J LA RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE LE MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE UNIVERSITÉ D’ORAN LA FACULTÉ DE DROIT D’ORAN SECTION

LMD « MASTER I» LE DROIT PUBLIC ÉCONOMIQUE MODULE DU DROIT FISCAL

THEME DE RECHERCHE LES FRAIS GENERAUX
« en matière fiscale »

Encadré par le professeur : Yelles CHAOUCHE.B

Préparé par :
Said FAHSI Wahiba HAMDADOU Aicha DRIDI

Année Universitaire : 2012/2013

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LES FRAIS GENERAUX
« en matière fiscale »

Introduction
I. La Notion des frais généraux en droit fiscal A. La définition des frais généraux B. Les conditions de déductibilité des frais généraux C. Le rattachement des frais généraux D. Le control des frais généraux II. Les Différentes catégories des frais généraux A. Les frais de personnel et financiers B. Les frais fiscaux et de location C. Les frais d’assurance et les dépenses d’entretien et de réparation D. Les frais de recherches et de propriétés industrielles et les dons et subventions.

Conclusion

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Introduction
L’impôt est dû à raison des revenus ou bénéfices que le contribuable réalise au cours de chaque année1. Le revenu imposable est un revenu net, calculé sous déduction de différentes dépenses effectuées en vue de son acquisition et de sa conservation2. L’impôt sur le revenu global est établi d’après le montant total du revenu net annuel dont dispose chaque contribuable. Ce revenu net est déterminé eu égard aux capitaux que possède le contribuable, aux professions qu’il exerce, aux traitements, salaires, pensions et rentes viagères qu’il perçoit, ainsi qu’aux bénéfices de toutes opérations lucratives auxquelles il se livre, sous déduction des charges : des intérêts des emprunts et dettes contractés à titre professionnel ainsi que ceux contractés au titre de l’acquisition ou de la construction de logements, à la charge du contribuable ; les cotisations d’assurances vieillesse et d’assurances sociales versées par le contribuable à titre personnel ; les pensions alimentaires ; la police d’assurance contractée par le propriétaire bailleur3. La législation fiscale autorise certaines charges à être prise en déduction pour la détermination du bénéfice net imposable, il s’agit des4 :
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« Les revenus imposables dans cette catégorie IRG- BIC, sont les bénéfices réalisés par les personnes physiques, provenant de l’exercice d’une profession, commerciale, industrielle, artisanale ou minières. Sont aussi imposable dans cette catégorie, les bénéfices des personnes physiques : - se livrant à des opérations d'intermédiaires pour l'achat ou la vente des immeubles ou des fonds de commerce ou qui, habituellement, achètent en leur nom les mêmes biens en vue de revendre, - étant bénéficiaires d'une promesse unilatérale de vente portant sur un immeuble, cèdent à leur diligence lors de la vente de cet immeuble par fractions ou par lots, le bénéfice de cette promesse de vente aux acquéreurs de chaque fraction ou lot, - donnant en location un établissement commercial ou industriel muni du mobilier ou du matériel nécessaire à son exploitation, que la location comprenne ou non, tout ou partie des éléments incorporels du fonds de commerce ou 'industrie, - exerçant l'activité d'adjudicataire, concessionnaire, fermier de droits communaux, - tirant des profits des activités avicoles et cuniculicoles lorsqu'elles ont un caractère industriel, - Réalisant des produits provenant de l'exploitation de salins, lacs salés ou marais salants ». - aussi, les revenus des marins pêcheurs, patrons pêcheurs, armateurs et exploitants de petits métiers. 2 Art. 10 − 1) Le bénéfice ou revenu imposable est constitué par l’excédent du produit brut effectivement réalisé, y compris la valeur des profits et avantages dont le contribuable a joui en nature, sur les dépenses effectuées en vue de l’acquisition et de la conservation du revenu. 2) Le revenu net global annuel servant de base à l’impôt sur le revenu est déterminé en totalisant les bénéfices ou revenus nets visés aux articles 11 à 76 et des charges énumérées à l’article 85 du code des impôts directs et taxes assimilées. 3) Le bénéfice ou le revenu net de chacune des catégories de revenus visés au paragraphe 2 ci-dessus est déterminé distinctement suivant les règles propres à chacune d'elles. « Voir Code Algérien des impôts directs et Taxes assimilées ». 3 Voir le site de la DGI. http://www.mfdgi.gov.dz/. 4 Voir conférences du Pr. YELLES CHAOUCHE.B, faculté de droit D’Oran.2012/2013

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4 . consacré l’un à la Notion des frais généraux en droit fiscal.  amortissements .  être comprises dans les charges de l'exercice au cours duquel elles ont été engagées. Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges.  provisions.  frais divers .  frais financiers . Nous avons essayé de partagé notre travail en deux chapitres.  correspondre à une charge effective et être appuyées de justifications suffisantes . et déduites des résultats de l’exercice auquel elles se rattachent. frais généraux .  se traduire par une diminution de l'actif net . et l’autre aux différentes catégories des frais généraux.  impôts et taxes à caractère professionnel . L’ensemble des interrogations qui constituent notre problématique concernant cet exposé se résume comme suit :     Quelles est nature juridique des frais généraux ? Quelles sont les différentes catégories des frais généraux ? Quelles sont les instruments de control utilisées par l’administration fiscale ? Quelles sont les principes et les règles de déductions des frais généraux ? De ce qui précède. Les charges à déduire doivent remplir les conditions générales suivantes :  être engagées dans le cadre de la gestion normale de l'entreprise ou dans son intérêt .

8 MAURICE Cozian. Ils comprennent principalement les charges de toute nature ainsi les services comptables. La Notion des frais généraux en droit fiscal Le principe de déductibilité des charges est particulièrement important sur le plan fiscal. Son résultat étant plus faible après l’imputation de la charge. Les frais généraux6 sont l’ensemble des frais que l’entreprise ou le contribuable les engage pour les besoins et le bon fonctionnement de l’ensemble des établissements. Si elle passe en frais généraux7 le prix d’une acquisition. Au contraire. 5 6 ERIC spiridion. Les frais généraux sont fixes et variable 7 Les frais généraux sont l’ensemble des dépenses habituellement supportées par l’entreprise dans le cadre de son fonctionnement . « Précis de fiscalité des entreprises ». édition LexisNexix. charges sociales des services administratifs et de la direction générale) . car les frais généraux constitueront une charge déductible du résultat. financiers et ressources humaines. elle va pouvoir faire baisser son résultat fiscal.pp 160à177. 5 .  Les dépenses ou frais de tenue et de contrôle de comptabilité (réseau comptable informatisé ).  Les dépenses d’administration et de direction (jetons de présence. 32 éditions. elle paiera donc moins d’impôts8. Elles sont inscrites à l’actif. pp55et56. telles que . édition d’organisation. La fiscalité est en effet un élément déterminant de la gestion de toute entreprise : il est primordial de parfaitement connaître son environnement fiscal en vue d'en minimiser le coût5. administratifs. Les frais généraux constituent des charges déductibles immédiatement au cours de l’exercice au cours duquel elles sont engagées. LITEC. « l’essentiel de la fiscalité d’entreprise ».I.Autrement dit ce sont tous les achats qui n’entrent pas directement dans la production du bien ou service mais qui sont nécessaires au bon fonctionnement de l’entreprise . 2011. la dépense d’immobilisation ne donne pas lieu à une charge déductible.

