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Recherches sur le style / par M. le marquis Beccaria ; trad. de l'italien [ ...
Recherches sur le style / par M. le marquis Beccaria ; trad. de l'italien [ ...

Recherches sur le style / par M. le marquis Beccaria ; trad. de

l'italien [

...

]

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Beccaria, Cesare (1738-1794). Recherches sur le style / par M. le marquis Beccaria ; trad. deici pour accéder aux tarifs et à la licence 2/ Les contenus de Gallica sont la propriété de la BnF au sens de l'article L.2112-1 du code général de la propriété des personnes publiques. 3/ Quelques contenus sont soumis à un régime de réutilisation particulier. Il s'agit : *des reproductions de documents protégés par un droit d'auteur appartenant à un tiers. Ces documents ne peuvent être réutilisés, sauf dans le cadre de la copie privée, sans l'autorisation préalable du titulaire des droits. *des reproductions de documents conservés dans les bibliothèques ou autres institutions partenaires. Ceux-ci sont signalés par la mention Source gallica.BnF.fr / Bibliothèque municipale de ... (ou autre partenaire). L'utilisateur est invité à s'informer auprès de ces bibliothèques de leurs conditions de réutilisation. 4/ Gallica constitue une base de données, dont la BnF est le producteur, protégée au sens des articles L341-1 et suivants du code de la propriété intellectuelle. 5/ Les présentes conditions d'utilisation des contenus de Gallica sont régies par la loi française. En cas de réutilisation prévue dans un autre pays, il appartient à chaque utilisateur de vérifier la conformité de son projet avec le droit de ce pays. 6/ L'utilisateur s'engage à respecter les présentes conditions d'utilisation ainsi que la législation en vigueur, notamment en matière de propriété intellectuelle. En cas de non respect de ces dispositions, il est notamment passible d'une amende prévue par la loi du 17 juillet 1978. 7/ Pour obtenir un document de Gallica en haute définition, contacter reutilisation@bnf.fr . " id="pdf-obj-1-2" src="pdf-obj-1-2.jpg">
Beccaria, Cesare (1738-1794). Recherches sur le style / par M. le marquis Beccaria ; trad. deici pour accéder aux tarifs et à la licence 2/ Les contenus de Gallica sont la propriété de la BnF au sens de l'article L.2112-1 du code général de la propriété des personnes publiques. 3/ Quelques contenus sont soumis à un régime de réutilisation particulier. Il s'agit : *des reproductions de documents protégés par un droit d'auteur appartenant à un tiers. Ces documents ne peuvent être réutilisés, sauf dans le cadre de la copie privée, sans l'autorisation préalable du titulaire des droits. *des reproductions de documents conservés dans les bibliothèques ou autres institutions partenaires. Ceux-ci sont signalés par la mention Source gallica.BnF.fr / Bibliothèque municipale de ... (ou autre partenaire). L'utilisateur est invité à s'informer auprès de ces bibliothèques de leurs conditions de réutilisation. 4/ Gallica constitue une base de données, dont la BnF est le producteur, protégée au sens des articles L341-1 et suivants du code de la propriété intellectuelle. 5/ Les présentes conditions d'utilisation des contenus de Gallica sont régies par la loi française. En cas de réutilisation prévue dans un autre pays, il appartient à chaque utilisateur de vérifier la conformité de son projet avec le droit de ce pays. 6/ L'utilisateur s'engage à respecter les présentes conditions d'utilisation ainsi que la législation en vigueur, notamment en matière de propriété intellectuelle. En cas de non respect de ces dispositions, il est notamment passible d'une amende prévue par la loi du 17 juillet 1978. 7/ Pour obtenir un document de Gallica en haute définition, contacter reutilisation@bnf.fr . " id="pdf-obj-1-4" src="pdf-obj-1-4.jpg">

Beccaria, Cesare (1738-1794). Recherches sur le style / par M. le marquis Beccaria ; trad. de l'italien (par l'abbé A. Morellet). 1771.

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J~

Trajduciion

<te 1 Italien

x~

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J~Ê~i~i

C~u~,Z~

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P

PARIS

8

v

x

~~ai~

,,M.DCC.I.SXI.

