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Dossier préparé par CFI pour

l'université de la COPEAM
7-17 février 2009
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L'université de la COPEAM se déroulera cette année à Taghit, une oasis au cœur du Sud saharien, et aura pour thème "L'impact
des nouveaux medias sur la vie des oasis".
Dans ce cadre splendide, où les dunes majestueuses abritent les palmiers-dattiers irrigués par l'oued Zousfana, où vivent près de
6000 âmes auxquelles se joignent tout au long de l'année près de 2000 nomades, mobiles, internet, informatique, ont modifié, et
continuent de transformer au fil du temps, la vie quotidienne de chacun.

Les thèmes de ces universités, très impliqués dans le réel de la vie algérienne, ont toujours mis en valeur modernité et tradition
car l'Algérie respire au rythme de son histoire et ses évolutions, à l'aube du XXIème siècle se nourrissent de son expérience et de
sa culture. Ainsi, à Taghit, l'informatique est présente dans le vieux ksar du XIème siècle, les jeunes surfent sur internet et jouent en
ligne, l'éleveur de chèvres ou de chameaux perdu dans le désert reste en contact avec les siens, aussi loin que porte le signal de
la civilisation distribué par les trois opérateurs du marché.

Entre fibre optique et fibres naturelles, l'oasis est devenue un carrefour où les nourritures ne sont pas seulement terrestres: s'y
déroule chaque année le Festival International du Court Métrage et le tout nouveau Centre Culturel dont le chantier se termine
sera inauguré en février pour la COPEAM.

Ce dossier, comme les précédents, vous livre les clés de ce qu'il faut savoir pour vivre pleinement cette nouvelle rencontre,
riche en échanges professionnels et en expériences partagées, avec la conviction que les pistes proposées fourniront les
éléments d'un très beau travail collectif audiovisuel.
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Au sud de la Wilaya de Béchar, Taghit est présentée par plusieurs guides touristiques comme l'une
des plus belles, sinon la plus belle des oasis du Sahara. Une réputation qui n'est pas usurpée quand
elle surgit après une centaine de kilomètres de désert de pierres, au terme d'un ruban d'asphalte
jeté dans un paysage directement sorti de planète Mars. Le choc est surprenant : 120 000
palmiers-dattiers, à perte de vue, sur plus de 20 kilomètres, enserrent une petite cité de terre rouge,
aux portes d'un océan de sable que ferment des vagues de dunes sur près de 600 kilomètres et
parfois hautes comme des montagnes. S'il existe des moments forts dans une vie, à la recherche de
contact authentique avec la planète, Taghit est certainement à inscrire au registre des émotions les
plus intenses que l'on puisse connaître.

Cet émerveillement est partagé par les 6000 résidents sédentaires qui ont organisé leur vie autour ce
petit coin de paradis. Maraîchage, élevage et tourisme constituent l'économie de l'oasis dont la
Aux environs de Taghit , un paysage
"martien" avant de découvrir…
prospérité est assurée par l'oued Zousfana qui rejoint El Guir à Igli et forment au sud l'oued Saoura, à
l'origine de l'oasis de Béni-Abbès à 160 kilomètres de là. Près de 2000 nomades gravitent autour de
l'oasis au gré des saisons et surtout des pâturages que prodigue l'oued pour l'alimentation des
nombreux ovins, caprins et camelins.

Dans le prolongement de Taghit, plusieurs villages se sont ainsi épanouis, Zaouia Fougania, Berrika,
Barrebi, Bakhti, Zaouia Tahtania. L'oasis s'étend sur près de 900 hectares et si les arbres fruitiers y sont
présents dans une grande diversité, le fruit roi est bien sûr la datte, succulente, richesse principale de
….l'oasis de Taghit… l'oasis.

Enfin, le tourisme est un gisement d'avenir. Alors que Wilaya de Béchar accueille plus de 30000
touristes dont près de 2000 étrangers, Taghit entend profiter pleinement de cet apport et affirmer sa
vocation de ville de congrès, de séminaires et de Festival. Chaque année, depuis 2007, le "Taghit
d'Or" du court métrage accueille de plus en plus de réalisateurs venus du monde entier. Pour
répondre à l'objectif des pôles touristiques d'excellence définis l'année dernière par le gouvernement
algérien et dont font partie les oasis sahariennes, Taghit développe ses infrastructures: un centre
culturel vient de sortir de terre et une infrastructure hôtelière de plus de 200 lits est en cours de
réalisation. Les richesses historiques du site se partagent entre le vieux ksar du XIème siècle et des
gravures rupestres qui ont plus de 20 000 ans. Taghit et Béni-Abbès sont intégrés dans le projet de
"route des ksour" (pluriel de ksar) managé par le Programme des Nations-Unies pour le
Développement (PNUD) et le gouvernement algérien , réhabilitant les anciennes routes
… au pied d'un océan de sable.
commerciales mais aussi toutes les infrastructures qui les accompagnaient.
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Avec internet dans le vieux ksar, le XXIème siècle au cœur du XIème…

