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Cour

d’appel

de

Douai

Tribunal de qrande instance de Lille

6ême

chambre

MOTIVATION

ET

DISPOSITIF

DU

JUGEMENT

DU

12

JUIN 2015

Affaire

dite

«

du

C,ARLTON »

sommaire

[~ésentation

des

parties!

 

page

5

à

24

IDemandes

des

partiesl

page 25

à

31

-

exception

de nullité

et huis-clos

page 25

à

26

-

parties

civiles

page

27

à

28

réquisitions

page 29

à

30

-

prévenus

page

31

~appe1

des

fait~j

page

32

à

72

(synthèse des déclarations

de

chaque prévenu

durant

l’enquête et l’instruction)

~ SUR LE PROXENETISME AGGRAVE

 

- René KOJFER

 

page

33

à

34

- Francis HENRION

page

35

à

37

- I-fervé

FRANCHOIS

page

37

à

39

- Dorninique ALDERWEIRELD

page

40

à

41

- LEGRAIN

Béa trice

page

42

- TRAN VAN THANH

Antoine

page

43

- Anne-Sophie ALSON épouse

VILLE

page

44

- Einrnanuel

RIGLAIRE

page

45

à

50

- David ROQUET

page

51

à

52

- Fabrice

PASZKOWSKI

page

53

à

56

- Jean—Christophe

LAGARDE

page

57

à

58

- Dominique

STRAUSS-KAHN

page

59

à

61

- CYMBALIST épouse

Virginie

DUFOUR

page

61

SUR

LES

INFRACTIONS

FINANCIERES

- David ROQUET

page

62

à

64

- PASZKOWSKI

Fabrice

page

65

à

66

- CYMBALIST épouse

Virginie

DUFOUR

page

67

à

68

- VERGIN

Jean-Luc

page

69

à

70

- jean-Christophe LAGARDE

page

71

à

72

ILes prétentions des partiesl

page

73

à

86

sur le

huis—clos

page

73

sur l’incident

page

73

>

sur le

fond

page

73

à

86

- parties civiles

page

74

à

75

réquisitions

page

76

à

78

- Anne-Sophie ALSON épouse

VILLE

page

79

- Antoine

TRAN VAN

THANE

page

79

- Dominique

STRAUSS-KAHN

 

page

79

- Jean-Luc

VERGIN

page

79

- Béa trice

LEGRAIN

page

80

- Dozninique

ALDERWEIRELD

 

page

80

à

81

Jean-Christophe LAGARDE

page

81

à

82

- Fabrice

PASZKOWSKI

page

82

à

83

- David ROQUET

page

83

- RIGLAIRE

Emrnanuel

 

page

83

à

84

- CYMBALIST épouse

Virginie

DUFOUR

page

84

- René KOJFER

page

85

2

 

- René ~~~~CHQIS

 

.page

85

à

86

- Francis RENRION

page

86

jLa

mot4vation~

 

page

87

~

137

 

[suR L’ACTION PUBL1QU~

 
 

sur le huis—clos

 

~.page

87

>~

sur l’incident

 

~

page

87

sur le

fond

page

88

à

137

~ SUR LE PROXENETISME AGGRAVE

 

- Hervé FRANCHOIS

 

page

89

à

92

- Francis HENRION

page

93

à

96

- René KOJFER

page

97

à

101

- Doniinique ALDERWEIRELD

page

102

 

à

106

Béatrice LEGRAIN

page

107

à

108

- Antoine

TRAN VAN THANH

page

109

 

- Anne—Sophie ALSON épouse

VILLE

 

page

109

- Eminanuel

RIGLAIRE

page

110

 

à

114

- David ROQUET

 

page

115

à

118

- Fabrice

PASZKOWSKI

page

115

à

118

Jean-Christophe LAGARDE

page

119

à

120

Dominique

STRAUSS—KAHN

page

121

à

123

- Virginie CYI4BALIST épouse DUFOUR

 

page

124

 

.3

SUR LES

INFRACTIONS FINANCIERES

-

David ROQUE2~

 

oage

225

à

127

Fabrice PASZItOWSKI

 

page

128

à

130

Jean—Christophe

LAGARDE

page

131

Virginie CYMBALIST épouse DUFOUR

page

132

Jean-Luc

VERGIN

page

133

 

SUR L’ACTION

CIVIL~

-

La

5MO HEM

~page

134

-

EQtJIPES D’ACTiON COt’JTRE LE PROXENETISME

Dage

135

-

MOUVEMENT DU NID

 

page

136

-

M

page

237

S

page

137

 

-

pagel37

-

S

pagel37

[Le

dis pos4~4~j

page

138

à

145

sur l’incident

page

138

sur le fond

page

138

à

145

 

[suR L’ACTION PUBLIQU~

 

~ Sur le proxénétisme

aggravé

page

138

à

140

~ Sur les

infractions financières

page

141

à

142

 

ISUR L’ACTION CIVIL~

page

143

à

146

4

Sur le

srmc~

huis—clos

Attendu que le

tribunal est garant de l’ordre

et

de

la

sérénité des débats, SOfl président disposant de la police de l’audience ;

Attendu que les parties civiles ont toujours le choix de ne pas &exprimerr elles peuvent aussi se contenter de confirmer ou pas, leurs déclarations, souhaitent et qu’elles estiment ne pas être attentatoires à leur dignité ;

Que pour justifie pas ;

ces raisons,

Sur l’incident

l’huis—clos, même partiel,

ne

se

Attendu qu’il n’est pas démontré que les écoutes

téléphoniques

administratives étaient illégales

;

Que par ailleurs,

des poursuites

;

ces écoutes ne constituent pas le support

Qu’en

outre,

l’audition d’un témoin

(D 5597),

l’instruction les mentionnait

(LECAPITAINE)

de sorte

que

durant

la

connaissance de leur existence était bien antérieure à 1’ORTC ;

Que

le

juge d’instruction

a

rejeté

une demande de

vérification de ces écoutes et que sa décision est devenue

définitive

(D

6598/2)

;

Qu’en application

de l’article

385 du Code de procédure

pénale le tribunal n’a plus qualité pour statuer ;

Attendu enfin que la notion de procès équitable s’apprécie

au regard de l’intégralité

l’instruction, des débats à l’audience, et leur examen révèle que les droits des prévenus ont été respectés en leur assurant ainsi une parfaite équité dans le déroulement de la procédure ;

des éléments

de l’enquêter

de

Attendu que les

auditions des 2 témoins à l’audience

(LECAPITAINE et SPECQUE) n’ont pas apporté d’élément pour fonder

les conclusions de nullité ou de supplément d’inf~Eflj±Èi2Q dont il convient de constater luirrecevabilité

87

Sur le

fond

Sur le

délit de proxénétisme aggravé

Attendu que la prostitution est le fait d’employer son corps en vue d’une prestation de nature sexuelle, moyennant une compensation financière ;

Attendu qu’en vertudes articles 225—S et 225—6 du Code pénal, repris à l’acte de poursuite au vu des faits de l’espèce, est

proxénète,

quiconque,

qui,

de quelque manière

que ce

soit

- aide, assiste ou protège la prostitution d’autrui;

- embauche, entraîne ou détourne une personne en vue de la prostitution;

- exerce sur elle une pression à cet effet;

faits reprochés à 13 prévenus ;

