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MEMOIRE POUR L’OBTENTION DU MASTER II SPECIALISE EN GENIE ELECTRIQUE ENERGETIQUE ET ENERGIE RENOUVELABLE OPTION
MEMOIRE POUR L’OBTENTION DU MASTER II SPECIALISE EN GENIE ELECTRIQUE ENERGETIQUE ET ENERGIE RENOUVELABLE OPTION
MEMOIRE POUR L’OBTENTION DU MASTER II SPECIALISE EN GENIE ELECTRIQUE ENERGETIQUE ET ENERGIE RENOUVELABLE OPTION

MEMOIRE POUR L’OBTENTION DU

MASTER II SPECIALISE EN GENIE ELECTRIQUE ENERGETIQUE ET ENERGIE RENOUVELABLE OPTION : PRODUCTION ET DISTRIBUTION D’ELECTRICITE

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Présenté et soutenu publiquement le 11 juin 2013 par

Firmin Prosper YAMEOGO

Encadreur :

Justin BASSOLE

Enseignant ; Laboratoire Energie Solaire et Efficacité Energétique (LESEE). 2iE

Abdoulaye SY Contremaitre formateur ; centrale électrique. Essakane SA

Jury d’évaluation du stage :

Président :

Henri KOTTIN

Membres et correcteurs :

Madieumbe GAYE Moussa Kadri SANI

Promotion 2011/2012

: Madieumbe GAYE Moussa Kadri SANI Promotion 2011/2012 Institut International d’Ingénierie Rue de la Science -

Institut International d’Ingénierie

Rue de la Science - 01 BP 594 - Ouagadougou 01 - BURKINA FASO

Tél. : (+226) 50. 49. 28. 00 - Fax : (+226) 50. 49. 28. 01 - Mail : 2ie@2ie-edu.org - www.2ie-edu.org

Etude de électrification du village d’Essakane à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA

à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA REMERCIEMENTS L’étude de notre thème de fin de

REMERCIEMENTS

L’étude de notre thème de fin de cycle n’aurait pu aboutir sans le concours précieux et multiforme d’un certain nombre de personnes. Qu’il me soit donc permis de traduire toute ma gratitude à tous ceux qui ont participés d’une manière ou d’une autre à la réalisation des travaux de ce mémoire de fin d’cycle. Je voudrais nommément dire merci à :

Monsieur Justin BASSOLE ; enseignant au Laboratoire Energie Solaire et Efficacité Energétique (LESEE).Fondation 2iE, Monsieur Abdoulaye SY ; contremaitre formateur électrique à la centrale électrique d’Essakane, Monsieur Raimond ZOUNGRANA au service socio-économique d’Essakane, Monsieur Idrissa ZOUBGA ; superviseur à la centrale électrique, Monsieur Abdramane SIENOU ; directeur technique de SIMEEEL, Monsieur Paul KABORE ; Ingénieur électricien au FDE.

Monsieur Paul KABORE ; Ingénieur électricien au FDE. Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par
Monsieur Paul KABORE ; Ingénieur électricien au FDE. Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par

Etude de électrification du village d’Essakane à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA

à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA RESUME Le lien entre développement et accès aux

RESUME

Le lien entre développement et accès aux services énergétiques modernes n’est plus à démontrer, c’est conscient de cela que la société minière IAMGOLD/Essakane SA projette électrifier le village d’Essakane à partir de la mine. La réalisation de ce projet vise à assurer l’accès à l’électricité des communautés voisines de la mine. L’objectif à terme est l’amélioration des conditions de vie de la population locale, et le développement d’activités génératrices de revenus.

C’est dans cette optique que l’étude de l’électrification du village d’Essakane nous a été soumise comme thème. Pour ce faire, nous avons commencé par identifier les besoins en électricités des habitants du village. A partir de ces besoins, nous avons estimé la puissance électrique qu’il faut pour alimenter le village. La deuxième partie de notre étude a concerné le dimensionnement de la ligne MT qui va alimenter le village à partir de la mine. Le dimensionnement nous a parmi d’avoir les caractéristiques électriques et mécaniques de cette ligne, et de faire un choix des équipements constitutifs de la ligne.

Mots clés :

- Service énergétique

- Electrification

- Dimensionnement

- Essakane

énergétique - Electrification - Dimensionnement - Essakane Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par YAMEOGO
énergétique - Electrification - Dimensionnement - Essakane Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par YAMEOGO

Etude de électrification du village d’Essakane à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA

à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA ABSTRACT The correlation between development and access to

ABSTRACT

The correlation between development and access to modern energy services is no longer needed to demonstrate. It is aware of that fact that the mining company IAMGOLD / Essakane SA has projected to electrify the village of Essakane from the mine. The realization of this project is to provide access to electricity for the neighboring communities of the mine. The ultimate goal is to improve the living conditions of the local population, and the development of activities generating income.

It is in this context that the study of the electrification of the village of Essakane was submitted to us as a theme. To do this, we started by identifying the electrical needs of the villagers. Based on these needs, we estimated the electrical power needed to feed the village. The second part of our study involved the sizing of the MV line that will feed the village from the mine. The sizing allowed us to have the electrical and mechanical characteristics of this line, and make the adequate choice of equipments constituting the line.

Keywords:

- Energy Services

- Electrification

- Sizing

- Essakane

- Energy Services - Electrification - Sizing - Essakane Rédigé et soutenu le 11 juin 2013
- Energy Services - Electrification - Sizing - Essakane Rédigé et soutenu le 11 juin 2013

Etude de électrification du village d’Essakane à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA

à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA LISTE DES ABREVIATIONS : A : A mpère

LISTE DES ABREVIATIONS :

A

:

Ampère

BT :

Base Tension

FDE :

Fond de Développement de L’Electrification

GPS :

Global Position System

GWh :

Giga Watt/ heure

HTA :

Haute Tension catégorie A

I :

Intensité du courant

IACM :

Interrupteur Aérien à Commande Manuelle

In:

Intensité nominale

kVA:

kilo Volt Ampère

km:

Kilomètre

kV:

Kilo Volts

L

:

Longueur de la ligne

MALT :

Mise à la terre

MT :

Moyenne Tension

MW :

Mégawatt

NF C 11-201 :

Norme Française, indice de classe C 11-201 pour les réseaux de distribution publique

NA-X :

d’énergie électrique Nappes d’Angle ou d’Arrêt de diagramme d’armement X (forme des points

NA-Y :

d’accrochage en X) Nappes d’Angle ou d’Arrêt de diagramme d’armement Y (forme des points

NA-Z :

d’accrochage en Y) ; Nappes d’Angle de diagramme d’armement Z (forme des points d’accrochage en Z)

P

:

Puissance active

SIMEEEL :

Société d’Installation Maintenance et d’Etude d’Equipement Electrique

SONABEL :

Société Nationale d’Electricité du Burkina

U :

U :

tension entre phase Chute de tension relative

V

:

Volt

V

:

Tension simple

W

:

Watt, unité de la puissance active

Zo

 

:

Impédance linéique Ω/Km

active Zo   : Impédance linéique Ω/Km Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par YAMEOGO
active Zo   : Impédance linéique Ω/Km Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par YAMEOGO

Etude de électrification du village d’Essakane à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA

à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA Sommaire REMERCIEMENTS   ii RESUME iii

Sommaire

REMERCIEMENTS

 

ii

RESUME

iii

ABSTRACT

iv

LISTE DES ABREVIATIONS :

v

LISTE

DES

TABLEAUX

viii

LISTE

DES

FIGURES

viii

I. INTRODUCTION

2

II- OBJECTIF DE L’ETUDE :

4

III.

MATERIELS ET METHODES

6

III.1. LES BESOINS EN ELECTRICITE DU MONDE RURALE :

6

III.1.1. Les besoins domestiques :

6

III.1.2. Les besoins collectifs :

6

III.1.3. Les besoins tertiaires :

7

III.2. DETERMINATION DE LA COURBE DE CHARGE DU VILLAGE

7

III.2.1 Les appareils utilisés

8

III.2.2. Définition de différents niveaux de services proposés

8

III.2.2.1. Niveau de service pour usage domestique

8

III.2.2.2. Niveau de service pour usagers non domestique

9

III.2.3. ANALYSE DE LA DEMANDE ENERGETIQUE

9

III.2.3.1. Analyse de la demande pour les usages domestiques

9

III.2.3.2. Analyse de la demande pour les usages non domestiques

11

III.2.3.3. Analyse de la demande totale

11

III.2.4. Calcul de la demande

12

III.2.4.1.Calcul de la demande domestique du village

12

III.2.4.2. Calcul de la demande non domestique du village

12

III.2.4.3. Calcul de la demande générale du village

13

III.3 DIMENSIONNEMENT DE LA LIGNE MT

14

III.3.1. Calcul électrique

15

III.3.1.1. Calcul de la puissance

15

III.3.1.2. Calcul de la section du cable

15

III.3.2 Calcul mécanique

16

III.3.2.1 Définition des éléments géométriques et mécaniques

16

III.3.2.2 Les supports

18

et mécaniques 16 III.3.2.2 Les supports 18 Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par YAMEOGO
et mécaniques 16 III.3.2.2 Les supports 18 Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par YAMEOGO

Etude de électrification du village d’Essakane à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA

à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA   III.3.2.3 Les armements 18 III.3.3 Calcul des
 

III.3.2.3 Les armements

18

III.3.3 Calcul des caractéristiques mécaniques de la ligne

18

III.3.3.1 Choix du tracé de la ligne

19

III.3.3.2 Calcul des points de fixation

20

III.3.3.3 Détermination des cantons

20

III.3.3.4 Calcul des portées équivalentes de la ligne

20

III.3.3.5 Calcul des flèches

21

III.3.3.6 Calcul de la garde hors sol ou surplomb

21

III.3.3.7 Calcul de la profondeur d’implantation

21

III.3.3.8 Calcul des efforts sur les supports

22

III.3.3.9 Calcul de l’écartement minimal entre conducteurs

24

III.3.3.10 Calcul des armements de type Nappe d’Arrêt ou d’Angle NA

24

III.3.3.11 Calcul des pentes de la ligne

24

III.3.3.12 Inclinaison et retournement des chaines

25

III.3.4 Dispositifs de coupure et de protection

26

III.3.4.1 La mis à la terre (MALT)

26

III.3.4.2 Tenue aux courts-circuits

26

III.3.4.3 Tenue aux surtensions

26

IV.

