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Electricité de Bâtiment

Première Partie : Courant fort

1
sommaire

1. ETAPES A SUIVRE POUR L’ETUDE D’UN PROJET EN


ELECTRICITE DE BATIMENT,
2. BILAN DE PUISSANCE,
3. CHOIX DU TRANSFORMATEUR MT/BT OU DU COMPTEUR
BT,
4. APPAREILLAGE ET MATERIEL BASSE TENSION,
5. MISE A LA TERRE,
6. COMPENSATION DE L’ENERGIE REACTIVE,
7. INSTALLATIONS DE SECURITE ALIMENTATIONS DE
REMPLACEMENT.
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1. ETAPES A SUIVRE POUR L’ETUDE
D’UN PROJET

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I. Identification de la nature de l’édifice :

• Pour procéder à l’étude électrique d’un projet, il faut dans un premier lieu:
• Identifier le type du site :
o Lotissement, villas, immeubles, zones d’habitation,
o Grande surface, magasins,
o Milieu hospitalier,
o Bâtiment administratif,
o Hôtels, Restaurant ,…
o etc…,

• Classer le site selon l’effectif des personnes le fréquentant.


Cette classification permettra de déterminer :
o le type d’équipement d’alarme,
o éclairage de sécurité,
o etc….

• Connaitre les normes et les prescriptions à respecter pendant la


réalisation de l’installation.

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II. Établissement du bilan de puissance :

Avoir une idée sur la puissance de l’installation :


Pour cela on établie un bilan de puissance estimative.
Cette partie sert également à déterminer les besoins en énergie
électrique, et donc sur la consommation d’énergie électrique
possible.

Le bilan de puissance estimatif sert aussi à


dimensionner de manière approximative :
le poste de transformateur client,
le TGBT (Tableau Général Basse Tension),
etc. …

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III. Zonage de l’établissement – définition des cheminements
de câbles et réservation des locaux techniques :

• Le zonage c’est la répartition du site en plusieurs zones


de superficies plus au moins grandes.
 Chaque zone doit avoir un tableau de distribution avec des
dispositifs de protection;
 Ceci assure son indépendance des autres zones.

• Le zonage est souvent utilisé dans les établissements


assez spacieux ou comportant des appareils de grande
puissance, pour :
 diminuer la chute de tension dans les câbles,
 limiter les conséquences dans une zones en cas de défaut.

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III. Zonage de l’établissement – définition des cheminements
de câbles et réservation des locaux techniques :

• Le zonage est établi également pour les installations de


courant faible :
téléphonique,
Informatique,
Sonorisation,
etc…,

Pour éviter le risque de perte de données, on établie le zonage


en prenant en compte le type de l’établissement (bureau,
banque, restaurant…etc.), en veillant à ce que la longueur
maximale du câble informatique ne dépasse pas environ 90m.

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III. Zonage de l’établissement – définition des cheminements
de câbles et réservation des locaux techniques :

• En coordination avec l’architecte et le maître


d’ouvrage, il faut réserver :
o les cheminements qui comprendront en particulier la
canalisation des câbles, …
o les locaux techniques, ou seront placés,
 le tableau général, et éventuellement les différents
tableaux,
 l’onduleur, et les équipements informatiques,
 le groupe électrogène, l’échappement des gaz,..
 etc.

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IV. Implantation de l’éclairage et des prises de courant :

 Implantation des luminaires,


Il faut d’abord avant toute implantation de luminaires :
 Choisir les types adéquats pour chaque local,
 Calculer l’éclairement moyen en utilisant des logiciels de
calcul d’éclairage pour assurer la conformité aux normes.

 Implantation des prises de courant et les prises


informatiques,
 l’implantation est faite selon le type du local et les besoins
du maitre d’ouvrage.

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V. Calcul des sections de câble et définitions des dispositifs
de protection

 Calcul des sections de câbles et définitions de


dispositifs de protection.
Ceci est effectué, par les logiciels de calcul
d’électricité basse tension. Exemple Caneco;

Pour cela il faut fournir les informations concernant :


les longueurs et la puissance des circuits,
la nature de la source d’alimentation,
le type du conducteur (monopolaire ou multipolaire) et
son mode de pose.