L'un des joyaux historiques de Taghit est sans conteste le vieux ksar qui domine la petite cité. Edifié au
XIème siècle sur un plateau rocheux pour éviter tout à la fois les crues de l'oued et les envahisseurs, on
attribue sa construction soit à Merabet Sidi Ahmed soit à Ouled Amara, descendant d'un marabout,
Sidi Slimane. Son développement au XIVème siècle serait l'œuvre des Merabtin, venus de l'ouest du
Sahel et Saguia El Hamra. Il est organisé autour d'une très belle mosquée et compte environ 120
maisons qui abritaient encore près de 600 personnes dans les années 60. La dernière famille a quitté le
ksar en 1988.
Le lieu fait l'objet de constantes restaurations mais a été particulièrement endommagé par les
inondations catastrophiques d'octobre dernier. Le ministère de la Culture est intervenu pour engager
un plan de sauvegarde dans les meilleurs délais. On flâne avec beaucoup de plaisir dans les ruelles
étroites et on se plait à imaginer la vie telle qu'elle s'organisait à travers ces ruelles en parties couvertes, à découvrir ces petites places dont
certaines étaient réservées aux hommes d'autres aux femmes, et les bancs qui parfois jalonnent la rue résonnent encore de longues
palabres des hommes pour régler des conflits. Si vous avez la chance de croiser l'architecte de la commune,
Abdelouahab Arbaoui, il saura vous expliquer l'intelligence avec laquelle ces habitats ont été conçus pour réaliser une
climatisation naturelle et un éclairage approprié. " Cet habitat parfait était étudié pour un "nomadisme intérieur".
toutes les activités de la famille, telles que séjourner, manger, dormir, se déplaçaient selon l'heure et la saison. On
utilisait la partie basse intérieure, très protégée (car très peu d'ouvertures) dans laquelle le soleil ne pénétrait que
pendant des heures déterminées pour se prémunir du froid de la nuit d'hiver et de la chaleur torride de la journée d'été.
On utilisait la partie haute extérieure tournée vers le ciel et orientée surtout au sud pour profiter de la chaleur du soleil
d'hiver et de la fraîcheur des nuits d'été. "Aïn eddar" était une ouverture percée dans le plafond qui permettait un
éclairage zénithal et de ce fait ombragé, créant une zone de surpression (air frais plus doux). En terrasse par contre, l'air
était surchauffé (zone de dépression). Un courant d'air s'établissait librement entre ces deux zones de haute pression
vers la basse pression emmenant du même coup l'air relativement frais de la ruelle vers la terrasse en traversant, aérant,
et rafraîchissant du même coup la maison."

Ruelle couverte dans Loin d'être rudimentaires, ces maisons développaient un certain confort et avaient été consciencieusement pensées
le vieux ksar par les architectes. On notera d'ailleurs la porte d'entrée volontairement basse pour préserver l'intimité des habitants et
les soustraire aux regards de la rue.
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Au cours de la visite vous rencontrerez aussi certainement Marwane, en pleine
restauration d'une maison et que nous avons surpris, mobile à l'oreille, sur son
chantier. Il a obtenu de pouvoir restaurer les lieux, manière aussi de les entretenir
pour mieux les prolonger. Bien évidemment les règles doivent être respectées,
sauvegarde du patrimoine culturel et historique oblige: il doit utiliser les matériaux
traditionnels comme cela se doit dans les lieux classés et respecter la distribution
des pièces comme à l'origine. Aujourd'hui, on téléphone depuis le ksar mais on
remarque aussi que d'autres technologies parmi les nouveaux medias sont
présentes sur ce site millénaire puisqu'un ordinateur se trouve dans le salon de thé
(photo ci-contre à droite) qui jouxte la petite boutique d'artisanat local. Il est à la
disposition des visiteurs mais sert aussi à l'Association du vieux ksar pour recueillir les
réservations touristiques.

Brahim, qui nous a reçus chez lui, organise fréquemment des visites du Marwane en pleine restauration
Suivez le guide…!
ksar. il en connaît les moindres recoins "mais je connais quelqu'un de
plus intarissable que moi sur le sujet, me confie-t-il, Il s'agit du Dr Suivez le
Bousmaha Baiche, de l'université d'Oxford. Originaire de Taghit , il a fait ses spécialiste…
études dans un institut d'architecture à Oran et il connaît tout des
matériaux utilisés aux différentes époques. C'est un des meilleurs
spécialistes du ksar. Il enseigne aujourd'hui à Oxford la construction en
béton, en fer, et en terre. Nul doute qu'il pourrait témoigner du génie des
bâtisseurs au XIème siècle pour avoir conçu un habitat qui a franchi
allègrement mille ans d'histoire. Le Dr Baiche est très impliqué aussi dans le
développement durable".
A noter que nous avons pris contact par mail avec le Dr Baiche pour savoir
Abdekhalek Brahim s'il accepterait, durant l'université, une interwiew par Webcam interposé
depuis Oxford pour nous parler du vieux ksar ((NDLR). Site à consulter:
Guide touristique
http://www.brookes.ac.uk/schools/be/staff/bousmahabaiche.html
Contact: 0661707830 (mobile)
Ainsi, dans l'hypothèse d'un reportage qui pourrait être consacré à ce
e-mail: brahimo20@hotmail.com Dr Bousmaha Baiche
patrimoine de grande valeur, un éclairage pourrait être sollicité auprès du
abdelkhalek_brahim@yahoo.fr Professeur à Oxford
scientifique tant pour rechercher comment protéger au mieux l'existant
School of the Built
que pour savoir si le développement urbain de Taghit ne devrait pas Environment
s'inspirer des techniques anciennes et des matériaux traditionnels pour offrir Oxford Brookes University
une unité d'ensemble et garantir ainsi une solidité à long terme.
bbaiche@brookes.ac.uk
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Taghit , entre tradition et modernité, des opportunités à saisir

