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Odyssée

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Auteur Homère
Genre épopée

Version originale
Titre original Ὀδυσσεία
Langue originale grec homérique
Pays d'origine Grèce archaïque
Lieu de parution original Grèce
Date de parution originale entre -850 et -750

Version française

Chronologie
Iliad
e Iliade

Odyssée
Statue de la personnification de l’Odyssée, placée dans la
Bibliothèque de Pantainos à Athènes, Musée de l'Agora
antique d'Athènes

L’Odyssée (en grec ancien Ὀδυσσεία / Odusseía) est une épopée grecque antique attribuée à l’aède Homère[note 1] qui
l'aurait composée après l’Iliade, vers la fin du VIIIe siècle av. J.-C. Elle est considérée comme l’un des plus grands
chefs-d’œuvre de la littérature mondiale et, avec l’Iliade, comme l'un des deux poèmes fondateurs de la civilisation
européenne.

L’Odyssée relate le retour chez lui du héros Ulysse, qui, après la guerre de Troie dans laquelle il a joué un rôle
déterminant, met dix ans à revenir dans son île d'Ithaque, pour y retrouver son épouse Pénélope, qu'il délivre des
prétendants, et son fils Télémaque. Au cours de son voyage sur mer, rendu périlleux par le courroux du dieu Poséidon,
Ulysse rencontre de nombreux personnages mythologiques, comme la nymphe Calypso, la princesse Nausicaa, les
Cyclopes, la magicienne Circé ou les Sirènes. L'épopée contient aussi un certain nombre d'épisodes qui complètent le
récit de la guerre de Troie, par exemple la construction du cheval de Troie et la chute de la ville, qui ne sont pas
évoquées dans l’Iliade. L’Odyssée compte douze mille cent neuf hexamètres dactyliques, répartis en vingt-quatre
chants, et peut être divisée en trois grandes parties : la Télémachie (chants I-IV), les Récits d'Ulysse (chants V-XII) et
la Vengeance d'Ulysse (chants XIII-XXIV)[2],[1].

L’Odyssée a inspiré un grand nombre d'œuvres littéraires et artistiques au cours des siècles, et le terme « odyssée » est
devenu par antonomase un nom commun désignant un « [récit] de voyage plus ou moins mouvementé et rempli
d'aventures singulières »[3].

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Sommaire
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• 1 Structure
o 1.1 Structuration du poème dans l'Antiquité
o 1.2 Les problèmes de la composition du poème : analystes et unitaristes
• 2 Détail des chants
o 2.1 Chants I à IV : le voyage de Télémaque
 2.1.1 Chant I
 2.1.2 Chant II
 2.1.3 Chant III
 2.1.4 Chant IV
o 2.2 Chants V à VIII : arrivée d'Ulysse chez les Phéaciens
 2.2.1 Chant V
 2.2.2 Chant VI
 2.2.3 Chant VII
 2.2.4 Chant VIII
o 2.3 Chants IX à XII : les « récits chez Alcinoos »
 2.3.1 Chant IX
 2.3.2 Chant X
 2.3.3 Chant XI
 2.3.4 Chant XII
o 2.4 Chants XIII à XX : retour d'Ulysse à Ithaque et préparatifs de la vengeance
 2.4.1 Chant XIII
 2.4.2 Chant XIV
 2.4.3 Chant XV
 2.4.4 Chant XVI
 2.4.5 Chant XVII
 2.4.6 Chant XVIII
 2.4.7 Chant XIX
 2.4.8 Chant XX
o 2.5 Chants XXI à XXIV : la vengeance d'Ulysse
 2.5.1 Chant XXI
 2.5.2 Chant XXII
 2.5.3 Chant XXIII
 2.5.4 Chant XXIV
• 3 Œuvres dérivées
• 4 Notes et références
o 4.1 Notes
o 4.2 Références
• 5 Voir aussi
o 5.1 Bibliographie
o 5.2 Vidéographie
o 5.3 Articles connexes
o 5.4 Liens externes

Structure[modifier]

L’Odyssée raconte le retour d’Ulysse, roi d’Ithaque, dans son pays, après la guerre de Troie dont l’Iliade ne raconte
qu'une petite partie. L'Odyssée contient aussi un certain nombre d'épisodes qui complètent le récit de la guerre, par
exemple la construction du cheval de Troie et la chute de la ville, qui ne sont pas évoquées dans l’Iliade. Le titre
Odyssée (en grec ancien Ὀδυσσεία / Odusseía) est formé sur le nom grec d’Ulysse (Ὀδυσσεύς / Odusseús). Le sujet de
l'épopée est résumé dans les premiers vers :

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Ἄνδρα μοι ἔννεπε, Μοῦσα, πολύτροπον, Ô Muse, conte-moi l’aventure de C’est l’homme aux mille tours, Muse, qu’il
ὃς μάλα πολλὰ l’Inventif : faut me dire,
πλάγχθη, ἐπεὶ Τροΐης ἱερὸν πτολίεθρον celui qui pilla Troie, qui pendant des Celui qui tant erra, quand, de Troade, il eut
ἔπερσε· années erra, pillé la ville sainte,
πολλῶν δ’ ἀνθρώπων ἴδεν ἄστεα καὶ voyant beaucoup de villes, découvrant Celui qui visita les cités de tant d’hommes
νόον ἔγνω, beaucoup d’usages, et connut leur esprit
πολλὰ δ’ ὅ γ’ ἐν πόντῳ πάθεν ἄλγεα souffrant beaucoup d’angoisses dans Celui qui, sur les mers, passa par tant
ὃν κατὰ θυμόν, son âme sur la mer d'angoisses,
ἀρνύμενος ἥν τε ψυχὴν καὶ νόστον pour défendre sa vie et le retour de ses En luttant pour survivre et ramener ses
ἑταίρων. marins[4]. gens[5].

La construction du poème fait se succéder trois « moments » principaux :

1. la Télémachie (chants I à IV) : Télémaque part demander des nouvelles de son père à Pylos et à Sparte, pour
interroger Nestor et Ménélas. Pendant ce temps, à Ithaque, les prétendants festoient en attendant que Pénélope
choisisse l'un d'eux, et complotent contre Télémaque.
2. les récits (d'Ulysse) chez Alcinoos (chants V à XII) : recueilli par le roi Alcinoos après son naufrage, Ulysse
entend un aède réciter l'épisode du cheval de Troie (chant VIII), puis raconte ses aventures.
3. la vengeance d'Ulysse (chants XIII à XXIV) : rentré à Ithaque, Ulysse se fait reconnaître de ses proches,
massacre les prétendants de Pénélope et ramène la paix dans l'île.
4.
Structuration du poème dans l'Antiquité[modifier]

La division actuelle de l'Odyssée en vingt-quatre chants est postérieure à la composition du poème : elle ne figure pas
sur les papyri les plus anciens portant le texte de l'Odyssée, remontant au IIIe s. av. J.C. et date probablement de
l'époque alexandrine[6].
Les commentaires anciens, c'est-à-dire principalement les scholies à Homère et le commentaire d'Eustathe, indiquent
des titres d'épisodes qui ne coïncident pas toujours avec la division en chants, puisqu'ils correspondent souvent à des
ensembles plus courts ou au contraire à des groupes d'épisodes. Victor Bérard a utilisé ces titres pour réaliser son
édition de l'Odyssée.

