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CUambre 534

par Jean MicUel COURTOIS

Il ya TeV petitV rienVH apparemment VanV importanceH qui Ve gliVVent un matin TanV leV interVticeV Te
votre vieH qui V’immiVcent VanV prévenir TanV votre conVcient et qui finalement vouV mettent face à
vouV-mêmeH à ce que vouV êteV ou ce que vouV penVez être.
Tout à commencé Tevant mon miroir. Je revenaiV T’un long voyage en AVie Tu SuT-eVt où il faut bien
le TireH j’avaiV fumé pluV que Te raiVon un mauvaiV tabac acUeté le moinV cUer poVVible. Je m’étaiV
plain penTant mon voyage Te problèmeV Te boucUe maiV je n’y avaiV paV porté une attention
particulière Tu fait que cela était Téjà arrivé au courV Te précéTentV voyageV. Arrivé en France et le
mal perViVtantH j’ai examiné Te pluV prêt ce que je reVVentaiV pour Técouvrir VouV la boucUe une
excavationH un trouH une TécUirure VuVpecte et finalement paV trèV jolie. Sur leV conVeilV trèV aviVéV
Te B.H je me VuiV renTu aux urgenceV Te l’Hôpital Te MONTBRISON. J’y VuiV allé un peu forcéH ne
voulant paV Téranger et penVant que leV urgentiVteV avaient TeV problèmeV pluV importantV que ceux
Te ma petite perVonne. On était un VameTi. PriV VanV trop attenTreH la réponVe à meV queVtionV fut
rapiTe J il fallait T’urgence que je conVulte un VpécialiVte O.R.L.

Ma rencontre Ve fit avec le Mocteur CH. à MONTBRISON. Son cabinet Tomine une petite place bien
arborée et conVtitue un poVte T’obVervation tout à fait intéreVVant Vur leV uVagerV (qui peuvent
T’ailleurV être leV mêmeV) Te la PoVte ou Tu CommiVVariat Te police. Son cabinet eVt VpacieuxH
agréableH lumineux. MeV pUotoV Te Va famille Vont en éviTence Vur le mur. Le Mocteur fait une petite
quarantaine. Il eVt avenant et cUaleureux. Tout parait raVVurant. Tout reVpire un bonUeur tranquille
et une « bonne NTucation » tout à fait Vemblable à la mienne. Je VuiV preVqu’en terrain connu.

Il me fait un examen minutieux et attentif Te ma boucUe. Pour la première foiV TepuiV longtempVH je
me faiV pénétrer par un long flexible voyeur. Un petit aller-retour TanV la gorge et le tour eVt joué J
j’ai un cancer.

Bien Vûr le mot n’eVt paV prononcé car tabou TanV notre culture maiV le Mocteur eVt VuffiVamment
explicite et péTago pour que le problème Voit VuffiVamment clairement énoncé et que je le
comprenne comme il Ve Toit.

LàH tout T’un coupH on prenT un coup. Une vie Te certituTeV pluV ou moinV coUérenteV vouV tombe
Vur la tête. Un Uomme Te la Vcience eVt là pour rappeler que vouV êteV mortel et que mêmeH ça peut
vouV arriver tout Te Vuite !
Naturellement j’avaiV Téjà réflécUi à mon comportement Tevant la mort. C’eVt quelque cUoVe à
laquelle j’ai toujourV penVé car elle appartient à la vie. Je l’ai même pluVieurV foiV miVe en Vcène Te
façon pluV ou moinV granTiloquente. N’empêcUeH que Te le Vavoir et Te Ve Tire maintenant c’eVt à
ton tourH ça vouV poVitionne autrement !
Bien Vûr avoir un cancerH ne Vignifie paV pour autant la fin Te la vie. La méTecine a fait TeV progrèV
conViTérableV et il y a toujourV cette part Te révolte qui ne me quitte jamaiV maiV Te l’apprenTre
comme cela TanV une fin Te matinéeH c’eVt T’aborT ouvrir la macUine à fantaVmeV. Il faut une
certaine ToVe Te Vang froiT pour reVter Vtoïque.

