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MAÇONNERIE
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INTRODUCTION
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Par définition, la maçonnerie est un composé de briques de terre cuite ou d'agglomérés
liés entre eux par un mortier et qui se comportent comme un tout. Ce mode de
+,-!./012131425!6,!7,84229-19!9:3!;2!<47=4:/!.9!>-1?;9:!.9!39--9!<;139!4;!.@,AA647/-/:!
construction remonte quasi aux origines de l'humanité ; un des plus anciens vestiges est
61/:! 923-9! 9;B! =,-! ;2! 74-319-! 93! ?;1! :9! <47=4-3923! <4779! ;2! 34;3C! D9! 74.9! .9!
constitué par la muraille en pierre de Jericho construite au huitième millénaire avant JC.
<42:3-;<3142!-974239!?;,:1!,;B!4-1A129:!.9!6@E;7,213/!F!;2!.9:!=6;:!,2<192:!G9:31A9:!9:3!
Tant dans le bâtiment que pour les ouvrages d'art, la maçonnerie fut l'une des
techniques de construction prépondérantes jusqu'à l'apparition des structures
<42:313;/!=,-!6,!7;-,1669!92!=19--9!.9!H9-1<E4!<42:3-;139!,;!E;131I79!7166/2,1-9!,G,23!HDC!
métalliques et du béton armé. Elle atteint ces heures de gloires dans les édifices religieux
J,23! .,2:! 69! >K317923! ?;9! =4;-! 69:! 4;G-,A9:! .@,-35! 6,! 7,84229-19! 0;3! 6@;29! .9:!
de l'art gothique où les architectes et les constructeurs jouaient d'audace pour rendre ces
39<E21?;9:!
monuments .9! très <42:3-;<3142! =-/=42./-,239:!
aériens. Actuellement, L;:?;@M!s'utilise
la maçonnerie 6@,==,-13142!
presque.9:! :3-;<3;-9:!
exclusivement
pour des éléments verticaux tels que murs porteurs, cloisonnements ou galandages11,
7/3,661?;9:!93!.;!>/342!,-7/C!(669!,339123!<9:!E9;-9:!.9!A641-9:!.,2:!69:!/.101<9:!-961A19;B!
généralement pour des constructions de petites dimensions.
.9!6@,-3!A43E1?;9!4N!69:!,-<E139<39:!93!69:!<42:3-;<39;-:!L4;,1923!.@,;.,<9!=4;-!-92.-9!<9:!
Si la maçonnerie garde encore un attrait certain dans la construction, c'est que la
742;7923:!
manutention3-I:!
sur ,/-192:C!
chantier $<3;966979235!
des briques peut6,! être
7,84229-19! :@;3161:9!
réalisée avec des =-9:?;9! 9B<6;:1G97923!
moyens légers et que la
mise en
=4;-! .9:!œuvre ne nécessite
/6/7923:! aucun
G9-31<,;B! équipement
39669! ?;9! lourd, il <641:42297923:!
7;-:! =4-39;-:5! suffit d'une truelle, d'une caisse
4;! A,6,2.,A9:5!
à mortier, d'un niveau et d'un fil à plomb.
A/2/-,697923!=4;-!.9:!<42:3-;<3142:!.9!=93139:!.1792:142:C!
O1! 6,! 7,84229-19! A,-.9! 92<4-9! ;2! ,33-,13! <9-3,12! .,2:! 6,! <42:3-;<31425! <@9:3! ?;9! 6,!
OBJECTIFS
7,2;3923142!:;-!<E,2319-!.9:!>-1?;9:!=9;3!P3-9!-/,61:/9!,G9<!.9:!74Q92:!6/A9-:!93!?;9!6,!
- Evaluer la capillarité des briques
71:9!92!R;G-9!29!2/<9::139!,;<;2!/?;1=97923!64;-.5!16!:;0013!.@;29!3-;96695!.@;29!<,1::9!
- Réaliser un mortier et des prismes d'essai.
M!74-319-5!.@;2!21G9,;!93!.@;2!016!M!=647>C!
- Fabriquer des murets d'essai.
- Effectuer les essais de résistance des briques, du mortier et des murets.
- Etablir une relation entre les résistances des matériaux et celles des murets.
&*+,)$"-.!
- Comprendre la microstructure des différents éléments
S,7161,-1:9-!69:!/3;.1,23:!,G9<!6,!71:9!92!R;G-9!93!69!<47=4-397923!.9:!7,84229-19:!93!
.9!69;-:!<47=4:,23:C!
                                                                                                               