Les problèmes de la composition du poème : analystes et unitaristes[modifier]

L'articulation entre les différentes parties de l'Odyssée soulève plusieurs problèmes de cohérence :

• des problèmes de cohérence narrative. La chronologie d'ensemble du poème n'est pas entièrement cohérente :
le changement de point de vue entre Télémaque et Ulysse implique une immobilisation du temps pour le
personnage qui est délaissé, un « temps mort ». D'autres détails contradictoires apparaissent d'un chant à
l'autre. Au chant XVI, v.281-298, Ulysse ordonne à Télémaque d'ôter toutes les armes de la salle où festoient
les prétendants, sauf deux glaives, deux lances et deux boucliers ; mais au chant XIX, v.3-33, les deux hommes
enlèvent toutes les armes, sans exception.
• des différences de style, parfois assez sensibles. Cependant, la langue, telle que des analyses linguistiques des
formes permettent de la dater, reste globalement la même, exception faite pour les six cent vingt-quatre
derniers vers.

Au XIXe siècle, ces problèmes de cohérence ont servi de point de départ aux thèses des chercheurs dits « analystes »,
qui décomposaient le poème en multiples épisodes, en arguant que celui-ci n'avait été composé qu’a posteriori à partir
de plusieurs poèmes plus courts, assemblés de façon plus ou moins adroite. En 1859, A. Kirchhoff publie L’Odyssée
d'Homère et sa formation, où il émet l'hypothèse que ces trois moments (la Télémachie, le Nostos d'Ulysse avec ses
épisodes merveilleux, la vengeance d'Ulysse) correspondaient à l'origine à trois œuvres distinctes, qui auraient été
réunies ensuite pour devenir l'Odyssée actuelle[7]. Les critiques « unitaristes », en revanche, ont défendu l'idée selon
laquelle le poème avait été composé directement dans la structure que nous lui connaissons au XXIe siècle, à l'aide
d'arguments divers mettant en valeur la cohérence de l'œuvre.

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Samuel Butler[8] a émis l'hypothèse selon laquelle l’Odyssée a été écrite par une femme issue d'une communauté
grecque ionienne et ayant trouvé asile sur les terres de la Sicile, à Trapani, au pied du mont Eriche. Il pense reconnaître
l'auteur dans le personnage de Nausicaa.
De nos jours, la majorité des homéristes tend plutôt à admettre l'unité globale de l'œuvre, et attribue les disparités
observables à la fois à la composition orale et à l'ambition du dessein narratif du poète.

Détail des chants[modifier]

Chants I à IV : le voyage de Télémaque[modifier]

Chant I[modifier]

L'histoire commence au moment où Ulysse, après bien des péripéties (qui ne sont évoquées qu'ensuite, aux chants IX à
XII), se trouve retenu captif sur l'île de la nymphe Calypso qui désire l'épouser : incapable de rentrer chez lui à Ithaque
pour retrouver sa femme Pénélope, il se morfond en pensant aux siens. Tous les dieux sont favorables à son retour, sauf
Poséidon qui lui en veut d'avoir rendu aveugle son fils Polyphème, le Cyclope (cet épisode est narré au chant IX).
Alors que Poséidon est parti festoyer en Éthiopie, les autres dieux se rassemblent et Athéna demande à Zeus de
permettre à Ulysse de rentrer. Zeus y consent ; Athéna réclame que l'on envoie Hermès demander à Calypso de libérer
Ulysse, puis fait part à Zeus de son projet de venir en aide à Télémaque. Cependant, ce n'est qu'au chant V, après les
premières aventures de Télémaque guidées par Athéna, qu'Hermès est effectivement envoyé chez Calypso et qu'Ulysse
apparaît en personne.
Athéna se rend alors sur l'île d'Ithaque. Pénélope y est harcelée par des dizaines de prétendants appartenant aux
familles nobles de l'île et des îles environnantes : Ulysse ayant disparu depuis bientôt vingt ans (dix années de guerre à
Troie et dix autres d'errances), Pénélope est en devoir de choisir un nouvel époux pour régner sur Ithaque, mais elle
diffère indéfiniment le moment de choisir, car elle espère toujours le retour d'Ulysse. Dans l'intervalle, les prétendants
se sont installés au palais d'Ulysse, dont ils dilapident les provisions en festins continuels. Athéna, déguisée en humain,
conseille à Télémaque, le fils d'Ulysse, d'assembler les Achéens afin de dénoncer les agissements des prétendants de
Pénélope, puis de partir vers Pylos et Sparte pour tenter d'apprendre ce qu'est devenu Ulysse.

Chant II[modifier]

Le deuxième jour, Télémaque réunit l'assemblée et somme les prétendants de quitter le palais. Malgré le soutien
d'Égyptios puis d'Halithersès, et un présage favorable envoyé par Zeus, il ne parvient pas à entamer la confiance des
prétendants : leur chef, Antinoos, lui oppose un refus catégorique. Télémaque évoque ensuite son projet de voyage vers
Pylos, mais se heurte là encore à l'opposition des prétendants en la personne de Léocrite, qui prétend lui interdire ce
voyage et met brutalement fin à l'assemblée. Télémaque adresse alors une prière à Athéna, qui prend l'apparence de
Mentor pour l'encourager et l'incite à entreprendre le voyage malgré tout. Bravant l'interdiction des prétendants,
Télémaque emprunte un navire et, accompagné de la déesse Athéna, toujours sous les traits de Mentor, se rend de nuit
à Pylos.

Chant III[modifier]

Le lendemain, Télémaque et Athéna (toujours déguisée en Mentor) débarquent à Pylos au moment où Nestor et ses
compagnons accomplissent un sacrifice en l'honneur de Poséidon. L'un des fils de Nestor, Pisitrate, les conduit jusqu'à
son père, qui les fait prendre part au repas. Nestor évoque les souffrances des héros à Troie et leurs destins funestes,
mais il n'a aucune nouvelle récente d'Ulysse. À la demande de Télémaque, Nestor décrit la mort d'Agamemnon,
assassiné par Égisthe à son retour de la guerre. Nestor conseille alors à Télémaque de se rendre à Sparte pour interroger
Ménélas, car il est le dernier en date à être revenu chez lui après de nombreuses péripéties : peut-être a-t-il des
nouvelles d'Ulysse. La conversation terminée, Nestor offre à ses hôtes de passer la nuit dans son palais. Télémaque
accepte, tandis qu'Athéna-Mentor retourne au navire. Le lendemain, au matin, Nestor offre un sacrifice à Athéna ;
Télémaque y assiste, ainsi qu'Athéna elle-même, toujours sous les traits de Mentor. Après le sacrifice, la toilette et le
repas, Télémaque, accompagné de Pisistrate, se met en route pour Sparte à bord d'un char.

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Chant IV[modifier]

Au coucher du soleil, Télémaque arrive à Sparte où il est reçu par Ménélas et Hélène. Télémaque admire les splendeurs
du palais de Ménélas ; ce dernier évoque les souffrances qu'il a dû subir pour accumuler ces richesses, et évoque la
guerre de Troie et la disparition d'Ulysse. Hélène, qui remarque le trouble de Télémaque, le reconnaît à sa
ressemblance avec Ulysse avant même que les hôtes ne se soient présentés. Hélène offre aux hôtes une boisson
contenant une drogue relaxante, puis elle et Ménélas évoquent différents épisodes où Ulysse a démontré sa ruse. Le
lendemain matin (le sixième jour depuis le début de l'épopée), Ménélas décrit son retour de Troie et les péripéties qui
l'ont emmené en Égypte, où il a interrogé Protée, le « vieil homme de la mer », en le capturant par ruse avec l'aide
d'une des filles de Protée, Idothée. C'est de cette façon que Ménélas a pu quitter l'Égypte, où les vents contraires le
retenaient depuis longtemps. C'est aussi de cette façon qu'il a appris le sort des autres héros de la guerre de Troie, et
surtout la mort de son propre frère Agamemnon. Ménélas indique que Protée lui a dit qu'Ulysse vit encore en captivité
sur une île. Il invite Télémaque à rester quelques jours, offre que Télémaque refuse, même s'il s'avère qu'il restera
encore plus longtemps à Sparte. Pendant ce temps, à Ithaque, les prétendants apprennent que Télémaque est parti à la
recherche de son père et décident de lui tendre un piège.

