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6

S

1 Matériaux

conducteurs

Les matériaux conducteurs sont utilisés pour la construction des machines et des appareillages ainsi que pour les liaisons entre les appareils. Leur résistivité doit être faible afin de les utiliser dans des conditions technico-économique acceptables.

Note : Capacité thermique massique appelée anciennement chaleur massique r.

1 1

Masse

La masse d’un conducteur est le produit du volume par sa masse volumique.

m = V ¥ r

m en kg ;

1 2

V en m 3 ;

r

en kg/m 3 .

Dilatation

Sous l’effet de la chaleur, un corps métallique s’allonge. Le coefficient de dilatation linéique est donné pour un intervalle de température de 0° à 100°. Avec L 0 longueur à O° C.

L 1 = L 0 (1 + a ¥ q)

a en C 1 , q en °C, L 1 et L 0 en m.

1 3

Capacité thermique

massique

Un corps métallique emmagasine et restitue une énergie ther- mique. Le coefficient de capacité thermique massique repré- sente la capacité du corps à absorber et stocker l’énergie.

W = mc (q 2 q 1 )

W

en joule ;

q 2 : température finale en °C ;

m

en kg ;

q 1 : température initiale en °C ;

c

capacité thermique massique en J/kg . °C.

1

4

Conductivité thermique

Un conducteur transmet la chaleur entre deux milieux soumis à des températures différentes. La quantité de chaleur transmise par une paroi s’exprime par :

de chaleur transmise par une paroi s’exprime par : W en joule ; finale ; L

W en joule ;

finale ; L en m ; q 2 : température initiale. l conductivité thermique en W/(m . °C).

t en seconde ; S en m 2 ; q 1 : température

LOIS GÉNÉRALES

Volume :

V = S x L

L Masse :

m = V x r

DILATATION

L

DL = L 0 ¥ a q

L 1 = L 0 + DL

L 0

Allongement

Longueur initiale

CONDUCTIVITÉ

q 2

Source

d'énergie

Récepteur

thermique

thermique

q

1

Surface S

L

EXEMPLE DAPPLICATION :

Un conducteur de volume 5 dm 3 et de longueur initiale L 0 = 10 m est porté à une température de 80 °C.

Sa masse est 44,5 kg s’il est en cuivre et 13 kg s’il est en aluminium.

Pour le cuivre, son allongement est de 13,6 mm et de 19,2 mm si le métal choisi est l’aluminium.

Pour le cuivre, l’énergie stockée est de 1 015 J et 724 J pour l’alu- minium.

7

1 5 Résistivité d'un matériau

La résistivité croît avec la température du conducteur avec r 0 résistivité à 0 °C selon la loi :

avec r 0 résistivité à 0 °C selon la loi : r q Cette relation reste

r q

Cette relation reste valable dans une plage de variation de 0

à 100 °C.

et r 0 en . m, a en °C 1 et q en °C.

1 6 Résistance d'un conducteur

R = r.L / s

RÉSISTIVITÉ EN FONCTION DE LA TEMPÉRATURE (× 10 8 . m)

Température en ° C

0

20

40

50

100

Cuivre

1,6

1,72

1,85

1,91

2,22

Aluminium

2,42

2,63

2,84

2,94

3,46

EXEMPLE DAPPLICATION :

Une bobine de fil, de longueur 100 m, de section 2,5 mm 2 en cuivre, a une résistance de 0,688 à 20 °C et 0,888 à 100 °C. Sa résistance serait de 1,384 à 100 °C pour un fil en aluminium. Une barre de section de 120 mm 2 et de longueur 6 m possède une résistance de 0,86 mà 20 °C, une résistance identique est obtenue par une barre d'aluminium de même longueur et de section 183 mm 2 .

R en ;

r en .m ;

L en m ;

s en m 2 .

 
 

CARACTÉRISTIQUES PHYSIQUES DES MÉTAUX

 
     

Masse volumique (¥ 10 +3 kg/m 3)

 

Coefficient de dilatation linéique a (¥ 10 6 °C 1)

Capacité

   

Coefficient

     

thermique

 

de

Température

Température

Métaux

Symbole

massique

c

(J/(kg °C))

Conductivité thermique l

10 2

W/(m.°C))

Résistivité r

(¥ 10 8 W.m)

température

a

(¥ 10 4 °C 1 )

de fusion

(°C)

d'ébullition

(°C)

Exemples

d'emplois

Aluminium

 

Al

2,6

24

928

2,09

2,63

 

43

 

660

 

2

050

Conducteurs

Argent

 