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NaturellementH on penVe au pire ce qui fait que la première iTée qui vient à l’eVpritH eVt Te vouloir
reVter Tigne. Ne paV Ve laiVVer aller. Ne paV Ve plainTre. ReVter maître Te VeV TouleurV et Te VeV
peurV. Jouer finalement ce que l’on a voulu être juVqu’au bout.

Cette façon T’accepter Va mort et Te la jouerH à moinV que ce ne Voit vouloir la TéjouerH m’a
inévitablement renvoyé à la mort Te mon père. J’ai revécu avec une autre intenVité ceV TernierV
inVtantV en penVant qu’ilV n’étaient peut-être que leV prémiceV Te meV propreV angoiVVeV. Mon père
eVt parti entouré TeV VienVH TanV TeV VouffranceV apaiVéeV et Tigne Te ce qu’il a toujourV voulu être et
Te ce qu’il repréVentait pour ma mère et pour nouV ceV enfantV et petitV-enfantV.

Il Ve joue TanV la mort quelque cUoVe qui eVt Te l’orTre Te la tranVmiVVion. Je ne VuiV paV croyant et
la perVpective T’un jarTin T’NTen qu’il Voit celui un peu auVtère Te Saint Pierre ou celui pluV coquinH
peuplé Te mille viergeV ne m’encUante paV particulièrement. CeV faTaiVeV T’un monTe meilleur ne
Vont qu’illuVionV TeVtinéeV à mieux faire accepter le préVent.

Ne paV croire en Mieu ne Vignifie paV pour autant que l’on n’a paV Te croyanceV ou Te convictionV.
Pour ma part et Te façon trèV MarwinienneH je reVte perVuaTé que l’on continue à exiVter
génétiquement à traverV VeV enfantV et en tant que porteur Te Va propre aVcenTance. (Socialement
et culturellementH c’eVt une autre affaire). IlV Vont Te moi maiV paV que Te moi. IlV Vont eux ; c’eVt-à-
Tire une autre moi. La mort n’eVt pluV une fin maiV une étapeH un paVVage T’un état à un autre
juVqu’à Ve TiVVouTre TanV Va TeVcenTance juVqu’à l’infinitéVimale…

Je croiV également à la néceVVité Te ritualiVer la mort ce qui nouV permet T’accéTer au Vacré. Il y a
mille façonV Te faire Von Teuil. L’enterrement Te mon père fut comme cela J beau Te VeV convictionV
et Te VeV amitiéV. J’aimeraiV moi auVVi avoir un bel enterrementH faire une Ternière pirouetteH un
Ternier pieT Te nez.

Nt puiV rapiTementH l’orgueil reprenT le TeVVuV. Il n’eVt pluV queVtion Te la mort maiV Te Ve battre !
Comme toujourVH même Vi c’eVt contre TeV moulinV à ventV. La vie eVt un combat maiV auVVi un
tUéâtre ! Nt làH avec cette annonce Te cancerH quel beau combat en perVpective ! Quel Téfi ! Quelle
volonté ! Quel beau rôle ! Quelle belle miVe en Vcène ! ImageV T’Npinal. Tableaux Te celui qui a
Vouffert TanV Va cUair VouV leV yeux énamouréV Te Marie-MaTeleine. Jean MOULIN Ve trancUant la
gorge TanV un Ternier acte Te réViVtance. Je m’égare TanV meV repréVentationV…

MaiV auVVi quelle connerie ! Quelle VtupiTe prétention T’un ego TémeVuré. MaiV T’où tienV-je ceV
boufféeV Te Toute PuiVVance Tont je VaiV bienH quanT je VuiV raiVonnableH qu’elleV ne confinent qu’à
l’impuiVVance ? Cette volonté Te vouloir Ve meVurer TanV un Téfi conVtant ? Cette recUercUe Te la
Tifférence ? PoVer la queVtionH c’eVt preVVentir la réponVe. Mifficile à TireH à exprimer tant elle toucUe
aux racineV Te mon UiVtoire. Il V’agit là T’un autre travail…

