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République du Cameroun Repiblic of Cameroon

Paix-travail-patrie peace-work-Fatherland

Ministère de l’enseignement supérieur Ministry of higher education


Université de Maroua The University of Maroua
Faculté des mines et des industries pétrolières Faculty of mines and petroleum industries
Département d’exploration minière, pétrolière Department of mining, petroleun, gas
Gazière et ressources en eaux and water ressources exploeration

CYCLE D’INGENIEUR DE CONCEPTION 3


UE: PROSPECTION SISMIQUE: PRINCIPE ET METHODE

THEME: SISMIQUE REFRACTION

GROUPE N°3

Supervisé par: Dr NGUIMBOUS KOUOH JJ.

Année académique 2019-2020


MEMBRES DU GROUPE
 MINSOUMA BIDIAS
 NAPI WOUAPI NATACHA
 NDILALI DJALLO JULES
 NGONO KOLA ROLAND CLAUDE MICHEL
 NKEN A EKAMO WILFRIED JULIO
 NKOMBA JOELLE SANDRINE MESSINZE
 NKOUMOUN NDAM BRICE JONATHAN
 NTEP OKON PARFAIT
Plan de travail
introduction (Principe de la sismique réfraction)
I. HODOCHRONES DES COUCHES HORIZONTALES
 Méthode du temps d’intercept
 Méthode de la distance critique ou du point de brisure
II. HODOCHRONES DES COUCHES INCLINEES
 Cas de deux couches inclinées: Schéma de principe pour un marqueur incliné
 Cas de trois couches inclinées dans la même direction: Schéma de principe de la sismique réfraction pour trois
interfaces pentées
III. APPAREILLAGE UTILISE EN SISMIQUE REFRACTION
IV. Applications de la sismique réfraction
CONCLUSION
Quelques exercices de compréhension
Introduction
La sismique réfraction est la partie de la sismique qui étudie les ondes réfractées. Elle
consiste à émettre un choc (contrainte) dans un milieu quelconque, qui se déforme et à mesurer
les temps d'arrivées des premières ondes, appelées onde P (ou primaire) correspondant aux
ondes de compression, ondes réfractées qui arrivent toujours en premier sur les capteurs
proches de l’ébranlement enregistrant en premier l’onde directe (cf. Figure 1).
Figure 1 : schéma de principe de la sismique réfraction interface horizontal
L’objectif est de calculer le temps d’arrivé d’une impulsion réfractée au niveau des marqueurs
et enregistré par un détecteur ou des détecteurs.
I. HODOCHRONES DES COUCHES HORIZONTALES
 Méthode du temps d’intercept
Considérez la trajectoire de voyage ABCD de la figure 3 :
 
Calculons le temps d’arrivé de l’une impulsion provoquée et réfractée au niveau du marqueur
horizontal :

où Z1 est l'épaisseur de la couche supérieure, et α est l'angle d'incidence critique. Le temps de


trajet est donc donné par :

La loi de Snell définit l'angle d'incidence critique, α par :

et en remplaçant sélectivement dans l'équation du temps de trajet précédente on obtient :

Pour X = 0, alors T devient le temps d'interception Ti, et nous pouvons réécrire la dernière
expression comme :
Remarque : Un point très important à mettre en évidence à ce stade est que toutes les
profondeurs déterminées dans les études de réfraction sont mesurées perpendiculairement à la
limite entre les couches et ne sont pas nécessairement des profondeurs verticales sous la
surface du sol. L'analyse des temps d'interception peut être étendue au cas des couches
multiples ; cependant, seules les formules résultantes seront données ici parce que leurs
dérivations sont redondantes et peuvent être trouvées dans un certain nombre de livres.

Figure 4. Schéma du cas multicouche et de la courbe temps-distance correspondante.


