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Sociologie :

Définition :

Science positive et cumulative des faits sociaux.

Monographie : on choisit un cas. Statistique : on voit sa fréquence, son niveau de représentation dans la société.

Science positive : décrit ce qui est. Science normative : décrit ce qui devrait être. Science cumulative : les sociologues, à partir des conclusions de leurs prédécesseurs, cherchent des relations pour faire avancer les causes.

Faits sociaux : faits de groupe, de nombre, statistiquement définissable.

Le paradigme holiste : le tout (social) est d’une nature différente de ses composants (individus). Les comportements individuels sont les résultats d’imposition effectués par des structures sociales. Travail du sociologue = mettre à jour les structures ; décrire, expliquer leur fonctionnement au sein des groupes sociaux. Hollisme : description, explication et non-compréhension (tout analyse de sondage est fondé sur le hollisme).

Le paradigme individualiste : le tout est égale à la somme de ses composants. Le paradigme individualiste part de l’individu pour expliquer un fait social.

Opportunités et désirs :

L’action individuelle est soumise à des contraintes sociales. Les contraintes délimitent le champs du possible à l’intérieur duquel l’hômme est libre (opportunity set). C’est l’axiome principale du paradigme individualiste.

Contraintes sociales :

Environnement : les données structurelles (niveau économique) et institutionnelles (régime politique (démocratie, dictature)).

Les effets de socialisation auquel il a été exposé (éducation, milieu favorisé ou défavorisé).

Les ressources dont il dispose (riche ou pauvre (pouvoir d’achat)).

Le modèle du choix rationnel :

Analyse coûts/bénéfices maximiser son utilité, minimiser ses efforts, augmenter ses gratifications, diminuer ses sanctions.

Il agit en fonction de l’information qu’il possède sur la nature, les avantages et les coûts des différentes alternatives rationalité limité selon son information.

3 hypothèses du modèle :

Hypothèse de préférence

Hypothèse de contrainte (opportunity set)

Hypothèse de maximisation de l’utilité

Le modèle de l’homo sociologicus présente l’avantage d’être simple, parcimonieux et plausible. Un seul postulat (micro-niveau) est nécessaire pour expliquer la plupart des phénomènes sociaux (macro-niveau).

Hechter (individualiste)

Tout le monde n’est pas masochiste, misogine (désirs spécifiques) mais à peu près tout le monde veut gagner plus d’argent, plus de pouvoir et plus de prestige (communs désirs (utilité)).

L’individualisme méthodologique postule que, pour être scientifique, une théorie sociale doit jeter un lien entre les faits sociaux (macro-niveau) et les conduites individuelles (micro-niveau). C’est ce que Coleman appelle la transition macro-micro et micro-macro (ex : natalité, utilisation du modèle du choix rationnel (rational choice)).

Dans une société il y a toujours une certaine dose de conflit et de consensus.

Marx : le paradigme holliste et l’aspect conflictuel :

Prédiction créatrice.

Pour Marx, il convient de suivre le mouvement de l’Histoire en analysant les structures des sociétés, les forces de production et les rapports de production, et non pas en prenant pour origine de l’interprétation, la façon de penser des hommes. Il part des structures économiques pour expliquer le comportement des groupes (classes).

L’infrastructure est constitué essentiellement par les forces de production et les rapports de production :

Les forces de production = la capacité d’une société donnée de produire, capacité qui est fonction des connaissances scientifiques, de l’appareil technique, de l’organisation du travail, des richesses naturelles. Les rapports de production = rapport de propriété.

Les superstructures, ce sont les institutions juridiques et politiques, les façons de penser, les idéologies, les philosophies,… ces superstructures sont déterminées par l’infrastructure.

Le ressort du mouvement historique est la contradiction, à certains moments (périodes révolutionnaires) de l’histoire, entre les forces et les rapports de production.

Dans les période révolutionnaires, c-à-d les périodes de contradictions aigües entre forces et rapports de production, une classe est attachée aux rapports de production ancien (qui sont devenus une entrave au développement des forces productives) et une autre classe représente de nouveaux rapports de production.

Toute société est divisée en 2 classes (dominante et dominée). Quand la contradiction entre forces et rapports de production est trop grande révolution.

Classification des sociétés :

4 modes de production occidentaux :

antique : esclavage (contradiction entre hommes libres et esclaves) féodale : servage (contradiction entre nobles et serfs) bourgeois ou capitaliste : salariat (dernière formation sociale conflictuelle (fin 18 ème début 19 ème ) contradictions bourgeois-prolétaires). Socialiste : plus d’exploitation de l’homme par l’homme (plus de lutte des classes ; propriété des moyens de production disparaît).

Mode de production asiatique : subordination de tous les travailleurs à l’Etat (bureaucratie) communisme en union soviétique.

Analyse du capitalisme :

C’est dans le Manifeste du parti communiste que se trouve exposé l’analyse marxiste la plus connue du capitalisme. Le thème central du Manifeste, c’est la lutte des classes.

Pour Marx, la société capitaliste présente 2 formes de contradictions caractéristiques :

Contradiction entre forces et rapports de production. La bourgeoisie crée sans cesse des moyens de production plus puissants ; mais les rapports de production ne se transforment pas au même rythme.

la 2 ème contradiction, celle existant entre la progression des richesses et la misère croissante du plus grand nombre. De cette contradiction doit résulter une révolution et l’avènement de la société socialiste.

Selon Marx la paupérisation croissante est due parce que la bourgeoisie tire sa richesse de la plus-value (valeur d’usage – valeur d’échange). Ceci signifie selon Marx que la prospérité de la bourgeoisie est basée sur l’exploitation des travailleurs. Selon Marx, la révolution prolétarienne différera de toutes les autres car contrairement au autres, elle sera faite par l’immense majorité au profit de tous.

Dans la mesure où il n’y aura plus de classe cela marquera la fin de l’Histoire.

Théorie de l’Etat :

Pour Marx, l’Etat est le moyen par lequel la classe dominante maintient sa domination et son exploitation. Il est le fruit du mode de production. D’où, la suppression des contradictions (par la révolution prolétarienne) devrait logiquement entraîner le dépérissement de l’Etat. Pour Marx, l’Etat n’est pas neutre, en réalité il n’exprime et ne sanctionne que la domination d’une classe. Pour citer le Manifeste, l’Etat n’est que « le pouvoir organisé d’une classe en vue de l’oppression d’une autre classe ».

Théorie libérale :

Dans la théorie libérale, l’Etat joue le rôle d’arbitre, il fixe les règles que chacun doit respecter ; il a donc un rôle régulateur. C’est pourquoi dans la théorie libérale, l’Etat est neutre et ne soutient aucun groupe social particulier ; il n’est dominé par aucun groupe social ou classe.

