A. Au poste des revenus de l’administration publique, nous constatons la réception de 5 unités


représentant les profits générés par les entreprises ministérielles (établissements marchands à l’intérieur
des administrations publiques). Ce bénéfice vient des opérations suivantes :

Ventes de produits et services 65


Dépenses totales 60
Consommation intermédiaire 40
Rémunération des employés 20
Bénéfice d’exploitation 5

B. Également au poste des revenus de l’administration publique, on constate des recettes de


10 unités au chapitre des frais d’administration et des charges.

C. Le poste III.1.3, Autres achats de produits et services, dans le tableau des dépenses a été obtenu
comme suit :

Consommation intermédiaire 185


Produits transférés aux ménages
sans transformation 15
Total 200

D. Au poste de dépenses Acquisitions de capital fixe, (53), 25 unités avaient trait à la formation de
capital fixe sur compte propre:

Consommation intermédiaire 10
Rémunération des employés 15
Total 25

E. Au poste Recettes publiques, nous constatons que l’administration publique a vendu des actifs
fixes pour une valeur totale de 60 unités.

Questions

a) Établissez le compte de production des administrations publiques.


b) Déterminez les dépenses de consommation finale de l’administration publique.
c) Déterminez la valeur de la formation de capital fixe brute des administrations publiques.
- 24 -

Exercice 3 : Dépenses de consommation des ménages

Il existe trois grandes sources de données pour estimer les dépenses de consommation des ménages : les
données des enquêtes auprès des ménages, les données relatives au commerce de détail (chiffre d’affaire)
et les données sur la production et le commerce extérieur. Les données venant de ces sources sont
indiquées ci-dessous (tableau 3) pour la catégorie COICOP « Vêtements et chaussures » ainsi que des
renseignements additionnels. Vous devez :

1. Estimer les dépenses de consommation des ménages :


a) En utilisant les données issues de l’enquête auprès des ménages et l’information pertinente
additionnelle.
b) En utilisant les données du commerce de détail et l’information pertinente additionnelle.

2. Dans lequel des cas susmentionnés est-il nécessaire de procéder à un ajustement pour les dépenses des
non-résidents sur le territoire national du pays et pour les dépenses des résidents à l’étranger?
Qu’arriverait-il aux estimations du PIB si ces ajustements n’étaient pas effectués?

3. Indiquez quelles sont les lacunes et les points forts de chaque estimation compte tenu des sources et des
méthodes utilisées.

Tableau 3 : Données de base


Description du poste Source Valeur Notes

Dépenses des ménages – Enquête auprès des 10 000 L’enquête s’appuie sur les
Vêtements et chaussures ménages achats pour établir le montant
des dépenses.

Chiffre d’affaires du Enquête annuelle auprès 8 000 L’enquête ne comprend pas le


commerce de détail, des établissements de secteur informel de l’économie.
Vêtements et chaussures commerce

Production de vêtements et Enquête auprès des 10 000 La production est évaluée aux
de chaussures entreprises prix de base.

Importations de vêtements Statistiques du 2 000 Valeur c.a.f., y compris des


et de chaussures commerce extérieur importations issues du
commerce frontalier d’une
valeur de 800

Exportations de vêtements Statistiques sur le 600 Valeur f.a.b.


et chaussures commerce extérieur

Les renseignements additionnels suivants sont disponibles :

A. La production des entreprises non constituées en société des ménages dans le secteur du vêtement
et de la chaussure avait une valeur de 500, qui n’est pas incluse aux données de l’enquête auprès
des entreprises. De plus, la moitié de ces produits était destinée aux ménages producteurs
(consommation pour compte propre). L’autre moitié a été vendue directement à d’autres
ménages.

B. Le secteur du vêtement et de la chaussure a payé des traitements et salaires en nature d’une valeur
de 300.
- 25 -

C. Les variations de stocks (aux prix courants du marché) de vêtements et de chaussures détenus par
les producteurs (fabricants et commerçants pris conjointement) étaient de + 1 500.

D. Les entreprises ont acheté des vêtements et des chaussures d’une valeur de 500 unités aux
détaillants et des vêtements et chaussures d’une valeur de 400 unités directement des fabricants.

E. L’impôt sur les ventes de 10 % est perçu sur la production nationale et sur les importations.

F. Le taux de marge de distribution est estimé à 20 % par rapport aux prix de base.

G. Les dépenses en vêtements et en chaussures effectuées sur le marché national par des non-
résidents s’élèvent à 50. Les dépenses des ménages résidant à l’étranger s’élèvent à 70 unités.

H. On tient pour acquis que toutes les importations du commerce frontalier sont distribuées dans
l’économie informelle.

2. Feuilles de travail

Exercice 1

Administration des services d’éducation


Utilisations Ressources

consommation intermédiaire Production


rémunération des salariés
impôts sur la production
consommation de capital fixe

Coût total de production

Établissements d’enseignement
Utilisations Ressources

consommation intermédiaire Production


rémunération des salariés
impôts sur la production
consommation de capital fixe

Coût total de production


-2-

Service de la construction
Utilisations Ressources

consommation intermédiaire Production


rémunération des salariés
impôts sur la production
consommation de capital fixe

Coût total de production

Solutions proposées
EXERCICE 1

1. Estimation de la production par unité de production :

Administration des services d’éducation


Utilisations Ressources

consommation intermédiaire 300 Production 740


rémunération des salariés 350
impôts sur la production 30
consommation de capital fixe 60

Coût total de production 740

Établissements d’enseignement
Utilisations Ressources

consommation intermédiaire 9 000 Production 25 000


rémunération des salariés 13 000
impôts sur la production 1 000
consommation de capital fixe 2 000

Coût total de production 25 000

Service de la construction
Utilisations Ressources

consommation intermédiaire 1 200 Production 2 800


rémunération des salariés 1 000
impôts sur la production 100
consommation de capital fixe 500

Coût total de production 2 800


-3-

Par convention, la production des administrations publiques est comptabilisée comme étant la somme des
éléments de coûts de production. La rémunération des salariés comprend la valeur des prestations de
sécurité sociale (pensions) sans constitution des réserves, ce qui constitue dans les faits un transfert
courant des administrations publiques vers les ménages.

Cette valeur est incluse en tant qu’estimation de cotisations sociales imputées à payer par les
administrations publiques. L’impôt sur les salaires est classifié dans le système à la rubrique « Autres
impôts sur la production ».

La consommation intermédiaire des établissements d’enseignement exclut les achats de livres distribués
gratuitement aux élèves puisqu’il ne s’agit pas d’un coût de production même si cette dépense s’inscrit
dans la consommation des administrations publiques.

2. Les dépenses de consommation finale des administrations publiques sont égales à la production pour sa
propre consommation plus les achats de produits distribués gratuitement aux étudiants. La production par
l’administration publique pour sa propre consommation est égale à la production moins les ventes. Le
calcul de la consommation de chaque unité est par conséquent effectué comme suit :

a) Administration des services d’éducation

Consommation = Production – ventes = 740 – 30 = 710

b) Établissements d’enseignement

Consommation = Production- ventes + achats de produits pour distribution = 25 000 -1 500


+ 1 000 = 24 500

C’est donc dire que les dépenses totales de consommation de l’administration publique s’élèvent à 25 210
(710 + 24 500).

La production du service de la construction ne fait pas partie de la consommation, mais de la formation du


capital fixe brut de l’administration publique.