Une vue unique sur l'oasis depuis le site éventuel d'un futur complexe touristique.
Le développement durable à partir des matériaux traditionnels, c'est aussi la passion d'Abdelouahab Arbaoui qui a en tête un projet de
complexe touristique et de centre multimédia sur un site qui fait face à la ville. Un endroit unique qui bénéficie de l'ombre dès que le soleil est
passé derrière la montagne et peut ainsi réserver d'agréables soirées pleines de fraîcheur au cœur même de l'été. Abdelouahab, qui est
aussi l'architecte de la commune, est convaincu de la viabilité de son projet et de son intégration dans le paysage en respectant les règles
de constructions traditionnelles.
"C'est un projet relativement peu coûteux par rapport aux pratiques de réalisations du bâtiment moderne. aujourd'hui. Mon projet est un vrai
projet de développement durable. Il respectera l'environnement grâce à un système de climatisation naturelle telle qu'on le concevait à
l'époque. Il respectera le style traditionnel avec des matériaux locaux. Il existe, par exemple, des mélanges avec de la poudre de marbre
qui confèrent à la construction une plus grande solidité". Économe en énergie, économe en moyens, le complexe n'en sera pas moins
confortable avec tous les attributs de la modernité. Les maisons seront orientées pour offrir à partir de grandes terrasses ce panorama sur la
palmeraie, Taghit et les dunes. Jouxtant le complexe, un centre multimedia intégrant studio, salles de montages, salle de projection, pourrait
accueillir des réalisateurs et des équipes de cinéma. Abdelouahab Arbaoui sait que le site et ses environs sont propres à séduire les cinéastes
tant pour le long métrage (Mohamed Soudani y a tourné récemment sont film qui doit sortir dans quelques mois "Taxiphone el Mektoub") que
pour le court. Les participants au Festival International du Court Métrage qui se tient annuellement depuis 2007 à Taghit trouveraient là un
outil important mis à leur disposition pour des résidences "d'écriture cinématographique" précise Abdelouahab.
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Le plus difficile reste à faire pour le jeune architecte: convaincre des investisseurs. "L'internet m'est d''un grand
secours, confie-t-il, pour démarcher mon projet. Pour échanger aussi avec d'autres architectes". Des investisseurs
étrangers de passage (industriels du tourisme notamment) ne sont pas restés indifférents à cette perspective
d'implantation et réfléchissent à des hypothèses de mise en œuvre. Il est vrai que le marché est porteur dans ce
secteur car il n'existe qu'un seul hôtel à Taghit et la ville, qui veut accentuer sa vocation d'accueil de festivals, de
congrès, de séminaires doit absolument être à la hauteur en terme de capacité d'hébergement. De plus, Taghit
s'inscrit dans les pôles d'excellence du tourisme définis pour les oasis sud-sahariennes. Le tourisme est donc un
gisement important pour pérenniser des ressources et inscrire Taghit, là aussi, dans le développement durable.
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L'informatique, outil de gestion indispensable pour la commune.
L'informatique est l'outil de gestion au quotidien pour l'administration de la commune.
Consultation des dossiers, élaboration des rapports, contacts avec les autres administrations, échanges de documents, on ne peut se passer
à la mairie de cet instrument essentiel. Abdelouahab Arbaoui l'utilise en permanence et en qualité d'architecte de la commune il y a
recours pour ses travaux. Il gère aussi d'importants chantiers en cours.

"Taghit est en pleine expansion et impliquée dans les nouveaux
medias: bientôt l'intranet et un site internet officiel pour la
commune."
Entretien avec le Président de l'APC.