La vision de Marx sur la théorie de l’Etat a évolué tout au long de sa vie. D’abord Marx dit que l’Etat disparaît d’un coup. Ensuite avec Engels, il explique une période de transition (sera encore plus expliquée et approfondie par Lenine). Marx et Engels n’avaient pas une vision unique de la manière dont se produirait ce dépérissement de l’Etat. Dans la conception la plus couramment admise, celle développé par Lenine et qui est devenu le dogme officiel de l’idéologie communiste, on passerait par 3 phases :

1. L’Etat bourgeois

2. La dictature du prolétariat (propriété des moyens de production disparaît) ; 2raisons pour lesquelles l’Etat ne disparaît pas encore complètement :

Il faut vaincre la bourgeoisie

L’abondance n’est pas encore atteinte.

3. Le communisme

Types de besoins :

1. Besoins absolus :

(faim, soif,…) saturables à CT

2. Besoins acquis ou relatifs :

De nature culturelle et psychologique (mode, plaisir, loisirs,…)

Les plus nombreux

Ils ne sont pas saturables

Marx n’avait pas tenu compte des besoins acquis.

Dépérissement de l’Etat et économie planifié sont 2 notions contradictoires. Les conflits ne se résument pas aux seuls conflits de classe (conflit ethnique, culturel).

Emile Durkheim:

Paradigme individualiste et aspect consensuel:

Approche consensuel (accent sur l’ordre social)

Division du travail (division du système de rôle) :

Rôle social : schéma de comportement attendu d’un individu dans une situation donnée (ex :prof- élève).

Thèse de Durkeim : plus la densité sociale et morale croît, plus le système des rôles sociaux se différencie.

Cette division du travail : un changement dans le système de normes et des valeurs, ce qu’il appelle solidarité. Densité sociale : nombre d’individu qui vivent sur un même territoire (= population) Densité morale : proportion de relation entre individus sur un territoire donné.

Société atomiste : densité morale = 0 et densité sociale = 4 Société collectée : densité morale = 6 et densité sociale = 4

Solidarité :

Solidarité mécanique :

Basée sur la ressemblance entre les individus.

Faible division du travail.

Même rôles même intérêts même valeurs se sentent solidaire.

Solidarité automatique.

Faible conscience de son individualité (société primitive)

C’est une solidarité qui exigent l’adhésion totale au groupe, l’absorption des consciences individuelles dans la conscience collective.

Solidarité organique :

Solidarité basée sur la complémentarité et les différences.

Division du travail complexe.

Rôle complémentaires besoins des autres solidarités.

Solidarité problématique et non-automatique.

L’individu à tendance à s’attribuer une essence unique (individualisme). Stade avancé de l’évolution.

L’adhésion au groupe n’est pas totale. L’individualisme prévaut. Ici, les membres du groupe exercent des tâches différentes, il y a un degré de spécialisation. Il y’a cependant un problème avec la naissance, et surtout la continuation, de cette solidarité mécanique, ce qui n’était pas le cas avec la solidarité automatique. Il existe don un élément conflictuel, dans la théorie des jeux, on parle de jeu conflictuel à somme positive (les 2 gagnes mais un plus que l’autre).

Le suicide :

Forme négative de solidarité. Arrive quand l’intégration de l’individu dans son groupe n’est pas optimale. Hypothèse fondamentale : l’équilibre de la personnalité (bonheur de l’individu) dépend de l’intensité des liens entre individus et société qui ne doivent être ni trop étroit ni trop distendus.

Pour Durkeim, le suicide n’est pas un phénomène psychologique ou psychopatologique. Pour lui le suicide est un fait social. Durkeim a aussi détruit les théories de l’époque qui déclaraient que celui-ci était lié à la météo.

Les 4 types de suicides :

1.

Le suicide de type égoïste :

Quand l’individualisme est trop extrême (ex : suicide dépressif, amoureux). Société à solidarité organique.

2. Le suicide anomique :

Quand les normes sont trop contraignantes ou contradictoire. Typique des sociétés à solidarité organique (ex : individus à faible personnalité).

3. Le suicide altruiste :

Quand l’individualisation est trop faible. Typique des sociétés à solidarité mécanique (ex :

suicides collectif dans les sectes).

4. Le suicide de type fataliste :

Quand les normes sont trop contraignantes. Typiques des société à solidarité mécaniques. (ex :

kamikaze, si il ne s’écrasait pas, selon le code de l’armée il était fusilé mieux vaut mourir honorablement).

Une interprétation individualiste de la théorie du suicide de Durkeim :

Individualisme

Faible

Fort

Présence ou absence des normes est ressenties ou non ?

Non

Altruiste (suicide collectif)

Égoïste (suicide

dépressif)

oui

Fataliste (kamikaze) présence

Anomique (individus à faible personnalité) Absence

mécanique

Organique

solidarité

Aspect méthodologique du suicide :

Analyse multivariée :

1. Relation bivariées

les célibataires se suicident moins que les personnes mariés interprétation causale directe :

les célibataires auraient une vie plus facile (ne plaît pas à Durkeim).

2. Après contrôle pour l’âge :

Taux moins élevé chez les personnes mariés et chez les célibataires en âge de se marier.

Résultat d’une sélection matrimoniale ? non.

4. Intensité des liens familiaux ? oui, bonne explication. Les célibataires sont isolés, ont moins de lien familiaux, moins de liens avec la société. Les mariés au moins un lien voir 2 (mari-épouse + enfants).

Autres relations émises par Durkeim :

Les suicides sont plus fréquent en temps de guerre qu’en temps de paix. Les suicides sont plus fréquent en période de croissance économique. Les suicides sont plus élevés chez les protestants que chez les catholiques, les protestants n’ont pas d’autorité centrale suicide anomique plus élevé.

Critique de cette théorie :

Ces analyses multivariées cont trop rudimentaires données agrégées. Cependant Durkeim travaille avec les données dont il dispose. Tombé dans le piège du paradoxe écologique consiste à inférer d’une corrélation calculée à partir de moyenne de groupes, des corrélations au niveau des individus. Ex : suicide protestants : faux car il se dit que comme c’est plus les habitants d’un pays qui se suicide et qui est majoritairement protestant du coup il conclue que protestant se suicide plus hors c’est p-t les catholiques de ce pays qui se suicident.

Les causes du suicide sont complexes ; c’est un phénomènes multidimensionnelle :

Variable sociologique (chômage, isolement)

Variable médicales (maladies)

Variables psychologiques (dépression) ; variable très importante qui doivent être vues comme contraintes.

Max Weber :

Paradigme individualiste et consensuel :

Les 4 types d’actions :

1. les actions rationnelles par rapport à un but :

L’acteur pense que les moyens utilisés sont adaptés au but.

a) Rationalité instrumentale :

Ex : étudier pour réussir ses exams.

b) Rationalité limitée :

Ex : danse de la pluie (but : faire pleuvoir ; moyen : danse ; pas de connaissances météo croyance raisonnable). Pour qu’une action soit rationnelle, le lien entre les moyens et la fin doivent exister dans la conscience de l’acteur il faut que l’acteur pense et que le moyen qu’il utilise soit adapté au but poursuivi.