relatifs à des emprunts contractés hors d’Algérie. « Les frais généraux de toute nature. le bénéfice de cette promesse de vente aux acquéreurs de chaque fraction ou lot . agios et autres frais financiers. les frais de siège sont déductibles dans les limites de 1% du chiffre d’affaires au cours de l’exercice correspondant à leur engagement. marques de fabrique. 3) donnent en location un établissement commercial ou industriel muni du mobilier ou du matériel nécessaire à son exploitation. Aussi. les dépenses de personnel et de main d’œuvre.Être limités à 1% du chiffre d’affaires hors taxes 10 Les conventions fiscales tendant à éliminer la double imposition en matière d’impôts directs signées par l'Algérie. 12 Art. s’obtient en déduisant les charges engagées dans le cadre de l’exercice de l’activité « frais généraux. subordonnée à l’agrément de transfert. le loyer des immeubles dont l’entreprise est locataire. Pour ces même entreprisses. ainsi que pour les redevances exigibles pour brevets. leur déductibilité est. habituellement.Les frais de siège9 sont. sous réserve des dispositions de l’article 169. Ainsi que. ou non.L’activité ayant un caractère industriel sera définie. produits des prestations de services »12. industrielle ou artisanale ainsi que ceux réalisés sur les activités minières ou en résultant. la déductibilité des frais susvisés ainsi que les frais de siège. 6 . Le montant du bénéfice concerné par l’IBS « la base imposable ». au plan fiscal. lacs salés ou marais salants. Art. Pour les intérêts. sous réserve de satisfaire aux conditions suivantes : Être dûment justifiés. 5) tirent des profits des activités avicoles et cuniculicoles lorsqu’elles ont un caractère industriel.Être en rapport avec l’activité poursuivie par l’établissement . 12 − Présentent également le caractère de bénéfices industriels et commerciaux. régis par les dispositions de l’article 141-1 du « CIDTA » et celles contenues dans les conventions fiscales10 internationales11. pour l’application de l’impôt sur le revenu. lors de la vente de cet immeuble par fractions ou par lots. frais financiers. tout ou partie des éléments incorporels du fonds de commerce ou d’industrie . les frais d’assistance technique et les honoraires payables en monnaie autre que la monnaie nationale. licences. S’agissant des autres contribuables. les bénéfices réalisés par les personnes physiques et provenant de l’exercice d’une profession commerciale. 11 Voir article « 141-1 » du code des impôts directs et taxes assimilées Algérien.Ne doivent pas faire double emploi avec ceux déjà engagés par l’établissement stable lui-même. délivré par les autorités financières compétentes . il y’a lieu de se référer. 11 − Sont considérés comme bénéfices industriels et commerciaux. 176 du CID). en tant que de besoin par voie réglementaire . 9 − L’impôt est dû à raison des revenus ou bénéfices que le contribuable réalise ou dont il dispose au cours de chaque année. concessionnaires et fermiers de droits communaux . amortissements. Cet article consacre la déductibilité des dépenses de direction et des frais généraux d’administration exposés au profit de l’établissement stable d’une entreprise étrangère . provisions. 9 Les frais de siège facturés par une société mère établie à l’étranger pour une filiale établie en Algérie en monnaie autre que nationale sont admis en déduction pour la détermination du bénéfice imposable. consacrent le principe de la déductibilité des frais de siège. que la location comprenne. 2) étant bénéficiaires d’une promesse unilatérale de vente portant sur un immeuble cèdent à leur diligence. achètent en leur nom les mêmes biens en vue de les revendre . 6) réalisent des produits provenant de l’exploitation de salins. les bénéfices réalisés par les personnes physiques qui : 1) se livrent à des opérations d’intermédiaires pour l’achat ou la vente des immeubles ou des fonds de commerce ou qui. aux dispositions de chaque convention notamment aux clauses relatives à leur déductibilité pour le traitement des cas spécifiques des entreprises non résidentes des pays ayant conclu avec l’Algérie des conventions fiscales de non double imposition.Doivent être inscrits sur l’état prévu à ce titre et devant être joint à la déclaration annuelle de résultat (Art.Être engagés au cours de l’exercice. pour les entreprises qui en effectuent le paiement. Le modèle OCDE de conventions fiscales se fonde sur l’article 7 pour traiter de la déductibilité de ces frais. pour l’application de l’impôt sur le revenu. 4) exercent l’activité d’adjudicataires. Art. est subordonnée à leur paiement effectif au cours de l’exercice ». impôts et taxes professionnelles…) des rentrées réalisées par l’Entreprise (ventes.

cit. il faut encore qu’elles soient déduites au bon moment. tel n’est pas le cas des acquisitions d’immobilisations ou de stocks puisque la sortie de trésorerie ou la constatation d’une dette est contrebalancée à l’actif par une valeur d’égal montant. Il ne suffit pas que les dépenses de frais généraux soient déductibles.  Ils doivent être régulièrement comptabilisés et appuyés de justifications . ne peuvent faire l’objet de déduction. ce qui exclut les actes anormaux de gestion.  Ils doivent être exposés dans l’intérêt de l’exploitation. Il y a lieu d’entendre par « frais généraux justifiés » tous les moyens de justification et en particulier la présentation de factures ou tout autre moyen en tenant lieu délivrés par la société mère ou le siège central de l’entreprise. 14 MAURICE Cozian. 7 . ce sont les factures qui constituent les justifications les plus courantes14. que ces frais soient ou non justifiés. Les conditions de déductibilité des frais généraux Les frais généraux ne constituent des charges déductibles des résultats imposables de l’entreprise que s’ils répondent aux trois conditions suivantes :  Ils doivent se traduire par une diminution de l’actif net . patrons pécheurs. La définition des frais généraux13 Les frais généraux sont l’ensemble des dépenses habituellement supportées par l’entreprise dans le cadre de son fonctionnement .Autrement dit ce sont tous les achats qui n’entrent pas directement dans la production du bien ou service mais qui sont nécessaires au bon fonctionnement de l’entreprise. p55. C’est 8) les revenus des marins pêcheurs. op.La déductibilité des frais généraux est subordonnée à une évaluation réelle de ces derniers. armateurs et exploiteurs de petits métiers. Les frais généraux calculés de manière forfaitaire et approximative. A. B. ni trop tôt ni top tard.