T! )/,61:9-!;2!74-319-!.9!<17923!93!.9:!=-1:79:!.@9::,1C!
1  Galandages  :  cloisons  de  briques  posées  de  chant  

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  1
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1. GENERALITES

Comme tout élément de construction, la maçonnerie doit répondre à certaines exigences


liées soit à la fonction statique de la construction, soit à la fonction d'enveloppe.

Fonction statique : capacité de l'élément de reprendre les charges (actions


directes) et de résister aux déformations imposées (actions
indirectes) afin d'assurer la sécurité structurale et l'aptitude
au service (limitations des fissures, durabilité, etc.). Dans la
maçonnerie, les efforts sont essentiellement verticaux bien
que des efforts horizontaux (vent, séisme) ou transversaux
existent.

Fonction d'enveloppe : capacité d'un élément de protéger les utilisateurs contre des
agressions ou nuisances externes telles que :
o les intempéries et le vent,
o le bruit (isolation acoustique),
o les variations de température externe (isolation
thermique),
o le feu.

Toutes ces fonctions doivent être assurées à long terme. On doit donc construire et
dimensionner les structures afin de limiter les effets des agressions et en particulier
éviter l'apparition de fissure (fréquemment d'ordre statique) et l'absorption d'eau.

En Suisse, les bases d'étude, d'exécution et de dimensionnement statique sont données


par la norme SIA V 177 "Maçonnerie". Pour des constructions ordinaires, la classification
des maçonneries est réalisée sur la base du type de briques ou d'agglomérés avec une
définition des exigences minimales quant à la qualité des matériaux de base et de la
maçonnerie (voir tableau 1). Ces exigences peuvent être modifiées et complétées
lorsqu'on exige des performances particulières que ce soit d'ordre statique (résistance
accrue) ou pour l'enveloppe (isolation, mur apparent, résistance au feu).

  2
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Tableau 1 : Exigences minimums des propriétés mécaniques des maçonneries et de leurs composants (voir
:;5,4!#'00,!%#!.541&!<=>!?(@@A!35'4!%&0!#'74&0!&+,-&./&0BC!
aussi la norme SIA V177, pour les autres exigences).

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*selon l'ancienne norme SIA 177 :


- mortier normal : mortier à base de ciment Portland uniquement
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(CP 300 à 400 kg/m3)
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- mortier
L!/.1'&+1!HQ'(1C!U!/.1'&+1!,!H(%+!C+!*&/+)'!V.1'-()C!+'!C+!*[(D3!WXV!>;;!\!X]!7?;!YJ6/3)=Z!
bâtard : mortier à base de ciment Portland et de chaux (CP 100 + CH 250 kg/m

Différents types de matériaux sont utilisés pour bâtir. On distinguera notamment les
matériaux naturels (pierres) des matériaux artificiels (briques) obtenus par cuisson de
7) naturelle.
roche 89,:98;)<=>?)!@ABC;A)<;)D@C?B@E98;);B)
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  "! 3
2. REALISATION D’UN ESSAI DE CAPILLARITE

Le phénomène de capillarité a été décrit pour la première fois par Léonard de Vinci bien
qu’il n’en comprenait pas encore le fonctionnement. Il observa la montée de liquide
dans des tubes de différents diamètres.

