Vous êtes sur la page 1sur 161
Architecture des Réseaux Télécoms Document de l’étudiant; 1 è r e Partie ART / LPRO
Architecture des Réseaux Télécoms Document de l’étudiant; 1 è r e Partie ART / LPRO

Architecture des Réseaux Télécoms

Document de l’étudiant; 1 ère Partie

Objectifs Objectif Général : Etre capable de décrire la structure des principaux réseaux de télécommunications

Objectifs

Objectifs Objectif Général : Etre capable de décrire la structure des principaux réseaux de télécommunications

Objectif Général:

Etre capable de décrire la structure des principaux réseaux de télécommunications actuels, d’énumérer leurs principes de fonctionnement et les principales contraintes techniques liées à leur mise en œuvre …

Objectifs Intermédiaires:

1/ Retrouver les types de communication (Parole, Image, Texte, Informatique) et citer les réseaux spécifiques s’y rapportant, définir le mot « TELECOMMUNICATIONS »

2/ Connaître l’essentiel sur l’historique des télécommunications

3/ Décrire un réseau téléphonique et citer les différents problèmes concernant son implémentation et son fonctionnement

3/ Décrire l’organisation type d’un réseau téléphonique (Zones, Classes d’autocommutateur, …etc)

4/ Décrire quelques plans techniques fondamentaux du RTC

SOMMAIRE Chapitre I: Les Communications I.1 La communication I.2 Les Télécommunications Chapitre II: Historiques

SOMMAIRE

SOMMAIRE Chapitre I: Les Communications I.1 La communication I.2 Les Télécommunications Chapitre II: Historiques

Chapitre I:

Les Communications

I.1 La communication I.2 Les Télécommunications

Chapitre II: Historiques des télécommunications II.1 Introduction II.2 La transmission de la voie II.3 Le télégraphe optique II.4 Le télégraphe électrique II.5 Le téléphone II.6 Les centraux téléphoniques

Chapitre III:

Les Réseaux des Télécommunications

III.1 Introduction III.2 Le réseau Téléphonique Commuté (RTC) III.3 Organisation rationnelle d’un réseau téléphonique

III.4 Les différents Plans Techniques Fondamentaux

Chapitre I: Les communications I.1 La communication : Communication: Action de communiquer Communiquer: être en

Chapitre I: Les communications

Chapitre I: Les communications I.1 La communication : Communication: Action de communiquer Communiquer: être en

I.1 La communication:

Communication: Action de communiquer Communiquer: être en relation avec, transmettre. Pour communiquer, il faut:

- Être au moins à deux

- S’entendre (dans les deux sens du mot: ouïr, se mettre d’accord) -Se comprendre (parler le même langage).

Exemples de communications:

- La lettre, le discours, le geste (mime), le journal, la radio, la télévision, le téléphone, …

I.2 Les Télécommunications : Une télécommunication est une communication à distance à temps réel. Les
I.2 Les Télécommunications : Une télécommunication est une communication à distance à temps réel. Les

I.2 Les Télécommunications:

Une télécommunication est une communication à distance à temps réel. Les télécommunications se caractérisent par le fait que seul l’information utile est transmise aux usagers, le support étant utilisable par différentes communications soit en même temps soit à des temps différents. On peut classer les télécommunications en 4 types:

- Télécommunications orales: Téléphone, radio, …

- Télécommunications écrites: Télex, …

- Télécommunications visuelles: Télévision, Télécopie, ….

-Télécommunications Informatiques: Transmission de données, télétexte, télématique, ….

Nota: la littérature, le cinéma, la peinture, etc sont aussi des moyens de communications, mais indirects. Ils ne sont donc pas classés dans les télécommunications.

Chapitre II: Historique des Télécommunications II.1 Introduction : De tous temps et dans tous les

Chapitre II: Historique des Télécommunications

Chapitre II: Historique des Télécommunications II.1 Introduction : De tous temps et dans tous les pays,

II.1 Introduction:

De tous temps et dans tous les pays, les hommes ont éprouvé le besoin d’échanger leurs pensées à distance ou sonores très simples (feux, fumées, etc. …) que l’œil ou l’oreille interprétaient. Plus tard, les chercheurs s’essayèrent à transmettre la parole par le moyen de l’électricité, mais il a fallu attendre la mise au point du téléphone, inventé en 1876, pour que le langage articulé soit transmis à distance dans des conditions satisfaisantes.

II.2 La Transmission de la voix : A l’air libre, la parole n’est intelligible qu’à
II.2 La Transmission de la voix : A l’air libre, la parole n’est intelligible qu’à

II.2 La Transmission de la voix:

A l’air libre, la parole n’est intelligible qu’à une distance de quelques dizaines de mètres. Les cris ont une portée bien plus grande. D’où l’idée des perses d’échelonner sur certains itinéraires des postes de crieurs qui se répétaient les appels les uns aux autres, grâce à quoi les nouvelles pouvaient être transmises en une journée dans des relations où le voyage durait trente jours. Plus près de nous, les tubes acoustiques permirent également de communiquer par la parole en canalisant les vibrations de l’air, mais sur des distances extrêmement faibles.

II.3 Le Télégraphe Optique:

C’est à Claude CHAPPE que devait revenir l’honneur de découvrir, ou plutôt de mettre au point, le système de télégraphe optique qui porte son nom, et qui commence à fonctionner sur une ligne expérimentale en 1793. L’efficacité du procédé étant démontrée, de nouvelles lignes furent crées. En 1844, le réseau français comportait 5000 Kilomètres de lignes, et 534 stations desservaient 29 villes.

II.4 Le Télégraphe électrique: En 1774, le français LESAGE avait imaginé de relier 24 balles
II.4 Le Télégraphe électrique: En 1774, le français LESAGE avait imaginé de relier 24 balles

II.4 Le Télégraphe électrique:

En 1774, le français LESAGE avait imaginé de relier 24 balles de sureau, représentant chacune une lettre de l’alphabet, par des fils métalliques d’une certaine longueur à une machine produisant des décharges d’électricité statique. Une décharge envoyée dans un des fils provoquait le déplacement de la balle correspondante.

COXE en 1810 et SOEMMERING en 1811 emploient non plus l’électricité statique mais le courant fourni par des piles: ils relient 24 piles à 24 voltamètres (un par lettre), la fermeture de l’interrupteur d’un des fils provoquant, à distance, la décomposition de l’eau du tube correspondant à la lettre, dans lequel le courant est envoyé.

En 1820, AMPERE reprend le même dispositif, mais remplace les voltamètres par des aiguilles aimantées: la déviation d’une aiguille indique le fil correspondant toujours à une des lettre dans lequel le courant est envoyé.

II.4 Le Télégraphe électrique (suite) : Puis, en Octobre 1832, AMPERE et ARAGO découvrent l’électroaimant
II.4 Le Télégraphe électrique (suite) : Puis, en Octobre 1832, AMPERE et ARAGO découvrent l’électroaimant

II.4 Le Télégraphe électrique (suite):

Puis, en Octobre 1832, AMPERE et ARAGO découvrent l’électroaimant qui devait permettre par la suite de résoudre la plupart des problèmes posés par l’émission, la transmission et la réception des signaux télégraphiques et conduire à l’invention du téléphone.

Dès la même année, aux états unis, Samuel MORSE pose les grands principes de son système dont les premières démonstrations ont lieu en 1837. un brevet lui délivré en 1840 et il obtint en 1843 les crédits nécessaires à la construction de la première ligne Washington – Baltimore qui est mise en service le 24 mai 1844.

II.4 Le Télégraphe électrique (suite & fin) : En France, ARAGO présente en 1845 un
II.4 Le Télégraphe électrique (suite & fin) : En France, ARAGO présente en 1845 un

II.4 Le Télégraphe électrique (suite & fin):

En France, ARAGO présente en 1845 un rapport à la chambre des députés tendant à l’adoption du télégraphe électrique. Les crédits permettant l’établissement d’une ligne PARIS – ROUEN sont votés. Mais rapidement le système Morse est écarté au profit de s appareils présentés par BREGUET. Le premier qui, composé de petites barrettes mobiles imitant les signaux Chappe, permettait une substitution progressive du télégraphe électrique au télégraphe aérien dans le réseau général existant.

Le second, à cadran, où la lettre transmise était désignée par l’arrêt d’une aiguille dont les mouvements étaient commandés par le poste émetteur, était réservé au service des chemins de fer, alors en plein développement.

Cependant, le télégraphe Morse présentait le grand avantage de laisser une preuve écrite de l’existence et du contenu des messages. Aussi ce système fut-il finalement adopté en France en 1856.

II.5 Le Téléphone : Avant le Téléphone : L’apparition du téléphone fut précédée de nombreuses
II.5 Le Téléphone : Avant le Téléphone : L’apparition du téléphone fut précédée de nombreuses

II.5 Le Téléphone:

Avant le Téléphone:

L’apparition du téléphone fut précédée de nombreuses recherches sur des appareils permettant de transmettre des sons musicaux (téléphones musicaux). En 1837, deux physiciens américains, HENRY et PAGE, découvrirent qu’une tige métallique soumise à des alimentations et des désaimantations successives très rapides pouvait émettre des sons, lesquels étaient en rapport avec la fréquence des émissions de courant qui les provoquait (musique galvanique) A leur suite, de nombreux chercheurs essayèrent de produire des sons musicaux par le courant électrique, notamment FORMENT et PETRINA qui construisirent en 1847 et 1852 des vibrateurs électriques. En 1854, un fonctionnaire de l’administration française des télégraphes, Charles BOURSEUL, publia dans la revue « l’illustration » (numéro du 26 août 1854), une note sur la possibilité de transmettre la parole à distance au moyen de l’électricité.

Avant le Téléphone (suite & fin) : Cette idée fut accueillie avec le plus grand
Avant le Téléphone (suite & fin) : Cette idée fut accueillie avec le plus grand

Avant le Téléphone (suite & fin):

Cette idée fut accueillie avec le plus grand scepticisme car personne n’imaginait qu’elle put prendre corps un jour, cependant, bien que la suggestion de BOURSEUL fut imparfaite puisqu’il imaginait de faire le courant par tout ou rien au lieu de le moduler, il est permis de croire qu’elle aurait entrainé l’invention du téléphone si des expériences suffisamment poussées avaient été entreprises. Malheureusement, l’auteur ne put aboutir à aucun résultat pratique satisfaisant.

L’invention de Graham BELL : Le 14 février 1876, deux demandes de brevets étaient déposées
L’invention de Graham BELL : Le 14 février 1876, deux demandes de brevets étaient déposées

L’invention de Graham BELL:

Le 14 février 1876, deux demandes de brevets étaient déposées l’une à Boston par Graham BELL pour un appareil dit « Télégraphe harmonique », l’autre à Chicago par Elisha GRAY. Le 7 mars de cette année là, Alexandre Graham BELL obtenait le brevet N°174465 qui lui donnait pratiquement le monopole pour la transmission de la parole par téléphone. Cette attribution donna lieu à un long procès qui ne se termina qu’en 1880, à l’issue duquel le brevet et les droits d’invention furent attribués à BELL. Des recherches approfondies ayant établi que sa demande avait été déposée deux heures avant celle de GRAY. En 1876, BELL réalisa une première expérience de transmission à distance entre Boston et Malden (9Km) en utilisant les fils du télégraphe électrique: « des conversations s’échangèrent avec la plus grande facilité d’un poste à l’autre. Un pianiste exécuta à Malden un morceau qui fut l’auditoire. Des nouvelles expériences se déroulèrent ensuite, notamment entre Salem et Boston (22Km) et entre New-York et Northconway (plus de 230Km).

BELL forma une société pour l’exploitation du téléphone, et le premier réseau fut constitué à
BELL forma une société pour l’exploitation du téléphone, et le premier réseau fut constitué à

BELL forma une société pour l’exploitation du téléphone, et le premier réseau fut constitué à New-York en 1877. le développement véritable du téléphone ne date cependant que de 1878, époque à laquelle l’appareil de BELL fut présenté à l’exposition universelle de Paris.

Les Premiers appareils Téléphoniques:

La réalisation initiale de BELL comprenait un transmetteur et un récepteur distincts mais, par la suite, l’inventeur mit au point un appareil réversible remplissant indifféremment l’un ou l’autre rôle. Il s’agissait d’appareils magnétiques constitués par une bobine entourant un aimant permanent en face duquel pouvait vibrer une membrane en fer doux: les vibrations de la membrane du transmetteur provoquées par la parole entrainaient des vibrations de flux magnétique du barreau aimanté.

Il en résultait des courants d’induction très faibles qui, recueillis dans la bobine du récepteur,
Il en résultait des courants d’induction très faibles qui, recueillis dans la bobine du récepteur,

Il en résultait des courants d’induction très faibles qui, recueillis dans la bobine du récepteur, modifiait le champ créé par l’aimant permanent et faisait ainsi vibrer la membrane du récepteur en accord avec celle de l’émetteur lorsqu’ils ne se trouvaient pas à une distance trop grande l’un de l’autre. C’est pourquoi, malgré divers perfectionnements, ce téléphone ne put autoriser des transmissions à grande distance. Les forces électromotrices induites étant trop faibles.