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V. Calcul des sections de câble et définitions des dispositifs
de protection

 Schémas unifilaires :
 Marques,
 Références et calibres des dispositifs de protection,
 Section de câbles,
 Chute de tension maximale,
 Courant de court-circuit maximal,
 …etc.
Ces schémas sont très utiles car ils fournissent les données :
 Lors de la mise en œuvre et la réalisation du projet,
 La vérification,
 Lors de la maintenance et l’entretien de l’installation,…

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2. BILAN DE PUISSANCE :

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Plan du chapitre : Bilan de puissance

I. Utilité du calcul de bilan de puissance


II. Estimation des besoins en énergie électrique:
a. Définition des différentes puissances
b. Evaluation de la puissance installée,
c. Calcul de la puissance utilisée,
d. Estimation de la puissance foisonnée,
e. Estimation de la puissance en kVA,
f. Extension de la puissance.
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I. Utilité du calcul de bilan de puissance

Le bilan de puissance sert à :

1. Déterminer les besoins en énergie électrique,


2. Evaluer les coût de participation aux
infrastructures et les frais de branchement,
3. Evaluer la puissance à souscrire qui détermine le
contrat de fourniture d’énergie.

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I. Utilité du calcul de bilan de puissance

1. Dimensionner :
i. Les sources d’alimentations en énergie électriques :
i. Poste électrique :
 Calcul de la puissance de(s) transformateur(s)
HTA/BT
ii. Groupe électrogène :
 Calcul de la puissance secourue.
iii. Onduleurs,
 Calcul de la puissance ondulée.
iv. Autres sources (Solaires,…)
 Dimensionnement de la station solaire ou autre.
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I. Utilité du calcul de bilan de puissance

i. Les Tableaux électriques (TGBT, Divisionnaires, …)


– Les puissances qui transitent à chaque niveau des
tableaux de distribution
ii. Courants admissibles, chutes de tensions, courants
de court-circuit,..
iii. Protections aux différents niveaux de l’installation
électrique.
iv. Les sections de câbles et conducteurs
v. Les acheminements : conducteurs, gaines, chemins
de câble, …

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Exemple de calcul de BILAN DES PUISSANCES

Etablissement
PUISSANCES EN KVA
PRISES ALIMENTATIONS TOTAL
PRISES DE TOTA RESRE POSTE DE GROUPE
EQUIPEM EQUIPE GENER
DESIGNATION ECLAIR DE COURAN L VE EN TRANSFO ELECTR ONDULEUR
ENT MENT COURANT ASCENSE AL EN
AGE COURAN TS (KVA) % RMATION OGENE
CLIMATI PLOMB S FAIBLES URS KVA
TS ONDULE
S SATION ERIE

RDC 26,12 25,76 26,04 48,15 45,00 171,07


1 er ETAGE 23,54 16,80 43,26 41,11 124,72
2 éme ETAGE 26,18 22,26 37,80 60,37 146,61
Salle multifonction 11,16 13,39 4,20 38,89
Annexes 5,65 25,62 9,44 21,11 15,00 76,82
ECLAIRAGE
25,65 25,65
EXTERIEUR
TOTAL PUISSANCE
INSTALLEE
118,30 103,83 120,74 209,63 15,00 20,00 45,00 544,86
CIRCUITS
NORMAUX
Coefficient de
1,00 0,60 0,80 0,80 1,00 1,00 1,00
Foisonnement

PUISSANCE 630
118,30 62,30 96,59 167,70 15,00 20,00 45,00 524,90 20% 629,87
APPARENTE (KVA) KVA
PUISSANCE
CIRCUITS 250
39,43 6,23 96,59 20,00 20,00 45,00 227,26 10% 249,98
PRIORITAIRES KVA
SECOURUS
PUISSANCE CIRCUITS 2x120
PRIORITAIRES ONDULES
96,59 96,59 25% 120,74
KVA
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II. Estimation des besoins en énergie électrique

Pour étudier une installation électrique BT, la connaissance de


la réglementation est un indispensable.

 Bilan Global des Puissances,


 Nombre et puissances des sources nécessaires au
fonctionnement de l’installation :
Le mode de fonctionnement des récepteurs (régime normale, démarrage,
simultanéité, etc.), et la localisation, sur le plan du ou des bâtiments, des
puissances utilisées permettent de réaliser un bilan des puissances
installées et utilisées et, ainsi, d’en déduire la puissance et le nombre des
sources nécessaire au fonctionnement de l’installation.

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II. Estimation des besoins en énergie électrique
a. Définition des différentes puissances

La détermination de la puissance de l’installation (puissance


appelée ou absorbée par le réseau) se fait en établissant un
bilan de puissance par le calcul successif de :
 La puissance installée Pi :
 Somme des puissances actives en kW des récepteurs
de l’installation.
 La puissance d’utilisation Pu :
 Partie de la puissance Pi réellement utilisée en tenant
compte des coefficients d’utilisation maximale des
récepteurs et des coefficients de simultanéité par
groupe de récepteurs.
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II. Estimation des besoins en énergie électrique
a. Définition des différentes puissances

 La puissance foisonnée Pf :
 Puissance en kW qui tient compte des statistiques de
fonctionnement des récepteurs.

 La puissance apparente Sf :
 Puissance en kVA correspondant à Pf en tenant
compte des facteurs de puissance et du rendement.

