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Chapitre 1 : Présentation du système informatique

Un ordinateur est une machine électronique qui effectue des calculs en fonction d'un ensemble d'instructions. Les
premiers ordinateurs étaient des machines énormes, qui occupaient une pièce entière. Pour les assembler, les gérer
et assurer leur maintenance, il fallait faire intervenir plusieurs équipes. Les systèmes informatiques actuels sont
beaucoup plus rapides et beaucoup moins volumineux.

Un système informatique est constitué de composants matériels et logiciels. Le matériel est constitué des
équipements suivants : boîtier, clavier, écran, câbles, périphériques de stockage, haut-parleurs et imprimantes. Les
logiciels incluent le système d'exploitation et les programmes. Le système d'exploitation gère les opérations que
l'ordinateur effectue, comme l'identification et le traitement des informations, ou encore l'accès à celles-ci. Les
programmes ou les applications assurent différentes fonctions. Les programmes varient énormément en fonction du
type de données auxquelles ils accèdent ou qu'ils produisent. Par exemple, les instructions pour la gestion d'un
compte bancaire sont différentes de celles utilisées dans la simulation d'une réalité virtuelle sur Internet.

Boîtiers

Le boîtier d'un ordinateur de bureau héberge les composants internes de celui-ci, notamment l'alimentation, la carte
mère, le processeur, la mémoire, les disques durs et les cartes d'extension.

Il est généralement composé de plastique, d'acier ou d'aluminium, et il regroupe, protège et refroidit les composants
internes de l'ordinateur.

Le facteur de forme d'un périphérique fait référence à son apparence. Les ordinateurs de bureau existent dans divers
facteurs de forme, notamment :

 Boîtier horizontal : ce format était particulièrement prisé dans les premières générations d'ordinateurs. Le
boîtier de l'ordinateur était placé horizontalement sur la surface de travail, le moniteur étant posé par dessus.
Ce facteur de forme est devenu plus rare.

 Grande tour : (illustration 1) il s'agit d'un boîtier d'ordinateur orienté verticalement. Ce type de boîtier est
généralement placé sur le sol, en dessous ou à côté d'un bureau ou d'une table. Il contient suffisamment
d'espace pour permettre l'ajout de composants supplémentaires, comme des disques durs, des cartes
d'extension, etc. Il nécessite l'utilisation d'un clavier, d'une souris et d'un écran externes.

 Tour compacte : (illustration 2) il s'agit d'une version plus petite de la tour, fréquemment utilisée dans les
environnements professionnels. On parle également de mini tour ou de modèle petit format (SFF, Small Form
Factor). Ce type de boîtier peut être disposé sur le bureau de l'utilisateur ou sur le sol. Il n'offre que peu de
possibilités d'extension. Il nécessite l'utilisation d'un clavier, d'une souris et d'un écran externes.

 Modèle tout-en-un : (illustration 3) tous les composants de l'ordinateur sont intégrés dans l'écran. Ces
modèles sont souvent équipés d'un écran tactile ainsi que d'un microphone et de haut-parleurs intégrés. Selon
le modèle, les ordinateurs tout-en-un offrent peu ou pas de capacités d'extension. Ils nécessitent l'utilisation
d'un clavier, d'une souris et d'une alimentation externes.

Remarque : cette liste n'est pas exhaustive, car de nombreux fabricants de boîtiers possèdent leurs propres
dénominations. Nous parlerons par exemple de super tour, de tour standard, de tour moyenne, de mini tour, de
boîtier cube, etc. On parlera par exemple de super tour, de tour standard, de tour moyenne, de mini tour, de boîtier
cube, etc.

Les composants des ordinateurs ont tendance à chauffer et, par conséquent, les boîtiers sont équipés de ventilateurs
qui déplacent l'air à travers celui-ci. Lorsque l'air arrive sur des composants chauds, il absorbe la chaleur, puis
ressort du boîtier. Cela permet d'éviter la surchauffe de ceux-ci. Les boîtiers sont également conçus pour protéger les
composants des dommages liés à l'électricité statique. Les composants internes de l'ordinateur sont raccordés à la
terre du fait de leur fixation au boîtier.

Remarque : les boîtiers d'ordinateurs sont également parfois appelés châssis ou tours.

Blocs d'alimentation
Les prises électriques murales fournissent du courant alternatif (CA). Toutefois, tous les composants situés à
l'intérieur d'un ordinateur nécessitent une alimentation en courant continu (CC). Pour obtenir une alimentation CC, les
ordinateurs utilisent un bloc alimentation (voir la première illustration) qui permet de convertir l'alimentation secteur
(CA) en courant continu de tension plus faible.

Les différents facteurs de forme des blocs d'alimentation d'ordinateurs de bureau sont décrits ci-dessous :

 AT (Advanced Technology) : type d'alimentation utilisé à l'origine par les anciens ordinateurs, aujourd'hui
considéré comme obsolète.

 ATX (AT Extended) : version mise à jour de l'alimentation AT, également considérée comme obsolète.

 ATX12V : format le plus répandu actuellement. Il comprend un deuxième connecteur de carte mère pour
l'alimentation directe du processeur. Il existe plusieurs versions de la technologie ATX12V.

 EPS12V : ce format a été développé à l'origine pour les serveurs, mais il est aujourd'hui couramment utilisé
dans les modèles de bureau haut de gamme.

Une alimentation comporte divers connecteurs (voir illustration n°2). Ces connecteurs sont utilisés pour alimenter
divers composants internes, tels que la carte mère ou les disques durs. Les connecteurs sont équipés d'un
détrompeur qui permet de les insérer uniquement dans le bon sens. Le tableau de la 3e illustration décrit les
connecteurs d'alimentation courants.

Les différents connecteurs fournissent également des tensions différentes. Les tensions les plus couramment
utilisées sont 3,3 V, 5 V et 12 V. Les tensions de 3,3 V et 5 V sont généralement utilisées par les circuits numériques,
tandis que la tension de 12 V sert plutôt à alimenter les moteurs des disques durs et des ventilateurs. Le tableau de
la 4e illustration répertorie les différentes tensions fournies par les blocs d'alimentation.

Les alimentations peuvent également être équipées d'un, deux ou plusieurs rails. Un rail correspond au circuit
imprimé situé à l'intérieur de l'alimentation auquel les câbles externes sont connectés. Dans un système à un seul
rail, tous les connecteurs sont reliés au même circuit imprimé, tandis que dans un système à plusieurs rails, chaque
connecteur est relié à un circuit imprimé distinct.

Un ordinateur peut tolérer de légères fluctuations, mais des écarts importants peuvent provoquer une panne
d'alimentation.

Puissance d'alimentation

La puissance de l'alimentation se mesure en watts (W). Pour bien comprendre ce qu'est un watt, référez-vous au
tableau de la première illustration. Il décrit les quatre unités de base de l'électricité qu'un technicien en informatique
doit connaître.

Une équation de base, appelée loi d'Ohm, indique que la tension est égale à l'intensité multipliée par la résistance : U
= IR. Dans un système électrique, la puissance est égale à la tension multipliée par l'intensité : P = UI.

Les ordinateurs utilisent normalement des alimentations offrant une puissance de sortie comprise entre 250 W et
800 W. Cependant, certains peuvent nécessiter des alimentations de 1 200 W ou plus. Lors de l'assemblage d'un
ordinateur, choisissez une alimentation offrant une puissance en watts suffisante pour alimenter tous les
composants. Chaque composant à l'intérieur de l'ordinateur utilise une certaine puissance. Pour obtenir des
informations sur la puissance en watts, consultez la documentation du fabricant. Lorsque vous choisissez une
alimentation, veillez à ce qu'elle dispose d'une puissance supérieure à celle que nécessitent les composants actuels.
Une alimentation fournissant un nombre de watt élevé permet de gérer plus de composants et d'en ajouter plus tard.

On trouve parfois un petit commutateur appelé sélecteur de tension à l'arrière des alimentations, comme illustré dans
la deuxième illustration. Il permet de régler la tension d'entrée de l'alimentation sur 110 V / 115 V ou 220 V / 230 V.
Une alimentation équipée de ce commutateur est dite bitension. Le réglage de la tension à utiliser dépend du pays
dans lequel l'alimentation est utilisée. Une tension d'entrée incorrecte peut endommager l'alimentation électrique
ainsi que d'autres composants de l'ordinateur. Si l'alimentation ne possède pas ce commutateur, cela signifie qu'elle
détecte et règle automatiquement la tension appropriée.

ATTENTION : n'ouvrez jamais une alimentation. Les condensateurs électroniques situés à l'intérieur (voir
l'illustration 3) peuvent rester chargés pendant de longues périodes.

Pour plus d'informations sur les alimentations, cliquez ici.


Travaux pratiques - Loi d'Ohm

Au cours de ces travaux pratiques, vous allez répondre à des questions relatives à l'électricité et à la loi d'Ohm.

Travaux pratiques - Loi d'Ohm

Cartes mères

La carte mère, également appelée carte système ou carte principale, est la colonne vertébrale de l'ordinateur.
Comme le montre la première illustration, une carte mère est un circuit imprimé contenant des bus, à savoir des
canaux de communication électrique entre les différents composants électroniques. Ces composants peuvent être
soudés directement sur la carte mère ou connectés au moyen de sockets, de slots d'extension ou de ports.

Dans la deuxième illustration, nous voyons que la carte mère possède différentes connexions permettant d'ajouter
des composants informatiques :

 Le processeur (CPU) : il est considéré comme le cerveau de l'ordinateur.

 La mémoire vive (RAM) : emplacement temporaire de stockage des données et des applications.

 Les slots d'extension : emplacements prévus pour la connexion de composants supplémentaires.

 Le chipset : circuits intégrés sur la carte mère contrôlant les interactions entre le matériel d'une part et le
processeur et la carte mère d'autre part. Le chipset détermine également la quantité de mémoire pouvant être
ajoutée à une carte mère, ainsi que le type de connecteurs de celle-ci.

 La puce BIOS (Basic Input/Output System)et la puce UEFI (Unified Extensible Firmware Interface) : le
BIOS sert au démarrage de l'ordinateur et à la gestion du flux de données entre le disque dur, la carte vidéo, le
clavier, la souris, etc. Le BIOS a été récemment amélioré par la technologie UEFI. Le logiciel UEFI se réfère à
une interface logicielle différente pour les services de démarrage et d'exécution, mais repose toujours sur le
BIOS pour la configuration du système, le test automatique de mise sous tension (POST ou Power On Self
Test) et l'installation.

La troisième illustration représente une carte mère avec divers composants supplémentaires installés.

La plupart des chipsets appartiennent aux deux types suivants :

 Northbridge : permet un accès rapide à la mémoire vive et à la carte vidéo. Ce type de chipset contrôle
également la vitesse à laquelle le processeur communique avec l'ensemble des autres composants de
l'ordinateur. Les fonctionnalités vidéo sont parfois intégrées au chipset Northbridge.

 Southbridge : permet au processeur de communiquer avec des périphériques plus lents, comme des disques
durs, des ports USB ou des slots d'extension.

La quatrième illustration représente la connexion d'une carte mère avec les divers composants.

Le facteur de forme (ou facteur d'encombrement) des cartes mères se rapporte à leur taille et à leur format. Il définit
également l'aspect physique des différents composants et éléments matériels de la carte mère.

De nombreuses variantes de cartes mères ont été développées au fil des ans. On distingue toutefois trois facteurs de
forme courants pour les cartes mères :

 ATX (Advanced Technology eXtended) : il s'agit du facteur de forme de carte mère le plus courant. Le boîtier
ATX est adapté aux ports d'E/S (Entrée/Sortie) intégrés sur la carte mère ATX standard. L'alimentation ATX se
connecte à la carte mère par le biais d'un connecteur unique à 20 broches.

 Micro-ATX : plus petit, le Micro-ATX est conçu pour être rétrocompatible avec le modèle ATX. Les cartes
Micro-ATX utilisent souvent les mêmes chipsets et connecteurs d'alimentation Northbridge et Southbridge que
les cartes ATX standard, et peuvent donc utiliser nombre de leurs composants. En général, les cartes Micro-
ATX s'intègrent dans les boîtiers ATX standard. Toutefois, les cartes mères Micro-ATX sont beaucoup plus
petites que les cartes mères ATX et elles comportent moins de slots d'extension.