On sait que les produits doivent être comptabilisés quand la créance de l’entreprise est certaine dans son principe et dans son montant. il n’en existe pas quant au rattachement des charges. l’entreprise débitrice comptabilisera une charge lorsque son partenaire aura exécuté l’obligation qu’il avait promise. c’est ce qui se passe quant une entreprise conclut un nouveau bail 8 . Autrement dit. Le rattachement des frais généraux 1. l’enregistrement du produit chez le créancier et l’enregistrement de la charge correspondante chez le débiteur interviendront à la même date. Comme pour les produits. il faut rattacher à un exercice tous les produits et toutes les charges qui ont pris naissance au cours de cet exercice. ce qui implique que l’entreprise ait exécuté l’obligation à laquelle elle s’est engagée. s’il existe des règles précises quant au rattachement des produits. Dans le silence de la loi. C’est donc l’exécution de l’obligation qui constitue le fait générateur de l’imposition des produits qui en sont la contrepartie. il convient de respecter scrupuleusement les contraintes du principe d’indépendance des exercices comptables. Paradoxalement. En définitive. si une entreprise paye d’avance les charges qui se rapporte à des exercices futures elle doit les isolées dans un compte de régularisation et ne rattachera à chaque exercice que la quotte part des charges qui lui revient . pour une même prestation. Le principe de la déduction immédiate des charges engagées L’administration fiscal prend au très sérieux les règles de rattachement. on est conduit à transposer les mêmes règles au rattachement des charges. On signalera les deux cas particulier suivant concernant les charges constatées d’avance et les frais d’établissement :  Les charges constatées d’avance sont le corollaire des produits constatées d’avance . En vertu du principe d’indépendance des exercices comptables.évoquer le problème du rattachement des charges au bon exercice. celle de l’exécution de son obligation par le créancier. C.

la nouvelle réglementation comptable applicable depuis 2005 dispose que l’option exercée la première fois par l’entreprise est à la fois globale et irrévocable . 9 . Cette sévérité de principe est toutefois atténuée par le fait que l’entreprise est autorisée à exercée deux options distinctes :  L’une pour les titres du portefeuille. son cout doit être étalé sur la durée du bail15.  L’autre pour les autres immobilisations. tel est par exemple le cas des frais de transport ou d’assurance . par nature se sont des charges immédiatement déductibles.il existe toutefois un régime particulier applicable aux frais d’acquisition suivant : droits de mutation. Voir codes général des impôts français. les entreprises sont toute fois autorisées à en étaler le montant sur cinq années selon le mode linaire. honoraires ou commissions.  Les frais d’établissement regroupe les frais de constitution et de restructuration de sociétés « augmentation de capital. Rien n’étant décidément simple. L’option concernant les frais d’acquisition d’immobilisations Les frais accessoires liés à l’acquisition d’une immobilisation doivent par principe être rattachés à son cout de revient . fusion » . mais uniquement pour les sociétés 15 16 MAURICE Cozian. la loi de finance pour 200616 à soumis les frais d’acquisition des titres de participation. qu’elles soient corporelles ou incorporelles. pour éviter des phénomènes d’un exercice à l’autre au gré des convenances financières et fiscales. Idem. Dans un souci de cohérence. p 56. ils devraient obligatoirement être rattachés au cout de revient comme les frais accessoires pour des raisons d’opportunité fiscale les entreprises peuvent opter pour leurs comptabilisation entant que charges immédiatement déductibles. 2. qu’il s’agisse de titres de participation ou de titres de placement . Dans la logique des normes IFRS.commercial et verse au bailleur un droit d’entré . frais d’actes. elle couvre toutes les catégories d’actif et vaut pour les exercices à venir.

il en va différemment en cas d’acquisition de stock ou d’immobilisation . chômage. à un traitement fiscale dérogatoire .les charges sociales : les cotisations aux divers régimes de prévoyance sociales (assurances. allocations familiales) sont déductibles du bénéfice imposable.soumise L’IS. y compris les indemnités. maladie. les frais généraux présentent en effet cet avantage de constituer des charges immédiatement déductibles des résultats imposables. D. ils tiennent à vérifier que n’ont pas été comptabilisées parmi les frais généraux des dépenses ayant la nature de stocks ou d’immobilisation . le compte de trésorerie est sans doute amputé. les frais d’acquisition sont obligatoirement rattachés au prix de revient des titres mais ils sont amortissable sur cinq ans selon le mode linéaire. Le salaire du conjoint de l'exploitant d'une entreprise individuelle. allocations. Les contrôles de fond Une charge n’est déductible fiscalement que dans la mesure où elle correspond à l’intérêt de l’entreprise. l’actif net n’a pas été affecté. c’est un point délicat qui fera l’objet d’une étude thématique séparée. assurances. avantages en nature et remboursements forfaitaires de frais d'emploi. Ainsi quand une entreprise acquitte ces factures de loyers. servi au titre de sa participation effective et exclusive à l’exercice de la profession. . n'est déductible du bénéfice imposable qu'à concurrence de la rémunération servie à un agent ayant la même qualification professionnelle ou occupant un même poste de travail et sous réserve du versement des cotisations prévues pour les allocations familiales et autres prélèvements sociaux en vigueur. ceux-là comprennent notamment : . grâce à la théorie de l’acte anormal de gestion. Les frais généraux sont l’objet d’une attention particulière de la part des vérificateurs.les achats de matière et de marchandises comptabilisé pour leur coût réel. mais un compte d’actif se trouve gonflé d’autant .Les frais généraux de toute nature. Le control des frais généraux17 Les frais généraux comprennent toutes les dépenses qui entraînent une diminution de l’actif net. accident du travail. le fisc.  Contrôle de la conformité à l’intérêt de l’entreprise . les frais généraux peuvent englober des dépenses n’ayant qu’un rapport lointain avec l’intérêt de l’entreprise . Ceux-ci procèdent en la matière à un double contrôle :  Contrôle de nature comptable . .les charges du personnel : Rémunération de toute nature directe ou indirecte. aucune contrepartie n’apparaît à l’actif du bilan. droits de douane et éventuellement diminué des remises consenties par les fournisseurs. augmenté des frais accessoires d'achats tels que frais de transports. Tel n’est pas le cas des actes anormaux de 17 Charges déductibles : . 10 . 1. se fait alors le gardien d’une certaine morale des affaires. d'un associé ou de tout détenteur de parts sociales dans une société.

d’une pénalité pour mauvaise foi20. b. 20 Idem. Même dans une entreprise individuelle.cit. par le biais d’une diminution de l’impôt sur le revenu. 21 Voir code des impôts directs§ Taxes assimilées. Le trésor n’a pas vocation à prendre en charge. C’est le fisc vertueux pourchassant le luxe dispendieux. Un voyage touristique est-il un voyage professionnel « contacts pris sur place avec des partenaires de l’entreprise » ou un voyage d’agrément. Dans l’entreprise individuelle. il réintègre dans les résultats imposables le montant des dépenses dont la déductibilité est ainsi rejetée. MAURICE Cozian. de certaines sanctions pécuniaires et de certaines dépenses de corruption. Ibidem.71.p 574 et 575. dispensant l’administration de tout souci de preuve. Le bénéfice est augmenté d’autant. 11 . op. la loi21 interdit purement et simplement la déduction des charges. les dépenses personnelles incombant à tout citoyen. présentant un caractère somptuaire. En effet. Dans certains cas. pp 58 et 59et 574.73. C’est l’incitation à la chasse au gaspillage.18 a. pp 70.. ce qui entraîne une rectification de l’impôt sur le revenu . la qualification est moins évidente. un vérificateur s’attache essentiellement à vérifier si le commerçant n’a pas comptabilisé parmi ses frais généraux des dépenses dont le caractère personnel saute aux yeux. Il s’agit d’actes anormaux par détermination de la loi. voire à ses amis.certaines dépenses somptuaires. limitativement énumérées. quel que soit son statut fiscal19.Le rejet des actes anormaux de gestion On ne peut inscrire parmi les frais généraux déductibles des résultats de son entreprise ni les éléments de son train de vie personnel ni les diverses contributions que l’on verse à des membres de sa famille. on ne mélange pas les affaires privées et la vie de l’entreprise. ou tout bonnement n’est-ce pas un moyen de joindre l’utile à l’agréable ? Quand un vérificateur détecte un acte anormal de gestion en vérifiant la comptabilité d’une entreprise individuelle.Le rejet des dépenses somptuaires Là où les abus peuvent être fréquent et le contrôle de l’administration difficile.Le rehaussement d’impôt est majoré en outre de l’intérêt de retard et parfois dans les cas les plus graves. la frontière avec les dépenses professionnelles est parfois floue. 18 19 MAURICE Cozian. pp 542et543.

