Vous êtes sur la page 1sur 10

Objet des règles relatives aux conditions de

travail.

- Elles ont pour objet de définir les voies et les moyens ayant pour but
d’assurer aux travailleurs les meilleurs conditions en matière d’hygiène, de
sécurité et de médecine du travail, et de désigner les personnes
responsables et organismes employeurs chargés de l’exécution des
mesures prescrites.
- Les règles en question sont applicables à tout organisme employeur, quel
que soit le secteur d’activité auquel il appartient.

Les règles générales relatives aux conditions de travail

a. Hygiène générale des locaux et de leurs dépendances

 Propreté et prophylaxie,
 Sol, murs et tables des locaux affectés au travail,
 Aération et assainissement des locaux,
 Ventilation, évacuation des eaux résiduaires et des eaux de lavage,
de gaz et des poussières,
 Ambiance et éléments de confort,
 Eclairage, froid et chaleur, intempéries, bruits,
 Installations sanitaires,
 Vestiaires, armoires, lavabos, eau courante, eau potable, douches,
locaux de restauration et d’hébergement.

b. Mesures générales de sécurité sur les lieux de travail

 Manutention et circulation
 Déplacement d’objets et charge maximale, moyens de levage, de
manutention et de transport, passage et piste de circulation, aires de
stockage
 Prévention des chutes d’un niveau supérieur
 Garde-corps : passerelles, planchers et plateformes en surélévation,
échafaudage
 Garde-corps : ou murs de protection : cuves, bassins et réservoirs
 Clôtures des ouvertures dans le sol, des trappes, des planchers et des
puits ainsi que des ouvertures de descente, escalier et échelles.
 Machines et mécanismes

1
 Accès aux salles des machines, dispositifs de protection et de
commande des machines et mécanismes en mouvement

c. Mesures particulières de prévention des risques d’incendie

 Mesures de prévention,
 Matières inflammables, risque d’explosion, liquides inflammables
 Evacuation du personnel,
 Issues de secours, normes et signalisation
 Lutte contre l’incendie,
 Matériels d’extinction et de lutte contre l’incendie, consignes
d’utilisation,…

d. Vérifications périodiques et mesures d’entretien

 ambiance de travail et locaux de travail ;


 moyens de protection collective et individuelle ;
 installations de lutte contre l’incendie ;
 véhicules de transport notamment ceux destinés au transport du
personnel ;
 appareils de levage, équipements et engins de manutention ;
 installations électriques ;
 appareils sous pression.
 sources radioactives et appareils émettant des rayonnements
ionisants.

Les règles générales relatives à la médecine du travail

A - Les services de médecine du travail

 La création d’un service de médecine du travail au sein de tout


organisme employeur est obligatoire lorsque le temps nécessaire à un
médecin du travail pour exercer sa mission est égal ou supérieur à la
durée mensuelle légale de travail applicable au corps médical.
 Le temps nécessaire pour l’exercice de la médecine du travail
- Une heure de travail par mois pour dix travailleurs fortement
exposés ;
- Une heure de travail par mois pour quinze (15) travailleurs
moyennement ou peu exposés.

2
 L’arrêté du 16 octobre 2001 ; fixant les normes en matière des
moyens humains, de locaux et d’équipement des services de
médecine du travail, prévoit :
- 01 médecin du travail à temps plein pour 1730 travailleurs
fortement exposés aux R.P
- 01 médecin du travail à temps plein pour 2595 travailleurs
moyennement exposés ou peu exposés aux R.P

B - Le financement de la médecine du travail

L’organisme employeur est tenu selon le cas :

- De prendre en charge la totalité des frais d’équipements et de


fonctionnement du service de médecine du travail crée en son sein ;
- De participer aux frais d’équipement et de fonctionnement du
service inter-organismes de médecine de médecine du travail au prorata du
nombre de travailleurs qu’il emploi, et ce, conformément à une convention
préalablement établie ;
- De participer au financement de la médecine du travail selon les
modalités fixées par la convention type prévue à l’article 14 de la loi n° 88-
07 du 26 janvier 1988.

Dans tous les cas, l’employeur prend en charge les frais occasionnés
par les examens complémentaires et les analyses effectuées dans le cadre
de la médecine du travail en application de l’article 18 de la loi n° 88-07 du
26 janvier 1988.