- en tire profit;

faits reprochés à 6 d’entre eux (René KOJFER, Dominique ALDERWEIRELD, Béa tri ce LEGRAIN, David ROQUET, Fabrice PASZKOWSKI, Jean-Christophe

LAGARDE)

;

-fait office d’intermédiaire entre une prostituée et celle qui la rémunère;

faits reprochés à 9 d’entre eux (en sont exclus Antoine TRAM VAN THANH, Anne-Sophie ALSON épouse VILLE, Dominique STRAUSS-KAHN, Virginie DUFOUR) ;

Qu’il s’ensuit que chacun de ces actes appelle une manifestation de volonté non équivoque, et que la constitution du délit nécessite chez son auteur

la connaissance d’être en présence d’une personne qui

vend ses

charmes

à

quelqu’un

d’autre

que

lui

;

une participation active et personnelle à l’accomplissement de cet acte ;

la conscience de sa finalité, et pour I ‘acte de profit, de son origine ;

sa

IEervé

FR.4NCHOI.~

Attendu que la prévention de l’article 225—5 du Code pénal

(aide,

assistance, protection,

embauche,

entraînement,

détournement, pression) porte

l’adjonction de l’adverbe « notamment » ;

sur 4 prostituées,

avec

Concernant

 

Attendu que les faits datent « d’avant l’été 2006 »

(D 406

 

p

6

et

D

460 p

3)

aux termes des déclarations mêmes de celle—ci

qui n’évoque qu’une relation

sexuelle payante avec lui

« dans

un petit appartement discret qui en se trouve en haut du Carlton

»

f

 

Que ces

faits

sont prescrits

;

Concernant

Attendu qu’elle fait état d’une réservation de chambre à l’hôtel « des Tours » en septembre 2011 (8 et 12) pour recevoir un client dans le cadre de son activité prostitutionnelle (D 2304

p

4

et

5)

;

 

Mais attendu qu’à ces dates le prévenu n’était plus gérant

de

cet

hôtel puisqu’il

en

avait

cédé le fonds de commerce le

;

1.04.10 à la

<c

SAS

CHATEAU DE

COURTRAI »

Attendu qu’elle se souvient être allée

une fois

« dans

un

bel appartement au dessus de chez TATI » sans « pouvoir en dire

plus

par René KOJFER » le prévenu est arrivé avec Francis HENRIQN pour avoir une prestation sexuelle qu’elle a refusée car il ne voulait

pas payer

»

si

ce n’est « qu’après

(D 2304

p

3);

un rapport avec un

client

envoyé

Attendu que ces déclarations

ne caractérisent

acte de proxénétisme à l’encontre du prévenu

;

en

rien

un

Qu’il en est de même de celles faites à l’audience par cette

partie civile

(notes du 3.02.15 p

71

à

77)

;

Qu’il convient d’entrer en voie de relaxe

89

;

Concernant .5

Attendu qu’elle relate la présence du prévenu lors de 3 ou 4 rencontres organisées pour des parties fines rémunérées, dans l’appartement jouxtant l’hôtel du Carlton (D 2734 p 2, 4825 p 5) et qu’elle situe « en 2008—2009 », puis, à l’audience, durant « l’été 2008 », sans pouvoir déterminerles dates exactes (notes

du 3.02.15 p

57)

;

Attendu que Francis HENRION estime que ces rencontres ont eu lieu avant 2008, se référant à la maladie d’Hervé FRANCHOIS (mêmes notes p 61)

;

que ce dernier les date à partir de ses problèmes

cardiaques « début 2008 » ajoutant « çà peut aller jusqu’au 31

mars » (mêmes notes p 62), pour prétendre ensuite qu’elles

remontaient à l’inauguration

l’appartement, soit en « 2005 et 2006 au plus » (notes du 4.02.15

p

des

Attendu

travaux réalisés

dans

45)

;

Attendu qu’indépendamment de l’imprécision

de ces

dates,

force est de constater que ces rencontres se sont déroulées dans

n’appartenant

distinct de l’hôtel « CARLTON »,

un appartement pas à celui-ci

et sans communication directe avec lui

;

Qu’il convient de rappeler que cet appartement, à la date des faits, est la propriété de la SCI « DU BIBROU » dans laquelle

la SAS « HOTEL CARLTON » détient

les 2% restants, sachant qu’il dispose aussi de 99 % des actions

de cette SAS ;

98

% des parts,

et le prévenu

Attendu qu’Hervé FRANCHOIS est donc titulaire

de

la

quasi-totalité des droits sur cet immeuble, ce qui permet de

considérer que les rencontres étaient organisées

chez

lui

;

Attendu

qu’il

était présent à chacune d’elles

;

Qu’il n’a donc pas tenu ces lieux privés à disposition d’une autre personne pour une activité de prostitution.

Que s’il

y

a

reçu

cette prostituée

c’est donc en qualité

de client, ce qu’a d’ailleurs indiqué le ministère public dans

son réquisitoire

de règlement

(p

72)

;

Qu’il convient d’entrer en voie de relaxe ;

90

Concernant

P

Attendu que la

rencontre du 28.09.11 dans l’appartement

susvisé appelle les mêmes observations que celles développées pour S

J

Attendu que P

3 déclaré être allée à

l’hôtel

«

des

TOURS »

une

seule

fois

«

le

jour

où René

m’a

présentée

à Antoine

(TRAN VAN

THANH)

»

(D

446 p

2)

soit le

26.08.11, date à laquelle le prévenu,

en

qu’elle ne met nullement

,‘

cause,

n’était plus gérant de cet hôtel

Attendu

qu’elle

27.09.11

à

l’hôtel

du

reconnaît

un acte

de prostitution

« CARLTON »,

où René

KQJFER lui

le

avait

réservé une chambre pour lui permettre de faire « une passe »

(D

446 p

2)

;

Attendu qu’on ne saurait déduire avec certitude, comme le font les juges d’instruction, de la rencontre faite le lendemain dans l’appartement rue Faidherbe à LILLE avec Hervé FRANCHOIS, la connaissance par celui—ci des faits de prostitution commis la veille dans l’hôtel, faute de relever à son encontre la commission d’un acte positif pour leur réalisation /

Qu’en

outre,

le prévenu n’a pas été mis en examen,

ni

poursuivi, pour proxénétisme hôtelier visé au 2~ de l’article 225-10 du Code pénal, et qui nécessite pour sa constitution, aux termes de ces dispositions, une acceptation ou une tolérance d’habitude qui font défaut en l’espèce ;

Qu’il convient d’entrer en voie de relaxe

;

Attendu que le délit n’est pas davantage constituéà l’égard de toute autre prostituée que peut renfermer le « notamment » de la prévention, et que l’enquête et l’instruction n’ont pas permis d’identifier

;

91

Attendu que la prévention de l’article 225—6 du Code pénal

(faire office d’intermédiaire) ne mentionne pas l’identité des

prostituées

concernées

;

Que le corps de l’QRTC (p173) se fonde sur la location « des chambres des hôtels « CARLTON » et des « TOURS » qu’il dirigeait, à des personnes se livrant à la prostitution ou à des clients qui s’y rendaient avec des prostituées » ;