c.  La non déductibilité des pénalités pour violation d’une obligation contractuelle. charges et loyers de toute nature. par contre les avions de tourisme ne sont pas considérés comme des biens somptuaires par détermination de la loi à condition si l’utilisation de l’avion est conforme à l’intérêt de l’entreprise.les transactions. amendes.La listes des dépenses frappées d’un interdit fiscal et doivent êtres réintégrées dans les résultats imposables :  Les dépenses de chasse et de pêche . .les dépenses. confiscation et pénalités de toute nature. à l’exception des charges des dépenses relatives aux immeubles affectés aux œuvres sociales de l’entreprise et celles concernant les demeures historiques classées . Le rejet de certaines dépenses de corruption La corruption étant condamnée par la morale. afférents aux immeubles qui ne sont pas directement affectés à l'exploitation. les charges suivantes : . 2. Les contrôles de forme a. 12 . y compris les frais de restaurant. et sanctionner par le droit pénal.000 DA. Le rejet des pénalités pour violation d’une prescription légale ou réglementaire Dans le cadre de l’activité.les subventions.  les dépenses de l’utilisation de yachts et de bateaux de plaisance . les pénalités qui lui sont infligées à ce titre ne sont pas déductibles de ses résultats imposables. les dirigeants risquent d’être poursuivis pour abus de biens sociaux même s’ils ont agi dans l’intérêt de l’entreprise.  La non déductibilité des pénalités pour violation d’une obligation réglementaire . les libéralités et les dons à l'exception de ceux consentis en espèces ou en nature au profit des établissements et associations à vocation humanitaire lorsqu'ils ne dépassent pas un montant annuel de 200. . SPA ». d'hôtel et de spectacle à l'exception de ceux dont les montants engagés sont dûment justifiés et liés directement à l'exploitation de l'entreprise. . d.  les dépenses se rapportant aux résidences de plaisance .  les annuités d’amortissement des voitures de tourisme.les frais de réception. même s’ils n’en ont retiré aucun profit personnel. l’entreprise doit respecter la réglementation de toute sorte .les cadeaux de toute autre nature à l'exclusion de ceux ayant un caractère publicitaire lorsque leur valeur unitaire ne dépasse pas 500 DA. . 22 Condition générale : la comptabilisation des charges22 Charges non déductibles : Ne sont pas admis en déduction pour la détermination du bénéfice net fiscal. Il en va de même des dommages et intérêts qu’elle doit verser lorsqu’elle méconnait ses obligations contractuelles. concernant les sociétés « SARL.

000 DA.la restauration. d’un associé ou de tout détenteur de parts sociales dans une société. les subventions. à l’exclusion de ceux ayant un caractère publicitaire lorsque leur valeur unitaire ne dépasse pas 500 DA.La comptabilité est la mémoire de l’entreprise . 169 − 1) Ne sont pas déductibles pour la détermination du bénéfice net fiscal : — les dépenses.la vulgarisation et la sensibilisation du public par tous supports sur tout ce qui se rapporte au patrimoine historique matériel et immatériel . Art 168 et suit. à l’exception de ceux dont les montants engagés sont dûment justifiés et liés directement à l’exploitation de l’entreprise.  La déclaration des honoraires et commissions24 Les entreprises doivent déclarer les commissions. n’est déductible du bénéfice imposable qu’à concurrence de la rémunération servie à un agent ayant la même qualification professionnelle ou occupant un même poste de travail et sous réserve du versement des cotisations prévues pour les allocations familiales et autres prélèvements sociaux en vigueur. servi au titre de sa participation effective et exclusive à l’exercice de la profession. l’entreprise encourt une amende égale à 50% des sommes non déclarées. charges et loyers de toutes natures afférents aux immeubles qui ne sont pas directement affectés à l’exploitation. — les frais de réception.000 DA). Le but vise à contrôler l’entreprise versante qu’à vérifier si le bénéficiaire a régulièrement déclaré les sommes qu’il a perçues. l’abattement précité ne saurait être inférieur au salaire national minimum garanti. 2) Toutefois.les festivals culturels institutionnalisés ou dans le cadre des activités concourant à la mise en valeur du patrimoine culturel. lorsqu’ils ne dépassent pas un montant annuel de 200. 168 − Le salaire du conjoint de l’exploitant d’une entreprise individuelle.les commissions exagérées –les commissions illicites – les commissions détournées. 13 . Les variétés de quelques commissions : les commissions non déclarées. Les sociétés doivent joindre à la déclaration annuelle de leurs résultats un relevé détaillé de certains frais généraux. Les différentes catégories des frais généraux25 23 24 Voir CDI et TA algérien. la rénovation. . les libéralités et les dons à l’exception de ceux consentis en espèces ou en nature au profit des établissements et associations à vocation humanitaire. Bénéficient également de cette déductibilité. À défaut. II. — les cadeaux de toute autre nature. b. . . la consolidation et la mise en valeur des monuments et sites historiques classés. sous réserve d’être dûment justifiées à hauteur de 10% du chiffre d’affaires de l’exercice des personnes morales et/ou physiques et dans la limite d’un plafond de trente millions de dinars (30. est considéré comme l’instrument privilégié à la disposition des vérificateurs en cas de contrôle fiscal. la réparation. 25 Voir Articles : 168 et 169. Art. la réhabilitation.la revivification des fêtes traditionnelles locales. 170 du code des impôts directe et taxes assimilées algérien. Certains charges ne sauraient venir en déduction des résultats imposables ni de l’exercice suivants que si elles sont comptabilisées23. à la diffusion de la culture et à la promotion des langues nationales. Les modalités d’application de la dernière disposition sont fixées par voie réglementaire. . les activités à vocation culturelle ayant pour objet : . y compris les frais de restaurant. En tout état de cause. les sommes consacrées au sponsoring. Les conditions spécifiques à certaines charges  Les cadeaux et frais de réception. d’hôtel et de spectacle.la restauration et la conservation des objets et collections de musées . Art. patronage et parrainage des activités sportives et de la promotion des initiatives des jeunes sont admises en déduction pour la détermination du bénéfice fiscal.000. honoraires et autres rémunération de même nature qu’elles versent à leur personnel non salarié.