CeV penVéeV qui ne furent que fugaceV eurent néanmoinV un avantageH celleV Te m’offrir un peu Te
TiVtance et Te me permettre Te mieux me Vituer TanV la réalité. Nt la réalitéH bien entenTuH ce Vont
T’aborT meV procUeV J ma famille et meV amiV. Ne paV leV affoler. Leur Tire juVte ce qui eVt néceVVaire
à la compréUenVion Te ce qui allait Ve paVVer. BanaliVer la procéTure en Técrivant TeV protocoleV (un
comble pour moi quanT on connaît ce que j’ai écrit maiV c’était TanV le Vocial !). Leur expliquer la
néceVVité TeV TifférentV examenV J ScintigrapUieH ScannerH RaTioV… Il eVt vrai que nouV VommeV TanV
une Vociété Te la précaution. IlV font tout ce qu’il faut…

Je fuV Tonc UoVpitaliVé une première foiV pour une NnToVcopie. Il s’agit d’une exploration visuelle de
l’ensemble des voies aériennes et digestives supérieures. Cet examen est indiqué pour mettre en

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évidence d’éventuelles lésions de la muqueuse, préciser l’extension d’une tumeur, faire des
prélèvements ou biopsies, rechercher d’autres lésions associées.

Je VuiV rentré le marTi pour en reVVortir le mercreTi matinH autant Tire que ce ne fut paV trop long
maiV ce qui m’a traUiH c’eVt ma voixH leV corTeV vocaleV ayant été grattéeVH je ne pouvaiV pluV parler.
Tout ce que j’avaiV cUercUé à banaliVerH V’écroulait Tu fait Te cette TécUirure vocale. CertainV amiV
affoléV Te m’entenTre malgré toutH ne m’ont pluV cru et ont commencé à V’inquiéter réellement Vur
mon Vort. Bien Vûr leV informationV ont circulé et Ve Vont TramatiVéeV en même tempV.

L’enToVcopie fut à la foiV raVVurante et à la foiV inquiétante. Nlle écarta T’emblée la poVVibilité T’une
Vtructure VuVpecte Te malignité Vur leV corTeV vocaleV. PaV Tavantage Te problèmeV autour TeV
poumonVH Te la plèvre ou Tu larynx. ReVte éviTemment ce qui faiVait Vouci J la léVion Tu plancUer
buccal.

Le vocabulaire utiliVé eVt bien équilibréH poétique. Il reVVemble à la TeVcription T’un jarTin japonaiV. A
Vavoir J L’aspect histologique est celui d’un carcinome épidermoide assez bien différencié. La lésion est
formée de petits massifs parfois anastomotiques bordés de cellules basophiles dont les noyaux sont
augmentés de taille et dotés d’atypies marquées. Les mitoses sont nombreuses. Des images de
dyskératose sont constatées ainsi que de nombreux globes cornés. En surface, la muqueuse est
acanthosique et la basale émet des bourgeons endophytiques carcinomateux.

A lire cette proVeH on aurait preVque envie Te Ve promener le Voir en amoureux au borT Te ceV petitV
maVVifV parfoiV anaVtomotiqueV borTéV Te celluleV baVopUileV Tont leV noyaux Vont augmentéV Te
taille et TotéV T’atypieV marquéeV. Quel régal ! Un vrai jarTin japonaiV ! Ayant priV poVVeVVion Tu
terrain et en bon jarTinier le Mocteur CH. me propoVa Tonc T’intervenir rapiTement en effectuant un
curage lympUonoTal ganglionnaire cervical complet bilatéral (maiV oui !) par cervicotomie et une
pelvigloVVectomie Te la langue et par aborT cervico-facial (V’il-vouV-plaît !).