Notez que les temps d'interception et les épaisseurs des couches ont été identifiés par un
indice correspondant au numéro de la couche :
  
Si les contrastes de vitesse entre les couches sont suffisamment élevés, disons de 1 à 2, et que
seules des profondeurs approximatives sont requises, les formules suivantes peuvent être
utilisées :

Où , et sont comme indiqué sur la figure 4. Les deux équations donneront des épaisseurs
supérieures à la réalité, et il est suggéré que les épaisseurs soient initialement calculées dans les
deux sens pour savoir si l'erreur est significative dans une situation particulière.
 Méthode de la distance critique ou du point de brisure
La méthode de la distance critique pour déterminer la profondeur ne recevra qu'une brève
attention ici parce qu'elle est analogue à la méthode du temps d'interception, et n'offre pas
d'avantages suffisamment importants pour justifier plus de détails. Son application principale est
de calculer la profondeur de la première couche et d'estimer la longueur de la ligne sismique
requise pour une tâche d'exploration particulière.
La   distance
critique est la distance entre le point de tir et le point auquel l'énergie réfractée
arrive en même temps que l'énergie qui circule directement à travers la couche supérieure. En
d’autres termes pour déterminer le point de brisure il faut égaliser le temps de l’onde directe et
le temps de l’onde réfractée.
La distance critique (Xc) est illustrée sur la figure 3 ; c'est le point de rupture dans le
graphique des temps d'arrivée. Par une approche similaire à celle utilisée pour déduire les
formules d'interception. On peut montrer que la profondeur de la première couche est donnée
par :

où Xc est la distance critique.


Cette équation peut être utilisée pour construire un graphique montrant la longueur d'une ligne
sismique (par rapport à la profondeur de la première couche) requise pour détecter les
réfractions de la couche sous-jacente, en fonction des rapports de vitesse.
II. HODOCHRONES DES COUCHES INCLINEES
    Cas de deux couches inclinées
 Schéma de principe pour un marqueur incliné

Figure 5 : schéma de principe de la sismique réfraction interface pentée


Dans cette configuration l’objectif est de déterminer la vitesse vraie de la couche 2.
représente la vitesse apparente pour les trajets se dirigeant vers l’amont du marqueur et vitesse
apparente se dirigeant vers l’aval. Ces vitesses s’obtiennent par les relations :
  

Les angles de pendages étant souvent très faibles on peut négliger le facteur .
La vitesse de la deuxième couche s’écrit alors sous la forme d’une moyenne harmonique :

Les distances (profondeurs) perpendiculaires au marqueur s’obtiennent simplement à partir des


intercepts :
 Remarque :
 Il suffit d’un très faible pendage pour faire évoluer très rapidement les valeurs des
vitesses apparentes aval et amont.
 Les valeurs négatives de la vitesse apparente amont traduisent le fait que les temps
d’arrivée sont de plus en plus faibles au fur à mesure que l’on s’éloigne de la source
d’ébranlement. Dans ce cas la formule de la vitesse vraie s’obtient en utilisant la facteur
cosα. La valeur du pendage étant rarement connue, on devra alors passer par l’étude de
la fonction Minus.
En  utilisant les remarques sur la figure 6 nous pouvons écrire:

En développant nous obtenons :

représente l’Up-dip shooting


représente le Down-dip shooting
Remarque : le temps réciproque doit etre le meme pour le shoot inverse. Les différents temps d’interceptes
permettent de calculer de la figure 6.
  Cas de trois couches inclinées dans la même direction
Il est rare de rencontrer dans la nature des couches entièrement parallèles. Habituellement les
marqueurs affichent un certain pendage dont la détermination ainsi que celle des épaisseurs et
vitesses ne sont possibles que si l’on opère avec une acquisition sur le terrain dans les deux sens
c’est-à-dire par les tir directs et inverses.
 Schéma de principe de la sismique réfraction pour trois interfaces pentées
Considérons un milieu à trois couches de vitesses on suppose que le toit de la première couche
est horizontal et celui de la deuxième et troisième couche sont inclinées dans la même direction
(cf/ figure).
En supposant que les marqueurs séparants les deux terrains font respectivement les angles
suivants :
: l’angle formé par le toit de la première couche avec celui de la deuxième couche avec
l’horizontale
: l’angle formé par le toit de la seconde couche avec celui de la troisième couche avec
l’horizontale
  

Figure 8 : Schéma de principe de la sismique réfraction 3 couches avec interfaces pentées
 L’équation du tir direct
L’onde direct à la même équation que dans le cas des couches horizontales