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II. Estimation des besoins en énergie électrique
b. Puissance installée Pi: Normes NF C 63-410 et
NF C 15-100
• La puissance installée d’un récepteur pi est sa puissance active en kW.
• La puissance installée globale est la somme des puissances actives de
tous les récepteurs de l’installation sans oublier les prises de courant sur
lesquelles peuvent être raccordés des récepteurs mobiles.
Elle concerne :
 L’éclairage, et projecteurs,
 Les prises de courants standards,
 Les prises de courant ondulé,
 les alimentations :
 Chambre de froid,
 Pompage, compresseurs, ou autre motorisation,
 Climatisation,
 ….
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II. Estimation des besoins en énergie électrique
b. Puissance installée Pi : Normes NF C 63-410 et NF C 15-100

Le tableau ci-après donne des ordres de grandeur statistiques des


puissances normalement installées suivant les types d’installation.
Type de Type d’exploitation Puissance installée estimée en
distribution (W/m²)
bureaux 25
Eclairage
15 (hauteur plafond < 6m) et
fluorescent ateliers
20 (hauteur plafond > 6m)
bureaux 25
ateliers peinture 350
Ateliers montage 300
Force motrice Traitement thermique 50
chauffage 23 (ateliers)
Conditionnement d’air 22 (bureaux)
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II. Estimation des besoins en énergie électrique
c. Puissance d’utilisation Pu

La puissance d’utilisation notée Pu tient compte du


régime de fonctionnement des récepteurs.
Elle est exprimée par :

Pu (kW)= Pi (kW) x Ku
Où :

• Ku : Facteur d’utilisation maximale.

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II. Estimation des besoins en énergie électrique
III. d’utilisation
c. Puissance La puissance d’utilisation P Pu, et Ku
et facteur d’utilisation : u

 En effet, le régime de fonctionnement normal d’un récepteur peut être tel


que sa puissance utilisée soit inférieure à sa puissance nominale installée,
d’où la notion de la puissance d’utilisation Pu et en conséquence la notion
d’un facteur d’utilisation Ku.
 Le facteur d’utilisation s’applique individuellement à chaque
récepteur. Ceci se vérifie pour des récepteurs à moteur
susceptibles de fonctionner en dessous des leur pleine charge.
 Dans une installation industrielle, ce facteur peut être estimé
en moyenne à 0.75 pour les moteurs.
 Pour l’éclairage et le chauffage, il sera toujours égal à 1.
 Pour les prises de courant, tout dépend de leur destination.

24
II. Estimation des besoins en énergie électrique
c. Puissance d’utilisation et facteur d’utilisation : Pu, et Ku

(1)

(2)

(3)

(1) L’application de ce coefficient nécessite la connaissance parfaite du fonctionnement du ou


des récepteurs.
(2) Dans les installations industrielles, ce facteur peut être plus élevé.

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II. Estimation des besoins en énergie électrique
c. Puissance d’utilisation et facteur d’utilisation : Pu, et Ku

• L’application du coefficient d’utilisation Ku nécessite la


connaissance parfaite du fonctionnement du ou des
récepteurs.

• Dans les installations industrielles, le facteur


d’utilisation pour les prises de courant et les
alimentations électriques peut être plus élevé.

• Le courant d’emploi est calculé en considérant


chaque moteur à part. Ce courant est pris égal au
courant nominal majoré du tiers du courant de
démarrage.
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II. Estimation des besoins en énergie électrique
d. Puissance foisonnée

La puissance foisonnée tient compte des statistiques


de fonctionnement des récepteurs.
Elle est exprimée par :

Pf (kW)= Pu (kw) x Ks
Où :
• Ks : Facteur de simultanéité.

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II. Estimation des besoins en énergie électrique
d. Puissance foisonnée : Facteur de simultanéité Ks

 Tous les récepteurs installés ne fonctionnent pas


simultanément.

 C’est pourquoi, il est permis d’appliquer aux différents


ensembles de récepteurs (ou de circuits) des facteurs de
simultanéité.

 Le facteur de simultanéité caractérise donc les statistiques


d’exploitation de l’installation notamment pour les moteurs et
les prises de courant.

 Il nécessite en conséquence, une connaissance détaillée de


l’installation.
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II. Estimation des besoins en énergie électrique
d. Puissance foisonnée : Facteur de simultanéité Ks

Le facteur de simultanéité s’applique à chaque


regroupement de récepteurs (exemple au niveau d’un
tableau terminal, d’un tableau divisionnaire, d’une
armoire...).