RESULTATS

27

IV.1 LA PUISSANCE DE LA LIGNE

27

IV.1 LA SECTION ET LE TYPE DE CABLE

27

IV.2 LES CANTONS ET LES PORTEES

28

IV.3

LES FLECHES ET GARDES HORS SOL

28

IV.4 EFFORTS SUR LES SUPPORTS ET LES ARMEMENTS

29

IV.5 ECARTEMENT MINIMAL ENTRE CONDUCTEURS ET PENTES

29

IV.6 SUPPORTS ET ARMEMENTS

30

V - DISCUSSIONS ET ANALYSES

30

VI.

EVALUATION ECONOMIQUE

32

 

VII. CONCLUSION

33

BIBLIOGRAPHIE

34

ANNEXES

I

CONCLUSION 33 BIBLIOGRAPHIE 34 ANNEXES I Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par YAMEOGO Firmin
CONCLUSION 33 BIBLIOGRAPHIE 34 ANNEXES I Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par YAMEOGO Firmin

Etude de électrification du village d’Essakane à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA

à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA LISTE DES TABLEAUX Tableau 1 : Besoins attendus

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : Besoins attendus par le monde rural………………………………………………7 Tableau 2 : taux de pénétration des différents appareils……………………………………….8 Tableau 3 : niveaux de services domestiques………………………………………………….8 Tableau 4 : niveaux de services non domestiques…………………………………………… 9 Tableau 5 : consommation estimée par niveau de service……………………………………10 Tableau 6 : demande pour usages non domestiques………………………………………….11 Tableau 7 : calcul de la demande pour usages domestiques………………………………….12

Tableau 8 : calcul de la demande pour usages non domestiques…………………………… 12 Tableau 9 : calcul de la demande pour usages non domestiques…………………………… 13

28

Tableau 11 : Flèches et gardes hors sol déterminées…………………………………………28 Tableau 12 : Efforts sur les supports et armements………………………………………… 29 Tableau 13 : Ecartement minimal entre conducteur et pente déterminés…………………….29 Tableau 14 : choix des supports et armements……………………………………………….30 Tableau 15 : Coût de la ligne MT…………….………………………………………………32

Tableau 10 : Canton et portées déterminés…………………………………………………

LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Support MT avec armement en Nappes voutes… … ………………….….…

Figure 2 : représentation de la flèche et de la portée……………………….…………………16

Figure 3 : Angle de piqueta…………… ………………………….…………………………17

14

Figure 4 : garde hors sol……………………………………………….…………………

Figure 5 : Image du tracé de la ligne……

18

…………………………….…………………….19

Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par YAMEOGO Firmin
Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par YAMEOGO Firmin

Etude de électrification du village d’Essakane à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA

à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA I. INTRODUCTION L’énergie est un puissant vecteur de

I. INTRODUCTION

L’énergie est un puissant vecteur de développement surtout dans le monde rural. C’est lors du Sommet Mondial sur le Développement Durable tenu en 2002 qu’est reconnu le caractère indispensable des services énergétiques pour la réduction de la pauvreté, notamment par un accès accru à des services énergétiques fiables et abordables. Le lien entre services énergétiques et réduction de la pauvreté est explicitement identifié dans le Plan de mise en œuvre de Johannesburg 1 . Celui-ci invite la communauté internationale à mener des actions communes et à intensifier les efforts de coopération à tous les niveaux, de manière à améliorer l’accès à des services énergétiques fiables et abordables. Ce plan insiste sur le rôle que joue l’énergie dans l’amélioration des conditions de vie des populations les plus pauvres. L’énergie, en effet, influence profondément le bien-être des individus, que ce soit à travers l’accès à l’eau, la productivité agricole, l’accès à des services de santé, l’éducation, la création d’emploi ou la gestion durable de l’environnement. A l’inverse, ne pas avoir accès à l’énergie appauvrit une communauté rurale ou un individu et participe à la dégradation du système économique auquel il appartient. Il est donc urgent de traduire au niveau des pays cette volonté d’utiliser l’accès aux services énergétiques comme un moyen efficace de lutter contre la pauvreté.

La situation énergétique des pays de l’Afrique subsaharien peut être qualifiée de « désert énergétique ».si nous considérons le cas spécifique des pays membres de la CEDEAO ; Avec 4% de la population mondiale et une production de 2% de l’énergie commerciale mondiale, la CEDEAO ne compte que pour 0,7% du PNB mondial et 7% de la consommation d’énergie commerciale mondiale 2 . Ces données viennent corroborer la corrélation entre niveau de développement humain (IDH) et consommation énergétique. Les niveaux de consommation des populations de la CEDEAO sont le reflet de la situation de pauvreté énergétique qui caractérise en particulier les zones rurales et périurbaines. Les faibles niveaux de consommation reflètent un taux de disponibilité des services énergétiques qui est aujourd'hui largement insuffisant pour le développement d'activités

1 Sommet Mondial sur le Développement Durable tenu en 2002 2 Livre blanc CEDEAO

Développement Durable tenu en 2002 2 Livre blanc CEDEAO Rédigé et soutenu le 11 juin 2013
Développement Durable tenu en 2002 2 Livre blanc CEDEAO Rédigé et soutenu le 11 juin 2013

Etude de électrification du village d’Essakane à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA

à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA économiques ou pour favoriser l'accès à des services

économiques ou pour favoriser l'accès à des services sociaux de base et ainsi contribuer à la réduction de la pauvreté. Le secteur de l’électricité confirme cette règle générale. Avec 35,5% de taux d’électrification en 2003 l’Afrique présente les taux d’électrification les plus faibles du monde comparativement à 42,8% en Asie du Sud, 88,1% en Asie de l’Est, 89,2% en Amérique Latine et 91,8% au Moyen –Orient 1 . Il existe des disparités importantes entre l’Afrique du Nord électrifiée à 84% et l’Afrique subsaharienne dont seulement 23,6% 6 des ménages ont accès à l’électricité 2 . Au sein des Etats de l’Afrique subsaharienne, des disparités sont affichées entre les milieux urbains et ruraux comme illustré par deux cas spécifiques : le Niger, 2% en zones rurales et 17% en zones urbaines, et le Sénégal, 12% en zones rurales et 67% en zones urbaines 2 . Cette inégalité en termes d'offre se double d'une inégalité en matière tarifaire. Au Burkina Faso à l’image des pays de l’Afrique subsaharienne, le niveau d’accès aux services énergétiques modernes, notamment l’électricité, est très loin des seuils souhaités pour insuffler un développement durable. L’énergie électrique produite au Burkina Faso est d’origine thermique et hydroélectrique. Sa production et sa distribution sont assurées par la Société nationale burkinabè d’électricité (SONABEL). En 2009, la quantité d’électricité produite était de 844,38 GWh 3 . La part de la source thermique locale dans cette production était de 67,2% 3 , celle de la source hydroélectrique 15,66% 3 et les importations ont représenté 17,12% 3 . Entre 2006 et 2009, la production totale d’électricité a augmenté de 22,78% 3 . Cette progression est expliquée par la production hydroélectrique et thermique qui a cru respectivement de 64% et 21,32% 3 sur la même période. La quantité d’énergie importée est restée presque stable. Au 31 décembre 2009, le taux d’électrification du Burkina Faso était de 25%, dont 70% en milieu urbain et seulement 3% en milieu rural 3 . Les localités couvertes par la SONABEL étaient au nombre de 104 en 2009, correspondant à un taux de couverture de 26% 3 . Au regard des chiffres relatifs aux taux de couverture, il ressort que près des ¾ des ménages au Burkina Faso ne dispose pas d’électricité. Les infrastructures actuelles de production de la SONABEL sont insuffisantes pour faire face à une demande qui évolue de plus de 8% en moyenne par an 3 .Cette faiblesse

1 AIE, 2004 et Enerdata, 2005 2 BAD et OCDE ; IBIDEM

3 SONABEL

et Enerdata, 2005 2 BAD et OCDE ; IBIDEM 3 SONABEL Rédigé et soutenu le 11
et Enerdata, 2005 2 BAD et OCDE ; IBIDEM 3 SONABEL Rédigé et soutenu le 11

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à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA de la couverture se double d’une faiblesse des

de la couverture se double d’une faiblesse des revenues des populations dont la majorité (43,9%) vit en dessous du seuil de pauvreté estimé à 82 672F cfa 1 (INSD 2009).