3. Les services d’éducation sont de nature individuelle. Toutefois, l’administration des services
d’éducation est un service collectif. C’est donc dire que la valeur des services individuels produits par
l’administration publique est de 25 000 (production des établissements d’enseignement) et que la
consommation de services individuels est de 24 500 (production pour sa propre consommation plus
achats de produits pour distribution gratuite). La valeur de la consommation finale effective de
l’administration publique est égale à la consommation de services collectifs, c’est-à-dire 710.
-4-

Exercice 2 : Consommation et formation de capital fixe de l’administration publique

Question a)

Établissements marchands de l’administration publique

Utilisations Ressources

Consommation intermédiaire 40 P. 11 Production marchande 65

Valeur ajoutée, brute 25

Note : Voir les renseignements additionnels au poste A.

Établissements produisant une formation de capital pour leur propre compte

Utilisations Ressources

Consommation intermédiaire 10 P. 12 Production pour usage finale propre 25

Valeur ajoutée 15

La valeur de la production est calculée comme étant la somme des coûts de production, y compris la rémunération des
salariés et la consommation de capital fixe. Voir renseignements additionnels au point D.

Établissements produisant principalement des services publics

Utilisations Ressources

Consommation intermédiaire 185 P. 13 Autre production non marchande 339

= C.1.3 Autres achats de produits et services 200

moins Produits et services achetés pour transfert 15


direct aux ménages

Valeur ajoutée, brute 154

La valeur de la production est comptabilisée en faisant la somme des coûts de production, y compris la rémunération des
salariés (140 + 14) et de la consommation de capital fixe (0).
-5-

Secteur institutionnel des administrations publiques

Utilisations Ressources

Consommation intermédiaire 235 Production totale 429

Dans les entreprises 40 P. 11 Production marchande 65


ministérielles

Liée à la formation de 10 P. 12 Production pour usage finale 25


capital son compte propre propre

Liée à la production de 185 P. 13 Autre production 339


services publics non marchande

Valeur ajoutée, brute 194

La production des établissements marchands ne fait pas partie des dépenses de consommation finale
de l’administration publique, bien sûr, mais constitue plutôt une utilisation des services des secteurs
acheteurs. La production pour la formation de capital pour son propre compte est comptabilisée dans
le compte de capital de l’administration publique. La production des établissements publics
non marchands est surtout constituée des dépenses de consommation finale de l’administration
publique, mais les ajustements suivants devraient être effectués :

Relations avec le SNA

Autre production non marchande 339

- Revenus tirés des ventes accessoires de -10


produits non marchands

(- Transferts d’autres produits non marchands aux -0)


autres unités de l’administration publique ou à
des unités non résidentes
(- Produits non marchands fournis en tant que -0)
prestations sociales aux fonctionnaires de l’État

+ Produits et services acquis et transférés aux 15


ménages sans autre transformation

= Dépenses de consommation finales de 344


l’administration publique

Question c)

Acquisitions de biens de capital fixe (immobilisations) 53


Cessions de biens de capital fixe (immobilisations) -60
Formation de capital fixe brut -7
-6-

EXERCICE 3

Question 1a)

Dépenses (HS) : 10 000


traitements et salaires en nature : 300
production pour propre consommation : 250
Dépenses totales de consommation des ménages : 10 550

L’enquête auprès des ménages fournit uniquement des données sur les achats des ménages résidents. Par
conséquent, il faut ajouter la valeur des produits acquis par les ménages en tant que de paiements en
nature et la consommation des marchandises produites par les ménages eux-mêmes. Comme les données
de l’enquête auprès des ménages font état des dépenses engagées par des ménages résidents, aucun
ajustement n’est nécessaire pour tenir compte des dépenses des non-résidents sur le territoire national du
pays. Il convient cependant de souligner que l’on tient pour acquis que l’enquête auprès des ménages
comprend les dépenses des ménages résidant à l’étranger et que ces dépenses sont classifiées
conformément aux principes de la classification COICOP.

Question 1b)

Chiffre d’affaire du commerce de détail : 8 000


- ventes aux industries : 500
+ production pour sa propre consommation : 250
+ production commercialisée par des entreprises
non constituées en sociétés appartenant aux ménages : 250
+ commerce frontalier : 800
+ marges commerciales sur les importations du commerce frontalier : 160
+ traitements et salaires en nature : 300
Dépenses de consommation des ménages
sur le marché intérieur : 9 260
- dépenses par des non-résidents : 50
+ dépenses par les résidents à l’étranger : 70
Dépenses de consommation totales des ménages : 9 280

Il est tenu pour acquis que le chiffre d’affaire du commerce de détail incluse l’impôt sur les ventes. Les
ventes aux entreprises sont déduites du chiffre d’affaire puisqu’elles constituent de la consommation
intermédiaire et non pas des dépenses de consommation finale des ménages. La production des
entreprises non constituées en sociétés appartenant aux ménages est évaluée au prix de base actuel qu’il
s’agisse d’une production destinée à la consommation propre des ménages producteurs ou à la
commercialisation. Aucune marge commerciale n’est prise en compte dans ce dernier cas, car les produits
sont vendus directement des producteurs aux consommateurs. On tient aussi pour acquis que les impôts
sur les ventes ne sont pas applicables ni pour la production commercialisée des entreprises des ménages
non constituées en société ni en ce qui concerne le commerce frontalier. En d’autres termes, on tient pour
acquis que ces transactions sont faites par de producteurs informels qui ne déclarent pas leurs ventes et ne
paient pas d’impôts.

L’ajustement pour les dépenses des non-résidents sur le marché intérieur et les dépenses des ménages
résidant à l’étranger est effectué afin d’assurer la concordance avec le concept national de dépenses de
consommation des ménages. De plus, si cet ajustement n’était pas effectué, certaines dépenses seraient
comptabilisées en double dans le PIB.
-7-

Question 2

L’ajustement pour les dépenses des non-résidents sur le territoire national et pour les dépenses des
résidents à l’étranger est nécessaire lorsque l’estimation des dépenses de consommation des ménages est
fondée sur le chiffre d’affaires du commerce de détail. Cela s’explique par le fait que ces données
englobent toutes les marchandises vendues sur le marché intérieur, y compris, par conséquent, celles
vendues à des non-résidents. Si les ventes aux non-résidents n’étaient pas déduites du total des ventes,
cela reviendrait à compter en double ces dépenses dans les estimations du PIB puisque ces ventes sont
aussi inscrites comme des exportations de services. Les dépenses à l’étranger par des non-résidents ne
sont pas incluses au chiffre d’affaires du commerce de détail et doivent donc être ajoutées aux dépenses
des ménages sur le territoire intérieur du pays. La valeur de ces importations est incluse aux importations
totales sous la forme d’importations de services et si elles n’étaient pas incluses aux dépenses de
consommation, cela reviendrait à sous-estimer le PIB du même montant. Lorsqu’elles sont comptabilisées
de manière appropriée, les dépenses des résidents à l’étranger incluses aux dépenses de consommation
des ménages sont contrebalancées par un montant équivalent comptabilisé au poste des importations de
produits et de services.
-8-

VI. MESURES DE PRIX ET DE VOLUME : EXERCICES

Cet atelier s’intéressera tout particulièrement à l’établissement de mesures de volumes et de prix, y compris
production à prix constants et déflateurs de prix implicite. On y étudiera les rapports entre les indices de prix, de
volume et de valeur, mais aussi les effets d’une modification de la période de référence et de la période de base et
la dynamique du chaînage des indices. Des exercices pratiques permettront de mieux comprendre les méthodes de
compilation du PIB à prix constants, comme la déflation simple, l’extrapolation et la double déflation.