L\~

K\

AVERTISSEMENT D U

TA~D

~cr~~7~

LE icul nom de FAuteur peut JfufSre pour engager le public

recevoir

avec intérêE Fouviage

que nous lui donnons îei.M~ le

Marquis B~ïfm

e~d~j~ connu

C avantageu&ment par ton Trai~

des D~M

des P~M

qu<e

nous nouscroyonsdiJ[pen(~<J€

prévenir

nos le~eurs en &veuc

de fes JR~&~cAM fur, & <y~.

Quoique

ces madères

~oiens

'<*

dïfparates

~j~RTjr~y

on comprend que M-

~rivaininge~nteux,/&njGble,pro-' fond qui a défendu avec tant de

chaleur

ôe de fucccs b cau(e <de n'a pas pu traiter

l'humamte,

ce nouveau ~ujet ~àn& y répandre

de

:J~tâ

~~it,

~rc~on~dpnc

::Ia~ fe~bi~ Nous

profondeur.

qûe~cux

de ~os

v

~i connoï~nt~ m~er ouvrage ~on~

~rs

&voraMë~

~ent

~revenus pour celui-ci

&

btbns a{!urer~ qu~ils~ ne ie-' ~ônt pas trompes dans leur at-

~ous

Y~nte.~

~Y

Y'

'C.ependanmous' -ne '~u~ons

D~ TA~D~cr~

ett

UJ

nous difpen&r

de provenir que

ce petit ouvrage a un défaut con-

Cderable

c'eft rob&urite

règne en quelques endroits.

qui y

Elle

nous paroït tenir à deux cau&s

au de&ut d'exemples,

ô~ au dé-

&ut de développement.

s'excuse

par diS~fente~

L'au~ut

raitb~s

qu'o~ trouvera

dan$ &n Âve~'

ii(!ement

6c qui ne ~ous &~

blent pas iuSS&Btes, Quant

<L

auxr

exetnptes,

il nous paroît qu~n

ne peut ~a~lir

aucune tMori~

en ce ~en~e

~?

que tu~ des exen~

pies. Si ]t~teur les a e~s devan€. a

les yeu~

<f

.t.

~cdVfUit. il ~evo~

4 4

a

ej

ïv

~M

~7~~

3f J? N T

!es ~nettre aufH ~s

les nëtreSt

S'it

entrer

n'en a paseu~ on pourra

en quetque d~Ëance de !a

bont~ de &s preuves 6c de la

&Uditë de &spdndpes.

Il nous

&mMe que ce~te on~Sioh a con-

duic~uteuf

?0~ vague

des mots~

&~e

w emptoi~

Cfoppeu coh~an~

&~

~&~(M~

<

&~rc~~

~pand

e~droics.

l'ob&UfM

&F quelques

Q~mnt au

d~&ut

é~yeloppe~e~

dans~ des ja~

aôus

dï~

~)

&ut

~re

datr

&r t<~

& qu~o~

~ho~

p~u~

`

DU

r~~D~c'rE~j:.

v

l'être en fe contentant

d'indi-

quer des Idées que tes personnes

les plus exercées

ce genre de

Spéculation

exprimées

ont befoin de voir

avec la plus grande

netteté.

Ennn

nous avouons

qu'il nous en: arrivé quelquefois

de ne pouvoir pas iaiur le fens de

Fauteur avec quelque certitude

6~ d'être obligés de traduire moc

a mot,

Tacite

duction

comme

Davanzati

traduit:

defbrtc que notre tra-

coh&rve les ob&urités

de l'original.

Sans doute

qu'il

y aura eu qnelqueMs

àuSÎ

de

no-t?@&~e-~m~

s

w'~s's~a~`. x`'

pa~

~~i

VJ ~FJ~RTTM~JMJVy

volontaire

loueurs

~c nous prions tes

de ne nous condamner

qu~apres avoir eux-mêmes

con-

&lte t'originat.

