Vous êtes sur la page 1sur 19

Ph. NesrinePh.

Bilel

CNES-UGTA

Le mémorandum sur la sauvegarde du pouvoir d'achat finalisé

P.5

28 Chaâbane 1433 - Mercredi 18 Juillet 2012 - N°14566 Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE

LA REVOLUTION

PAR

LE

PEUPLE

ET

POUR

LE

PEUPLE

DÉMANTÈLEMENT TARIFAIRE ALGÉRIE-UE

Conclusiond'unaccord

prochainement

P.3

ALGÉRIE-UE Conclusiond'unaccord prochainement P.3 RÉFORME DU MARCHÉ FINANCIER Identification des mesures
RÉFORME DU MARCHÉ FINANCIER Identification des mesures à entreprendre à fin 2012 L’INVESTISSEMENT ÉTRANGER EN
RÉFORME DU MARCHÉ FINANCIER
Identification des
mesures à entreprendre
à fin 2012
L’INVESTISSEMENT ÉTRANGER
EN BOURSE
Nouvelle option pour
attirer les IDE
ANDI
Conclusion
de 8 conventions
avec des nationaux
et des étrangers
PP.8-9

SONATRACH ET L'ALLEMAND E.ON

Nouvelle découverte d’hydrocarbures dans le bassin de Berkine

P. 32

L’UGCAA RASSURE

dans le bassin de Berkine P. 32 L’UGCAA RASSURE Les produits alimentaires sont disponibles P.6 LE

Les produits alimentaires sont disponibles

P.6

LE CONSUL GÉNÉRAL DE FRANCE À ALGER :

« Améliorer l’accueil et faciliterle dépôt des demandes de visas »

P.5

Kamarha,

de

Mohamed

Hilmi,

en avant-

première

P.16-17

P.5 Kamarha , de Mohamed Hilmi, en avant- première P.16-17 Exclusif L’AMBASSADEUR DU ROYAUME-UNI À ALGER,
P.5 Kamarha , de Mohamed Hilmi, en avant- première P.16-17 Exclusif L’AMBASSADEUR DU ROYAUME-UNI À ALGER,

Exclusif

L’AMBASSADEUR DU ROYAUME-UNI À ALGER, M. MARTYN ROPER, À EL MOUDJAHID

:

«Les J. O. de Londres, une occasion de raffermir nos relations»

P. 7

À ALGER, M. MARTYN ROPER, À EL MOUDJAHID : «Les J. O. de Londres, une occasion

2

2 EL MOUDJAHID Météo Ensoleillé et chaud Au Nord, le temps sera relativement chaud et ensoleillé,

EL MOUDJAHID

Météo Ensoleillé et chaud Au Nord, le temps sera relativement chaud et ensoleillé, notamment vers
Météo
Ensoleillé et chaud
Au Nord, le temps sera relativement
chaud et ensoleillé, notamment vers les
régions de l'intérieur.
Les vents seront modérés à assez
forts (30/40 km/h), notamment sur ré-
gions du littoral.
La mer sera peu agitée localement
agitée.
Sur les régions sud du pays, le temps
sera chaud et ensoleillé avec localement
tendance orageuse sur les massifs du
Hoggar/Tassili.
Les vents seront variables faibles à
modérés (20/40 km/h), avec quelques
soulèvements de sable locaux.
Températures (maximales-
minimales) prévues aujourd’hui :
Alger (31°- 20°), Annaba (29°- 18°),
Béchar (42° - 28°), Biskra (39°- 27°),
Constantine (31°- 16°), Djanet (39°-
26°), Ghardaïa (40° - 27°), Oran (33°
- 20°), Sétif (32°- 10°), Tamanrasset
(36°- 25°), Tlemcen (34°- 18°).
10°), Tamanrasset (36°- 25°), Tlemcen (34°- 18°). DEMAIN, À 10H, À L’HÔTEL HILTON Conférence de presse
10°), Tamanrasset (36°- 25°), Tlemcen (34°- 18°). DEMAIN, À 10H, À L’HÔTEL HILTON Conférence de presse

DEMAIN, À 10H, À L’HÔTEL HILTON

Conférence de presse du CRA

A l’occasion du lancement de l’opéra- tion «Solidarité» durant le mois de Rama- dhan, le Croissant-Rouge Algérien et le Groupe CEVITAL organisent une confé- rence de presse demain à 10h au niveau de l’hôtel Hilton.

DU 16 AU 18 JUILLET, À 22H, AU THÉÂTRE DE SIDI FREDJ Soirées du Casif
DU 16 AU 18 JUILLET,
À 22H, AU THÉÂTRE
DE SIDI FREDJ
Soirées du Casif
Sous le haut patronage de la ministre
de la Culture, l’Office national de la cul-
ture et de l’information, avec la collabo-
ration de l’ENTV, l’ENRS et la Société
de gestion touristique des hôtels de Sidi
Fredj, organise du 16 au 18 juillet les
soirées du Casif au théâtre de plein air
de Sidi Fredj, à partir de 22h.
INSTALLATION DE LA COLONNE MOBILE CONTRE LES FEUX DE FORÊT Le SG du ministère de
INSTALLATION DE LA
COLONNE MOBILE
CONTRE LES FEUX
DE FORÊT
Le SG du ministère
de l’Intérieur
et le DG de la Protection
civile à Blida
Le directeur général de la Protection ci-
vile, le colonel El Habiri, accompagné du se-
crétaire général du ministère de l’Intérieur
et des Collectivités locales, Abdelkader
Ouali, sont attendus ce matin dans la wilaya
Blida où ils procéderont, à Bouinan, à l’ins-
tallation de la colonne mobile pour la lutte
contre les feux de forêt.
CE MATIN, À 10H M. Ben Brahem Noureddine, invité du Forum d’El Wassat Le forum
CE MATIN, À 10H
M. Ben Brahem Noureddine,
invité du Forum d’El Wassat
Le forum hebdomadaire du quotidien El Wassat reçoit ce matin à 10h,
en son siège sis 5, rue Branly, El-Mouradia, Alger, M. Ben Brahem Nou-
reddine, président de l’association Adoua’e Rights de la démocratie et
droit de l’homme.

CET APRÈS-MIDI, À 14H, AU CCI « Comment se prépare le musulman pour le Ramadhan »

À l'occasion du mois béni de Ramadhan, le Centre culturel isla- mique organise cet après-midi, à 14h, en son siège, une conférence sur le thème «Comment se prépare le musulman pour le Ramadhan», qui sera animée par le D r Mohamed Ben Zaâmia.

FONCTION PUBLIQUE

Les horaires de travail durant Ramadhan de 9h à 16h

Les horaires de travail durant le mois de Ramadhan, applicables dans les institutions et les administrations publiques, seront de 9h à 16h du dimanche au jeudi, indique mardi un communiqué de la direction générale de la Fonction publique. Pour ce qui est des wilayas d'Adrar, Tamanrasset, Illizi, Tindouf, Béchar, Ouargla, Ghardaïa, Laghouat, Biskra et El Oued, les horaires de travail sont fixés de 8h à 15h, précise la même source. Les horaires habituels de travail repren- dront après l'Aïd El-Fitr, ajoute la direction gé- nérale de la Fonction publique.

ajoute la direction gé- nérale de la Fonction publique. AUJOURD’HUI, À 10H, AU SIÈGE D’ALGEX Conférence

AUJOURD’HUI, À 10H, AU SIÈGE D’ALGEX

Conférence de presse du président de la FAC

Le président de la Fédération algé- rienne des consommateurs (FAC) ani- mera une conférence de presse ayant pour thèmes : «Exposé du bilan de la caravane nationale de sensibilisation à la culture de consommation, résultats de la compagne de boycott des viandes et les actions à venir relatives à la sen- sibilisation et l’orientation du consom- mateur algérien durant le mois béni de Ramadhan», ce matin à 10h, au siège d’ALGEX.

À 19H,

À DEMAIN,

LA RÉSIDENCE

EL-MITHAK

DJENANE

de départ

Cérémonie

de la délégation

au jeux

algérienne

Olympiques de Londres

délé-

la

de Djenane part

départ

à la du résidence qui de

l’occasion

À un

aux

prend

algérienne

gation

2012,

Londres

Olympiques

jeux

algérien

orga-

olympique

Comité

le

dîner

nise

à 19h.

demain

El-Mithak,

CE MATIN, À 9H30, À L’HÔTEL SOFITEL Point de presse des directrices générales d’Air France KLM et d’Alitalia en Algérie

M me Giselle Le Nozer, directrice générale d’Air France KLM, et M me Wassila Bousaad, directrice géné- rale d’Alitalia en Algérie, animeront un point de presse ce matin à 9h30, à la salle Atlas hôtel Sofitel, sur le par- tenariat Air France KLM et Alitalia en Algérie, inaugu- ration agence commune Air France KLM et Alitalia à l’hôtel Sofitel, lancement d’un programme commun pour les entreprises et programme et nouveautés été pour Air France KLM et pour Alitalia.

MÉTRO ET TRAMWAY D'ALGER Nouveaux horaires de service durant Ramadhan

L'Entreprise du métro d'Alger a annoncé hier qu'un changement des horaires de service du métro et du tramway d'Alger sera opéré durant le mois de Ramadhan. A partir du 21 juillet, les nouveaux horaires seront pour le début de service à 7h, au lieu de 5h, et à 1h pour la fin de service au lieu de 23h, précise un communi- qué de l'entreprise.

lieu de 23h, précise un communi- qué de l'entreprise. CE MATIN, À 10H, À BOUMERDÈS Conférence

CE MATIN, À 10H, À BOUMERDÈS

Conférence des cadres du FLN des wilayas du Centre

Dans le cadre de la célébration de cinquantenaire de l’indépendance, la salle de conférences de la ville de Boumerdès abritera ce matin à 10h la 2 e conférence des cadres du parti FLN d’Alger, Bouira, Tizi Ouzou, Bejaïa et Boumerdès.

CE MATIN, À 10H, À LA MAISON DE LA CULTURE DE RELIZANE

Conférence régionale des cadres du parti ANR des wilayas de l’Ouest

régionale des cadres du parti ANR des wilayas de l’Ouest Dans le cadre des activités poli-

Dans le cadre des activités poli- tiques qu’organise le parti, l’Alliance nationale républicaine organise une conférence régionale des cadres du parti des wilayas de l’Ouest, ce matin, à partir de 10h, à la salle de la maison de la Culture de la ville de Relizane, sous la présidence du SG du parti le D r Belkacem Sahli.

Nation

5

EL MOUDJAHID

POINT DE PRESSE DU CONSUL GÉNÉRAL DE FRANCE À ALGER :

“Améliorer l’accueil et faciliter le dépôt des demandes de visa”

M. Michel Dejaegher, consul général de France à Alger, a or- ganisé un point de presse, hier, à l’ambassade de France à Alger, qu’il a consacré à la cir- culation des ressortissants algé- riens en France, essentiellement pour des séjours n’excédant pas trois mois ou «court séjour, quel que soit le motif (visite familiale ou privée, tourisme, voyage d’affaires, stages…)

C ette rencontre a pour objectif, selon M. Dejaegher, de remettre les pendules à l’heure, en essayant

de corriger certaines informations consi- dérées comme erronées. A ce titre, il sou- ligne, par avance, que l’accord bilatéral ne dédie qu’un seul paragraphe à ce sur- jet, une phrase qui se limite à indiquer que les ressortissants sont soumis au visa de court séjour. Ce n’est donc pas l’accord bilatéral qui précise les règles à suivre pour traiter les demandes de visa, mais le droit européen, en particulier, le code des visas (Schengen). Il indique que les facilitations mises en place doivent être compatibles avec la ré- glementation européenne. Les facilita- tions couvrent les domaines de la qualité d’accueil, les délais de rendez-vous et de traitement, les listes et justificatifs, sim- plifiées pour certaines catégories de de- mandeurs de visa, l’appréciation du risque d’un maintien du demandeur de visa dans l’espace Schengen après l’expi- ration du visa sollicité, la validité des visas délivrés. Le consul général a déclaré que ces dernières années, des dispositions ont été prises pour améliorer l’accueil et faciliter le dépôt des demandes de visa. Il observe que la collecte des dossiers à Alger, qui est le 2 e plus gros service français des visas au monde après Moscou, a été ex- ternalisée et confiée n octobre 2008 à une société de droit algérien (visa France de- venue TLS contact). Ce prestataire se li- mite à des tâches accessoires, tandis que le consulat assure les tâches régaliennes

Ph. Billal
Ph. Billal

de contrôle et de prise de décision. Partant de ces dispositions, M. Michel Dejaegher fait remarquer que la question de l’amélioration de l’accueil n’a pas été contestée. Le recours à un prestataire à Alger, et les efforts pour améliorer l’ac- cueil au sein des consulats à Annaba, et Oran ont permis le dépôt d’un nombre croissant de demandes. Il livre des statis- tiques. En 2011, pour l’ensemble de l’Algé- rie, il est enregistré 227.201 demandes (soit 13% de plus qu’en 2010). Il a mis l’accent sur la forte augmentation consta- tée pour le début de l’année 2012 à Alger et à Oran par rapport à la même période de 2011. Il relève, pour ce premier semes- tre 2012, une augmentation de 30% à Alger, comptabilisant jusqu’ à 1.100 ren- dez-vous par jour en juin et juillet. Il sou- ligne que les délais pour obtenir un rendez vous à Alger n’ont jamais dépassé 10 jours ouvrables en 2012. Les délais à Oran et Annaba sont un petit peu plus longs. Les délais de traitement varient entre 7 et 9 jours à Alger et à Oran. En conséquence, à partir du moment où une personne prend rendez-vous, elle peut espérer obtenir son visa en 8-10 jours en basse saison et 3 semaines en périodes de pics d’activités.

Pour certaines catégories de per- sonnes, des facilitations sont octroyées pour l’obtention du visa. Ces facilitations concernent les commerçants, les chefs d’entreprise, les pharmaciens, les no- taires, les avocats, les journalistes, ainsi qu’à toute personne demandant le renou- vellement d’un visa de circulation obtenu précédemment et dont la validité a été res- pectée par son titulaire. Le consul général observe que ces mesures et ces facilitations ont permis d’obtenir une baisse du taux de refus et un nombre croissant de visas délivrés. A ce titre, il donne une statistique. Sur un total de 164.540 visas délivrés par des postes consulaires français en Algérie en 2011, un peu plus de 150.000 sont des visas de court séjour (154.567 exactement). Il rappelle que le taux de refus qui frô- lait les 30% en 2008, 2009, 2010 dépasse tout juste les 15% en 2012 (chiffres des 6 premiers mois) Pour améliorer encore davantage la qualité d’accueil et de délivrance des visas, le consul général a insisté sur la né- cessité de donner au volet de l’informa- tion la place qui lui revient par l’intermédiaire d’un site internet qu’il juge très élaboré. M. Bouraib

ESSAIS NUCLÉAIRES FRANÇAIS EN ALGÉRIE ET EN POLYNÉSIE

Un rapport médical relance les espoirs d’indemnisation

D es expertises sur un "lien vraisem- blable" entre les essais nucléaires français en Algérie et en Polynésie

et les cancers des victimes exposées re- lance l’espoir pour changer une loi d’in- demnisation. L’enjeu est de taille pour les victimes potentielles puisque près de 150.000 personnes civiles ou militaires ont participé de près ou de loin aux 210 essais conduits au Sahara algérien et en Polynésie entre 1960 et 1996, mais une poignée seulement a obtenu des indemni- sations. "Un lien vraisemblable existe entre les retombées radioactives des es- sais et les cancers de victimes exposées", a estimé mardi dans le journal le Parisien, un expert médical diligenté dans le cadre de l’information judiciaire ouverte à la suite de la plainte déposée en 2003 par des victimes. Ce lien est établi dans six des quinze cas examinés par un expert en épidémio- logie. Or, sur 720 dossiers portés par l’As- sociation des vétérans des essais nucléaires français (AVEN) dans le cadre de la loi du 5 janvier 2010 sur l’indemni- sation des victimes, quatre seulement ont donné lieu à indemnisation. "Il y a un point de contestation fort", a résumé Jean- Paul Teissonnière, l’avocat des victimes.

résumé Jean- Paul Teissonnière, l’avocat des victimes. "Pour le ministère de la Défense, les risques sont

"Pour le ministère de la Défense, les risques sont négligeables, et donc dans 99% des cas, il y a un refus d’indemnisa- tion, même lorsque les gens ont une ma- ladie prévue par la loi et qu’ils étaient à un endroit prévu par la loi" pendant les es- sais nucléaires, a-t-il expliqué. "Quand les mêmes dossiers sont soumis à un expert indépendant, ses conclusions sont radica- lement différentes", a ajouté cet avocat.

"Nous sommes dans une situation para- doxale où une loi d’indemnisation n’in- demnise pas. Nous avons une loi qui ne fonctionne pas et les éléments qui nous sont présentés sont décisifs pour que la loi soit revue", a dit Me Teissonnière. Ces nouvelles expertises sont "porteuses d’es- poir", a souligné de son côté Patrice Bou- veret de l’AVEN. "Cela va permettre de relancer le travail des juges, huit ans après le dépôt de la plainte, et permettre aux juges de demander la levée du secret-dé- fense en matière de mesures des retom- bées radioactives, et cela apporte des éléments pour modifier la loi" d’indemni- sation, a-t-il noté. L’AVEN entend s’appuyer sur ces ex- pertises pour que la loi reconnaisse le "lien de causalité qu’il y a entre certaines maladies et le fait d’avoir été présent dans une zone d’essais nucléaires", a indiqué M. Bouveret. Le ministère français de la Défense avait annoncé en février dernier que les demandes d’indemnisation des ci- vils et militaires qui ont participé aux 210 essais nucléaires français seraient réexa- minées avec des critères d’indemnisation plus larges. Mais l’AVEN avait dénoncé un "effet d’annonce" qui ne changeait pas sensiblement les chances de réparation.

LE MINISTRE FRANÇAIS DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ACHÈVE SA VISITE DE TRAVAIL À ALGER

Perspectives

prometteuses

L e ministre

français des

Affaires

prometteuses L e ministre français des Affaires étrangères, M. Lau- rent Fabius, a achevé lundi une

étrangères, M. Lau- rent Fabius, a achevé lundi une vi- site de travail de deux jours en Algé- rie, lors de laquelle il a été reçu par le Président de la Ré- publique, M. Abde- laziz Bouteflika, et s'est entretenu avec son homologue al- gérien, M. Mourad Medelci, avec le-

quel il a évoqué les relations bilatérales, ainsi que les questions régionales et internationales. Destinée

à donner "un nouvel élan" pour la coopération al-

géro-française, cette visite a été saisie par le chef de la diplomatie française pour réaffirmer que les deux

pays ont "tous les éléments pour faire un grand che- min ensemble". Pour ce qui est de la "proximité", le chef de la diplomatie française a estimé que toutes les raisons étaient réunies pour être "proches", rele- vant l'importance de la mise en application de l'"amitié", très importante, entre les deux pays. M. Fabius a souligné que les relations bilatérales étaient "bonnes", rappelant que dans le passé ces liens avaient été marqués par "des hauts et des bas", mais, a-t-il dit, "je suis pour les hauts". Evoquant la ques- tion de la mémoire dans les relations entre les deux pays, M. Fabius avait fait part de la volonté de "trai- ter du passé en toute objectivité et en toute lucidité sans rien dissimuler". Exprimant la volonté de "tra- vailler ensemble concrètement", M. Fabius avait in- diqué que "nous avons eu des épreuves extrêmement rudes, un passé en commun, un pré- sent qui maintenant nous rapproche et un futur qu'il faut que nous bâtissions ensemble". Dans le même contexte, M. Medelci avait indiqué que "la question de la mémoire, présente non seulement dans les es- prits des responsables, mais aussi dans ceux des ci- toyens, ne peut être oubliée". "Nous voulons aujourd'hui croire qu'un nouvel état d'esprit est en train de se créer qui nous permette de traiter d'une façon plus intelligente cette question de la mé- moire", a ajouté M. Medelci, soulignant que per- sonne ne peut décider de "l'oubli" de cette mémoire. Par ailleurs, l'ancien Premier ministre français a fait part de la volonté de l'Algérie et de la France de pas- ser à un "nouveau stade" dans leurs relations. "Lan- cer un nouvel élan, passer à un nouveau stade, partenariat d'exception ne sont pas des mots en l'air. Ce sont des volontés concrètes qui existent à la fois du côté algérien et du côté français", a-t-il soutenu. "Sur la base de l'objectivité, de la proximité et de l'amitié, nous considérons que tout est réuni pour ce nouvel élan qui est nécessaire entre les deux pays", a-t-il dit. En outre, l'Algérie et la France ont décidé de fi- naliser, "le plus rapidement possible", certains ac- cords prioritaires dans la coopération bilatérale, a annoncé M. Medelci. "Nous avons convenu de nous organiser pour que les accords retenus comme prio- ritaires puissent être finalisés le plus rapidement possible", a-t-il dit. Il avait indiqué que les deux pays avaient décidé d'apporter une "contribution plus franche à leurs relations politiques, écono- miques et de dimension humaine, ainsi qu'à leur coopération militaire et sécuritaire", notant que pour chacune de ces questions, "des progrès ont été en- registrés". Concernant la crise malienne, M. Fabius

a dit rejoindre les propos de M. Medelci, évoquant

une situation difficile au Mali, dont l'intégrité terri- toriale doit être préservée. "La solution militaire au- jourd'hui n'est pas la bonne. C'est la solution politique et le dialogue qui doivent prévaloir", a in- diqué M. Medelci. M. Fabius a également parlé de

la menace terroriste dans la région du Sahel à travers

l'implantation de groupes armés liés aux réseaux ter- roristes et de trafic de drogue. "Cela constitue non seulement une menace pour les populations locales, mais également pour la région et le monde", a sou- tenu le chef de la diplomatie française. Au sujet de la question du Sahara occidental, M. Fabius a af- firmé que la position de la France était "celle défen- due par les Nations unies". "Notre position par rapport au problème du Sahara occidental est celle défendue par les Nations unies", a-t-il soutenu. "Nous nous plaçons dans le cadre de la légalité in- ternationale telle que défendue par l'ONU", a-t-il ajouté.

