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LE Réseau Triphasé

INTRODUCTION : LES SYSTÈMES DE PHASE


Le monophasé
Le monophasé est un système de distribution d'énergie électrique dans lequel la tension
électrique alternative est présente sur une ligne bifilaire. Il s'oppose aux systèmes polyphasés,
tels que le triphasé, dans lequel plusieurs lignes sont utilisées et déphasées entre elles. Le
monophasé est principalement utilisé pour l'éclairage et le chauffage, lorsque l'emploi de moteurs
de forte puissance n'est pas nécessaire.

1. Présentation d'un réseau triphasé


De la production, en passant par le transport et en se terminant par
la distribution, l'énergie électrique est acheminée par un réseau triphasé.
Un réseau triphasé en Basse Tension (BT) est composé de 3 conducteurs qui sont
les Phases.
Un réseau tétraphasé est composé de 4 conducteurs qui sont les 3 Phases et
un Neutre.

FIGURE 1 : Présentation de la production, du transport et de la distribution de l’énergie électrique.

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2. Intérêt du triphasé par rapport au monophasé
En monophasé, il faut 2 câbles pour transporter 1 tension et 1 courant, alors qu’en
triphasé avec 3 câbles, on transporte 3 tensions et 3 courants. On transporte une
énergie supérieure avec la même quantité de câble.
Les machines triphasés ont des puissances 50% supérieures aux machines
monophasés de même taille, donc leur coût est inférieur (le coût de la machine est
directement proportionnel à sa taille).
Lors du transport de l’énergie électrique, les pertes sont moindre en triphasé.

On préfère transporter l’énergie à l’aide de réseaux triphasés car :


Un alternateur triphasé a un meilleur rendement qu’un alternateur monophasé.
À puissance transportée égale, une ligne triphasée est plus économique
qu’une ligne monophasée.
Le moteur asynchrone triphasé est de par sa conception, le plus économique et le
plus robuste des moteurs.

FIGURE 2 : Triphasé = 3 phases, tétraphasé = 3 phases + 1 neutre.

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Dans un réseau tétraphasé on rencontre 2 types de tensions : les tensions simples et
les tensions composées.
Un réseau triphasé est composé de 3 conducteurs de phase (L ou Ph),
d'un conducteur de neutre (N) et un conducteur de terre (PE).

3. Tension simple (tension entre phase et neutre)


3.1. Mesures
On raccorde les récepteurs entre neutre et chaque phase pour obtenir la tension simple V.

Une tension est dite simple lorsque l'on mesure la différence de potentiel entre
une Phase et un Neutre.
La tension se repère avec la lettre V suivi d'un indice numérique correspondant à la phase
mesurée et elle s'exprime en Volt.
Un réseau tétraphasé est donc composé de 3 tensions simples :
• V1 : tension simple entre la Phase 1 et le Neutre ;
• V2 : tension simple entre la Phase 2 et le Neutre ;
• V2 : tension simple entre la Phase 3 et le Neutre.

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FIGURE 3 : Les 3 tensions simples dans un réseau tétraphasé.

Les 3 tensions efficaces sont égales à 230V (ou 220 V) et les valeurs maximales sont
égales à :

Valeurs numériques des tensions simples.

3.2. Formes d'ondes (allures des sinusoïdes)


Les tensions que produisent les centrales sont sinusoïdales alternatives et ont
une fréquence de 50Hz, c'est à dire que la forme du signal se répète 50 fois
dans 1 seconde.
Chaque signal a une période de T = 20ms.
Les 3 tensions simples sont notées : v1(t) pour la Phase
1, v2(t) pour la Phase 2 et v3(t) pour la Phase 3.
Les 3 tensions simples sont déphasées l'une par rapport à
𝟐𝝅
l'autre de 120° ou 𝒓𝒂𝒅, elles ont la même valeur
𝟑
efficace 230 V, la même valeur maximale 230√2 V,
même fréquence 50 Hz, même période 20 ms.

3.3. Représentations vectorielles (Vecteurs de Fresnel)


Pour avoir un système triphasé dit équilibré il faut que l'ordre des phases soit le
suivant L1, L2 et L3.

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les 3 tensions simples doivent être déphasées de 120° dans l'ordre : ⃗𝑽𝟏 , ⃗𝑽𝟐 , ⃗𝑽𝟑 .
La tension de la phase 1,⃗𝑽𝟏 , est prise comme origine des phases (pas de déphasage
𝜑 = 0°).

Ordre des Phases


L'ordre des phases est déterminé en regardant à quel moment chacune passe à 0.
Il existe l'ordre direct et l'ordre inverse :
 Ordre direct : les tensions apparaissent dans l'ordre L1, L2 et L3.
 Ordre inverse : les tensions apparaissent dans l'ordre L1, L3 et L2.

FIGURE 4 : Représentation de Fresnel des 3 tensions simples.

L'ordre des phases permet de déterminer le sens de rotation d'un moteur asynchrone, il
faut donc y faire attention lors de la mise en service d'un équipement disposant
d'un moteur asynchrone (risque de destruction sur un système de pompage).

3.4. Équations des tensions simples


Système direct : les tensions apparaissent dans l'ordre L1, L2 et L3.

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Système inverse : les tensions apparaissent dans l'ordre L1, L3 et L2.

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FIGURE 5 : Représentation temporelle des tensions simples.

La somme vectorielle des tensions simples ou la sommes des valeurs


instantanées des tensions simples sont égales à 0V.

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4. Tension composée (tensions entre phases)
Cette fois les récepteurs sont raccordés directement entre phases pour former la
tension composée U.