Monsieur Mohamed Nadour est à la tête d'une équipe rajeunie et
dynamique décidée à faire bouger les choses à Taghit. L'entretien
qu'il nous a accordé témoigne d'un fourmillement de projets tant
dans les infrastructures que dans les aménagements urbains. "Si Abdelouahab ARBAOUI
Taghit a perdu de la population par le passé, ce n'est plus le cas tél: 0773666088
aujourd'hui où l'on dénombre une installation de 20 à 30 familles par e-mail: arbaoui3@yahoo.fr
an" déclare-t-il fièrement. La construction du nouveau lycée y est arbaoui3@hotmail.com
certainement pour beaucoup et l'habitat se développe. Taghit vient
de se doter d'un Centre culturel flambant neuf en court
d'achèvement, juste à côté du ksar. Une exposition artisanale
permanente y est déjà installée. Taghit vit de sa palmeraie et de la production
dattière, complétée d'une production céréalière et maraîchère, d'élevages de
caprins, ovins, bovins camelins sur une parcelle oasienne de 300 ha extensible à
500. Le tourisme devrait aussi en profiter grâce à la ZET (Zone d'Extension
Touristique) dont dispose Taghit. "Nous voulons y développer le tourisme
d'affaires, scientifique, culturel avec les Festivals parmi lesquels celui du Court
Mohamed NADOUR métrage désormais devenu le rendez-vous annuel de décembre. Nous voulons
Président de l'APC de TAGHIT favoriser les échanges avec les universitaires et c'est pour nous un grand
Commune de la Wilaya de Béchar privilège d'accueillir l'université de la COPEAM en février prochain. C'est un
tél: +049863359 (LD et Fax) véritable challenge que nous allons relever pour faire découvrir toutes les
Portable: +0661269500 potentialités de Taghit. Les nouvelles technologies vont nous y aider. Comme
vous avez pu le découvrir, la fibre optique est en plein développement et les
raccordements se poursuivent. D'ici fin janvier nous serons reliés au réseau Installation fibre optique le
intranet avec l'ensemble des administrations algériennes, avec les ministères, les services de la Wilaya, etc… ce long de la mairie de Taghit
qui devrait accélérer les dossiers en les traitant "en ligne". Nous sommes en train d'élaborer le site internet officiel de la commune et nous
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comptons bien être en mesure de le lancer dans le cadre de l'université de la COPEAM en février prochain. Il ne vous aura pas échappé
que Taghit dispose de deux cybercafés, un public mis en place par l'APC, et un autre privé, ces deux endroits accueillent de nombreux
jeunes mais rendent aussi beaucoup de service aux particuliers et aux enseignants. Nous avons l'ADSL certes les abonnements demeurent
limités mais nous comptons les tripler d'ici la fin janvier grâce à la fibre optique. Par ailleurs trois opérateurs se partagent le marché des
mobiles (Mobilis, Djezzy et Nedjma) et vous pourrez constater que c'e n'est pas seulement un instrument de communication familiale mais un
véritable outil de liaison pour les professionnels". Des témoignages que nous avons recueillis, il est à noter que le portable s'est révélé
particulièrement utile lors des inondations catastrophiques d'octobre dernier tant dans la prévention de ce qui allait se passer que dans la
gestion de la catastrophe elle-même car si les dégâts ont été particulièrement importants on n'a déploré fort heureusement aucune perte
humaine dans le secteur de Taghit, ce qui n'e fut pas le cas ailleurs(NDLR).
On observera par ailleurs une politique de grands travaux autour de Taghit, tant pour la réfection des routes endommagées que pour
l'aménagement du lit de l'oued Zousfana, affluent de l'oued Saoura, pour réguler son débit.
L'urgence porte aussi sur un réseau d'assainissement et une enveloppe financière de 600 millions de dinars a été dégagée par la wilaya de
Béchar pour un système de lagunage biologique destiné au traitement des eaux usées. Elle devrait mettre fin aux problèmes de déversement
de ces eaux sur la palmeraie et complète le programme communal de rénovation du réseau d'assainissement sur Taghit et les Zaouias
Tahtania, El Fougania, Berrebi et Bakhti. Enfin le panorama ne serait pas complet si nous ne parlions pas du futur Parc national de Taghit qui
s'étendra de la région agro-pastorale de la Zousfana sur 500 000 hectares soit de la hamada du Guir dans les régions agricoles et touristiques
d'Abadla et Taghit , à 90 kilomètres au Sud de Béchar à Zousfana au nord de la wilaya, à proximité des frontières ouest du pays. En relation
avec le Programme des Nations Unis pour le Développement (PNUD), il devrait concourir à préserver plusieurs sites archéologiques de plus de
huit mille ans, des palmeraies millénaires, des grottes, des ksours, d'une grande richesse historique ainsi qu'une faune et une flore très
importantes. On compte en effet dans cette zone une quantité impressionnante de plantes médicinales d'une grande rareté.
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Une zone agro-pastorale qui a tendance à fixer de
plus en plus de nomades.
Taghit et les zaouias environnante ont un Nil bien à elles: l'oued Zousfouna qui irrigue
des terres arides capables de se transformer en généreux pâturages en quelques
semaines. Ces plantes fourragères de la famille des moutardes sont très appréciées
des ovins, caprins, camelins qui y paissent par troupeaux entiers. Des éleveurs autrefois
nomades se sont fixés sur ces terres fertiles pour autant que la pluie y pourvoie. Il tombe
une cinquantaine de mm par an mais en octobre dernier ce fut parfois le volume d'une
simple journée ! Des pluies torrentielles se sont abattues sur la région au point que le
débit de l'oued a été multiplié par 20. Trois oueds se sont ainsi rejoints (la Saoura,
Zousfana et Guir) Ce flot impressionnant a tout emporté sur son passage provoquant
par endroits de gros dégâts dans les palmeraies mais aussi emportant des pans du
réseau routier, submergeant les habitations, et faisant dans la wilaya plusieurs centaines
de sinistrés. Fortes de cette terrible expérience les autorités locales ont pris des mesures
pour interdire à l'avenir toute construction en bordure des oueds dans les zones inondables.