DOCUMENTS DIDACTIQUES FOURNIS :

1. Ensemble de données primaires.

2. Les énoncés des exercices avec les instructions nécessaires pour les réaliser.

3. Ensemble de feuilles de calcul.

NB : Au cours des exercices, nous utiliserons les libellés suivants :

Année de référence : L’année égale à 100 dans l’indice.

Année de pondération : L’année d’où sont tirés les pondérations.

Année de base : L’année utilisée comme dénominateur pour les ratios de quantités ou de
prix.

Exercice 1: Indices de prix et de volume à prix constants

Le premier exercice porte sur la production totale d’un établissement

(a) Calculez la valeur de la production totale à prix constants de 1990 et inscrivez le résultat obtenu
dans la colonne 2 du tableau d’exercice 1.a. Calculez la valeur de la production à prix constants de
1992 et inscrivez le résultat dans la colonne 5 du tableau d’exercice 1.a.

Calculez le déflateur de prix implicite de la production, base 1990, en utilisant les données de
production à prix courants et à prix constants de 1990. Calculez ensuite le déflateur de prix
implicite de la production, base 1992. Inscrivez respectivement les résultats obtenus dans les
colonnes 3 et 6 du tableau d’exercice 1.a. Enfin, calculez pour chacun des deux déflateurs de prix
implicites, le taux de variation de période à période et inscrivez les résultats dans les colonnes 4 et
7 du tableau d’exercice 1.a.

Les indices de prix implicites que vous venez de calculer sont-ils des indices de type Laspeyres ou
Paasche (ou ni l’un ni l’autre) ? Pour quelles raisons les deux déflateurs de prix implicites sont-ils
différents ?
-9-

(b) Servez-vous des données primaires pour calculer un indice de prix de production de type Laspeyres
avec 1990 comme année de base, année de référence et année de pondération. Inscrivez les résultats
dans la colonne 1 du tableau d’exercice 1.b.

Ensuite, inscrivez dans la colonne 2 du tableau d’exercice 1.b l’indice de prix de production de type
Paasche avec 1990 comme année de référence et année de base (vous venez juste de calculer cette
série).
Pour finir, utilisez la colonne 2 de l’exercice 1.a pour calculer l’indice de volume de production de
type Laspeyres avec 1990 comme année de référence, année de base et année de pondération.
Inscrivez les résultats dans la colonne 3 de la table d’exercice 1.b.

Multipliez les données de la colonne 1 par les données de la colonne 3 et inscrivez le résultat dans
la colonne 5. Faites de même avec les données des colonnes 2 et 3 et inscrivez les résultats dans la
colonne 6. Pourquoi les colonnes 4 et 6 sont-elles identiques alors que les colonnes 4 et 5 ne le sont
pas ?

(c) Dans le tableau d’exercice 1.c, changez l’année de référence de l’indice de prix de Laspeyres en
colonne 1, ayant 1992 comme année de référence, année de base et année de pondération, à 1990.
Calculez ensuite le taux de variation de l’indice de Laspeyres ré-référencé de période à période.
Inscrivez les résultats dans les colonnes 3 et 4. Le fait de changer la période de référence de 1992 à
1990 affecte-t-il la variation d’une année à l’autre ? Expliquez pourquoi.

De la même façon, calculez l’indice de prix de production de Paasche, avec 1992 comme année de
base et de référence d’une part, et 1992 comme année de base et 1990 comme année de référence
d’autre part (utilisez pour ce faire les données de la colonne 5 du tableau d’exercice 1.a). Calculez
également le taux de variation d’une période à l’autre pour chacun des deux indices de prix de
Paasche, avec 1992 comme année de base. Inscrivez les résultats dans les colonnes 5, 6, 7 et 8
respectivement.

Comparez les indices de prix dans les tableaux d’exercice 1.b et 1.c. Les changements de prix d’une
année à l’autre sont-ils différents. Si oui, pourquoi ?

Exercice 2 : Chaînage d’indices

(a) Dans le tableau d’exercice 2.a, remplissez les prix unitaires (t-1) des produits 1 et 2. Calculez
ensuite les valeurs de production pour 1991 et 1992 aux prix de l’année précédente pour les
produits 1 et 2 ainsi que pour la production totale. Utilisez ces résultats pour calculer les indices de
volume de la production totale avec (t-1) =100 et inscrivez les résultats dans la colonne (9). Enfin,
calculez l’indice de volume chaîné de la production totale avec 1990 comme année de référence et
inscrivez les résultats dans la colonne 10.

Exercice 3 : Valeur ajoutée à prix constants

Le principal objectif de cet exercice est d’illustrer les différentes méthodes possibles pour calculer la
valeur ajoutée à prix constants et pour calculer des indices de volume pour la valeur ajoutée. Les
exemples ont été conçus de manière à amener le groupe à discuter des techniques qui pourraient être
utilisées pour évaluer les résultats. Les deux premiers exercices (a et b) illustrent la méthode de double
indicateur. Le premier calcule les estimations traditionnelles à prix constants, et le deuxième l’indice-
chaîne de Laspeyres pour la valeur ajoutée. L’exercice c, qui se décompose en trois parties, illustre
quelques méthodes d’approximation (extrapolation et déflation) fondées sur un indicateur unique.
- 10 -

(a) Dans la première partie du tableau d’exercice 3.a, inscrivez la production totale à prix constants de
1990 (ces données ont déjà été calculées, voir tableau d’exercice 1.a, colonne 2).

Dans la deuxième partie du tableau d’exercice 3.a, calculez la consommation intermédiaire à prix
constants de 1990. Utilisez les données de la consommation intermédiaire à prix courants et un
indice Paasche comme déflateur de la consommation intermédiaire, issu de la combinaison des prix
des biens et services intermédiaires consommés par l’industrie concernée (informations fournies
dans les données primaires).

Dans la troisième partie, calculez la valeur ajoutée aux prix de 1990 en utilisant la méthode du
double indicateur et un indice de volume de la valeur ajoutée avec 1990 comme année de référence,
de base et de pondération. Utilisez l’information fournie dans le tableau d’exercice 3.a pour calculer
le déflateur de prix implicite (Paasche) de la valeur ajoutée avec 1990 comme année de référence.
Enfin, afin de vérifier les estimations, calculez la consommation intermédiaire en proportion de la
production (coefficient entrée-sortie) à prix constants de 1990. Les variations d’une année à l’autre
du coefficient entrée-sortie à prix constants de 1990 vous paraissent-elles fondées ?

(b) Calculez la valeur ajoutée aux prix de l’année précédente. Pour cela, commencez par recopier, sur
le tableau d’exercice 3.b, la valeur de la production aux prix t-1 qui se trouve sur le côté droit du
tableau d’exercice 2.a. Utilisez l’indice de prix Paasche comme déflateur de la consommation
intermédiaire avec t-1=100 et calculez la consommation intermédiaire aux prix t-1. Pour finir,
calculez la valeur ajoutée aux prix t-1 en utilisant la méthode du double indicateur.

Sur la base des données calculées jusqu’ici, déterminez l’indice de volume de la valeur ajoutée avec
(t-1)=100 et convertissez-le en indice de volume chaîné avec 1990=100. De même, calculez le
déflateur de prix implicite de la valeur ajoutée avec (t-1)=100 et convertissez-le en un déflateur de
prix chaîné pour la valeur ajoutée avec 1990=100.