Il est également utilisé pour le choix du jeu de barres


ou de la Canalisation Electrique Préfabriquée (CEP)
auquel il est affecté, pour déterminer le courant
circulant dans les circuits amont, et pour
dimensionner la source.
29
30
Ces valeurs sont issues de quelques normes en vigueur. Elles sont données à
titre indicatif. Elles sont le fruit de l’expérience. Elles peuvent être utilisées en,
31
l’absence de toute valeur plus précise.
Tableau des Coefficients de Foisonnement
Adoptés par REDAL
Nombre de lots ou Coefficient de
d'appartements foisonnement
1à3 1
4 0.86
5à8 0.78
9 0.7
10 à 12 0.63
13 0.59
14 0.56
15 à 18 0.53
19 0.51
20 à 23 0.49
24 0.47
25 à 28 0.46
29 0.45
30 à 33 0.44
34 0.43
35 à 39 0.42
40 à 48 0.41
49 0.405
32
50 et plus 0.4
II. Estimation des besoins en énergie électrique
e. La puissance apparente Sf correspondante à Pf :
Facteur de puissance moyen estimé de l’installation

• Cette puissance est obtenue par :

Sf(kVA)= Pf /  x cos

•  : rendement global de l’installation


• cos : facteur de puissance moyen de l’installation.

Ce calcul reste approximatif. Néanmoins il est très pratique et


largement utilisé.

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II. Estimation des besoins en énergie électrique
e. La puissance apparente Sf correspondante à Pf :
Facteur de puissance moyen estimé de l’installation

• Un calcul rigoureux nécessite la prise en


considération :

1. des puissances individuelles, active et réactive, de


chaque récepteur ou circuit,

2. des facteurs individuels d’utilisation et de


foisonnement pour chaque récepteur ou circuit.

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II. Estimation des besoins en énergie électrique
e. La puissance apparente Sf correspondante à Pf :
Facteur de puissance moyen estimé de l’installation

• Ceci permet :
1. La détermination des courants d’emploi (utiles pour
la mise en œuvre de la protection individuelles des
circuits ou récepteurs),

2. La détermination de la puissance globale : installée,


utilisée et foisonnée.

3. L’évaluation du facteur de puissance et le facteur de


foisonnement moyens.

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II. Estimation des besoins en énergie électrique
e. Extension de la puissance : Facteur d’extension Ke

• Toute installation électrique est généralement appelée à


évoluer dans le temps.
• Il est donc nécessaire de prévoir cette évolution et d’en tenir
compte dans l’élaboration du bilan des puissances.
• Pour cela on introduit un coefficient d’extension Ke qui permet
de prendre en compte les évolutions prévisibles de
l’installation.
• Se(kVA)= Sf (kw) x Ke
N.B : Ce coefficient est généralement compris entre 0,1 et 0,3.
Cependant il est souvent pris égal à 0,2.

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Dossier d'étude technique

1. Note de puissance détaillée par lot


2. Note de puissance globale
3. Note de calcul de chute de tension par départ sortie poste en
régimes normal et secours
4. Note de répartition de puissance par poste et par départ
5. Note de calcul du réseau d'éclairage public (hauteur, espacement
entre candélabres, éclairement, puissance et nature des
luminaires).
6. Un jeu en trois exemplaires du plan de masse à l'échelle (1/500)
précisant le (s) emplacement (s) de (s) poste (s) MT/BT. , les tracés
et caractéristiques des réseaux : Moyenne Tension, Basse Tension,
et Eclairage Public. Les limites de prestation seront définies en
commun accord avec la REDAL.

37
Puissances Electriques Minimales Adoptées

• Appartement comprenant :
 1 Pièce : 3 kVA.
 2 ou 3 Pièces : 4 kVA.
 4 ou 5 Pièces : 5.5 kVA.
 6 Pièce : 6.5 kVA.
 7 Pièces et plus : 6.5 kVA + 30 w /m² par pièce
de plus grande surface.
Coefficient de foisonnement sur le total des appartements
d’immeuble du lotissement.

38
Puissances Electriques Minimales Adoptées

• Villas :
 Surface Unitaire Brute <= 300 m² :
P unitaire = 5.5 kVA.
 300 m² < Surface Unitaire Brute < 1000 m² :
P unitaire = 6.5 kVA.
 Surface Unitaire Brute >= 1000 m² :
P unitaire = 10 kVA.

Coefficient de foisonnement sur le nombre total de villa.

39
Puissances Electriques Minimales Adoptées

• Usage commercial-Bureau :
50 w / m² avec une puissance minimale de 1
kVA par commerce.
Coefficient de foisonnement de 1.

• Usage parking / dépôt :


20 w / m² plancher pour usage parking.
10 w / m² plancher pour usage dépôt.
• Coefficient de foisonnement de1.

40
Puissances Electriques Minimales Adoptées

• Usage industriel :
130 KVA / ha de surface brute du lot.
15 KVA minimale par lot industriel.
10 KVA minimale par lot artisanal ou d’activité.
Coefficient de foisonnement de 1.