2.

les actions rationnelles par rapport à une valeur :

ex : capitaine coulant son bateau code de l’honneur (suicide fataliste).

3. les actions traditionnelles :

Ces actions sont guidés par des habitudes, coutume (ex : salut militaire). L’acteur agit sans but, ne conçoit pas de valeur. L’acteur obéit aux réflexes enracinés par une longue pratique (il ne se pose pas de question).

4. les actions affectives :

Réaction purement émotionnelle (peu d’effet sur structure sociale).

Ces 4 types d’actions n’ont pas le même type d’importance (elles ont un impact différent). Les actions affectives sont plus importante en psychologie qu’en sociologie.

Il y a de moins en moins d’actions traditionnelles à cause des sciences (rythme trop rapide). Quand les fonctions de socialisation s’estompent, les actions rationnelles par rapport à une valeur tendent à disparaître. Autrefois, les sociétés traditionnelles changeaient peu traditions passaient de génération en génération. Quand les choses ne changent pas, il est plus rationnel de suivre la tradition que de changer les choses. Cependant, ces routines disparaissent vite à l’heure actuelle car le changement social est de plus en plus rapide.

L’Etat providence distribue aux citoyens, une série de services qui étaient autrefois distribués par les syndicats, association volontaire. A partir du moment où on les transforme en biens collectifs (publics), ça favorise un comportement de resquilleur (free rider). Ex : allocations de chômage (remboursé même si pas affilié à une mutuelle pas besoin d’y adhérer. Résultat :

La société s’atomise ; elle s’individualise de plus en plus causes sociales : augmentation des divorces , diminution des natalités.

Les actions affectives, elles, ne peuvent pas se réduire en actions rationnelles par rapport à un but car elles ne sont pas le résultats d’un choix conscient. Weber : 2 types d’actions :

rationnelles

affectives

le processus de rationalisation :

Par là, Weber voulait dire que le domaine des actions rationnelles par rapport à un but s’élargissaient, au dépens des actions traditionnelles, mais aussi des actions rationnelles par rapport une valeur. Ce processus est le résultat de la spécialisation scientifique et de la différentiation sociale (division du travail). Attention : rationalisation croissante ne veut pas dire progrès technique au sens courant du terme. Autrement dit, il ne faut pas confondre rationnel et raisonnable.

La rationalité instrumentale concerne uniquement le lien entre les moyens et le but. Une action est rationnelle par rapport à un but si les moyens utilisés sont appropriés au but poursuivi. Le caractère raisonnable concerne, lui, le but ; il s’agit d’un jugement moral sur le but poursuivi. Rem : toute action raisonnable est rationnelle mais toutes action rationnelle n’est pas raisonnable. Les sociétés modernes devenaient rationnelles non linéaire (Weber).

Le désenchantement du monde :

En rapport avec ce processus de rationalisation, Weber parlait de désenchantement du monde. Il voulait dire qu’un monde où il n’y aurait plus que des actions rationnelles par rapport à un but serait un monde triste, ennuyeux. Mais aussi et surtout, qu’un monde totalement rationnelle serait une jungle, c-à-d un monde anomique où les plus forts et les plus malins seraient les maîtres. L’ordre social ne peut en effet uniquement reposer sur des actions rationnelles par rapport à un but d’individus égoïstes. L’existence d’un ordre social suppose aussi que les individus soient guidés par des normes, des valeurs ou des traditions. Cela suppose que le domaine des actions rationnelles par rapport à une valeur et des actions traditionnelles ne disparaissent pas complètement. C’est pourquoi Weber pensait que le problème philosophique de notre temps était de délimiter le secteur de la société où subsisterait une action d’un autre type (ex : respect du code de la route, croyance en S-t Nicolas,…)

L’idéal-type :

Selon Weber, on obtient l’idéal-type en accentuant unilatéralement un ou plusieurs points de vue et en enchaînant une multitude de phénomènes isolés, diffus et discrets, que l’on trouve tantôt en grand nombre, tantôt en petit nombre, par endroit pas du tout, qu’on ordonne selon les points de vue choisis unilatéralement pour former un tableau de pensées homogène. L’idéal-type désigne l’ensemble des concepts que le sociologue construit aux seule fins de la recherche. Le travail du chercheur consiste ensuite à déterminer si la réalité observée se rapproche ou s’écarte de l’idéal-type. Un idéal-type n’est ni vrai, ni faux mais seulement utile ou non pour comprendre la réalité.

Les 3 types d’autorités :

Pour Weber : le pouvoir c’est la chance qu’à un individu de faire triompher au sein d’une relation sociale se propre volonté contre des résistances. Une relation d’autorité est une relation de pouvoir dans laquelle le chef considère qu’il a un droit à exercer ce pouvoir et dans laquelle le sujet accepte ce pouvoir comme légitime. Une relation d’autorité contient un élément de réciprocité qui est absent d’une siple relation de pouvoir. Les 3 idéaux-types d’autorité :

1. l’autorité charismatique :

basée sur des qualités exceptionnelles (liés à l’individu)

problèmes au moment de la succession (selon Weber moyen de transmettre le charisme du chef originel à son successeur).

Forme d’autorité instable.

2.

l’autorité traditionnelle :

c’est l’autorité la plus stable.

Les sujets acceptent les ordres de leur chef parce que les choses ce sont toujours passées ainsi (respect de la tradition).

Le problème c’est qu’à la suite de la rationalisation et du désenchantement du monde, les individus ne croient plus aux traditions l’autorité traditionnelle n’est plus une forme efficace d’autorité.

3.

l’autorité rationnelle légale :

les subordonnés acceptent les ordres de leur chef car ils sont en accord avec un ensemble de règles plus abstraites qu’ils considèrent comme légitimes (lois, constitution,…)

Weber autorité qui est devenue la forme dominante d’autorité dans les sociétés modernes. Sa généralisation est le résultat de la complexité croissante de la division du travail et du processus de rationalisation.

Le fait que l’autorité rationnelle légale appartienne au domaine des actions rationnelles par rapport à un but signifie que l’obéissance n’est plus automatique, entière, comme c’était le cas avec l’autorité charismatique et l’autorité traditionnelle. Les individus réfléchissent, ce qui n’était pas le cas avec les autres formes d’autorité.

Rem :

 

1. Ce sont des idéaux-types. Les formes concrètes d’autorité sont un mélange de plusieurs idéaux-types.

Ils peuvent être utilisés de 2 façons :

Diachroniquement : comparaison historique.

Synchroniquement : comparaison entre groupes (ex : blair plus de charisme que Dehaen)

2. Quand on dit qu’un dirigeant doit aussi être un leader, cela veut dire qu’il ne doit pas uniquement reposer sur son statut( autorité rationnelle légale) ; dans la terminologie de Weber, le leadership, c’est une forme d’autorité charismatique. Du point de vue de l’organisation, le leader charismatique est un leader très efficace (tout au moins à CT), car son autorité est totale. Mais le désavantages est que c’est une forme chaude d’autorité (qui implique la totalité de la personnalité), elle est instable et difficile à entretenir à LT. L’autorité charismatique est fort imprévisible, ce qui est un sérieux inconvénient pour des organisations rationnelles qui ont surtout besoin de certitudes.