Pour résorber ce déséquilibre, le pays a engagé une vaste et profonde réforme du secteur de l’énergie. Plusieurs projets et programme sont en cours pour améliorer l’accès à l’énergie électrique. On peut citer la lettre de politique de développement du secteur de l’énergie (LPDE) adoptée en décembre 2000. Les objectifs de la LPDE sont d’assainir le cadre institutionnel et réglementaire et réaliser des investissements pour assurer un approvisionnement adéquat du Burkina Faso en énergie électrique à moindre coût. L’adoption de la LPDE a permis de mobiliser des ressources financières importantes pour plusieurs projets, notamment l’extension de l’électrification rurale à quatre-vingt (80) communes et villages. L’objectif à terme est d’atteindre un taux national d’électrification de 60% en 2015. La volonté du gouvernement se traduit par les principes de base qui suivent :

affirmer le caractère prioritaire et spécifique de l’électrification rurale, relevant à la fois du secteur marchand et de l’équipement rural, concrétisé par la création du fond de développement de l’électricité (FDE).

situer l’électrification rurale dans une perspective de développement économique et social durable.

impliquer le secteur privé, le secteur associatif et les collectivités locales en position d’acteurs moteurs de l’électrification rurale. C’est dans cet optique que la société minière IAMGOLD / Essakane SA projette desservir le village d’Essakane en électricité à partir de sa centrale thermique. Il faut noter que la zone n’est pas couverte par le réseau de la SONABEL. Notre étude qui porte sur l’étude de l’électrification du village depuis la mine d’or, s’inscrit donc dans ce cadre.

II- OBJECTIF DE L’ETUDE :

L’objet de notre étude est de faire une étude technique de l’alimentation en électricité du village d’Essakane à partir de la mine d’or qui dispose d’une centrale thermique de 25 MW. Notre étude ne prendra pas en compte la distribution basse tension dans le village et la

1 INSD ; condition de vie des ménages 2009

village et la 1 INSD ; condition de vie des ménages 2009 Rédigé et soutenu le
village et la 1 INSD ; condition de vie des ménages 2009 Rédigé et soutenu le

Etude de électrification du village d’Essakane à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA

à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA facturation, ces aspects feront l’objet d’une étude

facturation, ces aspects feront l’objet d’une étude séparée. Notre étude va donc porter sur deux points principaux ; la détermination des besoins en électricité du village, et le dimensionnement de la ligne MT entre le village et la mine. Les observations de terrain nous enseignent que les besoins en électricité ne sont pas homogènes et demandent une analyse fine pour mieux cerner les différents aspects. Ces différents aspects permettent de choisir les solutions techniques adaptées à mettre en jeu. L’objectif de l’étude est donc de :

définir les besoins énergétiques des ménages du village.

estimer la puissance nécessaire pour alimenter le village, Connaissant les besoins énergétiques.

Dimensionner la ligne MT entre le village et la mine.

Pour ce faire, une enquête de terrain est nécessaire auprès de certains villages de la zone à électrifier. Les besoins exprimés par les populations, et à fortiori les dépenses énergétiques actuelles, seront amenés à évoluer avec l’arrivée de l’électricité. Il est donc nécessaire de mener l'analyse en tenant compte des besoins énergétiques actuels des populations avoisinantes ayant déjà été électrifiées. Ces enquêtes auprès des villages déjà électrifiés permettent de découvrir un horizon d’évolution des comportements énergétiques des ménages. Elles permettent également de prendre connaissance de la pénétration des nouveaux appareils électriques désirés dans les foyers, et de valider les souhaits des ménages non-électrifiés. L’évolution de la consommation énergétique se traduit généralement par l’accroissement de la consommation énergétique avec l’arrivée de l’électricité. C’est ce que l’on observe dans la plupart des zones rurales du monde qui ont été électrifiées. Pour étudier la demande potentielle du village d’Essakane, nous nous sommes basé sur plusieurs enquêtes et études qui ont été menées sur l’électrification rurale en Afrique subsaharienne. En plus des données fournies par le département socio-économique de la mine, et des statistiques du FDE.

socio-économique de la mine, et des statistiques du FDE. Rédigé et soutenu le 11 juin 2013
socio-économique de la mine, et des statistiques du FDE. Rédigé et soutenu le 11 juin 2013

Etude de électrification du village d’Essakane à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA

à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA III. MATERIELS ET METHODES III.1. LES BESOINS EN

III. MATERIELS ET METHODES

III.1. LES BESOINS EN ELECTRICITE DU MONDE RURALE :

Les besoins en électricité du monde rurale peuvent être scindés en trois grands groupes d’utilisateurs ou clients. Il s’agit des utilisateurs domestiques, des utilisateurs collectifs et enfin des commerces et la micro industrie.

III.1.1. Les besoins domestiques :

Les besoins énergétiques des ménages correspondent à l’éclairage, à l’utilisation d’appareils électriques tels que l’audiovisuel, à la cuisson et au froid. L’éclairage représentant bien évidemment le principal besoin énergétique. Cependant l’utilisation de moyens traditionnels tels que les lampes à pétrole, les bougies ou les lampes torches y répond très mal. L’audiovisuel (radio ou télévision) représente également une demande très forte du monde rural. En effet, il permet un lien avec le monde extérieur limitant ainsi l’exode rural. De plus, l’irrigation semble avoir une importance de plus en plus croissante dans les besoins énergétiques puisque celle-ci permet d’une certaine manière l’augmentation des rendements de la production agricole et donc une certaine autosuffisance alimentaire. Par contre, le besoin d’un réfrigérateur n’est pas ressenti comme prioritaire même si il peut et doit très souvent être utilisé pour la conservation des aliments. L’éclairage et l’audiovisuel sont les deux usages énergétiques qui peuvent en premier lieu être desservis par l’électricité. On constate tout d’abord que la demande des populations pour ces deux besoins est très présente et que les dépenses actuelles pour compenser le non présence d’électricité sont également très importantes. En effet, la dépense en petits consommables (bougies, pétrole lampant, piles électriques, etc.) de remplacement est très coûteuse et leur utilisation est généralement peu performante. Ainsi, l’utilisation d’une lampe à pétrole coûte 200 fois plus cher qu’un éclairage électrique fluorescent en milieu urbain. Il en est de même pour les piles qui, pour l’audiovisuel, coûtent environ 500 fois plus cher que le prix du réseau en ville 1 .

III.1.2. Les besoins collectifs :

Ces besoins représentent les services apportés à la communauté du village. On peut citer l’éclairage public, l’éclairage des écoles et des bâtiments administratifs, l’adduction d’eau potable et l’assainissement. On peut noter également l’électrification des centres de

1 Rapport étude ERIL Matan

des centres de 1 Rapport étude ERIL Matan Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par
des centres de 1 Rapport étude ERIL Matan Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par

Etude de électrification du village d’Essakane à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA

à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA santé qui permet de mieux soigner les patients

santé qui permet de mieux soigner les patients la nuit en plus de la conservation des

médicaments par l’utilisation d’un réfrigérateur.

III.1.3. Les besoins tertiaires :

Cette catégorie concerne les activités économiques et micro-industrielles du village.

Notamment les magasins et boutiques, l’artisanat, le pompage de l’eau pour l’irrigation des

camps, la transformation des produits agricoles, le développement d’activités marchandes

rentables. Ces applications seront de type moteur (broyage, décorticage, pompage de l’eau,

etc.). La création d’activités économiques dans le village permet de générer de la richesse qui

va favoriser le développement du village.

Tableau 1 : Besoins attendus par le monde rural

Besoins domestiques

Besoins collectifs

Besoins tertiaires

- l’éclairage

- l’éclairage public

- l’éclairage des magasins et boutique

- la distraction

- l’adduction d’eau potable

- le petit électroménager

- la conservation des aliments

- l’irrigation

- l’éclairage des écoles et centres de santé

- la conservation des médicaments

- la transformation des produits agricoles

- l’artisanat

- la communication

III.2. DETERMINATION DE LA COURBE DE CHARGE DU VILLAGE

La puissance maximale appelée et l’énergie journalière consommée par le village doivent être

déterminées afin de réaliser le dimensionnement de l’infrastructure d’électrification. Nous

allons donc estimer la courbe de charge horaire moyenne du village. Celle-ci est

particulièrement difficile à caractériser compte tenu du manque de données historiques et du

nombre de paramètres techniques et socio-économiques influant. Nous avons utilisé les

résultats des études socio-économique réaliser par la mine, ainsi que les études

d’électrification rurale réalisées pour le compte du FDE afin d’évaluer les besoins

énergétiques des villageois. La courbe de charge du village va être évaluée à partir de ces

données récoltées sur le terrain. Nous allons également définir différents types de services

électriques standardisés pour le village. Les caractéristiques des appareils utilisés dans ces

services ont également été définies. La connaissance des revenus et des besoins du village

permet d’estimer la répartition des différents services proposés. Enfin, le recoupement de ces

différentes données permet de déterminer la courbe de charge adaptée au village.

de déterminer la courbe de charge adaptée au village. Rédigé et soutenu le 11 juin 2013
de déterminer la courbe de charge adaptée au village. Rédigé et soutenu le 11 juin 2013

Etude de électrification du village d’Essakane à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA

à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA III.2.1 Les appareils utilisés A la lumière des

III.2.1 Les appareils utilisés A la lumière des données récoltées, nous avons recensé les différents appareils que les villageois utilisent ou envisagent d’utiliser. Afin de limiter le nombre d’appareils utilisés, nous avons défini une gamme standardisée de matériels de consommation. La politique énergétique du pays étant de minimiser la puissance des appareils, on encouragera l’utilisation d’équipements à économie d’énergie, dont la distribution devra être assurée pendant et après électrification.