On pourrait directement convertir en indice les données calculées dans la colonne 6 du tableau 3.b.
Pourquoi cet indice n’est-il pas l’indice de volume chaîné de la valeur ajoutée ?

Enfin, pour vérifier les estimations, calculez la consommation intermédiaire en proportion de la


production (coefficient entrée-sortie) aux prix t-1. Les variations d’année en année du coefficient
entrée-sortie aux prix t-1 vous paraissent-elles raisonnables ?

(c) L’exercice c se décompose en trois parties et illustre trois méthodes d’approximation à indicateur
unique pour calculer la valeur ajoutée à prix constants de 1990. La première partie illustre une
extrapolation simple à l’aide d’un indice de volume de la production ; la deuxième, une
extrapolation simple à partir des données concernant l’emploi et la troisième, une déflation simple à
partir de données sur les salaires et l’emploi.

Dans la première partie, convertissez la série de la production à prix constants de 1990 en un indice
de volume avec 1990=100, et appliquez cet indice à la valeur ajoutée de 1990 pour arriver à une
estimation de la valeur ajoutée à prix constants de 1990. Comparez ces résultats avec les données de
la colonne 6 du tableau d’exercice 3.a et 3.b.

Faites une estimation implicite de la consommation intermédiaire à prix constants de 1990 (égale à
la production à prix constants de 1990 moins l’estimation de la valeur ajoutée à prix constants de
1990). Calculez l’indice de prix Paasche utilisé comme déflateur implicite de la consommation
intermédiaire. Ce déflateur vous paraît-il fondé ?

Calculez la consommation intermédiaire en pourcentage de la production à prix constants de 1990.


Sur quelles hypothèses repose la méthode de l’extrapolation simple ?
- 11 -

Dans la deuxième partie, utilisez les données de l’emploi pour manipuler (ou extrapoler) la valeur
ajoutée de 1990 pour obtenir une estimation de la valeur ajoutée à prix constants de 1990.
Comparez ces résultats avec les autres estimations que vous avez obtenues précédemment.

Dans la troisième partie, utilisez les données sur l’emploi et la rémunération des employés pour
calculer l’indice du salaire horaire (1990 = 100). Utilisez l’indice obtenu pour déflater directement
la valeur ajoutée et arriver à une estimation de la valeur ajoutée à prix constants de 1990.

Pour finir, comparez les cinq estimations de volumes différentes obtenues à partir de cet exercice.
Laquelle préférez-vous ? L’une de ces estimations vous paraît-elle de toute évidence fausse ?

Exercice 4: Thèmes de réflexion

Même si la méthode de la double déflation est en principe la méthode correcte à utiliser, les résultats
obtenus ne sont pas fiables à 100%, des erreurs de mesure pouvant se glisser notamment dans les
déflateurs de prix utilisés. C’est le cas en particulier lorsque les quantités et prix relatifs varient fortement
et que la valeur ajoutée est faible en proportion de la production et par rapport a la consommation
intermédiaire. C’est pourquoi, dans la pratique, les statisticiens sont souvent obligés d’avoir recours à
d’autres méthodes, plus simples, comme l’extrapolation directe ou la déflation de la valeur ajoutée en
utilisant différents indicateurs de prix ou de volume, ou en construisant des indicateurs de prix ou de
volume de la production fondés sur les entrées (consommation intermédiaire, emploi, capital).

(a) Citez quelques-uns des autres indicateurs pouvant être utilisés dans les méthodes de la déflation
simple ou double ? Que dire des indicateurs de coûts ?

(b) Quelles sont les méthodes utilisées dans votre pays ? Quels sont les points forts et les points faibles
de ces méthodes ?

(c) Comment faudrait-il tenir compte des changements de qualité ?

DONNEES PRIMAIRES

L’entreprise a deux productions : produit 1 et produit 2.


Les informations suivantes découlent des statistiques de base.

Production

Produit 1 Produit 2 Production


Anné Nb Prix Valeur Nb unités Prix Valeur totale
e unités unitaire unitaire Prix courants

1990 80,0 10,0 800,0 240,0 10,0 2400,0 3200,0

1991 90,0 12,0 1080,0 210,0 9,0 1890,0 2970,0

1992 130,0 14,0 1820,0 180,0 8,0 1440,0 3260,0


- 12 -

Consommation intermédiaire

Année Consommation Déflateur Paasche Déflateur Paasche chaîné


intermédiaire base 1990 (base t-1)
Prix courants Année de référence Référence t-1 Référence 1990
1990

1990 2000,0 100,0 100,0

1991 1800,0 97,0 97,0 97,0

1992 2000,0 98,0 103,1 100,0

Emploi

Anné Rémunération des employés Heures travaillées Indice du salaire


e horaire

1990 600,0 90,0 100,0

1991 660,0 90,0 110,0

1992 550,0 85,0 97,1

FEUILLES DE CALCUL

Tableau d’exercice 1.a : Production à prix constants et déflateurs de prix implicites

Année Production Production à prix Déflateur de prix implicite Production à prix Déflateur de prix implicite
totale à prix constants de 1990 base 1990, constants de base 1992,
courants référence 1990 1992 référence 1992

Indice Var. en % Indice Var. en %


de période à de période à
période période
(1) (2) (3) (4) (5) (6) (7)

1990 3200,0 100,0

1991 2970,0

1992 3260,0 100,0


- 13 -

Tableau d’exercice 1.b : Rapports entre indices de prix, de volume et de valeur.


NB : 1990 est l’année de référence pour tous les indices
Indice de prix Indice de Indice de volume Indice de
Année Laspeyres, prix Paasche, Laspeyres, valeur
poids et base Base 1990 poids et base1990
1990 (2) (3) 1990=100
(1) (5)=(1)*(3)/100 (6)=(2)*(3)/100
(4)

1990 100,0 100,0 100,0 100,0

1991 92,8

1992 101,9

Tableau d’exercice 1.c : Effets d’un changement de période de référence


Année Indice de prix Laspeyres, poids et base 1992 Indice de prix Paasche, base 1992
Référence 1992 Référence 1990 Référence 1992 Référence 1990
Var. en Var. en Var. en
Indice % Indice Var. en % Indice % Indice %
(1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8)

1990 95,1

1991 97,5 2,6%

1992 100,0 2,5%

Tableau d’exercice 3.a. Valeur ajoutée à prix constants de 1990, double déflation
et indices de prix et de volume correspondants

Première partie. Production

Année Production à prix courants Production à prix constants de


(1) 1990
(2)

1990 3200,0

1991 2970,0

1992 3260,0
- 14 -

Tableau d’exercice 2.a : Chaînage annuel


Production exprimée en prix de l’année précédente

Produit 1 Produit 2 Total


Nb Valeur Valeurs, à prix Indice de Indice de volume
Nb Prix Valeur, à prix d’unit Prix unitaire Valeur, à prix à prix t constants t-1 volume chaîné
Date d’unités unitaire t-1 constants t-1 és t-1 Constants t-1 t-1= 100 1990= 100
(1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) (9) (10)

1990 80,0 240,0 3200,0 100,0

1991 90,0 210,0 2970,0

1992 130,0 180,0 3260,0

Deuxième partie. Consommation intermédiaire

Consommation L’indice de prix Paasche Consommation intermédiaire à


Année intermédiaire à prix pour la consommation prix constants de 1990
courants intermédiaire
(3) 1990=100 (5)
(4)

