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15 avril 2012 Olivier Servais

Investissons dans l’avenir!


Norvège, Japon, Danemark…tous ces pays où les frais scolaires sont nuls. Malgré
ce fait, les étudiants y sont exemplaires. Au Québec, sous prétexte de n’avoir
aucune autre initiative, on augmente ces frais au profit de la minorité pauvre et
devant l’indifférence des riches. Mais alors…qui paie? Nous tous, bien sûr, de la
classe moyenne! Le gouvernement nous oblige encore à payer et ne s’en cache
même pas : c’est inacceptable!

Quoi de mieux pour vous en convaincre que quelques chiffres? Nous, québécois,
payons en ce moment moins cher pour notre éducation que partout ailleurs au
Canada. Après le 75% de hausse, cela ne sera plus le cas, mais laissons parler les
faits…
Nous avons deux taxes, soit fédérales et provinciales, totalisant ensemble 14.98%
et nous payons des impôts qui grimpent jusqu’à 45%!!! Pas si terrible, disent
certains… Après la hausse, les études supérieures de tous les québécois et
québécoises couteront aussi cher sinon plus que d’autres provinces, comme
l’Alberta par exemple. À combien montent les taxes en Alberta? 5%, trois fois
moindres aux nôtres. Et leurs impôts? Un taux fixe de 10%...c’est quatre fois et
demi moins qu’ici. Sommes-nous prêts à accepter de payer plus cher que tous
sans recevoir plus en retour? Plus payer, recevoir autant…et la logique, elle est où
là-dedans?

M. Charest et M. Bachand nous disent tous deux qu’il n’y à pas d’autre initiative.
Les croyez-vous? Je suis sceptique. Prenons donc exemple sur nos amis des États-
Unis! Les entreprises étrangères qui récoltent les ressources naturelles des États-
Unis ont des taxes de 70%...Avec son 10% de taxes, le Québec fait rire de lui dans
le monde! «Vous donnez vos ressources!», dises certains! «Vous vous faites
manger la laine sur le dos!», disent d’autres. Malheureusement, je suis de leur
avis. En augmentant de sept fois les taxes aux exploitants, nous aurions
d’énormes revenus et la dette serait peut-être remboursable à long terme. Sept
fois les taxes, cela ne plaira pas aux entreprises et aux multinationales, mais ces
industries requièrent nos ressources.
Admettons que la moitié, dans le pire des cas, parte. Nos profits sont, même avec
ce grand départ, trois fois et demi plus grands. Ce trois fois et demi ne représente
pas un petit budget tiré de force des poches d’étudiants; qui ont besoin d’argent;
qui travaillent à temps partiel; qui étudient; qui commencent à peine leur vie; qui
en ont besoin; qui ne veulent pas de dette; etc. Non, cet argent, c’est du gros
argent pris dans les coffres biens garnis de grosses entreprises déjà riches. Avec
cet argent, la hausse ne serait plus nécessaire au point qu’on assisterait, dans le
meilleur des mondes, à une baisse!

Si ces chiffres et mon discours ont pu vous éclairer sur le sujet, m’en voilà ravis.
Je rêve d’un Québec riche avec une nouvelle génération sans dette, prête à bâtir
une province à l’économie florissante. Voilà de quoi je parle quand je dis que la
hausse est inacceptable, quand je dis que nous payons déjà assez, quand je dis
qu’il y à bel et bien d’autre solutions, mais surtout quand je dis : investissons
dans l’avenir de notre Québec!

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