Mercredi 18 Juillet 2012

Nation

4

EL MOUDJAHID

CONFÉRENCE INTERNATIONALE SUR «LA FEMME DANS LA DIPLOMATIE»

MmeBendjaballahinsisteàRomesurl'éducation et l'amélioration de la participation des femmes à la vie politique

La ministre déléguée chargée de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scien- tifique, Mme Souad Bendjaballah, a insisté lundi à Rome sur la nécessité de la mise en place et du suivi des politiques d'éducation et d’amélioration de la participation des femmes à la vie politique.

présidence de la Commission afri- caine. C'est un signe positif pour les femmes africaines», a-t-elle in- diqué, estimant que «désormais, rien n'est interdit aux femmes», mais se demandant si cela était «suffisant». Mme Bendjaballah, qui interve- nait sur le thème «Entre le genre et le mérite: briser le plafond de verre», s'est demandé «comment se libérer du plancher de colle qui freine l'évolution des femmes». «Je

pose cette question parce que de par ma formation, mon parcours et le département que je dirige, j'ai pu observer que les grades de l'ensei- gnement et de la recherche sont liés

à des critères objectifs», a-t-elle

souligné, relevant cependant, que «l'accès aux postes de responsabi- lité est beaucoup plus complexe, et sur cet aspect-là, les femmes res- tent défavorisées». Evoquant les conditions dans lesquelles les femmes exercent leurs activités professionnelles, les contraintes et objections qu'elles

M me Bendjaballah a évo- qué devant la conférence internationale sur «la

femme dans la diplomatie», orga- nisée par le ministère italien des Affaires étrangères, la nécessité d'un «enseignement gratuit et obli- gatoire» et d'un «rapprochement des institutions de formation» au profit de l’élément féminin. «J'in- siste sur ces deux aspects car c'est cette volonté politique qui a permis à l'Algérie d'atteindre son pourcen- tage de scolarisation des filles de

97%, de féminisation dans certains secteurs d’activité (santé, ensei- gnement, magistrature) et de l'in- version du pourcentage de parité au niveau des universités qui dé- passent parfois les 65%. Pour la ministre, c'est égale- ment «cette volonté politique et la loi sur les quotas qui ont permis d'atteindre lors des dernières élec- tions législatives le taux de 31% de femmes élues au Parlement algé- rien». «Je me félicite, aujourd'hui, de l'élection de Mme Zuma à la

rencontrent et les résistances aux- quelles elles se heurtent, elle a fait observer que «ce sont certaines de ces contraintes qui empêchent ou limitent une progression de carrière susceptible de briser le plafond de verre et de libérer du plancher de colle». Sur le rôle du mouvement asso- ciatif, des partis et des syndicats pour relayer les volontés politiques et en préserver les acquis, elle a es- timé que «partant de ces deux in- terrogations, il apparaît que si la volonté politique est nécessaire, elle n'est pas suffisante et doit être relayée par les partis, les associa- tions et les syndicats». La ministre

a enfin, fait part de sa «conviction» et de son «souhait» de «voir les femmes rejoindre ces lieux de né- gociations et de décisions (partis, associations, syndicats, assemblées locales), et tous les lieux de déci- sions, pour améliorer les condi- tions dans lesquelles les femmes et les hommes travaillent».

dans lesquelles les femmes et les hommes travaillent». ACTIVITÉS INTENSES PENDANT LE MOIS DE RAMADHAN Les

ACTIVITÉS INTENSES PENDANT LE MOIS DE RAMADHAN

Les partis ne “jeûnent” pas

Il s’agit de programmes culturels et d’activités sociales, mais aussi une occasion pour accélérer le rythme des préparatifs en prévision des élections locales.

L es formations politiques comptent maintenir le rythme de leurs activités

pour le Ramadhan. A commencer par le Front de libération natio- nale. Majoritaire à l’APN, le parti aura, pendant ce mois béni, une activité intense «au niveau des As- semblées élues». En somme, ce seront des «programmes culturels et des activités sociales», souligne Kassa Aïssi, chargé de la commu- nication. Le FLN aura également l’occasion de préparer le «bilan du mandat des assemblées dans les- quelles le parti est majoritaire». Comme les autres formations, le parti de Belkhadem ne veut pas d’un break. L’heure est à l’accélé- ration du rythme pour mieux pré- parer les élections locales prévues en décembre prochain. De son côté, le Front national algérien a, d’ores et déjà, invité les bureaux de wilaya pour détailler le programme du mois de Rama- dhan. Affirmant qu’il va assister à 15 rencontres, son président, Moussa Touati, contacté hier, fait part de l’«intensité» des activités. Objectif : préparer les confé- rences régionales et la conférence nationale. Cette dernière, précise notre interlocuteur, aura lieu au mois de septembre. Le premier responsable du FNA affirme la né- cessité de se préparer «dès main- tenant» aux élections locales, qu’il

considère «plus importantes que les législatives». Et d’ajouter que sa formation «doit éviter les er- reurs commises» lors du scrutin de mois de mai. Quelles sont ces erreurs ? «Le choix des militants a été fait sans respecter le statut du parti», ré- pond M. Touati. «Pour l’avenir, j’ai besoin de vrais militants», tient-il à préciser. En dépit de

l’échec essuyé lors des législa- tives, M. Touati demeure opti- miste et prédit de meilleurs lendemains pour le parti qu’il di- rige. «Victime des méprises de ses enfants», soutient-il, le FNA se veut un parti «adulte». Pour les lo- cales, le leader du parti se fixe un double but. D’un côté, sortir la tête de l’eau et réaliser un score meil-

leur que les législatives, et, de l’autre, avoir plus d’élus. Etant à 1.874 lors des locales de 2007, le FNA compte «en avoir entre 3.000 et 4 000». Ni le mois de jeûne ni les chaleurs de plomb en cet été n’ont altéré l’activité des partis. Après le RND, c’est autour du MPA d’Amara Benyounès de pré- parer la confection de ses listes et

partir ainsi à l’assaut des 36 As- semblées communales et l’APW. Quant au Mouvement de la so- ciété pour la paix (MSP), il compte impliquer ses militants «dans des actions de bienfai- sance», fait savoir Kamel Mida, chargé de la communication. A cela s’ajoute la «formation interne qui sera assurée aux militants».

Sur le plan politique, le MSP, ex- plique notre interlocuteur, tiendra une réunion du Majliss Echoura (Conseil consultatif) les 27 et 28 juillet. Si les grandes lignes des préparatifs des élections locales sont connues, ce n’est qu’à partir de ce rendez-vous que le MSP « détaillera la stratégie à mener». Fouad Irnatene

LES PARTIS POLITIQUES DANS L’ATTENTE DE LA RENTRÉE SOCIALE

Lendemains d’élections et prochaines échéances

L e FLN et le RND occupent le terrain et organisent les conférences régionales. Le secrétaire général du FLN a dans son

programme quatre conférences, l’une à Aïn Defla, la seconde à Boumerdès, la troisième à Relizane et la dernière à Bordj Bou Arréridj. Le RND installe sa commission nationale de pré-

paration des futures locales et son porte-parole réunit les conseils élargis de ses structures au niveau des wilayas, en commençant l’opération

à partir de Mascara et de Béjaïa au moment où

une commission nationale d’accompagnement et de soutien aux commissions locales de pré- paration des élections locales vient d’être ins- tallée. Le Mouvement El Islah prépare son université d’été, prévue en août, et l’ANR réu- nit ses cadres en organisant des conférences ré- gionales. Les partis politiques se préparent activement aux élections locales, au renouvellement partiel du Conseil de la nation. Ils saisissent la saison d’été pour élaborer les ébauches des stratégies et les plans d’approche. Les uns organisent des universités d’été, les autres animent des confé- rences régionales sur des sujets d’actualité na- tionale et multiplient les contacts avec les jeunes pour accroître leurs électorats. L’Algérie qui vient de commémorer la date anniversaire du recouvrement de sa souveraineté nationale, fêtant les cinquante années d’indé- pendance et de liberté retrouvée, constitue le grand morceau des conférences et rencontres de proximité que vont animer les leaders des formations poli- tiques engagées dans les prochaines échéances électorales pour le renouvellement des Assem-

blées populaires locales pour attirer les jeunes et les compétences à participer à la vie politique du pays. En effet l’Algérie s'est engagée dans un processus de réformes politiques amorcé par la révision d'une série de lois qui ont été mises en application à la faveur des législatives du 10 mai dernier, en attendant les élections locales de l’automne et la mise en œuvre sur le terrain de la pratique du statut de la commune et celui relatif à la wilaya. Intervenant dans le prolon- gement des réformes précédentes et dictées par l’aspiration des Algériens à plus de démocratie, plus de liberté, ces lois portent sur le régime électoral, les partis politiques, les associations, l’information ou l’ouverture de l’audiovisuel, les cas d'incompatibilité avec le mandat parle- mentaire, ou encore le texte de l’élargissement de la représentativité des femmes au sein des Assemblées élues dont l’application vient de permettre l’accès de 31,39% des parlementaires femmes à la participation au sein de la première chambre du système législatif, soit la présence de 143 sur un total de 462 députés sont des femmes élues des dernières législatives. Il s'agit là d'une expérience nouvelle qui a été saluée par plusieurs pays et organisations in- ternationales car ayant permis à la femme algé- rienne de se hisser au niveau de ses homologues dans les pays développés et de prétendre à des rôles de prise de décisions politiques dans les affaires du pays.

Mobilisation des troupes

C’est dire l’importance des réformes déci- dées par le Président de la République et sa vo-

lonté d’innover dans le sens de la relève et du renouveau de la société. Et les leaders politiques activant sur l’échi- quier politique l’ont compris puisque tous les responsables des formations politiques émer- gents des réformes approuvées lors de la précé- dente législature, valorisent les acquis législatifs espérant encore plus de succès lors des locales d’octobre en constituant de nou- veaux jalons au parachèvement du processus engagés par le pays dans le cadre du pro- gramme national. Les partis politiques qui viennent de vivre un important événement avec le scrutin du mois de mai, sont déjà en précampagne pour l’étape à suivre. Ils ont les yeux braqués sur le rendez- vous d’octobre en mettant les bouchées doubles pour être fin prêts à la rentrée politique et ses grands dossiers. C’est ainsi que le FLN a pla- nifié un agenda chargé avec quatre conférences régionales et le RND procède à l’installation des commissions de wilaya pour la préparation des élections. D’autres multiplient les rencon- tres et animent la scène nationale, intensifiant les activités organiques et expliquant leurs pro- grammes en organisant leurs structures et ras- semblant leurs bases militantes lors des actions de proximité. C’est le moment des regroupe- ments et universités d’été pour certains, comme le PT, le PFJ, El-Karama, au moment où d’au- tres s’attellent à installer des commissions pré- paratoires ou à tenir des conseils nationaux, en avant-goût à la dynamique attendue dès sep- tembre.

Houria Akram

Mercredi 18 Juillet 2012

Nation

6

EL MOUDJAHID

L’UNION GÉNÉRALE DES COMMERÇANTS ET DES ARTISANS ALGÉRIENS RASSURE

Les produits alimentaires sont disponibles

L’UGCAA, par le biais de son secrétaire général, rassure que les produits alimentaires, qu'il dit suffisamment disponibles, ne seront pas augmentés si les commerçants jouent le jeu. Il estime que la hausse des prix, enregistrée chaque année au début du mois de Ramadhan, est à imputer, dans sa grande partie, à l'existence du marché informel.

P as moins de 200 milliards de dinars de pertes dues aux coupures d’électricité ont

été enregistrées cette année à l’échelle nationale. C’est ce qu’a indiqué M. Salah Souilah, secré- taire général de l'UGCAA, lors d'une rencontre avec la presse consacrée à l'activité commerciale pendant le Ramadhan. Et d’ajouter que les boulangers enregistrent, eux seuls, une perte de 7.500 dinars chaque 45 minutes de coupure d’électricité. Ces pertes touchent en premier lieu les produits sensibles tels que le lait, les yaourts et la viande. Mais elles touchent également la réputation du commerçant. Les plus affectés par cette situation qui perdure sont les petits commer- çants, les détaillants, mais surtout les boulangers, précisera M. Soui- lah. «Quand les coupures arrivent, le commerçant ne peut pas contrô- ler tous les produits de son maga-

sin. «Cette situation peut engendrer des cas d’intoxication alimentaire à cause de la rupture de la chaîne du froid», poursuit-il. Selon le conférencier, l’acquisi- tion des groupes électrogènes pourrait constituer un début de so- lution à cette situation qui engen- dre des pertes importantes qui affectent aussi l’économie du pays. À ce sujet, l’intervenant a annoncé qu’une enveloppe de 300 milliards de centimes a été dégagée, à ce titre, par le ministère du Commerce au profit des boulangers. L’UGCAA, par le biais de son secrétaire général, rassure que les produits alimentaires, qu'il dit suf- fisamment disponibles, ne seront pas augmentés si les commerçants jouent le jeu. Il estime que la hausse des prix enregistrée chaque année au début du mois de Rama- dhan est à imputer, dans sa grande partie, à l'existence du marché in- formel qui compte près de 900.000

Ph. : Nesrine
Ph. : Nesrine

commerçants recensés aux quatre coins d’Algérie contre 1, 400 mil- lion commerçants agréés. Le SG de l'UGCAA dira que les stocks des produits de large consommation existants peuvent couvrir les besoins de ce mois. Il indiquera à titre d'exemple que 10.000 tonnes de viandes rouges

congelées avaient été importées pour les mois de juillet et août et viendront s'ajouter à la production nationale. Concernant la viande blanche, les prix ont déjà pris l’«ascenseur» à quelques jours du mois de Ramadhan. S’agissant du pain, M. Souilah a fait savoir que l’ensemble des

boulangers exerçant à travers l’en- semble du territoire national ont été sensibilisés pour être mobilisés afin d’assurer un approvisionne- ment normal durant ce mois. Le seul handicap qui pourrait surgir sont les fréquentes coupures de

courant. Kamélia H.

SOLIDARITÉ

RAMADHAN

BEJAIA

25.548 familles démunies recensées par la DASS

BEJAIA 25.548 familles démunies recensées par la DASS La campagne de solidarité avec les familles démunies

La campagne de solidarité avec les familles démunies pour le mois de Ramadhan se prépare activement au niveau de la Direction de l’action sociale et de la solidarité (DAS) de la wilaya de Béjaïa. 25.548 familles démunies ont été enregistrées par cette direction à travers la wilaya qui bénéficieront du couffin de Ra- madhan estimé à 3.000 DA et com- posé de divers produits alimentaires, dont 6.000 ont été déjà distribués. La participation du ministère de la Solidarité nationale et de la Famille s’élève à 4.235.000 dinars algériens, d’un quota sup- plémentaire de 3.000 kits alimen- taires d’un montant de plus de 5.000 DA et contenant 12 produits alimentaires de base dont la se- moule, le «frik», le sucre, le lait, les pruneaux, l’huile, les lentilles, le riz, le café et la conserve de tomate. La participation du budget de wi- laya est de 6.000.000 de dinars, alors que la participation des com- munes s’élève à 41.994.382 dinars. C’est dire toute l’attention accordée à cette campagne où le montant glo- bal de participation, y compris les communes, s’élève à plus de 5 mil- liards de centimes. Par ailleurs, 29 restaurants «iftar» ont été recensés, dont 15 ont reçu l’autorisation d’ou- verture après l’inspection des lieux

par la commission technique com- posée des représentants de la DASS, de la santé, de la Protection civile et la Direction du commerce. Cette dernière commission contrôle l’ensemble des restaurants sur la conformité et l’hygiène des lieux de restauration. Ils seront organisés par les Assemblées populaires commu- nales, le Croissant-Rouge algériens (CRA), les Scouts musulmans algé- riens (SMA), les associations et les bienfaiteurs, et seront répartis entre treize communes de la wilaya, à l’exemple de Tazmalt, Akbou, Bé- jaïa, Sidi Aïch, Oued Ghir, Ighzer Amokrane… Ainsi, la campagne de solidarité s’organise à Béjaïa avec la participation des institutions de l’Etat, du mouvement associatif, de la société civile et des bienfaiteurs. Selon la DAS de Béjaïa, le nombre de bénéficiaires a diminué par rap- port au dernier Ramadhan qui était de 29.811, alors que cette année, il est de 25.548. C’est dire l’effort fourni sur le plan de la prise en charge et l’amé- lioration des conditions de vie des citoyens. Les familles recensées au niveau de la wilaya sont celles qui bénéficient de l’allocation forfai- taire de solidarité (AFS) et les dé- munis non assurés. M. LAOUER

RELIZANE

Plus de 12 milliards pour les actions caritatives

Une nouveauté pour cette année dans la wilaya de Relizane et sur tout le territoire national :

les autorités ont décidé d’allouer pour chaque famille nécessiteuse un montant de 3.500 DA qui leur sera versé dans leur compte CCP ou au niveau des trésoreries com- munales et recettes postales au plus tard un jour avant le début du mois sacré de Ramadhan pour éviter la discorde des couffins de Ramadhan qui ont fait couler beaucoup d’encre jadis quant à leur distribution. Ainsi, plus de 12 milliards de centimes sont consacrés par les autorités locales aux actions cari- tatives durant le mois de Rama- dhan 2012, a-t-on appris auprès de la DAS de la wilaya de Reli- zane. Un montage financier a été nécessaire pour mobiliser cette enveloppe consistante afin de fi- nancer les opérations de solida- rité. La wilaya a consacré 1,2 million de dinars contre 108 mil-

liards de centimes dégagés par les communes. La contribution du ministère de la Solidarité natio- nale et de la Famille a été de 3.000 millions de dinars. Les ser- vices concernés s'apprêtent à dis- tribuer une aide pour plus de 40.000 familles (communes, DAS, associations) recensées à travers le territoire de la wilaya. Il est également prévu la distribu- tion de repas pour les nécessiteux dans six restaurants de la «rahma» autorisés au niveau des com- munes de Ammi Moussa, Oued Rhiou, Djidiouia, Relizane, El Matmar et L’hillil. Les services concernés ont également reçu l’aide de la Sona- trach qui consiste en un pack de 500 couffins à distribuer aux dé- munis. Une commission de suivi a été mise sur pied par la DAAS de la wilaya de Relizane pour veiller au bon déroulement de cette opération. M. Berraho

LAGHOUAT

Près de 10.000 couffins de Ramadhan

Près de 10.000 couffins de Ra- madhan seront distribués prochai- nement aux familles nécessiteuses à travers la wilaya de Laghouat, a- t-on appris auprès de la Direction locale de l’action sociale (DAS). Inscrite dans le cadre des actions de solidarité pour le mois sacré, cette aide est composée de 6.000 couffins pris en charge par la wi- laya et 4.000 couffins représentant la participation du ministère de la Solidarité nationale et de la Fa- mille, a précisé le directeur du secteur M. Aïssa Doukani. Ces aides ont été remises récemment aux communes de la wilaya afin d’en assurer une meilleure distri-

bution sous la supervision des pré- sidents des Assemblées populaires communales (APC), a-t-il ajouté. Outre la distribution des couffins, il sera procédé également à l’ou- verture de deux restaurants de l’«iftar», à la veille du mois sacré, dans les villes de Laghouat et Aflou, qui seront gérés par les ser- vices du Croissant-Rouge algérien (CRA). Toutes les collectivités lo- cales de la wilaya de Laghouat ont été impliquées dans l’opération de solidarité à l'occasion du mois de Ramadhan, a indiqué M. Doukani qui a fait état d'un recensement de près de 21.000 familles nécessi- teuses à travers cette wilaya.