Mais attendu qu’il

«

TOURS

»

quand s

n’était plus gérant de l’hôtel

et

P

‘y sont

des

présentées, et les investigations ont caractérisé un acte de prostitution par cette dernière à l’hôtel « CARLTON » le 27.09.11, dans les circonstances qui viennent d’être rappelées ;

Qu’à défaut d’avoir été mis en examen et poursuivi au visa de l’article 225—10 du Code pénal, sa culpabilité ne saurait être retenue sur la motivation des juges d’instruction, sachant en outre

- qu’un acte unique de prostitution ne peut caractériser, à l’égard d’un hôtelier, une acceptation ou une tolérance d’habitude exigée au 2° de l’article susvisé ;

- que l’existence d’une incrimination spécifique à ces

faits, ne permet pas de les englober dans l’un des actes

repris aux articles 225—5 et 225-6 du Code pénal

- que

le

tribunal modifierait alors sa saisine pour

;

prendre en compte des faits plus sévèrement réprimés

;

Qu’il convient d’entrer en voie de relaxe ;

92

Francis

1~~~104

Attendu que la prévention de l’article 225—5 du Code pénal

Concernant M,

(aide,

assistance, protection,

embauche,

entraînement,

détournement, pression) porte sur 4 prostituées,

l’adjonction de l’adverbe « notamment » ;

avec

Attendu que les faits datent « d’avant l’été 2006 » (D 406

p S et

D

460 p

3)

aux termes des déclarations mêmes de celle-ci

qui n’évoque qu’une relation sexuelle payante avec lui « dans un petit appartement discret qui en se trouve en haut du Carlton

»

Concernant .5

Que

ces faits

sont prescrits

;

Attendu qu’elle fait état d’une réservation de chambre à l’hôtel « des Tours » en septembre 2011 (8 et 12) pour recevoir un client dans le cadre de son activité prostitutionnelle (D 2304

p 4

Qu’elle précise avoir utilisé, à cet effet, le site DAY-USE

permettant une réservation de chambre durant la journée, pratique

le « ~ à 7 », et qui, à elle seule, n’implique

pas le recours à la prostitution ;

et

5)

;

encore appelée

Attendu qu’elle indique que c’est René KOJFER qui s’occupait

des

locations

de chambres

(p

5)

;

Attendu que si le prévenu a fait des déclarations circonstanciées devant les enquêteurs sur sa connaissance des agissements de René KOJFER qu’il e reconnu avoir acceptés pour augmenter le chiffre d’affaires, et sur lesquelles il est revenu, force est de constater que les investigations téléphoniques et financières n’ont paspermis de les confirmer et que surla péri ode de la prévention, seuls 2 cas de prostitution dans les hôtels

dont il avait la charge

ont pu être constatés

;

Attendu qu’il n’a pas davantage été relevé à son encontre la commission d’un acte positif pour leur réalisation, et qu’il n’a pas été mis en examen, ni poursuivi, pour proxénétisme hôtelier visé au 2~ de l’article 225—10 du Code pénal, au regard de faits, qui, en raison d’une incrimination spécifique, ne peuvent pas être contenus dans l’un des actes repris à I ‘article 225-5 dudit code, et que le tribunal ne peut pas requalifier sans modifier l’étendue de sa saisine ;

93

Attendu que la

connaissance de la prostitution par les

salariés des hôtels, telle qu’affirmée dans le réquisitoire de

règlement et l’ORTC, est à nuancer, à la lecture de leurs dépositions ;

Qu’en effet, si Emilie LUCHINI, assistante de direction de la SAS « CHATEAU DE COUR TRAI » (D 2345) Jarunya SOMMANA épouse PtJTHOD, directrice adjointe de cette société (D 2349) et Sandie SAEIJ, assistance commerciale de l’hôtel cc Canton » (D 2336) l’ont affirmé, c’est lors d’une 2ème audition obtenue dans le cadre d’une garde à vue et en mentionnant que c’était par l’intermédiaire des réceptionnistes « qui avaient dit que cela faisait des années que çà fonctionnait comme cela », la première ajoutant qu’elle avait pensé plus à l’adultère quand elle a eu connaissance de la personnalité des clients ;

Que

toutefois

leurs dépositions ne rejoignent pas celles

des réceptionnistes,

les mêmes conditions de procédure

obtenues, pour certains d’entre eux, dans

-Antoine FIORON depuis 2005 « je

prostituées » (D 2324)

chef de réception à l’hôtel

n’ai

cc

Carlton

jamais su qu’il y avait des

;

»

-Cédric HENNEQUART : réceptionniste à l’hôtel « Carlton »

cc

je

n’ai

jamais dit

ou fait

comprendre à demi—mots qu’il

y avait des prostituées

j’aurais avisé la direction

qui fréquentaient l’hôtel

»

(D 2359)

;

sinon

—Benoît MONSEIGNY chef de réception à l’hôtel « des Tours » depuis 2004 « je n’ai pas de souvenir réel de

prostituée bi en que pour certainesnous n’avions pas de doute

, bout on s’aperçoit que chacun a remarqué des choses pas très claires (D 2323) ;

chacun a un petit bout d’histoire et mis à bout à

(Sonia)

—Jonathan WARTELLE : réceptionniste à l’hôtel

«

des

Tours

»

«

entre employés on se doutait que la

direction se

doutait

de

ce

qui

se passait

»

;

Attendu en outre,

que les

seules références

faites

aux

prostituées par ce personnel visent « Sofia » et cc Pauline » qui ont reconnu s’y être présentées pour exercer leur activité dans les conditions qui ont été rappelées (la première : 2 fois « aux Tours », la seconde une fois « au Carlton ») ;

94

se souvient encore être allée une

fois « dans un bel appartement au dessus de chez TATI » sans « pouvoir en dire plus » si ce n’est cc qu’après un rapport avec un client envoyé par René KOJFER » le prévenu est arrivé avec Hervé FRANCHOIS pour avoir une prestation sexuelle qu’elle a refusée car il ne voulait paz payer (D 2304 p 3);

Attendu que s

Attendu que ces déclarations ne caractérisent

acte de proxénétisme

commis par

le prévenu

;

en

rien

un

Qu’il en est de même de celles faites à l’audience par cette

Concernant S

partie civile

(notes du 3.02.15 p

71

à

77)

;

Qu’il

convient d’entrer en voie de relaxe

;

Attendu qu’elle relate la présence du prévenu lors de 3 ou

4 rencontres sexuelles dans l’appartement jouxtant l’hôtel du Canton (D2734p2, 482SpS) et qu’elle situe cc en 2008—2009»,

puis, à l’audience, durant « l’été 2008 »,

déterminer les dates exactes (notes du 3.02.15 p 57) ;

sans pouvoir

Attendu qu’il y était convié, et que ces rencontres se sont déroulées dans un lieu privé et en présence du propriétaire, comme il vient de l’être démontré ;

Que les

rapports

qu’il a entretenus avec la prostituée

celles qui pouvaient l’accompagner sont donc ceux d’un client

et

;

Qu’il convient d’entrer en voie de relaxe ;

Concernant

P

Attendu que F

a

déclaré

être

allée

à

l’hôtel

«

des

TOURS »

une seule

fois

cc

le

jour

où René

m’a

présentée

à

Antoine

(TRAM VAN THAMI-?)