4.1. Mesures
Une tension est dite composée lorsque l'on mesure la différence de potentiel entre
deux Phases.

La tension se repère avec la lettre U suivi d'un indice numérique correspondant


aux phases mesurées et elle s'exprime en Volt.
Les réseaux triphasés et tétraphasés sont composés de 3 tensions composées :
• U12 : tension composée entre la Phase 1 et la Phase 2 ;
• U23 : tension composée entre la Phase 2 et la Phase 3 ;
• U31 : tension composée entre la Phase 3 et la Phase 1.

FIGURE 6 : Les 3 tensions composées dans un réseau tétraphasé.

NB : si l'on vous communique une seule valeur, ex : réseau 400 V~ triphasé, on doit vous
indiquer U ; la tension composée la plus élevée : entre phases (la plus grande).

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4.2. Équations des tensions composées
Chaque tension composée est la différence (soustraction) de deux tensions simples :

4.3. Formes d'ondes (allures des sinusoïdes)


Les tensions composées sont sinusoïdales (figure 7), pour un réseau triphasé équilibré,
elles devront avoir la même valeur maximale, la même valeur efficace et la
𝟐𝝅
même fréquence. Les tensions sont déphasées de 120° ou 𝒓𝒂𝒅 les unes par rapport aux
𝟑
autres.

FIGURE 7 : Représentation temporelle des tensions simples et tensions composées.

3.1. Représentations vectorielles (Vecteurs de Fresnel)


Les tensions composées ⃗𝑼
⃗ 𝟏𝟐 , ⃗𝑼
⃗ 𝟐𝟑 , ⃗𝑼
⃗ 𝟑𝟏 , sont la différences de deux tensions simples
(figure 8).

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FIGURE 8 : Diagramme de Fresnel des tensions simples et des tensions composées. Autre forme di diagramme de Fresnel
des tensions simples et des tensions composées.

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4. Relation entre tension simple V et tension
composée U
De la portion de diagramme suivante de la figure 8, on déduit la relation entre la valeur
efficace des tensions simples et celle des tensions composées :

𝑼
√𝟑 √𝟑
Cos (30°) = 𝟐
= → U = 2.V. →
𝑽 𝟐 𝟐

U = √𝟑. 𝑽

Les tensions simples et les tensions composées sont liées par la formule :

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 Le réseau est caractérisé par ses deux tensions : tension et simple et tension
composée.

Exemple 1 : le réseau basse tension EDF est un réseau 230 V / 400 V / 50 Hz :


 Ce qui signifie : V = 230 V, tension simple du réseau.
 U = 400 V, tension composée du réseau.
Exemple 2 : le réseau basse tension SONELGAZ est un réseau 220 V / 380 V / 50 Hz :
 Ce qui signifie : V = 220 V, tension simple du réseau.
 U = 380 V, tension composée du réseau.

 Ces deux tensions sont dans le rapport √𝟑 , si on en connaît une l’autre est aussi
connue : la connaissance d’une seule de ces deux tensions suffit à définir le réseau.
On caractérise le réseau par sa tension composée qui est toujours présente, la
tension simple n’existe que si le neutre n’est pas présent sur le réseau.

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5. Régimes triphasés équilibrés
5.1. Définitions
De même, un système triphasé de courant et formé par 3 courants dont les
intensités sont sinusoïdales, de même fréquence et déphasées de 120°.
Mathématiquement, un système triphasé équilibré de tension s'exprime de la façon
suivante : (courbes figure 4)
̂𝟏 . 𝐜𝐨𝐬 𝛚𝐭
𝐯𝟏 (𝐭) = 𝐕
𝟐𝛑
̂𝟐 . 𝐜𝐨𝐬 (𝛚𝐭 −
𝐯𝟐 (𝐭) = 𝐕 )
𝟑
𝟒𝛑
𝐯𝟑
̂𝟑 . 𝐜𝐨𝐬 𝐜𝐨𝐬 (𝛚𝐭 −
(𝐭) = 𝐕 )
{ 𝟑
On peut également représenter ces 3 tensions triphasées par l'intermédiaire d'une
représentation de Fresnel (figure 7).
Remarque : Si le système est équilibré,
⃗𝑽𝟏 + ⃗𝑽𝟐 + ⃗𝑽𝟑 = 0 ou v1(t) + v2(t) + v3(t)=0.
Il s'agit d'une règle générale : la somme des 3 grandeurs triphasées d'un système
équilibré est nulle.

6. Installations triphasées
Une installation triphasée contient aux moins (figure 9) :
o Une source de 3 f.é.m. formant un système triphasé équilibré de tensions.
o Une charge formée de 3 impédances identiques (si le système est équilibré).
o Une ligne constitué de 3 fils identiques appelés phases.
En régime équilibré, les 3 fils sont parcourus par 3 courants de même valeur efficace
appelés courants de ligne :
𝐢𝟏 (𝐭) = 𝐈̂𝟏 . 𝐜𝐨𝐬 𝛚𝐭
𝟐𝛑
𝐢𝟐 (𝐭) = 𝐈̂𝟐 . 𝐜𝐨𝐬 (𝛚𝐭 − )
𝟑
𝟒𝛑
𝐢 (𝐭 ) = ̂
𝐈 . 𝐜𝐨𝐬 𝐜𝐨𝐬 (𝛚𝐭 − )
{𝟑 𝟑
𝟑
I est la valeur efficace de l’intensité des courants de ligne.

Un 4ème fil, appelé neutre, relie éventuellement les point N et N’.


Le courant de neutre iN=i1(t)+i2(t)+i3(t). Donc, si le système est équilibré, le
courant dans le neutre est nul, c'est-à-dire i1(t)+i2(t)+i3(t)=0.