Ag

10,53

20

230

4,18

1,59

 

41

 

960

 

2

210

Contacts

Berillium

 

Be

1,85

 

4

 

1

315

 

Alliages

Chrome

 

Cr

7,2

6,2

 

0,16

13

 

1 800

 

2

200

Résistances

Cuivre

 

Cu

8,9

17

380

3,85

1,72

 

39

1 083

 

2

310

Conducteurs

Étain

 

Sn

7,3

23

2 230

0,765

1,5

 

44

 

232

 

2

370

Soudure

Fer

 

Fe

7,84

12

435

0,627

10

 

50

1

530

 

3

235

Résistances

Manganèse

 

Mn

7,44

185

 

1

245

 

Alliages

Mercure

 

Hg

13,6

60

138

0,104

95,8

 

10

 

– 39

 

357

Contacts

Molybdène

 

Mo

10,2

14

418

1,463

5,8

 

2

625

 

3

700

Filaments

Nickel

 

Ni

8,9

14

435

0,961

6,8

 

54

1

455

 

2

700

Résistances

Or

 

Au

19,3

9

125

2,968

2,04

 

36

1

063

 

2

900

Contacts

Platine

 

Pl

21,5

9

0,711

10,6

 

39

1

770

 

4

300

Contacts

Plomb

 

Pb

11,36

5

1 279

0,334

22

 

39

 

327

 

1

610

Soudure

Tungstène

 

W

19,3

4

138

2,01

5,5

 

48

3

410

 

5

900

Filaments

Zinc

 

Zn

7,15

30

91

0,27

5,8

 

35

 

419

 

930

Alliages

Alliages pour

Capacité thermique massique c (J /(kg.°C))

 

Résistivité (¥ 10 8 W.m)

 

Coefficient de tempéra- ture a (¥ 10 8 °C)

Température de fusion (°C)

   

Température

résistances

d'utilisation (°C)

Acier inoxydable

   

70

à 74

 

0,7 à 0,9

 

1 400

   

350 à 500

Maillechort

 

0,095

   

30

à 35

 

0,25 à 0,35

 

1 000

   

250

Constantan

 

0,1

 

48

à 50

 

0,01

 

1 250

   

300

L'industrie électrique utilise de nombreux alliages de cuivre, de bronze (cuivre et étain), de laiton (cuivre et zinc) ainsi que le cuivre possé- dant une bonne résistance mécanique et des caractéristiques électriques moyennes pour réaliser les contacts glissants (les caténaires, les pantographes). Ces alliages sont à base de cuivre additionné de quelques % d'argent ou de chrome, de bérillium, de cadmium, de tellure, de nickel.

8

2

Matériaux

magnétiques

2 1

d’électromagnétisme

2 11 Propriétés magnétiques du courant électrique

Un courant électrique qui circule dans un conducteur, crée un champ magnétique au voisinage de ce conducteur.

La polarité des faces d’une bobine dépend du sens du courant qui parcourt la bobine, et du sens de l’enroulement de ses spires.

Face nord : face en regard de laquelle il faut se placer pour voir le courant tourner dans le sens anti-horaire. Un tire- bouchon placé parallèlement à l’axe de la bobine et tournant dans le sens du courant se déplace dans le sens des lignes de force.

2 12 Champ d’induction dans l’air

Principes

force. 2 ■ 12 Champ d’induction dans l’air Principes → : variation du champ magnétique (tesla,T)

: variation du champ magnétique (tesla,T) ;

: courant parcourant le conducteur (A) ; : perméabilité du vide = 4π . 10 7 ;

dB

I

m 0

d : différentielle de la longueur du conducteur (m) ;

G

= OM (m) ;

u = OM

/ OM

;

OM → (m) ; u → = OM → / OM → ; : symbole du

: symbole du produit vectoriel.

2 13 Champ d’induction au centre d’une bobine longue

■ 13 Champ d’induction au centre d’une bobine longue B en teslas ; N : nombre

B

en teslas ;

N

: nombre de spires ;

I

: intensité en ampère ;

NI : nombre d’ampèretours ;

: longueur de la bobine en mètre ;

N/ = N 1

:

nombre de spires par mètre.

Le tesla est le champ d’induction au centre d’une bobine élec- trique infiniment longue baignée dans un milieu de perméa- bilité unité (air) et portant 1 ampèretour par mètre.

