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Mémoire Maître Praticien en PNL, janvier 2010

Nathalie Chevallerau Pour l’institut BrieF’R Formations® La Performance en musique à travers la PNL. Le travail de l’accompagnateur, coach vocal.

« ….L’un des motifs les plus puissants qui ont conduit l’homme vers l’art et la science était celui d’échapper au quotidien…. » Albert Einstein.

Echapper au quotidien, que chaque instant soit exceptionnel, accompagner un chanteur vers son excellence quotidienne… La première rencontre a eu lieu à Genève à l’institut BrieF’R Formations® en 2005 avec Floriane Briefer, mentor coach aux qualités humaines incroyables et rares. Au-delà des « applications » de la PNL, programmation Neurolinguistique, il me semblait beaucoup plus intéressant de modéliser le processus et la forme de la compétence de mon chanteur et de moi-même dans X pour la transférer dans Y et nous donner ainsi accès à nos Etats de Haute performance. Ce travail a l’avantage de développer l’autonomie du coaché en lui permettant de devenir conscient de ce qui fonctionne et de ce qui ne fonctionne pas. Il peut de ce fait aller encore plus loin dans son expertise. Ayant une aversion pour le travail répétitif, plan-plan, hebdomadaire, je découvrais enfin une explication et application sur l’apprentissage qui avait bercée mes jeunes années d’études au Conservatoire où mon Maître nous disait : « ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas les faire, mais parce que nous n’osons pas les faire que les choses sont difficiles » Sénèque.

Cette formation confirma ce que je ressentais implicitement et je décidais d’utiliser immédiatement 3 questions avec les chanteurs :

Qu’est-ce qui a motivé ta prise de RV avec moi ?

Qu’est-ce que tu souhaites obtenir à la fin de cette séance ?

Et de quoi as-tu besoin pour y arriver ?

Voilà pour l’apprentissage.

La deuxième rencontre a été avec John Grinder et Carmen Boistic Saint

Clair

« La performance dans le monde dépend de l’état. De ce fait, pour optimiser la performance, il faut sélectionner un état qui donne accès aux énormes ressources déjà présentes à un niveau inconscient. La façon la plus efficace et la plus directe d’activer un tel état consiste à manipuler sa propre physiologie. Une des façons les plus efficientes d’influencer sa physiologie consiste à moduler sa respiration. »

et

le texte dans le new code sur la chaîne d’excellence :

Cette chaîne présente donc dans un ordre ascendant les points de levier que l’on peut utiliser pour optimiser la performance.

Cet ensemble de leviers dans l’ordre présenté par la chaîne ci-dessus s’obtient en répondant à la question :

-Quels sont les leviers rendant possible l’évolution d’une portion de mon expérience ? » Extrait du cours sur le guérisseur intérieur en 2006 organisé par BrieF’R Formations à Genève. Voilà pour la prestation en public qui se nomme habituellement performance, étonnant ?

La 1 ère expérience :

Pour partager mes expériences dans l’application des présupposés PNl dans le domaine spécifique de l’accompagnement de chanteurs, je vous propose de traverser mon expérience subjective car après tout c’est la réalité que je vis à chaque nouvelle rencontre. Les protagonistes sont :

Le chanteur, soliste, artiste, musicien, spécialiste de la respiration ?

Le pianiste accompagnateur, observateur, coach, éveilleur de conscience… au regard bienveillant, dépositaire du savoir ?

Forte de pouvoir mettre des explications sur des moments vécus lors de mon métier de soliste, j’ai décidé de pratiquer systématiquement l’attitude PNl :

objectivité,

flexibilité

calibration (acuité sensorielle développée) pour rendre possible à l’autre le développement de son talent personnel dans le respect de son écologie.

Tout d’abord l’accueil de la personne qui vient travailler avec moi. Ensuite quelques exercices de respiration pour remettre le corps en action après une journée soit de cours ou de travail. Rendre disponible l’être humain à l’expérience. Technique de coordination respiratoire développée par Carl Stough :

www.Breathingcoordination.com

Travail sur la table afin de permettre au diaphragme de ne pas subir Le corps est conçu de façon particulière pour déplacer l'air hors et dans les poumons. Le muscle qui facilite cette fonction est le diaphragme, le muscle primaire de la respiration. Lorsque nous interférons de manière non efficace dans cette fonction, nos problèmes respiratoires commencent. Bien que le diaphragme soit involontaire, il est possible de le renforcer et de réaménager son chemin. En favorisant un exhale long et détendu, l'activité résiliente du diaphragme peut être restaurée afin de faciliter la réorganisation de l'ensemble du corps. Les avantages de ce travail sont étendus ; l'accès à la respiration de l'acteur, restaurer les voix tendues de chanteurs, contrôler ses émotions et sa voix lors de ses prises de paroles et corriger le fonctionnement pour les patients souffrant de maladies respiratoires.