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FIGURE 9 : Installation triphasée.

7. Couplages des générateurs et des récepteurs


Les couplages permettent de n'utiliser que 3 fils au lieu de 6 afin de transporter le courant
alternatif triphasé. Et surtout d'être certain de disposer d'une tension disponible entre
chaque combinaison de fils !
Nous verrons aussi qu'il permet d'économiser sur la section des conducteurs.

7.1. Couplage étoile : Y


Les bornes opposées aux fils de ligne sont connectées entre elles et
(éventuellement) reliées au neutre (Figure 10).

Figure 10

La tension aux bornes d’un élément est la tension simple du réseau : V = U/√𝟑

Une autre représentation du couplage étoile (Y) est donné sur la figure 12, bien que
l'on utilise préférentiellement la représentation de la figure 11.

Un élément est soumis à la tension simple du réseau (entre phase et neutre) et est
parcouru par le courant en ligne.

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Figure 11 : Le couplage étoile. Figure 12 : Le couplage étoile.

7.2. Couplage triangle : Δ


Chaque borne de chacun des 3 composants est reliée à une phase du réseau (fig. 13).

Figure 13

La tension aux bornes d’un élément est la tension composée du réseau : U.

Une autre représentation du couplage triangle (Δ) est donnée sur la figure 15, bien
que l'on utilise préférentiellement la représentation de la figure 14.

Figure 14 : Le couplage triangle. Figure 15 : Le couplage triangle.

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8. Courants de lignes et courants de phases
8.1. Couplage étoile
Un élément, soumis à la tension simple du réseau (entre phase et neutre), est parcouru
par le courant en ligne, i1, i2 ou i3 (figure 16). Le courant en ligne est appelé, aussi,
courant de phase.

FIGURE 16 : Courants de lignes : 𝒊𝟏 , 𝒊𝟐 , 𝒊𝟑 .

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8.2. Couplage triangle
Un élément est soumis à la tension composée du réseau (entre phase et phase). Il n’est
pas parcouru par le courant en ligne, mais par le courant j12, j23 ou j31 (figure 17). dans
une branche du triangle, appelés courant de branche ou courant de phase.

FIGURE 17 : Courants de phase : 𝑱𝟏𝟐 , 𝑱𝟐𝟑 , 𝑱𝟑𝟏 .

Les courants de ligne 𝑰𝟏 , 𝑰𝟐 , 𝑰𝟑 , sont la différence de deux courants de phase (figure


18).
𝐢𝟏 = 𝐣𝟏𝟐 – 𝐣𝟑𝟏
La loi des nœuds impose :{ 𝐢𝟐 = 𝐣𝟐𝟑 – 𝐣𝟏𝟐
𝐢𝟑 = 𝐣𝟑𝟏 – 𝐣𝟐𝟑

Par un calcul similaire au § 4, Les courants de ligne et les courants

de phase sont liées par la formule : I = √𝟑.J

Figure 18

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9. Puissances en régime triphasé équilibré
9.1. Théorème de Boucherot
Comme en monophasé, la puissance active ou réactive d’un groupement de dipôles est
égale à la somme des puissances actives ou réactives de chacun des dipôles :
Ptotal = P1 + P2 + ... + PN
Qtotal = Q1 + Q2 + ... + QN

Attention : le théorème de Boucherot ne s’applique pas sur les puissances apparentes.

9.2. Expressions des différentes puissances en régime triphasé


équilibré
Pour déterminer l'expression de la puissance active, réactive ou apparente, on applique le
théorème de Boucherot pour les deux couplages possibles :

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 Cas du couplage Y :
Dans le cas du couplage étoile, chaque élément est soumis à la tension simple du
réseau V et traversé par le courant de ligne I, ainsi :
 La puissance active absorbée par un élément est VI.cosφ, Donc pour les 3
éléments : P = 3VI.cosφ = 3 UI.cosφ
 La puissance réactive absorbée par un élément est VI.sinφ, Donc pour les 3

éléments : P = 3VI.sinφ = 3 UI.sinφ


 Cas du couplage Δ :
Dans le cas du couplage triangle, chaque élément est soumis à la tension composée
du réseau U et traversé par le courant de branche J, ainsi :
 La puissance active absorbée par un élément est UJ.cosφ, Donc pour les 3
éléments : P = 3UJ.cosφ = 3 UI.cosφ
 La puissance réactive absorbée par un élément est UJ.sinφ, Donc pour les 3
éléments : P = 3UJ.sinφ = 3 UI.sinφ
 Généralisation :
Quelque soit le couplage :

 La puissance active s'exprime en triphasé par : P = 3 UI.cosφ ou P = 3VI.cosφ


 La puissance réactive s'exprime en triphasé par : Q = 3 UI.sinφ ou Q = 3VI.sinφ
 La puissance apparente s'exprime en triphasé par : S = 3 UI ou S = 3VI
P s'exprime en Watt (W), Q en Volt Ampère réactif (VAR) et S en Volt-Ampère (VA).

EXEMPLE 1: Puissances en étoile équilibrée

 Prenons le cas d'une distribution 230/400 : U = 400 V, V = 230 V (U /√𝟑)


 Chaque ampoule offre une puissance de : 230 V × 0.5 A x 1 = 115 Watt (P = V × I ×
cos φ).