1990 2000,0 100,0

1991 1800,0 97,0

1992 2000,0 98,0


- 15 -

Troisième partie. Valeur ajoutée

Valeur ajoutée Indice de volume de la Valeur ajoutée Déflateur de prix


Année aux prix de 1990 valeur ajoutée à prix courants implicite valeur
(6) 1990=100 (8) ajoutée1990=100
(7) (9)

1990 1200,0

1991 1170,0

1992 1260,0

Vérifications

Proportion de la consommation intermédiaire en


production
Année à prix courants À prix constants de 1990
(3)/(1) (5)/(2)

1990 0,63

1991 0,61

1992 0,61

Tableau d’exercice 3.b. Valeur ajoutée aux prix de l’année précédente, double déflation, indices de prix et
de volume chaînés

Première partie. Production à prix constants t-1

Année Production à prix courants Production à prix t-1


(1) (2)

1990 3200,0 ,,,,,

1991 2970,0

1992 3260,0
- 16 -

Deuxième partie. Consommation intermédiaire à prix courants et t-1

Consommation L’indice de prix Paasche Consommation


Année intermédiaire à pour la consommation intermédiaire
prix courants intermédiaire à prix t-1
(3) t-1=100 (5)
(4)

1990 2000,0 ,,,,,,,,,, ,,,,,,,,,

1991 1800,0 97,0

1992 2000,0 103,1

Troisième partie. Valeur ajoutée à prix t-1, indices de prix et de volume chaînés

Valeur Indices de Indice de volume Valeur ajoutée Déflateur de prix Déflateur de prix chaîné
Année ajoutée volume de la chaîné de la valeur à prix courants de la valeur de la valeur ajoutée
à prix t-1 valeur ajoutée ajoutée ajoutée 1990=100
(6) t-1= 100 1990= 100 (9) t-1= 100 (11)
(7) (8) (10)

1990 ,,,,,,,,,,, ,,,,,,,,,, 100,0 1200,0 ,,,,,,,,,,, 100,0

1991 1170,0

1992 1260,0

Proportion de la consommation intermédiaire


Année à prix courants à prix constants t-1
(3)/(1) (5)/(2)

1990 0,63

1991 0,61

1992 0,61
- 17 -

Tableau d’exercice 3.c. Méthodes de calcul de la valeur ajoutée à indicateur unique

Première partie. Extrapolation à partir d’un indice de volume de production fondé sur une production à prix
constants de 1990
Année Production à prix L’indice de volume de la Valeur ajoutée en 1990 Valeur ajoutée aux prix de
constants de 1990 production 1990
(1) année de référence 1990 (3) (4)
(2)

1990 3200,0 1200,0

1991
3000,0 -≅-

1992 3100,0 -≅-

Vérifications

Consommation Déflateur de prix Proportion de la consommation


Consommation intermédiaire à prix implicite de la intermédiaire
intermédiaire courants consommation
implicite à prix intermédiaire à prix constants de
constants de 1990 1990
Année 5=(1)-(4) (6) (6)/(5)*100 à prix courants (5)/(1)

1990 2000,0 0,63

1991 1800,0 0,61

1992 2000,0 0,61

Deuxième partie. Extrapolation à partir des données de l’emploi

Année Heures travaillées Valeur ajoutée en 1990 Valeur ajoutée Indice de volume de la
(1) aux prix de 1990 valeur ajoutée
(2) (3=(1)*(2) 1990=100
(4)

1990 90,0 1200,0

1991 90,0 -Α-

1992 85,0 -Α-


- 18 -

Troisième partie. Déflation simple, déflation avec un indice de salaire

Année Valeur ajoutée à prix Indice du salaire horaire Valeur ajoutée Indice de volume de la
courants (2) aux prix de 1990 valeur ajoutée
(1) (3=(1)*(2) 1990=100
(4)

1990 1200,0

1991 1170,0

1992 1260,0

SOLUTIONS PROPOSEES
Tableau d’exercice 1.a Production à prix constants et déflateurs de prix implicites
Année Production Production à Déflateur de prix implicite Production à Déflateur de prix implicite
totale à prix prix constants base 1990, prix constants base 1992,
courants de 1990 référence 1990 1992 référence 1992
Indice Var. en % de Indice Var. en % de
période à période période à période
(1) (2) (3) (4) (5) (6) (7)
1990
3200,0 3200,0 100,0 3040,0 105,3
1991
2970,0 3000,0 99,0 -1,0% 2940,0 101,0 -4,1%
1992
3260,0 3100,0 105,2 6,1% 3260,0 100,0 -1,0%

Les déflateurs implicites (colonnes 3 et 6) sont tous les deux des indices de type Paasche car ils ont été
calculés en divisant les valeurs à prix courants par des valeurs à prix constants, en utilisant les prix
constants des colonnes 2 et 5.

Les deux déflateurs de prix sont différents car ils reposent sur des années de base et des années de
référence différentes.

Tableau d’exercice 1.b Rapport entre indices de prix, de volume et de valeur


NB : 1990 est l’année de référence pour tous les indices
Indice de prix Indice de Indice de volume Indice de
Année Laspeyres, prix Paasche Laspeyres valeur
poids et base 1990 Base 1990 Poids et base 1990
(1) (2) (3) (5)= (6)=
1990 = 100 (1)*(3)/100 (2)*(3)/100
(4)
100,0=
1990 (10*80 + 10*240)/(10*80 + 10*240) 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
97,5=
1991 (12*80 + 9*240)/(10*80 + 10*240) 99,0 93,8 92,8 91,4 92,8
95,0=
1992 (14*80 + 8*240)/(10*80 + 10*240) 105,2 96,9 101,9 92,0 101,9
- 19 -

La multiplication d’un indice de prix Paasche par un indice de volume Laspeyres donne un indice de
valeur correct (à condition qu’ils aient la même base). Il en va de même de la multiplication d’un indice
de prix Laspeyres par un indice de volume Paasche. En revanche, ce n’est pas le cas si les indices
multipliés sont tous les deux de type Paasche ou de type Laspeyres.

Tableau d’exercice 1.c Effets d’un changement de période de référence


Indice de prix Laspeyres, poids et base 1992 Indice de prix Paasche, base 1992
Année
Référence 1992 Référence 1990 Référence 1992 Référence 1990
Var. en Var. en Var. en Var. en
Indice % Indice % Indice % Indice %
(1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8)
95,1 =
(10*130+10*180) 100,0 = 100,0 =
1990 /(14*130+8*180)*100 95,1/95,1*100 105,3 105,3/105,3*100
97,5 =
(12*130+9*180) 102,6 = 95,9 =
1991 /(14*130+8*180)*100 2,6% 97,5/95,1*100 2,6% 101,0 -4,1% 101,0/105,3*100 -4,1%
100,0 =
(14*130+8*180) 105,2 = 95,0 =
1992 /(14*130+8*180)*100 2,5% 100,0/95,1*100 2,5% 100,0 -1,0% 100,0/105,3*100 -1,0%

Cet exercice montre que les variations en glissement annuel ne sont pas affectées par un ré-référencement
(étant donné que chacun des indices est multiplié par le même scalaire. Cependant, comme le montrent
les colonnes 3 & 4 et 7 & 8 du tableau 1.c et les colonnes 1 & 2 du tableau 1.b, les indices Paasche et
Laspeyres sont bel et bien différents ; de même que les indices qui ont des périodes de base différentes,
même si l’année de référence est la même dans tous les cas.