L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme :

Idéal-type du capitalisme selon Weber :

Le profit : ce qui distingue le capitalisme moderne des embryons, c’est ce que l’on fait du profit. Actuellement on le réinvestit.

Investissement : autrefois on utilisait profit pour vivre plus luxueusement maintenant on réinvestit le profit.

Rationalisation : le capitalisme est rationnel par rapport à un but :

Pour Weber, c’est le protestantisme qui explique le capitalisme. Critique : les faits sont corrects, c’est l’interprétation qui doit être relativisée. Le protestantisme n’a pas joué de rôle mais bien le contexte politique. Dans les pays protestant l’Etat laissait plus de liberté attirance des hommes d’affaires plutôt que le contraire les capitalistes sont devenus protestants.

Weber analyse le rôle du protestantisme comme système de valeurs qui organise l’activité de certains acteurs sociaux et qui fait également naître le capitalisme moderne. L’ideal-type du puritanisme de Weber :

La doctrine de la prédestination :

L’homme essai d’éviter les incertitudes et donc de les éliminer. La doctrine de la prédestination fonctionne comme un stimulant pour l’individ, pour le motiver à gagner de l’argent.

L’ascétisme :

C’est la motivation qui pousse le capitaliste à réinvestir. La contradiction entre ces 2 comportements (produire et ne pas consommer) fait naître le capitalisme moderne. Wilfredo Pareto :

Les actions logiques :

Le lien logique entre les moyens et la fin existe à la fois dans la conscience de l’acteur et dans la réalité.

Les actions non-logiques :

 

Lien objectif entre moyens et fin

Non

Oui

Lien subjectifs ente moyens et fin

Non

ANL1

ANL2

Oui

ANL3

ANL4

1. les actions où il n’existe ni un lien objectif ni un lien subjectif entre moyen et fin :

Il s’agit d’une catégorie purement logique (croisement des 2 variables).

2. les actions où il n’existe pas de lien logique entre moyen et fin, mais un lien subjectif :

(ex : croyances, superstitions,…) très courantes. Correspondent aux actions rationnelles par rapport à une valeur. Actions rationnelles par rapport à un but parfois logique.

3. les actions où il existe un lien logique entre moyens et fin, mais pas de lien subjectif :

Ces actions produisent des effets mais ceux-ci ne résultent pas de la volonté de l’individu (ex : réflexe).

correspondent aux actions affectives et dans uen moindre mesure aux relations traditionnelle.

4.

les actions où il existe un lien logique entre moyens et fin et un lien subjectif, mais où les effets objectifs ne sont pas ceux désirés par l’individu :

(effet pervers) ce type d’action est particulièrement important (ex : embouteillages) Actions rationnelles par rapport à un but parfois logique.

Pour Pareto, les actions logiques ressortent du domaine de l’économie, les actions non logiques constituent le champ de recherche de la sociologie. Il s’en suit que l’objectif de la sociologie est d’expliquer scientifiquement les raisons d’être des actions non logiques et d’étudier leur incidence sur le fonctionnement des sociétés.

Résidus et dérivations :

Résidus : actions non logiques = sentiments, instinct. Résidus = parties constantes des actions non logiques. Dérivations : parties variables des actions non logiques.

6 classes de résidus :

1. l’instinct de combinaison :

instinct de créativité.

2. la persistance des agrégats :

conservatisme. Pousse les hommes à l’inertie, au refus de tout changement.

Ce sont les 2 principaux.

3. le besoin de manifester ses sentiments par actes extérieurs :

ex : rituels, uniformes, symboles, …

4. le besoin de sociabilité :

solidarité et conformisme

5. le besoin d’intégrité :

Instinct de propriété ; au contraire de Marx, ce besoin est instinct naturel.

6. l’instinct sexuel :

Changement social et résidus :

Selon Pareto, chaque société diffèrent dans la manière dont elles reconnaissent, encouragent ou répriment ces différents résidus ou sentiments. Pour Pareto, l’instinct de combinaison et la persistance des agrégats ont une opposition naturelle si bien que si l’un et fort, l’autre est faible et vice versa.

Si instinct de combinaison domine : humanisme, tolérance,… Si persistance des agrégats domine : foi, religions, conformisme, expression sexuelle réprimée. Pour Pareto le changement cyclique entre ces 2 types de résidus est inévitable parce que les hommes veulent une chose et son contraire. De ces contradictions entre ces 2 résidus, naît le changement social. Weber, Durkeim et Marx ont une conception linéaire du changement social. Pareto cyclique.

Les rapports sociaux :

Les rapports sociaux forment les formations sociales les plus simples. Tous les groupes sont formés de réseaux de rapport sociaux.

Le phénomène de reliance sociale :

Tout le monde ne se connaît pas directement, mais par ce phénomène de reliance, les individus constituant un grand groupe sont insérés dans des réseaux.

Types de rapports sociaux :

Rapports sociétaire et communautaire de Tonnïes :

selon Tonnïes, ces 2 formes de rapports sociaux correspondent à 2 stades fondamentaux de l’évolution des sociétés. Il appelle les collectivités où dominent les rapports communautaires des communautés et celles où dominent les relations sociétaires, des sociétés.

1. rapport communautaires :

objectif commun, sentiment d’appartenance à la même collectivité.

Personnes qu’unissent des liens naturels ou spontané.

Relations chaudes

Solidarité mécanique

Sociétés traditionnelles

2. rapports sociétaires :

rapports de compétition, basés sur l’intérêt personnel, individuel.

Relations froides

Solidarité organique

Sociétés industrielles

Rapports primaires et rapports secondaires (Cooley)

Rapports primaire :

Petits groupes caractérisés par une association et une coopération intime, exerçant un contrôle social informel (action normative)(attention tous les petits groupes ne sont pas primaires).

Rapports secondaires :

Grand groupes peu cohésifs, exerçant un contrôle social formel, direct et ressenti être extérieur.

Les variables structurelles de Pearsons :

Cette typologie est en fait une élaboration de la typologie de Tonnïes.

Communauté

Société

Particularisme

Universalisme

Qualité

Performance

Affectivité

Neutralité affective

Diffusion (rapports familiaux)

Spécificité

La typologie de Tonnïes est unidimensionnelle. La typologie de Pearsons est multidimensionnelle.

La structure sociale :

Position sociale :

La position sociale d’un acteur est la place qu’il occupe dans une structure sociale. Elle se définit par rapport aux autres acteurs.

Positions assignées et acquises :

Position assignées : elle est imposée soit par la nature soit par la société (ex : sexe, âge, position ethnique,…).

Position acquises : si on peut la choisir ou la conquérir (ex : nationalité, professions,…).