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 La puissance totale consommée est de 3 × 115 W= 345 W.
 On peut donc écrire qu'en étoile : P = V × I × 3 × cos (φ).
 On peut aussi remplacer V par U à condition de le diviser par √𝟑 :
P = (U/√𝟑) × I × 3 × cos (φ)
Par commodité, on divisera plutôt le 3 (pour les 3 phases) par √𝟑 :
P = U × I × (3/√3) × cos (φ) ; qui donnera aussi :

P = √𝟑 ×U × I × cos (𝝋)
EXEMPLE 2: Puissances en triangle équilibré

 Là encore en 400 V triphasé : Chaque ampoule, reçoit U = 400 V pour une puissance de :
400 × 0.289 × 1 = 115 W.
 Et 𝑷𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍 = 3 × 115 W = 345 W.
 En triangle on peut écrire : P = U × J × 3 × cos (𝝋)
 Là aussi, remplaçons J par I en le divisant par √𝟑: P = U × (I/√𝟑) × cos (𝝋)
À nouveau, on divise le 3 du nombre de lampes : P = U × I × (3/√3) × cos (𝝋) ; et
donc : P = √𝟑 × U × I × cos (𝝋)

P = √𝟑 ×U × I × cos (𝝋)
Cette formule est donc universelle, que le montage triphasé soit en étoile ou en triangle, peu
importe. On calcule avec les valeurs U et I : (J est à l'intérieur d'un récepteur triphasé et donc
difficile à mesurer par exemple dans les enroulements d'un moteur !).

Le fait de multiplier le résultat d'une phase par √𝟑 au lieu de 3 corrige l'erreur qui consiste à
ne pas choisir V ou J tout en assurant la relative universalité de cette formule...
Universalité limitée aux cas pour lesquels I est identique dans les 3 phases, bien naturellement !

Attention !
La formule P = √𝟑 × U × I × cos (𝝋) ne fonctionne qu'avec des récepteurs
équilibrés !

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En résumé
Puissance active (W) : P = U × I × √𝟑 × cos𝝋
Puissance apparente (VA) : S = U × I × √𝟑
Puissance réactive (VAR) : Q = U × I × √𝟑 × sin𝝋

 P en Watt indique la puissance 'active' : c'est à dire la puissance réellement convertie (ex :
mécanique pour un moteur)
 S en VA la puissance 'apparente' : la puissance fournie et transportée, elle sert à dimensionner
générateur, transformateur, protections, sections de conducteurs...
 Q en VAR puissance 'réactive' : cette puissance n'existe que dans les circuits inductifs et
capacitifs. En inductif, c'est elle qui crée le champ magnétique tournant, on peut la compenser avec
des condensateurs.

9.3. Expressions des différentes puissances en régime triphasé


déséquilibré

Puissances en étoile déséquilibrée


Dans ce cas, il est impossible d'appliquer la formule précédente puisque les 3 intensités I ne
sont plus identiques...
La solution consiste à effectuer le calcul phase par phase et d'additionner les puissances
actives et réactives, pour les apparentes, ce sera un peu différent, déphasage oblige !

Ptotal = (V × I1 × cos 𝝋1) + (V × I2 × cos 𝝋2) + (V × I3 × cos 𝝋3)

Qtotal = (V × I1 × sin 𝝋1) + (V × I2 × sin 𝝋2) + (V × I3 × sin 𝝋3)

Stotal = √(𝑷𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍 )𝟐 + (𝑸𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍 )𝟐

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Puissances en triangle déséquilibrée
il est impossible d'appliquer la formule générale puisque les 3 J ne sont pas identiques...
À nouveau, il conviendra d'effectuer le calcul phase par phase et d'additionner les puissances
actives et réactives, pour les apparentes, à nouveau, le triangle de Pythagore :

Ptotal = (U × J1 × cos 𝝋1) + (U × J2 × cos 𝝋2) + (U× J3 × cos 𝝋3)

Qtotal = (U × J1 × sin 𝝋1) + (U × J2 × sin 𝝋2) + (U × J3 × sin 𝝋3)

Stotal = √(𝑷𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍 )𝟐 + (𝑸𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍 )𝟐

Puissances en triphasé déséquilibré !


Voici le récapitulatif des puissances en montage non équilibré, qui est par définition
systématiquement le cas dès que l'on utilise au moins un récepteur monophasé, donc à peu près
partout !

Puissances en triphasé non équilibré (étoile ou triangle)

Puissance active totale en W :


P total = P1 + P2 + P3 = (V × I1 × cos 𝜑1) + (V × I2 × cos 𝜑2) + (V × I3 × cos 𝜑3)

Puissance réactive totale Q en VAR :


Q total = Q1 + Q2 + Q3 = (V × I1 × sin 𝜑1) + (V × I2 × sin 𝜑2) + (V × I3 × sin 𝜑3)

Puissance apparente (fournie et transportée) totale en VA :


Stotal = √(𝑷𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍 )𝟐 + (𝑸𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍 )𝟐

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9.4. Mesures de puissances en triphasé équilibré 4 fils (3 phases + neutre)
 Mesure des puissances actives
Les intensités circulant dans les trois phases sont égales en valeurs efficaces I1 = I2
= I3 et présentent le même déphasage ϕ vis-à-vis des tensions respectives des 3
phases.
En désignant par U1N la tension simple mesurée entre la phase 1 et le neutre, la
puissance P1 fournie par la phase 1 sera obtenue en branchant un wattmètre (W1) comme
indiqué en figure 19.
Elle aura pour valeur : P1 = U1N. x I1 x cos ϕ.
La puissance totale fournie P sera égale à 3 P1.