En 1877, un autre constructeur américain, Thomas EDISON, fit breveter un nouveau téléphone comprenant un transmetteur et un récepteur spécialisé où les vibrations de courant étaient provoquées non pas en agissant sur un champ magnétique, mais sur la résistance d’un circuit parcouru en permanence par le courant électrique d’une pile. Malheureusement, ce nouveau téléphone ne pouvait toujours pas servir pour les transmissions à grande distance.

L’invention du microphone: C’est l’invention du microphone par un physicien anglais D.E HUGUES, qui permit
L’invention du microphone: C’est l’invention du microphone par un physicien anglais D.E HUGUES, qui permit

L’invention du microphone:

C’est l’invention du microphone par un physicien anglais D.E HUGUES, qui permit au téléphone de devenir, en 1878, un moyen de communication véritable utilisable. Mis au point pour accroitre l’intensité des sons, l’appareil était formé d’un crayon de charbon enchâssé dans deux blocs de même matière susceptibles de vibrer sous l’action des ondes sonores. Les contrats crayon – blocs étant imparfaits, la résistance électrique du système variait selon les vibrations de la voix. L’ensemble était intercalé dans un circuit électrique alimenté par une pile. L’intensité du courant circulant dans le circuit variait donc en fonction des fluctuations de la résistance.

Chronologie de quelques postes téléphoniques: Année Désignation Nationalité 1876 BELL (USA)
Chronologie de quelques postes téléphoniques: Année Désignation Nationalité 1876 BELL (USA)

Chronologie de quelques postes téléphoniques:

Année

Désignation

Nationalité

1876

BELL

(USA)

1877

Edison

(USA)

1878

Hugues

(GB)

1879

 

Ader

(F)

1893

Berthon – Ader

(F)

1910

Marty

(F)

1924

BC – auto (type 1924)

(F)

1943

U

43

(F)

1963

S

63

(F)

1975

T

75

(F)

1980

Digitel 2000

(USA)

1983

T

83

(F)

ART / ESMT /

2012

Conception: Paul Maurice GUIMBETY

16
16
II. 6 Les Centraux Téléphoniques:   Les Centraux manuels: Le premier central téléphonique digne de
II. 6 Les Centraux Téléphoniques:   Les Centraux manuels: Le premier central téléphonique digne de

II. 6 Les Centraux Téléphoniques:

 

Les Centraux manuels:

Le premier central téléphonique digne de ce nom vit le jour à Newhaven (USA) en 1878. Paris fut la première ville d’Europe à bénéficier de nouveau mode de transmission: un réseau urbain y fut établi dès 1879. Mais l’état français, craignant l’indifférence du public et reculant devant les dépenses à engager, confia la réalisation à trois sociétés concessionnaires qui fusionnèrent en 1880, puis furent rachetées par l’état en 1889.

Les centraux automatiques:

Toutes charmantes qu’elles fussent, on ne pouvait envisager de multiplier les demoiselles du téléphone aussi vite que l’on multipliait les abonnés, et les centraux, surchargés, menaçaient le développement de cette industrie naissante. C’est pourquoi, dès 1881, de nombreux chercheurs travaillèrent sur la question. En fin de compte, dix ans plus tard, c’est un système appelé STROWGER qui est le plus généralement retenu.

ART / ESMT /

2012

Conception: Paul Maurice GUIMBETY

17
17
Mr STROWGER, de son métier, était entrepreneur de pompes funèbres dans une petite localité du
Mr STROWGER, de son métier, était entrepreneur de pompes funèbres dans une petite localité du

Mr STROWGER, de son métier, était entrepreneur de pompes funèbres dans une petite localité du centre des Etats Unis. La légende veut qu’il se soit intéressé à l’automatisation du réseau dans le seul but de se débarrasser d’une demoiselle du téléphone qui lui causait les pires ennuis. La téléphoniste de la petite localité était en effet la femme de son concurrent, et il la soupçonnait non seulement de passer à son époux des appels destinés à sa propre entreprise, mais aussi d’espionner les décès de la ville. Son central allait contribuer lentement mais efficacement à réduire au silence toutes les demoiselles du téléphone de la terre ….

Panorama de quelques systèmes téléphoniques

a) Systèmes électroniques rotatifs:

1891: Strowger

USA

1897: Rotary

USA

1915: Semi Auto LMT

France

1922: Automatique Rural

France

1929: R6

France

1948: L43

France

1950: Rotary 7B1

USA

b) Systèmes électromécaniques CROSSBAR:

1960: CP400

France

1960: Pentaconta

France

ART / ESMT /

2012

Conception: Paul Maurice GUIMBETY

18
18
a) Systèmes semi électroniques CROSSBAR: 1975: JANUS (CIT ALCATEL) b) Systèmes électroniques Spatiaux: France
a) Systèmes semi électroniques CROSSBAR: 1975: JANUS (CIT ALCATEL) b) Systèmes électroniques Spatiaux: France

a) Systèmes semi électroniques CROSSBAR:

1975: JANUS (CIT ALCATEL)

b) Systèmes électroniques Spatiaux:

France

1978: Métaconta 11F

USA

1978: AXE

Suède

c) Systèmes électroniques Temporels

1973: E10

France

1875: D10

Japon

1977: MT20/25

France

1978: EWSD (Siémens) RFA

1978: E12 1978: AXE10 1990: OCB283 Etc …

France

Suède

France

L’avenir semble appartenir aux systèmes temporels (conférence d’Atlanta en 1977). En effet, associés à un
L’avenir semble appartenir aux systèmes temporels (conférence d’Atlanta en 1977). En effet, associés à un

L’avenir semble appartenir aux systèmes temporels (conférence d’Atlanta en 1977). En effet, associés à un réseau numérique, ils forment un ensemble homogène parfaitement adapté aux exigences modernes (télématiques, visiophone, … ) tout en restant compétitifs grâce à la baisse spectaculaire des coûts de fabrication des circuits électriques et au développement des microprocesseurs.

Chapitre III: Les Réseaux des Télécommunications III.1 INTRODUCTION : On peut définir un réseau d’une

Chapitre III: Les Réseaux des Télécommunications

Chapitre III: Les Réseaux des Télécommunications III.1 INTRODUCTION : On peut définir un réseau d’une façon

III.1 INTRODUCTION:

On peut définir un réseau d’une façon générale comme étant un ensemble d’éléments interconnectés rendant un service particulier.

Exemple:

- Transmission de la voix: Réseau téléphonique

- Transmission de Textes: Réseaux Télex

Les réseaux sont donc caractérisés par le service qu’ils rendent, mais aussi par leur exploitation:

interactivité: l’échange d’information se fait dans les deux sens, de façon conversationnelle

Exemple:

- Réseau Télétel

-Réseau téléphonique commuté

à commutation de circuits: le chemin de la mise en relation est virtuel; c’est-à-dire que l’information envoyée sous forme de paquets est acheminée par le réseau de façon optimale. La gestion de l’itinéraire est dynamique, ce dernier peut varier au cours de la communication, suivant le trafic.

Exemple : - Réseau Senpac - Réseaux Transpac • de type ouvert : il peut
Exemple : - Réseau Senpac - Réseaux Transpac • de type ouvert : il peut

Exemple:

- Réseau Senpac

- Réseaux Transpac

de type ouvert: il peut s’interconnecter à plusieurs autres réseaux.

Exemple:

- Réseau Télex

- Réseau téléphonique commuté

- Internet

de type fermé: les utilisateurs n’ont la possibilité de communiquer qu’avec ceux faisant parie de la même entité juridique, bien que les ressources techniques: matériels, logiciels, … puissent être communes à plusieurs entités.

Exemple:

- Réseau télécom1: Armée

- Réseau colisée: Gouvernement

• À caractère public: Le raccordement au réseau est géré par l’organisme de service public
• À caractère public: Le raccordement au réseau est géré par l’organisme de service public

À caractère public: Le raccordement au réseau est géré par l’organisme de service public des

Télécommunications: Office National

Exemple:

- Réseau Téléphonique Commuté

- Réseau senpac

À caractère privé: Le raccordement au réseau est géré par un organisme privé, qui peut introduire

des conditions restrictives d’accès.

Exemple:

- Réseau de la régie de chemin de fer

- Réseau bancaire

Tous ces critères influent donc sur les moyens mis en œuvre et en particulier sur le matériel utilisé.

III.2 LE RESEAU TELEPHONIQUE COMMUTE (RTC) III.2.1 LES FONCTIONS DE BASE DU RTC La fonction
III.2 LE RESEAU TELEPHONIQUE COMMUTE (RTC) III.2.1 LES FONCTIONS DE BASE DU RTC La fonction

III.2 LE RESEAU TELEPHONIQUE COMMUTE (RTC)

III.2.1 LES FONCTIONS DE BASE DU RTC

La fonction de base d’un réseau téléphonique commuté est bien entendu de mettre en relation deux postes d’abonnés. Pour cela, il faut établir la communication en utilisant les renseignements fournis par l’abonné demandeur (numérotation), la maintenir pendant toute la durée de communication, avec une qualité d’écoute suffisante, tout en supervisant pour détecter le raccrochage. On voit ainsi apparaître trois fonctions:

L’interconnexion des abonnés: c’est leur fournir temporairement le support qui permet aux

extrémités de correspondre, et plus précisément d’assurer les transmissions des signaux dont la fréquence est comprise entre 300 et 3400 Hz.

La signalisation des abonnés et du réseau: c’est la numérotation d’abord, puis les échanges

internes au réseau qui permettent l’établissement, la supervision et la rupture de la communication

• L’exploitation du réseau : qui concerne l’échange des informations et des commandes permettant de
• L’exploitation du réseau : qui concerne l’échange des informations et des commandes permettant de

L’exploitation du réseau : qui concerne l’échange des informations et des commandes permettant de gérer le réseau (mesures de trafic, reconfiguration en cas de panne).

Ces trois fonctions se caractérisent en trois réseaux plus ou moins liés.

III.2.2 ORGANISATION TECHNIQUE :

L’organisation technique est une image que doit parcourir une communication pour relier deux postes

téléphoniques et des équipements qu’elle met en œuvre.

a) La distribution:

C’est la partie du réseau qui se trouve entre le poste téléphonique et son commutateur de

rattachement. On y rencontre successivement, dans le cas usuel:

- Les postes d’abonnés

- Le câble de branchement

- Le câble de distribution

- Le câble de transport

- Un répartiteur général qui est l’interface entre le câble de transport et le commutateur
- Un répartiteur général qui est l’interface entre le câble de transport et le commutateur

- Un répartiteur général qui est l’interface entre le câble de transport et le commutateur

b) La commutation

La commutation est la partie intelligente du réseau, celle qui permet de réunir temporairement la ligne

de l’abonné demandeur à celle de l’abonné demandé (s’il est raccordé au même commutateur) ou à un circuit aboutissant à un autre commutateur.

c) La transmission:

La transmission est la partie du réseau qui permet de relier les autocommutateurs entre eux à travers des circuits. Cf figure1: la chaine de transmission

Distribution Commutation Transmission Poste d’abonné Branchement   Point de concentration (PC)
Distribution Commutation Transmission Poste d’abonné Branchement   Point de concentration (PC)

Distribution

Commutation

Transmission

Distribution Commutation Transmission Poste d’abonné Branchement   Point de concentration (PC) Transport
Distribution Commutation Transmission Poste d’abonné Branchement   Point de concentration (PC) Transport
Poste d’abonné Branchement
Poste d’abonné Branchement

Poste d’abonné

Branchement

 

Point de concentration (PC)

Transport
Transport
Transport Distribution proprement dite Sous répartiteur Répartiteur Général Autocommutateur
Transport Distribution proprement dite Sous répartiteur Répartiteur Général Autocommutateur

Distribution proprement dite

Sous répartiteur

Répartiteur Général

Autocommutateur

   
   
    Répartiteur Transmission

Répartiteur Transmission

Centre de Modulation Démodulation (CMD)
Centre de Modulation Démodulation (CMD)

Centre de Modulation Démodulation (CMD)

 
 
 

Faisceau

Hertzien

Faisceau Hertzien  
Faisceau Hertzien  
Faisceau Hertzien  
Faisceau Hertzien  
Faisceau Hertzien  
Faisceau Hertzien  
Faisceau Hertzien  
Faisceau Hertzien  
Faisceau Hertzien  
Faisceau Hertzien  
Faisceau Hertzien  
Faisceau Hertzien  
Faisceau Hertzien  
Faisceau Hertzien  
 
 
  Câble

Câble

Figure 1: Chaine de communication

Point de concentration U s a g e r s Sous répartiteur SR PC Commutateur
Point de concentration U s a g e r s Sous répartiteur SR PC Commutateur

Point de

concentration

Usagers

Sous répartiteur

SR
SR
PC
PC

Commutateur de

Rattachement X
Rattachement
X
r s Sous répartiteur SR PC Commutateur de Rattachement X Câble de paire de cuivre Réseau
r s Sous répartiteur SR PC Commutateur de Rattachement X Câble de paire de cuivre Réseau
Câble de paire de cuivre
Câble de paire de cuivre

Réseau de Transport

Réseau de Distribution

Réseau de Branchement

de Distribution R é s e a u d e B r a n c h

Figure 2: Distribution

Réseau d’accès

III.2.3 LES DIFFERENTES STRUCTURES DU RESEAU COMMUTE 1) Poste à Poste Dans une telle structure,
III.2.3 LES DIFFERENTES STRUCTURES DU RESEAU COMMUTE 1) Poste à Poste Dans une telle structure,

III.2.3 LES DIFFERENTES STRUCTURES DU RESEAU COMMUTE

1) Poste à Poste

Dans une telle structure, tous les postes sont reliés deux à deux.