Nous

espérons

que ~écrivain eftimable auc nous

prenons

îa libertë

de critiquer i

aïnC nous pardonnera cette fran-

chue,

oc &ra difparoïtre

dans !a

fuice ces mêmes obÏcunces~

qui

~ont la jfeute tache d'un ouvrage

6 agréable ôc fi imereHant.

L'auteur

promet une Seconde

Partie,

mais jt ne ranjhonce que

pour un terme bien ~îpign~,

que

d~oçcupanonsplusimportantes

~u~pe~te~

procher.

yj~D~cyFï/

En attendant

V~

nous

avons cru que le public pouvoit

defirer de jouir de celle-ci. Si la

feconde fe publie,

nera la traduction

on en don-

dans le même

caradere c€ le même format,

Ôc

on la fournira

a ceux qui au-

roient acquis la preiniere.

Quoiqu'une

toire n'intéreue

Epître

dédica-

communément

qu'un bien petit nombre de lec-

teurs

moins

& qu'elle

intëreNe encore

une nation

étrangère

nous avons cru devoir insérer

ici la traduction

de celle que

I'auteurlâdrd&

a M. le comte de

«*

~j~rj~~jM~

Rrtmian

que

lui

parce que l'hommage

~end M. te marquis

1

Beccana e&ju&e &ment~~

parce que Pexemple

d'un Mt"

mQfe qui cuhive 6e qui pfotege

les Lettres,

e&~ule ~montrer

dans tous les tems ôe dans to~s

les pays

8c

mis de le dire

s'il nous e& per-

au moins auHi

aëceOaire à prelenier

qu'ailleurs.

en France

l"

A

.A SON

EXCELLENCE

~Ejc~~e~

ΠCOMTE

DE FIRMIAN,

MINISTRE

PLENIPOTENTIAIRE

DDB

 

SA

M

~PERZ~ZE

?R~

Ï.B

G

OU

JDË

1A LoMBÀ~DtE

A

JE

S

T

É

~y

ROK~L~

VBRNBMENT

GENERA~

AUTRICHIENNE.

~.N CC~KM

ËXCRLÏ'ËNCE~

?~

~y/~e

ypTRB

~0~

M~~

f~cc

~0~

x

EPtT~E

jnc~ ~a~ï~fj,

@* de ~f~~v~r~Me

~SM

~w~~e

~Me M~M

/c ~e~c

~M't~

J6WMM des nations, ~f~~fM

aux

<t!MM

Je &Ï

pq~r~~

~~Mïf~~

~y~

<?

e'OMjr

f~nd&'e ~jp~~fMef

~e <KMM ~yop.f

~AoFMMC

~~ït~

%MZ ce~ft~Me

~<

~Rc~jpMB~~e.

~at~ j~M & tM~r~r

MFftM ~V~

Jc~M

~Me&!Mo<&/Sc

-a

€? T~tc%

4

toutes, les

~A<~MM <a

~CC,

~M

~~MKJPM~

e ~M~

~Mwic

~e

~~K~~

~t

MM~

~M

yM&M.

~'M

<t~~

~?~

~S~

DËMCATOIRE.

M~e

<~vMM~ ~~vM~

une ~fM&

~MN

</ y <!

~MMCtWp ~OM~M

qui

ne cc'~Meyc~

p~t

<c/? <~c</<!

l'homme

demeurer V~Ï?

~p/a~M

en place

au milieu

Je

du

/oyM

mM~R~

<?o~

~Zc

corro~wc.

JC4MgM/~ <~CN~MM<C

~M~M ~a!

yeyac

M qui &jpoMvo<r /Mp~e

~M~p~~

jp&~

j~-<

F~t

F~MMM~M~M~ ~NCyC~CC!)~

~M~Maf~M

~M~

a M~

M~ ~pd~

~M~~

~M

<

.St

~a~

01*

EPIT~E.

.T~

~c~t~/e

f<

~~?M'?M

le H~~

~M~a

~MM~'

e~

~K't/~

F'M~

A~M~M

~M &! /eM& y<~K

/J~~

~OM 4 YpTRE

~M~

~MC~.