Il eVt éviTent que je ne pouvaiV paV refuVer une propoVition auVVi bien formulée J en clairH il V’agiVVait
Te me trancUer la gorge entre leV Teux oreilleV et Te me couper la moitié Te la langue.

C’eVt VanV Toute là que la boite à fantaVmeV V’eVt largement ouverte. Je me projetaiV TanV
l’intervention. J’imaginaiV le cUirurgien pratiquer une large inciVionH écarter leV cUairVH gratter leV
ganglionV (avec quel inVtrument ?)H remonter juVqu’à la langueH V’apercevoir qu’elle était perTue et
finalement la couper TanV Va totalité ! La nuit je rêvaiV Te guillotine. Je me VuiV Venti RobeVpierre ou
Saint-JuVtH ma tête roulant TanV un panier. J’ai rêvé T’émaVculationH ma langue noyée TanV une Vauce
aux câpreV.
Nt puiVH malgré ceV rêveV inquiétantV et en contre pointH cette iTée Vaugrenue Te me TemanTer Téjà
comment j’allaiV organiVer ma vie VanV l’uVage Te la langueH Te me Téfinir TeV VtratégieVH Te VIVRN
QUOI ! TouV leV TiVcourV Vur l’UanTicap me Vont remontéV à la Vurface et j’y ai vu làH la néceVVité
T’aller combattre encore quelqueV moulinV…

L’intervention cUirurgicale V’eVt Téroulée un marTi et a Turé 4 UeureV. AprèV la pUaVe Te réveilH j’ai
été ramené TanV ma cUambre. Il neigeait Vur SAINT NTINNNN et c’eVt une TeV premièreV cUoVeV que
j’ai vu à mon réveil. Il neigeait et c’était beau. MèV que j’ai puH j’au voulu prenTre poVVeVVion Te mon
corpV. J’avaiV un énorme panVement au cou maiV Te toute éviTenceH ma tête n’était paV tombée TanV
un panier. ApparemmentH je n’avaiV paV eu non pluV Te tracUéotomie. Quant à ma langueH je la
VentaiV TanV ma boucUeH épaiVVeH colléeH lourTeH peu mobile. Monc je l’avaiV encore. Il me reVtait un
Ternier teVt à effectuer. Je balançaiV meV jambeV Vur le côtéH UorV Tu lit pour qu’elleV prennent appui
Vur le Vol. Je me reTreVVaiV. Je tenaiV Tebout ! J’avaiV gagné. Je pouvaiV me recoucUer.

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J’étaiV TanV une Trôle Te poVitionH coucUéH retenu et brancUé Te cUaque côté par Te nombreuVeV
tubulureV qui faiVaient TeV voluteV et TeV nœuTV au TeVVuV Te mon corpV. Il y en avait pour leV TrainV
qui rempliVVaient Teux bocaux poVéV Te cUaque côté Te mon lit qui faiVaient une toucUe originale Te
couleur. Il y en avait auVVi pour la pompe à morpUineH l’apport T’oxygèneH la VonTe gaVtrique. Mon
corpV ne m’appartenait pluV. Il était Tevenue une cUoVe reliée à une macUine qui faiVait tout à ma
place et qui TéciTait Veule Te ma façon T’exiVter. La morpUine m’évitant toute Vouffrance pUyViqueH
je me trouvaiV TanV une poVition extatique à me faire remplir ainVi. Retour fœtal VanV Toute. M’où
une certaine jouiVVance à ce retour.

Par contre mon eVprit était totalement en éveil. Rien ne m’écUappait ; ni leV allerV et venuV TanV le
couloirH ni le bruit TeV cUariotV ou TeV converVationVH ni leV entréeV TiVcrèteV TanV ma cUambreH ni
bien Vûr la neige qui continuait à couvrir Te Von manteau blancH leV pelouVeV Te l’Hôpital.