un viticulteur fait appel à des saisonniers. 170 − Le montant des dépenses de fonctionnement exposé. à condition que le montant admis en déduction soit réinvesti dans le cadre de cette recherche. à défaut de comptabilisation séparée. 171 − Sont déductibles du revenu ou du bénéfice imposable. au moment des vendanges. l’administration. Ce document n’a pas à être joint à la déclaration annuelle des résultats . Dans ce cas. des bénéfices de l’année ou de l’exercice au cours duquel ces dépenses ont été exposées.000.000 DA). Que se passe-t-il si l’entreprise ne tient pas ce document annexe ou s’il comporte des omissions ? Paradoxalement. Les règles générales applicables à l’ensemble du personnel salarié : Les frais de personnel sont déductibles. dans des opérations de recherches scientifiques ou techniques. On y ajoutera le régime applicable aux taxes assises sur le salaire. Il en va autrement si on est en présence non d’une entreprise individuelle. Les activités de recherche développement en entreprise sont définies par un arrêté conjoint du ministre chargé des finances. impose seulement aux entreprises de tenir un document annexe récapitulant les avantages alloués à chaque salarié au cours d’un même exercice. il est d’usage qu’il prenne en charge leur hébergement et leurs repas. le code ne prévoit aucune sanction particulière. L’article 54 bis du CGI précise qu’ils doivent être inscrits sous une rubrique particulière en comptabilité. 26 Art. 14 . est déductible pour l’établissement de l’impôt. il doit seulement être tenu à la disposition du service des impôts . Les montants réinvestis doivent être déclarés à l’administration fiscale et également à l’institution nationale chargée du contrôle de la recherche scientifique. la nourriture et la voiture. sont déductibles du résultat fiscal suivant le plan de résorption initial. l’entreprise met généralement un véhicule à sa disposition . Les avantages en nature les plus courants concernent le logement. les avantages en nature qui ne sont pas mentionnés de façon explicite en comptabilité ou dans le document annexe sont traités comme des distributions occultes. il tient par ailleurs à vérifier que les bénéficiaires les ont bien déclarés en tant que suppléments de salaires. du ministre chargé de la recherche scientifique et du ministre sectoriellement compétent 27 Les avantages en nature sont sous haute surveillance fiscale. Quand. Les frais de personnels et financiers26 1. Art. Comme le plan comptable général n’a pas prévu de rubrique spéciale pour ce type de frais. ces trois types d’avantages peuvent être évalués de façon forfaitaire selon les méthodes retenues pour le calcul des cotisations sociales. des charges sociales ou fiscales . a. Le fisc est quelque peu méfiant à l’égard de ces avantages cas ils peuvent donner lieu à des abus .A. jusqu’à concurrence de dix pour cent (10%) du montant de ce revenu ou bénéfice. l’avantage en nature est dans ce cas limité à l’usage privé qu’en fait le salarié pendant les week-ends et les jours de congé. Quand un salarié doit effectuer de nombreux déplacements. les dépenses engagées dans le cadre de la recherche développement au sein de l’entreprise.Il n’est pas fait 3) Les frais préliminaires inscrits en comptabilité. dans la limite d’un plafond de cent millions de dinars (100. Pour des raisons de simplification. Les frais de personnels On distinguera entre les règles générales applicables à l’ensemble du personnel salarié et le règles spéciales à l’exploitant et à son conjoint. antérieurement à l’entrée en vigueur du système comptable financier. les vérificateurs ne manquent pas d’y jeter un coup d’œil en cas de contrôle. qu’il s’agisse des rémunérations en espèces. mais d’une société soumise à l’IS. non déductibles des résultats de la société et imposables au nom du bénéficiaire dans la catégorie des revenus mobiliers. La résorption est opérée sur la déclaration fiscale annuelle correspondante. des avantages en nature27.

Elle affectera seulement le compte de l’exploitant. qu’elles relèvent du régime de base ou de régimes complémentaires. 67. La situation de l’exploitant :  La non-déduction de la rémunération Dans les entreprises individuelles. 15 . il est désormais aligné sur celui des salariés.68. b.  La déduction des cotisations sociales À l’inverse des rémunérations. ni déduire la rémunération normale du travail qu’il fournit. Ils peuvent notamment s’assurer une retraite décente .cit. Le régime des prélèvements personnels de l’exploitant. 28 MAURICE COZIAN. Cette somme ne constitue pas une charge déductible des résultats imposables de son entreprise. Le régime de protection sociale des travailleurs indépendants a été grandement amélioré par la loi Madelin du 11 Février 1994 . lequel retrace ses apports et ses retraits de fonds. op. Un entrepreneur a pour habitude de prélever chaque mois 2 000€ pour assurer son train de vie courant. Les cotisations sociales des travailleurs indépendants sont déductibles dans les mêmes limites que pour les salariés. les cotisations sociales sont déductibles. Les entrepreneurs individuels peuvent donc améliorer leur protection sociale à condition de payer des cotisations sociales plus élevées. En revanche. en contrepartie.pp 66.de distinction entre le salaire brut et les divers accessoires : indemnités et primes de toute nature. Ils sont donc sans influence sur le montant des résultats imposables. ils ne bénéficient d’aucune protection contre le chômage28. l’exploitant ne peut se verser à lui-même des salaires puisqu’il est l’employeur. Il est rémunéré par les bénéfices que dégage l’entreprise. lesquels sont imposés selon le régime des BIC.  Les prélèvements en espèces Les prélèvements en espèces ne doivent sur le plan comptable qu’affecter le compte de l’exploitant. Les règles spéciales à l’exploitant et à son conjoint 1. les indemnités qui leur seront versées seront soumises à l’impôt.

. mette la main à la pâte.  Les prélèvements en jouissance Lorsque l’exploitant se réserve la jouissance personnelle d’une immobilisation figurant à l’actif du bilan. le prélèvement constitue une autoconsommation soumise à la TVA au titre des livraisons à soimême. sans marge bénéficiaire . que le conjoint (statistiquement.Il s’agit là d’une réalité sociologique que le juriste doit habiller à sa façon. c’est en général la femme) soit présent dans le magasin. c’est celui du conjoint bénévole sur le modèle des civilisations antiques. il doit rattacher aux résultats imposables la valeur correspondante de l’avantage en nature. 16 .  Prélèvements portant sur des immobilisations Lorsque L’exploitant décide de faire passer dans son patrimoine privé une immobilisation qui jusque-là figurait au bilan. surtout dans les petites entreprises commerciales ou artisanales. s’occupe du secrétariat. Les prélèvements en nature  Prélèvements portant sur des stocks Quand un exploitant prélève certains éléments en stock pour sa consommation personnelle. ce retrait d’actif est soumis au régime des plus-values et moins-values. L’administration admet cependant que la valeur de cession soit alignée sur le prix d’acquisition. l’opération est donc blanche sur le plan fiscal. Tel est par exemple le cas lorsqu’il installe sa résidence principale ou sa résidence secondaire dans un immeuble figurant à l’actif du bilan de son entreprise. NB : qu’il porte sur des stocks ou des immobilisations. il doit comptabiliser l’opération comme s’il s’agissait d’une vente à lui-même. Cette fois la valeur de cession est la valeur vénale et non le prix d’acquisition. n’a plus droit de cité. depuis 2005.. Il y a un statut qui. le conjoint n’avait droit à aucune rémunération et ne bénéficiait d’aucune couverture sociale propre . 2. Le statut du conjoint de l’exploitant : Il est fréquent. c’était l’empire du non-droit.