Tableau 2 : taux de pénétration des différents appareils

Appareil

TV-Vidéo

Radio

Ventilateur

Frigo

Taux actuel (%)

16

67

5

2

Achat envisagé (%)

70

90

40

42

III.2.2. Définition de différents niveaux de services proposés Pour caractériser les consommations par foyer, différents niveaux de services «domestiques » ont été définis pour chaque cas d’application. Ceux-ci sont adaptés aux besoins et aux revenus des utilisateurs. Quatre niveaux de services sont définis, allant des plus faibles aux plus gros consommateurs. La définition des niveaux de services s’appuie sur les résultats des études socioéconomiques qui analysent les souhaits d’équipement exprimés par les habitants du village avant ou après électrification.

III.2.2.1. Niveau de service pour usage domestique Le tableau ci-dessous donne le nombre des différents types d’appareil utilisés par niveau de service et leur temps d’utilisation journalière.

Tableau 3 : niveaux de services domestiques

 

Niveau 1

Niveau 2

Niveau 3

Niveau 4

Equipement

 

Durée

 

Durée

 

Durée

 

Durée

Quantité

d’utilisation

Quantité

d’utilisation

Quantité

d’utilisation

Quantité

d’utilisation

Lampe

4

8

6

11

9

16

 

12 20

Radio

1

5

1

6

1

6

 

1 8

TV et vidéo

0

0

1

4

1

5

 

1 6

Réfrigérateur

0

0

0

0

0

0

 

1 X

Congélateur

0

0

0

0

0

0

 

1 X

Ventilateur

0

0

0

0

1

3

 

1 5

Ventilateur 0 0 0 0 1 3   1 5 Rédigé et soutenu le 11 juin
Ventilateur 0 0 0 0 1 3   1 5 Rédigé et soutenu le 11 juin

Etude de électrification du village d’Essakane à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA

à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA III.2.2.2. Niveau de service pour usagers non domestique

III.2.2.2. Niveau de service pour usagers non domestique Les usagers non domestiques regroupent les services collectifs, tertiaires et micro industriels ;

il s’agit :

de l’éclairage public,

du système d’adduction d’eau potable (pompage) pour le village,

de la réfrigération pour la conservation des médicaments,

de l’éclairage des magasins et boutiques,

de la conservation des denrées alimentaires (froid),

du broyage et du décorticage des céréales (petit moteur)

Les usagers non domestiques peuvent être assimilés aux usagers domestiques en ce qui

concerne les niveaux de service. Le tableau suivant donne leur répartition :

Tableau 4 : niveaux de services non domestiques

Niveau de service

Types d’utilisation

1

Ecoles, centres de santé, artisans (éclairage)

2

 

3

Bâtiments administratifs et communautaires

4

Eclairage publique, boutiques, bâtiments religieux, pompage, mouture, artisans (outillage)

La consommation moyenne pour les usagers du niveau 4 est évaluée à 5229 Wh / j.

III.2.3. ANALYSE DE LA DEMANDE ENERGETIQUE

III.2.3.1. Analyse de la demande pour les usages domestiques L’analyse de la demande journalière pour chacun des niveaux, s’appuie sur la définition des niveaux de service. A chaque type de service est associé un type d’équipement de puissance ou consommation définis et un taux de pénétration de cet équipement. Les lampes considérées sont des lampes basse consommation de type fluo compactes de puissance moyenne 10W.

Les appareils frigorifiques sont des réfrigérateurs et congélateurs de classe de consommation

A (appareils basse consommation dans la nomenclature européenne).

Le tableau ci-dessous présente les consommations moyennes estimées pour chacun des

niveaux

service.

de

moyennes estimées pour chacun des niveaux service. de Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par
moyennes estimées pour chacun des niveaux service. de Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par

Etude de électrification du village d’Essakane à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA

à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA Tableau 5 : consommation estimée par niveau de

Tableau 5 : consommation estimée par niveau de service

Usage domestique

 

Niveau 1

 

Niveau 2

 

Niveau 3

 

Niveau 4

 

Puissance

unitaire (W)

Taux de

pénétrat°

durée

d'utilisat°

Conso

spécifiq

Taux de

pénétrat°

durée

d'utilisat°

Conso

spécifiq

Taux de

pénétrat°

durée

d'utilisat°

Conso

spécifiq

Taux de

pénétrat°

durée

d'utilisat°

Conso

spécifiq

(h/j)

(Wh/j)

(h/j)

(Wh/j)

(h/j)

(Wh/j)

(h/j)

(Wh/j)

Nombre de lampes

 

4

 

6

 

9

 

12

Lampe fluo

20

100%

8

160

100%

11

220

100%

16

320

100%

20

400

Radio

20

80%

6

120

100%

6

120

100%

6

120

100%

7

140

TV et vidéo

70

0%

0

0

80%

4

280

90%

5

350

95%

6

420

Réfrigerateur

90

0%

0

0

0%

0

0

0%

0

0

80%

x

900

Congelateur

100

0%

0

0

0%

0

0

0%

0

0

30%

x

1500

Ventilateur

30

0%

0

0

0%

0

0

15%

3

90

20%

3

90

Consommation spécifique (Wh/j)

280

 

620

 

880

 

3450

Consommation moyenne (Wh/j)

256

 

564

 

768,5

 

2127

Puissance spécifique (W)

 

100

 

210

 

300

 

550

Puissance max moyenne (W)

96

 

196

 

267,5

 

434,5

(W) 96   196   267,5   434,5 Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par
(W) 96   196   267,5   434,5 Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par

Etude de électrification du village d’Essakane à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA

à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA III.2.3.2. Analyse de la demande pour les usages

III.2.3.2. Analyse de la demande pour les usages non domestiques L’analyse de la demande pour les usages non domestiques est basée sur les enquêtes villages et sur l’estimation des besoins énergétiques. Les usages considérés sont :

Eclairage public : 1 lampadaire de 18 W pour 150 habitants

Ecoles : éclairage de salles de classe

Postes de santé : éclairage et froid

Bâtiment communautaire : éclairage, téléviseur et vidéo

Lieus de culte : éclairage et ventilation

Artisans : outillage

Boutiques : éclairage et froid

Mouture : 10 Wh / j / habitant

Pompage : 10 Wh / j / habitant

Les résultats de cette estimation sur d’autres villages de tailles variées montrent que la

consommation par ménage est quasiment la même qu’il s’agisse d’un village grand ou petit. Il est alors possible de considérer une demande moyenne par ménage pour les usages non domestiques. Ces résultats sont modulés par des coefficients traduisant une demande partiellement satisfaite et le non simultanéité des appels de puissance.

Tableau 6 : demande pour usages non domestiques

Puissance max

85 Watts par ménage

Consommation

447 Wh / j par ménage

Taux de couverture

70%

Coefficient de simultanéité

75%

III.2.3.3. Analyse de la demande totale La somme des demandes domestiques et non domestique constitue la demande énergétique totale du village. A cette demande au niveau des usagers, il faut ajouter les pertes techniques et non-techniques. On appelle pertes techniques ou pertes en ligne les déperditions sous forme de chaleur dans le réseau de transport et de distribution. Les pertes non techniques correspondent à une consommation non facturée. Ces pertes sont estimées à 8% pour les pertes techniques et 3% pour les pertes non techniques.

les pertes techniques et 3% pour les pertes non techniques. Rédigé et soutenu le 11 juin
les pertes techniques et 3% pour les pertes non techniques. Rédigé et soutenu le 11 juin

Etude de électrification du village d’Essakane à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA

à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA III.2.4. Calcul de la demande III.2.4.1.Calcul de la

III.2.4. Calcul de la demande

III.2.4.1.Calcul de la demande domestique du village Pour chaque niveau de service donné, on a défini un taux de raccordement et un coefficient de simultanéité. La demande domestique générale est la somme des demandes de chaque niveau de service.

Tableau 7 : calcul de la demande pour usages domestiques

Nb de ménage total

1246

Niveau 1

Niveau 2

Niveau 3

Niveau 4

Total

Taux de raccordement (%)

22

22

20

10

74

Nb de ménage raccordés

274,12

274,12

249,2

124,6

922,04

Consommation totale (kWh/j)

70,17

15,46

19,15

26,50

68,13

Puissance max village (kW)

26,31

53,72

66,66

54,13

200,84

Coefficient de simultanéité (%)

85

80

80

90

 

Puissance max foisonnée (kW)

22,36

42,98

53,32

48,72

167,40

III.2.4.2. Calcul de la demande non domestique du village On a défini une demande moyenne par ménage pour les usages non domestiques. Ces résultats sont modulés par un taux de couverture traduisant une demande partiellement satisfaite, et un coefficient de simultanéité qui traduit le fait que tous les équipements ne démarrent pas au même moment.