CONSTANTINE

33.000

familles

bénéficiaires

Pas moins de 33.000 familles néces- siteuses, dans la wilaya de Constantine, vont bénéficier du couffin de Ramadhan dans le cadre d'une action de solidarité, a-t-on appris du directeur de l’action sociale (DSA). Une enveloppe finan- cière estimée à 100 millions de dinars a été consacrée au financement de cette

opération dans laquelle le ministère de la Solidarité nationale, la wilaya et les Assemblées populaires communales (APC) sont impliqués, a précisé à l'APS M. Hassane Boukachabia. Cette somme d'argent est en légère hausse par rapport

à l’année précédente, qui a été marquée

par la distribution de 32.400 couffins, a- t-on indiqué, soulignant que le couffin de Ramadhan comprend divers produits alimentaires de première nécessité pour une valeur oscillant entre 4.000 et 5.000 dinars l’unité. Le DSA a précisé, dans ce contexte, que 4.000 couffins, repré- sentant une contribution du ministère de la Solidarité nationale, ont été déjà dis- tribués à travers les différentes com- munes de la wilaya, notant que des moyens humains et matériels seront mobilisés pour prendre en charge l’acheminement de ces aides aux fa- milles ciblées. La Direction des affaires religieuses et des wakfs (DARW) participera, de son côté, par le financement de plus de 4.000 couffins dans le cadre de la même opération, a affirmé M. Abdelka-

der Nouar, responsable du bureau de «Souboul El Khairat» et chargé de ce dossier à la DARW. Ce financement, selon le même responsable, est puisé du Fonds de la zakat. D’autres dons sont

attendus de bienfaiteurs, a-t-il dit. Envi- ron 20.000 repas chauds pour les sans- abri ou les gens de passage seront servis durant tout le mois de Ramadhan à tra- vers les 19 restaurants «rahma» ouverts

à l’initiative d’associations caritatives, selon le directeur de l'action sociale.

Mercredi 18 Juillet 2012

Nation

7

EL MOUDJAHID

L’AMBASSADEUR DU ROYAUME-UNI À ALGER, M. MARTYN ROPER, À EL MOUDJAHID

“Les J. O. de Londres, une occasion de raffermir nos relations”

C’est dans un climat serein et détendu que Son Excellence l’ambassadeur du Royaume-Uni à Alger, M. Martyn Roper, s’est livré au jeu des questions-ré- ponses autour des prochains J. O. de Londres. L’organi- sation, la participation algérienne, la coopération avec le COA, l’objectif de ces jeux, tout a été passé au peigne fin dans une totale franchise. Ecoutons-le…

Le compte à rebours pour les JO-2012 de Londres est enclen- ché. Quelle ambiance règne-t-il en Grande-Bretagne et dans la capitale anglaise, en particulier ?

«Je suis retourné à Londres trois

fois au cours des derniers mois, et

à chaque fois j'ai vraiment remar-

qué une augmentation de l’enthou- siasme pour les Jeux. Tous ceux qui ont vu la flamme olympique ont été très émus par l'expérience, non seulement parce qu’elle repré- sente les jeux Olympiques, mais aussi à cause des histoires particu- lières des milliers de porteurs de la torche qui ont été sélectionnés. L'esprit olympique est réellement arrivé au Royaume-Uni! Londres est prête. Le Comité d'organisation de Londres a tra- vaillé dur avec un large éventail de groupes pour préparer les jeux à

l'heure et dans le budget. Nos stades sont prêts et sont merveil- leux, et les gens de Londres et d'au- tres villes à travers le pays sont prêts à accueillir le monde à Lon- dres pour le spectacle le plus extra- ordinaire sur terre. Nous sommes confiants qu’il plaira à tous. Concernant nos relations avec l’Algérie, celles-ci deviennent de plus en plus fortes, et notre coopé- ration dans le domaine olympique

a mené à plusieurs initiatives com-

munes, par exemple dans le do- maine de la langue anglaise et avec les groupes de jeunes pour pro- mouvoir des compétences entre- preneuriales».

Tout le monde a reconnu le haut niveau d’organisation des Chinois lors de la précédente édi- tion des JO-2008 de Pékin. Que nous réservent les JO-2012 de Londres ?

« Les Jeux de Pékin étaient en effet magnifiques. Mais Londres est prête à faire encore mieux en étant les premiers jeux dans l’his- toire qui sont véritablement inclu- sifs et où les arrangements pour les athlètes et spectateurs handicapés sont encore meilleurs. Par exem- ple, un nouveau bus a été conçu pour transporter jusqu'à 6 per- sonnes sur fauteuil roulant avec les autres passagers, et les spectateurs handicapés pourront acheter leurs

billets avec plus de facilité que ja- mais auparavant. Nous sommes déterminés à faire en sorte que les Jeux paralympiques, qui ont leurs racines au Royaume-Uni, soient les plus grands et les meilleurs jamais organisés et suscitent autant d'en- thousiasme que les jeux Olym- piques. Par ailleurs, la planification des jeux Olympiques et Paralympiques

a été entièrement intégrée. Les pré-

parations concernant la sécurité, le transport, la conception des stades, l'hébergement et la gestion des ins- tallations étaient menées en même temps et en toute douceur, dès le début de la planification il y a plu- sieurs années. L'intention est que cela crée des jeux Olympiques et Paralympiques durant lesquels le

monde entier peut admirer le sport, et des millions de visiteurs à Lon- dres profitent d'un merveilleux été plein d’activités sportives et cultu- relles, dans une atmosphère de plaisir, et en toute quiétude et sécu- rité».

En tant qu’ambassadeur de Grande-Bretagne en Algérie, qu’attendez-vous de la participa- tion algérienne dans ces JO ?

« Mon personnel et moi avons travaillé en étroite collaboration avec le Comité national olympique et la Fédération handisports depuis plus d'un an maintenant. Nous nous sommes réjouis de notre ex- cellente relation avec eux, et nous trouvons que leur travail est très professionnel et efficace. Je suis convaincu qu'ils ont aidé les athlètes algériens de la meilleure façon possible dans leur prépara- tion. L'ambassade a organisé un certain nombre d'événements pour célébrer le sport et les jeux Olym- piques et Paralympiques, et nous avons eu la chance d'accueillir de nombreuses stars du sport à l'am- bassade, aux côtés de jeunes ath- lètes handicapés accompagnés de leurs entraîneurs. J'ai rencontré de nombreux athlètes algériens en personne, et je suis persuadé qu'ils

feront honneur à l’Algérie cet été et qu’ils ramèneront beaucoup de médailles. Je vais suivre leurs pro- grès de près et je les encouragerai, après l'équipe britannique bien sûr! »

Sachant que les JO-2012 de Londres coïncideront avec le mois sacré du Ramadhan pour les Musulmans, qu’y a-t-il de prévu en termes d’organisation par rapport à cette période ? Cet aspect est-il pris en compte ? Les délégations des pays du monde musulman ont-elles sollicité le comité d’organisation à cet effet ?

« Le Royaume-Uni est très conscient du fait que les Jeux coïn- cident avec le Ramadhan, et réalise que cela présente des défis pour les athlètes ainsi que les spectateurs musulmans. Nous savons que quel- ques-uns des 3 000 athlètes musul- mans participant aux jeux ont choisi d’interrompre leur jeûne pendant ces jeux. D'autres estiment qu'ils acquerront encore plus de force grâce à la prière et au jeûne, surtout dans une telle situation. Le Comité d'organisation de Londres 2012 a travaillé dur pendant plu- sieurs années pour mettre en place un programme de soutien sensible pour les participants et les specta- teurs musulmans (ainsi que pour

les personnes d'autres confessions). Il a travaillé en étroite collabora- tion avec le Conseil musulman de Grande-Bretagne et d'autres orga- nisations musulmanes afin d'iden- tifier les moyens d'assurer que les besoins des musulmans soient sa- tisfaits, en particulier au cours de ce mois béni. Cette coopération s’est traduite notamment par des

L’ambassadeur du Royaume-Uni à Alger, M. Martyn Roper, avec l'équipe paralympique algérienne.
L’ambassadeur
du Royaume-Uni à Alger,
M. Martyn Roper, avec l'équipe
paralympique algérienne.
M. Alistair Burt, ministre britannique pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, avec le boxeur
M. Alistair Burt, ministre britannique
pour le Moyen-Orient et l'Afrique
du Nord, avec le boxeur
algérien Abdelhafid Benchebla.
unique pour les entreprises cher-
chant à étendre leurs liens, et trou-
ver de nouveaux partenaires in-
ternationaux. Nous espérons que
toutes ces choses vont faire en
sorte que les jeux Olympiques et
Paralympiques aient un impact po-
sitif sur un large éventail de do-
maines, sportif, diplomatique,
économique et culturel. »

conseils sur la façon dont les uni- formes sont conçus, comment la nourriture est fournie, et comment assurer l'accès aux lieux de culte et de soutien religieux. A seulement quelques jours des Jeux, les dispo- sitions sont déjà en place. Il y aura des zones tranquilles pour la prière dans chaque site, y compris les vil- lages des athlètes et le parc olym- pique. Le personnel et les béné- voles musulmans qui travaillent lors des jeux disposeront d'installa- tions similaires, tout comme les journalistes. Les aliments halal se- ront tout le temps disponibles pour les athlètes, et un repas d'Iftar sera fourni au coucher du soleil. En outre, il y aura une grande équipe qualifiée d’aumônerie pour fournir un soutien religieux et psycholo- gique aux musulmans, aux per- sonnes des autres confessions, et même à ceux qui ne sont pas reli- gieux mais qui peuvent avoir be- soin d'une oreille amicale et quelques bons conseils quand ils sont loin de chez eux et au milieu d’autant d'excitation et de pression. Le Royaume-Uni est fier d'accueil- lir ces Jeux à Londres, et fière d'of- frir des installations qui aideront chacun à se sentir chez soi».

Quelle sera la particularité côté anglais pour marquer ces JO ?

« Vous devrez attendre pour voir! Mais je vous promets que ce sera une merveilleuse célébration du sport, de l'art et de la culture, dans tous les coins du pays. »

Une forte communauté algé- rienne réside à Londres, « One, two, three, viva l’Algérie ! » sera

entonné dans la capitale anglaise. Quel sera votre sentiment en tant qu’ambassadeur de Grande-Bre- tagne en Algérie à ce moment- là ?

« J'espère que la communauté

algérienne à Londres va vraiment profiter de la participation de l'équipe algérienne aux JO. Il s'agit d'une occasion extraordinaire pour eux de découvrir l’ambiance extra- ordinaire à Londres et voir quel- ques vedettes du sport algérien de près. Comme ambassadeur ici en Algérie, cela va me donner, bien sûr, beaucoup de plaisir de voir les athlètes algériens en compétition dans mon propre pays. C'est vrai- ment une occasion unique. »

Ces JO auront-ils un effet dy- namique sur le plan des relations et en termes d’échanges culturels et sportifs entre l’Algérie et la Grande-Bretagne?

« Vous avez raison. Les jeux

Olympiques et Paralympiques sont des événements principalement sportifs et c’est l’esprit de la com- pétition qui attire les spectateurs à Londres et face à leurs écrans télé. Mais les jeux Olympiques et Para- lympiques offrent beaucoup plus. Le Royaume-Uni considère les

jeux Olympiques et Paralympiques comme un mouvement puissant pour rassembler les gens sous les auspices du sport, indépendam- ment de leur origine ethnique ou leur religion. Nous voudrions aussi mettre en exergue la ville de Lon- dres et le Royaume-Uni qui re- groupe une société tolérante, ouverte et diversifiée. Et bien sûr, les Jeux offrent une occasion

Il y a trois mois de cela, vous avez fait part de facilités accor- dées par vos services pour l’oc- troi de visas pour les Algériens désirant se rendre à Londres pour assister à ces jeux. Votre appel à t- il trouvé un écho?

« L'été est toujours une période

chargée pour notre section Visa à Alger. Nous n'avons pas vu un grand nombre de nouvelles appli- cations pour les personnes qui dé- sirent visiter les Jeux en tant que spectateurs. Mais nous avons été très occupés en offrant des possibi- lités pour les membres de la délé- gation olympique officielle de l'Algérie (athlètes, entraîneurs, of- ficiels) de venir à l'ambassade et de donner leurs informations biomé- triques. Ce processus est là pour accélérer leur passage dans les aé- roports de Londres en juillet et août, au moment où des millions de visiteurs sont attendus au Royaume-Uni. »

Assisterez-vous aux JO?

« Je serai au Royaume-Uni pen-

dant quelque temps cet été, mais je

serai probablement en visite fami-

liale dans le nord de l'Angleterre. Il

y a beaucoup de manifestations

culturelles à travers le pays, donc j’espère en voir une. Et qui sait, peut-être irai-je à Londres un jour avec ma famille, et voir si nous pouvons obtenir des billets pour un

événement ou deux ? J'aime jouer au tennis et je suis fan de football depuis longtemps, donc assister à

un de ces événements me convien- drait très bien! » Interview réalisée par Azzouz Mohamed-Amine

Mercredi 18 Juillet 2012

Economie

8

EL MOUDJAHID

INVESTISSEMENT, ACCÈS AU FONCIER ÉCONOMIQUE

Les secteurs industriel et des services dominent la structure des activités souscrites

.

Un récent bilan des CALPIREF (Comités d’assistance à la localisation, à la promotion des investissements et à la régulation du foncier) arrêté au 12 juin dernier, fait ressortir un taux d’acceptation relativement modeste de dossiers d’accès au foncier économique, sachant que 20% de dossiers industriels ont fait l’objet de différé alors que 23% ont été rejetés.

L es conclusions relèvent une part importante de projets à caractère industriel (50%

des dossiers traités), une structure industrielle diversifiée, mais qui reste dominée par les branches des matériaux de construction et des industries agroalimentaires, con- nues pour être rentables et rela- tivement peu soumises à la con- currence internationale. La branche des industries manufacturières occupe, par con- tre, une place très modeste dans les demandes d’investissement, étant fortement exposée à la con- currence des produits importés. Les espaces du Sud et des Hauts Plateaux-Centre semblent plus tournés vers la branche des matériaux de construction (plus de 80% des dossiers). En matière de projections, les investissements prévus totalisent un montant estimé à 428 milliards de DA et prévoient la création de 89 107 emplois directs. Le bilan fait ressortir une de- mande potentielle en foncier in- dustriel évaluée à 2 104 ha et une demande satisfaite de l’ordre de 1 213 ha, soit un taux de satis- faction global de 58%. Les don- nées des Calpiref au niveau de 40 wilayas font état de 3 687 dossiers traités et l’acceptation de 1 964 dossiers, le report de traitement de 718 et le rejet de 1 005 autres. Selon les appréciations, le taux d’acceptation, de l’ordre de 53%, « peut être considéré comme faible et dénote, à la fois, de la com- plexité des traitements des dossiers (20% de différés) et de l’insuf- fisance des disponibilités ». Aussi, il est noté que les secteurs industriels et des services dominent la structure des activités des dossiers éligibles à l’acqui-

sition du foncier économique sachant que les projets déposés sont essentiellement orientés vers le foncier situé en zone d’activité pour 44% et en zone industrielle pour 20%, soit un taux de 64%. Les dossiers de demande de foncier portant sur des projets d’investissement industriel, repré- sentent 50% du total des dossiers traités avec un taux d’acceptation de l’ordre de 60%, «dénotant une certaine propension des comités à privilégier les projets industriels». Un taux qui demeure faible au re- gard du niveau élevé des rejets

(23%).

Les projets industriels retenus en zone urbaine et en hors milieu urbain, soit 17% des cas, confirment la logique d’affectation basée sur les disponibilités fon- cières. Les espaces du nord du pays (Est, Centre et Ouest) occupent 54% des dossiers traités, avec 25% pour le Nord-Est, 16% pour le Nord-Centre et 14% pour le Nord- Ouest». Les espaces Hauts Plateaux Est et Hauts Plateaux Ouest occupent respectivement 23 et 13% des dossiers traités. L’espace Hauts Plateaux-Centre occupe par contre une très faible part des dossiers traités.

Deux branches dominantes:

les matériaux de construction et les IAA La branche des matériaux de construction, avec 29%, et les in- dustries agroalimentaires avec 28% sont deux créneaux qui domi- nent les dossiers déposés par les investisseurs dans le secteur in- dustriel. Aussi, quatre branches d’activité dominent la structure des investissements projetés, à savoir

la structure des investissements projetés, à savoir les matériaux de cons-truction avec 48%, la chimie,

les matériaux de cons-truction avec 48%, la chimie, caoutchouc et plastique avec 17%, les IAA avec 16% et les ISMMEE avec 14%. Ainsi, ces branches semblent tirer les investissements industriels avec 95% des projets retenus. Il est indiqué que l’industrie manufacturière ne représente que 5% des projets. Une faible tendance qui pourrait s’expliquer par la vulnérabilité de cette bran-che, très fortement concurrencée par les importations. Au titre des investissements et emplois par branche des dossiers acceptés, le bilan révèle que les dossiers in- dustriels traités par les différents CALPIREF projettent des investissements de l’ordre de 563.6 milliards de DA. Les dossiers acceptés proposent un montant de l’ordre de 428 milliards de DA. Les investissements projetés prévoient des créations d’emploi de l’ordre de 126 922 postes pour les dossiers traités et 89 107 postes pour les dossiers acceptés, soit un écart de l’ordre de 30%. Est-il utile de souligner que les dossiers trai-

tés ont porté sur une demande en foncier de l’ordre de 2 104 ha. Les espaces du Nord occupent une part dominante avec 48% de la demande, ceux des Hauts Plateaux- Est constituent aussi un pôle d’attrait important de par l’importance de la demande, avec 24% de la demande globale. Les espaces du Sud-Ouest et du Sud-Est occupent des places rela- tivement significatives avec res- pectivement 11% et 6% de la demande globale. L’espace des Hauts Plateaux- Centre se distingue par une de- mande particulièrement faible. Ce qui se traduit par une faiblesse de la dynamique d’in- vestissement. Par ailleurs, les dossiers acceptés ont mobilisé une assiette foncière de l’ordre de 1 213 ha, soit 58% de la demande. Ce taux peut être considéré comme relativement faible au regard du besoin en investisse- ment. La structure du foncier mobilisé renforce le poids des zones Nord (48%) Hauts Plateaux- Est (24%) et Sud-Ouest (15%). A la lumière des chiffres des Calpiref, les décideurs en charge

du foncier économique et de l’investissement considèrent qu’il est impératif d’améliorer les «procédures de collecte de données, en rendant exhaustif le renseignement de l’ensemble des rubriques de l’application», notamment en matière de disponibilités en foncier destiné à l’investissement à même «d’assurer un suivi de l’adéquation offre-demande». Il s’agira également de «déve- lopper des études nationales de branche et les mettre à la disposition des CALPIREF et des investisseurs pour une meilleure orientation de l’investissement industriel». L’orientation des investisseurs vers les zones d’activités et les zones industrielles pour éviter des implantations de projets industriels en zone urbaine ou rurale est, par la même occasion recomman- dée pour éventuellement dimi- nuer les coûts induits par l’impératif de mise en conformité aux normes environnementales internationales. Akila DEMMAD