 Conjoint collaborateur: il doit être inscrit en tant que tel au registre du commerce et des sociétés . dans les entreprises individuelles. cette discrimination suranné a heureusement disparu en 2006. voire des indemnités de licenciement . du moins si l’exploitant adhère à un centre de gestion agrée . mais aussi des taxes annexes comme la taxe d’apprentissage. le divorce aboutissant à un licenciement du conjoint salarié n’est pas une hypothèse d’école .69. il n’est pas rémunéré mais il bénéficie d’une protection sociale-vieillesse minimale .cit. les cotisations sociales correspondantes sont déductibles des résultats imposables de l’entreprise . la participation à la formation professionnelle continue et la participation à la construction de logements. 29 30 Ibidem. 17 . Ces rémunérations constituent en effet la base de calcul de la taxe sur les salaires proprement dite. Il faut en effet ajouter la masse des cotisations sociales de toute sorte30. 68. généralement copropriétaires du fonds de commerce. pp67. au départ. une pleine couverture sociale. conjoint collaborateur ou conjoint salarié29 :  Conjoint co-exploitant : il faut supposer que les deux époux. le salaire annuel versé au conjoint n’est déductible des résultats imposables que dans la limite annuelle de 13 800 € . en l’absence d’adhésion. l’exploitent en commun et sont inscrits en tant que tels au registre du commerce et des sociétés . c. op.Désormais. Ce n’est pas tout.  Conjoint salarié : c’est le statut le plus protecteur qui garantit au conjoint une certaine indépendance financière. une pension au moment de la retraite. le fisc n’admettait qu’une déduction limitée du salaire versé au conjoint . Les taxes assises sur les salaires les salariés constituent le capital humain de l’entreprise et que ce capital se trouve imposé par le biais des taxes assises sur les rémunérations qui leur sont versées. MAURICE COZIAN.pp68. il convient de choisir entre l’un des trois modèles suivants : conjoint co-exploitant. tout comme le capital technique est imposé dans le cadre de la taxe professionnelle.

. C’est l’un des attraits de cet impôt........72........cit..... L’administration admet qu’il soit fait abstraction des subventions et des produits financiers accessoires pour le calcul du rapport d’assujettissement31.. Ce sont essentiellement les compagnies d’assurances...160 -Total .... le rapport d’assujettissement à la taxe sur les salaires est égal au rapport existant entre le montant des recettes qui échappe à la TVA et le montant total du chiffre d’affaires hors taxe....80 -recettes situées hors champ de la TVA........ Les entreprises qui n’acquittent la TVA que sur une partie de leur chiffre d’affaires ne sont redevables de la taxe sur les salaires qu’à proportion de la partie des recettes qui échappe à la TVA...... op.. sans distinguer selon qu’il s’agit de recettes hors champ ou de recettes exonérées...... les banques...... ainsi que le montant des avantages en nature et des indemnités pour frais professionnels. 18 .... le rapport d’assujettissement à la taxe sur les salaires sera de : 160+80/300=80% 31 MAURICE COZIAN...... le secteur médical et les associations qui supportent cette taxe...........................300 La solution Pour les rémunérations versées au cours de l’année N+1...pp 71.....Les entreprises doivent adresser chaque année au service des impôts une déclaration annuelle des données sociales (DADS) indiquant pour chacun des salariés le montant des rémunérations versées.. peu d’entreprises paient la taxe sur les salaires . De façon plus précise......60 -recettes dans le champ de la TVA mais exonérées.......... La taxe sur les salaires  Le champ d’application de la taxe : En réalité................. en sont en effet dispensées toutes celles qui sont soumises à la TVA...... Exemple de calcul du rapport d’assujettissement Les données Une entreprise réalise au titre d’une année N un total de recettes se décomposant ainsi : -recettes dans le champ de la TVA et imposées....

À la différence de la taxe sur les salaires. Elles font l’objet d’une réglementation complexe dont il est inutile d’encombrer la mémoire de l’apprenti fiscaliste. le traitement comptable et fiscal de ces taxes s’effectue grâce à des logiciels qui doivent être mis à jour plusieurs fois dans l’année.  8.25% pour la fraction des rémunérations individuelles qui n’excède pas 7 250 € . -la participation à la formation professionnelle dont le taux varie selon le nombre de salariés .  13.50% . en effet.  Le mode de calcul de la taxe : La taxe sur les salaires se calcule sur le montant brut des rémunérations dues aux salariés. Les taux sont progressifs.50% pour la fraction comprise entre 7 250 et 14 481 € . ces taxes spécifiques sont dues par l’ensemble des entreprises sans distinguer selon qu’elles sont ou non assujetties à la TVA. Pour 2008. il existe d’autres taxes spécifiques qui sont calculées sur les salaires bruts. Il suffit de connaître l’existence de ces taxes et de leur taux de base : -la taxe d’apprentissage dont le taux est de 0. ils se présentent de la façon suivante :  4. 2.60 % pour la fraction qui excède 14 481 €. la taxe sur les salaires n’est pas due lorsque le taux global de déduction de TVA est égal ou supérieur à 90%. Les frais financiers 19 .45%. .NB : Par mesure de tolérance.la participation à la construction de logements dont le taux est de 0. Les autres taxes assises sur les salaires : En dehors de la taxe sur les salaires proprement dite. Dans la pratique.

quelle que soit la date d’échéance ou la date du règlement.les impôts qui présente un caractère personnel ne sauraient en revanche venir en déduction des résultats imposable.Les règles applicables à l’ensemble des entreprises Les impôts et taxes qui se rapporte à l’exploitation constituent par principe des charges déductibles. Le plus souvent. Les frais fiscaux a. des taux excessifs pourraient en effet être critiqués sur le fondement de l’acte anormal de gestion. Il n’est cependant pas interdit d’emprunter auprès d’amis ou de membres de famille. est le cas de l’impôt sur le revenu . op.Les règles spécifiques aux sociétés Ne sont pas déductible des résultats soumis à l’impôt sur les sociétés :  L’impôt des sociétés lui-même  La taxe sur les véhicules des sociétés lorsque la société relève de l’impôt des sociétés. Les sommes qui figurent au compte de l’exploitant ne donnent donc pas lieu à une rémunération spécifique32. de l’impôt de solidarité sur la fortune.cit. il s’agira d’établissements bancaires. contractés auprès de personnes autres que l’exploitant lui-même. Se sont des dettes du citoyen et non des dettes de l’entreprise . Les seuls frais financiers déductibles des résultats imposables sont ceux qui se rapportent à des emprunts. Les frais fiscaux et Les frais de location 1. Il suffit seulement que le taux des intérêts corresponde au taux du marché . On rappellera par ailleurs que les pénalisées fiscales sont expressément exclues des charges déductibles. b. B. 32 MAURICE COZIAN. inscrits au passif du bilan. de la taxe d’habitation. On rappellera enfin qu’il convient de respecter la règle du « couru » : on ne peut déduire chaque année que les intérêts qui ont couru au cours de l’exercice.71. 20 .Dans une entreprise individuelle l’exploitant ne peut se verser à lui-même des intérêts déductibles. tel.pp70.