Nota : L’expression P1 = U1N x I1 x cos ϕ n’est autre que le produit scalaire des 2 vecteurs
⃗ 1N et 𝑰1 ce qui permet d’utiliser la notation P1 = ⃗𝑼
⃗𝑼 ⃗ 1N x 𝑰1,

et en triphasé : P = ⃗𝑼
⃗ 1N x 𝑰1 + ⃗𝑼
⃗ 2N x 𝑰2 + ⃗𝑼
⃗ 3N x 𝑰3

Figure 19 : Mesure de la puissance active avec un seul wattmètre.

Le Wattmètre : En électrotechnique les mesures de puissance sont effectuées au moyen de


wattmètres, dont le symbole est donné ci-après (figure 20).
Cet appareil permet de mesurer la puissance active correspondant au courant i traversant
son circuit courant et à la tension v aux bornes de son circuit tension.

Figure 20 : Wattmètre.

L'indication donnée par le wattmètre est : W = < v(t). i(t) > = V. I (W)

Résumé
 Pour une installation triphasée équilibrée avec neutre sorti, on peut utiliser qu’un
seul wattmètre pour mesurer la puissance active (figure 21) :

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On lit sur le wattmètre : PL = VI cos (φ), Donc P = 3.PL (3 x lecture)
 Dans tout les autres cas, il faut deux wattmètres (figure 24) : P = P1 + P2
Remarque : il existe des wattmètres triphasés auquel la mesure est directe grâce aux
mesures de U ou V sur le voltmètre et I sur l’ampèremètre, on peut calculer S, Q et fP.

Fig 21 : Pour une installation triphasée équilibrée avec neutre, un seul wattmètre suffit pour mesurer la puissance active absorbée.
Il faut alors le brancher comme indiqué sur le schéma.

9.5. Mesures de puissances en triphasé équilibré 3 fils (3 phases sans


neutre)
Les intensités circulant dans les trois phases sont égales I1 = I2 = I3. On crée un
neutre artificiel à l’aide de trois résistances R, R et R’. La somme (R’ + r) doit être égale à R
(r est la résistance interne du circuit tension de l’appareil).
On se retrouve ainsi dans le cas précédent avec U1N entre la phase 1 et le neutre
artificiel (figure 22).
 P1 = Puissance fournie sur la phase 1 ;
 P totale fournie = 3. U1N. I1. cos ϕ = 3P1.
 Avec beaucoup de wattmètres, les mesures en triphasé équilibré (3 phases sans
neutre) sont effectuées directement, le point neutre artificiel recréé par les
résistances R, R et R’ étant inclus dans l’appareil (wattmètre astatique,
wattmètre CdA 778 par exemple). Cette disposition est matérialisée sur le
schéma par l’ensemble en pointillé.

Fig 22 : Pour une installation triphasée équilibrée sans neutre, un seul wattmètre suffit pour mesurer la puissance active absorbée.
Il faut alors créer le point neutre artificiel avec 3 résistances comme indiqué sur le schéma.

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9.6. Mesure en triphasé non équilibré 4 fils (3 phases et neutre)- Méthode
de trois wattmètres-
En régime sinusoïdal non-équilibré, la puissance active consommée par la charge peut être
mesurée avec trois wattmètres montés comme le présente la figure 23. Ce montage est
valable que la charge soit montée en étoile ou en triangle ; en l'absence de neutre il est
constitué un neutre fictif.

Figure 23 : Mesure de la puissance active absorbée avec 3 wattmètres.

On a : 𝑾𝟏 = < 𝒗𝟏 . 𝒊𝟏 > ; 𝑾𝟐 = < 𝒗𝟐 . 𝒊𝟐 > ; 𝑾𝟑 = < 𝒗𝟑 . 𝒊𝟑 >


D’où : W1 + W2 + W3 = < 𝒗𝟏 . 𝒊𝟏 > + < 𝒗𝟐 . 𝒊𝟐 > + < 𝒗𝟑 . 𝒊𝟑 > = P : La puissance
active est donnée par la somme des trois puissances actives mesurées par les wattmètres.

La mesure pour le circuit déséquilibré : pour cette mesure, chaque phase consomme une
puissance différente, il faut trois wattmètres : P = W1 + W2 + W3. Dans ce cas, il faut
utiliser 3 wattmètres et faire la somme des lectures. Si la mesure est stable on peut faire
successivement 3 mesures avec un seul wattmètre.

Il existe des techniques plus "réfléchies", telle que la méthode des deux wattmètres par
exemple, pour mesurer les puissances actives et réactives.

9.7. Méthode des deux wattmètres


Mesure pour un circuit équilibré : pour cette mesure, chaque phase consomme une puissance
identique, il faut deux wattmètres : P = W1+ W2.

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Il est aussi possible de définir la puissance réactive : Q = √𝟑 × (𝑾𝟏 − 𝑾𝟐 ).

Nous pouvons donc considérer


une phase comme le retour des
deux autres. Soit par exemple la
phase 3.

Figure 24 : Méthode des deux wattmètres

Que le circuit soit équilibré ou non en l’absence de neutre, on a toujours : I1 + I2 + I3 = 0.

 P=P1+P2+P3
 𝑷 = ⃗𝑽1 x 𝑰1 + ⃗𝑽2 x 𝑰2 + ⃗𝑽3 x 𝑰3
On pose : ⃗𝑽3 x (𝑰1+𝑰2+𝑰3)= ⃗𝟎 avec sans fil neutre 𝑰1+𝑰2+𝑰3=𝑰N=𝟎

 𝑷 = ⃗𝑽1 x 𝑰1 + ⃗𝑽2 x 𝑰2 + ⃗𝑽3 x 𝑰3 - ⃗𝑽3 x (𝑰1+𝑰2+𝑰3)
0
Donc : P= (𝑽 ⃗ 3) 𝑰1 + (𝑽
⃗ 1−𝑽 ⃗ 3 ) 𝑰2
⃗ 2−𝑽 d’où : P = ⃗𝑼
⃗ 13 x 𝑰1 + ⃗𝑼
⃗ 23 x 𝑰2
Le premier wattmètre se branche sur la phase 1 et son circuit tension entre les phases 1 et 3.
Le deuxième wattmètre se branche sur la phase 2 et son circuit tension entre les phases 2 et 3.