 ITX : le format ITX est prisé en raison de sa très petite taille. Il existe de nombreux types de cartes mères ITX ;
toutefois le format Mini-ITX est l'un des plus utilisés. Peu gourmand en énergie, le format Mini-ITX ne nécessite
pas l'utilisation de ventilateurs pour maintenir une température basse. Une carte mère Mini-ITX n'a qu'un seul
logement PCI. Un ordinateur utilisant une carte mère de type Mini-ITX peut être utilisé lorsqu'un ordinateur
volumineux ou bruyant serait gênant.

La cinquième illustration contient un tableau reprenant une synthèse de tous les formats de carte mère.

Remarque : il est important de distinguer ces différents facteurs de forme. Le choix du format de la carte mère
détermine la manière dont chaque composant sera connecté à celle-ci, le type d'alimentation nécessaire ainsi que le
type de boîtier d'ordinateur. Certains fabricants ont également développé des formats propriétaires basés sur la
conception ATX. Il en résulte que certaines alimentations, cartes mères et d'autres composants sont incompatibles
avec les boîtiers ATX standard.

Pour plus d'informations sur les cartes mères, cliquez ici.

Architectures du processeur

Si la carte mère est considérée comme étant la colonne vertébrale de l'ordinateur, le processeur en est le cerveau.
En termes de puissance de calcul, le processeur, parfois appelé CPU, est l'élément le plus important du système
informatique. C'est là qu'ont lieu la plupart des calculs effectués par l'ordinateur.

Il est proposé dans différents formats, chacun d'entre eux nécessite un logement ou un socket particulier sur la carte
mère. Intel et AMD sont les principaux fabricants de processeurs (on les désigne aussi par le terme de fondeur).

Le socket ou le slot du processeur est la connexion entre la carte mère et le processeur. Les sockets et processeurs
modernes reposent sur les architectures suivantes :

 PGA (Pin Grid Array ou matrice de broches) : (Illustration 1) dans l'architecture PGA, les broches situées
sous le processeur sont insérées dans le socket, généralement de type ZIF (Zero Insertion Force ou « à force
d'insertion nulle »), dédié de la carte mère. ZIF fait référence à la force nécessaire pour insérer un processeur
dans le socket ou le slot de la carte mère.

 LGA (Land Grid Array ou matrice de pastilles) : (Illustration 2) dans une architecture LGA, les broches se
trouvent dans le socket et non sur le processeur.

Un programme contient des séquences d'instructions. Un processeur les exécute en suivant un jeu d'instructions
spécifiques.

Les processeurs peuvent utiliser deux types de jeux d'instructions distincts :

 RISC (Reduced Instruction Set Computer) :cette architecture utilise un jeu d'instructions relativement réduit.
Les puces RISC sont conçues pour exécuter ces instructions très rapidement.

 CISC (Complex Instruction Set Computer) : cette architecture utilise un vaste jeu d'instructions, ce qui réduit
le nombre d'étapes par opération.

Lorsque le processeur exécute une étape du programme, les instructions restantes et les données sont enregistrées
dans une mémoire spéciale très rapide appelée « mémoire cache ».

Amélioration des performances du processeur

Divers fabricants équipent leurs processeurs de fonctionnalités permettant d'en améliorer les performances. Par
exemple, Intel intègre la technologie Hyper-threading qui permet d'améliorer les performances de certains de leurs
processeurs. En effet, plusieurs éléments de code (threads, ou fils d'exécution) sont exécutés simultanément dans le
processeur. Pour un système d'exploitation, un processeur unique doté de la technologie Hyper-threading se
comporte comme s'il y avait deux processeurs lorsque plusieurs threads sont exécutés. Les processeurs AMD
utilisent la technologie HyperTransport pour améliorer leurs performances. Il s'agit d'une connexion haut débit entre
le processeur et la puce Northbridge.

La puissance d'un processeur se mesure par la vitesse et la quantité de données qu'il peut traiter. La vitesse d'un
processeur se mesure en cycles par seconde. Les millions de cycles par seconde sont exprimés en mégahertz
(MHz) et les milliards de cycles par seconde, en gigahertz (GHz). La quantité de données qu'un processeur peut
traiter simultanément dépend de la taille du bus frontal (FSB, Front Side Bus). On l'appelle également « bus du
processeur » ou « bus de données du processeur ». Il est possible d'améliorer les performances en augmentant la
largeur du bus frontal (FSB). Cette dernière est mesurée en bits. Un bit est la plus petite unité de données dans un
ordinateur. Les processeurs actuels utilisent un bus frontal (FSB) de 32 ou 64 bits.

L'overclocking (parfois appelé surcadençage en français) est une technique utilisée pour faire fonctionner un
processeur plus rapidement que sa spécification d'origine. Ce n'est pas une manière fiable d'améliorer les
performances de l'ordinateur, car cela risque d'endommager le processeur (risque de surchauffe). Le contraire de
l'overclocking est la limitation du processeur. C'est une technique utilisée pour le faire fonctionner à une vitesse plus
faible que la normale, afin d'économiser de l'énergie ou de produire moins de chaleur. La limitation du processeur est
couramment utilisée sur les ordinateurs portables et d'autres périphériques mobiles.

Les dernières évolutions en matière de technologie de processeur ont permis aux fabricants de trouver des solutions
pour intégrer plusieurs cœurs de processeur dans une seule puce. Les processeurs multicœurs ont au moins deux
processeurs sur le même circuit intégré. Le tableau présenté ci-contre décrit les différents types de processeurs
multicœurs.

Le fait d'intégrer plusieurs processeurs dans une même puce crée une connexion très rapide entre eux. Les
processeurs multicœurs exécutent les instructions plus rapidement que les processeurs monocœurs. Les instructions
peuvent être distribuées simultanément à tous les processeurs. Les processeurs se partagent la RAM, car les cœurs
résident sur la même puce. Il est préférable de choisir un processeur multicœur pour des applications telles que le
montage vidéo, les jeux et la retouche photo.

Une consommation électrique élevée génère davantage de chaleur dans le boîtier de l'ordinateur. Les processeurs
multicœurs économisent l'énergie et produisent moins de chaleur que plusieurs processeurs monocœurs, ce qui
améliore les performances et l'efficacité du système.

Les processeurs ont également été améliorées grâce à l'utilisation du bit NX, également appelé « bit de
verrouillage ». Cette fonctionnalité, une fois prise en charge et activée dans le système d'exploitation, peut protéger
les zones de stockage des fichiers du système d'exploitation des attaques par programmes malveillants.

Systèmes de refroidissement

Le courant électrique qui circule dans les composants électroniques génère de la chaleur. Les composants des
ordinateurs fonctionnent mieux s'ils restent à une température peu élevée. Si la chaleur n'est pas évacuée,
l'ordinateur risque de fonctionner plus lentement. En cas de surchauffe, l'ordinateur peut tomber en panne ou les
composants peuvent être endommagés. Par conséquent, il est impératif que les ordinateurs soient correctement
refroidis.

Remarque : pour cela, des solutions de refroidissement actives et passives sont mises en œuvre. Les solutions
actives nécessitent une alimentation en énergie, contrairement aux solutions passives.

L'augmentation de la circulation d'air dans le boîtier de l'ordinateur permet d'évacuer davantage de chaleur. Une
solution de refroidissement actif utilise des ventilateurs disposés à l'intérieur du boîtier de l'ordinateur pour dissiper
l'air chaud, comme le montre la première illustration. Afin d'accroître le débit d'air, certains boîtiers sont équipés de
plusieurs ventilateurs faisant entrer de l'air frais, tandis qu'un autre ventilateur évacue l'air chaud.

À l'intérieur du boîtier, le processeur génère beaucoup de chaleur. Afin d'évacuer celle-ci, un dissipateur thermique
est installé au-dessus de celui-ci (illustration 2). Ce dissipateur thermique présente une surface importante avec des
ailettes en métal servant à évacuer la chaleur vers l'air ambiant. On parle en l'occurrence de refroidissement passif.
Une pâte thermique doit être appliquée entre le processeur et le dissipateur thermique. Cette pâte augmente
l'efficacité du transfert de chaleur entre le processeur et le dissipateur thermique, et ce, en remplissant les petits
interstices présents entre ces deux éléments.

Les processeurs surcadencés (overclocking) ou à plusieurs cœurs ont tendance à générer une chaleur importante.
Une pratique très courante consiste dès lors à installer un ventilateur au-dessus du dissipateur thermique
(illustration 3). Ce ventilateur a pour effet de refroidir les ailettes métalliques du dissipateur thermique. On parle en
l'occurrence de refroidissement actif.
D'autres composants sont également susceptibles d'être endommagés par la chaleur et sont souvent équipés de
ventilateurs. De nombreuses cartes vidéo possèdent leur propre processeur, appelé processeur graphique ou GPU,
qui génère une chaleur élevée. Certaines cartes vidéo sont également équipées d'un ou plusieurs ventilateurs
(illustration 4).

Les ordinateurs utilisant des processeurs et des processeurs graphiques extrêmement rapides utilisent parfois un
système de refroidissement à eau (illustration 5). Une plaque de métal est placée au-dessus du processeur et l'eau
qui circule collecte la chaleur qu'il génère. L'eau est aspirée dans un radiateur afin d'évacuer la chaleur dans l'air,
puis elle est réinjectée dans le circuit.

Les ventilateurs des processeurs sont bruyants, ce qui peut être gênant lorsqu'ils fonctionnent à pleine vitesse. Une
solution alternative pour refroidir un processeur consiste à utiliser un caloduc au lieu d'un ventilateur. Ce caloduc,
scellé en usine, contient du liquide et utilise un système cyclique d'évaporation et de condensation.

Pour voir une animation sur l'installation d'un système de refroidissement sans ventilateur, cliquez ici.

ROM

Un ordinateur possède différents types de puces de mémoire. Toutefois, toutes les puces de mémoire stockent les
données sous la forme d'octets. Les octets sont des groupes d'informations numériques représentant des lettres, des
chiffres ou des symboles. Plus précisément, un octet est un bloc de huit bits stocké sous la forme de 0 ou de 1 dans
la puce mémoire.

La puce de mémoire morte ou ROM est un élément essentiel d'un ordinateur. Les puces ROM sont situées sur la
carte mère et sur d'autres cartes à circuits imprimés, et elles contiennent des instructions auxquelles le processeur
peut accéder directement. Les instructions stockées en mémoire morte concernent notamment le fonctionnement de
base de l'ordinateur, comme le démarrage de celui-ci ou le chargement du système d'exploitation.

Dans les illustrations de 1 à 4, vous retrouverez plus d'informations sur les différents types de mémoire morte.

Il est important de noter que les puces ROM conservent les informations qui y sont stockées, même lorsque
l'ordinateur est mis hors tension. Leur contenu ne peut être ni effacé ni modifié facilement.

Remarque : on utilise parfois le terme « micrologiciel » (ou firmware) pour faire référence à la ROM. Cela prête à
confusion, car le micrologiciel est en réalité le logiciel stocké dans la puce ROM.

Mémoire vive (RAM)

La RAM (Random Access Memory), ou mémoire vive, sert à stocker temporairement les données et les programmes
que le processeur est en train d'utiliser.

Plusieurs types de mémoire vive peuvent être utilisés par un ordinateur. L'illustration ci-contre fournit plus de détails à
leur sujet.

Contrairement à la mémoire morte, la RAM est une mémoire volatile, ce qui signifie que son contenu s'efface
lorsqu'on éteint l'ordinateur.

Remarque : la ROM est une mémoire non volatile, ce qui signifie que son contenu n'est pas effacé lorsqu'on éteint
l'ordinateur.

L'ajout de RAM permet d'améliorer les performances du système. Par exemple, plus il y a de RAM dans un
ordinateur, plus celui-ci peut stocker et traiter de programmes et fichiers. S'il dispose de moins de RAM, un
ordinateur doit échanger régulièrement des données entre la mémoire vive et le disque dur plus lent. La quantité
maximale de RAM que vous pouvez installer dépend de la carte mère.

Modules de mémoire

Sur les premiers ordinateurs, la RAM était installée sous forme de puces individuelles sur la carte mère. Ces puces,
appelées DIP (Dual Inline Package), étaient difficiles à installer et ne tenaient pas bien. Pour résoudre ce problème,
les concepteurs ont soudé les puces de mémoire sur un circuit imprimé, et ce, afin de créer un module de mémoire
pouvant ensuite être placé dans un slot de mémoire de la carte mère.
La première illustration présente les différents types de modules de mémoire.