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TYPE D'USAGER RATIOS MINIMUMS ADOPTES
Crèche & Garderie 20 w/m² si Sb < 1000 m² , (2/3)*20W/m² si Sb > 1000m²
Ecole primaire 20 KVA
Collège 25 KVA
Lycée 60 KVA
CQP,CFP,ITA 50 w/m² si Sb < 1000 m² , (2/3)*50W/m² si Sb > 1000m²
Centre de santé 50 w/m² si Sb < 1000 m² , (2/3)*50W/m² si Sb > 1000m²
Dispensaire 50 w/m² si Sb < 1000 m² , (2/3)*50W/m² si Sb > 1000m²
Stade omnisports 50 w/m² si Sb < 1000 m² , (2/3)*50W/m² si Sb > 1000m²
Terrain de jeux min de 6,5 KVA
Salle couverte(plancher couvert) 50 w/m² si Sb < 1000 m² ,(2/3)*50W/m² si Sb > 1000m²
Piscine 10 KVA
Cité administrative (plancher couvert) 50 w/m² si Sb < 1000 m² , (2/3)*50W/m² si Sb > 1000m²
Tribunal (plancher couvert) 50 w/m² si Sb < 1000 m² , (2/3)*50W/m² si Sb > 1000m²
Foyers féminins(plancher couvert) 50 w/m² si Sb < 1000 m² ,(2/3)*50W/m² si Sb > 1000m²
Maison de jeunes 50 w/m² si Sb < 1000 m² , (2/3)*50W/m² si Sb > 1000m²
Centres commerciaux (plancher
50 w/m² si Sb < 1000 m² , (2/3)*50W/m² si Sb > 1000m²
couvert)
Centre culturel 50 w/m² plancher couvert
Postes de polices 50 w/m² si Sb < 1000 m² , (2/3)*50W/m² si Sb > 1000m²
Sapeurs Pompiers (plancher couvert) 50 w/m² si Sb < 1000 m² , (2/3)*50W/m² si Sb > 1000m²
Croissant rouge 50 w/m² si Sb < 1000 m² , (2/3)*50W/m² si Sb > 1000m²
Four & Hammam 20 W/m²
Mosquée 20 W/m²
Cinéma 50 w/m² plancher couvert ou besoin à formuler par le client
Pâtisserie/Boulangerie 50 w/m² plancher couvert ou besoin à formuler par le client
Clinique 50 w/m² plancher couvert ou besoin à formuler par le client
Pharmacie 50 w/m² plancher couvert ou besoin à formuler par le client
Café/Snack 50 w/m² plancher couvert ou besoin à formuler par le client
Petit Restaurant 50 w/m² plancher couvert ou besoin à formuler par le client
Restaurant Moyen 50 w/m² plancher couvert ou besoin à formuler par le client
Salle polyvalente 50 w/m² plancher couvert ou besoin à formuler par le client 42
Banque 50 w/m² plancher couvert ou besoin à formuler par le client
Puissances Electriques Minimales Adoptées

• Remarque : Le chauffage , climatisation et


services généraux ne sont pas pris en compte
dans les puissances précitées et doivent être
considérés en sus.

43
Eclairage

(1) Ces valeurs sont données à titre indicatif et peuvent être utilisées en l’absence de tout
autre renseignement.
(2) Les rendements des moteurs électriques et des appareils d’éclairage sont donnés
dans les documents constructeurs.

44
45
Forces motrices

(1) Ces valeurs sont données à titre indicatif et peuvent être utilisées en l’absence de tout
autre renseignement.
(2) Les rendements des moteurs électriques et des appareils d’éclairage sont donnés
dans les documents constructeurs.

46
47
Caractéristiques des Fouilles pour implantation des poteaux en béton armé
BT et MT

48
Caractéristiques des Fouilles pour implantation des poteaux en béton armé
BT et MT

a'2 b'2

b1'
a1'

b'
e' a' e'

Fouille circulaire
49
Mode de pose des câbles

50
Mode de pose des câbles

51
Mode de pose des câbles

52
Mode de pose des câbles

53
CHOIX DU TRANSFORMATEUR
MT/BT OU DU COMPTEUR BT

54
1. Choix du calibre Compteur dans le cas d’un
abonnement en distribution BT.
• Après la détermination de la puissance totale Su, le choix du calibre du
Compteur peut être effectue a l’aide du tableau ci-dessous.

(*) Ce compteur sera attribué uniquement dans le cas de force motrice.


55
2. Choix de la puissance du transformateur dans le
cas d’un poste abonné.

Les transformateur de distribution MT/BT sont


utilisés dans les réseaux MT de distribution publique
pour adapter la tension du réseau afin d’alimenter les
postes de clients abonné BT (poste privé).