C - Les visites médicales

1 - La visite médicale d’embauche à pour objet :

- De rechercher si le travailleur n’est pas atteint d’une affection


dangereuse pour lui-même et pour les autres travailleurs.
- De s’assurer que le travailleur est médicalement apte au poste de
travail envisagé.
- De proposer éventuellement les adaptations possibles du poste de
travail envisagé.
- De déterminer s’il y a lieu de procéder à un nouvel examen ou de
faire appel à un médecin spécialiste pour certains cas.
- De rechercher les poste auxquels, du point de vue médical, le
travailleur ne peut être affecté et ceux qui lui conviendraient le mieux.

3
2 - Les travailleurs soumis à une surveillance médicale particulière :

- Les travailleurs particulièrement exposés aux risques professionnels.


- Les travailleurs affectés à des postes impliquant une responsabilité
particulière en matière de sécurité.
- Les travailleurs âgés de moins de dix-huit ans.
- Les travailleurs âgés de plus de cinquante cinq ans.
- Les personnels chargés des restaurations.
- Les handicapés physiques et les malades chroniques.
- Les femmes enceintes et les mères d’un enfant de moins de deux
ans.

3 - Les examens médicaux obligatoires de reprise ont lieu :

- Après une absence pour cause de maladie professionnelle ou


d’accident du travail,
- Après un congé de maternité, une absence d’au moins vingt et un
(21) jours pour cause de maladie ou d’accident non professionnel,
- En cas d’absences répétées pour cause de maladie non
professionnelle.
- Le médecin du travail peut faire effectuer des examens
complémentaires ou avoir recours à un spécialiste en vue notamment :
+ De déterminer l’aptitude médicale au poste de travail et
notamment de dépister les affections comportant une contre-indication au
poste de travail considéré.
+ De dépister les maladies contagieuses.
+ De dépister les maladies professionnelles ou à caractère
professionnel.
- Le temps nécessité par les examens médicaux est décompté comme
temps de travail pour les travailleurs concernés.

D - Prérogatives du médecin du travail

Le médecin du travail est le conseiller de l’organisme employeur en ce


qui concerne notamment :

 L’amélioration des conditions de vie de travail au sein de l’organisme


employeur.
 L’hygiène générale des lieux de travail.
 L’hygiène dans les services de restauration, les centres d’accueil et
les bases de vie.

4
 L’adaptation des postes, des techniques et des rythmes de travail à la
physiologie humaine.
 La protection des travailleurs contre les nuisances, notamment
l’utilisation des produits dangereux, et les risques d’accident du travail
et de maladie professionnelle.
 L’éducation du personnel dans les domaines de la santé, de l’hygiène
et de la sécurité en milieu de travail.

E - Auxiliaires médicaux et soins d’urgence

 Chaque lieu de travail est équipé au minimum d’une trousse de


premier secours facilement repérable et accessible placée sous la
responsabilité d’un secouriste et contenant des instructions claires
pour les premiers soins à donner.

 Dans chaque lieu où sont effectués des travaux dangereux, un ou


plusieurs travailleurs recevront obligatoirement l’instruction
nécessaire pour donner les premiers soins d’urgence.

Les registres obligatoires liés au domaine de la sécurité


au travail

En plus du registre des observations et mises en demeure de


l’inspection du travail, prévu par l’article 8 ( alinéa 3 ) de la loi 90-03 du 6
février 1990, les livres et les registres spéciaux obligatoires pour les
employeurs liés au domaines de l’hygiène et sécurité, sont :

- Le registre des vérifications techniques des installations et


équipements industriels,
- Le registre d’hygiène et sécurité et de médecine du travail,
- Le registre des accidents du travail.

A - Le registre des vérifications techniques des installations et équipements


industriels

Il comprend notamment, les observations et recommandations des


organismes habilités à se prononcer, dans le cadre de leurs missions de
contrôle technique, sur les conditions d’application des normes prévues par
la législation et la réglementation en vigueur en la matière ainsi que les
dates de vérification.