Exercice 2. Chaînage

2.a Changement d’année de base et chaînage annuel


Production exprimée en prix de l’année précédente
Produit 1 Produit 2 Total
Valeur, à Valeur, à Valeur, à Indice de Indice de
Nb Prix prix Nb Prix prix Valeur, à prix volume volume chaîné
d’unit unitaire constants d’unités unitaire constants prix constants t-1=100 1990=100
Date és t-1 t-1 t-1 t-1 courants t-1
(1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) (9) (10)
1990 80,0 240,0 3200,0 100,0
1991 90,0 10,0 900,0 210,0 10,0 2100,0 2970,0 3000,0 93,8 93,8
1992 130,0 12,0 1560,0 180,0 9,0 1620,0 3260,0 3180,0 107,1 114,2

L’exercice 2.a illustre la méthode la plus simple et la plus naturelle de calculer des indices de volume
annuels chaînés de type Laspeyres en comptabilité nationale. Cette méthode consiste à travailler avec les
- 20 -

composantes de valeur exprimées aux prix de l’année précédente qui sont additives. Ces mesures de
volume sont ensuite transformées en une série des indices chaînée à la dernière phase du calcul pour
former de longues séries chronologiques.

Exercice 3. Valeur ajoutée

Tableau d’exercice 3.a. Valeur ajoutée à prix constants de 1990, double déflation, indices de
volume et de prix
Première partie. Production

Année Production à prix courants Production à prix constants de


(1) 1990
(2)
1990 3200,0 3200,0
1991 2970,0 3000,0
1992 3260,0 3100,0

Deuxième partie. Consommation intermédiaire

Consommation L’indice de prix Paasche Consommation intermédiaire à


Année intermédiaire à prix de la consommation prix constants de 1990
courants intermédiaire
(3) 1990=100 (5)=(3)/(4)*100
(4)
1990 2000,0 100,0 2000,0
1991 1800,0 97,0 1855,7
1992 2000,0 98,0 2040,8

Troisième partie. Valeur ajoutée

Valeur ajoutée Indice de volume de la Valeur ajoutée Déflateur de prix implicite valeur
Année aux prix de 1990 valeur ajoutée à prix courants ajoutée1990=100
(6) 1990=100 (7) (8) (9)
1990 1200,0 100,0 1200,0 100,0
1991 1144,4 95,4 1170,0 102,2
1992 1059,2 88,3 1260,0 119,0

Vérifications

Proportions de la consommation intermédiaire


Année à prix courants À prix constants de1990
(3)/(1) (5)/(2)
1990 0,63 0,63
1991 0,61 0,62
1992 0,61 0,66
- 21 -

Tableau d’exercice 3.b Valeur ajoutée aux prix de l’année précédente, double déflation,
indices de prix et de volume chaînés

1ère partie. Production à prix courants et t-1


Année Production à prix courants Production à prix t-1
(1) (2)
1990 3200,0 ,,,,,
1991 2970,0 3000,0
1992 3260,0 3180,0

2è partie. Consommation intermédiaire à prix courants et t-1


Consommation L’indice de prix Paasche Consommation
Année intermédiaire à de la consommation intermédiaire
prix courants intermédiaire à prix t-1
(3) t-1=100 (4) (5)=(3)/4)*100
1990 2000,0 ,,,,,,,,,, ,,,,,,,,,
1991 1800,0 97,0 1855,7
1992 2000,0 103,1 1939,9

3è partie. Valeur ajoutée à prix t-1, indices de prix et de volume chaînés


Valeur Indices de Indice de volume Valeur ajoutée Déflateur de prix Déflateur de prix chaîné
Année ajoutée en volume chaîné de la à prix courants de la valeur de la valeur ajoutée
prix t-1 de la valeur valeur ajoutée ajoutée 1990=100
ajoutée 1990 = 100 t-1 = 100 (11)=[(10)*(11)t-1]/100
(6)=(2)-(5) t-1= 100 (8)=[(7)*(8) t-1]/100 (9) (10)=(9)/(6)*100
(7)=(6)/(9)t-1 *100
1990 ,,,,,,,,,,, ,,,,,,,,,, 100,0 1200,0 ,,,,,,,,,,, 100,0
1991 1144,3 95,4 95,4 1170,0 102,2 102,2
1992 1240,1 106,0 101,1 1260,0 101,6 103,9

L’indice de volume t-1 = 100 correspond à la ratio de l’année courante à prix t-1 sur l’année précédente à
prix courants. Ex : pour 1991, 1144,3 / 1200,0 *100 = 95,4, et pour 1992 1249,3 / 1170,0*100. Il est
important de comprendre que la colonne 6, directement convertie en indice, ne génère pas un indice de
volume t-1=100 car les chiffres des deux années consécutives ne sont pas exprimés en prix de la même
année, et qu’ils ne représentent donc pas des changements de volume.

Vérifications
Proportions de la consommation intermédiaire
Année à prix courants à prix constants t-1
(3)/(1) (5)/(2)
1990 0,63
1991 0,61 0,62
1992 0,61 0,61
- 22 -
Tableau d’exercice 3.c Méthodes de calcul de la valeur ajoutée à indicateur unique

Première partie. Extrapolation avec un indice de volume de production fondé sur une
production à prix constants de 1990

Année Production à prix L’indice de volume de la Valeur ajoutée Valeur ajoutée


constants de1990 production en 1990 aux prix de 1990
(1) année de référence 1990 (3) (4)=(2)*(3)
(2)
1990 3200,0 100,0 1200,0 1200,0
1991 3000,0 93,8 -Α- 1125,0
1992 3100,0 96,9 -Α- 1162,5

Vérifications
Consommation Déflateur de prix Proportions de la consommation
intermédiaire Consommation implicite de la intermédiaire
Année implicite intermédiaire consommation à prix courants à prix constants
à prix constants 1990 à prix courants intermédiaire 1990
5=(1)-(4) (6) (6)/(5)*100 (5)/(1)
1990 2000,0 2000,0 100,0 0,63 0,63
1991 1875,0 1800,0 96,0 0,61 0,63
1992 1937,5 1950,0 100,6 0,61 0,63

Deuxième partie. Extrapolation à partir des données de l’emploi


Année Heures travaillées Valeur ajoutée en 1990 Valeur ajoutée Indice de volume de la
aux prix de 1990 valeur ajoutée
(1) (2) (3=(1)*(2) 1990=100
(4)
1990 90,0 1200,0 1200,0 100,0
1991 90,0 -Α- 1200,0 100,0
1992 85,0 -Α- 1133,3 94,4

Troisième partie. Déflation simple. Déflation avec un indice de salaire


Année Valeur ajoutée Indice du salaire horaire Valeur ajoutée Indice de volume de la
à prix courants (2) aux prix de 1990 valeur ajoutée
(1) (3=(1)/(2) 1990=100
(4)
1990 1200,0 100,0 1200,0 100,0
1991 1170,0 110,0 1063,6 88,6
1992 1260,0 97,1 1298,2 108,2
- 23 -

VI. Inclure l’économie non enregistrée dans la mesure du PIB :


Exercices

Le but de cet atelier est d'aborder les questions qui ont trait aux sources de données et aux
procédures d'estimation utilisées pour mesurer l'activité de production des entreprises non
constituées en sociétés et les activités informelles. Il aide aussi à expliquer le traitement des
entreprises des ménages non constituées en sociétés dans le SNC et soulève de questions à débattre.