Remarque : les modules de mémoire peuvent être à simple ou à double face. Les modules simple face contiennent
de la RAM sur un seul côté. Les modules double-face contiennent de la RAM des deux côtés.

La vitesse de la mémoire exerce un impact direct sur la quantité de données qu'un processeur peut traiter en un
temps donné. Si la vitesse du processeur augmente, la vitesse de la mémoire doit elle aussi augmenter. Le débit de
stockage a également été augmenté par la technologie multicanal. La mémoire vive standard est monocanal, ce qui
signifie que tous les logements de mémoire vive sont utilisés simultanément. La mémoire vive à double canal ajoute
un second canal pour permettre l'accès simultané à un second module. La technologie à triple canal fournit un canal
supplémentaire, afin de permettre l'accès simultané à trois modules.

La mémoire la plus rapide est généralement la mémoire vive statique (SRAM), à savoir une mémoire cache stockant
les données et les instructions les plus récentes utilisées par le processeur. La SRAM permet au processeur
d'accéder plus rapidement aux données que lorsqu'il les récupère à partir de la mémoire vive dynamique (DRAM),
plus lente, ou de la mémoire principale.

Les trois types de mémoire cache les plus courants sont représentés dans la deuxième illustration.

Les erreurs liées à la mémoire se produisent lorsque les données ne sont pas stockées correctement dans les puces.
L'ordinateur utilise différentes méthodes pour détecter et corriger les erreurs de données dans la mémoire.

La dernière illustration présente les différentes méthodes de contrôle des erreurs.

Cartes d'extension et slots d'extension

Les cartes d'extension permettent d'ajouter des fonctionnalités à l'ordinateur en fournissant des contrôleurs pour des
périphériques spécifiques ou de remplacer celles qui ne fonctionnaient pas correctement.

Voici quelques cartes d'extension courantes permettant d'améliorer et de personnaliser les capacités d'un
ordinateur :

 Carte son : fournit des fonctionnalités audio.

 Carte réseau : connecte un ordinateur à un réseau via un câble réseau.

 Carte réseau sans fil : connecte un ordinateur à un réseau grâce aux radiofréquences (Wireless).

 Carte vidéo : fournit des fonctionnalités vidéo.

 Carte d'acquisition vidéo : permet à un ordinateur qui reçoit un signal vidéo d'enregistrer celui-ci sur le disque
dur à l'aide d'un logiciel d'acquisition vidéo.

 Carte tuner TV : permet de regarder et d'enregistrer des signaux TV sur un PC en raccordant celui-ci à un
téléviseur câblé, à un récepteur satellite ou encore à une antenne.

 Port USB (Universal Serial Bus) : permet de connecter des périphériques à l'ordinateur.

 Carte Thunderbolt : permet de relier un ordinateur à divers périphériques.

 Carte RAID (Redundant Array of Independent Disks) : connecte plusieurs disques durs classiques ou SSD
à un ordinateur qui les traite comme une seule unité logique.

La première illustration montre quelques exemples de cartes d'extension. Il est à noter que certaines cartes
d'extension peuvent être intégrées à la carte mère.

Remarque : les ordinateurs plus anciens peuvent également posséder une carte modem, une carte AGP
(Accelerated Graphics Port), une carte SCSI (Small Computer System Interface), etc.
Les ordinateurs disposent de slots d'extension sur la carte mère, ce qui permet d'installer des cartes d'extension. Le
type de connecteur de carte d'extension doit correspondre au slot d'extension. Reportez-vous à la seconde
illustration pour en savoir plus sur les slots d'extension.

Périphériques de stockage

Les périphériques de stockage (première illustration) lisent ou écrivent des informations sur des supports de
stockage magnétiques, optiques ou semi-conducteurs. Le périphérique peut être utilisé pour stocker des données de
façon permanente ou pour récupérer des informations à partir d'un disque multimédia.

Voici quelques exemples de périphériques de stockage courants :

 Disques durs : les disques durs sont les disques magnétiques traditionnels utilisés depuis de nombreuses
années. Leur capacité de stockage s'exprime en gigaoctets (Go) ou en téraoctets (To). Leur vitesse, mesurée
en tours par minute (tr/min), correspond à la vitesse à laquelle l'axe fait tourner les plateaux qui contiennent les
données. Plus l'axe tourne vite, plus le disque dur peut récupérer rapidement les données des plateaux.
Habituellement, l'axe atteint 5 400, 7 200 et jusqu'à 10 000 tr/min.

 Disques SSD (Solid State Drive) : les disques SSD utilisent des puces de mémoire Flash non volatile pour
stocker les données. Ces disques sont par conséquent plus rapides que les disques durs magnétiques. Leur
capacité de stockage s'exprime en gigaoctets (Go) ou en téraoctets (To). Les disques SSD ne possèdent
aucune pièce mobile. Ils sont donc silencieux, consomment moins d'énergie et produisent moins de chaleur
que les disques durs. Les disques SSD ont la même taille que les disques durs classiques et ils les remplacent
de plus en plus sur les ordinateurs récents.

 Disques hybrides : également appelés disques SSHD (Solid State Hybrid Drive), ces disques offrent un
compromis entre les disques durs magnétiques et les disques SSD. Ils sont plus rapides que les disques durs
classiques, mais moins onéreux que les disques SSD. Ils sont constitués d'un disque dur magnétique et d'un
disque SSD embarqué faisant office de mémoire cache. Un disque SSHD place automatiquement en mémoire
cache les données fréquemment utilisées.

 Lecteurs optiques : les lecteurs optiques utilisent des lasers pour lire les données du support optique. Il existe
trois types de lecteurs optiques, à savoir le CD (Compact Disc), le DVD (Digital Versatile Disc) et le disque Blu-
ray (BD). Les CD, DVD et Blu-ray peuvent être préenregistrés (en lecture seule), enregistrables (une seule
écriture) ou réenregistrables (plusieurs lectures et écritures). La seconde illustration décrit les différents types
de supports optiques ainsi que leur capacité de stockage approximative.

 Lecteurs de bandes : les bandes magnétiques sont principalement utilisées pour l'archivage des données. Le
lecteur de bandes utilise une tête de lecture/écriture magnétique. Même si la récupération des données avec
un lecteur de bandes peut être rapide, la recherche de données spécifiques est lente, car la bande doit être
enroulée sur une bobine jusqu'à ce que les données soient trouvées. Les capacités de stockage des bandes
magnétiques varient de quelques gigaoctets (Go) à plusieurs téraoctets (To).

 Lecteurs Flash externes : les lecteurs Flash externes, ou clés USB, sont des supports de stockage amovibles
qui se connectent à un port USB. Ils utilisent le même type de puces de mémoire non volatile que les disques
SSD. Ils n'ont pas besoin d'énergie pour préserver leurs données. Leur capacité de stockage s'exprime en
mégaoctets (Mo) ou en gigaoctets (Go).

Remarque : certains ordinateurs peuvent encore comporter des dispositifs de stockage plus anciens tels que des
lecteurs de disquettes.

Interfaces des périphériques de stockage et RAID

Les disques durs, les disques SSD et les lecteurs optiques internes sont souvent reliés à la carte mère par des
connexions SATA (Serial AT Attachment). Les lecteurs et disques durs SATA sont reliés à la carte mère à l'aide d'un
connecteur de données SATA à 7 broches.

À une extrémité du câble, le connecteur est conçu pour être relié au lecteur ou au disque dur et à l'autre extrémité,
au contrôleur. La première illustration montre un câble SATA.

Il existe 3 versions principales de câble SATA : SATA 1, SATA 2 et SATA 3. Les câbles et les connecteurs sont
identiques, mais les vitesses de transfert des données sont différentes. SATA 1 offre un débit de transfert de
données maximum de 1,5 Gbit/s, alors que SATA 2 peut atteindre jusqu'à 3 Gbit/s. SATA 3 est le plus rapide,
pouvant atteindre 6 Gbit/s.

Remarque : avant la création de la norme SATA, les normes de raccordement IDE (Integrated Drive Electronics),
EIDE (Enhanced Integrated Drive Electronics) et Parallel ATA étaient utilisées.

Les périphériques de stockage peuvent également être reliés de manière externe à l'ordinateur. La deuxième
illustration représente un disque dur amovible connecté à un ordinateur portable par un câble USB. Les ports USB
sont en effet devenus le type de raccordement des périphériques externes le plus courant. Le câble SATA externe
(eSATA) permet également de connecter des périphériques de stockage externes. Les câbles et les connecteurs
eSATA ont une forme différente de celle des câbles et connecteurs SATA.

Les ports USB 3.0 et USB 3.1 sont de couleur bleue et ils sont très fréquemment utilisés pour connecter des
périphériques de stockage externes en raison de leurs débits de transmission élevés. Les périphériques USB sont
également remplaçables à chaud, ce qui signifie qu'il n'est pas nécessaire de redémarrer l'ordinateur avant d'ajouter
ou de retirer un périphérique. Un seul port USB sur un ordinateur peut théoriquement prendre en charge jusqu'à
127 périphériques distincts, à condition d'utiliser des concentrateurs USB. Un concentrateur USB permet de
connecter plusieurs périphériques USB. De nombreux périphériques peuvent également être alimentés par un port
USB, si bien qu'une alimentation externe devient alors inutile.

Il existe plusieurs types de connecteurs USB. La troisième illustration montre le modèle le plus courant, à savoir le
connecteur USB de type A, ainsi que trois autres connecteurs USB fréquemment utilisés. La quatrième illustration
montre un connecteur USB-C (ou USB de type C), qui est la version la plus récente.

La cinquième illustration montre les méthodes de raccordement des périphériques de stockage externes. L'illustration
suivante compare les bandes passantes de ces différentes méthodes.

Les périphériques de stockage peuvent également être regroupés et gérés de manière à créer de vastes espaces de
stockage bénéficiant d'une redondance. Pour cela, les ordinateurs peuvent implémenter une technologie RAID
(Redundant Array of Independent Disks). La technologie RAID permet de stocker des données sur plusieurs disques
durs en vue d'assurer leur redondance et/ou d'améliorer les performances. Le système d'exploitation perçoit un
système RAID comme un seul disque dur.

Les termes suivants expliquent comment le système RAID stocke les données sur les différents disques :

 Parité : détecte les erreurs de données.

 Entrelacement : écrit les données sur plusieurs disques.

 Mise en miroir : duplique les données sur un second disque.

Il existe plusieurs niveaux RAID et vous les retrouverez dans la dernière illustration.

Ports et câbles vidéo

Un port vidéo permet de connecter un écran à un ordinateur à l'aide d'un câble. Les ports vidéo et les câbles de
l'écran transmettent des signaux analogiques et/ou des signaux numériques. Les ordinateurs sont des appareils
numériques qui produisent des signaux numériques. Ces signaux sont envoyés à la carte graphique, puis transmis
via un câble à un écran numérique. Les signaux numériques peuvent aussi être convertis en signaux analogiques par
la carte graphique et transmis à un écran analogique. Lorsqu'un signal numérique est converti en signal analogique,
la qualité d'image est moindre. Les écrans et les câbles d'écran prenant en charge les signaux numériques offrent
une meilleure qualité d'image que ceux qui prennent uniquement en charge les signaux analogiques.

Il existe plusieurs types de ports et de connecteurs vidéo :

 DVI (Digital Visual Interface) :(illustration 1) le connecteur DVI est généralement de couleur blanche et se
compose de 24 broches (trois rangées de huit broches) pour les signaux numériques, de 4 broches pour les
signaux analogiques et d'un connecteur plat appelé prise de terre. Plus spécifiquement, l'interface DVI-D gère
uniquement les signaux numériques, alors que le DVI-A gère uniquement les signaux analogiques. Un
connecteur DVI utilise une interface de type Dual-Link qui crée deux groupes de canaux de données capables
de transporter plus de 10 Gbit/s d'informations vidéo numériques.

 Connecteur DisplayPort : (illustration 2) DisplayPort est une technologie d'interface conçue pour connecter
des PC et des écrans à hautes performances graphiques, ainsi que des équipements de home cinema. Un
connecteur DisplayPort se compose de 20 broches et peut être utilisé pour la transmission audio, vidéo ou les
deux. La technologie DisplayPort prend en charge des débits de données vidéo allant jusqu'à 8,64 Gbit/s.