 Les équations de l’onde conique ou tir direct :


L’équation de l’hodochrone est donnée par :
 
L’équation de la vitesse qui en résulte est la vitesse amont. Elle a pour expression :

 Les équations de l’onde conique inverse ou tir inverse :

L’équation de la vitesse qui en résulte est la vitesse avale. Elle a pour expression :

La connaissance des expressions permettent de calculer l’angle critique selon le système


d’équation à deux inconnues suivants :

 La détermination de l’angle critique permet de calculer la vitesse réelle à l’aide de la


formule :
Dans le cas où les vitesses sont très voisines et l’angle très faible, la vitesse sera déterminée
par la formule :
  
 Par analogie à l’interface (2-3)

D’après la loi de Descartes on a :

Ce qui permet de connaitre les angles et d’en déduire par la formule :

Figure 9 : schéma des hodochrones de la sismique


réfraction 3 couches avec interfaces pentées
La   connaissancedes angles et les vitesses réelles susmentionnées ainsi que les temps des
intercepts sous les points d’enregistrement en tir direct (A) et inverse (B), permet le calcul des
épaisseurs selon les équations suivantes :
L’enregistrement en tir direct en A, donne :

L’enregistrement en tir inverse en B, donne :

Remarques :
On peut démontrer que les coefficients R et T sont associés avec la combinaison de l’impédance
acoustique. L’impédance acoustique est défini comme le produit de la densité et de la vitesse i.e
le coefficient de réflexion R est dans le cas général est :


   une incidence normale on a :
Pour

Les relations énergétiques donnent :

III. APPAREILLAGE UTILISE EN SISMIQUE REFRACTION


Généralement la chaîne de mesure dépend de la cible et peut être constituée :
 D’un module d’acquisition sismique de marque quelconque dont les caractéristiques
principales sont de permettre un enregistrement numérique avec amplification à virgule
flottante, la sommation des signaux et de pratiquer des filtrages passe bande exemple :
(GEOMETRICS, modèle Géode, piloté par un micro-ordinateur CF-29 de Panasonic) ;
 De géophones en terrestre et hydrophones en marine et câbles de mesure sismique. Exemple
(SM4, 14 Hz avec boitier PE3) ;
 De flûtes sismiques, 12, 24 ou 48 traces, espacement 6 ou 10 m ;
 Une source sismique quelconque. Exemple : chute de poids (masse de 8 kg et plaque de Nylon, dameuse,
delmag, vakipac) ; explosifs (dynamite) ; vibroseis, type de fusils (shotgun, betsygun) (, dynamite, fusil)
 D’un accéléromètre quelconque autorisant une précision ≤ 1 m/s. exemple (GST01)
Remarques :
 En prospection terrestre, le dispositif de réception est composé d’une flute. Cable électrique contenant
autant de paires de conducteurs que de points de détection. Tout au long du câble se trouvent des sorties
régulièrement espacées, permettant l’assemblage des géophones. Les géophones de types
électromagnétiques sont régulièrement espacés. Ils fonctionnent sur le principe d’une bobine d’induction
dont l’axe est soit vertical soit horizontal. La bobine à axe vertical permet de détecter les mouvements
verticaux du sol (onde sismique longitudinale P) alors que celles à axe horizontal permet de détecter les
ondes de cisaillement (onde transversales S).
 Les géophones utilisés en prospection sismique sont généralement des vélocimètres, c’est-à-dire des
capteurs dont la tension de sortie est proportionnelle à la vitesse de déplacement du sol.
 En prospection marine, la flute est substituée par le streamer (flute marine). Il s’agit d’un tuyau en plastique
de quelques centimètres de diamètre contenant des hydrophones. Les hydrophones sont des détecteurs
sensibles à la pression que l’on utilise en prospection sismique marine. Ils sont conçus en faisant appel aux
propriétés piézoélectriques de certains minéraux tels que le quartz ou la céramique. Les hydrophones
espacés, fixés et espacés à la surface de l’eau sont directement reliés à l’enregistreur à l’aide d’un câble
multifils (streamer).
IV. Applications de la sismique réfraction
La sismique réfraction a pour principales applications :
 La reconnaissance des massifs rocheux dans le cadre de l’implantation des ouvrages d’art.
 Les études structurales pour le suivi et l’évolution du substratum sous la couverture meuble
 En génie civil et géotechnique (implantation des barrages et centrale nucléaire et cavités
souterraines)
 En hydrogéologie l’étude des aquifères, la profondeur de la nappe d’eau et les zones fracturées
du socle cristallin
 La reconnaissance de l’épaisseur de la zone altérée (WZ) afin de réaliser la correction statique
pour la sismique pétrolière et le choix des offsets de sismique réflexion.
 L’objectif de ce chapitre est de permettre au futur ingénieur de maitriser les différentes méthodes
utilisées pour la détermination des vitesses, l’épaisseur des couches sismiques ou géologiques.
Ces méthodes sont : la méthode des interceptions, la méthode des points de brisures et la
méthode de Plus-Minus.
Conclusion