Des inondations catastrophiques en octobre 2008
Les pluies interviennent à l'automne et elles se produisent sous
forme de violents orages. Mais de mémoire des plus anciens,
en cent ans, ils n'avaient pas assisté à un tel déluge. Des
trombes d'eau ont tranformé l'oued Saoura et ses affluents en
véritables torrents. Les ksours n'ont pas résisté à la tempête et
de nombreuses habitations ont été ravagées. Du côté de
Zaouïa Fougania des groupes d'habitations ont été détruites
et les éleveurs sinistrés ont dû se réfugier ailleurs. Des palmiers-
dattiers ont été déracinés par centaines et une partie de la
récolte détruite. Les fruits les moins abîmés ont été utilisés pour
enrichir l'alimentation du bétail. Par endroits la fibre optique a
été arrachée, les routes ont été emportées et par bonheur, dans cette zone l'alerte a pu être
donnée rapidement pour éviter le pire. Mais on comptait à l'issue de ces semaines difficiles des
centaines de sinistrés qu'il a fallu reloger. Mais là encore la solidarité et la réaction des politiques
ont été immédiates. Les travaux ont été engagés dans les plus brefs délais pour rétablir les
communications, réparer les routes, les ponts, et reloger ceux qui avaient tout perdu dans cette
catastrophe. Il faut aussi réaliser que dans les oasis le temps compte dans tous les sens du terme,
cela signifie que les travaux doivent être terminés avant la saison des vents de sables et surtout
La fibre optique arrachée par endroits
l'été où la température peut monter jusqu'à plus de 50 °.
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Un territoire oasien mis en valeur depuis de longues années

Cette zone agricole a fait l'objet l'année dernière d'une dotation en parcelles de 60 hectares chacune pour une quinzaine d'agriculteurs.
350 familles ont également bénéficié de soutien pour des projets d'élevage et de développement durables. Les élevages atteignent en
moyenne plusieurs centaines de têtes. Certains éleveurs rencontrés avaient quelque difficulté à évaluer exactement la dimension de leur
cheptel. D'ailleurs sur ces étendues
immenses, il est parfois difficile de repérer immédiatement le troupeau et son
berger qui se déplace au gré du broutage.On notera que l'élevage ovin est en
général plus important que le caprin. Un exemple, sur le périmètre de Louina on
compte 600 têtes d'ovins pour 150 de caprins. Les éleveurs écoulent leur
production sur le marché de Béchar, grand pôle économique de la wilaya. En
général les bêtes sont emportées sur pied depuis le lieu d'élevage.
Nous avons rencontré plusieurs éleveurs qui faisaient paître leurs
troupeaux de caprins et d'ovins. Mohamed Regab s'est fixé
depuis huit ans maintenant dans cette zone où il vit sous une
tente avec ses frères mariés, au total 6 personnes. Ils n'ont pas
l'électricité mais espèrent bénéficier bientôt comme leurs voisins d'un générateur à panneaux solaires.
C'est un programme d'équipement progressif destiné à aider les familles sédentarisées. Mohamed a un
mobile dont il se sert pour appeler sa famille et ses amis à Taghit , à une trentaine de kilomètres de là.
Son mobile ne le quitte pas, soit pour demander du ravitaillement soit pour négocier la vente
desanimaux et leur collecte sur place à l'endroit fixé. Le portable, pour ces éleveurs, c'est une rupture
avec l'isolement de la vie rurale en milieu désertique. Comme le réseau est inaccessible sur le plateau,
il monte sur la montagne où le signal est de bonne qualité mais il faut près de trois heures pour en gravir
les pentes. Autant dire qu'il faut programmer ses sessions téléphoniques! Même chose pour Nichen
Ghoutem qui narpente le territoire avec ses quatre-cents têtes de bétail. Il peut se déplacer jusqu'à 40
Mohamed Regab km de là mais reste le plus souvent sur cette zone qu'il considère plus fertile.

Gravir la montagne, dans cette zone, pour capter le signal demande près de trois heures
Pour rencontrer
Nichen Ghoutem
des éleveurs

Boukhelkham Nabil
Technicien agronome
Contact: 0665819616(mobile)
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Khelifa Bali, que l'on voit ci-contre décharger un sac d'aliments pour le bétail
est éleveur et maraîcher. Son exploitation s'étend sur 300 hectares sur lesquels
travaillent 110 fellahs. Elevage d'ovins, de caprins et culture de fruits et légumes
qu'il commercialise sur Béchar et sur un magasin à côté de la place du marché
de Taghit. Le mobile est vraiment pour lui un outil professionnel pour rester en
contact avec ses paysans sur une exploitation aussi vaste pourvu que le signal
passe 'e qui n'est pas évident au-delà d'une certaine distance. On le découvre
ici en compagnie de Nabil Boukhelkhal, technicien agronome de la commune
de Taghit qui nous a guidés sur le terrain et permis de rencontrer éleveurs et