Chants V à VIII : arrivée d'Ulysse chez les Phéaciens[modifier]

Chant V[modifier]

Le lendemain matin (septième jour), de retour sur l'Olympe, Athéna réitère auprès de Zeus et des autres dieux sa
demande de libérer Ulysse. Zeus annonce que le destin d'Ulysse est de retrouver les siens à Ithaque, mais il devra
d'abord souffrir vingt jours en mer, avant d'aborder chez les Phéaciens qui le ramèneront à Ithaque. Zeus envoie alors
Hermès pour présenter le message à Calypso. Hermès se rend sur l'île de Calypso et la trouve occupée à tisser dans une
caverne au milieu des bois et des jardins. Calypso accepte à contrecœur de laisser partir Ulysse. La nymphe se rend
alors auprès d'Ulysse, qui reste à se lamenter sur le rivage, et lui conseille de se construire un radeau. Après le repas,
elle tente une dernière fois de dissuader le héros de quitter l'île, mais Ulysse préfère retourner auprès de son épouse,
bien qu'elle soit mortelle (vers 218-219).
Le lendemain, Ulysse se construit un radeau de fortune dont la fabrication est décrite avec précision. La construction
du radeau prend quatre jours ; le cinquième (le douzième jour depuis le début du récit), Ulysse quitte l'île de Calypso.
Après dix-huit jours de navigation sans encombres, il est sur le point d'aborder en Phéacie lorsque Poséidon, de retour
d'Éthiopie, l'aperçoit et élève aussitôt une tempête contre lui. Le héros est sauvé par l'intervention d'une déesse marine,
Leucothée : elle lui prête un voile protecteur qui l'empêche de se noyer une fois que son radeau s'est disloqué. Ayant
dérivé deux jours et deux nuits, Ulysse finit par aborder, non sans mal mais avec l'aide d'Athéna, sur la côte rocheuse
de Phéacie (le trente-deuxième jour).

Chant VI[modifier]

Nausicaa escortant Ulysse, illustration de John Flaxman (1810)


Pendant la nuit, Athéna se rend au palais d'Alcinoos, roi des Phéaciens, et envoie un rêve à sa fille Nausicaa, pour lui
donner l'idée d'aller laver son linge sur la côte : c'est un arrangement pour lui faire rencontrer Ulysse. À l'aube,
Nausicaa, avec l'accord de son père, rassemble ses servantes et se rend sur la plage. Tandis que les jeunes filles, leur
lessive et leur bain terminés, jouent ensemble au ballon, Ulysse se réveille et émerge des fourrés, sale, blessé, hirsute et
presque nu. Les servantes s'enfuient effrayées ; seule Nausicaa fait preuve de courage. Ulysse, avec son éloquence
habituelle, adresse un discours habile à Nausicaa, et celle-ci accepte de l'aider. Ulysse se baigne et s'habille, et Athéna

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le fait paraître plus beau ; il accompagne ensuite Nausicaa jusqu'aux portes de la ville, puis reste un peu en arrière
tandis que la fille d'Alcinoos va annoncer à son père l'arrivée d'un étranger.
Chant VII[modifier]

Avec l'aide d'Athéna, qui a pris l'apparence d'une petite fille, Ulysse arrive en ville et parvient jusqu'au palais
d'Alcinoos. Athéna déguisée lui recommande de se jeter au pied de la reine, Arété, dès qu'il pénètrera dans la salle du
trône. Ulysse entre dans le palais somptueux d'Alcinoos. Il agit comme Athéna le lui a recommandé, et Alcinoos
accepte de l'accueillir en vertu des lois de l'hospitalité. Après lui avoir offert un repas, le roi interroge Ulysse sur son
nom et ses origines. Ulysse, sans dire son nom, décrit son séjour chez Calypso puis sa navigation jusqu'en Phéacie et
l'accueil que lui a fait Nausicaa. La conversation et le repas terminés, Ulysse passe la nuit au palais.

Chant VIII[modifier]

Le lendemain, Alcinoos invite Ulysse à un banquet en son honneur. L'aède Démodocos chante la querelle d'Ulysse et
d'Achille au temps de la guerre de Troie ; Ulysse ne peut retenir ses larmes à ce souvenir, mais il les dissimule et seul
Alcinoos s'en rend compte. Pour changer les idées de son hôte, Alcinoos ordonne des jeux improvisés, comprenant des
épreuves de course, de lutte, de saut, de disque et de boxe. Invité à participer à l'une des épreuves, Ulysse commence
par refuser, puis se décide lorsqu'un nommé Euryale se moque de lui. Il s'essaie alors au lancer de disque, et surpasse
de loin tous les autres concurrents. Fier de sa performance, Ulysse défie les Phéaciens et évoque son talent pour le tir à
l'arc. Personne n'ose plus se mesurer à lui : Alcinoos met alors fin aux jeux et fait de nouveau venir Démodocos. L'aède
reprend ses chants, et évoque un épisode cocasse de la vie des dieux : les amours adultères d'Arès et d'Aphrodite, et la
ruse d'Héphaïstos, mari d'Aphrodite, pour révéler l'adultère au grand jour. Puis deux fils d'Alcinoos donnent un numéro
de danse, après quoi le roi fait offrir divers présents à son hôte. Pendant le repas, Démodocos chante pour la troisième
fois et raconte l'épisode du cheval de Troie. Encore une fois, Ulysse ne peut retenir ses larmes devant cette évocation
de la guerre de Troie, mais dissimule son chagrin à tous, sauf à Alcinoos. Intrigué, le roi demande enfin à son hôte de
révéler son nom.

Chants IX à XII : les « récits chez Alcinoos »[modifier]

Chant IX[modifier]

Scène de l'Odyssée, fresque romaine (fin du IIe siècle av. J.-C.)


(Début du récit d’Ulysse)
Ulysse révèle enfin son identité aux Phéaciens, et fait le récit du voyage de deux ans qu'il a accompli entre la chute de
Troie et son arrivée sur l'île de Calypso. Il relate son départ avec une flotte de douze navires ; les vents les poussent
vers Ismare, la cité des Cicones, qui ont participé à la guerre de Troie aux côtés des Troyens. Ulysse et ses compagnons
prennent la ville par surprise et la mettent à sac. Peu empressés de repartir le même soir, ils sont attaqués par les
Cicones, qui sont allés chercher de l'aide chez des voisins, et doivent s'enfuir à la hâte. De là, une tempête les fait
dériver pendant trois jours, puis le temps se calme ; mais, lorsqu'ils parviennent à hauteur du cap Malée, des vents
contraires les déroutent de nouveau, jusqu'au pays des Lotophages, probablement dans une partie inconnue du monde.
Ce peuple d'une grande hospitalité les accueille et leur offre leur nourriture : le lotos. Mais quiconque mange de ce fruit
ne désire plus repartir, et Ulysse doit ramener de force aux navires ceux de ses compagnons qui en ont goûté.