La mesure de la puissance totale peut être réalisée avec deux wattmètres (figure 25).

U13 et U23 sont les tensions composées (ou “entre


fils”) mesurées respectivement entre, d’une part, la
phase 1 et la phase 3 et, d’autre part, entre la phase 2
et la phase 3.

Figure 25

Deux cas peuvent se présenter :


a) P1 ≥ 0 et P2 ≥ 0, alors Ptotale = P1 + P2
b) un wattmètre dévie à droite et l’autre est en butée à gauche. Pour effectuer la
lecture du second; permuter les fils d’arrivée sur le circuit tension : U*.U’
devient U’.U*.
o La valeur sera considérée négative et nous aurons : Ptotale = P1 – P2.
o S’il s’agit d’un wattmètre numérique l’on effectuera la somme des valeurs
algébriques affichées.

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Cette méthode est valable en circuit équilibré
ou déséquilibré sans neutre

Fig 26 : Pour une installation triphasée quelconque, il faut deux wattmètres pour mesurer la puissance active absorbée. Il faut alors
brancher ces wattmètres comme indiqué sur le schéma.

𝝅
Les deux wattmètres mesurent : 𝑷1 = 𝑼13.𝑰1.cos ( − 𝝋)
𝟔
𝝅
𝑷2 = 𝑼23.𝑰2.cos ( + 𝝋)
𝟔

En régime équilibré : U13 = U23 = U et I1 = I2 = I et 𝝋1 =𝝋2 = , d’où :


 P1 = UI cos (𝝅/6 – 𝝋) = UI (cos 𝝅/6. cos 𝝋 + sin 𝝅/6. sin 𝝋)
 P2 = UI cos (𝝅/6 + 𝝋) = UI (cos 𝝅/6. cos 𝝋 − sin 𝝅/6. sin 𝝋)
 On tire : P1 + P2 = 2UI. cos (𝝅/6). cos (𝝋)
P = P1 + P2 = √𝟑 UI.cos (𝝋)
Et aussi P1 - P2 = 2UI. sin (𝝅/6). sin (𝝋)
P1 − P2 = UI.sin (𝝋) (monophasé) d’où en triphasé :
Q = √𝟑. (P1 − P2) = √𝟑 UI.sin (𝝋)
𝑷 −𝑷
Ce qui donne : 𝒕𝒈 (𝝋) = √𝟑. 𝑷𝟏 + 𝑷𝟐
𝟏 𝟐

Conclusion
La méthode des 2 wattmètres convient pour la mesure des puissances actives en régime équilibré.
Elle convient aussi pour un régime déséquilibré sans neutre ;
Les formules Q = √3 UI sin φ et P = √3 UI cos φ ne sont valables qu’en régime équilibré.

I (A) U (V) 𝑷𝑾 = 𝑷𝟏 + 𝑷𝟐 𝑸𝑽𝑨𝑹 = √𝟑(𝑷𝟏 − 𝑷𝟐 ) 𝒕𝒈 (𝝋) = 𝑸/𝑷 cos (𝝋)

3. Le Facteur de Puissance
Le facteur de puissance est défini par la relation fp = P / S
Il s’agit d’un nombre sans dimension toujours inférieur à 1.
On peut le voir comme le résultat du calcul suivant : fp = utilisation investissement où :

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o P représente la puissance active effectivement utilisée dans le transfert de
puissance et ;
o S, la puissance apparente qui représente la tension et le courant
effectivement investis pour le fonctionnement de l’appareil.
Il est donc souhaitable que le facteur de puissance soit le plus proche de 1 possible.
Pour cela, on relèvera éventuellement sa valeur.
Dans le cas particulier des régimes sinusoïdaux :
fp = P / S = UI.cos (φ) / UI ⇒ fp = cos (φ)

4. Relèvement du facteur de puissance


Une trop grande consommation d'énergie réactive pour une installation électrique va
augmenter considérablement ses courants en ligne bien que sa puissance active n'ait
pas changée.
SONELGAZ (ou EDF) impose à ses clients industriels que le facteur de puissance de
leur installation soit supérieur à 0,93.
Cette amélioration présente de nombreux avantages :
 diminution de la facture d'électricité en évitant les pénalités dues à la consommation
d'énergie réactive au delà de la franchise allouée par SONELGAZ (ou EDF) ;
 réduction de la puissance souscrite par les abonnés ;
 diminution de la section des câbles ;
 diminution des pertes en ligne (ri²) ;
 réduction de la chute de tension en ligne ;
 augmentation de la puissance active disponible du transformateur.
Pour relever la valeur du facteur de puissance, il faut placer en entrée de
l’installation 3 batteries de condensateurs couplées en triangle (Figure 15).
Alors UC = U, tension entre phases.

Fig 27 : Pour relever le facteur de puissance d'une installation triphasé, on couple, en amont de l'installation, une batterie de
condensateurs en triangle.