Tableau 8 : calcul de la demande pour usages non domestiques

Nb de ménage total

1246

Taux de couverture

70%

Nb de ménage couvert

872,2

Consommation totale (kWh/j)

416,03

Puissance max (kW)

74,13

Coefficient de simultanéité

75%

Puissance max foisonnée (kW)

55,60

75% Puissance max foisonnée (kW) 55,60 Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par YAMEOGO Firmin
75% Puissance max foisonnée (kW) 55,60 Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par YAMEOGO Firmin

Etude de électrification du village d’Essakane à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA

à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA III.2.4.3. Calcul de la demande générale du village

III.2.4.3. Calcul de la demande générale du village

La demande générale du village est la somme des demandes domestique, non domestique et

des différentes pertes.

Tableau 9 : calcul de la demande pour usages non domestiques

Désignation

Puissance (kW)

Demande domestique

125,31

Demande non

 

domestique

55,60

Pertes techniques

14,47

Pertes non techniques

5,42

Total

200,81

Nous devons également tenir compte de la croissance de la demande énergétique, cette

croissance s’explique par la croissance démographique, l’acquisition de nouveaux

équipements et le raccordement de nouveaux abonnés. Nous allons faire une projection de la

demande sur dix ans avec un taux de progression de 8% 1 . D’une manière générale, les lignes

électriques sont construites pour 20 ans. Mais dans le cas de notre étude, la durée de vie de la

mine doit être prise en compte. En effet plusieurs travailleurs de la mine qui ne sont pas de la

région habitent au village, il est évident qu’à la fermeture de la mine plusieurs d’entre eux

vont regagner leur région d’origine. Ce qui va réduire la population du village et partant la

demande énergétique.

1 SONABEL ; croissance de la demande électrique

1 SONABEL ; croissance de la demande électrique Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par
1 SONABEL ; croissance de la demande électrique Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par

Etude de électrification du village d’Essakane à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA

à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA III.3 DIMENSIONNEMENT DE LA LIGNE MT Une ligne

III.3 DIMENSIONNEMENT DE LA LIGNE MT

Une ligne électrique est un ensemble d’équipements qui permet d’assurer le transport de

l’énergie électrique. La ligne est dimensionnée pour supporter une puissance électrique donnée. La ligne peut être souterraine ou aérienne, la ligne objet de notre étude est aérienne. Les éléments qui composent une ligne électrique MT sont :

Les supports

Les armatures

Les conducteurs

Les organes de protection et de coupure

Le dimensionnement de la ligne consiste à déterminer les différentes caractéristiques de

chaque composant de la ligne. Ces caractéristiques sont de deux types ; électriques et mécaniques.

sont de deux types ; électriques et mécaniques. Figure 1 : Support MT avec armement en

Figure 1 : Support MT avec armement en Nappes voutes

Figure 1 : Support MT avec armement en Nappes voutes Rédigé et soutenu le 11 juin
Figure 1 : Support MT avec armement en Nappes voutes Rédigé et soutenu le 11 juin

Etude de électrification du village d’Essakane à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA

à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA III.3.1. Calcul électrique Le calcul électrique de la

III.3.1. Calcul électrique Le calcul électrique de la ligne consiste à déterminer les différents paramètres électriques en fonction de la puissance que la ligne va transiter.

III.3.1.1. Calcul de la puissance La ligne va être dimensionnée pour une durée de dix ans comme indiqué plus haut, nous allons donc déterminé la puissance à l’année dix avec le taux de croissance de 8%

P n =P(1+i) n

= (1 + )

III.3.1.2. Calcul de la section du cable

P : démande actuel (W)

Pn : démande à l’année n (W) i : taux de croissance

n : nombre d’année

Trois critères sont utilisés dans le calcul de la section du conducteur ; le courant admissible, la chute de tension admissible et la tenue au court-circuit pendant un temps donné. Dans le cas des réseaux de distribution à moyenne et basse tension, c'est en général la notion de chute de tension en ligne qui sera prépondérante dans les calculs. La résistance de câble, qui augmente avec la température, ainsi que la réactance de celui-ci provoque au passage du courant une chute de tension proportionnelle à ces facteurs. La tension d'alimentation des récepteurs peut être suffisamment affaiblie pour perturber le fonctionnement des appareils. La section de conducteurs doit être choisie pour limiter la chute de tension à un niveau admissible. La norme NF C 11-201 impose une chute de tension admissible de 5% pour les lignes de transport aérienne HTA. Cette valeur peut toutefois aller

à 7% en électrification rurale.

= 3

U = chute de tension exprimée en V

Z 0 = impédance linéique exprimée en Ω/km

I = intensité exprimée en A

L = longueur du raccordement exprimée en km

exprimée en A L = longueur du raccordement exprimée en km Rédigé et soutenu le 11
exprimée en A L = longueur du raccordement exprimée en km Rédigé et soutenu le 11

Etude de électrification du village d’Essakane à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA

à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA III.3.2 Calcul mécanique III.3.2.1 Définition des

III.3.2 Calcul mécanique

III.3.2.1 Définition des éléments géométriques et mécaniques

Portée (a)

La portée représente la distance horizontale "a" comprise entre deux supports consécutifs. Elle est fonction du type de ligne (écarts, agglomérations, …). La portée est une donnée du problème car le calcul mécanique se conduit pour chaque portée. Elle est exprimée en mètres.

le canton

Un canton est une succession de portées, tant que les armements sont en alignement ou en double ancrage. Une limite de canton permet d’éviter une rupture en cascade de toute la ligne

en cas d’incident.

Flèche (f)

C’est la distance verticale maximale entre la droite joignant les deux attaches et les conducteurs. La flèche dépend de la tension de réglage de la ligne à la pose, elle varie ensuite en fonction de la température et sous l'influence des surcharges (la température à considérer est celle du métal et non la température ambiante). Le réglage de la flèche peut se faire soit par mesure géométrique ou par mesure de la tension mécanique avec un dynamomètre de tension.

de la tension mécanique avec un dynamomètre de tension. Figure 2 : représentation de la flèche

Figure 2 : représentation de la flèche et de la portée

Poids spécifique (ou linéique) du conducteur (v)

C’est le rapport entre le poids de 1 m de conducteur et la section du conducteur. Il est fonction de la nature et la constitution du conducteur. Le poids spécifique varie avec les surcharges et s’exprime en daN/m.mm².

varie avec les surcharges et s’exprime en daN/m.mm². Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par
varie avec les surcharges et s’exprime en daN/m.mm². Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par

Etude de électrification du village d’Essakane à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA

à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA Tension unitaire (t) : A l'origine, la tension

Tension unitaire (t) :

A

l'origine, la tension unitaire dépend du réglage de la ligne. Elle varie ensuite en fonction de

la

température et influencée par les surcharges. Elle est exprimée en daN/mm².

Le paramètre

On appelle paramètre le rapport entre tension unitaire du conducteur (t) et le poids linéique du conducteur en. Il s’exprime en mètre.

Angle d’orientation

C’est l’angle Ω que fait l’axe de grande inertie du support (axe X) avec la bissectrice de l’angle de piquetage, en grades. En général, cet angle vaut 0 grade en arrêt, et 100 grades en alignement.

angle vaut 0 grade en arrêt, et 100 grades en alignement. Figure 3 : Angle de

Figure 3 : Angle de piqueta

Calcul de la garde hors sol ou surplomb

C’est la distance entre le point le plus bas du conducteur et le sol. Elle est imposée par l’Arrêté Technique Française et dépend de la flèche maximale des conducteurs et du type d’armement.

la flèche maximale des conducteurs et du type d’armement. Figure 4 : garde hors sol H

Figure 4 : garde hors sol

H : hauteur du support

A : isolateur composite=0,435m

Hi : implantation

F : flèche

A : isolateur composite=0,435m Hi : implantation F : flèche Rédigé et soutenu le 11 juin
A : isolateur composite=0,435m Hi : implantation F : flèche Rédigé et soutenu le 11 juin

Etude de électrification du village d’Essakane à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA

à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA III.3.2.2 Les supports Les supports sont des poteaux

III.3.2.2 Les supports Les supports sont des poteaux métalliques, en bois ou en béton supportant les conducteurs à une certaine hauteur du sol. Les supports peuvent également portés les transformateurs et les éléments de protection. On distingue trois types de support :

les supports d’alignements (supports se trouvant sur une ligne droite ou d’angle < 10 gr)

les supports d’arrêts (supports se trouvant en fin de canton ou de ligne) les supports d’ancrages ou d’angles (supports se trouvant sur des angles supérieur ou égale à 10 gr) Les supports peuvent remplir les fonctions suivantes :

AS : Arrêt-Simple AD : Arrêt-Double (tenue de l’arrêt de chacun des cantons de part et d’autre du support ainsi que de la résultante des efforts) SA : Semi-Arrêt (tenue de la résultante des efforts, tenue de l’arrêt des cantons à la limite élastique, pas de tenue à l’arrêt pour le givre) DA : Double-Ancrage (tenue de la résultante des efforts uniquement) SF : Simple-Fixation (tenue de la résultante des efforts)

III.3.2.3 Les armements L'armement d'une ligne est constitué de l'ensemble des accessoires qui assure la fixation de celle-ci aux supports. Il a une double fonction :

électrique : il empêche que les conducteurs nus soient en contact avec les supports ou entre eux, évitant ainsi des défauts graves de fonctionnement ou de pertes exagérées ;

mécanique : il doit résister aux efforts transmis par les câbles (poids propre, vent) et aux réactions des supports. Il permet d'éviter parfois les chutes de câbles. On désigne aussi sous le nom d'armement la disposition particulière de ces accessoires sur les supports. Ces accessoires comprennent essentiellement des isolateurs et des ferrures.