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Ulysse et Polyphème
Ulysse et ses marins naviguent ensuite vers l'île des Cyclopes où ils sont faits prisonniers par Polyphème qui dévore
plusieurs d'entre eux. Ils parviennent à s'échapper grâce à une ruse d'Ulysse, qui enivre le Cyclope à l'aide du vin pris
chez les Cicones, puis perce l'œil unique du monstre pendant son sommeil. Ulysse et ses compagnons quittent ensuite
la caverne du Cyclope en se dissimulant dans la laine de ses moutons géants lorsqu'il les conduit hors de la caverne
pour les mener paître. Ulysse a d'abord trompé Polyphème en lui affirmant s'appeler Outis, ce qui veut dire Personne :
ainsi, lorsque Polyphème aveuglé appelle ses compagnons à son secours et leur explique qu'il a été aveuglé par
Personne, il passe pour fou. Mais au moment où son navire quitte l'île, Ulysse ne résiste pas au plaisir de révéler son
vrai nom pour railler Polyphème. Celui-ci, fou de rage, jette plusieurs rochers en direction du navire, et manque de peu
de le broyer, puis réclame vengeance auprès de son père Poséidon, en le suppliant de faire en sorte qu'Ulysse ne rentre
jamais au pays, ou bien, si le destin doit le lui permettre, qu'il ne rentre chez lui qu'après de longues souffrances, sur un
vaisseau d'emprunt, privé de tous ses compagnons, et qu'il ne trouve chez lui que des malheurs.

Chant X[modifier]

Le Naufrage d’Ulysse, par Heinrich Füssli (1803)


(Suite du récit d’Ulysse)
Ulysse et ses compagnons arrivent ensuite sur l'île de bronze d'Éole, le gardien des vents. Celui-ci leur offre
l'hospitalité et tente de les aider à rentrer chez eux en offrant à Ulysse une outre (sorte de jarre) où il a enfermé tous les
vents qui pourraient les empêcher d'arriver à bon port ; Éole leur envoie aussi une brise légère qui doit les ramener
rapidement à Ithaque. Au dixième jour de navigation après avoir quitté l'île d'Éole, la flotte d'Ulysse aperçoit enfin les
côtes d'Ithaque. Ulysse, rassuré et épuisé, succombe au sommeil. Par malheur, les compagnons d'Ulysse, persuadés que
l'outre contient des trésors offerts à Ulysse par Éole, ouvrent l'outre, libérant ainsi tous les vents néfastes. Les vents
contraires se déchaînent et emportent de nouveau la flotte vers l'île d'Éole, lequel, irrité du piètre usage qu'Ulysse a fait
de son cadeau et persuadé qu'il est maudit par les dieux, les chasse cette fois sans ménagement.
Après six nouveaux jours de navigation, la flotte aborde à Télépyle, la cité des Lestrygons, gouvernée par le roi
Antiphatès. Mais les Lestrygons sont un peuple de géants cannibales : les éclaireurs envoyés par Ulysse sont tués et

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dévorés, et les Lestrygons, sortis en masse de la ville, écrasent les navires d'Ulysse en leur jetant d'énormes rochers.
Ulysse parvient à s'enfuir, mais ne peut sauver qu'un seul navire et une poignée de ses marins.
Le navire d'Ulysse atteint ensuite l'île d'Aiaié, où réside l'enchanteresse Circé, fille d'Hélios. Ulysse aborde le premier
et tue un cerf géant qu'il rapporte au navire. Après plusieurs jours de repos, il décide d'envoyer un groupe d'éclaireurs
tirés au sort : Euryloque part en compagnie d'une vingtaine d'hommes, tandis qu'Ulysse et les autres restent au navire.
Les éclaireurs découvrent le palais de Circé, entouré d'animaux sauvages, lions et loups, qui se comportent comme des
animaux domestiques. L'enchanteresse les accueille, mais Euryloque, méfiant, préfère rester dehors. Les hommes qui
entrent sont transformés en porcs lors du repas, car Circé a versé une drogue dans leur boisson. Euryloque, après être
resté longtemps à attendre en vain le retour de ses hommes repart vers le navire et relate leur disparition à Ulysse.
Ulysse se met aussitôt en route pour tenter de sauver ses compagnons. Il rencontre en chemin Hermès, sous l'apparence
d'un beau jeune homme, qui lui indique de quelle manière il peut vaincre la magie de Circé et déjouer ses pièges ; il lui
donne pour cela une plante, le moly, qui rendra les sortilèges de Circé sans effet. Circé accueille Ulysse et verse une
drogue dans sa boisson, dans l'intention de le transformer en porc lui aussi ; mais le sortilège ne fonctionne pas.
Suivant les indications données par Hermès, Ulysse menace alors la magicienne de son épée ; elle tente de le séduire en
lui offrant de partager sa couche, mais Ulysse n'accepte qu'après avoir fait prêter à Circé le grand serment des dieux,
qui la rend incapable de lui faire du mal. Circé s'unit à lui, puis le traite en hôte de marque et lui offre un repas, mais
Ulysse refuse de s'alimenter avant que la magicienne n'ait libéré ses hommes. Circé rend alors leur apparence humaine
aux compagnons d'Ulysse, puis leur offre l'hospitalité, cette fois sans tromperie.
Ulysse et ses compagnons restent un an chez Circé à se reposer et à festoyer, après quoi les compagnons rappellent à
Ulysse qu'il faut rentrer au pays. Circé leur conseille de visiter les Enfers, car seul le fantôme du devin Tirésias peut
leur indiquer le chemin du retour. Le matin du départ, l'un des marins, Elpénor, se tue en tombant du toit du palais.

Chant XI[modifier]

Les Compagnons d’Ulysse volant le bétail d’Hélios, par Pellegrino Tibaldi (1454-1456)
(Suite du récit d’Ulysse)
Le chant XI de l'Odyssée est appelé la Nekuia, c'est-à-dire l'invocation des morts.
Après une journée de navigation, Ulysse débarque au pays des Cimmériens, plongé dans une nuit perpétuelle. Comme
indiqué par Circé, il procède à un sacrifice chtonien et promet au devin Tirésias un bélier noir s'il accepte de se montrer
à lui. Les ombres des morts s'approchent en foule, mais Ulysse leur défend de se nourrir du sang, qu'il réserve à
Tirésias. L'ombre d'Elpénor réclame à Ulysse des funérailles convenables lorsqu'il retournera chez Circé. Puis l'ombre
de Tirésias arrive, et fournit à Ulysse les indications qu'il recherchait. Ulysse apprend que lui et ses compagnons
aborderont à l'île du Soleil, et qu'ils ne devront pas toucher au bétail d'Hélios s'ils veulent rentrer chez eux. Si jamais ils
mangent les vaches du Soleil, Ulysse pourra tout de même rentrer, mais seul, misérable, après avoir perdu tous ses
hommes, et il devra accomplir un long voyage afin d'offrir des sacrifices à tous les dieux pour les apaiser.
Ulysse parle ensuite avec le fantôme de sa mère, Anticlée. Elle lui annonce que Pénélope l'attend toujours fidèlement,
et lui donne des nouvelles de son père, Laërte, et de son fils, Télémaque. Ulysse aperçoit ensuite plusieurs reines et
héroïnes défuntes, dont les histoires sont racontées au passage : Tyro, Antiope, Alcmène, Mégara, Épicaste (c'est le
nom de Jocaste chez Homère), Chloris, Léda qui est la mère d'Hélène de Troie, Iphimédée, Phèdre, Procris et Ariane,
Maira, Clymène et Ériphyle. À ce stade de son récit, Ulysse fait une pause ; Arété, Alcinoos et les Phéaciens qui
l'écoutent échangent des commentaires élogieux à son sujet, puis Alcinoos invite Ulysse à poursuivre son récit.
Le second groupe d'ombres que voit Ulysse comprend les héros de la guerre de Troie morts pendant ou après la
guerre : Ulysse s'entretient avec le fantôme d'Agamemnon qui évoque sa mort sous la main d'Égisthe, puis avec
l'ombre d'Achille, qui affirme qu'il préfèrerait être un bouvier misérable, mais vivant, plutôt que de régner sur les
morts. Ulysse le réconforte en lui rapportant les prouesses de son fils Néoptolème. Ulysse aperçoit aussi Ajax, qui lui
tient encore rigueur à cause de leur rivalité à propos des armes d'Achille.