On choisit en principe le transformateur de puissance


apparente normalisée immédiatement supérieure à
Su.

56
2. Choix de la puissance du transformateur dans le
cas d’un poste abonné.

• Néanmoins il faut prendre en compte pour ce choix


les éléments suivants :
Si l’installation ne comprend qu’un seul
transformateur, il serait prudent de sur-calibrer
Su de l’ordre de 25% pour la sûreté de
fonctionnement.
 Les puissances du transformateur normalisées:
50-100-160-250-315-400-500-630-
800-1000-1250-1600-2500-3150 kVA.
57
APPAREILLAGE ET MATERIEL BASSE
TENSION

58
1. /1 Architecture de distribution BT

• Les circuits Basse -Tension sont alimentés (par


le réseau public ou le poste de transformation
privé) via des tableaux électriques.

• Ces derniers ont pour rôle la répartition des


circuits et leur protection contre les chocs
électriques, les surcharges, les courts-circuits,
les surtensions et les baisses de tension …

59
1. /2 Architecture de distribution BT

• Plusieurs tableaux de répartition peuvent être


prévus. Ils sont reliés par des câbles de
raccordement au Tableau Général de toute
l’installation.

• Ce dernier est relié également à l’origine de


l’installation (poste de livraison ou réseau BT)
en passant par le système de comptage BT.

60
1. /3 Architecture de distribution BT

Il faut prévoir des circuits différents :


pour l’éclairage ,

pour les prises de courant,

 pour les appareils de chauffage et de climatisation,

 pour la force motrice,

 pour l’alimentation des auxiliaires (circuits de contrôles,


commandes)

 pour les circuits de sécurité.

61
2. /1 Distribution à partir du réseau de
distributeur :

• Une installation électrique alimentée à partir du


réseau de distributeur (régie) comporte les éléments
suivants : un compteur électrique, un disjoncteur
général de branchement, des circuits électriques
distincts pour alimenter les différents équipements.

• Les circuits terminaux d’une installation sont distincts


pour l’éclairage, les socles de prises de courant, le
chauffage et les moteurs.

62
2. /2 Distribution à partir du réseau de
distributeur :

• La norme NF C15-100 précise que tous les


circuits de prises de courant et de salle de
bains doivent être protégés par une protection
différentielle de 30 mA.

• L’installation d’éclairage et les appareils fixes


sont protégés par des appareils différentiels de
sensibilité égal à 300 mA.

63
2. /3 Distribution à partir du réseau de
distributeur : Schéma de principe unifilaire.

64
3.1 Distribution avec l’existence d’un poste de
transformation client :

• Une installation électrique alimentée à partir


d’un poste client comporte les éléments
suivants :
un transformateur,
un disjoncteur général basse tension
(TGBT),
 des tableaux de protection secondaires,
des tableaux de protection divisionnaire.
65
66
4.1 Les fonctions de base de l’appareillage BT

Le rôle de l’appareillage électrique est d’assurer la protection électrique, le


sectionnement et la commande des circuits.
La protection électrique :
Protection contre les surintensités
C’est la protection des canalisations et équipements contre :
 les surcharges, les surintensités se produisant dans un circuit
électriquement sain.
 Les courants de court-circuit consécutifs à un défaut dans un circuit
entre plusieurs conducteurs.
Ces protections sont généralement assurés par des disjoncteurs ou des
fusibles (de plus en plus rarement) et doivent être installés à l’origine
de chaque circuits.

67
4.1 Les fonctions de base de l’appareillage BT

Protection contre les défauts d’isolement :


C’est la protection des personnes. Selon le schéma de liaison à la
terre, la protection est réalisée par disjoncteurs, dispositifs
différentiels ou contrôleur d’isolement.

Protection contre les risques d’échauffement des moteurs :


Ces risques sont dus par exemple à une surcharge prolongée ou à
une marche en monophasé. La détection des surcharges est en
général confiée à un relais thermique.

68
4.1 Les fonctions de base de l’appareillage BT

• Le sectionnement
Son but est d’isoler un circuit ou un appareil du reste de l’installation électrique afin de
garantir la sécurité des personnes ayant à intervenir sur l’installation électrique pour
entretien et réparation. La norme NC 15-100 (Article 462-1) impose que tout circuit
électrique d’une installation puisse être sectionné. (À l’origine de toute installation et
de tout circuit terminal et de distribution) Cette fonction peut être réalisée par un
interrupteur – sectionneur. Des dispositions peuvent être prises pour le sectionnement
d’un ensemble de circuits par un même dispositif.
• Commande des circuits :
C’est l’ensemble de fonctions qui permettent à l’exploitant d’intervenir volontairement
à des niveaux différents de l’installation sur des circuits en charge. Telle que la
commande fonctionnelle (mise en et hors tension de l’installation), coupure d’urgence-
arrêt d’urgence et coupure pour entretien mécanique. La commande fonctionnelle
peut, par exemple, être réalisée au moyen de : interrupteurs ; dispositifs à semi-
conducteurs ; disjoncteurs ; contacteurs ; télérupteurs; prises de courant de courant
assigné au plus égal à 16 A.
69
4.2 L’ appareillage BT