Rôle social :

Schéma de comportement qui est attendu d’un individu dans une situation donnée.

Les rôles sociaux sont des systèmes de contraintes normatives auquelles sont censés se plier les acteurs qui les occupent, et de droits corrélatifs à ces contraintes.

Remarque :

1. rôle et positions n’existent pas dans la société ; ce sont des grilles intellectuelles qui permettent de rendre compte de la réalité.

2. les positions et les rôles existent en dehors des individus qui les occupent.

3. le même rôle peut être rempli par plusieurs personnes et une même personne remplit toujours un très grand nombre de rôles.

Régulation sociale et contraintes sociales :

Types d’attente :

Les attentes nécessaires : sanctionnées par une loi ou pour tout ce dont dispose le société pour obliger les acteurs à se conformer

Les attentes obligatoires : qui s’exercent au sein d’un groupe et qu’on peut dans une certaine mesure contourner car cela n’entraîne pas des sanctions aussi rigides (ex : salut à l’armée ; si on quitte l’armée on peut s’y soustraire)

Les attentes facultatives : qu’on est libre de respecter plus ou moins bien car les seule sanctions qui y sont attachés sont des sanctions morales (ex : dire bonjour).

Types de groupes :

Groupes nominaux ou catégories sociales :

Ensemble d’individus ayant un caractère commun (ce n’est pas un groupe social au sens sociologique du terme). (ex : tous les gens de 50 ans)

Groupes de pressions :

Groupe d’intérêts = groupes organisés pour la défense d’intérêts communs.

On a une « échelle » de groupe par importance de lien :

Groupes nominaux Groupes latents Groupes organisés

Groupes de pression

Groupes latents ou quasi groupes :

Un groupe latent ou quasi groupe est un ensemble d’individus partageant non seulement une caractéristique commune, mais aussi un intérêt commun. Ce n’est pas non plus un véritable groupe social. Le groupe latent ne manque que d’une seule caractéristique pour devenir un groupe social : les membres prennent conscience de leur intérêt commun et s’organisent.

Groupes organisés :

une caractéristique en commun

un intérêt commun

sont dotés mécanismes de décisions collectives et dont les membres sont conscients de leur intérêt.

Action collective :

Schéma classique :

Intérêts commun prise de conscience action collective

Le paradoxe de l’action collective :

Sous des conditions générales, des individus rationnels cherchant à maximiser leur utilité n’agiront pas collectivement. L’intérêt personnel ne suffisant pas, il faut que d’autres conditions soient réunies.

Le modèle du dilemme du prisonnier (Olson) :

Joueur A Ne pas coopérer (0 ;5) (-3 ;-3)

Coopérer

Joueur B

coopérer Ne pas coopérer

(-1 ;-1)

(-5 ;0)

Théorie d’Aseelrod (on joue indéfiniment)

Si A dénonce, B dénoncera au tour suivant.

L’équation de l’action collective :

Ni = Bi – C

Conditions particulières pour résoudre le paradoxe :

Pour qu’un groupe se forme et agisse collectivement, il faut au moins réunir 2 conditions :

1.

N est positif (soit B>C ; soit C = 0)

2. petits groupes : dans le cas de petits groupes, la contribution marginale de chacun est importante ; c’est une des raisons pour laquelle il est plus facile d’organiser de petits groupes que des grands. Dans des petits groupes, les membres sont liés entre eux par des rapports plus étroit, directs. Des sentiments de loyautés, de solidarité, de pression social aussi se développent beaucoup plus facilement. Les membres d’un petit groupe peuvent imposer des coûts (psychologiques) à ceux qui ne contribuent pas à l’action collective (coûts de non participation).

Groupes fragmentés :

On divise un groupe en sections réduites où peuvent se développer des sentiments de solidarité, loyauté et de pression sociale. Ces sentiments doivent cependant être manipulés par un leader qui répond à la direction centrale. Ceci souligne le rôle des réseaux dans la vie sociale. Le modèle d’Olson, lui, postule que des individus isolés (c-à-d des individus sans relations avec les autres et qui décident seuls), ce modèle est basée sur l’homo oeconomicus.

Organisation exogène :

Une organisation exogène se met en place pour représenter les intérêts du groupe latent. Ces groupes ou individus agissent pour leur propre intérêt.

Mécanismes coercitifs et incitant sélectif :

Mécanisme coercitifs : faire payer des coûts de non participation. Incitant sélectif : incitant indirect biens sélectifs bien individuel réservé à ceux qui ont participé individuellement à l’action collective.

Ces 2 mécanismes essaient de modifier le calcul coûts/bénéfices, d’une part, en augmentant les coûts de non participation (mécanisme coercitif) et, d’autres part, en augmentant le bénéfice de la participation (stimulant positif).

Limites de la théorie d’Olson :

Ce modèle est basé sur un modèle utilitariste de la rationalité. L’acteur rationnel est supposé poursuivre des fins coïncidant avec ses intérêts les plus immédiats ; en employant les moyens les plus appropriés. Dans cette mesure, ce modèle ne peut qu’imparfaitement expliquer des phénomènes collectifs, tels que le fanatisme religieux ; c-à-d des types de comportements faisant appel à d’autres types de rationalité, voir irrationnels. Les comportement complètement irrationnels sont moins nombreux qu’on ne le croit ; on peut donc, le plus souvent, avoir recours à des modèles rationnels pour expliquer le comportement collectif des individus.

Les organisations complexes :

Organisation : instrument en vue d’obtenir un but. Hiérarchie de rôles et de statuts instituée entre les membres d’un groupe afin de les rendre capables de coopérer à la réalisation d’un but, selon des règles d’actions précises.

Organisation économique : PME, grandes entreprises (simple ou complexe) Organisation bureaucratique : université, administration (toujours complexe) Organisation volontaire : croix-rouge, MSF,… (simple ou complexe ; économique ou bureaucratique).

Caractéristiques des organisations complexes :

1. l’existence de frontière : mieux définies en organisation complexe. On sait qui est membres et qui ne l’est pas.

2. leur grande dimension

3. un haut niveau de différentiation structurelle (hiérarchie).

4. un haut niveau de différenciation fonctionnelle (division du travail).

5. la coordination des activités : line (production direct), staff (gestion du personnel, coordination des activités).

6. un ensemble de règles et de procédures, qui décrivent les tâches et les responsabilités de tous les membres de l’organisation.

7. réseaux de communication complexe.

8. les organisations complexes sont des systèmes ouverts. Leur fonctionnement ne dépend pas seulement de conditions internes (structure hiérarchique et division du travail), mais aussi des échanges qu’à l’organisation avec son environnement.

9. les organisations complexes sont des coalitions. Il en résulte que, dans une organisation, les acteurs, individuels et collectifs, poursuivent leurs intérêts selon des stratégies conforment à la représentation de ces intérêts. La conséquence par rapport aux buts de l’organisation, s’opposent, ou peuvent s’opposer, des rationalités et des objectifs différents de la part des individus et des groupes composant cette organisation.