Avec les matériaux poreux la capillarité peut s’illustrer facilement. Lorsqu’ils sont
trempés dans l’eau, on peut voir la montée d’une certaine quantité d’eau à travers leur
structure. Ces matériaux sont constitués de multitude de pores (0.001 à 10 µm voir
graphique 1) qui jouent le rôle de capillaires.
 

Silico  calcaire  

Terre  cuite  

Béton  

 
Graphique  1  :  distribution  de  taille  des  pores  de  3  matériaux  brique  silico-­‐calcaire  (SC)  brique  en  terre  cuite  (TC)  
et  Béton  (B).  Valeurs  obtenues  par  MIP.  
 
Trois matériaux sont testés : une brique silico-calcaire, une brique terre cuite, un
échantillon de béton.

A l’aide de l’essai de capillarité par trempage, calculer le volume des pores de chaque
matériau, le volume de la section saturée en eau. En déduire la porosité, remplir le
tableau et expliquer les résultats.
 
 
 
 
 
 
 
 

  4
Volume de la section
Matériau Volume des pores [mm3] Porosité
saturée [mm3]
Silico Calcaire

Terre Cuite

Béton

OBSERVATIONS (Capillarité)

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…………………………………………………………………………………………...…………………
 
 
 
 
 

  5
3. GACHAGE D'UN MORTIER DE JOINTOYAGE ET REALISATION
D'UN MURET

3.1 But et méthode

Réaliser un muret constitué d'un empilement de 3 briques. Un muret est composé de


deux éléments, à savoir les briques et le mortier.

Déterminer les proportions de ciment, d'eau et de sable de manière à obtenir un mortier


présentant les propriétés suivantes:

- à l'état frais, une pâte de bonne maniabilité et facilitant le maçonnage.


- à l'état durci, un matériau de résistance suffisante (tableau 1).

Les mortiers se différencient des bétons par leur diamètre maximal de granulats. Le
tableau ci-dessous reprend les différentes nominations selon la taille des granulats
utilisés.

Nomination Taille des granulats


Pâte de ciment Pas de granulats
Mortier 0 – 4 mm
Microbéton 0 – 8 mm
Béton 0 – 16 mm

Tableau 2 : nomination en fonction de la taille des granulats

Pour améliorer la maniabilité du mortier et l’adhérence du mortier aux briques, de la


chaux peux être rajoutée. Pour un mortier de ciment uniquement, un dosage de l'ordre
de 300 à 400 kg/m3 permet d'atteindre les résistances prescrites. Pour les mortiers
devant avoir une résistance de 5 N/mm2, on peut utiliser le mortier bâtard (CP 100 +
CH 250). La composition théorique d'un mortier se fait en déterminant le type de
mortier nécessaire, ce qui définit sa teneur en liant.

On détermine les teneurs des autres composants sachant que la masse volumique du
mortier frais est de l'ordre de 2250 kg/m3 et que la teneur en eau est de l'ordre de 250
kg/m3.

La quantité d'eau réelle est choisie par le maçon afin d'obtenir un mortier plastique qui
puisse aisément être mis en place pour le maçonnage du mur. Ce choix se fait
uniquement à l'aspect du mortier et non par pesée. Le maçon adapte généralement la
teneur en eau en fonction du type de brique et de leur état.

  6
3.2 Gâchage du mortier

Groupe 1 : mortier prêt à l’emploi

- Réaliser ce mélange en mélangeant d'abord à sec le sable et le ciment puis en


ajoutant l'eau jusqu'à obtenir la consistance souhaitée.
- Mesurer la quantité d'eau mise dans le mortier.
- Déterminer la masse volumique du mortier frais à l'aide d'un pycnomètre.
- Essai d’étalement

Groupe 2 : mortier bâtard

Avant de réaliser le mortier bâtard, il est nécessaire de réfléchir à quel composants


ajouter et de comprendre leur effet sur les futures propriétés du mortier.