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Enfin, Ulysse voit les grandes figures des Enfers. Il voit Minos qui rend la justice chez les morts, puis le géant Orion,
puis les damnés du Tartare en proie à leurs supplices : le géant Tityos dévoré par des vautours, Tantale affamé et
assoiffé, Sisyphe poussant en vain son rocher. Il voit ensuite l'ombre d'Héraclès, qui chasse éternellement parmi les
morts tandis que le véritable Héraclès, divinisé après sa mort, réside sur l'Olympe en compagnie d'Hébé. Après avoir
vu tous ces défunts, Ulysse rentre au navire, de peur d'être changé en pierre par le fantôme de Gorgo.

Chant XII[modifier]

Ulysse et les Sirènes, vase grec


(Fin du récit d’Ulysse)
Après son escale en Cimmérie, Ulysse retourne sur l'île d'Aiaié auprès de Circé, où le navire aborde au soir. Le
lendemain se passe en repos et en festins. Au soir, Circé fournit à Ulysse d'autres indications sur la navigation qui
l'attend avant de parvenir à l'île du Soleil dont lui a parlé Tirésias. Elle évoque les Sirènes et le moyen de se prémunir
de leur chant mortel, puis les Planktes, deux écueils qui broient les vaisseaux au passage et où vivent Charybde et
Scylla, que seuls les Argonautes ont réussi à franchir avec l'aide d'Héra. Elle laisse Ulysse choisir entre le passage par
Charybde ou celui par Scylla.
Le lendemain, Ulysse et ses compagnons repartent en mer. Grâce aux conseils de Circé, ils évitent sans encombre les
Sirènes, car Ulysse a ordonné à ses marins de se boucher les oreilles avec de la cire ; lui-même, désireux d'écouter le
chant, s'est fait attacher au mât pour ne pas être tenté de se jeter à la mer sous le charme. Ils arrivent ensuite à hauteur
des deux écueils de Charybde et Scylla : ils passent au large de Charybde, mais ne peuvent éviter l'autre monstre,
Scylla, qui enlève et dévore six marins.
Une fois franchis les deux écueils, le navire d'Ulysse parvient sur l'île du Soleil. Ulysse répète à ses hommes
l'avertissement donné par Tirésias et leur défend de chasser sur l'île. Les premiers jours, les vivres amassés dans le
navire suffisent à nourrir tout le monde ; mais pendant un mois, les vents contraires retiennent Ulysse sur l'île. Au bout
d'un mois, affamés et ne pouvant repartir à cause de la tempête, les hommes d'Ulysse profitent que celui-ci a succombé
au sommeil et dévorent les troupeaux d'Hélios, qui les voit du haut de son char et réclame aussitôt vengeance à Zeus.
Les marins d'Ulysse festoient pendant six jours, ignorant des signes funestes envoyés pour les avertir : les viandes
tournant sur les broches se mettent à meugler. Le septième jour, la tempête se calme et le vaisseau repart, mais un
ouragan survient, et Zeus foudroie le navire, qui sombre avec tout l'équipage. Seul Ulysse, qui n'a pas mangé de bétail,
survit au naufrage et échappe de peu à Charybde vers le rocher duquel le vent l'a entraîné. Accroché à une poutre, il
dérive ensuite pendant dix jours, puis s'échoue sur l'île de Calypso où il passe les sept années suivantes prisonnier de la
nymphe.

Chants XIII à XX : retour d'Ulysse à Ithaque et préparatifs de la vengeance[modifier]

Chant XIII[modifier]

Ulysse a terminé son récit ; Alcinoos lui promet de le faire ramener à Ithaque par ses marins sans autres péripéties, puis
tout le monde va se coucher. Le jour suivant, le trente-cinquième, les Phéaciens offrent à Ulysse un navire, un équipage
et des présents. Le soir, après un banquet, Ulysse embarque, puis sombre dans le sommeil tandis que les marins
phéaciens s'activent à bord et que le vaisseau phéacien file sur la mer à une vitesse surnaturelle. Après un jour et une
nuit de navigation, le navire des Phéaciens accoste à Ithaque. Les Phéaciens déposent Ulysse, toujours endormi, dans
une grotte fréquentée par les nymphes, et déposent auprès de lui les présents d'Alcinoos ; puis ils repartent, mais
Poséidon obtient de Zeus de punir les Phéaciens qui ont bravé les mers en offrant à Ulysse un retour aussi rapide :
Poséidon enracine alors le navire au fond de la mer au moment où il est sur le point de rentrer au port en Phéacie.

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Pendant ce temps, à Ithaque, Ulysse s'éveille au matin, mais Athéna fait en sorte qu'il ne reconnaisse pas sa patrie dans
un premier temps. Déguisée en jeune berger, elle l'accueille, et il se présente sous une fausse identité en prétendant être
Crétois. Athéna n'est pas dupe, et révèle son identité de déesse, puis dissipe le sort qui empêchait à Ulysse de
reconnaître les environs et lui révèle qu'il est de retour chez lui. Elle l'informe ensuite des manigances des prétendants
de Pénélope, et le déguise en mendiant afin qu'il puisse voir ce qui se passe chez lui sans être reconnu. Il part ensuite
retrouver son loyal porcher, Eumée.
Chant XIV[modifier]

Ulysse, déguisé en mendiant, est accueilli par Eumée, qui lui offre l'hospitalité. Au cours du repas, Eumée évoque le
sort malheureux de son maître disparu et les abus auxquels se livrent les prétendants au palais. Après le repas, Ulysse,
toujours incognito, questionne Eumée sur son propre sort : le porcher explique que de nombreux vagabonds viennent
au palais raconter des mensonges et de fausses nouvelles d'Ulysse afin de s'attirer la bienveillance de Pénélope. Eumée
lui-même refuse de croire qu'Ulysse est encore en vie, malgré les affirmations du mendiant qui tente de lui redonner
confiance, et il s'inquiète sur l'avenir de Télémaque. Eumée interroge alors Ulysse sur ses origines, et celui-ci se lance
dans un « récit crétois » où il se présente sous une fausse identité pour ne pas se faire reconnaître tout de suite : il se
présente comme un Crétois ayant combattu à Troie et ayant perdu ses compagnons au cours de péripéties en Égypte
pendant son voyage de retour. Il dit même avoir entendu parler d'Ulysse chez le roi des Thesprotes, Phidon, et prétend
qu'Ulysse serait parti à Dodone consulter l'oracle de Zeus. Eumée, en retour, évoque son propre quotidien et ses visites
au palais de Pénélope, mais se refuse toujours à croire qu'Ulysse serait vivant. Le soir vient, et les pâtres qui travaillent
au service d'Eumée rentrent pour le souper. Au cours du repas, Ulysse raconte une anecdote de la guerre de Troie où il
se met lui-même en scène - en tant qu'Ulysse - trouvant une ruse pour se procurer un manteau à lui-même - sous sa
fausse identité. Le récit a pour but de mettre à l'épreuve la générosité d'Eumée en l'incitant à lui offrir un manteau
comme couverture pour la nuit. Eumée ne s'y trompe pas et se montre bel et bien généreux : il prête un manteau au
mendiant pour la nuit.