 Mini DisplayPort : version plus petite du connecteur DisplayPort, appelée Mini DisplayPort. Cette technologie
est utilisée dans les implémentations Thunderbolt 1 et Thunderbolt 2.

 HDMI : la technologie HDMI (High Definition Multimedia Interface) a été spécifiquement développée pour les
téléviseurs haute définition. Toutefois, grâce à ses caractéristiques numériques, elle convient également bien
aux ordinateurs. Il existe deux principaux types de câbles HDMI. Le câble HDMI de type A est le câble
standard utilisé pour connecter des périphériques audio et vidéo. Le câble Mini-HDMI de type C est utilisé pour
connecter des ordinateurs portables ainsi que des appareils mobiles tels que des tablettes. Le connecteur de
type C (illustration 3) est plus petit que le connecteur de type A et possède 19 broches.

 Thunderbolt : (illustration 4) les technologies Thunderbolt 1 et Thunderbolt 2 utilisent une carte Mini
DisplayPort (MDP), tandis que la version Thunderbolt 3 nécessite un connecteur USB-C.

 Connecteur VGA : (illustration 5) il s'agit d'un connecteur destiné à la vidéo analogique. Il possède 15 broches
réparties sur 3 rangées. On l'appelle également parfois connecteur DE-15 ou HD-15.

 Connecteur RCA : (illustration 6) les connecteurs RCA possèdent une fiche centrale et peuvent être utilisés
pour transmettre des signaux audio ou vidéo. Les connecteurs RCA sont souvent utilisés par trois : le
connecteur jaune transmet le signal vidéo alors que la paire de connecteurs rouge et blanc transmet les
signaux audio du canal gauche et du canal droit.

 Connecteur BNC : (illustration 7) les connecteurs BNC permettent de brancher un câble coaxial sur des
dispositifs. Leur fixation est assurée en effectuant un quart de tour. On les utilise pour transmettre des signaux
audio ou vidéo numériques ou analogiques.

 Connecteur Din-6 : ce connecteur comportant 6 broches est généralement utilisé pour les signaux audio et
vidéo analogiques, et pour alimenter les caméras des systèmes de vidéosurveillance.

Connecteur sans fil : ces connecteurs sont équipés d'émetteurs supplémentaires pouvant être connectés à un
écran externe ou à un téléviseur.

Remarque : les anciennes méthodes de raccordement des moniteurs étaient les technologies composite / RVB ou S-
Video.

Autres ports et câbles

Les ports d'entrée/sortie (E/S) d'un ordinateur permettent de connecter des périphériques tels que les imprimantes,
les scanners et les disques durs amovibles. Outre les ports et les interfaces évoqués précédemment, un ordinateur
peut également posséder d'autres ports :

 Port PS/2 : (illustration 1) un port PS/2 relie un clavier ou une souris à un ordinateur. Le port PS/2 est un
connecteur femelle mini-DIN à 6 broches. Les connecteurs du clavier et de la souris ont souvent des couleurs
différentes. Si les ports ne sont pas identifiés par un code-couleur, cherchez le pictogramme représentant une
souris ou un clavier à côté de chaque port.

 Ports audio : (illustration 2) les ports audio permettent de relier des périphériques audio à un ordinateur. Les
ports analogiques se composent généralement d'un port d'entrée permettant de connecter une source externe
(par exemple un système stéréo), d'un port de microphone et d'un port de sortie pour le raccordement de haut-
parleurs ou d'un casque. Des ports numérique d'entrée/sortie (E/S) sont également disponibles et permettent
de connecter les sources et les périphériques de sortie numérique. Ces connecteurs et câbles délivrent des
pulsations de lumière par le biais de câbles à fibre optique.

 Port de jeu/MIDI : (illustration 2) ce port permet de connecter une manette de jeu ou un périphérique MIDI.

 Port réseau Ethernet : (illustration 3) port réseau connu sous le nom de port RJ-45. Un port réseau Ethernet
comporte 8 broches et permet de connecter des périphériques à un réseau. La vitesse de la connexion dépend
du type du port réseau. Il existe deux normes Ethernet couramment utilisées. Les ports Fast Ethernet
(100BASE) peuvent transmettre jusqu'à 100 Mbit/s et les ports Gigabit Ethernet (1000BASE), jusqu'à
1 000 Mbit/s. La longueur d'un câble réseau Ethernet ne doit pas dépasser 100 mètres.
 Ports et câbles USB : l'interface USB (Universal Serial Bus) est une interface normalisée permettant de
raccorder des périphériques à un ordinateur. Les périphériques USB sont remplaçables à chaud (hot plug),
c'est-à-dire que l'utilisateur peut les connecter et les déconnecter alors que l'ordinateur est sous tension. Les
ordinateurs, appareils photo, imprimantes, scanners, périphériques de stockage et de nombreux autres
appareils électroniques comportent des connexions USB. Un concentrateur USB permet de connecter
plusieurs périphériques USB. Un seul port USB sur un ordinateur peut prendre en charge jusqu'à
127 périphériques distincts, à condition d'utiliser plusieurs concentrateurs USB. Certains périphériques peuvent
également être alimentés via le port USB, si bien qu'une alimentation externe devient inutile.

 Avec la norme USB 1.1, les débits de transmission pouvaient atteindre 12 Mbit/s en mode pleine vitesse (full
speed) et 1,5 Mbit/s en mode lent (low speed). La longueur du câble USB 1.1 ne doit pas dépasser 3 mètres.
La norme USB 2.0 permet d'atteindre des débits de transmission allant jusqu'à 480 Mbit/s. La longueur d'un
câble USB 2.0 ne doit pas dépasser 5 mètres. La vitesse de transmission des données par les périphériques
USB ne peut pas excéder à la vitesse maximale autorisée par le port. La norme USB 3.0 permet d'atteindre
des débits de transmission allant jusqu'à 5 Gbit/s. La norme USB 3.0 est rétrocompatible avec les versions
antérieures de la norme USB. Le câble USB 3.0 n'a pas de limitation de longueur, mais on considère
généralement que la longueur maximale acceptée est de 3 mètres.

 Ports et câbles FireWire : l'interface FireWire est une interface haut débit permettant de relier des
périphériques à un ordinateur et de les remplacer à chaud. Un seul port FireWire sur un ordinateur peut
prendre en charge jusqu'à 63 périphériques. Certains équipements peuvent également être alimentés via le
port FireWire, si bien qu'une alimentation externe est inutile. La technologie FireWire, également appelée
i.Link, utilise la norme IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers) 1394. L'IEEE a pour but de créer
des publications et des normes dans le domaine de la technologie.

 La norme IEEE 1394a prend en charge des débits de données allant jusqu'à 400 Mbit/s pour des câbles de
4,5 mètres maximum. Cette norme utilise un connecteur à 4 ou à 6 broches. La norme IEEE 1394b
(Firewire 800) autorise un plus large éventail de connexions, dont CAT5 UTP et la fibre optique. En fonction du
support utilisé, les débits de données sont pris en charge jusqu'à 3,2 Gbit/s sur une distance n'excédant pas
100 mètres.

 Câbles de données eSATA : le câble de données eSATA comporte 7 broches et permet de relier des
périphériques SATA à l'interface eSATA. Ce câble n'alimente pas le périphérique SATA. Il faut utiliser un câble
d'alimentation séparé.

Remarque : il existe d'autres ports tels que les ports série, les ports parallèles et les ports modem.

Adaptateurs et convertisseurs

De nombreuses normes relatives aux connexions sont utilisées à l'heure actuelle. La plupart sont compatibles entre
elles à condition d'utiliser des composants spéciaux que l'on appelle des adaptateurs et des convertisseurs :

 Adaptateur : il s'agit d'un composant qui permet de relier physiquement une technologie à une autre. Par
exemple, un adaptateur DVI vers HDMI. L'adaptateur peut être un composant ou un câble dont les extrémités
sont différentes.

 Convertisseur : il assure la même fonction qu'un adaptateur, tout en convertissant également les signaux
d'une technologie à l'autre. Par exemple, un convertisseur USB 3.0 vers SATA permet d'utiliser un disque dur
en tant que lecteur Flash.

Il existe de nombreux types d'adaptateurs et de convertisseurs :

 Adaptateur DVI vers HDMI : adaptateur utilisé pour connecter un moniteur HDMI à un port DVI.

 Adaptateur DVI vers VGA : (illustration 1) adaptateur utilisé pour connecter un câble VGA à un port DVI.

 Adaptateur USB A vers USB B : adaptateur utilisé pour connecter un port USB A à un port USB B.

 Adaptateur USB vers Ethernet :(illustration 2) adaptateur utilisé pour relier un port USB à un connecteur
Ethernet.
 Adaptateur USB vers PS/2 : (illustration 3) adaptateur utilisé pour connecter un clavier ou une souris USB à
un port PS/2.

 Convertisseur HDMI vers VGA : ce convertisseur traduit le signal de sortie VGA d'un PC en un signal de
sortie HDMI, de manière à pouvoir utiliser un écran HDMI.

 Convertisseur Thunderbolt vers DVI : ce convertisseur traduit le signal vidéo Thunderbolt mini DisplayPort
en un signal vidéo DVI, de manière à pouvoir utiliser un écran DVI.

Périphériques d'entrée

Un périphérique d'entrée introduit des données ou des instructions dans un ordinateur.

Voici quelques exemples de périphériques d'entrée :

 Souris et clavier : (illustration 1) la souris et le clavier sont les deux périphériques d'entrée les plus utilisés. Le
clavier sert à saisir du texte tandis que la souris sert à se déplacer dans l'interface graphique utilisateur (GUI).
Les ordinateurs portables sont également équipés de pavés tactiles présentant des fonctionnalités similaires à
celles d'une souris.

 Écrans tactiles : (illustration 2) ces périphériques d'entrée sont équipés de revêtements tactiles ou sensibles à
la pression. L'ordinateur reçoit les instructions qui correspondent à l'endroit que l'utilisateur a touché sur l'écran.

 Joysticks et manettes de jeu :(illustration 3) ces périphériques d'entrée sont des accessoires utilisés dans
des jeux vidéo. Les manettes de jeu permettent au joueur de contrôler le mouvement et les vues grâce à de
petits curseurs et plusieurs boutons. De nombreuses manettes de jeu sont également équipées de
déclencheurs qui tiennent compte de la pression exercée par le joueur. Les joysticks sont souvent utilisés dans
les simulateurs de vol.

 Appareils photo et caméras numériques :(illustration 4) ces périphériques d'entrée permettent de capturer
des images pouvant être stockées, affichées, imprimées ou modifiées. Les webcams externes ou intégrées
sont capables de capturer des images en temps réel.

 Scanners : (illustration 5) un scanner est un appareil permettant de numériser une image ou un document.
L'image numérisée est stockée sous la forme d'un fichier qui peut être affiché, imprimé ou modifié. Un lecteur
de codes-barres est un type de scanner capable de lire des codes universels de produits (CUP). Ce type
d'appareil est très utilisé pour la gestion de stock et pour connaître le prix d'articles.

 Digitaliseurs : (illustration 6) un digitaliseur permet à un concepteur ou à un graphiste de créer des


représentations détaillées, des images ou d'autres compositions graphiques à l'aide d'un stylet sur une surface
détectant en permanence sa position. Certains digitaliseurs comportent plusieurs surfaces ou capteurs et
permettent à l'utilisateur de créer des modèles 3D en effectuant des actions alors que le stylet est en l'air.

 Dispositifs d'identification biométrique :(illustration 7) ces périphériques d'entrée sont capables d'identifier
un utilisateur sur la base d'une caractéristique physique unique, comme les empreintes digitales ou la voix. De
nombreux ordinateurs portables sont aujourd'hui équipés de lecteurs d'empreintes digitales afin d'automatiser
la connexion au périphérique.

 Lecteurs de carte à puce : ces périphériques d'entrée sont généralement utilisés sur un ordinateur pour
authentifier un utilisateur. Une carte à puce peut être de la même taille qu'une carte de crédit. Elle contient un
microprocesseur intégré généralement disposé sous un contact doré d'un côté de la carte.

Un commutateur KVM (Keyboard, Video, Mouse ou écran-clavier-souris) est un périphérique matériel qui peut être
utilisé pour commander plusieurs ordinateurs à l'aide d'un seul ensemble clavier, écran et souris. Pour les
entreprises, les commutateurs KVM permettent un accès peu coûteux à plusieurs serveurs. Les particuliers peuvent
quant à eux utiliser ce dispositif pour gagner de la place (illustration 8) et connecter plusieurs ordinateurs à un seul
clavier, un seul écran et une seule souris.

