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Les convertisseurs, alimentations à découpage, onduleurs alimentant les machines électriques, sont des sources

de perturbations électromagnétiques très importantes, qui trouvent leur origine dans les commutations rapides
des semi-conducteurs de puissance. Cette rapidité réduit les coûts et encombrements des convertisseurs, mais
seulement si la CEM est assurée. A défaut, les communications et les autres équipements électroniques sont
perturbés, et la qualité du convertisseur est mise en cause. Une prise en compte tardive de la CEM conduit à des
surcoûts et délais importants. Durant la formation, on étudie comment les perturbations conduites suivent les
composants et les câbles, et comment sont conçus et calculés les filtres qui les maîtrisent. On calcule aussi
comment les perturbations rayonnées sont produites par résonance dans ou entre les composants de puissance,
se propagent dans les milieux « isolants », sont maîtrisées par une implémentation adaptée, et si nécessaire par
blindage. On étudie des techniques CEM de commutation des semi-conducteurs, d'implémentation et de câblage
des électroniques, de conception des bobinages de transformateurs, inductances, ou machines électriques.

1. Terminologie, contexte et enjeux


2. Sources de perturbations
3. Electromagnétisme
4. Effets Electromagnétique des conducteurs
5. Couplages des perturbations
6. Masse et blindage
7. Réduction des couplages
8. Norme de la CEM

Topics of interest include but not limited to:

1. Computational Electromagnetics, Electromagnetic Compatibility, Scattering and


Electromagnetic Theory
2. Antennas and Microwave technologies
3. Optics and Photonics
4. Metamaterials, Plasmonics, Photonic Crystals and Complex Media
5. Remote Sensing, Inverse Problems, Imaging, Radar and Sensing
6. Bioeffects of EM fields, Biological media, Medical electromagnetics
7. A-1 Intro
8. A-2 Notions utiles en CEM
9. A-3 Sources
10. A-4 Victimes
11. B-1 Rappels d'electromagnétisme
12. B-2 Théorie des lignes
13. B-3 Calcul des paramètres localisés
14. B-4 Comportement réel des composants (avec SC)
15. B-5 Modes de couplage conduit
16. B-6 Normes mesures conduit (RSIL)
17. B-7 Filtre HF
18. B-8 Cours – Exo: émission conduite d'un Hacheur Série et parallele (4 h) -
Application en TP de 4 h
19. B-9 Harmoniques réseau
20. C-1 Théorie des antennes
21. C-2 Normes rayonnées
22. C-3 Blindage
23. Prérequis :
24. Electromagnétisme, théorie des circuits électriques, traitement du signal élémentaire

Lorsqu'il s'agit d'étudier les perturbations conduites et les champs électromagnétiques qui en
résultent, la modélisation a souvent recours à l'utilisation de logiciels de calculs de circuits
tels que PSPICE ou SABER SKETCH, couplés avec une méthode numérique ou un calcul
analytique pour évaluer les couplages parasites et les rayonnements
1.2.2 Méthode des éléments finis
La méthode des éléments finis (Finite Elément Method = FEM) fut développée et appliquée
en premier lieu en génie civil et en mécanique, et n'a trouvé sa place que peu à peu en
électricité, vers la fin des années 1960. Cette méthode est fondée sur une formulation
intégrale. Le principe de la méthode des éléments finis est de découper le domaine
d'intégration à deux ou trois dimensions en données élémentaires de taille finie [ZIE 91]. Sur
chacun de ces sous-domaines, appelés éléments finis, la fonction inconnue est approchée par
une combinaison linéaire de polynômes à une ou plusieurs variables de faible degré. Les
coefficients de chaque polynôme sont déterminés par la valeur de la fonction en des points
particuliers que l'on appelle les noeuds de l'élément. Par exemple, en deux dimensions, on
pourra choisir des triangles comme éléments finis, leurs sommets pour noeuds et les
polynômes de degré inférieur ou égal à 1 comme base. Une fois effectué le découpage en
éléments finis, les valeurs de la fonction en chaque noeud deviennent les inconnues à
déterminer.
En électromagnétisme, la méthode des éléments finis a été utilisée en premier lieu pour
étudier des guides d'ondes de section arbitraire, des guides partiellement remplis de
diélectrique et de lignes imprimées blindées - structures où l'on détermine les champs sur la
section droite (problèmes à deux dimensions). Plusieurs développements algébriques ont été
considérés pour représenter les champs. Par la suite, des problèmes tridimensionnels ont aussi été
abordés, notamment l'étude de cavités partiellement chargées de diélectrique, et les
réflexions produites par des objets disposés dans des guides d'ondes. La méthode a été
adaptée à l'étude de cavités cylindriques circulaires destinées à des accélérateurs de particules.
Le découpage en triangles ou en tétraèdres implique une grille finie et donc une structure
bornée. La méthode a été adaptée au traitement de problèmes ouverts en plaçant des frontières
absorbantes. On peut l'utiliser pour des antennes de dimensions finies, et disposées sur des
surfaces courbées [JIN 93].

