Vous êtes sur la page 1sur 4

Communication non violente

Qu'est-ce que la Communication Non Violente ?

Comme son nom l'indique, la communication non violente est une méthode de
communication fondée sur des qualités telles que l'empathie, la compassion et
le respect. Si elle n'est pas une thérapie à proprement parler elle permet
néanmoins d'aider au développement de ses qualités afin d'obtenir des relations
plus apaisées avec autrui. La CNV a pour but un mieux-être avec les autres, mais
également avec soi. Son apprentissage se fait auprès de formateurs ou de coach
et peut s'appliquer au quotidien, en famille comme au travail, avec des inconnus
comme avec des proches.

Les bénéfices de la communication non violente

L’intégration quotidienne des principes et des façons de faire de la


communication non violente permettrait d’atteindre un état de compassion
pouvant faciliter la résolution des conflits. En effet, chaque partie sait qu’elle
peut satisfaire ses besoins propres tout en maintenant un esprit de collaboration
mutuelle ; c’est le principe gagnant-gagnant. Même si l’un des interlocuteurs n’a
aucune notion de communication non violente, le simple fait d’appliquer ce
modèle de communication de manière scrupuleuse et honnête entraînerait
inévitablement la relation sur un terrain plus harmonieux et favoriserait la
résolution des conflits.

La communication non violente pourrait être bénéfique à quiconque désire


communiquer avec plus d’authenticité et d’efficacité, c’est-à-dire à peu près tout
le monde... En pratique, 2 types de personnes sont susceptibles d’en bénéficier
tout particulièrement. D’abord celles qui, quand elles se sentent contrariées, ont
tendance à se laisser submerger malgré elles par leurs émotions (culpabilité,
colère, fermeture, rejet, jugement, honte). Ensuite, les personnes qui peuvent
être régulièrement confrontées à des interlocuteurs potentiellement agressifs,
comme les policiers, les fonctionnaires, les soignants ou même les enseignants.

Les principes de la communication non violente

Il y a 4 principes dont nous pouvons nous souvenir en mnémotechnique par les


sigles : OEBD qui signifient comme suit les 4 principales étapes à suivre pour
apprendre la CNV :

 Observation : rester sur les faits, doit avoir une vue objective de la
situation (en mettant de côté nos jugements et nos évaluations).
 Émotions : se poser la question “Qu'est ce que je ressens là maintenant ?”,
identification des sentiments qu’éveille la situation (en les différenciant de
nos interprétations et de nos jugements).
 Besoins : idem se poser la question ensuite “Quel est mon besoin ?”, pour
l’identifier et surtout le reconnaître en conscience et
simplement.Identification des besoins liés à ces sentiments (aspirations
profondes, motivations, etc.). Souvent nous sommes coupés de nos
besoins alors que les écouter permettre une compréhension différente
parfois de ce qui se joue dans la relation et par conséquent donc notre
communication.
 Demande : faire une demande claire, bienveillante à notre partenaire ou la
personne avec qui nous sommes en relation, qui permet aux 2 d’interagir.
La condition, effectivement, est de laisser chacun s’exprimer selon lui,
mais le dialogue reste ouvert et la discussion au fil de la pratique plus
calme, neutre et bienveillante. Formulation d’une demande en vue de
satisfaire ces besoins (présentée de façon positive, concrète et réalisable).

Le comprendre et s’en souvenir peut paraître simple. La pratique est d’autant


plus importante que nous communiquons rarement à partir de soi, de son “JE” et
de l’expression de ses ressentis ou sentiments et besoins.

Se former à la communication non violente

On compte aujourd’hui environ 300 formateurs certifiés et des milliers de


praticiens de communication non violente un peu partout dans le monde. Ils
interviennent auprès d’individus désireux d’améliorer leurs relations avec eux-
mêmes et avec les autres. Ils contribuent aussi à la résolution de conflits dans
diverses organisations : écoles, entreprises, milieu de la santé, administrations
publiques, prisons, etc.