Pour aller à l’essentiel on se bornera à distinguer entre les assurances présentant un caractère indemnitaire et les assurances vie.  Les droits d’entrée sont analysés par la jurisprudence comme ayant la nature de loyers payés d’avance et doivent être traités comme tels . Les frais de location33 Les loyers qu’une entreprise paie à raison des biens qu’elle prend en location constituent des charges déductibles de ses résultats imposables. op. 21 . ils sont comptabilisés à un compte de créances et n’ont donc pas la nature des charges déductibles . C. il s’agit d’une composante du fonds de commerce. Les assurances présentant un caractère indemnitaire Les assurances de dommage contre le vol ou l’incendie. Dans 33 33 MAURICE COZIAN. Les frais d’assurances En raison de son importance pratique.  Le pas de porte est le prix qui est versé au précédent locataire en contrepartie du droit au bail qu’il cède à son successeur . pour ce dernier.cit.pp72. non amortissable de surcroît. On signalera que :  les dépôts de garantie versées au bailleur ont vocation à être restitués au locataire en fin de bail . Il en va de même des redevances de crédit bail. ayant la nature d’une immobilisation incorporelle. la fiscalité propre au contrat d’assurance fait l’objet d’une étude thématique séparée. Les frais d’assurance et les dépenses d’entretien et de réparation 1.2. a.  Les loyers payés d’avance doivent être isolées dans un compte de régularisation . de même que les assurances de responsabilité comme l’assurance de responsabilité des entrepreneurs présentent un caractère indemnitaire en se sens que l’assureur ne rembourse à l’entreprise que le montant du préjudice qu’elle subit. 73.

Les assurances-vie Les assurances vie répondent à une autre logique puisqu’il s’agit de placement financier effectué à titre de prévoyance. si les travaux entrainent une augmentation de la valeur ou de la durée d’utilisation des immobilisations. L’entreprise recevra un capital déterminé à l’avance soit à une échéance donnée. Les frais de recherches et de propriétés industrielles et les dons et subventions. les dépenses correspondantes doivent être immobilisées et ne pourront être déduites que par la voie de l’amortissement35. 22 . En revanche. D. soit lorsqu’un événement précis se réalisera. les dépenses d’entretien et de réparation Constituent des charges déductibles les dépenses qui ont pour objet de maintenir les éléments de l’actif en bonne état « réfection des peintures » ou de les maintenir en état d’utilisation.ce cas les primes annuelles constituent des charges déductibles tandis que l’indemnité versée par l’assureur en cas de sinistre constitue un profit imposable34. Encore faut-il les concilier avec les exigences du 34 34 35 MAURICE COZIAN.  Les frais de recherches et de propriétés industrielles L’économie d’un pays prospère notamment grâce à l’ampleur de ses frais de recherches et de développement. 2. Il ya lieu de faire distinction entre charge immédiatement déductibles et charges à immobiliser.cit. dans cette variante les primes ne constituent pas des charges déductibles puisqu’elles ont la nature de placement financier . b. le décès du dirigeant. Ceci explique la diversité des mesures de faveur qui existent en la matière. sans augmentation ni de leur valeur ni de leur durée d’utilisation. mais la solution s’impose si l’assurance présente un caractère indemnitaire comme les assurances garantissant le remboursement des emprunts ou encore dans les assurances homme-clé . op.p73.

En revanche. À l’inverse. les solutions sont les suivantes :  Si les recherches n’aboutissent pas à un projet opérationnel. une entreprise ne peut immobiliser que des projets nettement individualisés ayant de sérieuses chances de rentabilité. c’est une entorse au précepte de l’image fidèle. il y a correspondance dans ce cas entre le comptable et le fiscal . les frais de recherche et de développement aboutissent normalement à la reconnaissance d’un droit de propriété industrielle : brevet. dont elle attend des avantages économiques futurs. a. Les frais de recherche et de développement On commencera par signaler que les dépenses consacrées à la recherche fondamentale sont nécessairement comptabilisées parmi les charges. Il s’agit là de droits qui ont la nature d’immobilisations incorporelles amortissables. Dans cette hypothèse. quand ils sont couronnés de succès. des frais de conception de logiciels ou de création d’un site Internet36. si l’entreprise décide de profiter de l’avantage fiscal de la déduction immédiate des frais engagés. Si par exemple l’entreprise décide d’immobiliser ses frais de recherche qui ont abouti au dépôt d’un brevet. la décision prise sur le plan comptable dicte le traitement fiscal. elle s’interdit de faire apparaître le brevet parmi ses immobilisations incorporelles . Elles diffèrent selon qu’il s’agit du traitement des frais de recherche et de développement. savoir-faire. En résumé. P75. les frais engagés doivent être comptabilisés en tant que charges . Les solutions retenues ne sont pas uniformes. pour employer la nouvelle terminologie. Par ailleurs. Selon les normes comptables. les frais engagés doivent être comptabilisés en tant que charges d’exploitation. 23 . elle ne saurait les traiter comme des dépenses immédiatement déductibles sur le plan fiscal.droit comptable à peine de dénaturer la présentation du bilan. invention brevetable. Il est hors de question de faire apparaître au bilan des projets non opérationnels dépourvus de toute valeur d’utilité. 36 Ibidem.

si l’entreprise décide de bénéficier de l’avantage fiscal de la déduction immédiate des frais engagés. la décision prise sur le plan comptable s’impose sur le plan fiscal . 24 . l’État donne un bon coup de pouce fiscal aux entreprises qui engageant des dépenses de recherche. ce qui permettra de déduire la totalité des frais engagés. Le traitement fiscal est donc indépendant du traitement comptable. À la clôture de l’exercice. elle ne peut le faire qu’à la condition de renoncer à l’inscription à l’actif de l’immobilisation incorporelle . Elle a également la possibilité de les passer immédiatement en charges. c. La loi de finances pour 37 Idem. b. l’entreprise renonce donc à la déduction immédiate des frais engagés37 . cette fois. Si elles aboutissent à un projet opérationnel (un dépôt de brevet par exemple) et si l’entreprise décide de le comptabiliser à l’actif en tant qu’immobilisation incorporelle amortissable. des sites Internet et des noms de domaine qu’elle a mis au point dès lors qu’ils présentent de sérieuses chances de réussite technique. On signalera toutefois que les noms de domaine ne sont pas amortissables du fait que leurs avantages économiques futurs ne sont pas limités dans le temps. l’entreprise pratiquera un amortissement dérogatoire en plus de l’amortissement technique. Même si sur le plan comptable l’entreprise a opté pour l’immobilisation des frais de logiciels.  Dans le cas contraire. c’est le fiscal qui dicte le comptable. L’articulation passe par la technique des amortissements dérogatoires. Les frais de conception de logiciels. en clair qu’ils sont de nature à générer des avantages économiques futurs. des sites Internet et des noms de domaine.p76. elle conserve la possibilité sur le plan fiscal de déduire immédiatement la totalité des frais qu’elle a engagés. de sites internet et de noms de domaine L’entreprise a la possibilité d’immobiliser le coût des logiciels. Le crédit d’impôt-recherche Avec le crédit d’impôt –recherche.