ENTREPRISES

L’investissement étranger en Bourse

L a proposition de céder, via la Bourse, des actions d’entreprises algériennes à des investisseurs étran- gers non résidents, actuellement sur le bureau du mi-

nistère de l’Industrie et de l’Investissement, constitue une

nouvelle option pour attirer les IDE vers l’Algérie, pour peu que l’Etat régule l’opération, a estimé hier l’expert Mahdjoub Bedda. Interrogé par l’APS si l’approbation d’une telle mesure allait faire des entreprises algériennes une proie facile pour l’acquisition étrangère, M. Bedda a expliqué que des cessions de ce genre n’auraient pas de «ré- percussions dangereuses sur l’économie nationale si les fac- teurs contrôle, régulation et organisation sont garantis par l’Etat ». Dans tous les cas de figure, les émissions d’actions opé- rées par les rares entreprises algériennes introduites en Bourse n’ont pas dépassé un seuil bien déterminé du capi- tal. Saidal avait ouvert son capital à hauteur de 30%, rap- pelle cet économiste. Par conséquent, même si l’Algérie décide d’aller de l’avant et approuve une telle mesure, les rachats d’actions par des investisseurs étrangers seront si- milaires aux ouvertures de capital opérées sur la base de

milaires aux ouvertures de capital opérées sur la base de la règle dite des 49%-51% avec

la règle dite des 49%-51% avec l’octroi de la gestion de l’entreprise au partenaire étranger, signale-t-il à ce propos. En outre, les entreprises étrangères ont souvent tendance à partager les risques et ne sont pas nécessairement inté- ressées par le rachat de la totalité des actifs par la formule d'offre publique d'achat (OPA) ou de fusion. « Une telle décision, en vigueur dans de nombreux pays du Sud et

émergents, donnera aux autorités une nouvelle opportunité pour attirer des investissements étrangers et aidera à créer des partenariats avec des mécanismes beaucoup plus sou- ples», souligne cet économiste. L’impact d’une telle mesure n’est que positif. Elle permet en premier lieu de contrôler les transactions financières de ces entreprises car la trans- parence qui caractérise le marché financier aide aussi à maîtriser le transfert de fonds, «véritable casse-tête chinois pour les autorités», relève-t-il. M. Bedda insiste cependant sur l’aspect de la régulation et de la surveillance de cette opération pour parer à la tentation de spéculation qui ca- ractérise ce genre d’acquisitions. «Quelles que soient les conditions, l’Algérie doit s’adapter au système économique mondial et ne peut rester à l’abri des transformations qui se produisent de par le monde, d'autant qu’elle est appelée dans les deux prochaines années à rejoindre l’OMC», a-t- il dit. Le développement du marché financier est rendu né- cessaire par la pression considérable que connaissent les banques algériennes concernant les politiques de prêts, vu qu’elles sont astreintes à observer des règles de prudence

Mercredi 18 Juillet 2012

Economie

9

EL MOUDJAHID

SELON LE DG DE L’ANDI

Hausse de 9% des projets d'investissements déclarés au premier semestre 2012

Six projets pour un montant de 34 milliards de DA, approuvés par le CNI ont été introduits conformément à la régle du 49/5%

L es projets d'investissement déclarés

enregistré une hausse de 9%,

totalisant 4.275 projets pour un montant de 410 milliards de DA contre 3.922 projets à la même période de 2011, qualifiée d’«année de reprise» durant laquelle les investissements avaient quasiment triplé en terme de montant, selon le DG de Ces nouveaux projets déclarés pré- voient la création de plus de 47 000 emplois permanents, a déclaré à l'APS M. Abdelkrim Mansouri. Quant aux investissements impliquant des étrangers, ils sont au nombre de six projets pour un montant de 34 milliards de DA et devant créer environ 1.230 emplois. Ces projets, approuvés par le Conseil national de l'inves-tissement (CNI), ont été introduits con- formément à la règle du 49/51% introduite par la LFC 2009, qui accorde la majorité du capital à l'actionnariat national résident, précise M. Mansouri.

Les pays concernés par ces projets de partenariat sont l'Espagne et la France

avec 2 projets chacun, la Finlande et le Liban avec 1 projet pour chaque pays, a- t-il ajouté. Par secteur d'activité et en termes de

des

transports représente 52% des déclarations durant les six premiers mois de 2012 pour un montant des investissements de 34 milliards de DA. En termes de montant, le secteur industriel représente 54% avec 608 projets et une part de 37% en termes d'emploi, précise le DG de l'agence. Le bilan des déclarations d'investisse- ment fait apparaître une concentration des projets au nord du pays (2 722 projets) avec 1.604 projets au Centre dont 453 seulement pour la wilaya de Tizi-Ouzou qui a occupé la première place en termes d'attractivité avant Alger qui n'a reçu que 311 projets au premier semestre 2012. Par ailleurs, l'agence relève que 1.731 projets déclarés ont été localisés dans les zones à développer dont 795 projets au niveau du Sud et 936 autres dans les zones des Hauts Plateaux. Cette évolution, qualifiée de «remar- quable», de l'attractivité des zones à déve- lopper s'explique, selon M. Mansouri, «par l'impact du nouveau dispositif mis en place depuis décembre 2011 suite à la décision du Conseil des ministres».

nombre d'emplois, le secteur

au premier semestre 2012 ont

d'emplois, le secteur au premier semestre 2012 ont Il est à rappeler que ce nouveau dispo-

Il est à rappeler que ce nouveau dispo- sitif octroie en plus des avantages fiscaux et parafiscaux tels que l'exonération de l'IBS et de la TAP pour une durée de 10 ans, d'autres avantages touchant le foncier éco-nomique, notamment la concession au dinar symbolique et des réductions impor-tantes de la redevance locative. Par ail- leurs, M. Mansouri a annoncé que l'Andi a conclu au premier semestre 2012 huit con-ventions d'investissement pour un montant de 330 milliards de DA avec des nationaux et des étrangers. Ces conventions d'investissement, approuvées par le Conseil national de l'investissement (CNI), portent sur la réalisation d'un projet dans le domaine de la télécommunication de l'opérateur historique de téléphonie mobile (Mobilis) d'un montant de 142 milliards de DA, a déclaré M. Mansouri, qui n'a pas donné plus de détail sur ce projet. Elles concernent également la réalisation de deux projets dans le domaine des services d'un montant de 107 milliards de DA pour l'aménagement de 42 nouvelles zones industrielles et la réalisation d'un centre de services pluridisciplinaires. Il s'agit aussi de trois projets dans le domaine du tourisme relatifs à la réalisation d'hôtels et de complexes touristiques portés par des investisseurs nationaux pour un montant de 54 milliards de DA et d'une convention concernant la réalisation de deux cimenteries en partenariat avec des

étrangers pour un volume d'investissement de 27 milliards de DA. Selon les chiffres consolidés de l'année 2011, l'agence a enregistré 7.803 projets d'investissement déclarés pour une valeur de 1.378 milliards de DA contre 436 milliards de DA en 2010, soit trois fois plus. Ces investissement devaient générer plus de 140.110 emplois directs en 2011 contre 75.492 en 2009, soit environ deux fois plus. Les investisseurs nationaux arrivent en tête avec 7.780 projets d'investissement, soit 99,71% de l'ensemble des projets, alors que les investissements en partenariat avec des étrangers ne représentent que 23 projets. En valeur, les investissements nationaux totalisent 963.289 millions de DA (70%) par rapport à l'ensemble alors que les investissements étrangers participent à hauteur de 414.888 millions de DA (30%) par rapport au total. S'agissant des emplois générés par ces projets, les investissements nationaux devraient aider à la création de 128.051 emplois directs, soit 91% de l'en-semble, alors que les investissements étrangers devraient participer avec 12.059 emplois directs (9%) par rapport à l'ensemble. Avec ces résultats, «on peut affirmer que 2011 est considérée comme étant l'année de la reprise puisque les investissements ont quasiment triplé par rapport à 2010», a estimé M. Mansouri, ajoutant que «cette tendance haussière tranche nettement avec le ralentissement ayant caractérisé l'année précédente».

ALGÉRIENNES

une nouvelle option

et de solvabilité conformément aux accords de Bâle I et Bâle II. Dans le même sillage, le tissu industriel algérien dés- tructuré a besoin de nouveaux mécanismes de partenariat pour le restructurer, après l'arrêt du processus de privati- sation pour manque de visibilité, qui a caractérisé cette opération, propose cet économiste également député à l'APN. La situation du tissu industriel actuel fait ressortir un rétrécissement du secteur public et un développement important du secteur privé dans tous les créneaux d'acti- vités, mais qui manque cependant d'organisation et de ca- drage, constate M. Bedda. Interrogé par ailleurs sur la proposition de céder au grand public le droit de préem- ption de l'Etat dans le rachat d'actifs étrangers en Bourse, M. Bedda a estimé que ce droit, appliqué par de nombreux pays dans des secteurs bien déterminés, a aussi besoin d'être ajusté en tenant compte du processus de l'opération et de ses objectifs. Il est important dans ce genre d'opéra- tions de déterminer le public ciblé qui va participer au ra- chat des actifs d'entreprises étrangères et les gains attendus par une telle participation. «Si l'objectif de la participation

du grand public est la mobilisation des ressources finan- cières et de la liquidité, cela ne pose pas de problème, mais s'il s'agit de redistribuer les actifs sur des actionnaires bien déterminés, cette option risque de provoquer une opposi- tion de la part des entreprises émettrices d'actions». Il ob- serve cependant que le rachat d'actifs étrangers en bourse par des actionnaires déterminés est seulement recommandé dans le cas d'ouverture du capital des entreprises spéciali- sées, qui exigent que les preneurs soient du même domaine d'activité que l'entreprise émettrice d'actions. Dans le cas contraire, une acquisition par le grand public d'entreprises spécialisées dans des secteurs très pointus comme les télé- communications, l'industrie ou la technologie risque de faire apparaître des divergences dans la détermination plus tard de la stratégie de l'entreprise. «Ces entreprises déve- loppent toujours des stratégies conformes à la vision de leurs maisons mère qu'elles essayent de concrétiser sur un marché ouvert connaissant une forte croissance. Une di- vergence des actionnaires sur cette stratégie risque d'en- voyer un message qui n'est pas à même de rassurer les investisseurs étrangers», conclut cet expert.

LE CABINET D’ERNEST AND YOUNG FAIT SON BILAN

Un chiffre d’affaires de 250 millions DA

Ph. : Billel
Ph. : Billel

“L’ économie algérienne doit progresser dans l’évaluation de la qualité, mais pas dans les prix», souligne M. Philippe

Mongin, directeur associé du bureau d’Alger d’Ernest et Young. «L’économie de l’Algérie a connu ces der- nières années une amélioration constante». C’est en ces termes de reconnaissance que s’est exprimé, hier, M. Philippe Mongin, directeur associé du bureau d’Alger d’Ernest et Young lors d’une conférence de presse organisée au centre des affaires du Hilton (Alger) consacrée à la présentation du bilan des acti- vités du bureau d’Alger et ses perspectives. «Nous sommes très satisfaits du progrès économique de l’Al- gérie», dira dans ce contexte l’intervenant qui ajou- tera que «l’économie algérienne doit progresser dans l’évaluation de la qualité, mais pas dans les prix». Et de poursuivre que «l'Algérie est dans un monde ouvert et se frotte à la concurrence. Il faudrait donc qu'elle ajuste au mieux sa rentabilité et mette en œuvre les mesures nécessaires pour améliorer sa compétitivité». «Notre but ultime est de contribuer au développement économique de l'Algérie», a-t-il encore ajouté. Affir- mant que le pays a encore devant lui un avenir pro- metteur pour le développement de son économie. Les ressources humaines de l'Algérie ainsi que ses res- sources naturelles sont à même de lui garantir un meil- leur développement économique, a-t-il affirmé dans ce sens. Mettant l’accent sur le transfert de savoir- faire, il indiquera que «depuis notre installation en Algérie en 2009, nous avons enregistré l’adhésion de 75 collaborateurs, ce qui confirme qu’en terme de transfert de savoir-faire, le bilan est très satisfaisant». En ce qui concerne les entreprises publiques, il a sou- ligné que «celles- ci n’achètent plus les prestations du conseil. Mais nous estimons que le marché algérien est en phase d’ouverture, ce qui nous permettra d’augmenter nos activités». Allant plus loin dans ses explications, il a indiqué que les obstacles rencontrés relèvent de la complexité des lois. Il est parfois difficile de faire la différence entre la loi et son application. S’agissant du chiffre d’affaires du cabinet, il a indiqué que nous avons en- registré, du 1 er janvier au 30 juin, 250 millions DA, soit une croissance de 40% par rapport à 2011». Ce chiffre est réparti sur trois piliers: 50% audit, 30% conseil, 20% fiscal. En ce qui concerne l’effectif moyen de 2012, le cabinet a enregistré 54 personnes. Le chiffre d’affaires prévu en 2013 est estimé à 390 millions DA, soit une croissance de plus de 50%. Le conférencier n’a pas manqué de souligner les ob- jectifs de son cabinet lesquels visent l'accompagne- ment et l'installation des groupes étrangers en Algérie comme il a la tâche du conseil stratégique pour les grandes entreprises algériennes, etc. L'un des princi- paux domaines d'intervention du cabinet sera la for- mation lorsqu'il s'agira d'établir des bilans de compétence, de concevoir et de réaliser des supports de formation. Il y a lieu de souligner que le cabinet a poursuivi depuis le début de l’année 2012 ses clubs de directeurs des systèmes d’information (DSI) et des directeurs administration et finances (DAF) et autre rencontres sur la Supply Chain. Aït Ziane Makhlouf

Mercredi 18 Juillet 2012

Monde

11

EL MOUDJAHID

19 e SOMMET ORDINAIRE DE L’UA

Clôture des travaux à Addis-Abeba

L es travaux de la 19 e session ordinaire du sommet des chefs d’Etat et de gouverne-

ment de l’Union africaine, auquel

participe le Premier ministre M. Ahmed Ouyahia en tant que repré- sentant du Président de la Répu-

blique M. Abdelaziz Bouteflika, ont été clôturés lundi soir à Addis- Abeba dans la capitale éthiopienne. Les travaux de deux jours de cette Conférence au sommet ont été marqués notamment par l’élection

à la présidence de la Commission

de l’UA de la Sud-Africaine Nko- sazana Dlamini Zuma, qui devient ainsi la première femme à prendre les destinées de la plus importante instance de l’Organisation panafri-

caine. M me Zuma a succédé au can- didat malheureux, le Gabonais

Jean Ping qui n’aura passé qu’un seul mandat à la présidence de la Commission (2008-2012). L’autre fait ayant marqué ce sommet consiste en la réélection du candi- dat de l’Algérie au poste de com- missaire au sein de la Commission de l’UA, M. Ramtane Lamamra. Du fait du travail qu’il a accompli au sein de l’UA, sa reconduction au poste de commissaire à la paix et à la sécurité à l’UA est automa- tique, a-t-on indiqué auprès de

l’Union. La crise malienne a éga- lement retenu l’attention des chefs d’Etat et de gouvernement afri- cains qui ont réaffirmé leur atta- chement à une solution politique au Mali tout en préservant l’inté- grité territoriale de ce pays.

en préservant l’inté- grité territoriale de ce pays. M m e Zuma qualifie son élection de

M me Zuma qualifie son élection de “nouveau chapitre pour la femme africaine”

La nouvelle présidente de la Commission de l'Union africaine (CUA), M me Nkosazana Dlamini- Zuma, a estimé que son élection à la tête cette institution de l'UA "ouvre un nouveau chapitre pour la femme africaine". Dans une confé- rence de presse tenue dans la nuit de lundi après son élection à la tête de la CUA, en succession du Ga- bonais Jean Ping, M me Zuma a tenue à souligner que sa victoire

"ne la concerne pas uniquement, mais elle concerne toutes les femmes africaine" Première femme à présider aux destinées de la plus importante instance de l'Or- ganisation panafricaine, M me Zuma a affirmé son "engagement à accé- lérer le développement dans le continent noir". La Commission de l'Union africaine compte deux membres, la présidente Zuma, le vice-président Erstus Mwemcha

(Kenya), ainsi que les huit futures commissaires. M me Zuma a tenu à féliciter son prédécesseur Jean Ping pour tout son travail accompli à la tête de la CUA, saluant par la même occasion la réélection de M. Mwemcha à son poste. Elle a pro- mis aussi "d'œuvrer de façon équi- table pour l'intérêt de tous les pays membres de l'UA, et de coopérer avec tous les pays et les peuples du continent noir".

ELLEN JOHNSON SIRLEAF, PRÉSIDENTE DU LIBERIA :

“Le trafic d’armes et de drogue alimente les mouvements rebelles en Afrique”

Le "trafic d'armes et de drogue alimente les mouvements rebelles en Afrique", a estimé la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf. Dans une déclaration à la chaîne de télévision britannique BBC, en marge du sommet de l'Union africaine (UA) à Addis-Abeba, M me Sirleaf a exprimé "ses inquiétudes" vis-à-vis de "la multiplication des groupes armés en Afrique, dont les insurgés Shebab sévissant en Somalie et le groupe Boko Haram au Nigeria. La dirigeante libérienne a rappelé dans ce contexte les attaques perpétrées récemment au Mali par le groupe "Ansar Eddine". "Le Liberia compte mener une campagne pour contenir ce danger gran- dissant en Afrique", a-t-elle ajouté, exhortant les pays "qui fabriquent les armes à signer le traité de non prolifération des armes".

MALI

Le PM annonce l’ouverture de “concertations nationales”

Le Premier ministre malien Cheick Modibo Diarra a annoncé lundi soir l'ouverture de "concertations nationales dans les jours à venir" pour un gouvernement d'union, et affirmé que le Mali "se prépare à toutes les options" pour reconquérir le nord du pays occupé par les armées. "Dans les jours à venir, un forum d'échange des forces vives sera orga- nisé et un organe consultatif comprenant toutes les forces vives de la nation sera créé", en vue de la "formation d'un gouvernement d'union nationale", a déclaré M. Diarra à la télévision nationale.

SAHARA OCCIDENTAL

Le Président Abdelaziz appelle à doter la MINURSO de prérogatives en matière de droits de l’homme

Le président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, a ap- pelé lundi à Addis-Abeba à doter la Mission des Na- tions unies pour l'organisation du référendum au Sahara occidental (MINURSO) de prérogatives de

surveillance des droits humains et à libérer les prison- niers politiques sahraouis. "Nous soulignons la néces- sité d'habiliter la MINURSO à mener à bien sa mission, en lui garantissant son indépendance, sa li- berté de mouvement et (la capacité à) protéger les

droits de l'homme et de les surveiller, ainsi que (

) de

libérer tous les prisonniers sahraouis (détenus dans les prisons marocaines) et à révéler le sort de 651 autres disparus", a déclaré le président Abdelaziz, cité mardi

par l'agence d'information sahraouie SPS. S'exprimant au 19 e sommet de l'UA, M. Abdelaziz a déploré le fait que ces prisonniers sahraoui se trouvent aujourd'hui dans "un triste état d'injustice et de mépris flagrant du droit humanitaire international et de l'esprit humain". Il a ainsi cité l'exemple du groupe de Sahraouis arrêté après le démantèlement "sanglant" du camp Gdeim Izik, en 2010, et celui de la ville de Dakhla, en 2012, "menacés par le gouvernement marocain d'être tra- duits devant un tribunal militaire pour avoir défendu pacifiquement des droits garantis par la Charte des Na- tions unies, en particulier le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination".