~t-M~

EXCELLENCE

/6

~M-

M

CM~t~

/CMa~~

)

't

<~ ?S6 ~~f~M

_t~'

cette <K?a

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~M M~

~~&!C~M

j~

~'t

~e

~M~~

JN~ fMM<

~M~rjacc

~OM~f

~OM~

~r~

~e

<r<

/~aM

eM

DÉDICATOIRE.

xu!

M~r~r

de fAjM~~M~

qui y ea ~M

J<

pas

avec MOd~'<ïMOM

~e pouvoit

~p~ïre

celui

$MZ les ~r~crc

~CK~ autre <*0/M~r~OK.

C'~? donc tout

la fois

comme cMoyM

coM/nc~

~M~f

que je ~r~en~

V 0 T R B

EX

C E L L EN

C, È ~'M

vtve*?'cccnyïox~~e~

9 ce Fruit

la

<~

~oc

~~vA

~jpgfM~O~

~M vous ~~CC~~

<&:

~~Mf

vo~

~oM

~e

d'e M~/2

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vcxM ~ve~

~M~

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~MM ~~jC &jp~

~~a~T~C~

j"

DE

VOTM

EXCELLEÎ~E/

)

's~

~NË~~ ,iob~)~M~VMeH! CESAR 'J8ËCcà'KM~

x~

1~

 

P

JE

fur

.nu.

F

R JE

C JE.

me crois obligé de prévenir

pv

g

n~r

iurpluGeurs points lesperfbnnes

qui me feront l'honneur

de lire

cet ouvrage avec quelque inté-

têt.

avoïr

On pourra croire qu'après

traité dans un autre écrit

d~uhc madère politique fort im-

portante

la

procédure

crimi-

nelle, Se aprés avoir été chargée

par la bonté de nos augures Sou-

verains

de

la

fbn~ion

hono-

rable d~nftfuir~n~s

jeunes gen$

d'une icience entièrement

poli-

ëA le

mttm-'

<

tique

6c qui

grand

<

t f~t'<'e t

mp'n<*ft~ ta tftt~i~M ~~<!w~~tH!in<B<Bt

&n~,j[j)t, A<&A~?M&<~6.~ des

j~

B~~Mt~A~<S

s)

j'ai tjE~p lége~ment abandonna

XVJ

pour

FJ~JF'~CJ~

m~ecarter

ces) objets xmportans graves

dans

les

routes

plus agréables Je la littëfature.

Mais on cenera de me taïre ce

reproche, ËFonconËdere

la beautc

la bonté

que

l'utïlite

ont entre elles

l'aSni~

la plus

grande

également

t.~?'

,ÔC que nous&tnfn~

portes vers ces divers

JL

objets de nos p~

de nos

de~rs~ parramourdenQtFe&l

c!t~.

J~JMtde-

ÏapoMq~e&lesbea~~

 

~nt~

bon,

de 1~~

nk, <~ <îu beau ) ont entre ~!ls~

rallianc~h

pëndën~

plus étroite

p~ être des mêmes

princïp~~ doivent

'toutes

~\Ia.~

prit11idy-e,

~ell~

FXJSy~C~

xvi;

de rhomme.

Il ne faut pas efpë-

re~ qu'on faffe jamais de grands

ô~ de rapides progrès dans celles-

là~ C on ne remonte

aux pre~

miers principes de celle-ci. Cette

vérité féconde en conséquences

utiles

auroit beibin de quelques

développemens

que je me pro-

pofe de donner ailleurs.

Il me

iuSit ici de l'avoir

indiquée

pourrepouSer

le reproche qu~oM

pourroit

me &ire de m~occupet

de matieres trop étrangères a me~

devoirs

puisqu'il n'eâ pas pof'

6ble qu'en cherchant

les vérités

politiques

rhomme

vcdtable

dans, la nature

de

qui en eâ la Source

on ne trouve en fbïi

chemin quelques

vérités

d~une

~)

B F~ C B.

%~tre efpece, qu!, quoiqu~tran"

~ercs

poufiuit

pour

momens

l'objet principal

qu'on

en font trop voifines

ne pas attirer

notre

attention.

quelques

En-

~!n les dé&uts mêmes qu'il fera

tacUe d'appercevoir

ouvrage

pourront

dans ce petit:

encore me

juâiHer

auprès',de ceux qui me

feprocheroient

d'avoir

néglige

des devoirs qui me font C chers

en montrant

combien

peu de

tems~aimisalecompofer.