Les appareils BT sont :


 le sectionneur,
 l’ interrupteur,
 le télérupteur,
 Le contacteur,
 le discontacteur,
 les fusibles,
 Le disjoncteur
 l’interrupteur fusible,
 Le sectionneur-fusible+ discontacteur,
 Le contacteur-disjoncteur et le discontacteur –disjoncteur,
 Le dispositif différentiel résiduel (DDR) :

70
4.2 L’ appareillage BT : les dispositif de protection

• Le sectionneur : c’est un appareil de connexion à commande manuelle et à


2 position stables ( ouvert / fermé) qui assure la fonction de
sectionnement

• L’ interrupteur : c’est un appareil de commande manuelle capable de


couper et de fermer le circuit en service normal. Il n’assure pas la fonction
de protection.

• Le télérupteur : c’est un interrupteur bistable équipé d’une commande


électromagnétique à distance.

• Le contacteur : c’est un appareil de commande monostable capable


d’assurer un nombre de manœuvres élevé dont la coupure et la fermeture
à distance d’un circuit en service normal.
71
4.2 L’ appareillage BT : les dispositif de protection

• Le discontacteur : c’est un contacteur équipé d’un relais thermique


destiné à assurer la protection contre les surcharges.

• Les fusibles : c’est un appareillage de protection dont la fonction est


d’ouvrir tout ou une partie du circuit ( par fusion d’un ou plusieurs
fusibles) lorsque le courant dépasse une valeur donnée pendant un temps
déterminé. Les normes définissent 2 types : coupe circuit à usage
domestique permettant de recevoir des cartouches type B( calibres : 20,
25, 32 A pouvoir de coupure 8kA sous 380v) et coupe circuit à usage
industriel permettant de recevoir des cartouches de type gl ou aM ( tous
les calibres existent sous 380v leur pouvoir de coupure est 20kA)

72
4.2 L’ appareillage BT : les dispositif de protection

• Le disjoncteur : c’est un appareillage de protection, de commande et certains sont


aptes au sectionnement par conformité à leurs normes sans marquage explicite (
NF C 61 –410) ils peuvent être domestiques ou industriels. Ces derniers intègrent
de nombreuses fonctions d’électronique et de communication.

• L’ interrupteur-fusible: on distingue d’une part ceux dont la fusion du fusible


entraîne automatiquement l’ouverture automatique de l’interrupteur. Ils sont
dotés d’un système d’asservissement et destinés à des importantes et d’autre part
ceux qui sont simplement constitués d’interrupteur et de fusible juxtaposés sans
asservissement sur un même châssis.

• Le sectionneur-fusible+ discontacteur : un discontacteur n’assure pas la


protection contre les courants de court-circuit . on lui adjoint des fusibles. Il est
utilisé pour les circuits d’alimentation des moteurs.

73
4.2 L’ appareillage BT : les dispositif de protection

• Le contacteur-disjoncteur et discontacteur – disjoncteur : ces associations


utilisées en en distribution télécommandée à grande cadence ou en commande et
protection des circuits d’alimentation des moteurs.

• Le dispositif différentiel résiduel (DDR) : c’est un appareillage de protection contre


les courants de défauts associés aux contacts directs et indirects et qui ne
reviennent pas à la source par des conducteurs actifs. Sa fonction est de détecter
les courants différentiels résiduels. De plus il surveille l’isolement des câbles et des
récepteurs électriques. Il est employé dans les installations électriques
domestiques et industriels. Leur usage dépend principalement de la norme NF
C15-100. Celle ci impose l’utilisation d’un DDR haute sensibilité (30mA) comme
mesure de protection contre les contacts directs pour les prises de courants
jusqu’à 32A et au delà si ils sont installés dans des endroits humides ainsi que pour
l’alimentation de luminaires et d'appareils de chauffage dans des salles d'eau…

74
4.2 L’ appareillage BT : les dispositif de protection
Choix de l’appareillage BT

Le choix du dispositif de protection doit se faire en


fonction :
 Les fonctions réalisées.
 Des caractéristiques du réseau sur lequel il est installé :
tension, fréquence, intensité, pouvoir de coupure,
nombre de pôles.
 Continuité de service désirée.
 Les diverses règles de protection à respecter.