»

(D

446 p

2)

soit le

26.08.11, pour la préparation

de

la

sortie à ROCHE/YON ;

Attendu que le prévenu n’est pas l’organisateur de cette

rencontre,

qu’il n’y était pas présent,

95

et l’ignorait même ;

Attendu qu’elle reconnaît un acte de prostitution le

du

«

CARLTObÎ »,

où René

I{OJFER lui

27.09.11 à l’hôtel

réservé une chambre pour lui permettre de faire « une passe »

avait

(D

446 p

2)

;

Attendu que le prévenu est intervenu le lendemain matin pour

l’obliger à payer sa chambre,

alléguant un accord avec René KOJFER, attitude

ce qu’elle

refusait de faire en

qu’il n’aurait

pas

eue s’il

avait été

de connivence avec

ce dernier

;

Qu’il convient d’entrer en voie de relaxe

;

Attendu que le délitn’est pas davantage constitué à l’égard de toute autre prostituée que peut renfermer le « notamment »

de la prévention, et que l’enquête et l’instruction n’ont pas

permis d’identifier

/

Attendu que la prévention de l’article 225—6 du Code pénal (faire office d’intermédiaire) ne mentionne pas l’identité des prostituées concernées.

Attendu que le

corps de l’ORTC

(p

173)

se fonde

sur la

location « des chambres des hôtels « CARLTON » et des « TOURS » qu’il dirigeait, à des personnes se livrant à la prostitution

ou à des clients

qui

s’y rendaient avec des prostituées

»

;

Mais attendu que les investigations ont caractérisé un acte

de prostitution

27.09.11, et deux à l’hôtel « des Tours

S

liée à l’article 225-10 du Code pénal, qui viennent d’être rappelées (p 92 et 93 du jugement) et qui n’établissent en rien son rôle d’intermédiaire ;

dans les circonstances, y compris de procédure

Set 12.09.11 par

par

P

à

l’hôtel

»

« CARLTON »

le

les

Qu’il convient d’entrer en voie de relaxe ;

96

mené KOFJE.F~

Attendu qu’il provisoire

;

lui sera accordé l’aide juridictionnelle

Attendu que la prévention de l’article 225—5 du Code pénal

(aide,

assistance, protection,

embauche,

entraînement,

détournement, pression)

l’adjonction de l’adverbe « notamment » ;

porte sur 8 prostituées,

avec

Attendu qu’elle

décrit le prévenu comme un entremetteur

entre elle et ses amis pour lesquels il lui demandait de baisser ses tarifs ;

Concernant S

Qu’ elle chiffre à au moins 50, le nombre de clients que René lui a présentés depuis 2000, en précisant, qu’après 2002, elle a gardé ces clients, mais qu’elle n’a plus travailler pour lui

;

Que les

faits

sont donc prescrits

;

Attendu qu’elle fait état de 3 ou 4 rencontres sexuelles rémunérées dans l’appartement jouxtant l’hôtel du Carlton (D 2734 p2, 4825 p 5) et qu’elle situe « en 2008—2009 », puis, à l’audience, durant « l’été 2008 », sans pouvoir déterminer les dates exactes (notes du 3.02.15 p 57), et une sortie du même type en 2009 dans un restaurant italien à côté de LILLE qui s’est avéré être la cc VILLA CAZIO » à LAMBERSART (notes d’audience du 3. 02.15

p

54)

;

Qu’elle a indiqué que l’organisateur était René KOJFER ( D

2424 p

4

)

;

Attendu que pour le restaurant de LAMBERSART, elle e décrit une relation sexuelle qui s’était déroulée dans les toilettes avec une jeune fille de 20 ans, en déclarant à l’audience que le prévenu n’était en rien l’instigateur de cette scène (mêmes notes p 55) ;

Qu’elle n’a pas relaté d’autres rapports sexuels durant cette soirée

;

Attendu que pour les autres rencontres dans un appartement privé à LILLE, indépendamment de l’imprécision de leurs dates,

le prévenu y participait

(D

4825 p

5);

Qu’il avait donc la qualité de client

97

;

Concernant f

Attendu qu’ellea refusé la proposition qu’il lui avait faite pour qu’elle se prostitue avec les clients qu’il lui présenterait, et ce, au vu des conditions tarifaires qui lui paraissaient insuffisantes et de sa demande de « la tester gratuitement et régulièrement » (D 790 p 5) ;

Qu’à ce stade, il n’y a donc aucun acte de prostitution sous-jacent au délit de proxénétisme relevé à l’encontre du

Concernant S

prévenu,

et sans lequel la poursuite ne peut aboutir

;

Attendu qu’elle a déclaré avoir travaillé pour le prévenu

Concernant C

une semaine en

rémunéraient » (D 2304 p 3), elle a évoqué « 2 à 3 clients

un assureur avec lequel elle

un appartement au dessus de son cabinet

2010

«

il

me présentait

a

eu

des

des

clients

qui me

» dont

sexuelles dans ce que celui—ci

à Lille

relations

(p

4,),

n’a pas contesté près de l’opéra

;

(D466 p 6),

et une fois

dans un hôtel

Qu’un autre client e reconnu avoir eu des relations sexuelles payantes avec elle par l’entremise du prévenu (Philippe CARLIER le3.l0.ll dansl’après—midi à l’hôtel LILLE—EUROPE) (D 4S6p6)

;

Que lors

d’une communication

téléphonique

en date

du

13.09.11, leprévenu s’insurgeait parce qu’elle voulait le faire payer « alors qu’il lui laissait la permission de baiser dans l’hôtel » et concluait « elle est devenue connasse I» (D 52.3 p

2)

;

Que force sa prostitution

est de constater qu’il

a,

à

tout

et fait office d’intermédiaire

le moins,

;

aidé

Attendu qu’elle aprétendu qu’en juin 2011 leprévenu l’avait mise en relation avec 2personnes (un assureur et un dentiste) pour des actes de prostitution qui, pour le premier client, n’ont pas abouti, car elle a refusé de le masturber tout en recevant un paiement, et pour le second, ont été consommés à 3 reprises contre rémunération (D 455 p 6, 7, 8) ;

Que ces présentations et les relations qui ont suivi ont été

confirmées par les 2

Jean-Claude KOMAR

(D

clients Anthony LAGOUTTE

459 p

7)

;

98

(D

468 p

3,

4)

Concernant M

Que les interceptions téléphoniques révèlent également les misesencontactqu’ilaeffectuéesdul9.O4.2~~O7~l~ entre

les clients

215 p

l’assureur

dont un avocat parisien

(D 215

p

3),

;

(D

164

p

3),

(p 4), Jean—Charles ALLIER (D 171 p

6)

le dentiste

(D

7,

8,

11)

et cette fille

Que force sa prostitution

est de constater qu’il

et fait

e,

à

tout le moins,

;

office d’intermédiaire

aidé

Attendu qu’elle mentionne 2 relations

sexuelles payantes

dans le cabinet d’assurance d’Anthony LAGO(JTTE qui lui avait été présenté par le prévenu après le mois d’août 2010 (D 460 p 4),

et d’autres, chez elle, tous les 2 mois et

avec Jean—Claude KOMAR qui lui téléphonait de la part de René

jusqu’en mai 2011,

(p

5)

;