CIRCONSTANCES DE L'ASSASSINAT DE YASSER ARAFAT

Le conseil de la Ligue arabe examine la question

Une réunion d'urgence regroupe hier au Caire les délégués permanents de la Ligue arabe qui devront exami- ner les circonstances de l'assassinat du défunt président palestinien Yasser Arafat. La réunion examinera les cir- constances de l'assassinat du prési- dent Arafat et soumettra ses conclusions à la prochaine session du conseil des ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe, a fait sa- voir le Koweitien Djamel Ghanem, directeur du département des affaires arabes au ministère des Affaires étrangères. Le secrétaire général de l'organisation panarabe, Nabil Arabi,

a indiqué à l'ouverture de la réunion

que la vérité sur l'assassinat de feu Arafat "concerne la Ligue arabe". L'annonce par le centre d'analyses suisse de la présence d'importantes quantités de polonium dans les effets personnels du président exige la mo- bilisation de toutes les potentialités pour faire la lumière sur les circons- tances de sa mort d'autant plus que seuls quelques pays ont cette matière radioactive. Il a rappelé que feu Ara- fat a été la cible de plusieurs tenta-

que feu Ara- fat a été la cible de plusieurs tenta- tives d'assassinats commanditées par Israël

tives d'assassinats commanditées par

Israël dans le cadre d'une politique, encore en vigueur, de liquidation des dirigeants palestiniens. Une commis- sion d'enquête présidée par le secré- taire général adjoint Ahmed Ben Helli et regroupant le chef de département Palestine et territoires arabes occupés Mohamed Sbih et le chef juridique de la Ligue arabe est mise en place pour collecter les informations et dévelop- per une position arabe pour la mise en place d'une commission internatio- nale d'enquête à cet effet, a-t-il dit.

TUNISIE

Rached Ghannouchi, réélu à la tête du mouve- ment Ennahda

Le dirigeant du mouve- ment Ennahda, au pouvoir en Tunisie, Rached Ghan-

nouchi, a été reconduit lundi soir à la tête du mou- vement lors du 9 e congrès du parti. Le président du mouvement Ennahda a ob- tenu 744 voix sur un total de 1.025 voix exprimées. Il

a réuni 72,58% des suf-

frages des délégués du parti Ennahda, réunis en congrès depuis jeudi et qui achèvent leurs travaux lundi soir avec une journée

de retard, a annoncé un res-

ponsable du parti devant une foule de partisans réu- nis au palais des Exposi-

tions du Kram en banlieue de Tunis. Rached Ghan- nouchi, 71 ans, a cofondé en 1981 le parti Ennahda.

SÉCURITÉ MARITIME

Les actes de piraterie dans le monde ont diminué au cours du premier semestre 2012

Les actes de piraterie maritime ont diminué au cours du premier semestre 2012, avec 177 attaques perpétrées à travers le monde, contre 266 enregistrées au cours de la même période en 2011, a indi- qué hier l’Organisation maritime internationale (OMI) basée à Lon- dres. Vingt navires ont été détour- nés dans le monde durant les six premiers mois de l’année, 334 ma-

rins pris en otage et au moins qua- tre personnes ont été tuées, selon le rapport. Il s’agit du niveau le plus bas depuis 2008, a ajouté cette source, soulignant que les attaques de pirates au large des côtes soma- liennes ont baissé de 163 à 69 pour la même comparaison, contribuant dans une large mesure à la baisse globale de ce phénomène.

PRÉSENCE MILITAIRE US DANS LE GOLFE

Téhéran dénonce

L'Iran a, de nouveau, dénoncé hier la présence militaire américaine dans le Golfe, estimant que celle-ci représentait "une source d'insécu- rité", notamment après l'attaque lundi d'un petit bateau de pêche par un navire américain au large des Emirats arabes unis. "Lorsque la Ré- publique islamique d'Iran dit que la présence des forces étrangères est source d'insécurité, cet incident en est un parfait exemple", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Ramin Mehman-

parast. "Nous conseillons à ces forces d'éviter les actions provocatrices

nous espérons que de tels incidents ne se reproduiront pas", a-t-il ajouté.

(

)

Mercredi 18 Juillet 2012

Régions

15

EL MOUDJAHID

MASCARA
MASCARA

Lors de la journée d’information organisée par les services du CTC de la wilaya de Mascara, un tableau a été brossé sur la situation de l’habitat à travers le territoire de la wilaya, ainsi que le rôle que doit jouer le CTC. Les interventions ont donné aussi une image sur le rôle très important joué par ce corps technique durant les catastrophes qu’à vécues l’Algérie en 1989, 1999 et 2003.

L e CTC a, par définition, la mission de diagnostic de l’habitat à travers l’ensemble des villes du pays. L’opé-

ration de recensement, même si elle a connu un retard, est toujours en cours sur l’ensemble du bâti dont la plupart date de l’ère Ottoman ou de l’ère coloniale et n’ayant pas subi d’entretien adéquat ni de réfection ou travaux de restauration. Cer- taines poches ont déjà été rasées comme celle de Congo à Sig et dont l’opération suit son cours, malgré les 500 logements déjà affectés, Matemore, Allamia et Be- nian. Au niveau de Mascara ville, 220 fa- milles ont été recasées dans des logements neufs et les poches d’habitat précaire dé- molis. Ces terrains sont récupérés pour être clôturés et servir aux équipements publics, ou affectés pour des réalisations dans le cadre promotionnel, car on veut faire de Mascara un pôle urbain qui se respecte afin de freiner la consommation anarchique des terres agricoles. L’idée va dans le sens de la réalisation des tours, un dossier im- portant est déposé au niveau de la wilaya

TIZI OUZOU
TIZI OUZOU

TISSEMSILT

ETANCHER SA SOIF AVEC L’EAU DE LA GUERBA

Une tradition toujours vivace

SOIF AVEC L’EAU DE LA GUERBA Une tradition toujours vivace L es habitants de la wilaya

L es habitants de la wilaya de Tissemsilt restent attachés à la traditionnelle ''guerba'' (outre en peau de chèvre) pour étancher leur soif, en

ces temps de grandes chaleurs, en dépit de la dis- ponibilité, dans tous les foyers, d’équipements de froid et de réfrigération. Qu’ils résident dans les zones rurales ou dans les grandes agglomérations de la wilaya, les habi- tants de Tissemsilt ne peuvent se passer de la "guerba" qui a toujours fait partie des ''équipe- ments'' domestiques indispensables dans tous les foyers. La ''guerba'' est partout présente. Elle est accro- chée à une poutre, à proximité de l'entrée principale de la maison, dans la cuisine ou dans la cour ou le patio. Elle est toujours à portée des main, prête à assouvir toutes les soifs, notamment en cette pé- riode de grandes canicules. La vieille hadja Me- riem, habitant le centre rural d’Ouled Youcef, dans la commune de Tissemsilt, passe pour l’une des spécialistes dans la fabrication de ces outres, faites spécialement en peau de chèvre. ''Le choix de la peau de chèvre est très impor- tant, car ses longs poils servent à retenir l’eau et lui donnent toute la fraîcheur voulue, même dans le cas de fortes chaleurs'', explique-t-elle. Fabriquer une ''guerba'' est un travail de longue haleine. La préparation d’une peau dure en moyenne deux mois, selon hadja Meriem. Elle précise que tout ce travail se fait manuelle- ment : il fait bien laver la peau, la débarrasser de toutes les impuretés, puis fermer toutes les ouver- tures pour n’en laisser qu’une à partir de laquelle on la remplit d’eau et on déguste le précieux li- quide frais. Hadja Meriem souligne que l’intérieur de l’ou- tre doit être enduit de gatrane, une préparation à base d'huile de cade essentiellement qui donne à l'eau toute sa fraîcheur et ce goût amère unique et permanent. ''L’eau, ainsi aseptisée, reste potable pendant plusieurs jours et se caractérise par une saveur par- ticulière. On préfère cette eau plus que les autres disponibles sur le marché. Il suffit de mouiller de temps en temps l’outre pour qu’elle garde toute la fraîcheur de son contenu'', explique cette octogé- naire. Nombreux sont les habitants de la région à considérer l’eau de la ''guerba'' comme ''unique en son genre'' et ''savoureuse''. Que ce soit dans les lo- calités d’Amari, de Sidi Abed, de Béni Lahcen, d’Ouled Bessam, de Khémisti ou encore à Laayoune et Maasim, le même attrait pour la ''guerba'' est perceptible chez l’habitant. M’hamed, quinquagénaire, natif de la localité de Amari, avoue être un consommateur invétéré de l’eau de la ''guerba''. Il garde jalousement une vieille outre, héritée de sa défunte mère. ''Je ne peux boire que l’eau provenant de la guerba même si je dispose chez moi d’un réfrigérateur'', indique-t-il. Un autre habitant du village de Salmana, dans la commune de Layoune rappelle que chaque fa- mille dispose de sa ''guerba'' qu’elle accroche au mur extérieur de la maison pour permettre au visi- teur ou à la personne de passage de boire une eau fraîche à tout moment. Pour perpétuer cette

tradition ancestrale, la chambre de l’artisanat et des métiers £uvre à valoriser la fabrication de l’outre traditionnelle, en encourageant les femmes rurales notamment, à fabriquer à ''l’ancienne'' ce produit et ce, par l’octroi de micro crédits pour l'acquisition des matières premières, selon le directeur de cet organisme, M. Ali Bouhamid. Les habitants de l’Ouarsenis restent attachés à cette tradition ancestrale comme pour résister à "l'invasion" de la modernisation qui a mis en péril les us et coutumes de la région.

JOURNÉE D’INFORMATION SUR L’HABITAT ET LE RÔLE DU CTC

Une urbanisation qui allie modernité et esthétique

DU CTC Une urbanisation qui allie modernité et esthétique pour la réalisation d’un R+16 étages, ce

pour la réalisation d’un R+16 étages, ce qui permet de changer le visage du tissu urbain et prévoir une bonne esthétique architectu- rale de la ville. Le CTC sera prochaine- ment sur le terrain pour voir ce qu’il ya lieu de faire pour récupérer parmi les habita- tions existantes avant qu’ils se dégradent à leur tour. Sans doute une question sera posée en ce qui concerne les habitations privées, celles-ci seront recensées, si leurs propriétaires ne se manifestent pas pour une éventuelle reconstruction, l’Etat fait les démarches nécessaires pour les réhabiliter, en particulier ceux faisant façade urbaine. Les responsables sont mobilisés pour aller de l’avant et satisfaire tous les besoins dans

la mesure des moyens disponibles. A titre de rappel, et concernant l’habitat rural, du- rant la période située entre 2.000 et 2010, quelques 8.000 aides ont été octroyées et de 2010 à ce jour le chiffre est de 15.100 aides qui ont permis la construction de 3.250 maisons habitées. Un grand effort est déployé par les pou- voirs publics pour améliorer la qualité de vie des citoyens aussi bien en milieu rural qu’urbain et les prémices de cette dyna- mique sont visibles dans les nouveaux pôles urbains des nouvelles cités notam- ment à Mohammedia et Oued El- Abtal. A. GHOMCHI

IL SÉVISSAIT AU NIVEAU DU BARRAGE TAKSEBT

Un gang armé neutralisé par la Gendarmerie nationale

Un gang armé neutralisé par la Gendarmerie nationale de la ville de Tizi Ouzou, les deux

de la ville de Tizi Ouzou, les deux présu- més malfaiteurs ont été placés sous mandat de dépôt, a indiqué notre source pour des chefs d’accusation d’association de malfai- teurs, attaques et menaces avec arme à feu, vols qualifiés. Les gendarmes ont récupéré, lors de cette opération de neutralisation, deux armes de poing et une dizaine de té-

U n gang spécialisé dans les attaques à main armée sévissant dans

les localités du sud du chef- lieu de wilaya de Tizi Ouzou, particulièrement à hauteur du barrage deb Taksebt, vient d’être neutralisé par les élé- ments de la Gendarmerie na- tionale, apprend-on de source sûre. En effet, suite à de minu- tieuses investigations entre- prises suite à des plaintes de paisibles citoyens victimes d’agressions, les gendarmes ont réussi, au début de la semaine en cours, à neutraliser deux principaux membres de ce groupe armé en flagrant délit d’agression, en l’oc- currence K. K., âgé de 39 ans, et L. G., âgé de 30 ans, originaires de la région de la commune d’Aït Mahmoud (Beni Douala). Présentés lundi dernier devant le parquet

léphones portables subtilisés par les deux mis en cause à leurs victimes. Les deux dange- reux malfrats s’attaquaient aux paisibles citoyens qui venaient pique-niquer aux abords de ce barrage. Les malfaiteurs inter- pellés ont commis plus de 17 agressions sur de paisibles ci- toyens de passage, dont 16 per- sonnes ont déposé plainte auprès des services de la gen- darmerie nationale. Certaines victimes ont même reconnu leurs agresseurs, a assuré notre source, tout en précisant que les in- vestigations se poursuivent toujours pour mettre hors d’état de nuire d’éventuels membres et complices de ce gang qui a sévi dans cette région depuis au moins trois mois.

Bel. Adrar

BÉJAÏA
BÉJAÏA

Colonies de vacances au profit de 740 enfants

740 enfants issus de familles démunies, âgés de 8 à 12 ans, et originaires des wilayas de Biskra, El-Oued et Tiaret, ont bénéficié, en deux sessions de dix jours, d’un séjour dans la wilaya de Béjaïa. Ces colonies de vacances organisées par la direction de l’action sociale et de la solidarité de la wilaya ont permis à ces enfants du Sud de découvrir la mer et les sites touristiques de la région. Cette opération de solidarité qui s’étalera jusqu’à la fin de juillet a enregistré, dans le cadre de l’opération «Plan Bleu», la prise en charge de

2.000 enfants démunis issus des communes déshéritées de la wilaya qui ont eu droit à une journée en mer avec une prise en charge totale. Cette louable initiative a permis à tous ces enfants issus de familles démunies de profiter de leurs vacances scolaires, au même titre que leurs cama- rades, et de nouer des contacts pour des souvenirs inoublia- bles.

M. LAOUER

Mercredi 18 Juillet 2012

16 EL MOUDJAHID

SIDI BOUMEDIENE, IBN ROCHD, DEUX IMMORTELS DE L’OCCIDENT MUSULMAN DE FATIMA-ZOHRA BOUZINA-OUFRIHA

Parcours singulier de deux grands savants

Rapprochement entre un mystique, homme de Dieu, et un savant du discours rationnel, ainsi se veut l’ouvrage de Fatima-Zohra Bouzina-Oufriha qui s’est penchée, en tant qu’intellectuelle et historienne, sur le passé de ces deux grands hommes, dont la renommée a dépassé l’aire nord-africaine.

S idi Boumediene ne lui

est pas étranger, étant

donné que c’est dans

sa ville natale, en l’occur- rence Tlemcen, que repose pour l’éternité le saint patron. C’est à travers des «circonstances drama- tiques» que, désespérée, elle alla demander l’aide de Dieu en faisant intercéder le saint protecteur. Quant à Ibn Rochd, la lecture de sa bio- graphie insuffla à l’histo- rienne la pensée de plus de proximité intellectuelle avec lui. Deux hommes, l’un mystique ésotérique à l’écoute de la parole inté- rieure, l’autre, théologien, philosophe, mathématicien, astronome et médecin, vont lui inspirer un ouvrage qui évoluera par le biais d’élé- ments historiques ayant été marqués par les deux per- sonnages. A l’exemple de leur origine andalouse, de leur année de naissance et de tout ingrédient historique les alliant dans un monde médiéval qu’ils ont pénétré par leurs œuvres. Cependant, l’auteur ne man- quera pas d’avertir le lecteur en signalant qu’«Ibn Rochd est à l’antipode de Sidi Boumediene». Un antago- nisme qu’elle explique ainsi : «Alors que Sidi Boumediene est l’incarna- tion de l’amour divin… Ibn Rochd (avec lui), nous avons affaire au plus grand représentant de la raison et de l’exercice des fonctions mentales et intellectuelles.» Celui qu’elle qualifiera «le père du mysticisme

Celui qu’elle qualifiera «le père du mysticisme maghrébin», en l’occurren- ce Choaib Ben el Hacen, est

maghrébin», en l’occurren-

ce Choaib Ben el Hacen, est

originaire de la ville de Séville. Comme la tradition

musulmane le veut, il deviendra Abou Mediène du

nom

Divergentes, les biographies

le concernant signalent qu’il

a été berger et tisserand.

Néanmoins, le désir de l’étude sera plus grand, puisqu’il s’adonnera à la

fils.

de

son

lecture, l’écriture et la médi- tation. Son extrême pauvre-

té et son acceptation étaient

en accord avec sa dévotion.

Les miracles concernant le saint homme sont nombreux

et sont rapportés par les his-

toriens. Sidi Boumediene

quittera l’Andalousie pour

le Maghreb où il veut parfai- re son enseignement reli- gieux. Comme tout soufi, il aura le désir de voyager et de fréquenter d’autres maîtres, d’autres ascètes toujours avec cette soif spi-

rituelle de se rapprocher

plus encore de Dieu. Ce qu’il réussit puisque son aura continue d’irradier sur la ville de Tlemcen et bien au-delà. Le chapitre consacré à

Ibn Rochd révèle que pour le savant, il n’y a guère d’in- formations s’agissant de sa vie à proprement parler. La

stature scientifique de l’homme aurait sans doute

occulté la vie personnelle. Toutefois, certains détails rapportés par l’auteur «louent ses vertus de modestie et de discrétion». On lui reconnaît que de haute naissance dans cette Andalousie des arts et des lettres, il n’a «nullement cherché à monnayer sa haute situation… pour s’en- richir». Et chose déconcer- tante, il y a plus de neuf siècles, Ibn Rochd défendait les droits des femmes ! Aucune science n’est étrangère à cet homme de génie. La juridiction, l’éco- nomie, la philosophie, la médecine n’avaient pas de secret pour ce grand esprit. «L’extraordinaire et vaste culture d’Ibn Rochd lui a permis de conférer un statut à la philosophie qui en man- quait jusque-là. Il a réussi à devenir un grand penseur musulman, contribuant à la diffusion de la pensée grecque dans les mondes arabo-musulman et latino- chrétien.» L’ouvrage que voici se destine à un large public, l’auteur et universitaire a fait un travail de recherche historique, culturelle, tout en émaillant son récit de narrations et de réflexions propres à intéresser le lec- teur.

Lamia Nazim

* Sidi Boumediene, Ibn Rochd, deus immortels de l’Occident musulman, Fatima-Zohra Bouzina- Oufriha. Editions Dalimen

SEMAINE DU CINÉMA ALGÉRIEN AU CAIRE

Début de la manifestation avec La Bataille d'Alger

L a semaine du cinéma algérien, organisée sous le slogan «50 ans de cinéma algérien et la fête de

l'indépendance», a été inaugurée, dimanche dernier au Caire, par la projec- tion du film La Bataille d'Alger qui retra- ce la lutte armée contre le colonisateur à Alger. L'ouverture de la semaine du ciné- ma algérien s'est déroulée en présence de l'ex-Premier ministre égyptien Issam Charaf, d'ambassadeurs, de profession-

nels, de journalistes et d'un public nom- breux. La Bataille d'Alger de Gillo Pontecorvo, qui constitue l'une des plus belles œuvres cinématographiques sur la guerre de Libération nationale, a retenu toute l'attention du public absorbé par les faits, qui applaudissait les opérations organisées par les moudjahidine, en réac- tion aux actes de répression barbares exercés par les forces d'occupation fran- çaise contre les citoyens algériens sans défense. La projection a été suivie par une conférence intitulée «La production cinématographique algérienne : histoire et perspectives», animée par des critiques algériens et égyptiens, au cours de laquelle ils ont abordé le rôle de la femme dans le cinéma algérien et le pas-

le rôle de la femme dans le cinéma algérien et le pas- sage du cinéma algérien

sage du cinéma algérien du traitement des évènements de la guerre de Libération nationale aux questions sociales. La période de stagnation pen- dant la décennie noire et la relance du cinéma grâce à des réalisateurs et des

réalisatrices, qui espèrent renouer avec l'épopée du cinéma algérien, étaient éga- lement au menu de cette conférence. Les critiques sont parvenus à la conclusion qu'en dépit de la faible production ciné- matographique algérienne, la qualité des films algériens est prouvée par les prix qu'ils ont récoltés à l'échelle internationa- le, dont la palme d'Or à Cannes en 1975 décerné au film Chroniques des années de braise de Mohamed-Lakhdar Hamina, qui reste jusqu'à présent le seul film arabe lauréat de ce prix. La semaine du cinéma algérien, qui se déroule du 15 au 19 juillet, est organisée par le festival de Louxor du cinéma africain, l'ambassade d'Algérie au Caire et le Fonds de déve- loppement culturel égyptien. Au pro- gramme de cette manifestation qui, en parallèle, avec la célébration du cinquan- tenaire de l'indépendance nationale, la projection de plusieurs longs-métrages algériens, à savoir La Bataille d'Alger, Chroniques des années de braise, L'Opium et le Bâton de Ahmed Rachedi et Hors-la-loi de Rachid Bouchareb, ainsi que le film Retour de l'enfant pro- digue, une coproduction algéro-égyp- tienne du réalisateur Youssef Chahine.