D~un

autre

cote

C onvou-

to!t me faire un- crime de cette,

négligence

je repondrai que j'a!

~te enhardi a donhcr cet ENai ât:

public par l'importance du tmet a

pa~ le poim- d~vu~ interc&nt-.

A

jP

~J~

JF~

CF.

3CtX

tous lequel je me flatte de l'avoir

conndé~

par l'espérance

que

la nature ô~ la nouveauté

de mes

Recherches

les feront accueitlie

favorablement,

malgré le défaut

de foin & d~exacthude

qu'on y

pourra remarquer. 11 y a déjà plu-

lieurs années que j'avois aNembM

une grande partie des idées que

yonre ici dans un petit E~Ri (:),

qui a mérité d'être traduit dans

un des meilleurs

Journaux

de

France

~).

Encouragé

depuis

par quelques excellons cfprits qui

ont goût~ ma manière de conC-

(ï)

Voye~ Fe C~f,

d'amis,

<~une ~bciecé

&le

Scyle,

naîa.

f

ouvrage

tom.

périodique

ï ~agment

(~)LaG3zcMeUMàaii@~tom.~

f

  • XX J~

F

C m

déner Ïe Style

j'a! po~Cë mes

flexions

plus loin

qo~n me conduifant

de Sorte

d'une idée à

t~Mtfe, elles ont pris la tbrme

quelles ont présentement.

Je me fuis enbrcë

Ïa philojbphie

d'auujettic

de TeSpnt

appeUce très-improprement

T~p~Me

8c qu'on

~M~-

devroit

~nommer jP~~<

de reloquence

Ïe

nomde~f~/e,

cette partie

qu'on deGgne par

abandonnée

jufqu'a

~rtuite

preSenc à MmpulGon

du Sentiment

&. à une

pratique

aveugle

cnie. Beaucoup

c!: peu rene-

de bonscSprits

de ce Gecle ont déjà tente de

lïcr l'étude des beaux arts a celle

de !a pMIoSbpMe

o

"j-

i

8c de i'aiîu-

PJK J~F~ <? JB'<

xx}

XX)

jettir

l'analySe

au raiSon-

nement,

Mais

iicurs d'entre

d'abord

plu-

eux fe font tai~

e&aycf par rcbje~ion

mune que Solide

plus com-

que les pré-

ceptes & les règles ne peuvent

former

ni les grands artiftes

ni les grands

écrivains.

D'ail-

leurs,

aucun d'eux n'a encore

entrepris

ment

de traiter

complette-

quelque

~ujet important

relatif aux beaux arts avec cette

méthode

d'analyse rigoureuse

qui,

combinée

avec l'observa-

tion

peut feule conduire l'eC-

prit humain

à la per&~ion

aux

connôinaaces &: aux découvertes

qui ne Sont pas au

delà des

limitas que la nature ~preScritea

P

R

JF~

CR

facultés.

 

Loc~e

a

corn"

ce

grand

~dince~

 

tes

de

ce

Cède

l'ont

6c

embelli.

Dans

h

même

des

beaux

arts

ie

j

L

j

cïter

des

hommes

de

de

!&

plus

grande

r~pu-

 

qui

ont

commencer

 

à

de

la

l'emptre

pM-

 

le

goût

lui-même

 

Part

de

que

dïngcc

dans

la

contem-*

 

des

idées

en

tant

 

qu~

 

ou

 

d~&grëaMes~

 

c~

 

Pare

logique

n~cC:

que

dans

dMger

 

la

compas

des

ïd&s

en

tant

que

ou

 

ou

d~M~

M.

d'A-?