Attendu

qu’Anthony LAGOUTTE ne la

reconnaissait pas sur

fichier photographique, il lui était fait observer que

l’exploitation de la fadet de cette fille démontrait plusieurs

coznniunications avec lui

« plausible » sans pour autant s’en souvenir

(D 4850)

ce qu’il

considérait

(D

468

p

comme

6)

;

Que Jean—Claude KOMAR, ne l’identifiait pas sur la planche

photographique bien que le prévenu évoquait,

lors d’une

communication téléphonique avec Guy MARSEGUERRA, les relations

que ce client

avait eues avec cette fille

(D

459 p

7)

;

Que cette dernière précisait que René avait dû lui envoyer au total une « dizaine de clients plus ou moins réguliers » (D460

p

3)

ramené à 6 devant le juge d’instruction,

2

ou

3 fois

» sans

qu’il

lui

«

vus

une

fais,

et d’autres

soit possible de se

rappeler de tous les noms

(D

2387 p

4,

5)

;

est de constater qu’il

a,

à

tout le moins,

aidé

Que force sa prostitution

et fait

office d’intermédiaire

;

Concernant

e

Attendu qu’elle évoque des faits prescrits datant de 2004, puis, au printemps 2010, une relation sexuelle avec un assureur Anthony LAGOUTTE qui lui avEit été présenté par le prévenu et

tarifée à 100 euros sur les conseils de ce dernier

(D 2311

p

3)

Que l’étude

des fadets

démontrera

des contacts

réguliers

entre la ligne téléphonique de la fille, avec, d’une part, celle

du prévenu, et d’autre part celle du client (D 4850) ;

Que force sa prostitution

est de constater qu’il a,

à

tout

et fait office d’intermédiaire

99

le moins,

;

aidé

,Ççpcernant

p

Attendu qu’ellea déclaré être alléeà l’hôtel

«

des TOURS »

une seule

VAN THANH) » (D 446p 2), soit le 26.08.11, pour l’organisation

de

fois

«

le

jour

où René m’a présentée

à Antoine

(TRAM

la

rencontre sexuelle à ROCHE/YON ;

Attendu qu’elle reconnaît un acte de prostitution

le

27.09.11 à l’hôtel du « CARLTON », où leprévenu lui avait réservé

une chambre pour lui permettre de faire

2)

« une passe

»

(D

446 p

;

Que dans une conversation téléphonique du même jour avec le standardiste, René KOJFER indique que c’est lui qui paiera la chambre de Pauline et qu’il verra ensuite avec Francis (D 532

p 2)

;

Attendu que le lendemain 28. 09.11 une surveillance physique avec clichés photographiques la montre en compagnie du prévenu qui l’amène à l’appartement rue Faidherbe à LILLE où l’attend Hervé FRANCHOIS (D 435) ;

Que la veille René KOJFER avait téléphoné à ce dernier pour

le rendez-vous du lendemain avec elle

(D

Attendu que plusieurs conversations

532 p

9)

;

téléphoniques ayant

trait à la présentation de cette fille par le prévenu à plusieurs

clients potentiels (Jean—ClaudeKOMAR, Phi1ippeCARLIER, Xh) ont été interceptées les 26 et 27.09.11 (D 531 p 2, 5, 6,7, D 532

p 4,

6,

7,

8,)

;

Attendu que le 27.09.11 René KOJFER appelait la fille pour lui dire « je t’envoie quelqu’un maintenant « 503 » d’accord,

»

(D

532 p

12)

;

Que force sa prostitùtion

est de constaLer qu’il

et fait

a,

à

tout le moins,

;

office d’intermédiaire

aidé

Attendu que la prévention de l’article 225—5 du Code pénal porte aussi sur le profit obtenu de la prostitution de ~ eta

Mais attendu

qu’il

n’a jamais perçu de commission ou de

rétrocession sur la

rémunération de ces filles

;

Que le profit, au sens de cet article, s’entend par un intérêt exclusivement pécuniaire ou matériel, qui fait défaut en l’espèce, et non par un avantage de nature sexuelle, puisque la non—patrimonialité du corps humain fait obstacle à ce qu’il soit considéré comme une source de profit ;

100

Attendu que ledélit n’est pas davantage constitué à l’égard

de toute autre prostituée que peut renfermer le « notamment »

n’ont pas

de la prévention,

et que l’enquête et l’instruction

permis d’identifier ;

Attendu qu’au

vu

de ces

éléments

il

convient dès lors

- de constater la prescription de l’action publique pour les faits concernant s

d’entrer en voie de relaxe pour les faits

concernant

et

.5

~our ceux

tirés du profit de la prostitution de s

et au vu des développements

sur la date des faits (pages 98 à 100 du jugement) pour la période antérieure au 1.01.10;

et

P

Attendu que pour les autres faits, leprévenun’ignorait pas l’activité des femmes, ni l’objet des rencontres qu’il leur proposait, peu important qu’il ait été sollicité par elles ou par les clients, ce qui ne fait, d’ailleurs, que confirmer sa connaissance de leur activité prostitutionnelle ;

Attendu qu’il

a

agi

Attendu qu’il y e

seul

;

donc lieu

de les requalifier sur le fondement des articles 225-5 1° et 225—61° du Code pénal, pour avoir, courant 2010 et jusqu’au 4.10.11, sans la circonstance de la réunion, aidé la prostitution des

M.

6

et

P

etfait

office d’intermédiaire entre elles, se livrant à la

prostitution,

 

et des clients

qui

les rémunéraient,

prévention par ailleurs retenue d’une façon

très

générale dans l’acte de poursuite ;

 

faits prévus et réprimés par les articles 225-1°,

225-6 1°, 225—11, 225-20, 225-21, 225—24 du Code

pénal

;

de

le

déclarer coupable de ces infractions

ainsi

requalifiées

 

;

de

le

condamner à la peine d’un an d’emprisonnement

assorti du sursis simple ;

101

~bmini que ALDERWEJTRELEj

Attendu que la prévention de l’article 225—5 du Code pénal (aide, assistance, protection, embauche, entraînement, profit détournement, pression) porte sur 3 prostituées et « d’autres non identifiées », pour des faits commis à Lille et en tout cas sur le territoire national ;

Concernant .5

sur les ren con bres à l’appartem

nt rue FaidherbeàLlLLE

Attendu que s

qui y relate des ébats

sexuels rémunérés, suite à des commandes passées « à la

responsable du « Club Madame » par « Dodo 3) n’a pu précisément les dater

ou René

»

(D 2424

p

les

« dans

années 2008—2009.,. mes souvenirs sont

très

vagues

en raison du temps écoulé » (D 2734 p 2 et

3)

;

« c’était

avant le Murano

(l6.03.09L

vous certifier

les dates car à cette

jours se ressemblaient »

(D

4825 p

4)

ne peux pas

époque tous les ;

je

à l’audience, durant « l’été 2008 », en reconnaissant être dans l’incapacité de déterminer les dates exactes (notes du 3.02.15 p .57)

;

Que le prévenu a relevé qu’elle avait prétendu lors des débats que ces rencontres étaient concomitantes à l’ouverture du « Club Madame » à RENAIX en Belgi que, et a fait état d’un procès-verbal de conciliation du Juge de paix du canton de RENAIX qui laisse apparaître que le bail consenti à cet établissement a débuté le 1.07.06 ;

déclarations

(Hervé FRANCHOIS et Francis HENRION)