Les organisations simples ne sont pas des coalitions :

1. du fait que les utilités diffèrent (organisation fonctionnelle : chaque département maximise son utilité mais pas forcément au profit de l’organisation en tant que telle).

2. quand on est manager, fusion pour augmenter le pouvoir.

Les enjeux diffèrent selon les acteurs.

Les moyens diffèrent.

Les acteurs sont diversement informés.

Il y’a des acteurs qui gagnent plus souvent que d’autres.

Organisations bureaucratiques et organisations économiques :

Dans la définition large, celle de Weber, une bureaucratie est synonyme d’organisation complexe. Dans la définition étroite, une organisation bureaucratique est un type particulier d’organisation complexe.

2 grands types d’organisations complexes :

Organisation économique

Organisation bureaucratique

La principale différence entre les deux, c’est la façon dont elles sont financées. Toute organisations consomme un certain nombre de facteurs (inputs) qu’elle doit se procurer sur un marché pour produire quelques chose (output). Une organisation économique vend ses outputs sur le marché il faut que ces produits soient compétitifs sinon faillite.

Les organisations bureaucratiques, par contre, ne doivent pas vendre leurs outputs sur un marché pour financer l’achat de leurs inputs. Elle reçoivent un budget de l’Etat pour financer l’achat de ces inputs. Il n’y a donc pas de lien direct entre ce qu’elles produisent et les ressources qu’elles reçoivent pour pouvoir produire ce service.

Le niveau de financement d’une bureaucratie dépend :

Du relais avec le monde politique.

De l’image du public et des gouvernements.

Downs parle, dans le cas des organisations bureaucratiques, d’organisations unifaces (elles se tournent une seule fois sur le marché pour acheter leurs inputs). Dans le cas des organisations économique d’organisations bifaces (elles se tournent 2fois sur le marché (pour acheter inputs et pour vendre outputs).

Parce qu’elles se trouvent dans un environnement compétitif, les organisations économiques sont obligées de se comporter souplement, de s’adapter, si elles veulent survivre. Elles doivent rapidement réagir aux modifications survenues dans leur environnement. Les organisations bureaucratique peuvent se permettre de réagir moins vite aux transformations de leur environnement. Elles ne doivent en effet pas faire de profit. Elles doivent seulement faire en sorte de rester dans un rapport de forces favorable avec le pouvoir.

La bureaucratie (Weber) :

On retrouve l’autorité rationnel légale au sein des organisations complexes. L’idéal-type bureaucratique wébérien est caractérisé par un certain nombre de traits systématiquement agencés qui le distingue de la forme précédente d’organisation, à savoir l’organisation patrimoniale :

Existences de services définis et donc de compétences rigoureusement déterminées par les lois ou les règlement (différenciation fonctionnelle) (ex : service du personnel, service de comptabilité)

Hiérarchie de type monocratique (une personne au sommet). La structure de type collégiale (cabinet des ministres)  monocratique (monarchie absolue).

La gestion de l’organisation repose sur des documents écrits. Plus grande source de stabilité (existence de fichier).

Éducation professionnelle poussée (plus efficace que organisations patrimoniale). recrutement se fait sur des critères universalistes (diplômes, examens,…)

Profession principale et non occupation secondaire. Marché du travail interne : le personnel grimpe dans la hiérarchie avec le temps. Mode de fonctionnement d’une bureaucratie (sécurité de l’emploi) plus compétitif qu’une bureaucratie.

Traitement fixe.

Séparation entre la fonction et la personne qui l’occupe (séparation vie privée, vie professionnelle).

Le

Dans une organisations complexes on ne retrouvera pas ces 7 éléments de manière parfaite. Organisation patrimoniale base particulariste et de qualité.

La généralisation de la bureaucratie :

Pour Weber, cette forme d’organisation était amené à se généraliser pour 3 raisons :

Pour les dirigeants, elle est efficace et elle procure un effet multiplicateur de leur pouvoir.

Pour les membres (= les subordonnés), elle procure certains avantages (formation principale, traitement fixe).

Pour les clients

Weber pensait que la bureaucratie, certainement comparativement aux autres formes d’organisations précédentes, était plus efficace. La généralisation de la forme bureaucratique serait donc le résultat d’une sorte de processus de sélection naturelle : la forme la plus performante d’organisation élimine les formes moins compétitives.

Les dysfonctions de la bureaucratie :

Organisations post-bureaucratiques (structure hiérarchique en forme de diamant) :

depuis 1960-70.

Organisation bureaucratiques : depuis le début du 20 ème .

Organisation pré-bureaucratiques : avant le 19 ème .

Structure hiérarchique (forme monocratique pyramidale) Caractère post-bureaucratique : collégiale et diamantale.

Cette distinction entre organisation bureaucratique et économique, découle du fait que les organisations uni-faces, parce qu’elles changent moins rapidement que les organisations bifaces, ont conservé beaucoup des caractéristiques de l’idéal-type wébérien de bureaucratie.

Il existe 3 types de disfonctionnement :

La bureaucratie des dirigeants : dysfonctionnement rationnelle. Pouvoir maximisation de l’utilité maintien au pouvoir. Le patron tente de rester au pouvoir. S’il n’est pas très bon ; c’est embêtant car l’organisation peut fonctionner de manière-optimale. Ceux qui arrivent au sommet font tout pour y rester (dans organisations bifaces, si le patron n’est pas bon, il doit partir ou l’entreprise disparaît). Si l’on suppose que les dirigeants essaient de maximaliser leur utilité, alors il en découle qu’ils essayeront de maximaliser leur pouvoir. Si l’on considère la bureaucratie comme un moyen pour les dirigeants d’accroître leur pouvoir, alors on comprend pourquoi ces mêmes dirigeants auront tendance à essayer de rester au sommet.

Ce phénomène a été mis en évidence par de nombreux sociologues d’inspiration machiavélienne, comme Pareto, Mosca et Michels. Michels lui a donné le nom de « la loi d’airain de l’oligarchie ».

Cette loi postule que, dans toute grande organisation, surgit toujours une classe dirigeante. L’oligarchie serait, selon Michels, la forme préétablie de la vie en commun des grands agrégats

sociaux. Cette tendance fait que l’organisation devient une fin en soi et non plus un moyen d’atteindre un but. Cette loi a été développé par une étude du parti social-démocrate allemand (au début du siècle).

La loi d’airain de l’oligarchie peut facilement s’expliquer si on utilise la théorie d’Olson (on va au pouvoir pour le pouvoir et non pour les programmes).

2 types de membre : permanent et militants

le pouvoir était aux permanents on voulait se maintenir au pouvoir les dirigeants s’élisaient entre eux. La loi d’airain : tendance qui se manifeste au macro-niveau qui peut s’expliquer par des comportements individuels.