Les commutateurs KVM récents sont également capables de mettre en commun des périphériques USB et des haut-
parleurs entre plusieurs ordinateurs. En général, l'utilisateur peut passer d'un ordinateur à l'autre simplement en
appuyant sur un bouton du commutateur KVM. Sur certains modèles, cela se fait à l'aide d'une séquence de touches
du clavier, comme Ctrl > Ctrl > A > Entrée pour contrôler le premier ordinateur connecté au commutateur, puis Ctrl
> Ctrl > B > Entrée pour passer à l'ordinateur suivant.

Périphériques de sortie

Un périphérique de sortie présente à l'utilisateur des informations qui proviennent d'un ordinateur.

Les écrans et les projecteurs sont les principaux périphériques de sortie d'un ordinateur. Il existe différents types
d'écrans. La différence la plus importante réside dans la technologie utilisée pour créer une image :

 LCD : l'affichage à cristaux liquides (Liquid Crystal Display, LCD) est couramment utilisé pour les écrans plats
et les ordinateurs portables. Il se compose de deux filtres polarisants séparés par une solution de cristaux
liquides. Un courant électronique aligne les cristaux, afin que la lumière puisse les traverser ou non. L'image
résulte de cet effet de lumière qui traverse certaines zones seulement. Il existe deux types d'écran LCD : à
matrice active et à matrice passive. La matrice active est parfois appelée TFT (Thin Film Transistor, transistors
à couches minces). La technologie TFT permet de contrôler chaque pixel, ce qui crée des images en couleur
très nettes. Une matrice passive est moins chère qu'une matrice active, mais elle ne fournit pas le même
niveau de contrôle de l'image. Elle est peu utilisée dans les ordinateurs portables.

 LED : un écran à diodes électroluminescentes (Light-Emitting Diode, LED) est un écran LCD qui utilise le
rétroéclairage LED pour afficher l'image à l'écran. La technologie LED consomme moins d'énergie et occupe
un volume moindre que le rétroéclairage LCD standard. Cela permet de bénéficier d'un écran plus fin et plus
léger, mais aussi d'un meilleur contraste.

 OLED : un écran LED organique utilise une couche de matériau organique qui répond à des stimuli électriques
pour générer la lumière. Ce procédé permet à chaque pixel de s'allumer individuellement, et d'offrir ainsi des
niveaux de noir plus intenses qu'un écran LED. Les écrans OLED sont aussi plus fins et plus légers que les
écrans LED.

 Plasma : les écrans à plasma sont également des écrans plats. Ils offrent de hauts niveaux de luminosité, des
noirs de meilleure qualité et une gamme de couleurs très étendue. Ils peuvent atteindre 150 pouces (381 cm),
voire davantage. Ils tirent leur nom de l'utilisation de minuscules cellules de gaz ionisé qui s'illuminent par
stimulation électrique.

 DLP : le traitement numérique de la lumière (Digital Light Processing) est une technologie de projection. Les
projecteurs DLP utilisent un mécanisme de roue chromatique en rotation combiné à un composant, la matrice
de micro-miroirs (DMD) qui contient des micro-miroirs et est contrôlée par un microprocesseur. Chaque miroir
correspond à un pixel donné et reflète la lumière en direction et en provenance de l'optique d'un projecteur.
Cela crée une image monochromatique pouvant comporter jusqu'à 1 024 nuances de gris entre le noir et le
blanc. La roue chromatique ajoute ensuite les données de couleur pour compléter l'image en couleur projetée.

Pour plus d'informations sur l'achat d'un écran d'ordinateur, cliquez ici.

Remarque : les anciens moniteurs utilisaient des tubes cathodiques (CRT, Cathode Ray Tube).

Les imprimantes sont des périphériques de sortie qui créent des exemplaires imprimés des fichiers informatiques.
Certaines sont adaptées à des usages particuliers, par exemple l'impression de photos en couleur. Les imprimantes
tout-en-un sont conçues pour fournir plusieurs services, tels que l'impression, la numérisation, la télécopie et la
photocopie.

Les haut-parleurs et les casques sont des périphériques de sortie pour les signaux audio. La plupart des ordinateurs
prennent en charge les fonctions audio, qu'elles soient intégrées à la carte mère ou fournies par une carte
d'extension. Des ports permettant l'entrée et la sortie des signaux audio sont alors nécessaires. La carte son
possède un amplificateur pour l'alimentation du casque et des haut-parleurs externes.

Les téléviseurs sont également des périphériques de sortie, mais intégrant également des capacités d'entrée. Un
téléviseur intelligent (SMART TV) exécute un système d'exploitation qui permet de recevoir des données de
l'utilisateur et de se connecter à différentes sources de contenu sur Internet, les smartphones, les tablettes ou tout
autre périphérique connecté. Une téléviseur intelligent élimine pratiquement tout besoin d'utiliser un décodeur
numérique. Un décodeur numérique est un périphérique qui permet de connecter un téléviseur standard à des
sources de contenu telles qu'un câble, un satellite, ou une diffusion en flux continu.
Caractéristiques des écrans

La résolution d'un écran indique le niveau de détail d'image qui peut être reproduit. Plus la résolution est élevée, plus
la qualité de l'image est bonne.

Plusieurs facteurs interviennent dans la résolution d'un écran :

 Pixel : le terme « pixel » est une abréviation de « picture element » (élément d'image). Les pixels sont les
petits points qui composent l'écran. Chaque pixel est constitué de rouge, de vert et de bleu (RVB).

 Pas de masque : le pas de masque (dot pitch en anglais) représente la distance qui sépare les pixels à
l'écran. Plus cette valeur est faible, plus la qualité de l'image est bonne.

 Ratio de contraste : cette valeur représente la différence d'intensité lumineuse entre le point le plus brillant
(blanc) et le point le plus sombre (noir). Un ratio de contraste de 10 000:1 affiche des blancs plus pâles et des
noirs plus clairs qu'un moniteur ayant un ratio de contraste égal à 1 000 000:1.

 Fréquence de rafraîchissement : cette valeur, exprimée en Hertz (Hz), indique combien de fois par seconde
l'image est reconstituée. Une fréquence de rafraîchissement élevée produit une image de meilleure qualité.

 Fréquence d'images : cette valeur indique à quelle fréquence une source vidéo peut envoyer une nouvelle
image complète vers un écran. La fréquence de rafraîchissement en Hz d'un écran est directement égale au
nombre maximal d'images par seconde de cet écran. Par exemple, un écran présentant une fréquence de
rafraîchissement de 144 Hz affichera un maximum de 144 images par seconde.

 Entrelacé/non entrelacé : les écrans entrelacés créent l'image en balayant l'écran deux fois. Le premier
balayage couvre les lignes impaires, de haut en bas, et le second balayage couvre les lignes paires. Les
écrans non entrelacés créent l'image en balayant l'écran, ligne après ligne, de haut en bas.

 Résolution horizontale, verticale et couleur : le nombre de pixels dans une ligne définit la résolution
horizontale. Le nombre de lignes dans un écran définit la résolution verticale. Le nombre de couleurs qui
peuvent être reproduites définit la résolution de couleur.

 Format de l'image : il s'agit du rapport hauteur/largeur de la zone d'affichage d'un écran. Par exemple, la
norme QSXGA correspond à 2 560 pixels horizontalement et 2 048 pixels verticalement, créant ainsi un format
d'image 5:4. Une zone d'affichage de 16 pouces de largeur sur 12 pouces de hauteur correspond à un format
d'image 4:3. Une zone d'affichage de 24 pouces de largeur sur 18 pouces de hauteur correspond également à
un format d'image 4:3.

 Résolution native : il s'agit du nombre de pixels d'un écran. Un écran ayant une résolution de 1 280 x 1 024
est composé de 1 280 pixels dans le sens horizontal et de 1 024 pixels dans le sens vertical. Le mode natif fait
référence à une image envoyée à l'écran avec la même résolution que celui-ci.

La première illustration récapitule les résolutions d'écran courantes ainsi que les formats d'image.

Les écrans sont équipés de boutons permettant de régler la qualité de l'image. Voici quelques-uns des réglages
usuels :

 Luminosité : intensité de l'image

 Contraste : rapport d'intensité lumineuse entre les points les plus clairs et les plus sombres

 Position : emplacement de l'image sur l'écran dans les deux dimensions (verticale et horizontale).

 Réinitialisation : rétablissement des réglages d'usine de l'écran.

L'utilisation de plusieurs écrans peut améliorer la productivité. Vous pouvez en effet ainsi accroître la taille du Bureau
ou le dupliquer pour voir davantage de fenêtres ouvertes. De nombreux ordinateurs sont capables de prendre
directement en charge plusieurs écrans. Reportez-vous à la seconde illustration pour avoir plus d'informations sur la
configuration de plusieurs écrans.
Construction d'un ordinateur

Plusieurs facteurs doivent être pris en considération lors de la mise à niveau ou de l'assemblage d'un nouvel
ordinateur.

Avant d'acheter un ordinateur, la première question à se poser est : Qu'allez-vous faire avec celui-ci ? Voulez-vous
acquérir ou assembler un nouveau système pour la maison et l'ensemble de la famille ? Voulez-vous assembler une
station de travail pour un client appartenant à un cabinet d'architectes utilisant des applications graphiques intensives
telles qu'AutoCAD ? Ou bien souhaitez-vous disposer d'un ordinateur de jeu qui vous donnera un avantage sur vos
adversaires ?

Il faut ensuite déterminer les périphériques à connecter à l'ordinateur (nombres et types). Avez-vous besoin d'un
système RAID ? Le client exige-t-il la connexion de composants plus anciens ou propriétaires ? Avez-vous besoin
d'une carte graphique puissante ?

Le type d'utilisation de l'ordinateur ainsi que les composants externes nécessaires influencent le choix de la carte
mère, celle-ci doit être compatible avec le processeur, la quantité de mémoire vive (RAM) nécessaire et la solution de
refroidissement doit permettre de dissiper la chaleur générée par le processeur et les autres périphériques. Le
nombre de slots d'extension est aussi à prendre en compte pour pouvoir accueillir l'ensemble des périphériques à
connecter.

Choix de la carte mère

Les dernières cartes mères intègrent souvent de nouvelles fonctionnalités ou normes qui risquent de ne pas être
compatibles avec des composants plus anciens. Lorsque vous sélectionnez une carte mère de remplacement,
assurez-vous qu'elle prend en charge le processeur, la RAM, la carte vidéo et les autres cartes d'extension. Le
socket et le chipset installés sur la carte mère doivent être compatibles avec le processeur. La carte mère doit
également pouvoir contenir l'ensemble dissipateur thermique/ventilateur existant si vous réutilisez le processeur.
Vérifiez tout particulièrement le nombre et le type de slots d'extension. Assurez-vous qu'ils correspondent aux cartes
existantes et qu'ils permettent d'intégrer les nouvelles cartes qui seront utilisées. L'alimentation existante doit être
pourvue de connexions compatibles avec la nouvelle carte mère. Enfin, la nouvelle carte mère doit tenir
physiquement dans le boîtier d'ordinateur existant.

Lorsque vous assemblez un ordinateur, choisissez un chipset doté de toutes les fonctionnalités dont vous avez
besoin. Par exemple, vous pouvez acheter une carte mère avec un chipset qui prend en charge plusieurs ports USB,
des connexions eSATA, le son surround et la vidéo.

L'ensemble processeur doit correspondre au type de socket de la carte mère ou au type de slot du processeur. Cet
ensemble se compose du processeur, des points de connexion et des éléments qui entourent le processeur et
évacuent la chaleur.

Les données sont acheminées d'une partie de l'ordinateur à l'autre par l'intermédiaire d'un ensemble de câbles que
l'on appelle le bus. Celui-ci se compose de deux parties. La partie du bus réservée aux données, également appelée
bus de données, transporte les données entre les différents composants de l'ordinateur. La partie du bus associée
aux adresses, appelée bus d'adresse, transporte les adresses des emplacements de mémoire auxquels les données
sont lues ou écrites par le processeur.