De chaque poste nous aurons (Nombre de postes – 1) liaisons et le nombre de liaisons (N) égal à:

N =

(Nombre de poste) X (Nombre de poste - 1)

2

Si P est le nombre de Postes et N le nombre de liaisons N= P(P-1)
Si P est le nombre de Postes et N le nombre de liaisons N= P(P-1)

Si P est le nombre de Postes et N le nombre de liaisons

N= P(P-1) / 2

Figure 3: Poste à Poste

P5 P2 Poste 1 P3 P4
P5
P2
Poste 1
P3
P4
2) Point de commutation Pour pouvoir raccorder un grand nombre d’abonnés, on met en commun
2) Point de commutation Pour pouvoir raccorder un grand nombre d’abonnés, on met en commun

2) Point de commutation

Pour pouvoir raccorder un grand nombre d’abonnés, on met en commun une partie du réseau (circuits, commutateurs, etc …) pour que n’importe quel abonné puisse communiquer avec quel autre, les lignes sont groupées en de points de commutation permettant l’interconnexion à la demande

Avantage: Réduction du nombre de lignes donc plus économique

Inconvénient : Problème de liaisons entre abonnés de commutateurs différents

Solution: Relier les différents commutateurs par des liaisons appelées circuits téléphoniques

Commutateur

Poste abonné

commutateurs par des liaisons appelées circuits téléphoniques Commutateur Poste abonné Figure 4: Point de commutation

Figure 4: Point de commutation

Chaque abonné est raccordé par une (ou plusieurs) ligne(s) téléphonique(s) sur un commutateur qui lui
Chaque abonné est raccordé par une (ou plusieurs) ligne(s) téléphonique(s) sur un commutateur qui lui

Chaque abonné est raccordé par une (ou plusieurs) ligne(s) téléphonique(s) sur un commutateur qui lui fournit l’alimentation microphonique, ainsi que des ressources techniques aptes à établir les communications demandées suivant la numérotation reçue de l’abonné.

Mais avec le nombre d’abonnés croissant et les pertes en ligne (une ligne d’abonné ne peut pas dépasser une certaine longueur en fonction du type de ligne et du diamètre des conducteurs), il devient indispensable de disposer dans un même réseau téléphoniques de plusieurs commutateurs. Pour assurer le service universel, c’est-à-dire que tous les abonnés reliés à différents commutateurs puissent communiquer, il faudra alors établir un « chemin » entre les commutateurs deux à deux. Mais la plupart des pays ayant considérablement développé leur réseau au cours de la dernière décennie, la densité téléphonique est telle qu’il est impossible de raccorder tous les commutateurs du pays deux à deux.

Le nombre de relations téléphoniques entre tous les commutateurs serait dans ce cas égale à:

du pays deux à deux. Le nombre de relations téléphoniques entre tous les commutateurs serait dans
Si C = nombre de commutateurs et N = Nombre de circuits entre différents commutateurs,
Si C = nombre de commutateurs et N = Nombre de circuits entre différents commutateurs,

Si C = nombre de commutateurs

et N = Nombre de circuits entre différents

commutateurs, on a :

N = C(C-1)/2

Solution: Créer des commutateurs de Transit

exemple supprimer le circuit entre B et D et prendre

C comme commutateur de Transit.

Commutateur A Commut D Commut B Commut C
Commutateur A
Commut D
Commut B
Commut C

Il a donc fallu donner aux matériels des fonctionnalités différentes, et certaines installations appelées « Centre de Transit (Régional ou National) » qui assurent l’aiguillage du Trafic entre les commutateurs recevant des lignes d’abonnés.

Selon la manière d’établir ce « chemin », nous aurons affaire à différents types de structures

3) Le Réseau en étoile Avantage : Economique (chaque central n’a qu’un seul lien) Inconvénient
3) Le Réseau en étoile Avantage : Economique (chaque central n’a qu’un seul lien) Inconvénient

3) Le Réseau en étoile

Avantage: Economique (chaque central n’a qu’un seul lien)

Inconvénient: Pas sécurisant

central n’a qu’un seul lien) Inconvénient : Pas sécurisant Commutateur de Transit Figure 5: Le Réseau
central n’a qu’un seul lien) Inconvénient : Pas sécurisant Commutateur de Transit Figure 5: Le Réseau
central n’a qu’un seul lien) Inconvénient : Pas sécurisant Commutateur de Transit Figure 5: Le Réseau
central n’a qu’un seul lien) Inconvénient : Pas sécurisant Commutateur de Transit Figure 5: Le Réseau

Commutateur de Transit

central n’a qu’un seul lien) Inconvénient : Pas sécurisant Commutateur de Transit Figure 5: Le Réseau

Figure 5: Le Réseau en étoile

Les réseaux en étoile sont économiques mais chaque commutateur ne dispose que d’une possibilité pour
Les réseaux en étoile sont économiques mais chaque commutateur ne dispose que d’une possibilité pour

Les réseaux en étoile sont économiques mais chaque commutateur ne dispose que d’une possibilité pour communiquer avec les autres d’où un risque énorme d’isolement total en cas de rupture de cette liaison.

4) Le réseau maillé Dans un tel réseau, il existe au moins deux « chemins
4) Le réseau maillé Dans un tel réseau, il existe au moins deux « chemins

4) Le réseau maillé

Dans un tel réseau, il existe au moins deux « chemins » distincts entre deux commutateurs. Ils sont plus sûrs mais aussi plus onéreux.

Avantage : Sécurisant

Inconvénient : Coûteux

Com Com Com Com
Com
Com
Com
Com

Com

Figure 6: Réseau Maillé

5) Le réseau Mixte C’est le type de réseau le plus couramment utilisé Figure 7:
5) Le réseau Mixte C’est le type de réseau le plus couramment utilisé Figure 7:

5) Le réseau Mixte

C’est le type de réseau le plus couramment utilisé

5) Le réseau Mixte C’est le type de réseau le plus couramment utilisé Figure 7: Réseau

Figure 7: Réseau Mixte

III. 2.4 LES CONTRAINTES DES RESEAUX TELEPHONIQUES Un abonné quelconque du territoire doit pouvoir communiquer
III. 2.4 LES CONTRAINTES DES RESEAUX TELEPHONIQUES Un abonné quelconque du territoire doit pouvoir communiquer

III. 2.4 LES CONTRAINTES DES RESEAUX TELEPHONIQUES

Un abonné quelconque du territoire doit pouvoir communiquer avec n’importe quel autre abonné du territoire national ou international, tout en respectant de courts délais d’établissement de la communication et une bonne qualité de l’audition.

Quand il est possible d’établir dans de telles conditions une liaison entre deux points quelconques, on dit que le service universel est assuré.

La qualité de ce service est fonction de plusieurs contraintes:

• Organisation rationnelle du réseau téléphonique,

• Les plans techniques fondamentaux

- Plan d’acheminement

- Plan de transmission

- Plan de numérotage

- Plan de taxation

- Plan de signalisation

- Plan de synchronisation

III. 3 ORGANISATION RATIONNELLE D’UN RESEAU TELEPHONIQUE 1) Généralités: Pour assurer le service universel, le
III. 3 ORGANISATION RATIONNELLE D’UN RESEAU TELEPHONIQUE 1) Généralités: Pour assurer le service universel, le

III. 3 ORGANISATION RATIONNELLE D’UN RESEAU TELEPHONIQUE

1) Généralités:

Pour assurer le service universel, le réseau téléphonique est constitué de commutateurs et de liaisons entre ces commutateurs appelées « circuits ». Les abonnés sont raccordés aux commutateurs par le système d’abonné (ligne d’abonné).

Ligne abonné Ligne abonné

Ligne abonné

Ligne abonné Ligne abonné
Ligne abonné Ligne abonné
Ligne abonné Ligne abonné

Ligne abonné

Ligne abonné Ligne abonné

Figure 8: Système d’abonné

Commutateur

Circuit

Commutateur

2) Les commutateurs: Les autocommutateurs sont classés suivant leurs fonctionnalités comme vu plus haut (transit
2) Les commutateurs: Les autocommutateurs sont classés suivant leurs fonctionnalités comme vu plus haut (transit

2) Les commutateurs:

Les autocommutateurs sont classés suivant leurs fonctionnalités comme vu plus haut (transit ou abonné), mais également en fonction de leur importance:

a) Les Centres à Autonomie d’Acheminement (CAA)

Les CAA sont appelés ainsi parce que leurs organes de commande sont capables d’analyser la numérotation reçue et de sélectionner une jonction vers le demandé (suivant les règles décrites précédemment).

b) Les Centres Locaux (CL)

Les CL, généralement implantés dans les zones de faible densité téléphonique, doivent retransmettre tous les chiffres émis par les abonnés vers l’autocommutateur hiérarchique de rattachement (le plus souvent un CAA), le quel écoulera leur trafic; toutefois, certains CL sont capables de traiter leur trafic local (entre deux équipements de ce même centre). Leur capacité peut varier de quelques lignes en zones rurales à plusieurs milliers de lignes en zones urbaines.

c) Les Centres de Transit (CT) Un Centre de transit est un nœud de commutation
c) Les Centres de Transit (CT) Un Centre de transit est un nœud de commutation

c) Les Centres de Transit (CT)

Un Centre de transit est un nœud de commutation des circuits écoulant le trafic entre les différents centraux téléphoniques d’un réseau. Les centres de transit peuvent avoir plusieurs niveaux (Transit Régional, Transit National)

d) Les Zones de Desserte de ces installations:

- La Zone Locale (ZL): à l’intérieur de laquelle tous les abonnés sont raccordés sur le même

autocommutateur, ou sur plusieurs commutateurs situés dans la même zone (les limitations de capacité matérielles et logicielles des centraux conduisent parfois à avoir plusieurs centraux couvrant la même zone).

- La Zone à Autonomie d’Acheminement (ZAA): est une entité servant d’unité de gestion et de

planification du réseau; le Trafic à l’intérieur d’une telle zone est traité différemment du trafic local et du trafic interurbain. En principe, une ZAA contient un ou plusieurs CAA. Ces derniers peuvent être interconnectés mais l’ensemble trafic hors zone (entrant ou sortant de la ZAA) doit être traité par le même centre de transit.

Zone Locale Zone de Transit Principal Zone de Transit Secondaire CL Zone à autonomie D’acheminement
Zone Locale Zone de Transit Principal Zone de Transit Secondaire CL Zone à autonomie D’acheminement
Zone Locale Zone de Transit Principal Zone de Transit Secondaire CL Zone à autonomie D’acheminement
Zone Locale
Zone de Transit
Principal
Zone de Transit
Secondaire
CL Zone à autonomie
D’acheminement
CAA
CTS
CTP

Figure 9: Les zones

e) Le Centre International (CI) Le CI est un centre reliant le réseau national au
e) Le Centre International (CI) Le CI est un centre reliant le réseau national au

e) Le Centre International (CI)

Le CI est un centre reliant le réseau national au réseau international. Il peut exister dans les zones frontalières des chaines locales internationales (CLI) écoulant du trafic départ et d’autre de la frontière, sans transiter par le CTI

3) L’environnement du commutateur d’abonnés

a) Les lignes d’abonnés

Les câbles utilisé pour desservir le réseau local (celui formé par les abonnés et leur centre de rattachement) ont un nombre de paires qui décroit en se ra rapprochant des installations d’abonnés. Un câble dit « de transport », ayant une capacité de 112, 224 ou 448 paires, etc. au départ du central permet de desservir un quartier en zone urbaine où un « sous – répartiteur » assure la « distribution » vers des « points de concentration représentant des groupes d’habitations. De là se fait le « branchement » vers ces dernières. La longueur totale d’une telle liaison (Transport + Distribution + Branchement) est bien sûr très variable suivant que l’on soit en zone rurale ou en ville.

A titre d’exemple, pour un pays à 30% de population en zone rurale, la longueur
A titre d’exemple, pour un pays à 30% de population en zone rurale, la longueur

A titre d’exemple, pour un pays à 30% de population en zone rurale, la longueur moyenne est de

l’ordre de 3,200Km. Les lignes d’abonnés sont individuelles; il en va de même pour les signaux qui les

parcourent; ce sont:

• L’alimentation microphonique de l’abonné, par un courant continu de quelques dizaines de milliampères

• La signalisation émise par l’abonné (numérotation), sous forme de rupture de boucle ou de fréquences codées.

• Les signaux électriques véhiculant la parole de façon bidirectionnelle.

Ces signaux sont généralement analogiques, mais aussi numériques dans le cas du RNIS.