Chant XV[modifier]

Athéna et Télémaque, illustration de John Flaxman (1810)


Pendant ce temps, Athéna part chercher Télémaque à Lacédémone où il demeurait depuis un mois chez Ménélas. Elle
lui apparaît en rêve et lui conseille de rentrer dans son pays et d'aller chez Eumée. Suivant son conseil, Télémaque
éveille Pisistrate et tous deux s'apprêtent au départ. Ménélas et Hélène lui offrent des présents et un repas avant son
départ, puis Télémaque et Pisistrate prennent la route du retour en char. Au moment où ils quittent le palais de
Ménélas, les dieux leur envoient un présage favorable, qu'Hélène interprète comme un signe du retour imminent
d'Ulysse. Ils arrivent au soir à Phères, puis, le lendemain dans la matinée, à Pylos. Télémaque, de peur d'être retenu par
Nestor, préfère embarquer directement dans son navire pour rentrer au plus vite à Ithaque. Au moment d'embarquer, il
accepte à son bord un nommé Théoclymène. Puis le navire fait route vers Ithaque, et Télémaque s'inquiète en pensant
aux périls de la route.
Pendant ce temps, Ulysse se trouve toujours chez Eumée. Il annonce son intention d'aller mendier son pain au palais,
parmi les prétendants, mais Eumée lui conseille d'attendre le retour de Télémaque, qui se montrera plus généreux avec
lui que les prétendants. Ulysse accepte, et, pour passer le temps, interroge Eumée sur son passé. Eumée raconte alors
l'histoire de sa vie, puis ils vont se coucher.
Le lendemain matin, Télémaque est de retour à Ithaque : il a évité l'embuscade tendue par les prétendants. Incapable
d'offrir l'hospitalité à Théoclymène à cause des prétendants qui occupent le palais, il lui indique un logis où se rendre,
puis se rend lui-même chez Eumée.

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Chant XVI[modifier]

Le trente-neuvième jour, Télémaque arrive chez le porcher Eumée et rencontre Ulysse, son père, que personne n'a
encore reconnu sous son déguisement de mendiant. Télémaque et Eumée échangent des nouvelles du palais, où
Pénélope résiste toujours aux prétendants. Télémaque s'enquiert ensuite de l'identité de l'hôte d'Eumée ; Eumée lui
parle du mendiant et l'invite à lui offrir l'hospitaité, mais Télémaque s'en déclare incapable, à cause des prétendants qui
sèment le trouble au palais. Ulysse en mendiant questionne alors Télémaque sur les prétendants et leurs mœurs
détestables. Télémaque demande ensuite à Eumée d'aller voir Pénélope pour la prévenir de son retour ; Eumée évoque
le chagrin de Laërte, le père d'Ulysse, qui dépérit de chagrin depuis la disparition de son fils. Une fois Eumée parti,
Athéna s'approche de la maison et indique à Ulysse, sans être vue de Télémaque, qu'il est temps de révéler son identité
à son fils. Elle rend alors à Ulysse son apparence royale. Lorsqu'Ulysse rentre dans la maison, Télémaque est saisi
d'effroi devant son soudain changement d'apparence, et Ulysse lui révèle son identité. Après leurs retrouvailles, au
cours desquelles Ulysse raconte brièvement sa véritable histoire, le père et le fils commencent les préparatifs de leur
vengeance pour se débarrasser des cupides prétendants. Pendant ce temps, Eumée annonce au palais la nouvelle du
retour de Télémaque, à la joie de Pénélope et au grand dépit des prétendants, qui veulent toujours sa mort. Le soir,
Eumée revient à sa cabane, où Ulysse a repris son déguisement.

Chant XVII[modifier]

Le jour suivant, Télémaque part pour la ville où sa mère le reçoit à bras ouverts et le presse de questions à propos
d'Ulysse. Sans lui révéler que son père est de retour, il informe Pénélope que la nymphe Calypso le retenait sur son île
(comme Ménélas le lui a appris au chant IV). Dans l'après-midi, Ulysse et Eumée partent pour la ville, Ulysse toujours
déguisé en mendiant. Sur la route, Ulysse se fait insulter et frapper par le chevrier Mélantheus, qui sert les prétendants.
Ils arrivent ensuite sur le seuil du palais d'Ulysse. Ils y aperçoivent le vieux chien d'Ulysse, Argos, qui meurt en
reconnaissant son maître. À leur entrée dans la grand salle, Télémaque les reconnaît et sert de la viande à Ulysse. Les
prétendants réservent un accueil moqueur au mendiant, à commencer par leur chef Antinoos, qui insulte Ulysse et le
frappe d'un coup de tabouret. Ulysse, méditant sa vengeance, supporte coups et moqueries en demandant l'aumône.
Antinoos redouble de menaces, au point de s'attirer la désapprobation des autres prétendants, saisis d'une crainte
superstitieuse. Eumée parle du mendiant à Pénélope, et celle-ci décide de lui parler. Mais Ulysse la fait attendre
jusqu'au soir, pour ne pas exciter de nouveau la haine des prétendants. Eumée s'en retourne alors chez lui.

Chant XVIII[modifier]

Iros, un mendiant fameux à Ithaque, arrive au palais. Voyant Ulysse en mendiant installé sur le seuil, il l'insulte. Une
bagarre éclate, dont Antinoos et les prétendants s'amusent beaucoup, promettant une abondante récompense en viande
au vainqueur. Mais contrairement à leur attente, c'est Ulysse qui l'emporte. L'un des prétendants, Amphinomos, vient
féliciter Ulysse et lui offrir du pain ; en retour, celui-ci lui conseille de quitter le palais avant le retour d'Ulysse, afin de
lui donner une chance d'échapper au massacre à venir, mais Amphinomos n'en fera rien. Guidée par Athéna, Pénélope
se montre aux prétendants, et donc également à Ulysse. La reine reproche aux prétendants leur conduite grossière, mais
Antinoos, parlant en leur nom, campe sur ses positions et refuse de quitter le palais avant que Pénélope n'ait accepté
d'épouser l'un d'entre eux. Les insultes à l'égard d'Ulysse continuent, de la part de Mélantho, l'une des servantes du
palais qui a pris le parti des prétendants, puis de l'un des prétendants, Eurymaque, qui manque blesser Ulysse avec un
tabouret. Mais le banquet s'achève dans un calme relatif.