Explication de la loi d’airain de l’oligarchie :

Ni = Bi – Ci

Pour un simple militant :

C non négligeable (payer sa cotisation, assister aux réunions)

B = biens public = avancement des intérêts de la classe ouvrière stratégie de minimalisation des coûts (N est le plus souvent < 0) ils vont assister le moins souvent au réunion ils délèguent leurs vois.

Pour les cadres :

C est compensé par les biens individuels s’investiront dans le fonctionnement du parti

tendance vers l’oligarchie est inévitable.

Les permanents s’investissent plus que les militants qui s’investissent le moins possible.

Remarque méthodique sur Michels :

Bel exemple de l’utilisation de la méthode de monographie.

Pouvait utiliser 2 méthodes :

1. échantillon représentatif d’organisation (inconvénient : coûteux).

2. monographie (problème : choix de l’organisation). Il a choisi l’organisation qui, à son époque, était la plus démocratique dans son fonctionnement si démontre que loi applicable même dans ce cas, alors universelle (cette loi n’a pas d’exception). Loi d’airain de l’oligarchie = conséquence logique du fait que les dirigeants veulent maximiser leur pouvoir.

La bureaucratie des emplois

Conséquence logique du fait que les membres essaient de maximaliser leur utilité. Les dirigeants voient leurs prérogatives restreintes.

Il s’agit d’un processus de longue durée qui, dans les organisations tant publiques que privées, tend à soustraire les statuts et leurs titulaires aux interventions et aux contrôles des dirigeants, ou des instances qui fournissent les ressources nécessaires à leur fonctionnement.

La bureaucratie des emplois est plus manifeste dans les organisations unifaces.

Le cercle vicieux bureaucratique (Crozier) :

Résultat des 2 dysfonctionnement précédents :

1. Bureaucratisation des emplois :

Les membres essaient de minimiser la sphère d’autonomie des dirigeants nouveaux règlements,

2. bureaucratisation des dirigeants (loi d’airain) :

Essaient de minimiser la sphère d’autonomie des membres prennent de nouvelles mesures pour ne pas perdre tout pouvoir cercle vicieux.

Par là, on entend le fait que la formalisation rigoureuse des statuts, leur spécialisation, leur stratification, la multiplication des garanties qui entourent chacun dans ces statuts et leurs titulaires, font qu’il est de plus en plus indispensable, mais aussi de plus en plus difficile, de coordonner et de contrôler les tâches. En somme, les contrôles s’alourdissent au fur et à mesure qu’ils s’étendent et deviennent de plus en plus nécessaires en même temps qu’ils sont de moins en moins efficaces. Ils contribuent plus du tout à motiver les exécutants.

Au fur et à mesure que les mesures deviennent plus nombreuses, elles deviennent moins efficaces. On doit donc prendre de nouvelles mesures pour essayer de maintenir un minimum de coordination. Le problème naturellement est que ces nouvelles mesures rendent le problème encore plus grave. L’organisation devient petit à petit paralysé.

Pour briser ce cercle vicieux, il n’y a aucune solution : annuler toutes les règles et repartir à 0. mais cela signifie qu’un nouveau cercle recommence. Le cercle vicieux de la bureaucratie est un phénomène cyclique (à condition que l’organisation et survécu au cercle précédent).

Le contrôle organisationnelle (discipline):

Le problème du contrôle organisationnelle est de trouver les moyens de résoudre le paradoxe de l’action collective. Sous quelles conditions les individus rationnels obéiront-ils aux ordres de leurs supérieurs ?

La typologie d’Etzioni :

Selon lui, les moyens de contrôle utilisés par les organisations sont au nombre de 3 :

physiques

matériels

symboliques

Types de pouvoirs :

Coercitif : reposant sur l’utilisation ou la menace d’utilisation ou de sanctions physiques.

Utilitaire : basé sur la disposition ou le contrôle de ressources matérielles ou financières.

Normatif : fondé sur l’octroi et la manipulation de récompenses symbolique. 2sortes :

1. Pur (ex : médaille, symbole)

2. pouvoir social (ex : pression sociale par exemple menacer de ne plus parler à quelqu’un).

Rem : le pouvoir normatif pur suppose que la sphère des actions rationnelles par rapport à une valeur soit encore étendue. Dans nos sociétés, ce type de pouvoir n’est plus guère efficace.

Types de participations :

1. Participation aliénante : désigne une orientation moins intense des membres envers le pouvoir organisationnel (ex : prisonnier).

2. participation calculatrice : forme typique dans nos sociétés. Désigne une orientation plus ou moins de faible intensité (salariés : participent aux but de l’entreprise mais seulement de faible manière car ils poursuivent aussi leurs propres buts).

3.

participation morale : désigne une orientation de plus forte intensité (ex : membres d’une secte, organisation volontaire ; on partage fortement, complètement les buts de l’organisation à tel point qu’ils perdent la notion de leurs propres intérêts.

Types de conformité :

Quand on croise le type de pouvoir et de participation, on a la structure de conformité :

 

Pouvoir

Participation

Coercitif

Utilitaire

Normatif

Aliénance

Conformité coercitive

   

Calculatrice

 

Conformité utilitaire

 

Morale

   

Conformité normative

Conformité coercitive pouvoir coercitif participation aliénante Conformité utilitaire pouvoir utilitaire participation calculatrice Conformité normative pouvoir normatif participation morale

Ces structures de conformité sont des idéaux-types. 3 types d’organisations :

coercitives (ex : camp de concentration)

utilitaires (ex : la plupart des entreprises)

normatives (ex : organisations volontaires)

La stratification sociale (disposition par couches superposées):

Inégalités sociales :

Inégalités sociales : dans toute société, certains individus reçoivent plus de gratification que d’autres.

Inégalités naturelles (force, beauté,…) : peuvent conditionner les inégalités sociales.

Stratification sociale, strates et classes :

Strate :

Ensemble d’individus semblables au regard de certains critères (argents, pouvoir). Sociologie les individus qui appartiennent à la même strate = véritables groupes sociaux ou simple catégorie sociale.

Stratification sociale :

Répartition des individus en strates résultant des inégalités sociales. probabilité qu’a un individu, selon la structure sociale, de recevoir, en plus ou moins grande quantité, les choses qui dans la société on une valeur. Les individus ayant des chances plus ou moins égales forment 1 strate.

Classe sociale :

Forme particulière de strate. Répartition des gratifications et des privilèges entre les individus présente un caractère discontinu. Les classes sont séparées les unes des autres et se distingue par des caractères qualificatifs et pas seulement quantitatifs.

Causes de la stratification sociale :

Théorie marxiste :

Rapports de production expliquent les systèmes d’inégalités. Ce qui définit les classes c’est sa place dans le processus de production. Toute les théories de Marx ont en commun la lutte des classes ce qui diffère c’est le nombre de classe :

Marx distingue :

2 classes : prolétariat – bourgeoisie

3 classes : prolétariat – bourgeoisie – propriétaires

7 classes : prolétariat – bourgeoisie – propriétaires – banquiers – boutiquiers – agriculteurs – sous prolétariat.