Les cadeaux d’entreprise 38 Idem. 25 . dans leur intérêt propre. laquelle impose aux entreprises de consentir. La situation est plus délicate en ce qui concerne notamment les cadeaux d’entreprise ainsi que le parrainage et le mécénat.2008 a rendu le dispositif plus simple. Les dons et subventions Les entreprises ne sont pas des organisations charitables . on prend notamment en compte les dépense suivantes :  Les dotations aux amortissements des immobilisations affectées à la recherche .  Les dépenses de personnel afférentes aux chercheurs . Mais. les pures libéralités que consentent les entreprises constituent des actes anormaux de gestion et ne sauraient figurer parmi les frais généraux déductibles.  Les dépenses de veille technologique. des sites internet et des noms de domaine Le régime des marques d. le droit fiscal doit composer avec la réalité. ce qui exclut le secteur libéral38. La déduction des frais de recherches Le régime de brevets Le régime des logiciels. Ce régime est réservé aux entreprises industrielles et commerciales ou agricoles.. 1er. Les avantages fiscaux réservés à la recherche. Par principe. certaines formes de dons ou de subventions versées aux œuvres sociales du personnel « crèche. leur objet est de réaliser des profits et non de faire la charité. par-delà cette rigueur de principe. p77. plus efficace et plus attractif. colonie de vacance » ne posent pas de problème particulier. Pour le calcul du crédit d’impôt recherche.  Les frais de maintenance de brevets .

spécialement à des clients importants ou à des intermédiaires influents. 2e. Ainsi l’appareil de photo numérique dernier cri offert à l’employé qui prend sa retraite. une exposition de peinture ou une série de concerts. sous le couvert du parrainage. et la somptueuse composition florale remise à son épouse constituent à l’évidence des charges déductibles39. ce sont des dépenses de relations publiques qui sont déductibles dans la mesure du moins où leur montant n’est pas exagéré.Sont déductibles au titre des libéralités d’usage les cadeaux que les entreprises sont amenées à offrir à l’occasion de certains événements. p77 26 . Les cadeaux d’affaires n’en font pas moins l’objet d’une surveillance attentive destinée à prévenir les abus. Il s’agit d’un mode indirect de publicité. surtout en fin d’année. Le droit français. il n’est pas possible. sportive. incite les entreprises à financer les œuvres d’intérêts générales à vocation humanitaires.  Le crédit d’impôt encourageant le mécénat Les pouvoirs publics tentent d’encourager le mécénat d’entreprise qui. Par ailleurs. Le parrainage et le mécénat  Le principe de la déduction des dépenses de parrainage Lorsqu’une entreprise finance une épreuve sportive. ce que l’on appelle les cadeaux d’entreprise. Par principe. de financer n’importe quelle fantaisie. Bien sûr. sont une pratique courante. de recherche universitaire. a pris une ampleur considérable. éducative. 39 Idem. c’est sans doute moins par amour des arts que pour soigner son image de marque auprès du public. grâce à un puissant levier fiscal. Aussi biens ces dépenses de parrainage sont-elles déductibles sans limitation particulière. Il faut que les dépenses engagées soient conformes à l’intérêt bien compris de l’entreprise et ne soient pas disproportionnées dans leur montant. culturelle. aux États-Unis notamment.

Toutefois les frais généraux ne constituent pas l’unique charges. Ainsi. il en a de même les amortissements et les provisions. sous déductions des charges et parmi ses catégories de charge on en trouve les frais généraux que le législateur fiscal les à énumérés et déterminées dans le codes des impôts. le cout est supporté par l’entreprise à concurrence de 40 et par l’État à concurrence de 60. en les réglementant d’une manière rigoureuse et stricte. les entreprises bénéficient d’un crédit d’impôt égal à 60% du montant de leurs dons et subventions. 27 .  De l’art et la manière d’amortir des œuvres d’arts.Pour ces opérations de mécénat. quand une entreprise accorde 100 € subvention à une œuvre d’intérêt général.  La location des œuvres d’art  L’amortissement des œuvres d’artistes vivants Conclusion Nous concluons après cette petite recherche concernant la déductibilité des frais généraux que l’impôt et due à raison d’un revenu net et d’un bénéfice net. le cout réel qu’elle supporte est limité à 40 puisque le crédit de 60 s’imputera sur l’impôt exigible sur ses résultats imposables « IR ou IS selon le type d’entreprise ». En claire.

 Documents 1 :  Documents 2 :  Documents 3 :  Documents 4 :  Document 5 : charges à déduire déductions autorisées par la loi charges à déduire du revenu net global « le model de déclaration » charges à déduire du revenu net global la déclaration sur les bénéfices des sociétés 28 .Les Annexes Quelques documents se rapportant sur la déduction des charges.

Ouvrages : MAURICE cozian. édition LexisNexix. « Droit fiscal » données aux étudiants du MASTER 1. 2008-2009. paris. Année Universitaire 2012-2013.Bachir.  ERIC  Conférences LA SITOGRAPHIE  http://www. Code général des impôts Français.dz/.com/ 29 . YELLES CHAOUCHE . LITEC. 2011. France.php?id=220341  http://www. « Précis de fiscalité des entreprises ». du Pr. édition EYROLLES d’organisation. « l’essentiel de la fiscalité d’entreprise ».fr/index.mfdgi.BIBLIOGRAPHIE      CODES: CODES DES IMPOTS Algérien.  http://www. spiridion.memoireonline.gov. 32 éditions.univ-paris1.

................ 22 Les frais de recherches et de propriétés industrielles et les dons et subventions..... 29 30 ............ 1........................................... 2................................................ 2.............................. 5 La définition des frais généraux ..... 21 Les frais d’assurance et les dépenses d’entretien et de réparation ........................................................ 20 Les frais fiscaux ........ 13 Les frais de personnels et financiers ..................................................... C........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................ 1........ 29 LA SITOGRAPHIE ....................................................................... 7 Les conditions de déductibilité des frais généraux .................................................................................... 7 Le rattachement des frais généraux...................................................... 14 Les frais financiers ........... 21 Les frais d’assurances ...................... 1.................................................................................................................................... 8 Le principe de la déduction immédiate des charges engagées . 28 BIBLIOGRAPHIE ........ D................ 1... 21 les dépenses d’entretien et de réparation ..................................................... 22 Conclusion ......................................................................... B...................................................................................................................... A........... 8 L’option concernant les frais d’acquisition d’immobilisations ................................................................. 27 Les Annexes ............................................... 19 Les frais fiscaux et Les frais de location .......................... 2............................. 14 Les frais de personnels ........................................................................................... 10 Les contrôles de forme ......................................................................................................................................................................... D..................................................................................................................... A.................... 20 Les frais de location................................ 3 I.............................................................Table des matières Introduction ............................. La Notion des frais généraux en droit fiscal ............... 10 Les contrôles de fond.............................................................. 12 Les différentes catégories des frais généraux ........... 2................................................................. B...................................................................................................... .......... C... 1................................................................................................................... 2.................... II......................................................... 9 Le control des frais généraux .............................................