75
Les fonctions réalisées :Certains appareils réalisent plusieurs fonctions en même temps.
Une récapitulation des fonctions remplies par les différents appareils et leur principe général
d’installation est présentée dans le tableau suivant.

Les disjoncteurs-sectionneurs remplissent toutes les fonctions de base de l’appareillage et offrent de nombreuses possibilités grâce à des
auxiliaires
76
5.1 Caractéristiques du réseau :

• La tension nominale du dispositif doit être supérieure


ou égale à la tension entre phases du réseau.

• La fréquence nominale du dispositif doit


correspondre à la fréquence du réseau.

• L’intensité de réglage du dispositif de protection


diffère selon le dispositif.

77
5.1 Caractéristiques du réseau :

• La norme NFC 15-100 impose que la chute de tension entre l’origine de


l’installation BT et tout point d’utilisation n’excède pas les valeurs du
tableau ci – contre

78
5.1 Caractéristiques du réseau :
Ce tableau donne avec une bonne approximation la chute de tension par km de
câble pour un courant de 1 A en fonction du type d’utilisation ( force motrice ou
éclairage) et le type de distribution (monophasé et triphasé).

79
5.1 Caractéristiques du réseau :

80
Détermination des protections et sections de câbles (en
pratique)
• Pour déterminer le calibre de la protection des circuits électriques et
section du câble correspondant, il faut tenir en compte des éléments
suivants :

Les sections des câbles standards en mm² sont :

Calibres et types des disjoncteurs standards :


Pour disjoncteurs Usage générale :

81
MISE A LA TERRE

82
MISE A LA TERRE

• C’est le raccordement à la prise de terre des éléments


conducteurs d’un bâtiment et des masses des
appareils électriques qui risquent d'être mises
accidentellement en contact avec le courant
électrique par suite d'un défaut d'isolement dans un
appareil électrique.
• D'une part la mise à la terre permet d'écouler les
courants de fuite sans danger. D'autre part, en
association avec un dispositif de coupure
automatique (disjoncteur différentiel), elle assure la
mise hors tension de l'installation électrique.
83
MISE A LA TERRE

• Il faut mettre à la terre le corps métallique de tout


élément qu'on peut toucher, qui est normalement
isolé du courant électrique mais qui peut risquer
d'être en contact avec le courant : chauffe-eau,
cuisinière, machine à laver, réfrigérateur, moteur,
lampadaire, tube fluorescent, cadre métallique d'une
porte, etc.

84
MISE A LA TERRE

• On relie donc à la terre :


Les appareils d'une installation électrique
(socles de prises) et les conducteurs de
protection (fil jaune et vert) de tous les circuits
électriques.
Les masses des appareils qui ont une borne de
terre de :
Symbole

85
MISE A LA TERRE

Les liaisons équipotentielles principales des


bâtiments, càd les éléments conducteurs
comme une charpente métallique, les
canalisations métalliques d'eau ou de
chauffage.

Les liaisons équipotentielles des salles d'eau.

86
MISE A LA TERRE

La réalisation d’une bonne mise à la terre comporte:


une prise de terre.
Un conducteur de terre.
Une borne principale de terre.
Des conducteurs de protection
Des liaisons équipotentielles.

87
Prise de terre

• C’est un corps conducteur enterré assurant une


liaison électrique avec la terre. Elle peut être réalisée
par :

Une boucle à fond de fouille avec généralement


un câble en cuivre nu de 25mm² minimum (ou
95mm² en acier galvanisé). Cette solution est
imposée pour les bâtiments soumis au code du
travail.

88
Prise de terre

89
Prise de terre

• Par un piquet enfoncé verticalement au


dessous du niveau permanent d’humidité, à
une profondeur minimale de 2m. ce piquet
peut être un tube en acier galvanisé de
diamètre au moins égal à 25mm ou un profilé
en acier doux galvanisé d’au moins 60mm de
côté ou bien une barre de cuivre d’au moins de
15mm de diamètre.

90
Prise de terre

91
Le conducteur de terre

• Le conducteur de terre relie la prise de terre à


la borne principale de terre ou barrette de
mesure. Sa section doit être au moins de :
16mm² cuivre ou acier galvanisé protégé
contre la corrosion et non protégé des
chocs.
25 mm² cuivre ou 50 mm² acier galvanisé
non protégé contre la corrosion.

92
93
Les liaisons équipotentielles

94
COMPENSATION DE L’ENERGIE
REACTIVE

95
Cosphi

• Le seuil de facturation est de cos phi = 0.8 et


tgphi= 0.6 est destiné à inciter les clients à
s’équiper de batteries et de condensateurs
pour compenser cette énergie réactive et
réaliser ainsi des économies sur les factures
d’électricité et optimiser les équipements
électriques.

96
INSTALLATIONS DE SECURITE
ALIMENTATIONS DE
REMPLACEMENT

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98