Le nombre de classe diffère selon l’approche. Théorie de Marx :

Rapports de production stratification

Intérêts contradictoires lutte des classes

Mode de production capitaliste : prolétaires exploités par les bourgeois.

Classe dominante : appropriation de la plus value Classe dominée : exploitation

Capital constant : valeur des moyens de production utilisés dans le processus de production. Taux de plus value ou d’exploitation = S/V = plus value/capital variable.

Critique :

Cette théorie décrit assez bien la situation en Grande Bretagne au début du 19 ème . Cette théorie n’est pas universelle (pas juste pour les sociétés post-industrielle). Théorie trop philosophiques.

Les théories fonctionnalistes :

La stratification répond à une nécessité sociale.

La théorie de Davis et Moore :

La stratification sociale est une conséquence immédiate de la division du travail. Ce problème de répartition et de motivation serait fort simple à résoudre si toutes les positions sociales étaient égales, comportaient des devoirs égaux et exigeaient des compétences égales. Pour que, malgré ces inégalités, toutes les positions soient occupées d’une façon optimum, il faut que la société distribue les récompenses inégalement suivant les positions, les récompenses les plus appréciées allant aux positions qui ont le plus d’importance pour la société.

L’importance fonctionnelle d’une position dépendrait essentiellement de 3 facteurs :

1. la rareté des aptitudes ou du talent indispensables pour occuper cette position.

2. la mesure où la position est unique pour assumer une fonction.

3. le nombre de positions qui dépendent de cette position.

Théorie statique :

Laisse tomber l’aspect dynamique de la stratification plaît à ceux du haut de la hiérarchie.

Tautologie :

Toujours les mêmes indicateurs. Les indicateurs doivent être différent de ceux de la stratification. Conclusion : ne permet pas d’expliquer la stratification, elle fonctionne pour les micro-systèmes mais pas pour les sociétés.

La théorie de Pearsons :

Parsons part également du principe que la stratification répond à une nécessité sociale. Sa théorie diffère néanmoins de la théorie de Davis et Moore dans la mesure où il fait des valeurs centrales en vigueur dans une société le principe qui détermine le montant des rémunérations attachées aux position socioprofessionnelles principe de détermination des rémunérations = valeurs centrales.

N’explique pas pourquoi la valeur diffère selon les sociétés. Peut seulement rendre compte des position extrême pas des positions proches.

Les théories basées sur les lois de l’offre et de la demande (marché) :

Plus l’offre est élevée, moins sont les avantages. Plus la demande est élevée, plus les avantages le sont (mais marché imparfait).

Selon ce type de théorie, les gratifications sociales dépendent de l’offre et de la demande correspondant à tel ou tel emploi. L’offre correspond au nombre d’individus qui veulent exercer un métier déterminé. Cette offre est fonction du degré de difficulté d’apprentissage et d’exécution des tâches correspondant aux emplois et du prestige de cet emploi. La demande est le nombre de places qui sont proposées par les employeurs.

Théorie marxiste 1 ère phase révolution industrielle Théorie Davis, Moore gratification dans les organisations Théorie Parsons pourquoi position voient leur importance diminué Théorie générale marché

Conclusion :

Le paradigme du marché est le seul des 3 étudiés qui peut prétendre à une certaine généralité.

Le prestige, le revenu, le pouvoir, sont toujours des gratifications correspondant à une certaine demande sociale. Cette demande dépend des caractéristiques du système dans lequel elle apparaît.

Les types de stratifications :

La typologie de Weber :

La stratification est multidimensionnelle.

Marx (unidimensionnelle) : bourgeoisie détient les moyens de production prestige pouvoir. Weber : les 3 dimensions pas nécessairement corrélées. 3 types de stratification :

classe (distinction économique)

le statut (prestige)

le parti (pouvoir)

Marx : stratification basée sur la richesse uniquement. Weber ajoute à cette dimension le prestige et le pouvoir. Pour Weber classe économique différent de groupe sociaux. Une classe n’est qu’un ensemble de plusieurs occupant la même position dans le système économique. Les groupes de statuts sont des groupes sociaux.

Castes, Etats et classes :

Les castes :

Les castes sont des groupes héréditaires hiérarchisés, séparés les uns des autres par des règles prohibant plus ou moins strictement le mariage ou certains contacts. Chaque grroupe est, en principe, voué à certain type d’activités.

Ex : Inde : les pure (les bramas) et les impures (les intouchables).

Les Etats ou ordres :

Les Etats ou ordre sont des types de strates fondés, comme les castes, sur l’hérédité, mais d’une manière beaucoup plus souples.

3 ordres :

1. noblesse

2. clergé

3. tiers Et

Les classes :

A la suite de l’abolition des privilèges héréditaires (révolution française), les classes ont succédé, dans nos société, aux Etats. La principale différence entre le système de classes et celui de castes ou d’Etats est, d’une part, que le premier est laïcisé et, d’autres part, qu’ils n’esp pas officiellement légitimé, mais constitue simplement un Etat de fait.

Ex : société occidentale bourgeoisie et prolétariat (pas justifié en termes religieux).

La stratification sociale dans les pays industrialisés :

La stratification sociale dans les sociétés industrialisées se caractérise par le fait que plusieurs critères de distinction sont simultanément en jeu et qu’aucun d’entre eux ne détermine de coupures biens nettes. Autrement dit, la division de la société en classes a cédé la place à une différenciation en strates.

La mobilité sociale :

Le concept de mobilité sociale recouvre deux réalités bien distinctes :

1. la mobilité intra-générationnelle : se produit au cours de la vie d’un même individu (fait que les gens peuvent changer d’activités au cours de leur vie professionnelle).

2. la mobilité inter-générationnelle : s’effectue entre la génération des parents et celles des enfants. Quand on veut calculer cette mobilité, tenir compte du fait que la répartition des professions dans la société évolue.

Analogie : casserole normale (démocratie)  casserole à pression (autoritaire)

Processus de mobilisation :

La mobilisation est le processus de transformation de groupes, d’associations, d’organisations en vue de réaliser un objectif collectif. Il ne suffit pas qu’un groupe soit mécontent pour qu’il y ait conflit, il faut que ce groupe s’organise pour la défense de ses intérêts.

Formation de groupes conflictuels :

Existence d’une organisation poussée (D horizontale)

de type communautaire : basée sur l’ethnie, la langue, la parenté (ex : Rwanda, Kosovo) = dimension horizontale.

De type associatif (ex : syndicats) : basée sur les catégories socio-professionnelle, politique et économiques (ex : conflits sociaux).

Dynamique des conflits :

Peu de mouvements d’opposition sont d’emblée révolutionnaire et/ou violents processus d’escalade : processus révolutionnaire ou recours à la violence apparaît progressivement.

Polarisation :

Emergence de nouveaux leaders

Redéfinition des acteurs et des enjeux

Polarisation des attitudes