Ensuite le travail se poursuit assis puis debout. Pour plus d’informations, contactez-moi ! Plusieurs possibilités, bâillements, soupirs, marcher tranquillement, chercher l’allongement du corps, les yeux vers l’horizon, relâchement de la tête puis tête à sa place, ensuite mobilité des épaules, puis posture tranquille des épaules, balancement du buste au dessus du bassin, puis ralentissement du bassin jusqu’à arrêt du mouvement et toujours marcher, ne pas arrêter le mouvement dynamique principal, puis des épaules, balancement du buste, Donc me voilà avec déjà mes 2 premières questions :

Qu’est-ce qui a motivé ta prise de RV avec moi ?

Qu’est-ce que tu souhaites obtenir à la fin de cette séance ?

La 3 ème question viendra en cours de séance.

Quel moment de pur bonheur quand j’ai pu observer les yeux de mon interlocuteur, ses grimaces, sa posture, sa physiologie changeante traduisant surprise, égarements, incompréhensions, inconfort pour enfin aboutir à une vraie modification corporelle, traduisant un état différent pour se mettre au travail. La séance m’a permis de constater qu’à l’aide de cette modification corporelle, nous avions travaillé comme jamais. Mon chanteur avait enfin quitté « ses vielles charentaises » utiles jusque là, pour reprendre la direction de ses compétences musicales. Si chaque lundi matin, on prenait le temps de demander à chacun de nous sur notre lieu de travail ou à l’école à nos futurs champions :

« Qu’est-ce qui a motivé votre venue et que souhaitez-vous obtenir à la fin de la journée ? » Quelles perspectives nous nous offririons !

Retournons à nos chanteurs, personnes correctement entraînées sur le plan respiratoire, qui savent modifier de façon efficiente leur physiologie, afin d’activer un état spécifique pour être performant, comme défini plus haut par John Grinder. Nenni, science sans conscience n’est que ruine de l’âme. Donc même avec une grande technicité, sans conscience ce n’est pas suffisant. Il nous faut passer par l’étape de conscience afin de devenir compétent inconsciemment (cf grands artistes dans ce monde). Donc comment devenir conscient de ce que l’on fait si jamais on ne vous l’a proposé ou formulé ?

Travail d’artiste :

Rien n’est anodin quand un artiste se met au travail. Au-delà de la technicité et des difficultés de l’instrument voix-souffle développé dans la 1 ère partie et 2 ème partie de la conférence sur La Voix, l’artiste doit recréer l’œuvre qu’il étudie sans avoir les conseils du compositeur présent et en finalité la présenter au public pour un partage.

A l’aide de quels outils va-t-il étudier l’œuvre ?

Que signifie étudier ?

Et quelle est la manifestation matérielle de l’œuvre ?

Les seules indications sont des signes sur la partition ; ceci est un code, comme le langage, qui va nécessiter des précisions : conventions d’écriture, questions stylistiques de l’époque et de l’époque actuelle, de qui je suis, etc. L’usage du métamodèle permet de cesser nos délires psychosomatiques devant la partition. Après une lecture avec humilité de l’œuvre, l’étape suivante est l’intégration de chaque note en détails et du sens général le tout imbriqué dans son corps : la tête faisant partie du corps, petit rappel. Il est prouvé scientifiquement qu’il y a mémoire du corps et mémoire de l’esprit imbriqué l’une à l’autre. Les dernières recherches sur le cerveau ont prouvé l’existence de traces mnésiques et physiologiques laissées par nos expériences de vie. A lire les travaux du professeur Pierre Magistratti simplifiés au plus grand nombre dans : « A chacun son cerveau », plasticité neuronale et inconscient, écrit en collaboration avec le Professeur François Ansermet. Constatant qu’il est plus aisé de réactiver la mémoire du corps à la mémoire purement intellectuelle, il est nécessaire de travailler également avec notre corps. Etonnamment quand nous avons appris un morceau par le passé, ce sont les défauts ou les mauvais apprentissages qui reviennent d’où l’urgence de l’apprentissage propre au quotidien. 1 er état de haute Performance : Un apprentissage propre au quotidien. De retour à notre travail de chanteur.

Perceptions :

Pourquoi travailler dur chaque jour la technique, le même ouvrage si ce n’est pour éveiller chaque jour nos perceptions sensorielles et vivre de nouvelles expériences, de nouvelles découvertes afin de développer de nouvelles compétences, savoir-faire et savoir-être, et de se rapprocher de cet état de flux ?