Culture

PROJECTION EN AVANT-PREMIÈRE DU COURT-MÉTRAGE KAMARHA DE MOHAMED HILMI

Humour et morale

Ph. : Billel
Ph. : Billel

L e court-métrage Kamarha,

grammes des cinq chaînes

nationales pendant le mois sacré, a

été présenté en avant-première au

palais de la culture Moufdi-Zakaria dans ses deux versions, en langue arabe et en tamazight. Produit par la Télévision algérien- ne, Kamarha est un court-métrage de sept parties, écrit et réalisé par l’ac- teur et humoriste algérien Mohamed Hilmi. Conçu comme une leçon de morale, Kamarha est un court- métrage qui tente, par le biais de l’humour et des situations bur- lesques, d’alerter sur les méfaits du mensonge et de ses conséquences incontrôlables. Dans le septième épi- sode présenté à la presse, on met en scène le départ en vacances d’un couple de riches, interprétés par Mohamed Hilmi et Fadhila Ouabd Esslam, et les tentatives de leur employé de maison, traduit par Riad Aberkane, de se faire passer pour le propriétaire des lieux en leur absence afin d’impressionner les parents de la fille qu’il souhaite épouser. Mohamed Hilmi est revenu avant la projection sur son absence de la scène artistique, due, selon lui, à sa «reconversion» dans la réalisation. L’acteur et chansonnier a saisi l’occa-

inscrit dans la grille des pro-

sion de remercier l’Office national des droits d’auteur de droits voisins (ONDA), pour exprimer son «sou- tien total» à l’organisme dans sa lutte contre le piratage, un phéno- mène qualifié «d’ignoble» par l’ar- tiste.

Sihem Oubraham

MUSIQUE DIWAN AU CENTRE DES DÉBATS Entre fusion et folklorisation
MUSIQUE DIWAN AU CENTRE DES DÉBATS
Entre fusion et folklorisation

L a fusion entre la musique diwan (auquel un festival algérois vient d'être consacré)

et d'autres styles musicaux est au centre des débats, depuis quelques années, entre les puristes du style et les adeptes du métissage musical. Pendant que les uns voient dans la fusion un danger pour l'authenticité et la sauvegarde du patrimoine musical et culturel du diwan, les autres considèrent que la fusion est un phénomène naturel dans la vie des musiques et un facteur béné- fique pour la promotion du genre. Plusieurs «maâlmine» (chefs de cérémonie) prônent, dans des propos à l’APS, la préservation des cérémo- nies, du rituel et de la musique de la même manière que cela a été trans- mis, pendant que d'autres considè- rent la fusion comme un processus naturel qui favorise la propulsion de cet art sur la scène internationale. Mâalem Youssef, leader du groupe «Noudjoum Diwane» de Sidi Bel- Abbès dira à ce sujet : «Cette expression musicale et chorégra- phique est, pour nous, un patrimoine musical national. Elle constitue une source d'inspiration et de fidélité aux legs des anciens. Le diwan n'a réus- si à se transmettre oralement d'une génération à une autre que grâce à sa préservation jalouse et à la repro-

duction fidèle du rite ancestral.» Yousri Tamrabet, musicien, joueur de gumbri et de karkabou pour plu- sieurs groupes d'Alger ajoutera :

«Pour protéger le diwan et le préser- ver, mieux vaut transcrire les textes et classer ce style au patrimoine immatériel. Après cela, la fusion n'aura aucun effet néfaste sur le diwan traditionnel, car la fusion est pratiquement une obligation de la scène étant donné que l'on ne peut faire monter tout le rituel sur scène. La fusion doit se faire raisonnable- ment en respectant le thème du diwan et elle ne peut se faire sans une réelle maîtrise du diwan et des autres styles musicaux utilisés dans le métissage.» Maâllem Hakem, lea- der du groupe «Gnaoui el Ouaha» de Béchar enchaînera à son tour : «La fusion ne peut être que bénéfique pour le diwan. Elle a propulsé le gnaoui marocain sur la scène inter- nationale et le festival d'Essaouira est devenu une référence. Il est vrai que la transmission orale du diwan est une menace pour la survie du genre, et c'est pour cela qu'il vau- drait mieux penser à transcrire ce legs pour le préserver et laisser libre court à la créativité artistique. Le rôle des grands «maâlmine» est de transmettre le diwan traditionnel, mais cela ne l'empêche pas lui- même de tenter des expériences de

métissage musical tant qu'il ne délaisse pas l'animation des rituels et ‘lilates’ traditionnelles.» Tayeb Laoufi du groupe «Gaâda Diwan Béchar» s’exprimera lui aussi :

«L'authenticité du diwan algérien a permis de sauvegarder certains dia- lectes importés d'Afrique comme le bambara ou le haoussa (langues ou dialectes parlés dans les pays du Sahel), encore utilisés dans le chant et les cérémonies diwan. Cette authenticité doit aussi être perçue comme une façon de se démarquer et d'imposer le diwan algérien sur la scène mondiale. Face au rouleau compresseur de l'universalité musi- cale, le diwan algérien, par son authenticité, aurait encore son mot à dire, comparé au gnaoui marocain qui connaît un grand succès grâce à la fusion et la soumission au moule de la world music. Le diwan algé- rien devrait réussir à se démarquer et se faire une place sur la scène inter- nationale grâce à son authenticité. Cependant, les artistes sont libres par définition, mais pour faire de la fusion, il faudrait avoir du respect pour cette pratique et pour le contex- te historique dans lequel est né le diwan. On ne peut parler de diwan sans parler de la tradition soufie et des zaouïas qui ont été le ciment de l'identité algérienne.»

Mercredi 18 Juillet 2012

ture

COURT-MÉTRAGE

ILMI

rale

L e court-métrage Kamarha,

grammes des cinq chaînes

tionales pendant le mois sacré, a

é présenté en avant-première au

lais de la culture Moufdi-Zakaria ns ses deux versions, en langue

abe et en tamazight. Produit par la Télévision algérien- , Kamarha est un court-métrage de

pt parties, écrit et réalisé par l’ac-

ur et humoriste algérien Mohamed lmi. Conçu comme une leçon de orale, Kamarha est un court- étrage qui tente, par le biais de umour et des situations bur- ques, d’alerter sur les méfaits du ensonge et de ses conséquences contrôlables. Dans le septième épi- de présenté à la presse, on met en ène le départ en vacances d’un uple de riches, interprétés par ohamed Hilmi et Fadhila Ouabd slam, et les tentatives de leur ployé de maison, traduit par Riad berkane, de se faire passer pour le

opriétaire des lieux en leur absence

n d’impressionner les parents de la

inscrit dans la grille des pro-

le qu’il souhaite épouser. ohamed Hilmi est revenu avant la ojection sur son absence de la ène artistique, due, selon lui, à sa econversion» dans la réalisation. acteur et chansonnier a saisi l’occa-

n de remercier l’Office national

s droits d’auteur de droits voisins NDA), pour exprimer son «sou-

n total» à l’organisme dans sa

tte contre le piratage, un phéno- ène qualifié «d’ignoble» par l’ar- te.

Sihem Oubraham

ES DÉBATS

sation

métissage musical tant qu'il ne délaisse pas l'animation des rituels et ‘lilates’ traditionnelles.» Tayeb Laoufi du groupe «Gaâda Diwan Béchar» s’exprimera lui aussi :

«L'authenticité du diwan algérien a permis de sauvegarder certains dia- lectes importés d'Afrique comme le bambara ou le haoussa (langues ou dialectes parlés dans les pays du Sahel), encore utilisés dans le chant et les cérémonies diwan. Cette authenticité doit aussi être perçue comme une façon de se démarquer et d'imposer le diwan algérien sur la scène mondiale. Face au rouleau compresseur de l'universalité musi- cale, le diwan algérien, par son authenticité, aurait encore son mot à dire, comparé au gnaoui marocain qui connaît un grand succès grâce à la fusion et la soumission au moule de la world music. Le diwan algé- rien devrait réussir à se démarquer et se faire une place sur la scène inter- nationale grâce à son authenticité. Cependant, les artistes sont libres par définition, mais pour faire de la fusion, il faudrait avoir du respect pour cette pratique et pour le contex- te historique dans lequel est né le diwan. On ne peut parler de diwan sans parler de la tradition soufie et des zaouïas qui ont été le ciment de l'identité algérienne.»

Juillet 2012

EL MOUDJAHID 17

CINQUANTIÈME ANNIVERSAIRE DE L'INDÉPENDANCE

La littérature algérienne au long cours

Par Kamel Bendimered (APS)

Avec la libération du pays se mettent en mouvement, à côté de pionniers amorçant une nouvelle phase d’écriture (Dib, Kateb), de jeunes écrivains qui, tels Rachid Boudjedra et Tahar Ouettar, décrètent que le combat se situe désormais à l’intérieur du corps social.

S i l’écrivain martyr Ahmed Réda Houhou revenait cette semaine ou cette année du

cinquantenaire de l’indépendance nationale, nul doute qu’il aurait du grain à moudre sur l’état de la société algérienne en actualisant son Hiwar maa himar El Hakim (Dialogue avec l’âne du philo- sophe égyptien Tewfiq El Hakim, édité en 1953), mais également et probablement il reconsidérerait le titre de cette œuvre en l’ajustant à l’Ane d’Or de son ancêtre Apulée qui a fondé et fécondé le roman universel. Car il faut rendre à la Numidie-Algérie ce qui était censé appartenir à César et remettre

toutes les pendules de l’histoire à l’heure en se réappropriant et en réordonnant les segments de son patrimoine culturel et civilisation- nel. Oui, le jeune Algérien est en

droit de savoir que le premier

romancier à l’échelle universelle est un enfant de son pays, l’ency-

clopédiste Lucius Apuléius Thésus dit Apulée, comme il doit apprendre également que celui qui

a ouvert mondialement le chemin

du registre autobiographique, avec les Confessions, est son ancêtre saint Augustin passé à la postérité comme sommité de la chrétienté. Un peu plus de deux siècles après la disparition de saint Augustin,

l’Algérie intègre, à la faveur de la réception du message coranique, l’aire civilisationnelle arabo- musulmane. Sa littérature, à l’ima- ge de sa culture, s’arrime à cet ensemble (oumma) dont la partie maghrébine, tout en restant ouver-

te aux influences du Machrek et de

l’Andalousie arabe, s’autonomise- ra progressivement à partir du XI e siècle avec la succession de grandes dynasties (hammadite, almoravide, abdalwadideà) et l’éclosion de capitales intellec- tuelles régionales florissantes comme Béjaïa, Tlemcen, Fès et Kairouan qui favoriseront le déve- loppement des connaissances et l’émergence de penseurs et écri- vains de grande lignée à l’image de Ibn Tofeil, Ibn Rachiq ou Abderrahmane Ibn Khaldoun. Après la disparition de ce der- nier, des spécialistes ont parlé du déclin intellectuel et littéraire du Maghreb en omettant de préciser que cette dépréciation a touché la production en langue classique et vu, en compensation, l’affirmation et l’essor de la littérature en arabe populaire (maghribi ou melhoun) portée par une noria de poètes ayant repris vaillamment le flam- beau de la création tels Ben M'saib, Ben Sahla, Ben Triki, Ben Khlouf, Ben Guenoun, Si M’hand (en tamazight).

La colonisation a liquidé une partie considérable de l'élite algérienne Ces chantres, en sertissant leurs rubis poétiques dans des écrins musicaux, ont planté de manière pérenne leurs chapiteaux dans la mémoire collective, en Algérie comme à travers l’ensemble du

collective, en Algérie comme à travers l’ensemble du Maghreb. La guerre de conquête coloniale a eu

Maghreb. La guerre de conquête coloniale a eu «pour effet désas- treux de liquider une partie consi- dérable de l’élite algérienne», et ce

qui restera de cette dernière enfan- tera une nouvelle intelligentsia militante croisant le fer pour faire échec à l’œuvre de dépersonnalisa- tion programmée par l’occupant», relevait le sociologue Mostefa Lacheraf, en ajoutant : «Les écrits musardant entre poésie politique et pamphlet étaient produits par des hommes qui se réclamaient avant tout d’un mouvement de réformis- me religieux, souvent éloigné de la littérature pour elle-même en tant qu’esthétique.» Cette optique

artistique ne sera assumée qu’aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale avec l’émergence d’au- teurs d’expression française «entrés» en écriture comme d’autres entrent en religion. «Toutes les forces de création de nos écrivains mises au service de leurs frères opprimés feront de la culture et des œuvres qu’ils publie- ront autant d’armes de combat qui serviront à conquérir la liberté», soulignait Mohamed Dib en 1950, et cette profession de foi ciblait la mission première attendue de tout producteur ou acteur culturel algé- rien face au défi colonial: témoi- gner pour se libérer et contribuer à la libération des siens. Les œuvres de Feraoun, Kateb Yacine, Mameri, Dib, Djebar Assia, Haddad Malek, Bourboune et de tant d’autres, chantent encore dans les mémoires et balisent le champ de la littérature romanesque algé- rienne après le point de non-retour du 8 mai 1945 et le round ultime de novembre 1954 annonciateur de la délivrance de l’imposture colo- niale. Avec la libération du pays se mettent en mouvement, à côté de pionniers amorçant une nouvelle phase d’écriture (Dib, Kateb), de jeunes écrivains qui, tels Rachid Boudjedra et Tahar Ouettar, décrè- tent que le combat se situe désor- mais à l’intérieur du corps social et de soi-même et que «le linge sale de la famille se lavera à ciel ouvert».

«le linge sale de la famille se lavera à ciel ouvert». La littérature tamazight creuse sans
«le linge sale de la famille se lavera à ciel ouvert». La littérature tamazight creuse sans

La littérature tamazight creuse sans complexe ses sillons Cette prise de parole incisive va s’exprimer sur un double clavier linguistique, en signant, notam- ment, l’émergence du roman en langue arabe à partir des années 1970. Si la nouvelle en langue nationale s’offre en visibilité au début des années 1950 grâce à Réda Houhou avant d’être arpen- tée de manière graduellement sou- tenue dans les étapes suivantes par de nombreux auteurs en généra- tions successives (Rekibi, Ounissi, Doudou, Mouni, Bellahcen, Sayah, Menour, Bouchefiretà), c’est Abdelhamid Benhedouga, avec le Vent du Sud (1972), qui ouvre le bal du roman en arabe accompagné dans la foulée par Tahar Ouettar (l’As, 1974) et Merzak Begtache (Les Oiseaux en plein midi, 1975), jouant le rôle d’éclaireurs pour une génération aussi talentueuse que décom- plexée, alignant des plumes comme Mohamed Sari, Amine Zaoui, Wacini Laaredj, Ahlam Mostghanemi, Djilali Khellas. Ce dernier, ancien directeur des ex- éditions de l’Enal, estime que la littérature algérienne de langue arabe, en pleine ascension avec une nouvelle fournée d’écrivains guignant une place au soleil (Mefti, Foughali, Boutadjine, Benmansour Abdelwahab, Layachi, Salah Yasmina et Dik

Benmansour Abdelwahab, Layachi, Salah Yasmina et Dik Zahraà), «se hisse au niveau de la production littéraire

Zahraà), «se hisse au niveau de la production littéraire du Machrek, voire de la production universelle moderne à laquelle elle emprunte largement sur le plan des formes et des techniques». Ce qui parait sûr est que cette composante de la littérature algé- rienne d’expression arabe - une autre en tamazight creuse égale- ment sans complexe ses sillons - a fait un grand pas pour tendre gra- duellement, sur le double plan thé- matique et esthétique, vers une homogénéisation par le haut avec sa consœur de graphie française. Cette dernière, dont certains spécialistes avaient prédit un «tarissement inéluctable» (Abdelkébir Khatibi), continue à goudronner sa voie avec la mise sur orbite de nouveaux écrivains, continuateurs de leurs aînés dispa- rus de mort naturelle ou violente (Feraoun, Haddad, Mameri, Djaout, Mimouni, Belamri, Aba, Dib, Kateb), mais dont les œuvres écrites à hauteur d’hommes conti- nueront à parler profondément à leurs semblables. Ayant franchi pour une bonne partie d’entre eux le cadre national de la notoriété (Malika Mokaddem, Benmansour Latifa, Tengour, Kacimi, Allel Malika, Metref, Magani, Djemai, Benmalek, Bey Maïssa, Mouleshoul dit Yasmina Khadra), ou surfant pour d’autres sur des opportunités littéraires (organisa- tions de concours) pour franchir l’antichambre qui prépare les hori- zons de la reconnaissance (Hamoutène Leïla, Daoud, Ayoub, Benachour), ces nouveaux pas- seurs d’humanité singulière, déployés sur le sol natal ou en terre de migration, racontent des espaces intérieurs et extérieurs qui vacillent, où êtres et sociétés téles- copés par des idéologies semeuses de souffrances, de haine et de mort vivent dans un état de sismicité permanente et angoissante, sans se départir néanmoins d’un brin d’es- poir chevillé au cœur.

Société

18

EL MOUDJAHID

UNE BALADE À TRAVERS LA VILLE

Voyage au bout d’Alger

Entre Alger d’hier et d’aujourd’hui, il y a comme une sacrée différence. D’ailleurs, les Algérois sont les premiers à le déplorer en regrettant, à raison, la fameuse Belle époque. Mais ils ne sont pas les seuls puisque tous ceux qui aiment la capitale adhèrent à ce sentiment de nostalgie. A défaut donc de refaire le monde, juste une virée dans les entrailles de la cité

La rue Harriched, ex-Mogador:

Place forte du commerce des bijoux et de l’or. Puisque c’est là où est instal- lée, depuis 1860, l’ex-caisse du crédit municipal, premier mont-de-piété d’Algérie créé en 1853. Les Galeries algériennes : Ex- Galeries de France de style néomau- resque, devenues algériennes fortes de trois étages. Le Musée national d’art mo- derne et contemporain d’Alger :

Héritier des Galeries algériennes, bap- tisé «Mama» par les Algérois ouvert en 2009. La Cinémathéque : Ex-Club nu- méro 26 et haut lieu culturel qui faisait courir le Tout-Alger de l’élite. Pour des débats intenses et la projection de films universels et nationaux my- thiques. Souvent en présence même des réalisateurs. L’ancien Casino : Remonte à 1910 ; programmait alors concerts, va- riétés et films. Depuis 1972, siège de la célèbre école de musique andalouse El Djazairia el Mossilia. Rue Ahmed-Chaïb, ex -Tanger :

Ruelle populaire réputée pour ses gar- gotes légendaires. D’où ce dicton sur mesure : «Le matin rue Tanger, le midi rue Manger, le soir rue Danger.». Outre l’incontournable «Roi de la lou- bia», minuscule resto où l’on se régale de sardines grillées ou de têtes de mouton, ou bouzelouf, plat populaire par excellence. La mosquée des Mozabites : Edi- fiée vers 1850 sur une mosquée plus ancienne. Le palais de justice : Récemment rénové, au premier étage une plaque y commémore la mémoire de l’avocat Ali Boumendjel, nationaliste de la première heure. Le square Port-Saïd, ex-Aris- tide-Briand dit Bresson : A été un pivot de l’âge colonial, lieu de prédi- lection de la bourgeoisie européenne. ; emplacement à l’époque de l’an- cienne porte turque de Bab-Azzoun. Le grand café Tantonville : Une des célèbres brasseries de l’époque française. Sa grande terrasse jouxtant l’ex-Opéra d’Alger accueille en parti- culier les comédiens qui se remémo- rent le bon vieux temps. Le Théâtre national d’Alger :

Ex-Opéra et ex-Théâtre municipal d’Alger date de 1860. Rebâti en 1883 à la suite d’un incendie par l’architecte Oudot. Le centre de repos des anciens moudjahidine : Ancienne académie

de repos des anciens moudjahidine : Ancienne académie militaire de la période coloniale, lieu de réunion
de repos des anciens moudjahidine : Ancienne académie militaire de la période coloniale, lieu de réunion
de repos des anciens moudjahidine : Ancienne académie militaire de la période coloniale, lieu de réunion
de repos des anciens moudjahidine : Ancienne académie militaire de la période coloniale, lieu de réunion
de repos des anciens moudjahidine : Ancienne académie militaire de la période coloniale, lieu de réunion

militaire de la période coloniale, lieu de réunion des officiers de la garnison d’Alger. La place Touati-Mohamed, ex- Bresson : Construite sur les remparts de l’ancienne citadelle. Il y a fort long- temps, un platane trois fois centenaire y protégeait le tombeau de Sidi Man- sour. La rue Bab-Azzoun : Proche de la Casbah, cette rue populaire a aussi la particularité d’être une ancienne voie romaine découverte lors des pre- mières constructions de l’occupation française. Notre-Dame d’Afrique : Sa construction de style néobyzantin est décidée dès avril 1854 par Monsei- gneur Pavy, elle est conçue par l’ar- chitecte Jean Eugène Fromageau.