III.3.3 Calcul des caractéristiques mécaniques de la ligne Le souci majeur de la conception d’une ligne électrique doit être de diminuer les interruptions de fourniture d'énergie sans pour autant rendre prohibitif le coût des ouvrages.la détermination judicieuse des caractéristiques de la ligne est un élément important dans l’atteinte de cet objectif.

un élément important dans l’atteinte de cet objectif. Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par
un élément important dans l’atteinte de cet objectif. Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par

Etude de électrification du village d’Essakane à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA

à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA III.3.3.1 Choix du tracé de la ligne Les

III.3.3.1 Choix du tracé de la ligne Les points de départ et d'aboutissement de la ligne ayant été définis avec précision, il s'agit de choisir un tracé. Ce tracé doit le plus court possible tout en prenant en compte les aspects suivants :

réaliser les alignements aussi longs que possible pour les lignes principales,

se préoccuper de l'accessibilité aussi bien pour la construction de l'ouvrage que pour son exploitation,

étudier soigneusement la position des angles,

tenir compte des sites et surtout de ceux qui sont classés ou inscrits au répertoire des sites et monuments historiques, d'une façon générale, éviter de défigurer le paysage,

éviter les lieux de rassemblement du public,

respecter la limite de la pente autorisée (25%) afin de limiter les retournements de chaines. La zone de notre ligne est une zone désertique, il est très peu accidentée et boisée par quelques arbustes. Par contre le terrain est très sablonneux avec quelques dunes de sable. Le tracé de notre ligne suit la voie qui relie la mine au village. Cette route est en terre et entretenue régulièrement par la mine. Figure 5 : Image du tracé de la ligne

Village Station eau potable Mine Centrale Electrique
Village
Station eau
potable
Mine
Centrale
Electrique
Village Station eau potable Mine Centrale Electrique Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par YAMEOGO
Village Station eau potable Mine Centrale Electrique Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par YAMEOGO

Etude de électrification du village d’Essakane à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA

à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA III.3.3.2 Calcul des points de fixation Les points

III.3.3.2 Calcul des points de fixation Les points de fixation sont les points où les supports doivent être implantés. Ils sont déterminés par calcul et doivent respecter les clauses de la norme en la matière (NFC 11-201).

Pour le calcul de ces points de fixation, nous avons utilisons les coordonnées GPS (Global Position System) relevées sur le tracé de la ligne. Les portées et les cantons sont définis en respectant la norme. La norme spécifie une portée maximale de 190m en alignement avec des Nappes-Voûtes, un écartement minimal entre conducteur de 1,5m et un paramètre de 1300m. Pour les ancrages, la norme prévoit des portés maximal de 170m en ancrage d’un seul côté et 175m pour un ancrage de part et d’autre. Nous avons arrêté des portées de 160 mètres avec un paramètre de 1000 mètres. Le choix des armements en Nappe-Voûte se justifie par la possibilité de faire de longues portées en milieu rural. Ce qui nous permet de réduire le coût du projet. Pour déterminer les points de fixation, il est capital d’identifier les points ayant un angle car ces points ne peuvent pas être déplacés sans modifier le tracé de la ligne. Nous calculons ensuite la distance existante entre 2 points d’angles adjacents. Cette valeur est divisée par la portée maximale (160m) et le nombre trouvé est arrondi par excès. Nous ré-divisons la distance par le nombre entier ainsi trouvé pour obtenir les portées équivalentes. Ces points peuvent être déplacés au besoin sans dépasser la portée maximale.

III.3.3.3 Détermination des cantons La norme NF C 11-201 recommande des cantons comportant 10 à 15 points supports. Ce qui permet de limiter les chutes en cascade de la ligne en cas de défaillance. Il est également recommandé d’éviter au maximum que le début ou la fin d’un canton ne soit sur un point d’angle supérieur ou égal à 30 grades car la probabilité est grande que le point soit un portique (4 supports). Dans de pareil cas il faut réduire le nombre de support du canton.

III.3.3.4 Calcul des portées équivalentes de la ligne Le calcul de la portée équivalente nous permet de choisir sur un abaque, l’effort de traction sur les supports d’arrêt ou en ancrage avec un angle supérieur à 30 grades. Elle est donnée par la formule suivante :

à 30 grades. Elle est donnée par la formule suivante : Rédigé et soutenu le 11
à 30 grades. Elle est donnée par la formule suivante : Rédigé et soutenu le 11

Etude de électrification du village d’Essakane à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA

à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA = + + + ⋯ + + +

=

+ + + ⋯ +

+ + + ⋯ +

=

III.3.3.5 Calcul des flèches

ae = portée équivalente

a = portée entre 2 supports adjacents

Nous déterminons les flèches afin de calculer les gardes hors sol nécessaire aux surplombs

des voies (routes et autoroutes), des terrains (ordinaires et agricoles), des chemins de fer, des

arbres etc.

=

a= portée entre 2 supports adjacents

p= paramètre

III.3.3.6 Calcul de la garde hors sol ou surplomb

C’est la distance entre le point le plus bas du conducteur et le sol. Elle est imposée par

l’Arrêté Technique Française et dépend de la flèche maximale des conducteurs et du type

d’armement.

= − ( + + )

H : hauteur du support

A : isolateur composite=0,435m

Hi : implantation f : flèche

III.3.3.7 Calcul de la profondeur d’implantation

Les profondeurs d’implantation sont définies en fonction de la hauteur des supports et du

coefficient de stabilité K retenus par la norme NF C 11-201 de Mai 1978 :

K=1,2 pour les poteaux simples ;

K=1,75 pour les croisements par-dessus des autoroutes, voies ferrées ainsi que les

supports importants des lignes principaux : arrêt simple, arrêt double, semi- arrêt,

origine des dérivations et angles importants.

semi- arrêt, origine des dérivations et angles importants. Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par
semi- arrêt, origine des dérivations et angles importants. Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par

Etude de électrification du village d’Essakane à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA

à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA Effort sur le Support Profondeur d’implantation « d

Effort sur le Support

Profondeur d’implantation « d » en mm

K=1,2

K=1,75

H

10

H

10

F<=6,5 kN

d

=

+ 0,5

d

=

+ 0,7

F> 6,5 kN

d

=

H

20

+ 1,3

d

=

H

20

+ 1,5

III.3.3.8 Calcul des efforts sur les supports Le calcul des efforts sur les supports nous permettrons de déterminer leur tenue mécanique. Cette tenue mécanique est comparée à l’effort de ruine du support donné par le constructeur afin d’effectuer un choix judicieux des supports. Les efforts de vent sur les supports dépendront du type de support (alignement, arrêt ou d’angle important).

Calcul des efforts de vent sur les supports d’alignement

Les supports sont soumis à deux types d’effort de vent :

L’effort de vent sur les conducteurs ; L’effort de vent sur les armements.

L’effort de vent sur la grande et petite face du support sont déjà pris en compte lors de la fabrication des supports ; L’effort de vent sur les conducteurs se calcul comme suit :

=

= . + .

Fv = effort de vent sur les conducteurs

n = nombre de conducteur

a= portée entre deux supports

V= effort linéique du vent sur les conducteurs

L’effort de vent sur les armements est pris de façon forfaitaire à 25 daN pour 240 Pascal de vent à 25°C. (Condition la plus défavorable en Hypothèse A) L’effort total de vent sur un support donne :

= [ +

=

( . +

. + )

K= 0,9 pour les armements de type nappe-voûte.

K=1 pour les d’angles ou d’arrêt

de type nappe-voûte. K=1 pour les d’angles ou d’arrêt Rédigé et soutenu le 11 juin 2013
de type nappe-voûte. K=1 pour les d’angles ou d’arrêt Rédigé et soutenu le 11 juin 2013

Etude de électrification du village d’Essakane à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA

à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA Calcul des efforts de traction des conducteurs sur

Calcul des efforts de traction des conducteurs sur les supports

L’effort de traction des conducteurs sur les supports est fonction de la portée moyenne du

canton et des conditions atmosphériques, il se détermine par abaque.

Calcul des efforts totaux sur le support d’arrêt ou d’angle > 30 Grade

Les efforts totaux sur un support d’arrêt ou d’angle important (support d’ancrage) sont

déterminés par la formule suivante :

= +

F total : Efforts totaux sur le support F vt : effort de vent sur les conducteurs et armements F t : effort de traction des conducteurs sur le support

Calcul des efforts horizontaux sur les armements de type NV (Fh)

Le calcul des efforts horizontaux nous permet de déterminer la traverse de l’armement à

travers la formule suivante.