Je me souviens d’un vieux professeur de piano du Conservatoire de X qui me donnait son ordonnance pour travailler ma virtuosité : « ma chérie, prends un livre sur le pupitre du piano et fais tes gammes minimum une heure en lisant le roman choisi ». Quelle horreur, ne pas participer consciemment à mon échauffement physique, à la sensation de mes doigts qui se réveillent, de mes muscles qui s’assouplissent, du son qui se modifie, du réveil sensoriel de tous mes sens et enfin à la griserie de ma vélocité. Ce conseil me semblait déjà totalement inutile à 14 ans et ayant la chance de rencontrer de nombreux professeurs et maîtres différents et d’assister à plusieurs de leurs cours, j’ai pu observer d’autres méthodes de travail bien plus stimulante pour notre génie et plus efficace. Triste expérience pour lui. Justement soyons conscients de ce que nous faisons pour aller au-delà de ce que nous savons déjà faire, et découvrir ce que nous ne savons pas encore.

Après cette anecdote, revenons à nos perceptions sensorielles : ce sont nos 5 sens qui à chaque instant de notre vie sont actifs plus ou moins fortement selon chaque être humain et selon les contextes. J’aime à dire que nous avons un 6 ème sens : l’intuition fortement développée dans le milieu artistique.

Ces 5 sens nous servent à appréhender, relever l’information : la partition et à la transmettre : le jeu. Plus nous développons nos 5 sens à la prise de l’information : le code, plus la transmission sera riche de sens. Je me souviens d’Olivier Messiaen, avec qui j’ai pu échanger lors de stages de musique, qui voyait des couleurs quand il jouait ses agrégats d’accords. (Agrégats : groupe de notes n’ayant pas de relation entre elles de prime abord et dont la richesse n’est fournie que par le jeu ensemble).

.

Sous-modalités :

Développer nos sous-modalités lors de notre travail au quotidien. Les sous-modalités sont des sous composantes personnelles de nos systèmes de représentations. Elles permettent de codifier précisément nos expériences sous forme d’indices, de caractéristiques et non de contenu. Elles permettent à notre cerveau de rappeler les Etats Internes reliés à ce vécu. Comme un photographe, nous avons à disposition une multitude d’effets et nous pouvons opérer des changements. Identifier nos intentions personnelles, musicales, et jalonnées notre texte de ses indicateurs qui entraînent toute une série de chaînes d’état déclenchant des compétences spécifiques. S’entraîner à développer ses sous-modalités nous permettra d’affiner notre conscience du moment présent et d’aller encore plus au-delà de nos compétences. Ce sont des jalons sur notre parcours quotidien d’apprentissage du texte. Un changement de sous-modalité entraîne un changement d’état, donc testons plusieurs prises de vues dans notre tête pour CHOISIR le meilleur état tout en restant disponible au changement pour demain. De toute façon, la musique est code donc incomplète par nature mais pas l’essence de la dynamique générale, de l’intention continue.

Faire avec ; faire comme si :

Ensuite, il est urgent de « faire avec » et de développer « faire comme si » au lieu de croire que nous faisons très bien. Le but est de devenir de plus en plus conscient de nos possibilités, de nos limites, de nos choix du présent. La PNL permet de développer ce qui pour l’instant n’est pas encore conscient et qui pourtant est là avec nous. Redevenir le pilote de nos talents. Découvrir ce que je sais et ce que je ne sais pas encore.

Tout est permis si c’est choisi !

Un autre adage berce mon travail : tout est permis si c’est choisi !

Donc choisissons ! Pour choisir, il est nécessaire de changer de prise de vues, de convictions, d’être un autre pour un instant, de se mettre à la place du public, à la place du compositeur, etc. Développer une multitude de choix pour ne pas devenir esclave de nos réactions habituelles. Avoir un choix n’en n’est pas, en posséder 2 est un vrai dilemme ; le choix commence tout doucement à partir de trois : modifions nos perceptions pour en obtenir 5 au minimum ! Comment ne pas en trouver une infinité puisque la vie est mouvement, rien n’est figé : juste notre observation, arrêt sur image mais ce n’est pas la réalité, ne l’oublions pas.