- Définir la composition d'un mortier bâtard d’environ 20 kg.


- Réaliser ce mélange en mélangeant d'abord à sec le sable et le ciment puis en
ajoutant l'eau jusqu'à obtenir la consistance souhaitée.
- Mesurer la quantité d'eau mise dans le mortier.
- Déterminer la masse volumique du mortier frais à l'aide d'un pycnomètre.
- Essai d’étalement
- Déterminer la composition réelle du mortier.

Tous les groupes : conclure quant à la composition des 2 mortiers

Composants Quantité effective


Caractéristiques
Mortier Bâtard [kg]

e/c =

Masse volumique =

Etalement=

Total

  7
Composants Quantité effective
Caractéristiques
Mortier prêt à l’emploi [kg]

Mortier anhydre e/c=

Eau Masse volumique=

Etalement=

Total

 
OBSERVATIONS (Gachâge)

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…………………………………………………………………………………………...…………………
 
…………………………………………………………………………………………...…………………
 
…………………………………………………………………………………………...…………………
 
…………………………………………………………………………………………...…………………

  8
3.3 Construction de muret

Un muret de trois briques sera réalisé.

A l'aide du mortier préparé, monter 2 murets de 3 éléments avec des briques


différentes :

- On vérifiera que les briques aient été préparées correctement pour le maçonnage
(propreté, humidité, etc.) ;

- Sur la brique d'assise, poser un lit de mortier permettant de réaliser un joint de


l'ordre de 0.8 à 1.2 cm.

- Placer la brique sur le lit en prenant soin à ce que l’alignement avec la brique assise
soit correct (centré ou décalé ?).

- Régler la verticalité et l'alignement des briques en tapant légèrement sur la face


supérieure de la brique ;

Face  rectifiée  

Figure 1. Structure du muret.

- Préparer également 3 prismes 4/4/16 cm, pour ceci remplir le moule en 2


couches et taper 2 fois 60 coups sur la table à secousse. La surface des prismes
doit être lisse.

Ces murets ont été réalisés dans des conditions de laboratoire, à savoir température et
humidité dans la norme. Dans le cas de réalisations d’œuvres à l’extérieur, il est
important de se souvenir de l’effet des différentes conditions atmosphériques sur le
comportement du mortier lors de la prise.

  9
OBSERVATIONS (Muret)

…………………………………………………………………………………………...…………………

…………………………………………………………………………………………...…………………

…………………………………………………………………………………………...…………………

…………………………………………………………………………………………...…………………
 
…………………………………………………………………………………………...…………………

…………………………………………………………………………………………...…………………
 
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  10
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4. ESSAIS SUR BRIQUES


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4.1 But et méthode
#"9$ 7+)$/)$0:);&./$
Ø Contrôle de qualité des briques.
I,2.-J$)!()!9*&$'.0!()4!8-'9*)4!
Essai de compression
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G%)44&'!7,24'4.)!@!4,*+)..-)!*2)!8-'9*)!@!*2)!
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Figure 2. Schéma de l’essai de compression. "!
Les valeurs minimales sont définies dans le tableau 1.

4.2 Travail à effectuer

Effectuer un essai de compression et un essai de traction transversale sur 2 types de


briques différentes.

Silico Calcaire Terre Cuite


Type de brique
K B

Section nominale

Charge de rupture [kN]

Résistance fck, cube [N/mm2]

  11
OBSERVATIONS (Compression briques)

…………………………………………………………………………………………...…………………

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  12
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ESSAIS SUR MORTIERS
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>"F$
>"F$ But et méthode
60/$,/$=9/G<3,$

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Ø Contrôle de qualité des mortiers.