• Dans certains cas des signaux particuliers, tels que la retransmission par une fréquence hors bande.

b) Les circuits Contrairement aux lignes, l’utilisation des circuits est collective à l’ensemble des abonnés
b) Les circuits Contrairement aux lignes, l’utilisation des circuits est collective à l’ensemble des abonnés

b) Les circuits

Contrairement aux lignes, l’utilisation des circuits est collective à l’ensemble des abonnés d’un central. Leur occupation est gérée en temps réel, par les ressources des autocommutateurs d’extrémité, et le trafic qu’ils écoulent est beaucoup plus important que celui de la plupart des lignes d’abonnés qui restent de longs moments inactives. De plus, la longueur des circuits est également beaucoup plus importante (plusieurs dizaines, voire centaines de kilomètres). On les regroupe donc par faisceaux sur des supports, afin d’abaisser le coût des liaisons, et d’en faciliter la maintenance. Ces supports sont en général des multiplex analogiques (systèmes à courants porteurs), ou temporels (Modulation par impulsions codées)

c) Les codes de signalisation

La signalisation circulant sur les circuits diffère également de celle des lignes d’abonnés, car les procédures d’établissement et de rupture nécessitent un vocabulaire de signalisation plus étendu, permettant de transmettre à l’autre extrémité un grand nombre de commandes, de comptes rendus et de signaux de contrôle et d’asservissement. Les codes utilisés sont très variés suivant les pays, mais on rencontre très fréquemment le code R2 et le code CCITT N°5 dans la sous-région.

d) Gestion des échanges de signaux inter-centraux Le Réseau Téléphonique Commuté est , comme nous
d) Gestion des échanges de signaux inter-centraux Le Réseau Téléphonique Commuté est , comme nous

d) Gestion des échanges de signaux inter-centraux

Le Réseau Téléphonique Commuté est , comme nous l’avons vu, un réseau à commutation de circuits, c’est-à-dire qu’un circuit est attribué à l’usager pendant toute la durée de la communication.

L’échange de signalisation relatif à cette communication peut également se faire sur le même circuit; on aura donc à faire à une gestion « voie par voie », ce qui signifie que chaque voie téléphonique véhicule sa propre signalisation. C’est le cas du code R2 cité plus haut.

Dans le but d’optimiser la gestion de l’acheminement des communications, la signalisation a été dissociée du circuit de parole, de façon à être traitée par des ressources spécifiques et transmise sur des liaisons de données. C’est la signalisation sur « voie commune » encore appelée par « canal sémaphore »

Dans chaque commutateur, l’unité de commande chargée de traitement est dédiée et centralisée, ce qui permet un investissement plus important en ce qui concerne les performances:

• Utilisation d’un code aux possibilités accrues (code CCITT N°7 Comité Consultatif International pour le
• Utilisation d’un code aux possibilités accrues (code CCITT N°7 Comité Consultatif International pour le

• Utilisation d’un code aux possibilités accrues (code CCITT N°7 Comité Consultatif International pour le Téléphone et le Télégraphe ), ce qui permet l’introduction de nouveaux services pour les usagers,

• Traitement d’un grand nombre de paramètres rendant possible la gestion en temps réel de tout le réseau d’un pays, d’où meilleur contrôle du trafic.

• Par ailleurs, l’utilisation de liaisons de données augment la rapidité des phases transitoires (temps d’établissement plus court, perçu de l’usager)

NOTA:

- Il existe un type particulier de commutateur appelé commutateur auxiliaire (CA) qui ne fait qu’établir

une liaison temporaire entre un abonné et son centre local de rattachement sans aucune analyse. Il fait partie intégrante du système d’abonné.

- Un même centre peut jouer plusieurs rôles cités précédemment simultanément.

Exemple:

Abonné + Transit

Transit + CI

III. 4 LES DIFFERENTS PLANS TECHNIQUES FONDAMENTAUX III.4.1 PLAN D’ACHEMINEMENT 1) Objectif: Dans un réseau
III. 4 LES DIFFERENTS PLANS TECHNIQUES FONDAMENTAUX III.4.1 PLAN D’ACHEMINEMENT 1) Objectif: Dans un réseau

III. 4 LES DIFFERENTS PLANS TECHNIQUES FONDAMENTAUX

III.4.1 PLAN D’ACHEMINEMENT

1) Objectif:

Dans un réseau qui comporte un grand nombre de commutateurs, il n’est pas rentable de les relier deux par deux par des circuits de jonction; en outre l’écoulement du trafic est d’autant plus efficace que les faisceaux de circuits constituant ces jonctions sont plus gros.

D’où la nécessité de hiérarchiser les voies d’acheminement du trafic afin de pourvoir concentrer son écoulement à travers certains nœuds du réseau. C’est le plan d’acheminement.

2) Définitions:

Ces différentes définitions intéressent surtout les services de planifications pour mieux cibler leur domaine d’actions.

a) Catégories des circuits Les circuits sont distingués selon la nature des commutateurs qu’ils relient.
a) Catégories des circuits Les circuits sont distingués selon la nature des commutateurs qu’ils relient.

a) Catégories des circuits

Les circuits sont distingués selon la nature des commutateurs qu’ils relient.

Le circuit Local: relie le CL à son CAA

La jonction Locale: relie deux CAA d’une même zone (entre deux centres dépendant d’une même région par exemple)

La jonction Urbaine: c’est une jonction locale à l’intérieur d’une zone urbaine.

Le circuit interurbain: relie deux autocommutateurs appartenant à deux villes situées dans différentes zones de transit régional (centres situés dans deux ART par exemple)

Le circuit international (intercontinental): circuit dont les deux extrémités appartiennent à différents pays (continent).

Le faisceau de circuits: c’est l’ensemble des circuits dont les extrémités de départ appartiennent à un même commutateur et les extrémités d’arrivée à un même et autre commutateur.

a) Catégories de réseaux • Le réseau d’abonnés (système d’abonné) : comprend l’ensemble des moyens
a) Catégories de réseaux • Le réseau d’abonnés (système d’abonné) : comprend l’ensemble des moyens

a) Catégories de réseaux

Le réseau d’abonnés (système d’abonné) : comprend l’ensemble des moyens de transmission et de commutation auxiliaires nécessaires pour relier un poste à son commutateur principal de rattachement.

Le réseau urbain: comprend l’ensemble des jonctions urbaines et les centres d’abonnés et de transit urbains (CU/CTU) appartenant à une même zone urbaine.

Le réseau interurbain: comprend l’ensemble des circuits interurbains et commutateurs de transit nécessaires pour relier deux CAA n’appartenant pas à une même ZAA.

Le trafic interne: C’est le trafic écoulé entre deux abonnés desservis par un même commutateur

principal (non compris les unités éclatées pouvant écouler du trafic sans passer par le cœur de

chaîne).

Le trafic urbain: c’est le trafic écoulé entre deux abonnés desservis par des CL, CAA, CU de la même ZU.

• Le trafic régional : c’est le trafic écoulé entre deux abonnés rattachés à deux
• Le trafic régional : c’est le trafic écoulé entre deux abonnés rattachés à deux

Le trafic régional : c’est le trafic écoulé entre deux abonnés rattachés à deux différents centres d’une même région administrative des télécommunications (exemple ART)

Le trafic inter-régional: c’est le trafic écoulé entre deux abonnés n’appartenant pas à une même zone de transit régional (trafic écoulé entre des commutateurs de deux ART).

Le trafic international (intercontinental): c’est le trafic écoulé entre deux abonnés n’appartenant pas au même réseau national.

3) Système mis en jeu dans une liaison téléphonique nationale

a) Le système d’abonnés: constitué de l’ensemble des installations comprises entre le

répartiteur principal du centre téléphonique et le poste de l’abonné.

b) Le système terminal: comprend l’ensemble des installations allant du poste d’abonné

j’usqu’à l’entrée du commutateur principal de rattachement (y compris le centre local s’il existe). Il se confond avec le système d’abonnés pour les commutateurs à autonomie d’acheminement.

Système d’abonné CL Circuit Local CAA Système d’abonné Système Terminal Figue 10: système d’abonné
Système d’abonné CL Circuit Local CAA Système d’abonné Système Terminal Figue 10: système d’abonné
Système d’abonné CL Circuit Local CAA Système d’abonné
Système d’abonné
CL Circuit Local
CAA
Système d’abonné
Système Terminal
Système Terminal

Figue 10: système d’abonné

système terminal

c) Le système interurbain : intègre les deux CAA d’extrémité (s’ils appartiennent à différents ART)
c) Le système interurbain : intègre les deux CAA d’extrémité (s’ils appartiennent à différents ART)

c) Le système interurbain: intègre les deux CAA d’extrémité (s’ils appartiennent à différents ART) et tous les équipements (circuits et commutateurs) qui les relient

CAA Système Circuit d’abonné Local CL Système d’abonné Système Terminal
CAA
Système
Circuit
d’abonné
Local
CL
Système d’abonné
Système Terminal
Système d’abonné Circuit CAA Local
Système d’abonné
Circuit
CAA
Local
Système CL d’abonné
Système
CL d’abonné
Système Terminal
Système Terminal

Système Interurbain

Circuit CAA Local Système CL d’abonné Système Terminal Système Interurbain Figue 11: système interurbain

Figue 11: système interurbain

4) Hiérarchisation des centres de commutation: a) Communication nationale Un centre local n’ayant pas d’autonomie
4) Hiérarchisation des centres de commutation: a) Communication nationale Un centre local n’ayant pas d’autonomie

4) Hiérarchisation des centres de commutation:

a) Communication nationale

Un centre local n’ayant pas d’autonomie d’acheminement, le problème consiste à pourvoir faire communiquer n’importe quel centre primaire avec n’importe quel autre; soit directement soit par l’intermédiaire d’un ou de plusieurs centres de transit nationaux ou internationaux. Chaque centre primaire est donc relié à un autre centre plus important, appelé centre secondaire, celui-ci étant lui- même relié à un centre encore plus important, le centre tertiaire etc. c’est la hiérarchisation du réseau.

Cette hiérarchisation désigne sans ambigüité les centres de transit intervenant dans l’établissement de la communication. Le chemin ainsi établi est dit chemin « normal »

Centre de Transit Secondaires Centre de Transit Principal Zone Urbaine 1 Zone Urbaine 2 CTP
Centre de Transit Secondaires Centre de Transit Principal Zone Urbaine 1 Zone Urbaine 2 CTP
Centre de Transit Secondaires Centre de Transit Principal Zone Urbaine 1 Zone Urbaine 2 CTP
Centre de Transit
Secondaires
Centre de Transit
Principal
Zone Urbaine 1
Zone Urbaine 2
CTP
CTP
CAA
CTS
CTS
CAA
Système Interurbain

Fig. 12 : Hiérarchie des centraux

b) Hiérarchisation d’un réseau de type urbain • La structure strictement hiérarchisée CT1 CT2 CL1
b) Hiérarchisation d’un réseau de type urbain • La structure strictement hiérarchisée CT1 CT2 CL1

b) Hiérarchisation d’un réseau de type urbain

La structure strictement hiérarchisée

CT1 CT2 CL1 CL2 CL3 CL1 CL2 CL3 Zone A Zone B
CT1
CT2
CL1
CL2
CL3
CL1
CL2
CL3
Zone A
Zone B

Figure 13: structure hiérarchisée

• Les commutateurs d’abonnés dépendent d’un et d’un seul commutateur de transit pour les appels en départ en en arrivée

Inconvénients: risque d’isolement en cas de rupture d’une liaison et encombrement de certains commutateurs.

• La structure hiérarchisée en arrivée seulement CT1 CT2 CAA1 CAA3 CAA2 CAA3 CAA2 CAA1
• La structure hiérarchisée en arrivée seulement CT1 CT2 CAA1 CAA3 CAA2 CAA3 CAA2 CAA1

La structure hiérarchisée en arrivée seulement

CT1 CT2 CAA1 CAA3 CAA2 CAA3 CAA2 CAA1 Zone A Zone B
CT1
CT2
CAA1
CAA3
CAA2 CAA3
CAA2
CAA1
Zone A
Zone B

Figure 14: structure hiérarchisée arrivée seulement

Les commutateurs d’une même zone dépendent d’un et d’un seul commutateur de Transit pour le trafic arrivée.

Inconvénient: En cas de rupture d’une liaison, toute la zone est perturbée du fait que les liaisons Départ sont trop petites

• La structure hiérarchisée en départ CT1 CT2 CAA1 CAA3 CAA2 CAA3 CAA2 CAA1 Zone
• La structure hiérarchisée en départ CT1 CT2 CAA1 CAA3 CAA2 CAA3 CAA2 CAA1 Zone

La structure hiérarchisée en départ

CT1 CT2 CAA1 CAA3 CAA2 CAA3 CAA2 CAA1 Zone A Zone B
CT1
CT2
CAA1
CAA3
CAA2 CAA3
CAA2
CAA1
Zone A
Zone B

Figure 15: structure hiérarchisée seulement en départ

Les commutateurs d’une même zone dépendent d’un et d’un seul commutateur de Transit pour le trafic départ. Pour plus de sécurité, la liaison départ est partagée entre deux centres de Transit.

La tendance actuelle est de tirer les faisceaux départ vers deux centres de Transit distincts.

• Les faisceaux transversaux En réalité, on trouve rarement dans les grands réseaux la structure
• Les faisceaux transversaux En réalité, on trouve rarement dans les grands réseaux la structure

Les faisceaux transversaux

En réalité, on trouve rarement dans les grands réseaux la structure précédemment décrite, puisque le trafic entre certains centres d’abonnés (centres de transit) est tel qu’il est souvent plus rationnel d’ouvrir des faisceaux directs entre ceux-ci, plutôt que de contribuer à l’engorgement des centres de transit qui forment un goulot d’étranglement.