Me cette VituationH il faut V’en Uabituer. Le moinTre Téplacement Tu corpV eVt compliquéH T’où la
néceVVité Te Ve Téfinir TeV VtratégieV. Comment Ve coucUer Vur le côté malgré votre UarnacUement ?
Comment Ve reTreVVer ? Comment uriner ? Votre corpV Tevient l’unique objet Te votre penVée. MeV
queVtionV ici qui Teviennent fonTamentaleV car leV réponVeV à ceV TernièreV TéfiniVVent votre
TépenTance. Mon combatH mon vraiH celui auquel j’étaiV profonTément attacUéH c’était T’arriver à
piVVer Tebout !

PuiV cUaque jour a apporté Von petit lot Te victoire. Ce fut T’aborT l’arrêt TeV TrainV. On m’enleva ceV
bocaux TiVgracieux et plein Te Vang. PuiV on m’enleva la pompe à morpUine pour enfin ne laiVVer que
la VonTe gaVtrique. C’eVt le moment où j’ai pu faire ma toilette Veul et Vortir me TégourTir leV jambeV.
Ce fut une autre victoire !

Le reVte ne fut que routine J enlever leV premierV filVH manger mon premier yaourtH me libérer
Téfinitivement Te la VonTe gaVtrique. L’intenTanceH quoi… Se Ventir enfin libre TanV VeV mouvementVH
pouvoir circuler comme on l’entenTH avoir le Ventiment T’avoir réuVVi quelque cUoVe. PerVonne ne
peut Vavoir ce que ça peut repréVenter que Te manger Von premier yaourt !

A aucun moment Te cette expérience Tifficile maiV néanmoinV intéreVVanteH je n’ai été Veul. PenTant
tout mon VéjourH j’ai été accompagné par B.H meV enfantVH ma familleH meV amiV et compagnonV Te
route. Par tempéramentH je VuiV plutôt VolitaireH un peu « ourV » TiVent certainV et j’ai été trèV étonné
Te voir touteV leV attentionV qui m’étaient portéeV. Je ne m’y attenTaiV paV. Je n’y VuiV paV Uabitué ou
je n’ai paV voulu m’y Uabituer. Je VuiV plutôt réVervé TanV meV manifeVtationV affectiveV. J’ai toujourV
cultivé ce côté Volitaire et Vouvent penVé que nouV étionV VeulV TanV la vie et que c’eVt Veul que nouV
avonV à conVtruire notre exiVtence. C’eVt tout Tire ! Cela m’a beaucoup toucUé affectivement. Aimer
eVt toujourV quelque cUoVe Te Tifficile à exprimer et je ne VaiV paV Vi j’ai trouvé la bonne manière.
M’autreVH meV amiVH le font pluV facilement que moi. IlV ont une Vimplicité que je n’ai paV et IlV m’ont
auVVi aiTé à m’apaiVer Te ce côté-là.

CUacun aime à Va manièreH à Va façon et c’eVt cela qui compte. LeV bonneV manièreV Vont auVVi là
pour cacUer noV propreV puTeurV.

J’ai eu TeV viViteV touV leV jourV qui Vont venueV rytUmer meV journéeV et j’ai réponTu à pluV T’une
cinquantaine Te meVVageVH cUacun y allant auVVi Te Va façon Te faire. Il ya ceux qui viennent tout Te
Vuite parce qu’ilV ont beVoin Te VavoirH Te vérifier ; ceux qui préfèrent attenTre pour ne paV Ve laiVVer
atteinTre par une éventuelle image TégraTée ; ceux qui font Vemblant T’être à l’aiVe et qui ne le Vont
paV et puiV leV inattenTuV en l’occurrence le paVVage Te jeuneV collègueV ValariéV que j’avaiV

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embaucUéV au Tébut Te leur carrière et qui Vont venuV à leur façonH m’encourager. Nnfin ceux qui
Temeurant trop loin pour pouvoir venir facilement Vont reVtéV en lien permanent avec moi.

Je leV remercie touV et aucun n’a oVé au paVVage me faire une leçon Te morale Vur leV méfaitV Tu
tabac. La meVVe était Tite !