Que les

des participants

à

ces rencontres

également

ont été

imprécises et contradictoires pour les situer dans le

en

2005 et en 2006 (D 6488 p 4), pour in fine les dater par référence

« 2003 » (D 686p 4) « 2005 puis 2007 ou 2008

temps

10)

«

»

(D 95.2 p

à la maladie de l’un d’eux « début 2008 » et à l’inauguration

des travaux de cet appartement en « 2005—2006 »

notes d’audience du 3.02.15 p 61

et

(D

6488 p

;

4

et

du

4.02.15 p 45)

Attendu que les éléments de la procédure et les débats n’ont

donc pas fourni au tribunal l’assurance que ces rencontres ont effectivement eu lieu pendant la période de prévention, et donc

à compter du 29.03.08

;

102

V’

sur la

sortie au restaurant « VILLA CASIO » à LAMBERSART

Attendu que 3

la

situe

en 2009

en

reconnaissant qu’elle ne s’yétait pas prostituée (D2734p 4)

;

Que sans prostitution

il ne peut y avoir de proxénétisme ;

Attendu qu’au surplus, la procédure ne permet pas d’affirmer

que des instructions ont été données par le prévenu pour qu’elle s’y rende, et ce d’autant qu’elle admet qu’il « était au ski »

V’

(D

4825 p

5)

;

sur la

sortie au MURANO à PARIS

Attendu

qu’elle

date du 16.03.09

;

Que s sa propre initiative

« Madame ») n’était pas d’accord mais moi je leur ai fait comprendre que j ‘étais intéressée et je leur ai laissé mon numéro

de téléphone » (D 2424 p 4) ;

allée de

a précisé qu’elle y était

(la

gérante du club

« celle—ci

Que

le prévenu

n’est pas intervenu

;

sur les autres sorties à l’AMIGO et à WASHINGTON

Attendu

première et

qu’elle les situe à du 25 au 27 janvier

« l’automne

2010 pour

la

2009 » pour seconde

;

la

Attendu qu’il

est constant et pas contesté par Sandn~’ne

vANDe’Nscf-trnK que le prévenu

n’est pas intervenu pour

ces

sorties

(D

5633 p

8

et

9)

;

Attendu

qu’il

s’ensuit que l’infraction n’est pas

caractérisée à l’égard de S

Qu’il convient d’entrer en voie de relaxe ;

]03

Concernant ~fatrEc€ L6cVe,41N:

sur la

rencontre à’appartenient

rue FaidherbeàLILLE

Attendu

qu’elle

la

Attendu que seule S

conteste

.

(D

6388 p

9)

;

3 fait

état

de

sa

présence lors de la première rencontre dans cet appartement,

sans pour autant la mentionner lors de sa 1ére audition

(D 2424);

Que de surcroît,

comme

il

l’a été rappelé,il existe une

incertitude sur la date de cette rencontre et un doute sur le fait que celle—ci se soit déroulée pendant la période de

 

prévention,

et à compter du 29.03.08

;

V

sur la

sortie au restaurant « VILLA CASIO » à LAMBERSART

 
 

Attendu

qu’elle la conteste

(D

6388 p

3

et

9)

;

Attendu

que s

 

indique que celle—ci

 
 

était partie

«

au

ski

avec Dodo »

(D

4825 p

5);

de

sa part

il

ne peut y avoir

de

V

Que sans prostitution proxénétisme

;

sur la

sortie au restaurant « L’AVENTURE » à PARIS

 
 

Attendu qu’elle a contesté avoir eu des relations sexuelles

 

rémunérées dans cet établissement (D 2742 p 4, D 6367 p 6) avant de reconnaître qu’elle s’yétait rendue en qualité de prostituée

(D

6411

p

4)

;

 

rien

ne démontre que c’était

à

la

demande du

 

Que pourtant prévenu

;

Qu’au contraire David ROQUET a toujours déclaré que c’était

René KOJFER qui lui avait fourni ses coordonnées

(D

6411 p

2)

;

V

sur la

sortie au relai de chasse

 

Attendu qu’il

ressort des déclarations mêmes du client

Michel DAVID qui l’avait emmenée, que cette sortie n’avait aucune

connotation sexuelle et était uniquement basée sur l’escorting, et qu’il l’avait rapidement raccompagnée parce qu’elle avait déplu & ses amis, sans qu’il yait de relation de nature sexuelle

(D 6351

p

4)

;

104

Qu’en l’absence d’acte de prostitution démontré, il ne peut y avoir de proxénétisme

;

Qu’il convient d’entrer en voie de relaxe ;

Concernent M

Attendu qu’elle Belgique

;

a

répondu

à

une annonce de massages

en

Attendu qu’il ya eu une rencontre entre eux à Lille le 7.04.11

comme en

interceptées et révélant qu’ils se recherchaient

témoignent leurs

communications téléphoniques

(D 384)

;

Que M,

prétend que le prévenu l’a

emmenée

ensuite en voiture dans une villa à Tournai en Bel gi que pour

montrer les lieux d’exercice de cette activité, avant de la

lui

ramener

contrat (D6360 et notes d’audience du 5.02.15 p 41), ce que

Dorninique ALDERWEIRELD conteste

«

au

36

»

(institut

«

BEA

;

»)

pour lui

faire

signer le

Attendu qu’en tout état de cause, force est de constater que le contrat a été signé, selon ses dires, en Bel gique pour une activité qui a été exercée dans ce pays ;

Que l’embauche

n’a pas

eu lieu

en France

;

Qu’à

elle

seule,

la rencontre à 1211e,

dont

on

ne

sait

d’ailleurs pas ce qui s’y est dit, ne suffit pas à caractériser

un

acte

visé à l’article

225—5 du

Code pénal

;

Qu’il convient d’entrer en voie de relaxe ;

Conc~snan t tes prosttùuies non. ide,’ttty~s:

Attendu que pour les raisons qui viennent d’être exposées,

une décision

de

culpabilité

ne peut

intervenir pour les

prostituées qui, selon les déclarations de

s,

l’accompagnaient à l’appartement de la

rue

Faidherbe à Lille, ou encore, pour celle qui était l’accompagnatrice de 36atr[cet54R~4f/’Ià « L’aventure » à PARIS ;

Qu’on ne saurait d’ailleurs, faire reposer une condamnation

pénale pour proxénétisme aggravé,

personne qui n’a pas pu être identifiée

sur la prostitution

d’une

et donc entendue ;

Qu’il convient d’entrer en voie de relaxe ;

105

Attendu que le pré venu est encore poursuivi surie fondement

de l’article

d’intermédiaire)

225—6 du

I

Code pénal

(faire office

Mais attendu que la prévention ne mentionne pas l’identité

des prostituées

concernées

;

Qu’à

l’égard de celles qui viennent d’être rappelées,

pour les motifs qui ont été

apportées pour chacune d’elles,

et

l’infraction n’est pas caractérisée ;

Qu’il convient d’entrer en voie de relaxe ;

~06

[Béatrice LEGRAII4

Attendu que la prévention de l’article 225—5 du Code pénal (aide, assistance, protection, enibauche, entraînement, profit détournement, pression) porte sur lprostituée et « d’autres non identifiées » ;

Concernant S

/

sur les rencontres à

appartement rue Faidherbe à~LILLE

 