Les faisceaux directs ainsi créés se nomment aussi: « faisceaux transversaux »

Centre de Transit National CTP CTP Faisceau hiérarchique Faisceau ou Normal Transversal - Obligatoire -
Centre de Transit National CTP CTP Faisceau hiérarchique Faisceau ou Normal Transversal - Obligatoire -
Centre de Transit National CTP CTP Faisceau hiérarchique Faisceau ou Normal Transversal - Obligatoire -
Centre de Transit National
CTP
CTP
Faisceau
hiérarchique
Faisceau
ou Normal
Transversal
- Obligatoire
- de débordement
- facultatif
- de grande capacité
CTS
CTS
Centre de Transit
Régional
- débordant
- de dernier choix (trafic)
- de petite capacité
- de premier choix
Centre d’abonnés
CAA
CAA
CL
CL
a) Communication internationale Le CCITT avait proposé la hiérarchie suivante pour l’écoulement du trafic CTI
a) Communication internationale Le CCITT avait proposé la hiérarchie suivante pour l’écoulement du trafic CTI

a) Communication internationale

Le CCITT avait proposé la hiérarchie suivante pour l’écoulement du trafic

CTI CTI CTN CTN CTS CTS / CTR / CTR CAA CAA Pays B Pays
CTI
CTI
CTN
CTN
CTS
CTS
/ CTR
/ CTR
CAA
CAA
Pays B
Pays A
Fig 17: communication internationale
CTI: centre de Transit International qui relie les pays CTN: centre de transit national qui
CTI: centre de Transit International qui relie les pays CTN: centre de transit national qui

CTI: centre de Transit International qui relie les pays

CTN: centre de transit national qui relie les CTS ou CTR

CTS ou CTR: centre de transit secondaire ou régional qui relie les CAA d’une région

b) Règles d’acheminement

Acheminement

On appelle acheminement, le choix par un commutateur A de départ, des directions (faisceaux de circuits) à prendre pour atteindre un autre commutateur B d’arrivée.

Pour qu’il y ait choix, il faut:

# que le commutateur de départ soit capable d’effectuer un choix (CAA);

# qu’il existe des faisceaux transversaux (s’il n’y a qu’une possibilité, il n’y a pas de choix)

Actuellement, quatre principes régissent l’acheminement des communications vers l’autocommutateur du destinataire:
Actuellement, quatre principes régissent l’acheminement des communications vers l’autocommutateur du destinataire:

Actuellement, quatre principes régissent l’acheminement des communications vers l’autocommutateur du destinataire:

Le principe du « Pas à Pas », ainsi appelé parce que la traversée de plusieurs centres est

souvent nécessaire pour atteindre l’abonné demandé. Cela impose un échange de signalisation entre ces différents autocommutateurs. Chaque commutateur, en fonction des chiffres reçus fait un choix de

chemin parmi tous les faisceaux (faisceaux transversaux ou normaux) donnant accès directement au commutateur de l’abonné ou via un centre de transit et établit la connexion sans connaître l’état d’encombrement de l’aval.

Chaque fois que l’on aboutit à un centre de transit, le processus se répète, identique à lui-même, à partir de ce commutateur de transit.

La vision globale du réseau national déterminant en temps réels les différents itinéraires constitue l’évolution rendue possible par l’utilisation du code CCITT N°7.

• « L’indépendance de l’amont », c’est-à-dire que l’origine de l’appel n’est pas prise en compte dans la détermination de l’acheminement.

Réseau sémaphore PS PS PS PS N° Demandeur Demandé sonnerie CAA1 CT1 CT2 CAA2 Fig.
Réseau sémaphore PS PS PS PS N° Demandeur Demandé sonnerie CAA1 CT1 CT2 CAA2 Fig.

Réseau sémaphore

Réseau sémaphore PS PS PS PS N° Demandeur Demandé sonnerie CAA1 CT1 CT2 CAA2 Fig. 18:
PS PS
PS
PS
PS PS
PS
PS
Réseau sémaphore PS PS PS PS N° Demandeur Demandé sonnerie CAA1 CT1 CT2 CAA2 Fig. 18:
Réseau sémaphore PS PS PS PS N° Demandeur Demandé sonnerie CAA1 CT1 CT2 CAA2 Fig. 18:
N°
Réseau sémaphore PS PS PS PS N° Demandeur Demandé sonnerie CAA1 CT1 CT2 CAA2 Fig. 18:

Demandeur

Demandé

Réseau sémaphore PS PS PS PS N° Demandeur Demandé sonnerie CAA1 CT1 CT2 CAA2 Fig. 18:
Réseau sémaphore PS PS PS PS N° Demandeur Demandé sonnerie CAA1 CT1 CT2 CAA2 Fig. 18:

sonnerie

CAA1

CT1

CT2

CAA2

Fig. 18: Règle du pas à pas

1. Chaque nœud analyse le N°pas à pas et choisit le c hemin

2. Avec le CCITT N°7, le N°ne va plus emprunter le r éseau normal mais plutôt le réseau sémaphore N°7 po ur la

signalisation

• La règle des « trois choix », suivant laquelle on propose, en cas de
• La règle des « trois choix », suivant laquelle on propose, en cas de

La règle des « trois choix », suivant laquelle on propose, en cas de saturation du faisceau habituel

(par exemple le faisceau transversal), un acheminement dit de « 2 ème choix » (par exemple le faisceau normal vers le centre de transit, lequel a peut être des jonctions disponibles vers le commutateur du demandé). Si aucun autre chemin ne peut être trouvé, l’appel est aiguillé vers un dispositif d’annonces parlées informant le demandeur de l’encombrement des circuits (ceci constitue en fait le « 3 ème choix ».

L’acheminement « au plus loin »: lorsqu’on dispose, comme vu plus haut, de plusieurs faisceaux

possibles pour écouler un appel, le 1 er choix sera toujours celui permettant d’atteindre directement l’autocommutateur le plus proche de celui de l’abonné demandé (c’est-à-dire entrainant la traversée du

moins de centres possibles), le dernier choix étant le faisceau normal.

Remarques:

- Dans la pratique, tous les faisceaux transversaux ne sont pas construits (pour des raisons économiques);

- C’est un acheminement pas à pas

1 er choix Dr CAA1 Dé CTS1 3 è m e choix (poubelle) 2 è
1 er choix Dr CAA1 Dé CTS1 3 è m e choix (poubelle) 2 è
1 er choix Dr
1 er choix
Dr

CAA1

CTS1

3 ème choix (poubelle)

2 ème choix (acheminement)

CTS2

2 ème choix

CAA2

Fig. 19: Règle des trois choix

Remarque:

# 1 er choix: taille petite et taux de perte élevé

# 2 ème choix: surdimensionné car la capacité qui arrive est grande

CTP1 CTP2 CTS1 CTS2 X CAA1 CAA1 Dr Dé Z1 Z2 Fig. 20: Acheminement au
CTP1 CTP2 CTS1 CTS2 X CAA1 CAA1 Dr Dé Z1 Z2 Fig. 20: Acheminement au
CTP1 CTP2 CTS1 CTS2 X CAA1 CAA1 Dr Dé Z1 Z2
CTP1
CTP2
CTS1
CTS2
X
CAA1
CAA1
Dr
Z1
Z2

Fig. 20: Acheminement au plus loin

CTP = RIC (Réseau d’interconnexion)

- Pour des raisons techniques, afin de faciliter l’exploitation du réseau, dans la plupart des
- Pour des raisons techniques, afin de faciliter l’exploitation du réseau, dans la plupart des

- Pour des raisons techniques, afin de faciliter l’exploitation du réseau, dans la plupart des commutateurs, la règle des « trois choix » est appliquée.

- L’acheminement n’est pas réciproque c’est-à-dire que le chemin de A vers B n’est pas forcement le même que celui de B vers A.

Le débordement:

Les faisceaux normaux sont des faisceaux généraux puisqu’ils permettent d’accéder à n’importe quel point du réseau. Ils sont suffisamment dimensionnés pour que le taux de perte (nombre d’appels perdus pour 100 appels présentés) soit très faible (moins de 1%). Au contraire les faisceaux transversaux écoulent un trafic destiné à un commutateur spécifique. En cas d’encombrement de ce faisceau, il sera toujours possible d’acheminer les appels via le normal (débordement).

Le trafic de débordement sur le faisceau de premier choix peut atteindre 30% du trafic total écoulé dans cette direction (taux de perte très élevé).

CTP CTP Centre de transit national CTS CTS 30% CAA CAA CL CL Centre de
CTP CTP Centre de transit national CTS CTS 30% CAA CAA CL CL Centre de
CTP CTP
CTP
CTP

Centre de transit national

CTS CTS 30% CAA CAA CL CL
CTS
CTS
30%
CAA
CAA
CL
CL

Centre de transit régional

Débordement

Centre d’abonnés

CTS 30% CAA CAA CL CL Centre de transit régional Débordement Centre d’abonnés Fig. 21: Faisceaux

Fig. 21: Faisceaux de débordement

III.4.2 PLAN DE TRANSMISSION 1) Objectif du plan de transmission Lors de la transmission de
III.4.2 PLAN DE TRANSMISSION 1) Objectif du plan de transmission Lors de la transmission de

III.4.2 PLAN DE TRANSMISSION

1) Objectif du plan de transmission

Lors de la transmission de la conversation, le signal téléphonique transmis subit toujours un affaiblissement plus ou moins important suivant le type de support utilisé et la distance de transmission. Cet affaiblissement ne doit pas dépasser une certaine valeur au delà de laquelle la communication devient inaudible.

Le plan de transmission a pour but de définir les valeurs maximales des affaiblissements admissibles sur les différents tronçons de la liaison téléphonique, afin que même dans les pires des cas cette limite ne soit pas atteinte.

Le CCITT a limité à 36db la valeur maximale de l’affaiblissement du signal transmis pour les communications établies par voies automatiques, et à 40db pour les communications établies par une opératrice, comme valeur de référence.

2) Transmission analogique Comment répartir l’affaiblissement dans le réseau national? Cela dépend du nombre de
2) Transmission analogique Comment répartir l’affaiblissement dans le réseau national? Cela dépend du nombre de

2) Transmission analogique

Comment répartir l’affaiblissement dans le réseau national? Cela dépend du nombre de niveaux hiérarchiques dans le réseau national et de l’acheminement. Il faut répartir entre:

- Lignes d’abonnés

- Jonctions

- Liaisons interurbaines

Choix économique; en principe, tolérer plus d’affaiblissement sur les liaisons les plus nombreuses.

Exemple:

- ligne d’abonné: 6,5db

- Jonction zonale (2 fils): 4,5db

- Liaison inter (4 fils): 0db (y compris le CT)

- Termineurs hybrides: 3,5db

- 1 commutateur (CL): 0,5db

3) Avantages et désavantage de la transmission numérique MIC (PCM = Pulse Code Modulation) Intérêts:
3) Avantages et désavantage de la transmission numérique MIC (PCM = Pulse Code Modulation) Intérêts:

3) Avantages et désavantage de la transmission numérique MIC (PCM = Pulse Code Modulation)

Intérêts:

Les avantages par rapport à la transmission analogique sont les suivants:

- Régénération

- Multiplexage

- Synergie avec commutation temporelle

- Intégration voix-données

Inconvénients:

- Le prix payé est la largeur de bande

- Quelle est la bande nécessaire pour un signal numérique MIC: 64 Kbit/s ?

II.4.3 PLAN DE NUMEROTAGE 1) Un numéro unique Dans le monde entier, chaque abonné a
II.4.3 PLAN DE NUMEROTAGE 1) Un numéro unique Dans le monde entier, chaque abonné a

II.4.3 PLAN DE NUMEROTAGE

1) Un numéro unique

Dans le monde entier, chaque abonné a un numéro significatif unique pour être identifié sans risque d’erreur. Il a donc été nécessaire de planifier la numérotation, lors de l’intégration des réseaux nationaux dans un réseau automatique mondial, afin de garantir l’unicité du numéro d’un abonné.

2) Définition

Le numérotage est l’attribution des numéros

La numérotation est la composition, à partir d’un clavier ou d’un cadran du numéro permettant d’atteindre un abonné ou un service.

La numérotation peut se décomposer en deux parties:

- Le préfixe

- Le numéro proprement dit.

a) Le préfixe C’est une commande à 1, 2 ou 3 chiffres qui indique à
a) Le préfixe C’est une commande à 1, 2 ou 3 chiffres qui indique à

a) Le préfixe

C’est une commande à 1, 2 ou 3 chiffres qui indique à l’autocommutateur à quel type de fonction s’adresse la numérotation qui va suivre.

Exemple :

- accès à l’interurbain (France = 16)

- accès à l’international (Sénégal = 00)

- accès à la table de numérotation abrégée (IP)

- Demande d’accès à une ligne réseau (IP)

b) La numérotation

La numérotation est définie par les avis E160 à E165 du CCITT. Le système de numérotation recommandé est le suivant:

• Préfixe interurbain 0 • Préfixe international 00 • Numéro d’abonné XN • Indicatifs
• Préfixe interurbain 0 • Préfixe international 00 • Numéro d’abonné XN • Indicatifs

• Préfixe interurbain

0

• Préfixe international

00

• Numéro d’abonné

XN

• Indicatifs interurbains

YN

Où N = un ou plusieurs chiffres quelconques

X = un chiffre autre que 0 et 1

Y = un chiffre autre que 0

Le numéro d’abonné se compose d’autant de chiffres que nécessaire.