La taille du bus détermine la quantité de données pouvant être transmises simultanément. Un bus 32 bits transmet
32 bits de données à la fois, du processeur vers la RAM ou vers les autres composants de la carte mère, tandis
qu'un bus 64 bits transmet 64 bits de données à la fois. La vitesse d'acheminement des données via le bus est
déterminée par la vitesse d'horloge, mesurée en MHz ou en GHz.

Les slots d'extension PCI sont connectés à un bus parallèle qui envoie plusieurs bits sur plusieurs câbles en même
temps. Ces slots sont maintenant remplacés par des slots d'extension PCIe connectés à un bus série. Ce bus envoie
un bit à la fois, à un débit bien supérieur.

Lorsque vous assemblez un ordinateur, choisissez une carte mère dont les slots correspondent à vos besoins
actuels et futurs.

Choix du boîtier et des ventilateurs


Le choix de la carte mère et des composants externes influence également la sélection du boîtier et de l'alimentation.
Le type de boîtier et d'alimentation doit correspondre au format de la carte mère. Par exemple, une carte mère ATX
nécessite un boîtier et une alimentation compatibles ATX.

Les boîtiers sont souvent fournis avec une alimentation préinstallée. Dans ce cas, vous devez tout de même vérifier
qu'elle est suffisamment puissante pour alimenter tous les composants qui seront installés dans celui-ci.

Vous pouvez opter pour un boîtier dont la taille excède vos besoins pour pouvoir ajouter des composants
ultérieurement. Vous pouvez aussi choisir un boîtier plus petit, occupant un espace minimal. De manière générale, le
boîtier d'ordinateur doit être résistant, offrir un accès facile aux composants et suffisamment d'espace pour les
extensions.

Divers facteurs influencent le choix d'un boîtier d'ordinateur, comme décrit à l'illustration 1.

De nombreux composants internes génèrent de la chaleur lorsque l'ordinateur fonctionne. Des ventilateurs doivent
être installés à l'intérieur du boîtier afin de faire circuler l'air frais tout en évacuant la chaleur. Lors du choix des
ventilateurs des boîtiers, plusieurs facteurs sont à prendre en compte, comme décrit à l'illustration 2.

Remarque : la circulation de l'air générée par tous les ventilateurs du boîtier doit permettre de faire entrer l'air frais
tout en évacuant l'air chaud du boîtier. L'installation d'un ventilateur à l'envers ou l'utilisation de ventilateurs dont la
taille ou la vitesse n'est pas adaptée aux dimensions du boîtier peut entraîner une mauvaise circulation de l'air.

Choix de l'alimentation

Les alimentations électriques convertissent le courant alternatif en entrée en courant continu en sortie. Elles offrent
en général les tensions 3,3 V, 5 V et 12 V, mais sont surtout caractérisées par leur puissance. L'alimentation doit
fournir suffisamment de courant aux composants installés et permettre l'ajout ultérieur d'éléments supplémentaires.
Si vous choisissez une alimentation uniquement en fonction des composants actuels, vous devrez la remplacer
lorsque vous ajouterez d'autres composants.

Le tableau ci-contre décrit les différents facteurs à prendre en considération lors du choix de l'alimentation.

Soyez prudent lors du raccordement des câbles d'alimentation aux autres composants. Si vous avez du mal à
enfoncer un connecteur, essayez de le repositionner ou vérifiez qu'il n'y a pas de broches courbées ni d'objets
étrangers. Si le branchement d'un câble ou d'un autre élément est difficile, c'est qu'il y a un problème. Les câbles, les
connecteurs et les composants sont conçus pour s'insérer parfaitement les uns dans les autres. Ne forcez jamais
pour mettre en place un connecteur ou un composant. Si vous ne branchez pas correctement un connecteur, vous
risquez d'endommager celui-ci, mais aussi la fiche. Prenez votre temps et assurez-vous que vous connectez le
matériel de la bonne manière.

Choix du processeur et de son système de refroidissement

Avant d'acheter un processeur, assurez-vous qu'il est compatible avec la carte mère existante. Vous pouvez vous
renseigner sur la compatibilité entre les processeurs et d'autres composants sur les sites Web des fabricants. Le
tableau de l'illustration 1 répertorie les différents sockets disponibles ainsi que les processeurs pris en charge.

Lors d'une mise à niveau du processeur, assurez-vous que la tension est correcte. Un régulateur de tension (VRM)
est intégré dans la carte mère. Vous pouvez configurer les paramètres de tension du processeur dans le logiciel
BIOS ou UEFI. La vitesse d'un processeur moderne est mesurée en GHz. La cadence est la vitesse maximale à
laquelle un processeur peut fonctionner sans erreur. Deux facteurs essentiels peuvent limiter la vitesse d'un
processeur :

 La puce du processeur est un ensemble de transistors interconnectés par des câbles. La transmission des
données via ces transistors et les câbles génère des délais.

 Lorsque les transistors passent de l'état actif à l'état inactif ou inversement, cela produit un peu de chaleur. La
quantité de chaleur générée augmente en même temps que la vitesse du processeur. Lorsque le processeur
devient trop chaud, il commence à générer des erreurs.

Le bus frontal (FSB) représente le trajet entre le processeur et la puce Northbridge. Il permet de connecter divers
composants, tels que le chipset, les cartes d'extension et la RAM. Les données peuvent traverser le bus frontal
(FSB) dans les deux sens. La fréquence du bus est mesurée en MHz. La fréquence de fonctionnement d'un
processeur est calculée en appliquant un multiplicateur d'horloge à la vitesse du bus frontal (FSB). Par exemple, un
processeur fonctionnant à 3 200 MHz peut utiliser un bus frontal fonctionnant à 400 MHz. En divisant 3 200 MHz par
400 MHz, on obtient 8. Le processeur est donc 8 fois plus rapide que le bus frontal (FSB).

Les processeurs sont par ailleurs classés en deux catégories : 32 bits et 64 bits. La différence principale réside dans
le nombre d'instructions que peut gérer simultanément le processeur. Un processeur 64 bits traite plus d'instructions
par cycle d'horloge qu'un processeur 32 bits. Un processeur 64 bits peut également prendre en charge davantage de
mémoire. Pour utiliser les fonctionnalités d'un processeur 64 bits, vérifiez que le système d'exploitation et les
applications installées le gèrent.

Le processeur est l'un des composants les plus onéreux et les plus fragiles se trouvant dans le boîtier de l'ordinateur.
Le processeur peut devenir très chaud ; par conséquent, la plupart des processeurs nécessitent un dissipateur
thermique, combiné à un ventilateur pour le refroidissement.

L'illustration 2 indique les facteurs à prendre en considération lors du choix du système de refroidissement du
processeur.

Choix de la mémoire vive (RAM)

Lorsqu'une application se bloque ou si l'ordinateur affiche fréquemment des messages d'erreur, il peut être
nécessaire d'ajouter de la mémoire vive (RAM). Afin de déterminer si le problème vient de la mémoire vive, exécutez
le test de mémoire vive du BIOS. Si ce test n'est pas disponible, il existe des programmes spéciaux de test de la
mémoire vive à télécharger. Une autre méthode consiste à remplacer l'ancien module de RAM par un module en bon
état. Redémarrez l'ordinateur pour vérifier que celui-ci fonctionne sans afficher de messages d'erreur.

Lorsque vous choisissez une nouvelle RAM, vous devez vous assurer qu'elle est compatible avec la carte mère
actuelle. La vitesse de la nouvelle RAM doit également être prise en charge par le chipset. Pour plus de facilité,
pensez à prendre le module de mémoire d'origine avec vous lorsque vous allez acheter la RAM de rechange.

La mémoire peut être ou non une mémoire tampon :

 Mémoire sans tampon : type de mémoire classique des ordinateurs. L'ordinateur lit les données directement
à partir des emplacements de mémoire, ce qui est plus rapide que d'utiliser une mémoire tampon. Il y a
toutefois une limite en ce qui concerne la quantité de mémoire vive pouvant être installée.

 Mémoire tampon : type de mémoire spécialisé pour les serveurs et les stations de travail haut de gamme
utilisant une grande quantité de mémoire vive. Ces puces de mémoire possèdent une puce de contrôle
intégrée au module. La puce de contrôle aide le contrôleur de mémoire à gérer de grandes quantités de
mémoire vive. Évitez d'utiliser une mémoire vive tampon pour un ordinateur de jeu ou une station de travail
classique, car la puce supplémentaire du contrôleur diminue la vitesse de la mémoire vive.

Choix des cartes d'extension

Les cartes d'extension sont conçues pour un usage particulier et elles apportent des fonctionnalités supplémentaires
à un ordinateur. Avant de faire l'acquisition d'une carte d'extension, posez-vous les questions de l'illustration 1.

Remarque : si la carte mère n'a pas de slot d'extension compatible, vous pouvez éventuellement utiliser un
périphérique externe.

Vous trouverez ci-dessous la liste des cartes d'extension qui peuvent être mises à niveau :

 Carte graphique : le type de carte graphique installé a un impact sur les performances générales d'un
ordinateur. Par exemple, une carte graphique devant prendre en charge de nombreux calculs graphiques
utilise intensivement la mémoire vive ou consomme un grand nombre de ressources processeur, voire les
deux. Un ordinateur doit disposer des slots, de la RAM et du processeur nécessaires à la prise en charge de
toutes les fonctionnalités de la nouvelle carte graphique. Choisissez-la en fonction des exigences actuelles et
futures. Par exemple, si vous souhaitez utiliser des jeux en 3D, la carte graphique doit offrir les capacités
minimales requises. Certains processeurs graphiques sont intégrés au processeur. Si tel est le cas, il n'est pas
nécessaire d'acheter une carte graphique excepté lorsque des fonctions vidéo avancées, telles que des
images 3D ou une résolution très élevée, sont requises. Les facteurs à prendre en considération lors de l'achat
d'une nouvelle carte graphique sont indiqués à l'illustration 2.
 Carte son : le type de carte son installé détermine la qualité audio de votre ordinateur. Un système
informatique doit être équipé de haut-parleurs de bonne qualité et d'un caisson de basse pour prendre en
charge toutes les fonctionnalités d'une bonne carte son. Choisissez-la en fonction des exigences actuelles et
futures du client. Par exemple, si un client souhaite écouter un type de son surround spécifique, il doit disposer
d'une carte son équipée du décodeur matériel capable de le reproduire. En outre, la fidélité du son est
meilleure lorsque la carte son offre une fréquence d'échantillonnage élevée. Les facteurs à prendre en
considération lors de l'achat d'une nouvelle carte son sont indiqués à l'illustration 3.

 Contrôleur de stockage : un contrôleur de stockage est une puce qui peut être intégrée dans la carte mère ou
dans une carte d'extension. Il permet d'étendre les disques internes et externes d'un ordinateur. Les
contrôleurs de stockage, notamment les contrôleurs RAID, offrent également une tolérance aux pannes ou un
débit amélioré. La quantité de données et le niveau de protection des données exigés par le client déterminent
le type de contrôleur de stockage requis. Choisissez-le en fonction des exigences actuelles et futures du client.
Par exemple, si votre client souhaite mettre en œuvre le RAID 5, il faut un contrôleur de stockage RAID avec
au moins trois disques. Les facteurs à prendre en considération lors de l'achat d'une nouvelle carte de
contrôleur de stockage sont indiqués à l'illustration 4.

 Carte d'E/S : l'installation d'une carte d'E/S dans un ordinateur est un moyen simple et rapide d'ajouter des
ports d'E/S. Les ports USB sont les ports les plus couramment installés dans un ordinateur. Choisissez la carte
d'E/S adaptée aux exigences actuelles et futures du client. Par exemple, si un client souhaite ajouter un lecteur
de carte interne et que la carte mère ne dispose d'aucune connexion USB interne, vous devez choisir une carte
d'E/S USB avec une connexion USB interne. Les facteurs à prendre en considération lors de l'achat d'une
nouvelle carte d'E/S sont indiqués à l'illustration 5.

 Carte réseau : les clients mettent souvent à niveau leur carte réseau (NIC, Network Interface Card) pour
améliorer le débit, augmenter la bande passante et optimiser l'accès au réseau. Les facteurs à prendre en
considération lors de l'achat d'une nouvelle carte réseau sont indiqués à l'illustration 6.