L’objectif de ce chapitre était de permettre au futur ingénieur de maitriser les différentes


équations qui gouvernent les méthodes des interceptions, des points de brisures et Plus-Minus
pour différentes configurations des interfaces.
 
Exercices d’application
EXERCICE 1
Considérons la figure ci-dessous. A partir de la dromochronique à droite, on veut retrouver le
modèle de gauche, soit les variables v1, v2 et h. Les vitesses sont obtenues directement de la
dromochronique (inverse de la pente).
Solution
1.  Déterminer le temps de propagation de l’onde directe.
Réponse :
2. Déterminer le temps de propagation de l’onde réfractée
Réponse :
3. Déterminer l’abscisse au point de brisure en fonction de l’épaisseur h, V1et V2.
Réponse : Au point de brisure le temps de propagation de l’onde directe est égal au temps de
propagation de l’onde réfractée donc :

4. Déduire l’épaisseur h en fonction de l’abscisse du point de brisure et des vitesses v1 et v2 et


l’intercept t1.
Réponse :
EXERCICE 3
Soit la réfraction dans trois couches horizontales, si on observe deux ruptures de pente
sur la dromochronique (figure ci-dessous).
1.  Calculer l’épaisseur de la première couche

Réponse 1. On calcule l’épaisseur de la première couche avec les équations

2. Ecrire les relations qui lient la réfraction critique entre le deuxième et le troisième terrain aux
angles i13 et i23.
Réponse 2.
3. Déterminer les trajets AE, EF et FH
Réponse 3.
4. Calculer l’expression du temps de parcours de l’onde dans la troisième couche .
Réponse 4.
5. Calculer le temps de parcours de l’onde réfractée dans le deuxième terrain.
Réponse 5.
6. Chercher une expression pour h2 qui sera fonction des paramètres estimés au moyen de la
dromochronique (v1, v2, v3, xc1et xc2).
Réponse 6. Les deux relations qui caractérisent tc2 sont égales et en isolant h2 on trouve :
Exercice 4
 Réponses :
 
 Interprétation
 Ces dromochroniques nous présentent 5 vitesses qui devraient en principes mettre en évidence 5 couches mais on se rend compte que deux
vitesses ont la même valeur(5km/s). Cette indifférenciation de vitesse stipule que nous somme dans la même couche et quelle aurait subi une subsidence
ou une tectonique cassante. Dou nous pouvons dire que notre dromochroniques met en évidence quatre (04) couches.
 Déterminons les vitesses V₁, V₂ et V₃
 V₁= 1.5Km/s
 V₂ (Apparent en Amont) = 5km/s V₃ (Apparent en Amont) = 3.6km/s
 V₂ (Apparent en Aval) = 7km/s V₃ (Apparent en Aval) = 5km/s
 . Les angles de pendages étant souvent très faibles on peut négliger le facteur .

 V₂= 2(5*7/5+7)
 V₂= 5.83km/s
 V₃
 V₃= 2(3.6*5/3.6+5)
 V₃= 4.18km/s
 Déterminons les différentes hauteurs

 Pour X=0 nous avons Ti = d’où = t1 = 6ms


  Sachant que :
 +
 +


 =
  
 = T2 = 3ms =
  
 =
 Déterminons l’attitude des formations