Dans un pays, le numéro de l’abonné peut être de longueur fixe ou de longueur variable.

Dans le premier cas (longueur fixe), nous parlerons de numérotation fermée et dans le second, de numérotation ouverte.

Avantages de la numérotation fermée : Le commutateur reconnaît facilement par comptage des chiffres au
Avantages de la numérotation fermée : Le commutateur reconnaît facilement par comptage des chiffres au

Avantages de la numérotation fermée :

Le commutateur reconnaît facilement par comptage des chiffres au fur et à mesure de leur réception, fonction que chacun d’entre eux (les chiffres) exerce dans la numérotation, ainsi que la fin de la numérotation après le dernier chiffre. Ce centre peut donc vérifier avant la prise d’un circuit départ vers le centre distant que le numéro composé par l’abonné demandeur est valide, ce qui évite de lancer dans le réseau une communication dont le numéro n’a pas tous les chiffres requis ou que le demandeur a abandonné.

Toutefois, ce réseau se prête mal à la modification du plan de numérotage.

Avantage de la numérotation ouverte:

Un numéro de longueur variable offre l’intérêt, pour le plan de numérotage, d’une grande économie dans la numérotation et d’une grande adaptabilité à l’augmentation du nombre de numéros à contenir.

Par contre une numérotation ouverte coûte beaucoup plus cher (enregistreurs plus complexes) et risque de perdre des appels valides par libération prématurée en cas d’hésitation lors de la composition du numéro par le demandeur. En effet, le centre ne connaissant pas la longueur du numéro, considère que la numérotation est terminée lorsqu’il s’écoule un certain délai (3 à 20 sec) après la réception du dernier chiffre composé.

ART / ESMT /

2012

Conception: Paul Maurice GUIMBETY

76
76
Exemple du réseau sénégalais : 9 51 5816 N°de l’abonné Central de Thiés (région) Intérieur
Exemple du réseau sénégalais : 9 51 5816 N°de l’abonné Central de Thiés (région) Intérieur

Exemple du réseau sénégalais :

9 51 5816

Exemple du réseau sénégalais : 9 51 5816 N°de l’abonné Central de Thiés (région) Intérieur du
Exemple du réseau sénégalais : 9 51 5816 N°de l’abonné Central de Thiés (région) Intérieur du

N°de l’abonné

Central de Thiés (région)

Intérieur du pays (régions)

8

25

1922

de Thiés (région) Intérieur du pays (régions) 8 25 1922 N°de l’abonné Central de Grand Dakar
de Thiés (région) Intérieur du pays (régions) 8 25 1922 N°de l’abonné Central de Grand Dakar
de Thiés (région) Intérieur du pays (régions) 8 25 1922 N°de l’abonné Central de Grand Dakar

N°de l’abonné

Central de Grand Dakar (région de Dakar) Région de Dakar

La numérotation internationale Le plan de numérotage international qui met en cause des millions d’abonnés
La numérotation internationale Le plan de numérotage international qui met en cause des millions d’abonnés

La numérotation internationale

Le plan de numérotage international qui met en cause des millions d’abonnés à travers le monde entier a été défini par l’avis Q10 du CCITT.

Le préfixe international de 1 à 3 chiffres selon les pays et les systèmes, donnant accès au réseau international. Le CCITT recommande le « 00 » comme préfixe international.

Le numéro international (maximum 12 chiffres) comprenant:

- Le numéro du pays (1 à 3 chiffres)

- Le numéro national de l’abonné

Exemple de numéros internationaux:

Sénégal: 221 824 98 06 (ESMT)

France : 33 2 56 70 07 07 (IRET Pessac à Bordeaux - France)

USA : 1 212 93 6 16 16 (Horloge parlante New York)

Les services spéciaux Ce sont des services d’urgence ou de renseignements dont le numéro est
Les services spéciaux Ce sont des services d’urgence ou de renseignements dont le numéro est

Les services spéciaux

Ce sont des services d’urgence ou de renseignements dont le numéro est unique quelque soit l’endroit où l’on se trouve dans un pays.

Exemple:

Au Sénégal

10

= opérations nationales

12

= renseignements

15

= horloge parlante

16

= international manuel

17

= police, gendarmerie

18

= pompier

etc …

Les indicatifs associés à ces services doivent être courts et commencer par le chiffre « 1 » (recommandation du CCITT). Par conséquent, aucun autre PQ ne doit avoir comme premier chiffre le « 1 ». De plus on n’utilise pas les symboles tels que (*) ou (#).

Les services supplémentaires Ce sont des services tels que le réveil automatique, la conférence, le
Les services supplémentaires Ce sont des services tels que le réveil automatique, la conférence, le

Les services supplémentaires

Ce sont des services tels que le réveil automatique, la conférence, le renvoi d’appel, la numérotation abrégée, etc. chaque fois que cela est possible, l’usager doit lui-même pourvoir commander l’accès aux services téléphoniques supplémentaires, ce qui lui est plus commode et évite au service des télécommunications de mettre en œuvre du matériel et du personnel pour répondre à ces besoins.

L’accès à chacun de ces services supplémentaires nécessite un schéma de codage d’une capacité suffisante pour pouvoir satisfaire à tous les besoins raisonnables et prévisibles pour l’avenir. Les postes à clavier permettent d’utiliser à cet effet, en plus des chiffres décimaux (1 à 0), des symboles (*), (#) et le bouton de rappel.

Le plan de numérotage national : Eut égard à l’équipement de commutation, un plan de
Le plan de numérotage national : Eut égard à l’équipement de commutation, un plan de

Le plan de numérotage national :

Eut égard à l’équipement de commutation, un plan de numérotage doit satisfaire aux deux exigences suivantes:

- Que le numéro de l’abonné soit le plus court possible, tout en répondant aux besoins présentes et futurs (à terme d’au moins quelques dizaines d’années) en capacité de numérotage, compte tenu des besoins dus à l’intégration des services particuliers (services mobile maritime et terrestre, recherche de personne, libre appel, etc.).

- Que la connaissance du ou des premiers chiffres permettent à la commande de savoir s’il s’agit d’un appel adressé à un abonné de la même zone de numérotage ou d’une autre zone dans le même pays, d’un appel international ou d’un accès à un service spécial.

Le plan de numérotage étant défini, il doit être spécifié dans les cahiers de charges pour la fourniture de nouveaux centres de commutation.

La modification d’un plan de numérotage est très coûteuse, très difficile et très mal aperçue par les abonnés. Il convient alors de bien veiller, lors de son établissement, à ce qu’il soit adapté au besoin des décennies à venir (30 à 50 ans).

Dans le cas d’u réseau jeune et qui se développe très rapidement, il est préférable
Dans le cas d’u réseau jeune et qui se développe très rapidement, il est préférable

Dans le cas d’u réseau jeune et qui se développe très rapidement, il est préférable de faire la modification du plan de numérotage le plus tôt possible.

Cela permettra de réduire le coût de la modification car peu de centraux automatiques seront concernés et le nombre d’abonnés en service est moins élevé d’où une plus grande possibilité de sensibilisation et d’information.

Cela est d’autant plus valable s’il s’agit de centraux électromécaniques. Les centraux électroniques sont pratiquement indépendants du plan de numérotage.

En effet, ces centraux disposent de tables de correspondances (entre un numéro d’équipement et un numéro d’annuaire quelconque) facilement modifiables par relations Homme-Machine (RHM).

II.4.4 LE PLAN DE TAXATION 1) Généralités sur la taxation Le téléphone est un service
II.4.4 LE PLAN DE TAXATION 1) Généralités sur la taxation Le téléphone est un service

II.4.4 LE PLAN DE TAXATION

1) Généralités sur la taxation

Le téléphone est un service public mis à la disposition du client. Celui-ci participe à l’amortissement des équipements de deux manières:

- Par des redevances fixes: abonnement, raccordement, transfert, travaux, avances remboursables, etc.

- Par des redevances d’usage qui sont proportionnelles à l’usage du téléphone (communications, renseignements, services utilisés, etc)

2) Les différents modes de taxation

Les principales modes de taxation sont les suivantes:

a) Redevances périodiques forfaitaires:

Chaque abonné paye une redevance fixe forfaitaire pour une période d’abonnement donnée.

C’est le mode de taxation le plus simple. Il présente aussi l’avantage de ne pas
C’est le mode de taxation le plus simple. Il présente aussi l’avantage de ne pas

C’est le mode de taxation le plus simple. Il présente aussi l’avantage de ne pas nécessiter un appareillage de taxation. Mais son inconvénient est que l’administration des télécommunications ne dispose d’aucune indication d’ordre monétaire sur le nombre et la durée des communications.

On pourra aussi lui reprocher, en cas d’encombrement du réseau, de ne pas adapter ses installations au trafic écoulé et de ne pas se soucier de sa qualité de service fourni.

Inversement si le réseau est utilisé par les abonnés pour la transmission de données, il ya risque d’occupation d’une ligne pendant rè longtemps sans qu’elle ne soit taxée d’avantage.

b) Taxe forfaitaire unique à la conversation:

Dans ce mode de taxation, une seule taxe unitaire est perçue pour toute communication taxable indépendamment de la durée et de la destination.

Son application se limite généralement à la zone locale. Ici les télécommunications ont l’idée du nombre de communications écoulées mais l’usager est toujours tenté de prolonger sa communication car la taxe est toujours la même.

c) Taxe en fonction de la durée : Dans ce mode de taxation, la taxe
c) Taxe en fonction de la durée : Dans ce mode de taxation, la taxe

c) Taxe en fonction de la durée:

Dans ce mode de taxation, la taxe est fonction de la distance et de la durée de al communication. La période de temps est fixe (par exemple 3mn) et le prix de cette unité dépend de la distance. Ce mode de taxation est le plus souvent utilisé pour les communications manuelles.

d) Taxation par impulsions périodiques:

C’est le système le plus souvent utilisé aujourd’hui pour les communications automatiques. Dans ce type de taxation, le prix de la taxe de base (TB) est fixe (55FCFA pour le Sénégal actuellement), et cette taxe de base autorise une durée de communication inversement proportionnelle à la distance.

Cette durée variable correspondant à une TB s’appelle le pallier de taxe.

Prenons pour exemple le cas des communications nationales et internationales automatiques au départ du Sénégal: pour les communications interurbaines automatiques.

- Communications de courtes distances c’est à dire échangées à l’intérieur d’un même secteur administratif
- Communications de courtes distances c’est à dire échangées à l’intérieur d’un même secteur administratif

- Communications de courtes distances c’est à dire échangées à l’intérieur d’un même secteur administratif (entre réseaux dépendant d’un même centre ou de centres différents): 1 TB toutes les 45 secondes par exemple.

- Communications grandes distances c’est à dire échangées entre différents secteurs télécoms, (la taxation est basée sur la distance entre chefs-lieux de secteur) par exemple:

Jusqu’à 200Km: 1TB toutes les 30 secondes par exemple;

Plus de 200Km: 1TB toutes les 18 secondes par exemple.

Nota: Dans beaucoup de réseaux, même les communications locales sont taxées à la durée (1TB toutes les 2mn au Sénégal par exemple)

Pour les communications internationales du Sénégal:

• vers la Gambie: 1TB toutes les 10 secondes par exemple

• vers le Mali: 1TB toutes les 8 secondes par exemple

• vers le japon: 1 TB toutes les 1,875 secondes par exemple

e) Tarifs multiples : Quand les communications sont taxées à la durée, on peut moduler
e) Tarifs multiples : Quand les communications sont taxées à la durée, on peut moduler

e) Tarifs multiples:

Quand les communications sont taxées à la durée, on peut moduler le tarif de ces communications en fonction de l’heure de la journée, voire du jour, de manière à obtenir une répartition des appels dans le temps.

La modulation du tarif dépend des administrations et de l’objectif fixé.

Au Sénégal par exemple deux tarifs pour une communication locale en 1998:

• 60 FCFA TTC toutes les 2 mn, du lundi au vendredi de 8h à 20h.

• 60 FCFA TTC toutes les 4mn, du lundi au jeudi de 20h à 8h, du vendredi à 20h au lundi à 8h et les jours fériés.

Communication interurbaine:

• 60 FCFA TT toutes les 30 secondes, du lundi au vendredi de 8h à 20h et le samedi de 8h à 13h.

• 60 FCFA TTC toutes les 60 secondes, du lundi au vendredi de 20h à 8h, du samedi à 13h au lundi à 8h et les jours fériés.

Communication internationale : • Tarif normal, tous les jours de 8h à 20h. • Tarif
Communication internationale : • Tarif normal, tous les jours de 8h à 20h. • Tarif

Communication internationale:

• Tarif normal, tous les jours de 8h à 20h.

• Tarif réduit, tous les jours ouvrables de 20h à 8h, les samedi, dimanche et jours fériés.

f) Taxation des services

Dans le cadre de sa politique tarifaire, les services des télécommunications peuvent décider des tarifs applicables aux services qu’ils rendent (renseignement, réveil automatique, conférence, etc); ces tarifs dépendront d’une administration à l’autre.