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On utilise des éprouvettes normalisées de 4/4/16 cm qui sont d'abord soumises à l'essai
de flexion, puis l'on récupère chaque demi prisme pour les essais de compression.
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Figure 3. Schéma des essais de flexion et compression. Les valeurs minimales pour la compression sont définies dans
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#$%!&'($)*%!+,-,+'($%!7.)*!('!6.+7*$%%,.-!%.-/!012,-,$%!0'-%!($!/'3($')!4!
le tableau 1.

5.2 Travail à effectuer

Chaque groupe effectue trois essais de flexion et deux essais de compression sur leur
!mortier.
!
"!"!
A l’aide de la formule suivante, déterminer la résistance à la flexion de chaque type de
mortier :

! 3  !  !
!!" = =
! 2  !ℎ!

Ensuite les demi-prismes sont testés en compression :

!!
!!",      !"#$ =  
!!

  13
Mortier Bâtard 1 2 3 Moyenne

Résistance à la flexion

- charge de rupture F [kN]

- résistance Rfl [N/mm2]

Résistance à la compression

- charge de rupture [kN]


/ / /

- résistance fm [N/mm2] / / /

Mortier Prêt à l’emploi 1 2 3 Moyenne

Résistance à la flexion

- charge de rupture [kN]

- résistance ffl [N/mm2]

Résistance à la compression

- charge de rupture [kN]


/ / /

- résistance fm [N/mm2] / / /

Conclure.

Lors de la rédaction du rapport on n’oubliera pas de justifier et développer les formules


utilisées, ainsi que de rappeler les principes de base des essais de compression et flexion.

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OBSERVATIONS (Essais sur mortiers)

…………………………………………………………………………………………...…………………

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D?HCFF19@1!
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6.
ESSAIS DE COMPRESSION SUR DES MURETS EN
MAÇONNERIE
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6.1 But et méthode ?5!K*!1A+%)L%!+()'1('!/H%$$%'!.%!/H,.7=+-1*!21)'-%)!M!

A)-B(%! %'! Les


/H%$$%'! .%!de/,!
essais &1*&%*'),'-1*!
compression sur des.%+!
petits&7,)8%+!
murets en,(! *-L%,(!
briques .(! N1-*'5!
permettent de seO1**,-++,*'!
rendre /%+!
compte, à moindre coût, de la qualité de la maçonnerie. Selon la norme, l'essai doit être
)=+-+',*&%+!.%+!A)-B(%+!%'!.(!21)'-%)C!1*!3%('!%+'-2%)!/,!)=+-+',*&%!.H(*%!2,F1**%)-%!D!
réalisé sur un élément de mur de 1 m2. On observe surtout l'effet de l'adhésion mortier –
brique et l'effet de la concentration des charges au niveau du joint. Connaissant les
/H,-.%!.%!/,!$1)2(/%!+(-L,*'%P!
résistances des briques et du mortier, on peut estimer la résistance d'une maçonnerie à
l'aide de la formule suivante:

$# N ˜ $"D ˜ $!E !
fb: résistance! des briques

,L%&!P! $A ! P! )=+-+',*&%!.%+!A)-B(%+!
fm : résistance du mortier

! $2κ!, α, β :P!coefficients
)=+-+',*&%!.(!21)'-%)!
valant respectivement environ 0.55, 0.65 et 0.25 dans le cas de la maçonnerie
simple, ou 0.45, 0.65 et! 0.25 N#D#E!de$!$!%&'(()%)'*+,!-./.*+!0',1'%+)-'2'*+!'*-)0&*!3455#!3465!'+!3475!8.*,!/'!%
! dansN#D#E!
celui la%&'(()%)'*+,!-./.*+!0',1'%+)-'2'*+!'*-)0&*!3455#!3465!'+!3475!8.*,!/'!
maçonnerie composée avec des joints longitudinaux.
2.9&**'0)'! ,)21/'#! &:! 34;5#! 3465! '+! 3475! 8.*,! %'/:)! 8'! /.! 2.9
2.9&**'0)'! ,)21/'#! &:! 34;5#! 3465! '+! 3475! 8.*,! %'/:)! 8'! /.! 2.
%&21&,<'!.-'%!8',!=&)*+,!/&*>)+:8)*.:?4!
Le schéma de l’essai de compression du muret est illustré ci-dessous :
%&21&,<'!.-'%!8',!=&)*+,!/&*>)+:8)*.:?4!
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,:0!/G',,.)!8:!1'+)+!1)/)'04!