Supports sans angle

Supports avec angle

= +

=

+ +

V : effort linéique sur chaque

câble = 0,27 daN pour une pression de vent de 240 Pa ;

T : tension du câble en

daN/mm 2 =5,9

vent de 240 Pa ; T : tension du câble en daN/mm 2 =5,9 =l’angle de

=l’angle de piquetage en grade

Calcul des efforts verticaux sur les armements de type NV (Fv)

Le calcul des efforts verticaux nous permet de déterminer le montant de l’armement à travers la formule suivante.

= , â ∗ ( +

)

0,0027 : Poids linéique du câble par unité de section ; S câble : Section du câble = 75,5 mm 2 a1 et a2 : portées adjacentes

La résultante des efforts verticaux (Fv) et horizontaux (Fh) donne l’effort total sur les

armements de type nappe voûte.

= +

total sur les armements de type nappe voûte. = + Rédigé et soutenu le 11 juin
total sur les armements de type nappe voûte. = + Rédigé et soutenu le 11 juin

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à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA III.3.3.9 Calcul de l’écartement minimal entre

III.3.3.9 Calcul de l’écartement minimal entre conducteurs Pour éviter tout contact éventuel entre les conducteurs (fort vent), une distance minimale doit être respectée entre les conducteurs. Cet écartement dépend du type d’armement utilisé et de la tension de service. L’écartement minimal se calcul avec la formule suivante :

=

Kc ( U/150 +

Kz √f +

L )

e min = écartement minimal entre conducteurs en mètre Kz = coefficient tenant compte de la zone de vent (Kz = 0,9 en zone à vent normal et Kz= 1 en zone à vent fort) Kc = coefficient prenant en compte la disposition des conducteurs :

En rigide : Kc = 0,8 pour les armements alternes ou drapeau Kc = 0,7 pour les armements en nappe horizontale ou en triangle En suspendu : Kc = 1 pour les armements alternés ou en drapeau Kc = 0,8 pour les armements en nappe horizontale, nappe voûte ou en triangle f = flèche à 40°C sans vent en mètre L = longueur libre de la chaîne en mètre (L = 0,50m pour deux alignements successifs, L= 0 pour deux ancrages successifs. Pour un ancrage d’un seul coté, on fait la moyenne des deux valeurs de e) U = tension de service en kV

III.3.3.10 Calcul des armements de type Nappe d’Arrêt ou d’Angle NA Les nappes d’arrêts sont déterminées par l’équation suivante :

= ( + + , . )/ Ft : effort de traction des conducteurs

III.3.3.11 Calcul des pentes de la ligne La détermination des pentes permet d’anticipé les problèmes de retournement de chaine, de traction des conducteurs (augmente ou soulage la portance).

Dans tous les cas la pente doit être inférieure ou égale à 25% 1 , sinon il faut changer d’itinéraire ou de couloir de ligne. La pente influence l’effort vertical sur les conducteurs et les cas suivants peuvent se présenter.

1 Document technique réseaux aériens MT en conducteur nus EDM-EDF SAINTE-TULLE

réseaux aériens MT en conducteur nus EDM-EDF SAINTE-TULLE Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par
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à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA • Avec portées de niveau (h=0) = +

Avec portées de niveau (h=0)

=

+

Avec portées dénivelées et

La traction des conteurs est quasi nulle et n’influence pas

la portance des chaines

1er Cas : la traction des conducteurs augmente la

=

+

+ (+

+ )

portance des chaines.

2ème Cas : la traction d’un coté augmente la

=

+

+ (+

)

portance, l’autre la soulage

3ème Cas : la traction des conducteurs soulage la

=

+

+ (

)

portance des chaines.

Dans les deux derniers cas, le résultat de la portance peut être négatif, ce qui entraine un retournement des chaines si elle excède « -3% 1 ».

III.3.3.12 Inclinaison et retournement des chaines IL faut s’assurer que dans les conditions les plus défavorables (au Burkina Faso, +25°C et vent horizontaux de 240 Pa), la portance reste positive. Si non quatre (4) solutions s’offrent à nous :

Modification du lieu d’implantation du support ;

Surélévation du support ;

Mise en ancrage de la ligne ;

Mise en place de contre poids.

Nous allons privilégier dans notre étude, la mise en ancrage de la ligne car elle est la plus rapide et la plus économique au-delà de 1m de surélévation.

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réseaux aériens MT en conducteur nus EDM-EDF SAINTE-TULLE Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par
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à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA III.3.4 Dispositifs de coupure et de protection Il

III.3.4 Dispositifs de coupure et de protection

Il est essentiel d’avoir des points de coupure sur la ligne, ceci pour permettre d’isoler toute ou une partie de la ligne. Lors des travaux d’entretien et de maintenance des équipements, il est capital de mettre la ligne hors tension pour des raisons évidentes de sécurité. Nous avons prévus trois points de coupure sur la ligne ; en début, au milieu et en fin de ligne. Ces points de coupure seront réalisés par des IACM.

Le bon dimensionnement de la ligne et le choix efficient des équipements qui la composent, constitue la première protection de la ligne.

III.3.4.1 La mis à la terre (MALT) Le neutre HTA n’est pas distribué. Il est mis à la terre selon différentes techniques (par résistance, réactance, par bobine de Petersen) de manière à limiter le courant de défaut en cas de court-circuit accidentel entre une phase et la terre. Nous avons opté pour La technique de la résistance du neutre. Elle vise à limiter ce courant à 300 A. Cette valeur résultent d’un compromis entre le souci de limiter les contraintes sur le matériel électrique, et le souci d’avoir des courants de court-circuit assez élevés pour garantir le bon fonctionnement des systèmes de protection.

III.3.4.2 Tenue aux courts-circuits La tenue aux courts-circuits consiste à garantir le bon fonctionnement des disjoncteurs et des fusibles destinés à interrompre le courant de court-circuit (Icc), mais aussi à assurer la conservation des matériels pendant le passage des courants de défauts (durée de l’ordre de la seconde). Les courants de court-circuit susceptibles d’apparaître sur les réseaux sont déterminés par les caractéristiques des centrales de production et des transformateurs situés en amont. Les valeurs de courant de court-circuit sont en général de 5 à 20 fois plus élevées que les courants nominaux. Une protection par fusible sera installée au départ de la ligne.

III.3.4.3 Tenue aux surtensions Ces surtensions sont souvent d’origine atmosphériques et dans une moindre mesure dues aux manœuvres de réseau. La protection peut être assurée Par des éclateurs à cornes ou par des parafoudres. Nous utiliserons des éclateurs pour la protection contre les surtensions. Un jeu de trois parafoudres sera placé en milieu de ligne et un autre en fin de ligne.

sera placé en milieu de ligne et un autre en fin de ligne. Rédigé et soutenu
sera placé en milieu de ligne et un autre en fin de ligne. Rédigé et soutenu

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à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA IV. RESULTATS IV.1 LA PUISSANCE DE LA LIGNE

IV. RESULTATS

IV.1 LA PUISSANCE DE LA LIGNE

L’estimation de la charge totale du village nous a donné une puissance de 200 kW. Nous

avons projeté cette puissance sur 10 ans avec un taux de progression de la consommation de

8% l’an.

= 200,816(1 + 8)

= ,

Ce qui nous donne un courant admissible de

=

3

=

433,546

6600 ∗ 3

0,8 = ,

U = 6,6 kV

= 0,8

IV.1 LA SECTION ET LE TYPE DE CABLE

La section des conducteurs est calculée pour limiter la chute de tension à un pourcentage

admissible. La norme NF C 11-201 impose une chute de tension admissible de 5% pour les

lignes de transport aériennes HTA. Cette valeur peut toutefois aller à 7% en milieu rural.

= 3

U = chute de tension exprimée en V Z0 = impédance linéique exprimée en Ω/km I = intensité exprimée en A L = longueur du raccordement exprimée en km

Nous allon calculer l’impedance linéique Z 0 de la ligne et ensuite choisir la section de cable

qui correspond dans le tableau donné en annexe.

=

√3

=

6600 ∗ 0,07

3 ∗ 47,40 ∗

12 = 0,4689

L = 12 Km

I = 47.4 A

Z 0 = 0.4689, ce qui nous donne une section de 70 mm².

Nous allons opter pour un câble de type Aster 75, 5 mm² de section qui est couramment

utilisé.

Aster 75, 5 mm² de section qui est couramment utilisé. Rédigé et soutenu le 11 juin
Aster 75, 5 mm² de section qui est couramment utilisé. Rédigé et soutenu le 11 juin

Etude de électrification du village d’Essakane à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA

à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA IV.2 LES CANTONS ET LES PORTEES Les portées

IV.2 LES CANTONS ET LES PORTEES

Les portées les plus longues des cantons sont données dans le tableau ci-contre.

Tableau 10 : Canton et portées déterminés

Cantons

Supports

Portées (m)

Canton 1

P1 à P12

141,17

Canton 2

P12 à P25

158,77

Canton 3

P25 à P37

149,5

Canton 4

P37 à P46

159,67

Canton 5

P46 à P56

156,25

Canton 6

P56 à P62

140,67

Canton 7

P62 à P70

165,88

Canton 8

P70 à P73

121,67

Canton 9

P73 à P81

144,75

IV.3

LES FLECHES ET GARDES HORS SOL

Les flèches et gardes hors sol relevés sont les plus défavorables des cantons composants la

ligne. On remarque que les flèches les plus élevées se situent sur les portées les plus longues

portées et les gardes hors sol les plus basses se situent au niveau des supports d’arrêts ou

d’angles important (> 30 gr).