La préparation mentale, physique, émotionnelle et spirituelle à une nouvelle expérience avec un nouveau prof, un metteur en scène, le pianiste répétiteur, une nouvelle partition ou un stage est fondamentale pour identifier nos barrières conscientes et inconscientes afin de nous rendre disponibles, de nous mettre dans un état d’accueil à cette nouvelle expérience. Sans ce travail préparatoire, le choix de notre état, de notre disponibilité, votre corps vous trahira et votre interlocuteur ne se rendra pas disponible dans son expertise s’il ne reçoit pas l’attention dont il a besoin pour exprimer son expertise, son génie. J’ai utilisé avec des chanteurs forts suspicieux la grille d’objectifs mais je reconnais que le travail avec les niveaux logiques de Dilts est d’une aide plus importante et plus rapide. Vous pouvez ne rien faire, rester sur vos positions de crainte, de peurs. Cette volonté va minimiser vos possibilités d’apprendre, de découverte. Comme si vous ne vous faisiez pas confiance pour défendre votre territoire, et qu’il soit utile en plus de verrouiller vos frontières. De toute façon si vous les avez verrouillées, l’adversaire n’aura aucun mal à les dépasser, les terrasser et vous atteindre, puisque lui est mobile. Réaction surprenante qui vous mène au contraire de ce que vous souhaitiez.

Lors de mes nombreuses participations dans des stages où j’étais pianiste accompagnateur, J’ai toujours été surprise de la différence d’attention et d’intention des participants selon leur âge et la profession exercée. Plus les gens sont formés à être intelligents, moins ils sont ouverts à la nouveauté. Retrouvons notre qualité d’attention d’enfants qui découvrent un nouveau jouet à Noël. Nous pouvons faire que chaque jour soit Noël pour cet enfant en nous. Evidemment j’étais surprise de la lutte chez certains participants qui voulaient vivre l’expérience mais que leurs frontières verrouillées immobilisaient. Le résultat à la fin du stage était comme vous l’imaginez :

certains avaient vécu un moment exceptionnel et repartaient avec de multiples pistes de développement,

d’autres n’avaient retenu qu’une et seule recette : on ne peut pas changer, ça ne sert à rien !

Inconscient et micromouvements, le non verbal du chanteur :

Se faire confiance, c’est reconnaître le rôle de notre inconscient dans notre équilibre vital, dans notre expertise. Celui-ci a comme seul objectif : nous maintenir en vie, protéger notre bien-être physique, mental, émotionnel et spirituel. La PNL nous apprend à communiquer avec notre inconscient et à reconnaître les messages que nous recevons quotidiennement. L’inconscient, gardien de nos apprentissages, se manifeste dans nos réactions automatiques lors de situations et à travers nos micromouvements. Il est important de saisir ce que m’explique le chanteur tout en gardant en tête que ce n’est qu’un code, le véritable message est donné par ce que j’observe pendant son explication et avant tout pendant qu’il chante. Développer ma calibration pour lui permettre de développer sa calibration : observer la respiration, la posture, le tonus musculaire, le débit dynamique, les prédicats, les congruences et incongruences corporelles/verbales, la couleur de la peau et les micromouvements. Les micromouvements, rien de tel comme indicateurs pour un accompagnateur. Au-delà de l’émotion que dégage la voix car après tout je suis aux premières loges du spectacle, miam, miam, donc émotionnellement engagée, ces petits mouvements sont une des clés d’accès pour moi aux incongruences entre corps et esprit. De plus, celles-ci se déclencheront sur scène comme lors d’une séance avec moi car elles adorent le stress, le trac. Les micromouvements saccadés sont la manifestation d’une dissonance, d’un désaccord sans fausse note, surprenant n’est-ce-pas ? De plus, sur scène ce sont nos traîtres plus terribles qu’une fausse note car nos inconscients respectifs, public-artiste, sont branchés et communiquent entre eux sans que nous nous en rendions compte. Tout en lisant et jouant la partition, ma 2 ème vision, la vision élargie, me permet de repérer ces mouvements-là par le changement physiologique qu’ils engendrent.

Quand tu as chanté ce passage, j’ai pu observer ça et ça qui était nouveau ?

En as-tu eu conscience, cela était-il choisi, utile ?

Qu’est que cela te rappelle, est-ce la bonne solution à ce moment là de la partition ?

Comment modifier si nécessaire ?

Que souhaites-tu à la place ?

Quelle dose d’énergie utile et indispensable désires-tu engagée à ce moment- là ?

Quand tu ne chantes plus, que fais-tu ?

Où se porte ton regard, où désires-tu aller avec le public?

Artiste, nous bâtissons chaque jour notre programme par strates non rigides, non gravées dans le marbre qui vont du dessin grossier au design le plus fin :

Perception première à une perception extrêmement fine et élargie de la partition lors de la préparation. Rester flexible car peu de choses se reproduiront à l’identique demain et les jours suivants : c’est le génie du travail de musicien, toujours en alerte, en éveil à la nouveauté comme à la tradition.