Khelifa Bali (au centre) ravitaille son exploitation. cultivateurs.
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Deux cybercafés aux clientèles distinctes

L'informatique est arrivée à Taghit en 1997
mais l'internet y est présent depuis deux ans.
Il a complètement révolutionné la vie dans
l'oasis.
A Taghit , on ne trouve pas moins de deux
cybercafés, un privé, un public, mais les
clientèles se répartissent différemment. dans
ces deux endroits.
Le cyber privé, lancé il y a deux ans par
Abdelhamid Bahri, accueille beaucoup de
jeunes qui jouent en ligne, surtout aux jeux
Le cyber privé….
vidéos et tchachent avec d'autres jeunes via … et le cyber public
l'internet. Les jeux de combats (Counter Strike", "World of Warcraft",
etc…), les jeux de foot et de courses de voitures ont la vedette, bien sûr. Le cyber est ouvert jusqu'à trois ou
quatre heures du matin parfois, cela dépend des clients. Pour Monsieur Bahri, l'internet a d'abord présenté un
intérêt pratique et financier. Autrefois, pour obtenir un relevé de compte bancaire, il fallait aller à la Poste. Cela
prenait 10 à 20 jours et le coût de la photocopie était de 50 dinars la page. "Et un relevé prenait au moins trois
ou quatre pages faîtes le calcul…" me dit-il. Une simple situation bancaire était facturé 10 dinars ! Aujourd'hui ces
informations sont disponibles instantanément et…gratuitement ou presque. Car l'heure de connexion est
facturée dans les deux cybers
mais elle est au même prix: 60 dinars de l'heure. Le cyber public, mis en place par l'Assemblée Permanente de la
Commune (APC) accueille une clientèle plus âgée. Ce sont des particuliers qui viennent consulter pour des
questions administratives et privées (gestion de comptes par exemple) ou des enseignants qui échangent avec
des collègues ou des universitaires pour des recherches. Le cyber public accueille aussi des jeunes mais en
moins grand nombre. Il est géré par Amine Abdedou, ingénieur en informatique et l'on dit souvent " on va chez
Abdedou" pour localiser le lieu. Les deux cybers ne se font pas concurrence et et se répartissent des clientèles
Abdelhamid BAHRI
bien définies. Le cyber public qui dispose d'une bonne réserve de surface envisage de s'agrandir en
Directeur de Cyber Café
accueillant de nouveaux postes informatiques. Monsieur Bahri parle aussi d'étendre son parc à 15 machines
tél: +049863014
pour répondre à la demande des jeunes.
e-mail:
Des témoignages recueillis tant auprès de Monsieur Bahri que de Monsieur Abdedou, il ressort que l'arrivée de
berlelou2000@yahoo.fr l'internet a profondément bouleversé la vie des jeunes et des moins jeunes. Certes les parents réagissent parfois
à l'addiction des enfants qui passent de plus en plus de temps devant les ordinateurs mais ils essaient aussi de suivre le mouvement Que ce
soit pour l'éducation ou l'entretien des savoir ou plus simplement les loisirs, Internet est un formidable media. Je crois que les abonnements se
multiplieront dès que le réseau sera complété".
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Les cybers ne sont pas les seuls, d'ailleurs, à offrir un accès à l'internet. De plus en plus de familles s'équipent et disposent un ordinateur à
domicile. Le parc va rapidement s'agrandir. En une douzaine d'années, depuis l'apparition des premiers postes informatiques à Taghit et
depuis les connexions internet il y a deux ans, un sacré chemin a été parcouru. Il ne fait que commencer.