Communication empathique
L’empathie est un besoin partagé par tous les êtres humains, à tout âge. Pour autant, nous avons
rarement goûté la valeur et la puissance d’une écoute empathique ; d’autre part, nous n’avons pas
appris à écouter d’une façon détachée tout en étant pleinement présent. Le bienfait que nous retirons
quand nous sommes écoutés nous met en lien avec nos semblables, nous permet de sortir de la
solitude, de vivre le soulagement d’être compris et pris en considération. Quand nous pouvons
partager nos préoccupations, nos impasses, nous retrouvons de la clarté et une dynamique pour sortir
de nos blocages momentanés. 

L’empathie est un merveilleux cadeau offert à notre interlocuteur basé sur une forme de présence très
particulière. C’est une posture et une éthique de la relation qui demande une qualité d’écoute,
une capacité à se mettre en lien avec soi-même pour celui qui écoute et une ouverture à l’autre
sans présupposés et sans préjugés. Nous pouvons offrir cet espace-temps si nous vérifions – avant et
tout au long de l’échange – que nous sommes matériellement et psychologiquement disponibles
pleinement à cette écoute. Si nous sommes touchés par le récit de la personne, il est clair que nous
aurons plus de mal à garder la distance nécessaire et utile à une écoute active et soutenante. Alors pour
éviter l’amalgame entre l’histoire de la personne et nos propres émotions, il est utile d’apprendre à
garder une juste distance et ne pas prendre parti (pour ou contre) le récit de notre interlocuteur.

Comment formuler une critique ?


Formuler une critique n’est jamais facile surtout quand on veut la faire comme il faut et
préserver la relation. Voilà sans doute pourquoi on évite de le faire. Demandez-le aux
milliers de managers et chefs d’équipe qui ont à évaluer leurs employés. Et c’est la
même chose au niveau personnel.

Questions préliminaires
a) La source. Est-ce que je m’adresse à la bonne personne, celle qui est à la
source du problème?
b) La place et le moment. L’endroit et le moment pour formuler une critique
sont-ils propices? La personne est-elle disponible?
c) Mon état interne. Est-ce que je suis dans un état d’esprit aidant pour
donner une critique? Attention aux croyances paralysantes sur soi-même (Je ne
serai pas capable), sur l’autre (De toute façon, il est bouché… il ne voudra rien
entendre… il n’y a rien à faire avec lui… il ne comprendra pas…).
d) La stratégie. Est-ce que j’ai pensé d’avance à ma stratégie d’action?
e) Mon objectif. Est-ce que j’ai décidé ce que je voulais? Mon objectif est-il clair?
Comment vais-je vérifier si ma critique a réussi?

4 étapes à suivre pour formuler une


critique
1- Commencez par décrire spécifiquement le comportement qui vous a déplu,
tout en évitant les interprétations et les jugements de valeur.

Au lieu de dire:  Franchement, à quoi tu penses quand tu ne remets pas ton rapport
à temps…? »  commencez plutôt par la description du comportement
concerné: Quand tu remets ton rapport en retard… 
2- Si vous tenez à faire une interprétation, présentez-la comme telle et non
comme un fait.
Au lieu de dire: Tu te moques complètement de nous… tu n’as aucun respect pour
l’équipe…  (votre interprétation),  dites plutôt: Quand tu remets ton rapport en
retard,  j’ai l’impression  que tu ne respectes pas notre travail. 
3- Dites ensuite ce que vous ressentez face au comportement, exprimez les
sentiments que ce comportement provoque en vous.

Par exemple: Je me sens en colère (fâché, dénigré, coincé, bafoué, ridiculisé, etc).
4- Enfin, faites savoir à l’autre, en termes positifs et spécifiques, ce que vous
désirez.

Par exemple:  J’aimerais beaucoup que tu me préviennes la prochaine fois si tu crois


que tu vas retarder pour qu’on puisse prévoir une alternative.

L’enseignement d’une critique


Vous seul finalement pouvez faire que la critique ne soit pas l’occasion d’une
baisse d’estime de l’autre, mais plutôt l’occasion d’un échange dans le respect.
L’autre personne ne pourra qu’être satisfaite de votre manière d’agir, mais
surtout c’est de vous que viendra la plus grande gratification.