Attendu

que pour

les

mêmes raisons

que celles

exposées à

l’égard de Dominique ALDERWEIRELD, et tenant à l’imprécision de

la date des faits,

l’infraction n’est pas caractérisée

;

V

sur la sortie au restaurant « VILLA CASIO » à LAMBERSART

Attendu que s

la

situe

en 2009

en

reconnaissant qu’elle ne s’y était pas prostituée

(D 2734 p

4)

;

Que sans prostitution

il ne peut y avoir de proxénétisme

;

Attendu qu’au surplus, la procédure nepermet pas d’affirmer

que des instructions ont été données par la prévenue pour qu’elle

admet que

s’y rende, et ce d’autant que s

 

celle—ci

« était

au ski

avec Dodo

»

(D

4825 p

5)

;

sur

la sortie

au

MURAÎJO à

PARIS

 

Attendu qu’elle date

du 16.03.09

;

de

sa propre initiative

« Madame

comprendre que j ‘étais intéressée et je leur ai laissé mon numéro

de téléphone » (D 2424 p 4) ;

Que s

a précisé qu’elle y était

(la gérante du club

allée

t

« celle—ci

»)

n’était pas d’accord mais moi je leur ai fait

Que la

prévenue n’est pas

intervenue

;

307

V

sur les autres sorties à l’J&MIGO et à WASHINGTON

 

Attendu

qu’elle

les situe à

« l’automne

2009 » pour

;

la

première

et

du

25 au 27 janvier

2010 pour la

seconde

Attendu qu’il

est constant et pas contesté par S

 
 

jue la prévenue n’est pas intervenue pour

ces

 

sorties

(D 5633

p

B

et

9)

;

Qu’il convient d’entrer en voie de relaxe

;

Concernan t

Les prcsttiuées ~tcn’ Wet.tttfTées:

 

Attendu que pour les mêmes raisons que celles

exposées à

l’égard de Dominique ALDERWEIRELD, l’infraction n’est pas constituée ;

Qu’il convient d’entrer en voie de relaxe ;

Attendu que la prévenue

est également poursuivie sur le

fondement de l’article d’intermédiaire) ;

225—6 du Code pénal

(faire office

Mais attendu que la prévention ne mentionne pas l’identité

des prostituées

concernées

;

Qu’à

l’égard

de celles

qui viennent d’être

rappelées,

et

pour les motifs qui ont été

apportés pour chacune d’elles,

le

délit qui lui est reproché n’est pas caractérisé ;

Qu’il convient d’entrer en voie de relaxe ;

‘0g

~Antoine

2RAN

VAU

THAM4

et

janne-Sophie .ALSON épouse

VILLE~

Attendu que la prévention de l’article 225—5 du Code pénal

(aide,

assistance, protection,

embauche,

entraînement,

détournement, pression) porte sur I prostituée

avec l’adjonction

de l’adverbe

« notamment

»

;

:

Attendu qu’ils ont contacté René KQJFER et l’ont rencontré à l’hôtel « des Tours » le 26.08.11, celui—ci leur ayant alors présenté l’intéressée, à leur demande, en vue d’une escapade sexuelle rémunérée et programmée à La Roche Sur l’on le 14.09.12 ;

Attendu que cette rencontre s’est déroulée comme prévue et que~ a été payée 300 euros pouravoir pratiqué, après

un dîner,

une masturbation à un ami d’Antoine TRAN VAN THANH ;

Attendu que si

l’élément matériel

de l’infraction

de

proxénétisme est caractérisé, son élément moral fait défaut pour les deux prévenus

/

Attendu

en

effet,

qu’ils ont commis un acte unique dans

l’engouement d’une sortie

voulaient pas laisser seul ;

organisée avec un ami qu’ils

ne

Que dans

la

frénésie

des relations

qu’ils

décrivent à

l’époque des faits, ils ne se sont pas interrogés sur la légalité de leur comportement ;

Que pour autant, ils n’ont pas eu l’intention de commettre l’un des actes repris à la prévention, et leur but n’était pas

de profiter

de la prostitution

de

P

Qu’ils se sont davantage ;résentés à elle, comme des clients, pourl’organisation d’une soirée à laquelle ils participaient

7

Attendu que le délit n’est pas davantage constitué à l’égard de toute autre prostituée que peut renfermer le « notamment » de la prévention, et que l’enquête et l’instruction n’ont pas permis d’identifier

/

Qu’il convient d’entrer, à leur égard,

en voie de relaxe

;

109

lïsananuea RIGLAIRE~

Attendu que la prévention de l’article 225—5 du Code pénal

(aide, assistance, protection,

embauche,

entraînement,

détournement, pression) porte suri prostituée ~ avec d’adjonction de l’adverbe rrnotammentll ;

Attendu qu’en2003, elleaétéla cliente del’avocat Emmanuel RIGLAIRE pour une procédure devant le juge aux affaires familiales de VERSAILLES, et qu’elle s prétendu qu’en contrepartie de ses honoraires, il lui avait proposé des relations sexuelles qu’elle avait acceptées, ce qui l’avait amenée à ne rien lui régler (D 2387 p 3) ;

Qu’elle affirmait avoirété recontactéepar lui en 2008, pour un nouveau type de rapports « SM soft » qu’il rémunérait en lui laissant à 3 reprises une enveloppe dans un café-brasserie en dessous de son cabinet (D 2387 p 5) ;

Qu’à ce stade, leurs relations étaient, tout au plus, celles

qui lient

sentimentaux pouvaient s’entremêler ;

une prostituée

à

son

client,

même

si

Attendu que les déclarations de M

ailleurs, révélées

contradictoires sur

des rapports

se sont, par

-

les honoraires versés

(D

2387 p

3

et

10)

;

-.

le début et la nature des relations (SM) avec le prévenu

(D 460

et

D

6405 p

6)

;

le nombre d’enveloppes déposées

(D

2387 p

S

et

D 6405

p

4

et

5)

et l’endroit où elles l’étaient

(D

2387 p

5

et

D

6405 p

5)

;

Attendu qu’elle prétend qu’il lui a présenté René KOJFER en

2006 avec une reprise

printemps 2010, et Patrick WAINSTEN en 2010, pour des relations

de contact

en 2010,

David ROQUET au

sexuelles rémunérées,

ce que le prévenu

conteste

;

110

Concernant René KOJFER:

Attendu que les

faits de 2006 sont prescrits et ne sont

d’ailleurs pas repris à la prévention

;

Attendu que pour ceux de 2010, le prévenu prétend qu’il lui & présenté René KOJFER pour la recherche d’un appartement, ce qu’elle a reconnu explicitement en déclarant

«

Au

mois

d’août

2010,

je

cherchais un nouvel

appartement et j’en ai parlé à Emmanuel RIGLAIRE qui m’a dit de prendre contact avec René KOJFER, il m’a donné son numéro de téléphone et j’ai déjeuné avec lui, il m’a promis de me trouver un appartement ce qu’il

n’a jamais fait »

(D

460 p

4)

;

Que René KOJFER, avec lequel le prévenu n’a pas été confronté

à l’instruction,

était bien l’objet de cette présentation ;

a confirmé,

à l’audience,

que cette recherche

Concernant David R0QQ~:

Attendu que M

a déclaré que le prévenu le lui

avait présenté pour des relations sexuelles tarifées avec

Dominique STRAUSS-KAHM au « Murano » à Paris,

rapporter 1500 euros et qu’elle a perçus grâce à un appoint de sa part (D 2387 p 7)

qui devaient lui

;

Mais attendu que David ROQUET s’est exprimé de manière très subjective

« je lui ai dit que je recherchais quelqu’un pour

m’accompagner

j’en ai compris qu’il s’agissait d’une

prestation sexuelle rémunérée (après avoir indiqué

qu’aucun tarif n’avait été évoqué)

le mot prostituée

payer

plus une escorte qu’une prostituée »

il n’a pas employé

j’en ai déduit qu’il fallait la

c’était

972 p

12

et

pour moi il n’y avait pas de proxénète

(D

13)

;

il s’agissait d’être accompagné par

une escorte rémunérée mais c’est vrai qu’on a jamais parlé d’argent, ni de relations sexuelles rémunérées

concernant cette personna

donné de détails, je voulais avoir les coordonnées de

Mounia pour une soirée pour laquelle je voulais être

accompagné

p

c’était une soirée professionnelle (D 6412

je me souviens ne pas avoir

« Dans mon esprit

,

2

et

3)

;

t’’

Attendu que s’il

a

encore

déclaré

avait

j’avais un extra à faire elle pouvait faire

prestation

« il

m’a

dit qu’il

»

(D

972

une petite

;

copine et

que si

une

p

12)

la nature de la prestation n’est pas précisée

que le

contenu de ses autres dépositions révèle qu’il n’a pas la même

« extra

et

le

terme

» reste,

de ce fait,

ambigu,

sachant en outre,

perception de la notion d’accompagnement que le prévenu

;

se sont, par

ailleurs, révélées contradictoires avec celles de David ROQUET sur

Attendu que les déclarations de M

-

l’existence d’une relation sexuelle entre eux

(D

863

p

2,

3

et

D

972 p

19)

;

-

la

connaissance par le prévenu de la présence

de

Dominique STRAUSS-KAIiN

Concernant Patrick WAINSTEN;

Attendu que M

a

(D

6405 p

7

et

D

6412 p

3)

;

soutenu

qu’Emmanuel

RIGLAIRE

l’avait envoyée au magasin de chaussures de celui—ci pour avoir une prestation sexuelle rémunérée avec ce dernier et acheter une

paire de bottes montantes car elles faisaient partie des scénarii

qu’il avait avec elle

(D

2387 p

7)

;

Attendu que si

Patrick WAINSTEN a confirmé que ces faits

s ‘étaient déroulés à la demande du prévenu, en les situant, comme elle, en fin d’année 2010 « novembre-décembre », il a indiqué

« il ne m’a pas dit que c’était une prostituée mais

difficulté et qui

et a ajouté en

“tout

une cliente à lui

qui était dans la

(D

4894 p

avait besoin d’argent »

ce qui concerne la paire de botte qu’elle était à fait classique” (D 6408 p 4) ;

3)

Attendu en outre,

que ses déclarations

contradictoires et mensongères,

sur

ont été

très

1°—

la connaissance deM

sur l’album photo n°2 (photo 4) qui lui était présenté (D

qu’il ne reconnaissait pas

4&2p 3), et dont le nom ne lui évoquait rien (D 462 dernière

page),

avant de prétendre devant

le juge d’instruction

«

la

1ôre fois je ne l’ai pas reconnue parce qu’on ne

m’a indiqué que son nom et son prénom

policiers m’ont montré l’album photo, et là je l’ai

la 2ème fois les

reconnue »

(D

6408 p

3)

;

112

puis

« la 1ère fois je ne l’ai pas reconnue car la photo ne correspondait pas au visage que j’avais vu dans le magasin, c’est après, quand ils m’ont parlé du nom et

compris

de qui il s’agissait » (D 6413 p 4)

du prénom que j’ai

fait

le lien

et que j’ai

;

2°-

la

connaissance de Dominique ALDERWEIRELD et la

 

fréquentation de ses établissements

(D

6408 p

3)

;

3°~-

la connaissance d’6

;u’il niait

(D

462

dernièrepage) avant d’être confronté aux fadets établissant un contact téléphonique entre eux, et de reconnaître qu’il avait eu une relation tarifée avec elle (même cote), pour prétendre ensuite devant le juge d’instruction qu’il n’avait jamais dit ça aux enquêteurs » (D 6413 p 5) en déclarant « si j’ai menti ce n’est que 2 fois » (D 6408

p

5)

;

~t .Patrick WAINSTEN ont

affirmé qu’ils s’étaient vus pour la l~ fois lors de cette rencontre qu’ils situent, tous 2, en fin d’année 2010 (notes d’audience du 6.02.15 p 50, 57), alors que, comme l’a fait

remarquer le ministère public, la procédure établit l’exisèence

de contacts téléphoniques entre la

celle du magasin, de juin 2010 à février 2011 (mêmes notes p 61)

ne

et

pas connaître le frère de Patrick WA1NSTEN qui travaille aussi au magasin (notes d’audience du 9.02.15 p 44) ;

Attendu surtout que lvi.

ligne

de

M

que M

a affirmé

n’avoir jamais

rencontré

et

Attendu encore que Patrick WAINSTEN a reconnu à l’audience avoir menti au iuge d’instruction dans une correspondance qu’il lui e adressée le2.07.13 (Ce 66) pourl’informerde la violation des obligations du contrôle judiciaire de René KOJFER (notes d’audience du 6.02.2015 p 55) ;

Que

sa

crédibilité est donc à mettre en doute

/

appelle également à la

prudence, au vu des contradictions relevées, et de ce qu’elle

le prévenu dans ses 2 premières auditions

où son

D 406 2V du 12.07.11), sachant enfin que ses demandes sont dirigées contre lui avec une réserve : “pourle cas où le tribunal entrerait en voie de condamnation à son encontre” ;

(PV 6408/4 du 20.06.11 et

a passé sous silence

Attendu que celle de M

nom n’est même pas mentionné

113

Attendu que le délit n’est pas davantage constitué à l’égard de toute autre prostituée que peut renfermer le « notamment »

n’ont pas

de

la prévention,

et que l’enquête et l’instruction

permis d’identifier

;

Attendu que le prévenu fait également l’objet de poursuites

(fait office

sur le fondement de l’article 225—6 du Code pénal d’intermédiaire) ;

Qu’il fait valoir qu’iln’apas été rais en examen de ce chef ;

tribunal se doit d’examiner les faits

dont il est saisi sous toutes les qualifications possibles à la condition qu’il n’en substitue pas ou n’en ajoute pas d’autres ;

Que toutefois

que le

Attendu

que ceux

qui

reçoivent

cette qualification

ne

sortent pas de sa saisine, et que le prévenu en a eu connaissance

et a pu s’en expliquer ;

Qu’au regard de ce texte, et pour les mêmes raisons que celles qui viennent d’être développées pour les faits qui se rapportent â la prévention de l’article 225—5 du Code pénal, l’infraction

ou de toute autre

n’est pas établie à l’égard de M

prostituée non identifiée par I ‘enquête et 1 ‘instruction et que

peut renfermer le

“notamment” de l’acte

de poursuite

;

Qu’il convient d’entrer en voie de relaxe ;

114