Amine Abdedou, le " Monsieur Informatique" de Taghit
Titulaire d'un DUA Informatique obtenu à Béchar, Amine Abdedou a installé pour l'APC la salle publique du
cyber qui compte actuellement cinq postes informatiques. Il en assure la gérance et l'entretien. Il l'a tellement
marquée de sa personnalité que tout le monde dit "on va au cyber Amine" ou " on va chez Abdedou" pour
désigner l'endroit. Les jeunes viennent à 90 % pour les jeux et les plus âgés pour la navigation sur internet.
Dans les mois qui viennent, Amine Abdedou compte installer 5 PC supplémentaires. Il aimerait partager en
deux la grande salle dont il dispose pour installer une salle de formation. Car la formation à l'informatique est
la seconde passion de Amine Abdedou. Il donne des cours aux jeunes et il faut croire qu'ils en parlent à la
maison car "certains parents viennent en cachette de leurs enfants pour que je leur explique comment ça
fonctionne ou comment se dépanner" me confie Amine en riant. "Ils veulent se mettre à niveau et ne pas
perdre le fil et finalement ils y prennent goût également" "L'objectif c'est de rapprocher les générations et leur
Amine ABDEDOU
montrer que cette modernité enrichit les connaissances de tous. Cette formation entretient aussi la bonne
Cyber Café de l'APC
relation père-fils car les papas ne sont pas dépassés par les nouvelles technologies et maintiennent ainsi leur
tél: +2137706005821
autorité" ajoute-t-il avec un marge sourire.
e-mail:
Amine Abdedou a aussi installé la salle informatique de la Maison des Jeunes où il donne des cours dans le
amino250@hotmail.com
cadre des activités péri-scolaires pour les jeunes de primaires de 6 à 11 ans ( les lundis soirs et jeudis soirs et
pour les ados du Collège de 12 à 15 ans ( 20 à 25 élèves les lundi après-midi et jeudi après-midi.). pendant les vacances scolaires , les cours
ont lieu deux heures tous les jours. L'enseignement est assez ludique . pour les plus jeunes cela commence par des petits reportages ou des
exercices de recherche. Pour les ados les jeux. "Dans cette activité de jeux on fait déjà passer des informations, précise Amine Abdedou: je
leur apprends le vocabulaire informatique, les raccourcis claviers, etc….La pédagogie passe aussi par là". Ensuite on passe à des choses plus
sérieuses : comment se servir d'une messagerie, puis l'initiation à Windows et Excel, puis ce sera ensuite l'initiation au blog et à la création de
site. Enfin, on leur offre quelques heures de connexion à Internet, histoire d'inoculer le virus" dit-il en riant. Je leur donne aussi l'occasion
d'argumenter auprès des parents de l'intérêt de l'Internet car certains ont tendance à diaboliser l'instrument. Mais quand leurs enfants leur
expliquent qu'ils peuvent y trouver des informations sur la gestion de l'eau, les énergies renouvelables, reconnaître les plantes médicinales de
la région, ou s'en servir pour des questions administratives ou domestiques, le regard change. Ce sont les enfants qui finissent par convaincre
les parents de l'utilité de l'ordinateur et d'en acheter un pour la maison".
Amine Abdedou a aussi imaginé un site pour relier toutes les auberges de jeunesse. Il l'a modélisé mais regrette que la Fédération des
Auberges de Jeunesse n'en ait pas encore saisi l'utilité, surtout pour les réservations par Internet. Amine Abdedou est vraiment "l'homme-
ressources" de l'oasis en matière informatique car il intervient chez les particuliers, à la demande, pour entretenir ou dépanner les
ordinateurs. "Ce n'est pas rien car on peut estimer le parc à près de 250 PC" souligne Amine Abdedou. Ajoutons qu'il gère aussi l'informatique
de l'APC, et l'on comprendra que ses journées sont bien remplies. "Il va falloir que je vous laisse, j'ai un rendez-vous" me dit-il. Je n'insiste pas,
j'ai déjà compris que cette demi-heure d'entretien représentait la chance dont j'avais bénéficié de l'attraper au vol sur un agenda aussi
chargé.
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Une famille entièrement "mobile"
La fièvre des mobiles s'est emparée des familles comme dans n'importe quel pays. Il n'est
pas rare qu'on y consacre un budget important. La famille ci-contre représente un bon
chiffre pour les opérateurs de près de 15000 en facture de téléphone. La maman,
dépense près de 5000 dinars pour appeler surtout la famille et un frère qui qui vit en
France. Sa fille de 28 ans, mère de quatre enfants dépense 1000 dinars mais surtout pour
appeler son mari qui travaille sur des chantiers éloignés, en Algérie et permettre aux
enfants de converser avec leur papa. Sa sille aînée, 31 ans, mère de deux enfants y
consacre environ 2000 dinars pour appeler la famille également. Mais lke portable sert
aussi pour écouter la musique ou prendre des photos. La nièce de 18 ans écoute aussi
beaucoup de musique grâce au portable , le fils, Abdelkader agé de 29 ans se sert de
son portable pour les affaires ou appeler sa femme car il travaille à Béchar. La famille
entière vit donc au rythme du mobile et les filles les plus jeunes rivalisent pour avoir le
dernier modèle à la mode et le plus performant. Cela fait le bonheur des vendeurs et revendeurs de Taghit. Toutefois, pour l'abonnement et
les formalités , il faut se rendre à Béchar.

"En direct" du désert, une performance de l'ENTV
avec la maîtrise des nouvelles technologies
Pour couvrir le Festival International du Court
Métrage et réaliser des directs depuis le désert,
l'ENTV a accompli avec ses techniciens et son
matériel un véritable exploit technologique. Une
parabole avait été installée au pied des dunes,
une régie installée près de la Khaïma qui servait
de salle de projection pour le Festival, non loin de
la scène où se déroulaient les spectacles le soir.
Tous les jours des directs pour l'ensemble des
chaînes de l'ENTV et une fourniture d'images pour
les chaînes internationales. Les téléspectateurs ont pu suivre au jour le jour les grands moments
de ce deuxième Festival du Taghit d'or et partager les émotions des festivaliers.Par ailleurs, un atelier audiovisuel piloté par Nacer Isseri
accueillait des stagiaires pour les initier au montage de reportages.
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Le "Taghit d'Or" un Festival International du Court Métrage digne des meilleures
rencontres cinématographiques.