FORMES DE LIGNES DE FORCE SUIVANT LE CONDUCTEUR

Conducteur rectiligne

B

+

I

n

s

Bobine longue (solénoïde)

B N S I – s n + FACE D’UNE BOBINE → N B S
B
N
S
I
s
n
+
FACE D’UNE BOBINE
N
B
S
I
+
CHAMP D’INDUCTION DANS L’AIR
I
M
d

O

u

OM = G

CHAMP D’INDUCTION DANS UN TORE

r

S I – + CHAMP D’INDUCTION DANS L’AIR I → M d O → u OM

214

Perméabilité magnétique

Champ magnétique dans un matériau quelconque

La densité de flux magnétique dans un matériau quelconque est proportionnelle à l’intensité du champ magnétique :

B = mH

B

: densité de flux magnétique (T) ;

H

: intensité du champ magnétique (A/m) ;

m

: perméabilité du matériau.

Perméabilité d’un matériau quelconque

La perméabilité relative d’une substance indique combien de fois, (à égalité d’ampère tours par mètre) l’induction est plus grande dans ce corps que dans l’air.

m = m r m 0

m : perméabilité absolue d’un matériau (air m = l) ;

m r : perméabilité relative de ce matériau par rapport au vide (m 0 ).

215 Aimantation du fer

Un barreau de fer doux s’aimante quand on le place dans une bobine traversée par un courant. La présence d’un noyau de fer augmente le flux.

Courbe d’aimantation du fer

– partie Oa

– partie ab : coude de saturation ;

– partie bc : saturation ; H : intensité du champ magnétique (

: le fer n’est pas saturé ;

du champ magnétique ( : le fer n’est pas saturé ; ). ■ Introduction dans un

).

Introduction dans un champ alternatif

Hystérésis : retard à la désaimantation. Cycle d’hystérésis : B = f (H).

Trait rouge : cycle d’un matériau à saturation peu élevée, faible perméabilité. Trait noir : cycle d’un matériau à saturation élevée, grande perméabilité (acier doux).

Oa et Oc : induction rémanente du noyau (le métal reste aimanté après la disparition du courant) ;

Od et Ob : champ coercitif. (Od = H c et Ob = – H c .)

216 Flux d’induction magnétique

F = B Æ . S Æ = B.S.cosa

F

B

S

: flux du champ magnétique (weber) ;

:

:

induction (tesla) ;

surface (m 2 ) ;

B =

;

B

S = S

;

a : angle

(n Æ . Æ B ).

9

PERMÉABILITÉ RELATIVE DES MATÉRIAUX

air

fer

nickel

m r

l

2 500

250 000

COURBE D’AIMANTATION DU FER

CYCLE D’HYSTÉRÉSIS

B

Acier

B

 
 

Acier doux

doux

 

A

 
 

a

 

a

b

c

b

 

Acier dur

 

– H

O

d

 

H

c

 

Acier

dur

0

H

A

– B

 

FLUX D’INDUCTION MAGNÉTIQUE

 

B

 

α

n

FER ET ENTREFER

 

Entrefer

 
→ n FER ET ENTREFER   Entrefer   Énergie emmagasinée : B : densité de flux

Énergie emmagasinée :

  Entrefer   Énergie emmagasinée : B : densité de flux magnétique (T) ; H :

B

: densité de flux magnétique (T) ;

H

: intensité du champ magnétique (A/m) ;

m

: perméabilité du matériau.

Nota : Le maximum d’énergie reste stocké dans l’entrefer.

10

2 17

PERTES DANS LES MATÉRIAUX MAGNÉTIQUES

 
 

Pertes par courant de Foucault

 

Pertes par hystérésis

La variation de flux d’induction donne naissance dans toute la masse métallique à une force électromotrice induite qui donne naissance à des courants. P f = K f (e.f.B max ) 2 ; e : épaisseur du matériau (m) ;

Elles sont dues à l'énergie mise en jeu pour parcourir le cycle d’hystérésis.

 

B

 

u

 

dB

K

f = 0,2 ;

 

H

 

f

: fréquence (Hz) ;

B

max : valeur maximale de l’induction (T).

 

Plus la masse métallique est fine, plus faibles sont les pertes. Les masses métalliques importantes sont constituées de tôles peu épaisses, isolées les unes par rapport aux autres. Afin de réduire ces pertes à niveau d’induction fixée, il est possible :

Pour une augmentation de dB de l’induction magnétique :

 
 

dW : H.I S dB = H.VdB

 

en basse fréquence :

V

: volume du matériau magnétique

 

– de feuilleter le circuit magnétique ;

d’où pour un cycle complet :

 

– d'augmenter la résistivité : fer silicium ;

en haute fréquence :

 
en haute fréquence :  

d'utiliser des ferrites (matériaux à haute résistivité).