5
B - Le registre H.S.M.T

Il comprend :

 Les observations et avis des membres de la commission d’hygiène et


de sécurité, des préposés à l’hygiène et à la sécurité, du médecin du
travail ou de tout travailleur, relatif aux manquements graves pour la
santé et la sécurité des travailleurs et que ces derniers auraient
observé en matière de respect des règles inhérentes aux normes
d’hygiène et de sécurité en milieu du travail ainsi que les
recommandations formulées en ce qui concerne l’amélioration des
conditions de travail,
 Les démarches engagées par les représentants des travailleurs
auprès de l’employeur en ce qui concerne l’application des
dispositions légales et réglementaires en matière d’hygiène, de
sécurité et de médecine du travail,
 Les comptes-rendus des accidents du travail graves ou mortels
survenus sur les lieux de travail et les cas de maladies
professionnelles ainsi que les mesures préconisées en la matière

C - Le registre des accidents du travail.

Il comprend les éléments suivant :

 Nom et prénom du travailleur victime de l’accident,


 Qualification,
 Date, heure et lieu de l’accident,
 Lésions provoquées,
 Causes et circonstances de l’accident,
 Durée d’incapacité de travail éventuelle.

Les mesures et mécanismes de prévention

A - La formation et l’information

L’éducation sur l’hygiène et la sécurité doit commencer dés qu’un


employé entre en fonction ou qu’il est muté à un nouveau poste. Il est

6
reconnu que l’incidence d’accidents est plus élevée chez les travailleurs
inexpérimentés.
Bien que l’expérience ne soit acquis qu’avec le temps, il est possible,
de diminuer l’incidence d’accidents en donnant aux travailleurs la formation
sur l’hygiène et la sécurité ainsi que sur les rudiments de leur métier.

Les séances d’orientation expliquent normalement les fonctions de


l’unité de travail, les relations au sein de l’organisme, les arrangements
administratifs, les politiques et divers règlements.

L’employeur est tenu d’organiser au profit des travailleurs des actions


d’instruction, d’information et de formation notamment sur :

- Les risques liés aux différentes opérations entrant dans le cadre de


leur travail, ainsi que les mesures à prendre et les moyens à mettre en
œuvre pour se protéger.
- Les dispositions à prendre en cas d’accident ou sinistre.

Les actions prévues ci-dessus constituent des éléments obligatoires du


programme annuel de l’entreprise en matière de prévention des risques
professionnels.

La formation a pour objet d’incorporer la mise en pratique des


règlements sur l’hygiène et la sécurité aux procédés de travail ainsi que de
crée un niveau de sensibilisation et d’aptitudes répondant à la norme en la
matière. Tous les employés bénéficieront d’une formation sur l’hygiène et la
sécurité.

La formation des employés peut être nécessaire dans les cas suivants :

• Entrée en fonction
• Affectation à un nouvel emploi
• Changement d’équipement, de procédé ou de démarche
• Rendement insatisfaisant

Les membres des commissions paritaires d’hygiène et de sécurité et les


préposés à l’hygiène et à la sécurité doivent bénéficier d’actions de
formation pratiques et appropriées.

Des formations appropriées sont dispensées :

7
 Aux travailleurs nouvellement recrutés, quelle que soit la durée
de leur relation travail,
 Aux travailleurs de retour d’une convalescence consécutive à
une interruption imposée par un accident du travail ou une
maladie professionnelle,
 Aux travailleurs dont l’activité a nécessité des modifications
dues à l’introduction de nouvelles technologies ou impliquant
l’utilisation de nouvelles machines,
 Aux travailleurs ayant changé de poste de travail,
 Aux travailleurs assurant des missions de secourisme.

Ces formations peuvent être également dispensées en cas d’accident


du travail ou de maladie professionnelle ou à caractère professionnel grave.

En fonction de la nature des risques à étudier, la durée de la formation


ne peut être inférieure à une semaine ni supérieure à trois (3) semaines.

B - Les commissions paritaires d’hygiène et sécurité

 des commissions paritaires d’hygiène et de sécurité sont instituées


obligatoirement, au sein de chaque organisme employeur occupant
plus de neuf (9) travailleurs dont la relation de travail est à durée
indéterminée, en application de la législation relative à la participation
des travailleurs.
 C’est au sein de commission d’hygiène et de sécurité que le
rapprochement se fait entre les connaissances pratiques des
travailleurs, la vision d’ensemble des responsables et les politiques et
procédures générales de l’entreprise. Ce travail d’équipe rend possible
une efficacité dont aucun individu ne dispose à lui seul pour régler
les problèmes d’hygiène et de sécurité de son entreprise.
 Les dispositions applicables aux commissions paritaires d’hygiène et
de sécurité ont été fixées en application de l’article 23 de la loi 88-07,
par le nouveau décret exécutif 05-09, du 08 janvier 2005 (journal
officiel n°04 du janvier 2005).