Cette deuxième édition fut un succès tant au niveau de la participation que de la qualité des films présentés. Chaque jour des
projections spéciales de grands cinéastes complétaient les projections des films en
compétition et permettaient de débattre autour des films. A noter un 90 minutes sur
Gillo Pontecorvo , Gillo-Le Donne, I cavalier…", ou encore le dernier film de Lyès Salem
"Mascarades". On notera entre tous les deux Taghits d'Or remportés par le cinéaste
algérien Khaled Bénaïssa pour "Ils se sont tus" , Caméra d'Or et Taghit d'Or du meilleur
court métrage. Il sera l'invité de la Copeam ainsi que Mohamed Soudanni dont il a le
deuxième assistant lors du tournage à Taghit d'un long métrage de ce dernier
"Taxiphone, el Mektoub" , en cours de montage et candidat pour une sélection au
Festival de Cannes. Khaled Bénaïssa

La Khaïma du Festival

"Taxiphone, El Mektoub", un long métrage de Mohamed
Soudani, tourné à Taghit .

Établi en Suisse, Mohammed Soudani a tourné d'octobre à début décembre dernier, à Taghit même,
un nouveau long métrage "Taxiphone, El Mektoub", co-produit par l'ENTV, Maghreb-Films et Amka-
Films. La distribution réunit entre autres Malika Belbey et Abdelhalim Zribai aux côtés de Mona Pétri et
Pascual Aleardi, Adila Benpinered ainsi que des "guest stars": Bruno Gunts, Agoumi et Sonia. C'est une
équipe algéro-suisse qui a opéré à Taghit et de nombreux habitants ont été sollicités pour de petits
rôles ou de la
Mohamed Soudani figuration. Le film est en cours de montage et devrait concourir pour une sélection au prochain
Moullouad Omar
Festival de Cannes. Mohamed Soudani a été invité pour la COPEAM et nous espérons bien une
un acteur de Taghit
rencontre privilégiée avec ce cinéaste et Khaled Bénaïssa pour débattre autour de l'image et de la production
cinématographique algérienne.
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Un "américain de Taghit sur le net et dans le ksar.

Bem Miloud Saad, la quarantaine, vit aux Etats-Unis. Amoureux de Taghit, il vient y
passer très souvent ses vacances. Il a même monté une petite entreprise de location
de Quads. Il a obtenu l'autorisation de restaurer l'ancien quartier militaire à l'intérieur
du ksar. Les travaux sont en cours d'achèvement et offriront bientôt une capacité
d'hébergement d'une dizaine de chambres luxueuses. Un motel de rêve dont il suit
les évolutions grâce à Internet et à son correspondant sur place qui lui
rend compte au jour le jour de l'avancée des travaux.

Une restauration du ksar impeccable Vue sur la palmeraie
depuis le mess des
officiers
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Les angles possibles
Les cyber-cafés
Le mobile, outil professionnel des éleveurs.
Le mobile outil de liaison pour les maraîchers et les agriculteurs
Portrait de Amine Abdedou, "Monsieur Informatique" de Taghit
Les jeunes du ski sur dunes aux jeux vidéos
L'installation de la fibre optique à Taghit
L'intranet à Taghit
Le site Web de Taghit, une innovation pour rayonner et se développer
Les enseignants et Internet, instrument d'échange et de recherches
Les jeunes et l'apprentissage des nouveaux outils informatiques
Portrait d'un éleveur de caprins et d'ovins sédentaire et "mobile".
La "fièvre" du mobile en famille.
Le rôle des nouvelles technologies pendant les inondations.
Un architecte utilise le net pour démarcher des investisseurs.
Un américain de Taghit sur la Toile
L'ENTV: performances des nouvelles technologies dans le désert.
"Taxiphone, El Mektoub" un long métrage à Taghit.
Taghit, capitale des cinéastes de demain.
Le XXIème au cœur d'un ksar du XIIème
Internet, un nouveau mode de gestion personnel.
Le marché des mobiles à Taghit
Les opérateurs mobiles, leurs difficultés, leurs capacités face au désert
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Remerciements…
Je tiens à exprimer toute ma gratitude à Abdelouahab Arbaoui (à droite sur la
photo), architecte de la commune, pour l'aide précieuse qu'il m'a apportée. Nous
avons parcouru en l'espace de quelques jours des centaines de kilomètres sur tous
les terrains à travers déserts de pierre et de sable. Merci aussi à Monsieur Nadour, le
Président de l'APC qui a mis ce 4 x 4 et son chauffeur personnel, Mohamed, à ma
disposition.
Merci à tous les interlocuteurs qui ont bien voulu m'accorder des entretiens pour
leur accueil, leur gentillesse, et leur disponibilité.
Merci aussi à toute l'équipe de l'ENTV qui était sur place pour le Festival International
du Court Métrage et qui m'a porté assistance dès que j'en avais besoin, en
particulier Mohamed Haddadi, Abdelghani Zadi, Abdelkader Rouabeh, et le fidèle
Nacer Isseri que nous retrouverons dans l'équipe COPEAM pour encadrer le
montage . Merci aussi à Saadène Ayyadi, qui n'était jamais très loin pour un conseil
éclairé et attentionné.

Marc DESOUTTER