 Carte d'acquisition : une carte d'acquisition importe la vidéo dans l'ordinateur et l'enregistre sur le disque dur.
L'ajout d'une carte d'acquisition avec un tuner TV vous permet d'afficher et d'enregistrer des émissions de
télévision. Le système informatique doit disposer d'une capacité de processeur suffisante, d'une RAM
appropriée et d'un système de stockage à haut débit pour prendre en charge les demandes d'acquisition,
d'enregistrement et de montage du client. Choisissez la carte d'acquisition adaptée aux exigences actuelles et
futures du client. Par exemple, si un client souhaite enregistrer une émission et en regarder une autre en même
temps, vous devez installer plusieurs cartes d'acquisition ou une carte d'acquisition avec plusieurs tuners TV.
Les facteurs à prendre en considération lors de l'achat d'une nouvelle carte d'acquisition sont indiqués à
l'illustration 7.

Choix des disques durs

Vous pouvez être amené à remplacer un périphérique de stockage interne lorsqu'il ne répond plus aux besoins de
votre client ou lorsqu'il est défectueux. Les signes de défaillance d'un dispositif de stockage interne peuvent être des
bruits inhabituels, des vibrations anormales, des messages d'erreur voire des données ou des applications
endommagées qui ne se chargent pas.

Les facteurs à prendre en considération lors de l'achat d'un nouveau disque dur sont indiqués à l'illustration 1.

Les disques durs internes se connectent généralement à la carte mère au moyen d'un câble SATA tandis que les
disques durs externes utilisent plutôt un port USB, eSATA ou Thunderbolt.

L'illustration 2 montre les composants d'un disque SSD (Solid State Drive).

Remarque : même si les câbles SATA et eSATA sont similaires, ils ne sont pas interchangeables.

Choix d'un lecteur de cartes mémoire

Un lecteur de cartes mémoire est un périphérique capable de lire et d'écrire sur différents types de cartes
multimédias, notamment celles utilisées dans les appareils photo numériques, les smartphones ou les lecteurs MP3.
Lorsque vous remplacez un lecteur de cartes mémoire, assurez-vous qu'il prend en charge le type et la capacité de
stockage des cartes utilisées.

Les facteurs à prendre en considération lors de l'achat d'un nouveau lecteur de cartes mémoire sont indiqués à
l'illustration 1.
Choisissez-le en fonction des exigences actuelles et futures de votre client. Par exemple, si votre client souhaite
utiliser plusieurs types de carte multimédia, vous devez choisir un lecteur compatible avec plusieurs formats. Vous
trouverez ci-dessous quelques cartes multimédias couramment utilisées (illustration 2) :

 Secure digital (SD) : les cartes SD sont conçues pour des appareils portables tels que les appareils photo, les
lecteurs MP3 et les tablettes. Les cartes SD peuvent stocker jusqu'à 2 Go de données. Les cartes SDHC (SD
High Capacity) peuvent stocker jusqu'à 32 Go de données et les cartes SDXC (SD Extended Capacity) jusqu'à
2 To.

 MicroSD : version beaucoup plus petite de la carte SD ; elle est généralement utilisée dans les téléphones
portables et les tablettes.

 MiniSD – Version de carte SD dont la taille se situe entre entre la taille d'une carte SD et d'une carte MicroSD.
Ce format a été développé pour les téléphones mobiles.

 CompactFlash : ce format est plus ancien, mais il est encore beaucoup utilisé en raison de sa haute capacité
(souvent jusqu'à 128 Go) et de sa vitesse élevée. Les cartes CompactFlash servent souvent à stocker les
données des caméras.

 Memory Stick : le format Memory Stick, créé par Sony Corporation, est un format de mémoire Flash
propriétaire utilisé dans les appareils photo, les lecteurs MP3, les consoles de jeux vidéo portables, les
téléphones portables, les caméras et d'autres appareils électroniques portables.

 eMMC : le format MultiMediaCard intégré est très utilisé dans les smartphones et certaines tablettes.

 xD : également désignée sous le nom de figure, utilisée dans certains appareils photo numériques.

Choix des lecteurs optiques

Un lecteur optique utilise un laser pour lire et écrire des données sur un support optique.

Les facteurs à prendre en considération lors de l'achat d'un nouveau lecteur optique sont indiqués à l'illustration 1.

Le tableau de l'illustration 2 récapitule les fonctionnalités des lecteurs optiques.

Les DVD contiennent beaucoup plus de données que les CD et les disques Blu-ray eux-mêmes beaucoup plus de
données que les DVD. Les DVD et les disques Blu-ray peuvent également présenter une double couche
d'enregistrement des données, doublant ainsi la quantité des données pouvant être enregistrées sur le support.

Choix d'un dispositif de stockage externe

Les dispositifs de stockage externes sont pratiques et permettent facilement une utilisation sur plusieurs ordinateurs
en raison de leur portabilité. Un dispositif de stockage externe peut se connecter à un port externe de type USB,
eSATA ou Thunderbolt. Les lecteurs Flash externes, ou clés USB, qui se connectent à un port USB sont un type de
support de stockage amovible.

Les facteurs à prendre en considération lors de l'achat d'une nouvelle solution de stockage externe sont indiqués sur
l'illustration ci-contre.

Choisissez le type de stockage externe adapté aux exigences de votre client. Par exemple, si votre client a besoin de
transférer une petite quantité de données (comme une simple présentation), le lecteur Flash externe est une bonne
solution. S'il a besoin de sauvegarder ou de transférer un volume de données important, choisissez un disque dur
externe.

Choix des périphériques d'entrée et de sortie

Choisissez le matériel et les logiciels adaptés aux exigences du client. Après avoir défini ce dont a besoin le client,
vous devez déterminer comment connecter ce matériel à l'ordinateur.
L'illustration montre le fond de panier d'un ordinateur ainsi que certains connecteurs d'entrée et de sortie courants.
Les techniciens doivent bien comprendre le fonctionnement de ces interfaces et de ces ports.

Travaux pratiques - Recherche des composants d'un ordinateur

Au cours de ces travaux pratiques, vous allez rassembler des informations relatives aux composants dont vous avez
besoin pour terminer l'ordinateur de votre client. Les informations relatives aux composants que votre client possède
déjà sont fournies. Utilisez-les pour vérifier que les composants que vous recherchez sont compatibles avec les
composants que votre client possède déjà.

Travaux pratiques - Recherche des composants d'un ordinateur

Clients lourds et clients légers

Les ordinateurs sont parfois classés en deux catégories :

 Clients lourds : il s'agit des ordinateurs standard dont nous avons discuté dans ce chapitre. Ces ordinateurs
disposent de leur propre système d'exploitation, de nombreuses applications et d'un système de stockage
local. Il s'agit de systèmes autonomes qui n'ont pas besoin de connexion réseau pour fonctionner. La totalité du
traitement est exécutée en local sur l'ordinateur.

 Clients légers : il s'agit généralement d'ordinateurs réseau bas de gamme qui se connectent à des serveurs
distants pour traiter les données. Les clients légers ont besoin d'établir une connexion réseau avec un serveur
et ils accèdent généralement à leurs ressources par l'intermédiaire d'un navigateur Web ou d'un bureau à
distance. Le client peut toutefois être un ordinateur exécutant un logiciel client léger ou un petit terminal dédié
composé d'un écran, d'un clavier et d'une souris. Les clients ne possèdent généralement pas de système de
stockage interne et ils disposent de très peu de ressources locales.

Le tableau de l'illustration ci-contre identifie les différences entre les clients lourds et les clients légers.

Outre les clients lourds et les clients légers, il existe également des ordinateurs qui ont été construits pour des
besoins spécifiques. Les responsabilités d'un technicien en informatique consistent notamment à évaluer et à choisir
les composants appropriés, et à mettre à niveau des ordinateurs spécialisés devant répondre aux besoins des
clients.

Cette section décrit certains de ces ordinateurs spécialisés.

Stations de travail xAO

Il peut s'agir par exemple d'une station de travail utilisée pour exécuter des logiciels de CAO (conception assistée par
ordinateur) ou de FAO (fabrication assistée par ordinateur).

Une station de travail CAO ou FAO (xAO), comme sur l'illustration, permet de concevoir des produits et de contrôler
la fabrication. Les stations de travail xAO permettent de créer des plans détaillés ou de concevoir des habitations,
des voitures, des avions ou des ordinateurs, ainsi que de très nombreux produits du quotidien. Un ordinateur utilisé
pour exécuter un logiciel de xAO doit prendre en charge le logiciel lui-même ainsi que les périphériques d'E/S dont
l'utilisateur a besoin pour concevoir et fabriquer les produits. Les logiciels de xAO sont souvent complexes et
nécessitent du matériel fiable.

Optez si possible pour le matériel suivant si vous devez exécuter un logiciel de xAO :

 Processeur puissant : le logiciel de xAO doit effectuer très rapidement d'énormes quantités de calculs. Il doit
en effet être capable d'afficher rapidement des images 2D et 3D. Les processeurs rapides multicœurs sont
recommandés dans les stations de travail de CAO.

 Carte vidéo haut de gamme : ces cartes graphiques haute résolution permettent d'afficher rapidement des
images 2D et 3D à l'aide d'une carte graphique spécifique. Il est utile, voire indispensable, que l'utilisateur
dispose de plusieurs écrans pour qu'il puisse simultanément travailler sur la programmation, les rendus 2D et
la modélisation 3D.
 RAM : en raison de la grande quantité de données traitées par une station de travail xAO, la mémoire vive
(RAM) est un élément essentiel. Plus la quantité de RAM installée est importante, plus le processeur peut
calculer de données avant d'être obligé de les lire sur des disques durs plus lents. Installez la capacité de
mémoire maximale que peuvent supporter la carte mère et le système d'exploitation. La quantité et la vitesse
de la mémoire doivent être supérieures au minimum exigé par l'application de xAO.

Stations de travail pour montage audio et vidéo

La station de travail pour le montage audio permet d'enregistrer de la musique, mais aussi de créer des CD musicaux
et des étiquettes pour les CD. Une station de travail pour le montage vidéo permet de créer des publicités pour la
télévision, des programmes diffusés en prime time, ainsi que des films amateurs ou destinés au cinéma.

Des équipements matériels et des logiciels spécialisés sont combinés de façon à former un ordinateur destiné au
montage audio et vidéo. Les logiciels audio installés sur une station de travail de montage audio (voir illustration ci-
contre) permettent d'enregistrer le son et de le manipuler via des opérations de mixage et des effets spéciaux, mais
aussi de finaliser des enregistrements à diffuser. Les logiciels vidéo permettent de couper, de copier, de combiner et
de modifier des séquences vidéo. Ils permettent également d'ajouter des effets spéciaux.

Optez si possible pour le matériel suivant si vous devez utiliser un logiciel de montage audio et vidéo :

 Carte son spécialisée : l'enregistrement de musique sur un ordinateur en studio peut nécessiter un
équipement disposant de plusieurs entrées de microphones et de plusieurs sorties d'effets. Une carte son
capable de traiter l'ensemble de ces entrées et sorties est nécessaire. Cherchez différents fabricants de cartes
son et analysez les besoins de votre client, afin d'installer la carte son qui répondra à toutes les exigences d'un
studio d'enregistrement ou de mastering moderne.

 Carte vidéo spécialisée : une carte vidéo capable de gérer des résolutions élevées et plusieurs écrans est
nécessaire pour combiner et monter en temps réel différents flux vidéo et effets spéciaux. Vous devez
connaître les besoins du client et opter pour un modèle pouvant gérer les grandes quantités d'informations que
génèrent les équipements de production d'effets et les caméras modernes.

 Disque dur rapide et de grande capacité :les caméras vidéo modernes enregistrent en haute résolution et à
une fréquence d'images très rapide, ce qui produit une quantité importante de données. Les disques durs de
petite capacité seront rapidement pleins et les disques durs lents ne seront pas à la hauteur du débit demandé,
si bien qu'ils supprimeront parfois des images. Un disque rapide et de grande capacité, par exemple un disque
SDD ou SSHD, est recommandé pour enregistrer une vidéo de haute qualité sans erreurs ni image
manquante. Les niveaux RAID 0 ou 5, où l'entrelacement est utilisé, permettent d'augmenter les vitesses de
lecture et d'écriture.

 Deux écrans : lors du montage audio et vidéo, l'utilisation de deux ou trois écrans (voire davantage) peut
faciliter la gestion de plusieurs tâches, scènes, équipements et logiciels simultanés. Les cartes HDMI,
DisplayPort et Thunderbolt sont recommandées, les cartes DVI étant toutefois acceptables. Si le client a besoin
de plusieurs écrans, prévoyez des cartes vidéo spécialisées lors de l'assemblage de la station de travail audio
ou vidéo.