Généralités concernant les exercices 1 à 6 :

Un comptable national responsable de l’établissement des estimations doit s'appuyer sur différentes
sources. Généralement, la partie formelle de l'économie est couverte par les enquêtes statistiques
régulières. Les estimations des services des administrations publiques sont préparées à l'aide des
données budgétaires. Pour certaines activités, telles que la production et la distribution d'électricité et
les services financiers, les données sont obtenues à partir des relevés de revenus et de dépenses.

Toutefois, des données exhaustives et régulières n'existent pas sur toutes les activités. Ceci est
particulièrement vrai pour un nombre d'activités économiques réalisées par de petits entrepreneurs
(principalement aux fins de la vente) ou par des ménages (principalement pour leur propre usage). Les
estimations de ces activités doivent souvent être préparées à l'aide de sources de données et de
techniques statistiques moins adéquates ou ad hoc.

Les exemples qui suivent sont destinés à faire la démonstration des différentes techniques d'estimation.
D'autres méthodes peuvent éventuellement être mieux adaptées selon la disponibilité des données. Les
participants sont encouragés à chercher d'autres sources et méthodes.

Toutes les données de valeur dans les exemples qui suivent sont exprimées en unités de monnaie
locale (unités).

À l'aide des données et des informations fournies, préparer les estimations de la production, de la
consommation intermédiaire et de la valeur ajoutée brute pour les activités décrites dans les exercices
1 à 5. Il convient d'utiliser l’année comptable de 1995. Pour chaque activité, les participants sont
encouragés à discuter les questions suivantes :

- Toute insuffisance dans les données fournies qui peut causer des biais dans les estimations.
- D'autres sources de données possibles qui peuvent être utilisées pour améliorer les estimations.
- L'existence de problèmes similaires relatifs aux données dans votre pays.
- Les sources de données et les méthodes utilisées dans votre pays.
- Toute amélioration qui peut être apportée à court et à long terme.

- Les écritures dans d'autres comptes (par exemple, les comptes de la distribution et l'utilisation
des revenus, les comptes d'accumulation) qui pourraient être ajustées ou faire l'objet d'une
référence croisée afin de maintenir l'équilibre ressources-emplois.
- 24 -

Exercice 1: Production agricole

Deux cultures, 1 et 2, sont produites. La quasi-totalité de la production a lieu dans le secteur des ménages. Il existe
quelques exploitations agricoles publiques et privées pour lesquelles on peut obtenir des données séparément.

1. Les statistiques agricoles fournissent les données suivantes sur la production agricole pour 1995 :

Surface cultivée (total):


Culture 1: 1575 milliers d'hectares
Culture 2: 475 milliers d'hectares

Taux de rendement (moyenne)


Culture 1: 2,5 MT par hectare
Culture 2: 1,8 MT par hectare

2. On recueille un prix de détail mensuel pour les principales zones de production. Le comptable national a dérivé des prix
moyens pour la campagne de la manière suivante :

Culture 1: 424 unités par MT


Culture 2: 625 unités par MT

3. Données sur les intrants :

Une étude sur la gestion des exploitations réalisée pour 1992 a indiqué de la manière suivante la quantité de semences
semées pour chaque hectare :

Culture 1: 125 Kg.


Culture 2: 190 Kg.

Les prix à l'achat des semences par MT en 1995 étaient les suivants :

Culture 1: 515 unités


Culture 2: 775 unités

L'étude sur la gestion des exploitations présente également des données sur l'utilisation des engrais. Mais une analyse des
récentes pratiques d'exploitation indique une augmentation de l'utilisation des engrais. Nous savons que la plupart des
engrais sont importés ; les données sur la production intérieure sont disponibles auprès des entreprises représentatives.

Pour 1995, les ressources totales d'engrais étaient de 180 millions d'unités de monnaie (importations équivalant à 160
millions, c.a.f., et production intérieure de 5 millions, prix à la production). Une étude sur la commercialisation agricole
réalisée l'année dernière indiquait que le coût de distribution (y compris les marges commerciales et le transport) était
d'environ 20 % de la valeur des importations.

Aucunes informations courantes sur l'utilisation d'autres intrants ne sont disponibles. L'étude de 1992 sur la gestion des
exploitations a montré que les autres intrants représentaient 10, 5 % et 12,8% de la valeur de la production pour la culture
1 et la culture 2 respectivement.
- 25 -

Discuter : Comment peut-on dériver une estimation séparée pour la production (informelle) des ménages dans l'agriculture
de cette économie ? Est-il possible et souhaitable de produire des estimations séparées pour le secteur des entreprises
formelles et les activités de production informelles ?

Exercice 2: Industrie manufacturière de petite échelle

Les enquêtes auprès des entreprises sont réalisées régulièrement tous les ans. Le cadre d’échantillonnage repose sur un
registre statistique des entreprises qui ne couvre pas les petites entreprises des ménages. De plus, ce registre n'est pas mis à
jour correctement ce qui crée des incertitudes sur la couverture des entreprises qui devraient être couvertes par l'enquête.

Une enquête sur la population active a montré que le nombre total de personnes qui travaillaient dans les industries
manufacturières en 1995 était de 215 000. Par ailleurs, l'enquête auprès des entreprises révèle que 195 000 personnes
seulement travaillaient dans l'industrie manufacturière en 1995.

Selon l'enquête auprès des entreprises, la production et la valeur ajoutée brute moyennes par personne dans l'industrie
manufacturière en 1995 étaient de 75 000 et de 40 000 unités de monnaie respectivement. Toutefois, les petites entreprises
sont engagées principalement dans l'industrie textile. La production et la valeur ajoutée brute moyennes par personne dans
cette industrie en 1995 étaient de 55 000 et de 32 000 unités de monnaie respectivement. Le registre des entreprises
montre que de grosses entreprises sont engagées aussi dans l'industrie textile. Cependant, les résultats de l'enquête
n'étaient pas présentés par catégorie de taille.

Exercice 3: Construction de logements

Les comptes de production et d’exploitation pour la construction de logements pour 1994 aux prix courants a été réalisée
sur la base d’une enquête sur la construction de logements au cours de cette année-là.

Compte de production pour la construction de logements, prix courants de 1994 (000


unités)
Utilisation Ressource
s s
Consommation intermédiaire 100250 Production brute 187500
Utilisation de matières 98000
premières et de fournitures
Services 2250

Valeur ajoutée brute 87250

Compte d’exploitation pour la construction de logements, prix courants de 1994 (000


unités)
Utilisations Ressources
Rémunération des employés 72500 Valeur ajoutée brute 87250

Excédent d’exploitation brut 14750


- 26 -

On a calculé une estimation de la surface au sol des logements construits sur la base des données administratives relatives
à la construction de logements. Cet indicateur présentait en 1995 une augmentation de 2,5% par rapport à 1994.

On a obtenu les données suivantes sur les indices de prix (référence : 1994=100):

Indice de prix à la production pour l’industrie des matériaux de construction 105,5


Indice de salaires dans l'industrie de services 105,2
Indice de salaires des ouvriers du bâtiment 103,5

À l'aide des données fournies ci-dessus, établissez le compte de production pour la construction de logements aux prix
courants de 1995.