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On souhaite faire passer le facteur de puissance de cos (φ) à cos (φ') sans modifier la
puissance active P appelée par l’installation.
Pour calculer l’expression de C, on applique le théorème de Boucherot :

Constituants Puissance active Puissance réactive


Installation seule P Q = P.tgφ
Condensateurs seuls 0 QC = -3CωU²
Q' = P.tg (φ') =
Installation + condensateurs P
P.tg (φ) – 3CωU²

On exploite la dernière relation du tableau : P.tg (φ') = P.tg (φ) – 3CωU²


𝐏.[𝐭𝐠 (𝛗) − 𝐭𝐠 (𝛗′ )]
D'où : 𝑪= 𝟐𝟑𝝎𝑼

Description d'une prise de courant


Une prise monophasée du secteur comporte trois bornes :
 Une borne femelle reliée au fil de phase.
 Une borne femelle reliée au fil de neutre.
 Une borne mâle reliée au fil de terre.

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Représentation de l'installation électrique d'un lave-linge.

 Les appareils électroménagers sont montés en dérivation entre le fil de phase et le fil de neutre.
 Le fil de phase amène le courant aux appareils : il est de couleur rouge, marron ou noire.
 Le fil de neutre ramène le courant au générateur : il est de couleur bleue.
 Le fil de terre assure la protection : il est rayé vert/jaune.

 La mise à la terre est obligatoire pour tous les appareils comportant une carcasse métallique (lave-linge,
cuisinière …).

 Contacts dangereux pour les personnes


 Toucher à la fois le fil de phase et le fil de neutre.
 Être en contact avec le sol et toucher le fil de phase.
 Être en contact avec le sol et toucher la carcasse métallique d’un appareil en contact accidentel avec le fil
de phase (défaut d’isolement : fil dénudé).
La prise de terre permet alors d’évacuer le courant de fuite vers le sol.

 Ces différents contacts peuvent provoquer l'électrisation (brûlure, arrêt cardio-circulatoire, contraction des
muscles ...) ou l'électrocution (décès).

Une personne prend un risque


 en intervenant sur une installation électrique sans couper le courant,
 en utilisant un appareil électrique avec les pieds ou les mains mouillées,

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 en déplaçant une pièce métallique de grande longueur (exemple : une échelle) à proximité d’une ligne électrique
aérienne.

Effets physiologiques d'un courant électrique de 50 Hz


 de 0 à 0,5 mA : aucune sensation
 de 0,5 à 7 mA : picotements
 de 7 à 15 mA : contraction des muscles
 de 15 à 30 mA : tétanisation des muscles
 de 30 à 100 mA : paralysie respiratoire

Les couleurs de fils électriques


En usage domestique, la loi impose d'utiliser le bleu pour le neutre, le rayé vert et jaune pour
la terre (ou masse).
Il n'y a pas de contrainte de couleurs pour la phase. Hormis bien sûr le bleu et le vert/jaune qui sont
réservés respectivement au neutre et à la terre.
En installation monophasée, l'usage veut que l'on utilise le rouge pour la phase.
Le rouge, noir, marron ou orange sont plutôt utilisé en installation triphasée pour les phases.

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Couleur des fils en triphasé

Aujourd'hui, les couleurs normalisées


pour le triphasé sont :

 Le marron : phase 1 ;
 Le noir : phase 2 ;
 Le gris : phase 3 ;
 Le bleu pour le neutre ;
 Le jaune et vert le PE.

Mais on peut utiliser aussi du rouge, du


blanc... En fait, la phase 'peut' se revêtir de toute couleur sauf : le jaune, le vert et le bleu !

PE : Protection Électrique.
Ce fil relie les masses entre elles pour l’équipotentialité et généralement la terre.
PEN = PE, protection électrique et neutre.

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PRISE TRIPHASÉE
Une prise triphasée telle qu’on peut la voir dans les ateliers qui sont équipés de gros matériels.

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PP
3 phases + terre + neutre. 3 phases + terre (sans neutre).

Branchement de 3 prises 220 V à partir d’une prise triphasée.

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TERRE

PHASE 1
NEUTRE

PHASE 3

PHASE 2

3 phases + terre + neutre.

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Le triphasé : pourquoi et comment ?
Rappel sur le monophasé
L'alternatif monophasé est obtenu avec un aimant, et bien sûr le plus souvent un électroaimant, qui
tourne devant 1 bobine.

Production du triphasé
Comme pour le monophasé, on reprend notre aimant qui tourne
cette fois autour de 3 bobines décalés de 120°. Ce décalage
mécanique de 120° (360°/3 = 1 /3 de tour) engendre un
déphasage électrique de 120° ou : 2𝝅/3 radians.

En 50 Hz, la période est de 20 ms, le déphasage de 20 / 3 = 6.667 ms.

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Le principal inconvénient du triphasé pour l'usager réside dans la nécessité d'équilibrer les phases :
À gauche en monophasé, exemple 9 kW d'abonnement, le disjoncteur bipolaire est réglé sur
45 A (sous 230 V : 9000 / 230 V ≃ 45 A).
À droite, en triphasé, le disjoncteur est réglé sur 3 × 15 A ce qui implique de répartir la
puissance de 9 kW à ne pas dépasser sur 3 × 3 kW par phase ! Moins aisé...

Exemple 1
Un moteur triphasé absorbe au réseau une puissance de 2,8 kW sous 3*400 V - 50 Hz, cos 𝝋= 0,85. Ses enroulements sont couplés en étoile.

Calculez :
a) la tension aux bornes de chaque enroulement ;
b) l’intensité du courant de ligne ;
c) l’intensité du courant dans chaque enroulement ;
d) la puissance réactive.

Exemple 2
Trois résistances (R1 = R2 = R3 = 25 ) sont couplées en étoile et raccordées sous 3*120 V.
Calculez la tension de phase, l’intensité du courant de ligne et la puissance active.