3) Les problèmes liés à la taxation

La taxation est le lien le plus sensible avec la clientèle. Le fait qu’elle soit un paiement différé du service rendu, qu’il ait un monopole ressenti parfois comme arbitraire, qu’elle soit la plupart du temps présentée sous forme globale sans justificatifs détaillés, que les compteurs ne soient pas chez l’abonné, tout ceci fait que la moindre erreur est aussitôt amplifiée et jette un discrédit coûteux sur le service téléphonique.

Coûteux: - Car il décourage des clients potentiels à s’abonner au téléphone (perte de recette)
Coûteux: - Car il décourage des clients potentiels à s’abonner au téléphone (perte de recette)

Coûteux:

- Car il décourage des clients potentiels à s’abonner au téléphone (perte de recette)

- Par les retards de paiement, le temps perdu et le personnel affecté au traitement des contestations de taxes.

C’est donc le point sur lequel doit porter l’effort maximum, et qui doit être le plus fiable de tout le système, tant du point de vue technique que commercial.

4) Caractéristiques du plan de taxation

Il est établi dans le cadre d’une politique tarifaire globale des télécommunications et élaboré le plus souvent sous le contrôle de l’état (Ministère des Finances, de l’Information, etc et maintenant des opérateurs privés).

Le plan de taxation doit être cohérent, équitable, suffisamment simple pour être compris des clients et permettre, à l’administration des télécommunications de percevoir des recettes d’un montant sans causer une concurrence préjudiciable à d’autres services des télécommunications.

Il doit être enfin conçu de telle sorte qu’il puisse être réajusté périodiquement sans que sa structure soit remise en cause.

II.4.5 LE PLAN DE SIGNALISATION La mise en œuvre d’un réseau téléphonique implique l’existence d’un
II.4.5 LE PLAN DE SIGNALISATION La mise en œuvre d’un réseau téléphonique implique l’existence d’un

II.4.5 LE PLAN DE SIGNALISATION

La mise en œuvre d’un réseau téléphonique implique l’existence d’un moyen d’échange d’informations, d’une part entre terminaux et autocommutateurs, d’autre part entre autocommutateurs. Ce moyen d’échange et l’ensemble des procédures associées constituent la signalisation téléphonique. On distingue en général deux types de signalisation:

- La signalisation terminale, échangée entre les postes d’abonnés et les autocommutateurs.

- La signalisation inter-automatique, échangée entre les autocommutateurs.

La plan de signalisation détermine pour chaque réseau le(s) système(s) de signalisation utilisé(s) ou à utiliser à long terme.

Voir plus en détail les systèmes de signalisation dans le module signalisation téléphonique.

II.4.4 LE PLAN DE SYNCHRONISTAION Le plan de synchronisation a vu le jour avec l’apparition
II.4.4 LE PLAN DE SYNCHRONISTAION Le plan de synchronisation a vu le jour avec l’apparition

II.4.4 LE PLAN DE SYNCHRONISTAION

Le plan de synchronisation a vu le jour avec l’apparition des systèmes numériques.

Les problèmes de synchronisation se posent dès le moment où des systèmes numériques Coexistent dans les réseaux de télécommunications. En effet, tout écart excessif entre fréquences des horloges de systèmes électroniques interconnectés entre eux est source d’altération des Informations véhiculées par le réseau.

L’objectif du plan de synchronisation est de fixer les limites du taux de glissement et de déterminer les méthodes de synchronisation des réseaux international et national. Du point de vue de la synchronisation, l’exploitation d’un réseau numérique peut se faire de deux manières:

- Exploitation Plésiochrone : Dans ce type d’exploitation, les horloges des centraux numériques fonctionnent
- Exploitation Plésiochrone : Dans ce type d’exploitation, les horloges des centraux numériques fonctionnent

- Exploitation Plésiochrone:

Dans ce type d’exploitation, les horloges des centraux numériques

fonctionnent indépendamment les unes des autres; par contre elles ont la même fréquence

nominale et leur précision est très grande (seules les horloges atomiques au césium répondent à ce

critère).

- Exploitation synchrone:

Tous les centraux d’un réseau numérique sont directement ou indirectement liés pour permettre un

fonctionnement au même rythme. Deux méthodes sont utilisées dans le cas de l’exploitation

Synchrone (synchronisation maître/esclave et synchronisation mutuelle)

Bases de la commutation Temporelle Document de l’étudiant; 2 è m e Partie BCT /
Bases de la commutation Temporelle Document de l’étudiant; 2 è m e Partie BCT /

Bases de la commutation Temporelle

Document de l’étudiant; 2 ème Partie

Objectifs: 1. Présenter les fonctions de base d’un autocommutateur téléphonique 2. Décrire les différents types
Objectifs: 1. Présenter les fonctions de base d’un autocommutateur téléphonique 2. Décrire les différents types

Objectifs:

1. Présenter les fonctions de base d’un autocommutateur téléphonique

2. Décrire les différents types de commande et de réseau de connexion des commutateurs

électroniques.

3. Citer les différentes étapes de l’établissement d’une communication téléphonique locale sur un

système de commutation temporelle.

I. Généralités II. Fonctions de base d’un commutateur téléphonique 1. Structure d’un commutateur 2. Le
I. Généralités II. Fonctions de base d’un commutateur téléphonique 1. Structure d’un commutateur 2. Le

I. Généralités

II. Fonctions de base d’un commutateur téléphonique

1. Structure d’un commutateur

2. Le bloc de raccordement

3. Le réseau de connexion

4. Le bloc de commande

5. BT: Base de temps

III. La commande des autocommutateurs électroniques

1. Commande centralisée

1.1 Partage de charge

1.2 Actif réserve

2. Commande décentralisée (nombre de calculateurs > 2)

IV. Les phases de l’établissement d’une communication locale

1.

Présélection

1.1

Exploration des équipements

1.2

Recherche des discriminations du demandeur

1.3 Initiation de l’observation de trafic 1.4 Test et connexion d’un récepteur de fréquence 1.5
1.3 Initiation de l’observation de trafic 1.4 Test et connexion d’un récepteur de fréquence 1.5

1.3 Initiation de l’observation de trafic

1.4 Test et connexion d’un récepteur de fréquence

1.5 Envoi de la tonalité au demandeur

2. Signalisation du demandeur

2.1 Réception de la numérotation

2.2 Arrêt de l’émission de la tonalité

3. Sélection

3.1 Pré analyse

3.2 Analyse

3.3 Fin de numérotation du demandeur

4. Mise en relation

4.1 Retransmission du décrochage du demandé

4.2 Double connexion (Dr <------- Dé)

4.3 Démarrage de la taxation

4.4 Libération de l’UC

Généralités La communication est née pratiquement en temps que le téléphone. Après une courte période
Généralités La communication est née pratiquement en temps que le téléphone. Après une courte période

Généralités

La communication est née pratiquement en temps que le téléphone. Après une courte période pendant laquelle l’établissement de la communication s’opérait de façon manuelle par l’intermédiaire d’opératrices, les premiers systèmes de traitement automatiques sont apparus. Ils ne couvraient cependant pas tous les types d’appels et pendant longtemps ils ont voisiné avec des exploitations manuelles (traitements du trafic interurbain et international), ou ont été combinés avec celles-ci pour créer le service semi automatique.

Au début, la communication était restée localisée dans la zone de couverture de l’autocommutateur, puis à une zone dont l’étendue restait limitée par les problèmes de transmission (trafic local et urbain).

Il a fallu attendre les années 50 pour que le trafic interurbain se développe et les années 60 pour le service international automatique. Ce passage à l’automatisation intégrale suppose en effet la normalisation des échanges entre commutateur d’un même réseau puis entre les réseaux des différents pays.

Parallèlement le matériel utilisé pour les autocommutateurs a évolué, mais si l’on exclut ces dernières
Parallèlement le matériel utilisé pour les autocommutateurs a évolué, mais si l’on exclut ces dernières

Parallèlement le matériel utilisé pour les autocommutateurs a évolué, mais si l’on exclut ces dernières années, de façon relativement lente (des systèmes ont duré dans le réseau pendant presque un siècle). Rappelons quelques dates:

1913: autocommutateur électromécanique à commutateurs rotatifs et commande directe.

Années 20: Apparition des premières unités de commande centralisées à relais utilisant des commutateurs rotatifs.

Années 50: autocommutateurs électromécaniques à commutateur cross bar

Années 60 et 70: avènement des systèmes électroniques avec tout d’abord l’apparition des systèmes semi-électroniques, ainsi appelées parce que la partie commande était constituée de calculateur, mais le réseau de connexion était resté spatial et la conception proche de ce qui existe en commutation cross bar. Puis très vite sont apparus les systèmes électroniques « purs » avec la technique de la numérisation conduisant au réseau temporel. C’est principalement sur ces derniers que portera toute notre étude.

II. Fonctions de base d’un commutateur téléphonique 1. Structure d’un commutateur téléphonique Le schéma
II. Fonctions de base d’un commutateur téléphonique 1. Structure d’un commutateur téléphonique Le schéma

II. Fonctions de base d’un commutateur téléphonique

1. Structure d’un commutateur téléphonique

Le schéma simplifié d’un autocommutateur, qu’elle que soit la technologie employée, peut se représenter par un synoptique de trois grands blocs regroupant toutes les fonctions téléphoniques, mais aussi les moyens de gestion et les outils de maintenance.

Unité de raccordement Réseau de connexion (UR) (RCX) et Aux. Unité de commande (UC)
Unité de raccordement
Réseau de connexion
(UR)
(RCX) et Aux.
Unité de commande
(UC)

Autocommutateur

2. Le bloc de raccordement Il joue d’une façon générale, le rôle d’interface avec le
2. Le bloc de raccordement Il joue d’une façon générale, le rôle d’interface avec le

2. Le bloc de raccordement

Il joue d’une façon générale, le rôle d’interface avec le réseau téléphonique, en adaptant les différentes tensions mises en jeu sur les lignes et les circuits; ainsi que le langage utilisé sur ces supports, qui peut s’exprimer sous forme de codes de signalisation variés. On y trouvera plus particulièrement les fonctions suivantes:

Alimentation microphonique des postes d’abonnés (48V) Production du courant d’appel (80V – 25Hz) Conversion analogique / numérique et vice versa Extraction et injection de la signalisation Concentration du trafic Synchronisation des débits binaires Etc …

3. Le bloc de connexion ou réseau de connexion (RCX) et Auxiliaires Commuter signifie relier
3. Le bloc de connexion ou réseau de connexion (RCX) et Auxiliaires Commuter signifie relier

3. Le bloc de connexion ou réseau de connexion (RCX) et Auxiliaires

Commuter signifie relier temporairement une entrée à une ou plusieurs sorties. C’est le véritable cœur de la chaine commutée, permettant les différents types de connexions:

Etablissement de communications bi-directionnelles

Diffusion des tonalités, des fréquences de code, et des annonces parlées

Connexions simples avec les auxiliaires de signalisation (récepteurs multifréquences)

Connexions spéciales: conversation à trois, liaisons de données, etc.)

Il existe deux grandes familles de réseau de connexion:

Dans les systèmes électromécaniques, le signal arrivant sous forme analogique de façon continue, il était nécessaire d’établir une connexion métallique entre entrées et sorties pendant toute la durée de la communication: c’est la commutation spatiale. Un tel réseau est dit Réseau de connexion spatial.

Lorsque le signal arrive sous forme d’échantillons analogiques ou numériques, il n’est plus nécessaire
Lorsque le signal arrive sous forme d’échantillons analogiques ou numériques, il n’est plus nécessaire

Lorsque le signal arrive sous forme d’échantillons analogiques ou numériques, il n’est plus nécessaire

d’établir la continuité métallique pendant toute la durée de la communication, mais seulement d’assurer

le transfert des éléments binaires représentant la valeur des échantillons de parole prélevés. Il s’agit de

la communication temporelle, et ce réseau est dit réseau de connexion temporel.

C’est ce type de réseau que nous allons étudier dans la suite de ce cours.

Bloc des Auxiliaires

Ce bloc donne les différentes tonalités de fonctionnement de l’autocommutateur (Invitation à numéroter, tonalité d’occupation, retour d’appel, … etc.), on peut citer entre autres:

RF: Récepteur de la numérotation clavier des abonnés (Q23)

Récepteur signalisation entre centraux (R2)

GT: Générateur de Tonalité (tonalité d’invitation à numéroter, tonalité d’occupation, tonalité d’acheminement, …)

CCF: Circuit de Conférence

4. Bloc de Commande Il s’agit de la partie « intelligente » du système où
4. Bloc de Commande Il s’agit de la partie « intelligente » du système où

4. Bloc de Commande

Il s’agit de la partie « intelligente » du système où se prennent les décisions en temps réel d’après des programmes enregistrés ou câblés, où l’on trouve rn particulier:

Les fonctions téléphoniques (établissement des appels, relâchement d’appels, taxation, supervision, observation de trafic).

Les programmes d’exploitation du système: gestion des paramètres d’acheminement et de taxation, gestion des équipements d’abonnés, traitement des résultats d’observation.

Le logiciel de maintenance: outils de localisation de défauts, supervision des alarmes, collationnement des fautes logicielles, etc…

5. Base de Temps (BT)

La BT délivre les différentes distributions des temps nécessaires au fonctionnement de l’autocommutateur.