Bologhine, ex-Saint-Eugéne :

Bologhine rebaptisé ainsi à l’indépen- dance par référence à Bologhine Ibn Ziri, refondateur d’Alger au milieu du X e siècle. Le Bastion 23 : Une des seules survivances de l’ancien quartier de la marine. Entièrement restauré, ce site date d’environ 1576 ; on dit qu’il au- rait été bâti par le raïs Mami et achevé par le dey Mustapha Pacha. Au- jourd’hui, pôle culturel indéniable. L’amirauté et sa darse : sL’Ami- rauté est construite sur les anciens îlots qui donnèrent leur nom à Alger, El Djazaïr signifiant les îles. Une lé- gende rapporte que la ville fut fondée par Hercule et vingt de ses compa- gnons qui la surnommèrent Eikosi, de- venu Icosium en latin.

La place des Martyrs : Son vaste sous-sol témoigne encore de la dynamique maritime du temps de la prospérité des corsaires. Soutenu par un système de voûtes, il corres- pondrait en partie à la localisation de l’arsenal turc, le Tarsana où étaient construits et entretenus les navires. L’hôtel Es-Safir ou ex-Casino - hôtel Aletti : De l’ancien nom du pro- priétaire, il fut construit en 1929-1930 par les architectes Auguste Bluyssen et Jachim Richard. L’ancien Hôtel de ville d’Alger:

Sa construction aux lignes modernes et classiques, lancée en 1934 par les frères Niermens et J-L Ferlié, est dé- finitivement achevée en 1953. La wilaya d’Alger : Avec ses stucs sculptés et ses petites coupoles,

cette ex-préfecture néomauresque de style dit «Jonnart», agrandie dans les années 50, est initialement conçue par Jules Voinot en 1909, alors que le cé- ramiste Soupireau est chargé de l’or- nementation intérieure. La Pêcherie et la baie d’Alger :

On y sert au 6, rue Tindouf de déli- cieuses sardines grillées à l’heure du déjeuner. Avis aux amateurs Le square Sofia, ex-Guynemer :

Dit parfois aussi square Bab-Azzoun, du nom de l’ancien fort turc Bordj- Ras-Tafoura, qui a lui-même donné son nom à l’actuel parking bâti par Hassen Pacha vers 1532. Par Amar Zentar A suivre

Source : In Guide touristique d’Alger

PRÉPARATIFS POUR LE MOIS SACRÉ

Les ménages se mettent déjà aux couleurs du Ramadhan

L es femmes retroussent leurs manches pour se préparer au Ramadhan. Au- delà de la préparation spirituelle, tout

doit être nickel. Le parterre, les murs, les meu- bles, la vaisselle, tout doit briller de propreté. Comme le veut la tradition, il n’est pas ques- tion d’accueillir le mois sacré sans ce rituel, annonciateur, en fait de l’arrivée du mois de la «rahma». Les Algériennes, fidèles à leurs habitudes, ne veulent pas passer à côté de cet évènement religieux, lié aussi aux rencontres familiales et aux retrouvailles qui font sa spé- cificité. C’est ainsi qu’elles profitent des der- niers jours qui nous séparent du mois sacré pour «revigorer» leur maison. Le Ramadhan

mérite bien cette attention particulière, doivent penser beaucoup de femmes, lesquelles ne lé- sinent pas sur les moyens, ni matériels, encore moins sur le plan de l’effort, pour honorer les us et coutumes et souhaiter la bienvenue à un mois aux charmes incontestables et incontes-

tés. La gent féminine se lance désormais dans une course contre la montre pour être au ren- dez-vous. Si certaines comptent sur elles- mêmes et puisent leurs forces pour accomplir cette tâche de la place qu’accorde la famille

accomplir cette tâche de la place qu’accorde la famille algérienne à ce mois, d’autres, en fait,

algérienne à ce mois, d’autres, en fait, ne re- culent pas devant l’éventualité de faire appel aux filles, petites-filles, cousines et autres membres de la famille pour réussir cette tâche. Dans bien des cas, le choix d’une aide d’une

tierce personne, une femme de ménage, est même recommandé notamment pour les femmes actives qui, trop souvent, éprouvent du mal à concilier, faute de temps, leur vie ac- tive et leur foyer. Les préparatifs pour le Ra-

madhan sont contraignants pour les femmes, qui préfèrent commencer ce genre de «be- sognes» bien avant l’échéance pour ne pas être bousculées par le facteur temps. Et pour cela, elles sont tenues de s’arranger en fonction de leurs obligations quotidiennes. La liste des tâches domestiques est longue et épuisante, mais le mois sacré mérite cette «distinction» et cette touche féminine qui lui est accordée non seulement par les femmes, mais par toute la famille. A quelques jours de la nuit du Doute, tout est pratiquement fin prêt pour l’évènement re- ligieux tant attendu par les jeûneurs. Le grand nettoyage est accompli avec suc- cès, la vaisselle et les ustensiles de cuisine des heureuses occasions sont rangés à portée de main pour honorer le Ramadhan. Il ne faut surtout pas oublier les incontournables épices et condiments de cuisine qu’il faut rincer, moudre et soigneusement préserver pour gar- der leurs saveurs. Les ménages sont déjà, de- puis quelque temps, aux couleurs du mois sacré, d’autant plus que certains ont profité des derniers jours du mois de «chaâbane» pour jeûner.

Samia D.

Mercredi 18 Juillet 2012

SSéélleeccttiioonn

Télévision

24

EL MOUDJAHID

19h50 ESPRITSCRIMINELS:PARASITE Réalisateur : Charles S. Carroll. Avec : Joe Mantegna (David Rossi), Thomas Gibson

19h50

ESPRITSCRIMINELS:PARASITE

19h50 ESPRITSCRIMINELS:PARASITE Réalisateur : Charles S. Carroll. Avec : Joe Mantegna (David Rossi), Thomas Gibson

Réalisateur : Charles S. Carroll. Avec : Joe Mantegna (David Rossi), Thomas Gibson (Aaron «Hotch» Hotchner), Shemar Moore (Derek Morgan), Matthew Grey Gubler (Dr. Spencer Reid), A.J. Cook (Jennifer «J.J.» Jareau).

L'équipe d'esprits criminels colla- bore avec l'agent Goldman de San

Diego. Ce dernier suit à la trace un arnaqueur, qui est passé de l'escro-

querie au meurtre

il n'avait jamais tué ses victimes,

mais son mode opératoire a changé

Sa dernière victime, Carla Marshall, a été assassinée dans sa maison de

Miami, il y a deux jours

cible principalement des femmes cé- libataires et fortunées

Le suspect

Jusqu'à présent,

19h35
19h35
19h35

DES RACINES ET DES AILES :

Les couleurs du Périgord

DES RACINES ET DES AILES : Les couleurs du Périgord Entre Aquitaine et Massif cen- tral,
DES RACINES ET DES AILES : Les couleurs du Périgord Entre Aquitaine et Massif cen- tral,

Entre Aquitaine et Massif cen- tral, le Périgord dévoile un patri- moine exceptionnel. De grottes préhistoriques en châteaux, de bas- tides séculaires en villages de carac- tère, le Périgord offre un étonnant

voyage à travers le temps

la capitale du Périgord noir. Romain Bondonneau est histo- rien et auteur de guides sur sa cité dont il explore inlassablement les monuments comme la mystérieuse lanterne des morts. Avec un photo- graphe italien, amoureux de la ré- gion, il survole pour la première fois en montgolfière la majestueuse val- lée des châteaux.

Sarlat est

la majestueuse val- lée des châteaux. Sarlat est 19h50 L’ANGE DU MAL Réalisateur: Michele Placido. Avec

19h50

L’ANGE DU MAL

Réalisateur: Michele Placido. Avec : Kim Rossi Stuart (Renato Vallanzasca), Filippo Timi (Enzo), Moritz Bleibtreu (Sergio), Valeria Solarino (Consuelo), Paz Vega (Antonella D'Agostino).

Surnommé «l'Ange du mal», beau gosse, Renato Vallanzasca, malgré les violences commises et son mépris cinglant pour les au- torités et l'opinion, sut gagner quelques cœurs - notamment de femmes - par son charme et son humour. C'est le paradoxe de ce hors-la-loi qui débuta sa «carrière» alors qu'il était enfant. À 25 ans, il comptait autant d'évasions que d'ar- restations jusqu'à celle de 1987 qui mit un terme à ce parcours des- tructeur et qui s'est conclue par une condamnation à une quadruple perpétuité ; 260 ans de prison qu'il continue de purger

; 260 ans de prison qu'il continue de purger 19h50 Les inédits de l’été : Travailler
; 260 ans de prison qu'il continue de purger 19h50 Les inédits de l’été : Travailler
; 260 ans de prison qu'il continue de purger 19h50 Les inédits de l’été : Travailler
19h50
19h50

Les inédits de l’été :

Travailler l’été :

ma vie de saisonnier

Présentateur : Mélissa Theuriau.

Chaque année, les saisonniers sont les petites mains de nos vacances. Bon plan pour certains, galère pour d'autres, l'été des saisonniers est une course éprouvante, au rythme de pa- trons qui n'ont que quatre mois pour réaliser leur chiffre d'af- faires de l'année. Il y aurait entre 1,5 millions et 2 millions de saisonniers en France, dont 800 000 dans l'agriculture et 400 000 dans les hôtels, cafés et restaurants.

et 400 000 dans les hôtels, cafés et restaurants. 19h50 Le grand voyage de la vie

19h50

Le grand voyage de la vie

Réalisateur: Jo Baier. Avec : Bruno Ganz (Tiziano Terzani), Elio Ger- mano (Folco Terzani), Erika Pluhar (Angela Ter- zani), Andrea Osvart (Saskia Terzani), Nicolo Fitzwilliam Lay (Novi). Installé dans sa maison des collines de Toscane avec son petit gompa tibétain au fond du jardin, Ter- zani se prépare à son dernier voyage avec sa famille. Il s'entretient avec son fils Folco de tous les sujets qui lui tiennent à cœur : son parcours atypique, ses voyages, ses engagements, l'état du monde, la poli- tique, les religions, les philosophies d'Extrême-Orient, les valeurs morales qui devraient motiver les êtres hu- mains. D'origine modeste, l'Italien Tiziano Terzani (1938- 2004) a commencé à arpenter le monde très tôt. Il dé- bute comme journaliste à Il Giorno avant d'être engagé en 1971 par Der Spiegel, le prestigieux hebdomadaire de Hambourg

journaliste à Il Giorno avant d'être engagé en 1971 par Der Spiegel , le prestigieux hebdomadaire

Programme

daujourdhui

Canal Algérie

12h00 : Journal en français+météo 12h25 : Ahl e'raya (21) 13h30 : Kaid nissa'e (25+26 éme ptie) 14h40 : Taqafat oua tourath assia (08) 15h25 : La princesse et le dionosaure 16h40 : Vicky le viking (22) 17h30 : Pré sélection tadj el qor'ane 18h00 : Journal en amazigh 18h25 : El badra II (10) 19h00 : Journal en français+météo 20h00 : Journal en arabe 20h45 : En quête de vérité 22h10 : Djil chabab 23h05 : Nedjoua karem 00h00 : Journal en arabe

TV5

10:00 TV5 monde, le journal 10:15 Tout le monde veut pren- dre sa place 11:05 Recettes de chefs 11:30 Les Boys 12:00 1x5 - Des espaces et des idées : La salle de bains 12:30 Le journal de la RTBF 13:00 Les méchantes 15:00 TV5 monde, le journal 15:25 Questions pour un cham- pion 16:00 Ports d'attache : Tel Aviv 17:00 TV5 monde, le journal 17:40 Les Boys 18:05 Ricardo 18:30 Tout le monde veut pren-

dre sa place 19:30 Le journal de France 2 20:00 L'Algérie des chimères :

Le royaume arabe 21:40 TV5 monde, le journal 21:50 Le journal de la RTS 22:25 Passe-moi les jumelles 23:15 TV5 monde, le journal - Afrique 23:30 Sud, côté court : Hasaki Ya Suda 00:00 Mascarades 01:30 On ne mourra pas 02:00 TV5 monde, le journal 02:30 A bon entendeur 03:00 TV5 monde, le journal 03:25 Le plus grand musée du monde : Le domaine national de chambord 04:01 Les abricots d'Anatolie

TF1

12:00 Journal 12:40 Petits plats en équilibre été 12:55 Julie Lescaut : Beauté fa- tale 14:35 Le gendre idéal 16:20 Grey's Anatomy : Savoir pardonner 17:10 Secret Story 18:05 Au pied du mur ! 19:00 Journal 19:50 Esprits criminels : Pa- rasite 20:35 Esprits criminels : La grande faucheuse 21:25 Esprits criminels : Don- nées privées 22:10 Smash : Sans voix 23:00 Smash : Show devant ! 23:50 Countdown : Les anciens élèves 00:45 50 mn Inside : 50mn In- side en vacances

ARTE

11:15 Carnet de voyage : Cuba 11:50 Arte Journal 12:00 X:enius : Toujours plus vite et mieux : comment opti- miser son cerveau ? 12:30 La Pologne sauvage 13:15 Le frère 13:55 Le choix de Jane 15:20 X:enius : Pourquoi consomme-t-on de l'alcool ? 15:55 Le Saint : Annette 16:45 Le peuple des océans :

Le peuple des récifs 17:30 La perspective Nevski :

L'avenue mythique de Saint- Pétersbourg 17:15 Dans tes yeux : Loui- siane 18:40 La minute vieille 18:45 Arte Journal 19:05 Les grandes stations bal- néaires : Hua Hin - Thaïlande 19:50 Le grand voyage de la vie 21:20 Mystérieusement Klimt 22:20 L'arc-en-ciel 23:55 Personne ne bouge ! 00:40 Fish Tank

FRANCE 2

12:00 Journal 12:50 Toute une histoire 13:40 Tour de France 16:25 L'après-Tour 17:55 Mot de passe 18:50 Image du Tour 19:00 Journal 19:32 Tirage du Loto 19:35 Inquisitio : Hic jacet : Ci- gît 20:25 Inquisitio : Aura popula- ris : Le souffle populaire 21:10 Tout le monde chante contre le cancer 22:40 Dans quelle éta-gère 22:45 Journal de la nuit 23:00 Clérambard 01:15 Les chemins de la foi 02:15 Des serpents dans la ville 02:55 Marie-Antoinette, la vé- ritable histoire

FRANCE 3

11:25 Journal national 11:50 Tour de France 13:50 En course sur France 3 14:05 Maigret : Madame Qua- tre et ses enfants 15:40 Des chiffres et des lettres 16:30 Slam 17:10 Questions pour un cham- pion 18:30 Journal national 19:00 Tout le sport 19:10 Plus belle la vie 19:35 Des racines et des ailes :

Les couleurs du Périgord 21:35 Soir 3 22:00 L'ombre d'un doute 22:01 Léonard de Vinci, l'homme du mystère ? 22:55 Débat 23:10 Affaires classées : Les diaboliques d'Urcel 01:00 Un livre un jour

CANAL +

11:20 Mon oncle Charlie :

L'énorme tête de mon fils 11:45 Le JT 12:05 Comme un poisson dans l'eau : Groenland 13:05 Mes meilleures amies 15:05 L'été papillon 15:30 Mister Bob 17:20 Les Simpson : Sexe, men- songes et gâteaux 17:45 Le JT 18:05 Happy Hour 19:15 L'été papillon 19:50 L'ange du mal 21:40 Body of Proof : Le ressus- cité 23:05 Sanctum

M6

11:05 Modern Family : Une soirée très gay 11:45 Le 12 45 12:00 Scènes de ménages 12:45 Grand hôtel : L'objet de tous les désirs 14:15 Grand hôtel : Faute de preuves 15:30 Un gars, une fille 16:35 Un dîner presque parfait 17:45 L'été de 100 % mag 18:45 Le 19 45 19:05 En famille 19:50 Zone Interdite : Les inédits de l'été : Travailler l'été : ma vie de saisonnier 22:00 La vraie histoire de : Vanessa Paradis 23:20 La vraie histoire de : Sophie Marceau 00:35 Justified : Epitaphe 01:20 Justified : De haine et de poussière 02:05 M6 Music

FRANCE 5

11:00 Zouzous 12:40 Le magazine de la santé 14:55 Visages du littoral : La Méditerranée 15:50 Un refuge pour les orangs-outans : Une équipe aux petits soins 16:45 C dans l'air 18:00 Silence, ça pousse ! 18:45 Stratégies de séduction 19:35 La maison France 5 20:25 Silence, ça pousse ! 21:10 C'est notre affaire 21:45 C dans l'air 22:50 Dangers dans le ciel :

L'avion fantôme, Helios Air- ways 522 23:40 Danger sur les requins de l'île de Pâques 00:30 Le mystère de Vanikoro 01:25 Expédition Grand Rift :

Ligne de vie 04:35 C dans l'air

Mercredi 18 Juillet 2012

Détente

25

EL MOUDJAHID

Page animée par Mourad Bouchemla Mots CROISES Nº 3 837
Page animée par Mourad Bouchemla
Mots CROISES
Nº 3 837
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 I II III IV V
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
I
II
III
IV
V
VI
VII
VII
I
IX
X
 

Définitions

 
     

HORIZONTALEMENT

 

I-

Cordon Littoral-Abasourdi.

II-Fleuve

Rebondir

III-Appréciation-Véhicule

Glacial- Fait de IV Rêver- qui

du Monde

Désigne.V.Sort de L’OrdinaireVI- Choix-En Rêve-Champion.VII-

Sacré-Ville

de Hongrie

VIII- De

ce qui

est Mat-période De

Civilisation .IX-Poisons-Rassemblé X- Pas D’ici

 

VERTICALEMENT

 

1- Section de Lobe.2-Oiseau Sacré-Joyeux.3 User La Pointe

4. Parer-Remua les Tisons

5. une Fixation.6 Écourte-Désert .7

Jeune

Fille

du Paradis-Voyelle

Double.

8

Se Lit

En Premier-

Baigneur

9

En Rond-Campement Militaire.