9Hdj

nos

menc~

philosophes

augmenta

partie

pourroxs

ttres

tadon

toumettre

ÏofbpMe

 

n~e&

qut

notre

platïon

gr~ables,

~e

la

de

le

~n

'~înbta-bles

Menuques

eiprit

F

JR

F

C

xxi!j

tcmbert

être,

le plus grand peut-

mais certainement

le plus

philofophe des Mathématiciens

de ce Cède

a énoncé un grand

nombre de vérités utiles &: im<-

portantes

tions

fur Part des traduc-

& fur la matiere même

que je vais traiter

dans l'article

jMoc~Ko~derEncyclopodie~

ce

dans

fes Mélanges

de littéra-

ture.

jLe célèbre

abbé de Condil-

lac

oc d'autres écrivains

connus & trop &perieurs

trop

mes

j'aie besoin de

~u portée

dans

elo~s

pour que

les nommer

la lumière

ont

de l'analyse

cette partie de la littérature

que !e pedând&xe

bb&M

XXIV

J~Cjr

nmitadon

fervile

verte

de ténèbres.

avoient

Hs ont

cou-

com-

mence

rechercher

dans

nos

&cultes,

dans

nos

idées

dans,

jnos

les

&hdhiens

loix

du

invarmbles

les

bon

principes

go&c

comme ta nature

6c

loix

hu-

maine

voir

&

qu~t

c'eN:-a~dire

&ut

bien

bien

ra-

&ndr

pour

tes

mettre

~remen~

& M

Ïement

en «. pratique.

Je ne iuivr~

thode

tpp'p ~le

p~ ici

&

tr€~

n~une de &ife une ton~e

~tt~ES

qtui ont

.ri~é-

tiSs =

le

tnême

~et

6e

une

~pof!-

non? de teurs &ntimens~ !& de

I~ur$ opinions, y t'es

®

~~pUa-

siens~

.qm

ibnt'

-~n

:d

nombre

d

y

P JR B JF

C F.

xxv

nombre

me mettroient

en état

d'exercer

la patience du lecteur

par des citations,

des con&on-

tations,

des réfutations

des

difcuCions minutieufes

mais je

renonce

voton tiers a la gloire

de l'érudition

pour me borner

augmenter

fi je le puis, le

nombre des raifonnemens

exacts

~e précis auxquels les hommes

~peuvent parvenir

fur les ma-

tières

qui peuvent

leur bonheur

plàiSrs

innocens

contribuée

ou a leurs

& je cherche

à. conduire

mes lecteurs

ce

b~t

ians tes ennuyer

oc par

un chemin

court.

Je n'àï CM@

les philo&phes

~e je viens

9.

~XVJ J

F

S'y'~c

n~mmef,

6~

auxquels

en

peut

joihdr~Hmrnoftct

auteur

d~

t'Etpdc

des

Lo!~

dans

&n

&ag~neM

Ïur

te

G

oût

que

parce

qu'ib

&

(ont

approches

do

mes

8c

ien

prmdpes

qu'Us

ont

prefque

d~nne

l~quivâiem~

M~ns

ceux

qm~bnn

exercer

cette

espèce

de

medit~tïon

de

~eche~e~~

~aucos~

di~n~

guerce

que

j~

ajouté

dans

une

~Q~nere~

ta

niveau

~&~

dans

 

une

ptus~g~n~~ye-

 

~M~

d'idées

dans

iun~

t~Xr-

~n

ptu&

&wi~

cXQ,cle~'

de

confëquenccs

&~vent

gé?~-

~mtes.~e~gaAs.-

f

 

Je

t~

tfatc

fmis~mte

8-

~C HL'tt'wa'.

~ttf

<4M~

jEès

(

~echeï'cbes~

~e

R F F ~C m

~s

peuvent

pas

exciter

 

ces

mou?

vemens

d'une

ienubititc

 

tendre

qui

tbnt

Peioge

1

!e

ptus

bat-

teur

p~ur

un

écrivain

 

mais

ettes

ne

tai~nt

 

pas

d~cre

un

objet

intereuanc

 

pour

ceux

aut

 

voir

les

beautés

gavent

que

que

te

St~te

peuc

 

donner

à

un

ouvrage

fonc

le

moyen

te

plus

pui~n~

de

répandre

 

de

rendre

&n6b~

6c

de

graver

tes

plus

grande

v~rï~

dans

tes

etprit~

des

l~MM)es

trop

iouvenr

!e~

 

di&r~its.