1.2.3 Méthode des volumes finis


Cette méthode est basée sur des techniques développées et validées en dynamique des fluides
numérique. Elle permet d'étudier des problèmes de diffraction, de rayonnement, de
compatibilité électromagnétique, ou d'interférence et de blindage. La méthode des volumes
finis en régime temporel (Finite Volume Time Domain, FVTD) met en oeuvre les équations
de Maxwell dans leur forme conservative [CAN 91].
Compte tenu de l'importance des structures fïlaires dans les problèmes de C.E.M., un schéma
de fil mince a été introduit dans un logiciel [BON 00]. Une insertion dans un schéma
numérique des volumes finis présente l'avantage de pouvoir modéliser de façon conforme des
fils obliques. On évite ainsi l'inconvénient des « marches d'escalier » des différences finies,
ce qui permet d'obtenir les fréquences de résonance exactes. De plus, un schéma volumes finis peut
être appliqué aussi bien au domaine temporel qu'au
domaine fréquentiel. Cette caractéristique est importante car elle permet d'utiliser dans les
deux cas la même structure de données, le même maillage, le même post-traitement et les
inconnues sont calculées aux mêmes endroits. Ainsi, dans l'optique de travailler à des fréquences plus
élevées en utilisant des techniques multi-domaine/multi-méthode, le schéma
volumes finis semble bien adapté pour un couplage temporel/fréquentiel.
La technique de volumes finis semble s'adapter parfaitement à des problèmes de C.E.M. mais
aussi au calcul de section efficace radar, de guide d'onde, de cavité résonante ou encore de
rayonnement d'antenne.

1.2.4 Méthode des différences finies


La méthode des différences finies permet aussi d'étudier des champs qui varient dans le
temps, en résolvant de manière approchée les équations de Maxwell. Leur traitement dans le
domaine temporel permet notamment d'étudier des régimes transitoires, des systèmes non
linéaires, voire des structures qui varient dans le temps et l'espace.
La méthode FDTD (Finite Différences in Time Domain) introduit par Yee [Yee 66] s'appuie
sur une discrétisation en carrés ou en cubes de l'espace avec des pas de discrétisation Ax, Ay
et Az. Toutes les dérivées spatiales sont remplacées pas des opérateurs discrétisés ce qui
donne le nom de différences finies. La dérivation par rapport au temps est également
discrétisée, avec un pas temporel At.
On choisit généralement Ax = Ay = Az, ce qui donne une grille FDTD cubique. Pour assurer
la stabilité des résultats, il faut que les distances entre noeuds et les périodes satisfassent la
relation :

où v est la vitesse de phase maximale.


max

La méthode FDTD calcule les six composantes des champs à chaque période, en fonction de
celles de la période précédente, pour chaque cellule - et en présence de pertes, il faut aussi
tenir compte des périodes antérieures. Une étude détaillée requiert un grand nombre de points
de discrétisation, ce qui implique un nombre important de places en mémoire et un temps de
calcul considérable. Ces besoins informatiques importants ont, par le passé, considérablement
freiné l'implémentation de la méthode. Par conséquent, on a dû consacrer beaucoup de temps
et de moyens pour améliorer la modélisation des structures, en vue de faire un usage optimal
de l'espace en mémoire et pour accélérer les calculs [MIL 94].
Toutefois, les moyens informatiques augmentent rapidement, avec la disponibilité croissante
de processeurs massivement parallèles, tandis que des logiciels performants sont maintenant
disponibles. De nombreux utilisateurs ont acquis une solide expérience dans l'utilisation de la méthode
FDTD pour résoudre les problèmes les plus divers. Il s'agit donc d'une méthode qui
présente de grandes potentialités pour analyser les champs dans de nombreuses structures
utilisées en électromagnétisme - pour autant que l'on dispose de moyens informatiques
adéquats.