! A'2.0B:'$!C',!-./':0,!2)*)2./',!8<()*)',!8.*,!/'!+.D/'.:!E!*'!
Figure 4. Schéma de l’essai de compression sur muret avec S : section nominale.
1':-'*+!1.,!F+0'!%&21.0<',!8)0'%+'2'*+!.-'%!/',!-./':0,!&D+'*:
Remarque: Les valeurs minimales définies dans le tableau 1 ne peuvent pas être comparées directement avec les
!"#$ valeurs ! sur l'essai du petit pilier.
%&'(')*$+$,--,./0,&$
obtenues
,:0!/G',,.)!8:!1'+)+!1)/)'04!
H(('%+:'0!:*!',,.)!8'!%&210',,)&*!,:0!8',!1)/)'0,!10<1.0<,!I!%'+!'(('+4!
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!"#$ %&'(')*$+$,--,./0,&$
678)8/'9.,$+$*'$.:;2&,88):9$
6.2 Travail à effectuer

Effectuer un essai de compression sur des piliers préparés à cet effet.

Muret avec mortier bâtard Silico Calcaire Terre Cuite

- section nominale

Résistance à la compression

- charge de rupture [kN]

- résistance fx [N/mm2]

Muret avec mortier prêt à


Silico Calcaire Terre Cuite
l’emploi
- section nominale

Résistance à la compression

- charge de rupture [kN]

- résistance fx [N/mm2]

OBSERVATIONS (Compression de murets)

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7. PLAN SUGGERE POUR LE RAPPORT

En plus du rapport de TP chaque groupe est tenu à rendre le protocole complété avec les
mesures et les observations effectuées durant le TP. Celui-ci devra être rendu à la fin du
TP, signé par tous les membres du groupe, et comptera pour 30% de la note finale du
rapport.

1. Introduction
- brève justification des travaux réalisés

2. Porosité des matériaux


- Décrire le test
- Résultats de chaque matériau et explication des calculs
- Interprétation des résultats en fonction de la microstructure du matériau

3. Gâchage du mortier
- Explication du choix des matériaux et de leur impact sur les propriété
mécaniques du mortier, ainsi que des proportions utilisés
- Calcul de la composition théorique
- Résultats de l'essai de gâchage : masse volumique, composition réelle et
essai d’étalement
- Remarques sur l'exécution de l'essai et comparaison des deux mortiers

4. Construction des murets


- Description des matériaux utilisés.
- Description des éléments réalisés.
- Remarques sur l'exécution

5. Essai de résistance à la compression sur des briques


- courte description du principe de l’essai et justification des formules
utilisées
- résultats des essais et remarques sur le déroulement des essais
- discussion des résultats (par rapport aux valeurs exigées)

6. Essai de résistance sur le mortier


- courte description des principes des essais et justification des formules
utilisées

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- résultats des essais et remarques sur le déroulement des essais
- discussion des résultats (par rapport aux valeurs exigées)

7. Essai de résistance à la compression sur les murets


- résultats des essais et remarques sur le déroulement des essais
- commentaire et remarques personnelles sur le mode de rupture
- comparaison des valeurs mesurées avec les valeurs théoriques définies par
la formule du § 4.1

8. Conclusions
- Remarques et commentaires critiques sur les essais effectués et les résultats
obtenus
- Définir les défauts principaux que l'on trouve dans la maçonnerie et donner
quelques règles de base pour les éviter.

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