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Cœur et sport

Dr Eric DUBOIS

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Bienfaits du sport et de
l’exercice physique régulier

 Sur le système cardio-vasculaire et métabolique


 Sur le système respiratoire
 Sur l’appareil locomoteur
 Sur l’humeur
 Sur le vieillissement

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Sur le système cardio-vasculaire
et métabolique
 L'effort entraîne une augmentation de la
consommation d'oxygène par l'organisme
(VO2).

 L'entraînement a pour effet d'augmenter


la capacité maximale de consommation de
l’oxygène par l’organisme : la VO2 max:
plus on s'entraîne, plus les capacités d'effort
augmentent.

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Sur le système cardio-
vasculaire et métabolique

 Le coeur est plus lent au repos. Il est démontré qu'il y a


un lien quasi linéaire entre la fréquence cardiaque de
repos et la mortalité cardio-vasculaire et globale (la
mortalité augmente avec la fréquence cardiaque de
repos).
 Chez le sportif très entraîné, le cœur est un peu plus
gros que la moyenne « normale » : il se dilate un peu et
s’hypertrophie un peu. Il se remplit mieux et se vide
mieux que celui du sédentaire.

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Sur le système cardio-vasculaire
et métabolique
 Baisse du taux de cholestérol. Augmentation relative du
"bon cholestérol".
=> Frein voire régression de l'athérosclérose ou athérome
("les artères s'encrassent moins")

 - Diminution de l'aggrégabilité plaquettaire. Augmentation


de la fibrinolyse ("sang plus fluide").

 - Baisse de la pression artérielle de repos.


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Sur le système cardio-
vasculaire et métabolique

 Le risque d'infarctus du myocarde est environ 2 fois plus


élevé chez le sédentaire que chez le non sédentaire.

 Chez le cardiaque, un entraînement physique régulier


diminue la morbidité et la mortalité, améliore les
capacités physiques.

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Sur le système
respiratoire

Augmentation du débit ventilatoire


instantané de pointe, et de la
ventilation maximale minute =>
amélioration des performances
respiratoires.

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Sur l’appareil
locomoteur
 amélioration de la souplesse articulaire
et de la force musculaire… mais
certains sports imposent des
contraintes articulaires importantes
(sports de balle, ski...)
 prévention de l’ostéoporose
 amélioration de la coordination.

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Sur l’humeur

 effet favorable sur


l’anxiété et la dépression,
 meilleure gestion du stress.

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Sur le vieillissement
 La diminution des capacités physiques
est évaluée à 10% par décennie après 30
ans, 5% inéluctablement liés au
vieillissement, 5% liés à la sédentarité,
sur lesquels il est possible d’agir.
 Chez les plus de 55 ans, l’activité
physique permet de reculer de 5 à 10 ans
le risque de dépendance.

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MEFAITS DU
SPORT.
LA MORT SUBITE LORS DE
LA PRATIQUE DU SPORT

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Mort subite du sportif
 1000 à 1500 cas/an recensés en France, au
cours ou au décours immédiat de l’effort.
 5 à 6000 infarctus myocardiques/an pendant
la pratique du sport.

 Pour 6 millions de licenciés, 20 millions de


sportifs occasionnels. Estimation : 5,5
MS/an/100000 sportifs.

 Chiffre probablement sous-estimé.

 Très rare avant 40 ans.


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Mort subite du sportif
 En général par maladie cardiaque méconnue:

"un sportif qui meurt est un cardiaque qui meurt".

 Avant 40 ans: surtout myocardiopathies


hypertrophiques (muscle cardiaque trop épais), ou
anomalies « électriques » des cellules cardiaques
(dépistage par ECG)

 Après 40 ans: surtout maladie coronarienne.


Infarctus myocardique à l'effort ou à la phase de
récupération.
 Parfois au cours d’une infection virale (myocardite)
 30 à 60% sont précédées de symptômes anormaux.
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Le risque de faire un
infarctus au décours d’un effort
physique intense est d’autant
plus élevé que le sujet est
sédentaire.

Le risque diminue avec


l’entraînement.

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DEPISTAGE DES SUJETS A RISQUE.
EVALUATION DES FACTEURS DE RISQUE.

Le risque d’avoir un accident


cardiaque en faisant du sport
augmente avec:

 Antécédents familiaux
 Facteurs de risque athéromateux
 Symptômes anormaux à l'effort
 Les caractéristiques du sport

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Antécédents familiaux

 de maladie cardiaque

 et particulièrement de décès subit

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Facteurs de risque athéromateux
 Age (le risque augmente avec l’âge) .
 Sexe (plus de risque chez l’homme avant 50 ans).
 Tabac
 Hypertension artérielle
 Hypercholestérolémie
 Diabète
 Obésité
 Sédentarité
 Stress
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Symptômes anormaux à l'effort

 Essoufflement
 Douleurs thoraciques
 Palpitations
 Malaises

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Risque fonction du sport
 Absence d'entraînement
 Pratique insuffisante
 Esprit de compétition
 Sports de balle, sports collectifs, avec
décompte de points, contre chronomètre,
plongée sous-marine, haute montagne.
 Atmosphère trop chaude ou trop froide.
Déshydratation.
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CONSEILS DE BONNE PRATIQUE SPORTIVE
(hors sportifs entraînés ou malades cardiaques).

 Examen médical auprès du médecin de famille, au moins une fois.


 Suppression ou correction des facteurs de risque athéromateux
arrêt du tabac, traitement d'une hypertension artérielle, etc.
 Eviter les conditions climatiques extrêmes. Bien s’hydrater.
 Entraînement physique régulier:
* forme optimale (sportifs professionnels et/ou de très haut niveau): au
moins 12 h. de sport intensif par semaine.
* bonne forme : 2 à 3 séances de 30 à 60 mn par semaine, à 40 à 60 %
des capacités maximales.
 Echauffement avant effort et arrêt progressif de l'effort.

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CONSEILS DE BONNE PRATIQUE SPORTIVE
(hors sportifs entraînés ou malades cardiaques).

 Pas de compétition de haut niveau après 40 ans.


 Pas de douche ou de bain trop chaud immédiatement après
l'effort.
 Pas de cigarettes après effort (pas de cigarette du tout !)
 Pas de sport si fièvre, état grippal ou même rhume.
 Examen cardiologique avec ECG.
 Epreuve d'effort si symptômes suspects, anomalies ECG,
facteurs de risque (tabac ++, cholestérol, diabète...) . Pas
systématique.
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Le sport chez le cardiaque

 Pas de généralisation possible. Chaque cas est particulier: il n'y a pas un


cardiaque mais des cardiaques. Pour un individu, un conseil personnalisé.
 Privilégier les sports d’endurance: marche, natation, course à pied, vélo.
 Les sports formellement déconseillés ou contre-indiqués sont la plongée
sous-marine, les sports d'altitude (>2500 m.), les sports de balle collectifs, le
ski de randonnée, le squash, les sports de combat, les sports en apnée
(haltérophilie) ...
 Pas de compétition.
 Evaluation au cas par cas pour définir le niveau d'effort en fonction de la
maladie en cause, de la fonction contractile du ventricule gauche, des
données de l'épreuve d'effort avec définition d'une fréquence cardiaque à ne
pas dépasser (intérêt dans ce cas du cardio-fréquence-mètre).

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Ayez bon cœur…

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