Discuter : l'utilisation de la méthode de flux de produits pour dériver les estimations pour les activités du bâtiment.

Exercice 4: Activités de restauration

Les petits restaurants ne sont pas couverts dans les enquêtes habituelles sur les entreprises. Cependant, ils sont tenus de
s'inscrire auprès de la Direction des impôts et de payer des impôts sur le revenu. Les données suivantes ont été obtenues
auprès de la Direction des impôts :

- Nombre de restaurants enregistrés à la Direction 1500


- Impôts sur le revenu perçus en 1995 (000 unités) 9450
- Taux d'imposition (en % du revenu imposable) 15%

Une enquête informelle auprès des entrepreneurs, des auditeurs et des inspecteurs des impôts a indiqué que les entreprises
ne déclarent pas (cachent) une partie des revenus à la Direction des impôts. L'enquête indique aussi que le revenu
imposable associé devrait être en moyenne relevé de 20 % pour dériver le revenu réel.

Un petit nombre de restaurants font l'objet d'une enquête tous les ans pour calculer les ratios de consommation
intermédiaire et de revenu imposable par rapport à la production. Pour 1995, ces ratios étaient respectivement de 55 et de
22 %.

Exercice 5: Services personnels

Une enquête unique sur les services personnels a été réalisée il y a cinq ans. Les informations courantes sur la production
ne sont pas disponibles. Toutefois, des enquêtes sur les budgets-consommation des ménages sont réalisées tous les ans et
fournissent les dépenses mensuelles des ménages par habitant pour les services personnels dans les zones urbaines et
rurales. En 1995, les dépenses mensuelles des ménages par habitant pour ces services étaient de 25 et de 15 unités de
monnaie dans les zones urbaines et rurales respectivement.

Des recensements démographiques sont réalisés tous les 10 ans. Sur la base des projections démographiques, la population
au milieu de l'année dans les zones urbaines et rurales a été estimée à 1525 et 2575 milliers de personnes.

Une enquête a été réalisée auprès de quelques entreprises non constituées en sociétés en vue d'établir un ratio
consommation intermédiaire-production pour 1995 (46 %). L'enquête réalisée il y a cinq ans indiquait que ce ratio était de
41 %.
- 27 -

SOLUTIONS PROPOSEES

Solutions suggérées pour les exercices de l’atelier :

[Il peut y avoir des erreurs, les chiffres ayant été arrondis. Les solutions suggérées ne sont pas les seules et ne sont pas
toujours les meilleures.]

Exercice 1: Production agricole


Production des
cultures
Surface Rendement Production Prix/ MT Production
cultivée (000 (MT/ha.) (000 MT) (000
ha.) unités)
Culture 1 1575 2,5 3937,5 424,0 1669500,0
Culture 2 475 1,8 855,0 625,0 534375,0
Total 2203875,0

Consommation intermédiaire

Utilisation de semences
Surface Semences Total Prix/MT Coût des
cultivée (000 (KG/ha.) semences semences (000
ha.) (MT) unités)
Culture 1 1575 125 196875 515 101390,6
Culture 2 475 190 90250 775 69943,8
Total 171334,4

Utilisation d’engrais
Total ressources (importations c.i.f. plus production intérieure) 180000,0
Coût de distribution 36000,0
Utilisation totale d’engrais aux prix d’acquisition 216000,0

Autres intrants
Proportion Coût des
des autres autres
intrants dans intrants en
la production 1995
en 1992
Culture 1 10,5 175297,5
Culture 2 12,8 68400,0
Total 243697,5
- 28 -

Consommation intermédiaire totale


Semences Engrais Autres Total
Culture 101390,6 175297,5
1
Culture 69943,8 68400,0
2
Total 171334,4 216000,0 243697,5 631031,9

Compte de production pour la production agricole, prix courants de 1995 (000


unités)

Utilisations Ressources
Consommation 631031,9 Production brute 2203875,0
intermédiaire
Utilisation de 171334,4 Culture 1 1669500,0
semences
Utilisation 216000,0 Culture 2 534375,0
d’engrais
Autres intrants 243697,5

Valeur ajoutée brute 1572843,1

Exercice 2: Industrie manufacturière de petite échelle

Nombre de personnes travaillant dans


l’industrie manufacturière informelle, 1995
Nombre
de
personnes
(milliers)
Total ind. manufacturière: enquête sur la 215
population active
Total couvert dans l’enquête auprès des entreprises 195
Nbre de personnes dans l’ind. manufacturière 20
informelle
- 29 -

Compte de production pour l’industrie manufacturière informelle, prix courants de


1995 (000 unités)

Utilisations Ressources
Consommation 460000 Production brute 1100000
intermédiaire
[(20 * (55,000-32,000)] (20 * 55,000)

Valeur ajoutée brute 640000

Exercice 3: Construction de résidences privées

Compte de production pour la construction de logements, prix courants de 1994, (000


unités)
Utilisations Ressources
Consommation intermédiaire 100250 Production brute 187500
Utilisation de matières premières 98000
et de fournitures
Services 2250

Valeur ajoutée brute 87250

Compte d’exploitation pour la construction de logements, prix courants de 1994, (000


unités)
Utilisations Ressources
Rémunération des employés 72500 Valeur ajoutée brute 87250

Excédent d’exploitation brut 14750

Indicateur de construction de surface au sol mise en place (variation en % de l’année 2,5


dernière)

Compte de production pour la construction de logements, en 1995 aux prix constants de 1994
(000 unités)
Utilisations Ressources
Consommation intermédiaire 102756 Production brute 192188
Utilisation de matières premières 100450
et de fournitures
Services 2306

Valeur ajoutée brute 89431


- 30 -

Salaires en 1995 aux prix de 1994 (72500*1,025) 74313

Dérivation du coût composite basé sur le déflateur de la


production
Intrants en 1995 aux prix de Indicateurs de prix aux prix Indice de
1994 courants prix
implicite
Matières premières et 100450 105,5 105975 105,5
fournitures
Services 2306 105,2 2426 105,2
Salaires 74313 103,5 76913 103,5
Total 177069 185314 104,7

Compte de production pour la construction de logements, aux prix courants


de 1995 (000 unités)
Utilisations Ressources
Consommation intermédiaire 108401 Production brute 201137
Utilisation de matières 105975
premières et de fournitures
Services 2426

Valeur ajoutée brute 92736

Exercice 4: Activités de restauration

Nombre de restaurants enregistrés à la Direction des 1500


impôts

Impôts sur le revenu versés (000 9450


unités)

Revenu associé (9450/15*100) 63000

Revenu ajusté (20 %) 75600


- 31 -

Compte de production pour les restaurants non constitués en sociétés, 1995 (000
unités)

Utilisation Ressources
s
Consommation 189000 Production brute 343636
intermédiaire
(55 % de la (75600/22*100)
production)

Valeur ajoutée brute 154636

Exercice 5: Services personnels


Dépenses mensuelles par habitant en services personnels,
1995
Zones urbaines (unités) 25
Zones rurales (unités) 15

Population (projections milieu de l’année) 000


personnes
Zones urbaines 1525
Zones rurales 2575

Total dépenses ménages, 000 unités


Zones urbaines (25*12*1525) 457500
Zones rurales 463500

Compte de production pour les dépenses personnelles, prix courants de 1995


(000 unités)

Utilisations Ressources
Consommation 423660 Production brute 921000
intermédiaire
[46 % de la
production]

Valeur ajoutée brute 497340