Paramètres technologiques des tôles magnétiques :

P h = f x V x A.

Les constructeurs fournissent généralement, afin de caracté- riser leur tôle, l’induction maximale et les pertes par kilo- gramme à 50 Hz, sous une valeur d’induction de 1 tesla.

Le seul paramètre sur lequel nous pouvons jouer est A, mais

est propre aux matériaux utilisés. Il est à noter que la surface des cycles des matériaux ferrite est beaucoup plus faible que pour les matériaux fer-silicium :

il

EXEMPLE :

 

B

Self de 10 kg réalisée en 3,5 W/kg : 1 T.

 

Fer. Silicium

D’après ce qui a été vu, les pertes sont sensiblement propor- tionnelles à B max 2 , d’où pour :

Ferrite

B

max = 1 T : pertes = 35 W ;

 

H

B

max = 2 T : pertes = 140 W.

 

L’induction double, les pertes quadruplent.

2 2

Tôles pour transformateur

221 Tôles de silicium

Les tôles de silicium sont obtenues par adjonction de silicium au fer en lui faisant subir un traitement thermique. Ce traitement ther- mique crée une oxydation à la surface des tôles, ce qui permet de les isoler les unes des autres et de diminuer les pertes par courants de Foucault.

222 Tôles de silicium à grains orientés

Pour diminuer les pertes, on oriente les cristaux constituant la tôle par un laminage à froid. Un procédé de recuit final permet de créer une couche à base de silicate de magnésium qui isolera les tôles. Le silicium est limité à 4 % car il rend les tôles cassantes. Les tôles peuvent être :

– laminées à chaud (cristaux non orientés) : pertes 1 à 3,6 W/kg pour B = 1 T à f = 50 Hz ;

B (T)

1

Grains orientés

Tôles laminées à chaud

8 000

H (A/m)

orientés Tôles laminées à chaud 8 0 0 0 H (A/m) – à cristaux orientés :

– à cristaux orientés : pertes 0,5 W/kg pour B = 1 T à f = 50 Hz.

L’intérêt d’orienter les cristaux est de réduire les pertes et d’avoir une saturation plus lente afin d’utiliser des inductions plus élevées. La surface du cycle d’hystérésis est plus faible. Le circuit magnétique est feuilleté, les tôles sont de faible épaisseur (0,35 mm d’épaisseur généralement) et isolées électriquement par un vernis.

3a aa

4a

5a

223 Alliage au nickel

Ce sont des alliages différenciés par les traitements ther- miques et les orientations de cristaux. Ils sont très sensibles aux chocs mécaniques qui leur font perdre leur propriétés magnétiques.

224 Découpe des tôles

Pour former un circuit magnétique, les tôles sont découpées :

– soit en forme de E et I ; – soit suivant une découpe du type cuirassée qui permet un montage « semi-encastré ».

Les tôles en alliages de nickel (au métal, anhyster) sont utili- sées pour la réalisation des circuits magnétiques en C. Après enroulement sur un gabarit rectangulaire de façon à former un anneau, le circuit est imprégné sous vide avec un plas- tique thermodurcissable. Il est ensuite scié avec beaucoup de soin en son milieu, ce qui donne deux C. Les deux moitiés sont numérotées de façon à les remonter dans le bon sens. Elles sont maintenues serrées par un collier.

11

TÔLES TYPE EI (DIN 41302)

2a

a

a

a

a

par un collier. 11 TÔLES TYPE EI (DIN 41302) 2a a a a a TÔLE TYPE

TÔLE TYPE ENCLIQUETABLE

2a 4a 6a 3a
2a
4a
6a
3a

TÔLES TYPE CUIRASSÉ

a

CIRCUIT DU TYPE C

2 25

DESCRIPTIF DES ALLIAGES CONSTITUTIFS DES TÔLES

Composition

Alliage

Épaisseur de bande (e) (mm)

Induction à

saturation (T)

Induction rémanente

(T)

Champ coercitif

(A/m)

Perméabilité

maximale en continu

Perméabilité

maximale à 50 Hz

Pertes totales

à 50 Hz (W/kg)

Masse spécifique

(g/cm 3 )

Résistivité

W.cm)

Utilisation

Fe Si 3,5 % Si

Fer-

0,1 à

2

       

B

= 1T

   

Transformateurs d’alimentation

silicium

0,35

7

500

7

000

1

7,6

48

bobines de forte valeur

Fe Si 1 % Si

Fer-

0,5 à

1,9

       

B

= 1T

   