1.2.5 Méthode des moments


La méthode des Moments a été développée par Harrington en régime harmonique pour
l'étude des antennes [HAR 82]. Elle est basée sur la résolution de l'équation de continuité de
champ électrique ou magnétique total à la surface des objets diffractants. Les équations
intégrales du courant sur le contour des objets permettent de déterminer directement la
répartition des courants induits à partir du champ électrique incident. Elle réalise pour cela le
produit d'une fonction test et d'une fonction de base représentant le courant inconnu. Il est
également possible de résoudre les problèmes de couplage en régime transitoire.
Cette méthode permet de traiter les systèmes ouverts, comme par exemple la diffraction d'une
onde [BAN 96]. Elle nécessite de mailler exclusivement la surface de objets, ce qui limite les
temps de calcul et l'espace mémoire. Elle est, de ce fait, bien adaptée aux problèmes
hyperfréquences, où l'épaisseur de peau est négligeable. Par contre, elle ne peut pas d'écrire
les phénomènes à l'intérieur des objets, et ne tient pas compte de l'anisotropie des milieux.

1.2.6 Méthodes des équations intégrales de frontière


La méthode des équations intégrales de frontières consiste à mettre les équations de Maxwell
sous la forme d'une équation intégrale à la surface d'un domaine Ω, en fonction de la valeur
de l'inconnue et de ses dérivées normale à la frontière T. Elle utilise pour ce faire la
seconde identité de Green. La résolution du problème se fait en discrétisant numériquement la
frontière afin de transformer l'ensemble des équations à résoudre en un système linéaire.
Cette méthode a l'avantage de réduire la dimension du problème qui permet de diminuer le
nombre d'inconnues. Néanmoins, elle présente de fortes singularités qui sont doubles :
• Les singularités géométriques au niveau des points anguleux où la dérivé normale est
non définie.
• Les singularités au niveau de la fonction de Green

Pour remédier à ce problème, il faut augmenter le nombre de points d'intégration ce qui


entraîne un coût supplémentaire en temps de calcul, ou des méthodes de régularisation
1.2.7 Méthodes des lignes de transmission (Transmission Line Theory)
c'est une méthode basée sur la théorie des images en considérant un plan de masse parfaitement
conducteur. Elle emprunte des éléments à la théorie des antennes, et au régime quasistatique pour la
notion de schémas équivalents. C'est une théorie qui se prête bien au couplage par rayonnement.

La méthode des lignes de transmission est basée sur une analogie entre l'état électrique d'un
réseau de lignes de transmission et les équations de Maxwell. Elle nécessite un maillage de toute la
région étudiée. Les noeuds du maillage sont connectés entre eux via des lignes de transmission, qui
possèdent les caractéristiques du milieu de propagation réel.
L'intérêt de cette méthode réside dans sa capacité à traiter les phénomènes de conduction en
tenant compte des phénomènes de propagation des ondes, et cela en régime transitoire
[JOH 88], Les non linéarité ou autres inhomogénéités des matériaux sont acceptées, ce qui
permet d'introduire des composants électriques non linéaires. Cette capacité à traiter des
problèmes complexes trouve ses limites dans des temps de calculs longs et un espace
mémoire important. D'autre part, cette méthode nécessite de convertir les champs
électromagnétiques existant dans une zone d'espace en tensions et courants équivalents dans
un tronçon d'une ligne.

La théorie des lignes (Antenna Theory) : c'est une théorie basée sur la résolution des équations
de Maxwell en tenant compte des retards dus à la propagation des ondes. Elles s'appliquent aussi bien
à des structures complexes modélisées par des fils ou des surfaces. Les équations du champ électrique
et magnétique sont résolues par des méthodes numériques, du fait de leur complexité. C'est une
méthode qui s'adapte bien au couplage par rayonnement

1.
Compléments aux méthodes numériques
Ajouté aux méthodes de résolution pure, l'électromagnétisme utilise de plus en plus des outils
d'analyse numériques modernes permettant :
• L'optimisation des paramètres d'un problème grâce aux méthodes d'optimisation
stochastiques : l'algorithmes génétiques, le recuit simulé, méthode de Monte Carlo...
• La reconnaissance de formes dans un signal par l'utilisation des ondelettes.