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Exemple 3
La puissance d’un chauffe-eau raccordé en étoile au réseau est de 9 kW. Quelle est la résistance d’un corps de chauffe ?

Exemple 4
Un récepteur raccordé en étoile sur le réseau est composé de 3 bobines dont l’impédance vaut (50 ; 𝝋= 36,9 [°]).
calculez Pph, P, Q, S, Ur, UXl, I.

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solution 1 solution 2
résistance de chaque impédance résistance de chaque impédance
R = Z · cos = 50 · cos 36,9° = 40 [] R = Z · cos = 50 · cos 36,9° = 40 []
tension de phase : tension de phase :
Uph = U/ 3 0,5 =400 / 3 0,5 = 230 [V] Uph = U/ 3 0,5 =400 / 3 0,5 = 230 [V]
courant de phase et de ligne : courant de phase et de ligne :
I = Iph=Uph / Z = 230 / 50 = 4,60 [A] déphasé de 36,9 [°] I = Iph=Uph / Z = 230 / 50 = 4,60 [A] déphasé de 36,9 [°]
par rapport à Uph par rapport à Uph
tension aux bornes de chaque résistance : tension aux bornes de chaque résistance :
UR = Uph · cos = 230 . 0,8 = 184 [V] UR = Uph · cos = 230 . 0,8 = 184 [V]
tension aux bornes de chaque réactance : tension aux bornes de chaque réactance :
UXl = Uph · sin = 230 · 0,6 = 138 [V] UXl = ( Uph2 -UR2 )0,5 = (230 2 184 2)0,5 = 138 [V]
puissance active par impédance : puissance active par impédance :
Pph = Uph · Iph · cos = 230 · 4,6 · 0,8 = 846 [W] PR = UR · IR = 184 · 4,6 = 846 [W]
Puissance active du récepteur : Puissance active du récepteur :
P = 3 · Pph = 3 · 846,4 = 2540 [W] P = U · I · 30,5 · cos = 400 · 4,6 · 1,73 · 0,8 = 2550 [W]
Puissance réactive du récepteur : Puissance réactive du récepteur :
Q = 3 · QL = 3 · UXl · IXl = 3 · 138 · 4,6 = 1900 [var] Q = U · I · 30,5 · sin = 400 · 4,6 · 1,73 · 0,6 = 1910 [var]
Puissance apparente du récepteur : Puissance apparente du récepteur :
S = 3 · Sph = 3 · Uph · Iph = 3 · 230 · 4,6 = 3170 [var] S = U · I · 30,5 = 400 · 4,6 · 1,73 = 3180 [var]

CALCUL DE PUISSANCES
Exemple 1
Trois lampes à incandescence de 100 W, 60 W et 40 W sont raccordées sous 230V, selon le schéma ci-dessous.

Calculez :
a) l’intensité des courants dans les lampes ;
b) l’intensité du courant dans le conducteur N ;
c) la puissance active totale.

solution :
a. intensité des courants

I = P / (U
ph1 ph1 ph1 cos ) =100 / (230 · 1) = 435[mA]
· 1

I = P / (U
ph2 ph2 ph2 cos ) =60 / (230 · 1)= 261[mA]
· 2

I = P / (U
ph3 ph3 ph3 · cos ) =40 / (230 · 1)= 174[mA]
3

b. IN = 0,23 [A]
c. puissance active totale
P = Pph1 + Pph2 + Pph2 = 100+60+40 = 200 [W]

Exemple 2
Calculer pour le couplage ci-contre :
a) L’intensité du courant dans le conducteur neutre
b) la puissance active totale
c) la puissance réactive globale

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a) b)
l’intensité du courant dans le neutre :
cos  = 0,8 (inductif) => 1 = 36,9 [°] Pph1 = Uph1 · Iph1 · cos 1 = 230 · 2 · 0,8 = 368 [W]
par calcul : Pph2 = Uph2 · Iph2 · cos 2 = 230 · 3 · 1 = 690 [W]
Pph3 = Uph3 · Iph3 · cos ph3 = 230 · 2,5 · 0 = 0 [W]
I   Ix Iy P = Pph1 + Pph2 + Pph2 = 368 + 690 + 0 = 1060 [W]
[A] [°] [°] [A] [A]

Iph1 2 37 -37 1,6 -1,2


Iph2 3
2,5
0
90
-120
-150
-1,5
-2,17
-2,6
-1,25
Iph3
IN 5,46 67,7 2,07 5,05

par dessin : voir graphique ci-dessous :

c)

Qph1 = Uph1 · Iph1 · sin 1 = 230 · 2 · 0,6 = 276 [var]


Qph2 = Uph2 · Iph2 · sin 2 = 230 · 3 · 0 = 0 [var]
Qph3 = Uph3 · Iph3 · sin 3 = 230 · 2,5 · (-1)= -575 [var]
Q = Qph1 + Qph2 + Qph3 = 276 + 0 - 575 = -299 [var]

(comportement capacitif)

Représentation d'une distribution étoile de l’installation électrique.

La plupart des récepteurs monophasés sont raccordés


au réseau de distribution entre un conducteur polaire et
le conducteur neutre. Ils sont construits pour une
tension nominale de 230 V.
Lors du raccordement des tableaux de distribution, il
faut le plus également possible répartir ces charges afin
d’équilibrer au mieux les intensités des courants de
ligne et de diminuer celle du conducteur neutre.
Vus du distributeur d’énergie, ces récepteurs ne
représentent qu’un couplage étoile d’un ensemble
d’impédance.
L’interruption du conducteur neutre sans l’interruption
des conducteurs polaires peut entraîner de graves
conséquences.

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