[.e$

gers

pare~ux

opinion~

que

no~s

avons

des

~ho&s

rangent

~ntin~eHe~

ment

l~cude

que

nous

&i~n~

de

~~u~nature

noj~aHe

y

e~

 

"v dl:

1. se.

xxviij

PjR ~J~~C~.

nous

conduHant

jfbuventa

de~

~e&ltatS dïScrens

de ceux que

nous attendions

des premières

apparences

Ibrce

de

Les grâces

t'elocudon

6e la

peuvent

ieules

tion~ce$

rappeUer

ncire

atten~.

objets~, en Tiôus ~es

prë~niant

~u~ ~nê &]~

"ro-:)

terefMt~

)

en les~

lanc d~i ces cou~r~~du~'abtes~

>De~s,">

qut

no~ frappent~~temen~,

.q~ ~tes'

peu~en~~drè

verïté~~iverieltes~

~pëï'pe~e~!es<

~"pert¡etue'es.,

.OK~uï'ra

t!âmep~0!'

ce~~&ia

techei~ui 't

ies~

,i,

dan~

regnë~~îa 'îrmrehe' ~r~~Tapide'

de mËS~fk~Mns~iorm

'a

'.P

F

F

C F.

XXIX

trop

abstraite

que je- leur ai

donnée.

Mais lorsqu'il

eft ques-

tion

de présenter

avec quel-

que precjGon des idées

des

combinaisons d'idées

il e~: im-

pp~ïb!e

de ne pas tomber dans

une

(brce de calcul

&c ôc

dépourvu

de tout

ornement.

Cette

manière

de traiter

un

iujet ne peut plus emprunter

que d'elle-même

Non des id~es acceSbires

) 8c

qu~bn

ctt oblige d'écarter

e!le ne

peut plaire

que par fa preci-

CQn ô~ fon évidence

par

une certaine

grandeur.

j~mens

ne pourroieni

Les or-

produire

d'autfe en~t que d'éloigner tr~

c~/

dë~ idées qu) doivent

Ches

etfoïcëmen~

e~e

to~

untes

1

parce (}Uë de cette

u~idn mêrn~

Dépend

tât~

ta certnude

du rë&l~

la &dN~ de te &~

J'aurct~

pu

h vërïte, rendra

ï~on àna~y& plus ~cit~ (uivre~

~etaph~Cquë

EMe pâ~ des

e~ei~

'p~p~

ptu~ t~

pîsc~

"ti.u'c')", ",a'i,

&!<: ~HpM~d~ïs'tjuo~

.~uë~}e n~t~)~pas~t~paf~~u$'

-:¡,

",Ar.

5,

;i~~rôï9"'dê~'M~is ~es'~<)ce~

~d~s.

.de~

;p~pe~m~~

donne~~y~ ~echer<~hë$

H'hë ~t!eu~~f~

au-

~ht~d~

V9}lh1~Je~; Ms"vn'

&)fc<e

de

donne

ta

j~t

voulu

6c

je'ne

che

que

commode

partie

de

que

&is

 

épargne

mble "bl

 

..

1,' d~eh

pbu~d!en~

ouvragée

HÎe~

que

quc~t~mufe

phïé''

~iqui

parcp~f~vcG

&

 

'.q.N~lq'u~

anc~~t~ague

JP

j~

F

F~

CJ~.

xxxj

Suivre

l'ordre

 

que

m~

&ite

de

me~

penfees

aviver

 

:b

ven~e

p~etens

pas

que

ta

ma~

jm

fuivie

&ic

la

plus

~our

i~

plus

grande

mes

le~eurs.

 

J'ai

dojqné

exempîesï);

 

le

trav~tfoppe~

 

ptacei'

l

par-tou!:

 

_l'

ouMt~

'.être

nece~aite~.

"€e~

~par

&~ha!~rè

..

même

pour

ceu~

oui

ont

Que~

 

de~b~~Ne

phn~

~ccoétum~

 
 

quelque

comt~c~

 

ad:~v,!te-

 

'=~U.ne'

/&~

 

d'M~ës.