Transformateurs d’alimentation

silicium

0,3

4

500

4

000

3,6

7,8

48

bobines de forte valeur

Fe Si

grains

Fer-

0,05

3

1,4

8

40

000

> 40 000

B

= 1T

7,65

48

Transformateurs d’impulsions

orientés

silicium

 

0,2

< 1MHz

Fe Si

grains

Fer-

0,035

3

1,4

8

40

000

> 40 000

B

= 1T

7,65

48

Transformateurs d’alimentation

orientés

silicium

 

0,7

Ni 36

Anhyster

0,5

1,3

0,6

56

6

000

6

000

B

= 1T

8,1

75

Transformateurs et filtres basse fréquence

Fe 64

1,1

2 3

Aimants permanents

Ils sont constitués d’alliages de fer, nickel, colbat, aluminium dont le cycle d’hystérésis présente un champ coercitif et une induction rémanente élevés. Ils sont obtenus par fusion à 1 600 °C sous un champ magnétique puissant qui oriente les molécules. Ils peuvent aussi être constitués d’agglomérés de poudre d’oxyde de fer : ferrites. Le samarium-cobalt est utilisé dans les moteurs à courant continu sans balai.

CARACTÉRISTIQUES DES AIMANTS PERMANENTS Ticonel 900 B (T) 1 Samarium - Colbat (Sm - Co)
CARACTÉRISTIQUES DES AIMANTS PERMANENTS
Ticonel 900
B (T)
1
Samarium - Colbat
(Sm - Co)
0,5
Induction
Ferrite
rémanente
Champ
– H (kA/m)
– 500
– 100
coercitif

12

REMARQUE :

Pour un aimant permanent, le point figuratif de l’état de l’ai- mant est le point P dont l’abscisse H 0 représente le champ démagnétisant. Plus l’entrefer est réduit et plus le champ démagnétisant est faible.

Caractéristique magnétique :

Considérons un point figuratif en P (entrefer e = e 1 ) obtenu après une aimantation à saturation. On court-circuite le circuit magnétique par du fer doux (Fig. a), le champ démagnétisant devient nul P P', le déplacement se fait sur une droite appelée droite de recul. (La pente dépend de la perméabilité réversible du matériau.)

Lors de la pose de l’aimant dans un milieu magnétique (Fig. b) (entrefer e = e 2 avec e 2 < e 1 ), le point figuratif ne suit pas la courbe B = f (H) mais la droite P'P et se situe en P 1 au

lieu de P 2 : L’induction obtenue en P 1 est inférieure à l’in- duction désirée en P 2 .

Conséquences :

Il est souvent nécessaire de procéder à l’aimantation de l’ai- mant après la mise en place des pièces polaires pour obtenir le point figuratif P 2 .

Les aimants permanents ont généralement une courbe de

démagnétisation B = f (H) linéaire (confondue avec la droite de recul) afin d’obtenir l’induction maximale pour un entrefer donné.

2 4 Ferrites

241 Composition

Ce sont des matériaux céramiques, durs, cassants, de formule générale Me Fe 2 O où Me représente plusieurs métaux bivalents comme le manganèse (Mn), le zinc (Zn), le nickel (Ni), le cobalt (Co), le cuivre (Cu), le fer (Fe) ou le magnésium (Mg).

242 Procédés d’obtention

Les ferrites sont un mélange de poudres d’oxydes et de carbo- nates. Ces poudres sont pré-frittées à 1 000 °C et ensuite broyées, puis mises en forme à l’aide d’un liant organique et pour terminer frittées à 1 200 °C environ.

243 Domaine d’emploi

– Ferrite de manganèse : zinc pour les fréquences d’utilisation inférieures à 1,5 MHz.

– Ferrite de nickel : zinc pour les fréquences d’utilisation 0,5 MHz < f < 200 MHz.

AIMANT PERMANENT – POINT FIGURATIF

B

P

H 0

0

H

a

Aimant permanent Fer doux
Aimant
permanent
Fer doux

b

Aimant

permanent

Entrefer

CARACTÉRISTIQUE MAGNÉTIQUE – DROITE DE RECUL

B

P

2

B rémanente

P'

Droite de recul

P

P 1

H 0

0

H

CARACTÉRISTIQUES DES FERRITES

Haute résistivité : 10 2 à 10 6 .cm.

Ces valeurs favorisent la limitation des pertes par courants de Foucault. De par leur forte résistivité (10 7 à 10 13 fois plus élevée que le fer), les circuits magnétiques sont massifs.

Haute perméabilité : 5 à 10 4 .

Induction de saturation :

Ordre de grandeur : 0,4 T à 0,5 T.