Chant XIX[modifier]
Ulysse déguisé en mendiant teste la fidélité de Pénélope, relief en terre cuite, v. 450
av. J.-C., musée du Louvre (CA 860)
Ulysse et Télémaque s'emparent des armes accrochées aux murs du palais et les
placent en lieu sûr. Ulysse parle ensuite à Pénélope sans que celle-ci le reconnaisse.
Elle lui explique qu'elle ne croit pas qu'Ulysse soit mort et qu'elle ne désire pas se
remarier. C'est pourquoi elle a repoussé les prétendants, leur faisant croire qu'elle
tissait un linceul pour le père de son mari mais elle défaisait chaque nuit le travail
accompli durant le jour. De son côté, Ulysse s'affirme certain qu'Ulysse va revenir, et,
tout en s'en tenant à sa fausse identité et à l'histoire qu'il a déjà inventée pour Eumée,
lui donne quelques informations véridiques sur son retour et son séjour chez les

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Phéaciens. Pénélope sort en ordonnant à ses servantes de laver les pieds du mendiant et de lui préparer un lit. Ulysse
acquiesce, mais n'accepte de se faire laver les pieds que par la vieille Euryclée. En lui lavant les pieds, la nourrice
reconnaît sur la jambe d'Ulysse une cicatrice qu'il porte depuis qu'un sanglier l'a blessé dans sa jeunesse, alors qu'il
chassait sur le mont Parnasse en compagnie des fils d'Autolycos. L'épisode est rappelé à cette occasion, et l'on apprend
que c'est Autolycos qui a choisi le nom d'Ulysse. Bouleversée, Euryclée comprend que le mendiant n'est autre que son
roi, mais, à la demande d'Ulysse, elle promet de garder le secret. Après le bain de pieds, Pénélope invite le mendiant à
s'en aller dormir, mais lui demande auparavant son avis sur un songe prémonitoire qu'elle a fait : c'est un nouveau
présage du retour d'Ulysse. Pénélope annonce ensuite qu'elle consentira à épouser celui qui sera capable de bander l'arc
de son époux et d'envoyer une flèche traverser douze haches alignées, comme le faisait Ulysse. Ulysse approuve, et lui
assure qu'Ulysse reviendra avant qu'aucun prétendant ne parvienne à remporter l'épreuve. Après cela, tous vont se
coucher.

Chant XX[modifier]

La nuit s'avance, mais Ulysse reste éveillé. Il observe les servantes, voit celles qui lui sont restées fidèles et celles qui
s'amusent avec les prétendants. Il se rappelle ses aventures passées et attend l'heure de se venger : « Patience, mon
cœur ! ». Athéna lui apparaît alors et le convainc de dormir un peu. Peu après, Pénélope s'éveille et s'abandonne au
chagrin. Ulysse entend ses plaintes, et demande à Zeus de lui envoyer un signe favorable : aussitôt la foudre brille dans
le ciel.
Au matin du 41e jour, à l'occasion de la fête d'Apollon, le banquet commence. Les servantes s'affairent et Eumée arrive
au palais. Ulysse subit de nouveau des insultes et des moqueries. Eumée et Ulysse rencontrent le bouvier Philoetios,
resté fidèle à Pénélope, et qu'Ulysse persuade de rester au palais, se ménageant ainsi un allié supplémentaire pour le
combat à venir. Pendant ce temps, les prétendants méditent encore la mort de Télémaque, mais un présage défavorable
leur fait finalement renoncer à leur projet et ils se rendent au festin. Pendant le repas, les prétendants, qui ne cessent de
se moquer d'Ulysse et de le rudoyer, sont soudain saisis d'un rire inextinguible proche de la folie, tandis que les
présages se multiplient autour d'eux : ces signes sont envoyés par Athéna, qui prépare leur perte. Théoclymène
prophétise soudain leur fin funeste, et quitte l'assemblée sous les moqueries.

Chants XXI à XXIV : la vengeance d'Ulysse[modifier]

Chant XXI[modifier]

Pénélope fait préparer l'arc et les flèches d'Ulysse, dont l'histoire est rappelée à ce moment. La reine avise alors ses
prétendants de sa décision d'épouser celui qui sera capable de bander l'arc d'Ulysse et de traverser, d'une flèche, douze
fers de hache disposés à la file. Télémaque, outré, se propose de réussir l'épreuve lui-même afin de dissuader les
prétendants pour de bon : il tente trois fois de bander l'arc de son père, mais Ulysse déguisé lui fait signe d'arrêter au
moment où il va peut-être réussir. Les prétendants se préparent alors à tenter l'épreuve les uns après les autres.
Toutefois, aucun d'eux n'est assez fort pour bander l'arc d'Ulysse. Pendant ce temps, Ulysse va trouver Eumée et
Philoetios et leur révèle son identité, puis leur ordonne de fermer les portes de la salle et leur donne diverses
instructions. Il retourne alors près des prétendants et déclare qu'il veut tenter l'épreuve. Antinoos se moque de lui, mais
Pénélope le fait taire et accepte de donner sa chance au mendiant. Télémaque la somme alors de regagner sa chambre
et de laisser les hommes entre eux, afin qu'elle n'assiste pas au massacre. Ulysse se saisit alors de l'arc, le bande sans
problème, et réussit l'épreuve, au grand effroi des prétendants. Ulysse et Télémaque se saisissent alors de leurs armes.

Chant XXII[modifier]

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Massacre des prétendants par Ulysse et Télémaque, cratère campanien à figures rouges, v. 330 av. J.-C., musée du
Louvre (CA 7124)
Ce chant a été appelé la « Mnestérophonie », c'est-à-dire « le massacre des prétendants ».
Ulysse tire sa première flèche. Cette dernière atteint à la gorge Antinoos, qui s'effondre immédiatement. Ulysse révèle
ensuite sa véritable identité. C'est alors qu'Eurymaque supplie Ulysse de l'épargner en échange de nombreux présents.
Mais l'Ingénieux ne cède pas. En effet les prétendants ont commis le délit de démesure, qui ne peut être pardonné.
Ulysse, avec l'aide de son noble fils Télémaque, du brave porcher Eumée et du fidèle chevrier Euphilétos châtie tour à
tour les malheureux prétendants. Sur l'injonction de Télémaque, Ulysse épargne l'aède Phémios et un serviteur du
palais. Par cet acte, il se démarque d'Égisthe. Mélanthès est capturé. Il subit ensuite le pire des châtiment : on
l'émascule, lui sectionne les membres, puis on jette ses restes au chiens. Après cet épisode sanglant, Euryclée dénonce
les douze servantes qui ont trahi Ithaque. Elles seront pendues après avoir été forcées de nettoyer les traces du
massacre.

Chant XXIII[modifier]

Le soir, Ulysse rejoint Pénélope qui doute encore. En accord avec Télémaque, il retarde l'annonce de la nouvelle de la
mort des prétendants. Pénélope met Ulysse à l'épreuve en lui mentant sur leur lit. Ce dernier, en révélant les
caractéristiques du lit en bois, se fait enfin reconnaître. Ils se tombent dans les bras et se racontent les souffrances qu'ils
ont subies durant toutes ces longues années.
Nombre d'homéristes considèrent que le poème authentique s'achève avec le vers XXIII 296, qui évoque sobrement les
retrouvailles charnelles des deux époux, et que tout ce qui suit a été ajouté postérieurement, de la même façon que le
chant X de l’Iliade (la « Dolonie »). Quoi qu'il en soit de cette question très complexe, nous savons que les
grammairiens d'Alexandrie Aristophane et Aristarque reconnaissaient ici la « fin » ou le « terme », πέρας, de l'Odyssée,
pour des raisons qui ne semblent pas avoir été documentaires (i.e. parce qu'ils connaissaient des copies du poème
s'achevant en XXIII 296), mais en raison d'un jugement littéraire.

Chant XXIV[modifier]

Hermès conduit aux Enfers les âmes des prétendants, les autres âmes discutent entre elles de la nouvelle. De son côté,
Ulysse retrouve Laërte, son vieux père, et s'en fait reconnaître. Cependant à Ithaque, la nouvelle du massacre des
prétendants se répand et une partie des citoyens s'arment pour la vengeance. Athéna s'interpose alors et ordonne la paix
durable entre les deux camps.

Œuvres dérivées[modifier]
L’Odyssée a inspiré de nombreuses œuvres, dans des domaines très divers.