Tableau 11 : Flèches et gardes hors sol déterminées

Cantons

Flèches

Gardes hors sol

(m)

(m)

Canton 1

2,49

7,61

Canton 2

3,15

6,95

Canton 3

2,79

7,31

Canton 4

3,19

6,91

Canton 5

3,05

7,05

Canton 6

2,47

7,63

Canton 7

3,28

6,82

Canton 8

1,85

8,25

Canton 9

2,62

7,48

Traversée

   

route 1

2,46

8,84

Traversée

   

route 2

3,19

8,11

Traversée

   

route 3

2,33

8,97

Traversée     route 3 2,33 8,97 Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par YAMEOGO
Traversée     route 3 2,33 8,97 Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par YAMEOGO

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à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA IV.4 EFFORTS SUR LES SUPPORTS ET LES ARMEMENTS

IV.4 EFFORTS SUR LES SUPPORTS ET LES ARMEMENTS

Les efforts les plus élevés exerçants sur les différents types de supports (alignements, ancrages, arrêts et avec IACM) sont relevés dans le tableau ci-dessous. Les supports sont choisis en fonction des efforts qu’ils sont capables de supporter dans les conditions les plus défavorables au Burkina Faso (+25°C avec une pression de vent 240 Pa).

Tableau 12 : Efforts sur les supports et armements

 

Efforts sur les supports et armements en daN

Cantons

Supports

Supports d'arrêt

Supports

Supports

d'alignement

d'ancrage

avec IACM

Canton 1

138,53

1 158,36

1 200,42

1 807,88

Canton 2

153,60

1 110,67

   

Canton 3

149,85

1 139,40

 

1 760,7

Canton 4

154,33

1 110,77

   

Canton 5

152,95

1 128,18

1 172,21

 

Canton 6

138,94

1 158,36

   

Canton 7

156,12

1 111,02

   

Canton 8

139,83

1 186,45

   

Canton 9

142,25

1 129,00

 

1 779,00

IV.5 ECARTEMENT MINIMAL ENTRE CONDUCTEURS ET PENTES

Les écartements et pentes les plus contraignantes de chaque canton, sont renseignées dans le

tableau ci-après. La détermination des écartements a permis de choisir les armements les plus

adéquats.

Tableau 13 : Ecartement minimal entre conducteur et pente déterminés

 

Ecartement

 

Signe de la pente (%)

Retournement de chaine (≥ -3%)

Cantons

minimal (m)

Pente (%)

Canton 1

1,27

2,027

0,217

 

Canton 2

1,41

1,682

-0,103

 

Canton 3

1,34

1,779

0,120

 

Canton 4

1,42

1,660

0,019

 

Canton 5

1,39

1,874

-0,226

 

Canton 6

1,28

1,891

0,266

 

Canton 7

1,43

1,625

-0,492

 

Canton 8

1,14

2,104

0,318

 

Canton 9

1,31

1,810

1,789

 
  Canton 9 1,31 1,810 1,789   Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par YAMEOGO
  Canton 9 1,31 1,810 1,789   Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par YAMEOGO

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à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA IV.6 SUPPORTS ET ARMEMENTS Les supports et armements

IV.6 SUPPORTS ET ARMEMENTS

Les supports et armements choisi sont faits en fonction des efforts aux quels ils sont soumis

ainsi qu’aux écartements minimaux admissibles.

Tableau 14 : choix des supports et armements

   

supports et armement

 

Cantons

Supports

Supports

Supports

Armement

Armement

Armement

d'alignement

d'ancrages

 

d'arrêts

alignement

d'ancrages

d'arrêts

Canton 1

12

HEA 160

12HEA 200

2*12HEA 220

NV1-60x60

ND3X 1600S

NA3X 5000D

Canton 2

12

HEA 160

 

12HEB 180

NV1-60x60

 

NA3X 5000D

Canton 3

12

HEA 160

 

12HEA 200

NV1-60x60

 

NA3X 5000D

Canton 4

12

HEA 160

 

2*12HEA 220

NV1-60x60

 

NA3X 5000D

Canton 5

12

HEA 160

12 HEA 180

12

HEA 180

NV1-60x60

ND3X 1600S

NA3X 5000D

Canton 6

12

HEA 160

 

12

HEA 200

NV1-60x60

 

NA3X 5000D

Canton 7

12

HEA 160

 

12

HEA 180

NV1-60x60

 

NA3X 5000D

Canton 8

12

HEA 160

 

12

HEA 200

NV1-60x60

 

NA3X 5000D

Canton 9

12

HEA 160

 

2*12HEA 220

NV1-60x60

 

NA3X 5000D

V - DISCUSSIONS ET ANALYSES

L’étude de l’électrification du village d’Essakane à partir de la mine nous a donné les résultats

présentés plus haut. L’analyse de ces résultats nous donne ce qui suit :

Nous avons choisi une section de câble de 75.5 mm², cette section est supérieure à la

section calculée avec la chute de tension maximale imposée (7% 1 ). Avec un câble de

75.5 mm², notre chute de tension sera bien en dessous de la valeur maximale imposée.

Les cantons sont composés de 13 supports au maximum, ce qui est acceptable car la

norme NF C 11-201 recommande 15 cantons au maximum.

Les portées le plus longue des cantons est de 161,88m. ce qui respecte la norme NF C

11-201 qui impose une portée maximale de 170m.

Les flèches des conducteurs varient entre 1,7 et 3.2m. Quant aux gardes hors sol ou

surplomb en terrain ordinaire, ils varient de 6.82 à m. Les surplombs en terrain

1 Cours Transport et Distribution T1_calcul_électrique (Jean Jaques GRAFF)

et Distribution T1_calcul_électrique (Jean Jaques GRAFF) Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par YAMEOGO Firmin
et Distribution T1_calcul_électrique (Jean Jaques GRAFF) Rédigé et soutenu le 11 juin 2013 par YAMEOGO Firmin

Etude de électrification du village d’Essakane à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA

à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA ordinaire sont acceptables car la règlementation impose 6m

ordinaire sont acceptables car la règlementation impose 6m 1 pour le réseau HTA. Pour les surplombs de routes (traversée route1, route2 et route3), ils sont respectivement de 8.84m, 8.11 et 8.97m. Ces valeurs sont conformes car la norme impose un minimum de 8m 2 de surplomb sur les routes. Il est à noter que les supports des traversées sont des supports de 13m. Les efforts exerçant sur les supports d’alignement varient de 123,55 à 156,2 daN ce qui nous permet de limiter le choix de ces supports à des HEA 160 dont l’effort de ruine est de 200 daN. Les efforts exerçant sur les supports d’ancrages varient de 1130,3 à 1157,88 daN. Ce qui nous donne HEA 200 avec 1440 daN comme effort de ruine. Les efforts qui s’appliquent sur les supports d’arrêts varient entre 1110,67 et 1807.88 daN. Les supports choisis sont des HEA 200 et des 2*HEA 220 pour les supports avec IACM. Tous les efforts exerçant sur les supports sont acceptables car ils sont inférieurs aux efforts de ruine des supports fournis par le constructeur. L’écartement minimal entre les conducteurs varie de 1,01 à 1,42m. Ce qui est acceptable car les armements nappes voûtes NV1 choisi permettent un écartement de 1,5m en zone à vent normal. La pente la plus défavorable des cantons est de 2.104%. Elle est en deca de la limite autorisée est de 25% 3. Les signes des pentes varient entre 0,019 à 1,78 il y a donc pas risque de retournement de chaine (≥ -3%). Il faut noter que le tracé de la ligne se situe dans une zone assez plate. Notre étude n’a pas intégré le choix détaillé des équipements de protection et des transformateurs MT/BT. Ces aspects pourront faire l’objet d’une étude ultérieure. L’un des soucis majeurs dans la distribution d’électricité est la maitrise des chutes de tension. Plusieurs critères entrent en jeu dans la détermination de la chute de tension dont la nature et la section du câble. Dans notre étude nous avons opté pour un câble en alliage d’aluminium (ASTER) ; ce câble est certes économiquement avantageux mais il est moins conducteur que les câbles en alliage de cuivre. La problématique de la chute de tension dans les réseaux de distribution pourrait également faire l’objet d’études.

1 Cours transport et distribution T3_Calcul _Mécanique_page15

2 Cours transport et distribution T3_Calcul _Mécanique_page15

3 Guide technique EDF Sainte-Tulle : Réseaux Aériens MT en conducteurs nus

EDF Sainte-Tulle : Réseaux Aériens MT en conducteurs nus Rédigé et soutenu le 11 juin 2013
EDF Sainte-Tulle : Réseaux Aériens MT en conducteurs nus Rédigé et soutenu le 11 juin 2013

Etude de électrification du village d’Essakane à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA

à partir de la mine d’or IAMGOLD/ESSAKANE SA VI. EVALUATION ECONOMIQUE L’évaluation économique prend

VI. EVALUATION ECONOMIQUE

L’évaluation économique prend en compte les coûts liés à la construction de la ligne MT

entre la mine et le village. Ces coûts sont essentiellement par l’acquisition du matériel et son

installation.