III. La commande des autocommutateurs électroniques Les différentes fonctions du bloc de commande sont soit
III. La commande des autocommutateurs électroniques Les différentes fonctions du bloc de commande sont soit

III. La commande des autocommutateurs électroniques

Les différentes fonctions du bloc de commande sont soit implantées dans une machine ou reparties sur différents types d’organes. Dans le premier cas il s’agit de commande centralisée et dans le second, de commande décentralisée.

1. Commande Centralisée:

Un seul calculateur suffit pour réaliser toutes les fonctions de l’autocommutateur (établissement et rupture des communications, exploitation et maintenance du système).

Mais le problème essentiel du téléphone c’est la permanence du service, d’où la nécessité d’une grande fiabilité du calculateur.

Les causes des arrêts sont de deux ordres:

Logicielles: dues à des incohérences ou des boucles au niveau des programmes. Matérielles: défaillance des composants

Ainsi nous nous rendons aisément compte que les risques de rupture de service peuvent être
Ainsi nous nous rendons aisément compte que les risques de rupture de service peuvent être

Ainsi nous nous rendons aisément compte que les risques de rupture de service peuvent être élevés si nous n’utilisons qu’un seul calculateur, d’où la nécessité de duplication (chacun pouvant seul assurer le fonctionnement de l’autocommutateur). Chaque calculateur a accès à toutes les ressources et à tous les programmes dans un système à commande centralisée.

Comme un seul calculateur suffit à toutes les tâches, on peut avoir plusieurs modes de fonctionnement dans un tel système:

1.1 Micro synchronisme:

Les deux calculateurs exécutent les mêmes tâches à tout instant. Mais seul un pourra envoyer des ordres aux périphériques (calculateur actif).

Avantages:

Détection instantanée de fautes matérielles

La continuité du service en cas d’arrêt d’un calculateur.

Inconvénients:

Système vulnérable aux fautes logicielles; car les deux calculateurs exécutent les mêmes instructions du même du même programme, toute faute logicielle affectera les deux en même temps.

1.2 Partage de Charge Chaque calculateur traite une partie du trafic (50% / 50% ou
1.2 Partage de Charge Chaque calculateur traite une partie du trafic (50% / 50% ou

1.2 Partage de Charge

Chaque calculateur traite une partie du trafic (50% / 50% ou 0% / 100%).

Avantages:

- Résistance aux fautes logicielles

- Résistance aux surcharges

Inconvénients:

- Programmes plus complexes (exclusion mutuelle à la recherche et prise de ressources, nécessité de mise à jour des deux systèmes partageant les mêmes ressources).

- Perte des communications en phase établissement en cas d’arrêt d’un calculateur.

1.3 Actif réserve Un calculateur dit actif traite tout le trafic. Le second dit réserve
1.3 Actif réserve Un calculateur dit actif traite tout le trafic. Le second dit réserve

1.3 Actif réserve

Un calculateur dit actif traite tout le trafic. Le second dit réserve ne fait que des programmes de test sur demande de l’actif.

Avantages:

Résistance aux fautes logicielles

Inconvénients:

- Nécessité de mise à jour du système réserve

- Perte des communications en phase établissement en cas d’arrêt du calculateur actif.

2. Commande décentralisée (Nombre de calculateurs > 2)

Plusieurs procédés sont possibles pour répartir les attributions sur les différents processus:

Répartition géographique: les calculateurs traitent toutes les fonctions mais n’accèdent qu’à une partie du réseau afin de permettre le traitement des appels dans tous les cas de figure, les calculateurs doivent être reliés entre eux. L’intérêt fondamental d’un tel système est qu’on peut construire les autocommutateurs de capacités variables en partant d’un ensemble de base, et en augmentant progressivement par adjonction d’ensembles complémentaires.

Répartition fonctionnelle: Les différents processeurs traitent alors une ou plusieurs fonctions mais pas la totalité.
Répartition fonctionnelle: Les différents processeurs traitent alors une ou plusieurs fonctions mais pas la totalité.

Répartition fonctionnelle:

Les différents processeurs traitent alors une ou plusieurs fonctions mais pas la totalité. Tout traitement nécessitent donc la participation de plusieurs processeurs.

Répartition dynamique: cette structure est liée à l’apparition des microprocesseurs permettant une découpe à la fois fonctionnelle et géographique couvrant des gammes très étendues tout en limitant au stricte nécessaires les besoins en unités de commande.

Le principaux organes de commande et leur fonction peuvent être divisés comme indiqué ci-dessus. Cette répartition peut être soit matérielle soit logicielle soit les deux en même temps.

Les fonctionnalités définies ci-dessus se rencontrent dans tout système de commutation mais les termes sont empruntés du système E10 d’Alcatel.

IV. Les phases de l’établissement d’une communication locale 1. Présélection 1.1 Exploration des équipements
IV. Les phases de l’établissement d’une communication locale 1. Présélection 1.1 Exploration des équipements

IV. Les phases de l’établissement d’une communication locale

1. Présélection

1.1 Exploration des équipements et détection du changement d’état.

Les équipements d’abonnés sont répartis sur des « cartes d’abonnés » assurant les fonctions « BORSHT »

B

= Battery (alimentation)

O

= Overload (protection contre les surtensions)

R

= Ringing (émission de la sonnerie)

S

= Supervision (surveillance de l’état de la boucle)

H

= Hybrid (transformation 2 fils / 4 fils)

T

= Test (renvoi au dispositif d’essai)

Ces cartes sont regroupées par ensemble, dont la modularité dépend des systèmes. Chaque ensemble

étant sous le contrôle d’une logique appelée processeur de péritélphonie. Ce dernier est chargé

d’interpréter tout événement survenant sur un équipement, et de prendre la décision appropriée.

L’exploration des équipements est assurée par un compteur qui valide tour à tour la lecture
L’exploration des équipements est assurée par un compteur qui valide tour à tour la lecture

L’exploration des équipements est assurée par un compteur qui valide tour à tour la lecture de l’état de boucle de chaque ligne. En cas de modification, le nouvel état est mémorisé pendant un délai permettant sa confirmation.

A l’issue de ce délai, la logique de contrôle procède à une prise de ressources vers le bloc de commande. Ce dernier regroupe les processeurs chargés du traitement d’appels; leur nombre diffère suivant le type de système de commande (commande centralisée ou répartie). Cette prise de ressources se manifeste généralement par l’envoi d’un message sur une liaison, car les processeurs du bloc de commande sont logés dans un ensemble matériel distinct.

1.2 Recherche de discrimination

Le processeur de traitement d’appel effectue une recherche en mémoire (tables associées à ce processeur ou fichiers gérés par un processeur dédié). Cette recherche est destinée à déterminer la nature de l’équipement en appel ainsi que la présence éventuelle de discrimination.

1.3 Initialisation de l’observation de trafic La prise en compte d’un nouvel appel par le
1.3 Initialisation de l’observation de trafic La prise en compte d’un nouvel appel par le

1.3 Initialisation de l’observation de trafic

La prise en compte d’un nouvel appel par le processeur de traitement d’appel provoque également le démarrage d’une observation de trafic, dont le résultat servira à connaître le temps d’établissement des communications, la répartition des flux de trafic, …. etc.

1.4 Test et connexion d’un récepteur de fréquence

Suite à la recherche de discrimination, s’il apparaît que le demandeur est équipé d’un poste à clavier, le processeur de traitement d’appel procède à la recherche d’un récepteur de fréquence libre, puis à sa connexion à l’équipement en appel, via le réseau de connexion. Ce récepteur est un filtre numérique qui, à l’aide d’un algorithme présélectionné, est capable de reconnaître, sur une série d’échantillons, les fréquences de code émises par le clavier du poste de l’abonné.

1.5 Envoi de la tonalité au demandeur

Une fois les équipements nécessaires connectés, le processeur commande l’émission de la tonalité d’invitation à numéroter. Celle-ci est généralement distribuée par le réseau de connexion qui la reçoit lui même sous forme d’échantillons en provenance d’un générateur de tonalité. Ce dernier est en fait une mémoire contenant une série ordonnée d’échantillons permettant de reconstituer la tonalité.

2.Signalisation demandeur 2.1 Réception de la numérotation Les chiffres émis par le demandeur traversent le
2.Signalisation demandeur 2.1 Réception de la numérotation Les chiffres émis par le demandeur traversent le

2.Signalisation demandeur

2.1 Réception de la numérotation

Les chiffres émis par le demandeur traversent le réseau de connexion et sont interprétés par le récepteur de fréquence, lequel assure le filtrage numérique. Les échantillons sont stockés sur plusieurs trames (une quinzaine sont nécessaires), et le résultat est envoyé au processeur de traitement d’appel directement sous la forme du chiffre par l’abonné.

Si le demandeur est équipé d’un poste décimal, les chiffres arrivent sous forme de rupture de boucle, et sont interprétés directement par le processeur de traitement d’appel.

2.2 Arrêt de l’émission de la tonalité

Dès la réception du premier chiffre, le processeur doit commander la déconnexion de l’équipement du générateur de tonalité. Ceci est fait suite à un ordre envoyé par le processeur au réseau de connexion.

3. Sélection Lorsque le processeur aura reçu suffisamment de chiffres de l’abonné, leur analyse permettra
3. Sélection Lorsque le processeur aura reçu suffisamment de chiffres de l’abonné, leur analyse permettra

3. Sélection

Lorsque le processeur aura reçu suffisamment de chiffres de l’abonné, leur analyse permettra de déterminer par quel chemin la connexion pourra être assurée jusqu’au demandé, et sur quelle base devra être effectuée la taxation de la communication.

Toute fois, afin de réduire le temps de sélection, on commence en général la traduction de la numérotation après la réception du second chiffres, quitte à faire plusieurs tentatives si le nombre de chiffres s’avère insuffisant.

3.1 Pré analyse

Après la réception des deux premiers chiffres, le processeur effectue une première traduction destinée à faciliter la suite du traitement: il est presque toujours possible à ce stade de déterminer le nombre total de chiffres à recevoir, et dans certains cas de reconnaître les conditions d’acheminement de l’appel. Dans tous les cas, cette première analyse fournit le nombre de chiffres qu’il faudra attendre pour une traduction complète de l’indicatif.

3.2 Analyse Une fois le nombre de chiffres requis parvenus au processeur, celui-ci consulte une
3.2 Analyse Une fois le nombre de chiffres requis parvenus au processeur, celui-ci consulte une

3.2 Analyse

Une fois le nombre de chiffres requis parvenus au processeur, celui-ci consulte une nouvelle fois les tables de traduction pour obtenir tous les paramètres associés à l’indicatif reçu. Les informations recueillies seront:

L’acheminement à utiliser, c’est-à-dire l’itinéraire à emprunter pour atteindre le demandé, (en cas de communication départ figureront aussi les éléments permettant de faire suivre le numéro vers l’autocommutateur destinataire).

Le pallier de taxe à appliquer, indiquant le nombre d’unités de taxation à attribuer au demandeur, ainsi que leur périodicité, éventuellement.

Le numéro de l’équipement demandé, s’il s’agit d’une communication locale

3.3 Fin de numérotation du demandeur

Le demandeur ayant composé son dernier chiffre, il faut déconnecter le récepteur de fréquence utilisé en code clavier (message de déconnexion expédié par le processeur de traitement d’appel au réseau de connexion).

4. Mise en relation L’établissement de la communication passe maintenant par une phase d’attente pendant
4. Mise en relation L’établissement de la communication passe maintenant par une phase d’attente pendant

4. Mise en relation

L’établissement de la communication passe maintenant par une phase d’attente pendant laquelle le demandeur perçoit le retour d’appel, alors que, dans l’autocommutateur destinataire, l’équipement du demandé reçoit le courant de sonnerie.

4.1 Retransmission du décrochage du demandé

Lorsque le demandé décroche, son processeur de péritéléphonie détecte le changement d’état. La différence se situe toute fois dans la table d’état des équipements qui contient l’information:

« l’équipement n’aura alors qu’à signaler le décrochage au bloc de commande, par l’envoi d’un message.

4.2 Double connexion Demandeur ------ Demandé

Jusqu’à ce stade, la connexion n’avait pas été effectuée dans le réseau de connexion, compte tenu de la différence de nature des signaux émis vers les deux équipements. A la réception du décrochage du demandé, le processeur de traitement d’appel prend les mesures ci-après:

Arrêt de l’émission de la sonnerie cadencée vers le demandé Arrêt de l’émission du retour
Arrêt de l’émission de la sonnerie cadencée vers le demandé Arrêt de l’émission du retour

Arrêt de l’émission de la sonnerie cadencée vers le demandé

Arrêt de l’émission du retour d’appel vers le demandeur

Envoi d’un message à destination du réseau de connexion pour assurer la connexion bi-directionnelle entre le demandeur et le demandé.

Démarrage de la taxation

Le processeur de traitement d’appel ayant terminé sa tâche de mise en relation, il lui faut initialiser le processus de taxation sur la base des informations obtenues lors de la traduction. Ainsi, si la taxation est fixe, le compte de l’abonné sera incrémenté du nombre d’unités fourni dans le pallier de taxe; si au contraire, la taxation est périodique, le programme de taxation commencera à comptabiliser les unités correspondant à chaque période, afin de les ajouter au compte de l’abonné à la fin de la communication.

4.4 Libération des ressources