C - Les préposés permanents à l’hygiène et sécurité

 L’organisme employeur occupant plus de neuf (9) travailleur dont


relation de travail est à durée déterminée, doit désigner un préposé
permanent à l’hygiène et à la sécurité, assisté de deux (2) travailleurs
les plus qualifiés en la matière.

8
 Dans les unités et établissements occupant neuf (9) travailleurs et
moins, un préposé à l’hygiène et à la sécurité est désigné par le chef
de l’unité ou de l’établissement.
 Les dispositions applicables aux préposés permanents et aux
préposés à l’hygiène et à la sécurité ont été fixées en application de
l’article 23 de la loi 88-07, par le nouveau décret exécutif 05-09, du
08 janvier 2005 (journal officiel n°04 du 09 janvier2005).

D - Les comités interentreprises

 Lorsque plusieurs entreprises d’une même ou de plusieurs branches


professionnelles, exercent leurs activités sur les mêmes lieux de
travail pendant une durée déterminée et font, notamment, appel à
des travailleurs dont la relation de travail est à durée déterminée, des
comités interentreprises sont obligatoirement institués, après enquête
et agrément des services territorialement compétents du ministère
chargé du travail.

 Les attributions, la composition, l’organisation et le fonctionnement


de ces comités sont fixés par le décret exécutif 05.10 du 8 janvier
2005, en vertu des dispositions de l’article 24 de la loi 88.07 (journal
officiel n° 04 du 9 janvier 2005).

E - Le service d’hygiène et sécurité

 Chaque fois que l’importance de l’organisme employeur ou la nature


de ses activités l’obligent, il est obligatoirement créé un service
d’hygiène et de sécurité en milieu de travail.
 Ce service devra être placé, autant que possible, sous la
responsabilité et le contrôle d’un personnel ayant acquis une
formation adéquate dans le domaine de l’hygiène et de la sécurité.
 En application des dispositions de l’article 26 de la loi 88.07, le décret
exécutif 05.11 du 08 janvier 2005 fixe, au sein de tout organisme
employeur, les conditions de création, d’organisation et de
fonctionnement du service d’hygiène et de sécurité en création,
d’organisation et de fonctionnement du service d’hygiène et de
sécurité en milieu de travail ainsi que ses attributions ( journal officiel
n° 04 du 9 janvier 2005).

9
F - Les substances, produits et préparations, dangereux en milieu de travail

 En application de l’article 10 de la loi 88.07, le décret exécutif 05.08


est venu apporter les prescriptions particulières de sécurité
applicables aux substances, produits ou préparations dangereuses
afin d’assurer aux travailleurs des conditions de prévention contre les
risques professionnels en milieu de travail.

 Le nouveau décret exécutif, avant de fixer les mesures pratiques de


prévention en la matière, a défini les substances, les produits et les
préparations dangereuses ainsi que leurs classements selon le danger
qu’il présente vis-à-vis de la santé et la sécurité du travailleur.

G - Les prescriptions particulières d’hygiène et de la sécurité applicables


aux secteurs du bâtiment, des travaux publics et de l’hydraulique

 Le décret exécutif 05.12 du 8 janvier 2005, fixe les prescriptions en


question pour la protection des travailleurs qui effectuent même à
titre temporaire, des travaux notamment d’études, de construction,
d’installation, de démolition, d’entretien, de réfection et de nettoyage.

 Il souligne d’une façon claire l’obligation d’intégrer d’une manière


impérative les mesures de prévention dans la conception et la
planification des projets de BTPH

Les travaux où les travailleurs sont fortement


exposés aux risques professionnels

 La liste des travaux où les travailleurs sont fortement exposés aux


risques professionnels est fixée par l’arrêté interministériel du 9 juin
1997.

 La liste en question concerne :


-1- Les travaux comportant la préparation, l’emploi, la manipulation ou
l’exposition aux agents chimiques.
-2- Les travaux comportant l’exposition aux risques infectieux et
parasitaires,
-3-Les travaux comportant l’exposition aux risques physiques,
-4- Autres travaux comportant des risques.

10