G~i~

 

c /y

~xxij

 

F~~J?.

}ugen~ent

impartial

 

ïai(onn~

 

de

cette

espèce

de

te~eur~

que

je

J[pHEMts

cet

écrit.

Quant:

 

ceux

 

ne

&

dittraïre

 

qui

lifeni

aue

pour

du

dégoût

d'être

~~ec

eux-mêmes,

 

~u

pouc

le

plaiRr

de

&ïre

une

 

ou

~pigmmme

 

pour

&

donner

 

I~peme

réputation

de

belefpn~,

 

~e le,

ve

verraï

~!a!te

mns

:r, épu,

t,aJio, petne

;d~

ïnon

'b,el"fi,fP,,

livre

&

par

eux

avec

m~pi)~~

 

~gàrde

c~me

ininteHïgïMe

 

~um~ëes

nommes

ptu~r~

~n~ab!es

~us

inâruits

 

Bien

Joignes

decs~einju~e~~

 

tup-

~eérontAq~~eje~

 

~~Ëècon~ès~M~

 

par

 

h~LL"

 

~ïc~dmm~

 

&

en.&!eace

io~

jfu~

des~

prin~

.EF~Cj~

xx~H}

dpes certains n'ont été dans

des vérités qui mon efprit qu'une

producHon

ipontanëe

pour aind dire 8c le retultac de que!"

que expérience iMées

pratique

(ur des règles de 8?. fans tiaiibn~

  • i On a quelquefois

eu ration

<?

réclamer

contre

des régies inu-.

tiles,

qui

nimer l'esprit

loin d'élever

ce d'a-

ne iaifoient

que

fa carrière dans des bor-

raltentir

fbn

renerrer nes plus étroites

euor, oc amortir

fbn énergie na<

tu relie.

Ces régies conGftent

le

plus Ïouveht~

réduire a certains

che~s les beautés découvertes

p~F

les maires

auroMntd&

de Fart

plutôc

tandis qu'elles être des ob&r"

~xiv

~~F~C~

~a~ioHs purement

~ene~!es

in~

!a mant~

dont iis y ~bnt arri-!

V~s. Au Heu de rechercher

dans

te &nd de notre co9ur ~nenes

cotnbïnaî~s

"y

~&ntïmcft8.

~eveilleht

d'idées, damages

de fenfaiions

<~t

le

& ~excitent,

6~ quej[-

les fon~: cèlbs qu; le taiilent i~

~entiMe ~~ndiSereh~

contenta ~de tehïf

jt.

dire, t reEïttre

.y~'€ti'?.

decenes

on s~

ppur aÏn6

ië$

~< Que .'f- t

grands

icomme

ma~es

qnc emptoyees

s'it~

é~

tes

avoicnc

_¿, '(

tputes

->'

~pmfees

q~

co~me

J5~

q~!& jon~ ~<ecouye~~

étoletX~!

le mod~

~njque

de toutes le~

autres

OB h'a pas ~eehefche ce

 

J~R

xxx~

que

tant

manières

dïvedes

difparatës

de

donner

du

p!ai~

Cr

avoient

de

comnïun

entre

ëHes

pour

produire

 

fur

les

ei pries

~e fremi~ement

 

interteur

&

tou-

jours

Ïe

même,

cette

{enfanon

dencieufe

6e

toujours

houveUe~

Voiia

ce

que

j'a!

tenté

de

&ir~

en

traïtânt

du

Stytë.

Je

(uis

bie~

ctôïghe

de

croire

que

j'ayé

tout

dit,

que

ce

que

j'ai

dit

foie

a

rabr~

de

toute

crïtique.

Je

ne

vois

que

trop

que

yâ~

que

auvent

de

preciHon

dans

celEie

ttïâticrë

oBfcurë

 

dirH~

ci!c~

J?âppefcois

de grands

vdi-

de& d~§

ce ~e

 

~ai

d~ d~d

M

XXXVJ

~bjec

fi

lui-même

R

js

va~e

F~

c

r.

non