10

On

y Danse-

CapitaineTurc

 

SOLUTION DES MOTS CROISES

 

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

1

L
L

I

D

O

 

A

H

U

R

I

2

O

B

 

R

E

B

O

N

D

 

3

B

I

E

N

 

R

U

E

 

B

4

E

S

P

E

R

E

R

 

C

A

5

C

 

O

R

I

G

I

N

A

L

6

T

R

I

 

V

E

 

A

S

 

7

O

I

N

T

E

 

E

G

E

R

8

M

A

T

I

T

E

 

E

R

E

9

I

N

E

S

 

R

E

U

N

I

10

E

T

R

A

N

G

E

R

E

S

SOLUTION DES MOTS FLECHES

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1 2 3 4 5

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

L

A

N

G

U

E

T

T

E

 

A

C

 

A

L

L

O

U

E

R
R

M

U

N

I

 

A

G

A

 

A

P
P

L

O
O

N

G

E

E

 

M

C

A

 

C

E

R

I

S

A

I

E

D

U

E

D U E A S   C A  

A

S

 

C

A

 

A

R

 

H

A

 

H

A

U

T

I

N

C

O

L

L

A

B

L

E

R

E

A

L

 

O

R

I

E

L

E

S

S

A

I

 

E

T

R

E

Mots FLECHES Nº 3 837 NSTRUMENT MEDICAL TYPÉ EN FACE ATTRIBUER FÊTE LE MARIAGE ENPULL
Mots FLECHES
Nº 3 837
NSTRUMENT
MEDICAL
TYPÉ
EN FACE
ATTRIBUER
FÊTE LE MARIAGE
ENPULL
VOYELLEDOUBLE
ÉQUIPÉ
ASSASSINA
TITRETURC
ENMARCHE
VÊTEMENT
DE CÉRÉMONIE
SAUTDANSL’EAU
DE CETTE SORTE
FOND
DE PARACHUTRE
PLANTATION
D’ ARBRES FRUITERS
RÉVERBÈRE
PROTECTION
FRUIT LE CHAT
PALMIER
REDEVABLE
DÉSIGNE
CRACK
RAMEAU
INTERJECTION
PETITEÉCRAN
CASES ÀCHOIX
ÉLÉVE
ENARC
INTERJECTION
UN PROBLÈME
JAMAISATTRAPÉ
VASESACRÉ
D’UNVAISSEAUROYAL
BALCONEN
ENCORBELLEMENT
ENLOT
TEST
INDIVIDU
Nº 3 837
Mot CACHÉ
Grille
3.
Chapiteau
34.Chat--Tigre
20.Stupidité
E
L
A
B
O
U
R
A
G
E
C
H
A
L
U
T
A
G
E
N
6.
Majordome
35.Cadastrer
22.Linotypie
C
P
R
E
M
I
E
R
N
E
S
U
L
F
A
T
A
G
E
M
11.Instamment
36.AïnBenian
23.Quantième
H
C
A
T
A
L
Y
S
E
T
R
S
O
U
F
R
A
G
E
A
12.Subreptice
37.Survivant
24.Colonelle
A
C
I
L
L
E
M
E
N
T
H
Y
P
O
P
H
Y
S
E
J
13.Grainetier
38.Panteler
25.Sermonner
P
I
S
G
E
E
M
A
J
O
R
Q
U
E
P
M
P
S
P
O
14.Ellipsoïde
39.Fauchage
27.Forniquer
I
N
U
R
L
S
T
U
P
I
D
I
T
E
B
A
E
O
E
R
16.Mastodonte
40.Graphite
29.Epaulette
T
S
B
A
L
L
I
N
O
T
Y
P
I
E
R
S
T
L
R
D
17.Pétrissage
41.Fier-àbras
30.Jurassien
E
T
R
I
I
Q
U
A
N
T
I
E
M
E
O
T
R
E
N
O
18.Solenniser
42.Outrageux
1.
Labourage
A
A
E
N
P
C
O
L
O
N
E
L
L
E
S
O
I
N
I
M
19.Pernicieux
U
M
P
E
S
S
E
R
M
O
N
N
E
R
S
D
S
N
C
E
43.Prédateur
2.Chalutage
21.Brosseur
C
M
T
T
O
F
O
R
N
I
Q
U
E
R
E
O
S
I
I
H
7. Catalyse
4. Premier- né
26.Cuistance
U
E
I
I
I
E
P
A
U
L
E
T
T
E
U
N
A
S
E
A
8. Soufrage
5. Sulfatage
28.Hachement
I
N
C
E
D
J
U
R
A
S
S
I
E
N
R
T
G
E
U
C
31.Carénage
9. Cillement
S
T
E
R
E
R
C
A
R
E
N
A
G
E
E
E
E
R
X
H
32.Hexagonal
10.Hypophyse
T
L
A
N
O
G
A
X
E
H
R
U
E
L
L
I
U
O
F
E
33.Fouiller
15.Majorque
A
E
R
G
I
T
T
A
H
C
R
E
R
T
S
A
D
A
C
M
N
A
I
N
B
E
N
I
A
N
T
N
A
V
I
V
R
U
S
E
CHEF DE PROJET
C
R
E
L
E
T
N
A
P
N
E
E
G
A
H
C
U
A
F
N
E
R
E
T
I
H
P
A
R
G
F
I
E
R
A
B
R
A
S
T
U
X
U
E
G
A
R
T
U
O
R
U
E
T
A
D
E
R
P
R
SOLUTIONPRECEDENTE:Défleuraison

Mercrerdi 18 Juillet 2012

Publicité

26

EL MOUDJAHID

KANAGHAZ DIRECTION TRAVAUX DIVISION SOUS-TRAITANCE AVIS D'ATTRIBUTION PROVISOIRE DE MARCHÉ Conformément aux

KANAGHAZ DIRECTION TRAVAUX DIVISION SOUS-TRAITANCE

AVIS D'ATTRIBUTION PROVISOIRE DE MARCHÉ

Conformément aux dispositions de la réglementation des marchés applicable aux sociétés du groupe SONELGAZ, la Société KANAGHAZ, Direction Travaux, informe l'ensemble des soumissionnaires ayant participé à l'appel d'offres national ouvert Nº04/KG/DT/12, paru sur le BAOSEM n°168/12 du 20/06/2012, relatif aux travaux d'ouverture de piste et tranchée projets antenne El Aricha (W. TLEMCEN), antenne Taghit (W. BECHAR) et antenne Béni Abbès (W. BECHAR), qu'après ouverture et

évaluation des offres financières, les marchés ont été attribués provisoirement aux soumissionnaires ci-après:

1- Antenne EL ARICHA (W. TLEMCEN)

- Ent . MOUACI Abdelkader

- Montant de l'offre en TTC : 14 625 000,00 DA.

- Délais : 02 mois et 15 jours.

- Critères de choix : moins-disant 2- Antenne TAGHIT (W. BECHAR)

- Ent. BOUDJERADA Djamel

El Moudjahid/Pub

- Montant de l'offre en TTC : 28 080 000,00 DA.

- Délais : 03 mois.

- Critères de choix : moins disant

3- Antenne BENI ABBES (W. BECHAR)

- Ent. EL FATH /Spa

- Montant de l'offre en TTC : 33 930 000,00 DA.

- Délais : 02 mois.

- Critères de choix : moins-disant

Les soumissionnaires qui contestent le choix opéré par KANAGHAZ, Direction Travaux, peuvent introduire un recours dans les dix (10) jours comptés à partir de la date de la première publication de l'avis d'attribution provisoire, auprès du président de la

commission d'examen des cahiers des charges

et marchés de KANAGHAZ, Direction Travaux,

domiciliée à l'adresse suivante :

KANAGHAZ, Route Nationale Nº24 BP Nº115- BOUMERDÈS

ANEP 303005 du 18/07/2012

AVIS D'ATTRIBUTION PROVISOIRE DE MARCHÉ

Conformément aux dispositions de la réglementation des marchés applicable aux sociétés du groupe SONELGAZ, la société KANAGHAZ, Direction des Approvisionnements, informe l'ensemble des soumissionnaires ayant participé à l'appel d'offres n°01 /AONI/DA/2012, relatif à l'acquisition de :

PISTONS MOUSSE (SOUPLES ET DURS) ET COUPELLES DIFFÉRENTS DIAMETRES EN TROIS (03) LOTS qu'après ouverture et évaluation des offres financières, le marché a été attribué provisoirement aux soumissionnaires ci-après:

LOT N°01 : 355 pistons mousse souples différents diamètres. S.T.I Montant du marché : 4.443.288,75 DA en H. T. Délais de livraison : Trois (03) mois Critère de choix : Moins-disant LOT N°02 : 98 pistons mousse durs différents diamètres IDENTIK SAS Montant en Euros : 28.012,60 € Montant en Dinars: 2.794.444,53 DA en H. T. Délais de livraison : Trois (03) mois Critère de choix : Moins-disant

LOT N°03 : 220 coupelles à boisseau différents diamètres Déclaré infructueux Les soumissionnaires qui contestent le choix opéré par KANAGHAZ, Direction des Approvisionnements, peuvent introduire un recours dans les dix (10) jours comptés à partir de la date de la première publication de l'avis d'attribution provisoire, auprès du PRESIDENT DE LA COMMISSION D'EXAMEN DES CAHIERS DES CHARGES ET DES MARCHES DE KANAGHAZ, DIRECTION DU MATERIEL domiciliée à l'adresse suivante :

KANAGHAZ DIRECTION DES APPROVISIONNEMENTS ZONE INDUSTRIELLE DE ROUIBA - VOIE B-BP N° 37

El Moudjahid/Pub

ANEP 303011 du 18/07/2012

AVIS D'APPEL D'OFFRES INFRUCTUEU X KANAGHAZ Spa DIRECTION DU MATERIEL Conformément aux dispositions de la

AVIS D'APPEL D'OFFRES INFRUCTUEUX

KANAGHAZ Spa DIRECTION DU MATERIEL

Conformément aux dispositions de la réglementation des marchés applicable aux sociétés du Groupe SONELGAZ, la Société de Réalisation de Canalisations, KANAGHAZ

Spa, Direction du matériel, informe l'ensemble des soumissionnaires ayant participé à l'appel d'offres national n°03/2012/DM/KANAGHAZ du 29/05/2012 relatif à l'acquisition de :

Lot 1 : Huit (08) véhicules légers tout-terrain 07 à

09 places.

Lot 2 : Deux (02) ambulances tout-terrain équipées.

Lot 3 : Quatre (04) minibus 26 places.

qu'après ouverture et évaluation des offres techniques publiques du 04 juillet 2012, l'appel d'offres est déclaré infructueux. Lot 1 : Huit (08) véhicules légers (aucun pli reçu). Lot 2 : Deux (02) ambulances tout-terrain (aucun pli reçu). Lot 3 : Quatre (04) minibus 26 places (un seul pli reçu).

El Moudjahid/Pub

ANEP 303009 du 18/07/2012

AVIS D'ATTRIBUTION PROVISOIRE DE MARCHÉ

Conformément aux dispositions de la réglementation des marchés applicable aux sociétés du groupe SONELGAZ, la société KANAGHAZ, Direction des Approvisionnements, informe l'ensemble des soumissionnaires ayant participé à l'appel d'offres n°02/AON/DA/2012, relatif à l'acquisition de :

Fournitures de bureau et consommables en informatique

qu'après ouverture et évaluation des offres financières, le marché a été attribué provisoirement au soumissionnaire ci-après:

INFO DESK

Montant du marché : 28.999.024,00 DA en H.T Délais de livraison: au besoin de Kanaghaz Critère de choix : Moins-disant

Les soumissionnaires qui contestent le choix opéré par KANAGHAZ, Direction des Approvisionnements, peuvent introduire un recours dans les dix (10) jours comptés à partir de la date de la première publication de l'avis d'attribution provisoire, auprès du PRESIDENT DE LA COMMISSION D'EXAMEN DES CAHIERS DES CHARGES ET DES MARCHÉS DE KANAGHAZ, DIRECTION DU MATERIEL domiciliée à l'adresse suivante :

KANAGHAZ DIRECTION DES APPROVISIONNEMENTS ZONE INDUSTRIELLE DE ROUIBA - VOIE B-BP N° 37

El Moudjahid/Pub

ANEP 303010 du 18/07/2012

République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de la Communication NIF : N°411018000000090

AVIS D'INFRUCTUOSITÉ

Conformément aux dispositions de l'article 44 alinéa 01 du décret présidentiel n°10-236 du 07/1 0/2010, modifié et complété, portant réglementation des marchés publics, le ministère de la Communication informe l'ensemble des soumissionnaires ayant participé à l'avis d'appel d'offres national et international restreint N°02/12 relatif à l'aménagement de deux (02) blocs A et B, paru dans la presse suivante :

- ECH-CHAAB du 29/05/2012

- EL MOUDJAHID du 03/06/2012

- Et BOMOP, arabe et français

que l'avis d'appel d'offres sus-cité est déclaré infructueux.

El Moudjahid/Pub

ANEP 928781 du 18/07/2012

COMPAGNIE ALGERIENNE D'ASSURANCE ET DE REASSURANCE C.A.A.R EPE/SPA au capital de : 12.000.000.000 DA DIRECTION

COMPAGNIE ALGERIENNE D'ASSURANCE ET DE REASSURANCE C.A.A.R

EPE/SPA au capital de : 12.000.000.000 DA DIRECTION DE LA SUCCURASALE 600/ BOUZAREAH, PUITS DES ZOUAVES BP 35, BOUZAREAH

600/ BOUZAREAH, PUITS DES ZOUAVES BP 35, BOUZAREAH AVIS D'APPEL D'OFFRES NATIONAL RESTREINT N° 04

AVIS D'APPEL D'OFFRES NATIONAL RESTREINT N° 04 /SUCCURSALE 600 /C.A.A.R /2012

La Compagnie Algérienne d'Assurance et de Réassurance (C.A.A.R), Succursale 600 de Bouzaréah, lance un avis d'appel d'offres national restreint, pour l'acquisition du système de rayonnage pour la nouvelle agence 607 CHLEF. Les entreprises qualifiées, intéressées par le présent avis d'appel d'offres restreint, peuvent retirer le cahier des charges, contre le paiement de la somme de 2000 DA par chèque (bancaire ou CCP), auprès de :

Direction de la Succursale 600/ Bouzaréah, Puits des Zouaves BP 35 - Bouzaréah Tél. : (021) 90.35.78 /90.35.79 Les offres doivent être présentées en deux (02) parties :

1-L'offre technique contenant les documents et pièces réglementaires requis. 2-L'offre financière contenant la lettre de soumission signée et datée, avec le prix demandé. Les deux (02) offres doivent être adressées ou déposées, sous double enveloppe fermée et anonyme. L'enveloppe extérieure contenant les deux (02) plis doit être fermée et anonyme et porter la mention :

Appel d'offres national restreint Nº04/SUCCURSALE 600/C.A.A.R /2012 « Soumission à ne pas ouvrir» Acquisition du système de rayonnage pour la nouvelle Agence 607 CHLEF Direction de la Succursale 600 Puits des Zouaves BP / 35 - Bouzaréah

La date limite de dépôt des offres est fixée à vingt un (21) jours, à partir de la première parution du présent avis dans les quotidiens nationaux et le BOMOP. Les soumissionnaires resteront engagés par leur offre pendant une durée de 90 jours à compter de la date de dépôt du pli.

El Moudjahid/Pub

ANEP 303004 du 18/07/2012

Mercredi 18 Juillet 2012

Vie pratique

30

EL MOUDJAHID

Vie religieuse Horaires des prières de la journée du mercredi 28 chaâbane 1433 cor- respondant
Vie religieuse
Horaires des prières de la journée du mercredi 28 chaâbane 1433 cor-
respondant au 18 juillet 2012 :
- Dohr … 12h54
- Asr 16h44
- Maghreb
20h08
- Icha…… …… 21h44
jeudi 30 chaâbane
1433 correspondant
au 19 juillet 2012 :
-Fedjr 03h58
- Chourouk 05h44
El Moudjahid/Pub
QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION Edité par l’EPE-SPA EL MOUDJAHID au capital social de 50.000.000 DA 20,
QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION
Edité par l’EPE-SPA
EL MOUDJAHID
au capital social de 50.000.000 DA
20, rue de la Liberté, Alger
Téléphone : 021.73.70.81
Présidente-Directrice générale
de la publication
Naâma Abbas
DIRECTION GENERALE
Téléphone : 021.73.79.93
Fax : 021.73.89.80
DIRECTION DE LA REDACTION
Téléphone : 021.73.99.31
Fax : 021.73.90.43
Internet : http://www.elmoudjahid.com
E-mail : elmoudjahid@elmoudjahid.com
BUREAUX REGIONAUX
CONSTANTINE
100, rue Larbi Ben M’hidi
Tél. : (031) 64.23.03
ORAN
Maison de la Presse
3, place du 1 er Novembre : Tél. : (041) 39.34.94
ANNABA
2, rue Condorcet : Tél. : (038) 86.64.24
BORDJ BOU-ARRERIDJ
Ex-siège de la wilaya
Rue Mebarkia Smaïl, B.B.A. 34000
Tél/Fax : (035) 68.69.63
SIDI BEL-ABBES
Maison de la presse Amir Benaïssa
Immeuble Le Garden, S.B.A.
Tél/Fax : (048) 54.42.42
BEJAIA :
BP 68 - Béjaia 06000
TIZI OUZOU :
Cité Mohamed Boudiaf (ex-2.000 logts)
Bâtiment 3, 1 er étage, Nouvelle ville
Tél. - Fax : (026) 21.73.00
TLEMCEN :12, place Kairouan
Tél.-Fax : (043) 27.66.66
MASCARA : Maison de la Presse
Rue Senouci Habib
Tél.-Fax : (045) 81.56.03
CENTRE AIN-DEFLA :
Cité Attafi Belgacem (Face à la Poste)
Tél/Fax: 027.60.69.22
PUBLICITE
Pour toute publicité, s’adresser
à l’Agence Nationale de Communication d’Edition
et de Publicité “ANEP”
ALGER : 1, avenue Pasteur
Tél. : (021) 73.76.78 - 73.71.28 - 73.30.43
Fax : (021) 73.95.59 - Télex : 56.150
Télex : 81.742
ORAN : 3, rue Mohamed Khemisti
Tél. : (041) 39.10.34
Fax : (041) 39.19.04 - Télex : 22.320
ANNABA :
7, cours de la Révolution
Tél. : (038) 84.86.38 : Fax : (04) 84.86.38
Régie publicitaire
EL MOUDJAHID
20, rue de la Liberté, Alger : Tél./Fax : 021 73.56.70
ABONNEMENTS
Pour les souscriptions d’abonnements, achats de
journaux ou commandes de photos, s’adresser au
service commercial : 20, rue de la Liberté, Alger.
COMPTES BANCAIRES
Agence CPA “Che” Guevara - Alger
Compte dinars n° 102.7038601 - 17
Agence BNA Liberté
- Dinars : 605.300.004.413/14
- Devises : 605.310.010078/57
Cptes BDL - Agence Port Saïd
- Dinars : 005.00 107.400.247 86 20.28
- Devises : 005.00 107.457.247 86 20.28
Edité par l’EPE-SPA
EL MOUDJAHID
Siège social : 20, rue de la Liberté, Alger
IMPRESSION
Edition du Centre :
Société d’Impression d’Alger (SIA)
Edition de l’Est :
Société d’Impression de l’Est, Constantine
Edition de l’Ouest :
Société d’Impression de l’Ouest, Oran
Edition du Sud :
Unité d’Impression de Ouargla (SIA)
DIFFUSION
Centre : EL MOUDJAHID
Tél. : 021 73.94.82
Est : SARL “SODIPRESSE” :
Tél-fax : 031 92.73.58
Ouest : SARL “SDPO”
Tél-fax : 041 46.84.87 : Sud : SARL “TDS”
Tél-fax : 029 75.02.02
France : IPS (International Presse Service)
Tél. 01-46-07-63-90
Les manuscrits, photographies ou tout autre document et
illustration adressés ou remis à la Rédaction ne sont pas
rendus et ne peuvent faire l’objet d’une réclamation

Condoléances

Le président et les membres du Conseil d'Administration, le

directeur général de la Caisse nationale d'assurance chômage,

ainsi que l'ensemble du personnel, très affectés par le décès du

père de Monsieur BRAHIMI Moussa, vice-président du

Conseil d’Administration, présentent à la famille du défunt

leurs sincères condoléances et l’assurent en cette pénible

circonstance de leur profonde compassion.

Que Dieu le Tout-Puissant accorde au défunt Sa Sainte

Miséricorde et l'accueille en Son Vaste Royaume.

«A Allah nous appartenons et à Lui nous retournons.»

El Moudjahid/Pub

ANEP 929232 du 18/07/2012

Condoléances

Le président Directeur Général et l'ensemble du personnel de Sonatrach très affectés par le décès de La sœur de M. Amrouche Hocine, Ancien cadre-dirigeant de Sonatrach lui présentent leurs sincères condoléances et l'assurent en cette douloureuse circonstance de leur profonde sympathie. Que Dieu accorde à la défunte Sa Sainte Miséricorde et l'accueille en Son Vaste Paradis. «A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.»

El Moudjahid/Pub

ANEP 929301 du 18/07/2012

SOCIETE ALGERIENNE DE PRODUCTION DE L'ELECTRICITE .SPA POLE TV- TG CENTRE CENTRALE THERMIQUE DE RAS

SOCIETE ALGERIENNE DE PRODUCTION DE L'ELECTRICITE .SPA POLE TV- TG CENTRE CENTRALE THERMIQUE DE RAS DJINET

AVIS D'INFRUCTUOSITÉ