Garder l’objectivité de présenter à la date indiquée un travail abouti mais en aucun cas figé. Par contre, demain, autre chose pourra survenir, pour nous emmener encore plus loin.

Les paradoxes en musique :

Ils créent la tension où l’esprit et le corps créateur peuvent s’épanouir et permettent une plénitude lors des moments de détente, c’est l’absence de quelque chose qui lui donne de la valeur : drôle de conditionnement humain, incroyable ? Donc découvrir les paradoxes de l’écriture afin de ne pas inventer des tensions qui ne sont pas écrites cela déplaceraient les moments de détente et aboutiraient à une interprétation tellement compliquée puisque non coordonnée à la partition. Découvrir ce qui fait qu’une œuvre soit devenue chef-d’œuvre. Découvrir l’équilibre, l’alchimie entre tensions et détente : ceci n’est pas propre qu’à la musique c’est un langage universel. Comme dans une phrase il y a un arsis et un thésis, comme dans un document, comme dans la vie : découvrir le lien qui relie tout. Cette partition à traversé les siècles mais elle se joue dans mon époque et avec moi, artiste co-créateur pour un instant.

Les Emotions :

Un travail propre sans émotions ! J’adore ! Totalement cerveau rationnel et utopique !

Nous sommes des êtres d’émotions et le public aussi ! Comme nous, il baigne dans ce flot plus ou moins identifié d’émotions. Le chanteur est au service de quelles émotions ?

les siennes ?

celles du compositeur à son époque ?

celles du public ?

Joli débat qui offre toutes les réponses possibles et quelques insomnies en vue. Est-ce une question utile, je ne sais sauf qu’elle a le mérite d’être posée et d’avoir déclenchée un séminaire avec 30 chanteurs qui espéraient une solution toute faite par une pianiste praticien PNL en cours de certification Master coach.

L’être humain ne se refait pas : fainéant tout d’abord avant de devenir créatif ! Après avoir rendu conscient la structure d’une émotion, de son déclencheur, de sa représentation sensorielle, de ses modalités et sous-modalités propres à chacun de nous lors de plusieurs interventions de chanteurs et d’un travail collaboratif avec les auditeurs, Ils sont repartis avec une foule de possibilités pour guider leurs émotions et celles du public bien mieux qu’une solution Universelle. De plus certains avaient transféré à leur vie quotidienne ce qu’ils découvraient. Car après tout c’est utile de connaître ses émotions au moment X comme d’évaluer celles du public au même moment.

Il est vrai que sommes responsables du voyage émotionnel de notre public lors de nos prestations à 50%. Les autres 50% sont de la responsabilité de l’auditeur. Donc autant s’y préparer en développant notre connaissance pratique du processus d’une émotion. Dans le moment présent : situation-contexte/ la boîte noire +interprétations/ réactions-sentiments. Au-delà de la définition est :

Qu’est-ce que je souhaite transmettre à l’autre lors de ce concert ?

Qu’est-ce que je souhaite vivre, me transmettre également lors de ce concert ?

Et comment vais-je m’y prendre, avec quels moyens que j’ai déjà et quels

autres vais-je acquérir ? Avec l’aide de qui de quoi ? Pourquoi oser faire les choses ? Pourquoi travailler dur ? Comment rester aux commandes de cette émotion, source de ma réussite ? Comment ne faire qu’un avec la partition, son corps, son époque, le public, l’univers

pour qui nous jouons ?

Pour atteindre cet état de flux lors du concert pour transcender les œuvres, les incarner et aller là où le quotidien ne peut nous emmener. N’oubliez pas que nous nous adressons à des hommes comme nous avec leurs pensées, leurs émotions, leurs histoires, leurs convictions, leurs forces, leurs faiblesses, leur respiration. Permettez-leur de prendre le temps de respirer, de se connecter à leur richesse émotionnelle, à leur histoire, à leur force et faiblesse pendant ce concert, afin de leur permettre de modifier quelque peut leur physiologie pour leur permettre d’être dans un autre état et qu’ils vous accompagnent vers la performance.

Finale :

Donc la séance de coaching vocal se termine.

Si le coach est un éveilleur de conscience…au regard bienveillant, son

principal travail est de rendre conscient à son client les différentes interactions entre ce que compose son comportement externe, ses états internes, ses processus internes et sa respiration et de lui permettre d’échapper quelque temps au quotidien afin de lui permettre d’ouvrir de nouvelles portes pour devenir l’artiste créateur de sa vie.

« ….L’un des motifs les plus puissants qui ont conduit l’homme vers l’art et la science était celui d’échapper au quotidien…. » Albert Einstein.