Stations de travail pour la virtualisation

Vous pouvez être amené à assembler un ordinateur pour un client qui utilise des technologies de virtualisation. Ce
qu'on appelle la virtualisation consiste à exécuter simultanément deux ou plusieurs systèmes d'exploitation sur un
seul ordinateur. Souvent, un système d'exploitation est installé et le logiciel de virtualisation permet d'effectuer et de
gérer des installations supplémentaires d'autres systèmes d'exploitation, pas forcément du même éditeur de logiciels.

L'infrastructure VDI (Virtual Desktop Infrastructure) constitue un autre type de virtualisation. Elle permet aux
utilisateurs de se connecter à un serveur pour accéder à des ordinateurs virtuels. Les commandes entrées avec la
souris et le clavier sont envoyées au serveur afin de manipuler l'ordinateur virtuel. Les sorties telles que le son et la
vidéo sont renvoyées vers les haut-parleurs et l'écran de l'ordinateur du client qui accède à l'ordinateur virtuel.

Les clients légers de faible puissance utilisent un serveur beaucoup plus puissant qu'eux pour effectuer les calculs.
Les ordinateurs portables, les smartphones et les tablettes peuvent aussi accéder à l'infrastructure VDI pour utiliser
les ordinateurs virtuels. Voici quelques possibilités supplémentaires offertes par la virtualisation :
 Tester des logiciels ou des mises à niveau logicielles dans un environnement qui n'interfère pas avec votre
environnement de système d'exploitation actuel

 Utiliser plusieurs systèmes d'exploitation sur un seul ordinateur, par exemple Linux ou Mac OS X

 Naviguer sur Internet sans risque de voir des logiciels nuisibles endommager votre installation principale

 Exécuter d'anciennes applications qui ne sont pas compatibles avec les systèmes d'exploitation modernes

La virtualisation nécessite des configurations matérielles plus puissantes, car chaque installation doit disposer de ses
propres ressources. Un ou deux environnements virtuels peuvent être exécutés sur un ordinateur moderne équipé
d'un matériel standard, mais une installation VDI complète peut nécessiter un matériel rapide et coûteux si elle doit
prendre en charge plusieurs serveurs dans de nombreux environnements différents.

Voici une partie de la configuration matérielle requise pour exécuter des ordinateurs virtuels :

 RAM maximale : vous devez disposer de suffisamment de mémoire vive pour répondre aux exigences de
chaque environnement virtuel et de l'ordinateur hôte. Une installation standard qui utilise seulement quelques
machines virtuelles peut ne nécessiter que 1 Go de RAM pour prendre en charge un système d'exploitation
moderne tel que Windows 8. Si plusieurs utilisateurs utilisent chacun plusieurs ordinateurs virtuels, vous devrez
installer au moins 64 Go de mémoire vive.

 Cœurs du processeur : même si un processeur monocœur est à même de gérer la virtualisation, un


processeur intégrant des cœurs supplémentaires augmente la vitesse et la réactivité dans un environnement
regroupant plusieurs utilisateurs et machines virtuelles. Certaines installations VDI utilisent des ordinateurs
équipés de plusieurs processeurs à plusieurs cœurs.

Ordinateurs de jeu

Les gamers (adeptes de jeux vidéo sur ordinateur) sont nombreux. Chaque année, les jeux se perfectionnent et
requièrent un matériel plus puissant, de nouveaux types d'équipements et des ressources supplémentaires afin
d'offrir à l'utilisateur une expérience de jeu agréable.

Un client peut vous demander de concevoir et d'assembler un ordinateur destiné aux jeux vidéo. Voici une partie de
la configuration matérielle requise pour un ordinateur de jeu :

 Processeur puissant : pour les jeux, tous les composants de l'ordinateur doivent fonctionner ensemble de
manière fluide. Un processeur puissant permet la transmission en temps réel de toutes les données logicielles
et matérielles. Avec un processeur puissant, l'ordinateur pourra prendre en charge des fréquences d'images
élevées, le rendu 3D ainsi que de hautes performances audio. Les processeurs à plusieurs cœurs augmentent
la réactivité du matériel et des logiciels.

 Carte vidéo haut de gamme : les jeux modernes utilisent des résolutions élevées et des détails complexes.
Une carte vidéo dotée d'un processeur graphique (GPU) rapide et spécialisé, d'une mémoire vidéo suffisante et
rapide, est nécessaire pour garantir que la qualité, la netteté et la fluidité des images affichées sur l'écran.
Certaines machines de jeu sont équipées de plusieurs cartes vidéo pour offrir une fréquence d'images élevée
ou permettre l'utilisation de plusieurs écrans.

 Carte son haut de gamme : les jeux vidéo utilisent plusieurs canaux audio de haute qualité pour permettre au
joueur de s'immerger complètement dans le jeu. Une carte son haut de gamme permet d'obtenir un son
supérieur à celui généré par un ordinateur équipé dont le son est intégré. Une carte son dédiée améliore en
outre les performances globales en déchargeant le processeur d'une partie de ses tâches. Les adeptes de jeux
vidéo utilisent souvent des casques et des microphones spéciaux afin d'interagir avec les autres joueurs en
ligne.

 Refroidissement haut de gamme : les composants haut de gamme génèrent souvent davantage de chaleur
que les composants standard. Un matériel de refroidissement plus robuste s'avère souvent nécessaire afin de
garantir un refroidissement efficace de l'ordinateur lorsque des jeux sophistiqués le sollicitent énormément. Des
ventilateurs, dissipateurs thermiques et dispositifs de refroidissement à liquide surdimensionnés sont souvent
utilisés pour refroidir les processeurs, les processeurs graphiques et la mémoire vive.
 Grandes quantités de mémoire vive (RAM) rapide : les jeux sur ordinateur requièrent de grandes quantités
de mémoire pour fonctionner. Les données vidéo, les données audio et toutes les informations requises pour
exécuter le jeu sont sollicitées en permanence. Plus l'ordinateur dispose de mémoire vive, moins il a besoin
d'accéder souvent à des dispositifs de stockage. Une mémoire vive plus rapide aide le processeur à
synchroniser toutes les données, car celles dont il a besoin pour effectuer ses calculs peuvent être extraites au
moment requis.

 Stockage rapide : les disques durs à 7 200 tr/min et 10 000 tr/min peuvent extraire les données beaucoup
plus rapidement que les disques durs à 5 400 tr/min. Les disques SSD et SSHD sont plus chers, mais ils
améliorent très nettement les performances des jeux.

 Matériel spécifiquement conçu pour le jeu : certains jeux nécessitent de communiquer avec d'autres
joueurs. Il faut alors un microphone pour leur parler et des haut-parleurs ou un casque pour les entendre. Vous
devez connaître le type de jeux qu'utilise votre client pour déterminer si un microphone ou un casque est
nécessaire. Certains jeux peuvent être exécutés en 3D. Des lunettes spéciales et des cartes vidéo spécifiques
peuvent alors être nécessaires. En outre, il est préférable pour certains jeux d'utiliser plusieurs écrans. Les
simulateurs de vol, par exemple, peuvent être configurés pour afficher des images du cockpit sur deux ou trois
moniteurs (voire plus) en même temps.

Ordinateurs home cinema

Un ordinateur home cinema, ou HTPC (Home Theater Personal Computer) requiert des composants matériels
spécialisés pour offrir au client une excellente qualité d'image. Chaque équipement doit être connecté et fournir les
services et ressources nécessaires à la prise en charge des différentes exigences d'un système HTPC.

Un HTPC permet notamment d'enregistrer un programme vidéo en vue de le regarder ultérieurement, c'est ce que
l'on appelle le timeshifting ou décalage temporel. Les systèmes HTPC peuvent être conçus pour regarder la
télévision en direct, des films en flux continu et du contenu Internet, pour visionner des photos de famille et des
vidéos personnelles, et même pour naviguer sur Internet à partir d'un téléviseur. Optez si possible pour le matériel
suivant si vous devez assembler un HTPC :

 Boîtiers et alimentations spécialisés : il est possible d'utiliser des cartes mères plus petites pour un HTPC.
De cette façon, les composants s'intègrent dans un boîtier plus compact. C'est ce que l'on trouve généralement
dans un home cinema. En principe, un boîtier HTPC contient de grands ventilateurs qui tournent moins vite et
sont moins bruyants que ceux d'une station de travail standard. Vous pouvez aussi utiliser des alimentations
sans ventilateurs (cela dépend des exigences en matière d'alimentation) afin de réduire encore davantage le
bruit créé par le HTPC. Certains équipements HTPC intègrent des composants extrêmement efficaces et n'ont
pas besoin de ventilateur pour le refroidissement.

 Son surround : le son surround permet de mieux « entrer » dans le programme vidéo. Un HTPC peut utiliser
le son surround depuis la carte mère lorsque le chipset le permet. On peut aussi installer une carte son dédiée
pour transmettre un son surround de haute qualité à des haut-parleurs ou un amplificateur supplémentaire pour
un meilleur son.

 Sortie HDMI : la norme HDMI permet de transmettre la vidéo haute définition, le son surround et les données
aux téléviseurs, récepteurs multimédias et projecteurs. La technologie HDMI permet également de contrôler les
fonctions de nombreux périphériques.

 Tuners TV et cartes câble : un tuner doit être utilisé pour que le HTPC puisse afficher les signaux de
télévision. Le tuner TV convertit les signaux de télévision analogiques et numériques en signaux audio et vidéo
que l'ordinateur peut exploiter et stocker. Les cartes câble permettent de recevoir les signaux de télévision
émis par un câblo-opérateur. Une carte câble est nécessaire pour accéder aux chaînes payantes. Certaines de
ces cartes peuvent recevoir jusqu'à six chaînes simultanément.

 Disque dur spécialisé : les disques durs peu bruyants et à faible consommation d'énergie sont généralement
appelés des disques durs audio/vidéo (A/V). Ils sont spécialement conçus pour les enregistrements longs et
continus, et offrent une longue durée de vie.

Au lieu de faire assembler un HTPC, certains clients préfèrent utiliser un serveur domestique. Celui-ci peut être placé
n'importe où dans l'habitation et plusieurs périphériques peuvent y accéder simultanément. Ce serveur permet de
partager des fichiers et des imprimantes, et de transmettre via le réseau des fichiers audio, vidéo et des photos à des
ordinateurs de bureau, des ordinateurs portables, des tablettes, des postes de télévision et d'autres périphériques
multimédias. Il peut comporter un système RAID qui protège les données sensibles en cas de défaillance d'un disque
dur. Pour acheminer sans latence les données vers plusieurs périphériques, installez une carte réseau Gigabit.

Chapitre 1 : Présentation du système informatique

Ce chapitre vous a fait découvrir les composants qui constituent un système informatique personnel et les facteurs à
prendre en compte pour leur mise à niveau. La plupart de ces informations vous serviront tout au long de ce cours.

 L'IT, autrement dit les technologies de l'information, englobe l'utilisation des ordinateurs, des équipements
réseau et des logiciels pour traiter, stocker, transmettre et récupérer des informations.

 Un système informatique personnel est constitué de composants matériels et d'applications logicielles.

 Le boîtier de l'ordinateur et son alimentation doivent être soigneusement choisis en fonction du matériel installé
à l'intérieur de celui-ci et il est nécessaire de prévoir l'ajout futur de composants.

 Les composants internes d'un ordinateur sont sélectionnés pour leurs caractéristiques et fonctions spécifiques.
Tous les composants internes doivent être compatibles avec la carte mère.

 Lorsque vous connectez des périphériques, utilisez les ports et les câbles appropriés.

 Les périphériques d'entrée les plus répandus sont le clavier, la souris, l'écran tactile et les appareils photo
numériques.

 Les périphériques de sortie les plus répandus sont les écrans, les imprimantes et les haut-parleurs.

 Les boîtiers, les alimentations, le processeur, le système de refroidissement, la mémoire vive, les disques durs
et les cartes d'extension doivent être mis à niveau lorsque les périphériques tombent en panne ou ne
répondent plus aux exigences du client.

Les ordinateurs spécialisés requièrent un matériel adapté à leur fonction. Le type de matériel utilisé pour ces
ordinateurs dépend de la façon dont le client travaille et de ce qu'il souhaite faire.