Littérature
• Le roman Les Aventures de Télémaque de Fénelon (1699) est une réécriture de l’Odyssée étoffée et complétée
des pérégrinations de Télémaque à la recherche de son père.
• Le roman Ulysse de James Joyce (1921) a pu être interprété comme une réécriture de l’Odyssée dans le Dublin
moderne, en une journée ;
• Les Aventures de Télémaque de Louis Aragon (1922) sont une autre réécriture de l’Odyssée.
• Le roman Naissance de l’Odyssée de Jean Giono (1930) est une réécriture de l'Odyssée qui relate le mensonge
d'un Ulysse très humain.
• Le diptyque de Dan Simmons, Ilium (2003) et Olympos (2005), est en partie une réécriture des épopées
homériques dans un univers de science-fiction.
• Le roman Ulysse from Bagdad d’Éric-Emmanuel Schmitt (2008) relate l'itinéraire de Bagdad jusqu'à Londres
d'un immigré clandestin comparé à Ulysse.
Poésie
• Le poète grec moderne Constantin Cavafy a composé plusieurs poèmes directement inspirés de l’Odyssée, dont
« Une autre Odyssée » (1894) et « Ithaque » (1911).
• L'écrivain grec moderne Níkos Kazantzákis a composé une Odyssée (1924-39).
Théâtre
• En 1974, le dramaturge français Jean-Michel Ribes a écrit une pièce de théatre, L'Odyssée pour une tasse de
thé, reprenant l’Odyssée d'une façon parodique.

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• Le dramaturge italien Mario Perrotta crée la pièce de théâtre-récit Odyssée (Odissea) en 2008.

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Musique
• L'opéra de Claudio Monteverdi Le Retour d'Ulysse dans sa patrie, créé en 1640, prend pour sujet la dernière
partie de l’Odyssée.
• La chanson The Odyssey, dans l'album éponyme du groupe de métal progressif Symphony X, est une
composition épique comprenant sept parties, durant 24 minutes, qui raconte le voyage de retour d'Ulysse.
• La chanson Tales Of Brave Ulysses du groupe de blue/rock psychédélique anglais Cream sur l'album Disraeli
Gears.
Danse
• Le ballet de danse contemporaine Ulysse de Jean-Claude Gallotta, pièce angulaire de la nouvelle danse
française, a été chorégraphié en quatre versions différentes de 1981 à 2007.
Peinture
• Le peintre Georges-Antoine Rochegrosse a réalisé des dessins et des peintures pour une édition de l'Odyssée
dans la traduction de Leconte de Lisle parue en 1930.
• John Flaxman a réalisé une série de compositions portant sur les principaux épisodes de l'Odyssée, gravées par
Reveil et publiées en 1835.
• Le peintre Marc Chagall a réalisé une série de 82 lithographies représentant les grandes scènes de l'Odyssée,
publiée en 1974-75.
Bande dessinée
• Lob et Pichard ont repris l’Odyssée dans leur bande dessinée Ulysse, où l’Olympe est dépeinte comme une
assemblée d’extraterrestres munis de technologies modernes : l’outre à vent d’Éole est par exemple un
réacteur, etc.
Cinéma
• Le péplum Ulysse (1954) de Mario Camerini est une adaptation de l’Odyssée.
• Le film O'Brother (2000) des frères Coen s'inspire librement de l’Odyssée dans certaines de ses péripéties.
Télévision
• En 1968, Franco Rossi a réalisé pour la télévision une adaptation très fidèle en 8 épisodes d'une heure.
• Ulysse 31 (1981) est un dessin animé franco-japonais représentant le périple d’un Ulysse vivant au XXXIe
siècle ap. J.C.
Jeux vidéo
• Le jeu Odyssée : Sur les traces d'Ulysse (2000), de Cryo Interactive, reprend d'assez près la trame des
aventures d'Ulysse.
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
1. ↑ Certains spécialistes affirment que l'Odyssée est le fait d'une seule personne[1], alors que d'autres affirment
qu'il s'agit d'une œuvre écrite par au moins trois auteurs différents[2].
Références[modifier]
1. ↑ a et b Personnel de rédaction, « l'Odyssée [archive] », Encyclopédie Larousse, 2010. Consulté le 11 avril 2010
2. ↑ a et b (en) Alain Rey (dir.), Le Petit Robert des noms propres: Dictionnaire illustré des noms propres,
Dictionnaires Le Robert, Paris, avril 2000, 2300 p. (ISBN 2-85036-652-8), p. 1520-1521
3. ↑ Collectif, « Odyssée [archive] », Trésor de la langue française informatisé, 2009. Consulté le 11 avril 2010
4. ↑ Homère (trad. Philippe Jaccottet), Odyssée, La Découverte, Paris, 2000, 435 p. (ISBN 978-2-7071-4370-9).
1re éd. à Paris par le Club Français du Livre en 1955
5. ↑ (grc)(fr) Homère (trad. Victor Bérard), Odyssée, vol. 1 : Chants I à VIII, Belles Lettres, coll.
« Classiques en poche », 2001 (réimpr. 2002), poche, 290 p. (ISBN 2-251-79957-5)
6. ↑ Introduction de Jean Bérard à l'édition Folio (1955), p.16.
7. ↑ Suzanne Saïd, Homère et l’Odyssée, p.18.
8. ↑ The Authoress of the Odyssey, titre complet The Authoress of the Odyssey, where and when she wrote, who
she was, the use she made of the Hiad, and how the poem grew under her hands, 1897
Voir aussi[modifier]
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Bibliographie[modifier]

Consultez la liste des éditions de cette œuvre :


Odyssée (Homère).
• Samuel Butler, The Authoress of the Odyssey, 1897, texte en ligne sur l'Internet Archive.
• Jean Cuisenier, Le Périple d'Ulysse, Fayard, 2003.
• Marcel Detienne et Jean-Pierre Vernant, Les Ruses de l'intelligence. La mêtis des Grecs, Flammarion, 1974.
• Moses Finley, Le Monde d'Ulysse, Seuil, coll. « Points », 2002.
• Michel Honaker, Odyssée, Flammarion, 2006.
• Pietro Pucci, Ulysse polutropos : lectures intertextuelles de l'Iliade et de l'Odyssée, Septentrion, 1995.
• Suzanne Saïd, Homère et l'Odyssée, Belin, 1998.
• Tim Severin, Le Voyage d'Ulysse, Albin Michel, 1989.
Vidéographie[modifier]
• [vidéo] Jean-Pierre Vernant, « L’Odyssée » sur le site du Collège de France, 23 octobre 2006 (cette conférence
tenue au Lycée Le Corbusier d’Aubervilliers par J.-P. Vernant, professeur honoraire du Collège de France, est
aussi sa dernière intervention publique.)
Articles connexes[modifier]
• Cycle troyen : Retours et Télégonie
• Iliade
• Homère
• Guerre de Troie
Liens externes[modifier]
• Différentes traductions en français depuis Certon (1604) à Meunier (1943)
• Le texte grec et une traduction anglaise sur le site Perseus
• Le texte grec en Unicode sur le site du Thesaurus Linguae Graecae
[enrouler]
v·d·m
Le Cycle troyen
Chants cypriens • Iliade • Éthiopide • Petite Iliade • Le Sac de Troie • Retours • Odyssée •
Épopées
Télégonie
Aèdes Homère • Poètes cycliques
Lieux Troie légendaire • Sparte • Mont Ida • Aulis • Ithaque
Divinités : Divinités olympiennes • Éris
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Personnages Néoptolème
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