Tout cela fait famille. C’eVt ma façon à moi Te Téfinir ce que j’entenTV par famille. Je n’ai jamaiV été
TanV une conception étroite et ramaVVée Te la famille. Ma viVion eVt pluV largeH pluV VocialeH peut être
pluV tribale et comme le Tit Henri TACHAN TanV une trèV belle cUanVon J Entre l’amour et l’amitié, il
n’y a qu’un lit de différence… Je VuiV Tonc fier Te ceV croiVementVH Te ceV mélangeV Te culture et Te
TeVtinH Te ceV affrontementVH Te ceV jouteV oratoireVH Te ceV utopieV qui nouV ont Vi Vouvent
remplieV. Je VuiV fier TeV genV que j’ai rencontréV et Tu bout Te cUemin que j’ai pu faire avec eux.
ParfoiV trèV court ; parfoiV pluV long. MaiV je VuiV également fier Te noV manqueVH Te noV impaVVeVH Te
noV puTeurV car elleV reVtent nouV.

Cette quinzaine Te journéeV paVVéeV à l’Hôpital m’a beaucoup appriV. M’aborT Vur l’évolution Te la
cUirurgie et Vur la façon Te prenTre en cUarge le malaTe. J’ai été un obVervateur attentif Te ma priVe
en cUarge. Le Mocteur CH. a été remarquableH tant Vur le plan tecUnique que Vur le plan Uumain. Il
m’a accompagné cUaque jour TanV mon évolution avec un TiVcourV vraiH raVVurant qui ne prenT paV
l’autre pour un Vujet Timinué ou inculte. ReVte à VouUaiter qu’à l’égal Tu Mocteur CH.H leV praticienV
pourront continuer à Téfinir leurV protocoleV comme ilV l’entenTent et qu’ilV ne Vauront paV contenuV
eux auVVi TanV cette logique geVtionnaire et marcUanTe Te la rentabilité.

La queVtion financière ne m’a T’ailleurV paV quitté penTant mon UoVpitaliVation et je VaiV que mon
intervention va coûter cUère à la collectivité. Je VuiV bien aVVuré et j’ai leV moyenV Te m’offrir
quelqueV complémentV Te confort. MaiV ce n’eVt paV le caV Te tout le monTe et peut-être qu’un jour
la Sécurité Sociale refuVera Te rembourVer TeV interventionV iVVueV Te noV propreV intempéranceV.

A l’égal TeV méTecinVH leV infirmièreV et leV AiTeV VoignanteV font également un travail remarquable.
Le verbe UautH elleV Ve veulent raVVuranteV et cUercUent à créer Tu lien avec le malaTe. C’eVt parfoiV
bruyant et malaTroit maiV elleV font ce qu’elleV peuvent. NlleV n’ont paV toujourV le bon matériel et
Toivent parfoiV bricoler avec une tubulure inaTaptée. ReVte à travailler la communication. Je leur ai
fait remarquer que je n’étaiV paV le 534 maiV un inTiviTu Toté T’une iTentité. Je leur ai également
TemanTé Te Ve préVenter quanT elleV rentrent pour la première foiV TanV une cUambre. Ce Vont TeV
petitV rienV eVVentielV qui font cepenTant la Tifférence.

MaiV Vurtout cette quinzaine m’a permiV T’apprenTre Vur moiH Vur ce que je VuiVH Vur ma façon Te me
préVenter et Vur mon rapport avec leV autreV. Meux éviTenceV en reVVortent J une immenVe envie Te
vivre et Te Tévelopper Te nouveaux projetV et la certituTe T’être reconnu et aimé par meV collègueVH
meV amiV et ma famille. ManV la premièreH il eVt UorV Te queVtion que je me laiVVe aller et je vaiV
reToubler T’effortV et TanV l’autreH je vaiV eVVayer T’être pluV Vimple et pluV Tirect TanV meV
expreVVionV affectiveV. AprèV toutH on n’a qu’une vie…

Jean MicUel COURTOIS


15 Técembre 2010
JeanmicUel-courtoiV@orange.fr